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Mon beau Rafale…

mercredi 9 septembre 2009, par Philippe Leymarie

Dassault est la vedette, en cette fin de semaine, de « l’Université d’été de la défense », qui se tient cette année à Saumur, capitale de la cavalerie à l’ancienne (le Cadre noir…) comme moderne (les régiments blindés). La promesse du président brésilien Lula Da Silva de privilégier l’offre du constructeur français, pour le renouvellement d’une partie de son aviation de chasse, ouvre enfin au chasseur Rafale les portes de l’export, après une série de déboires face aux constructeurs américains ou européens. Mais ce déblocage s’est payé… plutôt cher !

L’appareil, conçu dans les années 80, n’est vraiment opérationnel que depuis deux ans sur deux bases de l’armée de l’air et dans l’aéronavale françaises. Il a été engagé à plusieurs reprises en Afghanistan. Mais les commandes de l’unique client, l’armée française – 180 exemplaires fermes, dont 69 déjà livrés – n’ont cessé d’être étalées, en raison du coût élevé de la machine (entre 53 et 70 millions d’Euros, hors développement).

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Dassault Rafale
Photographie par stee

La vente de 36 chasseurs Rafale au Brésil, qui sera une première, est évaluée entre 4 et 5 milliards d’Euros, selon les équipements et standards retenus. Et selon la pugnacité des discussions à venir : la déclaration commune France-Brésil ne fait état que de « l’annonce par le président Lula de la décision de la partie brésilienne d’engager des négociations ». Les montants et les modalités restent donc à débattre : il faudra plusieurs mois avant de déboucher sur un contrat en bonne et due forme. Les premières livraisons ne sont pas attendues avant 2013. Seuls les six premiers appareils de la commande sortiraient des chaînes Dassault, à Mérignac, les autres machines devant être construites par le partenaire brésilien.

Plus flexible

« La France s’est montrée le pays le plus flexible pour le transfert de technologie et, évidemment, cela est un avantage comparatif exceptionnel », a indiqué le président Lula, pour expliquer son choix : « Pour nous, ce qui est important, c’est d’avoir accès à la technologie pour produire cet avion au Brésil : c’est ce que nous négocions maintenant ». Les transferts de technologie exigés par le Brésil – et auxquels n’a pas voulu consentir le gouvernement américain, qui proposait les chasseurs F18-E/F « Super Hornet » de Boeing, pourtant moins chers – donneraient même la possibilité, à terme, à l‘industrie brésilienne, de livrer des Rafale à d’autres pays latino-américains.

Des deux côtés, il s’agit donc d’un engagement profond et à long terme. Les avions de combat de dernière génération, outre qu’ils sont faits pour faire évoluer significativement le rapport local des forces, ne peuvent fonctionner sans un soutien constant du vendeur, à la fois pour la mise en œuvre des machines (formation, entraînement, interfaces à terre), leur maintenance (pièces, réparations), et l’évolution vers des standards modernisés – surtout si, comme dans ce cas, le transfert de technologie fait partie du contrat dès l’origine.

Partenariat stratégique

Cet accord s’est conclu dans le cadre d’un « partenariat stratégique » noué l’an dernier : « Entre le Brésil et la France, il ne s’agit pas d’une relation de fournisseur à client », a fait valoir le président Nicolas Sarkozy lors d’un entretien dans le quotidien O Globo. « Et si nous voulons le faire ensemble, c’est parce que nous partageons les mêmes valeurs et une même vision des grands enjeux internationaux ». Dans ce cadre, une série d’autres contrats sont sur la table :

- au titre des « compensations » ou du partenariat, une dizaine d’avions de transport tactique et de ravitaillement en vol KC 390 – un biréacteur moyen-lourd à ailes hautes, à long rayon d’action – seront achetés par la France au constructeur brésilien Embraer, qui bénéficiera d’une aide française pour le développement de cet appareil (attendu pour 2015) ;

- par l’entremise de la France, 51 hélicoptères de transport Cougar (Eurocopter) ont été vendus au Brésil, qui les construira sur place ;

- quatre sous-marins d’attaque conventionnels Scorpène sont vendus à la marine brésilienne (dont trois construits au Brésil) ; une aide sera fournie pour la construction de la coque du sous-marin d’attaque à propulsion nucléaire dont elle souhaite se doter à l’horizon 2020 [1] ;

- DCNS, le concepteur français des sous-marins, apportera également son assistance et son expertise technique pour la réalisation d’une base et d’un chantier naval, signale le site Mer et Marine ;

- des perspectives seraient ouvertes pour la suite du renouvellement de la flotte de combat (108 appareils au total), et par celle de l’aéronautique navale (une campagne d’appontage avait été menée par des Rafale sur l’ancien porte-avions Foch, cédé au Brésil, et devenu le Sao Paulo).

