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Un nouveau programme pour le Hezbollah

jeudi 3 décembre 2009, par Alain Gresh

Le 1er décembre, Hassan Nasrallah a rendu publique la nouvelle plate-forme de son parti, une plate-forme qui remplace celle adoptée en 1985. Ce texte a été entériné par le Hezbollah en novembre au cours d’une série de réunions tenues en secret pour des raisons de sécurité.

On en trouvera les principaux extraits en français sur le site de la télévision Al-Manar, « Sayed Nasrallah : Nous sommes opposés à tout compromis avec l’ennemi sioniste » (30 novembre 2009). Voici le passage consacré à la résistance, passage le plus « sensible » au Liban puisqu’il concerne l’armement du Hezbollah et son rapport avec l’Etat :

« Le retrait des forces d’occupations israéliennes en l’an 2000 et la victoire historique dans la guerre de juillet 2006 ont offert un modèle de défense et de résistance de la patrie. L’expérience s’est transformée en une école au profit des peuples et des nations opprimées. La résistance nationale a réussi, avec le soutien du peuple et de l’armée nationale, à infliger une défaite historique à “Israël”. Les trois réunis ont offert une base pour une nouvelle phase dans la région. Désormais, ils jouent un rôle pivot dans la dissuasion de l’ennemi en assurant la protection de l’indépendance nationale, la souveraineté et la défense de son peuple.

Or, en raison de l’absence d’un Etat fort, en raison du déséquilibre des forces entre l’Etat et l’ennemi, en raison de la menace permanente des forces israéliennes, le Liban doit consacrer une formule mixte basée sur un mariage entre une résistance populaire, qui participe dans la défense du pays contre toute invasion israélienne, et l’armée nationale, qui se doit de protéger la patrie et de lui garantir sa sécurité et sa stabilité.

Cette formule doit être développée au sein d’une stratégie de défense nationale qui servira de parapluie de sécurité pour le Liban, après l’échec des autres propositions internationales ou arabes. »

L’annonce de ce programme a suscité de nombreux commentaires dans la presse libanaise.

Dans un article du quotidien francophone L’Orient-Le Jour (2 décembre), intitulé « La majorité s’insurge contre la proposition de Nasrallah d’unir la résistance et l’armée », on peut lire :

« Réagissant au document politique rendu public par le Hezbollah hier, le ministre d’Etat Adnane Hussein (un ministre désigné par le président de la République) a affirmé hier que “la République ou Etat islamique n’est pas à l’ordre du jour du Hezbollah, même si certaines personnes pensent que ce parti continue de prôner cela”. “Il y a une tendance claire à la libanisation” au sein du Hezb, a également souligné M. Hussein. “La table de dialogue tente d’harmoniser les différents points de vue toujours dans le cadre de la souveraineté nationale et en prenant soin de ne pas faire du Liban un passage ouvert à Israël”, a-t-il ajouté avant de relever que “le secrétaire général du Hezbollah a présenté une matière propice à la discussion, une discussion rationnelle, objective et respectueuse, autour de la table de dialogue”. Il faut garder à l’esprit que le sujet “n’est pas simple et a besoin de temps pour être traité correctement”. “Les propos de Hassan Nasrallah signifient que la résistance est liée à l’image de l’Etat et lorsque l’Etat sera fort et capable, il sera alors temps de reconsidérer le rôle de la résistance”, a-t-il aussi déclaré. » (...)

« Le secrétaire général du 14 Mars (la coalition dirigée par Saad Hariri), Farès Souhaid, a quant à lui accusé le Hezbollah d’être atteint de “mégalomanie politique” et souligné que le document politique du parti “complète la charte de 1985 mais en adoptant un style plus intelligent”. Pour lui en effet, “l’union entre l’armée et la résistance n’est rien de moins qu’une impossible équation”. “Le Hezbollah tente de se poser en remplaçant de l’Union soviétique et en porte-étendard des déshérités de ce monde face à la mondialisation rampante”, a-t-il d’autre part relevé, avant de noter que “pas une seule fois Hassan Nasrallah n’a insisté sur le caractère définitif de l’entité libanaise, même s’il a indiqué que le Liban est le sol des ancêtres et des petits-fils”. Même son de cloche du côté du député Ammar Houry, pour qui “l’union proposée entre l’armée et la résistance est prématurée car elle ne prend pas en considération les décisions à venir de la table de dialogue”. »

Reprenant une dépêche de l’AFP et sous le tire « Le Hezbollah adoucit le ton dans son nouveau manifeste selon des analystes », le site Iloubnan.info note :

« Présenté lundi par le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah, “le manifeste est rassurant, il montre l’intégration du Hezbollah dans la vie politique libanaise”, affirme à l’AFP Paul Salem, directeur du Centre Carnegie pour le Moyen-Orient. “Dans le premier manifeste, il se posait ouvertement comme partisan d’une République islamique, mais dans ce document il fait l’équilibre entre les liens du parti avec le Liban et ceux avec l’Iran”, dit-il.

Il s’agit du second manifeste du parti chiite depuis sa fondation en 1985. Le premier prônait la création d’un Etat islamique au Liban mais, au fil des ans et à mesure que le parti s’imposait comme une force politique incontournable, ses dirigeants ont modéré leur rhétorique. Cheikh Nasrallah a certes souligné que le parti restait attaché idéologiquement au régime islamique iranien, mais il a aussi assuré que cela ne contredisait pas son rôle dans l’arène politique. »

Parallèlement, le conseil des ministres a approuvé le 1er décembre une déclaration politique qui confirme la place de la résistance armée, c’est-à-dire du Hezbollah, de participer à la libération du pays et à sa défense, en coordination avec l’armée (« Ministers approve policy statement », The Daily Star, 3 décembre). Cinq ministres chrétiens appartenant au 14-Mars ont exprimé des réserves.

Dans le quotidien Al-Akhbar du 2 décembre, Fida’ ’Itani écrit que le document représente un tournant radical à gauche et a adopté une vision de la situation qui n’est pas très éloignée de l’analyse matérialiste marxiste. Il évoque la nation arabe et musulmane et plus seulement, comme auparavant, l’oumma musulmane.

« Avec chaque nouvelle génération et après chaque crise, le Hezbollah a été capable de s’adapter et de se développer », poursuit ’Itani. Sans doute le journaliste fait-il allusion à la défaite de l’opposition aux élections de juin 2009.

Par ailleurs, il écrit :

« Le parti est désormais capable et peut-être même recherche à agir avec d’autres forces révolutionnaires qui utilisent un langage similaire à celui qu’il utilise dans son document. A lire certains paragraphes, et notamment ceux sous le titre Le monde, l’Occident et l’hégémonie américaine, on peut se demander s’il a été écrit par des gens de gauche ou par des djihadistes du Hezbollah. »

Et le journaliste cite ce paragraphe de la déclaration (la traduction en français est reprise du site d’Al-Manar) :

« Les facteurs de contrôle du capitalisme sauvage, qui se composent d’un président et de réseaux internationaux soutenus par des sociétés transnationales, des institutions internationales, notamment financières appuyées par la force militaire supérieure, ont provoqué des conflits : conflits d’identités, de cultures et de modes de civilisations, contradictions entre riches et la pauvres etc. Le capitalisme sauvage a transformé la mondialisation en un mécanisme de domination, de désunion, de discorde et de destruction des identités voire de l’aliénation culturelle, économique et sociale. »

Le concept d’aliénation, remarque le journaliste, ne trouve pas sa source dans la pensée religieuse, mais dans... le marxisme.

En revanche, le tournant à gauche du parti ne s’est pas reflété sur le programme intérieur, le Hezbollah fonctionnant comme « un parti centriste, pour ne pas dire de droite sous le camouflage d’un discours centriste ».

D’autre part, Walid Joumblatt, leader du Parti socialiste progressiste (druze) a réagi (« Joumblatt soutient la charte politique du Hezbollah ») :

« “Nous partageons avec le Hezbollah plusieurs titres de sa charte, notamment ceux qui concernent le danger essentiel et stratégique pour le Liban et le monde arabe, à savoir l’existence d’“Israël” depuis 1948, ainsi que l’importance du rôle et de la voie de la résistance de 1968 à 2006, le dialogue entre l’Iran et les pays arabes au lieu des conflits entre eux, la position vis-à-vis des Etats-Unis, s’agissant surtout de la politique américaine basée sur la protection de la sécurité et des intérêts d’“Israël”, sans prendre en considération les aspirations du peuple arabe”, a-t-il déclaré au quotidien libanais Assafir. »

Rappelons que, en principe, Joumblatt fait partie de la majorité dite du 14 mars, mais qu’il a pris ses distances avec elle.

D’autre part, et dans un tout autre domaine, mais qui pourrait avoir à terme des conséquences sur la situation au Liban, le procureur du Tribunal spécial pour le Liban, Daniel Bellemare, est arrivé le 2 décembre à Beyrouth. Il est chargé de l’enquête sur l’assassinat du premier ministre Rafic Hariri. Il a déclaré à L’Orient-Le Jour du 3 décembre : « L’enquête progresse et se poursuit à un rythme soutenu ».

Paris-Beyrouth

Le lundi 7 décembre à 20 heures, à la Maison d’Amérique latine, 217 boulevard Saint-Germain (Métro Rue du Bac), je participerai à un débat avec Karim Mroué autour de son livre Un demi-siècle d’utopie, mémoire d’un dirigeant de la gauche libanaise (Téraèdre, Paris, 2009), livre important puisqu’il revient sur l’expérience de ce dirigeant communiste libanais, notamment pendant les années cruciales de la guerre civile (1975-1976) et de l’invasion israélienne du Liban (1982).

101 commentaires sur « Un nouveau programme pour le Hezbollah »

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  • permalien Yasmina :
    3 décembre 2009 @19h11   »

    Un nouveau programme pour le Hezbollah

    exactement. Pas uniquement pour le Liban. J’ai vu en direct Hassan Nasrallah lire et presenter le nouveau manifestee du Hezb et j’ai pensé : on dirait que le hezbollah s’est trouvé un ennemi digne de lui : l’imperialisme americain. Pas moins.

  • permalien K. :
    3 décembre 2009 @19h14   « »

    Il y a une partie du discours de Nasrallah dont ne rend pas compte le site de Al Manar, et que rapporte ici l’agence Reuters :

    "Notre problème avec eux (les Israéliens) n’est pas qu’ils sont Juifs, mais qu’ils sont des occupants qui ont violé nos terres et nos lieux saints"

    En fait, d’après Joshua Hersh du “New Yorker”, « Ces mots n’étaient pas dans le texte original, » mais « Nasrallah a regardé droit vers la caméra en les disant »

  • permalien K. :
    3 décembre 2009 @19h18   « »

    Il y a une partie du discours de Nasrallah dont ne rend pas compte le site de Al Manar, et que rapporte l’agence Reuters (1) :

    "Notre problème avec eux (les Israéliens) n’est pas qu’ils sont Juifs, mais qu’ils sont des occupants qui ont violé nos terres et nos lieux saints"

    En fait, d’après Joshua Hersh du “New Yorker” (2), « Ces mots n’étaient pas dans le texte original, » mais « Nasrallah a regardé droit vers la caméra en les disant »

    (1) reuters.com/article/worldNews/idUSTRE5AT3VK20091130 ?pageNumber=2&virtualBrandChannel=0

    (2)newyorker.com/online/blogs/newsdesk/2009/12/hezbollah-mission-statement.html

    (Les liens bleus ne passent plus)

  • permalien
    3 décembre 2009 @19h47   « »

    La vision de M. Gilles Paris dans Le Monde tout court
    Un peu moins angélique, peut-être ?

  • permalien Yasmina :
    3 décembre 2009 @19h49   « »

    comme je regarde presque toutes les interventions et discours de Hassan Nasrallah, je voudrais préciser que toutes les idées qu’il a développé , il les a déjà dites dans ses précédents discours et interventions. Au cours de cette présentation du nouveau manifeste, il les a développé toutes ensembles et de façon solennelle.

    je confirme ce que vous rapportez K. En fait, Hassen Narsallh a toujours dis que le problème n’est avec la presence des juifs en Palestine mais avec l’occupation

    "

    Notre problème avec eux (les Israéliens) n’est pas qu’ils sont Juifs, mais qu’ils sont des occupants qui ont violé nos terres et nos lieux saints"

  • permalien K. :
    3 décembre 2009 @20h34   « »

    L’article de Gilles Paris est excellent, mis à part quand il semble vouloir convaincre que la "menace israélienne permanente" est un mythe.

    Si Gilles Paris est prêt à déposer une caution bancaire pour tous les Libanais qui perdraient leurs biens au cas ou le Hezbollah déposerait ses armes, je suis sur que le soutien aux armes du Hezbollah se réduirait comme peau de chagrin.

  • permalien Anonyme 13 :
    3 décembre 2009 @20h35   « »
    Question

    C’est très intéressant. Merci de ces éclairages. Et de vos précisions, K. et Yasmina.

    Qu’est-ce qui du point de vue de Nasrallah (et, par ailleurs, du vôtre, à vous deux donc, K. et Yasmina) pourrait signifier la fin de l’occupation et pourrait éventuellement, si cela était possible, faire justice au "viol de [vos] terres et de [vos] lieux saints" ?

  • permalien Anonyme 13 :
    3 décembre 2009 @20h38   « »
    Mythe

    K.

    Je suppose que Gilles Paris veut nuancer un petit peu le "permanent" dans "menace permanente israélienne".

    Vous devez savoir mieux que moi que même une virgule peut changer beaucoup de choses, particulièrement dans les choses de la politique.

