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Propagande et désinformation à l’israélienne (I)

mercredi 13 janvier 2010, par Alain Gresh

Je signalais, dans un précédent envoi, cet article de Serge Dumont dans le quotidien suisse Le Temps (8 janvier) : « Israël muscle sa riposte sur le Net ». On y lisait notamment : « Peu après la fin de l’opération “Plomb durci” (l’invasion de la bande de Gaza en janvier dernier), Tzipi Livni, alors ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement d’Ehoud Olmert, a rapidement pris conscience de l’ampleur de la vague de protestations soulevée par la destruction massive des infrastructures civiles palestiniennes. Elle a alors autorisé son département à recruter des jeunes fans d’informatique pratiquant parfaitement une ou plusieurs langues étrangères afin de répondre aux critiques qui fusaient dans les blogs ainsi que dans le courrier électronique des grands journaux européens et américains. »

Au-delà, c’est toute une entreprise de propagande qui se met en place à partir d’Israël. Et elle se traduit par un manuel diffusé par The Israel Project, une officine de désinformation très professionnelle, et dont l’exergue est : « Pour la liberté, la sécurité et la paix » – celle des Israéliens, bien sûr, et d’eux seuls. Ce manuel s’intitule The Israel Project’s 2009. Global Language Dictionary (PDF) et est destiné à la propagande aux Etats-Unis, mais ses « règles » s’appliquent sans doute ailleurs.

C’est un document d’une centaine de pages, divisé en dix-huit chapitres. Curieusement, il porte la mention « interdit à la distribution et à la publication ». Il semble que ce texte n’était donc pas destiné à être diffusé largement.

Le premier chapitre s’intitule « 25 règles pour une communication efficace ». Règle n° 1, « manifester de l’empathie pour les deux parties ! Le but de la communications pro-Israël ne vise pas seulement les gens qui aiment déjà Israël. Le but est de gagner de nouveaux cœurs et les esprits d’Israël, sans perdre le soutien qu’Israël a déjà. Pour ce faire, vous devez comprendre que le cadre à partir duquel la plupart des Américains voient Israël est un “cycle de violence qui dure depuis des milliers d’années”. Ainsi, vous avez à désarmer leurs soupçons. (...) La première étape est de montrer que vous voulez la paix A LA FOIS pour les Israéliens et les Palestiniens, et notamment pour les enfants. (...) Et il faut ouvrir vos propos par l’affirmation que Israël veut un meilleur futur à la fois pour les Israéliens et les Palestiniens. (...) Si, au centre de votre communication, vous montrez du doigt en disant “Israël a raison, ils ont tort”, vous perdrez plus que vous ne gagnerez ».

Règle n° 6 : « Soyez attentif à votre ton. Un ton protecteur, paternaliste, détournera les Américains et les Européens. Nous sommes à un moment dans l’histoire où les Juifs en général (et les Israéliens en particulier) ne sont plus perçus comme le peuple persécuté. En fait, dans le public américain et européen – le public sophistiqué, éduqué, aux idées arrêtées, non-juif –, les Israéliens sont souvent considérés comme les occupants et les agresseurs. Dans ce cadre, il est essentiel pour les messages de porte-parole pro-israéliens de ne pas apparaître comme hautains ou condescendants. »

Et, le texte donne, comme pour chaque règle, « les mots qui ne marchent pas » :

« “Nous sommes prêts à leur permettre de construire”... Les Israéliens ne peuvent pas “autoriser” les Palestiniens à aller de l’avant. Ils ne peuvent pas “permettre” ou “contrôler” ou “ordonner” aux Palestiniens d’établir un commerce, un transport, ou un gouvernement. Si les Palestiniens sont à considérer comme un partenaire de confiance sur la voie de la paix, ils ne doivent pas être subordonnées, dans la perception ou dans la pratique, par les Israéliens. (...) »

Règle n° 10. « Tracer un parallèle entre Israël et les Etats-Unis, y compris la nécessité de combattre le terrorisme. (...) Le langage d’Israël est celui de l’Amérique : démocratie, liberté, sécurité et paix. » Les Palestiniens, les Irakiens et les Afghans, parmi d’autres, sont payés pour le savoir.

Règle n° 11. « Ne parlez pas de religion. Les Américains qui considèrent la Bible comme document de référence sur les affaires étrangères sont déjà partisans d’Israël. Les fondamentalistes religieux sont tout acquis à Israël (« Israel’s Amen Choir ») et ils représentent environ un quart du public américain, et les amis les plus solides d’Israël dans le monde. Toutefois, certains de ceux qui sont les plus susceptibles de croire qu’Israël est un Etat religieux sont les plus hostiles à Israël (“ils sont tout aussi extrémistes que les pays arabes qu’ils critiquent”). Malheureusement, presque toute discussion sur la religion ne fera que renforcer cette perception. Par conséquent, même la mention du mot “juif” dans le contexte d’Israël va déclencher une réaction négative – et la défense d’Israël comme un “Etat juif” ou “Etat sioniste” sera mal reçue. (...) »

Règle n° 15. Utiliser des questions rhétoriques.

En voici quelques exemples :

« - “Comment puis-je faire la paix avec un gouvernement qui veut ma mort ?”
- “Comment puis-je faire la paix avec une population à qui sont enseignés ces mots - haïr les Juifs, pas seulement des Israéliens - dès sa naissance ? »

« Règle 17. K.I.S.S. (Keep It Simple, Stupid) et répétez encore et encore. Une règle essentielle de la communication réussie est “Keep It Simple, Stupid” (faites simple). Une communication réussie ne consiste pas à réciter chaque fait de la longue histoire de conflit israélo-arabe, mais à pointer quelques principes de base sur des valeurs partagées comme la démocratie et la liberté et à les répéter encore et encore. »

« Règle n° 21. Concédez un point. Recherchez des occasions dans chaque débat télévisé ou interview de concéder un point au journaliste ou à la personne avec laquelle vous débattez. Le point est de ne pas de miner l’une des bases essentielles de la politique étrangère d’Israël. Mais les simples mots “vous avez un bon argument” font merveille auprès d’un public »

Et, pour terminer le tout, l’inévitable référence à l’holocauste et à la nécessité qu’il ne se reproduise pas...

Le chapitre 2 est consacré aux mots et les phrases qu’il faut utiliser, c’est un régal...

« “Tirer délibérément des roquettes sur des communautés civiles” : Combinez le motif terroriste avec la vision de civils et vous avez la parfaite illustration de ce à quoi Israël fait face à Gaza et au Liban. A utiliser en particulier en ce qui concerne les tirs de roquettes, mais aussi utile pour tout type d’attaque terroriste, “délibéré” est le mot juste à utiliser pour rappeler l’intention derrière derrière les attentats. Ceci est beaucoup plus fort que de décrire les attentats comme “aveugles”.

“Diplomatie économique” : beaucoup plus global et plus populaire que le terme de “sanctions”. »

(...)

« “Humaniser les roquettes”. Peindre une image vivante de ce qu’est la vie dans les communautés israéliennes qui sont vulnérables aux attaques. Oui, vous pouvez citer le nombre d’attaques à la roquette qui ont eu lieu. Mais faire suivre ceci immédiatement par la description du voyage nocturne vers l’abri souterrain.

“Si ... Si ... Si ... Alors” : Faites porter au Hamas la responsabilité du premier pas pour la paix par l’utilisation du “si” (et n’oubliez pas de terminer avec un clair “alors”, pour montrer qu’Israël est un partenaire pour la paix). “Si le Hamas se réforme... Si le Hamas reconnaît notre droit à exister... Si le Hamas renonce au terrorisme... Si le Hamas soutient les accords de paix internationaux... alors nous sommes disposés à faire la paix aujourd’hui.” » (...)

« “L’islam militant” : Ceci est le meilleur terme pour décrire le mouvement terroriste. Evitez les termes comme “islamo-fascisme” qui rappellent la période Bush. » (...)

« “Personne ne doit être obligé de quitter sa maison” : Ceci est la phrase la plus gagnante dans le lexique qui concerne les colonies de peuplement. Utiliser le principe de “mutuel” pour expliquer que, tout comme les Israéliens arabes ne devraient pas quitter leurs maisons en Israël, les juifs d’un nouvel Etat palestinien doivent être autorisés à rester dans leurs maisons, eux aussi.

“Une étape à la fois, une journée à la fois” : Il est essentiel de réduire les attentes et de réduire la pression sur Israël pour qu’il se précipite dans un accord qui soit n’est pas dans son intérêt, soit met en danger sa sécurité. Le principe “un pas à la fois” sera accepté comme une approche de bon sens dans la mise en œuvre du principe de l’échange des territoires contre la paix. »

Je reviendrai dans un autre envoi sur d’autres aspects de ce document.

380 commentaires sur « Propagande et désinformation à l’israélienne (I) »

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  • permalien Monsieur :
    13 janvier @19h27   »

    11/10 pour ce premier petit resumé

  • permalien Marjane :
    13 janvier @19h32   « »
    Propagande et désinformation à l’israélienne (I) Enfin !

    Un grand merci M.Gresh !

    Il était très étonnant que personne n’ait commenté un tel "ouvrage", je le déplorais d’ailleurs sur mon blog.http://www.lesiecleduneon.blogspot.com/.

    Ce document a été commenté et critiqué aux Etats-Unis, Jonathan Cook y a accordé quelques lignes sur son site, mais ici pas un mot, pas une mention, et nous n’en entendrons probablement jamais plus parler.
    C’est déplorable mais c’est également là le succès de la communication israélienne. Je travaille depuis quelques mois à un ouvrage critiquant la manière dont la presse a médiatisé Plomb durci, et le conformisme avec lequel elle a rendu mot pour mot les justifications de Tzipi Livini, Ygal Palmor et Mark Reguev. Vos écrits sont enrichissants et essentiels à mon travail, ainsi que ce document.

    Mes salutations distinguées.

  • permalien une bille :
    13 janvier @19h55   « »

    Ce qui est rassurant c’est que cet ouvrage soit à destination d’une conversion des US-américains à la cause israélienne, ce qui signifie qu’il est parfaitement inutile en terme d’économie de conflit.

    On ne peut que souhaiter que Danny Ayalon, se fasse l’auteur de son équivalent à l’usage des Turcs, des Iraniens et pourquoi pas des Palestiniens.

  • permalien Mike :
    13 janvier @19h56   « »

    Alain Gresh :

    “(...) C’est un document d’une centaine de pages, divisé en dix-huit chapitres. Curieusement, il porte la mention « interdit à la distribution et à la publication ». Il semble que ce texte n’était donc pas destiné à être diffusé largement. (...)”

    Je ne pense pas que ce soit du tout cette explication, je crois que c’est qu’ils ne veulent pas que l’on puisse en faire de l’argent d’une manière ou d’une autre, c’est tout ! Aha !

  • permalien Lou :
    13 janvier @20h51   « »

    "Dans ce cadre, il est essentiel pour les messages de porte-parole pro-israéliens de ne pas apparaître comme hautains ou condescendants."

    Là ils placent la barre haut, ils demandent carrément l’impossible et comme le faisait remarquer hier l’ancien ambassadeur d’Israël en Turquie, Alon Liel à propos du comportement d’Ayalon envers l’ambassadeur turc, Oguz Celikkol :

    "Un nouveau genre de diplomatie est né", a déclaré de son côté l’ancien ambassadeur d’Israël en Turquie, Alon Liel, embarrassé. "Cette fois on l’a fait asseoir sur une chaise basse, la prochaine fois peut-être qu’on le fera ramper, après quoi, qui sait, nous le battrons à l’entrée", a-t-il ajouté.

