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Isaac Asimov, Elie Wiesel et l’antisémitisme

lundi 18 janvier 2010, par Alain Gresh

Isaac Asimov, né en 1920 à Petrovitchi, en Russie, et mort en 1992 à New York, est l’un des plus grands auteurs de science-fiction. Il est notamment le père du cycle Fondation et du cycle des Robots. Il a écrit une autobiographie, Moi, Asimov, parue chez Denoël en 1996. Il y évoque notamment ses origines juives et la polémique qui l’opposa à Elie Wiesel, dans un passage que je reproduis ci-après. Merci à Guillaume Barou de m’avoir signalé ce texte. Cet envoi poursuit une réflexion sur le judaïsme largement entamée sur ce blog.

Mon père était fier de dire qu’il n’y avait jamais eu de pogrom dans sa petite ville natale, où juifs et gentils cohabitaient sans problème. En fait, lui-même avait pour ami un fils de gentils à qui il donnait un coup de main pour ses devoirs du soir. Après la Révolution [de 1917], il s’avéra que l’ami d’enfance était devenu fonctionnaire local du Parti ; à son tour, il aida mon père à réunir les papiers nécessaires pour émigrer aux Etats-Unis. Ce détail a son importance, car j’ai souvent lu sous la plume de romantiques échevelés que ma famille avait fui la Russie pour échapper aux persécutions. D’après eux, c’est tout juste si, pour quitter le pays, nous n’avions pas traversé le Dniepr en sautant de bloc de glace en bloc de glace, avec sur les talons une meute de chiens assoiffés de sang et la totalité de l’Armée rouge.

Evidemment, il n’en est rien. Nous n’avons nullement été persécutés, et c’est en toute légalité que nous sommes partis de chez nous, sans plus de tracasseries administratives qu’on ne peut en attendre de la bureaucratie en général, et de la nôtre en particulier. Tant pis si c’est une déception.

Je n’ai pas non plus d’histoires horribles à raconter sur ma vie aux Etats-Unis. Littéralement, je n’ai jamais eu à souffrir d’être juif ; je veux dire qu’on ne m’a ni frappé ni maltraité de quelque façon que ce soit. En revanche, j’ai été maintes fois provoqué, ouvertement par les jeunes butors, plus subtilement par les gens instruits. Mais j’acceptais ; pour moi, ces choses faisaient inévitablement partie d’un univers que je ne pouvais changer.

Je savais aussi que de vastes secteurs de la société américaine me resteraient fermés parce que j’étais juif, mais qu’il en allait ainsi dans toutes les sociétés chrétiennes, et cela depuis deux mille ans ; là encore, cela faisait partie des choses de la vie. Difficile à supporter en revanche fut le sentiment d’insécurité permanente, et parfois même de terreur, face à ce qui se passait dans le monde. Je veux parler ici des années 30 et de l’ascension d’Hitler, avec sa folie antisémite toujours plus féroce et toujours plus meurtrière.

Nul Juif américain ne pouvait ignorer alors que, d’abord en Allemagne, puis en Autriche, les Juifs étaient constamment humiliés, maltraités, emprisonnés, torturés et assassinés simplement parce qu’ils étaient juifs. Nous ne pouvions fermer les yeux sur le fait que des partis « naziisants » voyaient le jour dans d’autres régions d’Europe en faisant de l’antisémitisme leur maître mot. Même la France et la Grande-Bretagne furent touchées ; toutes deux virent l’émergence d’un parti de type fasciste, et toutes deux avaient déjà un lourd passé en matière d’antisémitisme.

Nous n’étions pas même en sécurité aux Etats-Unis, pays où sévissait en permanence un antisémitisme sous-jacent et qui n’était pas à l’abri d’une bouffée de violence occasionnelle chez les gangs de rue les plus frustes. Là aussi existait une certaine attirance pour le nazisme. Ne parlons pas du German-American Bund, cette antenne déclarée des nazis, mais on a pu entendre des individus comme le père Charles Coughlin, ou encore Charles Lindbergh, exprimer ouvertement des opinions antisémites. Sans parler des mouvements fascisants autochtones qui se rassemblaient autour de la bannière de l’antisémitisme.

Comment les juifs américains ont-ils pu supporter cette pression ? Comment n’ont-ils pas cédé sous son poids ? La plupart, je présume, ont simplement appliqué la stratégie du « déni », du refus de voir les choses en face. Ils se sont efforcés de ne pas y penser et ont fait de leur mieux pour continuer à vivre comme avant. Et dans une large mesure, c’est ce que j’ai fait moi aussi. On n’avait pas le choix. (Les juifs d’Allemagne se sont comportés de la même manière jusqu’à ce que l’orage éclate et qu’il soit trop tard.) En outre, j’avais trop foi en mon pays, les Etats-Unis d’Amérique, pour croire qu’il pourrait suivre un jour l’exemple allemand.

Il est un fait que les outrances d’Hitler, non seulement dans le racisme mais aussi dans le nationalisme va-t-en-guerre, ajoutées à une paranoïa galopante de plus en plus manifeste, suscitaient le dégoût et la colère chez un nombre non négligeable d’Américains. Le gouvernement des Etats-Unis avait beau se montrer globalement réservé sur le sort funeste des juifs d’Europe, les citoyens étaient de plus en plus opposés à Hitler. C’est du moins ce qu’il me semblait, et j’y trouvais quelque réconfort.

J’essayais par ailleurs de ne pas me laisser désagréablement obnubiler par le sentiment que l’antisémitisme était le problème mondial majeur. Autour de moi, beaucoup de Juifs divisaient la population de la terre en deux camps : les Juifs et les autres, point final. Nombreux étaient ceux qui ne prenaient en compte aucun autre problème que l’antisémitisme, quels que soient le lieu et l’époque.

Pour moi, il était évident que le préjugé était au contraire un phénomène universel, et que toutes les minorités, tous les groupes qui n’occupaient pas le sommet de l’échelle sociale devenaient par là même des victimes potentielles. Dans l’Europe des années 30, ce sont les Juifs qui en ont pâti de manière spectaculaire, mais aux Etats-Unis, ce n’étaient pas eux les plus mal traités. Chez nous, quiconque ne se fermait pas délibérément les yeux voyait bien que c’étaient les Afro-Américains. Pendant deux siècles, ils avaient été réduits en esclavage. Puis on avait théoriquement mis fin à cet état de fait, mais un peu partout, ils n’avaient accédé qu’au statut de quasi- esclaves : on les avait privés de leurs droits les plus fondamentaux, traités par le mépris et délibérément exclus de ce qu’il est convenu d’appeler le « rêve américain ».

Quoique juif, et pauvre de surcroît, j’ai pu bénéficier du système éducatif américain dans ce qu’il a de meilleur et fréquenter une de ses meilleures universités ; je me demandais, à l’époque, combien d’Afro-Américains se verraient offrir la même chance. Dénoncer l’antisémitisme sans dénoncer la cruauté humaine en général, voilà qui me tourmentait en permanence. L’aveuglement général est tel que j’ai entendu des Juifs se désoler sans retenue devant le phénomène de l’antisémitisme pour aborder sans se démonter la question afro-américaine et en parler en petits Hitler. Si je le leur faisais remarquer en protestant énergiquement, ils se retournaient contre moi. Ils ne se rendaient pas du tout compte de ce qu’ils faisaient.

J’ai entendu une fois une dame tenir des propos enflammés sur les gentils qui n’avaient rien fait pour sauver les Juifs d’Europe. « On ne peut pas leur faire confiance », affirmait- elle.

J’ai laissé passer un temps, puis je lui ai subitement demandé : « Et vous, qu’est-ce que vous faites pour aider les Noirs à obtenir leurs droits civiques ?

— Ecoutez, m’a-t-elle rétorqué. J’ai assez avec mes propres problèmes. »

Et moi : « C’est exactement ce que se sont dit les gentils d’Europe. » J’ai lu une totale incompréhension dans son regard. Elle ne voyait pas où je voulais en venir. Qu’y faire ? Le monde entier semble brandir en permanence une bannière clamant : « Liberté !... mais pas pour les autres. »

Je me suis publiquement exprimé là-dessus une seule fois, dans des circonstances délicates. C’était en mai 1977. J’étais convié à une table ronde en compagnie notamment d’Elie Wiesel, qui a survécu à l’Holocauste et, depuis, ne sait plus parler d’autre chose. Ce jour-là, il m’a agacé en prétendant qu’on ne pouvait pas faire confiance aux savants, aux techniciens, parce qu’ils avaient contribué à rendre possible l’Holocauste. Voilà bien une généralisation abusive ! Et précisément le genre de propos que tiennent les antisémites : « Je me méfie des Juifs, parce que jadis, des Juifs ont crucifié mon Sauveur. »

J’ai laissé les autres débattre un moment en remâchant ma rancœur puis, incapable de me contenir plus longtemps, je suis intervenu : « Monsieur Wiesel, vous faites erreur ; ce n’est pas parce qu’un groupe humain a subi d’atroces persécutions qu’il est par essence bon et innocent. Tout ce que montrent les persécutions, c’est que ce groupe était en position de faiblesse. Si les Juifs avaient été en position de force, qui sait s’ils n’auraient pas pris la place des persécuteurs ? »

A quoi Wiesel m’a répliqué, très emporté : « Citez-moi un seul cas où des Juifs auraient persécuté qui que ce soit ! »

Naturellement, je m’y attendais. « Au temps des Macchabées, au IIe siècle av. J.-C., Jean Hyrcan de Judée a conquis Edom et donné à choisir aux Edomites entre la conversion au judaïsme et l’épée. N’étant pas idiots, les Edomites se sont convertis, mais par la suite, on les a quand même traités en inférieurs, car s’ils étaient devenus des Juifs, ils n’en restaient pas moins des Edomites. »

Et Wiesel, encore plus énervé : « Il n’y a pas d’autre exemple. »

— C’est qu’il n’y a pas d’autre période dans l’histoire où les Juifs aient exercé le pouvoir, ai-je répondu. La seule fois où ils l’ont eu, ils ont fait comme les autres. »

Ce qui mit fin à la discussion. J’ajoute cependant que l’auditoire était totalement acquis à Elie Wiesel.