  • permalien
    3 décembre 2009 @21h06   « »
    @ Yasmina

    Nasrallah a-t-il parlé des Juifs (le pseudo peuple) ou des juifs (les pratiquants de la religion) ?

    Fait-il une différence entre les deux ?

    Met-il tous les parlementaires israéliens non arabes dans le même sac ?

    Fait-il une distinction entre l’électorat israélien non arabe non sioniste et plus ou moins pro-palestinien et les autres électeurs non arabes peu ou prou sionistes et racistes ?

    Quel espoir a-t-il pour les Palestiniens ?

    Par rapport au drame palestinien, c’est par rapport à ses réponses sur ces aspects-là à cela qu’il faut estimer le sens éthique de cet homme apparemment droit et sincère

    Merci à vous par avance

  • permalien Anonyme 13 :
    3 décembre 2009 @21h54   « »

    Je n’irais pas entrer dans une polémique stérile et fatigante, mais encore une fois, lire "pseudo peuple" à propos des Juifs, je suppose en pensant à l’agit-prop d’un Sh. Sand, c’est vraiment navrant.

    Tous les "peuples" du monde sont des "constructions sociales et historiques", s’il on veut bien donner un sens à ces mots.

    Si on définit un peuple par l’ensemble des individus qui s’y reconnaissent, alors il existe une multitude de peuples, avec ou sans Etat, avec ou sans langue unique, avec ou sans "nation", religion commune, système juridique, politique, etc.

    La question de la définition de ce que veut dire "peuple", ou "nation", est très complexe.

    Mais la question se pose : pourquoi sur ce blog, il n’y a que le "peuple juif" qui soit tout le temps visé comme étant virtuel. Alors que si on essayait de définir un autre "peuple" on aurait les mêmes difficultés. Pourquoi ?

    C’est peut-être loin de Nasrallah... Quoique, s’il est prêt à reconnaître que ce n’est pas les Juif qu’ils visent en tant que tels mais les Israéliens en tant que occupants, c’est bien qu’il doit avoir quelqu’avis sur la question de ce qu’est ou n’est pas le peuple juif, vous ne croyez pas.

    Allez-vous encore dire K., que je suis une caricature et que je ne suis pas sérieux de me poser ces questions et de vous les poser ?

    Et cessons donc de délirer sur la "mission" que j’aurais ici ! Je ne fais qu’essayer de discuter avec des gens qui n’ont pas forcément les mêmes ponts de vue que moi et tâcher d’essayer de vous comprendre.

  • permalien K. :
    3 décembre 2009 @22h50   « »

    @ Anonyme 13,

    C’est d’Israel dont il s’agit et non pas des Juifs.

    Votre insistance quasi ...permanente, consciente ou inconsciente je n’en sais rien, à parler de ces derniers en occultant l’Etat juif, est éclatante, nul besoin de Gloc pour le démontrer.

    La réponse à vos questions se trouvent dans le lien Al Manar donné par AG : Nasrallah refuse de reconnaitre Israel et la qualifie de “cancer de la région”.

    Il a précédemment dit qu’il était pour un état binational.

    Que pense-t-il exactement ? Je n’en sais rien.

    On peut penser que lorsque Israel,

    - déclare que Jerusalem est sa capitale une et indivisible au mépris du droit international, et agit de manière infame afin qu’elle le soit,

    - procède à des crimes de guerre dans une prison à ciel ouvert (en en tirant gloire ! Mais ne nous dispersons pas, c’est une autre histoire),

    - prétend qu’affamer une population est chose juste et normale et que se conduire de manière normale serait un sacrifice menaçant le peuple juif d’un second holocauste, etc.. etc... etc... etc..., ...,

    .... et que pour toute réaction, la “communauté internationale” se dise “consternée” tout en continuant à développer les liens les plus actifs avec “l’Etat-voyou” par excellence qu’est israel,

    on peut penser donc que Hassan Nasrallah croit qu’il est absolument contre-productif de laisser penser, en l’état actuel des choses, qu’il pourrait reconnaitre l’etat-voyou en question. Une sorte de “porte au nez”.

    Et ce n’est certainement pas moi qui le contredirait.

    PS : un élément de réponse à la question “que faire ?” que vous vous (et surtout, vous nous) posez souvent est apporté par Menachem Klein :

    Nous, Juifs en Israël, jouissons d’une position supérieure à celles des Palestiniens. C’est pourquoi il nous revient de prendre l’initiative et de créer un judaïsme ouvert aux autres au lieu du judaïsme actuel qui revendique l’exclusivité sur le droit au retour et la propriété sur la terre.

  • permalien Lou :
    3 décembre 2009 @23h30   « »

    K ; : ".... et que pour toute réaction, la “communauté internationale” se dise “consternée” tout en continuant à développer les liens les plus actifs avec “l’Etat-voyou” par excellence qu’est israel,"

    News : REVELATIONS ISRAEL FRANCE - Selon le magazine “Defense News” RAFAEL pressenti pour remporter un important contrat de missiles en France.

    Selon le magazine “Defense News”, le missilier israélien Rafael aurait de grandes chances de remporter un important contrat pour fournir une large quantité de missiles antichars Spike à l’armée française. Le groupe Rafael est en compétition avec les géants américains Lockheed-Martin et Raytheon.

    Jusqu’à maintenant le missile Javelin construit conjointement par Lockheed-Martin et Raytheon avait la préférence de la Délégation Générale de l’Armement pour le futur missile antichars de l’armée française. Mais la situation aurait apparemment évolué.

    Selon “Defense News” l’armée française souhaiterait remplacer ses anciens missiles antichars Milan d’ici 2015. Or la production des dernières versions du Javelin de Lockheed-Martin et Raytheon n’est pas prévue avant 2017. C’est ce point qui aurait récemment fait basculer le choix en faveur de Rafael.

    Un responsable de Rafael a déclaré au magazine “Defense News” : “Nous serons prêts”. Il a ajouté que sa société était en contact avec le missilier français MBDA, filiale d’EADS, pour collaborer sur la fabrication de la dernière version du Spike.—

    Sébastien Fortin

  • permalien Lou :
    3 décembre 2009 @23h41   « »

    et et ...

    Thanks to Sarkozy, Bar Refaeli graces French magazine cover

    Grâce à Nicolas Sarkozy, Bar Refaeli fait la couverture du magazine français

    Le top model israélien Bar Refaeli continue son rôle officieux de représentante d’Israël à l’étranger ,elle orne la couverture du Magazine français de décembre L’Officiel du Voyage.

    L’idée de présenter Refaeli sur la couverture du magazine n’est censément venue de personne d’autre que du président français Nicolas Sarkozy, qui a voulu promouvoir le tourisme français en Israël.

    Les 11 double pages avec Refaeli, intitulé "Tel-Aviv avec Bar Refaeli" en vedette présentent certains des lieux de prédilection du modèle dans la ville, dont le quartier Neve Tsedek et une promenade en front de mer de la ville.(...)

  • permalien Nathan :
    3 décembre 2009 @23h41   « »

    @ anonyme de 21h06

    Le pseudo-peuple juif t’emmerde... Il a survécu à Hitler, il survivra aux gens de ton espèce...

  • permalien Zulfikar :
    3 décembre 2009 @23h52   « »
    Un nouveau programme pour le Hezbollah (1/2)

    Bonsoir à tous,

    Dans son discours du 11 novembre 2009, journée du martyr, Hassan avait également évoqué la Vénézuela communiste - comme le montre clairement l’analyse de M. Alain Gresh - :

    Nasrallah a ainsi évoqué la guerre au nord du Yémen, refusant de lui donner l’étiquette de guerre confessionnelle. Il a ensuite précisé que le Hezbollah est avec la Turquie sunnite et le Venezuela communiste avant d’être avec l’Iran tant que ces pays appuient la cause palestinienne et la cause arabe contre l’ennemi israélien et les projets d’effritement

    En fait, ce mixage Etat-résistance, s’est déjà traduit sur le terrain : dorénavant, face à un conflit armé contre Israël, nous aurions deux types de combat comme l’avait souligné
    Amal Saad Ghorayeb dans un article paru le 14 août 2009
    , pour le troisième anniversaire de la fin de la guerre des 33 jours/guerre de Juillet 2006 (deuxième guerre du Liban).

    Extraits : La définition de la résistance était de résister à une invasion ou, en d’autres termes, de résister à la menace de l’occupation. Par la reconstruction de la notion de résistance de cette façon, le Hezbollah a confié à la mission de défendre le territoire libanais contre des attaques, un rôle traditionnellement réalisées par les forces armées. Il faut rappeler que, traditionnellement, d’un point de vue militaire, la résistance consiste à user l’ennemi d’attaques surprises incessantes.

    La force du Hezbollah réside dans l’adoption d’une doctrine militaire "non-doctrinaire". La tactique envisagée par Nasrallah pourrait inclure des incursions en territoire israélien, comme l’avaient suggéré des combattants interviewés par le journaliste Nicholas Blanford : "Un commandant local dans le sud du Liban a déclaré que le Hezbollah a mené une guerre défensive en 2006.La prochaine fois, nous serons à l’offensive et ce sera un tout autre type de guerre ", dit-il. Jawad [un chasseur] dit que la prochaine guerre sera « combattu plus en Israël qu’au Liban », de nombreux combattants suggèrent que le Hezbollah a planifié des raids dans le nord d’Israël. "

  • permalien Zulfikar :
    3 décembre 2009 @23h52   « »
    Un nouveau programme pour le Hezbollah (2/2)

    Un autre commentaire à relever est celui d’ Asa’ad Abu Khalil, le bloggeur d’ Angry Arab Blog, qui soutient que la nouvelle charte du Hezbollah lui fait rappeler Maurice Duverger, l’auteur d’Introduction à la politique.

    Duverger considérait qu’il y avait deux types de partis politiques : les partis de masse et les partis de cadres. Les partis de masse Les partis de masse se caractérisent par la volonté d’avoir le maximum de membres possible qu’ils vont tenter d’encadrer de la façon la plus solide.

    Les partis de cadres ne cherchent pas à renforcer leurs nombres de membres, sans en refuser de nouveau. Le parti essaie d’obtenir des gens connus, des notables, des réseaux ; bref, il cherche à gagner les élections. Selon Abu Khalil, le Hezbollah serait devenu un parti de cadres.

    A mon humble avis, cette analyse ne tient pas la route : les guerres israéliennes ont pour ennemi des sociétés et non des combattants : les guerres de juillet 2006, de Gaza 2008-2009 le montrent clairement. Dorénavant, et les gouvernements israéliens l’ont bien précisé, c’est l’Etat libanais qui sera visé…

    Sans soutien populaire, pas de « victoire possible ».

    @ K. et Lou,

    Chers amis,

    Voici le code pour insérer des notes en bas de page :

    [spacer type="block" width="40" height="40" align="middle" /][div style="border-bottom : solid silver"]Notes et references[/div]

    Vous devez juste remplacer les crochets [ et ] par les caractères < et > (inférieur à et supérieur à ).

    Si je ne l’avais pas fait, le code aurait été invisible.

    Très amicalement.

    Salutations à tous. A bientôt.

  • permalien Nathan :
    3 décembre 2009 @23h53   « »

    On ne voit pas très bien en quoi ce programme est "nouveau". La milice islamo-fasciste reste une organisation militaire autonome. La petite modification - à savoir la renonciation à établir un jour une entité islamique au Liban - est d’ordre purement cosmétique.

    Le problème pour les Libanais est le suivant : si d’aventure les Israéliens bombardent Natanz, est-ce que le Hezbollah sera assez fou pour riposter sur Israël et mettre l’intégrité de l’Etat libanais en danger alors que ce conflit ne le concerne pas ? Voilà la question à laquelle les Libanais doivent réfléchir.

  • permalien Tête d’épingle :
    4 décembre 2009 @11h43   « »

    Une autre question pertinente serait : Si le Hezbollah se désarmait, quelle serait la réaction d’Israël ? Personnellement, je pense qu’on assisterait entre autres à une fin de la violation quotidienne de l’espace aérien libanais, pas vous ?

    Et je suis aussi fatigué d’entendre cette histoire de pseudo-peuple. Comme si seul le sang importerait, de toute manière, sans compter que les travaux de Sand ne sont pas vérité divine. Ce genre de considération n’est pas très différent de la xénophobie dûe à la considération du sang avant tout.

  • permalien Yasmina :
    4 décembre 2009 @11h47   « »

    bonjour à Tous,

    @anonyme 3dec21h06

    Nasrallah a-t-il parlé des Juifs (le pseudo peuple) ou des juifs (les pratiquants de la religion) ?

    Fait-il une différence entre les deux ?

    juifs (pratiquants de la religion) Hassan Nasrallah fait tres bien la difference et insiste sur ce point puisqu’il dis toujours : Al yahoud, ahl attawrat( les juifs, gens de la Thora), ou bien une autre expression:les partisans de Moise.

    l’ennemi ce n’est pas le judaisme mais le sionnisme qui est un nationalisme colonialiste basé sur une injustice.

    pour les autres points, K. vous a tres bien répondu. vous pouvez egalement lire ses discours et leurs commentaires sur le site du Hezbollah. C’est en plusieurs langues, meme l’espagnol

    Si vous étudiez le site www du Hezbollah , vous prendrez connaissances des leçons qu’ils ont retenues des guerres classiques israélo-arabe qui met en face des armées conventionnelles et de guerilla au Vietnam. Vu le rapport de force et la qualité de l’armement de chaque camps. Ce genre de guerre, vous ne pouvez pas la gagner, en particulier pas contre les Etats-Unis. Alors ils ont mis au point un autre moyen stratégique, alternatif et asymétrique, redoutablement efficace : la guérilla

    Hassan Nasrallah, comme beucoup de cadres du Hezbollah sont, des forts en thème, sans être pour cela nécessairement des fanatiques. Dans un certain sens, ce sont essentiellement des nationalistes. A ce que j’en ai vu, au niveau opérationnel, sont probablement les penseurs politiques et les commandos de guérilla les plus capables et les plus intelligents au Moyen-Orient, Israël inclus. Ils savaient et ils savent exactement ce qu’ils faisaient et font.

