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Un rêve d’Europ Aid

vendredi 15 janvier 2010, par Philippe Leymarie

Le séisme à Haïti a suscité une mobilisation internationale plus rapide et massive qu’à l’ordinaire. La plupart des initiatives sont menées dans un cadre bilatéral, plus prompt et efficace, et avec l’emploi de moyens professionnels militaires ou de sécurité civile, en liaison avec des ONG spécialisées dans le secours d’urgence. L’Union européenne, qui a activé pour l’occasion son système de gestion de crise, ne possède toujours pas de centre permanent de secours en cas de catastrophe.

Parmi les premiers gestes, l’envoi :
- par la Belgique, à bord d’un Airbus A330 de l’armée de l’air, d’une équipe « B-Fast » (intervention rapide en cas de catastrophe) ;
- par la France,par avion, de près de 300 sapeurs-pompiers et sauveteurs de la Sécurité civile, ainsi que des gendarmes, depuis l’Hexagone ou depuis la Martinique proche de Haïti, deux navires de la marine nationale faisant route vers l’ile ;
- par l’Italie, d’un poste médical et chirurgical avancé, ainsi qu’une équipe de secours et de recherche urbaine dite « Pisarte » (équipe d’intervention d’urgence de Pise), élément d’un programme européen en cours de mise au point, dont ce sera le premier déploiement réel ;
- la Suède a offert un poste médical avancé, l’Espagne plusieurs avions de vivres, le Portugal une équipe de sauveteurs comme la Grande-Bretagne, l’Allemagne de l’argent, etc. ;
- Médecins sans frontières, Télécom sans frontières, Caritas, le CICR [1] ont été parmi les premières ONG à réagir.

Mais ces initiatives européennes ne sont qu’une partie des aides qui convergent actuellement vers Haïti, en grande majorité américaines, que l’Organisation des Nations unies – avec l’ancien président Bill Clinton, comme représentant spécial – tentera de coordonner. Le danger, comme l’ont montré certaines mobilisations désordonnées de ces dernières années, est de transformer les secours en une seconde catastrophe : c’est ce qui menaçait déjà ces jours-ci l’aéroport de Port-au-Prince...

Effet désastreux

Lors du tsunami du 26 décembre 2004, en Asie, Michel Barnier, alors ministre français des Affaires étrangères et chargé d’une mission de coordination européenne, constatait sur place l’arrivée d’avions sans coordination, l’improvisation dans l’urgence avec perte de temps, l’argent dépensé à tort et à travers… et, accessoirement, l’absence de visibilité de l’Union européenne en tant que telle, etc. Politiquement, l’effet était désastreux : se porter au secours d’un Etat ou d’une communauté en difficulté est un geste humanitaire apprécié à la fois des populations et des gouvernants, mais également une manifestation de puissance, un acte diplomatique, susceptible d’avoir des retombées importantes. En revanche, une absence se remarque fortement...

En mai 2006, dans un rapport à la Commission de l’UE où il présentait son projet d’une force européenne de protection civile baptisée « EuropAid » (PDF), Michel Barnier constatait qu’il y a « juxtaposition des interventions d’urgence » dans les divers pays européens. Son expérience, en tant que ministre de l’environnement et de la prévention des risques naturels, puis de commissaire européen lors des séismes en Turquie et en Grèce, par exemple, avait consisté en conciliabules entre capitales, sur le mode du « Qu’est-ce qu’on fait ? », débouchant le plus souvent sur des : « Rien ! »

Les feux de forêt en Italie et en Grèce avaient été mieux gérés. Dès les premières quarante-huit heures, neuf pays de l’Union européenne avaient contribué aux secours en Grèce, en août 2007, avec plus de trente-cinq aéronefs spécialisés. Ils étaient coordonnés, à partir de la commission européenne à Bruxelles, par une cellule légère mais opérationnelle 24 heures sur 24. Depuis, un dispositif informel de mutualisation des moyens aériens anti-feu a été mis en place, à l’initiative des pays disposant des flottes les plus importantes (France, Grèce, Espagne).

En août 2008, suite aux affrontements en Géorgie, l’Union européenne avait activé à nouveau ce « mécanisme de veille et de coordination sécurité civile » (MIC), avec notamment une participation française et autrichienne, et celle de plusieurs pays d’Europe de l’Est, pour fournir et acheminer en urgence tentes, matériels de couchage, réservoirs d’eau, fournitures médicales, etc. Le MIC avait été mobilisé à dix-sept reprises en 2007, et pour vingt catastrophes en 2008, en parallèle – pour ne pas dire en concurrence – avec le Centre euro-atlantique de coordination des réactions en cas de catastrophes (EADRCC), qui a participé à une cinquantaine d’opérations au profit des pays membres ou partenaires de l’OTAN, depuis sa création en 1998.

Réponse en amont

Mais, alors que l’Union européenne a multiplié ces dernières années les missions d’interposition militaire et de rétablissement de l’état de droit, ou encore purement humanitaires, elle souffre de l’absence d’un système permanent de sécurité ou de protection civile à l’échelle du continent. Un rapport commun du Haut-Représentant et de la Commission européenne identifiait en mars 2008 sept menaces liées aux conséquences du changement climatique (conflits à propos des ressources, risques pour les villes côtières, migrations, etc.).

Et début 2009, Javier Solana formulait trois recommandations : une analyse plus approfondie des conséquences sur la sécurité au niveau régional ; une intégration de ces analyses dans les mécanismes d’alerte rapide ; et une intensification du dialogue mené avec les pays tiers et d’autres organisations (notamment l’Union africaine). Mais, faute d’une décision politique, l’Union européenne ne dispose d’aucune structure dédiée à la dimension sécurité du changement climatique [2].

