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Au-delà de la Grèce : déficits, dettes et monnaie

mercredi 17 février 2010, par Frédéric Lordon

Du chatoyant spectacle qu’offre la « crise grecque » il est probable que l’élément le plus pittoresque demeurera ce racisme réjoui et déboutonné qui conduit chaque jour spéculateurs et commentateurs, par là parfaitement unis, à nommer sans le moindre scrupule « PIGS » les États dont les finances publiques sont contestées sur les marchés financiers. Portugal, Ireland, Greece, Spain, les trois petits cochons sont maintenant quatre. C’est bien là le genre d’erreur de dénombrement qui en un instant trahit toute une vision du monde : ce sont les bronzés qui sont des porcs — et si l’Irlande a le mauvais goût de contredire le tableau d’ensemble, il suffit de lui substituer l’Italie, mal en point également, pour faire PIGS à nouveau en rétablissant l’homogénéité quasi-ethnique des abonnés à l’indolence méditerranéenne et à la mauvaise gestion réunies.

Erreur de dénombrement en effet, établie par The Economist qui, grand utilisateur de ce subtil humour de salle de marché, dresse pourtant un palmarès international de la déconfiture budgétaire qui le contredit lui-même puisqu’on y voit certes la cochonnaille proliférer, mais pas exactement où il croit. Le Portugal ne va pas bien, c’est entendu (8 % de PIB de déficit)… mais les États-Unis sont à 10,5 %. Heureusement voilà l’Espagne (11,5 %). Hélas doublée par l’Irlande (12 %). Arrive la Grèce, l’affaire doit être dans le sac (12,5 %), les basanés sont les rois. Malheur : c’est le Royaume-Uni qui décroche le pompon (14,5 %). Curieusement on n’a pas le souvenir d’avoir entendu les États-Unis ni le Royaume-Uni traités de porcs. Le Monde, parangon de distinction, s’amuse même de la « mauvaise Grèce » [1] — n’est-ce pas tout à fait spirituel ? La nature humaine est une et partout la même rappelait Spinoza, et le racisme des élites ne le cède en rien à celui qu’il se plaît à dénoncer chez le peuple.

Faux et vrais débats autour de la « dette »

Il y a cependant des enseignements plus strictement économiques (et politiques) à tirer de la crise grecque qui n’aurait pas lieu complètement pour rien si, par delà les sauvetages d’urgence, elle permettait de poser à nouveaux frais la question du financement des déficits publics. Peut-être y aurait-il avantage à rappeler préalablement que le problème des dettes publiques n’a pas plus à être sur-estimé que sous-estimé. Par les temps qui courent, la légère asymétrie qui découle du matraquage sans précédent dont ces questions font l’objet rend le second risque très relatif… Contre l’empressement instrumental qui monte en épingle « la dette » (par défaut, et presque par définition, la « dette » est toujours publique…) pour mieux préparer un programme sans précédent de démantèlement de l’État [2], on se doute que le rappel d’une ou deux données de fait ne pèsera pas grand-chose — au moins on aura essayé... Pendant des années, la dette publique belge a gravité autour des niveaux grecs actuels — elle a sensiblement baissé depuis son plus haut de 133,5 % en 1993 jusqu’à 84 % en 2007, avec une remontée sensible, comme tout le monde, du fait de la crise financière à 90 % en 2008. De même l’Italie, revenue de 120 % environ dans les années 1990 à 105 % en 2008, avec un 116 % prévu à fin 2010. Et bien sûr le Japon, insurpassable détenteur du record mondial avec 200 % (!) mais presque aussi systématiquement oublié quand il est question de comparaisons internationales de dettes publiques que les pays scandinaves quand il s’agit d’examiner les taux de prélèvements obligatoires…

À l’évidence, il y a là une brochette de candidats de première force, mais dont aucun ne suscite pourtant ni hystérie médiatique, ni cauchemars d’éclatement de l’euro, ni déchaînement spéculatif — en attendant que ça vienne ? mais alors, pourquoi plus tard et pas maintenant puisque tous les éléments objectifs sont déjà là ? Il y a aussi que, au train où vont les choses, les PIGS se sentiront bientôt beaucoup moins seul dans l’opprobre et que la race des seigneurs (États-Unis, Royaume-Uni, France, etc.) pourrait bien connaître à brève échéance un devenir porcin, avec sans doute des effets d’inconfort sur la stigmatisation vaguement raciste puisque stigmatiser est affaire de différences…

Ajoutons que, par une habitude maintenant solidement établie, le problème de la dette publique est le parfait paravent de celui des dettes privées. Pendant que toutes les années 2000 ont retenti des glapissements à l’impécuniosité étatique, c’est la dette des ménages, notamment immobilière, qui s’accumulait dangereusement et ceci du fait même que lui avait été remise la fonction de tirer la croissance autrement embourbée dans l’insuffisance de demande propre au capitalisme de basse pression salariale [3] — 90 % du PIB aux États-Unis, 100 % au Royaume-Uni tout de même, mais à l’époque trouvés parfaitement sains par tout le monde. Dans un océan d’indifférence ou presque, l’économiste en chef d’UniCredit rappelle que l’hypothèque principale pesant sur la reprise dans la zone euro tient maintenant principalement à la dette… des entreprises, passée de moins de 70 % à presque 100% à la mi-2009 [4] — inintéressant également. Et puis, qui se souvient que l’explosion des dettes publiques est le corrélat direct de la crise financière qu’il faudra bien à jour se décider à rebaptiser de son vrai nom : « crise de la dette privée » ?

Financement des déficits publics :
monétaire ou obligataire ?

Ceci étant dit, et en laissant de côté la situation présente, poser à nouveau, et en toute généralité, la question du financement des déficits est un exercice qui suppose, par construction, d’envisager comme une éventualité toujours possible une situation de « sur-endettement » public, sachant que la chose ne relève d’aucun constat d’évidence mais répond à des critères multiples et n’ayant rien de parfaitement objectif — à la vérité le sur-endettement (public ou privé) ne peut être davantage que pressenti avant, et n’est formellement avéré que lorsqu’on en voit les effets… c’est-à-dire trop tard. Comme beaucoup de « structures » dont la rupture risque d’entraîner des dégâts faramineux et nécessitent par conséquent d’être dimensionnées d’après les contraintes extrêmes — on envisage pour un pont suspendu l’hypothèse de vents d’ouragan et non d’une aimable brise de printemps —, celles de la dette publique — entendons par là l’ensemble des constructions institutionnelles au sein desquelles s’organise leur financement — doivent par principe envisager le cas du surendettement. Or il faut bien dire les choses comme elles sont : une explosion de dette publique échappant à tout contrôle, comme d’ailleurs pour n’importe quelle dette, n’est pas belle à voir. Comment y faire face sans tomber symétriquement dans l’hystérie, ou la comédie intéressée de l’hystérie, qui fait hurler « à la dette publique ! » comme on hurle « au feu ! » alors qu’elle n’est pas un problème au moment où sont poussés des hurlements dont la fonction manifeste est ailleurs, ou bien alors qu’elle ne serait pas un problème si elle était inscrite dans une autre configuration institutionnelle : voilà la question qu’il est utile de se poser en toute généralité.

Le financement des déficits publics s’envisage selon deux solutions polaires : soit le financement obligataire par émission de titres sur les marchés, soit le financement monétaire par ouverture de lignes de crédit de la banque centrale à l’État. Or, depuis la fin des années 1970, la solution du financement monétaire a été intellectuellement rayée. Le déclin de la pensée keynésienne, son remplacement par la doctrine monétariste devenue hégémonique dans le champ de la « science » économique ont conduit à l’idée que : i) les interventions de politique économique de l’État étaient au mieux inefficaces et le plus souvent nuisibles ; ii) parmi celles-ci le maniement de la politique monétaire était pire que tout ; iii) que la lutte contre l’inflation était le seul objectif pertinent de la politique économique, iv) que la meilleure façon de l’atteindre consistait à restreindre la croissance des agrégats monétaires ; v) et qu’une bonne synthèse de tout ce qui précède devait logiquement conclure que le financement monétaire des déficits publics était une sorte de comble de l’horreur à prohiber formellement.

Il faudrait revenir sur le contexte d’ensemble d’où est sortie la loi de 1973, tirant avantage d’une modification des statuts de la Banque de France pour interdire à l’État de se présenter directement à ses guichets pour y escompter ses propres effets (c’est-à-dire les titres de sa propre dette). Cette interdiction n’a pas signifié pour autant, comme on l’entend souvent, la fermeture de toute possibilité d’avance de la Banque au Trésor (art. 19 de la loi 73-7 du 3 janvier 1973 sur la Banque de France), encore moins que l’État renonçait par là à un financement gratuit puisque les avances de la Banque au Trésor, avant comme après 1973, ont souvent été consenties à intérêt. Il est cependant certain que l’interdiction de l’escompte direct de l’État au guichet de la Banque anticipe — et c’est là la chose curieuse dans un pays comme la France, où, en 1973, l’héritage keynésien est encore loin d’avoir été liquidé [5] — le grand tournant en matière monétaire qui ne se produira que plus tard : pratique, aux États-Unis, avec le « choc Volcker » de 1979 [6] ; doctrinal tout au long des années 1980 avec la domination des thèses de la « désinflation compétitive » [7] ; institutionnel avec l’indépendance de la Banque de France en 1993.

Pertinence économique
du financement monétaire

Or la victoire apparente du financement purement obligataire des déficits et la prohibition de leur financement monétaire sont moins absolues qu’il n’y paraît. Il faut tout de même rappeler que la théorie keynésienne en cette matière n’a pas perdu une once de sa pertinence pourvu qu’on sache la lire munie de tous ses codicilles ! Le minimum de l’honnêteté intellectuelle aurait consisté, d’une part, à ne pas la réduire aux usages sommaires qu’en faisaient les gouvernements et, d’autre part, à la créditer d’avoir été capable de penser ses propres conditions d’application. Il est vrai que l’entreprise idéologique du monétarisme, et le poids des intérêts auquel elle offrait une si belle expression, se sont conjugués pour donner de la théorie keynésienne une vision caricaturale, bien faite pour la discréditer plus facilement. Le monétarisme, après plus de deux décennies de règne sans partage, connaissant à son tour quelques difficultés et bien obligé d’assumer son triomphal bilan, le moment n’est peut-être pas le plus mal choisi pour rappeler que, d’un point de vue macroéconomique, le financement monétaire des déficits trouve tout son sens lorsque l’output gap, c’est-à-dire l’écart entre le PIB effectif et le PIB potentiel (la capacité de production) est aussi marqué qu’il l’est actuellement, qui plus est dans une situation où le risque dominant est au moins autant celui de la déflation que de l’inflation. S’il ne s’agit donc pas de dire que le financement monétaire des déficits publics est universellement possible ni d’une parfaite innocuité, il n’est, symétriquement, pas davantage question de le prétendre « toujours et partout » [8] inefficace et fauteur d’inflation. En d’autres termes : ça se regarde. Mais les intérêts à ne pas voir sont si puissants…

Le financement monétaire est praticable…
parce qu’il est pratiqué !

Ils sont peut-être puissants mais ils sont également passablement abusés car, ironie sans rapport avec des arguments doctrinaux, il se trouve que, contre toutes les catégoriques injonctions à la prohibition, le financement monétaire des déficits publics est en fait largement pratiqué — où l’on verra, si cette tautologie est permise, la preuve formelle qu’il est praticable ! Les traités européens se gargarisent de l’interdiction faite à la Banque centrale européenne et aux banques centrales des États membres de procéder à « l’acquisition directe auprès [des autorités publiques, des autres organismes ou entreprises publics des États membres] des instruments de leur dette » (Traité de Lisbonne, art. 123). Mais comme souvent le diable est dans les détails, et en l’espèce il tient à un mot seulement : « directe ». C’est l’acquisition directe de titres souverains par la BCE qui est interdite. Mais pas l’acquisition tout court. Celle-ci n’est pas seulement possible : elle est quotidienne. Car les titres de dette publique, abondamment détenus par les banques, sont l’un des instruments privilégiés de leur refinancement auprès de la banque centrale. Et pour cause : quoi qu’on daube à leur sujet ils demeurent les plus sûrs, fût-ce en termes simplement relatifs. C’est pourquoi ces titres, les mieux cotés, sont prioritairement éligibles dans la gamme des collatéraux que la banque centrale accepte en contrepartie de ses opérations de prise en pension, pour ne rien dire des acquisitions fermes auxquelles elle procède par ses opérations dites d’open market [9]. Par conséquent, tous les jours, des volumes considérables de titres publics quittent les bilans bancaires privés pour rejoindre l’actif de la Banque centrale qui se retrouve ainsi en avoir fait l’acquisition… mais indirecte et par la médiation de ses procédures de refinancement du secteur bancaire.

