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2 novembre 1917, la déclaration Balfour

lundi 2 novembre 2009, par Alain Gresh

Il y a 92 ans, le 2 novembre 1917, le gouvernement britannique adoptait la déclaration Balfour, un texte qui est à l’origine du conflit palestinien. Pour en comprendre les enjeux, voici un extrait du chapitre 2 de Israël-Palestine, vérités sur un conflit (Fayard, 2001 et 2007).

Le conflit se noue (1917-1939)

Un monde s’effondre. La première guerre mondiale entre dans sa dernière année. Des empires séculaires, celui des Ottomans – le turc –, l’empire austro-hongrois, n’y survivront pas. La Russie tsariste est déjà morte et les bolcheviks s’apprêtent à prendre le Palais d’hiver et à instaurer un régime dont la durée de vie coïncidera avec ce que les livres d’histoire désignent comme le XXe siècle. Nous sommes le 2 novembre 1917 et lord Arthur James Balfour, ministre du puissant empire britannique, met la dernière touche à sa lettre. Hésite-t-il un instant à y apposer son paraphe ? Est-il saisi d’une sombre prémonition ? Sans doute pas, car le texte, plus connu sous le nom de « déclaration Balfour », a été longuement débattu par le gouvernement de Sa Majesté. Celui-ci déclare qu’il « envisage favorablement l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif et emploiera tous ses efforts pour faciliter la réalisation de cet objectif ». La déclaration qui, dans une première version, évoquait « la race juive », précise que, pour la réalisation de cet objectif, « rien ne sera fait qui puisse porter atteinte ni aux droits civils et religieux des collectivités non juives existant en Palestine, ni aux droits et au statut politique dont les juifs jouissent dans tout autre pays ». Comment créer un foyer national juif sans affecter les populations locales arabes ? Cette contradiction, la Grande-Bretagne ne pourra jamais la résoudre et elle sera à l’origine du plus long conflit qu’ait connu le monde contemporain.

La lettre de Balfour est adressée à lord Walter Rothschild, un des représentants du judaïsme britannique, proche des sionistes. Qu’est-ce que le sionisme ? J’y reviendrai dans le prochain chapitre. Bornons-nous pour l’instant à dire que ce mouvement réclame « la renaissance nationale du peuple juif » et son « retour » sur la terre de Palestine. La déclaration Balfour répond à plusieurs préoccupations du gouvernement de Londres. Alors que la guerre s’intensifie sur le continent, il s’agit de se gagner la sympathie des juifs du monde entier, perçus comme disposant d’un pouvoir considérable, souvent occulte. Cette vision, ironie de l’histoire, n’est pas éloignée de celle des pires antisémites qui détectent, partout, « la main des juifs ». Le premier ministre britannique de l’époque évoque dans ses Mémoires la puissance de « la race juive », guidée par ses seuls intérêts financiers, tandis que Lord Balfour lui-même avait été le promoteur, en 1905, d’un projet de loi sur la limitation de l’immigration en Grande-Bretagne, qui visait avant tout les juifs de Russie. Mark Sykes, un des négociateurs des accords qui partagèrent le Proche-Orient en 1916, écrivait à un dirigeant arabe : « Croyez-moi, car je suis sincère lorsque je vous dis que cette race [les juifs], vile et faible, est hégémonique dans le monde entier et qu’on ne peut la vaincre. Des juifs siègent dans chaque gouvernement, dans chaque banque, dans chaque entreprise. »

La déclaration Balfour s’adresse particulièrement aux juifs américains, soupçonnés de sympathie pour l’empire austro-hongrois, et aux juifs de Russie, influencés par les organisations révolutionnaires qui ont renversé le tsar au printemps 1917. Nombreux sont favorables à ce que la Russie signe une paix séparée. Londres espère éviter ce « lâchage ». Balfour évoque même la mission qui serait confiée aux juifs en Palestine : faire que les juifs du monde se comportent « convenablement » ! Ce calcul échouera puisque, dans la nuit du 6 au 7 novembre 1917, les insurgés bolcheviks s’emparent du pouvoir à Petrograd et appellent à la paix immédiate.

Mais la Grande-Bretagne, en confortant le mouvement sioniste, vise un objectif plus stratégique, le contrôle du Proche-Orient. Le dépeçage des vaincus est négocié entre Paris, Londres et Moscou, alors même que la victoire n’est pas acquise. En 1916, sont signés entre Paris et Londres, puis ratifiés par le tsar, les accords connus sous le nom de Sykes-Picot (Mark Sykes et Georges Picot sont deux hauts fonctionnaires, l’un britannique l’autre français) qui définissent les lignes de partage et les zones d’influence au Proche-Orient. Pour Londres, la Palestine « protège » le flanc est du canal de Suez, ligne vitale entre les Indes, le fleuron de l’empire, et la métropole. Le parrainage accordé au sionisme permet au gouvernement britannique d’obtenir un contrôle total sur la Terre sainte.

Mais les Britanniques ne se sont pas contentés de promesses au mouvement sioniste, ils en ont fait aussi aux dirigeants arabes. Le calife ottoman (il exerce son autorité sur les territoires arabes du Proche-Orient et il est « le commandeur des croyants ») s’est joint en 1914 à l’Allemagne et à l’empire austro-hongrois. Il a même lancé un appel à la guerre sainte contre les infidèles. Pour riposter, Londres suscite une révolte des Arabes contre l’empire ottoman, animée par un dirigeant religieux, le chérif Hussein de La Mecque. En échange, Hussein obtient l’engagement britannique d’appuyer l’indépendance des Arabes. Mais les promesses n’engagent que ceux qui y croient... Comment, en effet, concilier l’indépendance arabe et la création d’un foyer national juif ? La révolte arabe deviendra célèbre dans une version bien déformée forgée par un des agents britanniques qui y jouèrent un rôle capital, Thomas E. Lawrence, dit Lawrence d’Arabie. Ce récit, « Les Sept piliers de la sagesse », sera porté au cinéma par David Lean et Peter O’Toole dans le rôle de Lawrence.

Le Proche-Orient sera donc partagé entre la France et la Grande-Bretagne. Créée en 1920, la Société des Nations (SDN), l’ancêtre des Nations unies, ne regroupe alors que quelques dizaines d’Etats, pour l’essentiel européens. Elle invente le système des « mandats » que la charte de la SDN définit comme suit : « Certaines communautés, qui appartenaient autrefois à l’Empire ottoman, ont atteint un degré de développement tel que leur existence comme nations indépendantes peut être reconnue provisoirement, à la condition que les conseils et l’aide d’un mandataire guident leur administration jusqu’au moment où elles seront capables de se conduire seules. » Ainsi des peuples considérés comme « mineurs », auraient besoin de tuteurs pour accéder, un jour peut-être, à la majorité…

Le 24 juillet 1922, la SDN octroie à la Grande-Bretagne le mandat sur la Palestine. Le texte prévoit que la puissance mandataire sera « responsable de la mise à exécution de la déclaration originairement faite le 2 novembre 1917 par le gouvernement britannique et adoptée par [les puissances alliées], en faveur de l’établissement d’un foyer national pour le peuple juif ». Les fils du chérif Hussein, étroitement contrôlés par Londres, s’installent sur les trônes d’Irak et de Transjordanie (pays créé par les Britanniques à l’Est du Jourdain), tandis que les territoires libanais et syrien tombent dans l’escarcelle de la France. L’Egypte, formellement indépendante depuis 1922, reste sous occupation britannique.

Tous les acteurs du drame palestinien sont en place : la puissance dominante, la Grande-Bretagne, qui souhaite maintenir son contrôle sur une région stratégique, riche en pétrole dont le rôle économique et militaire grandit ; le mouvement sioniste, fort de son premier grand succès diplomatique, et qui organise l’immigration en Palestine ; les Arabes de Palestine, que l’on ne désigne pas encore sous le nom de Palestiniens, et qui commencent à se mobiliser contre la déclaration Balfour ; enfin, les pays arabes, pour la plupart sous influence britannique et qui vont s’impliquer graduellement dans les affaires palestiniennes.

La Réunion

Je donne deux conférences à La Réunion, la première le mercredi 4 novembre à 18 h 30, à Saint-Pierre, au Conservatoire, 1, rue Victor-le-Vigoureux, sur le thème « Nouveau enjeux géostratégiques au Proche-Orient après l’élection du président Obama » ; la seconde le jeudi 5 novembre à 18 h 30, à Saint-Denis dans le salon d’honneur de l’ancien hôtel de Ville, rue de Paris, sur le thème « Israël-Palestine, quelles conditions pour un règlement ». (Association des musulmans de la Réunion, anwar.patel@orange.fr)

748 commentaires sur « 2 novembre 1917, la déclaration Balfour »

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  • permalien tagou :
    2 novembre 2009 @14h57   »

    bravo M Gresh ! bon courage

  • permalien Lou :
    2 novembre 2009 @14h59   « »

    merci, Monsieur Gresh de ce rappel, vous écrivez :

    La lettre de Balfour est adressée à lord Walter Rothschild, un des représentants du judaïsme britannique, proche des sionistes. (...)
    Alors que la guerre s’intensifie sur le continent, il s’agit de se gagner la sympathie des juifs du monde entier, perçus comme disposant d’un pouvoir considérable, souvent occulte. Cette vision, ironie de l’histoire, n’est pas éloignée de celle des pires antisémites qui détectent, partout, « la main des juifs ».

    Tom Segev écrit souvent que Chaïm Weizmann qui a "arraché" la déclaration de Balfour instrumentalisait cette perception du grand pouvoir des juifs du monde et que ce n’était qu’un mythe.

    Pourtant, lorsque Edwin Montagu (neveu d’Herbert Samuel, premier commissaire britannique en Palestine), opposé au sionisme veut que l’on consulte le président des États-Unis Thomas Woodrow Wilson au sujet de cette déclaration de Balfour :

    " Ce fut une initiative avisée. La Maison -Blanche préconisa l’annulation de la déclaration et l’affaire faillit être enterrée. Weizmann s’en alla quérir Brandeis [juge américain] . Celui-ci parla au conseiller de Wilson et la Maison-Blanche changea alors d’avis ;
    (...)
    Cet épisode conforta Lloyd George [ premier ministre britannique que Weizmann rencontre quand il veut] dans sa conviction que les juifs régnaient également à Washington"

    page 63-64 de C’était en Palestine au temps des coquelicots"

    C’était un mythe drôlement agissant !

  • permalien Orangerouge :
    2 novembre 2009 @17h58   « »
    Il manque le nerf de la guerre, l’influence de l’argent de l’AIPAC, l’influence de quelques gens très riches qui soutiennent Israël et ses crimes

    Cette histoire de la création d’Israël échoue à rendre compte de ce qui se passe aujourd’hui.

    - Cela n’explique pas le caractère raciste prononcé de la société israélienne actuelle (même entre israéliens non arabes) :

    http://www.ism-france.org/news/arti...

    http://bellaciao.org/fr/spip.php?ar...

    - Cela n’explique pas non plus l’immense silence de la plupart des politiques et des médias occidentaux sur les crimes de guerre israéliens passés et en cours.
    Cela n’explique pas la lâcheté obscène d’Obama.

    - Il manque le nerf de la guerre, l’influence de l’argent de l’AIPAC, l’influence de quelques gens très riches à qui même le Président des Etats-Unis et sa Ministre des affaires étrangères font des gâteries répétées, au dessus des cadavres d’enfants.

    Walt and Mearsheimer ont expliqué cela il y a 3 ans (Philip Weiss October 31, 2009) :

    "... Lors d’une de mes visites en Afrique du Sud, un Afrikaner perspicace m’a dit que si il y avait eu 5 millions d’Afrikaners en Amérique, ils n’auraient jamais renoncé à l’Afrique du Sud (de l’apartheid). Peut-être que c’est le cas ou peut-être pas.

    Mais il ne fait aucun doute que la force les Juifs américains a contraint même les présidents qui n’aimaient pas particulièrement les Juifs, à soutenir Israël, ou à finir par donner leur soutien à Israël dans le futur."

    http://mondoweiss.net/2009/10/walt-...

    Les munitions toxiques d’Israël pourraient avoir laissé Gaza inhabitable :

    http://mondoweiss.net/2009/11/golds...

  • permalien Abdelaziz :
    2 novembre 2009 @18h05   « »

    En Force, A.G.

  • permalien Yasmina :
    2 novembre 2009 @18h15   « »

    http://www.monde-diplomatique.fr/20...

    Dans son journal, le 11 décembre 1920, Maurice Hankey, secrétaire du gouvernement britannique, notera : « Clemenceau et Foch ont traversé [la mer] après l’armistice, et on leur a donné une grande réception militaire et publique. Lloyd George et Clemenceau ont été conduits à l’ambassade de France... Quand ils furent seuls... Clemenceau dit : "Bien. De quoi devons-nous discuter ?" "De la Mésopotamie et de la Palestine", répondit Lloyd George. "Dites-moi ce que vous voulez", demanda Clemenceau. "Je veux Mossoul", dit Lloyd George. "Vous l’aurez", a dit Clemenceau. "Rien d’autre ?" "Si, je veux aussi Jérusalem", a continué Lloyd George. "Vous l’aurez", a dit Clemenceau, "mais Pichon (5) fera des difficultés pour Mossoul". Il n’y a absolument aucune trace écrite ou mémorandum fait sur le moment (...). Cependant, en dépit de grandes pressions de la part de ses collègues et de toutes sortes de parties concernées, Clemenceau, qui a toujours été inflexible, ne revint jamais sur sa parole et je suis bien placé pour dire que Lloyd George ne lui en a jamais laissé l’occasion. C’est ainsi que l’histoire est faite (6). »

    Les Français ayant conditionné tout accord territorial à un partage de l’accès au pétrole, les deux négociations vont se dérouler parallèlement. Dès le début de la conférence de la paix, le président Wilson refuse l’annexion des anciennes colonies allemandes d’Afrique et du Pacifique aux Empires français et britanniques : il veut les confier à la future Société des nations (SDN). Lloyd George manoeuvre habilement en proposant la création de « mandats » de la SDN, qui seraient confiés de façon temporaire à une puissance « civilisée » chargée de les amener à l’indépendance. Il y introduit discrètement les provinces arabes de l’Empire ottoman (Mandats dits A). Wilson accepte (janvier 1919

    ).

    ....

    Périodiquement, le spectre d’un nouveau « Sykes-Picot » ou partage du Proche-Orient imposé de l’extérieur resurgit. La prétention occidentale d’une supériorité morale fondée sur l’application de la démocratie et du libéralisme apparaît alors comme une sinistre mystification. C’est peut-être la conséquence la plus néfaste des choix de la période 1916-1920, régulièrement renouvelés depuis.

    Henry Laurens

  • permalien Orangerouge :
    2 novembre 2009 @18h20   « »
    Silence, lâcheté et obscénité d’Obama et des médias occidentaux

    - Immense silence de la plupart des politiques et des médias occidentaux sur les crimes de guerre israéliens passés et en cours.

    - Lâcheté obscène d’Obama.

    - Influence de l’argent de l’AIPAC, influence de quelques gens très riches à qui même le Président des Etats-Unis et sa Ministre des affaires étrangères font des gâteries répétées, au dessus des cadavres d’enfants.

    Walt and Mearsheimer ont expliqué cela il y a 3 ans (Philip Weiss October 31, 2009 ) :

    "... Lors d’une de mes visites en Afrique du Sud, un Afrikaner perspicace m’a dit que si il y avait eu 5 millions d’Afrikaners en Amérique, ils n’auraient jamais renoncé à l’Afrique du Sud (de l’apartheid). Peut-être que c’est le cas ou peut-être pas. "

    http://mondoweiss.net/2009/10/walt-...