Les « douze propositions » de Michel Barnier pour la création d’une force européenne de protection civile s’appuyaient déjà sur la conviction que ces changements climatiques, amplifiés par les pollutions d’origine humaine, déclenchent des phénomènes de plus en plus nombreux et dangereux. Et que, sur quarante catastrophes depuis quinze ans, dix-huit avaient touché plus ou moins directement l’Europe – il s’agissait là d’évènements de type supranational, en face desquels un pays ne peut agir seul : tsunami ou séismes terrestres, pandémies, grandes inondations ou incendies, catastrophes maritimes, accidents dans l’industrie chimique ou nucléaire, voire – dans un genre moins accidentel – un « 11 septembre européen »…

Pour faire face à la crise, la clé est d’avoir su préparer la réponse en amont : le rapport suggérait qu’un centre opérationnel de veille et de réponse aux crises soit installé aux côtés du Central d’opérations militaires de l’Union européenne, et soit relié aux réseaux mondiaux d’alerte et d’observation. Ce centre réagirait en fonction des scénarios, plans et protocoles établis pour chaque type de crise.

Selon Michel Barnier, cette activité devrait respecter un principe de double subsidiarité : celle de l’Organisation des Nations unies, celle de la compétence des Etats-membres ou des régions constituées. Sous l’autorité du conseil des ministres de l’Union, la Commission recenserait les moyens offerts par les pays-membres, qui seraient affectés en fonction des types d’incidents, des zones géographiques, des spécialités techniques de chaque pays, etc.

Cette mise en commun des matériels et des hommes aboutirait à la création de fait d’une force européenne non pas « fédérale », mais « mutualisée », construite sous le label « Europaid », à partir de moyens prépositionnés. Elle pourrait être constituée, si besoin est, sur le mode de la « coopération renforcée », à l’image des militaires ou des sapeurs-pompiers du Sud européen – pour échapper à la pesanteur institutionnelle de « l’Union à 27 ». Un Conseil de sécurité civile pourrait prendre les décisions nécessaires dans un délai de quelques heures…

Etat-major civil

Si « l’Europ Aid » de Michel Barnier n’a pas été retenu, les esprits évoluent à Bruxelles. La crise financière a incité les Etats à modérer leurs ambitions nationales, dans ce domaine de la protection ou de la défense civiles comme en d’autres. En outre, le Traité de Lisbonne, en vigueur depuis quelques mois, élargit le champ des « coopérations renforcées », qui permettent à un groupe limité d’Etats ayant les capacités nécessaires de mettre leurs moyens en commun, et d’en faire profiter les autres pays de l’UE qui le souhaitent. Ceci ouvre la voie aux processus de mutualisation de certains moyens matériels ou unités spécialisées.

Depuis dix-huit mois, un nouveau et premier directeur de la « Capacité civile de planification et de conduite » (CCPC) a été nommé : il gère, dans un style « état-major », les opérations civiles menées par l’UE dans le cadre de dispositifs de pacification et de reconstruction à la suite de crises politico-militaires, mais également les conséquences de catastrophes.

Le général Henri Bentegeat, qui vient de présider le comité militaire de l’UE durant trois ans, souhaite d’ailleurs la mise en place d’un centre de commandement civilo-militaire à Bruxelles, qui amalgamerait les deux volets de la politique de sécurité et de défense (PESD), et gérerait la participation européenne aux crises de toutes sortes de manière permanente. Actuellement, dans le militaire comme dans le civil, ces structures européennes de commandement doivent être « activées » à chaque occasion... puis désarmées.

Notes

[1] Comité international de la Croix-Rouge.

[2] Revue Défense, septembre-octobre 2009.

40 commentaires sur « Un rêve d’Europ Aid »

  • permalien
    15 janvier 2010 @20h34   »

    juste un petit détail technique : la Suède ne préside plus l’UE depuis fin décembre, l’Espagne a pris le relais le 1er janvier.

  • permalien ph.l. :
    15 janvier 2010 @21h34   « »

    Dont acte. Impardonnable ! Merci.

  • permalien jcd :
    15 janvier 2010 @22h01   « »

    le rêve est déjà moins enthousiasmant dans le mélange de la coordination des actions militaires et de police par l’Otan et l’éventuel centre de crise européen chargé de la protection civile. Décidément l’Union européenne apparaît toujours plus comme une succursale de l’Otan.

  • permalien Murmure :
    16 janvier 2010 @08h17   « »

    Je n’arrive pas à comprendre la pertienence et l’utilité d’un Europaid ou d’un CCCP alors que l’ONU dispose d’un Fonds central d’intervention d’urgence (CERF).

    Dans le cas de Haiti le chef de la Minustah Hedi Annabi avec une centaine d’employés de l’ONU sont portés disparus ou morts, auraient pu coordonner les secours et éviter le chaos.

    J’en profite pour rendre hommage a cet homme intègre et bon, dont le métier était son sacerdoce. Il a dédié sa vie à la paix et maintenir la stabilité d’un pays que chaque jour nouveau, le rapproche d’un abîme sans nul autre pareil. Loin des médias et de l’intérêt du commun des mortel.

    Sans oublier ces milliers de haïtiens morts surtout par excès d’adiaphorie.

    D’ailleurs Le Représentant spécial par intérim de l’ONU pour Haïti, Edmond Mulet, est déjà à Port-au-Prince pour coordonner l’aide humanitaire.

    Pays affligé du paupérisme le plus éclatant mais tout le monde s’en fout.

    Le séisme change la donne, et dès que des tonnes de cadavres jonchent les rues, les cameras sont là !

