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Islamophobie savante, islamophobie politique

jeudi 17 septembre 2009, par Alain Gresh

Nous vivons les temps de l’islamophobie. Chaque jour apporte sa pierre à l’édification d’une machine de guerre d’autant plus efficace qu’elle ne relève d’aucun complot et qu’elle enrôle sous sa bannière des responsables de gauche et de droite, des intellectuels de gauche et de droite, des « savants » de gauche et de droite. Burqa, affaire Vincent Geisser – que j’ai eu tort de ne pas évoquer avant sur ce blog –, femmes afghanes, pratique du ramadan, etc, tout est bon, non pour critiquer l’islam (« Peut-on critiquer l’islam ? »), mais pour stigmatiser les musulmans et, surtout, créer une atmosphère de troisième guerre mondiale.

C’est en mars 2006 que Charlie-Hebdo publie « Le manifeste des douze : ensemble contre le nouveau totalitarisme », L’Express, 2 mars 2006, où l’on retrouve les incontournables Bernard-Henri Lévy, Caroline Fourest, Philippe Val, Antoine Sfeir :

« Après avoir vaincu le fascisme, le nazisme et le stalinisme, le monde fait face à une nouvelle menace globale de type totalitaire : l’islamisme. Nous, écrivains, journalistes, intellectuels, appelons à la résistance au totalitarisme religieux et à la promotion de la liberté, de l’égalité des chances et de la laïcité pour tous. » Nous restons dans cette atmosphère malsaine.

La publication par Le Seuil du livre « Aristote au Mont Saint-Michel. Les racines grecques de l’Europe chrétienne, » de Sylvain Gouguenheim avait suscité, au début 2008, une puissante polémique. (« Un historien au service de l’islamophobie » 7 mai 2008). Sous la direction de Max Lejbowicz, L’islam médiéval en terres chrétiennes (Presses universitaires Septentrion, Villeneuve d’Ascq, 2009), sous-titré « Science et idéologie », avait constitué une première riposte des « savants ». Le livre publié chez Fayard sous la direction de Philippe Büttgen, Alain de Libera, Marwan Rashed et Irène Rosier-Catach, Les Grecs, les Arabes et nous. Enquête sur l’islamophobie savante, est une nouvelle charge contre les impostures.

Les coordinateurs écrivent dans leur préface :

« Aristote au Mont-Saint-Michel développe une vision du monde qui s’insère très précisément dans la philosophie de l’histoire sarkozyste à la rencontre de trois axes majeurs : (1) exaltation de la France toute chrétienne, celui du “long manteau de l’Eglise” jeté sur nos campagnes ; (2) revendication assumée de l’“oeuvre positive” de la colonisation – puisque la science est, par essence, européenne ; (3) volonté de “liquider” définitivement Mai 68. Et l’on se trouve confronté à ce paradoxe, typique de notre temps, où l’auteur le plus en phase avec la doxa des idéologues officiels – on songe à celui qui, aux premiers jours de la Restauration (26 juillet 2007), composa l’inoubliable discours de Dakar – est décrit comme un parangon d’indépendance et de courage par diverses crécelles médiatiques. (...)

Les Arabes sont des Arabes, dit l’islamophobie savante, de peur qu’eux aussi ne soient grecs, comme nous le soutiendrons. Cela ne se dit qu’à la troisième personne : “eux les Arabes”, ceux qu’on désigne de loin, des banlieues aux universités, sur tout le trajet de l’islamophobie savante. Qui aujourd’hui peut dire : “Nous les Arabes” sans s’attirer les pires soupçons ? Raison de plus, aujourd’hui, pour que nous le fassions. Les Grecs, les Arabes. Et nous ? Nous les Grecs, bien sûr. Nous les Arabes pas moins. Mais nous les Latins, aussi bien que nous les juifs, nous tous les absents de la nouvelle Restauration, nous tous les autres, nous qui n’entrons pas dans les “synthèses”, “hélléno-chrétiennes” ou celles qu’on voudra, nous les composites. »

N’allez surtout pas dire aux membres de la mission d’information sur la burqa que nous sommes composites. Ils en tomberaient de leur fauteuil, eux comme les invités soigneusement triés. Prenez le temps de lire les témoignages et les réactions des députés, ils reflètent, malheureusement, l’état d’une opinion désinformée. Le 9 septembre, la mission a auditionné Mme Sihem Habchi, présidente de l’association Ni putes ni soumises et Mme Élisabeth Badinter, philosophe.

Rappelons que l’association Ni putes ni soumises est largement financée par les pouvoirs publics et les pouvoirs locaux, toutes tendances confondues. Et elle reçoit des aides d’autant plus importantes qu’elle ne dispose d’aucune base militante et qu’elle est absente de ces banlieues dont elle prétend vouloir défendre les jeunes filles. Sa présence dans les médias lui donne une légitimité que son audience sur le terrain ne lui permet guère.

Qu’explique sa présidente ? que « l’inconscience politique a, au bout du bout, permis les pires des exactions contre les femmes. J’ai encore devant les yeux le portrait de Sohane, brûlée vive dans un local à poubelles pour avoir dit non. Je me rappelle de Samira Bellil, qui a été victime de nombreux viols collectifs et nous a quittés il y a cinq ans. Me reviennent également en mémoire Erim, Malika et tant d’autres qui ont été victimes de mariages forcés, Diaryatou Bah qui a été victime d’excision qui l’a contrainte à faire trois fausses couches, Myriam qui, pour avoir simplement effleuré le bras d’un garçon a décidé d’en finir avec l’oppression familiale et s’est défenestrée en juin dernier. Si certaines ne sont plus parmi nous, d’autres restent debout pour faire en sorte que leurs sœurs ne soient pas mortes pour rien ». Ainsi, la violence contre les femmes qui, en France tue une demi douzaine de personnes par mois, serait le fait des seuls musulmans ? Pourquoi ne dit-elle rien sur la violence faite, aussi, aux femmes française « de souche » ? Pourquoi ne dénonce-t-elle pas l’attitude des médias : quand un homme français de souche tue sa compagne, il s’agit d’un crime passionnel, quand il s’agit d’un musulman, il s’agit d’une violence religieuse ou ethnique, on ne sait pas très bien.

En fait, ce que son discours sous-entend, ou même affirme clairement, comme celui de Mme Badinter c’est que nous pouvons parler des souffrances des femmes et même nous réclamer du féminisme – terme qui fut longtemps proscrit, mal vu, y compris à gauche (et le reste quand il s’agit de dénoncer les féministes américaines) – à condition de parler des femmes musulmanes. Dénoncer leur sort nous permet de dire que « nous » ne sommes pas comme « eux », nous ne sommes pas des arabes ou des musulmans, nous sommes les descendants de la civilisation grecque.

Il y a un moment fortement comique dans cette déposition, quand Mme Habchi affirme, sans rire, que « le chemin le plus court pour l’Asemblée nationale n’est ni le voile ni la burqa ». Cette dame sait-elle que, dans cette assemblée, il n’y a pas 15% de femmes députées ? Le fait qu’elles ne portent pas de foulard ne semble pas leur ouvrir les portes du pouvoir. (Rappelons que, jusque dans les années 1960, il y a eu des députés prêtres qui venaient en tenue au parlement ; le dernier, à ma connaissance, fut le chanoine Kir, maire de Dijon ; la République était pourtant laïque, mais, il est vrai, qu’elle n’était pas menacée par l’islam).

Je ne reviendrai pas longuement sur les déclarations de Mme Badinter, mais un principe sous-tend son intervention : « ils », les musulmans, doivent se conformer aux lois du pays dans lequel ils s’installent. Le seul problème c’est qu’ils ne s’installent pas, « ils » sont là, ils sont français et « ils » vont rester et faire la France. A moins qu’on ne veuille les déchoir de la nationalité, comme le pouvoir de Vichy l’a fait avec les juifs. Tout le monde s’est réjouit que l’on ait refusé la nationalité française à une femme musulmane qui portait la burqa. Fallait-il, dans les années 1930, refuser la nationalité à des juifs Loubavitch qui ne s’habillaient pas comme tout le monde et avaient de drôle de papillotes ?

871 commentaires sur « Islamophobie savante, islamophobie politique »

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  • permalien
    19 septembre 2009 @10h08   « »

    Il De bello gallico de César décrit un monde indo-européen dans lequel il se repère très bien, dans lequel l’Europe plonge aussi ses racines, infiniment, mais infiniment plus que dans le monde arabe où il ne plonge pas du tout ni en aucune façon !
    Et les kelts de l’époque n’ont aucune difficulté à calquer leurs principaux dieux sur les dieux romains. Ils s’y retrouvent très bien dans la triade caractéristique du monde indo-européen. Et c’est si vrai qu’une fois christianisés les peuples européens vont inventer la Trinité tant l’idée de l’unicité d’un Dieu leur est étrangère.
    La formule de gouvernance théocratique du monde celto-germanique que décrit César est typique des cultures archaiques ou le pouvoir temporel et religieux se confondent.

  • permalien La Vouivre :
    19 septembre 2009 @10h11   « »

    commentaires de9:52 et 10:08

    La Vouivre, j’ai oublié de signer

  • permalien La Vouivre :
    19 septembre 2009 @10h15   « »

    "Vous y verrez que « l’essor » de la civilisation occidentale n’a pas démarré comme ça, par génération spontanée, en 1500…"

    Non en effet, elle commence au trecento à Florence, pas besoin de lire votre bouquin pour le savoir... Ils avaient alors deux siècles d’avance sur le reste de l’Europe, dont le nord et la Russie n’étaient christianisés partiellement et que depuis trois siècles.

  • permalien La Vouivre :
    19 septembre 2009 @10h19   « »

    @ Arnaud

    Vous appelez "préjugés" ce que Dumézil à savamment passé une vie à décortiquer ???!
    Le cas échéant, épargnez-nous les vôtres !

  • permalien Yvan :
    19 septembre 2009 @10h23   « »

    La Vouivre : Du reste, la transcription moderne et occidentale des chiffres indiens n’a rien à voir avec celle des arabes :

    Ça n’a rien à voir mais ça a tout à entendre :

    1) Le Chiffre

    Du mot Sifr, le vide, que les arabes avaient donné au Sunya, d’origine indienne, dérive également le mot chiffre, qui est devenu, depuis à peine 500 ans, la dénomination sous laquelle la plupart des langues occidentales désignent l’un des quelconques signes de base d’un système de numération écrite.
    L’orthographe du terme français de cifre se transforma dans un premier stade en chifre pour aboutir finalement à chiffre. Mais au début du 15e siècle, ce dernier mot était encore compris dans son acceptation originelle, celle de la quantité nulle, et ce n’est qu’à partir de 1491 qu’il acquerra définitivement le sens que nous lui connaissons maintenant.

    Je crois que vous employez des mots (comme le mot "chiffre") que vous ne comprenez pas.

    Par vous y aider, je vous conseille ce site : http://lechiffre.free.fr/

  • permalien Ph. Arnaud :
    19 septembre 2009 @10h23   « »

    A tous

    Quel est le problème posé par le port de la burqa dans l’espace public ? Quels préjudices cause-t-elle ? Suscite-t-elle des nuisances sonores ? Pas que l’on sache. Olfactives ? Pas davan-tage. Est-elle un obstacle visuel à la lecture des panneaux indicateurs, des plaques de rues, des en-seignes des magasins, des feux tricolores aux carrefours ? Que nenni. Occasionne-t-elle, à ceux qui la croisent par accident, des difficultés d’érection ou de frigidité ? La médecine n’a pas eu à en connaître…

    On a dit que c’était pour des raisons de sécurité, en arguant d’une fallacieuse similitude avec la cagoule (qui empêche l’identification lors des manifs). La burqa, cependant, n’apparaît pas comme la tenue la plus appropriée à une bonne « baston » : que ce soit pour lancer des pavés, voir arriver le coup de matraque ou courir devant une charge de C.R.S., la burqa apparaît plutôt comme une gêne, autant attaquer un 100 mètres en brasse papillon avec une robe de mariée.

    La burqa, a-t-on dit, est un obstacle, à la sortie des écoles, pour attribuer le bon enfant à la bonne mère. Mais alors, il devrait y avoir, dans tous les pays musulmans, une pagaille monstre au moment du déjeuner et les familles musulmanes perdre des heures à s’échanger leur progéniture au lieu de passer à table. Les journaux ne nous apprennent rien à ce sujet…

  • permalien Nathan :
    19 septembre 2009 @10h27   « »

    Il y a une différence avec les Grecs. Les Grecs d’aujourd’hui ne prétendent pas être la civilisation qu’ils furent du temps de Périclès ou d’Alexandre le Grand. Et ma question reste valable : pourquoi les peuples de l’aire musulmane n’ont pas participé au développement des sciences modernes, sans parler du reste. Pourquoi n’ont-ils pas donné un Skakespeare, un Molière, un Newton, un Rembrandt etc etc etc etc etc etc... Quels facteurs culturels ont verrouillé cet essor ?

  • permalien Nathan :
    19 septembre 2009 @10h38   « »

    C’est simple, Philippe Arnaud. Le port de la burqa choque un ensemble de valeurs sociétales chèrement acquises en Occident. C’est la négation même de notre histoire moderne, qui est celle d’une longue, tortueuse et pénible route semée d’embûches et de régressions, vers une égalité formelle des droits (notamment de l’homme et de la femme). Et à ce titre, cette coutume doit être bannie en France.

  • permalien Yvan :
    19 septembre 2009 @11h04   « »

    Nathan : « Le port de la burqa choque un ensemble de valeurs sociétales chèrement acquises en Occident »

    vous voulez dire que ça vous choque. Libre à vous de vous prendre pour un ensemble de valeurs sociétales chèrement acquises en Occident, mais si vous mettez, les religions chrétiennes et les bures et soutanes des prêtres et le voile des nonnes dans « les valeurs sociétales chèrement acquises » vous allez avoir de sérieux problèmes d’identité.

    Pourquoi ne pas avouer que ce qui vous gêne, c’est le côté arabe de l’islam, plutôt que d’inventer de formules aussi alambiquées qu’hypocrites ?

    Au moins là, tout sera dit !