Quelle différence entre l’acquisition directe et l’acquisition indirecte, demandera-t-on alors, sous le rapport du partage entre financement obligataire et financement monétaire (qu’on croyait d’ailleurs prohibé) ? La réponse est : aucune. Elle est tellement aucune que même le Trésor français s’en était aperçu dès le début ! Ne fut-il pas le grand ingénieur en 1985-1986 de la déréglementation des marchés financiers, dont on ne rappellera jamais assez qu’elle a été le produit d’une décision politique, mais aussi qu’elle avait précisément pour finalité originelle d’installer les structures du financement obligataire des déficits publics ? Or le Trésor eut si bien conscience que le financement monétaire chassé par la porte revenait inévitablement par la fenêtre (du refinancement bancaire privé auprès de la banque centrale) qu’à l’époque même il renonça sagement à tout objectif de financement monétaire vs. non monétaire… Et pour cause : comme les titres de la dette publique changent de mains à chaque instant du fait des incessantes transactions sur les marchés secondaires, il suffit qu’ils passent d’un investisseur non bancaire à un investisseur bancaire pour changer aussitôt de nature. Au moment en effet où ils deviennent propriété d’une banque, ils deviennent par le fait même de possibles collatéraux pour des opérations de refinancement et, susceptibles de finir acquis par la Banque centrale contre fourniture de liquidité, ils représentent par conséquent un potentiel de financement monétaire de la dette publique – potentiel généralement matérialisé !

L’État, sans doute, n’obtient pas directement de la liquidité auprès de la Banque centrale mais il vend ses titres de dettes à des investisseurs-souscripteurs qui les revendent à des banques privées qui elles-mêmes les cèdent à la Banque centrale… contre liquidité. À la fin des fins il y a bien eu émission de dette publique contre création monétaire centrale, et les aficionados les moins épais du financement obligataire feignent de n’avoir rien vu passer — les plus bêtes n’y ont vu que du feu. Il y a surtout qu’aucune des calamités promises au financement monétaire au son des crécelles ne s’est jamais produite.

Voudrait-on une preuve supplémentaire, mais cette fois-ci à grand spectacle, de la possibilité, et même du bien-fondé, dans certaines circonstances, du financement monétaire, il suffirait d’observer la formidable expansion du bilan de la Réserve Fédérale étasunienne, dans laquelle les acquisitions de bons de l’US Treasury ont pris une part très significative puisque leur volume à l’actif de la banque centrale a grossi de 300 milliards de dollars sur l’année 2009, « l’année du déficit ». C’est donc un bon quart du déficit 2009 qui fait ainsi l’objet d’un financement monétaire de fait, et les inquisiteurs de la rigueur obligataire devront expliquer pourquoi ils s’esquintent à pourchasser l’impie pour des nèfles.

Les marchés de capitaux,
ou la structure d’une tutelle délirante

C’est une chose de restaurer intellectuellement la possibilité du financement monétaire des déficits publics, c’en est une autre de dire qu’il faut y passer séance tenante, en totalité et (surtout) sans en préciser les conditions institutionnelles. Si le financement du déficit prend la forme polaire de l’alternative entre financement obligataire et financement monétaire, alors il va falloir naviguer entre les inconvénients symétriques de : 1) s’exposer à la tutelle des fous (la communauté des investisseurs et ses mouvements d’opinion), et 2) prendre le risque inflationniste, voire hyper-inflationniste, de l’abus des facilités monétaires. Il y a finalement peu à dire à propos du premier écueil dont l’expérience est devenue depuis deux décennies une donnée permanente de la conduite de la politique économique. Peu à dire, donc, si ce n’est que seule la force de l’habitude telle qu’elle a conduit les gouvernants à intégrer la contrainte des marchés financiers comme une seconde nature, peut faire oublier ce qu’il y a de profondément problématique à soumettre les décisions économiques de la collectivité à un tiers — les investisseurs — qui, n’étant nullement partie au contrat social, n’en détient pas moins la capacité de lui imposer certaines de ses clauses les plus importantes. Il faudrait faire la liste des choses rendues obligatoires et des choses rendues impossibles du seul fait de la contrainte des marchés financiers ; d’où l’on ne conclura pas d’ailleurs au caractère rédhibitoire de ces impossibilités, mais simplement à la nécessité de changer les structures pour rendre possibles les choses impossibles dans la configuration actuelle des structures… Au premier rang desquelles précisément les marchés de capitaux déréglementés tels qu’ils constituent la structure déterminant le plus lourdement le partage présent du possible et de l’impossible.

Contre les discours de la normalisation, proclamant l’inexistence de toute alternative, il faut donc rappeler que le partage du possible et de l’impossible renvoie toujours en amont à des structures qui sont elles-mêmes contingentes, c’est-à-dire faites de main d’hommes, et par là susceptibles d’être défaites, afin d’être refaites. Ou pour le dire plus simplement et presque tautologiquement : rien n’est impossible… à condition qu’en soit créées les (toujours possibles) conditions de possibilité. Or, assez logiquement, la contrainte des marchés financiers dominés par les investisseurs ne rend pas grand-chose d’autre possible que la satisfaction des investisseurs. Et toute la vie économique de la collectivité — à laquelle ils n’appartiennent pas — s’y trouve subordonnée et de fait soustraite à la souveraineté de la délibération collective — il devrait y avoir là un motif suffisant d’y réfléchir un peu sérieusement.

Les marchés de capitaux constituent ainsi la forme institutionnelle appropriée pour régler le rapport entre débiteurs et créanciers… selon les seuls intérêts des créanciers. L’appréciation de la qualité des dettes y est entièrement sous leur jugement, et la conduite des débiteurs sous leur commandement. Car la négociabilité (largement spéculative) des titres sur les marchés secondaires a pour effet, en faisant varier leur cours, donc les taux, de modifier en permanence les conditions du service de la dette — comme la Grèce est en train de s’en apercevoir au moment où, les investisseurs « déclarant » qu’il y a un « problème grec », sa prime de risque monte en flèche, alourdit son coût de financement global (à commencer par l’encours de sa dette libellé à taux variable), et aggrave le problème initialement déclaré. Ainsi donc les gouvernements doivent se conformer rigoureusement aux injonctions de la communauté des investisseurs, sauf à voir leurs titres faire l’objet d’une défiance spéculative, leur qualité de signature contestée (plus encore si une agence de notation vient donner sa bénédiction à cette contestation), leur coût de financement accru et leur monnaie attaquée… Et ceci quel que soit le bien — ou (assez souvent) le mal — fondé de ces injonctions.

Il faut bien admettre que l’envie d’utiliser des noms d’oiseaux est difficilement résistible quand il s’agit de qualifier ces comportements spéculatifs et, hors des entreprises de manipulation rampante mais concertée des marchés (comme des fonds spéculatifs peuvent parfois s’y livrer), les divagations collectives des marchés, jusqu’à l’hystérie, donnent l’effroyable spectacle d’un groupe de tarés auxquels ont été remises les clés de la vie financière des États. Mais l’analyse y perd ce qu’y gagne seulement le soulagement biliaire, car on ne peut pas reprocher à des agents économiques de poursuivre leurs intérêts, ici la perception régulière de l’intérêt et le recouvrement du principal, quand bien même ils le font de la manière la plus désordonnée pour eux (il faut alors se demander ce qui détermine ce désordre) et la plus nuisible pour les autres (leurs créanciers souverains et, derrière, les populations). C’est pourquoi il faut sans cesse en revenir aux structures qui installent ces situations et les font irrésistiblement fonctionner — structures qui, dans le cas présent rendent simultanément compte et de l’ingérence du tiers financier dans le contrat social et des conditions délirantes dans lesquelles fonctionne le plus souvent ce rapport de subordination.

De même en effet qu’elles soumettent les États, les structures des marchés de capitaux ont la propriété d’embarquer les investisseurs dans des ruées collectives qui les dépassent, et il est rationnel pour chacun d’eux de suivre un mouvement de défiance, fût-il sans fondement assuré, ceci par la même « rationalité » qui commande de participer à une bulle parce que, dans les deux cas, nul ne peut se mettre seul en travers du marché. Dès lors qu’un tel mouvement est lancé –- et il peut l’être aussi bien par l’effet de la coalescence d’une opinion collective inquiète que par le jeu d’entreprises de déstabilisation spéculative ouverte, à coup de rumeurs dirigées vers une cible qui n’est pas objectivement en situation critique mais suffisamment faible pour rendre crédibles des attaques —, dès lors, donc, qu’un tel mouvement est lancé, ses propriétés puissamment autoréalisatrices convainquent tous les opérateurs de le rejoindre, donc de contribuer à leur tour à l’enchaînement fatal : défiance → ventes spéculatives → baisse des cours → hausse des taux → alourdissement du service de la dette de l’État attaqué → dégradation de sa situation financière → défiance justifiée ex post, etc.

Un opérateur moins idiot que les autres pourrait parfaitement avoir conscience et de l’infernal mécanisme et, le cas échéant, du peu de justification objective qui l’a mis en marche, en n’ayant pourtant pas d’autre choix que de le rejoindre à son tour, car demeurer seul à conserver des titres dont la valeur plonge est un luxe que nul ne peut se permettre. Et pendant ce temps, l’État dont les finances publiques entrent en agonie n’a pas d’autre espoir pour retourner l’opinion collective de la finance que de promettre une livre de chair... Si des structures accumulent des aberrations aussi profondes, on se demande comment résister à la conclusion logique qu’il faut les détruire.

La possibilité du financement monétaire…
et ses risques

Mais pour mettre quoi à la place ? Le financement monétaire est possible, c’est déjà une bonne chose à savoir. Est-il toujours souhaitable ? Est-il toujours sans risque ? Autant il est d’une parfaire irrationalité de refuser les avantages du financement monétaire des déficits quand les conditions macroéconomiques s’y prêtent, autant il ne faut pas perdre de vue les risques que comporte de remettre le robinet monétaire directement dans les mains de l’État. Parler de « l’État » est d’ailleurs encore céder à une abstraction quand la main concrète qui se trouve sur le robinet est celle du gouvernant. Le bonhomme (ou la bonne femme) en question a surtout en vue la prochaine élection et le désir d’avoir la paix d’ici là. Or rien n’est plus simple que le règlement à gros sous des conflits de sociaux surtout quand on a : 1) le robinet à gros sous en libre-accès, 2) pas le courage de taxer ceux qui devraient l’être pour payer les prestations de ceux qui devraient les recevoir, 3) quelques difficultés politiques à l’arbitrage en situation de finances publiques contraintes. Rien n’est plus simple donc, et rien, également, n’est plus irrésistiblement tentant que la facilité de la liquidité, tentation de la puissance monétaire d’autant plus grande qu’elle est sécrétée comme par génération spontanée puisque la monnaie est créée ex nihilo, absolument parlant quand il s’agit de la monnaie centrale, celle dont il est présentement question.

En matière monétaire, il faut donc par principe et a priori suspecter d’abus l’agent (quel qu’il soit, ici étatique) qui en aurait la possibilité. Car la monnaie est un instrument de puissance au service des puissances qui s’en emparent, et l’illimité entre dans le concept même de la puissance qui va toujours au bout de ce qu’elle peut. Aussi ne faut-il escompter aucune modération spontanée de celui qui, hors de tout contrôle, aurait la main sur la création monétaire directe — pas plus de l’État (peut-être même moins…) que d’aucun autre. Or la métamorphose de l’endettement public en abus monétaire n’est pas un très beau spectacle. L’inflation « raisonnable » n’est pas un problème en soi, elle peut même avoir bien des avantages, mais son emballement hyperinflationniste laisse les sociétés dans des états de chaos social qui ne le cèdent en rien au risque systémique de la finance dérégulée. Il n’y a aucune fatalité à la mutation de l’inflation en hyperinflation, simplement un risque réel, et d’autant plus inquiétant que nul ne maîtrise véritablement les processus de cette éventuelle mutation, très largement liés à la dynamique des anticipations et des croyances — typiquement le genre de chose qui ne se régule pas par décret.

L’architecture institutionnelle
du « compromis de financement monétaire »

Il s’agit donc de tenir ensemble et la possibilité rationnelle du financement monétaire (éventuellement partiel) des déficits publics et le risque surplombant de l’abus (hyper)inflationniste (avec les destructions qui s’ensuivent). Comme toujours c’est par l’inscription dans une architecture institutionnelle adéquate que peuvent être agencés les compromis permettant d’accommoder des tendances contradictoires. La seule chose qui soit bien certaine est que la pire des solutions consiste en la remise unilatérale et inconditionnelle du pouvoir de création monétaire à l’État. Le compromis consistera donc nécessairement à agencer un rapport de puissance entre instances à logiques opposées et dont le travail conflictuel-commun permettrait de cerner au plus juste les conditions économiques justiciables d’un financement monétaire.

D’une certaine manière la banque centrale indépendante pourrait typiquement constituer l’une des composantes de cet agencement institutionnel. Mais à la condition expresse (la première mais pas la seule, voir infra) qu’elle admette préalablement la logique du financement monétaire et qu’elle soit débarrassée de toutes les dispositions juridiques qui le lui interdisent (à l’image de l’article 123 du traité européen par exemple). Il faudrait même dire que la possibilité du financement monétaire devrait être la contrepartie sine qua non de l’indépendance ; en d’autres termes que l’idée même de la banque centrale indépendante ne se justifie que du seul fait que la logique de l’indépendance est requise en certains lieux institutionnels du « compromis de financement monétaire ».