    Au revoir Monsieur Hedi Annabi et au revoir à ces milliers de haïtiens sous les décombres, mais vous n’avez pas de noms, vous êtes des cadavres et c’est la course macabre des professionnels des médias pour vous dénombrer… Comme victimes, pourtant vous aviez des noms, vous n’êtes plus que des chiffres. On aurait pu vous prêter une main magnanime de votre vivant.

    Haiti Couleur, Haiti douleur.

  • permalien K. :
    16 janvier 2010 @09h13   « »

    Pourquoi l’aide humanitaire US est-elle aussi militarisée ?

  • permalien Murmure :
    16 janvier 2010 @11h07   « »

    k. , La présence de SOUTHCOM entre autres est pour maintenir la sécurité dont Haïti ne connait plus la couleur depuis plusieurs années déjà.

    Haïti : Pillages et coups de feu dans les rues de Port-au-Prince

    Ma ville est morte hier comme l’amandier brun qui me fut ami, sans géographe ni postulant, morte sans sacrement, sans sentiment dans le labyrinthe des couleurs avec une tache de sang sur sa paupière gauche, je me rappelle pas trop le nom des assassins, c’est peut-être toi, et c’est peut-être moi, car les murs de nos silences construisent une cathédrale de souvenirs, et chacun pleure en la mort de cette ville sa mort de poche dans un miroir ovale

    Rodney Saint-Éloi

  • permalien Murmure :
    16 janvier 2010 @11h16   « »

    j’ai oublié le lien pour Rodney Saint-Éloi

    Et ceci :

    Ma ville pour mentir s’invente des mots en TION, ils ouvrent en nous tous les jours une blessure, ils dansent sur nos murs et entrent jusqu’à notre sommeil nous vendre le miracle, sur l’étal de nos vies, ils rampent comme des araignées et nous regardent béats.

    Modernisation

    Privatisation

    Démocratisation...

  • permalien K. :
    17 janvier 2010 @23h15   « »

    Une voix saine : Jeffrey D. Sachs :

    Le Président Obama a déclaré que les États-Unis ne vont pas abandonner Haïti dans son moment d’agonie. Honorer cet engagement serait une première pour Washington.

    Pour éviter un approfondissement de la spirale de la mort, les États-Unis auront à faire les choses différemment que dans le passé. (..), et croire le contraire reviendrait à condamner les pauvres et les mourants de Haïti à notre propre mythologie.

  • permalien Yasmina :
    18 janvier 2010 @13h40   « »

    Le 17 avril 1825, le roi Charles X concède « l’indépendance pleine et entière » à l’ex-colonie d´esclaves française moyennant une somme de 150 millions de francs-or, ce qui est l´origine de l´endettement, du déboisement de ce pauvre pays. Le 7 avril 2003, le président Jean-Bertrand Aristide a réclamé officiellement à la France près de 21,7 milliards de dollars en « restitution et réparation » de la dette

    .

    chère Murmure,

    l’origine de la pauvreté en Haiti ? Une dette illegitime et odieuse : les anciens esclaves qui rachétent leur liberté à leur ancien maitre trop cher

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Ha%C3%AFti

  • permalien Milla :
    18 janvier 2010 @19h46   « »

    Yasmina :

    S’il n’y avait que cela, j’ai lu un article sur le Washinton post qui mettait en valeur la dette colossale d’Haiti envers la France, comment a t on pu les laisser payer une dette de 10 M de $ par an alors que les haitiens meurent de faim en masse ! LE MAL EST FAIT !

    BILLET INTERESSANT : A COGITER

    La France demande d’annuler la dette plus rapidement :
    PARIS - France a demandé vendredi aux créanciers d’Haïti pour accélérer les efforts visant à annuler la dette des pays pauvre des Caraïbes, un étau qui a commencé il ya deux siècles, lorsque Napoléon a exigé des réparations pour l’indépendance de l’île.
    En 1825, la France a demandé 150 millions de francs en or à titre de réparation pour les terres perdues par les anciens propriétaires d’esclaves. Haïti a pris des emprunts massifs des US, les banques allemandes et françaises à des taux d’intérêt exorbitants pour rembourser la France.

  • permalien Milla :
    18 janvier 2010 @19h48   « »

    Les remboursements de l’ancien maître colonial ont pris au piège Haïti dans une spirale économique descendante qui a permis d’en faire le pays le plus pauvre de l’hémisphère occidental, selon Alex von Tunzelmann, un historien britannique qui a écrit un livre sur Haïti et ses voisins des Caraïbes.
    Les remboursements ont « déformé l’économie du pays « Pendant tous du 19ème siècle et une partie du 20e siècle, Haïti a été incapable de se développer normalement."

    Même si la dette a finalement été ramenée à 60 millions de francs plus les intérêts, ce n’est qu’en 1947 qu’Haïti, il a payé.
    En 1900, le gouvernement haïtien a consacré 80 pour cent de son budget aux remboursements. Une succession de dirigeants qui ont pillé le pays n’a fait qu’aggraver le problème. Bien que le Club des 19 pays créanciers, dont les États-Unis, sont convenu en Juillet d’effacer la dette restante d’Haïti 215 millions de dollars, le processus peut encore prendre des années à finaliser.
    Le Ministre français des Finances Christine Lagarde a dit qu’elle a demandé pour accélérer le processus. Les membres créanciers ont accepté d’annuler 62,7 millions de dollars au titre du Fonds monétaire international et l’initiative de la Banque mondiale en faveur des pays pauvres très endettés et 152 millions de dollars par le biais d’accords bilatéraux.