  • permalien La Vouivre :
    19 septembre 2009 @11h32   « »

    @ Arnaud

    "Et ce que vous dites des Arabes s’applique aussi aux Grecs : depuis la Renaissance (entendue au sens de Renaissance française) qu’est-ce que les Grecs ont apporté à la science et à la philosophie occidentales ?"

    Ceci est ce qui s’appelle un "préjugé" outre qu’une ineptie. Les "arabes" représentent différent pays. Par extension les arabo-musulmans en core plus, et le monde musulman un milliard 200 millions de personnes à peu près. Tandis que les grecs ne sont qu’un pays européens parmi d’autres.

    Vous savez ce que publie le monde musulman dans son ensemble par an comme ouvrages littéraires scientifiques ou traductions ? Autant que la seule Espagne. Je vous laisse faire le rapport entre ce que publie le monde musulman par rapport à ce que produit l’Union Européenne... Et ça, ça ne s’appelle pas un préjugé mais une réalité.

  • permalien La Vouivre :
    19 septembre 2009 @11h42   « »

    @ Noor
    "Je ne pense pas vous faire un procès d’intention en vous disant que si vous les voyez partout c’est tout simplement parce qu’elles vous dérangent."
    Oh mais je ne considère pas que vous me fassiez un procès d’intention. Les juifs à papillotes sont d’une grande rareté, on n’en voit guère plus que des hara krishna ou de quêteuse de l’Armée du Salut. Si on en voyait partout, ça me dérangerait tout autant que le voile.

  • permalien Shiv7 :
    19 septembre 2009 @11h47   « »

    Je vous laisse faire le rapport entre ce que publie le monde musulman par rapport à ce que produit l’Union Européenne... Et ça, ça ne s’appelle pas un préjugé mais une réalité.

    C’est effectivement une réalité.
    Mais depuis quand la quantité est un signe de qualité ? D’un point de vue quantitatif l’occident n’arrête pas de grossir(dans tout les sens de terme), et c’est précisément là que pour moi est le problème.

    Pour le toujours plus l’occident est imbattable.

    Quand est-il du toujours mieux ?

  • permalien La Vouivre :
    19 septembre 2009 @11h56   « »

    @ Yvan
    Je savais que chiffre venant de sifr, le vide, je ne connaissais pas ses aléas orthographiques jusqu’à nos jours.

    Je connais en revanche l’étymologie et l’origine latine des mots que nous employons tous les jours, c’est à dire presque tous. Il n’y a pas davantage de mots d’origine arabe passés dans la langue française (et européennes en général), que de mots d’origine celte et germanique réunis passé dans la langue française, c’est à dire fort peu, encore les mots d’origine celte ou germanique sont-ils reconduisibles à la même racine, ce qui n’est évidemment pas le cas des mots d’origine arabe. Vous devriez le savoir...

  • permalien ??? :
    19 septembre 2009 @12h00   « »

    Des clopinettes… Pour reprendre votre phrase, « il est permis de se demander pourquoi les Grecs n’ont pas participé depuis à l’essor et au développement des sciences, sans parler du reste… »

    Peut-être par ce qu’ils étaient alors une colonie de l’empire Ottoman ?

  • permalien Fernand :
    19 septembre 2009 @12h33   « »

    Alors, alors... Quelle est maintenant la justification de la poussée d’islamophilie en milieu de gauche, à part la chute des idéaux marxistes et assimilés ? Voyez le parcours de Garaudy, voyez le remplacement des palestino-progressistes des années 70 par les palestino-régressionistes actuels.

    Et pourtant... A l’observateur candide, l’idéologie musulmane paraît donner une place essentielle à un conformisme machiste à l’horizon étriqué ("on empêchait les femmes de sortir et les gens d’écouter de la musique : ce n’est pas de l’oppression, c’est notre religion" - un taliban. Joli programme !).

    Cette idéologie est inégalitaire (un document intitulé "déclaration islamique des droits de l’homme" proclamait ingénument la "primauté de l’Arabo-musulman", sur l’air de "Je vous suis supérieur, puisque je vous le dis !")

    Cette idéologie permet à qui veut de se sentir le droit de tuer qui lui plaît (même les Chiites tuent les Sunnites et inversement). Il paraît que les 3000 morts de New-York l’avaient bien cherché. Ah, bon ?

    Dans la vie de tout les jours, cette idéologie permet aux garçons de harceler les filles (le sommet : 40 coups de fouet pour le port d’un certain pantalon, et chauffe, Marcel !)

    On conçoit bien que cette idéologie n’est appliquée radicalement que par quelques allumés, mais apparemment elle pourrait gagner du terrain.

    En effet, cette idéologie très simple exalte des traits qui sont concentrés chez les gamins : agressivité, désir de domination, fierté de détruire... Les schémas mentaux qui ont provoqué la destruction des tours de New-York diffèrent-ils de ceux mis en oeuvre par un gamin lançant une pierre dans une vitre ?

  • permalien une bille :
    19 septembre 2009 @12h46   « »

    Alors, alors... Quelle est maintenant la justification de la poussée d’islamophilie en milieu de gauche, à part la chute des idéaux marxistes et assimilés ?

    Soyez précis, Fernand, à qui pensez-vous ? à B-H Dombale ? Ph. VAL ? E. Vals ? E. Badinter ? A. Gerin ?

    Votre affirmation a la finesse d’une batterie de 155.

  • permalien Ph. Arnaud :
    19 septembre 2009 @13h23   « »

    A La Vouivre

    Vous écrivez : « pas besoin de lire votre bouquin pour le savoir ». Autrement dit, « je ne veux surtout pas savoir ce remettrait en cause mes préjugés, je veux continuer à croire que le soleil tourne autour de la Terre… ». Quel aveu ! Si c’est pas de l’obscurantisme, ça…

  • permalien Nathan :
    19 septembre 2009 @13h35   « »

    Shiv7 : 19 septembre @11h47

    Mais depuis quand la quantité est un signe de qualité ? D’un point de vue quantitatif l’occident n’arrête pas de grossir(dans tout les sens de terme), et c’est précisément là que pour moi est le problème.

    La réaction de Shiv7 est une bonne illustration de l’ignorance érigée en principe au prétexte fallacieux de la "qualité". Parmi les milliers d’oeuvres non traduites en arabe, il y a bien sûr, quantité de chefs-d’oeuvre.

    Pourquoi tourner autour du pot ? Une des raisons pour lesquelles les populations en islam n’ont pas pris en marche le train des sciences et d’autres formes de connaissances et d’expression, tient au fait que celles-ci auraient remis en cause les dogmes sacro-saints du Coran, comme elles l’ont fait pour les dogmes chrétiens. Je ne parle pas ici du besoin de croyance en Dieu et encore moins des oeuvres humaines admirables créées au nom de la foi (comme cette magnifique cathédrale d’Orvieto que j’ai admirée cet été) mais de la religion en tant qu’elle cherche à régir tous les aspects de l’existence. En Occident, plusieurs siècles de connaissances accumulées et d’action politique ont fini par torpiler cette prétention démesurée et il serait temps qu’à son tour, les musulmans puissents se défaire de la chape féroce de cette religion qui a paralysé leurs potentialités (qui ne sont pas moindres qu’ailleurs) depuis tant de siècles.

  • permalien Yasmina :
    19 septembre 2009 @13h37   « »

    extrait d’un post de Ph. Arnaud :
    Comme vous le dites fort justement, outre les mots que nous a légués l’arabe, il y a aussi élixir, alambic, chiffre, zéro, zénith, azimut (vocabulaire scientifique), mais aussi sirop, ambre, musc, safran, camphre, nénuphar, épinard, estragon, coton, sucre, abricot, orange, pastèque (vocabulaire de la cuisine et des parfums), mais aussi douane, divan, gabelle, tarif, avarie, arsenal, quintal, nacre, satin, matelas, guitare, carafe, luth, nuque, tasse, etc., en somme, pas mal de mots (à part gabelle, passé d’usage), d’un emploi très quotidien. Soit, au total, dit Alain Rey dans son « Dictionnaire historique de la langue française », plus de 250 mots, ce qui est certes peu, mais ce qui, eu égard à leur fréquence (cf. ci-dessus), forme une présence non négligeable.

    Cela dit, sur le moment, l’influence des Arabes sur la civilisation médiévale a été mince pour une grande partie de l’Europe continentale, rurale, peu mobile, et vivant hors de l’économie monétaire. Elle ne s’est faite connaître que sur les marges : soit les marges géographiques (comme la Méditerranée), soit les marges sociales (la noblesse partie combattre en Terre sainte), soit les marges du savoir (les – rares – érudits possédant l’arabe). En dépit de leur aspect guerrier, je pense que les croisades ont formé une intense occasion d’échanges. Et ce qui est le plus curieux, c’est que ce sont les « Francs » - c’est-à-dire, globalement, les sujets du royaume de France, qui ont fourni le gros des croisés (au cours des deux siècles de croisades), qui, par la suite ont été les plus réticents à tous les projets de croisade. [Mais, à cet égard, je ne saurais trop vous recommander le livre de Géraud Poumarède].

    post de Ph. Arnaud( que je salue ), fil de mai2008 un historien au service de l’islamophobie

    http://blog.mondediplo.net/2008-05-...

    mots francçais d’origine arabe :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Mots_f...

  • permalien qlq1 :
    19 septembre 2009 @13h42   « »

    entièrement d’accord...
    mais reconnaissez tout de même que ces pays musulmans sont dirigés par des lumières formés en occident ou par l’occident ..(formation-banque-hôpital )

    des Hassan-dos, khaled nezzar et larbi belkhir, Benali ,Hariri jr ;karazai,zardari ,Musharef,Moubarek,Hussein et abdallah,Abbas-dahlan ;..

    avec toutes ces figures : fadela amara ,malek boutih,dahmani ,dalil boubekeur,dati,Soheib chikh,....l’espoir est permis..

    tout ces auxiliaires de l’occident..

  • permalien Ph. Arnaud :
    19 septembre 2009 @13h45   « »

    A Fernand

    Vous dites : « Les schémas mentaux qui ont provoqué la destruction des tours de New York diffèrent-ils de ceux mis en oeuvre par un gamin lançant une pierre dans une vitre ? ». Et le schéma mental qui permet de débiter des âneries à jet continu, vous le connaissez ?

  • permalien BAMS :
    19 septembre 2009 @13h49   « »

    @Nathan,La Vouivre
    L ignorance est grande quand aux legues des
    sciences du monde musulman.
    Comme en astronomie,mathematique,mecanique,medecine...
    C est grace entre autre à cela que la science a pu se developpèe jusqu à aujourd hui.
    Mais pour savoir ceci il faut etre un peu curieu et pas trop borgné.

  • permalien Nathan :
    19 septembre 2009 @14h37   « »

    Si Philippe Arnaud nous parle si souvent du Moyen-Age européen, c’est aussi, n’en doutons pas, parce que cette période est celle de l’homme religieux. Ce n’est pas non plus un hasard si l’on mentionne systématiquement Aristote, car le monde du philosophe stagirite est un monde fini (au sens de borné), hiérarchique et globalement statique (même s’il a écrit un traité sur la "génération et la corruption". On n’imagine pas la phénoménale puissance de pensée (aidé d’une bonne dose de hasard) qu’il a fallu pour en sortir. Un bon livre sur le sujet, à part celui de Koestler, est "Du monde clos à l’univers infini" de l’épistémologue franco-russe Alexandre Koyré.

  • permalien Ph. Arnaud :
    19 septembre 2009 @15h04   « »

    A Nathan

    Vous avez le culot de vous inquiéter de la burqa ! Et les femmes qui entrent à la Trappe ou au Carmel ? Imaginez-vous un habitant de Sirius arrivant sur Terre et considérant ces religieuses : quel sens cela a-t-il qu’une femme porte tout sa vie le même vêtement imposé, qu’elle se claquemure dans un couvent (comme dans un QHS), qu’elle obéisse aveuglément à des ordres, qu’elle coupe ses liens avec sa famille, qu’elle ne voie plus celle-ci qu’au parloir (comme en taule) ?

    Quel sens cela a-t-il qu’une femme ait un sommeil à éclipses (à cause des prières canoniales), qu’elle renonce à ses biens matériels, qu’elle s’astreigne au silence (alors que la femme musulmane peut bavarder avec son mari, ses copines ou ses enfants), qu’elle porte un cilice (chez les intégristes), qu’elle se prive de nourritures savoureuses (alors que la femme musulmane peut se gaver de chorba, de couscous ou de pâtisseries orientales, grasses et sucrées à souhait) ?

    Quel sens cela a-t-il qu’une femme renonce, toute sa vie, à une compagnie sentimentale (celle d’un homme ou d’une femme), qu’elle ne puisse, de sa vie entière, connaître une bonne « baise », une jouissance qui éveille tout l’immeuble, une jouissance si intense qu’elle vous expédie, toute pantelante, aux urgences de l’hôpital ?

    Et ce seraient les musulmans qui seraient « givrés » ?

  • permalien Jeff :
    19 septembre 2009 @15h24   « »

    A propos de l’histoire des mots, comme K. l’a récemment signalé, je vous conseille vivement de visiter le blog d’Amin Maalouf consacré à cette thématique : http://www.aminmaalouf.net/fr/category/les-mots-voyageurs/

  • permalien Nathan :
    19 septembre 2009 @15h29   « »

    Les Carmélites ne sont pas précisément ma tasse de thé mais enfin, dans les religions, il y a toujours eu des individus consacrés. Les femmes en burqa sont religieuses (elles sont souvent fraîchement converties si j’ai bien compris) mais ce ne sont pas des religieuses, qui ont une fonction sacerdotale si vous voulez. Elles vivent dans le civil. Alors, ne mélangeons pas les torchons et les serviettes si je puis m’exprimer ainsi.

    Je voudrais revenir sur le reproche qui m’a été fait par Yvan, un peu plus haut et qui montre son incompréhension du problème. Bien sûr, une femme en burqa me choque mais le fait que cela choque tel individu particulier n’est pas le plus important. Cela contredit notre constitution laquelle est le reflet d’une des fondations de notre république, c.a.d. la déclaration des droits de l’homme (et de la femme). Cette coutume choque nos valeurs et enfreint nos lois. C’est la nation qui est interpellée, pas tel ou tel individu.

