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Si le G20 voulait...

vendredi 18 septembre 2009, par Frédéric Lordon

Il ne faut pas s’étonner que « ça » résiste. C’est une forme de vie que la finance se prépare à défendre et, il faut en être tout à fait certain, de celles dont elle a tiré tant de joies qu’elle ira jusqu’au bout pour la faire perdurer. Décidément une enclave dans la société, et comme un empire dans un empire, la finance a vécu, en marge de la condition ordinaire, la vie étincelante, au double sens de la vie glamour et de la vie à millions. Que la fortune monétaire ait été à la fois la caractéristique la plus centrale et l’attrait le plus irrésistible de la vie « dans la finance » est trop connu pour qu’il soit besoin d’y insister. Pour latérale ou secondaire que la chose puisse paraître, il ne faut cependant pas méconnaître non plus les charmes enivrants de sa face non monétaire, où se mêlent les choses anecdotiques des excès en tous genres (parties, drogue, jets, palaces) bien faits pour entrer dans les définitions de la « vie intense », mais aussi le sentiment extatique d’être immédiatement en contact avec le monde entier en ses marchés, d’y mouvoir d’une parole ou d’un geste des sommes colossales et surtout, par la pratique quotidienne des sophistications de l’ingénierie financière, d’appartenir à la race des virtuosi.

Par une coïncidence pas si fréquente, la phénoménologie la plus immédiate et la plus rudimentaire de la forme de vie de la finance fait immédiatement signe en direction des deux tares majeures que l’analyse doit mettre au principe de la crise – comme de la réaction qui devrait s’ensuivre – à savoir l’anomalie de profitabilité et l’excès de sophistication financière. Au risque de répéter, et bientôt de radoter, il faut redire l’extravagant privilège de profitabilité dont la finance aura joui du temps de sa splendeur. Rappelons donc pour la énième fois qu’en regard des quelques pourcents du taux d’intérêt (éventuellement allongés d’une prime de risque) qui constituent normalement la rémunération du capital, les 40 % de ROE (Return On Equity, soit retour sur capitaux propres) communément crachés par les départements de banque d’investissement (qui concentrent les activités de marché) sont une aberration que rien absolument ne saurait justifier. Si cette simple comparaison ne suffisait pas, le caractère exorbitant de l’enclave financière apparaîtrait complètement au constat qu’avec 5 % de la population active, l’« industrie financière » fait 10 % de la valeur ajoutée… et 40 % des profits de l’économie des Etats-Unis en 2007. Outre un foyer d’inégalités en soi, le privilège de sur-profitabilité déchaîne les élans de capture – lorsque la bulle enfle, « ne pas en être » est au mieux une faute professionnelle, au pire une tare profonde –, et distord à l’extrême les comportements d’investissement, ceci d’autant plus que toutes les forces de la concurrence financière sanctionnent plus sévèrement l’abstention ou la simple réserve [1].

Médiocriser la finance

L’anomalie de profitabilité a pour duale la complexité financière qui a elle-même la propriété de rendre techniquement et imaginairement possible les accumulations de risques corrélatives des hautes rentabilités. Techniquement, en proposant des solutions de couverture ou bien, par la titrisation par exemple, en accroissant au-delà des seules banques le nombre potentiel des porteurs de risque de crédit. Imaginairement, car la technique alimente tous les mythes du « nouveau » – « nouveau monde », « nouveau paradigme », « nouvelle économie », « nouvelle ère » – c’est-à-dire les croyances d’affranchissement des contraintes anciennes (de valorisation, de prudence au risque), et partant les licences de faire à peu près n’importe quoi au fil de l’euphorie collective et sans restriction aucune ou presque.

Cette forme de vie, où se mêlent inséparablement l’appât du gain le plus brut, l’excitation virtuose qui vient du maniement des instruments les plus complexes, et la sécession indécente d’avec le reste de la société, il faut la détruire. Aussi, médiocriser la finance, c’est-à-dire faire à nouveau de la banque un métier terne et ennuyeux, constitue-t-il presque en soi une ligne stratégique selon laquelle envisager la reconstruction des structures financières puisque, en cette matière, « terne et ennuyeux » signifie : 1) ramené à l’ordre normal de la profitabilité, et 2) privé des mirages de « l’innovation », donc reconduit aux produits simples, aisément maîtrisables, peu risqués… et peu rémunérateurs. C’est bien une ligne stratégique dès lors qu’elle s’en prend directement au complexe sur-risque/sur-profit (d’ailleurs lisible dans les deux sens) dont tout, fondamentalement, découle ; et, pour si distante qu’elle puisse en paraître, c’est aussi une reformulation du principe directeur, proposé il y a quelque temps déjà [2], selon lequel il n’est pas de re-régulation sérieuse qui ne se donne pour but d’éviter impérativement que toute bulle ne se reforme. Comme l’a prouvé la période 1945-1975, seules les basses intensités en risque et en profitabilité de la « banque terne et ennuyeuse » prémunissent contre l’hyperinflation des prix d’actifs – et, derrière ces basses intensités, des contraintes d’encadrement très strictes qui interdisent réglementairement les excès auxquels la finance est spontanément tentée de retourner.

A l’évidence, on n’en prend guère le chemin et il suffit pour s’en rendre compte d’écouter les propos de tous ceux qui, quoique se disant favorables à une « régulation » – mais qui ne l’est pas désormais ? et cette soudaine unanimité, par le fait un peu suspecte, ne signale-t-elle pas la perte de substance croissante de la notion même de « régulation » ? – rappellent à loisir « l’inévitabilité » des crises financières, aussi inscrites dans « la nature des choses » que le cycle des saisons, laissant par là entendre que le mieux à espérer est d’en limiter les effets, mais sûrement pas d’en éviter la survenue. Rien ne témoigne mieux de ce tranquille renoncement que la mesure-phare, au centre de tous les débats techniques, et poussée sur le devant des scènes de tous les G20, à savoir l’obligation de constitution de réserves de fonds propres contracycliques [3], mesure à la rigueur capable de ralentir le rythme de la bulle – et encore, selon le degré de dureté qu’on lui donnera – mais dont la finalité véritable est bien plutôt de constituer du « capital d’amortissement » permettant aux banques d’absorber des pertes importantes sans risquer l’insolvabilité – amortir les pertes donc, mais pas les éviter, ni supprimer les causes susceptibles de leur donner naissance.

De la supervision réactive
à la restriction préemptive

Sous ce rapport, il est donc bien clair que rien n’a changé et qu’aucune leçon n’a été tirée, du moins si on donne à « leçon » le sens minimum d’une véritable modification des formes de la régulation, dont même les projets les plus « avancés » ne visent que des changements de degré – et jamais de nature. Or le projet conjoint d’éradication de la forme de vie financière et de prévention radicale de toute bulle future, dont il faut redire, contre toutes les disqualifications en utopie, que l’histoire des décennies d’après-guerre atteste la possibilité, appelle impérativement ce changement de nature, dont on peut donner immédiatement la formulation plus précise : au paradigme libéral de la supervision réactive, il faut, à la lumière d’une crise qui a failli se terminer en effondrement total, substituer le paradigme de la restriction préemptive. Non pas donc laisser faire et rectifier, mais interdire de faire et sanctionner.

Mais la « forme de vie » résiste. Et c’est sans doute pourquoi rien ne sort des cartons du G20 ou d’ailleurs qui prenne le risque du conflit frontal avec la finance – c’est que la « forme de vie » a ses hommes en haut lieu : Michel Pébereau président non-exécutif de BNP-Paribas, banque peu décidée à retourner au terne et à l’ennuyeux, est le conseiller particulier de Nicolas Sarkozy, les anciens présidents de Goldman Sachs se succèdent à la tête du Trésor étasunien, les firmes de Wall Street comptent parmi les plus gros contributeurs au financement des campagnes électorales, spécialement du côté démocrate, et l’équipe Obama offre ce surprenant spectacle que les hommes en charge de la re-régulation présente sont les mêmes qui furent en charge de la dérégulation passée. Il faut vraiment s’accrocher aux maximes les plus éculées, et notamment à l’idée qu’« il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre », pour persister à formuler des propositions dans un pareil climat de verrouillage d’un ordre de domination, dont en fait on ne devrait pas s’étonner que la probabilité d’une auto-transformation significative à froid soit simplement rigoureusement nulle, et dont on finit par se dire qu’il n’est plus qu’un événement politique de l’ordre du soulèvement pour le faire changer vraiment. Si cependant le G20 voulait, mais il ne le voudra pas, voilà par exemple ce qu’il pourrait envisager.

L’urgence de la re-spécialisation bancaire

On ne dira jamais assez la plaie qu’a été aux Etats-Unis l’abandon progressif, jusqu’à l’abrogation formelle, du Glass Steagall Act séparant formellement les activités de banque commerciale des activités de banque d’investissement. Parmi toutes les raisons qui appellent une restriction carabinée aux latitudes de la finance, la plus impérieuse, en effet, tient sans doute à la mise en danger des encaisses monétaires du public par exposition des banques commerciales à ce foyer d’instabilité intrinsèque que constituent les marchés de capitaux. C’est bien là l’essence même du risque systémique où se joue, par cascades, la possibilité d’un effondrement total du système bancaire, c’est-à-dire de l’évaporation définitive de tous les dépôts. On peine à croire que la matérialisation imminente en septembre-octobre 2008 de ce qui, avec l’hyperinflation, constitue pour les sociétés économiques l’événement maximal, le stade ultime de la destruction sociale en temps de paix, ait laissé si peu de trace, produit si peu de réaction et rien notamment qui puisse ressembler à un sursaut de conservation collective comme on en attend après être passé si près du cataclysme absolu. L’effondrement bancaire est un spectre effrayant dont les décideurs politiques devraient avoir une sainte et juste trouille – mais visiblement aucun sommeil n’est altéré.

La toute première mesure de sauvegarde consiste donc à extraire aussi complètement que possible les institutions de dépôts de l’univers des marchés spéculatifs, de leur interdire d’y participer et de couper tout lien avec ceux qui continueront d’y risquer la vérole. La mesure n’est pas conservatoire qu’au titre maximal de la prévention du risque systémique, elle l’est également, à moins grand fracas, pour enrayer la transmission systématique des chocs financiers à l’économie réelle, dont les banques universelles sont précisément le vecteur : déstabilisée du côté de la spéculation, elles font nécessairement porter par la restriction du crédit le rétablissement de leur situation financière – on constatera de ce point de vue qu’il n’est pas un ralentissement économique, pas une remontée du chômage qui, depuis deux décennies, ne soit corrélée, et en fait causée, par les crises à répétition dont la déréglementation nous a aimablement gratifiés.

Dans le (re)devenir terne et ennuyeux de la banque, il entre donc l’abandon par toutes les banques universelles de leurs activités de banque d’investissement – et l’adieu aux virtuosités des marchés de capitaux. Des multiples avantages de la chose, le moindre n’est pas de conduire mécaniquement à une réduction de la taille des établissements, c’est-à-dire du potentiel de déstabilisation globale dont chacun est la concentration locale. Que feraient les banques ainsi raccourcies ? Les choses simples, rudimentaires, peu risquées et peu rémunératrices qu’on attend d’elles normalement : accorder des crédits, si possible proprement (pas les subprimes, ni pousser à la roue n’importe comment le crédit à la consommation), tenir les comptes de dépôts bien sûr, mais aussi collecter les épargnes auxquelles elles proposeront des formules de livret, à capital et rendement garantis, pour une pluralité d’horizons temporels. Et c’est tout.

Il va sans dire que l’épargne ainsi collectée ne sera pas investie sur les marchés de titres, à l’exception peut-être des titres de la dette publique, mais recyclée en crédit selon les circuits classiques de l’intermédiation bancaire. Il va sans dire également que les banques commerciales auraient à n’entretenir aucun rapport avec les banques d’investissement sauf à laisser subsister et le risque de contrepartie (le risque lié au fait d’être engagé dans une transaction sur titres susceptible de rester non réglée du fait de la disparition brutale, par faillite, de l’opérateur situé à l’« autre bout » du deal), et le risque de défaut (lié, lui, au fait d’avoir prêté à un opérateur de marché qui n’est plus en état de rembourser). Or, risque de contrepartie et risque de défaut sont les deux canaux par lesquels s’opère la propagation fulgurante du risque systémique à l’intérieur de la sphère des institutions financières. Dans un schéma de re-spécialisation, le risque de contrepartie est exclu d’emblée si on assortit le dispositif d’une interdiction d’accès des banques de dépôts aux marchés de capitaux en tout cas pour y prendre des positions – reste, incidemment, la question de leur accès pour y pourvoir à leur propre refinancement ; sous ce rapport il est certain qu’il faut au minimum largement rebasculer la structure du refinancement bancaire vers le marché interbancaire (où n’auraient accès que les banques commerciales) et les guichets de la banque centrale, en laissant ouverte sans doute la possibilité des financements de marché longs, dans le compartiment obligataire ou celui des actions, et jugeant de ce qu’il conviendrait de faire en matière d’accès aux compartiments courts des marchés de gros du crédit. A l’inverse du risque de contrepartie, l’exclusion du risque de défaut interne à la sphère financière, elle, n’est pas analytiquement comprise dans la seule idée de re-spécialisation, c’est pourquoi il faut ajouter à cette idée une clause supplémentaire coupant toute relation de crédit entre banques commerciales et banques d’investissement.

Couper les ailes de la finance de marché

Il entre en général dans le schème de la re-spécialisation l’idée qu’après avoir séparé banques commerciales et banques d’investissement, après avoir confiné ces dernières dans une sphère à part, on pourrait leur laisser toute latitude de s’amuser à leur guise dès lors que le découplage a été opéré et que les accidents de marché ne diffuseront plus leurs effets toxiques à l’extérieur. C’est là probablement une tolérance dangereuse et pour au moins quatre raisons.

1) Rien ne justifie en premier lieu de laisser subsister, même réduite, une enclave de sur-profitabilité exorbitante dont on connaît maintenant assez toutes les tares distorsives : reproduction d’inégalités choquantes, drainage, par les appâts de la cupidité, des diplômés les plus « brillants » détournés des emplois socialement plus utiles [4], etc.

2) Limiter la sur-profitabilité locale dont pourrait jouir une sphère des marchés affranchie de tout au motif qu’elle n’est plus connectée à rien a aussi pour avantage de réduire le prévisible différentiel de rentabilité qui déséquilibrerait la concurrence entre l’épargne-livret organisée par les banques commerciales et l’épargne-titres investie sur les marchés. Il n’y a aucune raison de laisser prospérer discrètement l’univers feutré du Private Banking, où se gère la fortune des très riches et, pour ceux-ci encore plus que pour les autres, doit valoir le message que l’épargne n’est pas un moyen légitime de sur-enrichissement et que sa rémunération normale est nécessairement modeste.

3) Réguler strictement les marchés procède également d’une préoccupation de protection de l’épargne institutionnelle. Celle-ci, qui ne s’adresse pas qu’aux très fortunés, demeurera vraisemblablement investie pour une certaine part en titres. Cette épargne-là doit être soustraite aux accidents de dévalorisations massives dont les marchés ont le secret, à l’image des pertes gigantesques encourues par les fonds de pension aux Etats-Unis et au Royaume-Uni.

4) Enfin enrayer le risque systémique, fût-il aussi strictement que possible cantonné à la sphère des banques d’investissement, a pour propriété de stabiliser les marchés de gros du crédit, en tout cas pour la part qu’il en restera, et surtout pour la part qu’il continueront de prendre au financement de l’économie non-spéculative.

Quand bien même la séparation de re-spécialisation serait opérée, le principe de la restriction préemptive continuerait de s’appliquer sans réserve à l’univers de la banque d’investissement et des marchés. « Restriction préemptive » signifie ici très exactement réduction drastique de l’ensemble stratégique des agents, c’est-à-dire du nombre et de la latitude des actions autorisées. On voit tout ce qui l’en sépare du paradigme de l’aimable supervision qui observe et à l’occasion recadre. Là où le modèle actuel de régulation laisse les opérateurs libres d’aller mais en les munissant de temps en temps de quelques freins (comme les ratios de capital contracycliques), la présente approche prend délibérément le parti de fermer des possibilités. Au risque de répéter des choses déjà dites de longue date, mais avec aussi l’opportunité d’en ajouter de nouvelles, voici donc quelques propositions qu’un G20 « qui voudrait » pourrait considérer.

Interdiction du trading
pour compte propre

Pas d’erreur, cette mesure là ne plaira pas… D’abord en charge de passer les ordres de leurs clients – « pour compte de tiers » – les départements Investment Banking ont progressivement développé une activité de trading pour compte propre, jouant avec leurs fonds, en général copieusement allongés de dette (voir infra « leviérisation »). C’est Goldman Sachs qui a d’abord cultivé cette pratique comme une singularité bientôt vue, profits resplendissants aidant, comme un modèle généralisable que toute la profession s’est mise en devoir d’imiter. La crise financière ouverte en 2007 est très largement une crise de proprietary trading. Jamais auparavant les banques n’avaient été aussi nombreuses à développer à une aussi large échelle une activité pour compte propre, pour leur malheur, puis rapidement pour le notre, en direction des produits structurés dérivés des crédits hypothécaires... Ainsi, les banques n’ont-elles pas seulement exposé leurs clients, mais plus encore elles-mêmes au risque de se mettre dans une position d’instabilité bien plus grande que celle qui aurait résulté des seuls investissements pour compte de tiers. Il entre dans la médiocrisation de la finance et dans la réduction de sa profitabilité de cantonner les banques d’investissement au seul registre de l’activité-client, et de leur interdire tout engagement pour compte propre, généralement plus leviérisé, et partant plus risqué, que les autres.