  • permalien K. :
    18 janvier 2010 @20h35   « »

    N’y aurait-il plus que les sites dits de la “gauche radicale” pour dire les choses telles qu’elles sont ?

    Traduit ici :

    « La couverture médiatique du séisme se caractérise par une déconnexion quasi totale entre le désastre et l’histoire sociale et politique d’Haïti », explique le militant de la solidarité avec Haïti, le Canadien Yves Engler. « Ils répètent que le gouvernement n’était pas du tout préparé pour faire face à une telle crise. C’est vrai. Mais ils n’ont pas expliqué pourquoi. »

  • permalien Murmure :
    18 janvier 2010 @21h48   « »

    Yasmina bonjour,

    Au delà du comment et du pourquoi, c’est ce déchainement d’intérêt soudain pour “Haîti l’oublié” qui me révolte et me consterne :

    Haïti, pays martyr, n’en peut plus de crier à l’aide. Il aura fallu une catastrophe pour qu’il soit enfin entendu."

    VOSGES MATIN
    Gérard Noël

    Les puissants de la planète ne leur auraient-ils pas encore pardonné leur dignité conquise depuis 1804, année de l’indépendance de l’île ? (...)"

    L’HUMANITE
    Patrick Le Hyaric

    Et les 225.000 enfants travaillent comme des esclaves en Haïti, ne les ont jamais concerné.

    Portez vous bien, et espérons un plus jamais ça.

  • permalien Mike :
    19 janvier 2010 @16h22   « »

    Paris invite Washington à ne pas "occuper" Haïti

    Paris a invité les Etats-Unis, dont les troupes ont massivement investi Haïti après le tremblement de terre, à ne pas "occuper" l’île, a indiqué le secrétaire d’Etat français à la Coopération et à la Francophonie, Alain Joyandet sur Europe 1.

    "J’espère que les choses seront précisées quant au rôle des Etats-Unis, parce qu’il s’agit d’aider Haïti, il ne s’agit pas d’occuper Haïti", a expliqué le secrétaire d’Etat en référence au rôle leader pris par Washington dès le début de l’opération.

    Ayant pris le contrôle de l’aéroport de Port-au-Prince, les militaires US donnent la priorité aux vols de l’armée américaine et interdisent l’atterrissage à d’autres avions dont certains transportent des frets d’importance vitale.

    L’organisation internationale Médecins sans frontières basée à Genève a fait des reproches analogues, ses représentants déclarant que les Américains, en refoulant les avions de secours, mettent en péril l’existence de centaines de sinistrés.

    Ces accusations surviennent sur fond d’informations selon lesquelles des centaines de tonnes d’aide ne peuvent toujours être mises à la disposition des Haïtiens désespérés, contraints de se livrer de plus en plus souvent aux pillages et à la violence. Les troubles s’intensifient dans les régions où l’aide internationale tarde à parvenir.

    On n’est pas habitué à voir la France tenir des positions soutenue par Fidel Castro Ruz ou Hugo Chavez... Une erreur peut-être ? Aha !

  • permalien Mike :
    19 janvier 2010 @18h10   « »

    Adoption d’enfants haïtiens : "ne pas être accusé d’enlèvement"

    PARIS - Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner a mis en garde mardi contre des adoptions précipitées d’enfants haïtiens, jugeant que les autorités françaises ne doivent pas être "accusées d’enlèvement", même sous un "bon prétexte".

    "Sous le bon prétexte de sauver des enfants (...) il ne faut pas qu’on soit accusé d’enlèvement", a déclaré M. Kouchner, interrogé à l’Assemblée nationale sur la politique en matière d’adoption menée par la France.

    Ces derniers jours, le gouvernement a été interpellé par des familles adoptantes, qui voulaient une accélération des procédures. La France a décidé d’intensifier le transfert des enfants haïtiens en voie d’adoption par des familles françaises. (...)

    Warf ! Mort de rire ! Ou comment dire que l’on a dit des grosses clowneries en essayant de ne pas le dire trop ouvertement ...

    Voir à ce sujet sur le site “LeTemps.ch” de nos amis helvètes un excellent papier intitulé : “L’adoption ne doit pas être une réponse à la catastrophe” dans lequel figure une interview de Hervé Boéchat, responsable du centre international de référence pour les droits de l’enfant privé de famille (SSI/CIR) à Genève, avec lequel tout rapport avec la déclaration du Ministre français, ou du “French Doctor” si vous préférez, ne saurait être que purement fortuite... Aha !

  • permalien carnavon :
    19 janvier 2010 @20h03   « »

    et si au lieu de fustiger l’occident impitoyable et capitaliste nos bonnes âmes romantiques et tiers mondistes ouvraient simplement les yeux sur la réalité ?

    je suis fatigué des mortifications occidentales. On se flagelle pour avoir colonisé, puis pour avoir décolonisé, pour avoir aidé des potentats, puis ceux qui les renversaient, et puis encore ces derniers qui devenaient à leur tour des despotes...
    Quand cessera-t-on de nous agenouiller et implorer le pardon de l’humanité toute entière pour nous absoudre de fautes imaginaires qui camouflent l’impéritie et l’incurie de ces populations libres depuis plus de 200 ans !!!!

  • permalien Mike :
    19 janvier 2010 @22h26   « »

    carnavon :
    19 janvier @20h03

    (...) Quand cessera-t-on de nous agenouiller et implorer le pardon de l’humanité toute entière pour nous absoudre de fautes imaginaires qui camouflent l’impéritie et l’incurie de ces populations libres depuis plus de 200 ans !!!!