    Je pense qu’il faut faire un parallèle entre le port de la burqa et par exemple, les rites sado-masochistes. On ne doit pas plus accepter une femme portant la burqa en rue qu’une femme tenue en laisse par son partenaire. C’est exactement du même ordre. Tant que tout cela reste un aimable divertissement sexuel entre adultes consentants et limité à l’espace privé, il n’y a rien à redire. Chacun son truc. Mais il est compréhensible que ce rite sado-masochiste soit proscrit dans l’espace public. Eh bien la burqa, c’est exactement la même chose.

  • permalien Shiv7 :
    19 septembre 2009 @15h31   « »

    La réaction de Shiv7 est une bonne illustration de l’ignorance érigée en principe au prétexte fallacieux de la "qualité". Parmi les milliers d’oeuvres non traduites en arabe, il y a bien sûr, quantité de chefs-d’oeuvre.

    Qui à dit le contraire ?

  • permalien Shiv7 :
    19 septembre 2009 @15h37   « »

    Pourquoi tourner autour du pot ? Une des raisons pour lesquelles les populations en islam n’ont pas pris en marche le train des sciences et d’autres formes de connaissances et d’expression, tient au fait que celles-ci auraient remis en cause les dogmes sacro-saints du Coran, comme elles l’ont fait pour les dogmes chrétiens... .. En Occident, plusieurs siècles de connaissances accumulées et d’action politique ont fini par torpiler cette prétention démesurée et il serait temps qu’à son tour, les musulmans puissents se défaire de la chape féroce de cette religion qui a paralysé leurs potentialités (qui ne sont pas moindres qu’ailleurs) depuis tant de siècles.

    Autrement dit on à la vérité.

    On a décrété que dorénavant la "prétention démesurée" serait sans autres alternative possible (un dogme) le fait scientiste et rationel.

    Tout ce qui sort de ça, n’est que subjectivisme, décorations, et rêveries.

    On "invite" la planète à partager nos certitudes.

    Malgrés que celà fasse un certain temps que l’occident ce soit débarrassé de "l’obscurentisme", et que l’on peut donc mesurer les résultats de cette émancipation, il ne fait de doute à personne, à commencer par Nathan, que ces résultats, sont pour le moins discutables (tout au moins en certains de ces résultats qui peuvent produire des résultats catacliptiques).

    Quelle est la "base fixe" ou la référence Absolue qui permet de dire qu’une façon de penser ou d’agir puisse être supérieure à une autre ?

    Si on arrive à effectivement détruire globalement notre planète, qu’elle en sera la justification ? (le combat contre l’osbcurentisme.. ? )

  • permalien Ph. Arnaud :
    19 septembre 2009 @15h39   « »

    A Nathan

    Mais, nom de Dieu ! Quand cesserez-vous de débiter les mêmes sornettes sur le Moyen Age, temps d’obscurantisme et de régression ? Quand cesserez-vous donc de ressasser les mêmes poncifs éculés ? Mais sortez, fichtre diable ! Achetez-vous une trottinette !

    Lisez « Pour en finir avec le Moyen Age » (Le Seuil, points Histoire, 1977), de Régine Pernoud, diplômée de l’Ecole des Chartes, archiviste paléographe, conservateur aux Archives nationales. Lisez le « Dictionnaire du Moyen Age », publié aux P.U.F., sous la direction – notamment – d’Alain de Libera, le même qui vient aussi de superviser, avec trois autres universitaires, le livre « Les Grecs, les Arabes et nous, Enquête sur l’islamophobie savante », qui pulvérise en plein vol le bouquin de Gouguenheim…

    Que ne le faites-vous ? Vous souhaitez rester dans vos douillettes convictions idéologiques ?

  • permalien Shiv7 :
    19 septembre 2009 @15h39   « »

    PS. Je n’ai rien contre la science, il est tout à fait légitime de vouloir connaître la "réalité" par les différents moyens mis à la disposition de l’homme, (spirituel,inspiration, analytique, rationel, conceptuel, empirique, expérimental, etc.).
    Ce qui à changé avec l’occident moderne(comparé à la science des Grec, Perse, Hindoux, Chinoix, Magreb, Islam, etc) c’est simplement l’application technique, technologique et marchande à outrance qui a pris le dessus avant toutes autres considérations.

    La Science des Anciens était une recherche de la vérité afin de s’harmoniser avec la réalité(au sens large, spirituel, matériel etc.).

    La science-technologie moderne cherche la "vérité" de la matière(principalement)afin de "construire" sur la réalité.

    C’est deux visions différentes, et je pense que toutes les deux ont leurs légitimité propre, il serait temps de réellement les comparés au delà des préjugés et des caricatures réciproques.

  • permalien Ph. Arnaud :
    19 septembre 2009 @15h51   « »

    A Nathan

    La burqa empêchet-elle les femmes de voter, en Afghanistan, en Irak, en Iran ou au Pakistan ? Pour ne pas citer d’autres endroits… Il n’existe strictement aucune raison d’interdire la burqa sur la voie publique, en Occident, en dehors des réactions épidermiques des Occidentaux – c’est-à-dire, en termes clairs, de leur intolérance…

    La seule raison (inavouable) pour laquelle des fanatiques, ici et là, veulent interdire la burqa, c’est que celle-ci leur signifie, en clair : « L’Islam est là, en France, bien implanté, mon pépère, et tu vas avoir du mal à le faire partir ! ». Pour tous ceux – et ils sont encore nombreux – qui n’ont pas encore remisé au clou leur armure des croisades, je comprends que ça leur reste en travers du gosier…

  • permalien Nathan :
    19 septembre 2009 @16h12   « »

    Je le répète encore une fois avant d’aller me promener (sans trottinette) La burqa, une sorte de prison ambulante pour femmes, qui n’est pas sans faire penser à la laisse cloutée des sado-masochistes, contredit radicalement notre conception de l’égalité entre les hommes et les femmes.

    Si l’on accepte la burqa sur la voie publique, pourquoi ne pas imposer la lapidation pour adultère ou la chasse aux homosexuels et aux apostats, tant qu’on y est.

    Quand à l’intolérance des "Occidentaux", faites-moi rire. Existe-il de nos jours une religion plus intolérante que l’islam ? J’en doute.

  • permalien Ph. Arnaud :
    19 septembre 2009 @16h36   « »

    A Nathan

    L’égalité entre hommes et femmes n’a rien à voir avec la burqa ! Cette égalité se manifeste dans l’accès équivalent aux droits civils, civiques et sociaux. Ce qui compte, pour une femme musulmane, c’est qu’elle ait, par exemple, des droits égaux à l’éducation de ses enfants. La burqa, là-dedans, c’est du folklore…

    L’intolérance des musulmans, ce n’est pas la question ! Le (pseudo) problème de la burqa se situe en France, où sociologiquement, le christianisme est dominant et où, juridiquement, l’Etat est laïc. En France, pas au Maroc ou en Afghanistan ! C’est en France que l’on fait des avanies aux musulmans à cause de leur allure, pour des raisons inavouées…

  • permalien Shiv7 :
    19 septembre 2009 @16h41   « »

    Quand à l’intolérance des "Occidentaux", faites-moi rire. Existe-il de nos jours une religion plus intolérante que l’islam ? J’en doute.

    Nathan , quand vous aurez mis la trottinette au garage vous pourrez remballer par la même occasion vos doutes.

    Imposer la "tolérance",(corrélative à la chute des valeurs et principes) comme l’occident le fait, vous appeler ça comment ?

    De l’intolérance au nom de la tolérance ?
    Un peu comme la guerre au nom de la paix, en réalité c’est assez moyennageux comme procédé.

    De l’incohérence au nom de la cohérence, voilà qui résume assez bien vos interventions.

  • permalien Shiv7 :
    19 septembre 2009 @16h53   « »

    @Ph. Arnaud :

    C’est en France que l’on fait des avanies aux musulmans à cause de leur allure, pour des raisons inavouées…

    Je n’avais jamais songé à celà.
    Vous suggérer que les religions du terroir, du fait de leurs soumission à la laicité, serait en quelque sorte "plus irritables" quand d’autres religions (extérieure) apparraissant dans le même état ? (car n’ayant pas de pouvoir pour se défendre par ex. ?)

  • permalien
    19 septembre 2009 @17h35   « »

    Vraiment, c’est pénible que de voir lire sur tous les forums islamogauchistes supporters d’Indigènes de la république et assimilés, ces comparaisons absurdes comparant ce qui n’est pas comparable, et qui est dû à l’ignorance, force est de le reconnaître, même lorsqu’on serait disposer à dialoguer et à échanger des connaissances.

    Les religieuses sont tout d’abord une particularité du catholicisme, qui n’est pas majoritaire dans toute l’Europe. Ensuite ces femmes sont adultes, majeures, elles font un choix, après un an de noviciat, avant de prononcer leurs vœux définitifs. Elles peuvent cependant se retirer des ordres sans encourir de peine, et c’est une grande conquête de la laïcité que de ne pas pouvoir être poursuivies si elles le font. Lisez "La religieuse" de Diderot...
    Enfin, elles sont environ 57 000 aujourd’hui en France, ce qui ne représente pas grand chose.
    Ce n’est pas du tout comparable avec le sort de jeunes filles mineures auxquelles on n’a pas demandé leur avis pour leur coller un foulard sur la tête, aux gamines de 10 ans qui vont à l’école avec comme c’est le cas en Belgique par ex. Même si certaines parmi celles qui ont eu accès à une instruction secondaire et supérieure prétendent avoir fait ce choix.
    Enfin et surtout, les femmes voilées, portant foulard, représentent certainement plusieurs centaines de milliers aujourd’hui en France, pas 57 000. Vous conviendrez que ce n’est pas du tout la même chose et que ça n’a pas le même impact.
    Quant aux juifs à papillotes, c’est pareil. Marre de cet argument bidon. Il doit y avoir à peu près deux pelés et trois tondus par quartier dans les grandes villes. Sur les 5 à 600 000 juifs en France, ça ne représente rien. C’est comme le coup des juives en perruque qu’on nous ressort à chaque fois et auxquelles on s’agrippe pour dire qu’on ne focalise que sur les foulards. Mais comme je disais précédemment, les perruques ne se comptent pas par centaines de milliers comme les foulards dans les rues, il ne doit même pas y en avoir 57 000 comme les religieuses catholiques, et certainement moins que de niqabs à l’heure actuelle, moi personnellement, je n’en ai jamais vu, de femmes en perruques, des niqabs oui, rarement, mais j’en ai croisé. Moins que de juifs à papillotes, je vous l’accorde, mais c’est vraiment tout ce qu’on peut vous accorder.

    Alors SVP, ne ressortez pas ces non-arguments sur le prochain forum. C’est lassant, trouvez autre chose...

  • permalien Ph. Arnaud :
    19 septembre 2009 @17h56   « »

    A Shiv7

    Je crois qu’en France – et, peut-être un peu partout ailleurs – on éprouve, d’instinct, une certaine animosité pour la différence. Et, au premier chef, lorsque cette différence s’exprime par le vêtement. Il n’est pas besoin de porter des tenues extraordinaires pour cela : un individu vêtu en « ouvrier » parmi des gens en tenue de soirée ou, symétriquement, un « chef » en costume-cravate parmi des ouvriers vont susciter des réactions hostiles.

    Et ils susciteront des réactions d’autant plus hostiles qu’il existe, entre les deux, un contentieux. Par exemple, si quelqu’un se pointe, vêtu en ouvrier, dans une soirée mondaine après une grève ou une occupation d’usine, cela sera très mal perçu par les convives. A l’inverse, si quelqu’un – même de meilleure volonté – arrive en costume-cravate dans un milieu où on vient juste de liquider une usine pour la délocaliser, il sera perçu comme un « patron » et regardé en chien de faïence.

    En France, pour un certain nombre de raisons (largement infondées), on ne peut souffrir les musulmans (à droite comme à gauche, d’ailleurs, pour des raisons différentes). La burqa cristallise sur elle ce rejet. Comme il faut bien motiver cette animosité, le prétexte tout trouvé est « les droits de la femme », nouvelle religion en Occident, maintenant qu’on ne croit plus ni à Dieu ni au diable.

    En fait, cette sollicitude pour les « droits de la femme », c’est du pipeau, parce que si la femme, empêchée de revêtir sa tenue, se claquemure chez elle, nos vaillants « défenseurs des droits » ne s’en préoccuperont plus du tout. Ce qui les dérange, ce n’est pas la (prétendue) violation des droits qu’ils se targuent de défendre, c’est ce qu’ils ont devant le nez ! Cachez cette burqa que je ne saurais voir…

  • permalien Tamtam :
    19 septembre 2009 @17h57   « »

    Bien que d’accord avec vous sur la dérive islamophobe de certains média français et occidentaux, je ne suis pas d’accord avec l’idée que les musulmans doivent être exonérés de toute analyse critique parce qu’ils constituent une minorité en France ou en Europe. Le débat sur la burqa par example n’est pas un débat nourri par l’islamophobie, mais bien un débat nécessaire : si tous les codes vestimentaires ont une charge idéologique, cette charge idéologique n’est pas égale pour tous les codes vestimentaires, et le burqa a une charge idéologique - ce qu’il dit sur la femme, la mixité, la séxualité, l’identité, les rapports sociaux etc... - qui déborde le cadre d’une pratique strictement individuelle, pour interpeller l’ensemble les membres d’une communauté ou d’une société. C’est cette charge militante qui pose problème, et non pas le fait qu’une musulmane doit avoir le droit de porter ce que bon lui semble. A mon avis, on ne peut pas faire l’économie d’un tel débat et faire comme si une telle pratique découlait de différences culturelles qui ne nous touchent et ne nous concernent pas.

  • permalien Ph. Arnaud :
    19 septembre 2009 @18h24   « »

    Au contributeur anonyme de 17 h 35

    « Islamo gauchiste » ne veut rien dire. C’est une alliance de mots aussi sensée que « évêque bouddhiste », « glace chaude » ou « choucroute au chocolat ». Le seul sens qu’on puisse lui donner, c’est : « ah, si ceux que je déteste étaient tous regroupés, comme je te les écraserais d’un seul coup de pelle ! »

    Mais bien sûr que si, que je vais continuer à comparer les femmes en burqa avec les trappisti-nes ou les carmélites ! Et comment que je vais me gêner ! Pourquoi des femmes s’imposent-elles des mortifications pareilles ? En quoi sont-elles plus « volontaires », moins « conditionnées » que des femmes musulmanes ? Qu’est-ce que c’est que ce néo-colonialisme, qui prétend juger à la place des autres ? Qu’est-ce que cette mentalité qui se prend pour le centre du monde ?

