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Lettre d’Alger

Les Algériens n’ont plus peur des multinationales

mardi 26 janvier 2010, par Ali Chibani

A venir dans Le Monde diplomatique de février :
« Jours tranquilles en Algérie », un reportage de Jean-Pierre Séréni à Tlemcen.

Ce qui était impensable il y a encore quelques jours en Algérie vient de se produire : une multinationale a cédé devant le combat d’une femme. Mme Meryem Mehdi a mené une grève de la faim de 41 jours, entamée le 9 décembre 2009, pour dénoncer son « licenciement abusif ». British Gas vient de lui proposer une rencontre en vue de sa réintégration. Un succès qui revigore les « travailleurs du grand Sahara », de plus en plus nombreux à refuser le diktat de ces entreprises.

M. Yacine Zaïd est le premier à rendre public l’« esclavage moderne » qui se déroule dans le sud algérien. Responsable de sécurité à Eurest Algérie, une branche du groupe de restauration collective britannique Compass, il faisait partie des rares (54) salariés à disposer d’un CDI sur 2 300 contractuels. Les comportements des responsables expatriés le heurtaient : « Ils traitent les Algériens de “barbares”, de “sauvages” et de “cannibales”. » Il décrit l’enfer des ouvriers algériens qui « viennent à la zone pétrolière de Hassi Messaoud pour des tests médicaux. Plus d’une centaine d’hommes sont massés dans une zone qui ne peut contenir que trente lits étroits. Des travailleurs se plaignent de n’avoir qu’un sandwich, quatre portions de fromage et une petite boîte de thon pour traverser 800 km de désert et rejoindre leurs bases d’affectation. Certaines entreprises logent ces travailleurs dans des tentes, sans aucun lien de communication avec l’extérieur, pour un salaire de 18 000 DA (180 euros) mensuels. En face, les expatriés, mieux payés, vivent dans des chambres en dur et climatisées. » Heurté par tant de mépris, Yacine décide de former un syndicat. Son initiative n’est pas sans conséquences.

Suspendu de son poste, il subit une violente campagne de harcèlement. En moins de deux ans, il a été entendu vingt-six fois par le juge pour sept plaintes déposées contre lui par son ex-employeur. Rien qu’en novembre 2008, il s’est présenté à cinq procès. Ce qui ne plaît guère au groupe Compass, c’est la résistance de cet homme, qui a créé un blog, contacté les médias et gagné le soutien de la Confédération syndicale internationale. Initiatives dont le prix est lourd : « Le divorce a été la première conséquence de l’acharnement que je subis, dit Yacine. J’ai vendu ma maison pour affronter les coûts des procès. J’ai été condamné pour diffamation, bien qu’en Algérie aucune loi ne prévoie de sanctionner les articles parus sur le web. Mais je ne regrette rien, car j’ai sensibilisé mes collègues et dénoncé l’injustice. »

Notre interlocuteur a déclenché un mouvement de rébellion sans précédent dans l’histoire du syndicalisme algérien. Parmi les premiers à le contacter, M. Ali Nouar était comptable à M-I Swaco, une multinationale spécialisée dans la gestion des fluides de forage. Il est indigné par l’absence d’évolution professionnelle pour les employés nationaux. Alors que le salaire d’un Algérien diplômé représente parfois à peine un cinquième de la paie d’un expatrié sans qualification, « c’est ce dernier qui rafle toutes les promotions ». Après onze ans de bons services, sans aucune promotion, M. Nouar est marginalisé par sa direction pour avoir voulu, lui aussi, former une cellule syndicale. Finalement, il est licencié sous prétexte qu’il aurait « divulgué des informations confidentielles sur l’entreprise ».