    Il me semblait qu’il y avait en France une loi déjà très ancienne condamnant les propos xénophobes et racistes... Il me semblait que celle-ci avait été récemment amendée pour condamner dans la foulée les sites internet qui les hébergeraient... Si je me trompe, merci de me le dire, peut-être cette loi française a-t-elle été récemment supprimée ? Je ne crois pas !

  • permalien Yasmina :
    20 janvier 2010 @10h04   « »

    Comment ils ont ruiné Haiti avant et après le séisme par Ashley Smith

    « 

    La couverture médiatique du séisme se caractérise par une déconnexion quasi totale entre le désastre et l’histoire sociale et politique d’Haïti », explique le militant de la solidarité avec Haïti, le Canadien Yves Engler. « Ils répètent que le gouvernement n’était pas du tout préparé pour faire face à une telle crise. C’est vrai. Mais ils n’ont pas expliqué pourquoi. »

    Pourquoi est-ce que 60 pour cent des bâtiments à Port-au-Prince étaient-ils mal construits et dangereux, même dans des conditions normales, selon le maire de la capitale ? Pourquoi n’y a-t-il pas de réglementation sur les constructions dans une ville située au-dessus d’une faille ? Pourquoi est-ce que la population de Port-au-Prince est-elle passée de 50.000 habitants dans les années 50 à 2 millions de miséreux aujourd’hui ? Pourquoi l’état a-t-il été totalement dépassé par les évènements ?

    Pour le comprendre, il faut examiner une deuxième ligne de fracture – la politique impériale des Etats-Unis à l’égard d’Haïti. Le gouvernement des Etats-Unis, les Nations Unies, et d’autres puissances ont aidé la classe dirigeante haïtienne à soumettre le pays aux plans économiques néolibéraux qui ont appauvri les masses, provoqué des déforestations, ruiné l’infrastructure et rendu le gouvernement impuissant.

    La ligne de fracture de l’impérialisme US a amplifié la ligne de fracture géologique et a transformé une catastrophe naturelle en une catastrophe sociale.

  • permalien Yasmina :
    20 janvier 2010 @10h06   « »

    le lien pour lire l’article en entier :

    http://www.mondialisation.ca/index....

  • permalien Mike :
    20 janvier 2010 @12h18   « »

    Chavez : l’armée US va occuper Haïti, sous couvert d’aide

    Le président vénézuélien Hugo Chavez a accusé dimanche les Etats-Unis de prendre prétexte du tremblement de terre en Haïti pour occuper ce pays.

    "J’ai lu que 3.000 soldats allaient arriver. Des "marines" armés comme s’ils allaient en guerre. Mon Dieu, il n’y a pas pénurie d’armes là-bas !

    Des médecins, des médicaments, du carburant, des hôpitaux de campagne, voilà ce que les Etats-Unis devraient envoyer !", a dit Chavez dans son allocution télévisée hebdomadaire.

    "Ils occupent Haïti sans le dire". "Le bouquet, c’est que vous ne les voyez pas dans les rues. Est-ce qu’ils recueillent les corps ?
    Est-ce qu’ils recherchent des blessés ? Vous ne les voyez pas. Je ne les ai pas vus. Où sont-ils ?", s’est-il encore interrogé.

    Il a en outre annoncé que son pays va donner 5.600 tonnes de vivres et "tout le combustible nécessaire" à Haïti.

    De son coté, le président du Nicaragua, Daniel Ortega, a accusé les Etats-Unis de profiter du chaos dans lequel se trouve Haïti depuis le tremblement de terre de mardi "pour installer" ses troupes dans l’île caribéenne, qui ont déjà pris le contrôle militaire de l’aéroport.

    Les Etats-Unis envoient actuellement plus de 5.000 marines et soldats en Haïti, et un navire hôpital doit arriver dans les jours à venir.

  • permalien Murmure :
    20 janvier 2010 @12h26   « »

    Yasmina

    Je me méfie des articles avec le mot “impérialisme US” , je les survole à peine, sans leur accorder plus d’attention, se basant souvent sur une rhétorique simpliste.

    Sans mettre en cause les réalités historiques indéniables.

    Terme tellement galvaudé qu’il a perdu son sens et au cours des années son essence...

    La responsabilité Étasunienne est lourde de conséquence certes mais Haïti depuis sa révolte et de putsch en putsch commandité ou non, appuyé ou non, encouragé ou non et punit en fin de course par les Pays anglo-saxons dans leur ensemble par un embargo insensé... Mais n’en demeure pas moins qu’il ne faut ni occulter ni absoudre la politique haïtienne.

    En 2007

    Jean-Claude Bajeux : « Ce que veulent les Haïtiens, c’est du travail »

    C’est là que le bât blesse. Haïti paye encore la politique désastreuse des Duvalier (qui ont dirigé le pays de façon dictatoriale de 1957 à 1986, NdA). Ils ont détruit l’administration et n’ont jamais mené le moindre projet de développement. Ils ont enfermé le pays dans la misère alors que nos voisins des Caraïbes enregistraient des progrès économiques et sociaux. Au plan économique, notre descente aux enfers n’est pas terminée. Cela prouve qu’une fois atteint un certain niveau de sous-développement, on n’en sort plus.

    J’ai apprécié cette analyse de Patrick Lagacé très prés des vrais realités.

    Une île, deux peuples, deux destins.

    En toute cordialité et avec toute ma sympathie.

  • permalien Mike :
    21 janvier 2010 @08h36   « »

    carnavon :
    20 janvier @20h07 (...)

    « Ceux qui aiment marcher en rangs sur une musique : ce ne peut être que par erreur qu’ils ont reçu un cerveau, une moelle épinière leur suffirait amplement ».

