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Loi sur les jeux en ligne : un cadeau aux « amis du Fouquet’s »

vendredi 16 octobre 2009, par Marie Bénilde

L’Assemblée nationale a voté le 13 octobre la loi légalisant le poker en ligne ainsi que les paris sportifs et hippiques sur Internet. Facteur d’addiction pour les plus vulnérables, menace pour la santé publique, les jeux d’argent en ligne toucheraient 5% de la population française dans sa forme illégale, soit cinq fois plus qu’il y a cinq ans. Pour l’entrée en vigueur de la loi, en 2010, le renfort de médias alliés à des opérateurs de paris ainsi qu’une abondante communication publicitaire risquent d’amplifier la dépendance de catégories entières de la population à ce nouvel opium du peuple.

C’était le 6 mai 2007, au Fouquet’s. Pour célébrer la victoire de Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle, Bernard Arnault, Stéphane Courbit, Martin Bouygues, François Pinault, Patrick Le Lay et bien sûr Dominique Desseigne, le président du groupe de casinos Lucien Barrière et propriétaire du Fouquet’s, sont réunis au restaurant de l’avenue des Champs Elysées. Tous ces industriels ou hommes d’affaires peuvent se vanter d’avoir parié sur la bonne casaque. Car, depuis que leur poulain a franchi la ligne d’arrivée, ils sont sur le point de récupérer leur mise avec la loi libéralisant le secteur des jeux en ligne. Tous sont en effet aujourd’hui impliqués dans les différents projets de sociétés de paris sportifs ou hippiques sur Internet qui, dès l’ouverture de la Coupe du monde de football, en juin 2010, seront opérationnelles sur le territoire français.

La loi, votée le 13 octobre à l’Assemblée nationale par 302 voix contre 206, a été approuvée par l’UMP et le Nouveau centre, mais n’en reste pas moins très critiquée à gauche qui espère qu’une prise de conscience de ses effets pervers finira par gagner les rangs du Sénat, lors de l’examen du texte en novembre. Qualifiée au Parti socialiste de « promesse faite par le président de la République à ses amis du Fouquet’s », elle voit se dresser aujourd’hui devant elle nombre de points d’achoppement qui sont susceptibles d’en faire un véritable scandale républicain.

Enfer ludique

Le premier d’entre eux est d’abord d’ordre médical. Le gouvernement justifie sa loi par la présence de 25 000 sites illégaux dans le monde et la nécessité de « protéger les consommateurs en les amenant à jouer sur des sites légalisés qui, de ce fait, seront contrôlés et encadrés ». Remarquons d’abord que cet argument, qui vaut pour les jeux, n’est pas valide pour d’autres types d’addiction comme la drogue ou la prostitution. Va-on légaliser les commerces de marijuana ou rouvrir les maisons closes au prétexte que cela permettrait à l’Etat d’exercer un contrôle sur ces entreprises et, même, de les soumettre à l’impôt ?

En réalité, le gouvernement ne semble absolument pas avoir pris la mesure de la menace qui pèse sur les plus fragiles des joueurs. Car la légalisation de l’offre de jeux en ligne — au moyen d’une Autorité de régulation qui se prépare à autoriser une centaine d’opérateurs — ne risque pas seulement d’étendre le nombre de parieurs sur Internet (ils représentent actuellement 5% de la population pour une mise évaluée à 3 milliards d’euros). Elle risque aussi d’inciter des joueurs qui n’auraient pas nécessairement de comportements addictifs au départ à s’enfermer dans une sorte d’enfer ludique dont Internet et les médias seront les relais incessants.

On dira que les jeux d’argent, qui brassent 36,7 milliards d’euros de façon légale, produisent inévitablement des phénomènes d’addiction quand bien même ils seraient canalisés par les monopoles de la Française des jeux ou du PMU. C’est vrai. La grosse différence, c’est d’abord que le monopole permet à l’Etat, depuis 150 ans, de contrôler la demande de jeux en l’orientant. C’est ensuite que le fait de passer par un débit de tabac ou un bar du PMU implique un degré de sociabilité (on peut discuter avec les autres joueurs, évaluer ses chances) et un contact physique (on achète son billet et on retire ses gains à une caisse). A l’inverse, le pari sur Internet peut être associé à un moment de pure virtualité échappant à tout contrôle. Ou comme dit le psychiatre Marc Valleur, médecin-chef au Centre médical de Marmottan, à Paris, « en migrant sur Internet, le jeux d’argent constitue un très fort facteur d’attractivité supplémentaire. Il devient en premier lieu accessible en permanence dans un domicile transformé en casino bien réel ouvert 24 heures sur 24. Ensuite, il se pratique en solitaire, seul derrière son ordinateur, ce qui fait disparaître le regard social critique de l’autre [1] ».