  • permalien Yasmina :
    2 novembre 2009 @18h29   « »

    En 1914, les provinces arabes de l’Empire ottoman se trouvaient sous l’influence collective et multiforme des puissances européennes, auxquelles s’ajoutaient les Etats-Unis. Les Jeunes-Turcs, au pouvoir depuis 1908, cherchaient à se débarrasser de ces ingérences permanentes, mais au prix d’un centralisme autoritaire qui suscitait l’émergence d’un mouvement autonomiste arabe prêt à chercher des appuis chez les Européens

    ....

    Le président Woodrow Wilson ne se sent aucunement lié par les accords « secrets » contractés par ses partenaires. Il se pose en défenseur du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, bien qu’il ne soit pas très clair dans son esprit si cela vaut aussi pour les peuples non blancs, comme les « bruns » (les Arabes) et les « jaunes » - pour les « noirs », il n’en est pas question (3).

    Les Anglais du Caire veulent remettre en cause l’accord passé avec les Français, au moins pour la Palestine, si ce n’est pour le reste de la Syrie. Et ils disposent maintenant de solides appuis à Londres. Ils savent utiliser avec sincérité la rhétorique wilsonienne : sur les ruines de l’Empire ottoman, Arabes, Kurdes, Arméniens, Juifs coopéreront sous la tutelle bienveillante des Britanniques.

    Sykes utilise dans ce sens le mouvement sioniste, ce qui conduira à la déclaration Balfour du 2 novembre 1917 (4) annonçant l’établissement « en Palestine » d’un Foyer national juif. La stratégie britannique va reposer sur l’occupation du terrain avec l’encouragement donné à la révolte arabe de s’étendre à la Syrie (mais non à la Palestine) et sur une succession de déclarations officielles allant dans le sens de l’autodétermination. Pour Londres, le droit des peuples signifie le droit de choisir la tutelle britannique.

    Monde diplomatique avril2003 Comment l’Empire ottoman fut dépecé

    Henry Laurens

  • permalien Orangerouge :
    2 novembre 2009 @18h33   « »
    Les munitions toxiques d’Israël pourraient avoir laissé Gaza inhabitable

    - Le colonel irlandais à la retraite Desmond Travers, membre de la Commission Goldstone de l’ONU, declare :

    Nous avons été troublés par la létalité et la toxicité des armes utilisées dans la bande de Gaza, dont certaines ont été stockées dans les arsenaux de l’Ouest depuis la Guerre froide, comme les fléchettes au phosphore blanc, qui ont incinéré 14 personnes, dont plusieurs enfants dans une attaque :

    De petites fléchettes qui sont conçus afin de se mélanger à l’entrée dans la chair humaine afin de provoquer le maximum de dégâts, en violation totale de la Convention de Genève.

    Et aussi des éclats d’obus de tungstène hautement cancérigènes et des munitions DIME [Dense Inert Metal Explosive], qui contiennent du tungstène sous forme de poudre.

    Il ya aussi tout un cocktail d’autres munitions problématiques suspectées d’avoir été utilisées.

    - Il existe un certain nombre de problèmes post-conflit à Gaza qui doivent être abordés.

    La terre se meurt.

    Il ya des dépôts toxiques de toutes les munitions qui ont été abandonnées.

    Il ya de graves problèmes avec l’eau, son épuisement et sa contamination.

    Il existe un taux élevé de nitrates dans le sol qui est particulièrement dangereux pour les enfants.

    - Si ces questions ne sont pas traitées, Gaza ne peut même pas être habitable selon les normes de l’Organisation mondiale de santé.

    http://mondoweiss.net/2009/11/golds...

    Mais surtout qu’Obama, Hilary Clinton et tout le gouvernement américain continuent de se prosterner le plus bas possible devant le fric de l’AIPAC et de quelques milliardaires soutiens de l’entité barbare Israël.

    ISRAEL ON TE VOIT

    OBAMA ON TE VOIT

  • permalien Yasmina :
    2 novembre 2009 @18h59   « »

    George Corm :

    http://www.lexpress.fr/actualite/mo...

    Déjà, la Palestine aux juifs ?
    L’idée d’un retour des juifs en Palestine n’était pas nouvelle : elle avait été avancée dès l’expédition de Bonaparte en Egypte, et les premières implantations juives avaient été créées en 1897 par le mouvement sioniste de Theodor Herzl. Jusque-là, musulmans, chrétiens et juifs y vivaient ensemble et en paix... En 1919, les Etats-Unis tentent de freiner les visées impérialistes des Français et des Britanniques. Ils envoient au Moyen-Orient une commission d’enquête qui rend un avis très clair : le souhait des Arabes, dit-elle, c’est de s’unir en un seul Etat, sous l’égide des Hachémites. Et les Américains précisent : il ne faut surtout pas tenter de créer un Etat exclusivement juif en Palestine qui aboutirait à l’éviction des Palestiniens de leur pays.

    Tout cela était assez bien vu... Mais on n’écoute pas les conseils des Américains...
    Non. Les Français et les Britanniques considèrent cette commission comme une ingérence inadmissible dans leurs affaires. Les pays arabes sont alors placés « sous mandat » : la France dispose de la Syrie et du Liban ; la Grande-Bretagne prend l’Irak et la Palestine, en sus de l’Egypte, qu’elle occupe depuis 1882 ; l’Italie a occupé la Libye en 1911. Plus question d’un grand Etat arabe ! Et plus question de discuter avec les Hachémites d’Arabie, qui prônent un nationalisme arabe modernisant devenu trop populaire. En Arabie, les Britanniques provoquent d’ailleurs leur chute et placent au pouvoir, en 1926, la famille des Saoud, qui se réclame du wahhabisme, fondamentalisme musulman très localisé au centre de l’Arabie, ayant une conception rigoriste et étriquée de la charia.

  • permalien Orangerouge :
    2 novembre 2009 @20h06   « »
    La gifle américaine aux Palestiniens

    Ce n’est bien sûr pas un article du Monde, ni de Libération, ni du Nouvel Obs.

    http://www.letemps.ch/Page/Uuid/76f...

  • permalien Zulfikar :
    2 novembre 2009 @23h29   « »
    Soixante après la déclaration de Balfour, le voyage de Sadate à Jérusalem en novembre 1977 (1/5)

    Bonsoir à tous,

    La déclaration de Balfour fut un événement majeur dans l’histoire du conflit israélo-arabe. Soixante plus tard, le voyage de Sadate à Jérusalem, le 19 novembre 1977, souleva un immense espoir. Pourtant, il serait bon de revenir sur cet autre événement majeur de le recontextualiser et de donner la parole à des témoins majeurs tel que Mohammed Hassanein Heikal.

    Mais, d’abord un petit tableau chronologique pour mettre en évidence le processus qui est né des "accords de Camp David" qui furent la conséquence du voyage de Sadate.

    « Ecoutez, mon garçon » – j’avais 24 ans à l’époque [1953] – « si nous avions une constitution, nous devrions mentionner la frontière de notre pays, et ce n’est pas notre frontière, mon cher ». J’ai demandé : « Alors où est la frontière ? ». Il m’a dit : « Là où ira Tsahal [l’armée israélienne], là sera notre frontière ».

    Entretien entre Ben Gourion, Premier ministre de l’Etat d’Israël et Naïem Giladi, extrait de la page 10 de l’article, ≪The Jews of Iraq≫, The Link, vol. 31, no 2, April-May 1998, p. 1–13.

  • permalien Zulfikar :
    2 novembre 2009 @23h29   « »
    Soixante après la déclaration de Balfour, le voyage de Sadate à Jérusalem en novembre 1977 (2/5)


































    Dynamique de paix Vs Dynamique de guerre ( 1ère Partie)
    Année Dynamique de paix Réaction israélienne
    1978 Accords de Camp David . Invasion du Liban en mars 1978.
    1980 Des relations diplomatiques sont établies entre l’Egypte et Israël. le 30 juillet de la même année la Knesset vote une loi fondamentale proclamant Jérusalem "réunifiée" capitale d’Israël.
    1981-1982 Retrait israélien du Sinaï le 25 mai 1982. Annexion du Golan le 14 décembre 1981 et Invasion du Liban le 6 juin
    1982.
    1991 Après la guerre menée contre l’Irak, les Etats-Unis (James Baker) doivent concilier leurs allies arabes en forçant le 1er ministre israélien Shamir à participer à la Conférence de Madrid en 1991 : elle aboutira aux accords d’Oslo de 1993 et la reconnaissance mutuelle de l’Etat d’Israël et du peuple palestinien. Durant les sept années qui ont suivi les accords d’Oslo, la colonisation de la Cisjordanie explose : le nombre de colons passe de 100 000 à 200 000.
    2000 Retrait du Liban en mai 2000 et échec du sommet de Camp David en juillet 2000 dû à Dennis Ross. Sharon provoque la 2ème intifada en se rendant à l’esplanade des mosquées en septembre 2000.
    2002 Résolution 1397 du Conseil de sécurité Rappelant toutes ses résolutions pertinentes antérieures, notamment les résolutions 242 (1967) et 338 (1973), Initiative dite « Proposition du Prince Abdallah » au nom de tous les pays arabes en mars 2002. Ariel Sharon, à cette initiative, réagit par l’opération Rempart du 3 au 11 avril 2002, Destruction du Camp de Jénine, massacres de Jénine et de Naplouse. Politique des assassinats ciblés.
    2002-2004 Assassinats ciblés contre les dirigeants du Hamas : Salah Shehadeh en juillet 2002, Cheikh Yassine en mars 2004 et Abdel-Aziz Al-Rantissi en avril 2004 alors que ces derniers laissaient entendre qu’ils reconnaitraient Israël. En décembre 2006, la Cour Suprême israélienne justifie les assassinats ciblés.

  • permalien Zulfikar :
    2 novembre 2009 @23h30   « »
    Soixante après la déclaration de Balfour, le voyage de Sadate à Jérusalem en novembre 1977 (3/5)



























    Dynamique de paix Vs Dynamique de guerre ( 2ème Partie)
    Année Dynamique de paix Réaction israélienne
    Avril 2004 La proposition du Roi Abdallah » de 2002 et la « vision des 2 Etats de G.W. Bush » exprimée en juin 2002 basée sur les résolutions 242 et 338 de l’Onu toujours sur la table. Dans une lettre du 14 avril 2004 adressée à Ariel Sharon, G.W. Bush estime non réaliste le retour aux frontières de 1967 ; Obama n’a toujours pas remis en cause cette garantie.
    2005 Retrait israélien de Gaza en août 2005. Intensification de la colonisation en Cisjordanie.
    2008 Intermédiation turque entre la Syrie et Israël. Refus israélien de toute solution sur le Golan.
    Décembre 2008 Khaled Mechaal veut un Etat dans les frontiers de 1967 et Erdogan proche d’une solution pour libérer le soldat Shalit. Olmert promet d’en parler à son gouvernement : c’est l’agression de Gaza qui fera plus de 1300 morts.
    2009 Election de Barack Obama : dans un discours au Caire le 4 juin 2009, il réitère la solution des 2 Etats. Les élections israéliennes de février 2009 se concluent par l’avènement de Nethanyahou et de la coalition la plus à droite de l’histoire israélienne. Nethanyahou exige que les Palestiniens reconnaissent Israël comme Etat juif. Surenchère de la rhétorique guerrière israélienne contre l’Iran.
  • permalien Zulfikar :
    2 novembre 2009 @23h30   « »
    Soixante après la déclaration de Balfour, le voyage de Sadate à Jérusalem en novembre 1977 (4/5)

    Sur le fond, [Mohammed Hassaneïn] Heikal pensait que la paix avec Israël affaiblirait l’Egypte, qui ne peut vivre isolée de son environnement naturel, à savoir le monde arabe ; c’est pourquoi il déclarait en 1986 à la revue Politique Internationale qu’il n’était pas pour la paix parce que « personne ne peut faire la paix en ignorant l’histoire et la géographie. Sadate a négligé cette réalité » .
    Cette vision de Heikal reflète ses analyses géopolitiques et stratégiques sur l’Egypte, puisqu’il distingue trois catégories d’Etats :

    1) Des Etats qui tirent leur puissance de leur position géographique, des richesses minières, du pétrole, une forte densité démographique ; c’est le cas de l’URSS, de la Chine, des Etats-Unis et du Brésil.

    2) Des Etats qui tirent leur influence de leur rôle dans les relations internationales et régionales, comme le Liban, la Suisse, et dans une certaine mesure l’Autriche.

    3) D’autres Etats qui tirent leur influence de leur rôle dans l’Histoire. Leur superficie et leurs ressources ne sont pas suffisantes, mais leur dynamisme historique en a fait des forces régionales influentes dans leur environnement immédiat. Selon Heikal, l’Egypte est un m modèle de ce type d’Etats. L’Egypte a même atteint à un certain moment et sur la base de son arabisme une position internationale prééminente au sein des mouvements de libération, au sein des pays non alignés et au sein du monde arabe.

    […]

    Heikal s’était refusé à croire dans la possibilité d’une paix imminente et indolore. Ce fut manifeste lors de sa conversation avec Kissinger, quand celui-ci lui rendit visite au Caire en 1974.

    Il lui avait alors dit que « le cas du Moyen-Orient et de la coexistence entre les pays arabes et Israël était radicalement différent de ceux de la division des deux Allemagnes ou des deux Vietnam, puisque dans ces deux cas le tissu socioculturel était le même entre l’Allemagne de l’Ouest et l’Allemagne de l’Est ou entre le Vietnam du Nord et le Vietnam du Sud. Par contre, avec Israël, il s’agirait plutôt de la greffe d’un corps étranger au métabolisme moyen-oriental, opération menant souvent au rejet de l’organe greffé. »

  • permalien Zulfikar :
    2 novembre 2009 @23h30   « »
    Soixante après la déclaration de Balfour, le voyage de Sadate à Jérusalem en novembre 1977 (5/5)

    Ceci dit, Heikal était-il par son opposition à la politique de paix sadatienne, un partisan farouche de la guerre ?

    Pour répondre à cette question, il nous faut tenter de dégager la conception heikalienne de la paix avec Israël, pour la confronter à celle de Sadate.

    A ce propos, Heikal, pas plus que Nasser, n’a jamais été opposé à une solution pacifique du conflit israélo-arabe, à condition qu’elle se fonde sur le droit et la justice. Ainsi, dans un article publié le 20 novembre 1977 dans le quotidien Al-Akhbar pour montrer que la paix avec Israël n’est pas une invention de Sadate, ce journal révèle que Nasser était disposé à faire la paix avec Israël, à condition de résoudre le problème des réfugiés palestiniens conformément aux résolutions de l’ONU et de récupérer les territoires occupés depuis 1967.

    Quant au problème d’Al-Quds (Jérusalem), Nasser y voyait un contentieux jordano-israéliens, tout penchant personnellement vers un partage de la ville. Cette réalité de la pensée nassérienne vis-à-vis de la paix a été ultérieurement occultée, l’opinion publique occidentale retenant, sous l’influence des médias, la version selon laquelle les Arabes voulaient jeter les juifs à la mer.

    Dans une interview à la Revue française des relations internationales [n°32, été 1986], Heikal explique la vision de Nasse d’une paix avec Israël. « Après la conférence de Bandoeng, dit-il, nous avons eu de longues discussions avec Nasser, Tito, Nehru et Soekarno et nous sommes revenus sur notre refus de la présence de l’Etat israélien au Moyen-Orient.