    Albert Einstein - Comment je vois le monde (1934)

  • permalien Mike :
    21 janvier 2010 @09h52   « »

    Chavez accuse les USA de "s’emparer d’Haïti sur les cadavres" du séisme

    L’"empire" américain "s’empare d’Haïti sur les cadavres et les larmes de son peuple", c’est ce qu’a affirmé mercredi le président vénézuélien Hugo Chavez.

    "Ils ont commencé par l’aéroport", a précisé M.Chavez, ajoutant : "Si vous voulez pénétrer dans les ruines du palais présidentiel d’Haïti, là se trouvent les Marines des Etats-Unis. Ils se sont emparés d’Haïti ouvertement, sans consulter l’ONU ni l’OEA." (l’Organisation des Etats d’Amérique).

    Dimanche déjà, Hugo Chavez avait soutenu que les Etats-Unis étaient en train d’"occuper militairement" Haïti, exhortant Washington à y envoyer des médecins et des secouristes et non des militaires.

    Les Etats-Unis ont prévu d’envoyer 4.000 soldats supplémentaires en Haïti, pour porter à 15.000 leurs effectifs.

  • permalien Yasmina :
    21 janvier 2010 @13h39   « »

    Murmure,

    oui, certes, mais cet article( déjà donné par K. en sa version anglaise plus haut) en particulier est bien équilibré et évoque aussi le rôle malfaisant des dirigent haïtien. Mais n’empêche que dès l’origine de la situation, des esclaves qui remboursent leurs anciens maîtres au prix fort et avec des intérêts, c’était mal partie !

    amicalement

  • permalien Olympe :
    21 janvier 2010 @16h27   « »

    Qu’en est-il de l’extradition de Jean-Claude Duvalier ? Est-il exact qu’elle permettrait à l’Etat haïtien de réclamer l’argent avec lequel il s’est envolé vers l’Europe ? Vit-il toujours sur la côte d’azur avec une protection payée par la France ?

  • permalien stéphane :
    21 janvier 2010 @16h30   « »

    Une très bonne question que celle que vous posez dans votre note. L’europe pourrait être un grand état si les petits états le voulez si les différentes nations qui la composent ne se croyaient pas encore des grands états. Chacun veut tirer la couverture à soi et finalement il y aura une conférence à trois pour la reconstruction éloignant l’europe des caraibes. Il est évident que si il y avait une structure européenne permanente coordonant les aides à un étage supranational, ça fonctionnerait mieux.
    Il existe un exemple sur un problème ponctuel lié aux séisme de coopération européenne qui fonctionne pas trop mal. C’est ici pour en savoir plus.

  • permalien carnavon :
    21 janvier 2010 @20h11   « »

    merci au webmaster d’avoir fait disparaître le post de ce social-traître de carnavon.
    Merci enfin à mike qui à défaut de défendre son point de vue avec ses mots emprunte ceux du célèbre albert Einstein dans une citation fort amusante mais hors de propos.
    N’ayant pas suivi assidument les cours accélérés organisés par le parti, je manque encore de réflexes prolétariens programmés et m’en excuse auprès de Mike et des autres intervenants.
    Je vais donc dans le futur faire mon auto critique et m’abstenir de donner mon avis, a fortiori si ce dernier ne cadre pas avec la vulgate de ce blog.

    > Le peuple n’a pas besoin de liberté, car la liberté est une des formes de la dictature bourgeoise...

    LENINE

    vous voyez ça vient....

  • permalien Mike :
    24 janvier 2010 @05h41   « »

    Des dirigeants latino-américains affirment que les U.S. occupent Haïti

    Le Venezuela, la Bolivie et le Nicaragua affirment que les États-Unis utilisent l’opération de secours internationale en Haïti comme une couverture pour une prise de contrôle militaire.

    Le président bolivien Evo Morales a annoncé qu’il va demander une réunion d’urgence de l’ONU pour rejeter ce qu’il appelle l’occupation militaire américaine d’Haïti.

    "Ce n’est pas juste que les États-Unis puissent utiliser cette catastrophe naturelle pour envahir et occuper militairement Haïti," a déclaré Morales à une conférence de presse mercredi.

    "Si vous avez tous ces problèmes avec les blessés et les morts du tremblement de terre, vous devez y aller pour sauver des vies, et vous ne faites pas cela d’un point de vue militaire," a-t-il ajouté.

    Critique virulent de la politique américaine, le président vénézuélien Hugo Chavez a également accusé Washington d’occuper Haïti, "sous le couvert de la catastrophe naturelle."

    Le Nicaragua a également adopté une position similaire vis-à-vis des États-Unis à l’égard de la situation en Haïti.

    Les États-Unis ont déployé jusqu’à 20.000 soldats à Haïti. Les militaires américains ont pris le contrôle de l’aéroport international du pays.

    Le Pentagone a envoyé un de ses plus grands porte-avions en Haïti, ainsi que d’autres navires de la marine et des gardes-côtes.

  • permalien carnavon :
    24 janvier 2010 @16h33   « »

    je vois mike que vos alliés objectifs du camp marxiste léniniste ont la primeur de la vérité. Ils s’expriment librement pour dénoncer le leadership américain et vous applaudissez frénétiquement. Bravo mike, vous n’êtes pas ce que Lenine appelait les "idiots utiles". Vous, vous pensez par vous même...!

    Quand vous ouvrirez les yeux sur morales et chavez il se sera écoulé le même temps qu’à l’époque où vos camarades justifiaient le régime de mao et le génocide de Pol pot...
    Il est vrai que depuis votre salon vous ne souffrez pas trop des sévices du communisme et du socialisme triomphant.

    je vous plains sincèrement.

