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« Sans conditions préalables »...

samedi 14 novembre 2009, par Alain Gresh

Pendant quelques jours, la nouvelle a fait la Une de l’actualité au Proche-Orient. Elle aurait même été, selon la presse, au centre des entretiens entre les présidents Sarkozy et Assad le 13 novembre : le premier ministre israélien Netanyahou serait prêt à reprendre sans conditions préalables les négociations avec Damas. Il l’a affirmé au président Sarkozy lors de la rencontre entre les deux hommes le 11 novembre. Selon certaines informations, il aurait même remis au président français une lettre en ce sens. Au moment où le dossier palestinien est au point mort, ne serait-ce pas une avancée significative ?

D’autre part, selon le quotidien Haaretz du 12 novembre, le président Sarkozy aurait téléphoné à Mahmoud Abbas durant sa rencontre avec Netanyahou pour lui demander de répondre positivement à l’offre israélienne de reprise des négociations sans conditions préalables...

Selon Dan Margalit, dans le quotidien israélien Israel Hayom (12 novembre), Netanyahou aurait accompagné son message au président syrien sur la reprise des négociations d’un deuxième message, plus menaçant : Israël ne peut rester encore longtemps passif face au flot d’armes livrées au Hezbollah. Le quotidien Yedioth Ahronoth, pour sa part, publie des informations sur les capacités du Hezbollah à récolter des informations sur l’armée israélienne et à suivre à la trace à la fois les drones qui survolent le territoire libanais et les soldats qui patrouillent le long de la frontière.

Promesses de paix d’un côté, menaces de l’autre ?

En réalité, et malgré ce qui semble ressortir de nombreux commentaires de presse français, il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Les gouvernements israéliens successifs ont toujours été prêts à négocier, à rencontrer tel ou tel leader arabe. A une seule condition, si l’on peut dire : c’est qu’il n’y ait aucune condition. Cette mention (« sans conditions préalables ») n’a qu’une signification : le refus israélien du droit international comme base de négociations...

Prenons un exemple pour être clair. En 1990, l’Irak envahit le Koweït, la famille royale s’enfuit. Quelle aurait été la réaction internationale si Saddam Hussein avait annoncé qu’il était prêt à négocier sans conditions préalables avec la dynastie Al-Sabah ? Tout le monde aurait compris que c’était une manœuvre et que, compte tenu des rapports de force, ces négociations, si elles avaient eu lieu, n’auraient pu déboucher sur aucun accord.

Lors de la conférence d’Annapolis de novembre 2007, bien oubliée malgré les « espoirs » qu’elle avait suscités dans les médias, une déclaration israélo-palestinienne avait été adoptée. J’expliquais alors : « Le plus inquiétant dans la déclaration commune, c’est l’absence de toute base juridique ou légale aux négociations. Il n’y a aucune référence au droit international, ni même à la résolution 242 du Conseil de sécurité et à l’idée d’échange de la paix contre les territoires. Les deux parties s’engagent à “des négociations bilatérales en toute bonne foi”. En toute bonne foi ? Mais que signifie ce terme ? Ehoud Olmert pense, “en toute bonne foi”, que Jérusalem, y compris sa partie arabe conquise en 1967, est “territoire israélien” ; il pense “en toute bonne foi” que les grands blocs de colonies doivent être annexés à Israël. Il pense aussi, “en toute bonne foi”, que la sécurité des Israéliens est plus importante que celle des Palestiniens. »

Aujourd’hui, Netanayhou pense, « en toute bonne foi », que la Cisjordanie est une partie d’Ertez-Israël et que les Palestiniens devraient émigrer dans un des multiples pays arabes. Il pense, « en toute bonne foi », que le Golan est essentiel à la sécurité d’Israël et qu’on ne peut s’en retirer.

Cela fait des années maintenant que les négociations entre Israéliens et Palestiniens sont dans l’impasse. Il existe un « processus », mais sûrement pas de paix. L’Autorité palestinienne a décidé de ne pas reprendre les négociations sans gel total de la colonisation. Mais, même dans ce cas, sur quelles bases reprendraient les négociations ? Quelles chances auraient-elles d’aboutir alors que le gouvernement israélien refuse la mise en œuvre du droit international, des résolutions de l’ONU ?

Lors d’une rencontre avec journalistes et intellectuels le 13 novembre, le président Assad est revenu sur la question des colonies. Il a souligné que l’arrêt de leur construction était « un pas positif mais sûrement pas final ». La question fondamentale était le contenu des négociations, et donc le retrait israélien des territoires occupés en 1967. La Syrie a toujours mis une condition à des négociations directes : l’acceptation par Israël du principe du retrait sur la ligne du 4 juin 1967. C’est parce qu’Itzhak Rabin avait accepté ce principe en 1994 que des négociations directes s’étaient déroulées entre les deux pays (« Quand Israël et la Syrie étaient au bord de la paix »). En 2007, des négociations indirectes avaient repris sous l’égide de la Turquie avec le gouvernement d’Ehoud Olmert (« Le nucléaire, la Syrie et Israël ») ; Damas demandait, pour passer au stade des négociations directes, qu’Olmert confirme l’engagement de Rabin. La situation n’a pas changé depuis l’arrivée de Netanyahou : si Israël souhaite des négociations directes, il faut accepter l’engagement de Rabin. La Turquie a confirmé qu’elle était prête à poursuivre sa médiation. Et le président Assad a demandé à la France de faire pression en ce sens. Ajoutant, avec un rien de perfidie, que puisque Sarkozy se targuait de ses bonnes relations avec Netanyahou, cela ne devait pas être impossible.