  • permalien La Vouivre :
    19 septembre 2009 @19h25   « »

    @ Arnaud

    Le comm. de 17:35 c’est moi, qui avait encore oublié de signer parce que je ne passe pas ma vie devant mon ordi, je n’ai pas que ça à faire et j’étais pressée.

    "Islamophobe" ne signifie pas grand chose. Un terme nébuleux inventé pour les besoins de la cause islamiste. Islamo gauchiste est au contraire parfaitement fondé et désigne une catégorie d’islamistophiles. Je préfère cette dernière expression pour ma part, et n’utilise l’autre que parce que c’est celle désormais consacrée.

    Ceci, dit, discuter avec une personne qui me parle de choucroute au chocolat ne m’intéresse pas plus que de discuter avec ceux qui vous parlent de cous-cous au porc.

    Je vous laisse à vos élucubrations idiotes d’islamistophile.

  • permalien Djac Baweur :
    19 septembre 2009 @20h09   « »

    Nathan : "Sauf que l’école, l’espace scolaire, permet à l’élève de suspendre provisoirement ses liens identitaires afin d’accéder à une formation et des connaissances"

    Vous tournez autour du pot : "suspendre provisoirement ses liens identitaires", de même que "garder ses liens identitaires pour le privé et les suspendre dans l’espace public", c’est devenir fondamentalement schizophrène, et c’est toujours aussi abstrait et théorique.

    Quand vos liens identitaires sont largement utilisés comme paillasson par le monde occidental en général qui s’essuie les pieds dessus sans la moindre vergogne, au bout d’un moment naturellement vous vient la furieuse envie de les assumer et de les montrer encore davantage, par rebellion et provocation.

    Plus vous resterez droit dans vos bottes, au garde-à-vous, à invoquer à tout bout de champ la devenue sacro-sainte laïcité (qui, au passage, ne s’applique à l’origine qu’à la représentation de l’état via l’institution scolaire, et non aux élèves), et les Valeurs Vertueuses et Héroïque de la Démocratie, sans jamais dégager des valeurs communes et des combats communs (par exemple, le féminisme, c’est pour toutes les femmes ensembles, musulmanes ou non - et en France les femmes sont, concrètement, mille fois plus bafouées dans la sous-représentation politique, par l’image des femmes dans la pub et les médias, ou encore davantage dans les chiffres ahurissants des violences conjugales, que dans l’existence de la burqa), alors ce sera l’escalade vers le pire et des crispations de plus en plus tendues.

    Pour comprendre comment les sociétés libérales finissent invariablement par engendrer, en parallèle avec le libéralisme économique, une gauche qui délaisse totalement les questions sociales communes pour ne plus s’attacher qu’aux luttes contre les "discriminations" (y compris imaginaires), lire "l’Empire du moindre mal" de Jean-Claude Michéa.

  • permalien Nathan :
    19 septembre 2009 @20h29   « »

    Ph. Arnaud : 19 septembre @16h36

    Ce qui compte, pour une femme musulmane, c’est qu’elle ait, par exemple, des droits égaux à l’éducation de ses enfants. La burqa, là-dedans, c’est du folklore…

    Si vous essayez ici de suggérer que cette "femme musulmane" ne bénéficie pas de ces droits en France, c’est raté. L’éducation est obligatoire pour tous les Français, sans distinction de sexe, de religion etc. Par contre, dans le pays de burqa, chez les talibans, les fillettes sont privées d’une instruction digne de ce nom (à part l’obligation d’ânonner les versets du coran jusqu’à la stupeur catatonique), tout simplement parce qu’on les a réduites à n’être que des merdes ou si vous préférez, des usines à fabriquer des enfants. Et c’est donc une coutume issue de ce pays-là que vous voulez imposer en France ? Alors, je vous prie, n’insultez pas notre intelligence et ne nous faites pas croire qu’il s’agit d’un vêtement comme un autre. Comme dirait l’interlocuteur anonyme, il s’agit d’un vêtement à charge hautement symbolique qui représente la négation de nos valeurs.

    Je suis pour qu’on banisse de France cet accoutrement dégradant. On pourrait à la rigueur permettre à celles (ou ceux) qui le souhaitent, de le porter un jour par an. Le jour du carnaval. Ça permettra à chaque Française de se faire une petite idée de la vie idyllique sous un sac à patates et une visière grillagée.

  • permalien Sylvain :
    19 septembre 2009 @20h49   « »
    Quelle islamophobie , SVP ?

    Il n’y a pas un mais des islams. Il n’y a pas une sorte ou un ensemble mais des sortes, des ensembles de musulmans ou de chrétiens ou de juifs (au sens religieux donc sans majuscule ici)

    On peut à très juste titre avoir peur (phobie) de certains islams ou plus exactement de certaines interprétations violentes et pratiques afférentes, avec meneur ou pas, de texte sacrés islamiques.

    Alors qu’on peut aussi sereinement et calmement, sans volonté de blesser et encore moins mépriser, mettre en doute l’existence réelle de Gabriel, l’intermédiaire « officiel » et attesté (du moins) par le Coran entre Allah et Muhamad. Même si l’existence historique du fondateur de l’islam est plus incontestable et démontrée que celle de Yeshoua bar Youssef ou Abraham ou Jacob ou Moïse ; les trois derniers n’ayant jamais existé quoique reconnus aussi par l’Islam

    Il aurait donc fallu que M. Gresh nous dise clairement , d’une part, quelle islamophobie il dénonce et, d’autre part, quelle culture, en général, et sur le sujet en particulier il accorde à « ses » islamophobes.

    J’ai peur de certains musulmans ; je suis déjà pas mal heureux que d’autres musulmans pensent cinq fois par jour à l’existence d’un Créateur (même si je ne partage pas leur vision de sa nature) et que, pour appliquer sa parole réelle ou supposée ces musulmans pratiquent l’altruisme ; du moment qu’ils ne pratiquent pas la haine et encore plus le meurtre (qu’enseignerait le Coran aux dire de certains autres musulmans eux-mêmes) de ceux qui ne partagent pas leur foi.

  • permalien une bille :
    19 septembre 2009 @21h39   « »

    @Sylvain,

    "quelle islamophobie ?" demandez vous, et bien celles contre les arabes bien sûr, le arabes d’Arabie, d’Iran, de Palestine et d’Indonésie bien sûr.

    Vous n’espérez pas j’espère, qu’un crétin entre dans ce genre de finesse tout de même ? Ce serait à vous dégouter d’être raciste !

    Le racisme ne se caractérise pas par la qualité de sa victime, mais par les terreurs de son auteur. L’islamophobie, il n’y en a qu’une, c’est celle des islamophobes.

  • permalien Karim B., Montréal :
    19 septembre 2009 @21h54   « »

    L’Occidentalisation du monde est une des principale caractéristique de notre monde globalisé. Betrand Badie a écrit une excellent livre sur le sujet en 1992 "L’État importé".

    L’Occidentalisation du monde est le fruit de l’imposition agressive, violente et à des fins d’exploitations humaines et matérielles, d’un système profitant à une partie au dépend d’une autre.

    Est aussi le résultat de la volonté délibéré des élites des pays dominés d’acquérir les oeuvres et l’héritage scientifiques, techniques, et dans certains cas idéologiques, de l’Occident.

    En bref, l’occidentalisation du monde est un double processus : à la fois subie comme une force externe contraignante et volontairement importé, acquise et intégrée comme une richesse.

    Si l’occidentalisation du monde est dabord le fruit d’une violence inouie et sans précédent dans l’histoire de l’humanité, qu’elle est une histoire d’occasions râtées et gâchées comme lors de la rencontre entre hommes rouges et hommes blancs, l’occidentalisation a pour principal résultat pour nous contemporains, l’unification du monde, avec toutes les opportunités, difficultés et défis que cela comporte.

    Elle constitue ainsi des occasions et des opportunités de fécondations réciproques à l’heure actuel qu’il ne faut pas râter.

    Il ne s’agit pas de justifier les horreurs du passé par les opportunités du présent mais de faire le mieux avec ce qui se présente aux générations actuelles.

    Une des principale difficulté à faire avancer l’idée de fécondation réciproque est que tout d’abord la doxa en Europe et en Amérique du Nord ("l’Occident") n’accepte tout simplement pas certaines vérités qui contredisent les dogmes libéraux et positivistes suivants :

    1- l’Occident serait suivant Hegel, la civilisation humaine amenée à son point le plus parfectionnée ;

    2- l’Occident c’est la civilisation européenne et les Européens (libéraux capitalistes, marxistes et positivistes) ont le monopole de l’interprétation de ce qu’est l’Occident et comment doit avancer la marche de l’histoire humaine ;

    3- puisque l’Occident c’est le point le plus élevé de la pensée humaine, l’Occidental et sa mise en récit du monde a prépondérance sur toutes les autres compréhensions du monde et notamment sur les manières alternatives de voir le monde que peuvent entretenir Musulmans arabes, perses ou swahilis, Chinois confucéens, Indigènes d’Amériques, Indiens hindous, etc.

    4- le monopole interprétatif se porte même sur l’identité de l’Autre. Le seul discours acceptable sur l’Islam venant d’un Musulman est celui qui est conforme aux idées dominantes en Occident sur ce qu’est l’Islam. Ceci est valable aussi pour l’Afrique noire, l’Inde, etc.

    5- l’Occident et la civilisation européenne se seraient développées de manière insulaire sans apports venus de l’extérieur et si influence extérieure il y auraient eu, celles-ci seraient négligeables.

    /...

  • permalien adrien :
    19 septembre 2009 @22h12   « »

    Quand vos liens identitaires sont largement utilisés comme paillasson par le monde occidental en général qui s’essuie les pieds dessus sans la moindre vergogne, au bout d’un moment naturellement vous vient la furieuse envie de les assumer et de les montrer encore davantage, par rebellion et provocation.
    Plus vous resterez droit dans vos bottes, au garde-à-vous, à invoquer à tout bout de champ la devenue sacro-sainte laïcité (qui, au passage, ne s’applique à l’origine qu’à la représentation de l’état via l’institution scolaire, et non aux élèves)

    Sauf qu’ici on est en Occident, en France plus particulièrement, et de plus l’on parle de personnes qui sont toutes françaises : je ne vois pas ce que les liens identitaires ont à voir avec le voile. Il n’y a pas de ségrégation, c’est un interdit pour tout le monde à l’école, point barre. Si je veux m’habiller en soutane et bien on me refoulera aussi. De plus la constitution d’une identité n’est pas figée, elle est au contraire en constant mouvement, sinon elle ne peut avoir lieu : interrogez vous alors sur l’importance de la laïcité en France, demandez vous pourquoi, essayez, si ce n’est de l’approuver, du moins de le comprendre, ouvrez vous à l’histoire et au passé de ce pays.

    A propos de laïcité, vous vous fourvoyez également : la laïcité, c’est un principe de séparation entre les pouvoirs, politique et religieux. Cette distinction à toujours existé dans ce pays : au Moyen-Age par exemple, on parle de seigneurs "laïques" pour justement les différencier de la noblesse cléricale. C’est avec le renforcement constant du pouvoir temporel que cette séparation s’est accrue notamment au regard du Pape et de l’Eglise romaine (je pense à Louis XIV) même si le clergé jouissait de prérogatives politiques extrêmement fortes. C’est ensuite à partir de la Révolution (portée par les Lumières) qu’une première véritable césure apparaît, traversant bon an mal an le XIXe siècle au grès des différents épisodes révolutionnaires et de "restauration", et qui constitue l’héritage de la loi de 1905, portant cette séparation plus avant au sein du paysage social.

    Que le principe de laïcité soit l’un des socles de l’exercice du pouvoir en France est donc le fruit de l’histoire de ce pays, et non une simple déclaration d’intention. Il apparaît comme le "moins mauvais" des systèmes permettant à chacun de croire en ce qu’il veut. L’Eglise catholique, largement majoritaire pourtant, a du s’y plier, et souvent de très mauvaise grâce ; je ne vois pas pourquoi les autres religions n’en feraient pas autant : et non ce n’est pas de l’islamophobie. De toute façon certains ici se disent bien antisionistes, sans que l’on parle de judéophobie, ou d’antisémitisme : ils comprendront donc parfaitement que l’on puisse être contre l’islam politique sans être anti-musulman ou islamophobe.

  • permalien Ph. Arnaud :
    19 septembre 2009 @22h33   « »

    A La Vouivre

    Un terme comme islamophobe (même si cela vous déplaît), a une signification précise, fournie par son étymologie : celui (ou celle) qui déteste l’Islam, ou, plus largement, les musulmans. Je ne vois guère, d’ailleurs, comment distinguer le premier des seconds, car où l’Islam s’incarnerait-il ailleurs que dans les musulmans ?

    Des termes biscornus comme islamo gauchiste ou islamistophiles (??), en revanche, n’ont de sens que dans l’étroit milieu qui déteste à la fois les musulmans et les gauchistes, c’est-à-dire le tout-venant de l’extrême droite (si vous m’autorisez ce pléonasme). Or, ce milieu, aussi bien par son effectif que par son discrédit (lié à ses défaites, ses compromissions, ses turpitudes et ses mauvais choix), que par son insigne médiocrité intellectuelle, n’est plus en mesure (depuis 1944…) de décider ce qui est consacré de ce qui ne l’est pas.