  • permalien Tête d’épingle :
    24 janvier 2010 @17h54   « »

    On pourra noter que les 19 & 20/01/2010 un média espagnol “ABC” a publié deux papiers complètement bidonnés accusant Hugo Chavez d’avoir déclaré que le tremblement de terre d’Haïti aurait été provoqué par un test militaire U.S. !!! Cette calomnie complètement délirante a fait sans vérification aucune le tour d’un certain nombre de médias... On croit rêver !!!

    Seuls des média délirants pourraient relayer cette affirmation ridicule.

  • permalien Anonyme 13 :
    24 janvier 2010 @18h05   « »

    L’ennui est que cette information était vraie !
    Hugo Chavez l’a dit dans son émission dominicale "Alo Presidente".

  • permalien Mike :
    25 janvier 2010 @11h41   « »

    Tête d’épingle :
    24 janvier @17h54

    Seuls des média délirants pourraient relayer cette affirmation ridicule.

    Effectivement, mais le plus drôle est que certains y ont cru...

  • permalien Mike :
    25 janvier 2010 @11h41   « »

    Haïti : Fidel Castro dénonce une "occupation" américaine

    Le père de la révolution cubaine Fidel Castro a qualifié la présence de troupes américaines en Haïti d’"occupation" qui compliquerait notablement l’octroi de l’aide internationale apportée à l’île.

    "Au plus fort de la tragédie haïtienne, des milliers de Marines, la 82e division aéroportée et d’autres forces militaires américaines ont occupé le territoire d’Haïti. Personne ne sait comment cela s’est produit ni pourquoi", écrit M.Castro dans un article publié dimanche.

    "Pire, ni l’ONU ni le gouvernement américain n’ont proposé à l’opinion internationale quelque explication que ce soit à ce déploiement des forces", poursuit "lider massimo".

    Rappelant que d’autres Etats annoncent également l’envoi à Haïti de nouveaux renforts en hommes et matériels, le Comandante estime que ces actes "compliqueront la coopération internationale (...) et contribueront à sa désorganisation".

    A ses yeux, c’est l’ONU qui doit jouer "le rôle clé dans cette question délicate". Quant à Cuba, il remplit en Haïti "une mission exclusivement humanitaire", accordant au pays dévasté des "ressources humaines et matérielles".

    Jusqu’à présent, les Cubains n’ont pas éprouvé de "difficultés particulières" pour aller en Haïti. "Nous y envoyons des médecins et non pas des soldats !", écrit M.Castro.

  • permalien carnavon :
    25 janvier 2010 @19h30   « »

    ah ! ce grand démocrate de castro, qui à défaut de libérer de ses geôles ses opposants et de faire fusiller ceux qui ne récitent pas sa doxa, envoie des médecins en Haïti.
    Et s’il faisait du bien à son prpre peuple en se tirant une balle dans la tête ?

    c’est simple la démocatie après tout n’est ce pas Mike ?

  • permalien olmel :
    27 janvier 2010 @10h05   « »
    Sc. Fic.

    Chavez soutiendrait (lu sur le JDD) que les EU auraient même provoqué le séïsme en utilisant le projet HAARP visant à réguler artificiellement le climat...
    Qu’en pensez-vous ? Gros délire, science-fiction réaliste ou une possibilité de vrai ?

  • permalien Tristan :
    27 janvier 2010 @22h26   « »

    @carnavon

    HA HA HA, quand vous ouvrirez les yeux sur Evo Morales, ce sera un peu comme quand vous ouvrirez les yeux sur les méchants maxistes-léninistes qui dirigent la Chine, actuellement. Mais bon, c’est toujours drôle de voir des gens qui veulent nous faire croire que le parti communiste chinois s’est écroulé. Mais bon, dans quel bled de Bolivie vivez-vous, pour dire que vous souffrez atrocement de la situation ? Mais effectivement, si vous faite partie de ses gens qui veulent absolument faire une révolution colorée dans mon beau pays, vous risquez d’atroce soufrance, c’est comme le pauvre cardinal Terazas, qui a voulu prendre la tête de la lutte contre "el Indio", son Maître, Dieu Tout-Puissant, lui a envoyé, sous la forme d’une crise cardiaque et d’une carte du président lui souhaitant ses meilleurs veux de rétablissement, Son déaccord très clair sur les actions qu’il avait prévu de faire.

    Par contre, moi, j’ai beaucoup d’ami et de membres de ma famille qui avait vraiment souffert des sévices du néoliberalisme triomphant et actuellement, la situation de la Bolivie, est bien meilleurs, même si, l’extrême pauvreté que le néolibéralisme à laissé, dépassée dans toute Amérique que par Haïti, n’arrivera pas à disparêtre du jour au lendemain, mais la situation économique est largement meilleurs qu’avant l’entrée d’Evo Morales, je crois que même le FMI lui a donné des félicitation pour son excélente politique économique anti-cyclique, qui permet à la Bolivie d’affronter la crise mondiale avec sérénité.

    Mias il me semble que l’armée bolivienne, dans le cadre de l’ONU, est aussi présente à Haïti et a beaucoup aidé à la population. Et que la Bolivie a fait le maximum pour envoyer de l’aide à ce pays frère et que leurs humbles casque-bleu savent apporter de l’aide où vraiment elle est utile. C’est vraiment autre chose que nos rambos de services qui se comporte comme une armée d’invasion sur-armée, pour tuer les méchants, comme en Somalie (si à Haïti, ils étaient musulmans, je pourrais vous prédire une forte poussée des mouvements islamistes dans un futur proche).

  • permalien Mike :
    28 janvier 2010 @14h51   « »

    carnavon :
    25 janvier @19h30

    (...) c’est simple la démocatie après tout n’est ce pas Mike ?