  • permalien Orangerouge :
    13 janvier @20h53   « »

    Le fait qu’ils mettent en ligne un tel document, montre à quel point les institutions israéliennes n’ont aucun sens du ridicule.
    Pour le sens du tragique barbare, on savait déjà...

  • permalien Lou :
    13 janvier @21h00   « »

    Obama n’a pas bien étudié le langage global :

    Comment Obama est intervenu dans les relations israélo-turques / Shimon Shiffer – Yediot Aharonot

    Ces derniers mois, le président américain, Barack Obama, s’est mobilisé pour aider Israël à apaiser la situation face à la Turquie. Selon des sources à Washington, lors de la dernière visite aux Etats-Unis du Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, le président Obama a tenté de la convaincre de cesser de critiquer Israël de manière aussi violente.

    Le Premier ministre turc a toutefois répliqué qu’il n’a nullement l’intention de modérer ses propos concernant l’attitude d’Israël vis-à-vis des Palestiniens. D’autres responsables américains ont évoqué le sujet avec leurs homologues à Ankara, mais n’ont obtenu que des réponses décevantes.

  • permalien Noval :
    13 janvier @21h16   « »

    C’est effectivement une véritable entreprise de propagande, d’ores et déjà fidèlement et quasi-mécaniquement relayée en France par le CRIF.

    Certaines délégations régionales de cette association organisent depuis cette semaine des soirées "Information " et " Formation " destinées aux inconditionnels d’Israël et du sionisme.

  • permalien Mike :
    13 janvier @21h23   « »

    Noval :
    13 janvier @21h16

    C’est effectivement une véritable entreprise de propagande, d’ores et déjà fidèlement et quasi-mécaniquement relayée en France par le CRIF.

    Certaines délégations régionales de cette association organisent depuis cette semaine des soirées "Information " et " Formation " destinées aux inconditionnels d’Israël et du sionisme.

    Je ne dirais pas “cette association” mais cette mafia ou cette pègre plutôt !

  • permalien Noval :
    13 janvier @22h00   « »

    Victor Klemperer a magistralement démontré que l’effet le plus puissant d’une propagande ne réside pas dans des discours, des études ou des tracts, mais dans l’utilisation d’expressions isolées, de tournures de phrases, et de formes syntaxiques ; il suffit de changer la valeur ainsi que le sens des expressions et mots pour que l’intérêt s’y focalise et que la perception en soit faussée.

    Cela donne par exemple en propagande israélienne et sioniste : islamiste/terroriste, arabo/musulman, et toujours l’inévitable : antisionisme = antisémitisme.

  • permalien Benoit :
    13 janvier @22h01   « »

    Notre ami Nathan d’intervient pas. Etonnnant, non ?

  • permalien K. :
    13 janvier @22h08   « »

    La condition de réussite de toute technique de manipulation quelle qu’elle soit repose non seulement sur la répétition massive dans le temps et dans l’espace (médiatique) du même message mais aussi et surtout sur la paucité d’un message contraire, notamment dans les "journaux de référence".

    Le problème pour Israel est, me semble-t-il, que sa "cause" est tellement indéfendable que la paucité n’y suffit pas : il faudrait un mutisme absolument permanent et complet pour que sa propagande ait la moindre chance de réussir. Or mis à part des nullités intégrales du genre "Le Figaro", les "journaux de référence" donnent de temps en temps des messages contraires.

    A une échelle beaucoup plus modeste, on pourrait expliquer de la même manière les gros efforts de diversion des propagandistes d’Israel de ce blog (on se demande d’ailleurs s’ils n’ont pas lu attentivement le manuel d’"Israel Project" tellement les ressemblances sont frappantes).

    Pour la petite histoire, le "concepteur" du manuel israélien est Frank Luntz (voir l’article du « Newsweek »), novlinguiste préféré des faux-culs en tous genres, comme le prouve entre autres un article du 02 Août 2009 de Corine Lesnes sur la réforme des soins de santé aux USA, article aujourd’hui payant mais que j’avais partiellement archivé :

    Le stratège [il s’agit donc de Frank Luntz] a (..) conseillé [aux Républicains] de personnaliser le débat lorsqu’ils évoquent les périls des systèmes de santé à l’étranger. (..)

    La tactique a payé. Dans le New York Times du jeudi 30 juillet, l’économiste Paul Krugman raconte qu’un militant de Caroline du Sud a intimé au gouvernement de ne pas essayer "de s’en prendre à mon Medicare". Apparemment, le retraité avait oublié que Medicare, qui fonctionne avec le système de payeur unique qu’abhorrent les républicains, est l’assurance fournie par le gouvernement aux personnes âgées...

  • permalien Deïr Yassin :
    13 janvier @22h12   « »

    Déclaration de Roger Cukierman, président du CRIF à Haaretz, sep. 2001 :
    "Quand Sharon est venu en France, je lui ai dit qu’il doit mettre en place un ministère de la propagande comme Goebbels".
    On y est, on y est !! Et cela n’est pas la seule chose qui fait penser à l’Allemagne :

    www.normanfinkelstein.com/de...

    Oui, oui, je sais - Finkie est un "self-hating Jew" !!

  • permalien Jennifer Laszlo Mizrahi :
    13 janvier @22h15   « »

    My French is horrible so I could not read your whole piece. However, please note that the version of this guide which was on the web was an early draft and it contained things that we took out. For example, we had used the words "ethnic cleansing" in the draft — a big mistake that was taken out. When the old draft was was posted we sent the reporters who asked about it an explanation and an apology. Please see what was then published in the Guardian newspaper in the UK.
    _________________
    No ethnic cleansing
    o The Guardian, Wednesday August 26 2009
    With regard to your article (Obama policy faces ’ethnic cleansing’ claims, 24 August), the author refers to an old version of The Israel Project’s message guides written by one of our research experts, using the term "ethnic cleansing". The use of that term was regrettable. As someone who lost many family members in the Holocaust, I know how important it is to be sensitive on (...)

    (...)equal under the law, as are Arab Israelis living throughout Israel today. Jennifer Laszlo Mizrahi Founder and president, The Israel Project Washington (...)


    I called you back today but did not get you. I hope that you will wait to speak with me before you again publish as it really is best to speak before publishing.

    Thanks !

    Jennifer Laszlo Mizrahi
    www.theisraelproject.org

  • permalien Fafa :
    13 janvier @22h18   « »

    @Benoit :
    A G vient de démasquer votre N :)

  • permalien Noval :
    13 janvier @22h19   « »

    Mike - Message du 13 janvier 21 h 23

    " Je ne dirais pas "cette association" mais cette mafia ou cette pègre plutôt ! "

    Mike, si vous le voulez bien, soyons rigoureux en ce qui concerne les termes utilisés.

    Pour ce qui me concerne, le CRIF a parfaitement le droit d’exister pour s’adonner à ce qui devrait être son unique et seule mission : la défense des intérêts des juifs français.
    Il est hélas devenu depuis belle lurette tant la vitrine, que le porte-parole, le porte-voix ou encore l’alter ego de l’Etat d’Israël en France. Théo Klein avait en son temps parfaitement mesuré ses dérives.

    Voir actuellement cet organisme, dans sa défense inconditionnelle d’Israël, vilipender le rapport Goldstone et défendre des criminels de guerre israéliens présumés me laisse pantois ; les juifs français méritent mieux que des clones d’Israël.

  • permalien Nathan :
    13 janvier @22h21   « »

    Je viens de découvrir le post et désolé de vous décevoir Benoît mais vous aurez noté que je ne correspond pas du tout, mais alors pas du tout au profil-type et aux recommandations du service de propagande israélien.

    @ Noval. Je trouve intéressant que vous citiez Klemperer. Car si ce philologue analysa avec pertinence le vocabulaire de l’ère nazie, il fut étrangement muet sur celui, tout aussi amphigourique, de la période stalinienne en Allemagne de l’Est où il vécu au lendemain de la guerre. On pourrait dresser le même parallèle à propos de la situation en Israël/Palestine. En effet, la propagande est dans les deux camps. Par exemple, on pourrait épiloguer longuement sur l’utilisation tout à fait abusive du terme "génocide" chez les antisionistes, comme dans l’expression "génocide de Gaza" ou mieux encore "génocide de Jénine", pour décrire une opération militaire à l’occasion de laquelle une trentaine de civils ont trouvé la mort.

  • permalien Deïr Yassin :
    13 janvier @22h23   « »

    Tiens, j’avais oublié celui-là :

    www.youtube.com/watch ?v=y3gK...
    feature=playerembedded

  • permalien Ph. Arnaud :
    13 janvier @22h33   « »

    A Nathan

    Vous ne pouvez renvoyer dos à dos le régime nazi et celui de la RDA. Le nazisme est mauvais par essence, le « communisme » (entendre par là le régime des anciens pays de l’Est) par accident…

  • permalien Nathan :
    13 janvier @22h36   « »

    Je me pose aussi des questions sur un autre terme favori des antisionistes viscéraux, celui d’épuration ethnique. Parfois, il est pris dans son sens technique, nommément celui d’un transfert ou d’un déplacement de population - dans le cadre d’un échange de territoires, par exemple - dans le but de créer un territoire ethniquement homogène. Mais je constate que chez les propagandistes antisionistes, ce terme est souvent connoté pour signifier une liquidation ou une extermination.

  • permalien Anonyme :
    13 janvier @22h45   « »

    Je lis ce blog et je ne peux que constater la haine sans limites envers Israël. Une haine primitive, raciste, qui ne se base sur aucun fait précis (sachant que la majorité des Israéliens veulent la paix, une paix juste pour les deux camps).
    J’ai l’impression que la plupart des gens qui ont posté des commentaires sur ce blog sont les mêmes qui voient des conspirations partout, et passent leur temps à tenter d’expliquer aux autres que la vérité est ailleurs....
    Pour ces gens là, un bon Juif est un Juif sans défense, un Juif dont on aurait pitié, voire un Juif mort, mais surtout pas, oh non surtout pas un Juif qui se défende, surtout pas un Juif qui décide de prendre son destin en main et de travailler une terre déserte et marécageuse pour y fonder un pays démocratique, dans une région qui en manque cruellement.
    Israël n’a besoin d’aucune machine de propagande étant donné que la vérité sera toujours la meilleure arme contre le mensonge, l’intolérance et le racisme quel qu’il soit.

  • permalien Lou :
    13 janvier @22h49   « »

    Anonyme : "(sachant que la majorité des Israéliens veulent la paix, une paix juste pour les deux camps)"

    et surtout pour les enfants non ?

    CQFD

  • permalien Nathan :
    13 janvier @22h54   « »

    @ Ph. Arnaud, vous ne me comprenez pas. Je ne cherche pas à mettre nazisme et stalinisme sur le même plan. Je constate que Victor Klemperer, l’auteur du remarquable LTI a été étrangement silencieux concernant la novlangue stalinienne, sur laquelle il aurait pu également exercer son don d’analyse.