C’est donc peu dire que considérer le principe de « banque centrale indépendante » peut avoir de tout autres sens que ce qu’en donne à voir sa réalisation actuelle ! Et il va sans dire également — quoique mieux en le disant — que cette indépendance ne peut être envisagée sans avoir réfléchi préalablement les deux questions de la confiscation du pouvoir monétaire (économique en général) par les « experts » et de l’impérative subordination de la banque centrale (comme de toute institution « indépendante ») à la souveraineté démocratique. Ça n’est pas parce que tout le mouvement néolibéral d’évidement de l’État par des agences indépendantes, régulateurs extérieurs et autres autorités extra-étatiques a eu pour évidente vocation de déposséder le débat démocratique de ses plus élémentaires prérogatives et, par une contre-révolution de principe, de substituer le pouvoir des compétents (généralement incompétents) au pouvoir du peuple (pourtant déjà si édulcoré du fait des mécanismes de la représentation), ça n’est pas, donc, parce que toute l’histoire récente de « l’indépendance » n’a été que la longue déclinaison de cette confiscation que l’idée d’agencer un compromis de politique économique par le jeu délibérément contradictoire entre institutions indépendantes perd son sens et sa possibilité.

Rendre la politique économique
à la démocratie

Un tel compromis précisément suppose des institutions qui, pour faire valoir avec quelque chance de succès leur logique contre celle de l’État, ne doivent pas être entièrement dans la main de l’État. La difficulté vient alors du fait que, pour devoir éviter absolument la confiscation « experte », ces institutions, au moins certaines d’entre elles, n’en auraient pas moins pour tâche spécifique de faire valoir un point de vue qu’on dira technique, celui de l’appréciation de l’opportunité macroéconomique d’un financement monétaire et des conditions de soutenabilité de la monétisation de la dette publique, sans pour autant tomber dans la mythologie mensongère de l’expertise neutre et de l’objectivité a-politique à laquelle le politique n’aurait plus qu’à se soumettre. C’est pourquoi, compromis dans le compromis, celles des institutions en charge de produire ces avis macroéconomiques doivent elles-mêmes réaliser l’équilibre entre un certain degré de technicité, auquel on n’échappera pas, et le rappel du caractère toujours politiquement surdéterminé du discours d’expertise, que ce caractère politique se manifeste par du dissensus (éventuellement non résolu) entre expertises contradictoires au sein même de l’institution, ou bien par des avis d’impossibilité mais toujours référés à la configuration des structures, et en renvoyant explicitement le corps politique à sa responsabilité de les changer ou les garder.

Ce compromis secondaire à passer entre les nécessités hétérogènes de l’appréciation technique et de la décision politique devrait s’exprimer d’abord dans la composition des collèges, notamment par la diversité des points de vue économiques, donc par la diversité de ceux qui nomment les « experts », par exemple d’après des quotas de nominations établis sur une base proportionnelle reflétant la composition des chambres parlementaires et/ou régionales-départementales, base de proportionnalité pourquoi pas étendue aux syndicats représentatifs, voire d’autres associations qualifiées… ou toute autre formule plus ingénieuse que celle-ci — qui, sans beaucoup d’imagination, s’est rendue au plus facile et sans doute au moins enthousiasmant.

Car tout est à inventer et, pour le coup, cette invention institutionnelle étant entièrement politique, elle revient entièrement au corps politique — en tout cas à aucun méta-comité d’experts qui dirait comment organiser les comités d’experts. Nombre des institutions (Trésor, Parlement, Banque centrale, Conseils divers), rapports hiérarchiques entre elles, distribution du pouvoir de décision, modalités de nomination, durée des mandats, alignement ou non sur les mandats politiques, procédures d’accountability [10], etc., tout est à inventer donc, et surtout ceci : à l’opposé des institutions « expertes » d’aujourd’hui qui, pour mieux entretenir l’illusion de leur objectivité, donc de la Science neutre certaine et univoque parlant par leur bouche, s’emploient à ne rien laisser paraître au dehors de leurs débats contradictoires (enfin de ceux que l’homogénéité de leur personnel n’a pas réussi à réduire ex ante), il faut convertir les institutions d’expertise à la logique politique, logique du dissensus publiquement reconnu, du différend non résolu argumentativement, mais tranché politiquement — par les autres instances parties à la structure institutionnelle du « compromis de financement monétaire ».

Une longue marche sans doute : celle qui cherche à rendre au corps politique les abstractions de la politique économique.

Notes

[1] « La “mauvaise Grèce” met l’euro sous tension », Le Monde, 6 février 2010.

[2] Voir mon article dans Le Monde Diplomatique de mars 2010, à paraître.

[3] Voir F. Lordon, Jusqu’à quand ? Pour en finir avec les crises financières, éditions Raisons d’agir, 2008, épilogue, et La crise de trop. Reconstruction d’un monde failli, Fayard, 2009.

[4] Marco Annunziata, « Corporate debt’s role in eurozone recovery », Financial Times, 10 février 2010.

[5] En témoigne par exemple le plan de relance de Chirac, premier ministre de Giscard, d’un impeccable keynésianisme et dont par parenthèses, l’ampleur dépasse celle du plan Mauroy de 1981, seul resté face à la postérité comme le comble de l’égarement de politique budgétaire. Se souvient-on qu’au plus fort de sa relance, le déficit Mauroy avait atteint le gouffre abyssal de… 3,2 % de PIB en 1983, ce qui, à l’époque, n’avait épargné aucune vaticination relative à « la France en faillite », dont on voit qu’elles sont tout à fait autonomes et absolument indépendantes de toute donnée chiffrée.

[6] Paul Volcker, président de la Réserve Fédérale, décide d’élever les taux d’intérêt aussi haut qu’il le faudra pour briser l’inflation – les taux atteindront 18 %... C’est la première application à cette échelle et à cette intensité de la doctrine monétariste.

[7] Voir F. Lordon, Les quadratures de la politique économique, Albin Michel, 1997.

[8] Selon l’expression favorite du monétarisme pour qui l’inflation est « toujours et partout un phénomène monétaire ».

[9] La banque centrale peut d’une part concourir au refinancement des banques en leur offrant des liquidités temporaires à 24 heures ou 48 heures contre dépôt (« mise en pension ») des titres qu’elles ont en portefeuille (titres du Trésor ou effets de commerce de premier rang) et ceci selon des concours individualisés (banque par banque), ou bien, d’autre part, intervenir pour régler la liquidité bancaire globale par des achats (détente) ou des ventes (resserrement) fermes de titres du Trésor dans l’open market.

[10] L’idée anglo-saxonne d’accountability recouvre l’ensemble des voies par lesquelles des responsables institutionnels comparaissent (le plus souvent devant des commissions parlementaires) pour justifier leur action, répondre à toute question et plus généralement « rendre des comptes ».

79 commentaires sur « Au-delà de la Grèce : déficits, dettes et monnaie »

  • permalien thM :
    17 février @11h51   »
    Au delà de la Grèce : déficits, dettes et monnaie

    Merci pour cette analyse.

    Pendant que vous dissertez, d’autres font de l’humour :

    En substance, hier matin sur Fr-culture, un invité quasi inconnu, BHL : "On en a peu parlé, mais Chavez a une grosse responsabilité dans la crise financière -enfin, je ne suis pas économiste, mais... - au moins autant responsable que les traders et autres."
    A noter : Pas de répartie des "grands" journalistes présents.

  • permalien Yvan :
    17 février @12h34   « »
    Au delà de la Grèce : déficits, dettes et monnaie

    Il n’y a pas de doute à avoir sur l’Irlelande, puisque que son nom commence par un "E" comme dans "Eire", même chose pour la Lettonie, ou tout autre pays du Nord de l’Europe qui comme chacun le sait à le cul propre contrairement au sud.

    Ceci étant, je ne vois pas pourquoi les citoyens grecs devraient "payer", une dette qui ne les concerne pas, puisque c’est le rôle du prêteur d’estimer le risque, d’éventuellement le facturer, et se prémunir en s’assurant (les cds).

    Est-ce parce que la plupart des hedge funds ont leur siège en Europe de Nord ?

    Les Grecs n’ont pas à remettre en cause leurs salaires, leurs retraites, leurs heures supplémentaires et dieu sait quoi, c’est déjà largement payé !

  • permalien Tchavolo :
    17 février @14h03   « »
    Au delà de la Grèce : déficits, dettes et monnaie

    Merci aussi pour cette analyse. On gagne toujours à prendre un peu de champ.

    @thM : BHL parle-t-il du même Hugo Chavez que celui qui est responsable de la disparition des dinosaures et de la chute de l’Empire romain ?

  • permalien une bille :
    17 février @14h34   « »
    Au delà de la Grèce : déficits, dettes et monnaie

    Il semble que pour pouvoir contrôler les états, l’endettement soit la meilleur arme.

    Pour les citoyens prudents vis à vis des dettes comme en France, ce n’est pas un problème car c’est l’état lui-même qui se charge de créer la dette.

    L’histoire a montré que quand le problème devient véritablement l’état, la dette de l’état n’est pas forcément la dette de ses citoyens.

  • permalien Vince :
    17 février @16h06   « »
    Monnaies : euro, franc, monnaies locales

    papier très intéressant, merci

    pourriez-vous vous positionner par rapport à la position d’un Jacques Sapir et d’un retrait de la France de la zone euro, pour négocier une politique monétaire plus stimulante ?

    dans une perspective théretienne, pourrait-on envisager, et comment, une monnaie nationale complémentaire à l’euro ?

    mais aussi bien des monnaies locales qui pourraient servir au financement des collectivités ? votre analyse reste en effet ici très statocentrée.

    quels éléments vous paraissent les plus stucturants pour rendre compte de l’adoption de la loi de 1973 ?

    si vous trouvez le temps et l’intérêt de répondre à ces quelques questions, merci d’avance

  • permalien Barber Natus :
    17 février @16h52   « »
    Au delà de la Grèce : déficits, dettes et monnaie

    Merci pour cette analyse, fort précise.

    Je retiendrais différents points :
    l. tautologiquement : rien n’est impossible… à condition qu’en soit créées les (toujours possibles) conditions de possibilité

    ll. j’en déduis qu’il est même possible à 1 quasi inconnu de parler en précisant bien qu’il n’est pas un expert économique

    lll. D’un simple point de vue analytique il est toujours intéressant d’écouter ce qu’un sujet dit _& ce qu’il ne dit pas.

    llll. Donc sans vouloir abuser de sophismes je pense que BHL ferait mieux de se taire dans les médias pour donner envie de lire ses textes ; bien plus intéressants que ses envolées caricaturales _& donc sans besoin d’être caricaturées, il le fait si bien sans nous

    L. Sans moi en tout cas.

  • permalien Tony A :
    17 février @17h15   « »
    Au delà de la Grèce : déficits, dettes et monnaie

    Il est bien agréable de voir un intellectuel faire son travail : analyser, critiquer, proposer en se plaçant du point de vue de l’intérêt général (c’est ce que tout le monde dit), tout en reconnaissant les limites de sa propre subjectivité (posture très minoritaire).
    Dévoiler les rapports sociaux, les logiques d’intérêts que masque tout compromis institutionnel, démystifier l’Économie et la Finance est, aujourd’hui plus qu’hier, une nécessité absolue.
    J’espère que ce nouveau "siècle des lumières" que j’appelle de tous mes vœux ne durera pas plus que quelques décennies.
    Ensuite il reviendra au(x) peuple(s) d’effectuer les changements constitutionnels nécessaires.
    Car, à la place d’une "concurrence libre et non faussée", ce sont de véritables institutions démocratiques, adaptées à la réalité de la mondialisation, qu’il faut graver dans le marbre.
    Mais en attendant nous avons grandement besoin de pensées hétérodoxes...

  • permalien RST :
    17 février @19h14   « »
    Financement monétaire

    Merci pour ces explications convaincantes

    Vous dites que le financement monétaire est toujours, non seulement praticable, mais pratiqué au travers de l’acquisition indirecte de titres par la Banque Centrale,et ce malgré les changements intervenus en 1973.
    Il me semble quand même que le fait qu’il y ait des intermédiaires dans ce processus (les banques commerciales qui, sauf erreur de ma part, doivent revendre plus cher les titres achetés initialement), entraine un surcoût pour la collectivité, non ?
    Ce point reste néanmoins flou dans mon esprit et je fais appel aux bonnes volontés pour apporter un éclaircissement.

  • permalien Nicks :
    17 février @19h46   « »
    Au delà de la Grèce : déficits, dettes et monnaie

    Il semble que le favori pour diriger la BCE soit désormais allemand. Autant dire qu’il s’agit plus que jamais d’une institution sourde et aveugle à tout ce qui n’est pas monétarisme. Autant dire aussi que l’Union est dans la mélasse jusqu’au cou.
    Cela ne m’empêchera pas de doxosopher sur le retour nécessaire du contrôle de la monnaie aux mains de la force publique, en prenant source notamment sur votre blog...

  • permalien BA :
    17 février @21h56   « »
    Un plan de sauvetage européen à 320 milliards d’euros.