J’aurais pu aller plus loin. Faire allusion au sort réservé par les Israélites aux Cananéens au temps de David et de Salomon, par exemple. Et si j’avais pu prédire l’avenir, j’aurais évoqué ce qui se passe en Israël aujourd’hui. Les Juifs d’Amérique auraient une vision plus claire de la situation s’ils se représentaient un renversement des rôles : les Palestiniens gouvernant le pays et les Juifs les bombardant de pierres avec l’énergie du désespoir.

J’ai eu le même type de querelle avec Avram Davidson, brillant auteur de science-fiction qui, naturellement, est juif, et a été, du moins à une époque, ostensiblement orthodoxe. J’avais consacré un essai au Livre de Ruth, où je voyais un appel à la tolérance par opposition aux édits du cruel scribe Ezra, qui incitait les Juifs à « répudier » leurs épouses étrangères. Ruth était une Moabite, peuple haï des juifs s’il en est ; pourtant, elle est dépeinte dans l’Ancien Testament sous les traits d’une femme modèle ; en outre, elle compte parmi les ancêtres de David. Avram Davidson a pris ombrage de mon sous-entendu (les Juifs présentés comme intolérants) et j’ai eu droit à une lettre fort sarcastique dans laquelle il me demandait lui aussi si les Juifs s’étaient jamais livrés à des persécutions. Je lui ai répondu notamment : « Avram, vous et moi vivons dans un pays à 95 % non juif et cela ne nous pose pas de problème particulier. En revanche, qu’adviendrait-il de nous si nous étions des gentils habitant un pays à 95 % juif orthodoxe ? »

Je n’ai jamais reçu de réponse.

A l’heure où j’écris, on assiste à un afflux de Juifs ex-soviétiques en Israël. S’ils fuient leur pays, c’est bien parce qu’ils redoutent des persécutions de nature religieuse. Pourtant, dès qu’ils posent le pied sur le sol d’Israël, ils se muent en sionistes extrémistes impitoyables à l’égard des Palestiniens. Ils passent en un clin d’œil du statut de persécutés à celui de persécuteurs.

Cela dit, les Juifs ne sont pas les seuls dans ce cas. Si je suis sensible à ce problème particulier, c’est parce que je suis juif moi-même. En réalité, là encore le phénomène est universel. Au temps où Rome persécutait les premiers chrétiens, ceux-ci plaidaient pour la tolérance. Mais quand le christianisme l’a emporté, est-ce la tolérance qui a régné ? Jamais de la vie. Au contraire, les persécutions ont aussitôt repris dans l’autre sens. Prenez les Bulgares, qui réclamaient la liberté à leur régime dictatorial et qui, une fois qu’ils l’ont eue, s’en sont servis pour agresser leur minorité turque. Ou le peuple d’Azerbaïdjan, qui a exigé de l’Union soviétique une liberté dont il était privé par le pouvoir central pour s’en prendre aussitôt à la minorité arménienne.

La Bible enseigne que les victimes de persécutions ne doivent en aucun cas devenir à leur tour des persécuteurs : « Vous n’attristerez et vous n’affligerez pas l’étranger, parce que vous avez été étrangers vous-mêmes dans le pays d’Egypte » (Exode 22 : 21). Mais qui obéit à cet enseignement ? Personnellement, chaque fois que je tente de le répandre, je m’attire des regards hostiles et je me rends impopulaire.

Isaac Asimov, Moi, Asimov, traduit de l’américain par Hélène Collon, Folio Science Fiction, Paris, 1996 [1994].

301 commentaires sur « Isaac Asimov, Elie Wiesel et l’antisémitisme  »

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  • permalien Chris :
    18 janvier @16h53   »

    Je connaissais Asimov grand auteur de SF, et scientifique, mais j’ignorais qu’il avait une telle clairvoyance sur la politique et la marche du monde.

  • permalien Bouboule :
    18 janvier @17h32   « »

    Idem, je connaissait l’excellent auteur de SF et je découvre avec plaisir sa clairvoyance et sa lucidité objective. Bravo M Asimov pour la pertinence de votre reflexion.

  • permalien Tête d’épingle :
    18 janvier @18h01   « »

    Je rejoins les deux premiers avis. Je remarque aussi avec plaisir que la vision d’Asimov, étant donné la date de la lettre, n’avait même pas eu besoin d’être influencée par l’extrémisme des dirigeants actuels.

  • permalien jac :
    18 janvier @18h25   « »

    Peut-on ajouter que le juifs d’Afrique du Sud se sont plutôt bien accommodés de l’apartheid ?
    Nadine Gordimer, militante des droits humains, disait s’être rendu compte tardivement de l’ignominie de cette situation.
    D’autre part, Israël fut des très rares pays qui refusèrent de s’associer au boycott contre l’apartheid.

    Qu’en est-il de nos jours en Afrique du Sud ? Qui est en situation de dominant ? de dominé ?

  • permalien Mike :
    18 janvier @18h49   « »

    Excellent papier Alain Gresh ! Merci ! Décidément vous êtes un maître ! Puisque l’on parle de littérature fantastique, comment ne pas aussi recommander la lecture de Philip K. Dick, George Orwell, et Aldous Huxley, d’autres maîtres en la matière, et où l’on trouve aussi beaucoup de parallèles intéressants à méditer, dans le monde réel dans lequel nous vivons aujourd’hui...

  • permalien
    18 janvier @20h12   « »
    Y’a tout comme un hic

    La Bible enseigne que les victimes de persécutions ne doivent en aucun cas devenir à leur tour des persécuteurs : « Vous n’attristerez et vous n’affligerez pas l’étranger, parce que vous avez été étrangers vous-mêmes dans le pays d’Egypte » (Exode 22 : 21). Mais qui obéit à cet enseignement ?
    Moïse est un mythe et il n’y a jamais eu d’exil en Egypte.

    Et on touche là une des pierres angulaires du drame palestinien :

    les trois religions ont pris et continuent de prendre des mythes comme des vérités historiques.

    C’est la terrible liberté de se tromper des créatures de Dieu, hélas, en L’exploitant, Lui.

  • permalien Noval :
    18 janvier @20h22   « »

    Qui ne peut prononcer une phrase sans y faire figurer les termes Israël, Juif et Shoah ? Elie Wiesel

    Qui pétitionne régulièrement dans les grands quotidiens français pour dénoncer antisémitisme et diabolisation d’ Israël ? Elie Wiesel

    Qui, avec d’autres, est à l’origine de la campagne de diffamation entreprise l’année passée contre le candidat égyptien au poste de Directeur Général de l’Unesco ? Elie Wiesel

    Elie Wiesel, Prix Nobel de la Paix, n’a pas eu un mot, mais alors pas un seul, ne fut-ce que pour déplorer le carnage réalisé par Israël à Gaza au cours de l’hiver dernier.

  • permalien
    18 janvier @20h24   « »

    merci pour cette trouvaille

    ps : si ce texte aurai été écrit par un non juif (ce qui n’en aurai rien enlevé a sa pertinence) est ce que le monde diplomatique aurais eu le courage de le publier... ?

  • permalien Gisor :
    18 janvier @20h37   « »

    Je ne vois pas en quoi M. Gresh est juif ! Quoiqu’il en soit de l’identité de M. Gresh, les média raffolent des diatribes anti-israéliennes de "journalistes" ou d"humanitaires" militants antisionistes. Ce sont les idiots utiles des judéophobes de tous poils. Ce qui est consternant, c’est qu’en dépit de leur subtilité et de leur grande intelligence, ils ne l’ont toujours pas compris.

  • permalien Anonyme 13 :
    18 janvier @20h38   « »

    Le sytème de l’apartheid était comme son nom l’indique un système, et par conséquent ce qui esty pertinent est de savoir quelle était la position des Juifs à l’intérieur du système...

    Par ailleurs il serait intéressant de savoir que dans l’ANC il existait beaucoup de Juifs.

  • permalien Alain Gresh :
    18 janvier @20h45   « »

    A propos des juifs en Afrique du Sud

    Je rappelle cet envoi « L’Afrique du Sud et Gaza » dont voici un extrait :

    D’autre part, il existe en Afrique du Sud une communauté juive ancienne, que l’on évalue à 100 000 personnes. Bien que, comme toutes les communautés « blanches », elle ait, en majorité, collaboré avec le régime de l’apartheid, une minorité active s’est engagée contre ce régime, notamment au sein du Parti communiste sud-africain, qui joue un rôle très important dans l’ANC – le PC a joué un rôle déterminant pour faire triompher, au sein de l’ANC, la perspective d’une Afrique du Sud multiraciale, contre les tenants d’une Afrique du Sud « noire ».