    Moi, je constate ceci. Sur ce blog, les propagandistes ne sont pas du côté que l’on croit. Anonyme13 et d’autres n’utilisent pas des photos-chocs pour matraquer leurs messages ; ils ne repassent pas des infos que l’on peut voir en boucle sur des tas d’autres sites apparentés ; ils n’utilisent pas la technique bien huilée qui consiste à ne citer généralement que des sources israéliennes ou occidentales, jamais arabes ; ils n’écrivent pas des phrases en caractères majuscules ou surtitrés en caractères bleus etc etc

  • permalien K. :
    13 janvier @22h58   « »

    Reuven Pedatzur du Ha’aretz dévoile aujourd’hui un autre genre de propagande mensongère (Le même Monsieur avait dévoilé de nombreuse propagandes mensongères israéliennes lors des derniers massacres à Gaza) inquiet qu’il est que les Israéliens deviennent encore plus va-t-en-guerre qu’ils ne le sont :

    Le “Dôme d’acier”, présenté par quasiment tous les médias de référence comme l’Arme fatale, est, nous dit l’auteur, une prodigieuse prouesse technologique... qui ne protège pratiquement de rien :

    La campagne de relations publiques qui a accompagné le test est pleine de tromperies et de demi-vérités. Elle a ignoré les imperfections du système et a créé des illusions. Le Dôme d’acier ne protègera pas les communautés entourant directement Gaza ni même, apparemment, les localités encore plus éloignées de la bande.

    Une autre tromperie disséminée par les medias est l’affirmation voulant que les localités sud seront protégées non seulement des Qassams mais aussi des obus de mortier, une déclaration que même les concepteurs du système n’ont pas faite.

    Les habitants du Neguev occidental, de Kiryat Shmona et de la haute Galilée doivent connaitre la vérité. Ils ne doivent pas suivre aveuglément Ils ne doivent pas suivre aveuglément les fanfares du festival médiatique qui a accompagné le test réussi de Dôme d’acier. Ce dôme ne va pas les protéger.

    Pour le complexe militaro-industriel israélien par contre, le succès est réel et total.

  • permalien Julie Hazan :
    13 janvier @23h17   « »

    Traduction / explication de Jennifer Laszlo Mizrahi Fondateur et Président The Israel Project


    « La version de ce guide qui était sur le web etait une version préliminaire et elle contenait des choses que nous avons retiré. Par exemple, nous avons utilisé les mots « nettoyage ethnique » dans le guide (ébauche) - une grosse erreur qui a été retiré. Mais l’ancienne version de ce guide a été mise en ligne, donc nous avons envoyé aux reporters/journalistes,qui ont demandé à ce sujet, une explication et des excuses.
    Veuillez vous référer, lire ce qui a ensuite été publié dans le journal « The Guardian » en Grande Bretagne, le mercredi 26 août 2009

    http://www.guardian.co.uk/world/200...

    M. Alain Gresh- merci de revenir vers Jennifer Laszlo Mizrahi avant de publier a nouveau vos commentaires.
    En vous remerciant !

    The Israel Project est une organisation internationale à but non lucratif destinée à sensibiliser la presse et le public sur Israël en œuvrant ainsi à la sécurité, la liberté et la paix pour les Palestiniens et Israeliens.

  • permalien Deïr Yassin :
    13 janvier @23h20   « »

    @ Jennifer Laszlo Mizrahi, Department of Propaganda, Occupied Palestine.

    Your French is horrible ?? So is your English and your shit propaganda too, with or without "ethnic cleansing"... The BDS campaign starts working apparently, no money around to pay competent people. Sorry, no Arabic letters on my laptop but I guess you didn’t bother to learn our language, just took our land so here you have it in music

    www.dailymotion.com/video/xr...

  • permalien K. :
    13 janvier @23h29   « »

    Ce n’est pas fair-play, mais alors pas fair-play du tout de citer le « Ha’aretz » et « Le Monde » au lieu de « al manar » et « press tv » pour m’empêcher de déclarer triomphalement, “vous voyez, ce ne sont que de vils propagandistes”,

    C’est encore moins fair-play de présenter des photos comme celle qui suit (les photos d’enfants palestiniens massacrés n’ont pas été mises en ligne par décence ou les rares qui l’ont été ont été, à juste raison, supprimées) parce que Israel est devenue Goliath :

  • permalien Orangerouge :
    13 janvier @23h45   « »

    Nathan, Israël s’est historiquement construit sur une épuration ethnique.

    Je ne souhaite pas pour autant la disparition d’Israël, je souhaite qu’Israël devienne un état multiethnique extrêmement rapidement pour éviter encore plus de victimes palestiniennes d’abord et quelques victimes israéliennes ensuite.

    La solution à deux états n’existe plus, c’est un mensonge ignoble seriné par les assassins israéliens et occidentaux (je suis française, et consternée de la complicité de mon pays avec la barbarie israélienne).

    Une épuration ethnique, Nathan, n’a jamais rien de "technique".

    Une épuration ethnique est un crime extrêmement grave. C’est un terme juridique employé en droit international, par exemple pour qualifier l’action des serbes de Bosnie expulsant violemment les musulmans bosniaques.

    Il faut être maladivement raciste pour envisager qu’une épuration ethnique puisse être considérée comme "technique".

  • permalien Tête d’épingle :
    13 janvier @23h45   « »

    Deïr Yassin,

    Remarquez que la dénommée Jessica, quoi que soient ses opinions, n’a pas fait preuve de condescendance ni d’agressivité, alors ne soyez pas si brutal, et encore moins grossier.

  • permalien K. :
    13 janvier @23h52   « »

    Akiva Eldar, Ha’aretz 14/07/2009 :

    But the joker is undoubtedly the term "ethnic cleansing." A weak defense calls for an offensive. The guide for Israel warmly recommends that advocates complain bitterly about the idea that a given area will be cleared of Jews (did someone say Judenrein ?). Why can Israel accommodate and even grant equal rights to its Arab minority (the Or Report is just a rumor ?), whereas the Palestinian territories must be cleansed of Jews ? Unfortunately, the guide does not suggest a response to anyone who heard and/or read the opinions of Palestinian Prime Minister Salaam Fayad, or of Ahmed Qureia, the head of the negotiating team, who invited the residents of Ariel and Ma’aleh Adumim to remain in their homes and live in peace and equality as a Jewish minority in Palestine. Qureia even said he broached this subject with former U.S. secretary of state Condoleezza Rice.

  • permalien Mademoiselle M :
    13 janvier @23h54   « »

    C’est édifiant ! la seule question que je souhaite poser esr la suivante : si la cause "israélienne" était vraiement juste, pourquoi a-t-on besoin d’un guide pareil pour "endoctriner"..oops "convaincre" les gens ?

    existait-il auparavant des guides pareils dans la période de la guerre froide par exemple ?

    Message à Anonyme :

    Je vous conseille de relire le dico ...pour la partie "paix pour les deux" c’est assez bien exprimé mais pour le reste..votre technique n’est pas encore au point..et surtout pas de ton moralisateur attention !

  • permalien Yvan :
    13 janvier @23h57   « »

    La propagande peut prendre plusieurs aspects.

    La propagande visible comme c’est ici le cas se présentera, comme une aimable technique de séduction, visant à présenter la bonne face de l’objet à promouvoir. Elle n’hésitera pas à utiliser les médias traditionnels, et s’affichera ouvertement. La mention : « interdit à la distribution et à la publication », est souhaitable, parce qu’elle authentifie le document et valorise celui qui y aura accès. Pour commerce, c’est la publicité le publi-reportage, ou le sponsoring. Pour l’action politique, ça peut-être ce genre de brochure, ou l’action d’officines comme Im Tirtzu. L’objectif est de suscité un débat positif autour du "produit".

    Et puis il y a une autre forme de propagande, qui elle ne dit pas son nom et qui s’appuie sur le dénigrement de ce qui est considéré comme hostile, néfaste, ou tout simplement gênant. Ici l’objet de promotion n’est jamais cité, les voies suivies sont beaucoup moins officielles. Ce sont les rumeurs, la véritable désinformation, elle se base sur la répétition systématique de lieux communs mensongers, elle fait appel aux plus bas instincts de l’être humain, comme la peur, la jalousie, le racisme, le sexisme. On n’en ressent que les effets, dans ce qu’on appel pudiquement les débats de sociétés. Et ce n’est qu’en les reliant en prenant du recul qu’on se rend compte qu’il y a là série de manipulations des esprits qui toutes convergent vers un même objectif.

    Un exemple de ce type d’action peu surgir derrière n’importe quel sujet de société comme par exemple "la défense des femmes", qui masquerait une propagande anti-arabe.

  • permalien Orangerouge :
    14 janvier @00h02   « »

    Anonyme, puisque vous postez sur ce blog, ayez au moins la courtoisie de lire les articles d’Alain Gresh.

    Vous en apprendrez beaucoup sur l’histoire d’Israël et ne pourrez plus répéter des idioties rances comme l’histoire la naissance d’Israël sur une "terre déserte"... alors que cette terre était peuplée de Palestiniens.

    Bien des historiens israéliens vous apprendraient la même chose d’ailleurs, si vous vous donniez la peine de les lire.

    Au lieu de pleurnicher sur votre état d’Israël en déguisant en petite victime, cet état voyou armé jusqu’aux dents d’armes de destruction massive, qu’il utilise constamment sur des hommes, des femmes et des enfants désarmés. Et cela pour voler les terres et l’eau et maintenir un état raciste ethniquement pur.

    J’ai bien cessé de croire que mes ancêtres étaient des gaulois ... vous devriez y arriver.

  • permalien Tanios :
    14 janvier @00h15   « »

    Ce genre de manipulations marchent par ignorance et manque d’esprit critique de ceux qui les subissent. Notre formation scolaire, surtout basée sur le bachottage, en est en partie responsable.

    Un livre qui peut aider, très bien écrit et joliment illustré : Petit cours d’auto-défense intellectuelle, par Normand Baillargeon, professeur en sciences de l’éducation au Québec.

    Emission de la-bas si j’y suis qui lui a été consacrée.
    Une version antérieure à la publication du livre, incomplète, non approfondie et non illustrée est aussi disponible en ligne.

    Est-ce que vous connaissez d’autres ouvrages imprimés ou documents disponibles en ligne qui peuvent aider à se former/affiner son esprit critique ?

  • permalien K. :
    14 janvier @00h19   « »

    Jennifer Laszlo Mizrahi a déclaré au Washington Times traduit ici que
    les militants signataires des pétitions de son organisation "(passent par une procédure sécurisée".

  • permalien Nathan :
    14 janvier @00h19   « »

    Orangerouge : 13 janvier @23h45
    Une épuration ethnique, Nathan, n’a jamais rien de "technique".

    Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Je ne parlais pas de la chose mais de l’emploi du terme. Il y a le sens usuel (j’ai dit technique et je le retire) qui se rapporte à un transfert de population, effectué dans le but de rendre un territoire ethniquement homogène. Et il y a un autre sens, plus dramatique, qui est celui d’un massacre à grande échelle d’une population également commis dans le but de rendre un territoire homogène. Ce n’est pas tout à fait la même chose, vous en conviendrez. Lorsque Lieberman a proposé de rattacher les colonies de peuplement en Cisjordanie à Israël et de donner en contrepartie un certain nombre d’agglomérations israéliennes arabes à l’éventuel Etat palestinien, il s’agissait certes d’une forme d’épuration ethnique mais dans le premier sens du terme, pas dans le second.

  • permalien Tanios :
    14 janvier @00h22   « »

    Règle n° 11. « Ne parlez pas de religion. Les Américains qui considèrent la Bible comme document de référence sur les affaires étrangères sont déjà partisans d’Israël. Les fondamentalistes religieux sont tout acquis à Israël (« Israel’s Amen Choir ») et ils représentent environ un quart du public américain, et les amis les plus solides d’Israël dans le monde.

    Effectivement, l’endoctrinement y est pratiqué même sur les très jeunes enfants, aucun besoin d’user de propagande sur eux.
    Exemple : Camp Jesus via le blog de N. Baillargeon.