    Nasser disait que l’ensemble du monde arabe acceptait désormais le plan de partage des Nations-Unies. Le problème qui subsistait concernait les frontières de l’Etat hébreu et son comportement à l’égard de ses voisins » (1)

    Salutations à tous. A bientôt.

    Notes et références

    (1) Extraits de Mohamed H. Heikal entre le socialisme de Nasser et l’Infitah de Sadate (1952-1981) de Jamal Al-Shalabi, Paris, L’harmattan, 2001, p.301 et s.

  • permalien Orangerouge :
    2 novembre 2009 @23h51   « »
    J Street un nouveau lobby qui ne soucie que d’Israël comme l’AIPAC, et indifférent aux Palestiniens

    La position politique de J Street n’a pas été une surprise.

    J Street a été formée comme une fusion politique des "Americans for Peace Now", "Israel Policy Forum" et "v’Shalom Brit Tzedek".

    En tant que tel, J Street a la position de ces groupes - à savoir que :

    - (1) une solution à deux États est dans l’intérêt d’Israël ,

    - (2) l’occupation est un obstacle à la paix,

    - (3) un État palestinien doit être viable économiquement, et

    - (4) ne jamais sérieusement critiquer Israël

    ...

    Street est là pour rester. Mais je ne suis pas optimiste qu’il permettra une avancée significative vers une solution à deux États au conflit israélo-palestinien.

    ...

    Mais la position de J Street n’est pas non plus de faire pression sur Israël , ni de réduire le large et inconditionnel soutien des Etats-Unis à Israël .

    Et sans une telle action, les perspectives d’un changement dans le climat politique israélienne sont nuls, et les perspectives d’une percée dans les négociations israélo-palestiniennes n’existent pas.

    http://translate.google.fr/translat...

    http://mondoweiss.net/2009/11/a-j-s...

  • permalien hafrit :
    3 novembre 2009 @01h21   « »

    « Le Gouvernement de sa Majesté et ses alliés n’ont pas abandonné leur politique qui consiste à apporter leur concours le plus entier à tous les mouvements qui luttent pour la libération des Nations opprimées. En vertu de ce principe, ils sont plus que jamais résolus à soutenir les peuples arabes dans leur effort pour instaurer un Monde arabe dans lequel la loi remplacera l’arbitraire ottoman et où l’unité prévaudra sur les rivalités artificiellement provoquées par les intrigues des administrations turques. Le Gouvernement de Sa Majesté confirme ses promesses antérieures concernant la libération des peuples arabes. »
    Aux États-Unis, le président Woodrow Wilson, tentant de mettre en avant l’argument de l’autodétermination des peuples, ne participe pas aux accords Sykes-Picot et cherche à obtenir un mandat de la Société des Nations elle-même en organisant dans le cadre d’une commission une consultation des peuples concernés. Les Français et les Britanniques sentant la situation leur échapper quittent la commission et se mettent d’accord sur les frontières à la conférence de San-Remo en avril 1920[1].
    L’accord Sykes-Picot doit faire face à une double opposition : la révolte kémaliste en Anatolie en opposition au traité de Sèvres ainsi qu’à l’installation des pouvoirs arabes du chérif Hussein et de ses fils comme à Damas (que l’accord rattache à la domination française).
    C’est donc par les armes que cet accord sera concrétisé avec d’abord un recul en Anatolie et la perte par les Français d’Alexandrette, aussi s’ensuit une lutte contre Fayçal pour lui faire quitter Damas, ce qui sera fait, les Anglais l’installant sur le trône irakien.
    C’est l’accord de San Remo qui entérine et légalise l’accord avec un mandat en bonne et due forme de la SDN. La France reçoit donc mandat du Liban et de la Syrie, la Grande-Bretagne de l’Irak (agrandi de Kirkouk cédé par les Français en échange d’une participation aux bénéfices pétroliers de la région), de la Transjordanie et de la Palestine.
    http://wikiwix.com/cache/?url=http:...

  • permalien hafrit :
    3 novembre 2009 @01h22   « »

    bien vu yasmina mais il faut voir ca avant 1917 , acord de Sykes picot .Les accords Sykes-Picot, sont des accords secrets signés le 16 mai 1916, entre la France, la Grande-Bretagne et la Russie tsariste, prévoyant le partage du Moyen-Orient, c’est-à-dire l’espace compris entre la mer Noire, la mer Méditerranée, la mer Rouge, l’océan Indien et la mer Caspienne entre ces puissances, à la fin de la guerre suivant le dicton « diviser pour régner ».
    Le 16 mai 1916, faisant suite à un travail préparatoire épistolaire de plusieurs mois entre Paul Cambon, ambassadeur de France à Londres, et Sir Edward Grey, secrétaire d’État au Foreign Office, l’accord Sykes-Picot est conclu entre la France et le Royaume-Uni à Downing Street entre Sir Mark Sykes, et François Georges-Picot. Il prévoit à terme un dépeçage du Moyen-Orient, c’est-à-dire l’espace compris entre la mer Noire, la mer Méditerranée, la mer Rouge, l’océan Indien et la mer Caspienne, alors partie intégrante de l’Empire ottoman. La Russie tsariste participe aux délibérations et donne son accord, comme l’Italie, aux termes du traité secret.Carte des accords Sykes-PicotLe Moyen-Orient est découpé, malgré les promesses d’indépendance faites aux Arabes, en 5 zones[1] :
    1.zone bleue française, d’administration directe formée du Liban actuel et de la Cilicie ;
    2.zone arabe A, d’influence française comportant le nord de la Syrie actuelle et la province de Mossoul ;
    3.zone rouge britannique, d’administration directe formée du Koweït actuel et de la Mésopotamie ;
    4.zone arabe B, d’influence britannique, comprenant le sud de la Syrie actuelle, la Jordanie actuelle et la future Palestine mandataire ;
    5.zone brune, d’administration internationale comprenant Saint-Jean-d’Acre, Haïfa et Jérusalem. La Grand-Bretagne obtiendra le contrôle des ports d’Haifa et d’Acre.
    À la suite de la révolution d’octobre qui renverse l’État tsariste et installe le pouvoir bolchevik, le nouveau gouverneur de Pétrograd découvre dans les archives du Ministère des affaires étrangères de Pétrograd une copie du texte du traité Sykes-Picot qu’il porte, en janvier 1918, à la connaissance du Gouvernement Ottoman, toujours possesseur des territoires concernés.[réf. nécessaire]
    Le pouvoir ottoman transmet alors ces informations au chérif Hussein de La Mecque à qui avait été promis, en 1915 par les Britanniques dans une série d’échange avec Sir Henry McMahon le haut commissaire britannique au Caire[2], un grand royaume arabe, pour qu’il se désengage de la coalition. Dès la nouvelle connue, la colère gronde chez les Arabes. Désagréablement surpris par la lecture du traité, Hussein transmet le texte au Gouvernement britannique avec une demande d’explications[2].
    Le 18 février 1918 le gouvernement britannique répond[réf. nécessaire] :

  • permalien Anne NONYME :
    3 novembre 2009 @10h20   « »

    « L’histoire est une grande menteuse"

    Un président français (Doumergue ?) aurait une fois répondu à un journaliste « Pourquoi écrirais-je mes mémoires, je n’ai rien à cacher, moi »

    L’ouverture d’archives dans les délais légaux ou non apporte bien des surprises et on n’est pas encore sûr de connaître la « Vérité Vraie »

    Trois personnes du même camp et a fortiori de camps différents peuvent vous décrire différemment un fait, le contenu d’une réunion, etc.

    Tout dépend du point de vue qu’on en a par rapport à l’endroit où on se place

    A-t-on des traces de la discussion gouvernementale préalable à la déclaration Balfour ? Sait-on si son contenu fut approuvé à l’unanimité des ministres ?

    Les ministres savaient-ils que peu avant un certain David Grün avait proposé au calife de Constantinople de créer des Brigades juives pour s’opposer aux Britanniques ?

    Si on mettait en parallèle, fidèlement traduit une relation du texte et du contexte de cette rédigée par un historien sérieux de cinq a six pays différents concernés, on constaterait combien de différences plus ou moins majeures ? Avec quelle perception différente pour les lecteurs de cette comparaison ?

    Au bout de combien de mois l’esprit de la déclaration fut remise en cause par un gouvernement britannique ? Approuva-t-il la carte que les ambitieux et gourmands sionistes défendaient lors de la préparation de Traité de Versailles et devant la jeune SDN ?

    Une chose est incontestable « foyer juif « et « état juif sans un seul arabe », ça n’est pas synonyme et il ne semble pas que ce fut ce que voulait le gouvernement britannique le 2 novembre au matin.

    Qu’il s’agisse de se mettre à l’abri de pogrom et autres dangers, d’habiter sur la soi-disante ou effective (selon l’ascendance trimillénaire réelle) « terre de mes aïeux » dans une optique religieuse ou non, , ou de satisfaire s deux ou trois de ses objectifs , çà ne signifiait pas faire ce qui est advenu.

    En rappelant que les affiches de recrutement du Likoud envisagent des frontières nettement plus étendues que le territoire à l’Ouest du Jourdain

    La question a beaucoup d’Euros pour terminer provisoirement) : une carte accompagnait-elle la déclaration Balfour ?

  • permalien Nathan :
    3 novembre 2009 @11h05   « »

    Une fois encore, l’expert auto-proclamé Zulfikar laisse énormément de choses dans l’ombre. Par exemple, il ne mentionne nullement les attentats-suicides du Hamas, qui ont démarré peu après les accords d’Oslo et dont le seul objectif était de torpiller le fragile processus de paix. Rappelons que ces attentats ont fait près de mille morts en Israël entre 1994 et 2004. Il fait porter la responsabilité de l’échec de Camp David sur le seul Dennis Ross mais oublie de mentionner le deuxième round des négociations de Camp David, qui eut lieu à Taba, et lors duquel Arafat a refusé une proposition israélienne (certes imparfaite) qui lui permettait de récupérer une très grande portion des territoires occupés en 1967. Il fait croire également que Khaled Mechaal serait en faveur de la solution "Deux Etats", alors que chacun sait que le Hamas n’a nullement l’intention de reconnaître Israël (leurs dirigeants assassinés n’avaient jamais déclaré vouloir reconnaître Israël), que ce mouvement revendique le retour des réfugiés palestiniens en Israël (ce qui est inacceptable pour les Israéliens) et qu’il considère tout accord comme une trêve provisoire. Il est également faux de prétendre qu’Israël a refusé toute solution à propos du Golan (les négociations entre l’équipe Olmert/Livni et Assad avec la médiation d’Erdogan avaient clairement avancé). Zulfikar oublie de dire que les interventions au Liban et à Gaza font suite aux agressions répétées du Hezbollah et du Hamas sur le territoire israélien. Zulfikar parle de "surenchère rhétorique guerrière d’Israël à propos de l’Iran" mais ne mentionne pas les nombreux appels à la destruction du "cancer" israélien de la part des Iraniens. Bref, c’est toujours un peu la même chanson.

    Une fois encore, Zulfikar travestit la réalité pour la faire correspondre à ses désirs.

  • permalien Nathan :
    3 novembre 2009 @11h17   « »

    Encore une intervention délirante dont le seul but est de diaboliser l’adversaire. A part l’extrême-droite, personne n’a jamais parlé "d’Etat juif sans un seul arabe". Plus d’un million d’Arabes vivent en Israël et sont citoyens israéliens. Quant à l’expansion d’Israël au-delà du Jourdain, c’est une vaste blague. Israël s’est retiré du Sinaï et du Liban (ce pays avait été occupé pour protéger la frontière Nord des incursions palestiniennes et du Hezbollah), ce qui ne semble pas illustrer une volonté farouche d’expansion territoriale. De plus, Israël était prêt à lâcher la quasi-totalité des territoires occupés lors des négociations de Taba et la quasi totalité du Golan lors des négociations avec Assad.

  • permalien Nathan :
    3 novembre 2009 @11h28   « »

    Pourquoi revient-on ici sur la déclaration Balfour ? Pourquoi revisite-on pour la millième fois les événements qui ont conduit à la fondation d’un Etat juif au Proche-Orient ? Tout simplement parce qu’on souhaite revenir en arrière et remettre en question l’existence et la légitimité internationale de ce pays. Au lieu d’aider la gauche israélienne et juive (en diaspora) à se renforcer afin de changer le rapport de force actuel très largement en faveur de la droite et l’extrême-droite, les extrémistes de ce blog préfèrent enfourcher leur dada haineux et éloigner les bonnes volontés de part et d’autre de toute perspective de paix raisonnée et raisonnable dans cette région.

  • permalien
    3 novembre 2009 @11h35   « »

    Le lien du copier/coller de Zulficar, c’est mieux...

  • permalien Nathan :
    3 novembre 2009 @11h46   « »

    Pourquoi raille-t-on ici le premier congrès de J-Street ? Il faudrait, au contraire, se réjouir que des juifs progressistes américains tentent de changer le rapport de force au sein de la communauté juive américaine et s’opposent à l’influence délétère d’AIPAC, y compris au sein de l’administration Obama ? Pourquoi se moque-t-on de ce mouvement, certes encore bien fragile et ne disposant pas des moyens du puissant lobby de droite ? Tout simplement parce que les gens de J-Street restent attachés à l’existence d’Israël (même s’ils veulent changer sa politique) et cela suffit pour faire enrager les intervenants, toujours les mêmes, toujours proches de la même mouvance moyen-âgeuse, qui ne souhaitent qu’une seule chose : que "l’entité sioniste" disparaisse une bonne fois pour toutes. Ces gens-là parlent de paix mais ne veulent pas la paix, ou alors d’une paix conforme à leurs conditions.

  • permalien Sébastien :
    3 novembre 2009 @12h02   « »

    "Comment créer un foyer national juif sans affecter les populations locales arabes ?"

    Un foyer national ne veut pas dire un Etat.
    Jusqu’en 1942, et l’adoption du programme du Biltmore, une parie du sionisme et du nationalisme arabes sont prêt à accepter un Etat unique binational, ce qui voulait dire conserver le foyer national.

    Une immigration juive relativement limitée, et une autonomie nationale juive, étaient acceptable pour les arabes tant que la Palestine restait unie et majoritairement arabe, (dans la proportion 3/2 ; 1/3).

    C’est pour cela que les dirigeants arabes non palestiniens vont accepter le Livre Blanc sur la Palestine de 1939, sauf l’incompétent Husseini.

  • permalien Orangerouge :
    3 novembre 2009 @12h04   « »

    Que l’entité israélienne devienne respectable et on la respectera.

    Même si comme les Etats-Unis, Israël s’est créé par des actions terroristes et par l’expulsion violente des autochtones, nous serions prêts à l’accepter, mais il faut d’abord qu’Israël abandonne l’expansion criminelle, renonce aux crimes de guerre et peut-être crimes contre l’humanité, et revienne aux frontières de 1967.

    Nathan, enfin lucide, nous parle de lui-même :

    "Ces gens-là (comme moi-même Nathan) parlent de paix mais ne veulent pas la paix, ou alors d’une paix conforme à leurs conditions : ce qui restera des Palestiniens après toutes nos tueries depuis un demi siècle, confinés sur un confetti dévasté, à côté du Grand Israël, soutenu par quelques milliardaires hyper influents sur la planète."