Un sujet sur lequel les bonnes relations entre Netanyahou et Olmert n’ont pas de conséquence, c’est celui de Salah Hamouri, citoyen franco-palestinien emprisonné depuis quatre ans en Israël, alors qu’il est pourtant « libérable » (« Le scandale Salah Hamouri »). Profitons-en pour saluer le courage du comédien François Cluzet, qui, lors de la présentation de son film sur France 2, a évoqué le cas de Hamouri, cas que le président du groupe UMP à l’Assemblé nationale Jean-François Copé, présent sur le plateau, affirmait ignorer totalement. Profitez-en pour aller voir le film A l’origine, où joue Cluzet : un excellent film social.

Al-Qaida contre le Hamas

Une excellente analyse de Jean-Pierre Filiu sur le conflit entre les Frères musulmans, le Hamas et Al-Qaida, intitulée « The Brotherhood vs. Al-Qaeda : A Moment Of Truth ? », en anglais, sur le site du Hudson Institute. Et qui explique l’impitoyable répression menée par le Hamas à Gaza contre les groupes se réclamant d’Al-Qaida. Notons qu’un récent sondage du quotidien israélien Haaretz (13 novembre) indiquait qu’une majorité d’Israéliens étaient favorables à un dialogue avec le Hamas (« 57% of Israelis support plan to talk to Hamas »). Dialogue que le gouvernement français, lui, refuse toujours...

Pour ceux qu’intéressent les débats internes et les évolutions des Frères musulmans, l’article de Husam Tammam, « Back to the future » (Al-Ahram Weekly, 29 octobre 2009). La crise de l’organisation comme reflet des blocages et de la fermeture totale du système de pouvoir égyptien.

Genève

Je donnerai une conférence sur le conflit israélo-palestinien le mercredi 18 novembre à 20 heures à Genève, à la Maison des associations, salle Ghandi, 15, rue des Savoises (organisé par l’association des Amis du Monde diplomatique).

43 commentaires sur « “Sans conditions préalables”... »

  • permalien K. :
    14 novembre 2009 @22h30   »

    J’avais déjà un faible pour François Cluzet pour l’avoir entendu déclarer sur un plateau de télé un jour (l’émission concernait le taux d’imposition “imposé” aux riches) : “non je ne trouve pas le taux de mes impots excessif, puisqu’il me reste beaucoup d’argent à dépenser.

    Une confirmation donc de l’envergure de ce Monsieur.

  • permalien Yann :
    15 novembre 2009 @01h53   « »
    « Sans conditions préalables »...

    palestine-info.co.uk/en

    [

    Bardawil, porte-parole du Hamas au parlement de l’Autorité Nationale Palestinienne :

    "Les sionistes exigent que le monde reste à leurs côtés s’ils commettent un nouveau massacre à Gaza."

    ]

  • permalien
    15 novembre 2009 @05h58   « »
    Le début de la fin

    http://www.palestine-info.cc/Fr/def...

    Enfin !

    Mais pendant ce temps la destruction de l’équilibre psychique de beaucoup de Palestiniens se poursuit

  • permalien K. :
    15 novembre 2009 @11h21   « »

    La revue de la Presse israélienne en date du mercredi 21 octobre 2009 de l’Ambassade de France en Israel a été effacée.

    On peut la retrouver ici, en particulier la traduction d’un article du Ha’aretz sur la volonté de Netanyahou de modifier les lois internationales de manière à ce que le meurtre d’enfants soit considéré comme un acte de gloire.

  • permalien elbé :
    15 novembre 2009 @12h37   « »

    Dernier sondage en Israel :

    Qui est responsable du fait qu’il n’y ait pas de négociations entre Israël et les Palestiniens ?
    Abou-Mazen : 50 %
    Netanyahu : 15 %
    Les deux : 27 %
    Pas d’avis : 8 %

    ...Bien sûr ,en accablant Abou-Mazen, les israeliens montrent qu’ils ne sont pas sensibles à la propagande de leurs gouvernants...Comme dirait Nathan et Anonyme 13, il suffit d’éteindre son poste et de ne pas lire les journaux.Mais qu’attendent donc les israeliens pour le faire ?

  • permalien Nobo :
  • permalien elbé :
    15 novembre 2009 @14h08   « »

    M. Jean-François COPÉ, Président du Groupe U.M.P. Député de Seine et Marne - Maire de Meaux, Membre du Comité Directeur de France-Israël,

    dit ,après le courageux plaidoyer de François Cluzet , n’avoir jamais entendu parler de Salah hamouri. On va le croire...