Des médias intéressés aux paris

Cet enfermement existe déjà pour les joueurs en ligne qui n’ont pas attendu la libéralisation des jeux pour s’essayer aux paris sur des sites étrangers. Mais l’entrée en vigueur de la loi risque d’ajouter à ce rapport intime au jeu qu’entretiennent pour l’heure quelques fenêtres promotionnelles sur le web, un bruit médiatique sans précédent pour démarcher internautes, lecteurs, auditeurs et téléspectateurs. Il ne s’agit pas seulement d’incitation au jeu par les dépenses publicitaires en faveur des médias — estimées à 250 millions d’euros par an — ou du parrainage sur les maillots des joueurs (à l’instar de Betclic sponsorisant l’Olympique lyonnais), mais aussi de l’intérêt bien compris qu’auront les médias à soutenir le commerce des paris sportifs jusque dans leurs programmes. Soucieux de diversifier leurs recettes, TF1 et M6 de même que RTL, Europe 1, RMC ou le groupe Amaury (L’Equipe, Le Parisien, le Tour de France...) font tous le pari d’une offre attelée à un opérateur (Betclic, Unibet, Française des jeux..) et d’émissions ou de sites incitatifs. Même le service public est de la partie pour pousser au clic l’internaute. « Il n’y a aucune raison de laisser au domaine privé ce type de revenus annexes », estime Daniel Bilalian, le directeur des sports de France Télévisions, qui entend drainer vers les sites de paris rémunérateurs les internautes du groupe public [2].

Face à l’addiction naissante, le joueur risque ainsi de trouver autour de lui, dans un espace médiatique ludique et désinvolte, une légitimation constante de son risque, fut-il destructeur. De surcroît, les nouvelles technologies comme la télévision interactive, qui permettra de parier tout en suivant les compétitions sportives ou les parties de poker, se prêtent bien à une connexion permanente sur les jeux d’argent. Quant à la publicité par ciblage comportemental dont les moteurs de recherche ou les grands portails se sont faits les champions, elle contribuera à enfermer encore davantage le joueur dans son addiction en l’incitant en permanence au gain : dès aujourd’hui, l’internaute qui s’intéresse au casino en ligne en faisant quelques requêtes sur Internet recevra, comme par hasard, moult propositions de paris.

Injonction européenne ?

Le gouvernement affirme, comme à son habitude, qu’il répond à une injonction bruxelloise de libéralisation de ce marché et d’ouverture à la concurrence. Pourtant, la Cour de justice des communautés européennes a reconnu à l’Etat portugais, le 8 septembre, le droit de conserver son monopole sur les jeux au nom d’impératifs de santé public. Et comme dit le député PS Olivier Dussopt, « il n’y a ni obligation ni empressement de la Commission européenne à libéraliser ce secteur », dans la mesure où la préservation des monopoles publics pouvait très bien se justifier par des motifs d’ordre social comme la lutte contre les addictions et la protection des publics vulnérables [3]. En France, le seul garde-fou posé par le gouvernement consiste à interdire la communication publicitaire dans les émissions de télévision ou de radio destinées aux mineurs. L’alcool et le tabac sont plus sévèrement encadrés que l’incitation à risquer l’argent de la famille dans des paris hasardeux.

Rien ne dit enfin que l’autorisation des jeux en ligne empêchera les 25 000 sites considérés jusqu’à présent comme illégaux d’être actifs. Ils pourront au contraire développer leurs spécialités sur les casinos en ligne — roulettes, black jack — qui demeureront interdits en dehors des établissements physiques. Et comme il restera difficile — même avec le concours d’un juge — de fermer l’accès aux sites illégaux, on risque bien de voir la demande envers les gains faciles des jeux de hasard progresser de façon exponentielle... Au fond, c’est peut-être cela que recherche le gouvernement de Nicolas Sarkozy : l’espoir de l’argent facile, l’opium du gain assorti d’un impôt indirect, la roulette hasardeuse qui fasse oublier le cadeau fiscal donné aux plus riches... Des jeux, faute de pain.

Notes

[1] Libération, 7 octobre 2009.

[2] Stratégies, 27 août 2009.