    Pas de demi-mesure, tel est le secret d’un plan de sauvetage réussi. Suivant cette règle, Paul Mortimer-Lee, économiste chez BNP Paribas, estime qu’il faudrait débourser 320 milliards d’euros pour venir en aide aux pays cruellement dénommés « PIGS » (Portugal, Irlande, Grèce, Espagne).

    « Il faut que le plan de soutien soit suffisamment imposant pour donner suffisamment d’oxygène aux pays visés afin qu’ils se relèvent et afin de faire sortir du bois les spéculateurs et de réconforter les créditeurs », écrit l’économiste dans une note.

    D’après les rumeurs de marché, un éventuel plan de sauvetage pour la seule Grèce coûterait 20 milliards d’euros. Insuffisant, d’après l’économiste de BNP Paribas : 20 milliards, c’est le montant des sommes allouées à la Hongrie et à la Roumanie, soit aux alentours de 20 % du produit intérieur brut de ces pays.

    Appliqué à la Grèce, le même ratio équivaut à 50 milliards d’euros, à 35 milliards d’euros pour l’Irlande, et à 30 milliards d’euros pour le Portugal.

    Le sauvetage le plus cher concernerait l’Espagne, avec une enveloppe de 200 milliards d’euros.

    Car, « pour mettre en place un plan qui ait une chance raisonnable de réussir, il faut venir en aide à tous les pays en difficultés », avertit Paul Mortimer-Lee. L’enveloppe totale de 320 milliards d’euros représenterait au final 3,5 % du PIB de la zone euro, ou encore trois fois le déficit budgétaire allemand.

    Si la situation se corse, il semble que les pays de la zone euro n’auront guère le choix, vu l’imbrication des économies européennes.

    Pour l’instant, aucun responsable politique ne parle d’un plan de sauvetage financier. L’Europe se contente de déclarations de soutien. Comme le relève l’économiste, « les paroles ne coûtent rien ». Il faut espérer que le poids des mots seul suffira à calmer les marchés.

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/...

    Putain !
    320 milliards d’euros !
    Mais où allons-nous trouver 320 milliards d’euros ?
    Où ?
    Et, surtout, qui va payer ces 320 milliards d’euros ?

    J’ai l’impression que les banques privées ne vont pas être mises à contribution. Parce que, vous comprenez, il ne faut pas fragiliser les banques. Il ne faut pas faire payer les banques parce que cela mettrait en péril la " " " reprise " " ".

    En revanche, j’ai l’impression que les peuples vont devoir payer ces 320 milliards d’euros.

  • permalien une bille :
    18 février @07h25   « »
    Mais alors... la question qui se pose c’est : pourquoi précisément la Grèce ?

    - Certains dirons simplement "parce que c’était son tour".

    - D’autres plus pervers et rongés par la théorie du complot avancerons qu’un gouvernement socialiste vient d’être élu avec comme objectif la lutte contre la corruption.

    euro|topics - Papandreou a peu de temps pour les réformes

    A l’instar de Karamanlis, Giorgos Papandreou s’est également présenté avec la promesse de lutter impitoyablement contre la corruption. Il a promis la transparence dans l’attribution des commandes de l’Etat. Il était jusqu’ici souvent d’usage d’attribuer les grandes commandes de l’Etat à des entrepreneurs qui convenaient au parti au gouvernement, ce qui attisait la corruption. Le social-démocrate doit désormais montrer qu’il saura avoir plus de succès que son rival conservateur dans le rôle d’honnête homme de la nation. Le temps presse ici aussi. Car les électeurs attendent des résultats rapides."

    Honnêtement peut-on sérieusement espérer faire des affaires dans un pays qui lutte contre la corruption ?

    Autant dire, un casus belli. Heureusement que l’Europe du Traité de Lisbonne est pleinement opérationnelle , elle :

    La Grèce soumise au diktat de l’Union européenne

    La crise en Grèce est en train d’attirer les représentants les plus parasitiques du capital financier et dont les méthodes ressemblent à ceux de la mafia, la Commission européenne servant de département d’étude aux parrains de la finance.

    - Les nostalgiques se souviendrons le la France de 1983.
    - Les réalistes affirmeront que le néo-libéralisme n’a jamais été aussi triomphant.

  • permalien BA :
    18 février @13h59   « »
    Les défauts de paiement en Europe.

    Sauver le Portugal, l’Irlande, la Grèce et l’Espagne coûterait 320 milliards d’euros.

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/...

    Le problème est le suivant :

    - plusieurs Etats européens ont d’ores et déjà annoncé qu’ils ne verseront pas un seul euro pour sauver ceux qu’ils surnomment avec mépris « les cueilleurs d’olives » ;

    - la plupart des Etats européens ne peuvent pas verser un seul euro pour sauver ces quatre pays, même si ils le voulaient : les Etats européens sont tous très endettés ;

    - par exemple, en Allemagne, de nombreuses communes sont en faillite ;

    http://www.lesechos.fr/info/inter/a...

    En 2014, la dette publique de l’Allemagne sera de 91,4 % du PIB, selon les calculs du FMI.

    - autre exemple : en France, nous venons d’apprendre que 40 départements français seront en défaut de paiement en 2011.

    France : ces départements au bord de l’asphyxie financière.
    Ils sont une vingtaine à ne pas savoir comment boucler leur budget. En 2011, ils seront deux fois plus. Recettes en chute libre, dépenses sociales qui explosent : les départements courent à la catastrophe financière.

    http://www.lesechos.fr/info/france/...

    En 2014, la dette publique de la France sera de 95,5 % du PIB, toujours selon les calculs du FMI ;

    - autre exemple : le Royaume-Uni ; en 2014, la dette publique du Royaume-Uni sera de 99,7 % du PIB ;

    - autre exemple : la Belgique ; en 2014, la dette publique de la Belgique sera de 111,1 % du PIB ;

    - dernier exemple : l’Italie ; en 2014, la dette publique de l’Italie sera de 132,2 % du PIB.

    Le problème n’est même plus : « Comment sauver le Portugal, l’Irlande, la Grèce et l’Espagne ? »

    Pour les pays européens, le problème est :

    comment faire pour ne pas être en défaut de paiement nous-mêmes ?

  • permalien fernand :
    18 février @18h39   « »
    Au delà de la Grèce : déficits, dettes et monnaie

    L’euro est une monnaie "européenne". Mais les Etats jouent dans leur coin. A quand des instances supranationales crédibles ?

  • permalien Pierre R :
    18 février @23h09   « »
    Et si le financement monétaire ne créait pas d’inflation ?

    Bonjour Frédéric Lordon,

    Vous dites que le financement monétaire des déficits crée de l’inflation, mais je ne crois pas que ce soit la quantité de monnaie qui crée l’inflation. Quand l’état (ou la banque centrale, je met les 2 ensemble pour simplifier) émet de la monnaie, un épargnant le lui achète, et renonce ainsi à consommer une partie de ce qu’il a produit, permettant à l’état d’utiliser ces richesses épargnées. C’est ce qui fait que la quantité de richesse produite est égale à la quantité de richesse consommés (ou investie...).

    C’est le taux d’intérêt qui régule l’inflation : si ce taux est inférieur au taux d’inflation, l’épargnant est lésé, il a donc tendance à plus consommer et à moins épargner, et il est très intéressant de s’endetter. Ça stimulera la croissance mais aussi l’inflation. Au contraire si le taux d’intérêt est bien supérieur à l’inflation, c’est l’inverse qui se produira.

    Si l’état s’endette en émettant de la monnaie, il doit rémunérer cette monnaie à un taux proche de l’inflation, autrement dit à taux variable. Ce qui crée l’hyperinflation c’est un taux d’intérêt très inférieur à l’inflation.

    L’avantage d’un endettement obligataire est qu’il est à taux fixe. L’état peut donc faire baisser le montant réel de sa dette en créant de l’inflation. Bien sûr il ne doit le faire qu’en dernier recours, car cette solution rendra les créanciers méfiants.

  • permalien BA :
    19 février @08h51   « »
    Les Etats en défaut de paiement.

    Entre 1501 et 2002, quels sont les Etats qui ont été en défaut de paiement ?

    Réponse :

    1- L’Espagne : l’Espagne a été 13 fois en défaut de paiement.

    2- L’Equateur : 9 fois en défaut de paiement.

    3- Le Venezuela : 9 fois.

    4- La France : 8 fois. Rappel : le dernier défaut de paiement de la France remonte au 30 septembre 1797 (les historiens l’appellent "la banqueroute des Deux Tiers").

    5- L’Allemagne : 8 fois.

    6- Le Mexique : 8 fois.

    7- L’Uruguay : 8 fois.

    8- Le Brésil : 7 fois.

    9- La Colombie : 7 fois.

    10- Le Liberia : 7 fois.

    http://blog.crottaz-finance.ch/wp-c...

    Et d’ici 2014 ?

    Quels sont les pays qui vont être en défaut de paiement d’ici 2014 ?

    La dette publique de l’Allemagne sera de 91,4 % du PIB.

    La dette publique de la France sera de 95,5 % du PIB.

    La dette publique du Royaume-Uni sera de 99,7 % du PIB.

    La dette publique de la Belgique sera de 111,1 % du PIB.

    La dette publique des Etats-Unis sera de 112 % du PIB.

    La dette publique de l’Italie sera de 132,2 % du PIB.

    La dette publique de la Grèce sera de 133,7 % du PIB.

    La dette publique de l’Islande sera de 134,1 % du PIB.

    La dette publique du Japon sera de 239,2 % du PIB.

    C’est à la page 30 :

    http://www.imf.org/external/pubs/ft...

  • permalien J. GRAU :
    19 février @09h55   « »
    Au delà de la Grèce : déficits, dettes et monnaie

    Merci à vous, Monsieur Lordon, pour cet article très intéressant. Je n’ai pas lu tout ce que vous avez écrit, mais il me semble qu’il y a dans ce papier une certaine nouveauté par rapport aux précédents. Vous étudiez plus qu’avant la complexité des rapports entre politique et économie, et semblez donner de l’Etat une présentation plus nuancée. En tout cas, votre article montre que l’économie peut devenir passionnante lorsqu’elle est resituée dans son contexte politique.

  • permalien rémi Lebrun :
    19 février @23h06   « »
    Au delà des déficits, des dettes et de la monnaie : le politique

    bonjour,

    j’aimerai vous poser une question qui pourrai, si la réponse est positive, nous faire une belle économie de temps et d’effort à nous tous, citoyens préoccupés par mieux comprendre ce qui ce trame, cherchant à vivre mieux :

    Monsieur, pensez-vous que Martin Luther King ai réellement existé ? Pensez-vous que des individus aux prétentions politiques puissent exercer un pouvoir par réel amour d’autrui ?

    En attendant vraiment une réponse, car ce questionnement est d’une importance capitale pour la science économique !

  • permalien Rascar Capac :
    20 février @11h59   « »
    Au delà de la Grèce : déficits, dettes et monnaie

    Frédéric Lordon écrit :

    Ce compromis secondaire à passer entre les nécessités hétérogènes de l’appréciation technique et de la décision politique devrait s’exprimer d’abord dans la composition des collèges, notamment par la diversité des points de vue économiques, donc par la diversité de ceux qui nomment les « experts », par exemple d’après des quotas de nominations établis sur une base proportionnelle reflétant la composition des chambres parlementaires et/ou régionales-départementales, base de proportionnalité pourquoi pas étendue aux syndicats représentatifs, voire d’autres associations qualifiées…

    Je suis néophyte en la matière mais ça m’a tout l’air d’être une fameuse usine à gaz et je vois assez bien d’ici les négociations de couloir et les alliances de circonstances entre les différentes composantes de ces commissions. Tu me donnes un chouïa sur le smic, l’âge de la retraite ou les charges patronales et je t’accorde le droit de battre de la monnaie. Car il est probable que chacun participera au nom de ses intérêts particuliers et corporatistes. Je caricature, bien sûr, mais la caricature n’est jamais très loin de la vérité.

    Par ailleurs, n’y a-t-il pas une troisième option pour financer les déficits publics : étendre le fonds d’aide du FMI à tous les pays en difficulté ?

  • permalien ZeroSpleen :
    20 février @12h05   « »
    Au delà de la Grèce : déficits, dettes et monnaie

    Bonjour,

    Il me semble que même à la recherche d’alternative vous ne posez jamais une question simple : qu’est-ce que la monnaie ? Vous n’en restez qu’au niveau descriptif et prescriptif comme tous les économises libéraux.

    C’est l’organisation même du système monétaire centralisé et quasi-privatisé qui porte en lui-même les ferments des problèmes endémiques et récurrents qui affectent les conditions de vie d’un bon nombre d’être humain.

    Le jour où nous aurons des systèmes monétaires décentralisés, non spéculatifs et démocratiquement contrôlés (au service des hommes...) peut-être que certaines choses iront mieux.

    Mais comme ça n’arrivera jamais...

  • permalien BA :
    20 février @13h50   « »
    La deuxième crise financière arrive.

    Cette fois, c’est le Bafin qui l’annonce : la deuxième crise financière arrive.

    Cette deuxième vague va frapper d’abord les banques allemandes, mais aussi toutes les banques européennes qui ont accordé des milliards d’euros de crédit à la Grèce.

    Lisez cet article :

    Grèce : craintes pour les banques allemandes.