Déleviérisation

La leviérisation, qui consiste en tous les procédés permettant de prendre des positions au-delà des seules ressources propres de l’investisseur, est un fléau. Sans doute a-t-il pendant la bulle l’« excellente » propriété de dégager des rentabilités financières démultipliées [5]. Il a malheureusement l’inconvénient symétrique de démultiplier les pertes à la baisse. Par une cruelle ironie, il se passe formellement pour les professionnels de haut vol de la finance la même chose que pour les manants des subprimes : la valeur de leurs actifs s’effondre tellement que même leur vente de détresse suffit à peine à rembourser la dette contractée pour les acquérir. Au moment du retournement, l’excès d’endettement contracté par les investisseurs, et particulièrement par les banques lorsqu’elles jouent pour compte propre, déclenche alors immanquablement une ruée vers la sortie d’autant plus frénétique que les leviérisations sont importantes… et que la déleviérisation d’urgence devient l’obsession générale.

On sait les extrêmes qu’ont atteints les firmes de Wall Street en matière de coefficient de levier, avec l’aide discrète et bienveillante des régulateurs : bon nombre des cinq « grandes » [6] ont fini avec des multiplicateurs supérieurs à 30… Il fut un temps où, en matière d’entreprises industrielles, l’analyse financière considérait qu’une société sortait des bornes du raisonnable au moment où sa dette de long terme dépassait le montant de ses fonds propres – soit un levier « long » de 2… Si, par la proposition précédente, le proprietary trading est barré, et que la problématique de la leviérisation des banques d’investissement s’en trouve par là vidée de sens, il reste néanmoins à surveiller les leviérisations accordées par les banques à leurs grands clients (notamment les prime brokers aux hedge funds). Il importe de limiter réglementairement cette leviérisation et d’interdire à tous les investisseurs de dépasser des coefficients qui seraient de l’ordre de grandeur de 2 ou 3, pas davantage.

Interdiction des investissements de marge

Il est une autre sorte de leviérisation plus pernicieuse parce que moins aperçue, inscrite dans le principe de l’investissement de marge, intensivement pratiqué sur les marchés de produits dérivés. Consistant en la possibilité de prendre une position à terme moyennant l’acquittement immédiat d’un dépôt, dit « dépôt de marge », cette pratique répond à la définition générale de la leviérisation – autoriser des prises de position excédant les ressources propres. Cette leviérisation-là n’est pas moins agressive que la précédente, tout au contraire : les obligations de marge sont d’une minceur extrême – quelques pourcents à peine de la position prise – offrant de fait de gigantesques leviers et de sensationnels démultiplicateurs de rentabilité. Là encore, la leviérisation de marge joue un rôle central dans la déstabilisation catastrophique des marchés en cas de retournement des prix d’actifs puisqu’elle laisse les opérateurs à considérable découvert. Les réajustements réguliers des dépôts (par « appels de marge ») en fonction de l’évolution des cours (les dépôts doivent être grossis lorsque les prix baissent) n’offrent qu’une illusoire protection et, comme la crise l’a tragiquement montré, sont la plupart du temps trop tardifs : l’effondrement, par sa soudaineté, dégrade la position des investisseurs avec une vitesse et une intensité telles que les appels de marge, auxquels ils sont incapables de faire face, achèvent de les enfoncer. Rien n’interdit en principe d’envisager la prohibition pure et simple des investissements de marge. C’est là le genre d’interdiction expressément faite pour taper la finance au portefeuille, car il est bien certain qu’ajoutée à la limitation stricte de la leviérisation d’endettement, la rentabilité financière en sortira laminée. C’est exactement l’objectif visé.

Restriction (et fermetures)
de(s) marchés de produits dérivés

Si « médiocriser » la finance vise, non seulement son retour à la profitabilité moyenne, mais aussi, plus qualitativement, sa désophistication générale, alors il faut porter une attention particulière aux marchés de dérivés qui sont le lieu par excellence de la complexité incompréhensible (des opérateurs eux-mêmes) et immaîtrisable. Une première proposition consisterait à limiter ces marchés à la couverture des seuls risques de l’économie réelle – prix des matières premières et change [7]. Il s’en déduit l’interdiction de tous les produits de couverture à usage strictement financier : options (contre le risque action), CDS et swaps (contre le risque de taux d’intérêt) [8] et tous leurs hybrides foldingues (options sur options, options sur futures, options sur swaps…).

On hurlera sans doute à la déraison complète au projet d’interdire aux agents de la finance de se couvrir contre leurs risques propres. Mais c’est que la couverture généralisée par les produits dérivés tient de plus en plus de la légende : d’une part ces produits constituent en eux-mêmes des risques ajoutés aux risques qu’ils sont censés couvrir, et d’autre part l’illusion de la « couvrabilité » de tout pousse les agents de la finance à des expositions inconsidérées jusqu’au point de s’apercevoir au moment de la crise que les couvertures ne couvrent rien. Il en est ainsi notamment du fait des gravissimes perturbations qu’une crise de liquidité sévère propage latéralement aux compartiments de marché où elle prend d’abord naissance. La course panique à la liquidité entraîne des ventes de détresse dans tous les compartiments de marché, y compris ceux de dérivés qui, outre leurs usages en couverture sont aussi des actifs négociables comme tous les autres. Les prix des dérivés peuvent alors se mettre à évoluer d’une manière tout à fait inattendue qui détruit leurs propriétés de couverture – en termes techniques, les effets de couverture reposaient sur une certaine structure des corrélations entre prix d’actifs (comptant et dérivés) qui se trouve renversée lorsque le marché bascule en mode « course à la liquidité ». Si les dérivés couvrent si peu, ou si mal, au moment où il faudrait qu’ils couvrissent le plus, le regret de se débarrasser de bon nombre d’entre eux devrait être des plus modérés. Quant aux temps ordinaires, il restera aux banques d’investissement, ne se sachant plus, ou plutôt ne se croyant plus universellement couvertes, à être simplement plus précautionneuses dans la sélection des risques actions et des risques de crédit qu’elles veulent porter. Par un mécanisme assez bien connu, un peu moins d’assurance a souvent pour effet un peu plus de prudence.

Limitation de l’accès et des volumes
sur les marchés de dérivés

Ceux des marchés de dérivés qui seront maintenus devront cependant être débarrassés de la pollution spéculative qui les accable systématiquement. A toute critique de la spéculation, la théorie financière, sûre de sa supériorité technique, réplique avec condescendance que les spéculateurs sont « indispensables », car ils sont créateurs de la liquidité du marché – lorsqu’un entrepreneur souhaite couvrir (hedge) un risque de change par exemple, il achète un certain type de produit dérivé et il faut bien en effet qu’il y ait en face de lui quelqu’un pour le lui vendre ; ce quelqu’un qui fait « contrepartie » est en général un spéculateur. Ce que la théorie financière trouve moins utile de justifier c’est que, de leur noble finalité d’origine de couverture des risques réels, les marchés de dérivés sont devenus des marchés « pâté d’alouette » – une alouette de couverture réelle, un cheval de spéculation. En témoigne l’extravagant déséquilibre entre les 40 trillions de dollars du PIB mondial, qu’on peut lire, extensivement d’ailleurs, comme un ordre de grandeur de la base de risques réels à couvrir, et des 680 trillions de dollars d’encours des produits dérivés [9] (pour ne rien dire du montant annuel des transactions !). Il apparaît donc que le motif initialement allégué de la couverture a justifié l’inflation hors de proportion de marchés devenus presque exclusivement spéculatifs, et ceci au prétexte de la fameuse liquidité. On notera au passage que toute cette surabondance de volumes spéculatifs n’empêche en rien en cas de crise que s’évapore ladite liquidité, car les spéculateurs ne se sentent tenus à aucune obligation de service public et cessent de se porter contrepartie pour fuir le marché comme tout le monde dès lors que la savane s’embrase. La liquidité étant une propriété dont Keynes a magnifiquement montré que la base ultime était à trouver non dans quelque paramètre objectif mais dans un certain état de l’opinion collective des opérateurs de marché [10], il est bien certain que toute tentative d’établir quantitativement une proportion hedgers/spéculateurs propre à garantir cette liquidité est de fait hasardeuse. Il y a toutefois suffisamment de marge pour considérer que la présence écrasante des spéculateurs n’est pour l’essentiel que pure pollution, sans aucune valeur ajoutée ni en termes de liquidité ni en termes de couverture – et tailler dans le gras.

On pourrait donc malgré tout envisager de déterminer un volume maximal de transactions spéculatives sur les marchés de dérivés restant autorisés – en baisse extrêmement sensible depuis les niveaux actuels, ça va sans dire –, et de répartir ce volume entre un nombre limité d’intervenants autorisés (et dûment surveillés), un peu à la façon dont le Trésor français désigne un petit nombre d’opérateurs comme SVT (Spécialistes en Valeur du Trésor) recevant pour mission d’être les market-makers sur les titres de la dette publique.

L’agence qui dit non

Presque par définition, le « retour au terne » passe par un contrôle extrêmement strict de toutes les velléités d’innovation financière. Les produits bizarres sont la plaie de la finance, à peu près autant que l’imagination des génies qui les conçoivent se trouve être prolifique. Il n’est pas question de laisser s’élaborer d’abord dans un cubicle obscur d’une salle de marché de nouveaux fusils à tirer dans les coins, façon CDO ou CDS [11], pour constater, contrit, quelques années plus tard qu’ils sont devenus le support d’une gigantesque crise d’incompréhension et de sous-appréciation des risques. Aucun produit nouveau ne pourra être lancé sur le marché sans l’aval d’une Agence des Produits Financiers.

Paradoxalement, il ne faut se faire aucune illusion quant à la possibilité qu’aurait cette agence d’anticiper correctement ce que pourrait être le comportement futur d’une innovation financière et de juger de son innocuité au moment de son lancement [12]. Aussi cette agence aura-t-elle pour mission de presque systématiquement répondre non. Elle devrait, à l’usage, ne pas s’avérer trop coûteuse, puisque les banques d’investissement comprendront rapidement après quelques rebuffades que la production et la soumission de leurs idées inventives sont vouées à un quasi-rejet de principe, et deviennent dès lors sans objet. Le flux des demandes d’approbation se tarira de lui-même, ne nécessitant plus grand personnel pour y faire face, et l’Agence ne demeurant, même vide, que pour signifier à la finance qu’elle n’est plus libre d’inventer et de diffuser ce que bon lui semble.

Allez G20, hue dada !

Notes

[1] Pour une analyse plus substantielle de ces mécanismes concurrentiels, voir « Après la crise : réguler ou refondre ? », Revue de la Régulation, n° 5, 2009.

[2] Voir « Quatre principes et neuf propositions pour en finir avec les crises financières » (repris in Jusqu’à quand ? Pour en finir avec les crises financières, Raisons d’agir, 2008.

[3] Les banques sont actuellement soumises par les accords de Bâle à l’obligation de maintenir leurs ratios de solvabilité au dessus d’un certain seuil. Ces ratios rapportent leurs bases de capitaux propres au total de leurs actifs (pondérés en fonction de leurs risques). Or la bulle a la double propriété de diminuer les mesures de risques et d’engendrer des profits qui augmentent les bases de capitaux propres, rendant les ratios plus faciles à atteindre et conduisant les banques à augmenter leurs actifs risqués. Un ratio contracyclique durcirait le niveau de capital à provisionner à mesure que les prix d’actifs augmentent.

[4] Voir à ce propos « Bonus : les faux-semblants de la régulation Potemkine ».

[5] Un exemple permettra de montrer simplement comment opère l’effet levier. Soit un investissement de montant 100 rapportant 10 ; sa rentabilité brute est de 10 %. Si cet investissement est financé par un apport de fonds propres de 20 et un complément de dette de 80, et en supposant que le taux d’intérêt est de 5 %, le profit net (des frais financiers) est de 10 – 4 [5 % de 80] = 6. La rentabilité financière, qui rapporte le profit net aux seuls fonds propres engagés, est donc de 6/20 soit 30 %. L’effet levier élève la rentabilité financière à 30 % à partir d’une rentabilité brute de 10 %...

[6] Morgan Stanley, Goldman Sachs, Bear Stearns, Merril Lynch, Lehman Brothers.

[7] On pourrait envisager d’y ajouter la couverture du risque de taux d’intérêt côté débiteur, par exemple pour les entreprises s’endettant à taux variable – et faire revenir les swaps dans la liste des dérivés autorisés.

[8] Voir note précédente.

[9] Banque des Règlements Internationaux, BIS Quarterly Review, juin 2008.

[10] La liquidité est garantie tant que la majorité des agents ont confiance en la possibilité de sortir si besoin est du marché sans casse, ce faisant ils s’y engagent, y prennent des positions… et par ce fait produisent collectivement la liquidité.

[11] CDO : Collateralized Debt Obligation, le produit-phare de la finance structurée sur les crédits (notamment immobiliers) ; CDS : Credit Default Swaps, des instruments de couverture du risque de défaut sur les titres obligataires.

[12] Pour un développement plus substantiel sur ce point voir « Après la crise : réguler ou refondre ? », Revue de la Régulation, n°5, 2009.

192 commentaires sur « Si le G20 voulait... »

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    18 septembre 2009 @23h12   »

    (...) il suffit pour s’en rendre compte d’écouter les propos de tous ceux qui, quoique se disant favorables à une « régulation » – mais qui ne l’est pas désormais ? et cette soudaine unanimité, par le fait un peu suspecte, ne signale-t-elle pas la perte de substance croissante de la notion même de « régulation » ?

    Pour l’instant personne ne s’est réellement déclaré pour une “régularisation” de la finance, mais pour une “moralisation”, pour justement ne pas avoir à légiférer.

    Voici comment Sarkozy a annoncé qu’il se déclarait favorable à la tititrisation "moi j’ suis pas contre la titrisation". (attention c’est rapide, c’est noyé dans un numéro moralisateur de guignolo contre les employés de banque)

  • permalien ancilevien74 :
    19 septembre 2009 @10h50   « »

    Existe-t-il aujourd’hui des banques de dépôt fonctionnant comme vous le proposez, c’est à dire recyclant uniquement les dépôts en crédit et non en investissant dans les marchés ?
    Ne serait-il pas intéressant d’en créer, en comptant sur la séduction du "respectueux" (comme le bio en agriculture) : des banques sûres et respectueuses des entreprises auxquelles elles prêtent (taux de rendement demandé raisonnable et à long terme au lieu de taux déraisonnables provoquant licenciements et délocalisation) ?
    Je pense que si une banque proposait ça, je ne manquerais pas d’y aller.

  • permalien Yvan :
    19 septembre 2009 @13h51   « »

    @ancilevien74

    « Ce ne sont pas les dépôts qui font les crédits, mais les crédits qui font les dépôts »

    Les pouvoirs publics face à la puissance financière, par Jean Claude Werrebrouck, nous pousse à penser "mais de quoi vont-ils bien pouvoir parler, si aucun banquier n’est invité ?"

  • permalien Anne :
    19 septembre 2009 @14h33   « »

    @ ancilevien74 :
    oui , il en existe une en France, c’est La Nef, qui investit uniquement sur des projets de petites entreprises

  • permalien Pipas :
    19 septembre 2009 @18h34   « »
    La médiocration est-elle une solution ?

    Partons d’une évidence épistémologique : l’économie n’est pas une science. Elle est une politique irréfutable appliquée à la matraque sous le couvert justificatif d’une "science".
    Larve jadis, présentement papillon, l’Economie devenue Finance domine tout et ne s’occupe guère que de la perpétuation de sa domination.

    Gvain : mieux vaut en rire...

    Aussi sûrement que l’on ne reviendra pas sur la flèche du temps ; il est vain d’espérer un retour à de petits taux de rentabilité ou à des métiers bancaires ternes et ennuyeux.

    Politiquement, 300 assermentés antiterroristes peuvent bien être mandatés pour contraindre un épicier de province dont le seul crime est de se risquer à des lectures hétérodoxes. http://fr.wikipedia.org/wiki/Julien...

    Mais politiquement, l’on ne contraindra pas les banquiers : c’est contraire à l’Economie, c’est contraire à la Finance. Contraire à la science ! Allons, un peu de sérieux...
    Ici et maintenant trône le risque systémique.

    Concrètement, nous resterons assujettis à l’Economie et à la Finance. Nous attendrons que le cyclone de la reprise à basse pression salariale ravage un peu plus le paysage social ; sous perfusion de crédits(que personne ne pense plus sérieusement pouvoir rembourser) pour qu’in fine, la dépossession orchestrée par les banques et la police main dans la main (dépossession de tout ce qui a été produit ou construit) succède à l’exploitation.

    Le vrai risque systémique cher professeur Lordon, c’est celui de retenir une fois de plus ce système ivre qui danse au bord du gouffre, et qui aime ça. Qu’il chute. Retour au réel.

    Selon vous, qu’avons-nous sauvé en acceptant d’éviter le risque systémique ?

  • permalien libéral :
    19 septembre 2009 @21h26   « »

    Un concentré d’absurdités...

    Pour ne parler que des produits ’bizzares’, il a été prouvé que les CDS, munis d’une chambre de compensation, limitent considérablement le risque systémique (cf une etude récente du professeur Rama Cont).
    Ensuite les CDO ont permi, depuis leurs créations sous l’administration Clinon, à des milions de personnes d’accéder au logement.
    L’innovation financiere est à l’origine du développement économique considérable de ces 20 dernieres annees qui à permi à des centaines de milions de personnes de sortir de la pauvreté.