    Outre Joe Slovo, décédé, qui fut le secrétaire général du PC, une autre figure emblématique de ce combat des juifs communistes contre l’apartheid est Ronnie Kasrils, qui fut responsable des services secrets sud-africains, puis ministre de l’eau et des forêts. Dans une conférence prononcée en 2002, et intitulée « Bethlehem, comme Sharpeville, est devenu un symbole de l’oppression », il dit :

    « Au milieu des années 1980, quand il s’est avéré que l’Afrique du Sud pourrait imploser, de très fortes sanctions économiques furent appliquées par d’influents politiciens américains opposés à l’administration Reagan. Un avertissement pour le régime d’apartheid. En 1988, il fut contraint d’entamer d’authentiques négociations. Il se passera la même chose pour Israël. »

  • permalien LibreCroyant :
    18 janvier @20h47   « »

    Rien à redire, je suis moi aussi tout à fait d’accord avec les commentaires précédents ! Bravo Isaac Asimov !
    Aussi, en lisant cette lettre on apprend qui il est, d’ailleurs, il me vient une citation de ce grand auteur de science-fiction : "individuellement les histoires de science-fiction peuvent paraitre trivial aux yeux des philosophes et des critiques d’aujourd’hui, mais l’esprit de la science-fiction ; son essence porte a présent la clé de notre salut ... si tant est que nous puissions être sauvés"
    Quand on voit où le monde va, on comprend mieux son propos.

  • permalien Nathan :
    18 janvier @21h03   « »

    Contrairement à ce que prétend Wiesel, il y a des tas d’épisodes bibliques où les Hébreux se livrent à des massacres. Josué entrant à Canaan fait un carton. Saul liquide les Amalécites. Mardochée et Esther reçoivent l’autorisation d’Assuérus d’exterminer les partisans d’Haman.

  • permalien Gisor :
    18 janvier @21h11   « »

    Une partie de mon intervention ayant été bouffée par mon copier-coller, je reposte mon texte.


    Je ne vois pas en quoi M. Gresh est juif ! Quoiqu’il en soit de l’identité de M. Gresh, les média raffolent des diatribes anti-israéliennes de "journalistes" ou d"humanitaires" militants antisionistes surtout s’ils sont perçus comme juifs de par leurs origines. Ce sont les idiots utiles des judéophobes de tous poils. Ce qui est consternant, c’est qu’en dépit de leur subtilité et de leur grande intelligence, ils ne l’ont toujours pas compris.

  • permalien Lou :
    18 janvier @21h17   « »

    Asimov en 1994 :

    La Bible enseigne que les victimes de persécutions ne doivent en aucun cas devenir à leur tour des persécuteurs (...). Mais qui obéit à cet enseignement ? Personnellement, chaque fois que je tente de le répandre, je m’attire des regards hostiles et je me rends impopulaire.

    Gideon Lévy en 2010

    Eyal Sivan : « Il y a deux semaines, je regardais la télévision israélienne, et je t’ai vu dans une émission, un talk-show très violent. Tout le monde criait, personne ne t’écoutait vraiment. Les autres te regardaient un peu comme l’agitateur de service, celui qui embête tout le monde en parlant de Gaza. »

    Gideon Lévy : « Je déteste participer à ce genre d’émission, mais j’aimerais y apparaître tous les jours. C’est mon rôle. Il n’y a que là ou à Haaretz que j’ai cette possibilité. C’est dur, car personne ne veut entendre ce que je dis. J’essaye de rendre les Israéliens furieux, de les sortir de leur léthargie. Ce à quoi je fais face, c’est un pays dans le coma, apathique. »

  • permalien Anti-antisémite :
    18 janvier @21h23   « »
    Ignoble !

    On attribue à Isaac Asimov des propos antisémites qu’il n’a jamais tenus ni jamais écrits. C’est tout simplement immonde et ignoble. Cela montre bien à quel niveau de bassesse et de vilenie l’Immonde Diplodocus est descendu.

    Comme le négationnisme ne fait plus recette, on a inventé l’ "inventionnisme" : inventer des informations bidonnées, ou faire parler des morts qui ne pourront pas apporter de démentis.

    Alain Gresh est un digne successeur de Garaudy, Chomsky et Faurisson.

    Beuark.

  • permalien Beuark :
    18 janvier @21h31   « »

  • permalien Gisor :
    18 janvier @21h33   « »

    Gideon Levy aurait également tout intérêt à réveiller le peuple égyptien de sa léthargie en lui faisant prendre conscience que ses dirigeants imposent un blocus non moins implacable que l’israélien, à la bande de Gaza.

  • permalien K. :
    18 janvier @21h44   « »

    Yitzhak Laor range Elie Wiesel, en compagnie de AB Yehoshua et Amos Oz, parmi les “propagandistes semi-officiels de l’Etat d’Israel”, ceux chargés de faire croire “à l’opinion publique en Israël comme à l’opinion publique en Occident”, que le pays est sans cesse menacer “d’annihilation”.

  • permalien Lou :
    18 janvier @21h46   « »

    Va falloir relire le manuel :

    Règle n° 1, Si, au centre de votre communication, vous montrez du doigt en disant “Israël a raison, ils ont tort”, vous perdrez plus que vous ne gagnerez ».

    donc perdu

    en revanche , nous pouvons écoutez Gideon Levy :

    « L’occupation n’est pas terminée, loin de là. Elle est aujourd’hui plus brutale, perverse et inhumaine que jamais. » Et de continuer en rappelant les terribles événements enclenchés en décembre 2008, faisant environ 1 300 morts, dont un tiers d’enfants : « Des bombes au phosphore qui brûlent les chairs vives, des bombes à fragmentation qui dispersent des clous dans tous les sens, des avions avec ou sans pilote, qui lancent des missiles, des bombardements à tout va, des centaines d’innocents tués, dont la seule faute était d’être des Gazaouis. »

    « [C’est] peut-être la seule guerre de toute l’histoire menée contre un territoire entièrement enfermé derrière des grillages. », écrit-il [4] le 12 janvier 2009.

  • permalien Lecteur :
    18 janvier @21h48   « »

    Incontournabble, sur le sujet :
    La Mère des Mondes est la dernière nouvelle de la traduction française du recueil "The early Asimov" - 1972 - Denoël Présence du futur 1975) d’Isaac Asimov.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/La_M%C...

  • permalien K. :
    18 janvier @21h59   « »

    Un lien pour l’article de Yitzhak Laor :

  • permalien sylvainp :
    18 janvier @22h02   « »

    Citant : " Mike :
    18 janvier @18h49 «  »

    Excellent papier Alain Gresh ! Merci ! Décidément vous êtes un maître ! Puisque l’on parle de littérature fantastique, comment ne pas aussi recommander la lecture de Philip K. Dick, George Orwell, et Aldous Huxley""

    Ajoutons en deux autres plus contemporains : Robert Silverberg et Dan Simmons .

    Sinon comme plusieurs autres commentateurs avant moi , ca me fait plaisir de lire que l’un de mes 2 auteurs de SF préférés (aux cotés de Herbert) ait eu ce recule et cette lucidité a ces sujets en 1996 .

  • permalien
    18 janvier @22h13   « »

    pour gisor

    merci pour cette trouvaille

    ps : si ce texte aurai été écrit par un non juif *(ce qui n’en aurai rien enlevé a sa pertinence) est ce que le monde diplomatique aurais eu le courage de le publier... ?

    *le texte site Isaac Asimov qui est bien un juif

    sinon tout a fait d’accord avec toi concernant le blocus égyptien

  • permalien
    18 janvier @22h33   « »

    pour Anti-antisémite et tt le monde :-)

    le Temps 08/01/10

    Israël muscle sa riposte sur le Net
    Serge Dumont

    L’Etat hébreu a créé une télévision sur YouTube et une task force pour nourrir les blogs

    « Un événement extraordinaire ». L’entourage du président israélien Shimon Peres ne manquait pas de mots pour qualifier le lancement, il y a un mois, d’une chaîne de télévision diffusée sur YouTube et entièrement consacrée à Israël. Certes, malgré la présence du président exécutif de YouTube Chad Harley, l’événement n’a pas recueilli beaucoup d’écho à l’étranger. Pourtant, il est l’un des piliers de la nouvelle politique israélienne visant à investir les nouveaux médias afin de redorer l’image de ce pays ternie par la poursuite de l’occupation d’une partie de la Cisjordanie ainsi que par le blocus de la bande de Gaza.

    En effet, peu après la fin de l’opération « Plomb durci » (l’invasion de la bande de Gaza en janvier dernier), Tzipi Livni, alors ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement d’Ehoud Olmert, a rapidement pris conscience de l’ampleur de la vague de protestations soulevée par la destruction massive des infrastructures civiles palestiniennes. Elle a alors autorisé son département à recruter des jeunes fans d’informatique pratiquant parfaitement une ou plusieurs langues étrangères afin de répondre aux critiques qui fusaient dans les blogs ainsi que dans le courrier électronique des grands journaux européens et américains.
    Publicité

    Système d’alarme automatique

    Au départ, cette task force était principalement composée d’étudiants, de soldats démobilisés et de volontaires disponibles à toute heure du jour et de la nuit pour la « Cause ». Mais lorsque Avigdor Lieberman a succédé à Livni, les crédits alloués pour cette opération (140 000 euros) ont été augmentés et des professionnels de la communication recrutés.

    Ceux-ci n’opèrent évidemment plus au hasard. Ils disposent d’un système d’alerte qui les avertit automatiquement chaque fois qu’un article ou qu’un message anti-israélien est diffusé. Lorsqu’elle ne riposte pas en inondant le site repéré de messages indignés, la « task force » intervient en posant des questions faussement innocentes ou en envoyant des textes argumentés.