    Un des signes de cette médiocrité est l’incapacité de distinguer le contraire du contradictoire, comme vous le faites à tout bout de champ. Le contraire du blanc est le noir ; le contradictoire du blanc est le non-blanc, c’est-à-dire l’infinie variété des couleurs. Le contraire de l’islamophobe (que vous êtes), c’est l’islamophile – et non islamistophile. Le contradictoire de l’islamophobe, c’est celui pour qui le danger vient de chez vous…

    Mais il n’est pas nécessaire, pour cela, d’être musulman, voire simplement favorable aux musulmans. Il suffit de remiser au clou son armure de croisade…

    Un autre signe de cette médiocrité est l’aveuglement délibéré, la volonté acharnée d’écarter tout ce qui infirmerait ses préjugés, comme l’atteste votre si révélatrice remarque : « pas besoin de lire votre bouquin pour le savoir »… Quel aveu ! Quelle tolérance ! Quelle ouverture intellectuelle…

  • permalien deMontigny :
    19 septembre 2009 @22h40   « »

    @ a la votre

    Ainsi : toute critique de l’intégrisme musulman (l’islamisme) est assimilé a du racisme anti-musulman ou anti-arabe

    Tiens tiens, il me semble avoir vu ce concept ailleurs ; serait-ce que quand on dénonce les crimes incontournables de cet état dit Juif qui est en fait le front armé de cet impérialisme anglo-saxon contagieux, que nous serions... quoi déjà... des anti-sémites ou quelque chose du genre. Semblable je dirais. Mais certainement pas à prendre au sérieux étant donné sa cible politiquement c...

  • permalien neo :
    19 septembre 2009 @23h13   « »

    Mr GRESH

    Sachez que votre article, fort pertinent et juste, arrive à point nommé.
    Après les propos racistes de M.HORTEFEUX, que ne le sont pas selon ses collèges du gouvernement, après les déclarations plus que douteuse de M.VALLS et des propos intolérable du préfet M. DELANGLADE, voila un article qui permet de recadrer tous ces « faits divers » dans une idéologie malsaine beaucoup plus vaste que le clivage traditionnel droite-gauche .
    Si je puis me permettre et afin de bien noter le rôle central des medias dans ce lynchage au quotidien, rappelons nous les quelques faits divers suivants :
    -  Affaire Jérôme Kerviel : un journal de droite avait affirmé que celui-ci avait un ami et néanmoins collègue musulman et que lors de la perquisition, un coran aurait été trouvé … ainsi cette perte d’argent colossale était peut être prémédité afin de déstabiliser le marché
    -  Lors du crash de l’airbus en provenance du brésil du mois de Juin 2009, l’Express avait affirmé que c’était un attentat car deux personnes avec des noms à consonances arabes étaient dans l’avion
    -  N’oublions pas non plus AZF, qui , du fait qu’une victime possédait deux caleçons l’un sur l’autre et pire encore d’origine magrébine , était selon certains également un attentat.
    -  L’affaire du Bagagiste de Roissy : Notre Maître Collard national, avait comme unique preuve de la culpabilité de ce bagagiste , la présence d’un coran à son domicile …. ;

  • permalien une bille :
    19 septembre 2009 @23h14   « »

    deMontigny : « Ainsi : toute critique de l’intégrisme musulman (l’islamisme) est assimilé a du racisme anti-musulman ou anti-arabe »

    d’où sortez vous cette ânerie ? de votre tête à vous ?

  • permalien Ph. Arnaud :
    19 septembre 2009 @23h17   « »

    A Nathan

    Si, comme vous le dites (et comme cela est vrai), les droits sont égaux pour tous en France, par exemple en ce qui concerne l’éducation, je ne vois pas en quoi le port de la burqa dans l’espace public ôte quoi que ce soit comme droits à la personne qui la porte. Où est-il écrit que la jouissance d’un droit est liée au port – ou à l’absence de port – d’un vêtement ?

    Une fois que vous avez fait ôter la burqa à une femme, de quels droits supplémentaires dispose-t-elle ? Est-elle plus libre de sortir ? Est-elle plus libre d’exercer un métier ? Est-elle plus libre de gérer le budget familial ? Est-elle plus libre de s’habiller comme elle le veut ? Est-elle plus libre de refuser des rapports sexuels ? Est-elle plus libre – si elle est jeune – d’entreprendre des études ? A toutes ces questions, des hommes qui étaient – et qui sont toujours - de bons Français « de souche » depuis Clovis, nullement souillés par l’Islam, ont répondu non.

    Occupez-vous donc de ces cas, de tous ces cas, qui représentent autant de violations de la liberté individuelle, quelle que soit la religion pratiquée dans les milieux où ils se présentent, et cessez d’infliger aux aux femmes musulmanes, qui ne vous demandent rien, des brimades qui n’ont d’autre finalité que de satisfaire votre intolérance !

    Si une femme veut s’habiller en burqa uniquement parce que ça vous emmerde (et, vu votre obsession, elle aurait mille fois raison !) qu’allez-vous inventer comme boniment pour décider à « sa » place, contre « sa » volonté, de ce qui est bon pour elle et de ce qui ne l’est pas ?

    L’alcoolisme cause, en France, 23 000 décès directs et 22 000 indirects (soit beaucoup plus que la burqa…). Comment vous justifiez-vous que le législateur s’occupe de conneries comme la burqa, qui ne dérangent que des fanatiques, au lieu de chercher à endiguer – ce qui est parfaitement possible – l’extension de ce fléau, notamment parmi les jeunes ?

  • permalien
    19 septembre 2009 @23h23   « »

    Et la kippa, alors ?

  • permalien un Franco-arabo-grec :
    19 septembre 2009 @23h59   « »

    vous faites honneur a la liberte de penser Mr GREISH,tant qu’on peut encore lire un tel article,je crois qu’il reste suffisamment de lumiere pour esperer un jour refaire naitre
    cette maxime "Liberte,Egalite,FRATERNITE" qui il n’ya pas si longtemps permetait a la FRANCE d’eclairer le monde.
    Merci encore pour votre courage dans cette epoque d’asservissement des esprits,c’est en vous lisant que je garde encore espoir dans notre pays dans cette periode si tenebreuse. A bientot je l’espere !

  • permalien Nathan :
    20 septembre 2009 @00h37   « »

    Je ne vois que des avantages à ce qu’une femme en burqa ôte cet accoutrement dégradant et humiliant. Elle ne ressemblera plus à une ombre ou un fantôme. Elle aura des relations humaines normales avec autrui, à visage découvert, entre quatre yeux. Elle sera humanisée aux yeux des autres. Elle sera mieux acceptée dans son quartier. Elle pourra plus facilement trouver un travail. Elle sera mieux intégrée socialement. Elle ne vivra plus comme une recluse de l’intérieur. Elle échappera un tout petit peu à cette chape religieuse féroce. Elle apprendra également que la société et la nation dont elle fait partie n’acceptent pas tout et n’importe quoi, un peu comme les enfants à qui il faut dire non ! Que la société et l’Etat se distinguent de la religion, que la loi française n’est pas la chari’a. Cela servira également d’exemple pour d’autres femmes qui seraient tentées par l’expérience. Voyez ce qui s’est passé à propos de l’interdiction du voile à l’école. Il y a eu des récriminations etd es manifestations. L’Etat a été ferme sur ce sujet, pas de voile à l’école, et tout est vite rentré dans le rang. Les familles ont compris que leur intérêt (et celui de leurs enfants) était de se soumettre à la loi.

    Bref, je ne vois que des avantages pour elle et pour la société. Bien sûr, je ne me fais pas d’illusions. Les femmes qui choisissent de porter le voile intégral ne sont pas très différentes de celles qui entrent dans une secte. C’est grosso-modo les mêmes mécanismes d’assujettissement qui sont à l’oeuvre. Mais qui sait ? Peut-être que ça les travaillera.

  • permalien qlq1 :
    20 septembre 2009 @00h41   « »

    Marie La sainte vierge ,et Mere Theresa (toute les deux etaient voilées !!) ;...
    quelle aurait été leur situation ds l’Europe d’aujourd’hui ..

    Bonne fin de ramadan et bonne fete de l’aid a tout les musulmans..

  • permalien Nathan :
    20 septembre 2009 @01h05   « »

    Je récuse bien sûr aussi le chantage pervers consistant à accuser les gens "d’intolérance" et "d’islamophobie" dès lors qu’ils ne sont pas d’accord avec certains aspects de l’islam. Cette présomption, cette suspicion d’islamophobie, parfois qualifiée "d’obsession" ne doit pas nous effrayer outre mesure. C’est un truc que des intolérants notoires (à l’égard des femmes, homosexuels, minorités diverses etc) utilisent pour nous culpabiliser, nous contraindre à baisser notre garde et accepter au nom de la tolérance qui ne vaut que pour nous et jamais pour eux, des coutumes rétrogrades comme celle du port de la burqa. Il suffit d’être ferme sur ses principes, de savoir qui on est d’où l’on vient pour les envoyer bouler au loin. La burqa ne passera pas !

  • permalien Yann :
    20 septembre 2009 @01h13   « »
    Est-ce cela, la leviérisation ? (question sérieuse, si si !)

    BDS
    bdsmovement.net/ ?q=node/554

    Veolia still intertwined with Israel’s occupation (Electronic Intifada)

    [Veolia toujours impliqué dans l’occupation israélienne]

  • permalien Afshin :
    20 septembre 2009 @01h30   « »

    C’est amusant de voir quelqu’un comme Nathan s’intéresser brutalement à une part de l’humanité, les femmes en l’occurence, l’humanisme sioniste a des ressources inexploitées, quand il s’agit de casser les Musulmans, ils s’intéressent aux femmes, par contre quand il s’agit de perpétrer leurs massacres barbares, ils se contre foutent de savoir qui sont sous leurs bombes, des femmes ou des enfants, peu leur importe...

    Tes mentors Nathan sont des assassins, laisse ton pseudo-humanisme au placard, les femmes n’ont pas besoin de te ton hypocrisie putride, laisse les vivre comme elles le souhaitent !

  • permalien saintyves :
    20 septembre 2009 @03h05   « »

    Le langage politiquement correct est il réellement appliqué dans les cas de critiques exacerbées contre l’Islam (Coran et pratiques religieuses) ou des musulmans, voire « islamophobie » à l’instar de la critique de la politique israélienne ou du sionisme ?

    Liste de citations islamophobes tolérées, chez les politiques et dans les medias français

  • permalien padremax :
    20 septembre 2009 @03h12   « »

    Merci pour ce texte. Sur la défense de l’idéologie libérale dans sa version culturelle par les intellectuels de gauche, je vous conseille la lecture de J.C Michéa "La double pensée. Retour sur la question libérale"

  • permalien deMontigny :
    20 septembre 2009 @06h42   « »

    Une Bille

    Désolé, mais il me semble que je ne fasse pas bon usage de la fonction citer un message. Le commentaire en question appartient au commentateur nommé à la votre (voir page précédente de la conversation) je commentais sa dissertation. Si vous en auriez la gentillesse, vous pourriez me faire une éducation quand à la bonne utilisation de cette fonction qui découragera dorénavant les malentendus de la sorte. Je suis heureux de savoir que vous pensez comme moi par rapport au commentaire en question. Il se peut par contre que vous changiez votre avis lorsque vous le remettrez dans le contexte de notre échange ainsi que de votre propre position.

    Au plaisir...

  • permalien deMontigny :
    20 septembre 2009 @06h59   « »

    Bon brassage Nathan,

    Réussiras-tu à bien remplir ta mission... tu sais bien laquelle ; provoquer. Il est presque certain que la meilleure approche pour faire accepter ton idéologie serait un échange impulsif et aveuglément émotif que tu sembles privilégier par rapport au ton analytique et objectif du blog de M. Gresh. Cette machination semble avoir bien marché pour effrayer les anglais ainsi que les droitistes ultra-libéraux européens qui fabriquent peu-à-peu la mentalité du nous contre eux. Le nous incluerait-il ton état... préféré - je pense que si !

  • permalien deMontigny :
    20 septembre 2009 @07h10   « »

    Nathan,

    Voilà bien là le deux poids, deux mesures qui refait surface... Pas le droit de coller une étiquette Islamophobe sur un impérialiste raciste, mais dès lors que le sujet est Israel et que la critique de ses crimes de guerre fantasmagoriques se font entendre, on sort notre arme de guerre - anti-sémite(s) !

    Bravo à toi et à à la votre !

  • permalien une bille :
    20 septembre 2009 @08h18   « »

    @deMontigny

    Pour faire une citation, il faut sélectionner votre texte cité et cliquer sur ce bouton

    amicalement.

  • permalien Tête d’épingle :
    20 septembre 2009 @09h11   « »

    Pendant ce temps, en Iran...

    TEHERAN, 18 septembre (Xinhua) — Les dirigeants de l’opposition iranienne ont été forcés vendredi à quitter un rassemblement organisé en solidarité avec les Palestiniens à Téhéran, par une foule en colère, a rapporté l’agence de presse officielle iranienne Irna.

    Les dirigeants de l’opposition réformiste : Mir Hossein Mousavi, Mohammad Khatami et Mehdi Karoubi, ont été accueillis par les manfestants en colère lorsqu’ils sont arrivés à la manifestation organisée dans la capitale iranienne en solidarité avec les Palestiniens.

    Selon Irna, Khatami a été forcé à quitter les lieux lorsque les manifestant criaient "Mort à Moussavi l’hyprocrite" en le voyant, tandis que l’apparition de Karoubi a soulevé également la protestation des manifestants.

    Moussavi a été aussi forcé à quitter les lieux quant les manifestants se sont jetés sur sa voiture à son arrivée à la manifestation à environ 12H00 heures locales (07H30 GMT).

    Des milliers de partisans de l’opposition sont descendus vendredi dans les rues pour protester contre la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad, a déclaré un témoin à l’agence Chine Nouvelle.

    "Ils ont crié "Mort au dictateur". La police anti-émeute les ont empêché de se rendre dans les lieux se déroulaient le rassemblement officiel en solidarité avec les Palestiniens, a affirmé le témoin.

    Selon un autre témoin, la police anti-émeute a battu avec matraque les partisans de l’opposition et arrêté plusieurs d’entre eux.

    Selon la chaîne de télévision en anglais Press TV, des millions d’Iraniens sont descendus vendredi les rues dans plusieurs villes du pays à l’occasion de la Journée annuelle de Qods (Jérusalem), décrétée il y a 30 ans par l’imam Khomeiny, fondateur de la République islamique, pour soutenir les Palestiniens.

    Il s’agit de la première manifestation de l’opposition iranienne depuis près de deux mois et demi.

    Xinhuanet

    Il vaut toujours mieux lire la presse plutôt que se fier aux déclarations d’un Nathan ou pire, d’un Afshin.

  • permalien Sylvain :
    20 septembre 2009 @09h55   « »
    Quelle islamophobie (suite) ?