    Ils ont redéfini le concept de l’inscription de la guerre à l’intérieur d’une géographie donnée. Le fait que le Hezbollah se soit installé dans des souterrains, ou qu’il utilise des fibres optiques pour ses communications démontre une combinaison entre une énorme sophistication et une stratégie guerrière quasi primitive.

    Enfin, Hassan Nasrallah considère les chrétiens comme ses allié.,Il a totalement redéfini la politique islamique, du simple fait qu’il a conclu une alliance avec des chrétiens.

    amicalement

  • permalien Anonyme 13 :
    4 décembre 2009 @11h49   « »
    Questions de forme

    Cher Nathan,

    Je ne crois pas que l’on avancera vers la paix tant que l’on qualifiera le Hezbollah (ou le Hamas d’ailleurs) de "islamo-fasciste" (ce qui par ailleurs ne semble pas vouloir dire grand chose-qu’entendez-vous par là ?).

    Islamiste certes, mais pourquoi ajouter fasciste ? Aujourd’hui le fascisme est politiquement passé. D’ailleurs, son usage, notamment par les anti-fascistes de tous bords n’a jamais représenté qu’un slogan creux, pour qualifier qui De Gaulle lui-même, qui les régimes dictatoriaux de droite en Amérique du Sud, le régime de l’Apartheid en Afrique australe et Afrique du Sud en particulier, ou un Le Pen plus près de chez nous. C’est une désignation nulle.

    Le Hezbollah est une organisation révolutionnaire. C’est ce qui me semble la meilleure manière de le qualifier. Si vous voulez à tout prix ajouter islamiste, ce la me semble juste (avec les définitions précises que nous devons apporter ; notamment signaler les références au marxisme et au Vénézuela de Chavez (qui n’a jamais été communiste !, où avez-vous vu cela Zulfikar ??? ou est-ce une citation rapportée ?).

    On peut en penser ce qu’on voudra et prendre ses distanecs fac aux mouvements révolutionnaires comme celui-là, ou bien y adhérer de près (Cf. notre cher K.) ou de loin (notre cher Zulfikar)(tout en étant marxiste d’ailleurs semble-t-il-voyez donc comme les choses sont BEAUCOUP plus compliquées que vous ne semblez l’admettre à première vue).
    Mais on ne devrait pas, selon moi, la qualifier "islamo-fasciste".

    C’est entrer dans la logique de la surdité et de la haine de l’autre. C’est même j’ajouterai jeter de l’huile de le feu, le feu des susceptibilités et des rancœurs partagées, voire des haines et plaies béantes...

    Pensez-y.

  • permalien une bille :
    4 décembre 2009 @11h57   « »

    @Tête d’épingle

    "Personnellement, je pense qu’on assisterait entre autres à une fin de la violation quotidienne de l’espace aérien libanais, pas vous ?"

    Comme avant la création du Hezbollah alors ?

    Ce serait le retour de l’infanterie israélienne !

  • permalien Anonyme 13 :
    4 décembre 2009 @12h11   « »
    Sur la guérilla

    Nathan,

    Il ne semble pas pertinent d’employer des mots tels que "islamo-fascistes". Vous cherchez à insulter ce que vous n’aimez pas, et de surcroît vous ne cherchez pas à comprendre l’autre me semble-t-il.

    On peut tout dire sur le "fascisme", c’est devenu un mot creux. La police française est fasciste, l’armée américaine, la police chinoise, russe, Sarkozy, Le Pen, Israel, ou encore mon boulanger, etc.

    En revanche il me semble intéressant et même important s’il on veut comprendre le Proche-Orient de connaître le Hezbollah véritablement, et pas à travers ses propres fantasmes.

    Je crois en effet, comme le suggère Yasmina, je l’ai déjà dit dans cet espace de discussion, que le Hezbollah ressemble à une guérilla classique en fin de compte. A la différence importance qu’elle s’est développé en parti national en plus de ses activités armées. Comme je ne connais pas bien le Vietnam, je pense surtout à la Colombie. Comme le M19, la guérilla pro-castriste colombienne dans les années euphoriques des guérillas révolutionnaires en Amérique Latine, (qui étaient aussi celles des grandes années de l’OLP à la fois comme mouvement politique révolutionnaire et comme organisation terroriste-au sens classique, non péjoratif et revendiqué où l’attentat terroriste, sur le modèle des Anarchistes de "l’action directe" ou de la "propagande par le fait"). Il y a eu un parti qui s’est créé, l’Union patriotique (UP), qui a été assez loin, en gagnant des mairies, des députés, et qui a même failli gagné les élections nationales et présidentielles s’ils n’avaient pas été tout simplement, et littéralement massacrés. Carlos Pizarro, ex-dirigeant du M19, "réinséré" (qui a déposé les armes) a même failli être président, il allait probablement gagné les élections présidentielles, a été assassiné quelques jours avant l’élection.

    Toutes choses étant égales par ailleurs, le Liban n’étant pas la Colombie, je décèle quelques ressemblances.

    Mais on peut aussi penser et décider que la lutte armée n’est pas l’option politique la plus "productive" (pour parler comme K.). Ce qui ne répond à la question de savoir ce qu’il faudra pour avoir la paix, et encore moins la justice (car on peut avoir la paix sur l’injustice-comme cela semble la voie dessinée par l’évolution actuelle de la Colombie, pour prendre le même exemple).

  • permalien K. :
    4 décembre 2009 @12h13   « »

    Tête d’épingle,

    Personnellement, je pense qu’on assisterait entre autres à une fin de la violation quotidienne de l’espace aérien libanais, pas vous ?

    Votre “pensée” relève d’une totale méconnaissance des réalités de la région.

    Elle est erronée pour diverses raisons, mais je ne vous donnerai que la plus évidente pour prévenir toute possibilité de verbiage.

    Après le Hezbollah on voudra surveiller les salafistes, et puis après je ne sais qui encore, car il y aura toujours, et de plus en plus violemment, des personnes qui refuseront d’intégrer le “processus de paix” tant que celle-ci demeurera une farce monumentale destinée à renforcer la suprématie absolue d’Israel dans la région, farce dont le corollaire obligé est l’appauvrissement des populations non israéliennes juives, larbins sionistes mis à part.

    J’ajouterais quand même que votre “pensée” est d’autant plus étrange qu’elle s’exprime à un moment ou les religieux (le Liban fait partie du “pays de Canaan”...) se renforcent dangereusement en israel.

    Amicalement

  • permalien K. :
    4 décembre 2009 @12h17   « »

    ...qui refuseront d’intégrer le “processus de paix” tant que celui-ci

  • permalien Nathan :
    4 décembre 2009 @12h17   « »

    Yasmina : 4 décembre @11h47

    l’ennemi ce n’est pas le judaisme mais le sionnisme qui est un nationalisme colonialiste basé sur une injustice.

    Certes, certes, mais il se fait que les sionistes sont juifs et que l’immense majorité des Israéliens juifs sont sionistes. Donc si l’ennemi est le sionisme, cet ennemi est également juif. Qu’importe pour un Israélien de savoir que Nasrallah ne le vise pas en tant que juif mais en tant que sioniste. A l’arrivée, ça ne change pas grand-chose.

    De toutes façons, il est fort probable que Nasrallah ne respecte pas les juifs en tant que juifs mais parce qu’il est contraint par ses saintes écritures à respecter le peuple du Livre (avec le léger mépris qu’il convient envers un peuple qui n’a pas été "à la hauteur du message divin").

  • permalien Yasmina :
    4 décembre 2009 @13h19   « »

    que les sionistes sont juifs et que l’immense majorité des Israéliens juifs sont sionistes.

    Nathan, non pas tout a fait. Il ya des sionistes athéeee, chretiens et maintenant arabe( ceux qui sont contre la resistance et pour le "processus de paix" tel que definis par les dominants c à d les Usa et Israel)

  • permalien Zulfikar :
    4 décembre 2009 @13h51   « »

    @ Anonyme 13,

    Bonjour,

    (qui n’a jamais été communiste !, où avez-vous vu cela Zulfikar ??? ou est-ce une citation rapportée ?).

    Je ne faisais que citer Hassan Nasrallah, mais j’ai oublié de poster le lien de l’Orient le Jour. Mais Hassan Nasrallah a bien dit en arabe Shu"uiya (communiste) et non Ichtirakya (socialiste) le 11 novembre 2009.

    Cela dit, le marxisme est "une grammaire révolutionnaire". Or, dans un texte datant de 1985, Peut-on penser la politique ? Alain Badiou rappelait que le marxisme n’avait plus de référent, c’est-à-dire un mouvement auquel on puisse l’y associer concrètement. Badiou en distinguait trois :

    1. L’URSS, c’est-à-dire un Etat.
    2. Les mouvements de libération nationale, tels qu’on les a connus durant la décolonisation et au Vietnam
    3. Les syndicats (si ma mémoire est bonne).

    De ces 3 référents, il n’y a plus rien ou presque rien.

    Le problème, et c’était le sens de ma critique concernant As’aad Abu Khali d’Angry Arab blog, qui voulait appliquer un concept occidental - celui des partis politiques de Maurice Duverger - qui n’est pas opérante. C’est d’ailleurs l’erreur que font bon nombre d’intellectuels libanais et arabes.

    La vigueur d’une pensée ou d’un mouvement, se traduit par des concepts nouveaux qui éclairent le terrain. Or, dans le monde arabe, nous n’en produisons pas. Et on va chercher en "Occident" des concepts qui ne trouvent pas ou peu de référents.

    Lire l’introduction du Proche-Orient éclaté de Georges Corm est très instructif à cet égard.

    Amicalement.

    Salutations à tous. A bientôt.

  • permalien Anonyme 13 :
    4 décembre 2009 @14h37   « »

    Merci beaucoup Zulfikar de vos précisions toujours très instructives.

    J’en profite pour signaler, très honteusement, une grave erreur de ma part : il ne s’agit pas du tout de la UP, le parti du M19 démobilisé, mais de la Aliance pour la vie-M19, lorsque tous les membres de cette guérilla révolutionnaire marxiste avaient déjà déposé les armes, notamment son chef charismatique "jefe papito" (trad. le chef beau-gosse).
    La UP est un parti dont les FARC, principalement, ainsi que d’autres personnes civiles et même d’autres guérillas marxistes, avaient créé. Leur n’en fut pas moins, hélas, celui mentionné, et d’ailleurs, eux aussi avaient bien des chances d’arriver au pouvoir par des élections démocratiques, les massacres de tous les dirigeants étant intervenus brutalement.

  • permalien Tête d’épingle :
    4 décembre 2009 @15h25   « »

    A K. et Une Bille,

    Il semble que je n’ai pas été assez clair, mais je faisais preuve d’ironie. Je me doute très bien que quoi qu’il arrive, on désignera, inventera ou même fabriquera un "obstacle au processus de paix".

    Amicalement, et encore désolé pour mon manque de clarté, je rajouterais des (joke inside) la prochaine fois peut-être :>

  • permalien Tête d’épingle :
    4 décembre 2009 @15h46   « »

    Le président du parlement iranien (Majlis), Ali Larijani, a déclaré jeudi que le parlement iranien examinera les relations de l’Iran avec les électeurs de la résolution de vendredi de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) contre la République islamique, a rapporté l’ agence de presse officielle IRNA.

    A vrai dire, les Iraniens commencent quelque peu à me fatiguer. Ils feraient mieux de se concentrer à rassurer les Russes afin d’obtenir les S-300 et par là un bon garde-fou contre une explosion de la région, plutôt que de louvoyer et de provoquer ainsi.

  • permalien Nathan :
    4 décembre 2009 @16h01   « »

    Yasmina : 4 décembre @13h19

    Nathan, non pas tout a fait. Il ya des sionistes athéeee, chretiens et maintenant arabe( ceux qui sont contre la resistance et pour le "processus de paix" tel que definis par les dominants c à d les Usa et Israel)

    Ne jouons pas sur les mots. Le sionisme est une idéologie nationaliste née parmi les juifs. Les chrétiens évangélistes sont des sionistes d’opérette. Comme le disait je ne sais plus qui, le messianisme évangéliste est une pièce en 5 actes au cours de laquelle les juifs disparaissent au quatrième acte.

    D’autre part, les Palestiniens (musulmans ou chrétiens) en faveur du processus de paix ne sont bien sûr, nullement sionistes sauf pour des gens comme vous, qui les considérez comme des traitres. Je vous fais remarquer que l’Autorité palestinienne refuse de reconnaître Israël en tant qu’Etat juif, ce qui est par définition le crédo sioniste. Par conséquent, hormis le respect que je vous dois, il me semble que vous racontez des bêtises.

    D’autre part, vous ne l’avez sans doute pas encore compris mais on peut être juif (de culture, de tradition, d’appartenance, de filiation) et athée. De même qu’on peut être de culture musulmane dans le sens où l’on parle de civilisation musulmane et cependant être athée. Aujourd’hui, c’est ainsi. On peut avoir de multiples appartenances. Rien n’est écrit dans le ciel et chaque être humain a son libre arbitre.