    Durant l’opération « Plomb durci », Tsahal (l’armée israélienne) avait également ouvert un canal sur YouTube afin de diffuser des séquences de bombardement de « cibles terroristes ». Selon son porte-parole, plus de 8,5 millions d’internautes auraient visionné au moins une vidéo. Encouragée par ce qu’elle considère comme « un grand succès », l’armée a décidé de prolonger l’expérience en créant une unité spéciale de « hasbara » (le terme hébraïque pour « explication ») chargée d’opérer sur « YouTube », où elle anime un blog spécial, ainsi que sur Facebook et sur Twitter...

  • permalien Nathan :
    18 janvier @23h37   « »

    De nombreux juifs américains ont soutenu la lutte pour les droits civiques des Afro-Américains. Tant qu’à faire, Alain Gresh aurait pu le mentionner, preuve que tout le monde ne se contente pas de dire : "J’ai assez avec mes propres problèmes".

  • permalien syrsmark :
    19 janvier @00h20   « »

    Une petite "erreur" de traduction.

    Le passage :
    "beaucoup de Juifs divisaient la population de la terre en deux camps : les Juifs et les autres, point final."

    correspond à celui-ci dans l’original (visible ici : http://tinyurl.com/y9p26gj) :

    "Many Jews I knew divided the world into Jews and anti-Semites, nothing else."

    Le sens est un peu différent.

  • permalien Yvan :
    19 janvier @08h06   « »

    Nathan : De nombreux juifs américains ont soutenu la lutte pour les droits civiques des Afro-Américains. Tant qu’à faire, Alain Gresh aurait pu le mentionner, preuve que tout le monde ne se contente pas de dire : "J’ai assez avec mes propres problèmes".

    Vous venez d’expliquer (faute de comprendre) pourquoi certains préfèrent utiliser l’expression "entité sioniste" plutôt qu’"état juif" pour désigner Israël.

    Rien ne lie l’Israël d’aujourd’hui aux cultures juives, ses racines sont le "let’s go west" et le "new frontiers" et ça, çà n’a rien de juif.

    Milton Mezz Mezzrow fit inscrire "race noire" sur son passeport, parce que tout reliait les communautés juives et leur culture klezmer au blues des noirs. Fatigué du racisme, il finit par suivre Sydnet Bechet en France où il mourut en 1972.

    Contrairement à vos affirmations, les Juifs qui avaient fait "le choix" de l’émigration, même, s’ils ne le faisaient pas à cause des pogroms, comme Asimov, ils ne le faisait pas non plus par "oisiveté touristique". Ils avaient donc tout intéret à militer contre une Amérique raciste et identitaire.

  • permalien fernand :
    19 janvier @08h26   « »

    Les expériences de vie de MM. Asimov et Wiesel ont quand même été différentes, non ? Asimov est certainement plus équilibré, mais Wiesel ne mérite-t-il aucune compréhension ?

  • permalien Nathan :
    19 janvier @09h02   « »

    @ fernand. Vous m’avez ôté les mots de la bouche. L’un, Wiesel, a vécu les camps ; il y a perdu son père. L’autre, Asimov, a vécu une enfance pauvre mais heureuse aux Etats-Unis. L’un fut une victime de la barbarie et hélas, a cultivé son statut de victime jusqu’à la corde (sans doute un mélange de narcissisme, de suffisance et de résilience). Tandis que l’autre n’a pas dû recourir à ce système de défense, c’est pourquoi il fut sans doute plus sensible à l’étrangeté d’être ici-bas sur terre, c’est le cas de le dire, et non pas celle d’avoir survécu. A propos d’étrangeté, j’ai toujours aimé cette nouvelle des "Chroniques martiennes" où les Martiens débarquent sur terre et tout le monde s’en fout et les ignore.

  • permalien Noval :
    19 janvier @10h43   « »

    Nathan - Message du 19 janvier 9 h 2

    " L’un fut une victime de la barbarie et, hélas a cultivé son statut de victime jusqu’à la corde "

    Qu’Elie Wiesel cultive son statut de victime pour témoigner de la barbarie nazie ne me dérange pas. Ce qui est par contre fort regrettable, est que dans ses déclarations publiques les termes "Auschwitz ", " Holocauste " et " Shoah " sont depuis longtemps utilisés pour justifier l’existence de l’Etat d’Israël comme patrie du peuple juif. Ainsi que cela a été souligné dans un précendent message, tant son oeuvre que son statut le font apparaître comme un représentant pur et dur du sionisme.

    Le merveilleux Paul Celan ( Paul Antschel pour les intimes), originaire tout comme Elie Wiesel de Roumanie, a témoigné modestement et discrètement des mêmes blessures . Sa poésie méritait largement l’attribution du Prix Nobel de Littérature.

  • permalien christophe :
    19 janvier @10h43   « »

    A Fernand :
    bien sûr que Elie Wiesel mérite à la fois compréhension et même admiration pour ce qu’il a vécu. Personne, me semble-t-il, ne le conteste.
    Toutefois, comprendre n’est pas cautionner tous ses propos excessifs (et il en a tenu) qui frôlent parfois la paranoïa. En revanche, je ne l’ai jamais entendu se prononcer sur l’islamophobie actuelle, bien plus prégnante et politiquement porteuse que l’antisémitisme aujourd’hui. A le croire, on pourrait penser que les victimes sont toujours du même côté au fil des siècles. Drôle de conception que celle d’essentialiser les peuples à partir d’une expérience historique, aussi unique soit-elle... N’est-ce pas là l’origine de nombreux stéréotypes ?

  • permalien adrien :
    19 janvier @10h47   « »

    @ Afshin

    Puisque l’on parle de littérature fantastique, comment ne pas aussi recommander la lecture de Philip K. Dick, George Orwell, et Aldous Huxley, d’autres maîtres en la matière, et où l’on trouve aussi beaucoup de parallèles intéressants à méditer, dans le monde réel dans lequel nous vivons aujourd’hui...

    Pour une fois je suis d’accord avec vous..

  • permalien
    19 janvier @10h48   « »

    AFP
    28/12/2009
    Une survivante de la Shoah âgée de 85 ans a entamé aujourd’hui une grève de la faim au Caire pour protester contre l’interdiction par les autorités égyptiennes d’une marche vers Gaza organisée par des ONG internationales. Hedy Epstein, une militante juive américaine, a cessé de s’alimenter comme d’autres personnes âgées d’un groupe participant à cette marche et se faisant appeler les "Grands-mères".

  • permalien Noval :
    19 janvier @12h28   « »

    " Israël ne doit pas être jugé selon la loi normale "

    Qui pourrait indiquer où et quand Elie Wiesel a prononcé cette phrase ?

    Merci !

  • permalien Nathan :
    19 janvier @12h50   « »

    Noval : 19 janvier @10h43

    Qu’Elie Wiesel cultive son statut de victime pour témoigner de la barbarie nazie ne me dérange pas. Ce qui est par contre fort regrettable, est que dans ses déclarations publiques les termes "Auschwitz ", " Holocauste " et " Shoah " sont depuis longtemps utilisés pour justifier l’existence de l’Etat d’Israël comme patrie du peuple juif.

    Personnellement, je n’aime pas Elie Wiesel. Il est de ceux qui ont lourdement instrumentalisé la shoah et pour le dire encore plus crûment, je trouve qu’il a fait carrière sur cette thématique.

    Cela dit, on ne peut tout à fait dissocier, comme le font certains antisionistes à l’extrême-gauche, l’expérience sioniste des persécutions subies par les juifs, en particulier les juifs européens. Pour faire court, sans persécutions, il n’y aurait jamais eu de sionisme. Et sans l’Holocauste, il n’y aurait jamais eu d’Etat d’Israël.

    Même si le sionisme fut par la force des choses une aventure coloniale, les juifs ashkhénazes de Russie et d’Europe centrale n’avaient au départ pas l’âme colonialiste. Ils ne représentaient aucune puissance à la recherche de débouchés nouveaux à exploiter ou de populations à soumettre. Ils sont partis là-bas parce qu’on les empêchaient de vivre une vie normale en Europe.

  • permalien
    19 janvier @13h03   « »

    Nathan :
    19 janvier @12h50

    (...) Pour faire court, sans persécutions, il n’y aurait jamais eu de sionisme. Et sans l’Holocauste, il n’y aurait jamais eu d’Etat d’Israël. (...)

    Pour ce qui est de la deuxième partie de ta proposition, et sans que cela puisse en aucun cas justifier sa réalisation, je pense que tu n’as pas tort, pour ce qui est de la première il suffit de lire les écrits des fondateurs du sionisme pour découvrir que ce que tu dis est faux et absurde. Je persiste à dire que vous auriez dû faire disparaître leurs bouquins, c’est la meilleure source de références pour les antisionistes dont je m’honore de faire partie !

  • permalien Mike :
    19 janvier @13h07   « »

    Nathan :
    19 janvier @12h50 «  »

    (...) Même si le sionisme fut par la force des choses une aventure coloniale (...)

    Ce ne fut certainement pas “par la force des choses un projet colonial” puisque c’était dès le départ d’après leurs théoriciens et fondateurs eux-même un projet colonial ! Ils l’ont écrit noir sur blanc Nathan, pas de pot hein !