En Algérie, seule l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), un syndicat officiel très éloigné des préoccupations des salariés, est tolérée dans le secteur privé. Néanmoins, les multinationales refusent catégoriquement la formation d’une cellule syndicale, même affiliée à l’UGTA, et licencient tout salarié qui cherche à se syndiquer. Outre WesternGeco, filiale de Shlumberger Limited, qui a mis à la porte sept cents personnes, l’américain Weatherford a viré une vingtaine de ses opérateurs. Leur tort : avoir soutenu leur délégué licencié pour… échange de SMS avec une collègue. En réalité, M. Ramdane Zoughdani est à l’origine de la création d’une cellule syndicale pour définir le statut de l’employé algérien au sein de son entreprise.

Ce mouvement de rébellion gagne le nord du pays. A Alger, des dockers s’organisent pour créer leur syndicat. L’un d’eux, anonymement et pour la première fois, décrit les mêmes méthodes de dissuasion, quand « l’encadrement de DPWorld ne cesse de répéter qu’il ne craint personne car il a le soutien [du président]Bouteflika.... ». En effet, interpellés par les salariés, le pouvoir algérien et les autorités publiques préfèrent se taire.

Pour ces travailleurs algériens, leur combat est avant tout le refus d’une nouvelle forme de colonialisme. Lorsqu’ils manifestent, ils scandent : « Nous avons libéré l’Algérie [du colonialisme] pour l’offrir aux multinationales. »

19 commentaires sur « Les Algériens n’ont plus peur des multinationales »

  • permalien Mike :
    26 janvier 2010 @17h08   »

    Il est évident que la mainmise des multinationales au Maghreb (Au Maroc en particulier aussi) constitue une manifestation flagrante de néocolonialisme, on ne peut que se réjouir que les travailleurs s’organisent et défendent leurs droits !!!

  • permalien Mos3n :
    26 janvier 2010 @19h19   « »
    néo-colo

    Au lieu de sans cesse vouloir donner des leçons d’humanité à la terre entière par le biais de nos pseudo-valeurs occidentales en luttant contre les soit disant maux des pays étrangers ; il serait d’abord impératif de prendre conscience qu’il ne faut pas forcément être un régime extrême pour exercer divers formes de totalitarisme.. ! ..force est de constater que nos très chères démocraties (de par leurs FMN notamment) ne font que de reproduire les mêmes sévices d’antan, d’une façon plus détournée (à peine) et plus vicieuse (encore)...

  • permalien mohedz :
    26 janvier 2010 @20h57   « »

    Merci Mr Ali Chibani pour cet article qui laisse entrevoir je l’espère Une nouvelle ère du syndicalisme en Algérie !

  • permalien elbé :
    27 janvier 2010 @18h16   « »

    Que dire des expatriés qui touchent un très bon salaire, sont assez bien logés (parfois de belles villas luxueuses pour ...une seule personne ! -quand on connait la difficulté à se loger des familles dans une seule pièce -), disposent de femmes de ménages et de chauffeurs ? Toutes choses qu’ils ne pourraient souvent pas se permettre en Europe, même en travaillant dur. Et travailler dur en Algérie, c’est rarement le cas des expatriés...Pas toujours très compétents d’ailleurs.
    Il n’est pas question de leur jeter la pierre, c’est pour eux l’occasion de gagner suffisemment d’argent pour investir dans leur pays d’origine, et souvent construire leur maison.
    S’il n’y avait pas chez certains, pas tous heureusement, un p’tit air de mépris de l’autochtone...

    Un système qui permet de sous-payer un autochtone et sur-payer un émigré... A l’inverse de ce qui se pratique de l’autre côté de la méditerranée. Mais des deux côtés , c’est encore et toujours le pauvre qui morfle !

  • permalien amaly :
    27 janvier 2010 @20h20   « »

    Ils faut qu’ils n’aient plus peur aussi de leurs dirigeants à l’heure ou des affaires de corruption les impliquent impunément et les discréditent face aux étrangers devant lesquels ils ont les mains liés.
    Voilà pourquoi leur silence face à tous les abus dont souffrent les citoyens.
    Bravo à ces combattants de la hogra et franche réussite à leur démarche courageuse.