    La crise financière grecque pourrait précipiter une réaction en chaîne d’autres pays européens et mettre en difficulté le secteur bancaire allemand, estime le Bafin, l’autorité de tutelle du secteur financier allemand, cité par le magazine Spiegel.

    « Le plus grand danger pour le secteur financier allemand provient des difficultés collectives des PIIGS », (Portugal, Irlande, Italie, Grèce et Espagne, ‘Spain, en anglais’), selon un mémorandum interne du Bafin.

    La Grèce pourrait « éventuellement être à l’origine d’une dislocation » de l’ensemble du système, selon le mémorandum cité par l’édition du Spiegel à paraître lundi.

    « Des problèmes graves de turbulences dans les marchés pourraient être provoqués par des spéculations et des problèmes financiers touchant l’ensemble des PIIGS », selon le Bafin, qui estime que ces pays détiennent pour 522,4 milliards d’euros d’obligations émises par des banques allemandes.

    Par ailleurs, plusieurs banques allemandes sont particulièrement exposées en Grèce, dont la Hypo Real Estate (HRE), à hauteur de 9,1 milliards d’euros, selon le Bafin.

    HRE, qui a déjà subi des pertes massives du fait de la crise financière mondiale, a dû être nationalisée en juin.

    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2...

  • permalien BA :
    20 février @21h58   « »
    Il faudrait prêter à la Grèce 50 milliards d’euros.

    Paul Mortimer-Lee, économiste chez BNP Paribas, a calculé combien coûterait le sauvetage de la Grèce : sauver la Grèce nécessiterait de lui prêter 50 milliards d’euros.

    Je dis bien : il faudrait prêter à la Grèce 50 milliards d’euros.

    Lisez cet article :

    « D’après les rumeurs de marché, un éventuel plan de sauvetage pour la seule Grèce coûterait 20 milliards d’euros. Insuffisant, d’après l’économiste de BNP Paribas : 20 milliards, c’est le montant des sommes allouées à la Hongrie et à la Roumanie, soit aux alentours de 20 % du produit intérieur brut de ces pays.

    Appliqué à la Grèce, le même ratio équivaut à 50 milliards d’euros, à 35 milliards d’euros pour l’Irlande, et à 30 milliards d’euros pour le Portugal.

    Le sauvetage le plus cher concernerait l’Espagne, avec une enveloppe de 200 milliards d’euros.

    Car, « pour mettre en place un plan qui ait une chance raisonnable de réussir, il faut venir en aide à tous les pays en difficultés », avertit Paul Mortimer-Lee. L’enveloppe totale de 320 milliards d’euros représenterait au final 3,5 % du PIB de la zone euro, ou encore trois fois le déficit budgétaire allemand. »

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/...

  • permalien Pierre R :
    21 février @14h49   « »
    Qu’est-ce que la monnaie ?

    ZeroSpleen pose une bonne question : qu’est-ce que la monnaie ?

    Je propose cette réponse : la monnaie est une créance à court terme, un contrat conclu entre deux parties. Pour la monnaie "privée", émise par les banques commerciales, la monnaie sur les comptes des clients est un prêt que ces clients font à la banque. Ce prêt est à très court terme car les clients peuvent récupérer cet argent quand ils le veulent. Ça peut sembler aberrant de savoir que les banques privées émettent de la monnaie, mais ça ne l’est pas car la monnaie est une créance, quand un épargnant consomme moins que son revenu, quelqu’un d’autre peut consommer plus, en s’endettant. Ce système existe depuis longtemps. Ce qui a changé depuis 1971, c’est la fin de l’étalon-or.

    La différence entre la monnaie "privée" et la monnaie publique est que la banque centrale définit les taux directeurs, et peut ainsi créer volontairement de l’inflation pour réduire le montant réel des dettes.

  • permalien bili :
    21 février @17h28   « »
    Au delà de la Grèce : déficits, dettes et monnaie

    élément a ne pas négliger, mais dont on ne parle pas dans l’article, c’est que permettre a un État de ce financé directement a la banque de France ( pour la France) permet de ce financer sans intérêt , mais l’État a toujours l’obligation de rendre l’emprunt (de détruire la monnaie créé)

    Et calcule qui serait judicieux a faire, c’est de calculer la dette de l’État français actuellement si elle c’était financer pour les même montant mais sans intérêt... et on trouveras de combien de milliard l’État, donc le peuple paye au secteur privé (les banques et institution financière) de charges sur un emprunt qui aurais put être gratuit si il n’avait pas laissé ce droit au main du secteur privé, je pensse qu’on aurais une belle surprise...

    quelqu’un est partant ?

  • permalien Pierre R :
    21 février @20h16   « »
    Au delà de la Grèce : déficits, dettes et monnaie

    Sauf que la monnaie est rémunérée, à un taux qui avoisine le taux d’inflation. Si on ne rémunère pas la monnaie, on aura de l’hyperinflation quelques années plus tard.

  • permalien sdzn :
    22 février @11h11   « »
    Au delà de la Grèce : déficits, dettes et monnaie

    Il faut sortir de cette vision occidentalo-centrée. On peut monétiser la dette publique dans le cadre de la Francophonie... J’ai envisagé il y a plus d’un an ce système de résorption totale de la dette publique française par adossement avec des partenaires africains francophones, utilisant des monnaies de substitution à l’euro, sans intérêts sur la dette...
    http://www.la-france-contre-la-cris...

    Ce système fait l’objet d’un combat politique aujourd’hui...
    http://www.union-du-peuple-francais.fr/

  • permalien Sophie :
    22 février @18h11   « »
    Au delà de la Grèce : déficits, dettes et monnaie

    Bonjour Monsieur Lordon

    Deux questions à vous poser :

    1 - Vous n’avez pas l’air de faire cas de la différence d’intérêts à payer lorsque ce nsont les banques commerciales qui "achètent" de la dette publique et si c’était (interdit) les banques centrales qui monétiseraient cette dette ... Dans le premier cas il faut leur payer quelques pourcents d’intérêts, dans le second nous n’aurions pas d’intérêts me semble t-il

    2 - Que pensez vous de la proposition très "fouillée" de Christian Gomez concernant la remise en selle de la proposition 100% monnaie ? ( http://monnaie.wikispaces.com/file/... )

    Votre avis ? Merci

    Sophie

  • permalien Jean-Michel Dariosecq :
    23 février @00h52   « »
    Au delà de la Grèce : déficits, dettes et monnaie

    - Merci de nous avoir signalé que le financement monétaire des déficits publics existe toujours de façon indirecte, à travers leur financement obligataire. Mais n’est-ce pas tout de même avec un intermédiaire qui se sucre au passage ?...

    - Merci d’avoir exposé les contradictions du financement monétaire des déficits publics, c’est à dire les risques de sa suppression comme ceux de son abus. Ceci pour freiner les enthousiasmes juvéniles croyant avoir trouvé une potion magique...

    - Enfin, il me semble qu’à côté du "financement obligataire (par émission de titres sur les marchés) et du financement monétaire (par ouverture de lignes de crédit de la banque centrale à l’État)" il existe un troisième moyen : l’impôt, notamment sur les fortunes et les revenus excessifs... Or les cadeaux fiscaux aux plus riches, couronnés par le "bouclier fiscal", sont encore une vache sacrée...

  • permalien Qu’almement :
    23 février @05h33   « »
    Dark pools et conspiration phynancière

    _ http://www.marianne2.fr/Dark-pools-le-nouveau-visage-de-l-horreur-financiere_a189527.html

    Entre ça et le rôle douteux de Goldman-Sachs, voilà bien encore de quoi alimenter auprès des néophytes dont je suis la croyance en une interminable conspiration phynancière sur la faillite de la Grèce.

    En quoi la faillite de la Grèce diffère-t-elle de celle de la Californie deux mois plus tôt ?

    Quels sont les mécanismes qui permettent à la faillite californienne de ne pas avoir sur le dollar le même impact que celui de la faillite grecque sur l’euro ?

    Merci

  • permalien provinciale :
    23 février @10h26   « »
    Au delà de la Grèce : déficits, dettes et monnaie

    Je remercie tous ces commentaires pertinents, pour eclairer ma lanterne !Etant nulle en economie,depenses...:j ai vote NON à l’Europe car je craignais que ce qui se déroule actuelle-ment ! L’idée etait belle mais gerée par cette avidité,on al-lait droit au mur !Et ce qui devait arriver..arriva !
    Bien amene quand meme,en forçe soit,mais jusqu’au bout ! Nous nous sommes fait hues pour notre NON,par ces pays:alors que nous avions dejà entame notre descente aux enfers.Meme l Irlande s est defendue comme un fauve,mais la mise à mort etait gagnée d avance !Et l hecatombe n’est pas finie ! Nous n’avons plus qu’à prier meme si je ne suis pas particulière-ment croyante ! Comment avons pu en arriver là et quel avenir et quel exemple offrons-nous aux générations futures !

  • permalien BA :
    23 février @11h21   « »
    La Grèce devra emprunter à 7,3 %.

    Athènes aurait pourtant bien besoin de donner des gages à Bruxelles. Ne serait-ce que pour tenter de rassurer les marchés : alors que selon certaines estimations, le simple renchérissement du coût de sa dette pourrait coûter plus d’un demi-point de PIB à l’Etat grec en 2010, il pourrait chercher à lever, dès cette semaine, 5 milliards d’euros sur le marché obligataire. Contraint d’emprunter 54 milliards d’euros cette année, il devra en effet en avoir récolté une vingtaine d’ici avril ou mai. Or, il craint de devoir proposer des taux très élevés pour trouver preneur. Selon les estimations d’UniCredit, le taux pourrait ainsi s’élever à 7,3 % pour des emprunts à 10 ans.

    http://www.lesechos.fr/info/inter/0...

    La Grèce devra emprunter sur les marchés 20 milliards d’euros d’ici mai. La Grèce devra verser 7,3 % d’intérêt aux investisseurs.

    Ensuite, elle devra emprunter sur les marchés 34 milliards d’euros d’ici décembre.

    « selon certaines estimations, le simple renchérissement du coût de sa dette pourrait coûter plus d’un demi-point de PIB à l’Etat grec en 2010 »

    Le déficit public de la Grèce est aujourd’hui de 12,7 % du PIB.

    Qui croit encore que le déficit public de la Grèce sera ramené à 2,8 % en 2012 ?

    Qui croit encore à ces balivernes ?

  • permalien BA :
    23 février @15h29   « »
    Dette publique de la Grèce : 400 milliards d’euros.

    Vers une crise systémique des finances publiques ? La Grèce n’est qu’un signe avant-coureur.

    Si la crise des institutions financières semble être en passe de se résoudre, en tous cas pour les grandes institutions, une nouvelle crise financière est en train de prendre de l’ampleur : celle des finances publiques.

    La Grèce a trafiqué sciemment et avec l’aide des banques ses chiffres d’endettement. Elle atteint un niveau record d’endettement par rapport à son Produit National Brut, lui-même grossièrement sous-estimé vu l’importance de son « économie parallèle ».

    Le Premier Ministre Papandreou a expliqué qu’il souhaitait simplement « se financer aux mêmes conditions que les autres pays de la zone Euro ». Ce manque de réalisme à la veille d’une opération d’émission d’obligations internationales montre à quel point les autorités grecques vivent en dehors de la réalité.

    Le rendement des obligations existantes de la Grèce se traitent a un niveau de 6.1 %, alors que celles de l’Allemagne, le meilleur crédit de l’Europe, se traitent a 3.9 %. Or la Grèce doit refinancer € 20 milliards sur les 300 en cours d’ici la fin du mois de mai. La Commerzbank vient de publier un calcul qui établit cette dette à € 400 milliards. Bref, on nage en plein délire.

    http://finance.blog.lemonde.fr/2010...

    Vous avez bien lu :

    La Commerzbank vient de publier un calcul qui établit la dette publique de la Grèce à 400 milliards d’euros.

    Pronostic : dans quelques semaines, la Grèce va se déclarer en défaut de paiement.

  • permalien GB :
    23 février @18h12   « »
    Au delà de la Grèce : déficits, dettes et monnaie

    Cet article est à la fois intéressant par son aspect technique (qui rappelle effectivement des moyens pour financer la dette) mais purement et simplement sans intérêt sur le plan politique.

    Rappelons que la dette publique des états est due à la baisse continue des taux d’imposition des tranches de revenus les plus élevés depuis trente ans, ainsi qu’à l’évasion et à la concurrence fiscales et l’absence de vraies taxations des patrimoines (liquidation de l’ISF).

    Dans ces conditions, la seule réponse légitime à la situation est la répudiation de la dette, ce qui sera une forme d’énorme impôt sur les possédants. Le reste n’est que imprécations inutiles et sans impact.

    Ajoutons qu’avec la Grèce, on assiste au premier assassinat de la démocratie dans le cadre de l’Union Européenne, puisque le gouvernement n’est plus responsable devant le peuple mais devant la commission...Le pays qui a inventé la démocratie la voit aujourd’hui mourir : c’est tout le symbole de l’Eurodictature.
    Et pour continuer sur ce sujet, il faut dire clairement qu’il faut mettre à mort l’UE, celle-ci ayant été conçue des le départ contre la démocratie. Il est temps que la gauche, la vraie, le comprenne.