    C’est à M.Gresh qui ne nuance pas toujours, que je posais la question.

    Il est sain et intelligent d’être islamophobe, MAIS vis à vis uniquement de certains soi-disant pratiquants d’un islam qui utilise le Coran pour justifier des actes inadmissibles

    Par contre, quitte à ce que malheureusement ça atteigne quelques enfants (à cause souvent du fanatisme de leurs parents), tirez sans précision sur, par exemple, l’ancien village arabe rasé de Najd (Sdérot) c’est de la résistance "artisanale" à l’occupant surarmés. Même si, parfois, le tireur et ses "commanditaires" (pas forcément du Hamas, et encore moins du gouvernement du Hamas) sont malheureusement des fanatiques d’un pseudo-islam.

    Il y a des Gazaouis qui sont plus ou moins amis avec des "Sdérotiens". Et peut-être que certains de ces derniers sont prisonniers de leur ville pour des questions financières.

    Il y aurait de plus en plus de citoyens "juifs" initialement trompés qui seraient prisonniers, faute d’argent, de l’entité sioniste.

    Ras le bol qu’on attribue TOUT à TOUS les membres du Hamas et a fortiori à TOUS les Gazaouis qui seraient TOUS des terroristes islamistes fanatiques.

    Tout comme le Fatah, le Hamas n’est pas homogène. Et il n’y a pas que lui qui résiste.

    PS. Chic alors. Notre petit soldat de la Hasbarah ne va pas me répondre parce que j’ai on ne peut plus naturellement et à raison et juridiquement parlant utilisé "entité sioniste"

    Mais ne me remerciez surtout pas. Utilisez le truc qu’il nous a lui-même donné

  • permalien Ph. Arnaud :
    20 septembre 2009 @10h43   « »

    A Nathan

    Vous dites : « Je ne vois que des avantages à ce qu’une femme en burqa ôte cet accoutrement […] Elle apprendra également que la société et la nation dont elle fait partie n’acceptent pas tout et n’importe quoi, un peu comme les enfants à qui il faut dire non ! »

    Faux. Votre histoire ressemble à celle de l’enfant à qui on demande : « Il y a dix pigeons sur une branche. Je les vise et en tue trois, combien en reste-t-il ? » et qui répond : « Zéro, les autres ont fichu le camp ! ». Si vous imposez le dévoilement aux femmes en burqa, elles se claquemureront chez elles, et ce sera pire, parce que vous n’y pourrez rien…

    Personnellement, je connais plein de femmes, tout à fait Françaises, mariées à des hommes tout aussi Français, qui n’ont pu rentrer chez elles après 19 h que lorsque leur compagnon (et tyran domestique) eut passé l’arme à gauche, car il leur fallait préparer la soupe pour que leur maître et seigneur s’installe à 20 h pétantes devant son journal télévisé…

    Personnellement aussi, si j’étais une femme à qui vous imposiez cette humiliation, et que je sois contrainte de sortir, j’opposerais un silence glacial à toutes les tentatives de contact de la société environnante, comme le font les deux Français du « Silence de la mer », de Vercors, à l’égard de l’officier allemand qu’ils sont obligés d’héberger.

    Votre brimade (car c’en est une) n’aura pour résultat que de durcir encore plus l’hostilité des intéressées à votre égard. Il y a mille façons de respecter la lettre d’une loi, en en détournant l’esprit…

  • permalien une bille :
    20 septembre 2009 @11h26   « »

    Sylvain : “Il est sain et intelligent d’être islamophobe, MAIS vis à vis uniquement de certains soi-disant pratiquants d’un islam qui utilise le Coran pour justifier des actes inadmissibles.”

    Ce qui vaut pour l’islam, bien sûr vaut pour tout Sylvain. Ainsi être antisémite MAIS uniquement vis à vis des juifs qui ne nous plaisent pas, est sain et intelligent ; être raciste vis à vis des êtres humains MAIS seulement ceux qui ont une bobine qui ne vous revient pas est sain et intelligent ; et être en désaccord avec TOUS les idiots malsains, est sain et intelligent.

  • permalien Shiv7 :
    20 septembre 2009 @11h46   « »

    @ Nathan :
    19 septembre @20h29 «  »

    Par contre, dans le pays de burqa, chez les talibans, les fillettes sont privées d’une instruction digne de ce nom tout simplement parce qu’on les a réduites à n’être que des merdes ou si vous préférez, des usines à fabriquer des enfants.

    C’est intéressant votre vision de la maternité, surtout pour un défenseur de la femme..

  • permalien Nathan :
    20 septembre 2009 @12h04   « »

    @ de Montigny. Aussi curieux que ça le paraisse, je suis d’accord avec vous. L’accusation d’antisémitisme que certains sionistes brandissent à l’égard de ceux qui critiquent (à juste titre) la politique israélienne est un mécanisme identique à l’accusation d’islamophobie que certains jettent à la tête de ceux qui critiquent certaines dérives de l’islam. C’est du même tonneau. Bien sûr il y a aussi d’authentiques antisémites qui se cachent derrière un antisionisme de façade comme il existe aussi de vrais racistes anti-arabes.

    @ Philippe Arnaud. Que l’interdiction de porter la burqa dans l’espace public amène ces femmes à se claquemurer chez elle, eh bien tant pis pour elles, c’est un choix qu’elles font ou plutôt, c’est le choix que leur seigneur et mari assisté de l’imam radical du coin font pour elles. Dans une société libérale et ouverte, les gens sont responsables de leurs décisions et des conséquences que cela entraîne. Au demeurant, vous auriez pu m’opposer le même argument pour le foulard à l’école, à savoir que l’interdiction du port du voile allait léser ces filles. On l’a d’ailleurs abondamment entendu à l’époque. Et que s’est-il passé ? Rien. Ces filles vont à l’école comme tout le monde, elles ôtent leur voile, elles le remettent à la sortie des classes et le ciel ne leur est pas tombé sur la tête.

  • permalien Nathan :
    20 septembre 2009 @12h16   « »

    Par ailleurs, je suis surpris qu’un homme de gauche comme Alain Gresh, qui fustige "l’islamophobie" en France, ne mentionne pour ainsi dire jamais les intellectuels, hommes et femmes pour la plupart progressistes, qui luttent dans les pays musulmans pour la reconnaissance d’un certain nombre de droits démocratiques. On n’entend jamais parler d’eux ici, sur un blog prétendument de "gauche". Au fait, pourquoi cet étrange silence ?

  • permalien Zulfikar :
    20 septembre 2009 @13h49   « »
    Quelques réflexions sur l’Islamophobie (1/3)

    Bonjour à tous,

    Face aux réactions souvent passionnées des contributeurs, j’ai lu récemment un beau texte du philosophe Alain Badiou, qui, je crois, fait une analyse remarquable sur la question du foulard, de la laïcité et ce que ce discours cache réellement :

    Extraits de Circonstances,2 . Irak, foulard, Allemagne/France Editions Léo Scheer, novembre 2008.

    1.D’aimables républicaines et républicains arguèrent un jour qu’il faillait une loi pour interdire tout foulard sur les cheveux des filles. A l’école d’abord, ailleurs ensuite, partout si possible. Que dis-je une loi ? Une Loi ! Le président de la République était un politicien aussi limité qu’insubmersible. Totalitairement, élu par 82% des électeurs, dont tous les socialistes […] il opina une loi du bonnet : une loi, oui une Loi, contre le petit millier de jeunes filles qui mettent le susdit foulard sur les cheveux. Les pelées, les galeuses ! Des musulmanes, en plus ! C’est ainsi qu’une fois de plus, dans la lignée de la capitulation de Sedan, de Pétain, de la guerre d’Algérie, des fourberies de Mitterrand, des lois scélérates contre les ouvriers sans papiers, la France étonna le monde. Après les tragédies, la farce.

    2.Oui, la France a enfin trouvé un problème à sa mesure : le foulard sur la tête de quelques filles. On peut le dire, la décadence de ce pays est stoppée. […]

    3. A cause grandiose, arguments de type nouveau. Par exemple : le foulard doit être proscrit, de ce qu’il fait signe du pouvoir des mâles (le père, le grand frère) sur ces jeunes filles ou femmes. On exclura donc celles qui s’obstinent à le porter. En somme : ces filles ou femmes sont opprimées. Donc elles seront punies. Un peu comme si on disait : « Cette femme a été violée, qu’on l’emprisonne. » Le foulard est si important qu’il mérite une logique aux axiomes renouvelés.

    4. Ou au contraire : ce sont elles qui veulent librement le porter, ce maudit foulard, les rebelles, les coquines ! Donc, elles seront punies. Attendez : ce n’est pas le signe d’une oppression par les mâles ? Le père et le grand frère n’y sont pour rien ? D’où vient qu’il faut l’interdire, alors, ce foulard ? C’est qu’il est ostentatoirement religieux. Ces coquines ostentent leur croyance. Au piquet, na !

    5. Ou c’est le père et le grand frère, et féministement le foulard doit être arraché. Ou c’est la fille elle-même selon sa croyance, et laïcisement il doit être arraché. Il n’y a pas de bon foulard. Tête nue ! partout ! […]

  • permalien Zulfikar :
    20 septembre 2009 @13h49   « »
    Quelques réflexions sur l’Islamophobie (2/3)

    7. Notez bien que le père et le grand frère de la fille au foulard ne sont pas de simples comparses parentaux. On l’insinue souvent, parfois on le déclare : le père est un ouvrier abruti, un pauvre type directement « venu du bled » et commis aux chaînes de Renault. Un archaïque. Mais stupide. Le grand frère deale le shit. Un moderne. Mais corrompu. Banlieues partibulaires. Classes dangereuses.

    8. La religion musulmane ajoute aux tares des autres religions celle-ci, gravissime : elle est, dans ce pays, la religion des pauvres. […]

    11. J’ai connu l’époque où une femme qui défaisait ses cheveux (ah ! douce chute impalpable sur les épaules !) faisait ainsi connaître son consentement amoureux. Était-ce un affront à la laïcité ? Un emprisonnement de la féminité. Peut-être, peut-être…

    12. Imaginons le proviseur d’un lycée, suivi d’une escouade d’inspecteurs armés de centimètres, de ciseaux, de livres de jurisprudence : on va vérifier aux portes de l’établissement si les foulards, kippas et autres couvre-chefs sont « ostentatoires ». […]

    13. La laïcité. Un principe inoxydable ! Le lycée d’il y a trois ou quatre décennies : interdiction de mélanger les sexes dans la même classe, pantalon décommandé aux filles, catéchisme aumôniers. La communion solennelle, avec les gars en brassard blanc et les mignonnes sous le voile de tulle. Un vrai voile, lui, pas un foulard. Et vous voudriez que je tienne pour criminel ce foulard ? Ce signe d’un décalage, d’un remuement, d’un enchevêtrement temporel.[…]

    14. Au demeurant, n’est-ce pas la vraie religion massive, celle du commerce ? Auprès de laquelle les musulmans convaincus font figure de minorité ascétique ? N’est-ce pas le signe ostentatoire de cette religion dégradante, que ce que nous pouvons lire sur les pantalons, les baskets, les tee-shirts : Nike, Chevignon, Lacoste…N’est-il pas plus mesquin encore d’être à l’école la femme-sandwich d’un trust que la fidèle d’un Dieu ? […]

    15. Eh quoi ! L’obligation, c’est qu’elles aillent nues ? La cuisse impérativement découverte ? Itou le téton ? Le nombril clouté légalement à l’air. Dans la piscine d’une ville de province, certaines heures étaient réservées aux femmes. D’où baignades et rires de dames pieuses ordinairement calfeutrées. Le maire y a mis le holà, avec cet argument fort :  »Le corps des femmes ne doit pas être dérobé aux regards . » . Et comment donc ! Toutes à poil ! Et que ça saute !

  • permalien Zulfikar :
    20 septembre 2009 @13h49   « »
    Quelques réflexions sur l’Islamophobie (3/3)

    16. […] Il y a peu dans nos campagnes, encore de nos jours en Sicile et ailleurs, les veuves portent fichus noirs, bas sombres, mantilles. Il n’y a pas besoin pour cela d’être la veuve d’un terroriste islamique.
    […]
    18. On est passé du mot d’ordre féministe « mon corps est à moi » au mot d’ordre prostitutionnel « mon corps est à tous ». […]

    19. Curieuse, la rage réservée par tant de dames féministes (dans Elle, par exemple) aux quelques filles à foulard, au point de supplier le pauvre président Chirac, le soviétique aux 82% de sévir au nom de la Loi, alors que le corps féminin prostitué est partout, la pornographie la plus humiliante universellement vendue, les conseils d’exposition sexuelles des corps prodigués à longueur de page dans les magazines pour adolescentes.

    20. Une seule explication : une fille doit montrer ce qu’elle a à vendre. Elle doit exposer sa marchandise. Elle doit indiquer que désormais la circulation des femmes obéit au modèle généralisé, et non pas à l’échange restreint. Foin des pères et grands frères barbus ! Vive le marché planétaire ! Le modèle, c’est le top model. .
    […]

    23. On soutiendra ceci, qui est assez curieux : la loi sur le foulard est une loi capitaliste pure. Elle ordonne que la féminité soit exposée. Autrement dit, que la circulation sous paradigme marchand du corps féminin soit obligatoire. Elle interdit en la matière – et chez les adolescentes, plaque sensible de l’univers subjectif entier – toute réserve.
    […]

    29. […] Dans ces conditions, la laïcité, qui se prétend au service des savoirs, n’est qu’une règle scolaire de respect de la concurrence, de dressage aux normes « occidentales » et d’hostilité à toute conviction. C’est l’école du consommateur cool, du commerce soft, du libre propriétaire et du votant désabusé. […]

    43. En vérité, la loi foulardière n’exprime qu’une chose : la peur. Les Occidentaux en général, les Français en particulier, ne sont plus qu’un tas frissonnant de peureux. De quoi ont-ils peur ? Des barbares, comme toujours. Ceux de l’intérieur, les « jeunes de banlieues » ; ceux de l’extérieur, les « terroristes islamistes ». Pourquoi ont-ils peur ? Parce qu’ils sont coupables, mais se disent innocents. Coupables d’avoir, à partir des années quatre-vingt, renié et tenté d’anéantir toute politique d’émancipation , toute raison révolutionnaire, toute affirmation vraie d’autre chose que ce qu’il y a. Coupables de se cramponner à leurs misérables privilèges. Coupables de n’être plus que de vieux enfants qui jouent avec ce qu’ils achètent. Eh oui, « dans une longue enfance on les a fait vieillir ». Aussi ont-ils peur de tout ce qui est un peu moins vieux qu’eux. Par exemple une demoiselle entêtée.