    On respectera J Street, quand J Street dira clairement qu’Israël doit cesser ses crimes de guerre et peut-être crimes contre l’huamanité, cesser les massacres de civils et d’enfants et revenir aux frontières de 1967.

  • permalien Sébastien :
    3 novembre 2009 @12h12   « »

    Pour solidifier mes arguments

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Accord...

    L’accord ne sera pas respecter, mais il montre que des la déclaration de balfour des contacts, et des négociations ont eut lieu entre sionistes et nationalistes arabes.

  • permalien Sébastien :
    3 novembre 2009 @12h16   « »

    Orangerouge le peût être veut dire : on ne paut pas prouver.

    Aucun jugement pénal n’a condamné Israël pour crime de guerre..

  • permalien Orangerouge :
    3 novembre 2009 @12h40   « »

    Malgré les milliardaires derrières lesquels vous vous planquez, Sébastien, la justice pourrait vous rattraper un jour :

    http://www.hrw.org/en/news/2009/11/...

  • permalien Orangerouge :
    3 novembre 2009 @13h10   « »
    La Chambre des représentants américaine vote aujourd’hui sur une résolution de rejet du rapport Golstone

    La Résolution 867 appelle le président américain et le secrétaire d’Etat à « s’opposer sans équivoque à une approbation ou à un examen plus approfondi dans des enceintes multilatérales du apport de l’Organisation des Nations Unies sur la mission d’enquête sur le conflit de Gaza".

    Cette résolution est bien entendu le produit du lobbying de l’AIPAC proche du likoud israélien.

    Les membres du Congrès sont extrêmement dépendants de l’AIPAC et de ses financements.

    Supplique au Congrès américain sur le site de Human Rights Watch :

    http://www.hrw.org/en/news/2009/11/...

  • permalien Orangerouge :
    3 novembre 2009 @13h15   « »
    Traduction de la supplique de l’ONG Human Rignts Watch au Congressistes américains

    Les Membres de la Chambre des représentants américaine devraient s’opposer à une résolution qui appelle le gouvernement Obama à rejeter la demande d’enquêtes sur Israël et sur le Hamas pour leurs violations des lois de la guerre dans le récent conflit de Gaza.

    http://translate.google.fr/translat...

  • permalien Orangerouge :
    3 novembre 2009 @13h17   « »
    Vous pouvez apporter votre soutien au Rapport Goldstone

    Sur ce site de Jewish Voice for Peace :

    http://www.supportgoldstone.org/

  • permalien Orangerouge :
    3 novembre 2009 @13h20   « »
    Traduction du site où signer pour soutenir le rapport Goldstone

    Le site en mauvaise traduction google :

    http://translate.google.fr/translat...

  • permalien Yasmina :
    3 novembre 2009 @13h29   « »

    et lors duquel Arafat a refusé une proposition israélienne (certes imparfaite) qui lui permettait de récupérer une très grande portion des territoires occupés en 1967

    pourquoi vous trouvez normal vous Nathan, qu’Arafat aurait du accepter une solution imparfaite ? Est ce parce que vous le condiderez comme un moins que rien, le maillon faible, le dominé qui devrait etre content des miettes que la partie forte( Israel+ Occident) lui concède ? C’est ça la justice pour vous ?Ecraser celui qui est à terre ?

    ce pays( le Liban) avait été occupé pour protéger la frontière Nord des incursions palestiniennes et du Hezbollah

    ),

    Vraiment ? Dois-je comprendre que les resistants palestiniens et ceux du Hezbollah sont venus de la planète Mars ?

    encore une fois Nathan vous confondez causes et conséquences, injustice et réaction ethique

    Pourquoi revient-on ici sur la déclaration Balfour ? Pourquoi revisite-on pour la millième fois les événements qui ont conduit à la fondation d’un Etat juif au Proche-Orient

    Peut etre pour se débarrasser de la guangue accumulée durant ces 60 ans faite de mensonge, propagande, malentendu, manipulation, instumentalisation des faits, pour se rappeler de quoi on parle et se rappeler le sens du 10eme commandement : de ne rien convoiter qui appartienne à autrui.

    Comme l"a rappeler tres justement Orangerouge dans un autre fil, défendre les Palestiniens c’est défendre le futur de nos enfants, c’est militer pour un monde plus juste pour tous.

  • permalien Ana :
    3 novembre 2009 @13h56   « »

    Peut-être la position réelle de J Street se révèle-t-elle dans une déclaration qu’ils ont publiée aujourd’hui, apparemment incapables de comprendre les souffrances des Palestiniens à Gaza :

    "J Street soutient l’adoption d’une résolution par le Congrès américain, appelant les États-Unis à s’opposer et à travailler activement à déjouer l’action partiale et biaisée au sein des Nations Unies quand il est question d’Israël et le rapport de Goldstone.

    "Nous exhortons les non-membres du Congrès à s’opposer à la résolution H. Res. 867. Nous demandons avec insistance l’amendement réfléchi de la résolution, et avant son adoption, de la mettre en conformité avec les principes que nous articulons dans notre déclaration sur la législation.

    "J Street apportera son soutien et demande instamment l’adoption d’une résolution équilibrée, réfléchie du Congrès, demandant une forte opposition des Etats-Unis contre des actions biaisées, partiales concernant le Rapport Goldstone, le conflit israélo-arabe et les conflits israélo-palestinien.

    "J Street s’est également fait l’écho de l’appel de nombreux Israéliens - dont le vive-Premier ministre Dan Meridor, MKS Nahman Shai et Michael Eitan, et d’autres – à une enquête israélienne indépendante sur les allégations du rapport de Goldstone. Ce n’est qu’en entreprenant une enquête indépendante et crédible, qu’Israël peut s’assurer que ces questions ne soient pas laissées entre les mains d’organismes internationaux qui ont traditionnellement démontré leur parti pris contre Israël ".

    Triste, vraiment. Compter sur le gouvernement israélien pour enquêter lui-même ne rime strictement à rien. Ils ne le feront pas et ils ne l’ont pas fait.

    Antony Loewenstein, The J Street aftermath, October 31, 2009

  • permalien Noval :
    3 novembre 2009 @14h09   « »

    Réponse à Nathan
    Message du 3 novembre 11 Heures 17

    Vous affirmez :"Plus d’un million d’arabes vivent en Israël et sont citoyens israéliens".

    Soit.

    Mais tout dépend de ce que recouvrent les qualificatifs "vivre" et "citoyens".

    Première précision .
    Ceux que vous nommez "arabes israéliens" sont des Palestiniens.
    Et c’est de leur état de Palestiniens, que découle leur vie familiale, sociale, relationnelle ou encore religieuse. Et s’ils sont Palestiniens, comme d’autres sont par exemple Belges ou Italiens ( et non "arabes belges" ou "arabes italiens") c’est tout simplement en conséquence du fait que leurs ancêtres ont aimé, travaillé et se sont multipliés sur un territoire avant que les actuels Palestiniens ne soient assignés, en droit et en fait, à un statut de dépendant et d’assisté lequel nie leur histoire et donc leur dignité humaine.

    Deuxième précision
    "Vivre" implique nécessairement et pour le moins la liberté de se mouvoir et celle de témoigner de son altérité.
    Les Palestiniens qui vivent sur le territoire de l’Etat d’Israël ne "bénéficient" pas de ces deux principes. Et ce tout simplement parce que l’Etat d’Israël a légalisé à leur encontre, en droit et en fait, au vu et au su de la communauté internationale un statut de "citoyens" de seconde zone.
    Et une politique ayant pour finalité le rejet de l’autre parce qu’il est différent porte un nom : apartheid, discrimination ethnique ou racisme, c’est selon.
    D’aucuns prétendent, affirment et écrivent que Israël est un Etat démocratique ? N’importe quel étudiant en sciences politiques à mi parcours universitaire répondrait par un fou rire...

    Troisième précision
    Les Palestiniens (non Juifs) ne peuvent ni participer, ni contribuer à la vie politique, administrative, sociale, culturelle de l’Etat d’Israël (les quelques rares députés qualifiés de "députés arabes" remplissent leur fonction par effet de signifiant...).

    Car, combien de Palestiniens sont ministres, généraux, Hauts fonctionnaires, Juges à la Cour suprême, ou encore représentent Israël en qualité d’ambassadeurs ?

    La citoyenneté implique une participation libre et effective à la vie de son pays. Tous éléments dont l’Etat d’Israël prive délibérément, volontairement et quotidiennement les Palestiniens du seul et unique fait de leur condition.
    Faut-il le répéter ? Cela s’appelle apartheid, discrimination ou racisme. Et c’est toujours selon ...

  • permalien Noval :
    3 novembre 2009 @14h36   « »

    En février 1930, le Docteur Chaim Koffler, membre de l’association " Jérusalem Keren Ajossot" sollicita Sigmund Freud aux fins de soutenir l’établissement d’un foyer national Juif en Palestine.

    Voici la lettre responsive que Sigmund Freud lui fit parvenir :

    " Cher Docteur,

    Je ne peux faire ce que vous souhaitez.

    Je me sens incapable de surmonter mon aversion à accabler le public avec mon nom et même ce moment critique ne me paraît pas le justifier. Quiconque désire influencer les masses se doit de leur donner quelque chose de vibrant et d’enflammé et mon sobre jugement sur le Sionisme ne le permet pas. Il est sûr que je sympathise avec ses buts, je suis fier de l’université de Jérusalem, et la prospérité de ses implantations me fait plaisir.

    Mais, d’autre part, je ne pense pas que la Palestine pourra jamais devenir un Etat juif, ni que les mondes Chrétien et Islamique soient prêts à ce que leurs lieux saints soient sous contrôle juif. Il m’eut paru plus judicieux d’établir une patrie juive sur une terre moins chargée d’histoire. Mais je reconnais qu’un point de vue aussi rationnel aurait peu de chance d’obtenir l’enthousiasme des gens et le soutien financier des riches.

    Je concède avec tristesse que le fanatisme infondé de notre peuple soit en partie à blâmer pour avoir éveillé la méfiance Arabe. Je ne puis cultiver de sympathie pour une piété mal dirigée qui transforma un morceau du mur d’Hérode en relique nationale offensant ce faisant les sentiments des autochtones palestiniens.

    Jugez vous-même maintenant si, avec un tel point de vue critique je suis la personne qu’il faut pour conforter un peuple pris dans l’espérance d’une espérance injustifiée.

    Votre respectueux serviteur."

    Freud

  • permalien Yvan :
    3 novembre 2009 @14h59   « »

    @Ana,

    Pensez-vous que le débat interne à Israël qui ne manquerait pas de se produire si une enquête israélienne (et non de Tsahal) sur Gaza était engagée, serait néfaste aux Palestiniens ?

    Pensez-vous que les Israéliens soient véritablement informés sur les réalités de Gaza ?

    A quoi peut service la reconnaissance du rapport Goldstone par le monde entier, si seuls les Israéliens le réfutent au prétexte qu’il faut lutter contre les roquettes qui tombent sur les écoles de Sdérot ?

    Œuvrer pour la création d’un état Palestinien n’est-ce pas reconnaitre les souffrances du peuple palestinien dans son ensemble ?

    Est-ce faire preuve de pragmatisme, que de servir la politique israélienne autour d’un débat sur le rapport Goldstone et faire l’impasse sur la réalité des Palestiniens ?

    Parler du rapport Goldstone, n’est-ce pas parler des Israéliens, et ignorer les Palestiniens ?

    L’objectif est-il la création d’un état Palestinien ou la reconnaissance des souffrances des habitants de Gaza ?

    Pour ma part, j’aurais tendance à faire confiance à J-street dans ce domaine, parce qu’ils en connaissent la rhétorique sur le bout de doigts.

  • permalien Noval :
    3 novembre 2009 @15h11   « »

    Message du 3 novembre 2009 à 12 heures 16

    " Aucun jugement pénal n’a jamais condamné Israël pour crime de guerre".

    Par delà le cynisme d’une telle affirmation, est-ce un encouragement à persévérer dans la commission de tels crimes ?

    Savez vous que la commission de crimes suppose des victimes et que tout criminel ( de guerre ou de droit commun) continue de vivre avec une conscience de criminel ?

    Juger un criminel, n’est-ce pas là la marque d’un Etat civilisé ?

  • permalien Zulfikar :
    3 novembre 2009 @15h37   « »

    Bonjour à tous,

    L’auteur du billet du 3 novembre @11h35 a écrit :

    Le lien du copier/coller de Zulficar, c’est mieux...

    En m’y rendant, à ma grande surprise, j’ai vu que plusieurs contributeurs du blog Nouvelles d’Orient sont cités sur le blog Soutien Palestine. Le billet de M. Gresh est , bien entendu, cité in extenso ainsi que ceux de Lou, Tagou, Abdelaziz, Yasmina, Orangerouge, Harfit et moi-même avec le commentaire suivant :

    En complément
    Nous postons l’ensemble des commentaires qui ont suivi ce texte d’Alain Gresh ; ils sont en effet très riches et méritent qu’on s’y attarde.

    Comme quoi nos commentaires, chers contributeurs, n’ont pas été écrit en vain.

    Enfin, j’ai oublié d’écrire une chose dans mon billet précédent : on entend souvent l’argument selon lequel il est nécessaire que l’Etat d’Israël garde une majorité juive au sein de sa population.

    Au fond, si cette solution était adoptée, cela entrainerait une politique ségrégationniste en termes de natalités. Ce qui ne manquera pas de provoquer de grandes tensions. Pourtant, le taux de fécondité le plus élevé en Israël se trouve du côté des ultra-orthodoxes avec tous les problèmes que cela va engendrer pour l’Etat israélien.

    Paradoxalement, les gens qui souhaitent conserver une majorité juive souhaitent également que leur Etat soit laïc.

    En fait, on peut prendre l’exemple de l’Allemagne, foyer historique de la Réforme protestante, qui compte, aujourd’hui, autant de catholiques que de protestants. Il y a une légère majorité de protestants dû en partie à la réunification allemande de 1990 car la RDA comptait plus de protestants que de catholiques.

    A ma connaissance, aujourd’hui, cela ne pose plus de problèmes...

    Salutations à tous. A bientôt.

  • permalien Orangerouge :
    3 novembre 2009 @15h48   « »

    Yvan si les Israéliens ne sont pas informés sur Gaza, c’est qu’ils ne veulent vraiment pas l’être.

    Goldstone est sioniste et sa fille a fait son alyia. Si les Israéliens ne sont pas convaincus de son enquête c’est qu’ils refusent l’évidence.

    Cet hiver les familles israéliennes allaient regarder les bombardements de la population de Gaza comme divertissement du week-end, ne l’oubliez pas.

    Il peut arriver dans l’histoire, à n’importe quelle société je crois, d’être aveuglée par une folie raciste.

    C’est ce qui arrive aux Israéliens actuellement. Et c’est aussi ce qui arrive à différents groupes hors d’Israël qui soutiennent ce pays.

    Pour eux des enfants s’ils sont arabes ne sont plus des enfants et leur sort les laisse totalement indifférents.

    Ce qui pourrait aider à les guérir ce n’est pas une enquête ce serait des images, qui ont un effet de réalité supérieur aux mots.

    Je ne sais pas si un mailing des images des victimes de Gaza en direction des Israéliens et des groupes qui les soutiennent pourrait avoir une efficacité.

    Il faudrait que les médias occidentaux passent enfin les images de Gaza dévastée et des images des victimes des bombardements. Il faudrait montrer les images des enfants brûlés par le phosphore à Gaza.

    De telles images ne sont passées que sur Al Jezeera, pas sur des médias occidentaux.