Opération sauvetage

Outre cette avancée sur le Rafale, le chef d’Etat français a donc formalisé, au cours de cette brève visite au Brésil, des contrats militaires conclus en décembre (hélicoptères, sous-marins) lors d’un précédent séjour, d’un montant total estimé à 8,5 milliards d’euros – le « plus gros contrat militaire » jamais signé par le Brésil, titre le quotidien Folha de Sao Paulo. Pour le Diario do Nordeste, l’accord militaire avec la France « montre l’intérêt du Brésil pour une politique sans hégémonie américaine » et « vise à réorienter les priorités des forces armées pour les trente prochaines années ». A ceux qui s’étonnent de cette priorité aux contrats d’armement, on répond à l’Elysée que ce partenariat est « à deux jambes, l’une civile, l’autre militaire. Le militaire a progressé plus vite, mais le civil l’emportera à terme ».

L’ampleur des transferts de technologie annoncés a déjà commencé à susciter des interrogations, notamment côté syndical, où on s’inquiète de la pérennité des emplois dans l’Hexagone. Le président Sarkozy, fortement impliqué dans la défense des marchés français d’armement, a assuré qu’il « ne fallait pas avoir peur des transferts », semblant parier sur la conviction que les pays à très haute technologie garderont toujours une longueur d’avance. Mais, dans certains milieux politiques, on l’accuse de « brader la défense nationale » pour une poignée de milliards d’Euros.

Pour Dassault, unique constructeur privé d’avions de combat en France, mais entièrement dépendant de la commande publique, et adossé politiquement à la Vème république et à la droite, c’est un peu l’opération sauvetage. Le groupe – propriétaire par ailleurs du quotidien Le Figaro – est l’objet de toutes les sollicitudes du président Nicolas Sarkozy qui l’a aidé l’an dernier à prendre le contrôle de l’électronicien Thalès, et cherche donc avec constance à lui ouvrir les marchés militaires à l’export, notamment dans le Golfe.

Eléphant blanc

Ainsi, les Emirats arabes unis avaient fait savoir en juin 2008 qu’ils envisageaient « sérieusement » de remplacer à partir de 2013 leurs Mirage par des chasseurs Rafale : les discussions en cours ont connu une nouvelle impulsion, après l’inauguration par le numéro un français d’une nouvelle base militaire à Abou Dhabi, en mai dernier. Mais elles butent sur les exigences techniques et financières des EAU : ils souhaitent que Paris rachète les Mirage, et que les futurs Rafale émiratis soient dotés d’une avionique et d’un armement dernier cri, qui n’est pas encore en service sur les appareils destinés à l’armée française.

Le constructeur, qui avait préféré rester à l’écart des grands groupes français et européens, se retrouvait dans un isolement devenu dangereux pour sa survie : les commandes nationales, en régression, ne peuvent suffire à maintenir un savoir-faire militaire que trois ou quatre pays dans le monde possèdent actuellement. L’appareil a déjà perdu des compétitions internationales en Arabie Saoudite (72 avions), au Maroc (18), en Corée du Sud, aux Pays-Bas, à Singapour, en Grèce et au Koweit, et ne paraît pas en bonne position pour décrocher l’énorme marché indien.

Le Rafale, multi-rôle, capable d’évolutions ultérieures , mais invendable, était menacé de finir comme le Concorde : une belle réalisation... en forme d’éléphant blanc. Ses premiers succès à l’export au Brésil ou aux Emirats, vingt-trois ans après le début de sa conception, seraient un signal pour une seconde carrière de cet appareil , ouvrant la voie à d’éventuels autres acquéreurs (Suisse, Libye, par exemple).