    Pour ce, deux livres indispensables : L’idéologie européenne, chez Aden ; Lacroix-Riz, l’intégration européenne de la France aux temps des cerises.

  • permalien Pierre R :
    23 février @19h36   « »
    Au delà de la Grèce : déficits, dettes et monnaie

    @Qu’almement : la différence entre la zone euro et les États-Unis, c’est un budget fédéral. L’état fédéral se porte garant des dettes des états et peut le soutenir financièrement.

    @BA : ce n’est pas irréaliste que la Grèce puisse se financer aux mêmes conditions que les autres pays de la zone Euro, c’est une question de volonté politique, il "suffit" que les autres états se portent garants de la dette grecque. C’est là le problème : personne ne veut le faire, résultat on risque la contamination de cette crise à d’autres états, et au pire l’éclatement de la zone euro.

    Je compare l’euro au système de l’étalon-or qui a fait faillite, notamment avec la livre sterling dans les années 20. J’ai trouvé ça : http://minarchiste.wordpress.com/20...

  • permalien Jean-Michel Dariosecq :
    23 février @19h50   « »
    Au delà de la Grèce : déficits, dettes et monnaie

    La vérité, c’est que pour s’en sortir, il faut sortir :
    - de l’Union Européenne et de l’Euro,
    - de l’OTAN et de l’OMC,
    - du libre-échange entre zones hétérogènes,
    - de la croissance pour la croissance,
    - voire même de la religion du "progrès".

    Certains diront que c’est sortir du capitalisme, mais c’est beaucoup plus que ça : une vraie révolution mentale !

  • permalien bili :
    24 février @18h44   « »
    Au delà de la Grèce : déficits, dettes et monnaie

    @ Sophie

    merci pour le lien et ce document très intéressant

  • permalien ♪Yves Remort ♪ :
    24 février @22h17   « »
    Rendre la politique.......................

    ♪Yves Remort ♪

    Rendre la politique économique & bien d’autres choses( sujets) encore à la Démocratie

    Aujourd’hui, être citoyen ne peut se réduire à celui d’électeur devrait pouvoir s’exercer en dehors des moments électoraux …………..
    Spino-Marx Lordon moins seul qu’il ne le croit..............

    http://www.dailymotion.com/video/x2...

    http://lodel.ehess.fr/cenj/docannex...

    http://sciencescitoyennes.org/spip....

  • permalien BA :
    24 février @22h59   « »
    Le ton monte entre Berlin et Athènes.

    Le ton monte entre Berlin et Athènes, qui évoque le passé nazi.
    Le vice-Premier ministre grec Theodoros Pangalos a dénoncé mercredi les critiques de Berlin vis-à-vis de la Grèce au sujet de la lourde dette extérieure de son pays, évoquant l’invasion de 1941 par l’Allemagne nazie.
    Athènes, a-t-il affirmé, n’a jamais reçu d’indemnisation pour les pillages subis à l’époque.
    "Ils ont pris les réserves d’or de la banque de Grèce, ils ont pris l’argent grec et ne l’ont jamais rendu. C’est un sujet qu’il faudra bien aborder un jour ou l’autre", a-t-il affirmé dans une interview à la radio britannique BBC World Service.
    "Je ne dis pas qu’ils doivent nécessairement rendre cet argent, mais ils pourraient au moins dire merci", a-t-il ajouté.
    Le ministère allemand des Affaires étrangères s’est aussitôt élevé contre ces propos, affirmant que l’équivalent de plusieurs milliards d’euros avait été versé à Athènes.
    "Je dois rejeter ces accusations", a déclaré Andreas Peschke, porte-parole de la diplomatie allemande.
    Selon lui, l’Allemagne a payé à la Grèce entre 1945 et 1960 environ 115 millions de deutsche marks en indemnisations, sans compter les sommes versées à titre individuel aux travailleurs forcés.
    "Enfin, j’aimerai signaler qu’en plus de cela, l’Allemagne a payé depuis 1960 environ 33 milliards de deutsche marks d’aides à la Grèce, à la fois de façon bilatérale et dans le cadre de l’Union européenne", a-t-il poursuivi.
    "Discuter du passé n’aidera absolument pas à résoudre les problèmes auxquels l’Europe est confrontée aujourd’hui."

    http://fr.reuters.com/article/frEur...

    Je maintiens mon pronostic : l’Allemagne ne se portera pas garante de la dette grecque.
    L’Allemagne ne versera pas un seul euro pour sauver la Grèce.
    Et les Pays-Bas non plus.
    Et l’Autriche non plus.

  • permalien Pipas :
    25 février @07h47   « »
    L’Europe veut la Grèce et l’argent de la Grèce +...

    Les réticences "très électoralistes" nationales sont monnaie courante.
    Si aucun pays ne souhaite payer l’addition grecque, l’Europe le fera, en forçant le bras aux mauvais élèves.

    Je rappelle que malgré plusieurs référendums dans plusieurs pays des passages en force ont eu lieu, par exemple pour les traités. Souvenez vous des noms d’oiseaux qui volaient alors à l’époque.

    En résumant le propos d’Herman Van Rompuy, le soutien de principe de l’Europe à Athènes est une mise en garde contre les spéculateurs.

    Pour résumer la situation, les nations européennes d’une lubricité sans précédent envers les financiers jouent les saintes nitouches devant leurs citoyens, et assurent aux vampires insatiables de la finance une manne illimitée.

  • permalien Betov :
    25 février @13h07   « »
    A bas la censure

    Il y a au moins ça de bien, ici, que Frédéric Lordon ne semble pas lire les commentaires, et donc, laisse les gens s’exprimer. Chez Paul jorion, c’est l’enfer de la censure. Petit personnage qui ne tolère aucune critique, aucun argument logique qui vienne mettre à bas ses minables petits slogans, ou qui remettrait en cause ses compromissions politiques lamentables. L’objection logique est sans doute totalement intolérable pour lui. Il est vrai que lorsqu’on ne peut rien répondre à une critique justifiée par les faits, la censure aide bien... Pas sûr que cela lui serve, à long terme, à faire passer une idiotie manifeste pour une révélation.

    Dernièrement, même poser des questions sur ces idioties, tombe sous le couperet de la censure. Bravo l’artiste. Moi qui ai tenu un forum d’informatique pendant dix années, en ne supprimant jamais rien d’autre que les spams, je me dis que l’intelligence sociale n’est pas la chose la mieux partagée, et que l’anthropologie dont il se réclame ferait mieux de s’abstenir de se dispenser de cours.

    L’économie aussi, d’ailleurs.

  • permalien BA :
    25 février @17h17   « »
    L’économie réelle : tous les clignotants sont au rouge.

    Pipas écrit : "Si aucun pays ne souhaite payer l’addition grecque, l’Europe le fera, en forçant le bras aux mauvais élèves."

    J’ai des questions à poser à Pipas :

    Qui paiera l’addition grecque ?

    Avec quel argent ?

    Où trouver l’argent pour sauver la Grèce ?

    France : le chômage augmente.

    Evolution de décembre à janvier : 51 300 chômeurs en plus (données corrigées des variations saisonnières).

    Evolution de décembre à janvier : 88 800 chômeurs en plus (données brutes).

    Dette publique de la France : 1500 milliards d’euros.

    Et en Allemagne ?

    Allemagne : de nombreuses communes au bord de la ruine.
    Les communes allemandes ont une nouvelle fois tiré la sonnette d’alarme sur leur situation financière désespérée mardi, et prévenu qu’un certain nombre d’entre elles étaient "au bord de la ruine".

    http://www.lesechos.fr/info/inter/a...

    Dette publique de l’Allemagne en 2014 (calculs du FMI) : 91,4 % du PIB.

    Allemagne : le chômage augmente en février.

    Le nombre de demandeurs d’emplois en Allemagne a augmenté en février 2010 par rapport à janvier, d’après l’Office fédéral allemand du Travail, qui a recensé 3 643 000 chômeurs dans le pays, chiffre en hausse de 26 000.

    http://www.boursorama.com/internati...

  • permalien ango :
    25 février @20h45   « »
    Au delà de la Grèce : déficits, dettes et monnaie

    De toute facon, nous ne sommes qu’au debut d’une transformation du capitalisme. La crise n’est qu’un debut. Je veux dire que nous n’en sommes qu’aux preludes. L’Etat est en train d’etre demonte : regarder simplement l’histoire des retraite. Et donc a la prochaine, on ira a l’insurrection.

  • permalien Pipas :
    26 février @09h28   « »
    Comment la dette sera-t-elle épongée ? Je n’en sais rien !

    Vaticiner sur le comment c’est perdre son temps.
    Répudiation, faillite ou mise sous tutelle du FMI, ou plus probablement encore politique d’austérité à la matraque, la Grèce reste moins endettée que le RU, les USA ou la Japon. Fi de la dette !
    L’Europe continuera sa danse du ventre devant les vampires, qui n’en rateront pas une miette. Vous non plus. Vous aimez le spectacle.

    Tous les clignotants sont au rouge, certes. Mais ne perdons pas de vue que l’Europe est davantage une géopolitique militaro-industrielle ingénieuse qu’un bienfait économique pour ses citoyens. Nous l’aurions su, si cela avait été le cas.

    Donc : mort aux profs, aux retraites, aux sécus, aux vieux, aux jeunes, aux pauvres, aux chômeurs, à tout ce qui n’est pas d’accord. Question de survie...
    Vive la Grèce ! Vive le processus de Bologne ! Vive Lisbonne !
    Vive l’Europe !

    La liste des pays à "réformer" -car il n’y a dit-on pas d’alternative- est longue, d’ici à ce que nous boutions la clique à Friedman hors de nos contrées tels des vénézuéliens.
    Nous avons encore malheureusement une marge de confort énorme avant l’insurrection. Laisserons-nous pour autant les banksters nous piller sans broncher ?

  • permalien Question à 100 points :
    26 février @10h51   « »
    Au delà de la Grèce : déficits, dettes et monnaie

    Salut...

    Dites, je suis un peu Hors sujet, mais j’ai une question à poser..

    Assez souvent, lorsque je m’interresse aux débats autour des méfaits du libéralisme économique, il y a un argument massue qui revient....

    Le libéralisme à divisé par deux le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté dans le monde en 20 ans....
    ...Ce serait donc LE meilleur "système"....

    Je sais que ce sont des chiffres de la BM....
    Je sais que sous bien des aspects c’est critiquable....
    (Par exemple en Russie)

    Mais est-ce qu’il exite un article de fond sur le sujet ?
    Si oui merci de me l’indiquer....

  • permalien BA :
    26 février @11h45   « »
    Les banques allemandes ne prêteront pas à la Grèce.

    Vendredi 26 février 2010 :

    Selon le Financial Times Deutschland, les banques allemandes ne souscriront pas aux obligations que la Grèce va émettre en février et en mars. Le plus important dans cette information, c’est ceci :

    les banques allemandes nationales ne veulent pas souscrire aux obligations grecques, mais les banques régionales ne veulent pas souscrire elles non plus.

    Lisez cet article très inquiétant pour la Grèce :

    Les banques allemandes évitent la dette grecque.

    Eurohypo et Hypo Real Estate, les deux premières banques allemandes spécialisées dans les financements publics, ne souscriront pas aux obligations que doit émettre prochainement la Grèce, écrit le Financial Times Deutschland vendredi.

    Deutsche Postbank compte pareillement s’abstenir, ajoute le quotidien financier, citant des sources et des banques.

    La Grèce doit émettre un nouvel emprunt cette année, peut-être ce mois-ci ou début mars. Elle doit lever une vingtaine de milliards d’euros pour couvrir des échéances en avril et en mai.

    Deutsche Bank ne veut participer au placement qu’en tant que banque d’investissement, mais ne veut pas elle non plus souscrire aux obligations, écrit encore le FTD.

    Il ajoute que les plus grosses banques régionales, comme BayernLB et Landesbank Baden-Württemberg, se sont abstenues de tout commentaire. Mais selon des sources des banques régionales, il est devenu quasiment impensable d’investir dans la dette grecque, observe le quotidien.

    La Grèce est le premier pays à avoir sollicité un engagement politique de soutien depuis qu’existe l’union monétaire, les craintes entourant sa situation financière ayant déclenché une attaque des marchés, qui a plombé l’euro et provoqué une forte hausse des rendements obligataires du pays, rendant le service de la dette encore plus difficile.

    http://fr.reuters.com/article/frEur...

  • permalien ango :
    26 février @11h56   « »
    Au delà de la Grèce : déficits, dettes et monnaie

    @ 100 points :

    etant donne les chiffres du chomage, le nombre de personne qui ont eu leurs biens saisi, plus ce que ca coute a la planete aujourd’hui les petites fiestas financiere repetees (le contribuable paye), sans compter les degats sur l’ecologie, le nombre de personnes expropriees, le raisonnement est difficile a tenir. Et je n’entre pas dans les details, en fait ce n’est pas un argument, c’est un bouclier ideologique repete a l’envi.