  • permalien NaOH :
    20 septembre 2009 @02h33   « »

    @liberal
    C’est parfaitement exact. Et avec la crise des millions de gens se font sortir de leur maison... en ayant de surcroît des dettes !
    C’est en effet une brillante réussite !

  • permalien Roland :
    20 septembre 2009 @10h00   « »

    SVP, éviter de répondre aux trolls (ne pas, en fait)

    ça pollue, n’apporte rien, et ne permet pas de suivre un échange constructif.

    Merci d’avance

  • permalien Crapaud Rouge :
    20 septembre 2009 @10h06   « »

    Bravo monsieur Lordon ! Il faut décapiter le capitalisme !

  • permalien Pipas :
    20 septembre 2009 @11h19   « »
    Si le G-VAIN voulait... la crise pour toujours.

    Au risque de refaire mon "troll", je persiste et clame qu’il faut au moins l’aveuglement de religieux fanatiques pour croire que récemment, il s’est passé autre chose que ce qui suit :

    1) Le précariat a produit et construit (sous le joug policier d’impératifs économiques) des meubles et des immeubles dans un maelstrom de basse pression salariale et de management à haute pression productive : jusqu’ici, tout va bien, France Télécom est plus létale qu’H1N1, et nous continuons à remplir nos décharges.

    2)La caste vampirique des Financiers/Hommes d’Etat (et vice versa) a perdu sa partie de roulette russe, mais ces messieurs sont décidément "mauvais joueurs", en bourse ou ailleurs.
    Aussi, pour asseoir sa victoire et sa domination totale, cette caste a dépossédé matériellement mais surtout spirituellement le précariat, le classemoyennat et le reste qui la maintiennent en vie notamment en contractant des crédits.
    Ivresse des ténèbres et chantage au risque systémique obligent, après la fête (où quand même on s’est bien fait chié),
    le contribuable passe la panosse.

    Sommes-nous frappés de cécité ? Ne voyons-nous pas ces forêts de tentes Quechua ? Ces yachts écologiques ? Cette partie de Tetris titanesque ou les briques précipitant le game-over sont autant de buildings de Lehman Brothers, Goldman Sachs & co ?

    Toute proposition constructive, dans l’attente de l’interruption du flux fossile d’énergie globalisée (car ne l’oublions pas : les ressources se tarissent), inclurait nécessairement une relocalisation à tout crin.

    Allez, un petit coup de Kundera pour finir :non seulement l’aliéné ne travaille pas directement pour ses intérêts, et moins encore pour ceux de l’humanité, mais il peut le faire contre les deux sans vouloir en être conscient.

  • permalien Pipas :
    20 septembre 2009 @11h55   « »
    La reprise

    « Aux Etats-Unis, selon le département de l’agriculture en charge de leur distribution, les « food stamps » (bons de nourriture) sont de plus en plus utilisés par les familles, afin, selon les responsables, de suppléer non seulement aux pertes d’emploi (mois après mois, le chômage continue inexorablement de monter), mais aux diminutions de revenu provenant de la diminution des heures de travail et des salaires. Selon le Financial Times, 40% de ceux qui en bénéficient avaient précédemment un revenu provenant du travail, ce pourcentage était de 25% il y a deux ans. »
    http://www.pauljorion.com/blog/?p=4...

    Pas grave, la Phynance rêve déjà de faire mumuse avec la taxe carbone. Pan ! Un abonnement à l’air !

    Je vous propose un concours avec rien à gagner : que pouvons-nous encore commercialiser pour parfaire l’Economie totale, le capitalisme vert ?

  • permalien BA :
    20 septembre 2009 @14h15   « »
    La reprise est là.

    Le BDI est le Baltic Dry Index. Le BDI est un indice des prix pour le transport maritime en vrac de matières sèches.

    À la fin de mai 2008, le BDI a atteint son plus haut niveau : 11 793 points.

    Le 3 juin 2009, le BDI était à : 4 291.

    Le 13 juillet 2009, le BDI était à : 2 975.

    Le 13 août 2009, le BDI était à : 2 612.

    Le 18 septembre 2009, le BDI était à : 2 356.

    http://stockcharts.com/h-sc/ui?c=$BDI,uu[h,a]daclyyay[pb50 !b200 !f][vc60][iue12,26,9 !lc20

    Christine Lagarde commente ces chiffres : « Euh … Ces chiffres montrent … Euh … Ces chiffres montrent que la reprise est là. »

  • permalien Pélican :
    20 septembre 2009 @18h12   « »

    Il est nul l’argument qu’on lit un peu partout selon lequel les autorités de contrôle seraient dépassées par les modèles mathématiques fabriqués par des petits génies sortis des grandes écoles et qu’on s’arracherait à prix d’or . En tant qu’ancien dirigeant d’une petite banque de dépôt , j’irais même jusqu’à dire que les produits frelatés se repèrent rien qu’ à l’odeur . De même , dans un établissement où sont provisionnés des bonus incommensurables , n’importe qui peut se douter qu’il y a du frelatage , comme on découvre du dopage dans beaucoup d’exploits sportifs télévisés .Tout le monde le sait , mais force est de constater qu’il y a encore énormément de monde dans les stades et sur le bord des routes ou devant sa télé , et de clients dans les banques qui spéculent plus que jamais pour se "refaire " .
    A mon avis , pour tenter de réduire les excès de la finance , "l’agence qui dit non" devrait s’inspirer des radars qui sont bien plus efficaces que les gendarmes et le code de la route pour lutter contre les excés de vitesse ...et surtout de victimes .

  • permalien Alex :
    20 septembre 2009 @20h36   « »

    Reagan, ton second degré est excellent, refais-nous-le encore, qu’on rigole !!

    Margaret

  • permalien xavier 37 :
    20 septembre 2009 @21h11   « »

    Si les économistes du réel sont à peu près d’accord sur les outils (grossièrement, rétablir les règles qui ont été démantelées systèmatiquement depuis 30 ans) qu’il faudrait mettre en place pour éviter les errements de la finance, les politiques ont ils encore le pouvoir de l’imposer ? Le G20 n’est il pas impuissant, un miroir au alouettes ?
    Ne sont ils pas otages de la finance au travers des déficits des états (bons du trèsor) ? Ironie perverse, la finance a systèmatiquement tari les ressources fiscales des états...
    Politiquement, le seul "choix" n’est il pas de continuer pour éviter la banqueroute généralisée et le chaos ? Et gagner du temps.
    La solution viendra par la "base", c’est à dire par l’économie réelle,locale et régionale, concentrées sur les besoins locaux, utilisant majoritairement des ressources locales. Seuls les dieux savent par quels scénarios (tragédies ?) passeront les peuples pour y arriver...

  • permalien BA :
    20 septembre 2009 @23h42   « »
    La guerre ou l’inflation.

    Jean-Luc Mélenchon écrit :

    « Vendredi 18 septembre, Lyon, 14 heures 30.

    AVEC ALAIN MINC.

    Il s’agissait d’un débat demandant si le logiciel social démocrate est toujours d’actualité. Un peu curieux dans la mesure où ni l’un ni l’autre ne sommes favorables à la social démocratie. Certes c’est pour des raisons diamétralement opposées. Mais disons que cela a un peu poussé la discussion dans des directions éloignées du thème lui-même. En réalité nous avons parlé de l’avenir du système capitaliste. Il y a eu un moment formidable quand est venue la question de la dette. Minc a eu cette franchise terrible qui l’honore quand il a fini par dire que la dette, à ce niveau, ne s’épongeait plus que de deux manières, par la guerre ou par l’inflation. »

    http://www.jean-luc-melenchon.fr/?p=713

  • permalien JPL :
    20 septembre 2009 @23h59   « »

    Du haut (?) de mon ignorance je pose la question : et si on faisait de l’argent, ou du crédit, qui est comme de l’argent en plus, quelque chose d’aussi rare que les ressources naturelles que l’on va être contraints, volens nolens, "d’économiser" ?
    Le "turn over" vertigineux de l’inventivité technologique n’attise-t-il pas des convoitises aussi factices que celles de la finance, mais à l’échelle des particuliers ? Le monde s’effondrerait-il dans une misère noire ?

    Diminuer le plus possible le désir d’avoir plus (gadgets technologiques ou ... fric), ce serait comme un stade supérieur dans l’humanisation de notre espèce. Mais on va rétorquer avec cette rengaine bien connue : la liberté ! La liberté de quoi faire ? La liberté, cette tyrannie des pays riches.

  • permalien simplesanstete :
    21 septembre 2009 @01h12   « »

    Toujours excellent ce Lordon, il débroussaille,le mot finance a pour racine ; rançon, 60 trillions de dollars le plus gros hold up de l’histoire de de des banquiers et et et de leurs complices, qui sont ils, par ordre tous les économistes, les politiques et leurs conseillés
    SONT ILS responsables NON le pire c’est qu’ils le prétendent, alors il reste, le reste et que font ils RIEN ils sont tres tres tres occupés a TRAVAILLER , CHACUN dans SON coin avec SON quant a soi pour la grande gloire du PIB qui devient nécessairement UNE BRUTE car tant d"argent accumulé par tant de petit SOIS ca donne des grosses IDEES aux manipulateurs d’argent, EN FAIT l’argent PARLE de plus en plus A DECOUVERT et les masses vont se retrouver FORT dépourvu, MUETTES devant cet holocauste, CHOC et EFFROI comme en irak tel est la tagadatactique des maitres de l’argent et EUX ils se parlent mais ils ne sont pas communistes, le GAG 20 c’est pour les hauts parleurs des MEDIAS qui un coup rassure(ils font quelque chose) et la plupart du temps terrorise le troupeau captif avec de mauvaises nouvelles sur SA SECURITE, la dernière étant que les cochons pourraient contaminer les porcs, on ne sait plus tres bien qui sont les victimes ou les bouchers, les jambons ne veulent toujours pas entendre parler du charcutier enfin Mr Lordon affute ses couteaux et tente d’autopsier la BËËTE, la bêtise je suis sur viendra a son tour !!!!!

  • permalien David C. :
    21 septembre 2009 @02h45   « »

    G20 mettre fin au système économique

    Malgré ce que nous pouvons entendre ici ou là dans les média, dans les discussions où autres ; il est déjà trop tard pour soit réguler, soit moraliser ou autres le système. Le système est mort ! Après l’injection massives de liquidité dans le système ! La dette du système est devenu impayable !

    Allons au delà du faux débat autour de la limitation ou encore encadrement des bonus des traders !

    Mettre fin au système libéral

    Le citoyen en colère, en révolte doit demander la mise en banqueroute globale organisée face à l’anarchie, et la loi de la jungle imposé par les forces financière. En clair, il faut sauver les gens et non l’économie virtuelle et la spéculation folle.

    Banqueroute organisée !

    Une banqueroute organisée pour prendre le temps de trier les dettes du système, afin de trier les bonnes dettes et les mauvaise dettes, afin de faire un moratoire sur les dettes illégitime, les dettes de l’argent virtuel.

    Une banqueroute organisée pour prendre le temps de mettre en place une nouvelle architecture financière type nouveau Bretton Woods ! Afin de mettre en place un système de change fixe, un système où les gouvernements reprennent le pas sur le crédit, un système qui aura le pouvoir financer de grand projet d’infrastructure, de recherche et autre afin de développer l’humanité.

    Il est temps que toutes les révoltes particulières donnent naissance à un projet commun révolutionnaire !

    David C.
    david.cabas.over-blog.fr

  • permalien
    21 septembre 2009 @16h51   « »

    On peut considérer aujourd’hui que le laxisme monétaire a déjà commencé à créer de nouvelles bulles sur un certain nombre de marchés, que ce soit les obligations, les actions, l’or, le pétrole ou d’autres matières premières. Il ne faudrait pas s’étonner que M. Bernanke et son équipe décident qu’il est temps pour la Fed de s’occuper de l’excès de liquidités, des bulles émergentes et de l’inflation imminente. Elle pourrait par exemple ramener le taux directeur à 2 %. Ce ne serait pas vraiment élevé ; compte tenu de l’inflation, ce serait même un taux d’intérêt négatif en termes réels. Et là, au moins, la spirale de déflation qui fait des ravages sur les marchés se trouverait brutalement enrayée. LE MONDE | 21.09.09

    Quelle est la marge de manoeuvre du camarade Bernanke ?? Oui ou non la fed à t-elle les moyens de relever les taux d’intérets ?? Avec quelles conséquences ??
    Si non, y a t-il un risque d’hyper inflation ?? Si hyper-inflation il y a dois-je signer un maximum de crédits à la consommation avec ma banque ?? Et liquider mon épargne ??

  • permalien Jordi GRAU :
    21 septembre 2009 @19h00   « »

    Merci, M. Lordon, pour cet exposé riche et accessible à de non spécialistes.

    En toute immodestie, j’ai cependant une petite critique à vous faire : je ne vois pas très bien à qui s’adressent vos projets de réforme de la finance. Comme vous le dites vous-mêmes, il n’y a pas grand-chose à espérer des autruches égoïstes qui nous gouvernent. Alors faut-il croire que vous vous adressiez aux "citoyens de base", ceux qui veulent un changement profond de l’ordre social et économique ? Cette deuxième hypothèse me semble plus probable. Il est certain qu’on s’enrichit intellectuellement en vous lisant. On est davantage armé pour démonter les discours fallacieux des gouvernements et des économistes dominants. Pourtant, on reste un peu sur sa faim. Vos propositions, même si elles sont techniquement intéressantes, ne pourraient suffire à mobiliser les masses. Leur force est d’être très raisonnables, mais c’est aussi leur faiblesse. Car ce que vous proposez, me semble-t-il, c’est tout de même de sauver le capitalisme, en le débarrassant simplement de ses abus les plus criants. Ce n’est pas un programme très alléchant pour tous ceux qui se font exploiter. Certes, mieux vaut une exploitation modérée que la gloutonnerie sans limite du capitalisme néolibérale. Mais ce qui serait vraiment excitant, c’est la fin de l’exploitation.

    De plus, je ne crois pas qu’on puisse mobiliser les gens sur un simple programme économique. Ce qui intéresse les gens, c’est d’abord les relations humaines. Même les ultrariches, les profiteurs de la dérégulation financière, jouissent de leur statut social privilégié, comme vous l’avez justement remarqué. Il en va de même pour les travailleurs précarisés, endettés, pressurés... Ils peuvent accueillir avec soulagement l’instauration d’un "capitalisme à visage humain", mais je doute qu’ils se mobilisent pour cela. Seule l’émergence d’un nouveau type de sociabilité pourrait créer un mouvement social assez puissant pour changer les règles économiques.

    En résumé, j’ai l’impression que vos propositions sont trop révolutionnaires pour être acceptables par ceux qui ont le pouvoir politique, et trop réformistes (et techniques) pour mobiliser les foules. Qu’en pensez-vous ?

  • permalien Martial :
    21 septembre 2009 @21h05   « »

    Eh oui, en Suisse il n’existe pas que l’UBS et le Crédit Suisse qui sont célèbres pour les raisons qu’on sait.
    Il y a aussi, dans chaque canton, des banques... cantonales justement. Très souvent avec un politique dans le conseil d’administration. Par exemple, celle de Fribourg, où j’habite reverse une bonne partie de ses bénéfices au trésor du canton, et finance aussi l’université. Il y a aussi les banques Raiffeisen, qui sont en fait des sociétés de banques coopératives. Ces banques se frottent les mains depuis la crise : elles n’ont rien perdu, au contraire, elles ont gagné tous les clients qui s’évadaient des deux pièges à cons cités au début.
    Donc le système dont parle Lordon est possible, il marche car l’argent est destiné uniquement à l’investissement dans les entreprises et la construction locale, et il est même appliqué... au pays des banques et du secret bancaire ! Par contre, la Poste piaffe d’impatience à l’idée de jouer dans les cour des grands (perdants) qui n’en veulent pas bien sûr...

  • permalien BA :
    21 septembre 2009 @21h34   « »
    " Le G vain. "

    Lundi 21 septembre, Jacques Attali écrit une chronique remarquable :

    « Le G vain. »

    Comme à Londres, on prendra mille et une photos, on se congratulera, on se quittera. Puis les dettes publiques continueront d’augmenter, les institutions financières seront de plus en plus instables, le chômage augmentera. Et un jour, sans doute, devant un nouveau désastre, il faudra agir. On se retournera alors vers les gouvernements : exsangues, ils ne répondront plus. Il n’y aura plus, alors, de G 20.

    http://blogs.lexpress.fr/attali/200...

  • permalien jcd :
    22 septembre 2009 @01h01   « »

    @ancilevien74

    Il existe une banque d’économie sociale qui a son siège au Benelux mais qui a vocation européenne : TRIODOS. Pourquoi pas ? à défaut de véritables banques publiques ou coopératives locales.

  • permalien BA :
    22 septembre 2009 @14h55   « »
    Christine Lagarde vous parle.

    Lundi 21 septembre 2009 :

    Les crédits accordés aux ménages et aux entreprises ont enregistré une baisse « d’une ampleur historique » au premier semestre 2009, selon l’Association française des sociétés financières (ASF).

    Ainsi, le montant des crédits obtenus par les ménages pour financer leur logement a diminué de - 27,2 % au premier semestre 2009. Cette contraction était de - 8,6 % au premier semestre 2008 et - 15,6 % au second semestre 2008.