  • permalien
    15 novembre 2009 @15h59   « »
    Intéressant n’est-il pas ?

    http://livres.tv/video,alain-gresh,...

    La "scène" est très mal éclairé. Mais écoutez attentivement, c’est instructif !

  • permalien Lou :
    15 novembre 2009 @16h53   « »

    Merci d’indiquer le site de l’article :

    Israël .. L’armée sous la domination des religieux

    Sources : Saleh Al-Naami - Al Jazeera

    Traduction de l’arabe : Leïla

  • permalien Emir :
    15 novembre 2009 @17h22   « »

    Des rabins viennent de légaliser le meurtre d’enfants et même de nourrissons, si ces derniers représentaient un danger pour Israel.

    A voir sur Aljazeera.( je vous jure que c’est vrai). Enfin je sais que j’ai pas besoin de jurer pour qu’on me croit.

  • permalien Sakhra :
    15 novembre 2009 @17h55   « »

    "la volonté de Netanyahou de modifier les lois internationales de manière à ce que le meurtre d’enfants soit considéré comme un acte de gloire."K

    Sans doute pour les mettre en conformité avec la "Torah du Roi" ?

  • permalien Yvan :
    15 novembre 2009 @18h34   « »
    « Sans conditions préalables »... et « accord tacite »...

    Le complément indispensable du « sans conditions préalable », qui permet de renégocier comme au premier jour de la création ce qui a été à maintes reprises déjà négocié (un peu comme une vieille underwood® qui ferait des retour-charriots intempestifs), c’est évidement, l’« accord tacite », qui au cas où une négociation pourrait se traduire par inadvertance et par une décision, verrouiller définitivement la mise en œuvre de cette décision.

    Cette pratique de l’« accord tacite » a été élevé au niveau d’une valeur de principe, et par moment prend des aspects burlesques : ainsi quand le Président Obama a réaffirmé l’accord tacite sur le secret de 40 ans qui a permis à Israël de garder son arsenal nucléaire sans l’ouvrir aux inspections internationales, on peut affirmer qu’il s’agit d’un accord tacite de polichinelle.

  • permalien K. :
    15 novembre 2009 @18h40   « »

    Pour info et les anglophones, un reportage ce soir dans le cadre de l’émission “Dispatches” sur la chaine de télé britannique “Channel 4” :

    Synopsis : Dispatches investigates one of the most powerful and influential political lobbies in Britain, which is working in support of the interests of the State of Israel.

  • permalien Yann :
    15 novembre 2009 @18h52   « »

    @ K. (Merci pour le rappel, j’avais oublié.)
    et
    @ Orangerouge (qui, je crois, nous avait déjà parlé de cette émission),

    Pourra-t-on regarder ce programme sur internet ? Sinon, comment faire, s’il vous plaît ?

  • permalien K. :
    15 novembre 2009 @19h33   « »

    Ira Chernus revient sur l’édito-opinion de Henry Siegman récemment publié par le NYT. Extraits (1) :

    Les Sentiments pathologiques de peur, de faiblesse et de victimisation sont réconfortants ? Comment cela peut-il être ? Pour commencer, ils mettent automatiquement les Israéliens du côté des innocents. Qui peut rejeter la faute, quant à la violence, sur la faible victime ? Tout le mal, paraît-il, est la faute de "l’autre côté."

    Cette attitude sous-tend l’élaboration des politiques israéliennes, ainsi qu’elle forme l’opinion publique. Par exemple, une étude réalisée pour le ministère de la Défense israélien a prédit que si Israël attaque l’Iran la guerre va se poursuivre pendant un temps très long. Et c’est entièrement la faute des Iraniens.

    (..)

    Comme d’habitude, les Israéliens assument que toutes les décisions sont prises par l’autre côté. Être une victime c’est être passif, incapable d’influencer l’adversaire - en dernier ressort, sans rapport avec l’adversaire autre que par des actes d’affrontement et de conflit.

    Et si tout le mal a son origine chez l’autre côté, alors la faute doit incomber à l’autre côté. La faiblesse et la victimisation semblent prouver que "Nous sommes moraux". De toute évidence, ce sont nos ennemis qui sont immoraux et sont donc à blâmer pour tous nos problèmes. Ainsi, les Israéliens n’ont aucune raison, ne serait-ce que d’envisager, de changer d’un iota leurs politiques ou leurs comportements.

    Le confort étrange provenant de cette attitude est aujourd’hui le principal obstacle à la paix.

    La plupart des Israéliens se disent prêts à accepter un Etat palestinien, si seulement ils peuvent avoir une garantie de sécurité. Mais leur pathologie convainc la majorité de penser que, puisque les Palestiniens ne les laisseront jamais vivre en sécurité, il n’y a aucune raison d’essayer de faire la paix. Dans la mesure où cette conviction est profondément ancrée dans leur esprit, rien de ce que les Palestiniens peuvent dire ou faire ne peut la changer.

    La pathologie est profondément enracinée dans la vie israélienne. Elle remonte aux origines mêmes du mouvement sioniste. Et c’est un syndrome extrêmement compliqué, allant au-delà de ce que Siegman décrit. Il implique aussi un sentiment de honte, compensé par le sentiment d’orgueil à étaler sa force (souvent violente). Il y a un lien clair entre ce que un écrivain israélien a appelé les "deux traits saillants de l’israéléité : l’agressivité et la paranoïa."