  • permalien Anonyme 13 :
    19 janvier @13h41   « »

    Ce que vient d’écrire Nathan et à quoi vous venez de répondre, ce qui indique que vous l’avez lu, semble-t-il, devrait vous obliger à mille excuses à son égard (et aux autres) l’accusant d’être le "hasbariste de service" !

    J’attends les excuses. Y compris du grand vertueux K. qui se rend coupable de calomnies en veux-tu en voilà.

  • permalien Mike :
    19 janvier @14h00   « »

    Anonyme 13 :
    19 janvier @13h41 (...)

    Tu devrais (re)lire "The Israel Project’s 2009 Global Language Dictionary" plutôt que de prendre tes désirs pour des réalités !

  • permalien Anonyme 13 :
    19 janvier @14h12   « »

    Nathan :

    Personnellement, je n’aime pas Elie Wiesel. Il est de ceux qui ont lourdement instrumentalisé la shoah et pour le dire encore plus crûment, je trouve qu’il a fait carrière sur cette thématique.

    Vous rendez-vous de l’énormité de vos calomnies à l’encontre de Nathan, sachant qu’il est capable d’écrire ce qui vient d’être cité, et j’en suis témoin, qu’il l’a déjà exprimé de diverses manières, très clairement et distinctement.

    Alors lorsque K. l’accuse de manier très bien a langue française aux fins de justifier la politique israélienne, je trouve cela tout simplement scandaleux ! Et attend une demande de pardon.

  • permalien Anonyme 13 :
    19 janvier @14h16   « »

    Je dirais même plus :

    S’il existe des Elie Wiesel, c’est déplorable et j’en suis complètement navré, tout comme l’est Nathan (voir son post plus haut). Son comportement est au mieux pitoyable, au pire totalement scandaleux.

    Mais il existe aussi des Mike/Afshin etc. etc.

  • permalien parkway :
    19 janvier @14h28   « »

    encore un excellent article d’alain gresh !

    je n’ai rien à cirer des juifs et des musulmans mais ne me demandez pas d’approuver le gvt d’Israël...

  • permalien deMontigny :
    19 janvier @15h43   « »

    La rose des vents change encore de direction ; es-ce la stratégie proposée par le manuel de la "task force" quand on a perdu toute crédibilité auprès de nos interlocuteurs ? La sympathie ne peut-elle pas simplement être achetée comme toutes les autres "commodités"...

    Désolant.

  • permalien Sébastien :
    19 janvier @15h48   « »

    Jac
    « D’autre part, Israël fut des très rares pays qui refusèrent de s’associer au boycott contre l’apartheid. »

    Je me permets de rappeler que le boycott de l’Afrique de Sud sous l’Apartheid n’a jamais été à 100%, et que c’est tout le monde occidental qui a soutenu le régime de Pretoria.

    Voila ce que j’ai trouvé sur le site de Jeune Afrique

    « L’Afrique du Sud est le premier partenaire commercial d’Israël sur le continent, avec des échanges en augmentation de plus de 500 % depuis la fin de l’apartheid. »
    « À l’échelle du continent, les échanges sont aussi en forte progression. Ils sont passés de 430 millions de dollars en 1990 à plus de 2 milliards en 2008. »

    http://www.jeuneafrique.com/Article...

    Je dois donc en conclure qu’Israël soutient l’ANC, car le commerce entre les deux pays est plus important que sous l’Apartheid.
    Pourquoi parler du commerce entre les deux Etats il y a 25 ans, alors qu’il est plus important de nos jours ?

  • permalien
    19 janvier @15h48   « »

    Nathan - Message du 19 janvier 12 h 50

    Personne n’a en son pouvoir de réécrire l’Histoire. Mais tout homme/femme peut à sa place et à son niveau lutter contre les impasses et dérives de tel régime et idéologie politique.

    Nous ne sommes plus à l’époque des théoriciens fondateurs du sionisme, mais à un moment où ce dernier, pour occulter sa composante raciste, veut coûte que coûte se voir auréolé des principes civilisationnels gouvernant les sociétés contemporaines.

    Vous ne pouvez ainsi indéfiniment justifier et légitimer le sionisme par " l’Holocauste ", ni par l’antisémitisme qu’ont connu certains pays européens au 19ème et dans la première moitié du 20ème siècle. Il s’agit tout au contraire de dénoncer, ici et maintenant, sa véritable nature.

    Quoi que fassent, racontent ou écrivent ou des Elie Wiesel, AIPAC, CRIF and co, le sionisme est régulièrement dénoncé comme ayant nécessairement à sa base une composante intrinsèquement et foncièrement raciste. Je partage cette analyse. Et vous ?

  • permalien Noval :
    19 janvier @15h51   « »

    J’ai omis de signer mon message de 15 h 48.

  • permalien Mike :
    19 janvier @16h16   « »

    Sébastien :
    19 janvier @15h48 «  »

    (...) Pourquoi parler du commerce entre les deux Etats il y a 25 ans, alors qu’il est plus important de nos jours ?

    Parce que ce fut un fait que le régime sioniste s’accommodait très bien avec le l’Afrique du sud de l’apartheid, tout comme il s’accommode aujourd’hui de régimes criminels comme celui d’Alvaro Uribe Vélez ou celui de Mikheil Saakachvili ...

  • permalien Sébastien :
    19 janvier @16h23   « »

    Et il s’accomode trés bien de l’ANC.

    La réalité semble plus complexe. :

    « Au milieu des années 1960, Israël – farouchement hostile au régime d’apartheid sud-africain – entretenait des relations diplomatiques avec plus de trente pays africains. Il y a envoyé ses experts, formé des unités d’élite, vendu des armes. En 1966, une dizaine de pays africains ont reçu une aide militaire directe d’Israël. Un certain général congolais, Joseph-Désiré Mobutu, a même bénéficié, en 1963, d’un entraînement de parachutisme… Deux ans avant de prendre le pouvoir  ! »

    « Cette politique d’ouverture s’est altérée à partir de la guerre des Six Jours, en 1967  : Israël est devenu une puissance conquérante. Mais la véritable rupture a eu lieu au moment de la guerre du Kippour, en 1973. Le franchissement du canal de Suez par les forces israéliennes a heurté les pays africains, et le choc pétrolier a accru leur dépendance pétrolière vis-à-vis des pays arabes. Résultat  : à l’exception du Malawi, du Lesotho et du Swaziland, tous ont coupé avec Israël – qui s’est alors rapproché de l’Afrique du Sud raciste »

    « Au début des années 1990 – après qu’Israël a explicitement condamné l’apartheid en 1987 et que les Nations unies ont annulé la résolution assimilant sionisme et racisme en 1991 –, d’autres pays africains comme le Kenya, la Guinée ou la République centrafricaine ont repris langue avec l’État hébreu. »

    http://www.jeuneafrique.com/Article...

  • permalien Mike :
    19 janvier @16h34   « »

    Sébastien :
    19 janvier @16h23 (...)

    Dans les archives du “Monde Diplomatique” tu pourra trouver d’excellents articles qui traitent des relations entre l’entité sioniste et le régime de l’apartheid de l’Afrique du sud, je te les conseille !

  • permalien Anonyme 13 :
    19 janvier @16h44   « »

    Je crois qu’il est temps que l’antisionisme (et les autres) reconnaisse la double composante culturelle de l’État juif : sa composante coloniale qu’ici nul ne cherche à contester (jusqu’à la nausée) ; sa composante proprement juive.

    Les nations du monde, les individus, dans leur relation à l’État juif doivent faire face à ces deux composantes, et la plupart du temps de façon inconsciente et dans l’ignorance (de que ce que c’est que le judaïsme bien entendu, puisque c’est une religion (et un peuple) très peu connu dans le monde et propice à tous les fantasmes du fait de cette ignorance) : la composante coloniale ou nationale-coloniale est souvent ce qui induit les nations anciennement coloniales à avoir des sympathies pour Israël ; la composante juive, du fait du passé antisémite et nazi de l’Europe occidentale (et de sa repentance face à lui) tend à susciter de la sympathie pour la composante juive.

    Mais il ne faut pas oublier que le rejet de l’État juif peut être susciter par le rejet des Juifs eux-mêmes.

  • permalien Mike :
    19 janvier @17h45   « »

    Anonyme 13 :
    19 janvier @16h44

    (...) l’État juif (...)

    Et les 20% de Chrétiens et Musulmans tu les as déjà enterrés ? Et les soi-disant “Israéliens” athées tu en fais quoi ?

  • permalien K. :
    19 janvier @17h46   « »

    Massacres de masse israéliens à Khan Younes et Rafah, 1956 :

    Joe Sacco : Ces massacres sont tellement peu connus que je n’y ai vraiment cru qu’après avoir trouvé leur confirmation dans les archives de l’ONU. On me reproche de ne pas parler des exactions palestiniennes, exactions que pour ma part je trouve qu’elles desservent leur cause, mais d’une part il ne faut jamais en oublier le contexte, et d’autre part ce qui m’intéresse est de donner existence aux Palestiniens ordinaires et leur mémoire que les médias occultent quasi-complètement (traduction libre).

    J’ajouterais qu’aucune des exactions palestiniennes n’a été occultée par les médias, contrairement, par exemple, aux massacres de Khan Younes et Rafah.

  • permalien jac :
    19 janvier @17h51   « »

    Ce qui est à rejeter, c’est l’idée de fonder et de maintenir un état-nation sur des critères ethniques .