  • permalien une bille :
    4 décembre 2009 @16h06   « »

    @Tête d’épingle,

    rassurez-vous votre second degré ne m’avait pas échappé et c’est pour ça que je me suis permis de poursuivre votre raisonnement jusqu’à l’absurde.

    Pour l’Iran je sais que votre exaspération est réelle et justifiée si on reste sur le plan diplomatique. Mais en réalité la diabolisation de l’Iran et de son uranium, les tentatives de déstabiliser le pays, qu’on ne retrouve pas vis à vis de pays comme l’Inde, la Corée du Nord, le Pakistan ou Israël, ne s’explique que si on passe du plan diplomatique au commercial.

    Le crime suprême de l’Iran c’est de vouloir vendre de l’uranium enrichi sur un marché aujourd’hui monopolistique. Le prétexte de la bombe ne sert qu’à permettre à l’Iran de produire de l’uranium enrichi sans lui permettre d’en contrôler les coûts.

    D’où ce jeu de chat et de la souris pour contrôler ces coûts. C’est fastidieux mais toutes les négociations commerciales (voir le projet JSF) à ce niveau ont le même aspect mais on en parle moins, parce que, ici, la publicité de la négociation fait partie de la stratégie du monopole.

    Ce qui explique le détachement d’Ahmadinejad face aux menaces d’attaque de l’Iran.

  • permalien K. :
    4 décembre 2009 @16h25   « »

    @ Tête d’épingle

    Vous me rassurez :-)

    J’avoue que pour ma part j’étais complètement passé à coté du “second degré”.

    Une connaissance qui suit ce blog m’a récemment intrigué en me disant que certains posts arrivaient parfois à ébranler ses convictions anti politiques israéliennes.

    Amicalement

  • permalien Noval :
    4 décembre 2009 @18h15   « »

    @ Nathan - Message du 04 décembre 16 h 1

    " Le sionisme est une idéologie nationaliste née parmi les juifs ".

    Votre définition, globalisante, est quelque peu imparfaite .

    Le sionisme n’a en effet jamais effleuré de quelque manière que ce soit les juifs sépharades avant que des colons venus d’Europe ne viennent les embarquer dans d’aventureuses conquêtes.

    Cette idéologie nationaliste est née en Europe au XIXème siècle, s’y est développée dans la première moitié du XXème siècle avant de se muer en colonialisme sur une terre non européenne.Les juifs originaires de l’Afrique et de l’Asie n’étaient pendant ces mêmes périodes aucunement sionistes ; ils n’en étaient pour autant pas moins, ni plus juifs que ceux qui les ont convaincus des vertus du sionisme.

    " ... on peut être juif (de culture, de tradition, d’appartenance, de filiation) et athée. "

    Je souscris à cette affirmation ; vous auriez cependant pu compléter votre énumération en ajoutant que l’on peut parfaitement être juif et antisioniste. Car cette idéologie, qui pour s’imposer et se développer refuse et nie nécessairement l’altérité de l’autre (en l’espèce celle des Palestiniens), n’a jamais réussi à expliquer pourquoi on ne peut pas parfaitement et harmonieusement être juif, athée ou pratiquant, hors de l’Etat d’Israël.

    " Rien n’est écrit dans le ciel et chaque être humain a son libre arbitre ".

    Si les idéologies collectives spécifiques, comme par exemple le sionisme, naissent, grandissent et se développent sur terre, c’est cependant vers le ciel que leurs adeptes et propagateurs se tournent pour agir lorsque tout le reste, comme par exemple la simple raison humaine, n’arrive plus à justifier l’injustifiable. Et lorsque l’on veut créer un paradis spécifique sur terre, le libre arbitre est en général renvoyé aux calendes grecques ; un livre de prière tenu en mains suffit à certains pour voler et spolier la terre d’autrui et le libre arbitre est le dernier de leurs soucis pour arriver à leurs fins.

  • permalien une bille :
    4 décembre 2009 @18h36   « »

    @Nathan pour qu’il devienne un sioniste compétent :

    Proclamation à la nation Juive Quartier général Jérusalem,
    1er floréal, an VII de la République Française (20 avril 1799)
    Bonaparte, commandant en chef des armées de la République Française
    en Afrique et en Asie, aux héritiers légitimes de la Palestine :
    Israélites, nation unique que les conquêtes et la tyrannie ont pu, pendant des milliers d’années, priver de leur terre ancestrale, mais ni de leur nom, ni de leur existence nationale !

    Les observateurs attentifs et impartiaux du destin des nations, même s’ils n’ont pas les dons prophétiques d’Israël et de Joël, se sont rendus compte de la justesse des prédictions des grands prophètes qui, à la veille de la destruction de Sion, ont prédit que les enfants du Seigneur reviendraient dans leur patrie avec des chansons et dans la joie et que la tristesse et que les soupirs s’enfuiraient à jamais. (Isaie 35.10)

  • permalien
    4 décembre 2009 @19h22   « »

    Merci Yasmina

    Je pars incessamment voir "Rachel" (Coorie)

    Je réagirai plus tard toujours dans un but constructif et didactique par amour pour les pauvres Palestiniens patriotes.
    Mais en apéro :

    Personne, sauf DES Juifs, n’a l’inintelligence de prétendre qu’il connait l’identité, disons mal, " ethnique", de ses ascendants d’il y a trois mille ans, et même deux mille, et donc de s’en prétendre héritiers légitimes, surtout d’une terre donnée par un dieu

    Aucune entité étatique n’a l’inintelligence de prétendre connaître la date de la création de l’Univers et d’en faire le départ de son calendrier officiel.

  • permalien Anonyme 13 :
    4 décembre 2009 @21h36   « »
    Convictions ou compréhensions

    @ Tête d’épingle

    Je ne sais plus trop, du coup, si cela était de l’ironie ou non de votre part.
    Si cela ne l’était pas, alors merci, un grand merci pour votre fatigue contigüe à la mienne devant cette histoire de "pseudo peuple" juif. Qui est une façon sophistiquée et pseudo-scientifique de l’insulte antisémite.

    K. (et quelques autres) ne voient pas pourquoi. Eh bien, c’est tout là le problème, je dirais.

    Si vous êtes insulté, K., vous n’allez pas dire un mot ?

    Ah oui ! J’oubliais ! Vous êtes un homme de parti. Vous avez votre guérilla avec vous. Votre cause. Votre mission. Car vous, vous avez bien une mission. Qui, éventuellement, peut être considérée juste, mais qui en est une. Contrairement à moi qui ne suis pas dans le discours militant, d’aucune sorte d’ailleurs bien que mes sympathies aillent naturellement dans le sens de la solidarité avec le sort des Palestinens. C’est bien a raison véritable d’ailleurs de l’incompréhension que subit mon discours. L’absence de discours partisan, de vouloir déterminer tout mon langage dans un camp.

    Ce que j’essaye, sans trop y arriver d’ailleurs, est de comprendre, d’analyser une situation de conflit armé : en droit international humanitaire, c’est bien la situation entre Israel et le Hamas, les autres organisations palestiniennes et le Hezbollah. (ça ne force pas du tout à croire que les parties du conflit soient d’égales forces ou responsabilités ni fautes).
    K, vous avez des convictions. Personnellement, je ne cherche pas à les ébranler d’aucune manière que ce soit, mais à discuter avec vous et à chercher à comprendre votre pensée. Et celle des autres.

    Amicalement

  • permalien
    4 décembre 2009 @22h02   « »

    @ Mike, oui la modération est devenue étrange ici.

    Essayez de reposter plusieurs fois, parfois ça marche : au bout d’une dizaine de fois (faut avoir du temps devant soi !) le post reste en place, soit le modérateur a changé... soit il s’est fatigué !

     ;-)

  • permalien Tête d’épingle :
    4 décembre 2009 @22h02   « »

    Je ne sais plus trop, du coup, si cela était de l’ironie ou non de votre part.
    Si cela ne l’était pas, alors merci, un grand merci pour votre fatigue contigüe à la mienne devant cette histoire de "pseudo peuple" juif. Qui est une façon sophistiquée et pseudo-scientifique de l’insulte antisémite.

    Mon ironie s’appliquait seulement au désarmement du Hezbollah qui provoquerait une situation sans ennui. Cette histoire de "pseudo-peuple juif" m’exaspère réellement. Autant pour la démesure de cette formule que pour son côté terriblement insultant.

  • permalien K. :
    4 décembre 2009 @22h37   « »

    Si vous avez bien lu le premier post que j’avais adressé à Tête d’épingle, je ne faisais référence qu’à la partie concernant les armes du Hezbollah.

    Sinon vous mélangez allègrement les genres, et en particulier entre le post que vous avait adressé Sakhra et celui de l’anonyme :

    1- Sakhra n’a jamais employé le terme de “pseudo peuple juif”.

    2- Contrairement à ce qui s’apparente soit à de l’obsession aveugle soit à une volonté délibérée de manipulation, ni Sakhra ni moi ne vous avons ciblé comme juif et nous avons expliqué et elle et moi le contexte dans lequel ce mot avait été employé. Pour ma part, comme je l’ai pourtant déja expliqué, (vous souffrez de cécité transitoire ?) c’était sur un mode ironique parce que vous preniez des prémisses fantaisistes comme fondements de vos convictions.

    Par ailleurs, arrêtez de délirer, je ne suis pas du Hezbollah.

    Vous êtes quand même un drole de personnage....

  • permalien K. :
    4 décembre 2009 @22h53   « »

    K, vous avez des convictions. Personnellement, je ne cherche pas à les ébranler d’aucune manière que ce soit

    Là je ne comprends rien. Ou ai-je dis que vous cherchiez à ébranler mes convictions ? Et d’ailleurs, dans une situation aussi inégale en droit, vous n’auriez pas la moindre chance d’y réussir.

  • permalien Nathan :
    4 décembre 2009 @23h21   « »

    Vous avez raison, Noval, le sionisme est une idéologie nationaliste née parmi les juifs ashkenazes d’Europe mais vous noterez qu’un certain nombre de juifs sépharades l’ont adopté par la suite. J’ai même l’impression que de nos jours, les sépharades sont beaucoup plus sionistes que les ashkenazes.

    Vous qui êtes probablement un juif progressiste et anti-sioniste, vous pouvez être difficilement insensible à la condition des juifs du 19ème siècle qui a donné naissance au sionisme, par exemple ce qu’en dit Léon Pinsker, juif d’Odessa en 1882 :

    " Le Juif est considéré par les vivants comme un mort, par les autochtones comme un étranger, par les indigènes sédentaires comme un clochard, par les gens aisés comme un mendiant, par les pauvres gens comme un exploiteur millionnaire, par les patriotes comme un apatride, et par toutes les classes comme un concurrent qu’on déteste."

    Ça me permet de rebondir sur le Hezbollah. Prétendre comme le fait Alain Gresh, qu’en utilisant le terme marxiste d’aliénation, Nasrallah se rapproche davantage de cette idéologie laïque est une aberration. Certes, il emploie le même terme mais pas dans le même sens. Le sens est même tout à fait l’inverse. En effet, pour Marx, la religion est une aliénation, un miroir déformant de la réalité sociale vécue par les individus exploités tandis que pour un Nasrallah, le vécu social aliéné auquel le capitalisme condamne les individus est une épreuve sur le chemin de la vérité révélée par la religion (ici, l’islam). Le terme est le même mais il recouvre des conceptions radicalement opposées.

  • permalien
    4 décembre 2009 @23h32   « »

    Le peuple juif

    Car la grande majorité des intellectuels israéliens persistent –entre autres – à s’enfermer dans un imaginaire ethnonational, que l’auteur déconstruit en recourant à la sociologie, à la linguistique et, bien sûr, à l’histoire. On lira notamment le chapitre sur le postsionisme. Mais l’apport le plus étonnant de cet ouvrage est l’éclairage radicalement neuf apporté sur la réalité du judaïsme en Palestine et en Méditerranée au Ier siècle de notre ère : les faits établis questionnent jusqu’à la notion même de « peuple juif ».

    Les mots et la terre

    http://www.monde-diplomatique.fr/20...

  • permalien Tête d’épingle :
    4 décembre 2009 @23h40   « »

    Yann,

    En soi, tous les peuples sont inventés. Je considère que dès l’instant où un groupe de personnes se considèrent être d’un peuple, que ce soit pour une raison "fondée" ou non, ils font partie d’un peuple. Peu importe que ce dernier soit inventé ou non. Le lien de sang et l’histoire commune n’existent de toute manière que dans l’imaginaire collectif, et si j’y accorde beaucoup d’importance, je ne me sens en aucun cas lié à quelque état que ce soit par exemple, car je ne les approuve pas. Ensuite, je ne vois pas où j’ai fait la défense du sionisme. La création de l’Etat d’Israël a toujours été une imposture pour moi, et que le peuple juif ait réellement existé ou non n’y change rien. Ce qui ne signifie pas bien entendu que je vais vouloir "rejeter les juifs à la mer" (en particulier ceux qui sont nés en Israël et qui n’ont jamais rien connu d’autre). La meilleure chose qui reste à espérer est une chute suffisante de l’influence américaine qui fera disparaître l’impunité israélienne. Ceci fait, les choses deviendront bien plus simples. Mais je ne vois pas le rapport entre la politique et cette histoire de "peuple".

    En ce qui concerne Gilad Atzmon, je tiens à préciser que je cite les textes, et jamais les hommes. Sachant que je n’ai jamais vu ou lu un homme que j’approuvais réellement. Parfois, je suis d’accord avec Atzmon, d’autres fois, non. Mais, de toute manière, surtout maintenant, je suis las, et je n’ai même pas la moindre idée de ce qui pourrait être le "mieux", ou même le "bien".