  • permalien khaled :
    28 janvier 2010 @05h13   « »

    le temps sideral
    et l espace muvement comme memoire
    la vacuite efface l etre cree la rupture
    sacco et venzeti etaient des anarco syndicalistes .... morts l amerique et l europe avec les memes interets de la nomenclatura ont toujours les vieux reflexes......

  • permalien herdeye :
    28 janvier 2010 @12h18   « »

    A qui profite le crime ?.. pas seulement aux multinationales ... !! certaines djezeirman se frottent les mains depuis longtemps et n’ont pas trop envie que le "peuple" se réveille, préférant le voir s’endormir à coup de "1-2-3 VIVA L’ALDGÉRIE".... dans chaque willaya du pays il ya des problèmes de non respect de salaire, de non convention de travail etc.. aussi c’est notre devoir de soutenir ceux qui osent revendiquer leurs droits dans ce pays fliqué.

  • permalien Sakhra :
    28 janvier 2010 @13h08   « »

    @ Ali Chibani,

    Méryem Mehdi continue à ce jour sa grève de la faim, dans le silence complice des autorités, qui considèrent qu’il s’agit d’un simple conflit relatif aux relations du travail....

    Les multinationales et en général, toutes les entreprises étrangères qui se sont installées en Algérie,considèrent qu’elles sont au-dessus de la loi algérienne, confortées et protégées par ceux à qui elles ont achetées les droits de " servage" du peuple algérien. Car, il s’agit bien de celà : on nous a vendus aux plus offrants (à ceux qui assurent argent , pouvoir et protection).

    Méryem Mehdi mène un combat pour la dignité, et il faudrait aussi remarquer qu’il s’agit d’une femme, portant foulard, qui donne une leçon à tous les pseudo démocrates...,qui considèrent que le port du foulard est signe de soumission, mais aussi à ceux, qui voudraient nier tout droit à la femme algérienne.
    Elle est soutenue par le comité femmes d’un syndicat autonome, le SNAPAP, des militants des droits de l’homme, et d’un collectif d’avocats.

    Il y a bien longtemps que l’UGTA, le syndicat "maison", n’est là que pour cautionner les politiques sociales désastreuses du pouvoir.

  • permalien hammou :
    28 janvier 2010 @14h11   « »

    c’est une réuissite relative, de facade comme c’est le cas des institutions algériennes, réclamant de bonnes lois et s’abstinant de lancer le mot d’ordre. il faut avoir peur du pouvoir qui amène le pays à la dérive, la corruption est devue la règles et la loi l’exception, voilà le danger

  • permalien bigbrother.ma :
    29 janvier 2010 @03h13   « »

    @ Mike :
    « Il est évident que la mainmise des multinationales au Maghreb (Au Maroc en particulier aussi) »

    Au Maroc ? Une multinationale devra y penser à plusieurs reprises avant de le faire.
    Les syndicats Marocains sont forts et sont capables de bloquer toute l’économie, même face au gouvernement (grève des transporteurs 2009).

    Il y a certainement des dérives, comme partout au Monde.

    Votre exemple est hors propos.

  • permalien carnavon :
    29 janvier 2010 @18h41   « »

    Le FLN se goberge dans un luxe indécent depuis 1962 et c’est encore l’occident et ses multinationales que l’on accuse de tous les maux !
    mais jarnicoton ! va-t-on enfin donner aux peuples le droit de s’émanciper totalement du colonialisme qui sert de cache sexe au népotisme et à l’icurie des dirigeants. Et pendant que nous y sommes demandons aux algériens de 2010 d’assumer l’iiresponsabilité de leurs programmes socialites stupides et ruineux qu’ils ont mis en place depuis l’indépendance au bon vieux temps où Boumediene embrassait sur la bouche Brejnev.... ah souvenirs ! souvenirs !

    Les plus belles villa d’Alger sont celles des officiels de l’armée et de la police politique. Je le sais pour avoir travaillé à l’ambassade de france au parc pelzer....
    Que l’on arrête de fustiger l’occident, que les riches politiciens algériens connaissent bien lorsqu’ils s’y rendent en Bentley en particulier dans les rues de genève ou de lausane....

    merde à la fin !