  • permalien Deïr Yassin :
    14 janvier @00h47   « »

    @ Tête d’épingle 13 janvier 23h45

    En quoi j’ai été grossière et brutale ? C’est la chanson "Nous retournerons un jour" de Fairouz qui vous choque autant ? Elle est bien une représentante de ceux qui ont écrit ce manuel de propagande merdique, non. C’est elle-même qui a écrit que son français est horrible (le mien aussi pourrait s’améliorer, j’en suis consciente) et je lui ai fait que répondre que son anglais aussi. Vous avez quelque chose à dire sur l’aggressivité et la condéscendance que subissent les Palestiniens par l’Etat qu’elle représente ou vous venez seulement remuer un peu la merde pour faire passer le temps ??

  • permalien Deïr Yassin :
    14 janvier @01h55   « »

    @ Anonyme
    Nous somme tous au courant que la très grande majorité des Israéliens veulent une paix juste - et si on avait le moindre doute, votre visite à Gaza pour le Nouvel An 2009 et l’élection du grand pacifiste Bibi@Yahoo et l’aute Askhe-Nazi Dopperman nous ont totalement convaincus !!
    Pour ce qui de la terre déserte et marécageuse que vous avez ramené à la civilisation :

    www.nakbaonline.org/Tiberias...

  • permalien Lao Tseu :
    14 janvier @03h02   « »

    Même pour vendre une promo au supermarché, on se fait brieffer sémantiquement. Il y a des mots et des attitudes plus rentables que d’autres. Du Soudan, en passant par la Chine, la France, les USA ou le Pakistan, on communique pour justifier ses prises de position et ses actes...Ce petit manuel d’école de commerce vaut-il cette indignation ?
    Injustes ou pas, tous les gouvernements, partis, commerces fonctionnent sur des consignes de communication :
    exemple :
    En France, on ne dira pas : "expulser de pauvres sans-papiers vers leur pays en guerre" mais "reconduire à la frontière des personnes en situation irrégulière".
    On ne licencie pas de pauvres travailleurs, on fait un plan de "restructuration"...
    On ne dit pas "je suis antisémite", on dit je suis "antisioniste"...
    Voilà, je ne suis ni juif, ni musulman, simplement né chrétien et réalisé dans le Taoisme :
    Je suis toujours troublé qu’on prétende défendre la paix en n’insistant avec virulence que sur la paille dans l’oeil de l’un.
    Israel a des tares, comme le Soudan, la Lybie, L’Italie, la Turquie, la France, ou les USA.
    Pourtant, pour qui est illuminé, point besoin d’une petite odeur de merde récurrente pour savoir de quoi l’homme est fait !
    Demandez à Antonin Artaud !
    Le caca est même relayé électroniquement !
    Et les idées progressent...
    Le montage de cet article lui même est un acte de communication orientée...en rien constructif !

  • permalien Palestinophile :
    14 janvier @04h35   « »
    Ils en sont réduits à çà

    A faire de l’agit-prop sur Facebook

    http://www.palestine-info.cc/Fr/def...

    C’est bon signe ; c’est le début de la fin

    Mais durant ce temps la détérioration du psychisme des Palestiniens patriotes continue

    Et ils leur sera très difficile de s’en remettre

  • permalien gloc :
    14 janvier @06h44   « »

    Lao Tseu : On ne dit pas "je suis antisémite", on dit je suis "antisioniste"...

    Voilà... et on ne dit pas "je suis sémite" on dit "je suis sioniste"...

    ou bien :

    Voilà, je ne suis ni juif, ni musulman, simplement né chrétien et réalisé dans le Taoisme

    ... mais voilà le taoïsme n’exclut pas les autres mon cher Tseu...

    ... tout est dans tout et réciproquement, il faut vous y faire !

    Un petit excès de yang peut-être ?

  • permalien gloc :
    14 janvier @07h04   « »

    Lao Tseu : Israel a des tares, comme le Soudan, la Lybie, L’Italie, la Turquie, la France, ou les USA.

    ... et comme la Palestine peut-être ?

    A vrai dire je crois bien que les tares des uns et des autres sont bien secondaires dans l’exprssion "des tares", tout est dans le "des".

    La comparaison des conséquences de ces "tares", montre qu’entre le Soudan, la Lybie, L’Italie, la Turquie, la France, ou les USA, il y a des commes plus comme que les autres.

    L’eau abreuve et inonde.

    ... et oui tout est dans tout...

  • permalien Nathan :
    14 janvier @09h05   « »

    « Règle 17. K.I.S.S. (Keep It Simple, Stupid) et répétez encore et encore. Une règle essentielle de la communication réussie est “Keep It Simple, Stupid” (faites simple).

    Je trouve que les antisionistes viscéraux suivent cette recommandation à la lettre. Depuis un an que je participe à ce blog, combien de fois ai-je lu la formule consacrée : "entité sioniste, raciste et colonialiste" ? Au moins, dix mille fois. Combien de fois ai-je vu mentionner sans autre forme d’analyse, les termes "apartheid", "génocide", "épuration ethnique" ? Des centaines de fois. En général, le post dûment formaté consiste en une des formules liturgiques mentionnées ci-dessus, accompagné d’un lien ou d’une grande photo bien parlante.

  • permalien gloc :
    14 janvier @09h19   « »

    Nathan : Combien de fois ai-je vu mentionner sans autre forme d’analyse, les termes "apartheid", "génocide", "épuration ethnique" ? Des centaines de fois.

    ... peut-être que c’est parce qu’il fut bien en parler ?

    Raphael Lemkin, l’inventeur du mot génocide (accréditant par là les théories ethniques du peuple juif de l’hitlérisme), disait :

    « De nouveaux concepts nécessitent de nouveaux mots. Par génocide, nous entendons la destruction d’une nation ou d’un groupe ethnique. »

    Considérez vous que la politique actuelle d’Israël est un nouveau concept ?

  • permalien Nathan :
    14 janvier @09h20   « »

    Un autre terme systématiquement martelé par les antisionistes viscéraux pour disqualifier un contradicteur est le désormais fameux hasbariste. Aaahhh, que j’aime cette épithète... Il suffit que ce sésame soit formulé pour que le monde retrouve comme par magie sa simplicité de bon aloi. D’une part il y a la juste cause palestinienne (qui se résume généralement aux thèses d’une composante du mouvement palestinien, la plus extrémiste), de l’autre, il y a les odieux hasbaristes qui n’ont aucun point de vue à défendre et ne cherchent qu’à manipuler et à détourner le débat. En d’autres termes, l’idéal des antisionistes viscéraux serait de pouvoir "débattre" entre eux, entre gens qui partagent globalement la même opinion.

  • permalien
    14 janvier @09h31   « »

    Propagande : d’accord, l’opuscule incriminé montre qu’Israel tient à soigner sa propagande. Comme tout le monde. Certains, tels "Mike" pour l’Iran, adoptent un autre style. Bon.

    Désinformation : l’opuscule ne prône pas la désinformation, quoique la guerre psychologique utilise cette arme. Mais en l’espèce, M. Gresh ne relève pas de cas de désinformation. L’opuscule donne des conseils pour agir sur l’humeur des interlocuteurs : comment leur plaire, comment se faire accepter d’eux. Cela relève du style et de la présentation des arguments, non de l’information elle-même.

    On a eu vite fait dans les commentaires ci-dessus d’assimiler propagande et mensonge de fait. On devrait plutôt parler manipulation. Mais tout le monde manipule tout le monde. Ce n’est pas l’apanage du sionisme.

  • permalien Nathan :
    14 janvier @09h32   « »

    Une autre technique sémantique des antisionistes viscéraux consiste à établir coûte que coûte un lien entre sionisme et nazisme, pour bien faire comprendre, parfois subliminalement, que l’un est en vérité la continuation de l’autre. A force de le répéter, on espère ainsi que l’énormité de cette proposition soit banalisée et aille de soi. L’amalgame de ces deux idéologies sera effectué de plusieurs manières. L’une d’entre elles consiste, bien sûr, à utiliser abondamment les termes génocide, holocauste comme dans l’holocauste de Gaza (Gilad Atzmon) ou par exemple, le mot-valise néga-sionisme, que je vois fleurir sur un post ci-dessus.

  • permalien gloc :
    14 janvier @09h37   « »

    Nathan : le désormais fameux hasbariste. Aaahhh

    Comment faire autrement, quand en réponse à des arguments illustrés, souvent par des liens à des documents originaux et malgré un philtre singulièrement idéologique (parce qu’il privilégie, les bavardages et les insultes par rapport aux démonstrations), on se voit répondre des litanies toujours les mêmes, et toujours aussi incohérentes, et issues de sites dédiés à la diffusion des pseudo-arguments de la hasbara ?

  • permalien Mike :
    14 janvier @09h41   « »

    Moi je trouve que leur petit manuel du parfait hazbariste peut être extrêmement utile aux antisionistes. Il suffit de le lire “en négatif” si je puis dire et de relever les failles de l’ennemi. Par exemple, quand ils écrivent “soyez empathiques”, il faut lire “ne soyez pas égoïstes et méprisants” (Comme d’ab’), etc. Il suffit après de repérer dans le discours sioniste les traces du naturel qui revient toujours au galop, c’est bien connu et d’appuyer là où ça fait mal...

  • permalien Mike :
    14 janvier @09h51   « »

    Nathan :
    14 janvier @09h32

    Une autre technique sémantique des antisionistes viscéraux consiste à établir coûte que coûte un lien entre sionisme et nazisme (...)

    Comme cela par exemple ?

    - Lenni Brenner : “Zionism in the Age of the Dictators - A Reappraisal”
    .marxists.de/middleast/brenner/index.htm

  • permalien gloc :
    14 janvier @10h15   « »

    Qu’est-ce qui fait que Nathan n’est pas un logiciel ?

    C’est simple, avec deux ou trois boucles de programmations, n’importe quel logiciel est capable d’adapter, une réponse, en fonction d’un message initial.

    Hors la seule chose qu’arrive à sortir Nathan, c’est un "warning message", "je ne peux pas vous répondre ce que vous dites est trop compliqué".

    Nathan : Depuis un an que je participe à ce blog...

    C’est la première fois que quoique vous disiez vous ne serez pas hors sujet.

    Alors allez-y, lâchez-vous ! ne gâter pas votre plaisir, occupez le terrain, comme d’autres occupent d’autres terrains.

  • permalien Nathan :
    14 janvier @10h26   « »

    Une autre technique dûment testée et éprouvée par les antisionistes viscéraux consiste est l’utilisation d’une astuce rhétorique que je nommerais l’isolation sémantique. De quoi s’agit-il ? Eh bien, il s’agit de grossir démesurément les crimes des sionistes en recourant aux termes hyperboliques en usage tels que ceux de génocide ou de crime contre l’humanité tout se gardant bien d’évoquer d’autres crimes commis sur cette planète, notamment par les Arabes. A force, on espère ainsi monter que la Palestine est le seul endroit du monde où des tueries de cette nature ont lieu et de faire de cette région une sorte d’atoll du mal au milieu d’un océan de félicité. C’est ça, l’isolation sémantique. Un exemple parmi d’autres : sur ce blog, nous avons eu droit à des milliers de posts sur Gaza mais je n’ai eu droit à aucune réplique à mon post sur le bombardement de Hama, lors duquel les canonnières des troupes de Hafez el-Assad ont fait de 20.000 à 40.000 morts selon les estimations. Sans le moins du monde justifier, en ce qui me concerne, l’intervention israélienne à Gaza, ce chiffre - sans mentionner celui du siège de Grozny qui a fait 100.000 morts - donne quand même une petite idée du carnage bien plus considérable encore que les Israéliens auraient pu faire à Gaza, s’ils l’avaient voulu.