    Cordialement.

  • permalien orangerouge :
    4 décembre 2009 @23h51   « »

    Oui tous les peuples ont été inventés.

    Et le problème c’est de figer la définition du peuple (qui en fait partie ou non) sans lui permettre d’évoluer (souvent en s’appuyant sur une base génétique, réelle ou imaginée).

  • permalien Yann :
    5 décembre 2009 @00h01   « »

    @ Tête d’épingle,

    J’apprécie sincèrement votre réponse à mon message.

    Je vous présente mes excuses pour l’accusation gratuite que j’ai lancée contre vous.

    Pour moi, Shlomo Sand et Gilad Atzmon sont réellement des personnes courageuses.

    Je continuerai de vous lire avec plaisir.

  • permalien Nathan :
    5 décembre 2009 @00h07   « »

    Tête d’épingle : 4 décembre @23h40

    En soi, tous les peuples sont inventés. Je considère que dès l’instant où un groupe de personnes se considèrent être d’un peuple, que ce soit pour une raison "fondée" ou non, ils font partie d’un peuple.

    Evidemment. Un peuple est une notion culturelle. Seuls les racistes croient à une base exclusivement biologique. Et seuls les naïfs croient contester la validité d’une appartenance culturelle en invoquant une réalité biologique.

  • permalien Anonyme 13 :
    5 décembre 2009 @01h01   « »
    Départ

    Mon Cher K.,

    Je dois m’absenter pour une période indéterminée.

    Je croyais sincèrement que vous étiez du Hezbollah, sur quoi vous auriez eu plein droit de mon point de vue.

    Je serais du coup intéressé de lire votre point de vue de façon plus précise. Je suis un peu comme Tête d’épingle, lorsqu’il dit :

    Mais, de toute manière, surtout maintenant, je suis las, et je n’ai même pas la moindre idée de ce qui pourrait être le "mieux", ou même le "bien".

  • permalien Lou :
    5 décembre 2009 @01h10   « »

    à propos des peuples, des communautés, des groupes, cet article de Ynetnews relate comment les Israéliens émigrés en Colombie Britannique se ressentent fort différemment des Canadiens juifs .

    Les émigrés reconnaissent que nouer des liens sociaux avec les Juifs canadiens locaux n’était pas facile, et donc le plus souvent ils se liaient à d’autres membres de la communauté israélienne.

     
    Selon l’étude, la raison pour ce clivage entre les Israéliens et les locaux découle des différences culturelles et comportementales. En tant que tels, les Israéliens sont beaucoup plus directs et « à sang chaud" que les Canadiens, et il leur est souvent difficile de comprendre ce que veulent dire vraiment les gens du pays. Une autre difficulté vient de la barrière de la langue - certains Israéliens ont souvent du mal à s’expliquer avec la population locale.

    (...)
    La plupart des personnes interrogées ont affirmé que le plus grand obstacle qu’ils ont affronté au Canada est le grand écart social entre eux et les Juifs canadiens. Alors que les Israéliens se sentent liés aux Canadiens [juifs], ces derniers se voient comme canadiens, tant dans la définition que dans le comportement. Selon les Israéliens, les différences entre les deux groupes sont plus grandes que les ressemblances.

  • permalien Mach1 :
    5 décembre 2009 @09h32   « »

    @Nathan

    On ne voit pas très bien en quoi ce programme est "nouveau". La milice islamo-fasciste reste une organisation militaire autonome. La petite modification - à savoir la renonciation à établir un jour une entité islamique au Liban - est d’ordre purement cosmétique.

    Le problème pour les Libanais est le suivant : si d’aventure les Israéliens bombardent Natanz, est-ce que le Hezbollah sera assez fou pour riposter sur Israël et mettre l’intégrité de l’Etat libanais en danger alors que ce conflit ne le concerne pas ? Voilà la question à laquelle les Libanais doivent réfléchir.

    1er paragraphe : Terme "islamo fasciste" bien entendu inapproprié mais usé à satiété par les sionistes pour tenter d’ifluencer le plus crédule des esprits.

    Quant à l’islamisation du Liban, idem. Les sionistes aiment déformer la réalité. Mécanisme utilisé à des fins de propagande là encore connu de tous. Car depuis 1992, il n’est plus quesion d’islamiser le Liban qui doit sa richesse à son multi confessionalisme.

    2ième paragraphe : Si d’aventure... comme tu le dis. Oui, périlleuse aventure pour Israel (entité qui préfère s’en prendre aux civils)... Prendra t-elle le risque de mettre également chaque point de la Palestine occupée sous les feux de la résistance ?! Car les rapports de force ont changé. En face, il y a maintenant discipline, armement, structure, et organisation. Et surtout, ils se tiennent prêts et ont une foi inébranlable.

    Enfin, une attaque de l’Iran concernera l’ensemble de la région et pourra bien se révéler un tournant du présent.

    Fini le temps des suppositions de toute façon. Vous faites et vous aurez la réponse à vos questions (action / réaction). En face, ils vous disent qu’ils sont prêts. Si vous ne l’êtes pas, cessez donc d’aboyer.

  • permalien K. :
    5 décembre 2009 @13h19   « »

    @ Anonyme 13

    Je croyais sincèrement que vous étiez du Hezbollah, sur quoi vous auriez eu plein droit de mon point de vue.

    Si on prend le parti de la bonne foi, vous rendez-vous compte de la tenacité de vos préjugés et de vos contradictions ?

    Au même moment ou vous critiquez un internaute pour abus de langage, vous adoptez une curieuse croyance qui prend comme prémisse fantaisiste le fait que seuls ceux qui font partie du Hezbollah peuvent le trouver défendable....

  • permalien Nathan :
    5 décembre 2009 @15h21   « »

    Mach1 : 5 décembre @09h32

    En face, ils vous disent qu’ils sont prêts. Si vous ne l’êtes pas, cessez donc d’aboyer.

    Brrrrrr ! Je pense qu’après une menace aussi sérieuse, l’Etat-major israélien tout entier (qui a lu votre post, bien entendu) doit être mort de trouille ! Je n’aimerais pas être à leur place... Si Mach1 est de la partie, ils sont fou-tus.

  • permalien Vladimir :
    5 décembre 2009 @17h50   « »

    Je trouve l’article de Daniel Vanhove tout à fait intérressant !

    Voilà certainement la méthode la plus rationnel de satisfaire toute les parties, hormis bien entendu les fanatiques de tout bords :).... Nathan à votre clavier héhé !

    http://www.michelcollon.info/index....

  • permalien Nathan :
    5 décembre 2009 @18h18   « »

    Ce Daniel Vanhove peut toujours essayer de déloger les Israéliens. On ne le retient pas. Avec l’aide de Mach1, il a toutes ses chances.

  • permalien
    5 décembre 2009 @20h39   « »
    Pseudo-peuple juif

    1/ Une bonne partie des "vrais" Juifs vivaient déjà loin de Jérusalem en l’an 0

    2/ Apparemment Dominique Vidal, vieux partenaire d’Alain Gresh, ne prend pas Shlomo Sand pour un rigolo ; j’en déduis que sa version Khazar n’est pas une ânerie

    3/ Quelle que soit leur véritable ascendance, quelle proportion de « Juifs » vivaient hors de portée d’Hitler entre 1933 et 1945 et constituait donc une partie conséquente du « peuple juif » qui n’aurait donc pas disparu, malgré les divers crimes nazi contre « leurs » Juifs ?

    3 bis/ Quelle proportion de Juifs aisés se sont mis hors de portée d’Hitler lui "laissant" les pauvres ?

    4/ Faut-il croire Warshawski quand il nous parle de son cousin sabra se moquant de lui : « Tu ne vas pas faire ton Juif-savonnette », c’est-à-dire un juif peu courageux, aux yeux des « nouveaux hébreux » sionistes bien à l’abri en Palestine, qui se serait laissé conduire sans résister dans les abattoirs hitlériens »

    5/ Les meneurs sionistes ashkénazes appelaient-ils ou non la majorité des séfarades arabes « du matériel humain » propre à être leurs larbins, de la chair à canon et des reproducteurs pour contrebalancer la démographie avec de la nouvelle future chair à canon ?

  • permalien Tête d’épingle :
    5 décembre 2009 @21h36   « »

    Nathan, vous vous aigrissez de plus en plus. Ne venez-vous pas ici pour tranquillement dialoguer avec des personnes qui ont un point de vue sensiblement différent du vôtre ?

    Attention.

  • permalien Nathan :
    5 décembre 2009 @23h58   « »

    @ Tête d’épingle

    Je ne demande pas mieux de dialoguer mais j’en ai par dessus la tête de lire des stupidités comme celle de ce Vanhove (courtesy of Vladimir) qui préconise de bouter les juifs israéliens à la mer et de les installer dans un Etat "désertique" des Etats-Unis. Et j’en ai tout aussi marre de lire des posts antisémites comme ceux de l’anonyme de 20h38 sans parler des tirades à propos du "pseudo-peuple juif". Si c’est ce que vous appelez un "dialogue", je m’en passe...

    Sur ce fil, je suis le seul à avoir posé une question fondamentale. Une question bien plus intéressante que les cogitations d’Alain Gresh à propos de la phraséologie du Hezbollah (pour tout dire, on s’en fiche un peu). Si, comme on peut le prévoir, les Israéliens bombardent les installations nucléaires iraniennes, le Hezbollah sera-t-il assez fou pour s’immiscer dans ce conflit et riposter sur Israël au risque de précipiter le Liban tout entier une escalade à côté de laquelle la guerre de 2006 aura été une promenade de plaisir ?

    Réfléchissez plutôt là-dessus.

  • permalien Mach1 :
    6 décembre 2009 @11h29   « »

    Brrrrrr ! Je pense qu’après une menace aussi sérieuse, l’Etat-major israélien tout entier (qui a lu votre post, bien entendu) doit être mort de trouille ! Je n’aimerais pas être à leur place... Si Mach1 est de la partie, ils sont fou-tus.

    Quelle menace ?! Et quel état major ?! Celui qui ordonne de s’en prendre aux civils parce qu’en face ils ne lancent plus de cailloux ?!

    Ce que le Monde observe ce sont vos aboiements et votre lâcheté. Attaquez donc...

  • permalien volodia :
    6 décembre 2009 @12h00   « »

    cet article est fort interessant, comme toujours avec M. Gresch, mais il faudrait ajouter, le financement Américain auprès de M.Hariri, déterminant pour ses options politiques.

  • permalien Mach1 :
    6 décembre 2009 @14h25   « »

    @ Nathan

    @ Tête d’épingle

    Je ne demande pas mieux de dialoguer mais j’en ai par dessus la tête de lire des stupidités comme celle de ce Vanhove (courtesy of Vladimir) qui préconise de bouter les juifs israéliens à la mer et de les installer dans un Etat "désertique" des Etats-Unis. Et j’en ai tout aussi marre de lire des posts antisémites comme ceux de l’anonyme de 20h38 sans parler des tirades à propos du "pseudo-peuple juif". Si c’est ce que vous appelez un "dialogue", je m’en passe...

    Sur ce fil, je suis le seul à avoir posé une question fondamentale. Une question bien plus intéressante que les cogitations d’Alain Gresh à propos de la phraséologie du Hezbollah (pour tout dire, on s’en fiche un peu). Si, comme on peut le prévoir, les Israéliens bombardent les installations nucléaires iraniennes, le Hezbollah sera-t-il assez fou pour s’immiscer dans ce conflit et riposter sur Israël au risque de précipiter le Liban tout entier une escalade à côté de laquelle la guerre de 2006 aura été une promenade de plaisir ?

    Réfléchissez plutôt là-dessus.

    Dans tes écrits, il n’y est pas fait mention de "question fondamentale" mas plutôt de "crainte fondamentale" de ta part. Nuance.

    Selon les déclarations du Hezbollah (bien plus crédibles que les votres, cf 2006), chaque recoin de la Palestine occupée peut être atteint par ce dernier. 1er point.

    Que dire donc des capaciés iraniennes et de son armada prête à en découdre ?! Second point.

    Le Monde n’en a que faire de vos aboiements qui font plus de mal à vos gorges qu’à ses oeilles. Epargnez lui donc vos gérémiades, mordez, et vous aurez la réponse à vos questions.

  • permalien Nathan :
    6 décembre 2009 @14h42   « »

    volodia : 6 décembre @12h00

    cet article est fort interessant, comme toujours avec M. Gresch, mais il faudrait ajouter, le financement Américain auprès de M.Hariri, déterminant pour ses options politiques.

    Alain Gresh devrait analyser par la même occasion la nature et l’importance des liens qui existent entre le Hezbollah et l’Iran. Jusqu’à quel point ce mouvement est-il vraiment indépendant de ses mentors iraniens ? Le nouvel esprit de conciliation du Hezbollah au Liban n’est-il pas un compromis purement tactique ? Le Hezbollah ne cherche-t-il pas à éviter provisoirement les conflits au Liban sur ordre des Iraniens en attendant que l’Iran possède la bombe atomique ? En cas de conflit entre Israël et l’Iran, la milice Hezbollah restera-t-elle l’arme au pied ? La question de l’intervention ou non du Hezbollah dans un conflit israélo-iranien a-t-elle été débattue entre tous les partis libanais ? Hariri et les autres sont-ils d’accord pour que le Hezbollah entraîne le Liban dans un conflit qui ne le concerne pas ? Voilà de bonnes questions que devrait se poser M. Gresh. Elles me semblent plus urgentes que l’exégèse byzantine du terme "aliénation" dans la phraséologie du Hezbollah, dont le monde entier se fiche comme de sa première chemise.