[3] Lire le compte rendu de la séance du 7 octobre à l’Assemblée nationale.

30 commentaires sur « Loi sur les jeux en ligne : un cadeau aux “amis du Fouquet’s” »

  • permalien Afel :
    16 octobre 2009 @13h11   »

    "Des Jeux faute de pain" Je trouve ça parfait comme titre à votre article.

  • permalien bruno :
    16 octobre 2009 @13h16   « »

    Il faut réguler le jeux de hasard comme il faudrait réguler le commerce de stupéfiants et la prostitution. Laisser dans l’illégalité une offre pour laquelle il y a une demande c’est irresponsable, c’est faire place à un libéralisme sauvage caractérisé par la quête de marchés à tout prix sans garantie aucune de protection du consommateur. Il faut raison garder, ce débat sur la légalisation des jeux de hasards ou des drogues doit dépasser l’idéologie des uns et des autres, il s’agit de faire preuve de pragmatisme lorsque l’on se préoccupe de santé publique précisément.

    Pensez-vous, sincèrement, qu’interdire le comportement d’un individu libre de vire sa vie dans son espace privé est un moyen raisonnable de garantir la sécurité du consommateur ?

    Légiférer pour réguler est une attitude volontariste, mais il faut prendre garde de légiférer dans le souci de protection du consommateur. Une régulation responsable et soucieuse du bien être devra se faire en investissant dans la prévention de l’usage abusif, dans la réduction des risques liés à l’usage et dans l’offre de soins. Les taxes devraient permettre d’investir dans ces domaines.

    Une société sans drogues, sans sexe et sans jeux n’a jamais existé et n’existera jamais. Bien entendu vous pouvez continuer à poursuivre éternellement une utopie, mais à quel prix ?

    La prohibition à largement démontré qu’il s’agit d’une idéologie politique contre productive, notamment en terme de santé publique, et irrespectueuse des libertés individuelles.

    Qui sommes nous pour juger les comportements qui heurtes nos propres valeurs. Etre incapable de tolérer ce qui peut nous sembler intolérable c’est manquer d’humanisme.

    Bruno

  • permalien Lucien B :
    16 octobre 2009 @14h55   « »

    La liberté de chacun s’arrête où commence celle des autres. Les jeux d’argent en ligne ne posent pas de problème à ceux qui ont tous les moyens de maîtriser pleinement la dangerosité des produits addictifs (jeux, drogue, alcool, tabac...) mais comme on n’est pas dans un monde parfait, il y a des personnes plus vulnérables que d’autres et qui, elles, tomberont dans les pièges de la consommation de masse sur le web.

    C’est pour eux qu’il faut réguler. Les monopoles de la Française des Jeux et du PMU le permettaient (avec la soupape des casinos). Ce ne sera sans doute plus possible avec une offre éclatée et anarchique de jeux d’argent.

  • permalien Botanix :
    16 octobre 2009 @15h48   « »
    Loi sur les jeux en ligne : Fouquet’s canibales

    La civilisation a comme fonction de protéger les plus vulnérables contre les tentations d’abus de leur faiblesse par les moins scrupuleux, les plus violents ou les plus avides. Et nous voyons, dans notre pays, de nombreuses lignes de protection et digues ayant ces fonctions, être abattues les unes après les autres, créant de fait - mais accompagné de slogans démagogues ou populistes - une aggravation des inégalité et de graves déchirures dans nos systèmes de solidarité, pourtant garants de notre cohésion nationale. Quelles que soient nos convictions, que nous soyons de gauche, de droite, écologiste, laïque ou religieux, il est inacceptable de laisser, se développer sous nos yeux de nouvelles féodalités, régresser les acquis de millénaires de progrès et de lutte pour la civilisation et s’ouvrir les portes de la barbarie. Fouquet’s canibales !

  • permalien Haricophile :
    16 octobre 2009 @18h10   « »

    Ça fait quand même un moment que la Française des Jeux a une politique commerciale agressive.

    Je suis contre les jeux, mais ne vois AUCUNE raison de garder le monopole à une société qui n’a rien de vertueux. Les arguments sur la "morale" et la "santé" n’a rien à voir avec la politique de la Française des Jeux. si, quand même, il n’y a pas de détournement d’argent, ils sont clean de ce côté là. Mais c’est bien leur seule vertu.