  • permalien K. :
    14 janvier @10h33   « »

    La belle chutzpah des hasbaristes !

    Il ne devrait pas être permis de relever leurs mensonges, désinformations, manipulations, le tout exprimé de la manière la plus fumiste qui soit, sous prétexte qu’ils sont minoritaires.

    Il faut juste voir le sort de quelqu’un qui soutient le droit et la justice s’exprimant dans un site pro-Israel...

  • permalien adrien :
    14 janvier @10h52   « »

    @ Ph Arnaud

    Le nazisme est mauvais par essence, le « communisme » (entendre par là le régime des anciens pays de l’Est) par accident…

    Oui, mais comme disait Sartre, l’existence précède l’essence...

  • permalien Lao Tseu :
    14 janvier @10h57   « »

    Cher "Gloc", merci de me prêter attention !
    Bien sûr, le taoisme n’exclut pas les autres religions. Je vous signalais ma confession d’origine et mon choix philosophique pour info : je ne suis pas impliqué émotionnelement dans le conflit israelo-palestinien...
    ... Oui, il y du ying et du yang en tout être, état, parti. Et les palestiniens comme les israéliens....n’y échappent pas.

    Le tout est dans le rien...

    Loin de moi l’idée de gloser pour déterminer qui sont les plus "méchants". Comme au pays de Candy, il y en a des deux côtés. Comme aussi des hommes de bonne volonté. Mais si on parle de gouvernements :
    Tous les gouvernements du monde devraient être remis en question ! Alors oui, dénigrer unilatéralement le régime israélien me semble être un parti pris idéologique...
    C’est cette manière universelle d’utiliser des euphémismes qui devrait être décryptée dans sa globalité ! On se bat pour des idées, pas contre des communautés ciblées.

    L’aliénation de l’homme par l’homme remonte au moins à Babylone !
    Comme "les Syriens" par exemple, "les israeliens" ont aussi leur propagande, même si rien n’est tout à fait noir ou blanc...
    et que penser des campagnes de désinformation anglo-américaine ?
    La guerre des mots, c’est plus facile qu’un combat personnel pour s’affranchir des logiques d’affrontement...

    S’il faut se démener, qu’on nous donne à manger les promesses de lendemain, pas les déceptions d’hier...
    (...)
    "Être et non-être se créent l’un l’autre.
    Difficile et facile s’entretiennent l’un l’autre.
    Long et court se définissent l’un l’autre.
    Haut et bas dépendent l’un de l’autre.
    Avant et après se suivent l’un l’autre."

    extrait du Tao Te King

  • permalien elbé :
    14 janvier @11h19   « »

    Lao Tseu qui nous fait du Camus...
    renvoyant dos à dos les protagonistes. Oubliant les réalités : Qui font d’un des deux l’occupant massacreur, et l’autre sa victime.
    Et que cela change tout ! Car cette propagande sert à justifier des injustices.

  • permalien Anonyme :
    14 janvier @11h20   « »

    @Orangerouge

    Cher monsieur,
    Etant donné que j’étudie le sujet depuis des dizaines d’années, et que j’ai consulté la plupart des ouvrages d’historiens sur le sujet (y compris tous les soi-disant nouveaux historiens, comme Benny Morris, qui aujourd’hui reviennent sur leur thèses de départ en acceptant les même conclusions que les historiens avant eux (voire les derniers ouvrages de Benny Morris)), je me permets de dire que vous n’exprimez qu’un point de vue biaisé, qui n’est basé sur aucun fait, si ce n’est un racisme affirmé envers les Israéliens (dont plus de 20% sont musulmans).
    La ville de Tel-Aviv était presque déserte à la fin du 19ème siècle, ceci est un fait documenté, à part le port de Jaffa, qui si vous regarder la carte de Tel-Aviv, ne représente qu’une partie minime de la ville. Tout le reste a été construit à partir de rien sur une terre qui appartenait à des seigneurs vivant alors dans la région du Liban et de la Syrie d’aujourd’hui, et qui leur a été achetée de manière légale, de la même manière que vous achèteriez une terre ici en France, afin d’y construire une maison. La documentation est là, les contrats existent, tout a été fait en règle. Les immigrés russes de la fin du 19ème siècle, qui fuyaient l’antisémitisme du régime Tsariste, n’avaient aucune arme, tout ce qu’ils avaient c’est leur mains et leur courage.
    Il serait bon dans un effort de tolérance et d’ouverture, que vous lisiez d’autres historiens qu’Alain Gresh, ainsi vous vous rendriez compte que quand un historien n’exprime pas une idéologie (comme le fait Mr. Gresh), mais relate réellement les faits, la réalité devient tout autre.
    Je vous souhaite honnêtement un élan d’ouverture et de tolérance qui vous permettrait de sortir de ce cercle fermé de critique inconditionnelle d’Israel.

  • permalien elbé :
    14 janvier @11h23   « »

    "mais vous aurez noté que je ne correspond pas du tout, mais alors pas du tout au profil-type et aux recommandations du service de propagande israélien."

    Manque pas d’air !

  • permalien elbé :
    14 janvier @11h34   « »

    A Anonyme,

    Même antienne que pour les autres colonies de par le monde : "ON" a construit des routes, des hôpitaux, des écoles etc...

    Oubliant qu"ON" l’a fait pour "ON", pour circuler dans "nos" voitures, se faire soigner dans "nos" hôpitaux et instruire "nos" enfants, excluant pratiquement les "autres". Sur leurs terres , tout en utilisant "leur" sueur.

    Mais ceci vous a sans doute échappé...

  • permalien Abdellaha :
    14 janvier @11h39   « »

    @Anonyme

    En répondant à Orangerouge, vous dites ceci :

    "Tout le reste a été construit à partir de rien sur une terre qui appartenait à des seigneurs vivant alors dans la région du Liban et de la Syrie d’aujourd’hui, et qui leur a été achetée de manière légale, de la même manière que vous achèteriez une terre ici en France, afin d’y construire une maison."

    Et donc, si je comprends bien, si j’élis domicile dans une région reculée d’une région de France, sur base d’un contrat classique relevant du droit privé, je suis en droit d’en faire un embryon pour un futur état colonial ?

    Même en faisant abstraction de toutes les horreurs du Yichouv et d’Israël à partir des années ’30 jusqu’à aujourd’hui, ce raisonnement est tout à fait boiteux.

  • permalien Orangerouge :
    14 janvier @11h44   « »

    Mais ce que je viens de dire d’Anonyme s’applique parfaitement aux institutions et aux pratiques de l’état d’Israël : apartheid colonial.

  • permalien K. :
    14 janvier @11h47   « »

    Expliquer aux pays Arabes et aux arabophones que la couverture de al-jazira des agissements de la-villa-dans-la-jungle-lumière-des-nations est diffamatoire.

    "Pour ce qui est de la couverture radiotélévisée en langue arabe par l’État d’Israël, il existe une pénurie constante à presque tous les égards concernant cette couverture en direction des citoyens palestiniens de Gaza et en Judée Samarie [Cisjordanie], dans les pays voisins de langue arabe et à travers l’ensemble du monde arabophone", écrit-il [“il”, c’est Micha Lindenstrauss, [Israel] “State Comptroller”].

    "Ces cibles importantes sont totalement exposées à la propagande et diffamation en cours qui sont utilisées dans le spectre radiotélévisé arabe, alors que l’Etat d’Israël reste inactif dans ce domaine critique."

    Lindenstrauss, un juge retraité, a déclaré qu’Israël ne parvenait pas à utiliser pleinement les infrastructures médiatiques de langue arabe existantes et que le gouvernement n’avait pas encore mis en œuvre les décisions du gouvernement prises en 2007 pour mettre à niveau les capacités de la radiotélévision en arabe d’Israël.

    Israël ne parvient pas à utiliser pleinement les infrastructures médiatiques de langue arabe existantes” : pour faire des économies, il n’ya qu’à demander à alarabiya et autres Elaph de ne plus se contenter de traiter le hamas et le hezbollah de "terroristes traitres à la solde de l’Iran", mais de présenter les bébés palestiniens et libanais massacrés (derrière-lesquels-se-cachent-les-terroristes), comme des bébés israéliens juifs.

  • permalien Orangerouge :
    14 janvier @11h47   « »

    Tous ceux qui soutiennent les institutions d’apartheid colonial de l’état d’Israël sont des fossiles vivants.

    C’est la mentalité coloniale des 18ème et 19ème siècle qui vit encore au 21ème siècle.

  • permalien Orangerouge :
    14 janvier @11h52   « »

    La catastrophe pour l’humanité c’est que cet état-fossile vivant, Israël, qui en est resté au stade idéologique des 18ème et 19ème siècles en terme de racisme colonial, d’épuration ethnique et d’apartheid, dispose d’une puissance nucléaire considérable.

  • permalien une bille :
    14 janvier @11h57   « »

    La propagande :

    Anonyme : Tout le reste a été construit à partir de rien sur une terre qui appartenait à des seigneurs vivant alors dans la région du Liban et de la Syrie d’aujourd’hui, et qui leur a été achetée de manière légale, de la même manière que vous achèteriez une terre ici en France, afin d’y construire une maison. La documentation est là, les contrats existent, tout a été fait en règle.

    La réalité :

    Les Terres Domaniales : MINHAL C’est de trés loin la catégorie la plus importante en surface. Il s’agit souvent de terres situées à la péripherie des villes, dans les villes de développement et bien évidemment des terres agricoles ou des mochavim. Au fil des années, par le besoin croissant de construire et l’augmentation de la population, ces terres qui appartiennent à l’Etat ont été libérées pour la construction.

    Ces terres sont enregistrées au Minhal Mekarkeii Israël et peuvent être gérées soit directement par le Minhal ( puis inscrites au cadastre ) soit par des sociétes de développement telles que Amidar. La personne qui acquiert ces terres n’en acquiert pas la propriété pleine et entière, comme dans la catégorie précédente, mais acquiert un "bail emphythéotique " ( pour 49 ou 99 ans ou plus), bail appelé "Hakhira".

    Il ne faut en aucun cas être éffrayé par ce genre de transaction,car en pratique, la Hakhira est presque une propriété, surtout lorsque le loyer du bail emphythéotique a été capitalisé (en hebreu " Mehouvan"). La vérification au Minhal est plus complexe qu’au Tabou car il s’agit d’une administration plus lourde, moins bien gérée que le Tabou. Elle se fait par la vérification du dossier détenu par le Minhal,vérification de constructibilité du terrain et des droits .

    Anonyme, nous informe sur l’identité des vendeurs, mais omet, de nous parler de l’identité des acheteurs.

    En France, Anonyme ça ne se passe pas du tout comme ça.

  • permalien Mike :
    14 janvier @11h57   « »

    elbé :
    14 janvier @11h34 (...)

    Absolument ! D’autant que ce qu’oublient de nous dire nos hazbaristes de service, c’est qu’en Cisjordanie par exemple, ces routes sont réservées à l’usage exclusif des colons juifs, dans une application des plus classiques de l’apartheid...

  • permalien une bille :
    14 janvier @12h02   « »

    La propagande :

    Anonyme : Tout le reste a été construit à partir de rien sur une terre qui appartenait à des seigneurs vivant alors dans la région du Liban et de la Syrie d’aujourd’hui, et qui leur a été achetée de manière légale, de la même manière que vous achèteriez une terre ici en France, afin d’y construire une maison. La documentation est là, les contrats existent, tout a été fait en règle.