    Les crédits à la consommation ont également accusé le coup, perdant - 15,8 % au premier semestre 2009.

    Les prêts personnels connaissent la plus forte baisse avec - 27,3 %.

    Les crédits faits aux entreprises pour financer leurs équipements ont chuté de près de - 24 %.

    Les opérations de crédit-bail-mobilier enregistre la contraction la plus importante avec - 29,1 %, un chiffre « d’une amplitude sans précédent depuis le printemps 1993 », souligne l’ASF.

    http://www.challenges.fr/actualites...

    Christine Lagarde commente ces chiffres catastrophiques : « Ben … C’est-à-dire … Euh … Voilà voilà voilà … Euh … Ces chiffres confirment que la crise est finie. Ces chiffres confirment que la reprise est là. »

    Merci, Christine.

  • permalien scartapus :
    22 septembre 2009 @17h43   « »

    Habitué à la patience - école de musique classique- je ne suis jamais déçu par vos articles , il ya toujours un franc éclat de rire
    après des efforts pour demeler vos alchimies verbales..
    Par contre le diplo , meme une fois par mois, j’ai du mal,
    pas assez de temps, pourtant je lui dois tout ,
    mes pbs au boulot , mon divorce etc...

  • permalien Sponge Bob :
    23 septembre 2009 @08h33   « »

    Bonjour M Lordon,

    Ne pensez-vous pas que la financiarisation de l’économie et ses dérives constitutives sont une conséquence mécanique du système capitaliste ? N’est-ce pas car le capitalisme ne tient pas la route qu’il est obligé de se résoudre à cette fuite en avant ?
    Dans ce cas, vos solutions n’apparaissent-elles pas comme des rustines temporaires qui ralentiraient, un peu, une chute de toute façon inéluctable ?
    Pourquoi ne pas penser à un nouveau monde, à un autre paradigme, radicalement différent dans ce cas ?

  • permalien Pipas :
    23 septembre 2009 @10h28   « »
    Si le G-Vénal voulait... des économistes hétérodoxes pour le sauver ?

    Oui, rappelez-vous professeur Lordon, vos mots dans cette librairie : "jusqu’où pouvons-nous déplacer le curseur ?"

    Il est grand temps de passer à autre chose .... http://www.orbite.info/traductions/...
    Ajoutez à cela la seconde loi de la thermodynamique, l’entropie...
    http://classiques.uqac.ca/contempor...

    Donc, on laisse tomber les rustines ?

    1ère piste : la relocalisation à tous crins. Organisons-nous !
    1er besoin : boire : systèmes d’épuration d’eau naturels.
    2nd besoin : manger : les AMAP ?
    3ème besoin : dormir : éco-construction !

    Pour le reste, et bien, je pense que l’on s’amusera très bien sans Sarkoléon et Christine La Hagarde, mauvais joueurs, et inconscients des enjeux de l’arrêt du flux fossile d’énergie globalisée !

    Nous avons besoin de petits génies comme vous pour "penser global" ET "agir local" !!!!!!!!

  • permalien BA :
    23 septembre 2009 @14h01   « »
    Christine Lagarde squatte le blog de Lordon.

    La consommation des ménages français en produits manufacturés, qui représentent environ le quart de la consommation totale des ménages, a baissé pendant la période estivale, de - 1,2 % en juillet et de - 1 % en août, selon des données CVS-CJO publiées mercredi 23 septembre par l’Insee.

    http://www.lemonde.fr/la-crise-fina...

    Christine Lagarde commente ces chiffres : « Euh … Ces chiffres confirment que la crise est finie. Ces chiffres confirment que la reprise est là. »

  • permalien Roland :
    23 septembre 2009 @17h41   « »

    Jordi GRAU : 21 septembre @19h00
    Bonjour, F Lordon ne peut pas ‘’tout faire’’ il l’a déjà dit ailleurs.
    Aux autres aussi d’inclure de ses propositions dans un projet, les citoyens entre autres ! Sur le plan des idées ‘’politiques’’ j’ai beaucoup apprécié : Jacques Généreux dans : Ça remue méninges (c’est d’actualité) intéressant et bouscule un peu — A conseiller d’urgence !
    http://www.dailymotion.com/video/xa...
    Je lis actuellement son livre que je trouve formidable : La Dissociété - Nouvelle édition en poche. Points-Seuil-2008 Pour en savoir plus : http://dissociete.viabloga.com/
    (je ne touche aucun droit)

  • permalien Pipas :
    24 septembre 2009 @10h27   « »
    Radio Lordon

    Merci pour vos interventions chez Mermet, c’est toujours un plaisir de vous entendre !http://www.la-bas.org/

  • permalien douar :
    24 septembre 2009 @15h31   « »
    Si le G20 voulait... telle est la question

    @ M. Lordon
    je ne suis pas spécialiste en économie mais à la lecture de votre article il me semble clair que vous ne croyez pas à cette volonté politique de la part du G 20, d’ou mon interrogation : ou voulez-vous en venir ?
    Quand vous parlez de ramener le système "à l’ordre normal de profitabilité", c’est selon moi une vue de l’esprit. L’ordre normal du profit n’est-il pas d’en avoir toujours plus ? Y-a-t-il eu à une époque un ordre normal du profit ? A ce sujet, j’évoquerai simplement le chef d’oeuvre de Jack London, Le Talon de Fer, qui , même en étant un roman, explique assez simplement les rouages du capitalisme au début du XXe siècle. L’argument du retour au capitalisme "traditionnel" est une vaste plaisanterie.

    Concernant l’inévitabilité des crises financières, la référence à Karl Marx sera suffisante. Les crises font partie du capitalisme.

    Enfin, puisque vous évoquez le Private Banking, je ne vous poserai qu’une question : Pour qui roulent les gouvernements ? Bourgeois ou prolétaires ? Pensez au Bouclier Fiscal.

    De mon point de vue une question s’impose : Pourquoi médiocriser la finance quand on peut la détruire ?

    Merci d’avance pour votre réponse

  • permalien Pipas :
    24 septembre 2009 @16h49   « »
    Le G-Vain ne veut ni ne peut rien, c’est entendu.

    Ontologiquement, le G20 est vain.

    Mais si parmi d’autres, Lordon l’hétérodoxe a plaidé le sauvetage de la Finance, et qu’il s’accroche à la chimère d’un retour au " profit raisonnable", c’est uniquement par trouille de "l’après-effondrement" que l’on s’emploie à retarder, effondrement dont l’inéluctabilité ne doit pas nous amener à confondre la fin d’une civilisation et la fin de l’humanité.

  • permalien Mat :
    24 septembre 2009 @18h40   « »

    « On peine à croire que la matérialisation imminente en septembre-octobre 2008 de ce qui, avec l’hyperinflation, constitue pour les sociétés économiques l’événement maximal, le stade ultime de la destruction sociale en temps de paix, ait laissé si peu de trace, produit si peu de réaction et rien notamment qui puisse ressembler à un sursaut de conservation collective comme on en attend après être passé si près du cataclysme absolu »

    Quand Frédéric Lordon dit avoir eu la trouille de sa vie d’économiste en septembre-octobre 2008, ce n’était vraiment pas pour rien. Les banques anglaises HBOS et RBS ne sont pas passées loin du gouffre.

  • permalien Jean-Thomas Giovannoni :
    24 septembre 2009 @22h01   « »

    Cher Monsieur Lordon,
    dès novembre 2008, je vous avais contacté car j’avais prévu que le montant des actifs toxiques détenu par les banques était excessivement élevé. J’avais lu un article du "Monde" s’intitulant "Les entreprises endettées en LBO entrent dans une zone à risque". J’avais alors effectué de nombreuses recherches pour savoir ce qu’était le LBO. J’ai découvert qu’il s’agissait de l’achat d’une compagnie grâce à un fort recours à l’emprunt, avec une subtilité : c’est l’entreprise restructurée au knout qui rembourse la dette contractée par l’acquéreur. En quelque sorte, la société se rachète elle-même tout en étant détenue par quelqu’un d’autre ! Ceci constitue déjà une aberration, mais le pire est à venir : en temps de crise, les entreprises ne peuvent plus rembourser la dette contractée et font alors faillite (c’est par exemple le cas d’heuliez). De plus, la dette de ces entreprises a été titrisée, ce qui implique que les titres de créance issus des LBO sont désormais des actifs toxiques.
    J’étais alors fort inquiet et j’avais contacté de nombreuses personnes (dont des médias et vous-même !) pour leur signaler la fin possible du capitalisme tel que nous le connaissons aujourd’hui. Quelques mois plus tard, j’ai appris que d’autres bulles étaient sur le point d’exploser : cartes de crédit, crédits Alt-A... Aux USA, on parle même de l’explosion des crédits prime (réputés sûrs) à cause de la hausse vertigineuse du chômage touchant désormais les cadres...
    Bref, depuis plusieurs mois je vis dans l’attente de l’effondrement du système. Je fus donc ébaubi après la publication des résultats des stress tests et des résultats du second trimestre. De nombreux commentateurs l’ont déjà suffisamment commenté, les bilans des banques ont été falsifiés avec la bénédiction des instances politiques américaines.
    La situation est donc la suivante : des milliers de milliards d’actifs toxiques détenus par les banques (ce qui n’a pas l’air d’émouvoir les bourses mondiales et les politiques) et une question en suspens : Y’a-t-il une chance pour que les banques, en situation de faillite technique depuis plusieurs mois fassent véritablement faillite, comme la tristement célèbre Lehman Brothers ou bien va-t-on continuer pendant des années avec les banques en l’état (ce qui aurait pour conséquence une crise larvée qui durerait pendant des années) ? En d’autres termes, quel est l’événement qui pourrait précipiter la chute finale du capitalisme actuel.
    Si vous le pouvez, merci de répondre à cette question.

    PS : merci pour votre magnifique programme visant à brider la finance et pour la qualité de vos analyses.

    Jean-Thomas Giovannoni

    24 septembre 2009 21:41

  • permalien BA :
    24 septembre 2009 @22h09   « »
    Christine Lagarde est très contente.

    Le nombre d’inscrits à Pôle emploi a crû de 18.100 en août en métropole, à 2,55 millions, pour les personnes n’ayant pas du tout travaillé, et de 32.200, à 3,7 millions, si l’on inclut les demandeurs d’emploi avec une activité réduite, a annoncé jeudi le ministère de l’Emploi.

    Si la conjoncture économique connaît un début d’apaisement en France et dans la zone euro, l’emploi devrait en revanche se dégrader encore. Les économistes s’attendent à voir le taux de chômage grimper à 10 % à la fin de l’année (contre 8,7 % au premier trimestre, et 9,1 % au deuxième), ce qui ne s’était plus vu dans le pays depuis la récession de 1993.

    Et l’assurance chômage (Unedic) a maintenu la semaine dernière son pronostic d’augmentation du nombre de demandeurs d’emploi en 2009 à + 639.000.

    Quant à la zone euro, elle affiche son plus fort de chômage en dix ans, selon des chiffres publiés début septembre.

    http://www.lesechos.fr/info/france/...

    Christine Lagarde commente ces chiffres en éclatant de rire d’une façon hystérique : " La crise ? Finie ! La reprise ? Ici ! "

  • permalien zébu :
    25 septembre 2009 @00h31   « »
    ’Fellow capitalism’ ?

    Après avoir écouté vos chroniques sur France Inter dans "Là-bas si j’y suis" (http://www.la-bas.org/article.php3?...), toujours aussi dynamiques et éclairantes, j’ai relevé un point de discussion que vous avez fort bien mis en exergue : les ’connivences’ existantes dans le monde économique mais aussi entre les différents ’mondes’ de pouvoir existants, à savoir le ’monde’ médiatique, le ’monde’ politique et le ’monde’ financier.
    Les cas cités (Pébereau, Pérou, en France mais aussi Rubin au USA ; on pourrait aussi y ajouter entre autres Bernanke et Geithner) montrent effectivement que l’on est loin des cas ’isolés’ mais que l’on traite bien de généralités, tant dans les modalités (allers et venues entre les différents ’mondes’ de pouvoir) que dans les objectifs (garantir coûte que coûte la permanence de ces ’mondes’) ou une certaine ’ontologie’ du monde (au sommet, la finance, puis le politique comme bras armé et enfin le médiatique comme pourvoyeur ’d’aliments’ symboliques, comme au moyen-âge).

    Certains proposent "oligarchie" comme définition de la situation actuelle, d’autres proposent la ’capitalisme de copinage’. Mais ces deux définitions ne me conviennent que peu (pour de multiples raisons).

    Je vous propose donc ’Fellow capitalism’ : le ’capitalisme des égaux’.
    Pourquoi ’égaux’ ? Parce que bien qu’appartenant à des ’mondes’ (économiques, politiques, médiatiques) très différents, où les différences de niveaux sont très prégnants (suprématie du ’monde’ financier’ sur les autres), chaque ’fellow’ introduit (ou qui s’introduit) dans un ’monde’ est considéré comme un ’égal’ d’un autre membre de ce même monde.

    Et, à l’inverse du concept, qui s’est révélé inexact in fine, de Tocqueville (un des piliers de la philosophie politique du libéralisme), ce n’est pas la "tyrannie des égaux" en démocratie qui s’est produite mais bien ... la tyrannie des égaux en économie qui s’est réalisée.
    Chez Tocqueville, les égaux en démocratie (les citoyens) exercent une ’tyrannie’ pour éviter que les meilleurs ne puissent émerger, d’où la ’supériorité’ de la culture nord-américaine, qui précisément, permet d’éviter ce type de ’tyrannie’. C’est l’une des ’tares’ de la démocratie selon lui.

    Dans la ’vraie vie’, en fait, ce sont bien les citoyens (les égaux en droits) qui sont tyrannisés par les ’Fellows capitalists’, ces ’égaux’ des mêmes ’mondes’ de pouvoir qui font tout (ce qui est en leur pouvoir) afin d’éviter que d’autres ’mondes’ n’émergent, surtout des ’mondes’ ’meilleurs’, à fortiori portés par des ’égaux’ en droit (les citoyens).

    Qu’en pensez-vous ?
    Sommes-nous dans une tyrannie des égaux ’inversée’ (au regard de la théorie de Tocqueville), dans nos ’mondes’ démocratiques ?
    Quelles solutions ?

    Merci.

  • permalien Pipas :
    25 septembre 2009 @07h19   « »
    Médiocratie : les médiocres sont déjà aux commandes !

    Il n’y a qu’à voir la récente nomination incestueuse de F.Pérol pour dégager, en sus du structuralisme des enarques, l’idée d’une véritable caste vampirique. Mais toute civilisation n’a-t-elle pas eu la sienne ?
    Elles prennent juste des noms et des allures différentes sur la flèche du temps...

    Merci encore pour cette intervention radiophonique, et merci pour l’appel au soulèvement.

  • permalien ouranos :
    25 septembre 2009 @15h02   « »

    @Anne

    La NEF n’assure pas les services bancaires classiques. Pour en faire profiter ses "clients" (adhérents ?), elle a mis en place un partenariat avec le Crédit Coopératif. Ce n’est pas tout à fait la même chose ... A quand une vraie banque de dépôt en France qui s’engage clairement sur des pratiques financières différentes, proches de ce que décrit Frédéric Lordon ?

    François D.
    CG Traiteur à Paris

  • permalien gerald calzettoni :
    27 septembre 2009 @17h47   « »

    Cher Monsieur,

    Votre clarté d’analyse n’a dégale que le pessimisme que nous partageons tous.

    Très concrètement, pouvez-vous nous dire si, à un niveau national, un gouvernement qui suivrait vos recommandations aurait quelque moyen d’agir, c’est-à-dire de réglementer, et avec quels instruments ?

    Tout en étant minoritaire au parlement européen, quelles pourraient être les revendications de réglementations que pourraient porter des personnalités comme Eva Joly ou ces parlementaires venus des combats militants ?

    Nous sommes avides des réponses que vous pouvez apporter : merci.

  • permalien BA :
    27 septembre 2009 @22h38   « »
    Christine Lagarde triomphe.

    Les défaillances d’entreprises ont augmenté de 22,7 % en août en France sur 12 mois, égalant le précédent record qui devrait être dépassé à la fin de l’année, apprend-on auprès d’Euler Hermes.

    Sur les 12 derniers mois, près de 63.800 défaillances ont été constatées, un chiffre comparable à celui enregistré lors de la récession de 1993, a précisé Karine Berger, directrice des études chez Euler Hermes Sfac.

    "C’est le glissement le plus élevé enregistré depuis le début de la crise", a-t-elle déclaré à Reuters.

    "Nous prévoyons que les défaillances atteindront près de 70.000 à la fin de l’année, ce qui serait un record historique", a-t-elle ajouté en confirmant les dernières prévisions de l’assureur-crédit.

    Les secteurs ayant particulièrement souffert sont l’immobilier avec une hausse de plus de 60 % des défaillances, comparable à celles constatées depuis le début de la crise, le transport avec une hausse de 33 % dans le transport routier, et l’industrie avec une hausse de près de 30 % des défaillances.

    http://fr.reuters.com/article/busin...