    Parce qu’il y a une volonté délibérée de cacher les crimes d’Israël comme ceux des Etats-Unis et de l’Otan d’ailleurs.

  • permalien Sébastien :
    3 novembre 2009 @15h55   « »

    Noval avez-vous entendu une seule foi parler de la présomption d’innocence ?

    Le TPI à déjà acquitté des gens présentés comme des criminels, comme l’ancien président serbe Mulitinovic Noval avez-vous entendu une seule foi parler de la présomption d’innocence ?

    Le TPI à déjà acquitté des gens présentés comme des criminels, comme l’ancien président serbe Mulitinovic http://fr.wrs.yahoo.com/_ylt=A1f4cf....

    Tant qu’aucun jugement n’a été rendu définitivement, l’accusé est présume innocent.
    Avec vous, pas la peine de faire un procès, autant pendre à un arbre l’accusé, puisque vous le déclaré coupable avant même le procès.

    Tant qu’aucun jugement n’a été rendu définitivement, l’accusé est présume innocent.
    Avec vous, pas la peine de faire un procès, autant pendre à un arbre l’accusé, puisque vous le déclaré coupable avant même le procès.

  • permalien Orangerouge :
    3 novembre 2009 @16h05   « »
    Des photos à diffuser le plus largement possible pour ne jamais oublier

    Il y a ici des photos difficiles à regarder, il faut le faire en la mémoire de ces victimes.

    Ce site fait preuve d’objectivité : à la fin, il y a aussi des photos des dégats provoqués par les roquettes lancées par le Hamas sur la zone d’Israël frontalière de Gaza.

    http://www.newsoftomorrow.org/spip....

  • permalien Yvan :
    3 novembre 2009 @16h16   « »

    @Orangerouge,

    n’oubliez pas qu’Israël se considère en guerre permanente, et que sa population est confrontée à une interprétation de la réalité et ceci depuis 60 ans.

    Je vous remets le lien sur l’article d’Uri Avnery expliquant comment le rapport Goldstone a été expliqué aux Israéliens.

    Israël et le rapport Goldstone, par Uri Avnery

  • permalien Lou :
    3 novembre 2009 @16h32   « »

    Dans la série : ils ne savent plus ce qu’ils sont :

    Université de Haïfa : non au boycott universitaire d’Israël

    Le recteur de l’Université de Haïfa, le Professeur Yossi Ben-Artzii, a envoyé une lettre à son homologue de l’Université norvégienne de Science et Technologie, pour lui demander de renoncer à un boycott universitaire contre Israël. Dans sa lettre, le recteur précise "qu’Israël est un Etat éclairé, et que toute tentative de lui imposer un boycott universitaire ne découle que d’un manque de connaissance ou d’une mauvaise perception de l’État juif". Le Conseil d’administration de l’Université norvégienne doit se réunir, ce jeudi, pour prendre une décision de boycott universitaire contre Israël

    (Guysen.International.News / 2009-11-03 00:48:00 ISRAEL)

    Et je crains bien qu’il pense sincèrement ce qu’il écrit :" Israël est un Etat éclairé, et que toute tentative de lui imposer un boycott universitaire ne découle que d’un manque de connaissance ou d’une mauvaise perception de l’État juif."

  • permalien Nathan :
    3 novembre 2009 @16h34   « »

    @ Noval

    Je ne faisais que répondre à l’allégation mensongère selon laquelle l’objectif des Israéliens était d’établir un Etat 100% juif et vous me reprochez d’omettre le fait que les Arabes israéliens sont traités comme des citoyens de seconde zone. D’accord, mais ce n’était pas mon sujet. Mon sujet, c’est que plus d’un million de Palestiniens sont citoyens de ce pays et que je vois aucun élément qui permettrait de faire croire que les Israéliens ont l’intention de les expulser sauf l’une ou l’autre déclaration des représentants de l’extrême-droite. Par conséquent, l’affirmation de la professionnelle es-diabolisation est totalement mensongère.

  • permalien Orangerouge :
    3 novembre 2009 @16h36   « »
    Une organisation juive américaine pour la Paix, nous demande de dire à notre Ambassadeur aux Nations Unies de soutenir le rapport Goldstone

    C’EST URGENT : L’Assemblée générale des Nations unies débattra du rapport Goldstone demain 4 Novembre, et l’AIPAC s’organise déjà fortement pour obtenir son rejet.

    Jewich Voice for Peace nous demande de dire par téléphone, fax ou mail, à notre Ambassadeur aux Nations Unis de soutenir le rapport Goldstone.

    Pour la France :
    Permanent Mission of France to the United Nations
    One Dag Hammarskjöld Plaza, 245 East 47th Street, 44th Floor, New York, NY 10017

    Telephone : 212-308-5700

    Telefax : 212-421-6889

    Telefax : (212) 207-8765 (Political Affairs), (212) 486-9120 (Economic and Financial Affairs), 355-2763 (Press Section), (212) 308-0960 (Administrative Section), (212) 319-9634 (Francophonie/Elections)

    E-mail : france@un.int

    Jewich Voice for Peace demande qu’on l’informe ici du message envoyé à notre Ambassadeur :

    http://salsa.democracyinaction.org/...

  • permalien Orangerouge :
    3 novembre 2009 @16h45   « »
    Coordonnées de votre ambassadeur aux Etats-Unis

    Vous trouverez les coordonnées de votre ambassadeur aux Nations Unies, quelque soit votre pays ici :

    http://www.un.org/members/missions.shtml

  • permalien Nathan :
    3 novembre 2009 @17h04   « »

    Orangerouge : 3 novembre @15h48 «  »

    Cet hiver les familles israéliennes allaient regarder les bombardements de la population de Gaza comme divertissement du week-end, ne l’oubliez pas.

    Absolument typique de la technique de démonisation. Cet hiver, on a pu voir quelques familles pic-niquer en observant les bombardements et hop, ça devient aussitôt les familles israéliennes, c’est-à-dire le pays tout entier, assoiffé de sang, qui se réjouit des massacres.

    Par ailleurs, si les Israéliens, gouvernement et population, ne se sentent pas particulièrement interpellés par les informations contenues dans le rapport Goldstone, c’est qu’ils estiment, à tort ou à raison, être dans leur droit. Il n’y a pas à chercher une explication qui participerait d’une sorte de cruauté surhumaine de la part des Israéliens, comme on le suggère ici. Ils se considèrent en guerre contre des terroristes ayant pris en otage une population et se cachant parmi elle pour mener leurs attaques aveugles contre Israël. En menant cette intervention brutale, ils ont voulu clairement donner une leçon à ceux qu’ils considèrent comme des terroristes et décourager ceux-ci de vouloir recommencer. D’ailleurs le rapport Goldstone ne se prononce pas sur la légitimité de l’intervention. Il condamne les meurtres de civils totalement injustifiés, même dans le cadre d’un conflit militaire, et il condamne le principe d’une opération militaire qui a pris l’aspect d’une punition collective.

  • permalien Yasmina :
    3 novembre 2009 @17h09   « »

    @orangerouge

    Des photos à diffuser le plus largement possible pour ne jamais oublier

    Il y a ici des photos difficiles à regarder, il faut le faire en la mémoire de ces victimes.

    aussi horrible que soit les images ou les reportages en vrai sur AlJazzera, il y a une chose que vous ne saurez jamais( je veux dire je souhaite que vous ne vivrez jamais cette situation car c’est encore plus horrible) c’est l’odeur du sang sur un champs de massacre et l’odeur de la chair brulée. Vous n’avez aucune idée. Il y a aussi l’odeur de la morgue pour reconnaitre les siens. Ce sont des odeurs qui vous poursuivent longtemps, dont vous n’arrivez pas à vous en débarrasser, m^me si vous prenez 10 douches par jour et que vous vous inondez de parfum

  • permalien Orangerouge :
    3 novembre 2009 @17h18   « »

    Merci Yasmina de votre témoignage.

    Vous avez raison, il est impossible de se représenter ce qu’on vécu les Palestiniens à Gaza.

    Et même ce qu’ils vivent au quotidien d’ailleurs, même si ce n’est pas du même ordre, il est difficile de nous le représenter.

    J’ai dit cela sur les photos, pour avertir et ménager le lecteur. Parce que choquer par surprise n’est pas forcément efficace je pense.

  • permalien Orangerouge :
    3 novembre 2009 @17h21   « »

    Regardez les photos Nathan, regardez les bien, dans les détails et jusqu’au bout.

    Qui est "terroriste" ?

  • permalien Noval :
    3 novembre 2009 @17h29   « »

    Sébastien 3 novembre 15 heures 55

    Vous faites (volontairement ?) une confusion.

    La présomption d’innocence a été érigée en principe constitutionnel par tous les Etats de droit et je n’ai, pour ma part, jamais soutenu qu’il faut attenter à ce principe à l’encontre de quiconque.

    Toute personne est (et c’est heureux !) présumée publiquement innocente jusqu’à ce qu’une décision judiciaire ait prononcé à son encontre une condamnation définitive, c’est-à-dire insusceptible d’un quelconque recours.

    Mais présomption d’innocence ne doit pas être confondu avec recherche de l’impunité.

    Dans un Etat de droit, dès lors que pèsent sur une personne des indices graves et concordants laissant supposer qu’elle a pu commettre un crime, de droit commun , de guerre et/ou contre l’humanité, il y a mise en examen ou encore inculpation. A ce stade, cette personne bénéficie toujours de la présomption d’innocence.

    Si les preuves, par témoignages, indices graves , concordants ou autres établissent formellement que la personne a pu commettre un crime, elle sera renvoyée devant une juridiction. En bénéficiant toujours de la présomption d’innocence.

    Et si la personne ainsi renvoyée devant une juridiction de jugement est condamnée de manière définitive (comme ne pouvant plus exercer aucun recours) son statut passe de mis en examen et présumé innocent à celui de condamné ce qui autorise la mise à exécution de la peine prononcée .

    Telle est la procédure en vigueur, en matière pénale dans les Etats dits "de droit", soit les Etats civilisés.

    Et lorsque dans un Etat de droit, soit au hasard la France ou l’Espagne, une personne est susceptible d’être renvoyée devant une juridiction (nationale ou internationale) pour crime de guerre et/ou contre l’humanité, cet Etat ferait procéder à des enquêtes impartiales, sérieuses, motivées et étayées, le tout sur la base du droit, national et/ou international.

    Ce que s’interdira un Etat de droit (parce qu’il EST un Etat de droit et à cause de son opinion publique), c’est de discréditer publiquement ... par exemple l’auteur d’un rapport (... au hasard le rapport de la Commission dite "Goldstone"...) dans le seul but de faire échapper le ou les mis en cause, présumés innocents, à toute poursuite judiciaire.

    Et c’est l’honneur d’un Etat de droit de faire juger ses ressortissants pour des crimes aussi horribles devant la conscience humaine que l’accusation de crimes de guerre et/ou contre l’humanité.

    Et pour tout dire (ou à peu près), dans les cas supposés ou avérés de commission de crimes de guerre et/ou contre l’humanité, un Etat de droit ferait tout pour que la vérité éclate, aussi horrible soit-elle .

    Car jouer au chat et à la souris ne dure qu’un temps. En Israël et ailleurs.

  • permalien Noval :
    3 novembre 2009 @17h51   « »

    @Orange Rouge

    Merci pour les renseignements concernant les suites données au rapport Goldstone.

    Bonne persévérance.

  • permalien Yvan :
    3 novembre 2009 @18h41   « »

    Le rapt des réserves naturelles de Gaza par Israël par Peter Eyre, I II

  • permalien Noval :
    3 novembre 2009 @18h48   « »

    @ Nathan

    Vous dénoncez à juste titre la prétention de certains membres de l’extrême-droite, actuellement au pouvoir en Israël, consistant à vouloir un Etat 100% juif . Et c’est heureux.

    Vous ne répondez cependant pas à mes interpellations, et notamment :

    - de quel droit et à quel titre cet Etat qui s’autoproclame "démocratique" discrimine-t-il sa polulation non-juive ?

    - de quel droit et à quel titre, l’Etat d’Israël interdit-il à ses citoyens Palestiniens de vivre une vie digne sur la terre que le peuple de même nom occupe depuis des temps immémoriaux ?

    - un Etat qui pratique à l’encontre d’une partie de sa population ce qu’il faut bien qualifier de racisme peut-il cependant se prétendre " démocratique " ?

  • permalien Ph. Arnaud :
    3 novembre 2009 @19h04   « »

    A Zulfikar (message de 13 h 37)

    Vous dites : « En fait, on peut prendre l’exemple de l’Allemagne, foyer historique de la Réforme protestante, qui compte, aujourd’hui, autant de catholiques que de protestants. Il y a une légère majorité de protestants dû en partie à la réunification allemande de 1990 car la RDA comptait plus de protestants que de catholiques. »

    La situation que vous décrivez existe aussi aux Pays-Bas qui, après une guerre de 80 ans pour se libérer du roi catholique d’Espagne, après avoir recueilli les protestants chassés par Louis XIV, compte aujourd’hui plus de catholiques que de protestants. C’est aussi la même chose en Suisse, pays pourtant de Jean Calvin, d’Ulrich Zwingli, d’Heinrich Bullinger, de Théodore de Bèze, de Guillaume Farel et de Karl Barth, et qui est, aujourd’hui, majoritairement catholique…

    Même si le protestantisme est né en Allemagne, il n’a jamais été tel qu’il l’ait emporté de manière décisive sur le catholicisme, soit par le nombre, soit par l’influence, les limites de l’Allemagne ayant énormément varié. Et il est révélateur que l’Eglise catholique allemande ait fourni, au XXe siècle, au moins deux grands théologiens, d’abord en la personne de Karl Rahner puis en celle de Joseph Ratzinger, futur pape. Personnalités auxquelles on peut joindre – en raison de leur langue – celles de Hans Urs von Balthasar et de Hans Küng, certainement les plus grosses « pointures », tous pays confondus, de la théologie catholique au XXe siècle. Voire de-puis le XIIIe siècle, époque des Albert le Grand, Thomas d’Aquin et autres Bonaventure…

    Et, si je puis me permettre de me citer, regardez ceci (que vous connaissez peut-être déjà) : http://blog.mondediplo.net/2008-02-....

  • permalien K. :
    3 novembre 2009 @19h15   « »

    Nathan qui dit, encore et encore, qu’il s’oppose aux jusqu’aux boutistes sionistes, est, encore et encore, plus jusqu’au boutiste que certains de ces derniers.

    Exemples :

    Même Ehud Barak, l’ancien premier ministre d’Israel, a admis, "Quand nous sommes entrés au Liban,...il n’y avait pas de Hezbollah. Nous avons été accueillis avec du riz parfumé et des fleurs par les chiites du Sud (Liban). C’est notre présence qui y a créé le Hezbollah"

    Anthony Cordesman, pourtant sioniste quasi primaire et fumiste invétéré, sur les évènements qui ont précédé puis donné naissance au Hezbollah :

    ... les bébés morts (..) restent dans la mémoire collective des libanais.

    Lors des bombardements israéliens sur Saida et Beyrouth-ouest dans les années 80, il n’était pas rare que 125-150 personnes (civiles) soient tuées en un seul temps quand des secteurs urbains étaient aveuglément ciblés (...)