    La réalité :

    Dailymotion - Gouvernement Israel confisque les terres palestiniennes - une vidéo Actu et Politique

    En france, Anonyme, acheter un are ne donne pas le droit de voler un hectare.

  • permalien Lao Tseu :
    14 janvier @12h31   « »

    Petit manuel "anti-sémantique" :

    Au Hamas, on ne dira pas :
    "il tué des femmes et des enfants innocents en se faisant exploser"
    mais
    "Il a honoré son Dieu en martyr, détruisant ses ennemis"

    A la CIA, on préfèrera :
    "on déplore des victimes collatérales lors d’un raid strictement ciblé sur de lâches terroristes utilisant les populations civiles comme bouclier"
    plutôt que :
    "Un drone a massacré les participants civils d’une noce, dont de nombreux femmes et enfants par erreur !"
    ou encore "je suis favorable à une bonne guerre pour le pétrole et qu’on en finisse" mais
    "hélas, malgré toute notre bonne volonté de construire la paix, il a laissé passer sa chance"

    Poutine préfèrera "policer la Tchétchénie" plutôt que "massacrer et tyranniser tout une population"

    En France, on ne dit pas "y’a un problème avec l’immigration africaine", on dit " faudrait redéfinir l’identité nationale !"
    On ne dit pas "t’as l’air bizarre", on dit : "tu viens d’où ?"
    On ne dit pas "je suis lepéniste !", on dit "Hortefeux n’en fait pas assez !"
    On ne dit pas "j’ai peur des ...", on dit "il y en a de plus en plus"...

    Pour la propagande de certains israeliens, vous avez lu l’article.

    Mais j’insiste, c’est une attitude globale chez l’homme d’embellir ses actions ! Fussent-elles vilaines !

    Oui, la propagande, c’est comme la réclame...comme l’information !
    Faut juste pas être dupe des annonceurs quels qu’ils soient !

    Car il est là le problème. Chaque mot embaume les faits...
    Et derrière toutes ces propagandes, quelle nature humaine ?
    La même...

    Il est plus facile de démolir le discours de "l’autre", que d’avancer une pensée édifiante. Dans ce sens, mon ironie est facile...
    Mais encore une fois, s’il fallait braquer un seul projecteur sur l’état global de cette planète, vous conviendrez que nous en fussions tous chamboulés, nous qui arpentons les ténèbres du savoir...

    Diviser pour régner doit appartenir au passé de l’humanité !
    "Tant qu’il y aura des citoyens de première et deuxième classe dans tous les pays, dans toutes les nations"(...) "partout sera la guerre"
    Hailé Sellasié aux Nations Unies...
    C’est clair...et universel.

  • permalien Nathan :
    14 janvier @12h44   « »

    Orangerouge : 14 janvier @11h52

    La catastrophe pour l’humanité c’est que cet état-fossile vivant, Israël, qui en est resté au stade idéologique des 18ème et 19ème siècles en terme de racisme colonial, d’épuration ethnique et d’apartheid, dispose d’une puissance nucléaire considérable.

    Voici un très bel exemple de ce style hyperbolique qui se résume en définitive à un slogan haineux et sans réplique. On appréciera en particulier le terme catastrophe pour l’humanité car il va de soi que la présence sioniste au Proche-Orient est un méfait d’une magnitude largement supérieure à tous les autres. On sent bien que pour la personne qui écrit cette phrase, le sionisme est la source du mal sur terre. Elle l’a sans doute extrapolé à partir de l’un de ces hadiths ou Dieu sait quoi. Le grand spécialiste de ce genre de diabolisation est l’ineffable Gilad Atzmon. A le lire, on en retire l’impression que la violence des sionistes (Atzmon utilise parfois le terme plus direct de juive tribale) est une violence surnaturelle, sans commune mesure avec les autres manifestations de la violence humaine.

    Cet art de l’hyperbole va, bien sûr, de pair avec une minimisation euphémistique des nombreux crimes commis par les Arabes. En général, les antisionistes viscéraux n’en parlent pas. C’est l’omerta. Un silence inquiétant. On entendrait voler une mouche. A-t-on jamais discuté ici des 200.000 morts de la guerre civile algérienne ? Non, bien sûr. Parfois, lorsqu’ils sont poussés dans leurs derniers retranchements, les antisionistes viscéraux susurrent du bout des lèvres que ces tueries barbares sont le résultat d’une regrettable erreur. Aaahh, que n’a-t-on déjà entendu cette formule rituelle ; « Certes, nous avons commis des erreurs ». C’est ainsi que se partage le monde. D’une part, on clame à tout bout de champ une "catastrophe pour l’humanité" et de l’autre, on admet contraint et forcé "de regrettables erreurs".

  • permalien Gracchus :
    14 janvier @13h53   « »

    @ Nathan (14/1 à 10h26) = J’adore quand les sionistes en sont réduits à des arguments en forme d’aveux, qui peuvent se traduire en langage clair par : " oui, nous sommes des vraies ordures, on commet des crimes sans nom, mais on n’est quand même pas les seuls sur cette planète à commettre des crimes contre l’humanité, alors pourquoi s’en prendre à nous plutôt qu’aux autres ? "

    Une variante consiste à mettre en évidence que les régimes arabes ne sont pas particulièrement démocratiques, et d’en conclure que par conséquent on n’a pas à faire de reproches à Israël, "la seule démocratie du Moyen-Orient".

    Il faudrait donc en déduire par exemple que moins la Syrie est démocratique, plus cela autorise Israël à se comporter, à tous égards, comme un état voyou...

    Transposé dans le domaine judiciaire, cela donnerait : "oui, M. le juge, j’ai déplacé la clôture de ma propriété afin de m’approprier la moitié du jardin de mon voisin (où d’ailleurs j’ai depuis longtemps installé ma piscine et mon atelier), et le lui ai cassé la gueule parce qu’il protestait. Mais c’est normal, puisque mon autre voisin bat sa femme et ses enfants et emploie du personnel non déclaré. Et d’ailleurs, si vous me condamnez c’est que vous êtes guidé par des considérations racistes, comme tous ceux de votre communauté d’ailleurs".

    Il faut vraiment être à court d’arguments pour être obligés d’en sortir de si lamentables. A ce stade, aucun manuel ne peut plus vous sauver.

  • permalien Lao Tseu :
    14 janvier @14h00   « »

    @ Elbé

    Du Camus ? Sans doute un peu...
    Des victimes ? Oui, partout, des deux côtés.
    Des bourreaux, oui aussi. Parfois d’anciennes victimes.
    Venger des victimes pour devenir bourreau ?
    Prendre le fusil ?
    Parler du sang avec de l’encre ?
    Dire ce qu’on ne peut pas faire ?
    Du coup on est suspect de ne rien faire, de ne pas s’insurger.
    Coupable de douter, quand la cause est entendue !

    "Coupable de n’avoir pas de parti pris" devient "coupable de n’avoir pas pris parti"
    Au moins je souhaite à tous les humains de dépasser leurs différents politiques, sociaux, religieux, nationaux...
    Il faut bien lutter contre le système qui nous opprime, et je me garde de juger les formes de résistance.
    Mais la résistance civile et pacifique est tout hélas la plus malmenée dans ce monde. Les Israeliens ne font pas exception à la règle mais ne s’inscrivent pas comme les pires dans le concert des nations. Chacun a le droit de se battre pour sa dignité, au nom de la dignité à laquelle chacun a droit...
    Je ne peux me battre pour aucun des deux camps, je ne veux me battre que pour les deux camps arrêtent de se battre !
    Si hélas, je vivais une situation d’oppression, et que la chair de ma chair soit meurtrie, il n’est pas impossible que je prendrais une position plus radicale ou plus veule...
    Mais là, à part faire de la pub à ceux qui luttent pour la paix de tous bord, tu me suggère quoi ?
    d’adhérer à un combat formaté qui me laisse perplexe par sa finalité ?
    Il y a de la propagande israelienne AUSSI, point barre !
    Les sous-entendus sont en trop...
    Entendu que si tous les pays alentours y mettaient un peu de bonnes volonté, on entreverrait peut-être une issue aux problèmes proche-orientaux... je préfère entendre parler du droit des palestiniens plutôt que de l’illegitimité des Israeliens.
    Le même droit pour tous !
    Des deux côtés, il est évident qu’il y en a a pour saboter les espoirs de paix...
    Mais bon, qu’est-ce qui m’a pris de trainer sur un forum politique !??? _ :)

  • permalien Mike :
    14 janvier @14h32   « »

    Nathan :
    14 janvier @12h44

    (...) Le grand spécialiste de ce genre de diabolisation est l’ineffable Gilad Atzmon. A le lire, on en retire l’impression que la violence des sionistes (Atzmon utilise parfois le terme plus direct de juive tribale) est une violence surnaturelle, sans commune mesure avec les autres manifestations de la violence humaine. (...)

    C’est vrai que parfois on en viendrait presque à se poser la question !

    Mais enfin ce qui est certain, c’est qu’il serait vain de tenter de diaboliser le régime sionistes et ses supporters, c’est impossible malheureusement, car c’est Satan en personne à qui l’on a affaire !

  • permalien Mike :
    14 janvier @14h53   « »

    Gracchus :
    14 janvier @13h53

    (...) Transposé dans le domaine judiciaire, cela donnerait : "oui, M. le juge, j’ai déplacé la clôture de ma propriété afin de m’approprier la moitié du jardin de mon voisin (où d’ailleurs j’ai depuis longtemps installé ma piscine et mon atelier), et le lui ai cassé la gueule parce qu’il protestait. (...)

    Ah non même pas ! Ou alors il faudrait préciser que le type était déjà un squatter avant de déplacer la clôture !!!

  • permalien Orangerouge :
    14 janvier @15h22   « »
    Gazastrophe documentaire franco-palestinien

    Le Documentaire franco-palestinien "Gazastrophe, le jour d’après" commence actuellement sur la chaine de télévision France Ô.

  • permalien Orangerouge :
    14 janvier @15h32   « »

    Annoncé, le documentaire Gazastrophe, n’est pourtant pas diffusé en ce moment.

    Il devrait être diffusé le mercredi 10 février à 20h35.

  • permalien Orangerouge :
    14 janvier @15h51   « »
    Manipulations sionistes

    Face à une personne qui critique Israël (et qui critique les pays occidentaux qui soutiennent cette plateforme militaire de l’occident au Moyen-Orient), les sionistes la désignent immédiatement comme indifférente à toutes les victimes qui ne soient pas palestiniennes, et accessoirement comme le soutien à tous les dictateurs de la planète ...

    Une tactique fréquente : la personne qui critique Israël est interpellée comme étant arabe ou musulmane et traitée de soutien aux mouvements extrémistes musulmans.

    Face à cette dernière attaque on est piégé (comme sont piégés les hommes qui se font traiter de tapette) : soit on laisse faire et on peut laisser croire qu’il n’y a pas de français blanc qui refusent les institutions coloniales d’apartheid de l’état d’Israël ; soit on décrit sa blancheur française et on semble l’afficher en preuve de crédibilité, ce qui est vraiment répugnant ...

    Il ne faut pas être angélique : les échanges avec des racistes sont rapidement pervers.