    Christine Lagarde commente ces chiffres en éclatant de rire : " La récession est donc finie ! Champagne ! Champaaaagne ! "

  • permalien JPL :
    27 septembre 2009 @23h29   « »

    Ces mesures restrictives financières sont d’excellentes solutions mais il faut un rapport de force politique pour les imposer ; sinon c’est comme "la justice sans la force" de Blaise Pascal. Et la primauté du (ou de la) politique, ça passe par les élections ou des événements révolutionnaires.
    Le vaccin a besoin d’une seringue qui s’appelle la politique. Les idées de F.Lordon sont le vaccin mais où est la seringue ? Les hommes politiques ? Ils ont, au mieux, abdiqué. En fait, ils défendent la "forme de vie" parasite de la finance par tous les moyens parce que c’est LEUR monde. Wall Street a financé Obama ...
    Le retour de la politique passe par la violence. C’est difficile à admettre parce nous sommes domestiqués par la consommation et le crédit. Qui osera la violence qui accoucherait de nouvelles solutions ? La violence fait peur, c’est le noeud gordien.

  • permalien Odenta :
    28 septembre 2009 @15h09   « »

    Rions un peu avec les banquiers.

    Jean-Louis Chambon, le penseur économique de Radio Académie, la joue condescendance avec les “Bonus, malus, et autres crises-passions estivales”.

    C’est la société civile qui est affectée en profondeur d’une forme de "malus" structurel. Les banques, elles, sont réglo.

    Lien du divertissement.

  • permalien BA :
    29 septembre 2009 @09h03   « »
    Etats-Unis : la deuxième crise financière.

    Voici huit graphiques hallucinants sur la deuxième crise financière qui arrive.

    Ces huit graphiques montrent qu’en réalité, les banques américaines vont subir une deuxième crise encore plus violente que la première.

    Aux Etats-Unis, le chômage explose. De plus en plus d’Américains basculent dans la pauvreté.

    Conséquence : de plus en plus d’Américains arrêtent de rembourser leurs emprunts car ils n’ont plus les moyens. Le taux de défaut explose.

    Taux de défaut sur les prêts garantis par un bien immobilier :

    http://www.crisedusiecle.fr/usa-pro...

    Taux de défaut sur les prêts à la consommation :

    http://www.crisedusiecle.fr/usa-pro...

    Taux de défaut sur les prêts pour une maison individuelle :

    http://www.crisedusiecle.fr/usa-pro...

    Taux de défaut sur les cartes de crédit :

    http://www.crisedusiecle.fr/usa-pro...

    Taux de défaut sur les autres prêts à la consommation :

    http://www.crisedusiecle.fr/usa-pro...

    Aux Etats-Unis, de plus en plus d’entreprises perdent de l’argent, et de plus en plus d’entreprises font faillite.

    Conséquence : de plus en plus d’entreprises arrêtent de rembourser leurs emprunts car elles n’ont plus les moyens. Le taux de défaut explose.

    Taux de défaut sur les prêts aux entreprises :

    http://www.crisedusiecle.fr/usa-pro...

    Taux de défaut sur les prêts commerciaux :

    http://www.crisedusiecle.fr/usa-pro...

    Taux de défaut sur tous les prêts :

    http://www.crisedusiecle.fr/usa-pro...

  • permalien Yves Raoult :
    29 septembre 2009 @12h02   « »

    bonjour à tous,
    Frédéric Lordon est passionnant, clair, etc. Les commentaires aussi je dois dire. Bref, on est tous (ou presque) d’accord : on vit dans une grosse cochonnerie, on veut tous la nettoyer voire la foutre en l’air, en tous cas l’empêcher de nuire pour construire un avenir un peu moins dangereux et incertain... Mr. Lordon appelle au soulèvement ? OK ! Concrètement, qu’est ce qu’on va pouvoir faire sans une opposition structurée, sans véritable programme politique tant soit peu alléchant, une opposition totalement corrompue et atomisée, laminée par 30 piges de libéralisme. Que peut on faire dans ce monde de consommateurs où les citoyens se cherchent... Le Grand Soir ? Chiche !
    Mais faudrait peut être s’activer et autrement qu’avec des bons mots pour avancer un peu. Je suis loin d’être maoïste (certes non) mais comme tous les révolutionnaires professionnels décidés et convaincus, il (Mao) a déclaré cette évidence que je reproduis en substance (désolé pour les puristes j’ai perdu mon pt’it livre rouge) : la révolution n’est pas une discussion courtoise entre gens de bonne compagnie ou qqchose du genre... Alors j’invite tous les participants à ce forum, d’accords sur l’essentiel, à se mettre en rapport les uns avec les autres pour bâtir ce projet politique motivant qui semble-t-il nous anime tous mais reste à définir en prenant soin d’éviter les pièges à cons tels les luttes de pouvoir assorties des inévitables urnes bourrées (à moins que ce ne soient les assesseurs), tel le tragique spectacle mis en scène par ATTAC voici quelques années... hélas !
    En résumé, on cause, on cause mais pendant ce temps le travail ne se fait pas !
    Alors ? Allez, c’était juste une blague. Bonne journée et merci à tous pour ce régal de lecture.
    Yves

  • permalien Pipas :
    29 septembre 2009 @13h15   « »
    Si le G20 voulait... une globalisation indispensable.

    Pour se soulever, il faut déjà avoir de quoi tenir contre une matrice qui se défendra jusqu’au bout, ou jusqu’à ce qu’elle s’écroule toute seule lors de l’interruption du flux fossile d’énergie globalisée (je parle ici des différents pics pétrol/charbon/uranium).

    A la base, il nous faut à boire et à manger, puis un endroit où dormir.
    Relocaliser production & consommation est le préalable à toute transition plus ou moins violente. Je persiste à penser que les AMAP sont bien plus dangereuses pour la caste financière vampirique que les grands soirs suivis des courses à Leader Price.
    L’auto-organisation doit se poursuivre et s’étendre aux domaines du bâtiment, du textile, des services...

    On ne foutra pas la fiance globalisée en l’air en continuant de s’ignorer les uns les autres, et en nous croyant toujours superbement tranquilles et indépendants grâces aux billets que nous avons en poche...

    Si Jorion dit vrai, nous avons troqué une bulle contre trois (crédits pourris ; liquidité des banques centrales ; et dette publique) pour éviter (je dirais plutôt repousser) le risque systémique. Ces bulles éclateront cumulativement. Par ailleurs, en parlant de risque systémique, qui ose encore soutenir que ces malades de l’école de Chicago avaient des postulats crédibles pour théoriser puis vivre leur utopie ? La réglementation la plus extrême ne demeurerait qu’une rustine car le vélo est fou-fou est il n’a pas de freins.
    Nous subissons encore cette utopie cupide, mais heureusement plus pour longtemps.

    Notre promptitude à l’auto-organisation est notre meilleure chance dans l’effondrement (et non la crise) actuelle. Vous aurez tout le loisir de vous chauffer (ou vous torcher) avec vos billets de 500€ dans des scénarios d’hyperinflation qui ne tiennent plus de la science-fiction.

    Bon courage à tous dans cette période de nos existences tout à fait formidable !

  • permalien Sponge Bob :
    29 septembre 2009 @15h00   « »

    Quelques pistes et clefs pour penser un autre monde :
    http://fr.internationalism.org/accueil-2
    J’avoue que je ne sais pas si une véritable libération du peuple par le peuple et une véritable auto organisation prophétisée par Marx sont possibles, cependant je ne vois aucune autre alternative viable (ça ou la barbarie comme ils disent).
    On peut nourrir, offrir un toit et du boulot à tous les habitants de la planète, cela est prouvé et vérifié théoriquement (merci en passant au capitalisme et à sa surproduction), reste à nous organiser pour passer à la pratique.

  • permalien Kulu :
    29 septembre 2009 @16h49   « »
    Iaisss oui cane...

    bonjour,
    vrai, Pipas, d’un point de vue intellectuel c’est une époque passionnante. Surtout pour ceux qui l’étudieront dans 1 siècle ! Au quotidien c’est une autre histoire, moins excitante : comment payer le loyer ? Pourrais-je faire bouffer mes mômes dans 1 an... C’est moins cool que pour ceux qui pourront peut-être (dans 50 ans) se vautrer dans leur fauteuil avec le dernier pavé de ... Lordon par exemple (quand il aura écrit ses mémoires), un petit café pour stimuler la réflexion...
    Chapitre 1 : situation générale en 2009. Chapitre 2 : comment l’élite a roulé les utopiste dans la farine. Chapitre 3 : différence entre le fascisme du XXème et celui du XXIème siècle...
    Cher Pipas, groupons nous dès demain et attaquons nous au préalable que vous évoquez. Les AMAP dites vous, je (découvre) et n’ai rien contre mais que fait-on de cette caste prête à tout pour préserver sa jouissance sous la protection de flics sur-armés formés à la guérilla urbaine et des armées privatisées. Croyez vous convaincre ces gens ? Croyez vous faire l’économie du rapport de force pour obtenir quelque chose ? Pensez vous faire l’omelette sans casser les œufs bio ou non ?
    Ce discours me semble comme le G : vain.
    Sans doute avec des ventres plus creux... car c’est de là que tout part.
    Ce que j’observe c’est qu’avec des dés pipés les règles démocratiques n’ont plus guère de sens voire de légitimité. Ces gens se fabriquent des constitutions sur mesure comme ça les arrange. Quand ils sont élus c’est de plus en plus souvent avec des scores minoritaires. Ils n’ont plus, à mes yeux, aucune légitimité. Quand on dit non ils ils passent outre. Je veux bien qu’on démarre le combat avec les salades mais je doute que cela effraie beaucoup au CAC40.
    Une dernière remarque : si l’un d’entre nous attrape un pickpocket lui faisant les poche tentera-t-il de le convaincre que ce n’est pas bien de voler ? Personnellement je n’aurai pas la fibre éducative. Nous tous, on vient de se faire tirer des milliers de milliards : on reste poli mais qd même, on ne dit pas merci (on a sa fierté !). Que va-t-on faire la prochaine fois puisse qu’il est avéré qu’il y aura une autre crise et d’autres encore. On va convaincre ces gens que c’est mal de voler ! Et que ça ne peut plus durer. Nico nous fera le coup du gauchiste méconnu qui sommeille en lui... Carlita laissera échapper un gémissement en pinçant sa gratte.
    Pujadas sera aux anges et sourira.
    Y’a quoi à la télé ce soir, chéri ?
    Circulez !
    Kulu

    P.S. Que les grands acrobates intellos m’excusent mais sur ce thème là, c’est mon niveau de réflexion. On me vole et ça me donne envie de cogner, je ne sais pas pourquoi.
    Salut et bonne soirée à vous tous ainsi qu’aux RG qui doivent surveiller de près ce genre de forum.
    K

  • permalien Pipas :
    29 septembre 2009 @21h48   « »
    Solutions d’ordre technique complémentaires au G-Vain et aux rustines

    Pour nous : AMAP WWOOF Hospitality-Club Voisins
    Système D voir E... maintenant ou après ? (http://www.orbite.info/traductions/...)

    Pour la caste vampirique : ignorance et mépris.

    Pour la flicaille : Insoumission et subversion. Pour eux, après tout, le boulot restera le même, ils changeront juste les têtes sur lesquelles cogner (j’en sais quelque chose, mon beauf est CRS : après tout, il fait aussi partie du bon peuple !)... Quant aux RG, leur présence sur ce blog est une aubaine. Cela leur stimule probablement le bulbe, du coup, eux aussi peuvent participer à l’émergence d’un monde meilleur pour leurs enfants !

    Le vol est le don sont tabous. Pas la cupidité ni le gâchis.

    N’avons-nous pas les mêmes valeurs, Kulu ?

  • permalien Sponge Bob :
    30 septembre 2009 @07h51   « »

    « Pour nous : AMAP WWOOF Hospitality-Club Voisins
    Système D voir E... maintenant ou après ? http://www.orbite.info/traductions/...

    Si c’est là notre seule alternative, c’est-à-dire une sorte d’anarchisme politique, alors on va tout droit : soit vers la barbarie (loi du plus fort, "seigneurs de guerre" s’emparant des moyens de production...), soit vers un retour inéluctable, bon an mal an, vers une société capitaliste (et rebelote). Voir même, la barbarie suivit du capitaliste.

  • permalien BA :
    30 septembre 2009 @11h17   « »
    La répudiation de la dette.

    La dette publique de la France s’envole.

    La dette publique de la France a augmenté de 61,1 milliards d’euros au deuxième trimestre 2009 pour atteindre le nouveau record de 1 428 milliards d’euros, soit 73,9 % du produit intérieur brut (PIB), selon les données publiées mercredi 30 septembre par l’Insee.

    http://www.lemonde.fr/la-crise-fina...

    Lundi 28 septembre 2009 : un article d’une très grande importance, publié par le Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde (CADTM). C’est un article qui montre que certains pays pourraient choisir de répudier leur dette.

    En clair : dans les années qui viennent, certains pays pourraient dire à leurs créanciers : « Désolé, mais nous ne pouvons pas rembourser notre dette. Nous ne vous devons plus rien. Nous remettons les compteurs à zéro. Et merci encore. »

    Cette question de la répudiation de la dette se posera de plus en plus dans les années qui viennent.

    Cette question concernera les pays du Tiers Monde, mais aussi tous les pays développés qui sont asphyxiés par leur gigantesque dette.

    Cette question concernera donc les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la France, etc. Pour ces pays, il ne s’agira que d’une simple question de survie. Ils devront choisir entre la mort par asphyxie, ou la répudiation de leur dette.

    http://www.cadtm.org/Islande-Si-la-...

  • permalien BA :
    30 septembre 2009 @14h34   « »

    Selon le projet de loi de finances 2010 présenté mercredi 30 septembre en conseil des ministres par Christine Lagarde (Economie) et Eric Woerth (Budget), la dette publique devrait passer de 67,4 % du PIB en 2008 à 77,1 % en 2009.

    Le budget 2010 prévoit que la dette publique atteindra 84 % l’an prochain, et continuera de progresser jusqu’à 90 % en 2012, ont annoncé Mme Lagarde et M. Woerth lors d’une conférence de presse à Bercy.

    http://www.boursorama.com/infos/act...

    Etant donné que dans les autres pays industrialisés, la dette publique atteint les mêmes pourcentages, voire davantage, la question 1 est :

    « LES ETATS OCCIDENTAUX POURRONT-ILS UN JOUR REMBOURSER LEUR DETTE PUBLIQUE ? »

    Réponse : non.

    Les Etats occidentaux ne pourront jamais rembourser leur dette publique. Leur dette publique va même continuer à augmenter (dépenses de santé qui explosent, vieillissement de la population, énergie qui va devenir de plus en plus chère, etc.)

    Question 2 : quelle solution les Etats occidentaux vont-ils choisir pour ne pas mourir asphyxiés par leur dette publique ?

    1- Première possibilité : la guerre (envahir les pays musulmans pour leur voler leur pétrole, etc.)

    2- Deuxième possibilité : l’inflation. Faire tourner la planche à billets à plein régime. Monétiser la dette. Dommages collatéraux : l’inflation à deux chiffres, l’euthanasie des créanciers et des rentiers.

    3- Troisième possibilité : la répudiation de la dette. Certains Etats occidentaux pourraient dire à leurs créanciers : « Désolé, mais nous ne pouvons pas rembourser notre dette. Nous ne vous devons plus rien. Nous remettons les compteurs à zéro. Et merci encore. »
    Un exemple d’actualité : l’Islande.
    Lisez cet article :

    http://www.cadtm.org/Islande-Si-la-...

  • permalien Laurent S :
    30 septembre 2009 @16h13   « »
    médiocriser et même plus encore

    Rendre la finance médiocre, c’est assurément la moindre des choses, mais plus je réfléchis, plus je crois qu’en fin de compte, elle est inutile.

    Quel est le rôle social de la finance : collecter l’épargne pour alimenter le cycle de production. Mais la monnaie n’est pas une ressource physique limitée comme le fer ou le pétrole, c’est un simple morceau de papier ou de plastique. Or la finance n’a de sens que si on considère la monnaie comme une quantité finie : il faut chercher l’argent, le pétrole, le fer où il est abondant pour le distribuer où sont les besoins. Mais cette conception physique de la monnaie est absurde, c’est comme dire que l’on ne peut pas produire plus de voitures car on a une quantité limitée de cartes grises, et qu’il faut donc des intermédiaires pour mettre en relation les futurs acheteurs avec les casses automobiles. En fait la préfecture peut délivrer autant de cartes grises que l’on veut, mais la production de fer et de pétrole ne peut être infinie. Il en est de même pour la monnaie, potentiellement illimitée face à une production nécessairement limitée.

    Evidemment si les banquiers donnaient à chacun des milliards d’euros tous les mois, plus personne ne travaillerait et la production serait nulle. L’argent doit donc se mériter pour conserver une valeur. Comme pour la préfecture avec les cartes grises, ceux qui accordent les crédits doivent le faire sous justification et n’y trouver aucun intérêt personnel. Mais de même que la préfecture crée des cartes grises, sans avoir besoin d’anciennes au préalable, on peut en toute logique accorder des crédits sans avoir aucun fond.

    La finance devient alors inutile et les banques se cantonnent à gérer les transactions entre agents économiques.

    J’espère avoir été assez pédagogique parce que c’est assez difficile d’expliquer une évidence, d’autant plus qu’elle s’oppose à des croyances populaires : celle de l’argent gagé sur l’or et celle des dépôts qui créent les crédits.

    Si j’ai réussi à piquer votre curiosité ou à fissurer vos certitudes, vous trouverez un développement plus détaillé ici :
    http://ecce-home.wikispaces.com/mes...

  • permalien Pipas :
    30 septembre 2009 @18h00   « »
    Si le G20 voulait... une civilisation cupide triomphante peuplée d’homo-oeconomicus

    @Laurent S
    La Finance est très utile à certains : par exemple, Denis Robert (non je déconne !).