Reste l’habituel dilemme, particulièrement aigu lorsqu’il s’agit – comme dans le cas du Rafale – du fleuron de tout un secteur industriel, mais aussi d’une des machines de mort les plus perfectionnées du marché : faut-il « défendre » l’industrie française de l’armement, génératrice d’emplois, de savoir-faire, et garante d’une certaine souveraineté en matière stratégique ? Ou s’en tenir au caractère inacceptable, immoral, etc. des ventes d’armes qui attisent les conflits autant qu’elles contribuent à les prévenir, qui engraissent le lobby militaro-industriel, etc. ? Mais au risque de ne plus être maître de tous ses choix, et de laisser la concurrence – ouest, est, sud – remplir le vide ainsi créé. Et suffit-il, pour échapper à ce débat en apparence insoluble, de passer à l’échelle européenne, de « mutualiser » ou concentrer certaines activités et fabrications, et d’adopter un code de « bonne conduite » des exportations, comme c’est la tendance actuellement ?

Notes

[1] Le Brésil compte ainsi assurer la protection et la défense de ses 8500 kilomètres de côtes.

24 commentaires sur « Mon beau Rafale… »

  • permalien une bille :
    9 septembre 2009 @11h58   »
    Mon beau Rafale …

    Plutôt que donner du poisson, apprendre à pêcher... à la dynamite !

  • permalien kabal 128 :
    9 septembre 2009 @15h22   « »

    Le dernier paragraphe nous rappelle timidement in fine que quand même on lit le Diplo !

    J’aurais préféré lire un truc documenté comme mon mensuel préféré sait en torcher,mais avec plutôt cet esprit là !

    http://unionpacifiste.org/article.p...

    Allez,la prochaine fois,gageons que votre verve militante reviendra !

    http://www.olivierpanza.com/

  • permalien K. :
    9 septembre 2009 @15h52   « »

    “Ces ventes d’armes qui engraissent le lobby militaro-industriel”...,

    ... et les intermédiaires de la “communauté internationale”.

  • permalien Ph. Arnaud :
    9 septembre 2009 @17h24   « »

    A propos du Rafale

    Première vente à l’étranger pour le Rafale depuis sa conception : ce n’est pas terrible ! En ce qui concerne ses concurrents les plus comparables, c’est-à-dire européens, je rappellerai que :

    Le Saab JAS 39 Gripen (avion suédois) a réussi à être vendu à la Hongrie, à la République tchèque, à l’Afrique du Sud et à la Thaïlande.

    L’Eurofighter Typhoon a été placé auprès des aviations des quatre pays constructeurs (Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Espagne), plus l’Autriche et l’Arabie saoudite.

    Le Typhoon et le Rafale sont des avions de caractéristiques à peu près semblables (dimensions, performances, armement). Pourquoi, à l’inverse des avions civils, la France a-t-elle toujours refusé la coopération européenne, ce qui donnerait aux Européens un poids incomparable par rapport aux Américains (et même aux Russes) ? Les Européens ont ainsi fabriqué, en double, deux avions multirôles alors qu’ils auraient pu s’épargner bien des dépenses (certainement moins de la moitié) – la France ayant des capacités qui auraient été très utiles à ses voisins (comme d’ailleurs la Suède, à un moindre degré).

  • permalien Guillaume :
    9 septembre 2009 @19h25   « »

    Très bon article. Je me permet tout de même de faire une rectification technique mineure : le Rafale n’est pas un avion multi-rôle mais omnirôle...

  • permalien K. :
    9 septembre 2009 @22h13   « »

    Le soutien de sarkozy au Brésil pour un siège permanent au Conseil de sécurité et une place dans le G8 suite à cette vente, et la capacité du Brésil à fournir la région en armes dans l’avenir, seraient un moyen de promouvoir un monde multipolaire.

  • permalien Milton :
    10 septembre 2009 @02h55   « »

    Ph.Arnaud, i think the explanation is the Eurofighter is a US-tech-dependant project.
    We brasilien, like the France way, an independant way.
    Vive la France ! Vive l’unité FR-BR !
    miltonbrascabral.blogspot.com

  • permalien Luciana :
    10 septembre 2009 @08h28   « »

    Je viens de lire dans le site d’information de mon pays (Brésil) que les USA aussi acceptent le transfert de technologie. Lula n’a rien décidé, rien signé... Le gouvernement brésilien attend la fin du mois pour choisir entre les propositions.