  • permalien Orangerouge :
    14 janvier @15h59   « »
    Pétition internationale à remettre aux Nations-Unies

    CONTINUEZ A SIGNER LA PETITION !
    Forte de plus de 52 500 signatures (dont des signatures papiers) émanant de 118 pays, au 13 janvier 2010, la pétition internationale adressée à l’Assemblée Générale des Nations unies, demande la mise en place d’ un tribunal pénal international ad hoc afin de juger les crimes de guerre israéliens, notamment à Gaza.

    Un premier envoi au Président de l’Assemblée générale des Nations unies a été fait à l’occasion de la session de septembre 2009.

    Un an après l’attaque sauvage contre Gaza, il faut poursuivre la mobilisation et continuer à signer et faire signer le plus largement possible la pétition (un deuxième envoi sera effectué).

    Il faut mettre fin à l’impunité des criminels de guerre israéliens (c’était aussi l’un des objectifs de la Marche de la Liberté pour Gaza) !

    http://www
    .france-palestine.org/article11097.html#sp11097

  • permalien Tanios :
    14 janvier @16h17   « »

    Répondre aux propagandistes en pointant les failles dans leur raisonnement et les erreurs factuelles et autres demi-vérités est une bonne chose, mais c’est une première étape. Il convient aussi d’analyser et mettre à nu les mécanismes rhétoriques sous-jascents. C’est en ce sens que le document mis en lien par M. Gresh est passionnant.

    Sans connaissances même intuitives en logique, sociologie, psychologie et linguistique, difficile de s’immuniser contre les manipulations propagandistes. Un peu de vulgarisation, j’ai trouvé un documentaire (en anglais non sous-titré, mais c’est très compréhensible) qui s’appelle "Five steps to tyranny". Cela s’applique à merveille au cas Palestine/Israel.

    Lien vers la vidéo.

    Je vous propose une petite synthèse de ma compréhension de ce documentaire. Voici les cinq étapes vers la tyrannie :
    — 1 : ’Us’ and ’Them’. Création superficielle des groupes ’nous’ supérieurs au ’Eux’. ’Nous’ blancs, européens, occidentaux, judéo-chrétiens, civilisés, modernes, industrialisés. Et ’eux’ indigènes, de couleur, musulmans, fondamentalistes, terroristes, illettrés, arriérés.

    — 2 : ’Obey orders’. Déresponsabilisation, protection des éventuelles conséquences et menaces en cas de désobéissance. Dans le cas israélo-palestinien, les cas d’auto-censure des politiques et journalistes de critiquer Israel par peur de perdre leur job, l’interdiction aux journalistes et ONG de voir sur place ce qui se passe à Gaza, la protection et le lobbying israélien pour soustraire ses soldats et responsables politiques à d’éventuelles poursuites judiciaires.

    Suite dans le message suivant...

  • permalien Tanios :
    14 janvier @16h22   « »

    La suite...

    — 3 : Do ’them’ harm. Création d’idéologie/système de croyances, expression d’un objectif louable afin de donner un sens à l’oppression. Déshumanisation de l’ennemi, comparaison à des animaux.

    Le bestiaire israélien est riche et abondantes sont les comparaisons animalières à l’encontre des Arabes, au point que certains n’hésitent pas à considérer qu’il s’agit d’une marque de fabrique du personnel politique israélien. De l’ancien premier ministre travailliste Golda Meir, au chef du Likoud Menahem Begin, qui les désignera de « bêtes à deux jambes », à l’ultra droitier chef d’état-major Raphaël Eytan, qui n’hésitera pas à les qualifier de « cafards » , en passant par l’ancien premier ministre travailliste Ehud Barak qui les comparera à des « crocodiles », les principaux dirigeants israéliens ont apporté, en toute impunité, leur contribution à cette phraséologie xénophobe à nulle autre pareille dans toute autre état.

    Frantz Fanon, psychiatre antillais rallié à la révolution algérienne, auteur d’un pamphlet célèbre, « Les Damnés de la terre » (1961), constate : « Le langage du colon, quand il parle du colonisé, est un langage zoologique. On fait allusion aux mouvements de reptation du Jaune, aux émanations de la ville indigène, aux hordes, à la puanteur, au pullulement, au grouillement, aux gesticulations. Le colon, quand il veut bien décrire et trouver le mot juste, se réfère constamment au bestiaire. »

    — 4 : ’Stand up’ or ’Stand by’. Radicalisation de l’engagement, on est soit ’avec nous’ soit ’contre nous’, et bien sûr, on n’a pas intérêt à être ’contre nous’. Ne pas tolérer l’opposition, faire taire la dissidence, et homogénéiser les perspectives. C’est le principe de l’axe du mal combattu par l’axe du bien évoqué par les néocons, difficile de trouver de la nuance là-dedans. Dans une telle situation, ne pas intervenir et résister n’est pas faire preuve de neutralité, mais au contraire c’est une décision active de prise de position. Le fameux ’Qui ne dit mot consent’, l’inaction sur les crimes israéliens et la souffrance palestinienne est coupable.

    — 5 : ’Exterminate’. Bon, après les bombes au phosphore, à l’uranium appauvri, le blocus total, que restera-t-il ? Ah oui, la bombe atomique qu’a évoquée entre autres responsables israéliens Avigdor Lieberman, actuel ministre des affaires étrangères d’Israel.

    Fin.

  • permalien Tanios :
    14 janvier @16h33   « »

    Petit passage qui a sauté au point 3.

    Au Rwanda, on disait "When you kill rats, you don’t spare the babies". Je ne peux m’empêcher de penser à Gaza où le tiers des victimes de la dernière agression israélienne avaient moins de 16 ans.

  • permalien Nathan :
    14 janvier @16h56   « »

    Gracchus : 14 janvier @13h53
    Il faudrait donc en déduire par exemple que moins la Syrie est démocratique, plus cela autorise Israël à se comporter, à tous égards, comme un état voyou...

    Je n’a jamais rien dit de tel. Je m’étonne simplement qu’on ne parle jamais de la Syrie, sauf pour innocenter ce régime de crimes commis au Liban, bien sûr.

    Quant à l’expression catastrophe pour l’humanité, elle laisse songeur. Je reconnais que la présence des sionistes en Palestine fut une catastrophe pour les Palestiniens. On est d’accord. Mais pour l’humanité toute entière ? Rien que ça ? Le réchauffement climatique est une catastrophe pour l’humanité, car à terme, il peut conduire à la disparition de l’espèce humaine. Mais je ne vois pas en quoi la présence de 5 millions de juifs sur un territoire grand comme deux départements français, menacerait l’espèce humaine sauf, bien sûr, si l’on estime comme le dénommé Mike que les sionistes sont Satan en personne. Mais quand on arrive à ce stade de la réflexion, il ne reste plus qu’à appeler le SAMU en urgence.

  • permalien Noval :
    14 janvier @17h23   « »

    Nathan - Message du 14 janvier 16 h 56

    " Je reconnais que la présence des sionistes en Palestine fut une catastrophe pour les Palestiniens "

    Pourquoi " fut " et non " est " une catastrophe ?

  • permalien une bille :
    14 janvier @17h38   « »

    Nathan - Message du 14 janvier 16 h 56

    " Je reconnais que la présence des sionistes en Palestine fut une catastrophe pour les Palestiniens "

    Pourquoi seulement en Palestine ?

  • permalien fred_h :
    14 janvier @17h42   « »

    Ainsi, tout en vidant résolument et cyniquement le monde de la seule chose qui ait un sens pour le sens commun et ses prévisions utilitaires, les régimes totalitaires lui imposent une sorte de sur-sens que les idéologies ont effectivement toujours eu en vue lorsqu’elles prétendaient avoir découvert la clef de l’histoire, ou la solution aux énigmes de l’univers. Par-delà le non-sens de la société totalitaire, et sur lui, s’établit le règne du ridicule sur-sens de sa supériorité idéologique. Les idéologies ne sont inoffensives, elles ne sont des opinions arbitraires que tant qu’on ne les prend pas au sérieux. Une fois prise en son sens littéral leur prétention à une totale validité, celles-ci deviennent les centres des systèmes logiques où, comme dans les systèmes des paranoïaques tout s’enchaîne de manière intellectuelle et même obligatoire dès lors qu’est acceptée la première prémisse. La démence de tels systèmes réside non seulement dans leur première prémisse, mais encore dans la logique même de leur construction. La curieuse logique des tous les « ismes », leur foi simpliste en la valeur salutaire d’une dévotion aveugle qui ne tient aucun compte des facteurs spécifiques et changeants, contiennent déjà en germes le mépris totalitaire pour la réalité et les faits en eux-mêmes.
    Le sens commun, enclin qu’il est à penser de manière utilitaire, n’est d’aucun secours, contre ce sur-sens idéologique, dans la mesure où les régimes totalitaires instaurent un monde qui fonctionne dans le non-sens. Le mépris idéologique des faits en eux-mêmes contenait encore la prétention d’une maîtrise humaine du monde ; après tout, c’est le mépris de la réalité qui permet de changer le monde, de promouvoir la création humaine. Ce qui détruit l’élément d’orgueil présent dans le mépris du totalitaire de la réalité (et qui, du même coup, le distingue radicalement des théories et des attitudes révolutionnaires), c’est le sur-sens qui donne au mépris de la réalité sa force, sa logique, sa cohérence. Ce qui constitue un édifice véritablement totalitaire, c’est, hormis l’affirmation bolchevique que l’actuel système russe est supérieur à tous les autres, le fait que le dirigeant totalitaire tire de cette affirmation la conclusion suivante, d’une logique impeccable : sans ce système les gens n’auraient pu construire quelque chose d’aussi merveilleux que, mettons, le métro. De là, il tire à nouveau la conclusion logique que quiconque connaît l’existence du métro parisien est suspect, car il peut amener les gens à douter que la politique bolchevique soit la seule possible. Ceci conduit enfin à la conclusion que pour demeurer un Bolchevik loyal, il faut détruire le métro parisien. Seule compte la cohérence.

    Hannah Arendt, Le système totalitaire (1951)

  • permalien fred_h :
    14 janvier @17h44   « »

    Avec ces nouvelles structure, bâties sur la force du sur-sens et mues par leur dimension de système logique, nous sommes certes à la fin de l’ère bourgeoise des profits et de la puissance, à la fin tout aussi bien de l’impérialisme et de l’expansion. L’agressivité du totalitarisme ne naît pas de l’appétit de puissance et son expansionnisme ardent ne vise pas l’expansion pour elle-même, non plus que le profit ; leurs raisons sont uniquement idéologiques : il s’agit de rendre le monde cohérent, de prouver le bien-fondé de son sur-sens.
    C’est principalement au non de ce sur-sens, au nom d’une complète cohérence, que le totalitarisme doit nécessairement détruire toute trace de ce qu’il est convenu d’appeler la dignité humaine. Car le respect de la dignité humaine implique que l’on reconnaisse les autres hommes ou les autres nations au même titre que soi comme des sujets, comme des bâtisseurs de mondes ou comme les cofondateurs d’un monde commun. Aucune des idéologies qui visent à donner une explication exhaustive des événements historiques du passé et à tracer le cours de tous les événements futurs ne peut supporter l’imprévisibilité inhérente à la créativité des hommes, à leur faculté de créer quelque chose de tellement nouveau que personne n’aurait pu le prévoir.
    Le dessein des idéologies totalitaires n’est donc pas de transformer le monde extérieur, ni d’opérer une transmutation révolutionnaire de la société, mais de transformer la nature humaine elle-même. Les camps de concentration sont les laboratoires où l’on expérimente des mutations de la nature humaine, et leur infamie n’est donc pas seulement l’affaire de leurs détenus et de ceux qui les administrent selon des critères strictement « scientifiques » ; elle est l’affaire de tous les hommes. Les souffrances – qui ont toujours été trop nombreuses sur la terre – ne sont pas le fond du problème, non plus que le nombre des victimes. C’est la nature humaine en tant que telle qui est en jeu ; et même s’il semble que ces expériences ne réussissent pas à changer l’homme, mais seulement à le détruire, en créant une société où la banalité nihiliste de l’homo homini lupus est réalisée de manière conséquente, on ne devrait jamais perdre de vue les nécessaires limites d’une expérience qui requiert un contrôle global des résultats concluants.