  • permalien Ph. Arnaud :
    3 novembre 2009 @20h05   « »

    A Nathan (message de 16 h 34)

    Vous dites : « Mon sujet, c’est que plus d’un million de Palestiniens sont citoyens de ce pays et que je vois aucun élément qui permettrait de faire croire que les Israéliens ont l’intention de les ex-pulser… »

    Encore heureux ! Mais c’est le minimum… Ce qui serait normal, ce serait que les Arabes fournissent leur lot de présidents de la République, de premiers ministres, de ministres de la Défense, de chefs d’état-major, de chefs du Mossad et du Shin Beth, de ministres des Affaires étrangères, d’ambassadeurs à l’ONU et dans les grandes capitales, de ministres des finances…

    Ce qui serait normal, ce serait que ce cinquième de population imprime au pays sa due part de caractère arabe, de caractère musulman et de caractère chrétien. Sinon l’Etat israélien sera juif, mais pas démocratique. Et s’il est démocratique, sera-t-il encore juif ?

    Et ce, sans préjudice du sort réservé aux Palestiniens. Les Israéliens se font des illusions en s’imaginant qu’un Etat israélien et un Etat palestinien vivront en totale étanchéité. Ne serait-ce (si j’ose filer la métaphore) que pour se partager les si rares et si précieuses ressources en eau…

  • permalien K. :
    3 novembre 2009 @20h31   « »

    @ Yvan

    Selon les constatations du Professeur Daniel Bar Tal de l’Université de Tel Aviv, “l’un des leaders mondiaux de psychologie politique, [qui] a interrogé des Juifs israéliens au sujet de leur mémoire du conflit avec les Arabes, depuis sa création à aujourd’hui,” le problème n’est pas du tout, comme vous le dites, un manque d’information, mais la « déshumanisation » des Palestiniens par la population israélienne.

    Ces constatations s’expliquent aisément par la propagande mensongère des dirigeants israéliens sur ce qu’est un arabe. Cette propagande a commencé dès l’avènement de l’Etat d’Israel et commence depuis les bancs de l’école :

    Les Successeurs de Herzl ont utilisé des suppléments à son idéologie. Ils sont, à certains égards, semblables aux reproches faits a l’antisémitisme et servent les mêmes fins. L’un d’eux est l’affirmation selon laquelle les ennemis d’Israël ont de mauvaises caractéristiques.

    Chaim Weizman, qui a mené le mouvement au début de la colonisation, a déclaré lors d’une réunion des dirigeants sionistes, en 1920 : « Ils (les
    Palestiniens) sont une race corrompue avec laquelle on ne peut pas négocier. Les Arabes sont fourbes et traîtres, ils manquent de valeurs morales, on ne peut pas s’attendre à ce qu’ils s’en tiennent leurs promesses 7. "

    Dans les années 1930, les écrivains de romans et de livres pour enfants en hébreu ont expliqué la résistance palestinienne à la colonisation de leurs terres de la même manière. En accord avec cette explication, la violence des colons juifs a toujours été caractérisée comme des représailles. 9

    Après les pourparlers de Camp David, Barak a été critiqué pour avoir donné une fausse impression de ces pourparlers. Il a répondu : "Les Palestiniens viennent d’une culture ou le mensonge ne rencontre pas une grande désapprobation. Contrairement a ce qui est pour les chrétiens et les juifs, la mauvaise conscience est une notion de peu de poids chez les Arabes. "9

    Comme les accusations des antisémites c’est un argument ad hominem et non pas factuel. Il s’agit d’une stigmatisation de toute une ethnie, comme l’antisémitisme. Il est utilisé pour expliquer le comportement de l’autre groupe et exonérer le côté israélien de la culpabilité. C’est aussi l’un(e) des dogmes/politiques de plusieurs doctrines sionistes qui visent à effacer toute contextualisation des situations.

  • permalien napoléon bonaparte :
    3 novembre 2009 @20h34   « »

    Nathan, une simple recherche vous répondiez à la question, quel rôle ont les arabes d’Israël .

    Des réussites personnelles sont des signes ponctuels d’intégration des Arabes israéliens :

    * Neuf Arabes israéliens siègent au parlement, dans la 17e Knesset (sur 120 parlementaires).
    * Le 3 mars 1999, Abdel Rahman Zuabi fut le premier arabe siégeant à la Cour Suprême. Il fut également nommé vice-Président de la cour du district de Nazareth. Lors de sa nomination, le ministre de la Justice Tzahi Hanegbi déclara que la nomination de Zuabi était un signe d’intégration réussie de la communauté arabe dans la vie du pays.
    * Un juge arabe, Salim Jubran, siège de façon permanente à la Cour Suprême d’Israël depuis mai 2004. Il est originaire de Haïfa et né dans une famille chrétienne avec des racines maronites libanaises. Il est reconnu pour son expertise sur le droit criminel et connu pour sa sévérité face aux crimes sexuels ou liés à la drogue.
    * Le gouvernement de Ariel Sharon comptait, en 2001, un ministre arabe, Salah Tarif et Oscar Abou Razaq fut nommé Directeur Général du ministère de l’intérieur en mars 2005.
    * D’autres personnalités ont accédé à la célébrité en Israël, comme le romancier Emile Habibi, les réalisateurs Elia Suleiman et Hany Abu-Assad, l’actrice Hiam Abbass, l’actrice et chanteuse Mira Awad, l’acteur Yousef Sweid et quelques joueurs de football association (soccer).
    * En 1999, une femme arabe est devenue Miss Israël pour la première fois de l’histoire du pays. Elle se déclara totalement israélienne. Cette élection de Rana Raslan, originaire de Haïfa, fit les titres des journaux en Israël et dans le monde.

  • permalien napoléon bonaparte :
    3 novembre 2009 @20h35   « »

    * Depuis avril 2006, une arabe musulmane de 20 ans a gagné un show de la télé réalité israélienne[13],[14].
    * En janvier 2005, Azmi Nassar, arabe israélien, est devenu l’entraîneur la sélection de football association palestinienne pour 2 ans[15].
    * Fin février 2007, le député druze Majalli Wahaba, adjoint de la présidente par intérim Dalia Itzik et vice-président de la Knesset, a hérité du poste pendant une semaine, en raison d’un voyage de la présidente aux États-Unis. Il fut le premier membre de la minorité arabe d’Israël à occuper cette fonction[16].

    D’autres positions anti-israéliennes se font également entendre :

    * En décembre 2005, un parlementaire arabe à la Knesset, Azmi Bishara, déclara à une assemblée au Liban que les Arabes israéliens étaient « comme tous les Arabes, mais avec une nationalité israélienne qui leur a été imposée… Rendez-nous la Palestine et emportez la démocratie avec vous. Elle ne nous intéresse pas[17], ynetnews.com, 18 décembre 2005. » Bishara a été critique par rapport à la démocratie israélienne qui, selon lui, n’est pas faite pour tous les citoyens mais pour certains groupes privilégiés.
    * En février 2006, un autre parlementaire arabe à la Knesset, Ahmed Tibi, a appelé à l’établissement d’un califat islamique sur ce qu’il appela « une terre arabe et musulmane » et a rejeté l’« israélisation » des Arabes d’Israël[18].

    Par ailleurs, des témoignages existent sur la difficulté d’intégration des Arabes israéliens et si devant la loi tous les citoyens israéliens sont égaux dans les faits des discriminations existent notamment dans la possibilité de vivre dans une communauté juive.

  • permalien napoléon bonaparte :
    3 novembre 2009 @20h37   « »

    Des arabes font l’armée, ils sont volontaires, certains gradés, l’un est général de brigade, j’ignore son nom.

  • permalien K. :
    3 novembre 2009 @20h38   « »

    Cette propagande a commencé avant même l’avènement de l’Etat d’Israel.

  • permalien napoléon bonaparte :
    3 novembre 2009 @20h40   « »

    http://tempsreel.nouvelobs.com/actu...

    un druze a été Président de l’état par intérim pendant une semaine. Combien de Juifs ont occupé le poste suprême, même deux jours, dans un pays arabe ?

  • permalien Lou :
    3 novembre 2009 @20h57   « »

    la force centripète du racisme

    Le racisme au nom de la religion
    Par Elana Maryles Sztokman

    Ce qui se passe dans l’école de Beit Ya’acov n’est rien de moins qu’une officialisation du racisme. Ici, l’école applique une politique qui ne permet pas aux filles Séfarades d’être dans une classe avec des filles Ashkénazes ou Hassidiques, et elles ont différents enseignants, différentes classes et même des heures de récréation différentes et une clôture entre leurs cours de récréation seulement pour s’assurer que les deux groupes ne se mêlent pas pendant les pauses.

    Il ne s’agit pas seulement d’Emanuel, mais aussi d’autres écoles religieuses pour filles dans tout le pays, comme Elad, où les parents ont protesté pour s’assurer qu’une fille Séfarade ne soit pas autorisée à participer aux cours. Protesté !

    Il existe des rapports provenant des quatre coins du pays concernant des filles qui ont été rejetées ou virées de l’école en raison de leur couleur de leur peau ou de leur nom de famille. Et même si la Haute Cour a décidé la semaine dernière que l’apartheid devait se terminer, l’école et les parents refusent de s’y conformer, rejetant ainsi toutes les obligations aussi bien civiles que morales.Le racisme au nom de la religion

  • permalien Yvan :
    3 novembre 2009 @21h01   « »

    le problème n’est pas du tout, comme vous le dites, un manque d’information, mais la « déshumanisation » des Palestiniens par la population israélienne.

    Je n’ai jamais dit qu’il s’agissait d’un manque d’information, il s’agit d’une interprétation d’Orangerouge, je vous redit ma réponse : "n’oubliez pas qu’Israël se considère en guerre permanente, et que sa population est confrontée à une interprétation de la réalité et ceci depuis 60 ans". Et j’ai cité l’article d’Uri Avnery où celui-ci démonte par quel processus la propagande Israélienne détourne un débat sur Gaza en un débat sur l’opportunité de participer à un débat sur Gaza.

    Avec de tels procédés il n’y a aucune raison de voir un jour la fin du conflit, c’est le sens de mon post à Ana, à propos des priorités des Palestiniens entre la reconnaissance des malheurs des Gazaoui par Israël et la création d’un état Palestinien, car Ana émettait des doutes sur les motivation de J-street. Comme votre post l’indique, la situation de Gaza indiffère une grande partie des Israéliens, parce que ceux-ci on perdu l’habitude de considérer les Palestiniens comme des égaux. En essayant de provoquer un débat en Israël J-street essaye de déclencher une prise de conscience auprès des Israéliens, semblable à celle des juifs américains pro-israéliens dont J-street représente un courant.

    On peut assister à un "détricotage" de la propagande équivalent aux USA, où Obama non seulement montre le retour des cendres des soldats tués en Afghanistan, mais en plus va les accueillir à l’aéroport. C’est la fin de la légende de la "guerre propre".

  • permalien Yvan :
    3 novembre 2009 @21h05   « »

    Mon précédent post était une réponse à k.

    Amicalement.

  • permalien K. :
    3 novembre 2009 @21h09   « »

    @ Yvan,

    Autant pour moi, :-)

  • permalien Occam :
    3 novembre 2009 @21h30   « »

    « Comment créer un foyer national juif sans affecter les populations locales arabes ? Cette contradiction, la Grande-Bretagne ne pourra jamais la résoudre et elle sera à l’origine du plus long conflit qu’ait connu le monde contemporain. (Alain Gresh) »

    Faux, ce ne fut pas vu comme contradictoire, contrairement à vos lourds sous-entendus.

    « Le 1er janvier 1919, le prince Faiçal soumettait au Conseil suprême de la Conférence pour la Paix un mémorandum décrivant sa vision du nationalisme arabe au Moyen-Orient. Une vision ni monolithique, ni panarabe. Faiçal ne convoitait qu’un seul territoire : la Syrie. Près d’un siècle plus tard, hommes politiques et commentateurs passent leur temps à déplorer l’impossibilité de parvenir à la paix au Proche-Orient. Immanquablement, les projecteurs sont orientés sur Israël et les Palestiniens, pierres angulaires d’une résolution globale à élaborer avec l’aide des Occidentaux. Pourtant, dans l’accord de paix original entre Juifs, Arabes et puissances occidentales, ni les implantations, ni Jérusalem ne posaient problème. Les Arabes ne trouvaient rien à redire à l’établissement d’un Etat juif et à l’immigration massive de populations juives. Pour eux, ce n’était pas la Palestine, mais la Syrie qui importait. [...]
    Tels sont les termes du contrat : un Etat sioniste en Palestine, sans restrictions, pour les Juifs ; l’Irak et ses fabuleuses nappes de pétrole encore inexploitées pour les Britanniques. Quant aux Arabes, ils ne réclament que la Syrie et les villes saintes de La Mecque et de Médine, dans la péninsule arabe. [...] Le document présente les spécificités des aspirations nationales mutuelles des deux peuples. Et à cette époque, la terre sur laquelle est censé s’ériger l’Etat national arabe n’est pas la Palestine, mais la Syrie.(Edwin Black) »

    Pour l’historique et le texte même du "contrat", cf. ici : http://fr.jpost.com/servlet/Satelli...

  • permalien Nathan :
    3 novembre 2009 @21h31   « »

    Ph. Arnaud : 3 novembre @20h05

    Vous dites : « Mon sujet, c’est que plus d’un million de Palestiniens sont citoyens de ce pays et que je vois aucun élément qui permettrait de faire croire que les Israéliens ont l’intention de les ex-pulser… »
    Encore heureux ! Mais c’est le minimum…

    Et pourtant sur ce blog, on entend constamment parler "d’épuration ethnique". Je ne vois rien de tel en ce qui concerne les Israéliens arabes. Je reconnais sans problème qu’ils ne jouissent pas tout à fait des mêmes droits que les juifs (il faudrait dresser une liste des inégalités) mais il n’en reste pas moins qu’on ne peut parler ni d’épuration ethnique ni d’apartheid. L’apartheid était une ségrégation totale. Les Noirs étaient confinés dans des bantoustans alors qu’il existe de nombreuses villes où juifs et Palestiniens coexistent. Les Arabes israéliens ont des représentants politiques à la Knesset (une dizaine de députés) et dans les instances locales. Ils ont accès, comme tous les Israéliens, au système éducatif, aux sois de santé et à la couverture sociale. Ils vont à l’université et dans les écoles supérieures. Certes, le niveau de vie est inférieur à celu de l’Israéliee moyen mais le niveau de vie des Arabes chrétiens se rapproche voire dépasse celui des classes juives pauvres. Tout n’est pas rose pour les Arabes israéliens mais à lire certains commentaires sur ce blog, on a parfois l’impression qu’ils vivent derrière des barbelés. D’accord, ils ne disposent pas de l’influence et de la représentation que mériterait leur poids démographique mais avant Sarkozy, on n’avait pas vu beaucoup de ministres beurs dans le gouvernement français. La percée des Français d’origine maghrébine ou africaine sur le devant de la scène en France est très récente, elle aussi.

  • permalien Occam :
    3 novembre 2009 @21h33   « »

    Il y a eu erreur dans mes citations de M. Gresh. Voici celle qui convenait de réfuter : « Comment, en effet, concilier l’indépendance arabe et la création d’un foyer national juif ? »

  • permalien Occam :
    3 novembre 2009 @21h37   « »

    Autre problème : l’analyse "historique" de M. Gresh ne colle pas vraiment aux dires du premier intéresser, le roi Hussein lui-même.