  • permalien Jazzah :
    26 février @12h06   « »
    Au delà de la Grèce : déficits, dettes et monnaie

    J’espérais que vous vous soyez exprimé sur le cas de la Grèce. Ouf, malgré la trop grande rareté de vos papiers sur votre blog, il y en avait bien un. Plaisir de la lecture, plaisir de constater que lorsqu’on ramène la discussion aux structures, le débat politique renaît, loin des chiffres et termes techniques du quotidien.
    cf "Les marchés de capitaux déréglementés (comme) structure déterminant le plus lourdement le partage présent du possible et de l’impossible"...

    Par contre, et j’avais cru comprendre cela dans un article allemand, (et je remarque aussi que pareille assertion n’aurait rien eu à faire dans une prise de position qui relativise la situation de la Grèce), j’aurais bien aimé savoir dans quelle mesure la politique de recul salarial de l’Allemagne, de réduction de la pression fiscale sur les sociétés, et de l’envol de ses exportations n’a pas déstabilisé aussi l’économie de la Grèce, à la fois en concurrençant fortement les producteurs grecs sur le marché grec qu’en offrant moins de débouchés à ces derniers sur le marché allemand dont la demande intérieure a baissé avec Hartz IV. Bref, cette question de la concurrence fiscale entre états. Sachant que comme par hasard, les banques allemandes ont beaucoup à perdre en Grèce... D’où la nervosité d’Angela...

    Mais je me trompe sans doute lourdement.

  • permalien Question à 100 points :
    26 février @13h44   « »
    Au delà de la Grèce : déficits, dettes et monnaie

    @ ango....

    Oui c’est clair que ça sent le bouclier idéologique.
    Mais justement, je me demande comment l’attaquer efficacement.

    C’est clair que de mon point de vue je me pose certaines questions.

    - D’abord pourquoi 20 ans ??
    (Nombre de personnes sous le seuil de pauvreté divisé par 2 en 20 ans).
    Ne devrait t’on pas inclure dans les "succès du libéralisme" les deux guerres mondiales, la colonisation et autres "détails" du genre.
    Et puis, sans vouloir sombrer dans le mythe du "bon sauvage", je me demande si les populations indigènes d’Afrique et d’Amérique du nord du début du 18ème siècle ont vraiment gagné en qualité de vie...En fait je pense qu’ils y ont largement perdu, mais les chiffres de la Banque Mondiale concernant le seuil de pauvreté ne semblent remonter que jusqu’a "20 ans" en arrière...

    - Ensuite, pour ma part j’ai vraiment un sentiment de paupérisation généralisé....
    Même sans mise en perspective historique j’ai du mal à avaler les chiffres de la banque mondiale.
    Mon ressenti est que malgré le progrès technique la misère ne fait que progresser.
    D’ailleurs je regarde d’un oeil interloqué la campagne de "Carrefour" pour ses repas à 1€.
    1€ le repas, c’est 2€ par jour pour manger...Le seuil de pauvreté est à 2.25€.....
    J’ai un peu l’impression qu’on à "dépénalisé" le seuil de pauvreté en FRance....C’est peut-être ça la droite décomplexée...

    Bref, j’aurai beaucoup aimé accéder à une étude de fond sur le sujet qui ne soit pas directement sorti du droit canon des instutions fiancières comme la BM........Donc si vous en connaissez, merci d’avance....

    Surtout que......Je crois que le "sentiment de pauvreté" peut devenir pour la gauche française, ce que fut le "sentiment d’insécurité" pour la droite......Y compris dans son traitement médiatique baclé.......D’ou l’insistance de ma question.

    Encore désolé pour le H.S.

  • permalien Betov :
    26 février @15h53   « »
    Au delà de la Grèce : déficits, dettes et monnaie

    @Question à 100 points :

    Mauvaise questions.

    http://socio13.wordpress.com/2010/0...

    Jacques Sapir montre les bons graphiques dans l’un de ces derniers articles :

    http://lebondosage.over-blog.fr/art...

    Il me semble qu’on en sortira pas, tant qu’on se laissera piéger dans les diversions financières ou économiques. Pour résumer à ma façon d’article de Frédéric Lordon, il dit, en quelque sorte : "On ne peut pas reprocher aux requins de mordre". D’autres disent qu’en réduisant la taille des fourchettes, on empêchera les riches de se goinfrer.

    Il n’y a, à mon sens, pas d’autre problème central que celui représenté par le graphique 1 de Sapir : La disparité. Si on part de là, tous les autres problèmes sont simples, et leurs solutions évidentes. Premier pas : Une politique fiscale délibérément destinée à faire "fuir les riches". Personne n’a besoin de parasites.

    Ne parlons même pas de la suite, parce qu’on est encore très loin de pouvoir faire contrepoids au système de propagande, sur le sujet de la pertinence du premier pas.

  • permalien Question à 100 points :
    26 février @16h23   « »
    Au delà de la Grèce : déficits, dettes et monnaie

    Pourquoi "MAUVAISE" question ??

  • permalien ango :
    26 février @18h12   « »
    Au delà de la Grèce : déficits, dettes et monnaie

    Effectivement, c’est bien cela le probleme. S’il y a eu enrichissement il ne concerne qu’une minorite, et elle sest faite au prix de l’enfoncement du 1/3 monde dans le 1/4 monde ou de l’expulsion dans le hors le monde. D’ou l’emergence d’oligarchie...

  • permalien etienne :
    26 février @20h07   « »
    Au delà de la Grèce : déficits, dettes et monnaie

    "Quelle différence entre l’acquisition directe et l’acquisition indirecte, demandera-t-on alors, sous le rapport du partage entre financement obligataire et financement monétaire (qu’on croyait d’ailleurs prohibé) ? La réponse est : aucune. "

    Sous le rapport du partage entre financement obligataire et monétaire, la réponse est aucune en effet.

    En revanche, sous le rapport du coût du service de la dette publique pour les Etats, la réponse serait : le différentiel entre le taux d’intérêt des titres de dette publique exigé par le marché (cf la "prime de risque"), et le taux d’intérêt préférentiel négocié que les Etats pourraient obtenir directement auprès de la BC.

    De même, sous le rapport de la dépendance à cette "bande de tarés" que constitue la structure actuelle des marchés financiers, la réponse serait : un différence totale, puisque ce financement direct affranchirait les Etats relativement endettés du "chantage" proprement confiscatoire de ces mêmes marchés, en annihiliant la menace absurde, et largement auto-référentielle - de "cessation de paiement" qui pèse sur certains pays.

    L’épisode récent est proprement hallucinant : les Etats comme la Grèce sont obligés de recourir à l’emprunt obligataire à des taux délirants sur le marché, sachant qu’une partie non négligeable des acteurs de ce marché sont les banques commerciales qui agissent pour leur compte propre, et peuvent se refinancer, quand à elles, à un taux quasi-nul.
    On s’étonnera dans de telles conditions que les profits bancaires explosent à nouveau...essentiellement sur le dos des finances publiques !

    Il est proprement incompréhensible que les libéralités accordées aux banques de second rang pour sortir de la crise de la dette privée, soient refusées ensuite aux Etats qui ont pourtant essuyé l’essentiel des effets de celle-ci par une aggravation de leurs déficits, et donc de leur endettement, à travers une réduction simultanée de leurs recettes et une hausse de leurs dépenses pour amortir les effets réels de la crise (mesures de relance).

    Mais alors, comment qualifier le fait qu’en plus, ces mêmes banques vampirisent de la sorte les Etats, qui leur ont pourtant sauvé la mise, ainsi que celle des agents de l’économie en général, et qui sont justement fragilisés financièrement pour cette raison même ?

    On croit rêver !

  • permalien R.L. :
    26 février @23h44   « »
    Au delà de la Grèce : déficits, dettes et monnaie

    @ Question à 100 points :

    Postulat : un chiffre seul ne signifie rien. On peut lui faire dire tout et son contraire...
    Si on regarde, et sous réserve de confirmation de ce 50% en 20 ans, il se serait produit dans les pays pauvres et uniquement !
    Quelques 2, 3 ou 4 points de nouveaux (très) riches dans les pays occidentaux et ce, parce que l’ensemble des autres à vu son niveau de vie baisser.
    Et ça, c’est plus vrai que les statistiques : je le vis moi-même et le constate tout autour de moi !
    D’ailleurs, de nombreux chiffres et ratios (et non celui-ci des 50% en 20 ans) concernant l’accroissement des écarts entre les revenus le confirment et ne sont pas (ne peuvent être) contestés par les partisans du libéralisme, jusqu’à W. Buffet.

    En un mot, le libéralisme est fort pour enrichir une petite minorité sur le dos du plus grand nombre !
    C’est en fait ce qu’il y a de plus facile à faire et est même à la portée de n’importe qui. Mais faire progresser, de manière équitable, l’ensemble des acteurs, selon les vrais mérites, est une chose que les défenseurs d’A. Smith ne comprennent pas parce qu’ils ne peuvent le comprendre, comme d’ailleurs leur gourou qui était un vrai naïf avec sa main invisible...

  • permalien Bob l’éponge :
    27 février @01h42   « »
    Au delà de la Grèce : déficits, dettes et monnaie

    R.L :
    "Mais faire progresser, de manière équitable, l’ensemble des acteurs, selon les vrais mérites, est une chose que les défenseurs d’A. Smith ne comprennent pas parce qu’ils ne peuvent le comprendre, comme d’ailleurs leur gourou qui était un vrai naïf avec sa main invisible..."

    Et bam, vous tombez dans le sophisme idéologique des libéraux, celui qu’ils nous ressortent ad nauseum pour justifier un monde fondé sur la compétition généralisée : "selon les vrais mérites". Ah oui ? C’est quoi donc un "vrai mérite" ? Le mérite individuel existe-t-il vraiment ? D’où viennent nos connaissances ? Ce qui a permis de nous éduquer ? Est-il seulement possible d’entreprendre, de bâtir, de construire, seul ? En ne considérant uniquement que le travail individuel ? Pensez-vous que sans Newton, l’humanité était condamnée à ignorer les lois de la gravitation ?
    Les mérites individuels n’existent pas (et les "vrais" mérites encore moins), c’est une fiction, une sécurité mentale pour se faire croire qu’on est vraiment libre (au sens libéral du terme, ne prétendent-ils pas opposer liberté et égalité), que l’on n’est en rien tributaire de la société, des "autres" (vivants ou morts, car nous devons ce que nous sommes en grande partie aux morts).

    Nous sommes les Autres.

    Vous retirez ce piège intellectuel et votre phrase : "Mais faire progresser, de manière équitable, l’ensemble des acteurs est une chose que les défenseurs d’A. Smith ne comprennent pas..." sera plus raisonnable.

  • permalien Betov :
    27 février @06h59   « »
    Au delà de la Grèce : déficits, dettes et monnaie

    @Question à 100 points :

    Désolé pour le "Mauvaise question". Je n’ai noté le ton péremptoire qu’après avoir posté...

    Ce que j’avais en tête, c’est que (sans mettre en question la stat "/2 sur 20 ans"), il s’agit d’une des techniques typiques du système de propagande que d’utiliser un fait pour en masquer un autre. Ici, (en supposant que le fait soit avéré), on masque l’accroissement de la disparité d’une part, le développement technique de la productivité d’autre part.

    Quand on voit, par exemple, que l’idée que "L’allongement de la durée de vie implique le recul de l’âge de la retraite", arrive à s’imposer largement, on constate que la technique fonctionne à merveille. Pas si bien que celle de la diabolisation, mais presque.. Surenchère sur Goebels :

    "Dites la vérité, il en restera toujours quelque chose". Ou mentir en mettant en avant un fait vrai.

    La stat du "/2 sur 20 ans" elle même est-elle exacte, fausse, ou déformée, je n’en sait rien. D’où vient-elle ? Les gens de mauvaise foi font dire ce qu’ils veulent aux chiffres, comme dit R.L. Sur quelle base de calcul ? A quel seuil ? Etc...

  • permalien BA :
    28 février @16h05   « »
    Berlin dément l’existence d’un accord pour aider la Grèce.

    Samedi 27 février 2010 :

    Berlin dément l’existence d’un accord pour aider la Grèce.

    Un responsable allemand a démenti les informations d’un journal grec selon lesquelles l’Allemagne et la France auraient accepté d’aider la Grèce à vendre des obligations grecques en échange d’importants efforts d’Athènes pour réduire son déficit budgétaire.

    Les ministères grec et français des Finances et la Commission européenne se sont refusés à tout commentaire sur ces informations.

    Le journal grec Ta Nea écrit, en citant des sources bancaires et des responsables non identifiés, que la banque publique allemande KfW achètera des obligations grecques ou fournira des garanties pour que d’autres banques en achètent.

    La Caisse des Dépôts française sera aussi impliquée dans cette aide, écrit Ta Nea, ajoutant que le président Nicolas Sarkozy en a discuté par téléphone avec le Premier ministre grec Georges Papandreou. Contacté à Paris, l’Elysée n’a pas fait de commentaires.

    En échange, le gouvernement grec aurait accepté de prendre des mesures d’austérité supplémentaires représentant quatre milliards d’euros afin d’atteindre son objectif de réduire son déficit budgétaire de quatre points cette année, ajoute le journal.