    @ Sponge Bob

    La barbarie traduit à la fois le mépris pour l’autre, l’étranger, ainsi que la crainte qu’il inspire. Ce peut être le tourisme ; les frontières de l’Europe forteresse(ça c’est médiéval), ou vos voisins inconnus.
    La civilisation barbare quoi !
    P. Jaurion a dit : l’« homo œconomicus », un être sans enracinement social, « rationnel » au sens de bassement calculateur, sans attaches et sans engagement vis-à-vis de sa communauté, en fait, le portrait exact du sociopathe qu’Aristote avait dénoncé autrefois.

    Sans prononcer le gros mot d’anarchie (pardon maître Chomsky !), que pensez-vous de notre civilisation en bon ordre, Bob ?

  • permalien Sponge Bob :
    30 septembre 2009 @19h34   « »

    Merci Pipas pour cette définition, je connaissais (la culture c’est comme...) mais vous savez très bien ce que j’ai voulu dire (c’était bien la peine que je précise un peu entre parenthèse).
    Quant à l’anarchisme (qu’il soit de Chomsky, de Proudhon ou de Bakounine), je continue de penser que ce n’est pas une solution viable à long terme. Plusieurs communautés autogérées ne peuvent, à plus ou moins long terme, que rentrer en compétition et réinventer le capitalisme.
    Enfin, pour ce qui est de notre civilisation, je ne comprends pas votre question. Ai-je laisser entendre que j’y trouvais du bon ordre ?
    Il y a d’autres alternatives, peut être moins stériles, au capitalisme et à l’anarchisme.

  • permalien Pipas :
    30 septembre 2009 @20h13   « »
    En attendant...

    Nous espérons tous être bienvenus à Gattaca : 9 milliards d’habitants.
    Stériles ou pas, les solutions alternatives au capitalisme ou à l’anarchisme ont le commun mérite d’ignorer superbement le terme (ni long, ni court, ni même moyen) de l’histoire, à savoir l’extinction de notre espèce.
    La vrai question c’est "qu’est-ce qu’on fait en attendant ?"

  • permalien Kleeer :
    30 septembre 2009 @23h21   « »

    C’est raide pour comprendre...mais passionant tout ce bouillonement d’idées.Un petit détour dans la nature,pour se renouveller les cellules me ferais le plus grand bien,car à trop se prendre le cerveau ne s’éloigne t’on pas de l’essentiel ?

  • permalien BA :
    1er octobre 2009 @16h22   « »
    Christine Lagarde saute de joie.

    Etats-Unis : Wall Street pénalisée à l’ouverture par des chiffres du chômage.

    La Bourse de New York a ouvert en baisse jeudi 1er octobre, dans un marché pénalisé par l’augmentation plus forte que prévu du nombre de nouveaux chômeurs : le Dow Jones perdait 0,54 % et le Nasdaq perdait 0,78 %.

    Le département du Travail a recensé 551.000 nouvelles demandes d’allocations chômage, soit une hausse hebdomadaire de 17.000.

    Les analystes prévoyaient une hausse moins marquée, avec 535.000 dossiers déposés.

    http://www.boursorama.com/internati...

    Christine Lagarde commente ces chiffres en sautant de joie :
    " 551.000 nouvelles demandes d’allocations chômage ? C’est bien la preuve que la récession est finie ! En a plus du tout, de récession ! En a plus ! A pu du tout ! A pu ! "

  • permalien Betov :
    1er octobre 2009 @17h26   « »

    @Pipas :

    L’anarchie (la vraie, pas celle du folklore), est morte et enterrée. Il ne peut pas y avoir de mouvement anarchiste avec une masse qui a tout à perdre, et encore moins dans une société où le mot lui-même a perdu jusqu’à son sens, au point que les véritables mouvements qui devraient en être l’extrait de racine pure, ne savent même plus "qu’ils en sont"..

    Une chose qui me semble échapper à bien des analyses, est la puissance du système de propagande, ainsi que les leviers sur lesquels il s’appuie. On dirait que personne ne note que, plus le système s’enfonce et se referme, plus les gens votent à droite. Faire entendre les sirènes révolutionnaires, à l’heure où la totalité des dernières élections viennent de se résoudre sur un "encore plus à droite", me semble déraisonnable.

    Ce que nous devrions tous nous demander, c’est en quoi et comment nous sommes tous, sous contrôle de la propagande, car ses méthodes sont à un niveau de sophistication qui ne met personne à l’abris, comme Paul Jorion ("l’anthropologiste de la finance", comme il se nomme lui-même), vient d’en faire la démonstration magistrale, en faisant montre d’un conformisme record. Je m’explique :

    Dans une discussion traitant des dangers de guerres, j’ai donné un lien vers un article traitant des nouveaux matériels militaires, présentés actuellement en chine. L’article original comportant des photos étant trop long à télécharger, j’ai donné un autre lien, le reprenant en mode texte. Cet autre lien était sur le site d’Alain Soral. Censuré ! Message personnel de Paul : "Vous savez ce que c’est, au bout de ce lien ?"... "... sur un lien du Front National".

    Peu importe, donc, qu’Alain Soral, qui a eu sa carte au PCF pendant des années, n’ait jamais eu la sienne au FN, ni qu’il se soit éloigné de l’un et de l’autre. Diaboliser est la plus facile des choses, tant nous aimons haïr.

    J’ai bien des désaccords avec les opinions de Soral, mais qu’un soit-disant "anthropologue" soit à ce point aveugle à l’état du système, montre bien comment nous sommes *tous* sous la coupe de la propagande, dans un éventail politique tordu au point que les mots "droite" et "gauche" ont perdu toute signification : On nomme "droite" ce qui est objectivement à l’extrême droite, "gauche", ce qui est à droite, "extrême droite" ce qui appartient à la boutique nationaliste, et, comble de l’absurdité, "extrême gauche", ce qui appartient au fascisme le plus pur, comme l’ont démontré à loisir les diverses défaites historiques de l’anarchisme.

    L’article de Lordon sur son attitude face aux médias était très affûté et très juste, mais l’ensemble des "plans sur la comète" tombe à plat, justement en raison de l’impossibilité de passer la barrière de la propagande. Barrière qu’il convient évidemment d’adresser avant de parler de la seule chose qui fasse sens : La dominance sociale.

  • permalien Pipas :
    1er octobre 2009 @18h32   « »
    Si le G20 voulait... la procrastination de l’effondrement systémique

    @ Betov

    Bien d’accord.

    @ Sponge Bob

    Bien d’accord aussi !

    Mais quand même, en attendant, les AMAP, c’est quand même mieux que l’industrie agroalimentaire, non ?
    Et quand même, Hospitality Club, c’est quand même mieux que l’industrie touristique, non ?
    Et quand même, Lordon, c’est quand même mieux que Christine Lagarde, non ?

    Mais peut-être me trompe-je...

  • permalien BA :
    1er octobre 2009 @22h56   « »
    Christine Lagarde forever.

    Etats-Unis : des nouvelles de l’économie réelle.

    Le département du Travail a recensé 551.000 nouvelles demandes d’allocations chômage, soit une hausse hebdomadaire de 17.000.

    Les analystes prévoyaient une hausse moins marquée, avec 535.000 dossiers déposés.

    http://www.boursorama.com/internati...

    Bilan de la journée du jeudi 1er octobre : les chiffres du chômage aux Etats-Unis ont entraîné l’effondrement de toutes les Bourses de la planète.

    Conclusion : n’écoutons pas la propagande des « analystes ». N’écoutons pas la propagande médiatique. Regardons simplement l’économie réelle. La crise est très loin d’être finie. La crise ne fait que commencer.

  • permalien Louise michel :
    2 octobre 2009 @13h40   « »
    Ravaudage de la Finance Épisode N +1

    L’interpénétration de la classe Politique et des intérêts des sphères financières est telle qu’elle ne semble admettre pour Sortir de ce joyeux Merdier que la Solution du SOULÈVEMENT hélas !

    FL
    J’aimerais terminer sur un message d’espoir. Je n’en ai pas.
    En échange, est-ce que deux messages de désespoir iraient ?

  • permalien BA :
    2 octobre 2009 @18h41   « »
    Christine Lagarde s’éclate comme une bête.

    Etats-Unis : le chômage monte encore, la reprise en question.

    * 263.000 emplois supprimés en septembre.
    * Le taux de chômage à 9,8 %, au plus haut depuis 1983.
    * La durée hebdomadaire du travail diminue.
    * Baisse de 0,8 % des commandes à l’industrie en août.

    Les entreprises américaines ont supprimé 263.000 postes en septembre, bien plus qu’attendu, et le taux de chômage est monté à 9,8 %, des chiffres qui alimentent les craintes de voir la faiblesse du marché du travail compromettre la reprise économique.

    Le taux de chômage aux Etats-Unis se situe désormais à son plus haut niveau depuis juin 1983, et septembre marque le 21ème mois consécutif de solde négatif pour l’emploi non agricole.

    L’autre indicateur publié vendredi 2 octobre, celui des commandes à l’industrie en août, montre une baisse de 0,8 %, alors que le marché anticipait une hausse de 0,3 %.

    La révision des statistiques de juillet et août fait apparaître 13.000 destructions d’emplois de plus qu’annoncé jusqu’à présent.

    http://fr.reuters.com/article/frEur...

    Christine Lagarde commente ces chiffres, une bouteille de Jack Daniel à la main, les yeux exorbités, les cheveux en bataille, en éclatant d’un rire hystérique :
    " La récession est finie ! La récession est finiiiiiiiiiiiiiiie ! "

  • permalien Pipas :
    4 octobre 2009 @10h33   « »
    Si le G20 voulait... le sentiment de déréliction globalisé

    La relocalisation à tout crin : pour une transition d’une violence acceptable entre l’effondrement systémique actuel et les impératifs de demain !

    Nous vivons une époque formidable. Demain, tout peut (=doit) s’effondrer brutalement.
    Sauf nos besoins élémentaires et physiologiques, qui sont indispensables à notre survie. Nous devrons toujours nous nourrir, respirer, nous reproduire avant de pouvoir rebâtir sur les ruines du système néolibéral.

    La révolution verte (combinée au déracinement nécessaire à l’émergence de l’homo-oeconomicus de Paul Jorion) a permis la multiplication de la population mondiale asservie à la multinationalisation et à l’or noir.
    En France, il ne demeurait que 300.000 agriculteurs en 1990. Certains économistes estiment qu’ils seront moins de 150.000 en 2012 : demain. Passons sur les dégradations multiples du productivisme, des monocultures, etc…

    Hubbert et ses pics devraient nous inciter à bouffer autre chose que du pétrole. L’interruption, mais même le ralentissement du flux fossile d’énergie globalisée devient problématique quant à l’augmentation du coût énergétique de la production agroindustrielle ; celle-ci se cumulant à l’augmentation des coûts énergétiques d’autres secteurs moins vitaux (partons du principe que la relocalisation à tout crin diminue drastiquement la nécessité de transports).

    Il ne s’agit plus de prêter main forte au pillage de l’Irak, puis de l’Iran, pour s’apercevoir qu’il n’y a plus rien à piller par la suite, sauf le frigo de son voisin.

    Ah si j’étais ministre de l’agriculture !
    WWOOF et AMAP bénéficieraient d’aides de l’Etat autrement plus conséquentes que celles délivrées au secteur automobile (aides ponctionnées de préférence dans les chambres de compensations que dans les poches des contribuables) !!!

    Concernant les jeunes agriculteurs, plus enragés qu’engagés, les difficultés d’accès aux terres pour s’installer tiennent essentiellement à des questions d’héritage et de spéculation immobilière. Constatez toute l’importance que donnent nos lois à la valeur d’usage !
    Une vaste campagne d’expropriation au service de l’intérêt général (comme jadis pour les stations de sports d’hiver ?), des besoins physiologiques de la population et des jeunes exploitants souhaitant s’installer devrait être organisée.

    Actuellement, un paysan bio se tape des semaines de 70 heures payées même pas le smic pour nous faire bouffer autre chose que du pétrole qui repousse pas. Mettez-en deux, ça fait des semaines de 35 heures, et le sacro-saint chômage baisse. 3.000.000 de paysans bio le plus tôt possible serait une bonne base à une transition d’une violence acceptable entre l’effondrement systémique actuel et les impératifs d’hier, d’aujourd’hui et de demain.

    Pour ne parler que de besoins élémentaires.

  • permalien fbh :
    4 octobre 2009 @21h14   « »

    Je ne sais pas vraiment ce qui peut sortir de l’ensemble des réflexions ici exprimées, mais en tant que novice en matière économique j’apprends énormément (et ça s’agite dans ma petite tête) et comme je ne suis sûrement pas la seule c’est déjà ça... Je me réfère bien sûr à F. Lordon (que je lis ou écoute pas ailleurs), mais aussi aux commentaires divers. Je voudrais en particulier remercier "BA" qui nourrit systématiquement le débat par des données concrètes et précises. Ses dernières hypothèses sur la dette publique des Etats et son éventuelle répudiation m’ont fait dressé les cheveux sur la tête, j’imagine déjà les cohortes "d’huissiers" (Chinois ou autres) se précipitant pour saisir les biens de mes petits enfants (centrales nucléaires, TGV etc).

  • permalien BA :
    4 octobre 2009 @23h22   « »

    Prochain épisode de la crise systémique : l’effondrement du dollar.

    Lisez cet article :

    « Le quasi mutisme du G7 sur les changes implique un dollar faible.

    Le Groupe des Sept (G7) n’ayant rien apporté de neuf sur la question des taux de change, le dollar pourrait s’en ressentir dans les mois qui viennent, au risque de devenir incontrôlable. »

    http://fr.news.yahoo.com/4/20091004...

  • permalien BA :
    7 octobre 2009 @09h55   « »
    Christine Lagarde m’inquiète.

    Les Etats-Unis toujours en récession, peut-être jusqu’en 2010.

    Les directeurs financiers des entreprises américaines pensent que les Etats-Unis sont toujours en récession, malgré des signes montrant que l’économie a peut-être renoué avec la croissance au troisième trimestre, selon les résultats d’une enquête publiée mardi 6 octobre.

    Cette enquête, menée par l’Association des professionnels de la finance, montre également que bon nombre de dirigeants du secteur financier ne voient pas de reprise des embauches ou des investissements au cours des six prochains mois.

    L’enquête a été menée lundi auprès de quelque 1.000 directeurs financiers et directeurs de trésorerie.

    Environ 69 % des participants estiment que la récession, qui a commencé en décembre 2007, va perdurer jusqu’en 2010.

    http://fr.news.yahoo.com/4/20091006...

    Christine Lagarde commente ces chiffres : « La récession est finie. Et ça fait deux ans que je vous dis que la récession est finie. Donc arrêtez de m’emmerder avec la réalité. J’en ai rien à foutre de la réalité. Je veux faire de la natation synchronisée. Je veux faire plouf-plouf dans une piscine. »

    Je crois que Christine Lagarde est en train de devenir folle.

  • permalien Pipas :
    7 octobre 2009 @12h20   « »
    Si le G20 voulait... la fin de l’histoire

    Sacré Fukuyama !
    Et si il n’y avait pas de reprise ?
    Fin de l’histoire ?

  • permalien BA :
    7 octobre 2009 @22h55   « »
    Christine Lagarde plonge dans la piscine.

    Etats-Unis : nouvelle chute du crédit à la consommation en août.

    Le crédit à la consommation aux Etats-Unis a baissé en août pour le septième mois consécutif, chutant de 5,8 % en rythme annuel par rapport à juillet, selon les chiffres corrigés des variations saisonnières publiés mercredi 7 octobre par la banque centrale américaine (Fed).

    La baisse est moins forte que le mois précédent, qui avait vu un effondrement du crédit à la consommation de 9,1% (chiffre corrigé en baisse de 1,3 %).

    Elle est néanmoins plus forte que ne le pensaient les analystes, l’encours total de ces crédits ayant chuté de 12 milliards de dollars, soit 2 milliards de plus que leurs prévisions.

    Les crédits à la consommation financent une part élevée des dépenses des ménages américains, moteur traditionnel de la croissance économique du pays qui fonctionne actuellement au ralenti.

    http://www.boursorama.com/infos/act...

    Christine Lagarde commente ces chiffres : « Les Américains empruntent de plus en plus pour consommer. Le crédit à la consommation est en hausse constante depuis sept mois aux Etats-Unis. La récession est finie. Et moi, je nage dans le bonheur. Je nage dans une piscine de bonheur. Je fais de la natation synchronisée dans une piscine de bonheur. Je suis bien. Je suis bien dans mon corps. Je suis bien dans ma tête. »

  • permalien lodin :
    8 octobre 2009 @07h26   « »

    Une digression par rapport au thème . Je suis sidéré de l’ample couverture médiatique dont fait l’objet le dernier opus d’Eric Maurin sur le déclassement. Le sommet de la "complaisance" non critique étant atteint par le Monde en date du 8 octobre qui interroge quatre personnalités (M. Valls, X. Bertrand, L. Parisot et Chérèque) pour réagir au "choc intellectuel" de ce livre.
    Bref, je pense que ce livre devrait faire l’objet d’une réelle critique avec des plumes du même acabit que celle de Frédéric.

  • permalien Pipas :
    8 octobre 2009 @10h58   « »
    Si le G20 voulait... faire dans son pantalon sans se faire remarquer

    Ce matin BFM annonçait triomphalement l’once à 1400$.
    J’ai bien failli mourir de rire.
    Mieux vaut que la caste des vampires financiers fasse mumuse avec l’or qu’avec les matières premières ou l’alimentation...
    On en oublierai presque la non convertibilité de l’or en certaines monnaies, mais surtout en dollars provenants de la dette (or et monnaie non encore existants)
    http://archives.lesechos.fr/archive....