  • permalien Mach1 :
    6 décembre 2009 @19h44   « »

    Alain Gresh devrait analyser par la même occasion la nature et l’importance des liens qui existent entre le Hezbollah et l’Iran. Jusqu’à quel point ce mouvement est-il vraiment indépendant de ses mentors iraniens ? Le nouvel esprit de conciliation du Hezbollah au Liban n’est-il pas un compromis purement tactique ? Le Hezbollah ne cherche-t-il pas à éviter provisoirement les conflits au Liban sur ordre des Iraniens en attendant que l’Iran possède la bombe atomique ? En cas de conflit entre Israël et l’Iran, la milice Hezbollah restera-t-elle l’arme au pied ? La question de l’intervention ou non du Hezbollah dans un conflit israélo-iranien a-t-elle été débattue entre tous les partis libanais ? Hariri et les autres sont-ils d’accord pour que le Hezbollah entraîne le Liban dans un conflit qui ne le concerne pas ? Voilà de bonnes questions que devrait se poser M. Gresh. Elles me semblent plus urgentes que l’exégèse byzantine du terme "aliénation" dans la phraséologie du Hezbollah, dont le monde entier se fiche comme de sa première chemise.

    Quid de l’importance des liens entre l’Israel et les USA ?! Jusqu’à quel point le mouvement sioniste est-il indépendant de ses mentors étasuniens ?! La question de l’intervention ou non des USA a t’elle été débattue au pays de l’oncle Sam ?! En cas de conflit entre Israel et Iran, les sauvages étasuniens resteront-ils armes au pied ?! Obama et les autres sont-ils d’accord pour qu’Israel entraine les USA dans un conflit qui ne les regarde pas ?!

    T’es marrant Nathan avec tes questions qui reflètent la peur d’un front au nord.

    Crois-tu après 2006 qu’Israel fasse (encore) peur et qu’elle pourra supporter le poids de représailles en cas d’attaque sur l’Iran ?!

  • permalien K. :
    6 décembre 2009 @19h58   « »

    Apres Chas Freeman, le lobby sioniste essaye d’empêcher la nomination au sein de l’administration US de l’ancien sénateur Républicain Chuck Hagel, notamment parce qu’en Aout 2006 Hagel avait refusé de signer une lettre demandant à l’ONU de ranger le Hezbollah dans sa liste des organisations terroristes.

  • permalien K. :
    6 décembre 2009 @20h39   « »

    Questions :

    Faudra-t-il, en cas de frappe israelienne sur l’Iran, considérer les dirigeants des Etats-Unis (sans l’accord desquels une frappe sur l’Iran est impossible), comme une procuration d’Israel (aux dépens des intérets de leurs propres citoyens, vu les conséquences économiques d’une telle frappe) ou comme des alliés en prédation ?

    Israel peut-elle frapper l’Iran sans risquer de voir, pour la premiere fois dans l’histoire de cet Etat-voyou par excellence qui a le culot de se présenter comme la “lumiere des nations”, des missiles iraniens tomber sur Tel-Aviv ?

    Israel a-t-elle décidé que des missiles iraniens sur Tel-Aviv étaient un moindre mal par rapport à la maitrise de la technologie de l’enrichissement de l’uranium par l’Iran ?

  • permalien une bille :
    6 décembre 2009 @20h47   « »

    Finalement, des missiles iraniens sur Jérusalem (plutôt que Tel Aviv), ne feraient-ils pas faire un bond spectaculaire au processus de paix.

    Et ceci d’autant plus que :

    s’il n’y a aucune ambassade à Jérusalem, il y a des consulats, principalement ceux des Etats-Unis et de pays européens. Ces consulats sont implantés dans le quartier Cheikh Jarrah, où les principales exactions et les plus grandes injustices sont commises à l’encontre des résidents palestiniens.
  • permalien Ana :
    6 décembre 2009 @21h06   « »

    "Le problème pour les Libanais est le suivant : si d’aventure les Israéliens bombardent Natanz, est-ce que le Hezbollah sera assez fou pour riposter sur Israël et mettre l’intégrité de l’Etat libanais en danger alors que ce conflit ne le concerne pas ? Voilà la question à laquelle les Libanais doivent réfléchir." - Nathan 3 décembre @23h53 et 5 décembre @23h58

    Il est amusant de lire - et plus encore de lire deux fois - que le fou serait le Hezbollah.

  • permalien Nathan :
    7 décembre 2009 @18h17   « »

    Les attentats du jour :

    A Peshawar, un kamikaze taliban s’est fait exploser à proximité d’un tribunal où sont jugés les responsables d’un autre attentat terroriste : au moins 7 morts, dont 3 policiers et 4 passants.

    A Baghdad, une bombe a explosé dans un lycée du quartier chiite. Au moins 7 enfants tués.

    A Lahore (Pakistan), deux bombes viennent d’exploser sur un marché : au moins deux morts.

    A Téhéran, la Savak islamique a tiré à balles réelles sur les étudiants qui manifestaient.

  • permalien Nathan :
    8 décembre 2009 @09h42   « »

    Les attentats de ce matin 8 décembre.

    Après avoir tué 7 enfants musulmans dans une école du quartier chiite de Bagdad, les terroristes ont fait sauter plusieurs bombes ce matin dans le centre de Bagdad. Au moins 4 victimes musulmanes.

    Après avoir tué 48 civils musulmans hier sur un marché de Lahore, les terroristes talibans ont tué au moins quatre civils musulmans dans la ville de Multan au Pakistan.

  • permalien Nathan :
    8 décembre 2009 @10h30   « »

    Le nombre de victimes civiles musulmanes des attentats terroristes de Bagdad s’élève pour l’instant à 77 morts et des centaines de blessés.

  • permalien
    8 décembre 2009 @11h29   « »

    Le nombre de victimes civiles musulmanes des attentats terroristes de Bagdad s’élève pour l’instant à 77 morts et des centaines de blessés.

    Avant, avec la dictature de Saddam, ils n’avaient pas le droit de s’entretuer, maintenant, avec la "libération" et la "Démocratie" apportée par Bush et son armée, ils peuvent.

    8 décembre @09h42 «  »
    Les attentats de ce matin 8 décembre.

    Après avoir tué 7 enfants musulmans dans une école du quartier chiite de Bagdad, les terroristes ont fait sauter plusieurs bombes ce matin dans le centre de Bagdad. Au moins 4 victimes musulmanes.

    Après avoir tué 48 civils musulmans hier sur un marché de Lahore, les terroristes talibans ont tué au moins quatre civils musulmans dans la ville de Multan au Pakistan

    Mais que fait donc l’Otan, et l’armée US ? Ne sont-ils pas engagés, pour "protéger les "peuples" contre les "terroristes Talibans ?

    A Téhéran, la Savak islamique a tiré à balles réelles sur les étudiants qui manifestaient

    "Iran is silencing all sources of information," said Netanyahu. "Using the power of the Internet and of Twitter against the Iranian regime is a tremendous thing that the United States can do."

    The prime minister added that the "deep hatred among part of the Iranian nation against the regime" could serve as a "very important asset to Israel."

    http://www.haaretz.com/hasen/spages...

    Et voilà le petit, petit soldat de la hasbara, qui s’exécute !!!

  • permalien NEVERMORE :
    8 décembre 2009 @12h42   « »
    Un nouveau programme pour le Hezbollah

    Nathan : A Téhéran, la Savak islamique a tiré à balles réelles sur les étudiants qui manifestaient.

    La SAVAK (persan : ساواک acronyme de سازمان اطلاعات و امنیت کشور Sāzmān-e Ettelā’āt va Amniyat-e Keshvar, Organisation pour le renseignement et la sécurité nationale) était le service de sécurité intérieure et le service de renseignement de l’Iran entre 1957 et 1979.

    Histoire
    La SAVAK est fondée en 1957 avec l’assistance de la CIA et du Mossad avec pour mission de protéger le Shah, Mohammad Reza Pahlavi et de contrôler l’opposition, en particulier politique. Son premier directeur est le général Teymour Bakhtiar qui est remplacé par Hassan Pakravan en 1961 puis assassiné. Pakravan est remplacé en 1965 par le général Nematollah Nassiri, un proche du Shah, et le service fut réorganisé et devint de plus en plus “efficace” face à l’opposition islamique et communiste (Toudeh) de plus en plus remuante. La SAVAK était sous les ordres directs du premier ministre et possédait des liens étroits avec l’armée.

    no comment

  • permalien Nathan :
    8 décembre 2009 @13h11   « »

    Déjà 127 civils musulmans tués et près de 500 blessés dans l’attentat de Bagdad, probablement fomenté par les djihadistes d’al-Qaida et/ou par les partisans de l’ancien régime du dictateur Saddam Hussein (lequel a encore quelques nostalgiques sur ce blog, qui estiment que son régime n’était au fond pas si mal).

  • permalien Ana :
    8 décembre 2009 @13h17   « »

    Tant qu’à compter...

    Etant donné qu’on compte plus d’un milliard de musulmans, quand victimes il y a, il y en a évidemment beaucoup parmi eux. C’est statistique, ces choses-là. On estime, par exemple, que l’embargo jadis décidé par l’ONU contre l’Irak de Saddam Hussein a fait
    150 000 victimes civiles par an. Fois 10 (dix ans d’embargo). Ou fois 12, mais on ne va pas ergoter pour 2 ou 3 centaines de milliers de victimes musulmanes (et chiites) de plus.

    En 2006, The Lancet estimait, depuis 2003 et toujours en Irak seulement, à 650 000 le nombre de victimes irakiennes qu’il était raisonnable de compter pour l’établissement de la démocratie dans ce pays infernal. En 2007, ORB notait que le nombre de victimes excédait désormais celui du Rwanda, estimé à 800 000. Certes, il paraîtrait ridicule de vouloir qu’on s’arrête en si bon chemin et inconvenant d’évoquer les 4 millions d’Irakiens déplacés.

  • permalien K. :
    8 décembre 2009 @14h51   « »

    Il faut être d’une certaine trempe pour occulter les centaines de milliers victimes civiles directes des sanctions et des bombes américaines.

    Il est évident, sauf pour les farceurs d’une certaine trempe, qu’on peut ne pas être un nostalgique du régime de Saddam et constater qu’avant l’implication américaine il n’y avait pas de tueries entre Irakiens de confession différente en Irak.

    Et pour ceux que ne satisfaisent pas les bêtises essentialistes des farceurs en question, les attentats de Bagdad surviennent alors qu’un accord a enfin été trouvé entre les différentes parties irakiennes pour la tenue d’élections nationales.

    Ces attentats visent bien sur à saboter ces élections, et le premier pays auquel on pense quant à ces sabotages est l’Arabie Saoudite des Saoud, ceux-là mêmes qui sont les alliés objectifs d’Israel.

  • permalien Mike :
    8 décembre 2009 @18h49   « »

    On notera que se déroule une guerre aujourd’hui au Yemen, avec son cortège de malheurs terribles pour les populations civiles, bombardements aériens aveugles et meurtriers, exodes massifs de civils fuyant la région des combats, et personne n’en parle à l’ Ouest...

  • permalien Mach1 :
    8 décembre 2009 @23h14   « »

    @ Ana

    "Le problème pour les Libanais est le suivant : si d’aventure les Israéliens bombardent Natanz, est-ce que le Hezbollah sera assez fou pour riposter sur Israël et mettre l’intégrité de l’Etat libanais en danger alors que ce conflit ne le concerne pas ? Voilà la question à laquelle les Libanais doivent réfléchir." - Nathan 3 décembre @23h53 et 5 décembre @23h58

    Il est amusant de lire - et plus encore de lire deux fois - que le fou serait le Hezbollah.

    Et oui Ana, nous sommes tous résistants. Et pour l’être il ne suffit pas d’être musulman, libanais, palestinien, arabe, ni même fou. Il faut juste être un tantinet doté d’humanisme et d’esprit de justice.

  • permalien Ana :
    10 décembre 2009 @15h55   « »

    "Personnellement, je pense que rien de bon ne peut sortir de ce gouvernement d’extrême-droite, lui même dépassé sur son extrême-extrême-droite par des colons fanatiques." - Nathan 10 décembre @09h28

    Personnellement, je pense que rien de bon n’est jamais sorti non plus d’un gouvernement de gauche, même quand il s’est fait agacer sur son ’extrême gauche’ par des gens qui n’étaient pas des colons fanatiques.

  • permalien K. :
    15 décembre 2009 @19h14   « »

    Le ""scoop"" de Philippe Abi-Akl du quotidien libanais “L’Orient Le Jour” : Michel Aoun retrouve le droit chemin et le Hezbollah en tremble.

  • permalien Lou :
    15 décembre 2009 @19h40   « »

    je tente à mon tour :
    Le ""scoop"" de Philippe Abi-Akl du quotidien libanais “L’Orient Le Jour” : Michel Aoun retrouve le droit chemin et le Hezbollah en tremble.

  • permalien Lou :
    19 décembre 2009 @19h44   « »

    Je cherchais quelque chose d’un peu plus consistant que la reprise simple de la dépêche d’agence pour relater cette rencontre qui devrait sembler incroyable à une grande majorité de la presse française ?
    N’aurait-elle pas dû enquêter tant et plus après tout ce qui a été écrit au lendemain de l’assassinat de Rafic Hariri, le 14 février 2005 ?
    Non, la grande majorité de la presse française reprend la dépêche comme si cette rencontre entre voisins était normale.