  • permalien K. :
    15 novembre 2009 @19h38   « »

    Ira Chernus (2 et fin) :

    Comprendre, toutefois, n’est pas pardonner. Indépendamment de ce que les traits pathologiques peuvent expliquer concernant la résistance d’Israël envers la paix, ils ne devraient pas être autorisés à bloquer une résolution du conflit, que la quasi-totalité du monde exige aujourd’hui.

    Comme Henry Siegman conclut à juste titre, "le conflit se poursuit car les présidents américains - et dans une mesure beaucoup plus grande, les membres du Congrès américain – se sont accommodés d’une pathologie qui ne peut être guérie qu’en s’y opposant.

    Les États-Unis peut défier la pathologie d’Israël parce que la puissance ne réside pas à Jérusalem mais à Washington. Si les Israéliens décident qu’ils peuvent vivre sans l’argent des Etats-Unis et sans son appui diplomatique et militaire, laissez-les essayer. Quels que soit les dommages que risquent de subir les intérêts américains, ils seront plus que compensés par les avantages de l’amélioration des relations américaines avec les nations majoritairement musulmanes et les peuples du monde entier.

    La principale chose retenant Obama aujourd’hui est sa propre peur du prix politique qu’il pourrait payer pour avoir défié Israël. La taille de ce prix dépend de l’ampleur du soutien qu’il reçoit pour montrer du courage.

    Ainsi, la Maison Blanche a besoin d’entendre un message clair du peuple américain : Nous pouvons sympathiser avec l’affliction d’Israël. (La colère n’apportera pas personne vers la paix.) Mais quand vient le temps de faire de la politique - et l’heure est venue- nous devons ignorer la pathologie. Nous ne pouvons pas la laisser nous empêcher de faire ce qu’il faut faire pour le bien des États-Unis, au Moyen-Orient et dans le monde entier.

  • permalien Yann :
    15 novembre 2009 @19h39   « »

    @ K.,

    L’émission a lieu demain.

  • permalien K. :
    15 novembre 2009 @19h48   « »

    @ Yann

    Vous devriez pouvoir regarder l’émission sur le site même je crois.

  • permalien Yann :
    15 novembre 2009 @19h52   « »

    Merci beaucoup K.

  • permalien K. :
    15 novembre 2009 @19h56   « »

    Erratum :

    La colère n’apportera la paix à personne...

  • permalien Lou :
    15 novembre 2009 @20h49   « »

    Les Palestiniens veulent s’en remettre au Conseil de sécurité

    mais avec conseil préalable :

    L’Autorité palestinienne, a poursuivi Erekat, consultera les Etats-Unis et les principaux acteurs du dossier avant de saisir le Conseil de sécurité.

  • permalien Lou :
    15 novembre 2009 @21h31   « »

    merci beaucoup K. pour la traduction de l’article d’Ira Chernus.

    La pathologie israélienne est hélas contagieuse et a gagné de nombreux pays , démocratiques bien sûr.

    Qui aura au moins le courage de cette instance internationale qui a sanctionné un ancien génie ?

    Ce soir les critiques (sauf un ) du Masque et la Plume furent fort positif pour « A l’origine » de Xavier Giannoli, film dans lequel joue François Cluzet.

  • permalien K. :
    15 novembre 2009 @21h36   « »

    Une pathologie d’autant mieux vécue que,

    Les colonies offrent aux gens ordinaires ce que leur salaire ne pourrait pas leur permettre en Israël. (ici, Ma’ale Adumin, colonie à l’est de Jérusalem, Cisjordanie occupée).

    Et pendant que Gaza boit de l’eau polluée, Israel “exporte de l’eau vers la Suisse”.

  • permalien Lou :
    15 novembre 2009 @22h40   « »
    Foi contre économie

    Manifestation haredi contre Intel

    A Intel, des sources ont confié au Jerusalem Post que l’arrêt du travail le Shabbat nuirait sérieusement à la productivité et pourrait mettre en péril la poursuite des opérations à Jérusalem et à Kiryat Gat. Intel Israël emploie environ 6500 personnes.

    Les Israéliens ne soutiennent pas les émeutiers haredim

    Selon l’avocat de Hiddoush, le rabbin Ouri Réguev, les récentes manifestations d’Intel ont pour but de s’opposer au maire qui ne fait pas partie des Juifs-orthodoxes : "Il est difficile de ne pas remarquer l’hypocrisie de la lutte des rabbins qui manifestent lorsque le maire n’est pas un des leurs. Afin de lutter contre un maire laïque, ils sont prêts à mettre en danger la situation économique et le prestige d’Israël à travers le monde."

  • permalien Yvan :
    16 novembre 2009 @08h34   « »
    Résolution 1373
    Conseil de sécurité des Nations unies
    28 septembre 2001

    1. Décide que tous les États :

    ■ a) Préviennent et répriment le financement des actes de terrorisme ; (...)