    Le cours forcé est mort ! Vive le cours forcé !
    Nous vivons une époque formidable...

  • permalien Pipas :
    10 octobre 2009 @07h53   « »
    Nous sommes repérés

    Voyez cet article édifiant concernant les exigences de contrôle du net, cette poubelle de la démocratie, par nos élites : http://www.bakchich.info/Indect-rel...

    Avec de tels projets, pas de doutes, la reprise économique ultrasécuritaire est bien au rdv.

  • permalien
    10 octobre 2009 @08h52   « »

    Pas de doute, Pipas, qu’internet est un sérieux problème pour le système de propagande, puisqu’on le voit régulièrement courir derrière les infos alternatives. Pas de doute, non plus, que les criminels qui dirigent les "démocraties", feront tout leur possible pour museler le défouloir.

    Mais il serait naïf de penser que le système a besoin de la législation, pour venir à bout d’un dernier îlot de résistance. Le contrôle absolu est déjà dans nos têtes, avec l’intégration de la dominance sociale, par le levier de l’idéologie du mérite. Notre situation mentale est parfaitement illustrée par le fait qu’il n’existe aucun mouvement de gauche, et qu’il n’en existera probablement plus jamais. L’avenir des spectateurs de foot est dans le choix démocratique de la couleur des bacs à fleurs, et c’est bien... "mérité".

  • permalien gladiador :
    11 octobre 2009 @09h21   « »

    Bonjour. Curieux que personne aie retenu cet article du monde
    Il me semble que la super-inflation approche à grand pas. La pression sur le dollar est énorme et les banques centrales asiatiques ont dû intervenir massivement pour éviter l’effondrement.
    Les investisseurs sentent que la fête sera bientôt finie (merci les aides massives des États sans contrôle) et cherchent frénétiquement des valeurs refuge alors que les banques s’empressent de rendre l’argent prêté pour pouvoir enfin se répartir, sans rendre de comptes, sous forme de bonus ou retraites dorées (52 millions pour le PDG de BBVA) le pactole accumulé ces derniers mois.
    Soyez attentifs, cette semaine ou celle qui suit commencera une nouvelle ère !
    Ah, j’oubliais : Toutes mes félicitations à Obama pour son prix Nobel...

  • permalien Pipas :
    12 octobre 2009 @14h55   « »
    L’empire contre-attaque

    Sark Vador vient d’introniser son engeance démoniaque (le prince Jean) à l’ Établissement public pour l’aménagement de la région de la Défense. La république vit des heures sombres… mais au quatre coins de la galaxie, la résistance s’organise.

  • permalien BA :
    15 octobre 2009 @14h37   « »
    Christine Lagarde a réponse à tout.

    La faim touche aujourd’hui 1,02 milliard de personnes, selon un rapport publié mercredi 14 octobre par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Programme alimentaire mondial (PAM).

    « Aucune nation n’est épargnée et, comme toujours, ce sont les pays les plus pauvres – et les populations les plus démunies – qui en pâtissent le plus », a rappelé Jacques Diouf, directeur général de la FAO.

    En Afrique subsaharienne, 265 millions de personnes sont sous-alimentées, et l’on note que 15 millions de personnes souffrent de la faim dans les pays industrialisés.

    Dans les seize pays identifiés par la FAO comme très vulnérables, 9 sont sur le continent africain. Il s’agit de la Somalie, de l’Ethiopie, de l’Erythrée, du Soudan, du Burundi, de la République démocratique du Congo (RDC), du Libéria, de l’Angola et de l’Ouganda.

    Le nombre de personnes sous-alimentées dans le monde augmente constamment depuis dix ans, a fait valoir Tamara Kummer, porte-parole du PAM

    http://mondeactu.com/a-la-une/plus-...

    Christine Lagarde commente ces chiffres concernant les crève-la-faim : " Ils meurent de faim ? Qu’ils mangent de la brioche ! "

  • permalien BA :
    16 octobre 2009 @21h37   « »
    Christine Lagarde hurle sa joie.

    Le moral des ménages américains dans les chaussettes en octobre.

    L’indice de confiance des consommateurs américains mesuré par l’Université du Michigan a rechuté contre toute attente en octobre.

    Mauvaise surprise en provenance des Etats-Unis. L’indicateur qui mesure le moral des ménages, particulièrement suivi par les marchés, s’est établi à 69,4 en octobre en première estimation, contre 73,5 en septembre. La dégradation est assez nette, d’autant plus que les économistes s’attendaient à une stabilité de cet indicateur mesuré par l’Université du Michigan.

    La déception est donc de taille pour les économistes, l’indice de confiance permettant de prendre le pouls des ménages, dont la consommation compte pour les trois quarts de la croissance américaine.

    « Les finances personnelles ont subi leur plus longue et plus forte baisse des 60 ans d’existence de l’enquête, et rares sont les consommateurs qui prévoient une amélioration prochaine de leurs finances », indique l’étude dans son communiqué.

    Selon les analystes, la consommation devrait repartir à la baisse sur les trois derniers mois de l’année.

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/...

    Christine Lagarde commente ces chiffres en chantant à tue-tête : " Je vais bien, tout va bien ! Je suis gaie, tout me plaît ! Hello, le soleil brille, brille, brille ! Hello, nous nous reverrons bientôt ! Tout va bien ! Tout va très bien ! Tout va mieux que bien ! "

  • permalien Pipas :
    17 octobre 2009 @09h01   « »
    Si le G20 voulait... la tolérance zéro pour le social

    Crise, effondrement systémique, taux de chômage galopant et vieillissement de la population, guerre, contestation du modèle occidental de l’intérieur et sur le reste de la planète ; peu importe, notre gouvernement applique sa feuille de route antisociale sans perdre son sang froid.
    Nous savons pertinemment :
    - que le processus de Bologne se poursuit
    - que les patients se transforment en clients dans les hôpitaux
    - que la poste se privatise (en banque postale), et que les banques ne se nationalisent pas
    - que des statuts comme celui d’auto-entrepreneur sont créés dans le but d’éliminer des droits au chômage, à la formation, au RSA, à la retraite, et même au salaire
    - qu’arrive la privatisation des PV (un bon conseil, achetez-vous un vélo)

    Que de succès en perspective pour le Branding total.

    J’observe que les mesures gouvernementales prises pour lutter contre le chômage consistent essentiellement à proposer des emplois de surveillants pénitentiaires ou de piétaille ; mais surtout à supprimer le chômage lui-même.

    Comment s’étonner de l’émergence d’une économie parallèle, et non souterraine, fleurissant au détriment de l’officielle, et comment s’étonner de l’indigente propagande contre les fraudes de la France d’en bas ?
    ttp ://www.gouvernement.fr/gouverne...

  • permalien th M :
    19 octobre 2009 @14h24   « »
    crésus

    cher Monsieur Lordon, pourriez-vous nous donner s’il vous plaitvotre appréciation sur le livre "mémoire d’un banquier pourri" signé "Crésus" ?
    Exagération ou plausible ?
    merci
    th M

  • permalien BA :
    20 octobre 2009 @14h06   « »
    Christine Lagarde a tout compris.

    Sur le blog « tropicalbear.over-blog.com », Loïc Abadie écrit une analyse qui concerne les Etats-Unis, mais qui concerne aussi la France : la stupidité des aides d’Etat pour l’achat de voitures neuves.

    Dès que ces aides d’Etat s’arrêtent, le marché automobile s’effondre très violemment. En clair : le remède est pire que le mal.

    « Pour finir, un petit graphique des ventes de véhicules légers aux USA, qui résume à lui seul l’effet des "plans de relance" et l’absurdité de ceux-ci : la relance du secteur automobile a consisté en un programme de prime à la casse appelé "cash for clunkers".
    Avec ce programme, le gouvernement américain a effectivement obtenu d’incontestables résultats...qui ont duré 2 mois (juillet-août 2009), puis les ventes sont retombées au niveau d’avant plan dès la fin du programme (septembre 2009).
    Le coût du véhicule supplémentaire vendu grâce au plan "cash for clunkers" est estimé à plus de 45 000 de dollars par Avery Goodman...
    Toute "l’efficacité" économique des politiques de relance de la demande s’exprime ici : une pluie de dollars jetée par la fenêtre en pure perte pour repousser le problème de quelques mois, en l’aggravant au final. »

    Voici le graphique :

    http://research.stlouisfed.org/fred...

    Christine Lagarde commente ces chiffres : " Dans les années qui viennent, nous allons continuer à payer les Français pour qu’ils achètent des voitures neuves. Nous allons augmenter le montant de la prime à la casse. Notre objectif à long terme : verser une aide d’Etat égale à 100 % du prix d’achat de la voiture neuve. Et puisque le marché automobile s’effondre quand les aides d’Etat s’arrêtent, nous allons verser des aides d’Etat pour toujours, jusqu’à la fin du monde, ah ah ah ah ah ah ah ! (Rire hystérique) "

  • permalien BA :
    21 octobre 2009 @10h56   « »
    Christine Lagarde est en colère.

    Cessons de nous ruiner pour sauver les riches, par Bob Herbert.

    Bob Herbert, éditorialiste du New York Times, s’insurge devant le scandale de l’insolente richesse retrouvée par ceux qui n’ont dû leur survie qu’au prix d’un sauvetage qui a ruiné l’Etat, alors même que la grande majorité de ses concitoyens lutte pour parvenir à joindre les deux bouts ou à conserver un toit.

    « Nous ne pouvons pas continuer à transférer la richesse de la nation à ceux qui sont au sommet de la pyramide économique - ce que nous avons fait depuis environ trente ans - tout en espérant qu’un jour, peut-être, les avantages de ce transfert se manifesteront sous la forme d’emplois stables et d’une amélioration des conditions de vie de millions de familles qui luttent pour y arriver chaque jour, » s’exclame-t-il, avant de conclure qu’aujourd’hui, il faudrait être « fou » pour continuer à croire à ce « conte de fée. »

    http://www.nytimes.com/2009/10/20/o...

    Christine Lagarde réagit à cet éditorial : " C’est qui, Bob Herbert ? C’est qui, ce gueux ? C’est qui, ce communiste ? C’est un noir, en plus ! Non mais quelle décadence ! Je me rappelle, quand j’étais avocate d’affaires aux Etats-Unis, je lisais le New-York Times. C’était la belle époque. Les éditorialistes étaient tous millionnaires, blancs, ultra-libéraux, des gens normaux, quoi. Depuis l’élection d’Obama, les Etats-Unis sont devenus fous. Vivement l’élection de Sarah Palin. Elle remettra de l’ordre, Sarah Palin. "

  • permalien BA :
    21 octobre 2009 @14h44   « »

    New York Times, mardi 20 octobre : un éditorial historique de Bob Herbert.

    " Cessons de nous ruiner pour sauver les riches. "

    Traduction de l’article de Bob Herbert en langue française :

    http://contreinfo.info/article.php3...

  • permalien BA :
    22 octobre 2009 @00h50   « »
    Christine Lagarde et la Grande Peur.

    L’administration Obama va demander aux dirigeants des firmes aidées de réduire drastiquement leurs salaires.

    L’administration Obama prévoit de demander aux firmes renflouées l’an dernier par l’Etat de réduire fortement la rémunération de leurs dirigeants les mieux payés, selon une source proche du dossier.

    Les sept groupes qui ont reçu le plus d’aide de l’Etat, dont l’assureur AIG et les constructeurs automobiles Chrysler et General Motors, devront réduire les salaires annuels de leurs 25 dirigeants les mieux payés de 90 % en moyenne par rapport à l’an dernier, selon cette source qui a requis l’anonymat.

    Le Département du Trésor devrait annoncer dans les prochains jours ces réductions drastiques.

    Kenneth Feinberg, le responsable du Trésor nommé par le président Barack Obama pour gérer la question des rémunérations dans les sept firmes qui ont reçu une assistance exceptionnelle du gouvernement dans le cadre du plan d’aide de 700 milliards de dollars, doit prendre les décisions sur les salaires.

    Les sept firmes concernées sont Bank of America, American International Group (AIG), Citigroup, General Motors, GMAC, Chrysler et Chrysler Financial.

    Les rémunérations totales des principaux dirigeants des sept groupes déclineront en moyenne de 50 % environ, selon une source informée de la décision de l’administration.

    http://www.boursorama.com/internati...

    Christine Lagarde réagit : " Les rouges ont envahi Washington ! Les communistes ont pris la Maison Blanche ! Quelle horreur ! "

  • permalien BA :
    23 octobre 2009 @00h36   « »

    Jeudi 22 octobre, le même jour, trois informations hallucinantes :

    1- Première information :

    Selon le rapport « Vaccins et vaccination : la situation dans le monde », publié par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’UNICEF et la Banque mondiale, le taux de vaccination chez les tout-petits n’a jamais été aussi élevé avec 106 millions d’enfants vaccinés en 2008. Malgré cette hausse, le rapport déplore qu’un bébé sur cinq ne soit toujours pas protégé contre les maladies graves. Il faudrait en effet un milliard de dollars supplémentaire par an pour garantir des vaccins à tous les enfants de 0 à 1 an des 72 pays les plus défavorisés.

    http://www.famili.fr/,la-vaccinatio...

    2- Deuxième information :

    Etats-Unis : le nombre de pauvres est situé entre 40 et 47 millions. En pourcentage, la pauvreté touche entre 13,2 % et 15,8 % d’Américains.

    http://www.msnbc.msn.com/id/3339501...

    3- Troisième information :

    Le Congrès des Etats-Unis a adopté jeudi, après un vote au Sénat, le texte final du projet de budget 2010 de la Défense, quasi-conforme aux demandes de l’administration et autorisant celle-ci à dépenser jusqu’à 680 milliards de dollars.

    http://www.boursorama.com/infos/act...

  • permalien
    23 octobre 2009 @01h16   « »

    @ BA

    Des armées de lobbyistes arpentent chaque jour les couloirs du Capitol Hill.

  • permalien BA :
    23 octobre 2009 @09h39   « »
    Christine Lagarde est satisfaite.

    Consommation : Christine Lagarde satisfaite.

    La ministre de l’Economie, Christine Lagarde, a salué vendredi le dynamisme de la consommation des ménages français qui n’est pas dû uniquement, selon elle, aux achats d’automobiles. La consommation des ménages en produits manufacturés a rebondi de 2,3 % en septembre après deux mois de baisse, grâce notamment à un bond de 10,2 % des achats de voitures, selon les données publiées par l’Insee.

    http://www.lejdd.fr/Politique/Depec...

    Christine Lagarde réagit : « Bande de cons, vous n’avez toujours pas compris ? Le gouvernement verse des milliers d’euros aux consommateurs pour qu’ils achètent des voitures neuves, et ça marche ! En septembre, le gouvernement verse des milliers d’euros aux parents d’élèves pour qu’ils achètent des fournitures scolaires, et ça marche ! Le gouvernement verse des milliers d’euros de prime à la cuve pour que les consommateurs remplissent leur cuve de fuel, et ça marche ! C’est simple, l’économie :

    1- On fait payer de plus en plus d’impôts aux Français.

    2- Avec cet argent, on leur verse des milliers d’euros pour qu’ils achètent des voitures, des fournitures scolaires, du fuel, etc, etc.

    3- Les consommateurs consomment, je suis contente, le gouvernement triomphe, la récession est finie, et vous, vous n’êtes qu’une bande de gueux. Retournez à vos télévisions, retournez à vos matchs de foot, consommez, et fermez vos gueules. »

    Merci, Christine.

  • permalien BA :
    23 octobre 2009 @16h15   « »
    Ce qui nous attend.

    Que les gouvernements aient le courage de dire la vérité aux Européens.

    Voici la conclusion de la dernière étude de Natixis (page 12) :

    Synthèse : quelle politique publique face à cette situation ?

    Les gouvernements, au lieu d’annoncer une reprise cyclique normale, feraient mieux d’expliquer les difficultés :
    • pertes irréversibles d’emplois sans, pour l’instant, la capacité à créer de nouveaux emplois en nombre suffisant ;
    • contraction du commerce mondial et, pour la zone euro, risque d’appréciation de l’euro ;
    • impossibilité de redémarrer le modèle de croissance soutenue par l’endettement ;
    • nécessité, dans le futur, de passer à des politiques budgétaires restrictives ;
    • accélération des délocalisations ;
    • déformation du partage des revenus au détriment des salariés.

    La réponse efficace à long terme consiste à créer des emplois nouveaux dans les secteurs pour lesquels les pays ont un avantage comparatif, mais il s’agit de politiques de long terme (innovation, développement des PME, réindustrialisation) dont l’efficacité est de plus incertaine.

    A court-moyen terme, il faut malheureusement prendre acte de ce que le niveau de production et de revenu des pays européens va être durablement réduit (graphique 28).

    Ceci implique de recalibrer les économies en fonction de ce nouveau niveau d’activité, d’où, inévitablement, réduction en conséquence des salaires, des dépenses publiques.

    http://cib.natixis.com/flushdoc.asp...

    En clair : Natixis prépare les esprits à un triple effondrement.

    Natixis prépare le terrain pour :

    1- l’effondrement du nombre de fonctionnaires recrutés
    2- l’effondrement des dépenses publiques
    3- l’effondrement des salaires.

    Comment le peuple français va-t-il réagir à ce triple-choc ?