    Juste, RFI parle d’une rencontre historique et Paul Khalifeh supporte mal la conduite de la Syrie :

    Poignée de main historique entre Bachar el-Assad et Saad Hariri

    (...)Et comble de la provocation, moins de dix jours avant sa visite à Damas, la justice syrienne a émis des commissions rogatoires contre une douzaine de personnalités libanaises, dont des anciens ministres, des journalistes et des conseillers de Saad Hariri, accusées d’avoir incité des témoins à faire de fausses déclarations impliquant le régime syrien dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de Rafic Hariri. Pour les observateurs libanais, en lançant ces convocations, Damas a voulu définir l’ordre du jour des entretiens de Saad Hariri avec les responsables syriens et lui imposer la composition de la délégation qui va l’accompagner.

    Le stratagème a réussi, car Saad Hariri n’était accompagné que de son chef de cabinet et cousin Nader Hariri et aucun ordre du jour n’a été établi pour sa rencontre avec le président Bachar el-Assad. Celle-ci s’est déroulée au palais présidentiel et a duré trois heures. Les deux hommes se sont embrassés, se sont serrés la main et Saad Hariri est apparu souriant mais pas vraiment détendu avant l’entretien. (...)

  • permalien Yasmina :
    22 décembre 2009 @16h31   « »

    bonjour Lou,

    Et comble de la provocation, moins de dix jours avant sa visite à Damas, la justice syrienne a émis des commissions rogatoires contre une douzaine de personnalités libanaises, dont des anciens ministres, des journalistes et des conseillers de Saad Hariri, accusées d’avoir incité des témoins à faire de fausses déclarations impliquant le régime syrien dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de Rafic Hariri.

    pourquoi provocation ?

    La vrai provocation c’est la façon dont l’article est redigé oubliant de preciser que la justice syrienne a agit en raison de la plainte déposée par Jamil Sayyed l’ un des 4 Libanais emprisonnés sans preuves sur ordre de Detlev Mehlis le premier commissaire nommé pour enqueter sur l’assassinat de R. Hariri,

    Voici ce que vous avez ecrit lou le 1 mai 2009 reprenant un article de l’Orient le JOUR :

    Comment peut-il concilier son annonce de n’avoir aucune rancœur et sa détermination à poursuivre en justice les responsables de sa détention ? « C’est vrai, je n’ai pas de rancœur. Mais j’estime que ce qui s’est passé est très grave et au-delà de ma personne et de celle de mes compagnons, c’est tout le Liban et ses options qui étaient visés. C’est pourquoi, il faudrait prendre les mesures qui s’imposent pour qu’un tel crime ne soit pas réédité. Si les responsables de ces actes, notamment le procureur Mirza, les officiers, les politiciens et même les gens de l’information qui y sont impliqués présentent leur démission, je ne porterai plainte contre personne et le dossier sera clos. Mais s’ils refusent de le faire, je me vois dans l’obligation d’agir, dans l’intérêt du pays et de ceux qui veulent une justice juste. »
    Le général Sayyed évite d’attaquer le chef du Courant du futur et répète qu’il le croit simplement mal entouré et mal conseillé. Il répète que toute cette affaire dépasse les quatre généraux et que les fils secrets seront de plus en plus clairs.

    Sayyed refuse d’évoquer ses conditions de détention, mais à la question de savoir s’il a jamais douté de sa libération, il répond : « Jamais. Cette longue période m’a appris une chose : quand on croit dans la cause qu’on défend, qu’on sait être patient et qu’on est combatif, on finit toujours par obtenir gain de cause. Pour moi, la page est tournée, mais c’est un autre combat qui commence maintenant. »

    La justice libanaise ayant refusé la plainte de Jamil Sayyad, ce dernier a porté plainte aupres de la justice syrienne.

  • permalien Lou :
    23 décembre 2009 @12h31   « »
    Bernard Kouchner et Amine Gemayel

    Armes du Hezbollah : les Kataëb refusent le fait accompli
    23/12/2009

    Rien de moins qu’un recours en annulation contre l’article 6 de la déclaration ministérielle qui légitime les armes du Hezbollah. C’est ce qu’a annoncé hier Amine Gemayel au cours d’une conférence de presse au siège central du parti Kataëb, à Saïfi, en présence notamment des députés Samy et Nadim Gemayel. Une première s’il en est, surtout que c’est sur la base de ce texte ministériel que le gouvernement actuel a réussi à récolter la confiance du Parlement.

    Kouchner : « Il serait plus facile de rapprocher Israël et la Syrie s’il n’y avait pas le Hezbollah »

    « Est-ce que c’est facile alors que les pourparlers ne repartent pas entre Israéliens et Palestiniens ? » s’est interrogé le ministre, estimant en outre qu’il serait plus « facile » de rapprocher Israël et la Syrie « s’il n’y avait pas le Hezbollah ».
    « Dans l’éventuelle négociation que nous appelons de nos vœux entre Israël et la Syrie, il n’y a pas que le plateau du Golan, il y a aussi 20 000 missiles et une menace très claire. C’est aux Israéliens et aux Syriens de voir si les pourparlers peuvent reprendre sur les deux sujets », a encore fait valoir Bernard Kouchner.

    Bonjour Yasmina,
    En effet le ton de l’article était nettement partisan. merci pour la précision.

  • permalien Yasmina :
    23 décembre 2009 @12h55   « »

    bonjour Lou,

    Il serait plus facile de rapprocher Israël et la Syrie s’il n’y avait pas le Hezbollah

     »

    Et pourquoi pas : Il serait plus facile de rapprocher Israel et la Syrie s’il n’y avait pas le puissant lobby evangeliste usa. ???

    ces petites phrases perfides( guerres psychologiques) instillés au cours de déclarations et communiqués , n’impressionnent que ceux qui le veulent bien.

    amicalement.

  • permalien Tom Anglewood :
    29 décembre 2009 @17h35   « »

    Hezbollah : Une Nouvelle Chartre

    1. La Résistance Islamique Libanaise (Al Muqawamah) dirigée par Hezbollah est une armée de l’ombre. Son organisation, son fonctionnement et les règles de son engagement sont inédits. Avant la guerre de 2006, elle comptait environ 12,000 combattants et 85,000 aujourd’hui

    2. Les principaux atouts de cette Résistance sont :
    a. Une foi religieuse messianique que personne n’est forcé bien sûr de partager mais qui se traduit par une stupéfiante détermination des combattants dans l’engagement et par une capacité à endurer avec patience sans perdre leur capacité de réagir militairement, les épreuves les plus terribles y compris lorsqu’il s’agit d’absorber un bombardement comme celui qui en 33 jours de juillet-août 2006 surpassa en intensité sur un espace d’environ 2,250kms² tout ce qui est tombé sur l’Irak et l’Afghanistan réunis pendant quatre ans
    b. Une confiance osmotique dans la sagesse d’une direction politique et stratégique avec laquelle les combattants sont en contact permanent à travers un réseau de communication intégré et ultra-secret (c’est d’ailleurs l’agression annoncée contre ce réseau de communication qui a déclenché la foudroyante opération de nettoyage dite du 7 Mai)
    c. Un armement complet et efficace dont une bonne partie est assemblé ou maintenu en interne
    d. Un entraînement exceptionnellement dur et adapté aux circonstances qui prépare les combattants aux pires scénarios, y compris l’attaque nucléaire tactique

    3. La Charte de Hezbollah est politique, celle d’un parti qui se veut être un parti de gouvernement au Liban à ceci près que Hezbollah considère que sa mission première et sa raison d’être est de contrer les attaques d’Israël et de ses alliés contre le Liban. Il faut rappeler qu’Israël a attaqué le Liban à sept reprises depuis 1948, et que ses troupes ont envahi le territoire dont elles ont occupé pendant plus de quinze années une grande partie à une époque où Hezbollah n’existait pas

    4. Hezbollah a élaboré cette chartre en prolongement et consolidation de l’accord politique signé en février 2006 (avant la guerre) avec le mouvement politique le plus représentatif des chrétiens du Liban.

    5. Face à un adversaire de cette nature et de cette force, Israël devrait réfléchir à comment s’adapter, en changeant non pas seulement ses méthodes d’engagement militaire mais surtout l’analyse stratégique qui fait choisir aux dirigeants de ce pays, ceux qui dans la région sont ses amis et ceux qui sont ses ennemis. Rester dans la problématique actuelle serait tout simplement suicidaire. Bien sûr, les intellectuels qui sont bien au chaud face à leur ordinateur auront toujours tendance à ne pas croire à ce changement de donne. Mais ça n’est pas nouveau et en matière d’engagement militaire, les intellectuels n’ont jamais compris grand-chose
    Tom Anglewood

  • permalien YEZZI :
    30 décembre 2009 @17h48   « »

    La lecture de ce forum dégage l’impression que les "analyses" sont objectives et prennent en compte les facteurs géostratégiques de la région :
    - le Hezbollah est un parti de la résistance, et sa direction pilotée par son chef Saied Nasrallah a gagné en estime et en crédibilité autant les "chiites" que les athées.
    Il existe des vérités "objectives" qui sont criantes quand on connait ou vit dans cette partie du monde :

    1. Le sionisme est le chancre de la région ; de loin on ne peut le comprendre, et il est vain de l’expliquer à ceux qui n’ont pas vu, rencontré, partagé les souffrances, les nuits d’horreur, les espoirs envolés, les destinées détruites, les régions affamées, les familles pulvérisées, les champs dévastés, les oliviers arrachés, les puits empoisonnés.... immaginez Gaza et vous comprendrez un peu
    Le sionisme est une idéologie colonialiste et raciste.... donc logique que son existence qui repose sur ces principes ne soient pas acceptés par ceux qui en sont les victimes : Liban, Syrie, Jordanie, Palestine, Egypte.... et par effet direct l’ensemble de cette contrée arabe.

    L’amalgame entre "juif et sioniste" n’a jamais été faite par Nasrallah, et cela est attesté par l’analyse lexicologique de ses discours.
    Il se trouve que le Hezbollah, est un "système" à prendre au sérieux"que qui pour le moment se positionne comme le plus crédible dans la région. Le soutien de la Syrie (laique) et du courant chrétien majoritaire du maréchal Michel Aoun atteste de son rayonnement "stratégique" dans l’ensemble du monde arabe.

    2. Les gouvernants des Etats Arabes, ne représentent absolument pas la "majorité" des peuples qu’ils gouvernent, et la situation de blocage démocratique, fomentée par la corruption, et la "lutte contre le terrorisme" est à court terme dans l’intérêt "immédiat" (mais absolument pas à long terme) pour le sionisme...

    3. Le futur d’Israel ne sera pas sioniste
    Bien sûr, il faudra sans doute encore des guerres de parade pour le sionisme, car il ne peut vivre sans cette identité identitaire colonialiste...mais il est évident que le futur d’Israel ne sera pas sioniste et l’analyse froide de la CIA de la disparition d’israel dans 20 ans contient les facteurs systémiques de la mort du sionisme.

    Il est temps que Israel comprenne que la domination guerrière, le meurtre et le déni de justice peuvent encore donner un sens à son histoire...

  • permalien K. :
    9 janvier @09h11   « »

    David Schenker du WINEP (le think Tank US au service du Likoud) serait-il devenu un “propagandiste” du Hezbollah ? Il dit : l’aide militaire US au Liban,

    1- vise à combattre les ennemis des Etats-Unis,
    2- cette aide, dérisoire, ne deviendra un peu plus consistante que si l’armée libanaise accepte de combattre le Hezbollah,
    3- et enfin, et c’est le “plus beau”, à supposer que l’armée libanaise arrive à vaincre le Hezbollah, il sera hors de question de lui vendre des armes qui pourraient dissuader Israel de l’agresser (dissuader une agression israélienne et non pas entrainer une attaque contre elle)...

    ...the perception articulated by Nasrallah and Sulieman is partly correct and stems from a fundamental Lebanese misreading of U.S. policy priorities : While U.S. taxpayer generosity, currently slated at over $100 million this year, will enhance LAF domestic counterterrorism capabilities, it is not meant — and will never be meant — to help Lebanon deter or defend against Israeli strikes.

  • permalien K. :
    15 janvier @18h47   « »

    Même le "Council on Foreign Relations", très éminent porte-parole de la "communauté internationale" s’il en est, parle de la "menace israélienne" comme frein au désarmement du Hezbollah. C’est une (très) petite révolution, même si les auteurs prennent bien soin à ne pas oublier de qualifier le groupe de "terroriste", probablement pour ne pas se voir traiter de "munichois".

    Ceci dans un article qui traite du désarmement "non coercitif" du Hezbollah :

    Un cadre crédible pour démilitariser le Hezbollah pourrait être d’abaisser la perception des menaces d’Israël à l’égard du Hezbollah - et, par extension, de l’Iran et de la Syrie - et améliorer les perspectives actuellement sombres de paix.

    .... Pour inciter au maximum le Hezbollah à progresser, il serait judicieux d’examiner si Israël accepterait en principe de se retirer des fermes de Chebaa et de s’abstenir d’attaquer le Liban si le Hezbollah [acceptait d’abandonner ses armes.]

  • permalien K. :
    16 février @23h12   « »

    Parmi les MSM occidentaux, le Yedioth Ahronot est le seul à ma connaissance à avoir relevé ce passage du discours de Hassan Nasrallah d’aujourd’hui. (même s’il pouvait y avoir une autre manière de le relever) :

    Le chef du groupe chiite a poursuivi en évoquant la situation interne au Liban, attaquant les États-Unis. "Face à la vague de menaces [israéliennes] des derniers mois, plusieurs questions se posent, les mêmes qu’en 1982. Par exemple, les Américains peuvent-ils promettre de défendre le Liban ? Si (le président américain Barack) Obama et (le Vice President US Joe) Biden se frappent la poitrine et s’’engagent à défendre le Liban, le peuvent-ils ?