    "Sans conditions préalables" c’est fermer la porte à tout règlement pacifique des conflits. C’est dire qu’on accepte de négocier qu’à condition que seul "l’ennemi" est soumis à cette négociation, c’est s’assoir sur les valeurs fondamentales de l’humanité, c’est le comportement d’une bête traquée.

    Alors chacun fini par s’interroger sur la valeur véritable qu’il faut accorder à tout ce baratin humain, quand on prend conscience du décalage qu’il y a entre les promesses et la réalité :

    On comprend mieux alors les hésitations d’Obama pour fermer Guantanamo et mettre fin à l’intervention de l’Otan en Afghanistan.

    Si on en croit The Nation, dans l’article "comment les USA financent les Talibans", la livraison d’essence aux troupes de l’OTAN, rapporte 1500$ par camion pour 300Km aux Talibans.

    Dans ces conditions, mettre fin à cette manne, serait mettre en danger humanitaire l’Afghanistan, mais continuer équivaudrait à faire tomber tous les pays membres de l’Otan sous le coup de la résolution 1373 de l’ONU, et Guantanamo, ne serait plus assez grand pour contenir tous les complices des attentats.

    D’autant plus que pendant ce temps, les victimes du terrorisme n’ont pas vu la queue d’un indemnisation.

  • permalien
    16 novembre 2009 @10h31   « »

    Des rabins viennent de légaliser le meurtre d’enfants et même de nourrissons, si ces derniers représentaient un danger pour Israel.

    Allons, vous êtes sur la bonne voie, on n’est plus loin du meurtre rituel d’enfants, mais vous pouvez faire mieux. Inspirez-vous de Socrate le Scholastique (Ve s. de notre ère), qui dit sans rire que les païens sacrifiaient des enfants pour lire l’avenir dans les entrailles de ceux-ci, puis qu’ils en mangeaient (Histoire de l’Eglise, III, 14). Ça, au moins, c’est envoyé !

  • permalien K. :
    16 novembre 2009 @14h58   « »

    @ Gloc,

    La Phrase se voulait ironique (apparemment c’est complètement raté si même vous ne l’avez pas décelé), Anonyme 13, occidental, se présentant comme juge suprême en la matière et me demandant des références en la matière, moi qu’il a, de surcroit, toujours considéré comme haineux, haine qu’il a essentiellement décelé à partir de posts concernant Israel, d’ou le “juif”.

    Moi

    Après avoir, grace à vos assurances bienveillantes, brimé ma tendance à voir de vilains pièges dans tout propos du moment qu’il émane d’un occidental, juif de surcroit, ...

    Nathan

    Eh bien, relisez la phrase de K. qui en dit long sur son état d’esprit. Il déclare flairer des pièges dans les propos de tout "Occidental", de surcroit si celui-ci est juif. Si vous n’appelez pas ça une injure, c’est que vous n’avez pas de bonnes oreilles...

  • permalien K. :
    16 novembre 2009 @15h00   « »

    Mille pardons, erreur d’aiguillage

  • permalien Noval :
    16 novembre 2009 @15h18   « »

    Jean-François Copé, l’homme qui "ignore totalement qui est Salah Hamouri" est l’invité, le 19 novembre, d’un dîner donné par l’Association France - Israël en l’honneur de Moshe Yaalon, Vice-ministre israélien de la Défense.

    Moshe Yaalon a en début d’année été mis en examen par un juge espagnol pour crimes de guerre avant que les pressions exercées par Israël n’aboutissent à l’abandon des poursuites ; il s’est récemment abstenu de se rendre à Londres de peur d’y être arrêté pour les mêmes motifs.

    Christian Estrosi, Ministre chargé de l’Industrie honorera également de sa présence la soirée donnée en l’honneur du susnommé.

    Jean-François Copé et Christian Estrosi n’assisteront pas à cette soire en leur qualité de Député respectivement Ministre, mais à titre privé. Et peut-être après tout ne savent-ils pas qui est Moshe Yaalon ...

  • permalien K. :
    16 novembre 2009 @22h50   « »

    @ Yann,

    Sur le lobby pro-israélien en Grande Bretagne, 80% [sic] des députés conservateurs en feraient partie.

  • permalien Lou :
    16 novembre 2009 @23h32   « »

    le Guardian parle de 50%

    Le lobby pro-israélien finance les conservateurs, affirme un film

    traduit de l’anglais par Djazaïri

  • permalien Lou :
    1er décembre 2009 @23h28   « »
    « Sans conditions préalables »..

    Nétanyahou, faiseur de paix ou saboteur ?

    En exigeant de la Syrie et des Palestiniens de négocier “sans conditions préalables”, tout en imposant ses propres conditions, le Premier ministre empêche tout déblocage de la situation.

    18.11.2009 | Tzvi Barel | Ha’Aretz

    Une nouvelle invention vient de s’ajouter à longue liste des manœuvres dilatoires imaginées par les opposants au processus de paix. Celle-ci se résume par l’expression commerciale “sans conditions préalables”. Ainsi, le Premier ministre d’Israël Benyamin Nétanyahou s’est récemment déclaré prêt à mener des négociations avec le président syrien Bachar El-Assad ainsi qu’avec le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, mais sans conditions préalables. Ça sonne bien. Après tout, ne peut-on pas y déceler une ouverture ?