    Donc, si on admet que les gens on le droit de balancer leur argent par la fenêtre et de lire leur horoscope dans le journal, des fois que la position angulaire faussée de 2000 ans des planètes et étoiles indifférement influe sur leur vie, grand bien leur fasse, même si on est à l’heure où l’on chasse au boson de Higs et cherche à mesurer si l’épisode du big-bang n’a généré qu’un univers. Vous avez dit schizophrène ? Bref, il faut admettre la fin de ce monopole.

    Sinon il faut avoir une politique dissuasive, au même titre que le tabac. Ça, ça serait la bonne idée.

    Je ne comprend pas ces argumentations de faux-culs.

  • permalien heléo :
    16 octobre 2009 @18h22   « »

    avec la publicité et les séries TV décérébrantes, ça fait quand même beaucoup pour annihiler le peu de réflexion et de bon sens qui peut encore rester. Les politiques aidés des sociologues de tous poils sont très forts pour nous manipuler. Il sera de plus en plus difficile de conserver son libre arbitre.

  • permalien Noway :
    17 octobre 2009 @04h14   « »

    When I graduated university the Americans were opening up Atlantic city and in Quebec they followed up some time later with a Casino. I was studying corporations and government so i had heard of the story of how in the late 19th century a corporation which became famous was lost and changed ownership at a poker table. Gambling is easy money and for government to promote and encourage its citizens to gamble is like Louis trying to justify theft.

  • permalien désagrégé :
    17 octobre 2009 @10h03   « »

    les jeux d’argent en ligne toucherait (sic !)
    Merci de corriger le chapeau !

    Si "la loterie est un impôt sur les imbéciles" (Cavour ?), pour mettre fin à celle-ci, ne faudrait-il pas nettoyer ceux-là de leur bêtise crasse ?

  • permalien désagrégé :
    17 octobre 2009 @10h07   « »

    Facteur d’addiction pour les plus vulnérables, menace pour la santé publique (sic ! oups ! j’ai oublié les facteurs et les menaces !)

  • permalien bhaskara :
    17 octobre 2009 @11h49   « »

    en cliquant sur cet article ,j’ai eu droit à un spam sur les jeus en ligne !!!

  • permalien Jean-Joël Kauffmann :
    18 octobre 2009 @11h16   « »

    Bonjour,

    Il est dit dans cet article :

    " (...) Le gouvernement justifie sa loi par la présence de 25 000 sites illégaux dans le monde et la nécessité de « protéger les consommateurs en les amenant à jouer sur des sites légalisés qui, de ce fait, seront contrôlés et encadrés ». Remarquons d’abord que cet argument, qui vaut pour les jeux, n’est pas valide pour d’autres types d’addiction comme la drogue ou la prostitution. Va-on légaliser les commerces de marijuana ou rouvrir les maisons closes au prétexte que cela permettrait à l’Etat d’exercer un contrôle sur ces entreprises et, même, de les soumettre à l’impôt ?"

    Cette situation (légaliser les commerces de Marijuana et rouvrir les maisons closes) existe déjà dans d’autres pays européens : aux Pays-Bas pour les commerces de Marijuana (les fameuses "Coffee Shops", dénomination absolument inénarrable), et en Allemagne pour les maisons closes (connues sous le nom non moins inénarrable de "Eros Centers").

    Si la légalisation des commerces de Marijuana peut se justifier, dans la mesure où cette substance qui reste dangereuse ne l’est pas plus que l’alcool qui, lui, est toléré, la rouverture des maisons closes en Allemagne est proprement révoltante, pour des raisons qu’il serait trop long de rappeler ici (citons seulement la plus élémentaire dignité humaine et le droit des femmes à disposer de leur corps comme elles l’entendent...).

    Enfin, même si la Commission Européenne reconnaît aux pays le droit de ne pas libéraliser ce genre de choses (encore heureux), elle ne cherche pas non plus à les interdire, alors qu’elle en aurait parfaitement les moyens.

    JJK

  • permalien Franz :
    18 octobre 2009 @17h08   « »

    L’intérêt des groupes médiatiques dans cette loi explique aussi pourquoi ces mêmes médias sont bien plus bienveillants à l’égard de l’addiction aux jeux d’argent qu’à l’égard de celle, dont l’importance reste à prouver, aux jeux vidéo. Ces derniers sont traités prioritairement sous l’angle de la dépendance, qui serait, à les croire, l’horizon commun de tous les joueurs de jeu vidéo, ou en tout cas un danger auquel aucun ne pourrait échapper après y avoir touché. Le poker et compagnie sont considérés, dans une tonalité joyeuse, comme un "phénomène séduisant de plus en plus de Français" dont les conséquences sur la santé mentale et le protefeuille ne seraient que secondaires, comme une "ombre au tableau" pour reprendre une expression médiatique courante.