    Est-ce quelque chose que Obama peut garantir ? Il n’a pas pu arrêter les implantations. La communauté internationale peut-elle le faire après avoir échoué pendant 60 ans ?

  • permalien Lou :
    16 février @23h54   « »

    Hassan Nasrallah rassure Saad Hariri , Michel Souleimane , Nabih Berri :

    (...)C’est pourquoi nous devons considérer ce genre de menaces comme étant plus une guerre psychologique menée contre le peuple et le gouvernement libanais, tout en voulant entraver les efforts de la résistance dans son perfectionnement militaire. Elles permettent aussi de lever le moral de la société israélienne, en persuadant les gens que l’armée israélienne est prête à l’attaque…
    Or en analysant les propos des responsables israéliens, nous constatons que 75% de ces déclarations sont au conditionnel : si la résistance fait ceci, nous ferons cela et nous détruirons
    Ce qui donne l’impression qu’ils ont peur
    Ceci constitue un acquis politique de taille
    Depuis les débuts du conflit, c’est Israël qui menaçait en premier.
    Aujourd’hui Israël qui a peur dit si vous faites ceci nous frapperons.

    Deuxièmement, au cas où ces menaces visent à préparer la guerre, qui n’est certes pas pour bientôt, comment devrions nous faire pour l’affronter ?
    Il faut le faire pas la force, le courage, la persévérance et la contre menace.
    C’est ce qui est efficace contre Israël. Car si les Israéliens trouvent que leurs menaces ont fait peur aux gens, ils partiront en guerre.
    C’est en répondant à la menace par la menace qu’on empêche une guerre, surtout si ses menaces sont soutenues par des données.(...)

  • permalien Lou :
    20 février @21h38   « »
    Des dossiers conflictuels qui s’entassent…

    ... écrit Scarlett HADDAD | 20/02/2010

    (...)Les cadres du Hezbollah ont beau affirmer que le discours de Nasrallah est destiné à dissuader Israël, qui ne comprend que le langage de la force, de mener une nouvelle guerre contre le Liban, les propos que lui a adressés le président iranien Ahmadinejad, dans lesquels il lui demande de se tenir prêt pour « éliminer Israël de la carte s’il venait à lancer une nouvelle agression contre le Liban », ont soulevé une nouvelle vague de critiques dans les milieux du 14 Mars.(...)

    La polémique interne enfle, sur fond de montée de la tension entre l’Occident et l’Iran. Même si les divergences n’éclatent pas ouvertement, il est clair que l’État cherche péniblement une issue de secours au problème des sanctions probables contre l’Iran au Conseil de sécurité. Cette question aurait été au cœur des discussions du secrétaire d’État adjoint William Burns avec les dirigeants libanais. L’émissaire américain aurait sondé les autorités sur la position du Liban, en sa qualité de membre non permanent du Conseil de sécurité, lorsque de nouvelles sanctions contre l’Iran devront être votées. Le Liban officiel cherche à trouver une formule qui lui permette de se dégager de cette responsabilité en préservant son unité interne, sa cohérence politique et ses relations diplomatiques. Il est ainsi question de calquer la position libanaise sur celle de la Ligue arabe, puisque au Conseil de sécurité le Liban représente ce bloc. Mais rien n’est encore sûr et dans les coulisses, les tiraillements s’accentuent.(...)

    la participation du Liban au sommet arabe de Libye - qui pose lui aussi un problème aux responsables,(...)

    Dans le contexte actuel, cela pourrait ressembler à l’ouverture d’une boîte de Pandore remplie de tous les démons qui hantent le Liban. D’autant que les incidents répétés à Aïn el-Héloué montrent une fois de plus que le dossier des armes palestiniennes est loin d’être réglé et que les luttes interpalestiniennes, entre notamment Sultan Aboul Aïnayn, nommé récemment par Mahmoud Abbas responsable des camps du Liban, et ses rivaux des autres composantes palestiniennes peuvent à tout moment déraper.(...)

  • permalien K. :
    7 mars @17h30   « »

    Pour Omayma Abdel-Latif de Al-Ahram Weekly,
    l’article du "Council on Foreign Relations" dont j’ai donné le lien plus haut, met...

    ... en évidence la naïveté de l’opinion qui domine dans les cercles intellectuels de Washington au sujet de la capacité des Etats-Unis à impliquer le Hizbullah dans des entretiens de bas niveau « en coopération avec les Anglais et tout en informant les Israéliens, » — comme le suggérait un observateur — pour finalement forcer le Hizbullah à la démilitarisation en suivant le même processus de désarmement que l’IRA [Irish Republican Army].

    Cette vue, qui consiste à considérer l’armement du Hizbullah comme une menace non seulement pour Israël mais « pour le Liban », suppose qu’une des incitations possibles pour que le Hizbullah abandonne son arsenal soit un engagement israélien de s’abstenir d’attaquer le Liban si « le Hizbullah se soumettait à un processus de désarmement ». Mais pour le Hizbullah, qui estime que la communauté internationale a abandonné le Liban lors de la guerre 2006, une telle proposition ignore les réalités les plus élémentaires.

    L’idée ci-dessus - telle qu’elle a été présentée par les analystes Steven Simon et Jonathan Stevenson du département américain des affaires étrangères en janvier - suggère que souscrire à un tel programme de démilitarisation fournirait au Hizbullah une immunité temporaire au cas où l’Israël « réalise une autre incursion, mieux calibrée ».

    Penser que le Hizbullah s’engagerait dans un tel processus de désarmement pour obtenir une immunité est la preuve de l’ignorance par ces deux analystes des capacités, en conviction et en calculs, du mouvement de résistance. Simon et Stevenson ont même lié ce processus de désarmement à la fourniture à l’armée libanaise d’armes américaines plus perfectionnées. Mais tout le monde est convaincu que les Etats-Unis ne fourniront jamais à l’armée libanaise d’armes pouvant représenter une menace pour Israël, ou même simplement empêcheraient les survols israéliens quotidiens qui violent la souveraineté libanaise.

    http://info-palestine.net/article.p...

  • permalien K. :
    16 avril @14h47   « »

    Alors que la livraison de missiles au Hezbollah par la Syrie est un secret de polichinelle, pourquoi Israel a-t-elle choisi juste maintenant de brandir l’épouvantail des Scuds que la Syrie aurait remis au Hezbollah, sous prétexte que leur longue portée rend Tel-Aviv vulnérable, alors que Nasrallah répète sous tous les tons, depuis de très longs mois, que le Hezbollah a atteint la capacité d’atteindre Tel-Aviv et “au-delà”) ?

    Pour que Obama, qui a intérêt à se soucier de la “sécurité” d’Israel, arrête de faire pression sur elle, affirme Joshua Landis.

  • permalien K. :
    28 avril @22h13   « »

    Concernant les Scuds, « si cela s’avère vrai », dit Jeffrey Feltman cité par un des innombrables journalistes propagandistes US d’Israel, il va falloir donner quelques coups de baton à la Syrie :

    Réaction de l’ancien colonel US Patrick Lang :

    Eh bien, c’est vrai ou pas ? Israël affirme que la Syrie a transféré certains de ces vieux missiles balistiques (..) qui doivent être traînés dans les collines, en manipulant précautionneusement le dangereux carburant et les oxydants qui vont avec, au Hezbollah.

    Quel serait l’intérêt ? Le Hezbollah est déjà en possession d’une collection importante de fusées efficaces à courte et à longue portée.

    Israël est une partie intéressée dans cette affaire. Devons-nous prendre ses assertions pour argent comptant ? Qu’est ce que les services de renseignements des États-Unis ont à dire à ce propos ?

    Cet éditorial de Hiatt [le journaliste propagandiste US en question] a abondamment cité Jeffrey Feltman. Les biais de Feltman sont clairs. Pourquoi est-il encore au département d’État en tant que secrétaire adjoint pour le Proche-Orient ? N’avons-nous pas besoin d’un nouvel ambassadeur en Islande ?

  • permalien Lou :
    28 avril @23h39   « »

    Le Liban s’attend à une attaque israélienne

    « Quelles sont les preuves d’Israël sur la détention par le Hezbollah de tels missiles, alors qu’il possède lui-même l’arme nucléaire ? », s’est-il interrogé.

    M. Hariri refuse « de demander au Hezbollah de démentir sa possession de tels missiles », ajoutant qu’il ne voulait pas que le Liban « se place en position d’accusé ni donner à Israël le droit de nous lancer des accusations ».

    Le Hezbollah fait partie du gouvernement d’union nationale dirigé par Saad Hariri.

    L’avertissement du président libanais

    De son côté, le président de la République libanaise Michel Sleimane a qualifié l’affaire des Scud de « fabulations israéliennes » à travers lesquelles Israël tente de se dérober aux pressions européennes et américaines.

    « Une guerre contre le Liban n’est pas une mince affaire et Israël le sait. Si [Israël] veut la guerre, il trouvera un Liban prêt à se défendre », a ajouté le président.

    Interview de l’Ambassadeur de France à As Safir

    Q : Comment décrivez-vous les relations entre le Hezbollah et la France ?

    R [M. Denis Pietton ] : La France entretient, notamment lorsque des responsables politiques français viennent au Liban, un dialogue très suivi avec le Hezbollah qui est un parti libanais et qui a des élus au parlement, qui est représenté dans le cadre du gouvernement d’union nationale. Et comme notre position c’est de parler à l’ensemble des familles politiques libanaises, il est important pour nous de garder ce contact avec le Hezbollah.

  • permalien K. :
    19 mai @18h58   « »
  • permalien K. :
    29 mai @20h25   « »

    Pour des analyses intéressantes des positions du Hezbollah et plus précisément de Hassan Nasrallah (avec des extraits de ses discours traduits en anglais), lire un nouveau blog, celui de l’étatsunien Nicholas Noe, rédacteur en chef du site mideastwire.com, site de traduction en anglais d’articles issus de médias en langue arabe.

  • permalien K. :
    23 juin @17h21   « »

    Le site “therealnews.com” a interviewé le Libanais Fawwaz Traboulsi, à partir de Mai 2010, sur “le Hezbollah et l’histoire moderne du Liban”.

    10 Vidéos sont disponibles (avec une transcription, sauf pour la seconde et la dernière.)

  • permalien K. :
    24 juin @01h42   « »

    Khalil Arzouni, professeur à l’Université Libanaise, dans le journal As-Safir, traduit ici :

    « On m’a demandé : Puisque vous êtes l’un des plus ardents partisans de la Résistance, pourquoi ne pas envoyer votre plainte directement au responsables éminents du parti ? [La réponse est] parce que je suis certain qu’elle n’atteindra pas [sa] destination, parce que les cadres du parti libanais empêchent une plainte d’aller de la base au sommet. Par conséquent, toute plainte au Liban n’atteindra pas la direction, sauf si elle est publiée dans les quotidiens, surtout quand elle a à voir avec les cadres moyens et les cadres qui ont un contact direct avec les gens. Cette réponse fait partie de la plainte.

    "... Lorsque le parti a été contraint à participer à la gestion du pays en 2004, il a subi les répercussions d’une administration qu’il n’a pas créé. La colère des Libanais a donc concerné [le Hezbollah] comme tous les autres, mais le Hezbollah n’a pas la capacité de réformer l’administration ...

    Cependant, certains autres responsabilités du parti lui-même pourrait le confondre de l’intérieur... le public et certains des membres du Hezbollah se plaignent : Parmi ceux qui n’appartiennent pas à la confession [chiite], seuls ceux qui sont très proches bénéficie [de ses offres], comme dans d’autres partis libanais ...

    Peut-être que les questions des gens sont le reflet de la frustration sociale et économique qui les entoure, devant un contrôle féodal à l’ancienne et la richesse des cadres [du parti] qui montent des quatre roues motrices, des voitures a vitres teintés, et qui vivent dans des [maisons] riches, la source de leur richesse étant inconnu comme dans la plupart des partis libanais, mais à un degré moindre.

    "Il n’est pas étonnant que les partis libanais en général agissent de cette façon. Toutefois, il est étrange que ceci se passe dans un parti avec des sources et des objectifs stratégiques, un parti qui a attiré l’attention sur la scène régionale et internationale par sa résistance contre les sionistes ...

    Le parti s’est également engagé dans des pièges différents, plus graves, volontairement ou parce qu’il le devait, ou peut-être par hasard : « le parti-pris exagéré d’une idéologie confessionnelle » a conduit à renforcer le système confessionnel au Liban.

    Malgré les discours de grande classe du Secrétaire général, les partisans du parti continuent de penser que les martyrs de la nation sont uniquement ceux du parti et de la confession [chiite]. Ils pensent encore que la résistance contre l’ennemi israélien est la création et la spécialité de la confession chiite et que tout ce qui a existé avant était été une perte de temps, d’efforts et de sang ... ".

  • permalien K. :
    24 juin @01h48   « »

    Parmi ceux qui n’appartiennent pas à la confession [chiite],

    C’est incomplet. Il fallait écrire, Parmi ceux qui ne font pas partie des chiites du Hezbollah...

  • permalien K. :
    24 juin @15h12   « »

    Yaakov Mimran, ministre israélien des infrastructures “nationales” et les frontières “nationales” : Là ou il y a du gaz le territoire nous appartient.

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