    Voyons voir. Sans conditions préalables de la part de qui ? D’Israël ou de la Syrie ? De Nétanyahou ou d’Abbas ? Israël est-il prêt à lever la condition préalable qu’il a lui-même posée, à savoir que la Syrie prenne ses distances avec l’Iran et cesse de soutenir le Hezbollah ? Plus important encore, est-ce que par “sans conditions préalables”, Israël estime qu’il faut reprendre les négociations à zéro et que tout ce qui a déjà fait l’objet d’un accord avec les Syriens [il y a un an, grâce à la médiation de la Turquie] ne vaut rien ? Faudrait-il dès lors tout reprendre depuis le début ? Enfin, le nouvel aphorisme “sans conditions préalables” n’est-il pas de la part d’Israël un alibi pour exiger de Mahmoud Abbas qu’il renonce à sa propre condition à une reprise des négociations, à savoir qu’Israël cesse les travaux de construction dans les implantations [colonies] de peuplement ?

    Les tiroirs de Nétanyahou, d’Assad et d’Abbas sont pleins à craquer de documents jaunis narrant l’interminable saga de négociations faites d’engagements et de conventions rédigés sur des coins de table, tous débouchant immanquablement sur des rencontres secrètes et publiques, sans même parler des dizaines d’intermédiaires et de médiateurs que nous avons épuisés. Il suffit de jeter ne serait-ce qu’un coup d’œil sur une partie seulement de cette documentation pour être pris de vertige. Sans même parler des 60 % de la Cisjordanie que le député de Kadima [centre droit] Shaul Mofaz [ancien chef de l’armée] serait aujourd’hui prêt à céder à un Etat palestinien, des 98 % qu’Ehoud Barak dit avoir proposés à Yasser Arafat lorsqu’il était encore Premier ministre [en 2000] et des 99 % que l’ancien Premier ministre Ehoud Olmert a offerts [en 2008] à Mahmoud Abbas.(...)

  • permalien Lou :
    1er décembre 2009 @23h31   « »

    Plutôt que de se préoccuper de “conditions préalables”, Nétanyahou ferait mieux de se poser les questions suivantes : Israël doit-il accepter une médiation extérieure ou plutôt insister sur des négociations directes ? Israël doit-il renoncer à la condition d’une rupture des liens de la Syrie avec l’Iran et le Hezbollah ou plutôt considérer les contacts israélo-syriens comme un canal diplomatique distinct ? Et, si Israël acceptait une médiation extérieure, devrait-il passer par la France ou par la Turquie ? Nétanyahou considère la formule “sans négociations préalables” comme un bon coup en termes de relations publiques, mais elle risque plutôt d’être la garantie d’un échec.

    L’impression qu’Israël donne, c’est qu’il ferait une concession extraordinaire en ne posant plus comme condition préalable l’absence de conditions préalables de la part de ses interlocuteurs arabes, un peu comme si Israël se débarrassait du grigri censé le protéger d’interlocuteurs animés d’intentions diaboliques. Si Nétanyahou est vraiment sérieux dans son intention de reprendre les négociations avec la Syrie et l’OLP, il sait parfaitement ce qu’il a à faire. Il devrait tout d’abord cesser d’agiter fébrilement sa formule “sans conditions préalables”. Il devrait ensuite annoncer qu’il accepte sans condition tout ce qui a été convenu et agréé par les gouvernements israéliens précédents. Concrètement, le Premier ministre devrait déclarer officiellement qu’il consent à un arrêt temporaire mais absolu de toute construction dans les implantations de peuplement en Cisjordanie, même si Washington semble désormais se montrer plus compréhensif. En effet, c’est avec les Palestiniens que nous sommes censés mener des négociations, pas avec le président américain. Enfin, Nétanyahou devrait annoncer, comme Assad père le fit jadis, qu’il comprend que le Golan est le prix à payer pour la paix avec la Syrie et qu’il est prêt à le payer. Tout le reste ne serait ensuite plus que l’affaire des négociateurs. Nétanyahou devrait se comporter en homme d’Etat. Voilà la seule condition préalable qui vaille.

    18.11.2009 | Tzvi Barel | Ha’Aretz

  • permalien K. :
    3 décembre 2009 @18h14   « »

    Après deux jours de débat, l’Assemblée générale de l’ONU a adopté mercredi [hier 2/12/2009] par vote ses quatre résolutions annuelles sur le Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, la Division des droits palestiniens du Secrétariat, le Programme d’information spécial sur la question de la Palestine du Département de l’information du Secrétariat et le Règlement pacifique de la question de Palestine.

    Elle s’est également prononcée, toujours à l’issue d’un vote, en faveur de deux autres résolutions, l’une sur la situation à Jérusalem demandant notamment à Israël de mettre fin à toute mesure illégale et unilatérale dans cette ville et l’autre lui demandant de reprendre les pourparlers sur la voie des négociations avec la République arabe syrienne et le Liban.