    Les années qui viennent seront sanglantes.

  • permalien BA :
    24 octobre 2009 @16h41   « »
    Associated Press nous dit tout.

    Associated Press, samedi 24 octobre 2009, parle des 106 faillites de banques aux Etats-Unis. Les faillites de banques sont de plus en plus nombreuses ces dernières semaines :

    « La Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC), l’agence fédérale de garantie des dépôts bancaires, a fermé Partners Bank et Hillcrest Bank Florida, toutes deux situées à Naples en Floride, ainsi que American United Bank à Lawrenceville en Géorgie et Flagship National Bank de Bradenton, en Floride. Puis Bank of Elmwood à Racine dans le Wisconsin, Riverview Community Bank d’Otsego, Minnesota, et First Dupage Bank à Westmont, Illinois.

    L’agence évite de précipiter les choses, pour ne pas provoquer de panique, et par manque d’acquéreurs pour les établissements en faillite. »

    Fin de citation.

    Au moins, les choses sont claires.

    La seule obsession des autorités américaines est de ne pas provoquer de panique.

    Toute la politique de l’administration Obama est contenue dans cette phrase : ne pas provoquer de panique.

    http://www.boursorama.com/internati...

  • permalien BA :
    26 octobre 2009 @20h31   « »
    Christine Lagarde fait de la natattion synchronisée.

    Etats-Unis : hausse plus forte que prévu des inscriptions au chômage. 531 000 inscriptions au chômage.

    Les inscriptions au chômage ont augmenté nettement plus que prévu aux Etats-Unis la semaine dernière, montrent les chiffres publiés jeudi 22 octobre par le département du Travail.

    Le nombre des personnes percevant régulièrement des indemnités a en revanche été ramené à son niveau le plus bas depuis la semaine close le 28 mars.

    Le nombre des inscriptions s’est établi à 531.000 contre 520.000 (révisé de 514.000) la semaine précédente.

    Les 36 économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne 515.000 inscriptions au chômage.

    http://fr.reuters.com/article/frEur...

    Dimanche 25 octobre : faillite d’un énorme groupe financier aux Etats-Unis.

    « L’un des plus importants groupes américains de financement d’immobilier commercial, Capmark Financial, fait faillite.

    Dans un communiqué dimanche 25 octobre, le groupe Capmark Financial indique ainsi s’être placé sous la protection de la loi sur les faillites (Chapter 11), illustrant les difficultés qui persistent dans l’immobilier d’affaires.

    Capmark Financial : 21 milliards de dollars de dettes au passif.

    http://www.bloomberg.com/apps/news?...

    Christine Lagarde n’a pas pu commenter ces chiffres : elle fait de la natation synchronisée. Elle nous a confié : " Sous l’eau, je danse, et ça me fait du bien. "

  • permalien Paul L. :
    27 octobre 2009 @09h56   « »

    Même pour Patrick Artus la possibilité de monétisation de la dette publique par les Banques Centrales commence à être envisagée :
    [http://cib.natixis.com/flushdoc.asp...]

    Extrait

    Que se passe-t-il si seule la demande publique peut augmenter ?
    Nous pensons que, pendant plusieurs années, la demande privée (de biens et de services) va rester faible dans les pays de l’OCDE avec les caractéristiques nouvelles de ce cycle :
    - le désendettement des ménages et des entreprises ;
    - l’ajustement à la baisse du niveau nécessaire de facteurs deb production ;
    - la compression des salaires.
    Tant que cette situation dure, les États vont continuer à accroître la demande publique pour soutenir l’économie. On va donc observer, comme au Japon, une substitution durable de la dette publique à la dette privée.
    Pour éviter que ceci ne dégrade la qualité de la signature des États, cette substitution impose la monétisation de la dette publique, c’est-à-dire que la dette publique est portée par les Banques Centrales (est mise à l’actif du bilan des Banques Centrales) et pas par les agents économiques privés .

  • permalien BA :
    27 octobre 2009 @15h42   « »
    Christine Lagarde a bu la tasse.

    La confiance du consommateur américain s’est dégradée contre toute attente en octobre, montre l’indice du Conference Board, en raison des inquiétudes croissantes concernant l’état du marché de l’emploi aux Etats-Unis.

    L’indice est ressorti à 47,7, après 53,4 (révisé de 53,1) en septembre et alors que les économistes interrogés par Reuters l’attendaient en moyenne stable à 53,1.

    Il s’agit de son niveau le plus bas depuis juillet où il était ressorti à 47,4.

    La composante évaluant l’appréciation de la situation actuelle est tombée à 20,7 contre 23,0 (révisé de 22,7) le mois précédent, son niveau le plus bas depuis 26 ans.

    La composante sur la situation à venir est également en net repli à 65,7, contre 73,7 (révisé de 73,3) en septembre.

    Les Américains jugeant difficile de trouver un emploi sont 49,6 % contre 47,0 % le mois précédent, montre aussi l’enquête du Conference Board.

    Ceux qui estiment que trouver un emploi est facile sont à 3,4 %, contre 3,6 % le mois précédent.

    Les marchés boursiers américains sont passés en territoire négatif dans la foulée de la publication de la statistique, tandis que les emprunts d’Etat américains ont accentué leurs gains.

    http://www.boursorama.com/infos/act...

    Christine Lagarde commente ces chiffres, tout en continuant de faire de la natation synchronisée dans sa piscine : " C’est bizarre. Pourtant, la récession est finie. D’ailleurs, ça fait belle lurette que je vous explique que la récession est finie. Je ne comprends plus rien à ce qui se passe. Laissez-moi danser dans l’eau. Laissez-moi faire mes figures préférées sous l’eau. Glou glou glou glou. "

  • permalien BA :
    29 octobre 2009 @14h49   « »
    530 000 nouvelles inscriptions au chômage.

    Jeudi 29 octobre :

    USA : 530 000 inscriptions hebdomadaires au chômage.

    Aux Etats-Unis, les inscriptions hebdomadaires au chômage comptabilisées la semaine dernière ont progressé plus qu’attendu.

    Le département du travail a enregistré 530 000 nouvelles demandes, contre 531 000 la semaine précédente.

    Les économistes de Wall Street tablaient sur 525 000.


    http://www.boursorama.com/internati...

    Comment ça, les inscriptions au chômage ont progressé " PLUS QU’ATTENDU " ?

    Mais comment est-ce possible ?

    Comment ça, " Les économistes de Wall Street tablaient sur 525 000 ", mais il y a eu en réalité 530 000 nouvelles inscriptions au chômage ?

    Mais comment est-ce possible ?

    Comment ça, " la récession est finie - la récession est finie - la récession est finie - la récession est finie - la récession est finie - la récession est finie - la récession est finie - la récession est finie - ", mais il y a eu 530 000 nouvelles inscriptions au chômage la semaine dernière ?

    Mais comment est-ce possible ?

  • permalien BA :
    30 octobre 2009 @15h07   « »
    Les ménages aux Etats-Unis.

    Aux Etats-Unis, quelle est la situation des ménages ?

    Aux Etats-Unis, est-ce que les ménages empruntent ?

    Est-ce que les ménages américains sont encore capables d’emprunter ?

    Ou alors est-ce que les ménages américains sont trop fauchés et surendettés pour emprunter ?

    Réponse :

    Variation annuelle de l’encours : crédits revolving :

    http://www.crisedusiecle.fr/usa-cre...

    Variation annuelle de l’encours : crédits non revolving :

    http://www.crisedusiecle.fr/usa-cre...

    Variation annuelle de l’encours : total des crédits :

    http://www.crisedusiecle.fr/usa-cre...

  • permalien BA :
    31 octobre 2009 @10h33   « »
    Etats-Unis : les faillites s’accélèrent.

    Les autorités américaines ont fermé vendredi 30 octobre neuf banques, un record pour une seule journée depuis le début de la crise financière.

    Cette opération porte à 115 le nombre de banques mises en faillite depuis le 1er janvier, soit le plus haut niveau annuel depuis 1992.

    Les analystes s’attendent à ce que d’autres surviennent encore d’ici la fin de l’année.

    Parmi les neuf établissements fermés vendredi se trouve la California National Bank, qui devient donc la quatrième plus grosse faillite du secteur cette année.

    http://www.boursorama.com/infos/act...

    Les investisseurs ont été pris de court par les dernières informations sur le groupe de services financiers CIT, un acteur important du financement des PME américaines, a souligné l’analyste. En lutte pour sa survie, le groupe pourrait déposer son bilan ce week-end.

    Le titre CIT, suspendu pendant un moment, s’est écroulé de 24,21 %, à 72 cents.

    http://www.boursorama.com/infos/act...

  • permalien
    1er novembre 2009 @16h15   « »

    Comment le groupe Goldman Sachs avait secrètement parié sur la Crise immobilière aux Etats-Unis

  • permalien BA :
    1er novembre 2009 @22h51   « »
    Le retour de l’économie réelle.

    Dimanche 1er novembre :

    Aux Etats-Unis, la banque la plus importante pour les prêts aux Petites et Moyennes Entreprises s’appelle CIT. Aujourd’hui, CIT a fait faillite.

    Lisez cet article :

    Le groupe financier américain CIT, acteur incontournable du financement des PME américaines, a annoncé dimanche qu’il se mettait sous la protection de la loi sur les faillites (Chapter 11).

    "Le Conseil d’administration a approuvé la proposition de déposer volontairement un dossier au tribunal des faillites du district sud de New York", indique le groupe dans un communiqué.

    Les actifs de CIT étant évalués à 71 milliards de dollars, il s’agit de la cinquième plus grosse faillite de l’histoire des Etats-Unis, après celles de Lehman Brothers (2008), Washington Mutual (2008), WolrdCom (2002) et General Motors (2008).

    http://www.boursorama.com/infos/act...

    Voici les dernières nouvelles de l’économie réelle (je dis bien : l’économie réelle, pas l’économie des menteurs et des joueurs de pipeau) :

    1- Le revenu disponible réel des ménages américains a baissé en septembre pour le quatrième mois d’affilée.

    2- Les dépenses de consommation des Américains ont diminué de 0,5 % en septembre.

    3- « USA : malgré la reprise, l’économie reste encore très dépendante de l’Etat. Les chiffres publiés vendredi 30 octobre par le Secrétariat au Commerce montrent que le revenu disponible réel des ménages a baissé en septembre pour le quatrième mois d’affilée, et que les Américains préfèrent épargner plutôt que dépenser, accréditant le pronostic des analystes selon lequel la consommation, qui a apporté 2,36 points de croissance au troisième trimestre, risque de replonger sur la fin de l’année. » (Source : france-info.com )

    4- « Les autorités américaines ont fermé vendredi 30 octobre neuf banques, un record pour une seule journée depuis le début de la crise financière. Cette opération porte à 115 le nombre de banques mises en faillite depuis le 1er janvier 2009, soit le plus haut niveau annuel depuis 1992. Les analystes s’attendent à ce que d’autres surviennent encore d’ici la fin de l’année. »

    http://fr.reuters.com/article/busin...

    Message transmis aux fanatiques de la méthode Coué.

    Message transmis aux naïfs qui croient que « La récession est finie ».

    Message transmis à madame la marquise Christine Lagarde.

    Message transmis à Obama qui disait samedi 31 octobre : « Aujourd’hui, je suis ravi de pouvoir vous offrir des meilleures nouvelles qui, tout en n’étant pas une cause de réjouissance, font penser que nous allons dans la bonne direction. »

    Message transmis aux journalistes, aux éditorialistes, aux commentateurs qui refusent de voir la réalité telle qu’elle est.

  • permalien BA :
    2 novembre 2009 @17h45   « »
    Des nouvelles des Etats-Unis.

    Les promesses de ventes dans le secteur immobilier américain ont grimpé pour un huitième mois consécutif, selon une enquête publiée par la National Association of Realtors (NAR), soit la plus longue série de hausses mensuelles enregistrée de l’histoire de cette série statistique, qui a commencé en 2001.

    L’indice des promesses de ventes des logements s’est inscrit en hausse de 6,1% en rythme séquentiel à 110,1 sur le mois de septembre. Par rapport à septembre 2008, les promesses de vente affichent une augmentation de 21,2%, soit un record de hausse annuelle. L’indice atteint ainsi le plus haut depuis décembre 2006.

    ’Nous observons un ’rush’ de primo accédants avant la date d’expiration du crédit d’impôt, à la fin du mois prochain’ note Lawrence Yun, économiste en chef de la NAR, ajoutant que ’la valeur des maisons se stabilisera bientôt, plutôt que connaîtra une nouvelle correction’.

    http://www.boursorama.com/internati...

    Conclusion : en novembre 2009, l’Etat ne donnera plus le crédit d’impôt de 8000 dollars aux primo-accédants. Le secteur du logement connaîtra donc un effondrement.

    C’est exactement ce qui s’est passé pour le secteur automobile. L’Etat a distribué une prime énorme aux consommateurs américains pour qu’ils achètent des voitures. Ce programme s’appelait "cash for clunkers". Mais ensuite, que s’est-il passé ?

    Réponse : quand l’Etat a arrêté de donner la prime, le secteur automobile s’est effondré. Voici le graphique :

    http://research.stlouisfed.org/fred...

  • permalien BA :
    3 novembre 2009 @00h33   « »
    Des nouvelles de la France.

    Et en France ?

    En France, c’est pareil. Les consommateurs français sont fauchés et surendettés. Donc l’Etat soutient les consommateurs en leur distribuant des primes :
    - prime de rentrée scolaire (pour acheter des fournitures scolaires)
    - prime à la cuve (pour acheter du mazout)
    - bonus écologique et prime à la casse (pour acheter des voitures)
    - prime sous forme de crédit d’impôt pour les logements écolos (pour acheter des logements économes en énergie).

    Un exemple : l’automobile. Début 2010, quand l’Etat français baissera les bonus écologiques et les primes à la casse, le secteur automobile s’effondrera.

    Lisez cet article :

    Lundi 2 novembre 2009 : « Les ventes de voitures neuves ont bondi de 20,1 % en octobre par rapport au même mois de 2008, dans un marché toujours dopé par les aides gouvernementales, alors que les clients anticipent la réduction de la prime à la casse et le durcissement du bonus écologique au début de 2010. »

    http://www.boursorama.com/infos/act...

    Conclusion : aux Etats-Unis, en France, et dans les autres pays occidentaux, les consommateurs sont fauchés et surendettés. Du coup, ce sont les Etats qui se surendettent pour soutenir la consommation. Si l’Etat arrêtait de distribuer des aides et des primes, la consommation s’effondrerait brutalement.

    Jusqu’à quand va durer cette fuite en avant ? Je ne sais pas.

  • permalien BA :
    3 novembre 2009 @10h30   « »
    Des nouvelles du Royaume-Uni.

    Mardi 3 novembre :

    Londres dévoile un plan massif pour les banques.

    Le gouvernement britannique poursuit son intervention massive du secteur bancaire. Après de premières injections au capital des grands établissements d’outre-Manche il y a plusieurs mois, Londres vient de dévoiler de nouvelles mesures de sauvetage.

    -  Première banque visée : Royal Bank of Scotland (RBS), qui va recevoir quelque 25,5 milliards de livres sous forme d’achat d’actions B. L’objectif : renforcer ses fonds propres aujourd’hui beaucoup trop faibles. Et Londres pourrait ne pas s’arrêter là, puisqu’il est prêt à ajouter 8 milliards supplémentaires si le ratio de solidité financière "Tier One" était inférieur à 5 %. Conséquence de cette injection de capitaux : la participation de l’Etat britannique au capital de RBS se hissera de 70,3 % à 84,4 %.

    -  Lloyds Banking Group (LBG) va également étoffer son assise financière. Détenue à 43 % par l’Etat britannique, le groupe va lever quelque 21 milliards de livres, dont 13,5 milliards récoltés grâce à une augmentation de capital.

    http://www.lesechos.fr/info/finance...

    En clair : les banques anglaises sont comme les banques américaines, françaises, allemandes, espagnoles, etc.

    - Quand ça va bien, les banquiers s’en mettent plein les poches.

    - Quand ça va mal, les contribuables paient des dizaines de milliards pour sauver les banques.

    Quelle est la devise des banquiers ? La devise des banquiers est : « Pile, je gagne. Face, les contribuables perdent, et je gagne aussi. »

    Les banquiers vont donc continuer à prendre des risques ahurissants, à spéculer, à jouer à l’économie-casino.

    Les banquiers auraient tort de se priver. Ils savent que, quoi qu’il arrive, les contribuables paieront pour rattraper leurs conneries.

  • permalien BA :
    4 novembre 2009 @22h41   « »
    Des nouvelles de la Fed.

    La propagande expliquée aux enfants.

    Comment faire pour mentir aux citoyens ?

    Comment faire pour jouer du pipeau dans les médias ?

    Dernier exemple en date :

    Vendredi 30 octobre 2009 : aux Etats-Unis, le chiffre de la consommation des ménages tombe. Elle a baissé de 0,5 % en septembre.

    « La consommation des ménages américains en baisse de 0,5 % en septembre. Ajustée de l’inflation, la consommation affiche un recul de 0,6 % en septembre. »

    http://www.lepoint.fr/actualites-ec...

    Cinq jours plus tard, la propagande de la Fed dit que la consommation des ménages … semble augmenter !

    "La consommation des ménages semble augmenter, mais reste contenue par la poursuite des suppressions d’emplois, la faible croissance des revenus, la dévalorisation du patrimoine immobilier et le resserrement du crédit", dit le communiqué.

    http://www.boursorama.com/infos/act...

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