  • permalien Tarzan :
    19 octobre 2009 @20h50   « »

    En même temps, cette addiction existe déjà, sans encadrement offiellement légalisé. Le problème posé en rejoint d’autres, pour d’autres "produits", alcools, tabac, drogues douces et j’en passe : si l’interdiction est trop forte on risque la prohibition, alors mieux vaut légaliser mais en instaurant un encadrement. C’est en tout cas dans ce sens que réfléchissent aussi nos politiques, au-delà d’un éventuel et hypothétique renvoi d’ascenseur à quelques amis que ce soit...

  • permalien Beau compagnon :
    21 octobre 2009 @18h48   « »

    Quel dommage que cet article dérape dans la morale hygiéniste primaire au lieu de donner l’information essentielle : est-ce que l’"impôt sur les imbéciles" ira dans la poche des amis du Fouquet (au passage, n’oublions pas Monsieur Rugby-casino, j’ai nommé l’ancien secrétaire d’état Bernard Laporte), ou bien dans celles de l’état, c’est-à-dire, après tout, la notre ?
    Ca ne me dérangerait absolument pas que les drogués du web-casino financent nos écoles afin qu’on y enseigne quelques notions basiques de probabilités et de neuropsychologie !

  • permalien POKER carré AS 1111 :
    31 octobre 2009 @14h57   « »

    les jeux de hasard existe deja avant la loi 1836 qui interdit les jeux de hasard comment la francaise des jeux CASINO . PMU.RAPIDO. LES JEUX DE GRATAGE. Peux avoir une derogation le 12 juillet 1983 malgre une interdiction de notre Pays.
    Nous les civile Europennes devont faire face a tous sa en demandant d annuler la loi contre le jeux de hasart 1836 en puisse ouvrire une nouvelle porte d activite professionnel a la population qui se perfection sans sesse dans se dommainne , Dans un monde virtuel.
    Des million de persson qui pourais travailler a la maison en jouant

  • permalien SegLop :
    3 novembre 2009 @12h11   « »

    L’ouverture des jeux d’argent et de hasard en ligne signe la fin du monopole de quelques opérateurs, introduit plus de concurrence et renforce la lutte contre les jeux d’argent illégaux.

    La décision s’inscrit dans le contexte européen afin de garantir la compatibilité de la législation des États Membres avec le droit communautaire concernant la libre circulation des services.

    Cependant, de nombreux amendements approuvés par les parlementaires français (cf. l’interdiction du betting exchange pour des motifs plus que contestables) sont clairement discriminatoires à l’encontre des opérateurs européens. Contraires au droit européen, ils représentent une vraie régression pour le consommateur.

    L’initiative "right2bet" (le "droit de parier") cherche à lutter contre les monopoles d’Etat en matière de jeux d’argent. La démarche regroupe des "citoyens européens revendiquant leur droit à la liberté de choix".

    La campagne prend notamment la forme d’une pétition, dont les signataires réclament "le droit d’utiliser Internet pour parier dans n’importe quel pays de l’Union européenne et le droit de choisir des sites de jeu établis par des opérateurs agrées partout en Europe". La pétition demande également que "des actions soient menées pour faire tomber les barrières empêchant les consommateurs européens d’exercer leur droit d’acheter des services dans d’autres pays d’Europe".

    Les organisateurs de la pétition comptent atteindre un million de signatures, leur permettant, en vertu du traité de Lisbonne, de présenter leurs requêtes à la Commission Européenne.

    Sur le site www.right2bet.fr, il est possible de signer la pétition pour que les citoyens de l’UE puissent parier librement, quel que soit leur état membre de résidence.

  • permalien Paola :
    30 novembre 2009 @18h54   « »

    C’est bon d’avoir des amis hauts placés :)

    Poker

  • permalien jean-pierre g. martignoni-hutin :
    23 mars 2010 @13h46   « »

    Prochaine ouverture à la concurrence des jeux d’argent en ligne = un observatoire des jeux pour éviter les conflits d’interets