    Ces résolutions reflètent des programmes partiaux et ne sont pas utiles pour le règlement du conflit, a estimé le représentant d’Israël, en insistant sur le fait que la région n’a pas besoin de résolutions partiales et déséquilibrées. Il a appelé à une reprise des négociations bilatérales sans condition préalable.

  • permalien Lou :
    4 décembre 2009 @00h18   « »
    Libéré sans conditions préalables

    Barghouti refuses to be deported if released

    Le prisonnier du Fatah, Marwan Barghouti a rejeté l’offre d’être expulsé vers un pays arabe, s’il est libéré dans l’échange de prisonniers entre Israël et le Hamas pour le soldat Gilad Shalit en captivité,ont dit sa femme et ses amis mercredi.

    "Marwan ne va nulle part, il veut retourner dans son foyer avec sa famille en Palestine", a déclaré son épouse, Fadwa Barghouti.

    Elle a déclaré que ni elle ni son mari ne seraient d’accord pour son expulsion. (...)

  • permalien K. :
    6 décembre 2009 @21h24   « »
    Droits Humains.... avec "conditions préalables"...

    Selon la Association for Civil Rights in Israel,

    Human rights ’with conditions’ : [Israel] Discrimination in 2009

    "Vous êtes autorisé à manifester tant que vous ne criez rien d’irritant. Vous pouvez marquer les journées commémoratives, tant qu’il ne s’agit pas de la Nakba. Vous disposez d’un droit à l’éducation, sauf si vous êtes du mauvais secteur. Vous devriez rester en bonne santé à condition que vous ayez de l’argent pour les médicaments. Et, vous êtes les bienvenus pour acheter une maison, à condition que le comité des admissions l’autorise.

    Et ce ne sont pas que les Arabes qui sont discriminés :

    Racism towards minorities is on the rise. Among the populations targeted are Arabs, members of the gay, lesbian and transgender community, work immigrants, refugees, haredim, and immigrants from the former Soviet Union. In addition, the report’s authors noted that there was significant violation of the rights to a decent standard of living, education, health, adequate housing, and equality.

  • permalien Lou :
    20 décembre 2009 @23h29   « »

    Nétanyahou, faiseur de paix ou saboteur ?

    En exigeant de la Syrie et des Palestiniens de négocier “sans conditions préalables”, tout en imposant ses propres conditions, le Premier ministre empêche tout déblocage de la situation.

    18.11.2009 | Tzvi Barel | Ha’Aretz

    Une nouvelle invention vient de s’ajouter à longue liste des manœuvres dilatoires imaginées par les opposants au processus de paix. Celle-ci se résume par l’expression commerciale “sans conditions préalables”. Ainsi, le Premier ministre d’Israël Benyamin Nétanyahou s’est récemment déclaré prêt à mener des négociations avec le président syrien Bachar El-Assad ainsi qu’avec le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, mais sans conditions préalables. Ça sonne bien. Après tout, ne peut-on pas y déceler une ouverture ?

    Voyons voir. Sans conditions préalables de la part de qui ? D’Israël ou de la Syrie ? De Nétanyahou ou d’Abbas ? Israël est-il prêt à lever la condition préalable qu’il a lui-même posée, à savoir que la Syrie prenne ses distances avec l’Iran et cesse de soutenir le Hezbollah ? Plus important encore, est-ce que par “sans conditions préalables”, Israël estime qu’il faut reprendre les négociations à zéro et que tout ce qui a déjà fait l’objet d’un accord avec les Syriens [il y a un an, grâce à la médiation de la Turquie] ne vaut rien ? Faudrait-il dès lors tout reprendre depuis le début ? Enfin, le nouvel aphorisme “sans conditions préalables” n’est-il pas de la part d’Israël un alibi pour exiger de Mahmoud Abbas qu’il renonce à sa propre condition à une reprise des négociations, à savoir qu’Israël cesse les travaux de construction dans les implantations [colonies] de peuplement ?(..)

    Plutôt que de se préoccuper de “conditions préalables”, Nétanyahou ferait mieux de se poser les questions suivantes : Israël doit-il accepter une médiation extérieure ou plutôt insister sur des négociations directes ? Israël doit-il renoncer à la condition d’une rupture des liens de la Syrie avec l’Iran et le Hezbollah ou plutôt considérer les contacts israélo-syriens comme un canal diplomatique distinct ? Et, si Israël acceptait une médiation extérieure, devrait-il passer par la France ou par la Turquie ? Nétanyahou considère la formule “sans négociations préalables” comme un bon coup en termes de relations publiques, mais elle risque plutôt d’être la garantie d’un échec

    L’impression qu’Israël donne, c’est qu’il ferait une concession extraordinaire en ne posant plus comme condition préalable l’absence de conditions préalables de la part de ses interlocuteurs arabes, un peu comme si Israël se débarrassait du grigri censé le protéger d’interlocuteurs animés d’intentions diaboliques.(..)

  • permalien K. :
    8 janvier @23h59   « »
    Sans conditions préalables...

    La femme de Bill Clinton aujourd’hui :

    Il faut reprendre le dialogue sans conditions préalables.