  • permalien herdeye :
    29 janvier 2010 @19h10   « »

    Cf message précédent .. 1000 Merci !! de dire tout haut ce que beaucoup d’algériens pensent tout bas et qui sous couvert de lutte contre le terro et non rassemblement de rue possible ne pourra jamais s’entendre hors les murs de la casa..

  • permalien Sakhra :
    29 janvier 2010 @20h50   « »

    Du calme Carnavon !

    Qui protège les prédateurs algériens, qui recèlent leurs fortunes mal acquises, qui leur payent les commissions faramineuses pour obtenir les contrats juteux ?

  • permalien carnavon :
    29 janvier 2010 @22h38   « »

    J’ai trop de respect pour le peuple algérien qui fut spolié de son territoire par la France en 1830 mais également - et cela les algériens oublient de le rappeler - par l’empire Ottoman pendant une longue période.
    Je travaillais avec l’hôpital Aïn Naâdja d’Alger où un chirurgien gagnait moins que ma femme de ménage et où le directeur de l’école vétérinaire de la capitale venait vendre des légumes à l’ambassade de France pour faire vivre sa famille....
    Quand on voit la gabegie des élites de ce pays, qui profitent de la mane pétrolière et gazière, qui jouent au golf dans les quartiers chics de la capitale, dans des installations secrètes et luxueuses gardées 24 h sur 24 h par la gendarmerie, on reste perplexe.
    Ce profond mépris pour le peuple qui souffre (une de nos secrétaires dactylo était professeur de littérature française à l’université et vivait quasiment sous le seuil de pauvreté, on lui donnait des vêtements et de l’argent pour elle et ses enfants) ce peuple disais-je qui a vu sa révolution de 1962 confisquée par quelques ploutocrates moscovites, ce peuple admirable SOUFFRE et souffre depuis trop longtemps.
    Ses misères ne sont pas téléguidées depuis l’europe, elles sont le fait d’une politique algérienne inepte et criminelle qui décharge son incompétence sur les radicaux salafistes et profite abusivement de sa position de victime du terrorisme depuis nos démocraties occidentales lâches, viles et sans colonne vertébrale ! Ce désastre ravage l’algérie depuis plus d’un siècle, tandis que son valeureux peuple se trouve dans une terrible alternative, ou le FLN et sa mafia, ou le FIS et son talibanisme médiéval.
    Je crois malgré tout (et pourtant mon père milite encore pour l’algérie française) que les algériens prendront un jour leur revanche sur toutes ces vexations et qu’ils montreront à tous ces pleutres d’occident et d’ailleurs que la liberté n’est pas un vain mot.

    Il y a encore en Algérie des Messali Hadj, car rien n’est jamais perdu.

  • permalien Chérif BOUDELAL :
    12 février 2010 @18h34   « »