  • permalien Ph. Arnaud :
    20 septembre 2009 @14h05   « »

    A Nathan

    En amenant les femmes à se claquemurer chez elles (pour n’importe quelle raison), vous aboutissez à la situation inverse de celle que vous prétendez établir. Sauf, évidemment, si vous n’avez en vue que la brimade…

    Je conçois que, dans un lieu clos ou pour des contacts professionnels ou sociaux, on demande aux individus de se dévoiler (encore qu’on puisse en discuter les modalités), mais je ne vois pas pourquoi on interdirait une telle tenue sur la voie publique. Et je vous défie d’établir quelque lien logique que ce soit entre, d’une part, le dévoilement, et, d’autre part, les « libertés » que vous prétendez imposer contre le gré des intéressées…

    Si moi, femme musulmane exerçant un métier, vêtue de façon indifférenciée pendant le temps de travail, je décide de porter la burqa lors du trajet domicile-travail, quel argument m’opposerez-vous ? Quel boniment trouverez-vous pour m’imposer vos vues totalitaires ?

  • permalien La Vouivre :
    20 septembre 2009 @14h30   « »

    @ Arnaud

    "Personnellement aussi, si j’étais une femme à qui vous imposiez cette humiliation, et que je sois contrainte de sortir, j’opposerais un silence glacial à toutes les tentatives de contact de la société environnante, comme le font les deux Français du « Silence de la mer », de Vercors, à l’égard de l’officier allemand qu’ils sont obligés d’héberger."

    Oui mais vous n’etes pas une femme ! Et c’est exactement le contraire qui se produit : personne n’adresse la parole, tout le monde s’écarte d’une femme en niqab ! C’est le meilleur moyen pour faire le vide autour de soi (et je connais quelqu’un qui en a fait l’expérience, qui s’est "déguisée", pour voir les réactions suscitées, un jour de marché).

    Pas seulement aux -rares- niqabs d’ailleurs. C’est généralement la réaction que suscitent les porteuses de foulard. La plupart des femmes avec lesquelles j’en ai parlé disent ne pas leur parler, s’en éloigner, éviter de s’asseoir à côté dans les transports en commun, s’installer systématiquement le plus loin possible dans les jardins publics où elles amènent leurs enfants, et ainsi de suite.

  • permalien Nathan :
    20 septembre 2009 @14h45   « »

    Ce texte de Badiou est un sublime poème. Tout ce fatras est à décortiquer, point par point. Je ne retiendrai pour l’instant que sa dernière phrase : "Aussi ont-ils peur de tout ce qui est un peu moins vieux qu’eux. Par exemple une demoiselle entêtée.".

    Il va de soi qu’une illuminée enfermée dans une cage ambulante, obéissant machinalement aux injonctions d’un imam radical, lui-même prenant au ras des pâquerettes un texte vieux de quatorze siècles, constitue une image saisissante de la jeunesse.

  • permalien Ph. Arnaud :
    20 septembre 2009 @15h28   « »

    A La Vouivre

    Vous avez compris exactement le contraire de ce que j’ai voulu dire ! Je vous mets donc les points sur les « i » : à supposer que, femme voilée, on m’oblige à me dévoiler, j’obéis bien entendu à la loi (c’est-à-dire que j’en respecte la lettre) mais, tout en ayant le visage découvert, et même – pourquoi pas ? – les cheveux, j’oppose un refus total à toutes vos tentatives de relation.

    C’est-à-dire que je détourne l’esprit de cette loi, puisque cet esprit est, précisément, de favoriser les contacts que, dans votre idée, la burqa interdit. Par exemple, vous me dites bonjour, je ne vous réponds pas, vous me tenez la porte, je passe par une autre porte, vous vous levez pour me céder votre place dans un transport en commun, je regarde ailleurs ; vous proposez, comme mère d’élève, que mon fils aille à l’anniversaire du vôtre, je vous tourne le dos… Comprenez-vous ou dois-je vous faire un dessin ?

    Je ferai à votre égard ce que faisaient les Hongrois (et autres peuples de l’Est), à l’époque communiste, à l’égard des Soviétiques. Dans toutes les écoles, l’apprentissage du russe était obligatoire, donc tout le monde était censé comprendre cette langue. Mais il se passait ceci, que relataient souvent les Occidentaux : un Français (par exemple), arrivant à Budapest, souhaitait voir le Danube et demandait (en russe) à un passant dans quelle direction se trouvait le fleuve, puis il marchait dans cette direction. Au bout d’une demi-heure, n’ayant rien trouvé, il redemandait son chemin à un autre passant, cette fois-ci en hongrois. Et ce deuxième passant lui indiquait alors la direction diamétralement opposée…

    Si vous m’imposez quelque chose par la contrainte, je cèderai. Mais je cèderai de telle façon que cela vous revienne à la figure comme un sandow. Et, à ce jeu-là, vous aurez beau faire, j’aurai toujours un coup d’avance sur vous…

  • permalien Zulfikar :
    20 septembre 2009 @16h05   « »

    Il va de soi qu’une illuminée enfermée dans une cage ambulante, obéissant machinalement aux injonctions d’un imam radical, lui-même prenant au ras des pâquerettes un texte vieux de quatorze siècles, constitue une image saisissante de la jeunesse.

    Eh bien, prenez-vous en à l’imam radical !

  • permalien Ph. Arnaud :
    20 septembre 2009 @16h16   « »

    A Nathan

    Sans vous en rendre compte, vous témoignez, à l’égard de la burqa, du même esprit foireux qui a toujours animé les colonialistes de tout poil depuis leurs premières prédations du XVIe siècle.

    Par exemple, les conquistadors ont découvert que les Aztèques procédaient à des sacrifices humains. Quelle horreur ! Pour leur apprendre la civilisation, on les a expédiés dans les mines et les plantations. Comme ça, au lieu de crever par poignées dans les sacrifices humains, ils ont crevé par centaines de milliers au travail forcé…

    Lorsque les coloniaux français ont mis la main sur ce qui allait devenir l’A.E.F. (Afrique Equatoriale Française), ils y ont découvert des traces de cannibalisme. Ils ont éradiqué cette abomination, et, quelques années plus tard, ont expédié les Nègres anthropophages dans les tranchées de Verdun se faire réduire en bouillie par les mortiers Skoda de 350 mm de l’armée allemande…

    Pour apprendre aux Afghans à se défaire de cette coutume barbare qu’est la burqa, on leur a concocté une pédagogie à base de tapis de bombes de B-52, de napalm et d’explosifs à sous-munitions, avec éclats de billes en plastique dur (pour échapper à la radiographie)…

    Quand les premiers explorateurs ont découvert les indigènes d’Amazonie, d’Afrique ou d’Australie, ils ont été scandalisés par leur impudicité : comment, même pas un soutien-gorge ! Comment, même pas un étui pénien ! Is osent montrer leurs parties honteuses ! Comme ça ? Sans vergogne ? Moyennant quoi, on a mis une culotte à ces macaques, on les a sortis de leur brousse et on les a clocardisés dans des bidonvilles. Là, ils ont crevé d’alcoolisme (comme les Aborigènes d’Australie), mais, au moins, ils ont crevé habillés…

    C’est toujours la même rengaine. Vous – vos prédécesseurs, vos congénères et vos émules - ne savez pas quoi inventer pour emmerder le monde : une fois c’est parce qu’ils sont à poil, l’autre fois trop habillés, une fois parce qu’ils forniquent sans se cacher, l’autre fois parce qu’ils n’adorent pas le « vrai » Dieu, une fois parce qu’ils se bouffent entre eux, une autre fois parce que leurs bonnes femmes ne vont pas au taf… Vous ne pourriez pas changer de disque ?

  • permalien adrien :
    20 septembre 2009 @16h32   « »

    @ Ph Arnaud,

    J’entends bien vos arguments, mais les deux comparaisons que vous effectuez (avec Le silence de la mer de Vercors, et la Hongrie occupée par les soviétiques) posent problème. Dans ces deux cas, vous comparez les femmes voilées intégralement comme des "occupées" et des "résistantes", à l’image des deux héros du roman de Vercors (dans la France occupée par les Nazis) ou des Hongrois occupés par les Soviétiques. Contre ces occupants, leur choix n’est autre que le mutisme et la résistance passive, hôtes forcés d’un ennemi qui essaye d’imposer sa langue (Hongrie), ou son contact (Vercors).

    Est-ce à dire que vous posez les porteuses de voile intégral comme des "occupées", et donc ceux qui dénoncent ces postures comme des occupants ou pire, des envahisseurs (puisque intrinsèquement comparés aux Nazis ou aux Soviétiques) ? J’habite dans un quartier où je vois - rarement mais régulièrement - des femmes voilées intégralement, et je considère, à titre personnel, que cela n’est pas un signe patent d’ouverture à l’autre : suis-je alors, selon vous, un envahisseur, un occupant ? Et dois-je être traité comme tel, puisque étant blanc et certainement du côté de "ceux qui sont contre" ? A un préjugé, vous en opposez un autre : c’est justement parce que l’on justifie le port du voile intégral par de tels arguments que j’y suis opposé.

  • permalien adrien :
    20 septembre 2009 @16h34   « »

    Petite erreur de manipulation, je voulais bien entendu écrire Le silence de la mer de Vercors (et non pas Le silence de la mer de Vercors).

  • permalien adrien :
    20 septembre 2009 @16h46   « »

    @ Ph Arnaud (2)

    C’est aussi pour cette raison que je suis opposé à l’intervention en Afghanistan, et à l’argument de la nécessité de "donner" aux Afghans la démocratie et de "lutter contre l’obscurantisme religieux". Les Afghans font ce qu’ils veulent chez eux, nous n’avons pas de leçon à leur donner. Dans ce cas, nous pouvons parler d’occupants occidentaux et d’occupés afghans, même si cela est plus compliqué que cela.

    Mais si cela est vrai en Afghanistan, cela est donc vrai en France. Si la majorité se prononce contre le port d’un vêtement jugé non conforme à la définition que ce pays se fait du "vivre ensemble" (qui peut-être contestable, comme peut l’être par exemple certaines pratiques en Afghanistan, comme la peine de mort), on se doit aussi de l’accepter, si l’on est décidé à y vivre. C’est pourquoi on pourrait organiser une consultation nationale sur le voile intégral, et comme cela on serait fixé.

  • permalien adrien :
    20 septembre 2009 @16h49   « »

    Totalitairement, élu par 82% des électeurs, dont tous les socialistes

    Il me fait marrer Badiou, il avait cas voter Jospin au lieu de donner des leçons de démocratie. Il préférait peut-être que Le Pen face un meilleur score ? Il vote pour qui déjà Badiou ? Ah oui Besançenot, un vrai démocrate...

  • permalien Nathan :
    20 septembre 2009 @16h50   « »

    Zulficar, je suis d’accord avec vous. Il faut coincer le dealer plutôt que de s’en prendre aux drogués. Une bonne solution consisterait à faire pression sur l’imam radical pour qu’il persuade ses fidèles de porter un vêtement plus conforme au "vivre ensemble" et s’il refuse de coopérer, de le virer du pays.

    Philippe Arnaud, votre tentative de me rappeler mon affreux passé de colonialiste et d’esclavagiste (ce qui étant donné mes origines et mon histoire, me fait plutôt rire), ne marche pas. C’est un chantage intellectuel dans lequel vous et vos congénères êtes passés maîtres. Nous n’allons pas céder à tous vos caprices pour expier nos pêchés. En France, la burqa, vêtement d’un autre monde et d’un autre âge, n’a pas sa place, un point c’est tout.

  • permalien Zulfikar :
    20 septembre 2009 @17h18   « »

    Zulficar, je suis d’accord avec vous. Il faut coincer le dealer plutôt que de s’en prendre aux drogués. Une bonne solution consisterait à faire pression sur l’imam radical pour qu’il persuade ses fidèles de porter un vêtement plus conforme au "vivre ensemble" et s’il refuse de coopérer, de le virer du pays.

    .

    Et si l’imam radical est de nationalité française...Comment allez-vous faire ? Vous avez ouvert la boîte de Pandore...Il faut une loi ! Encore une autre etc. qui sera restrective.

    Ça doit heurter votre "fibre libérale"...

    Mais bon, je ne vais pas m’éterniser et j’attends que vous nous décortiquiez "point par point " le texte de Badiou. Prenez votre temps.

    A bientôt.

    PS : Chaleureuses salutations à mes "frères d’armes" : Philippe Arnaud, K. et saintyves (Jazakoullahkhayran) et aux autres contributeurs, bien entendu.

  • permalien une bille :
    20 septembre 2009 @17h20   « »

    Qu’est-ce qui est le plus contraignant ?

    - Obliger une femme qui ne veut pas de porter la burqa à la porter.
    - Obliger une femme qui veut porter la burqa à l’enlever.

    On voit bien là que les démocrates légiférants et les islamo-fascistes appartiennent à la même culture (celle des s’tireurs sur la nouille).

  • permalien Jeff :
    20 septembre 2009 @18h08   « »

    Le sujet de l’interdiction du port du voile en France est des plus sensibles, voyez comme il ne cesse de diviser même les plus progressistes.

    Pour qui fréquente des pays multiconfessionnels où l’identité communautaire ne pose généralement pas de soucis d’affichage (ex : Angleterre, Turquie, Syrie, Liban), le port du voile en France ne peut paraître choquant. D’autant que dans la majorité des cas en France, à ce que je sache, les femmes voilées ne sont pas coupés du monde, ont des ami(e) ou collègues non pratiquants et non voilées, sont ouvertes à la discussion et ne font pas de prosélytisme.