  • permalien Lou :
    4 février @21h02   « »
    « Sans conditions préalables », comme de bien entendu

    Assad : « Israël pousse à la guerre » ; Netanyahu : « Je ne le comprends tout simplement pas, je ne sais pas ce qu’Assad veut » / Barak Ravid, Amos Harel et Avi Issacharof – Haaretz

    Le président syrien, Bachar Assad, a déclaré hier, lors d’une rencontre avec le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Moratinos : « Israël n’a pas sérieusement l’intention de parvenir à la paix et tout les éléments indiquent qu’il pousse la région à la guerre ». Auparavant, le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Moualem, a lui prévenu que si Israël attaque la Syrie, le résultat sera une guerre totale.(...)

    Lors d’une conférence conjointe avec Miguel Moratinos, Walid Moualem a appelé Israël à choisir la voie de la paix : « Vous savez bien qu’une guerre aujourd’hui touchera aussi vos villes. Si une telle guerre éclate, ce qu’on ne peut exclure, j’estime que ce sera effectivement une guerre totale. Qu’elle ait commencé au sud-Liban ou en Syrie ». (...)

    Le bureau du Premier ministre a publié hier une réaction officielle aux propos syriens : « Ces propos de hauts responsables syriens sont très regrettables. La réalité est toute autre. Le Premier ministre a déclaré à maintes reprises qu’il était prêt, où et quand que ce soit, à entamer des pourparlers de paix avec la Syrie, sans conditions préalables. (...)

    Benjamin Netanyahu a dit :

    "J’ai, sur le fond, l’espoir réaliste que dans les semaines qui viennent, nous relancions le processus de paix avec les Palestiniens, et cela sans conditions préalables"

  • permalien Lou :
    7 février @21h39   « »

    07/02/2010 à 12h01 (mise à jour à 18h33)
    Nétanyahou prêt à négocier mais « sans préalables »

    Le Premier ministre israélien espère une relance des négociations avec Palestiniens et Syriens mais refuse des « conditions qui forceraient Israël à des concessions énormes avant toute négociation ». Ces propos interviennent après une attaque virulente de son ministre des Affaires étrangères contre Damas.

  • permalien Lou :
    4 mars @21h33   « »

    Jeudi 4 mars 2010

    Netanyahu : Je suis prêt à me rendre à Damas immédiatement et sans conditions préalables / Avi Issacharof et Jacky Huri – Haaretz

    Dans une déclaration hors du commun, le bureau du Premier ministre a fait savoir hier que Binyamin Netanyahu est prêt à rencontrer les dirigeants syriens immédiatement et sans conditions préalables. Selon la réponse du bureau du Premier ministre au journal londonien en langue arabe a-Sharq al-Awsat, M. Netanyahu serait même prêt à se rendre à Damas pour permettre la reprise des pourparlers entre les deux pays. Ces propos sont une réaction aux informations selon lesquelles la Syrie serait prête à accepter une « paix par étapes ».

  • permalien Lou :
    28 avril @21h10   « »
    « Sans contritions prélavables »...

    REVUE DE PRESSE. Mercredi 28 avril 2010

    DIPLOMATIE

    Netanyahu demandera à Moubarak de faire pression sur Abou Mazen / Eli Berdenstein et Tzah Yoked – Maariv

    Le Premier ministre Binyamin Netanyahu se rendra lundi à Sharm el-Sheikh où il rencontrera le président égyptien, Hosni Moubarak. M. Netanyahu demandera au président égyptien de faire pression sur le président de l’Autorité palestinienne, Abou Mazen, afin que celui-ci accepte de reprendre les négociations avec Israël et de commencer les pourparlers indirects.

    Netanyahu, qui a annoncé ce déplacement hier lors d’un meeting à Tel-Aviv, insistera sur la nécessité de commencer les pourparlers sans conditions préalables.

  • permalien Lou :
    5 mai @23h47   «

    REVUE DE PRESSE. Mercredi 5 mai 2010

    Des pourparlers bloqués avant même d’avoir commencé / Itamar Eicher et Roni Shaked – Yediot Aharonot

    George Mitchell, qui se trouve en Israël depuis lundi, rencontrera à 17 heures Binyamin Netanyahu puis le chef de l’équipe israélienne de négociation, Yitzhak Molho, qui a été chargé par le Premier ministre de coordonner les pourparlers. « Nous sommes prêts à reprendre les pourparlers de proximité et attendons le compte rendu de George Mitchell, mais les Palestiniens se moquent à nouveau du monde et ont fait perdre à Mitchell toute la journée de mardi », ont déclaré de hauts responsables israéliens.

    Selon Israël, les Palestiniens refusent d’annoncer leur participation aux pourparlers indirects et font toutes sortes de manœuvres pour reporter leur lancement. « Le Premier ministre et son équipe ont fait tous les préparatifs nécessaires à la reprise des pourparlers diplomatiques. Cela fait un an que Binyamin Netanyahu met en garde contre cette perte de temps et appelle sans relâche les dirigeants de l’Autorité palestinienne à cesser de poser des conditions préalables et à reprendre le processus sans délai », ont déclaré de hauts responsables.

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