    La démocratie populaire ouais !

  • permalien carnavon :
    29 janvier 2010 @18h29   « »

    dont acte cher tristan !
    Je crois en effet qu’il y a une différence entre Chavez et morales, vous le confirmez.

    hasta luego !

  • permalien Tristan :
    29 janvier 2010 @23h19   « »

    @carnavon

    Sur Fidel Casto, c’était son frère, qui était communiste et si les USA avait accepter de permettre une politique de redistribution des terres et un minimum de chose, je suis sur que Fidel Castro ne serait jamais devenu communiste et je suis sûre qu’Evo Morales, dans une situation semblable à Fidel Catro, il se serait aussi tourner vers l’URSS pour avoir des soutiens qui lui permettrait de mettre en place quelques uns des mesures qu’il avait promis. Mais je crois que tant Chaves que Castro se sont rendu compte qu’Evo Morales est vraiment une personne exceptionnel. J’ai entendu dire que Fidel Castro avait beaucoup donné de conseils aux deux jeunes, ils leurs auraient dit de ne surtout pas faire comme lui et, si ils peuvent, de ne pas déclarer la guerre au capitalisme. Mais c’est vrai qu’on dirait que Chaves a vraiment de la peine, avec l’économie, il faudrait vraiment qu’Evo lui donne quelques conseils. Mais je pense que si il y a bien une grande ressemblence ente Chaves, Evo et Castro, c’est la rage de l’Empire et des oligarchies qui ont toujours profiter des richesse des ses pays, qui cherchent par tous les moyens à reprendre le pouvoir. Mais là, en Bolivie, il y a quelque chose de particulier, les peuples indigènes de l’altiplano et des vallées sont majoritaires et aiment beaucoup la propriété privée. C’est des gens très travailleurs et qui ont un don pour le commerce et quand on voit ce qu’ils sont prêt à travailler pour avoir l’argent, pour organiser des fêtes, lors de certaines occasions, je me dit qu’ils sont 100% compatible au capitalisme, car c’est des gens qui aiment, tant travailler que consommer. Bon, les gens qui vivent dans l’amazonie, c’est autre chose, si ils n’ont rien à manger, il vont dans la forêt vierge manger des bananes ou chasser n’importe quel animal et n’ont rien à faire de la propriété privé, mon père s’énervait toujours parce qu’entre allez profondément dans la forêt vierge ou se servir dans un jardin qui est bien entretenu, je vous laisse immaginer où les gens préféraient aller se servir. Bon, sur l’altiplano, il arrive réguliairement de voir les gens brûler les voleurs des villes, tellement la justice est incapable. Bon, par contre, au sein de leur communauté, ils ont encore leur propre justice, qui doit bien être la seul justice qui fonctionne, en Bolivie, avec comme principale peine, le travail communautaire (qui peut être remplacé par l’amende, si la personne à la chance d’avoir un meilleur travail, si il est mineur ou macon, par exemple).

  • permalien Tristan :
    29 janvier 2010 @23h21   «

    suite

    Mais alors, toute cette oligarchie raciste qui avait pris le pouvoir depuit l’indépendence, je trouve qu’ils ne méritent même pas le nom de capitaliste. A cette époque, la Bolivie était le pays le plus riche du monde, avec leurs mines d’argents, ils avaient largement le capital pour développer une industrialisation capitaliste mais je trouve qu’on pourrait comparer ces gens avec l’oligarchie du sud des USA. Sûre de leur supériorité, on doit les appeler lincenciados, alors que la plus part n’ont jamais écrit de licence, mais ont juste fait acte de présence à l’uni et surtout, lors des beuveries et papa à payer pour qu’ils recoivent leur papier. Vraiment, ces privilégiés font honte : incapables de parler une autre langue que l’espagnol, à part savoir dire OK en anglais, alors que les indigènes savent facilement deux ou trois langues, ou comme ma femme, qui avait du arrêter l’école à 11ans, pour aller travailler et aider sa mère finenciairement, qui, en plus de l’espagnol et du quechua, à très facilement appris le francais. Au niveau culturel, c’est la même chose, mis à part leurs canals de télé, qui ne leur disent que des conneries et les tubes latinos romantiques, c’est vraiment des gens vides. Par contre, pour rivaliser entre eux, pour montrer qui est le plus riche, ca, ils sont très fort, comme, par exemple, tourné en rond, avec leur voiture, ce qui me semblait vraiment sans but et sans intérêt (dans les villages d’amazonie, c’est plutôt de faire des disaines de fois, en moto, le tour de la place centrale, le seul endroit qui a une route pavée ou asfaltée).
    Mon père, qui, actuellement, vis à Cuba, même si il n’a jamais été communiste, trouve quand même que beaucoup de bonnes choses ont été faite. Et si pour certains développements, je pense que Cuba peut bien être pris comme exemple, c’est sûre que le communisme, surtout les promesses qui ont été faite d’Europe de l’Est, ne sont vraiment pas à la hauteur. Mais quand on voit le développement du reste de l’Amérique du Sud avec le néolibéralisme, on se dit qu’un nouveau modèle est vraiment à mettre en place. Si je devais décrire la position politique d’Evo Morales, je la décrirais comme intégrateur. Peut-être qu’il arrivera à montrer qu’on peut avoir, dans un même état, des entreprises d´état qui fonctionnent, des communautés qui arrivent à avoir une gestion de leur territoire selon leurs tradicions ancestrales et un raiseau d’entreprises privées, allant de petits entreprises famillales, jusqu’à des grandes entreprises et même des transnationnals et que le toute puisse être complémentaire.

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