  • permalien spleenlancien :
    10 septembre 2009 @11h40   « »

    Les syndicats s’émeuvent du transfert de technologie car ils craignent que cela ne favorisera pas les emplois de Mérignac. Ont ils tort ou raison je ne puis le dire.
    En revanche je veux rassurrer, ici, tous ceux qui s’inquiètent pour Serge Dassault. En sa qualité d’actionnaire d’Embraer, il ne devrait pas trop en pâtir...

  • permalien Ph. Arnaud :
    10 septembre 2009 @19h06   « »

    A Milton

    Excusez-moi de vous répondre en français, mais je ne connais pas assez l’anglais pour produire quelque chose de correct dans cette langue.

    Le Saab JAS 39 Gripen suédois, qui est aussi en compétition au Brésil, comporte également des équipements américains (le moteur et des armements). Plus d’autres babioles construites sous licence.

    A certains égards, je me demande si, comme Français, je ne devrais pas souhaiter l’échec du Rafale : non pour voir disparaître l’aéronautique militaire de mon pays mais, au contraire, pour l’obliger à coopérer avec les pays engagés dans le programme Typhoon. Actuellement, de façon objective, l’existence du Rafale est un affaiblissement de l’Europe, donc un renforcement des Etats-Unis. L’Europe unie pourrait créer des avions de chasse qui seraient aux avions américains ce qu’airbus est à Boeing. Et j’espère que Dassault cesserait de dicter sa loi au gouvernement français…

  • permalien Afshin :
    10 septembre 2009 @20h42   « »

    - 1st : Un rafale fabriqué au Brésil, quel serait l’intérêt pour les français autres que de la dynastie Dassault ?

    - 2nd : Cette annonce est du vent, rien n’est décidé au Brésil concernant le contrat d’avions de chasse, à moins que la France ait accepté des ventes à pertes, cet avion n’est pas concurrentiel par rapport aux autres offres du marché, attendez un peu et vous allez voir ce qu’il en est .....................................

  • permalien
    10 septembre 2009 @22h20   « »

    Le saab n’a qu’un réacteur, mais dispose d’un excellent radar (aesa, pour ceux qu’aiment ca...), et coute moins cher qu’un F18, qui a un excellent radar et deux reacteurs, et qui coute moins cher qu’un rafale qui a deux reacteurs, mais un radar moyen et un armement "leger" (toutes proportions gardées, pour ceux qui se le prennent dans la g.....)
    Cette histoire de radar a pu faire que certains avions des années 70/80 ont battu des plus recents, seulement parce qu’ils en disposaient...
    depuis le début de l’année, on est dans la dernière ligne droite de la compétition, pour peut être 150 chasseurs entre aujourd’hui et dans 20 ans, autant dire que les brésiliens ont encore de quoi décider...
    les francais ont leur chance, mais je crains que l’annonce de Monsieur Le Président de la République soit un petit peu prématurée...Quelle importance, seul l’effet compte, confère le succès d’airbus pour le prochain ravitailleur en vol US, et les annonces "prématurées" de MLPDLR...
    Mais sinon y’a aussi les bonus des traders, le plan banlieue...

  • permalien buenaventura :
    11 septembre 2009 @02h49   « »
    la fragance...

    Je ne sais pas pourquoi... mais, on sent une fragance de chauvinisme dans l’air de votre article...voilà, les machines de guerre "made in france", sont plus meurtrières que celles "Made in USA" ?=P heureux, hein ?

    Allez y peuple de France, produisez des canons et des mitralleuses pour faire plus de carnage au monde ! vos canons et fusils seront les plus performants.

    En tout cas, mes félicitations au MD pour faire de la pub aux vendeurs d’armes !

  • permalien Le passant ordinaire :
    11 septembre 2009 @09h57   « »
    Mon beau Rafale… : le marché suisse se ferme au Rafale français

    Le Rafale, avion militaire français invendable et invendu (sauf au Brésil...) n’a guère de chances d’être pris en considération par l’armée suisse, le Conseil fédéral, les Chambres...et le peuple...

    La Suisse a ses droits populaires. "Les dossiers fiscaux ont miné le terrain pour plusieurs années. Sans parler d’une sanction insupportable, celle des urnes. Comment réagira le votant en apprenant une nouvelle courbette ?

    Les Français ont leur stratège fiscal : Eric Woerth, mais le bluff arrogant de ce dernier aura saboté le travail relationnel de fond mené (auprès des sous-traitants notamment, et des politiciens) depuis plusieurs années par les collaborateurs du groupe de lobbyisme français installé à Berne.