    J’ai parfois l’impression qu’une partie de ceux qui rejettent le port du voile et veulent l’interdire sur la place publique, quand ils ne sont pas tout bonnement racistes, s’en prennent indirectement au fait que des personnes puissent professer de manière ostentatoire leur croyance religieuse. En brandissant l’argument de la laïcité, ces beaux esprits semblent détenir leur bon droit face à ce qu’il leur apparaît comme une attitude "infantile". Derrière l’expression bien connue "la religion est l’opium du peuple", il est facile de considérer tout croyant (surtout s’il appartient à une religion aussi chargée négativement dans le monde occidental que l’Islam) comme quelqu’un d’un peu faible d’esprit, non encore libéré par l’esprit des Lumières et qui doit, s’il veut "s’intégrer dans la République", abandonner ces "superstitions" chez lui avant de sortir.

    Pour dire vite, ces personnes qui se disent contre le port du voile ne sont pas racistes dans le sens où elles seraient xénophobes - ou ici arabophobes - mais, comme souvent chez les anticléricaux, elles font preuve tout de même d’une bonne dose de condescendance et de mépris de l’Autre.

    Dans le même temps, la distinction entre le voile et la burqa (ou niqab) me paraît très importante à faire quand on aborde ce sujet. Le voile ne cache que les cheveux et ne vous empêche pas de partager avec l’autre tous les registres de la communication visuelle et une grande partie du langage corporel. Il en est tout autrement avec la burqa, et c’est ce qui peut véritablement poser des difficultés pour le législateur.

  • permalien Nathan :
    20 septembre 2009 @18h32   « »

    Zulficar, je comprends votre louable souci de ne pas en rajouter avec une énième loi punitive mais imaginez un peu le sort d’une femme qui se promenèrait légèrement vêtue dans le pays de la burqa. Ça serait plus expéditif. Il est fort probable qu’on se passerait d’une séance législative nocturne et qu’on la décapiterait après l’avoir enterrée jusqu’au cou.

    A propos, vous connaissez sans doute l’anecdote racontée par Christiane Amanpour de CNN. Alors qu’elle faisait un reportage en Afghanistan, elle aperçut une femme en burqa marchant quelques mètres devant son mari. Constatant avec satisfaction l’amélioration de la condition des femmes en Afghanistan, elle s’approcha de la femme pour la féliciter de marcher devant son mari, pas vingt mètres derrière. Elle lui répondit que si elle marchait devant, c’était à cause des mines anti-personnel.

  • permalien Ph. Arnaud :
    20 septembre 2009 @18h52   « »

    A Adrien

    Vos arguments en faveur de l’interdiction de la burqa (en France, s’entend) ne sont toujours pas recevables : pour vous, la burqa symbolise le refus de « vivre ensemble ». Mais vivre ensemble signifie-t-il adresser la parole aux gens ? Où est-il écrit, dans la loi, que l’on doive entretenir quelque rapport que ce soit avec le reste de ses concitoyens, et, à plus forte raison, un rapport aimable – ne serait-ce que de dire bonjour - en dehors des cas où cela est strictement indispensable ou bien lorsque cette absence de parole est réprimée par la loi (non-assistance à personne en danger, par exemple) ?

    Où est-il écrit que l’on doive s’inviter, participer à des fêtes de quartier, à des manifestations communes (sportives, nationales ou autres) ? En quoi son absence à ces manifestations constitue-t-elle un trouble à l’ordre public ? L’ordre public requiert que je ne commette ni délit ni crimes, que je paye mes impôts, et que ce qui est en ma possession (biens immobiliers, appareils divers, systèmes d’adduction aux réseaux d’énergie, d’eau, de télécommunications, systèmes d’évacuation, animaux, etc.) ne cause aucun préjudice ou trouble au voisinage.

    L’ordre public, en revanche, ne requiert nullement que je vous adresse la parole, y compris si nous restons 50 ans voisins de palier (et, pour ma part, je n’ai appris l’existence de voisins que lorsqu’ils déménageaient, parfois au bout de 10 ans de cohabitation, aussi bien en raison de leur indifférence à mon égard que de la mienne au leur). Où est-il écrit que l’on soit tenu, en l’absence des voisins, d’arroser leurs plantes ou de relever leur courrier, même s’ils nous en formulent la demande ? Où est-il écrit que l’on doive répondre à leurs vœux de nouvel an ?

    Evidemment, il n’est pas pensable de ne pas adresser la parole aux gens dans le cadre professionnel ou lors des divers échanges de la vie courante (commerce, administration). Mais rien ne nous oblige à aller au-delà. Rien ne nous oblige, au travail, à sortir du cadre strcitement professionnel. Personnellement, je n’ai jamais invité chez moi l’écrasante majorité de mes collègues (et je ne suis jamais allé chez eux) et je ne compte pas, à la retraite, entretenir le moindre rapport avec eux, y compris d’aller à leur enterrement…

    Une femme qui n’exerce ni activiét salariée ni activité professionnelle peut parfaitement rester toute sa vie entre ses quatre murs et limiter ses relations à qui elle veut. Vous n’avez absolument aucun droit de lui imposer ses relations, sa langue, ses distractions, sa nourriture ou sa manière de se vêtir – en dehors d’atteinte à la pudeur ou de port illégal d’uniforme ou d’uniforme illégal. Autrement vous commettez une violation de la vie privée…

  • permalien Nathan :
    20 septembre 2009 @18h57   « »

    Adrien, de toutes façons Alain Badiou n’aurait pas voté Jospin car il crache sur la démocratie parlementaire, qu’il traite de tous les noms (un peu comme Karl Kraus sous la république de Weimar jusqu’au jour où le moustachu est arrivé au pouvoir au point que ça lui a coupé le sifflet). En revanche, Badiou a éprouvé les plus extrêmes difficultés à admettre l’horreur du génocide khmer sans parler de la révolution culturelle chinoise qu’il a soutenu du temps où il était maoiste.

  • permalien Nathan :
    20 septembre 2009 @19h14   « »

    Oui mais alors, pourquoi interdit-on sur la voie publique un homme tenant une femme en laisse (ou l’inverse) ? C’est vrai ça ! Ils ne font de mal à personne ces petits chous. Ils ont l’air contents, sont polis, s’adressent gentiment à la boulangère ou à la postière (la femme tenant le courrier dans son bec), respectent les feux rouges. Franchement, il n’y a rien a redire.

  • permalien Jeff :
    20 septembre 2009 @19h34   « »

    Dans mon dernier post, j’emploie un peu maladroitement le terme "anticlérical". Il faut le comprendre plutôt comme ceux qui n’apprécient pas les "culs-bénits" ou les "bondieusards" pour parler vulgairement.

    Beaucoup d’anticléricaux ne sont évidemment pas antireligieux.

  • permalien Ph. Arnaud :
    20 septembre 2009 @19h53   « »

    A Nathan (message de 19 h 14)

    Aucun rapport avec la burqa. L’exemple que vous donnez est complètement farfelu : combien de fois est-il donné de voir une femme tenue en laisse (ou l’inverse), en dehors de bizutages, de monomes ou d’enterrement de vie de célibataire ? Il n’y a rien, dans la burqa, qui signifie la soumission, pas plus qu’il n’y avait rien, dans la nudité des indigènes, qui signifiait l’impudeur.

    Cette soumission ou cette impudeur n’existent que dans le jugement étroitement daté et localisé (donc relatif) de l’Occidental qui, sans qu’il le sache, exprime un jugement colonialiste. Et, je le répète, vous ne pouvez, dans la volonté de se soustraire à votre regard, faire état d’aucun préjudice personnel. Pas plus que vous ne pouvez en faire si, dévoilée, je ne réponds ni à votre salut ni à vos tentatives de communication.

    N’inversez pas les rôles ! Ce n’est pas le refus de communication qui représente une agression, c’est la tentative d’établir celle-ci…

  • permalien Jeff :
    20 septembre 2009 @21h53   « »

    @ Nathan, 20 septembre @18h32 : "imaginez un peu le sort d’une femme qui se promenèrait légèrement vêtue dans le pays de la burqa".

    Là vous abusez un peu, je trouve, dans l’argumentation. Vous prenez un exemple totalement hors de propos. Le sujet - l’islamophobie - était posé pour un contexte bien particulier (la France voire l’Europe en général, cela ne vous aura pas échappé) et vous boutez en touche en renvoyant vos interlocuteurs vers des régions pour lesquelles l’avis des Français n’y peut grand chose.

    Sinon, que pensez-vous personnellement de la distinction entre voile (foulard, hidjab, etc.) et burqa (ou niqab) ?

  • permalien Jean :
    20 septembre 2009 @23h18   « »

    Badiou a éprouvé les plus extrêmes difficultés à admettre l’horreur du génocide khmer sans parler de la révolution culturelle chinoise qu’il a soutenu du temps où il était maoiste.

    Tout comme un certain André Glucksmann qui était maoiste dans les années 60 avant de retourner sa veste...

  • permalien Afshin :
    20 septembre 2009 @23h35   « »

    Fouad Alaoui, vice-président de l’UOIF, démissionne du CFCM

    Après l’iftar de la honte organisé par le Conseil Français du Culte Musulman, au pavillon Dauphine à Paris, ce lundi 16 septembre, iftar dont l’invité d’honneur était le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, place à l’indigestion et surtout à la démission de Fouad Alaoui de l’instance officielle, non représentative des musulmans de France, qu’est le CFCM ! [°°°]”

    Kamel Chibout

    CFCM : Un iftar de trop !

    Que notre frère Moussaoui, président du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM), soit salué des plus belles salutations et aussi interpellé de la plus belle des manières, celle qui consiste à dérouler les tapis de la Miséricorde, de la Clémence, du Pardon, pour tenter d’excuser une position délicate et maladroite.

    En effet, le CFCM a prévu dans son agenda du mois de Ramadan 2009, d’inviter le Ministre de l’intérieur Brice Hortefeux pour la rupture du jeûne du lundi 14 septembre 2009. Ce repas ne se déroulera pas à la grande mosquée de Paris.

    Ministre de l’Intérieur qui est sous les feux des projecteurs de la presse au sujet de la récente polémique concernant ses propos racistes à l’endroit d’une importante frange de la population française musulmane et celle d’origine arabe. Le communiqué personnel de Dalil Boubakeur, n’engage que sa personne physique, c’est précisé noir sur blanc. [°°°]

    Nous condamnons bien évidement les propos tenus par le ministre, et nous l’invitons simplement à s’en excuser et surtout à être efficace au poste qu’il occupe.

    Les arabes, surtout musulmans, qui ne boivent pas de bière et ne consomment pas de porc, sont habituellement cléments et miséricordieux. Ils oublieront, car l’homme est fait pour oublier, du moins c’est ce qu’il sait faire de mieux. [°°°]”

    Kamel Chibout

  • permalien adrien :
    20 septembre 2009 @23h39   « »

    @ Ph Arnaud

    Vos arguments ne le sont pas plus, en faveur d’une société cloisonnée. Je vous attendais aussi sur vos comparaisons qui me semblaient un peu excessives...

  • permalien Ph. Arnaud :
    20 septembre 2009 @23h46   « »

    A Nathan (n° 1)

    Vous ne saisissez pas du tout l’esprit de la loi : en interdisant la burqa, vous commettez un abus de droit. Comment cela ?

    La loi ne dispose qu’en négatif : elle interdit ou pose des limites. Elle pose des limites à l’action d’autrui en l’empêchant d’établir une porcherie à côté de chez vous (préjudice olfactif), de jouer de la batterie à 3 h du matin (préjudice sonore), de monter devant votre fenêtre un mur ou un projecteur de stade de foot (préjudice visuel), etc.

    Dans tous ces cas, il y a préjudice parce qu’autrui pénètre dans votre espace olfactif, sonore, visuel, etc., et perturbe votre vie. En revanche (et sauf cas de non-assistance à personne en danger) vous ne pouvez invoquer comme préjudice un retrait, un refus ou une abstention. Vous ne pouvez être lésé par l’absence, le refus ou l’omission d’un geste ou d’une attitude que vous attendez et qui ne vient pas. Si, depuis 20 ans, vous saluez votre voisin et que celui-ci tourne la tête, ce n’est pas un préjudice. C’est vous qui vous l’imaginez ! Si vous ne voulez plus l’éprouver, cessez de le saluer. Si vous croisez une femme en burqa et que cela vous dérange, regardez ailleurs…

    La loi ne dispose pas en positif, la loi n’oblige pas, sauf dans des cas bien précis, comme de payer ses impôts ou d’instruire ses enfants. Même pas de scolariser : d’instruire ! Dans tout ce qui ressortit à la vie sociale, la loi n’oblige à rien ! Et heureusement, car si la loi s’en mêlait, on verserait dans le totalitarisme. La loi n’oblige pas à avoir des amis, à saluer ses voisins, à participer à la vie du quartier, du voisinage ou de la cité. Elle n’oblige même pas à voter !

  • permalien Ph. Arnaud :
    20 septembre 2009 @23h49   « »

    A Nathan (n° 2)

    La loi n’oblige pas à se vêtir d’une certaine façon. Elle se contente d’interdire de se vêtir de certaines façons et ce, dans trois cas, et trois cas seulement : attentat à la pudeur, port illégal d’uniforme ou port d’uniformes prohibés pour des raisons tenant à des raisons historiques (uniformes nazis). La burqa n’entre dans aucune de ces trois cas.

    Par ailleurs, dans le cas d’atteinte aux libertés (que vous invoquez à tout bout de champ à propos de la burqa), il faut des preuves tangibles, évidentes, manifestes. L’incarcération de ses proches dans une cave est une preuve (les serrures, les cadenas), la mise en laisse de son conjoint sur la voie publique est une preuve (la laisse, le collier). Le port de la burqa n’est la preuve de rien. Vous vous contentez de présumer des intentions, des pressions, des menaces, mais cela ne constitue pas l’ombre d’une preuve. Sur le corps d’un enfant, des ecchymoses, des brûlures, des amaigrissements sont une présomption (même pas une preuve) de mauvais traitements. La burqa n’est une preuve de rien. Il n’existe aucun indice matériel, juste des intentions, dont vous faites – sans preuve - un procès à autrui.

    En conséquence, et sauf preuve formelle que la burqa est un signe de sujétion, preuve que vous n’obtiendrez que par des aveux (que vous n’aurez jamais), votre entêtement à légiférer sur ce sujet ne procède que d’une volonté totalitaire, cette volonté totalitaire que vous présumez chez les autres…

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