    "On 3 January 1919, Faisal and Dr. Chaim Weizmann, President of the World Zionist Organization signed the Faisal–Weizmann Agreement for Arab-Jewish cooperation, in which Faisal conditionally accepted the Balfour Declaration based on the fulfillment of British wartime promises of development of a Jewish homeland in Palestine and on which subject he made the following statement :
    "We Arabs... look with the deepest sympathy on the Zionist movement. Our deputation here in Paris is fully acquainted with the proposals submitted yesterday by the Zionist Organisation to the Peace Conference, and we regard them as moderate and proper. We will do our best, in so far as we are concerned, to help them through ; we will wish the Jews a most hearty welcome home... I look forward, and my people with me look forward, to a future in which we will help you and you will help us, so that the countries in which we are mutually interested may once again take their places in the community of the civilised peoples of the world". [...]" (http://en.wikipedia.org/wiki/Faisal...)

  • permalien Ph. Arnaud :
    3 novembre 2009 @22h07   « »

    A napoléon bonaparte

    Vous dites : « un druze a été Président de l’Etat par intérim pendant une semaine. »

    Réponse : il s’est écoulé, depuis la création de l’Etat d’Israël, le 14 mai 1948, un total de 3197 semaines. La présidence de ce Druze a donc occupé 0,03 % du temps d’existence d’Israël. Comme les Arabes représentent 20 % de la population israélienne et que, statistiquement parlant (selon les probabilités et selon la démocratie), ils devraient, dans un Etat normal, occuper 20 % des postes, soit dans la durée soit dans le même temps, la véritable importance qui leur est conférée par les Israéliens est de 20/00,3 = 639,4 leur poids réel. Autrement dit, les Israéliens accordent à leurs concitoyens arabes une importance environ 640 moindre que celle à laquelle ces concitoyens arabes auraient droit…

    Cela, bien entendu, sans préjudice que le chef de l’Etat israélien dispose des mêmes pouvoirs que ceux d’un Vincent Auriol ou d’un René Coty sous la IVe République, c’est-à-dire des queues de cerises, le fait de monter en épingle l’occupation de cette fonction par un Druze durant une semaine ( !), et, de surcroît, par intérim ( !!) n’est même pas du mépris à l’égard des Arabes mais, carrément, de la dérision…

    Vous dites : « Combien de Juifs ont occupé le poste suprême, même deux jours, dans un pays arabe ? »

    Réponse : on s’en fout…

  • permalien Jeff :
    3 novembre 2009 @22h07   « »

    Un débat houleux mais ô combien intéressant : celui posé entre Brian Whitaker et The Angry Arab à propos de la responsabilité respective des gouvernants et de la population dans la cristallisation de la situation politique et sociale de nombreux pays arabes (avec la réponse de Whitaker à As’ad Abu Khalil).

    Nul doute que certains bas du front de ce blog (je pense à la pauvre Vouivre) s’y donneront à cœur joie pour y trouver des raccourcis faciles susceptibles de satisfaire leur xénophobie.

  • permalien Sakhra :
    3 novembre 2009 @22h13   « »

    "Ce que les Palestiniens ont vécu est au-delà de ce que l’on peut imaginer..Ghaza est déjà sous blocus depuis deux ans et demi"

    Alain Gresh, lors de la table ronde qu’il a animée à Alger, à la salle El Qods, le 1er Novembre.

    http://www.latribune-online.com/cul...

    Rappeler la déclaration Balfour aujourd’hui est une nécessité "pédagogique" : les conditions de cette déclaration,et les protagonistes éclairent la situation actuelle...

    Zulficar, salam et merci pour l’excellente synthèse sur le conflit "israelo-arabe".

    Aujourd’hui, c’est aussi aux Arabes à sortir de leur coma et de comprendre enfin (avec la position on ne peut plus claire d’Obama , dont le masque est tombé, et son administration ) que la "danse du ventre" de Abbès, devant les Américains ne donnera jamais rien aux Palestiniens, et que seule la Résistance est payante .

  • permalien Nathan :
    3 novembre 2009 @22h43   « »

    Dans l’hypothèse où les juifs ne seraient plus majoritaires en Israël, ce pays deviendrait ipso facto un pays à majorité arabe, donc un pays arabe, et à ce titre, il serait intéressant que nos experts patentés, Zulficar et K. cessent une seconde de s’en prendre à Israël et tentent plutôt de nous décrire la condition des minorités dans les pays arabes. Plutôt que de nous infliger ses beaux tableaux, Zulficar devrait plutôt se pencher sur le sort des chrétiens en Algérie, Egypte, Turquie, Syrie, Irak. Et je ne parle même pas de ce que doivent subir d’autres minorités. Croient-ils sincèrement que dans l’hypothèse d’un Etat bi-national, une majorité palestinienne et une minorité juive, déchirées par un conflit de cent ans, puissent vivre en harmonie ? Y a-t-il un seul pays arabe où cette coexistence pacifique est à l’ordre du jour ? Il suffit de voir ce qui se passe dans ces pays pour avoir la réponse. Pourquoi les Sakhra, Zulficar et consorts ne nous parlent jamais de la situation dans leurs pays respectifs ? Qu’en est-il de la démocratie et du respect des minorités ? Je sais, Israël est un merveilleux cache-misère mais on aimerait quand même avoir quelques lumières sur ces sujets.

  • permalien Ph. Arnaud :
    3 novembre 2009 @22h52   « »

    A Nathan

    Vous dites : « Je reconnais sans problème qu’ils ne jouissent pas tout à fait des mêmes droits que les juifs ». C’est un euphémisme…

    Vous dites : « il faudrait dresser une liste des inégalités ». Mais cette liste existe ! Mais vous la trouvez n’importe où, cette liste ! Par exemple dans les colonnes du Monde diplomatique, dès lors que vous ne regardez pas volontairement de l’autre côté…

    Vous dites : « D’accord, ils ne disposent pas de l’influence et de la représentation que mériterait leur poids démographique mais avant Sarkozy, on n’avait pas vu beaucoup de minis-tres beurs dans le gouvernement français… ». On s’en fout, des ministres « beurs » ! Ça n’a au-cune importance, les ministres beurs ! Et vous osez citer Sarkozy ? Vous aggravez votre cas…

    Les ministres « beurs », c’est du même tabac que le « meilleur ami » des racistes qui, toujours (comme par hasard), s’avère être noir, juif ou arabe… Le « ministre beur », c’est ce qui est mis comme cache-sexe pour dissimuler les milliers de « beurs » soumis aux discriminations à l’embauche, aux stages, au bail, à l’entrée des discothèques, coffrés, astreints à la double peine, embarqués par charters entiers…

    Ça fait 61 ans qu’il aurait dû y avoir des ministres arabes en Israël, des vrais ministres, pas des sous-secrétaires d’Etat adjoints au ministère Trucmuche, qui n’éblouissent que les gogos…

  • permalien Noval :
    3 novembre 2009 @23h02   « »

    @Nathan

    Votre message du 3 novembre 17 Heures 4 :

    "Si les israéliens, gouvernement et population, ne se sentent pas particulièrement interpellés par les informations contenues dans le rapport Goldstone, c’est qu’ils estiment à tort ou à raison être dans leur droit ..."

    Laissons de côté, si vous le voulez bien, la population israélienne et penchons-nous quelque peu sur les faits et gestes de ses dirigeants, soit le Gouvernement Israélien après publication de différents rapports suite à l’opération entreprise sous l’appellation "Plomb durci".

    Vous n’ignorez pas que la commission présidée par Richard Goldstone sous l’égide des Nations Unies n’est pas la seule à avoir dénoncé la commission par Israël, et dans une mesure moindre par le Hamas, d’actes susceptibles de revêtir la qualification de crimes de guerre et/ou contre l’humanité . D’autres instances , parmi lesquelles des mouvements pacifistes Israéliens, Human Right Watch et Amnesty International ont dans leurs rapports respectifs conclu dans le même sens en dénonçant des exactions de même nature criminelle.

    Lorsque ces différents rapports ont ainsi été mis sur la place publique, les dirigeants Israéliens ainsi que ses soutiens inconditionnels à l’étranger, ont d’une seule et même voix réagi pour et à la fois :

    - dénigrer les auteurs desdits rapports et comptes rendus en n’hésitant pas, le cas échéant, à s’en prendre tantôt à leur personne, tantôt à leur aura médiatique. Ainsi en fut-il pour Richard Goldstone qualifié par certains de " traître à son peuple" (?) ou de "Juif ayant la haine de soi" (?). Ainsi en fut-il également pour Amnesty International qualifiée "d’organisation partiale" ou encore "sectaire",
    - inviter l’opinion publique internationale à regarder ailleurs, en direction du Tibet ou du Soudan,
    - attribuer aux dénonciateurs des pratiques guerrières de l’Etat d’Israël des qualificatifs stigmatisants dont certains ne sont ni plus ni moins qu’une insulte à l’encontre de ce qui constitue pourtant une civilisation (l’islam),
    - déployer des efforts diplomatiques constants à l’encontre des pays du monde entier situés en-dehors de la sphère islamique.

    Voyez-vous Nathan, je suis pour ma part persuadé que les dirigeants de l’Etat d’Israël sont pour leur part littéralement obsédés par les différents rapports dont s’agit. Et s’ils sont obsédés c’est parce qu’ils "savent".
    Ils "savent" que le contenu de ces rapports correspond à ce qui s’est vraiment passé, tout comme ils "savaient" en décembre qu’ils allaient volontairement et délibérément commettre ce qu’il faut bien qualifier de massacre.

    Quant à la population israélienne, je souhaite ce soir partager avec elle des poèmes ...

  • permalien Yann :
    4 novembre 2009 @00h08   « »
    Mauvaise pioche

    J-Street, Kadima : même combat.

    jpost.com/servlet/Satellite ?pagename=JPost/JPArticle/ShowFull&cid=1256557978811

  • permalien K. :
    4 novembre 2009 @00h19   « »

    Obama’s Outreach to Muslim World Teetering
    Analysis by Jim Lobe*

    Obama de moins en moins crédible dans le monde musulman, essentiellement à cause de sa capitulation vis-à-vis d’Israel.

    (..)

    ... la cause la plus grave du scepticisme croissant entourant la trajectoire politique de Barack Obama réside peut-être dans sa gestion du conflit israélo-palestinien, que son conseiller à la sécurité nationale, le général James Jones, a identifié la semaine dernière comme "l’épicentre" des difficultés américaines dans la région et au-delà.

    Non seulement l’administration a abandonné ses premières exigences - exprimées le plus crûment par Clinton en Mai dernier - qu’Israël gèle toute expansion des colonies, mais elle a aussi loué - par la même Clinton au cours d’une visite en Israël cette semaine - comme "sans précédent" l’offre de Netanyahou de "contenir" l’expansion des colonies pendant un an afin d’aider au lancement de nouveaux pourparlers de paix.

    Dans le même temps, elle a publiquement réprimandé le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas - qui s’était joint à la demande de l’administration d’un gel total des implantations plus tôt cette année – d’en faire une condition préalable à la participation palestinienne aux pourparlers, affaiblissant ainsi encore plus sa position un mois après avoir initialement cédé à la pression américaine de laisser tomber le rapport Goldstone qui documentait les crimes de guerre commis par Israël au cours de sa campagne de Gaza.

    "Il y a un scepticisme croissant dans la région, et j’ai bien peur que cette capitulation vis-à-vis de Netanyahou et du Likoud ne puisse transformer ce scepticisme en soupçon", a déclaré Freeman à IPS.

  • permalien Orangerouge :
    4 novembre 2009 @01h01   « »

    Yvan 14h59 : "Pensez-vous que les Israéliens soient véritablement informés sur les réalités de Gaza ?"

    Yvan 21h01 : "Je n’ai jamais dit qu’il s’agissait d’un manque d’information, il s’agit d’une interprétation d’Orangerouge"

     ;-))

    Quand une société laisse sa vision de certains autres humains devenir "déshumanisée" comme le dit K, déshumanisée au point de ne plus réagir à l’assassinat d’enfants par centaines (ça doit tout de même être difficile de se persuader que c’étaient des "terroristes" ... ), au point d’admettre qu’une population soit assiégée depuis 3 ans, c’est que cette société a versé dans la folie raciste.

    Et quand on lit un certain blog francophone édité par un journaliste vivant en Israël (selon ses dires) et fréquenté par des Français pro-Israël et des Israéliens, quand on lit la violence des articles, leur racisme cash, leur grossièreté et les commentaires (nombreux ce qui indique que le blog est fréquenté) qui sont à l’avenant... on ressent que la bête immonde elle est là de nouveau (et elle parle français, moi cela m’implique)

    L’ambiance du blog dont je parle (je ne lui ferai pas de pub) est une ambiance de pogroms (mais pas contre les juifs évidemment...), c’est la violence fasciste qui s’exprime là. Je dis fasciste parce qu’il y a à la fois un ton de supériorité et de mépris, et aucune retenue à la violence contre tout ce qui critique ou menace de manière fantasmatique Israël… violence seulement verbale ?

    Je préfère appeler un chat, un chat et un raciste fascisant, un raciste fascisant.

    Les Israéliens qui par leur prétendue indifférence couvrent la barbarie de Gaza ne sont pas des gens mal informés. Ce sont des gens intoxiqués à la propagande raciste du : on est mieux que les autres alors on a le droit de les chasser et de les tuer.

    L’indifférence à ce qui s’est passé à Gaza elle n’est pas excusable, pas pardonnable.

  • permalien Zulfikar :
    4 novembre 2009 @01h05   « »

    @ Philippe Arnaud,

    Cher Philippe Arnaud,

    Je n’avais pas pensé aux Pays-Bas, mais je fais confiance à votre grande culture historique. En fait, cela va dans le sens de mon propos. Aujourd’hui, en Europe, malgré les terribles guerres de religion, la question de la "majorité confessionnelle" importe peu. J’ai cité l’exemple de l’Allemagne - mais les vôtres sont plus convaicants - pour montrer le caractère fallacieux et spécieux (petit clin d’oeil en passant) de l’argument consistant à nous dire qu’il faille absolument une majorité juive pour que l’Etat d’Israël ait une chance de pérenniser.

    Très amicalement.

    PS1 : J’avais déjà lu votre carte de l’Allemagne de 1648 ; elle était, en effet, très belle.

    PS2 : Merci Sakhra de ton mot. Bises.

  • permalien Edouard :
    4 novembre 2009 @06h20   « »

    Cette déclaration prévoyait-elle que le "foyer juif "ressemblerait à çà ?

    http://bellaciao.org/fr/spip.php?ar...

  • permalien Béatrice :
    4 novembre 2009 @06h28   « »
    Impossible

    Azmi Bishara n’a pas pu parler de nationalité israélienne

    Il ne l’a pas plus que Pères ,

    Il n’y a pas de nationalité israélienne aux yeux des lois israéliennes -mêmes

    Quant à Obama combien ici avait des illusions sur lui il y a juste strictement un an jour pour jour ?.

  • permalien Yvan :
    4 novembre 2009 @06h56   « »

    Yvan 14h59 : "Pensez-vous que les Israéliens soient véritablement informés sur les réalités de Gaza  ?"

    Yvan 21h01 : "Je n’ai jamais dit qu’il s’agissait d’un manque d’information, il s’agit d’une interprétation d’Orangerouge"

    Orangerouge :3 novembre @15h48 : Yvan si les Israéliens ne sont pas informés sur Gaza, c’est qu’ils ne veulent vraiment pas l’être.

    C’est vraiment pénible ce blog, même en limitant ses interventions, il y a toujours des manipulateurs pour détourner vos propos et nous resservir leur soupe !

    Vous me soulez Orangerouge avec vos phobies à 10 balles !