    Hannah Arendt, Le système totalitaire (1951)

  • permalien fred_h :
    14 janvier @17h46   « »

    Jusqu’à présent, la croyance totalitaire que tout est possible semble n’avoir prouvé qu’une seule chose, à savoir : que tout peut être détruit. Néanmoins, en s’efforçant de prouver que tout est possible, les régimes totalitaires ont découvert sans le savoir l’existence de crimes que les hommes ne peuvent ni punir ni pardonner. En devenant possible, l’impossible devint le mal absolu, impunissable autant qu’impardonnable, celui que ne pouvait plus expliquer les viles motivations de l’intérêt personnel, de la culpabilité, de la couardise ; celui, par conséquent, que la colère ne pouvait venger, que l’amour ne pouvait endurer, ni l’amitié pardonner. De même que les victimes, dans les usines de la mort ou dans les oubliettes, ne sont plus « humaines » aux yeux de leurs bourreaux, de même cette espèce entièrement nouvelle de criminels est au-delà des limites où la solidarité humaine peut s’exercer dans le crime.

    Hannah Arendt, Le système totalitaire (1951)

  • permalien Tête d’épingle :
    14 janvier @18h06   « »

    Deïr Yassine

    Si vous voulez, mais si vous estimez devoir vous justifier de ce que j’ai dit, ne m’accusez pas au moins de "remuer la merde"... Si je n’avais rien à dire sur la situation des Palestiniens (et pas seulement), je serais en train d’éplucher les compte-rendus du dernier Comicket plutôt que de lire ce qui se passe ici.

    (Oh, et c’était pas "shit", mais "shitty")

  • permalien Mike :
    14 janvier @18h13   « »

    Orangerouge :
    14 janvier @11h47

    Tous ceux qui soutiennent les institutions d’apartheid colonial de l’état d’Israël sont des fossiles vivants.

    Orangerouge :

    14 janvier @11h52

    La catastrophe pour l’humanité c’est que cet état-fossile vivant, Israël, qui en est resté au stade idéologique des 18ème et 19ème siècles en terme de racisme colonial, d’épuration ethnique et d’apartheid, dispose d’une puissance nucléaire considérable.

    Ce que tu dis est exact Camrad, toutefois parler de “cet état-fossile vivant, Israël” est inadéquat, un fossile c’est la trace restante de quelque chose qui a déjà existé, l’entité sioniste n’a jamais existé en tant qu’Etat, pas plus qu’elle n’existe actuellement en tant qu’Etat.

    Ceci dit en toute sympathie bien entendu, mais il me semblait important de corriger cette petite erreur d’analyse, qui me semble sous-tendre des concepts assez fondamentaux.

  • permalien Mike :
    14 janvier @18h22   « »

    une bille :
    14 janvier @17h38

    Pourquoi seulement en Palestine ?

    Personnellement, s’il n’y avait plus (“Quand” devrais-je dire) de sionistes en Palestine, leur présence en Autriche, dans l’Arizona, ou sur Mars, ne me pose aucun soucis...

  • permalien Noval :
    14 janvier @18h34   « »

    On ne peut parler de " Propagande et de désinformation à l’israélienne ", en occultant les méthodes de ceux qui, en France, se sont partagés tacitement rôles et fonctions pour formater les esprits par leur omniprésence médiatique .

    Pour défendre, justifier et glorifier la cause israélienne et le sionisme, certains étalent régulièrement leur nombrilisme dans les pages " Débats " et " Rebonds " de certains quotidiens nationaux. Parmi eux, Alain Finkielkraut, André Glucksmann et Bernard-Henri Lévy.

    D’autres, se répandent sur les ondes de radios publiques. Parmi eux, l’ancien stalinien et actuel journaliste multi-cartes Alexandre Adler .

    Viennent ensuite ceux qui se targuent de titres universitaires : Frédéric Encel et Pierre-André Taguieff.

    La liste n’est pas close ; Il y a également des politiques très marqués à droite : au hasard, Christian Estrosi et Claude Goasguen.

    Voilà très schématiquement pour le niveau national.

    Au niveau local, la propagande pro-israélienne (et donc anti-palestinienne) consiste, pour les délégations régionales du CRIF et du groupuscule " Amitié France-Israël " à inviter systématiquement tel homme/femme politique du cru à un dîner-débat, une commémoration ou à une conférence en lui donnant du " Cher ami " et en l’appelant par son prénom. N’est-ce pas sympathique ?

  • permalien une bille :
    14 janvier @18h37   « »

    Même en Palestine ça ne semble pas vous déranger plus que ça.

    Par contre pour les Palestiniens, la présence de sionistes en Israël de temps en en temps au Liban ou en Syrie, leur pose énormément de problèmes (et ne parlons pas de Gaza).

    Par ailleurs cette idéologie fossile (ne vous déplaise) du XIXième siècle pose énormément de problèmes où qu’elle soit à tous les gens qui vivent dans leur époque.

  • permalien Mike :
    14 janvier @18h40   « »

    une bille :
    14 janvier @18h37 (...)

    Vous m’avez lu trop vite de toute évidence, relisez-moi lentement, nous en reparlerons ceci fait.

  • permalien Tête d’épingle :
    14 janvier @18h41   « »

    Lao Tseu,

    Mais la résistance civile et pacifique est tout hélas la plus malmenée dans ce monde.

    Je répète ce que j’ai toujours affirmé, la "résistance pacifique" n’existe pas. Qu’est-ce que la non-violence ? Le boycott ou ce genre d’action n’est ni plus ni moins que de la violence indirecte, en agressant l’économie au lieu des personnes. C’est toujours du bâton. Les manifestations non violentes ? Elles provoquent des troubles et si elles sont réprimées, la réputation de l’Etat est salie, ce qui est loin de lui faire du bien. Bâton indirect. Même les pétitions sont une forme de violence, une violence s’attaquant à la crédibilité d’institutions prétendant représenter un peuple. Si elles faillissent à leur but, la base de leur existence s’effondrent, et elles perdent leur légitimité et leur sécurité.

    Mais on se rend compte que la non-violence (du modèle frappant la réputation) n’a de chances de réussite que selon les valeurs des clients potentiels ou associés, qui eux peuvent frapper (qui deviennent d’une certaine façon l’armée personnelle du manifestant). Mais dans une société du spectacle comme celles d’Occident, où on croit que le monde sera éternellement dirigé par démocraties+blanches+costumecravate+croissancenonstop, les lumières mettent du temps à s’allumer... Beaucoup de temps.

    Au Hamas, on ne dira pas :
    "il tué des femmes et des enfants innocents en se faisant exploser"
    mais
    "Il a honoré son Dieu en martyr, détruisant ses ennemis"

    Règle n°1 : Déshumaniser "l’ennemi", en faisant de lui un dangereux irrationnel. Et TOUJOURS, TOUJOURS, dire qu’il se fait exploser dans une foule, quoi qu’il arrive. Et bien entendu, faire croire qu’il passe son temps à tuer des femmes et des enfants parce que ce sont des "ennemis de Dieu", tout en montrant qu’il n’y a aucun problème à le tuer, étant donné qu’il sera heureux de "mourir en martyr". Toujours la même connerie creuse, connerie suivie par une minorité de plus en plus réduite (et heureusement, ce fait se confirme de plus en plus vite).

    Enfin, il n’y aucun, mais vraiment AUCUN rapport entre la xénophobie à la française, les complots de la CIA ou encore les exactions en Tchétchénie. Marquer des points communs là où il n’y en a pas est le meilleur moyen de poser des troubles. On ne guérit pas une personne de la grippe en lui administrant des psychotropes.

  • permalien Tête d’épingle :
    14 janvier @18h47   « »

    D’ailleurs, ça m’amuse ça. Tuer des femmes et des enfants, ça pose des problèmes, mais les hommes dans tout ça ? On s’en fout. Les femmes et les enfants, ne servent qu’à faire suivre une image populaire, celui qui frappe le faible. Ou quand le Bien et le Mal deviennent relatifs...

  • permalien Tête d’épingle :
    14 janvier @18h49   « »

    Triple post.

    L’excellent site Dedefensa vient d’ouvrir une section libre, Ouverture Libre. On y trouve des réflexions intéressantes, comme par exemple l’article L’après Copenhague ou la Grâce de l’Histoire que je recommande vraiment.

  • permalien une bille :
    14 janvier @18h52   « »

    @ Mike : leur présence en Autriche, dans l’Arizona, ou sur Mars, ne me pose aucun soucis...

    Il fallait comprendre leur absence ? Parce que pour moi, leur idéologie nationaliste raciale et hégémotique me sort par les narines (pour rester poli). C’était valable à l’ époque du Kaïser ces âneries, depuis du sang à coulé sur la terre...

    et toutes les choses vivantes tournent avec elle et saignent...
    Elle elle s’en fout
    la terre
    elle tourne et toutes les choses vivantes se mettent à hurler
    elle s’en fout
    elle tourne
    elle n’arrête pas de tourner
    et le sang n’arrête pas de couler...
  • permalien Mike :
    14 janvier @19h00   « »

    Tête d’épingle :
    14 janvier @18h47

    D’ailleurs, ça m’amuse ça. Tuer des femmes et des enfants, ça pose des problèmes, mais les hommes dans tout ça ? On s’en fout. (...)

    Aha ! Mort de rire ! C’est vrai ! Et les hommes merde ! Il ne s’agirait pas de les oublier ! Aha ! M’enfin peut-être que que les individus mâles de l’espèce de primates du genre Homo sapiens sapiens (Dont je fais partie ce qui n’étonnera personne, j’imagine...) sont du fait peut être de l’influence bêtement ormonale de leur genre, assez agressifs, et choisissent volontairement de s’exposer... Humain trop humain comme disait Frédo...

  • permalien Nathan :
    14 janvier @19h19   « »

    Je suis au regret de le dire mais la propagande des antisionistes viscéraux est bien moins subtile que le programme de "Israel project" tel qu’il est décrit par A. Gresh. Sur ce terrain aussi, c’est un peu les kamikazes contre les drones. Là où les premiers en sont encore à diaboliser bêtement l’adversaire, en le faisant passer de manière assez fruste et grotesque pour une sorte de force satanique et exterminatrice, le projet israélien, quant à lui, conseille plutôt de faire montre d’empathie, de manifester une volonté de paix et de dialogue, de lutter contre l’ennemi commun qui est le terrorisme, etc. Sur ce plan aussi, on constate que les Orangerouge, Tanios et consorts ont trois guerres de retard.

  • permalien Mike :
    14 janvier @19h28   « »

    Nathan :
    14 janvier @19h19

    Je suis au regret de le dire mais la propagande des antisionistes viscéraux est bien moins subtile que le programme de "Israel project" (...)

    Tu n’es pas obligé de nous flater Nathan, même si bien entendu cela te semble une sinistre évidence, antisionistes viscéral, pour nous c’est bien évidemment un compliment !

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