  • permalien BB :
    19 janvier @17h53   « »
    essai

    Le gouvernement israélien a une politique raciste envers les palestiniens c’est un fait.Mais Sur l’échelle du racisme l’état français et les français se positionnent comment ? Une partie des posts (pas tous heureusement), sous couvert d’altruisme, cache une haine flagrante. Fatiguant...

  • permalien Sébastien :
    19 janvier @18h14   « »

    Mike :
    "Dans les archives du “Monde Diplomatique” tu pourra trouver d’excellents articles qui traitent des relations entre l’entité sioniste et le régime de l’apartheid de l’Afrique du sud, je te les conseille !"

    Que dit le monde diplo sur la multiplication par quatre du montant des échanges commerciaux entre l’etat juif et l’Afrique du Sud ?

  • permalien Mike :
    19 janvier @18h20   « »

    BB :
    19 janvier @17h53

    (...) Le gouvernement israélien a une politique raciste envers les palestiniens c’est un fait.

    Il serait en effet difficile de le nier...

    BB :
    19 janvier @17h53

    Mais Sur l’échelle du racisme l’état français et les français se positionnent comment ?

    On pourra difficilement me taxer de chauvinisme franchouillard, mais il ne m’a pas semblé que la France face un blocus criminel sur la Corse, le Pays basque ou la Bretagne... Mais peut-être me manque-t-il des informations ?

    BB :
    19 janvier @17h53

    Une partie des posts (pas tous heureusement), sous couvert d’altruisme, cache une haine flagrante. Fatiguant...

    Ah certainement ! Le tout étant de savoir si on parle des mêmes... Aha !

  • permalien Yasmina :
    19 janvier @18h49   « »

    Est ce quelqu’un peut m’expliquer ? Nathan ou anonyme 13 par exemple. C’est quoi, être juif et athée ?Vous vous dites attaché à vos convictions. Mais quelles sont les convictions d’un juif athée. J’avoue ne plus comprendre. Le " type juif ", ça n’existe pas, sinon dans les manuels Nazis.

  • permalien Yasmina :
    19 janvier @18h52   « »

    Une partie des posts (pas tous heureusement), sous couvert d’altruisme, cache une haine flagrante. Fatiguant

    je suis d’accord.

  • permalien michael :
    19 janvier @18h56   « »

    VOUS NOUS RACONTEZ DES BOBARDS MESSIEURS LES SYMPATHISANTS DU HAMAS

    Les temps sont durs pour le Hamas à Gaza. La stratégie israélo-égyptienne, tendant à détourner la population de l’organisation islamiste est en train de porter ses fruits.

    Il n’est cependant pas question de blocus, comme en font état les sympathisants du Hamas, du Hezbollah et de l’Iran, mais d’approvisionnement sélectif.

    Aucune denrée n’est empêchée par les Israéliens d’atteindre la Bande, aucun médicament ou appareil médical n’est saisi à la frontière ; on ne note pas non plus la moindre pénurie de carburant.

    La frontière israélienne est également ouverte aux cas humanitaires, à la réunion de familles et aux malades graves, envoyés par les médecins de Gaza à leurs confrères hébreux. Les hôpitaux du sud d’Israël sont emplis de patients gazaouis.

    Sami el oudi

  • permalien Merci :
    19 janvier @18h59   « »

    yasmina, bonjour, je veux bien essayer de vous éclairer... et participer ainsi à ce "centre de reflexion juive" (je trouve l’expression superbe au figuré et trés triste...). être juif athée, c’est pour la majeure partie des juifs (sauf apparamment M. ASIMOV : superbe par ailleurs vous allez pourvoir découvrir....) se voir traiter de sioniste lorsqu’on défend sa chapelle et que l’on croit en tout état de cause appartenir à une entité qui a une histoire propre et un devenir inébranlable.

  • permalien
    19 janvier @19h17   « »

    On pourra difficilement me taxer de chauvinisme franchouillard, mais il ne m’a pas semblé que la France face un blocus criminel sur la Corse, le Pays basque ou la Bretagne... Mais peut-être me manque-t-il des informations ?

    Effectivement 16 % à des élections présidentielles pour un partie d’extrême droite est relativement anecdotique... a j’oubliai c’est juste par contestation.

  • permalien K. :
    19 janvier @19h23   « »

    Biens nécessaires Versus biens fournis dans la période allant du 13/12/2009 au 09/01/2010 selon l’ONU :

  • permalien Yasmina :
    19 janvier @19h43   « »

    merci K.

    Biens nécessaires Versus biens fournis dans la période allant du 13/12/2009 au 09/01/2010 selon l’ONU :

  • permalien
    19 janvier @19h43   « »

    Que faisait Mr Asimov quand les juifs américains de gauche se battaient pour les droits civiques ?

    rejoint d’autres leaders noirs, et des militants juifs, tels que Henry Moskowitz, Julius Rosenthal, Lillian Wald, Rabbi Emil Gustav Hirsch puis Stephen Wise pour créer en 1909 la National Association for the Advancement of Colored People (NAACP).

    que faisait ce monsieur pendant que Schweerner et Goodman se faisait assassiner en défendant les droits des noirs, dans le sud des Etats-Unis ?

    http://www.yoyita.com/civilrightsfr.htm

    Que cherche Mr Gresh en sortant cet improblable texte d’Asimov ? à prouver que Mr Asimov n’était pas très préoccupé des droits civiques des noirs, certainement. Contrairement à beaucoup de juifs américains de gauche, connus pour leur soutien à la cause des noirs.

    Et je ne pense pas que quiconque puisse écrire le contraire, ces soutiens sont connus de tous.

    N’est-ce pas l’assassin de ces 3 victimes (2 juifs et un noirs) qui a été condamné aux USA il n’y a pas si longtemps, mais 40 ans après les faits, ou me trompe-je de sujet ?

  • permalien Lou :
    19 janvier @19h54   « »

    Noval :
    19 janvier @12h28 «  »

    " Israël ne doit pas être jugé selon la loi normale"

    Qui pourrait indiquer où et quand Elie Wiesel a prononcé cette phrase ?

    Je ne sais pas où et quand, il en a dit tellement :

    Jean-Marc Turine à propos du génocide Rom

    Néanmoins, certains événements me semblent éclairants concernant cette insoutenable perpétuation du silence. Par exemple, lorsque Simon Wiesenthal, l’auteur de « Justice n’est pas vengeance », écrivit en 1984 à Elie Wiesel, qui présidait alors l’Holocaust Memorial Council, afin de lui demander que les Roms soient représentés dans ce Conseil qui visait à perpétuer le souvenir de la Shoah, Wiesel refusa catégoriquement, lui répondant sans détour qu’« il ne fallait pas dévaluer l’Holocauste ». Ce à quoi Wiesenthal rétorqua qu’« il ne fallait pas dévaluer le nazisme », car les Roms, au même titre que les Juifs, ont été victimes du racisme fanatique du régime hitlérien. L’extermination des Roms avait même été planifiée de plus longue date que celle des Juifs puisqu’en 1906 déjà, un certain Alfred Dillman préconisait de débarrasser l’Allemagne de ce peuple « criminel, asocial et fainéant » par nature.

    Comme Asimov, d’autres condamnèrent "les persécuteurs", quels qu’ils soient , comme Hannah Arendt après le massacre de Kybia

    1952 marque l’année de sa rupture avec la politique de l’état hébreux, suite aux massacres de Kybia.

  • permalien Deïr Yassin :
    19 janvier @20h01   « »

    Je m’attendais à trouver des réflexions sur "Isaac Asimov, Elie Wiesel et l’antisémitisme" mais comme d’habitude, au bout de quelques commentaires on revient inévitablement vers le MO dont il paraît que tout le monde ici est obsédé - moi aussi, remarque !
    Concernant Elie Wiesel si tout le monde ne l’a pas déjà lu, le petit livre de Norman Finkelstein sur "L’Industrie de Holocauste" contient une description très peu flatteuse et, je pense, très pertinente de notre Victime No. Uno.
    Quelqu’un a dit à son égard, je ne me rapelle plus qui, donc je me l’accapare volontiers que "pour quelqu’un qui parcourt le monde pour expliquer "The Unspeakable Horror of the Holocaust" Wiesel se fait quand même payé vachement chér !!
    D’ailleurs, il s’est fait interpellé par une survivante qui n’en a pas fait fond de commerce pour rejoindre la "Marche pour Gaza" et sa réaction est assez minable :
    www.mondoweiss.net/2009/12/o...

  • permalien Deïr Yassin :
    19 janvier @20h20   « »

    Je m’attendais à trouver des réflexions sur "Isaac Asimov, Elie Wiesel et l’antisémitisme" et comme d’habitude, au bout de quelques commentaires on se retrouve inévitablement au MO dont il paraît que tout le monde ici est obsédé - moi aussi, remarquez !
    Si tout le monde ne le connait pas déjà, Norman Finkelstein dans son "L’Industrie de Holocaust" brosse un portrait assez négative et, je trouve, très pertinente de notre Victime No. Un.
    Quelqu’un a dit à son sujet, je ne me rappelle plus qui, donc je me l’accapare volontiers, que pour quelqu’un qui parcours le monde pour parler de "The Unspeakable Horror of the Holocaust" et qui postule que rien que la silence peut décrire ce néant, Wiesel se faisait quand même payé assez chèr !
    D’ailleurs, il s’est fait interpellé par une survivante qui n’en a pas fait fond de commerce pour participer à la "Marche Pour Gaza" et sa réaction où absence de réaction est assez parlante :
    www.mondoweiss.net/2009/12/o...