  • permalien Ph. Arnaud :
    11 septembre 2009 @11h10   « »

    Au contributeur du 10 septembre à 22 h 20

    Il me semble, à voir les caractéristiques, que le Rafale et le Typhoon ont des caractéristiques proches (en poids total en charge, capacité d’emport d’armes, surface alaire, rayon d’action) par rapport au Gripen, qui est un avion plus petit, à plus court rayon d’action et à moindre emport d’armes.

    Ces différences me semblent ressortir à une doctrine militaire propre aux pays constructeurs. La Suède est un pays peu peuplé et neutre : dans son histoire récente, les adversaires potentiels (belligérants des deux guerres mondiales et URSS) étaient beaucoup plus gros. Un avion à court rayon d’action ne peut être qu’un avion défensif – son court rayon et sa capacité plus réduite d’emport d’armes l’obligeant à se refaire plus souvent à l’intérieur de ses frontières. Des avions comme le Typhoon ou le Rafale sont plus offensifs.

    Bien entendu, cela ne préjuge en rien de l’efficacité de l’avion (sa signature radar, ses moyens de détection, sa manoeuvrabilité). Tout dépend de la doctrine militaire du pays qui le fabrique ou qui l’achète et de l’idée qu’il se fait de ses adversaires potentiels.

  • permalien Tête d’épingle :
    12 septembre 2009 @10h04   « »

    Ou s’en tenir au caractère inacceptable, immoral, etc. des ventes d’armes qui attisent les conflits autant qu’elles contribuent à les prévenir, qui engraissent le lobby militaro-industriel, etc. ?

    Autant couper totalement le budget de la défense et dissoudre Dassault ? Sétoucon, non ?

    Ce genre de réplique sonne vraiment creux.

  • permalien huahine :
    14 septembre 2009 @06h30   « »

    De quel danger souffre le Brésil ? Qui veut envahir ce pays ?
    Des armes de plusieurs milliards pour détruire plus vite la forêt Brésilienne ? Une technologie si importante pour nourrir les exclus du Brésil ?
    Il me semble qu’il y a déjà une dette d’hélicoptères non payés, qui traine quelque part...il me semble ! Encore une énorme dette qui ne sera jamais payée, qui sait ?
    Vive le gros business de la mort.
    Quelle honte.

  • permalien Tête d’épingle :
    14 septembre 2009 @14h48   « »

    Au contraire, la Défense, quoi qu’on puisse en dire, est un domaine-clé d’un Etat, pour ne pas dire son essence : au fond, la raison première d’exister d’un Etat est d’offrir la sécurité à ses citoyens.

    Se fournir en défense vers Paris au lieu de Washington est un geste clair du Brésil montrant sa volonté d’indépendance. Mine de rien, c’est un geste qui sous-entend beaucoup.

  • permalien vauvout :
    14 septembre 2009 @21h15   « »

    Je tiens à signaler que la France a participé aux débuts du programme Typhoon avant de se retirer du projet pour des divergences de conception, en particulier en ce qui concerne la possibilité de l’embarquer sur un porte-avion.

    Ensuite, si mes souvenirs sont bons, le Typhoon a été vendu à l’Arabie Saoudite grâce à des pots-de-vin britanniques. Et les autres ventes perdues l’ont été de peu (Corée), par "accident" (Maroc) ou encore par des pressions exercées par les Etats-Unis d’Amérique (Singapour).

    Enfin, le Typhoon coûte plus cher que le Rafale.

    Cordialement.

  • permalien Ph. Arnaud :
    14 septembre 2009 @23h11   « »

    A Vauvout

    Il me semble curieux que la France se soit ainsi retirée aussi aisément du programme Typhoon, surtout en raison de la raison que vous invoquez (la possibilité de l’embarquer sur un porte-avions). En effet, trois des pays engagés dans le programme Typhoon ont des porte-avions : l’Espagne, l’Italie et le Royaume-Uni.

    Par ailleurs, je ne saisis pas pour quelle raison la France se serait intéressée au programme Typhoon alors qu’elle n’avait pas participé au précédent programme d’avion MRCA (le Tornado), développé par les trois pays précédemment cités. Par ailleurs, l’Arabie saoudite avait été le seul pays, en dehors des trois pays constructeurs, à se doter du Tornado. L’acquisition du Typhoon devait donc lui être facilitée compte tenu qu’elle avait affaire aux mêmes constructeurs ainsi qu’aux mêmes instructeurs militaires. [Et ce sans qu’on ait eu besoin de recourir à la corruption].