  • permalien
    4 novembre 2009 @07h17   « »
    Propos d’expert (mais) sur le terrain

    L’Israël de 2009 est un pays gâté ; arrogant et condescendant, convaincu qu’il mérite tout et qu’il détient le pouvoir de duper l’Amérique et le monde.

    Les Etats-Unis ont engendré cette situation qui met en danger tout le Proche Orient et Israël lui-même. C’est pourquoi on a besoin d’ un tournant décisif pour l’année qui vient.

    Il est nécessaire finalement que Washington dise non à Israël et à l’occupation. Un non sans ambigüité, un non présidentiel."

    Gideon Levy

    Encore un Juif ou supposé tel qui a la haine de lui-même

  • permalien Orangerouge :
    4 novembre 2009 @09h56   « »

    Il ne faut pas prendre la mouche Yvan. Vos propos rapprochés étaient amusants c’est tout.

  • permalien Nathan :
    4 novembre 2009 @10h01   « »

    Zulfikar : 4 novembre @01h05

    PS1 : J’avais déjà lu votre carte de l’Allemagne de 1648 ; elle était, en effet, très belle.

    En effet, très belle... Si belle que l’unification tardive de tous ces petits vitraux joliment colorés et le nationalisme farouche qui en fut la conséquence ont donné au vingtième siècle deux bonnes guerres mondiales.

  • permalien benjamin :
    4 novembre 2009 @10h04   « »

    Dans la litanie de haine, de mensonges et de delires des participants de ce forum, on ne sait ou commencer pour repondre. Alors je vais me limiter a l’affaire des Arabes israeliens :
    Vous affirmez :"Plus d’un million d’arabes vivent en Israël et sont citoyens israéliens".

    "Première précision .
    Ceux que vous nommez "arabes israéliens" sont des Palestiniens.
    Et c’est de leur état de Palestiniens, que découle leur vie familiale, sociale, relationnelle ou encore religieuse. Et s’ils sont Palestiniens, comme d’autres sont par exemple Belges ou Italiens ( et non "arabes belges" ou "arabes italiens") c’est tout simplement en conséquence du fait que leurs ancêtres ont aimé, travaillé et se sont multipliés sur un territoire avant que les actuels Palestiniens ne soient assignés, en droit et en fait, à un statut de dépendant et d’assisté lequel nie leur histoire et donc leur dignité humaine."

    Le probleme etant qu’il n’y a jamais eu de Palestine et que les Arabes ne se definissent comme "Palestiniens" que depuis l’apres 1967 ce qui fait que l’autodefinition des Arabes Israeliens comme "Palestiniens" n’a commence, chez eux, que dans les annees 90. Mais passons, c’est relativement sans importance.

    "Deuxième précision
    "Vivre" implique nécessairement et pour le moins la liberté de se mouvoir et celle de témoigner de son altérité.
    Les Palestiniens qui vivent sur le territoire de l’Etat d’Israël ne "bénéficient" pas de ces deux principes. Et ce tout simplement parce que l’Etat d’Israël a légalisé à leur encontre, en droit et en fait, au vu et au su de la communauté internationale un statut de "citoyens" de seconde zone. "

    C’est entierement faux. Completement. Les Arabes israeliens jouissent exactement des memes droits que les autres Israeliens, notamment celle de se mouvoir evidemment (ou etes-vous aller inventer ca ?) et tout le reste.

    "Et une politique ayant pour finalité le rejet de l’autre parce qu’il est différent porte un nom : apartheid, discrimination ethnique ou racisme, c’est selon. "

    Surement mais comme ca n’a rien a voir avec la situation en Israel, vous garderez vos remarques debiles pour vous.

    "D’aucuns prétendent, affirment et écrivent que Israël est un Etat démocratique ? N’importe quel étudiant en sciences politiques à mi parcours universitaire répondrait par un fou rire..."

    N’importe quel etudiant sur le sujet saurait surtout que vous dites n’importe quoi.

  • permalien benjamin :
    4 novembre 2009 @10h05   « »

    (suite)
    "Troisième précision
    Les Palestiniens (non Juifs) ne peuvent ni participer, ni contribuer à la vie politique, administrative, sociale, culturelle de l’Etat d’Israël (les quelques rares députés qualifiés de "députés arabes" remplissent leur fonction par effet de signifiant...)."

    La encore, delire total. Les Arabes votent, sont elus (plus de 10% des deputes sont Arabes), travaillent dans l’administration, dans la culture, dans la justice, il y a meme des generaux druzes et des hauts-grades Arabes chretiens, sont acteurs a la tele, au cinema, gagnent les jeux de tele-realite, participent a l’eurovision etc...

    "Car, combien de Palestiniens sont ministres, généraux, Hauts fonctionnaires, Juges à la Cour suprême, ou encore représentent Israël en qualité d’ambassadeurs ?"

    Moins qu’ils pourraient mais il y en a dans chacune des categories. La faute repose essentiellement sur eux-memes. Vous imaginez bien que quand les musulmans, 85% des Arabes israeliens, ne font pas l’armee et ne veulent pas faire l’armee, ca limite le nombre possible de generaux israeliens. Pareil pour les ministres - dans la mesure ou tous les partis arabes sont violemment antisionistes, ils s’ecartent d’eux-memes de toute coalition possible. Les ministres arabes viennent des partis sionistes, le parti travailliste, Kadima, le Likoud.

    "La citoyenneté implique une participation libre et effective à la vie de son pays. Tous éléments dont l’Etat d’Israël prive délibérément, volontairement et quotidiennement les Palestiniens du seul et unique fait de leur condition."

    Aussi faux que le reste, evidemment. Vos delires reposent sur votre imagination.

  • permalien Orangerouge :
    4 novembre 2009 @10h05   « »
    Le Congrès des Etats Unis a rejeté le rapport Goldstone à 344 voix contre 36

    Goldstone report has no right to exist
    by Philip Weiss on November 3, 2009 · 48 comments

    Congress voted Pyongyang style, 344-36, to denounce the Goldstone report–without contesting one statement of fact in the findings. My sources tell me that the total of 36 No’s and 22 voting Present is actually a giant improvement over, say, the Lebanon votes that typically were in the 400 range, Yes-wise.

    Haaretz says that the ADL is calling on Richard Goldstone as a Jew to renounce his report :

    Anti-Defamation League director Abraham Foxman of ADL called on Goldstone to repudiate his report : "I have had great respect for you over the years. Your work at the head of the South Africa Reconciliation Commission and in helping to find a just solution to the Bosnian conflict deserves the highest commendation.

    "Moreover, I know you to be a proud Jew who serves on the Board of Trustees of Hebrew University and who has a daughter living in Israel."

    "With this background, I wondered in the first place how you could take on the chairmanship of the investigation of the war in Gaza…

    Here’s a list of the Nays and Presents :

    http://mondoweiss.net/2009/11/golds...

  • permalien Orangerouge :
    4 novembre 2009 @10h21   « »
    Le Congrès a voté contre le rapport Goldstone sans pouvoir contester un seul fait

    Traduction google de l’article ci-dessus :

    Le Congrès a voté dans le style Pyongyang, à 344 contre 36, pour dénoncer le rapport Goldstone-sans contester une déclaration de fait dans les conclusions. Mes sources me disent que le total de 36 non et 22 présents au vote est en réalité une amélioration de géant par rapport à l’habitude qui étaient typiquement dans le genre de 400 votes Oui.

    Haaretz affirme que l’ADL lance un appel à Richard Goldstone comme un Juif de renoncer à son rapport :

    Anti-Defamation League directeur Abraham Foxman de l’ADL a appelé Goldstone à répudier son rapport : « J’ai eu beaucoup de respect pour vous au cours des années. Votre travail à la tête de la Commission de Réconciliation en Afrique du Sud et en aidant à trouver une solution juste à la conflit bosniaque mérite les plus grands éloges.

    D’ailleurs, je sais que vous êtes un Juif fier, qui siège au conseil d’administration de l’Université hébraïque et qui a une fille vivant en Israël. "

    "Dans ce contexte, je me demandais d’abord comment vous avez pu prendre la présidence de l’enquête de la guerre à Gaza ..."

    Fin de la déclaration du démocrate absolument pas raciste dirigeant de l’Anti-Defamation League.

    Une liste de ceux qui ont voté contre et des presents au Congrès lors du vote, est donnée sur le site :

    http://mondoweiss.net/2009/11/golds...

    l’Anti-Defamation League : une organisation juive américaine qui s’assure de bien contrôler l’action des membres du Congrès Américain en surveillant tout ce qu’ils font et en les dénonçant s’ils ne suivent pas les recommandations de l’AIPAC, avec des sanctions en campagnes de diffamations extrêmement agressives dans les élections suivantes.

  • permalien Nathan :
    4 novembre 2009 @10h21   « »

    Ph. Arnaud : 3 novembre @22h52

    Ça fait 61 ans qu’il aurait dû y avoir des ministres arabes en Israël, des vrais ministres, pas des sous-secrétaires d’Etat adjoints au ministère Trucmuche, qui n’éblouissent que les gogos…

    Vous semblez oublier qu’il y a eu six guerres israélo-arabes depuis 60 ans et que les Israéliens arabes se sentent solidaires, du moins en esprit, des Palestiniens des territoires occupés et des pays arabes en général. C’est pour cette raison qu’ils ne font pas leur service militaire. Pour que les Israéliens arabes trouvent vraiment leur place dans la société israélienne et jouissent des mêmes droits que les juifs (dans le cadre d’un Etat laïque), il faut un préalable : la paix dans la région. Et cette paix, qui s’éloigne chaque jour un peu plus, repose sur l’existence de deux Etats.

  • permalien Orangerouge :
    4 novembre 2009 @10h57   « »

    Et les juifs israéliens Nathan, ils se sentent solidaires de l’armée de criminels de guerre israélienne.

    Et ils sont assez nombreux à voter pour l’extrême extrême droite, ce qui est démonstratif.

    A quelques très courageuses exceptions près, notamment les objecteurs de conscience dont la vie en Israël est très difficile.

    Et il y a pas mal de gens en France pour soutenir cette société dévoyée, par solidarité raciste.

  • permalien Noval :
    4 novembre 2009 @12h16   « »

    @Benjamin - Message du 4 novembre 10heures 4

    Je vous dois tout d’abord une précision.
    Je ne suis pas sur ce forum pour attiser une quelconque haine, ni pour proférer des mensonges ou encore délirer ; vous avez parfaitement le droit d’être en désaccord avec mes écrits. Parce que tout dénigrement est contre-productif, essayez simplement d’étayer vos écrits dans le respect de votre contradicteur.

    Et j’accepte ainsi bien volontiers de dialoguer avec vous.

    Vous écrivez :
    " Le problème c’est qu’il n’y a jamais eu de Palestine et que les palestiniens ne se définissent comme Palestiniens que depuis l’après-1967 ..."

    Réponse :
    Depuis la période romaine et constamment depuis, Palestine est le nom que les hommes ont donné à la région (au sens de territoire) s’étendant des rives de la Méditerranée jusqu’au fleuve Jourdain ; cette appellation a été sans cesse utilisée jusqu’en 1948, année qui vit la création sur une très grande partie de la terre palestinienne (terre habitée par des Palestiniens) de l’Etat d’Israël. Je concède bien volontiers que depuis cette période les repères sont quelque peu brouillés... Mais n’est-ce pas toujours le cas lorsqu’une entité revendique un bien qui lui a été pris pour des motifs qui ne la concernent pas ?

    Vous écrivez :
    " Les Arabes israéliens jouissent également des mêmes droits
    que les autres (...) Israéliens...".

    Réponse :
    Première remarque : les expressions "Arabes Israéliens" (qui sont des Palestiniens) et "autres Israéliens" ne devraient pas avoir droit de cité (...). Ne sont-ils pas tous habitants d’un même Etat ?

    Deuxième remarque : la discrimination que l’Etat d’Israël a légalisé à l’encontre des Palestiniens vivant sur son territoire est régulièrement et constamment dénoncée depuis maintenant quelques décennies tant par des organisations internationales, par exemple l’ONU, que par des Etats, par exemple la France. Vous noterez que certains n’hésitent pas à qualifier cette discrimination par le terme racisme (par exemple l’ONU).

    Vous écrivez :
    " 85% des Arabes israéliens ne font pas l’armée et ne veulent pas faire l’armée ..."

    Réponse :

    Dans un Etat de droit comme dans tout Etat ne faisant pas de discrimination ethnique, la conscription est imposée à tout citoyen valide sans critère d’origine ethnique ou religieuse. Il en est ainsi par exemple aux Etats-Unis où l’on ne demande pas à un citoyen américain son origine ethnique ou encore sa religion lorsque l’on lui enjoint de défendre sa patrie. Pour mémoire, les troupes américaines qui ont généreusement envahi l’Irak étaient et sont toujours constituées à ce jour par des militaires de TOUTES origines et de TOUTES religions.

  • permalien Yann :
    4 novembre 2009 @12h22   « »

    Palestine and the region in the Obama era : the emerging framework
    (Noam Chomsky, 29/10/09)

    Les dirigeants occidentaux n’agiront pas, à moins qu’ils n’y soient forcés par un mouvement populaire. (Tariq Ali)

    Face aux atrocités commises par Israël, l’opinion publique occidentale est en train de changer d’avis. Dans ce contexte, les tactiques de lutte doivent avoir pour priorité que les Etats-Unis et leurs suiveurs arrêtent de soutenir les actions d’Israël. (Noam Chomsky)

    Pour Chomsky, l’actuelle occupation expansionniste pourrait mener à une situation où les derniers Palestiniens, sur leurs mules sur les collines, qui accepteraient de vivre comme des chiens, seraient observés par les touristes étrangers passant sur les autoroutes. Belles images rappelant l’époque de la Nativité.

  • permalien Yann :
    4 novembre 2009 @12h23   « »

    le lien :
    zmag.org/zvideo/3285

  • permalien Lou :
    4 novembre 2009 @12h45   « »

    dans la droite ligne de la contradiction de la déclaration de Balfour.

    Colonies israéliennes : Washington souffle le chaud et le froid

    Après avoir officialisé à Jérusalem le recul américain sur la colonisation, la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton déclare au Caire, mercredi 4 novembre, que Washington ne reconnaît pas la légitimité des activités de colonisation des Israéliens dans les territoires occupés.

    "Nous avons la très ferme conviction que mettre fin à toutes les activités de colonisation, actuelles et à venir, serait préférable", a déclaré Hillary Clinton après une entrevue avec des dirigeants égyptiens, dont le président Hosni Moubarak. "Il n’y a de doute dans l’esprit de personne que la voie vers un Etat palestinien (...) doit inclure toutes les questions (...), et cela comprend celle de Jérusalem", revendiquée comme capitale par les deux parties, a-t-elle déclaré dans une conférence de presse avec son homologue égyptien, Ahmed Aboul Gheit.

    et pendant ce temps là le congrès vote contre le rapport Goldstone, j’aimerais comprendre pourquoi le rapport Goldstone fut soumis au vote du congrès des USA ?

    Est-ce que dans chaque pays les représentants élus vont voté pour ou contre le rapport Goldstone ?

  • permalien Sébastien :
    4 novembre 2009 @12h47   « »

    La déshumanisation des arabes est une réalité, et elle fait échos à la déshumanisation des israéliens, et même des juifs dans le monde arabo-musulman.
    Le succès du feuilleton Al Chatat n’en est qu’un des exemples. Jean Bricmont, militant pro palestinien belge, à même été j’jusqu’a le théoriser.

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