  • permalien Deïr Yassin :
    19 janvier @20h25   « »

    Bon, là ça deconne un peu, je vois, mais comme je suis payée pour poster ici, mieux vaut deux qu’un fois !

  • permalien Lou :
    19 janvier @20h41   « »

    merci Deïr Yassin pour la vidéo de ces trois femmes magnifiques

    Lors d’une soirée "Hedy Epstein, une survivante de l’Holocauste ; J’Ann Allen, l’épouse d’un officier militaire à la retraite et Sandra Mansour, une réfugiée palestinienne, invitent Elie Wiesel à se rendre à Gaza avec elles."

  • permalien Noval :
    19 janvier @21h16   « »

    Lou - Message du 19 janvier 19 h 54

    Merci pour vos informations.

    Bonne persévérance !

  • permalien Lou :
    19 janvier @21h38   « »

    Portfolio
    Gaza sous les eaux
    LEMONDE.FR | 19.01.10

  • permalien Mike :
    19 janvier @21h49   « »

    Lou :
    19 janvier @21h38

    Gaza sous les eaux

    Je savais que le Sinaï avait été touché par des conditions météo cataclysmiques, j’espérais que Gaza Strip soit épargné, malheureusement tu nous apprends qu’il n’en est rien... Rien ne leur sera donc épargné... Ah dur !

  • permalien Tête d’épingle :
    19 janvier @22h10   « »

    La frontière israélienne est également ouverte aux cas humanitaires, à la réunion de familles et aux malades graves, envoyés par les médecins de Gaza à leurs confrères hébreux. Les hôpitaux du sud d’Israël sont emplis de patients gazaouis.

    Sami el oudi

    Propagande islamo-gauchiste :

    Le 29 décembre, Mohamed Jassier est devenu la 367ème victime gazaouie parce que, même ceux qui ont besoin d’un traitement médical qui pourrait les sauver, ne sont pas autorisés à sortir de la Bande.

  • permalien une bille :
    19 janvier @22h22   « »

    La compassion d’Israël pour Haïti ne peut pas cacher notre hideux visage à Gaza « annie bannie’s Weblog

    Mais l’identification remarquable avec les victimes de la terrible tragédie frappant le Haïti lointain ne fait que ressortir davantage l’indifférence devant la souffrance actuellement endurée par le peuple de Gaza. À un peu plus d’une heure de voiture des bureaux des grands journaux israéliens, 1,5 million de personnes vivent sous siège, sur une île déserte, depuis deux ans et demi. Qui donc se soucie de savoir que 80 % des hommes, des femmes et des enfants vivant si près de nous sont tombés sous le seuil de pauvreté ? Combien d’Israéliens savent que la moitié de tous les Gazaouis sont tributaires de l’aide, que l’opération plomb durci a laissé des centaines de personnes handicapées, que les eaux usées se déversent directement dans la mer ?

    Les lecteurs des journaux israéliens connaissent l’histoire du bébé tiré des débris à Port-au-Prince. Il en est peu qui ont entendu parler des enfants qui dorment dans les ruines de leur maison à Gaza. Comme les forces israéliennes de défense interdisent l’entrée dans la Bande de Gaza aux journalistes nous avons une excellente excuse pour nous enfouir la tête dans le sable des plages de Tel-Aviv ; c’est à la dernière page des journaux que l’on retrouve, les jours fastes, les rapports cliniques sur la situation à Gaza établis par des organisations de défense des droits humains tels que B’tselem, Gisha, le centre juridique pour la liberté de mouvement et les médecins pour les droits humains – Israël. Pour avoir une idée de la vie dans la plus grande prison du monde, il faut contourner « Big Brother » et passer à une des grandes agences de presse étrangères.

  • permalien
    19 janvier @23h14   « »

    et les pays arabes, ils font quoi, pour Haïti ?

  • permalien Jeff :
    19 janvier @23h17   « »

    "et les pays arabes, ils font quoi, pour Haïti ?"

    Réponse à Anonyme/Guitl : Gaza solidaire avec les Haïtiens

  • permalien Lou :
    19 janvier @23h25   « »

    +

    HAÏTI : L’aide des pays arabes en cours d’acheminement

    Ah bon, on n’en parle pas dans les media du monde ?

  • permalien Mike :
    19 janvier @23h37   « »

    Lou :
    19 janvier @21h38

    Gaza sous les eaux (...)

    Je viens de lire un précision concernant les inondations de Gaza Strip, les "Israéliens" ont libéré les eaux d’un barrage à l’est, c’est de là que sont venues les eaux, et non de pluies sur Gaza même... Voir par exemple un reportage sur PressTV.ir sur le sujet.

  • permalien Mike :
    20 janvier @00h02   « »

    Anonyme :
    19 janvier @23h42 (...)

    C’est dommage que dans la presse sioniste elle-même on nous ait expliqué en quoi consistait “l’humanitaire israélien”, sinon on aurait peut-être marché aussi dans cette “opération de communication” qui sait ?

  • permalien Deïr Yassin :
    20 janvier @00h19   « »

    @ L’anonyme de 19 jan 20h25
    Si vous prenez le temps de regarder l’extrait sur le ’link’ que j’ai laissé avant de vous laisser emporter - vous voulez que je vous traduise les images ??? Comme on dit chez moi, "je pose une question à l’est et vous me repondez à l’ouest" !
    Pour un type qui a vécu ce qu’il a vécu, Prix Nobel de la Paix (on croit rêver - on l’a tous vu en 1982 défendre l’invasion du Pays des Cèdres), champion autoproclamé de la compassion, de se foutre royalement de ce qu’a fait "La-Pureté-des-Armes" de "L’armée-la-plus-morale-au-Monde" de "La-Villa-dans-le-Jungle", "Bastion-contre-la-Barbérie" etc ; etc. dans la bande de Gaza. Bonjour, les valeurs universelles !!!

  • permalien Deïr Yassin :
    20 janvier @00h30   « »

    Monsieur Alain Gresh

    @ anti-antisémite 18 jan 21h23

    Toutes mes felicitations.
    On vous compare déjà à Noam Chomsky, un des penseurs les plus féconds et originaux du 20eme siècle avec des travaux revolutionnaires en linguistique, Docteur Honiris causa dans plusieures grandes universités, un maître à penser pour des générations. C’est peut-être temps de demander une petite augmentation à vos employeurs.

  • permalien Mike :
    20 janvier @00h44   « »

    On pourra remarquer que aussi bien sur ce blog que dans la presse sioniste ils n’ont tout de même pas eu le culot de traiter Mme Hedy Epstein, cette vieille dame de 85ans survivante des camps de concentration nazis d’“antisémite”, ça ils n’ont pas osé quand même... Bien qu’à mon avis ce n’est pas l’envie qui leur manquait ! Aha !

  • permalien Anonyme 13 :
    20 janvier @09h12   « »

    Yasmina,

    Merci de votre question. Elle montre qu’au-delà de certaines divergences il y a possibilité de dialogue, divergences dues principalement à l’espace de discussion que constitue ce blog, très polarisé, tellement qu’on me prend presque toujours pour un sioniste (et Nathan) ce qui, à la lecture réelle de ce qu’on écrit, devrait pousser au rire et à l’hilarité (à croire que les gens qui nous accusent de l’être n’ont jamais parlé avec un sioniste ! ou même lu un sioniste).

  • permalien Anonyme 13 :
    20 janvier @09h24   « »

    Yasmina,

    Je vais vous répondre maintenant.

  • permalien marie Habanis :
    20 janvier @09h39   « »

    On vous compare déjà à Noam Chomsky,

    C’est qui on ??

  • permalien Anonyme 13 :
    20 janvier @09h47   « »

    Yasmina (1)

    Jadis, les Juifs étaient tous juifs, étaient tous religieux. Jadis tout le monde l’était (religieux).
    Depuis que certains originaux ne veulent plus de Dieu, et qu’un certain F. Nietzsche avait raconté "la mort de Dieu" (c’est-à-dire le déclin des religions et le fait étonnant que malgré la fin des religions personne ne s’en aperçoit, d’où Zarathoustra qui vient pour montrer cette vérité au monde), depuis, être un Juif peut parfaitement réussir sans être juif.

    Je dirais pour être bref, qu’être un Juif c’est avoir une certaine histoire commune. C’est partager une certaine identité dans l’histoire : les persécutions, l’exile, l’éclatement spatial, l’errance terrestre (que fustigeait Heidegger dans Être et Temps, contraire à l’authenticité de l’être selon ce grand philosophe antisémite) ; mais aussi on se reconnait à l’intérieur de quelque chose d’indéfini, provenant évidemment de la religion du Dieu d’Israël.

    Ça, c’est ma réponse. Le problème est qu’on aura une réponse par personne. Mais c’est un problème semblable qu’on aura sur l’identité nationale française : on aura une réponse différente par personne.

    Yeshayaou Leibovitz, grand penseur juif israélien et véritable conscience d’Israël et de ses crimes au Liban en 1982, disait qu’être juif c’est être religieux, point. Qu’autrement il y avait des nationalités différentes. Je ne suis évidemment pas d’accord. C’est réducteur et trop influencé par la critique du sionisme.

    C’est bien de critiquer le sionisme. Mais il ne faut pas commettre de faute envers la vérité. Aujourd’hui, et surtout après la Shoah, être juif c’est bien autre chose que la religion. C’est avoir une histoire commune. Par exemple : si l’on vous demande, ou si vous imaginez ce que vous auriez fait pendant la Seconde Guerre mondiale, résister ou collaborer avec les nazis, les Juifs ne peuvent pas entrer dans le débat de façon neutre. Parce qu’ils savent qu’ils auraient été tués, en puissance ou en acte.