    La corruption, les pressions et le lobbying ont aussi été pratiquées par Dassault, avec l’aide de l’Etat français. Les liens de Jacques Chirac avec la famille Dassault étaient connus et Dassault a toujours entretenu les meilleurs rapports avec les gouvernants français – y compris avec Mitterrand. En outre, les pressions ont existé de tout temps, et cela n’a pas empêché la France de vendre des Mirage ou des Etendard. Quant au prix, ce n’est pas une affaire : d’abord, il faut inclure dans ce prix tout le service après-vente et toutes les facilités consenties par le constructeur, notamment celle de faire construire l’avion sur des chaînes de montage du pays acheteur…

    Cordialement

  • permalien Tristan :
    24 septembre 2009 @22h57   « »

    Ha Ha Ha, la Bolivie va bientôt devenir les maîtres du monde. Avec Evo Morales président, on a affaire à un aymara, un peuple de très bon négociant. Le jour où, une meilleur intégration économique, en Amérique de Sud (avec des bonnes routes), vous vérez des marchands aymaras, avec des bus Volvos (de Suède ou du Brésil) tenir le commerce de tout le continent. Après ma Suisse bien-aimée, la Bolivie, qui est ma deuxième patrie, bientôt, se nommera la nouvelle Suisse de l’Amérique du Sud. Et le rêve de Simon Bolivar se fera réalité : La grand Colombie, mais qui reposera sur les capacités industriels du Brésil, et qui reprendra le contrôle du Panama, pourra bien être le nouvel empire de demain et à la tête, aussi, du nouveau capitalisme de demain. Je pense que Dassau, la France et l’UE ont raison de miser sur le bon cheval. J’ai confiance, et je sais qu’avec l’Europe, nous arriverons, à partager certaines valeurs. Tant Evo Morales que Simon Bolivar ont aimé les valeurs de l’Europe. Bon, j’espère, quand même, qu’on arrivera à mieux nous comporter que les derniers empires qui ont ensanglantés le monde et que les beaux rafales ne deviennent pas les symboles d’un condor qui se comporte comme n’importe quel aigle impérial.

  • permalien Cougar :
    27 septembre 2009 @15h19   « »
    Désinformation

    Va falloir revoir vos sources ...

    "L’appareil, conçu dans les années 80, n’est vraiment opérationnel que depuis deux ans sur deux bases de l’armée de l’air et dans l’aéronavale françaises."

    FAUX , l’appareil est operationnel depuis 2001 sous son standard F1 , a bord du Charles de Gaulle .

    "180 exemplaires fermes, dont 69 déjà livrés – n’ont cessé d’être étalées, en raison du coût élevé de la machine (entre 53 et 70 millions d’Euros, hors développement)."

    FAUX

    elles n’ont pas été étalées en raison du cout de la machine , mais en raison des budgets alloués a la défense et aux autres projets en cours a ce moment la . le fait qu’aucun pays étranger n’ai acheté l’avion ( puisque meme pas dans le pays qui le produit ) a fait trainer l’acquisition en France , et donc logiquement grimper le prix de construction .

    Et je rapelle que le développement de l’avion de l’avion a couté largement moins que son concurrent l’Eurofighter .)

  • permalien Cougar :
    27 septembre 2009 @15h22   « »

    Et la France s’est retirée du programme Eurofighter car elle avait besoin d’un appareil capable d’aller sur un porte avions , chose infaisable sur l’appareil Européen , et d’un appareil pouvant assurer a lui seul , et au cours d’une meme mission , l’attaque au sol , la supériorité aérienne , la reconnaissance et l’attaque air mer .

    L’Eurofighter a été conçu dès le départ comme un avion de supériorité aérienne . EADS a ensuite voulu ajouter des possibilités Airsol , aujourd’hui extremement limitées .

  • permalien Cougar :
    27 septembre 2009 @15h25   «

    pour répondre a Ph. Arnaud , l’Espagne , l’italie et la GB n’ont aucun porte avions . il s’agit de porte aéronefs pour leurs vieux avions a décollage vertical . du coup ils sont aujourd’hui englués dans le programme JSF , qui traine depuis des années , et dont les couts dépassent atteignent des sommets ....

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