    Un petit commentaire pour éclairer quelques incompréhensions remarquées dans certains commentaires « pêle-mêle », et d’abord je trouve irresponsables les auteurs anonymes
    L’auteur de « Carnavon - merde enfin ! » écrit ceci : « va-t-on enfin donner aux peuples le droit de s’émanciper totalement du colonialisme qui sert de cache sexe au népotisme et à l’icurie des dirigeants ». Je rappelle à ce dernier que l’émancipation et les droits ne se donnent pas « mais ils s’arrachent », comme disaient les « soixante-huitards », donc par la lutte de ceux qui ne supportent pas l’injustice.
    Puis il dit : « aux algériens de 2010 d’assumer l’iiresponsabilité de leurs programmes socialites stupides et ruineux qu’ils ont mis en place depuis l’indépendance au bon vieux temps où Boumediene embrassait sur la bouche Brejnev.... ah souvenirs ! souvenirs ! »
    De quel socialisme parle-t-il, cet auteur ? Le socialisme est mort en Algérie avec celui qui « embrasa Brejnev par la bouche », monsieur ou madame l’anonyme. Puis-je vous rappeler que tous les acquis que l’Algérie a pu avoir (pillé en partie par les vautours qui ont dirigé le pays depuis 1980 à ce jour) ont été réalisés dans le laps du temps que cet Homme hors du commun a gouverné le pays (13 ans !) Ce qui a été réalisé pendant cette courte période, même la puissance coloniale qui occupait l’Algérie ne l’a pas réalisé en 50 ans après la seconde guerre mondiale ! Et ceci grâce à la pensée juste que ce grand Homme avait du socialisme (qui n’était pas celui de Brejnev), qui veut que la richesse du pays doit profiter à tous les citoyens et non à une poignée de charognards assoiffés qui s’enrichissent au détriment du peuple. Dois-je rappeler qu’à sa mort on n’a trouvé sur son compte que 5.000 dinars ? Allez consulter le compte d’un simple conseiller municipal d’aujourd’hui, et vous verrez la différence.
    Ce sont les dirigeants du pays qui peuvent élever ce dernier et son peuple ou les rabaisser. A titre d’exemple, après l’assassinat de Boumediène le dinar algérien valait plus de 1,60 F. Comparons-le, avec la même monnaie, depuis les années 1980 à ce jour - dont la dévaluation n’a pas cessé d’augmenter - pour l’évaluer, mais aussi pour évaluer la valeur de ceux qui ont dirigé successivement l’Algérie depuis les trente dernières années. Il va sans dire que la valeur de la monnaie d’un pays correspond parfaitement à celle de ses dirigeants.
    Si cet auteur veut d’autres chiffres et preuves à ce sujet, je suis prêt à les lui donner, à condition qu’il signe sa réponse.
    Je rappelle que ma réaction est sans aucune hostilité envers quiconque, elle est dans un esprit de dialogue ; car comme dit le vieil adage, c’est du dialogue que jaillit la lumière.

  • permalien youssou de bombey. :
    22 février 2010 @12h53   « »

    Bien dit sa ma kharite, il faut que ça change en algérie et ce changement doit se faire par la jeunesse algérienne en tout cas bravos pour cet article. Il faut que je parle un peu indine "indo", (méripiyéré hé, zandagué aptana hé, méri poute pouté hé).

  • permalien CC :
    24 février 2010 @21h24   « »

    Au début de l’article, il est dit que BG a plié, mais voyez ça :

    Meryem Mehdi entame aujourd’hui son 76e jour de grève de la faim. Elle a, en effet, entamé cette action extrême le 10 décembre dernier pour protester contre son « licenciement abusif » par British Gas (BG), une multinationale britannique spécialisée dans les hydrocarbures.

    Licenciée le 8 novembre dernier alors qu’elle disposait d’un contrat à durée indéterminée (CDI), Mme Mehdi, âgée de 42 ans, travaillait à Hassi Messaoud depuis le mois de mai 2007. Son état de santé s’est considérablement dégradé. « Autant dire qu’elle est pratiquement mourante » ont indiqué, hier, des membres du Comité de femmes Snapap qui, dès le début, ont apporté leur franc soutien à la gréviste.

    http://www.algerie360.com/algerie/a...

  • permalien
    21 avril 2010 @11h35   « »

    En effet, BG avait dans un premier temps annoncé la réintégration de Meryem Mehdi qui a décidé d’interrompre son mouvement de grève. Mais, sans donner d’explications, BG est revenu sur sa décision contraignant son ancienne employée à cesser de se nourrir une nouvelle fois.

  • permalien neymar :
    20 mai 2010 @17h45   «

    c’est pas tout les multinational est parfais , en ce qui concerne société afia (huile ) le grille de salaire catastrofique , le salaire entre 15000 da et 30000 pour les comptable , gestionnaire, les achat...
    pourtan c’est une nouvelle société instalé en algerie depuis 2008, ya bcp des cadres sont demissioné a cause de salaire

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