    Je m’empresse évidemment de préciser que je suis parfaitement d’accord avec Isaac Asimov qui dit que les persécutions n’offrent aucune autorisation d’innocence, que les Juifs ont été victimes parce qu’ils n’avaient pas le pouvoir, et que s’ils l’avaient (comme c’est le cas en Israël aujourd’hui dans cet État juif -n’en déplaise à certains, ce pays se définit ainsi, comme État juif ; Nathan par exemple souhaiterait qu’il soit laïque, mais aujourd’hui ce n’est pas le cas) ils feraient probablement des crimes comme les "gentils" (non-juifs).

  • permalien Anonyme 13 :
    20 janvier @10h07   « »

    Yasmina (2)

    L’anonyme qui vous a répondu avant moi dit qu’être juif c’est quand on

    défend sa chapelle et que l’on croit en tout état de cause appartenir à une entité qui a une histoire propre et un devenir inébranlable.

    ce qui n’est pas mon cas. Mais qui est l’occasion de vous répondre sur ce point. On peut dire qu’être juif c’est faire partie intégrante de l’histoire de l’État juif. C’est un fait. Cela ne me plait pas beaucoup, mais il faut le reconnaitre comme réalité. C’est ainsi. Donc on peut être juif et athée et se reconnaitre en tant que juif comme faisant partie de l’histoire et du "devenir inébranlable" de l’État juif.

    Mais je continuerais à essayer de vous expliquer. Un sociologue juif que je connais bien et qui étudie le judaïsme contemporain dit que pour lui, être juif c’est un certain sentiment d’existence, "a feeling".
    Voyez comme c’est compliqué. L’une des façons que j’ai de répondre à cette question difficile est de dire, surtout quand je parle avec un Arabe ou avec un pro-palestinien, qu’être juif c’est un peu comme être Palestinien. C’est partager une histoire commune de persécutions (ce qui ne veut dire en aucun cas que des Juifs ne persécutent pas aujourd’hui au nom d’un État juif !).

  • permalien
    20 janvier @10h10   « »

    Members of ZAKA, the Israeli ultra-Orthodox volunteer rescue organization, were on the scene as well. Yesterday, on Shabbat, they labored, digging in the rubble of a collapsed multi-story university building, where cries were heard. After hours of effort, they succeeded in pulling eight students from that rubble, alive.

    These ZAKA members then took time, in the midst of the chaos, to wrap themselves in their tallitot (prayer shawls) and recite their Shabbat prayers. Undoubtedly most if not all of the Haitians on the scene had never seen such a sight.

    When the men had finished praying, a crowd of people gathered around them and kissed their tallitot.

  • permalien
    20 janvier @10h14   « »

    Monsieur le censeur, bonsoir !!

    certaines vérités sont difficiles à avaler, Monsieur Gresh ?

    je pense que suffisamment de personnes les ont lu, à votre sujet.
    Il était inutile de cracher sur les rois et prophètes d’Israël, certains individus vivant au vingtième siècle n’ont pas une attitude plus glorieuse, alors que leur but n’était pas si élevé.

  • permalien
    20 janvier @10h19   « »

    Ravie d’apprendre que Mr Gresh est docteur honoris causa ; de quelle université ?

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Alain_Gresh
    ce site n’en fait pas mention.
    C’est dans vos rêves, peut être ?

  • permalien Anonyme 13 :
    20 janvier @10h20   « »
    (pour Yasmina et les curieux) Le nouveau film des Frères Coen

    Est-ce que votre désir de faire ce film est lié à l’histoire récente de la communauté juive, en Israël et dans la diaspora ?
    J. C. : La condition juive dans la diaspora est ce qui nous a intéressés : le passage de ce que nous montrons dans le prologue - le shtetl en Europe de l’Est - à la réalité que nous avons vécue, l’étrangeté de cette transformation, sa spécificité. Je ne crois pas que ce soit lié aux événements récents, et toi ?

    E. C. : Non. Cette histoire de diaspora est bizarre. Et nous n’en avions pas conscience quand nous étions enfants.

    J. C. : Mais en y réfléchissant...

    E. C. : ... des juifs dans les plaines du Midwest, c’est une chose extraordinaire. Qui est rendue plus bizarre par le souvenir du shtetl. Et cette histoire de modernité. Il y a quelque chose de drôle à associer les mots "juif" et "moderne", des juifs dans des avions.

    J. C. : Bien sûr, l’héritage juif est à la source d’une grande part de la modernité, mais la communauté juive existe comme une entité traditionnelle dans un contexte de modernité, avec ces cheminées modernes, la musique pop. Sans l’avoir vécu, nous l’avons vu. A Minneapolis, il y avait une communauté loubavitch quand nous étions enfants. Nous avions déjà conscience de ce contraste entre cette communauté juive du Vieux Monde et les années 1960.

  • permalien Anonyme 13 :
    20 janvier @10h26   « »

    Yasmina (3)

    Maintenant, si vous voulez mon avis, ce "feeling" d’être juif va disparaître. Il y aura peut-être un État d’Israël. Qui lui-même ne sera bient^tot plus juif, mais laïque, c’est à souhaiter. Mais dans la diaspora, comme on dit, dans quelques générations, il n’y aura plus beaucoup de juifs.

    Ni même de chrétiens d’ailleurs. Voilà mon sentiment et mon opinion.

    Le monde moderne est dur avec les religions.

    Pour l’islam, je n’en ai aucune idée. Mais ça devrait venir bientôt.

    Je précise que je ne suis pas athée.

  • permalien Mike :
    20 janvier @10h27   « »

    Anonyme 13 :
    20 janvier @10h07

    (...) On peut dire qu’être juif c’est faire partie intégrante de l’histoire de l’État juif. (...)

    C’est nihiliste ta définition si je comprends bien quoi ! Il y a sur le plan strictement logique un truc très gênant dans ta définition c’est que “juif” figure dans les deux membres de la proposition si je ne m’abuse...

    Si pour expliquer à quelqu’un qui ne sait pas ce qu’est une fourmi tu lui disais “qu’être une fourmi c’est faire partie de l’espèce des fourmi”, pense-tu que ça l’aiderait à comprendre ce qu’est une fourmi ? Personnellement je ne pense pas... Aha !

  • permalien Mike :
    20 janvier @10h37   « »

    Anonyme 13 :
    20 janvier @09h47

    (...) si l’on vous demande, ou si vous imaginez ce que vous auriez fait pendant la Seconde Guerre mondiale, résister ou collaborer avec les nazis, les Juifs ne peuvent pas entrer dans le débat de façon neutre. Parce qu’ils savent qu’ils auraient été tués (...)

    Et de ce qu’écrit Lenni Brenner dans “Zionism in the Age of the Dictators”, vous en faites quoi ?

    marxists.de/middleast/brenner/index.htm

  • permalien Anonyme 13 :
    20 janvier @10h39   « »

    Francis Fukuyama, au Figaro.fr, 19.01.2010 , interview bien trop courte hélas, mais assez intéressante

    Les Américains n’ont-ils pas les moyens de dissuader Israël de frapper l’Iran ?

    L’Administration Obama n’a certainement aucun intérêt à ce qu’une guerre avec l’Iran éclate, mais je ne pense pas qu’elle ait la capacité ni la volonté politique de stopper Israël. Cette Administration en est réduite à limiter les dégâts. Or, le dossier nord-coréen montre les limites des initiatives diplomatiques. Si l’Iran décide de poursuivre son programme nucléaire, nous aurons bien du mal à en gérer les conséquences militaires.

  • permalien Mike :
    20 janvier @10h42   « »

    Anonyme 13 :
    20 janvier @09h47

    (...) Jadis, les Juifs étaient tous juifs, étaient tous religieux. (...)

    Si l’on vous suit bien, aujourd’hui tous les Juifs ne sont plus juifs quoi ! Intéressant ! Aha !

  • permalien Anonyme 13 :
    20 janvier @10h47   « »

    C’est insultant ce que vous dites Afshin/Mike the knife comme à votre habitude, vous insultez tout le monde ou presque sauf vos amis iraniens au pouvoir.

  • permalien Mike :
    20 janvier @10h49   « »

    Anonyme 13 :
    20 janvier @09h47

    (...) en Israël aujourd’hui dans cet État juif -n’en déplaise à certains, ce pays se définit ainsi, comme État juif (...)

    Je vous ai préalablement demandé si vous aviez déjà enterré les 20% d’"Israéliens" chrétiens et musulmans et ce que vous faisiez en outre des "Israéliens" non croyants. N’ayant pas obtenu de réponse, je vous repose la question !

  • permalien Anonyme 13 :
    20 janvier @10h52   « »

    En effet, tous les Juifs ne sont pas juifs... Il y a très peu de personnes qui comprennent le destin juif, cette histoire commune des Juifs, en dehors des Juifs eux-mêmes.

    Le débat est pollué par deux types de gens, les sionistes et les antisémites. Il y a une troisième catégorie qui ne fait pas autant parler d’elle, les névrosés. Dans les romans de Isaac Bashevis Singer, prix Nobel de littérature 1978, qui a tout écrit en langue yiddish bien que vivant aux USA dès 1935 parti de sa Pologne, de son Yiddishland natal, on en voit une merveilleuse illustration.

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