    Le rapport du Sénat consacré à « l’ouverture à la concurrence des jeux d’argent en ligne » a été débattu en séance publique les 23 et 24 février 2010 et sera à nouveau au parlement en deuxième lecture le 30 Mars. Les sénateurs et parlementaires – de droite et de gauche - ont bien travaillé et les débats ont été de qualité et à la hauteur des enjeux. Il faut remonter à 1933 ( autorisation de la loterie nationale ) pour retrouver des débats d’une telle qualité. Grâce au sénateur F. Trucy si l’Etat est toujours Croupier, il n’est plus croupion. Même si le projet de loi comporte de nombreuses incohérences, imperfections, contradictions, il faut reconnaitre que c’est tout à l’honneur de la « République des jeux » d’avoir organisé ces débats

    A un premier niveau, l’ensemble des acteurs du champ ludique ne peuvent donc que se réjouir de cette évolution de la Politique des jeux nationale qui entraîne une « ouverture » des jeux d’argent sur Internet, que le Ministre du Budget a souhaité « maîtrisée ». Montrée du doigt par la Commission Européenne, la France avait de plus en plus de mal à tenir une position, jugée rétrograde et prohibitionniste, archaïque et protectionniste.

    Mais à un deuxième niveau la vigilance est de mise, à cause des conséquences que peut susciter cette libéralisation, qui amène le poker, les paris hippiques et sportifs au domicile de chaque Français. Cet accroissement de l’offre et sa singularité (plus besoin de se déplacer pour flamber, proximité et permanence du jeu) ne peut qu’augmenter l’acuité des questions sociétales.

    Comme ces problématiques (et notamment la question du jeu « pathologique ») ont largement été mises en avant par les pouvoirs publics, il convient désormais que les conséquences du gambling virtuel ou terrestre ne soient plus instrumentalisées, mais mesurées scientifiquement par un organisme indépendant. On peut donc s’étonner que malgré les changements en cours la Française Des jeux finance actuellement une recherche de psychologues à l’hôpital Bichat sur « l’évaluation du caractère addictogène des jeux en ligne » alors que dans le même temps l’opérateur historique multiplie partenariats et publicités pour développer ses jeux sur la toile. Les sénateurs ne s’y sont pas trompés. Ils observent qu’ « une telle approche est fondamentalement porteuse de conflits d’intérêt ».

    C’est sans doute pour éviter de telles collusions que la commission des finances du Sénat a adjoint au Comité Consultatif des Jeux un observatoire des jeux.

    Jean-Pierre G. Martignoni – Hutin
    Sociologue

  • permalien ray :
    18 novembre 2010 @15h44   « »

    apres les jeux la retraite compléementaires en passant pour la suite sur l’ISF pour apres s’etre enrichi ne pas payer d’impot...joli programme

  • permalien Marc :
    31 décembre 2012 @17h22   « »

    Et voici combien ça rapporte à l’état : http://poker-internet.com/combien-l-etat-gagne-au-poker-en-ligne/

  • permalien Lipozene :
    13 janvier 2013 @13h48   « »

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  • permalien Lucisa :
    24 janvier 2013 @11h54   « »

    Que deviens donc cette loi a aujourd’hui ?
    La législation des jeux en ligne est tellement différente dans les pays. Voyez sur cet article : http://www.casinosguide.net/40051-l... les différences qui opérent selon le pays......
    A quand une loi égale et universelle ? impossible bien sur, mais se serait cool :)

  • permalien Lipozene Reviews :
    30 janvier 2013 @05h13   « »

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  • permalien
    6 avril 2013 @08h32   « »

    cinq ans. Pour l’entrée en vigueur de la loi, en 2010, le renfort de médias alliés à des opérateurs de paris ainsi qu’une abondante communication publicitaire risquent d’amplifier la dépendance de catégories entières de la population à ce nouvel opium du peuple.contactlensescentral.com

  • permalien Lipozene Reviews :
    21 avril 2013 @20h37   « »

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  • permalien Henri :
    17 mai 2013 @11h49   « »

    C’est vraiment dommage de voir que cet article dérape dans une morale hygiéniste primaire plutot que de donner l’information qui nous intéresse tous : est-ce que l’"impôt sur les écevelés" ira dans la poche des amis de Sarko (au passage, n’oublions pas Monsieur Rugby-casino : l’ancien secrétaire d’état Bernard Laporte), ou bien dans celles de l’état, mais pas dans la notre ?

    Henri

  • permalien monu :
    30 mai 2013 @08h13   « »

    Tous sont en effet aujourd’hui impliqués dans les différents projets de sociétés de paris sportifs ou hippiques sur Internet qui, dès l’ouverture de la Coupe du monde de football, en juin 2010, seront opérationnelles sur le territoire français.custom paper uk

  • permalien Jon77 :
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