    Un haut responsable allemand, qui a requis l’anonymat, a démenti l’existence d’un tel accord. « Non, ces informations sont absurdes », a-t-il dit.

    Une source parlementaire allemande a néanmoins dit à Reuters que le gouvernement préparait des dispositions budgétaires d’urgence en vue d’une aide possible à la Grèce. Le ministère des Finances l’a démenti.

    Face à une opinion publique allemande très hostile à une aide à la Grèce, le gouvernement de la chancelière Angela Merkel s’est borné à une vague promesse de prendre « si nécessaire » des mesures pour assurer la stabilité financière.

    http://www.boursorama.com/infos/act...

  • permalien BA :
    1er mars @13h47   « »
    Merkel exclut toute aide financière allemande à la Grèce, elle exclut aussi l’idée d’un soutien bancaire.

    La chancelière allemande Angela Merkel a exclu dimanche toute aide financière de son pays à la Grèce, tout en se félicitant des mesures prises par Athènes pour résorber son large déficit budgétaire.

    Interrogée lors d’une interview à la chaîne de télévision publique ARD sur l’éventualité d’un soutien financier allemand, Mme Merkel a affirmé qu"il n’en est absolument pas question".

    "Nous avons un traité européen aux termes duquel il n’existe pas de possibilités de payer pour dépanner des Etats en difficulté", a affirmé Mme Merkel.

    Le gouvernement allemand a déjà démenti à plusieurs reprises envisager une aide des pays de la zone euro à la Grèce.

    "Nous pouvons aider la Grèce en ce moment en affirmant clairement qu’il lui faut remplir ses devoirs" avec la mise en place d’un programme d’économies, a ajouté la chancelière qui recevra vendredi son homologue grec George Papandréou.

    Il s’agit pour la Grèce, qui se montre "très courageuse", de "résorber le déficit public" et de restaurer sa "crédibilité perdue", a-t-elle ajouté.

    La Grèce a annoncé qu’elle entendait économiser 4 % de son PIB, et il s’agit à présent de "mettre cette décision en route", après quoi "j’espère que les marchés feront confiance aux efforts déployés par la Grèce", a ajouté Mme Merkel.

    La chancelière a également rejeté l’idée d’un soutien bancaire à la Grèce, obtenu par des garanties d’Etat, estimant que cela reviendrait au même qu’une aide étatique directe à la Grèce.

    Elle a également reconnu que pour l’euro la crise actuelle "constitue sûrement la phase la plus difficile depuis sa mise en place".

    Ses propos interviennent à la veille de la visite à Athènes du commissaire européen aux Affaires économiques Olli Rehn, qui doit examiner le plan grec de rigueur.

    L’Union européenne examinera lors d’une réunion le 16 mars s’il y a lieu d’imposer au pays surendetté de nouvelles mesures d’économies en plus de celles déjà annoncées, centrées sur des coupes salariales, gel d’embauches dans la fonction publique, et allongement de la durée du travail.

    Selon le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, Jean-Claude Juncker, Athènes doit encore diminuer ses dépenses, les contribuables européens n’étant pas enclins à payer pour les mauvaises gestions des anciens gouvernements grecs.

    "La Grèce doit intensifier ses efforts pour limiter son déficit public", a-t-il affirmé au journal grec Eleftherotypia.

    "La Grèce doit comprendre que les contribuables allemands, belges, ou luxembourgeois ne sont pas prêts à faire les frais des mauvaises politiques budgétaires grecques", a-t-il ajouté.

    M. Papandréou a appelé vendredi les Grecs à prendre leurs responsabilités pour sortir de la crise économique, soulignant qu’"aucun autre pays ne paiera" pour eux.

    http://www.romandie.com/infos/news2...

  • permalien Pipas :
    2 mars @11h56   « »
    Radio Lordon

    http://www.la-bas.org/article.php3?...

    L’auteur de ce blog est invité chez Mermet.

  • permalien Betov :
    2 mars @15h49   « »
    Au delà de la Grèce : déficits, dettes et monnaie

    @Pipas, ah ! Pipas !

    Lordon ! Président ! Lordon ! Président ! Lordon ! Président ! :)

    J’avais plus simple que "La fermeture de la bourse" : "Le plafonnement des fortunes personnelles sur 5 millions d’euros". Mais bon... Je vote Lordon aux prochaines régionales. C’est quel parti, déjà ? ;)

  • permalien BA :
    3 mars @15h55   « »
    La Grèce pourrait faire appel au FMI.

    Mercredi 3 mars 2010 :

    La Grèce pourrait faire appel au FMI.

    La Grèce pourrait faire appel au Fonds monétaire international (FMI) si l’Union européenne ne l’aide pas financièrement, a déclaré mercredi 3 mars le Premier ministre grec Georges Papandréou, cité par l’agence de presse ANA.

    Georges Papandréou "a laissé ouverte l’éventualité d’un recours au FMI, si l’UE ne soutenait pas le pays financièrement", a indiqué l’ANA. Néanmoins, l’UE a tout de suite affiché sa "solidarité" à la Grèce.

    Cette déclaration a été faite lors d’un conseil ministériel consacré à de nouvelles mesures d’austérité. A l’issue de ce conseil, Georges Papandréou a indiqué que "le peuple grec attendait la solidarité de l’Europe". "Il s’agit de l’autre partie de l’accord (avec l’UE)", a-t-il déclaré.

    Parmi les mesures annoncées, on retrouve une réduction de 30 % le 13ème mois de salaire, et de 60 % le 14ème mois de salaire touchés par les employés du secteur public. Par ailleurs, le gouvernement a décidé de geler les pensions de retraites des fonctionnaires et des salariés du secteur privé. Enfin, une hausse des taxes sur les alcools, le tabac, les carburants et les produits de luxe, a été décrétée.

    Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a tenu à réaffirmer le soutien de l’UE à la Grèce, sans pour autant s’expliquer sur la forme. "Ce que nous disons naturellement, c’est que nous devons faire preuve de solidarité au sein de l’Union européenne" en faveur de pays en difficulté comme la Grèce. "Personne n’est opposé à cela", a-t-il déclaré. Pressé de s’expliquer sur les moyens utilisés pour venir en aide à la Grèce, José Manuel Barroso a indiqué que "les instruments concrets (d’aide) seront présentés le moment venu".

    De son côté, le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, Jean-Claude Juncker, a réaffirmé que la Grèce peut compter si nécessaire sur l’aide financière de ses partenaires. "Le président de l’Eurogroupe confirme que les membres de la zone euro sont prêts à mener une action coordonnée et déterminée, si nécessaire, afin de préserver la stabilité financière de la zone euro dans son ensemble", souligne-t-il dans un communiqué.

    http://tempsreel.nouvelobs.com/actu...

  • permalien BA :
    3 mars @21h24   « »
    L’Allemagne ne proposera aucune aide à la Grèce vendredi.

    L’Allemagne ne proposera aucune aide à la Grèce vendredi.

    L’Allemagne ne fera aucune offre d’aide à la Grèce vendredi, qui est le jour prévu de la rencontre la chancelière Angela Merkel et le Premier ministre grec George Papandréou à Berlin, a déclaré mercredi Angela Merkel.

    La chancelière allemande discutera vendredi de la mise en oeuvre de ces mesures avec le Premier ministre grec. "Je précise qu’il ne s’agit pas de proposer des aides pour la Grèce lors de cette entrevue, mais d’entretenir les bonnes relations entre l’Allemagne et la Grèce." a précisé Angela Merkel, ajoutant que la Grèce n’avait pas d’autre choix que "d’accomplir son propre travai".

    Face aux pressions de l’Union Européenne et des marchés, le gouvernement grec a décidé de prendre de nouvelles mesures d’austérité qui devraient générer 4,8 milliards d’euros d’économies, soit 2 % du PIB.

    Le ministre des finances allemand Wolfgang Schauble a jugé que cette décision allait dans le bon sens. "Les Grecs prennent ainsi leur responsabilité face à l’Europe et à la monnaie unique" a-t-il déclaré. "Il est maintenant décisif que la Grèce mette en place rapidement ces mesures d’austérité. Cela devrait immédiatement renforcer la confiance des marchés et la Grèce pourra se refinancer sur ces marchés" a-t-il assuré.

    A l’image de leurs dirigeants, la majorité des Allemands sont, à en croire des sondages, hostiles à un renflouement de la Grèce par les contribuables.

    Cependant, quelques voix s’élèvent désormais pour reconnaître que l’intervention de Berlin ou de Paris pourrait être nécessaire pour sauver l’euro et la Grèce de la faillite.

    Officieusement, des discussions ont lieu entre les gouvernements de la zone euro sur les différentes manières d’aider la Grèce si nécessaire, ont affirmé des sources européennes.

    http://www.lesechos.fr/info/inter/r...

  • permalien BA :
    4 mars @08h50   « »
    Woerth : pas de plan de sauvetage franco-allemand pour la Grèce.

    Mercredi 3 mars 2010 :

    Eric Woerth : pas de plan de sauvetage franco-allemand pour la Grèce.

    La Grèce n’a pas demandé à ses partenaires européens de lui apporter une aide financière, et la France et l’Allemagne n’ont pas élaboré de plan de sauvetage pour le pays, a déclaré le ministre du Budget mercredi.

    "Aujourd’hui, il n’y en a pas", a indiqué Eric Woerth lors d’un entretien sur France Inter.

    Il a précisé que la Grèce avait uniquement demandé la coopération et un soutien politique de la part de l’Union européenne.

    http://www.investir.fr/infos-consei...

  • permalien BA :
    4 mars @21h14   « »
    Grèce : le gouvernement évoque un recours au FMI.

    Jeudi 4 mars 2010 :

    Grèce : la grogne sociale monte, le gouvernement évoque un recours au FMI.

    La mobilisation s’est amplifiée jeudi en Grèce contre les mesures d’austérité annoncées la veille par le gouvernement, qui n’a pas exclu un "recours au Fonds monétaire international" pour éviter la faillite.

    Au fil de la journée, les annonces de grève de 24H ou arrêts de travail pour vendredi 5 mars n’ont cessé de tomber : le trafic des aéroports grecs sera ainsi paralysé de 12h à 16H locales (10H-14H GMT), les transports terrestres perturbés, et les écoles primaires et secondaires fermées.

    La chancelière allemande Angela Merkel, qui doit recevoir vendredi M. Papandréou va lui dire "très clairement" que la Grèce doit résoudre elle-même ses problèmes budgétaires, a de son côté affirmé le ministre allemand de l’Economie Rainer Brüderle.

    "Nous devons être fidèles au principe selon lequel chaque pays doit résoudre ses propres problèmes", a-t-il ajouté.

    http://www.boursorama.com/infos/act...

  • permalien
    4 mars @21h18   « »
    Au delà de la Grèce : déficits, dettes et monnaie
  • permalien Casus :
    4 mars @22h11   « »
    Une aide financière aux grecs serait sans effet, selon Paul Jorion

    A lire sur contreinfo, avis de Paul Jorion sur la dette grecque :

    "Vous ne sauverez pas la Grèce en lui enjoignant de baisser le salaire de ses fonctionnaires. Vous ne sauverez pas la Grèce en l’encourageant à combattre la fraude fiscale. Vous ne la sauverez pas non plus en créant une... cagnotte (on tombe ici dans le dérisoire !). Il est beaucoup trop tard pour tout cela. Et de toute manière, le problème n’est pas là."

    Ou encore :

    "Votre cagnotte pour la Grèce, si péniblement rassemblée, sera emportée par la bourrasque en quelques heures, et il vous en faudra immédiatement quatre autres : une autre pour le Portugal, une pour l’Irlande, une pour Chypre et une beaucoup plus grosse que les quatre autres mises ensemble, pour l’Espagne."

    Et aussi :

    "Il n’est pas question de salaires trop élevés : il s’agit de dominos, et de la même manière que le nom de Lehman Brothers était écrit dans le ciel le jour où Bear Stearns est tombée, le nom du Portugal s’inscrira au firmament le jour où la Grèce fera défaut sur sa dette."

    A lire sur
    http://contreinfo.info/article.php3...

  • permalien Lou :
    4 mars @22h20   « »
    Au delà de la Grèce : déficits, dettes et monnaie

    @Casus
    le site du blog de Paul Jorion

  • permalien Betov :
    5 mars @12h01   « »
    Au delà de la Grèce : déficits, dettes et monnaie

    @Casus :

    Tant que monsieur Jorion n’aura pas explicité la signification de l’absurde slogan de "l’interdiction des paris sur les fluctuations de prix", on en restera au baratin improductif. Peut-être ne lui est-il jamais venu à l’esprit que la majorité des petits joueurs au casino de la bourse... achètent quand les cours ont suffisamment baissé... et vendent quant ils ont suffisamment monté. Ce qui ne manque pas d’avoir un effet *stabilisateur* sur le marché, vu que les petits n’ont pas les moyens de manipuler les cours.

    Comment ce monsieur peut être aussi aveugle aux problèmes réels de la dominance sociale, tout en se présentant comme un "anthropologue", est une chose qui me passe au dessus de la tête !!! Comment peut-il imaginer que les dominants sociaux ne trouveront pas d’échappatoire à toute réglementation me laisse pantois devant tant de naïveté.

    S’il avait été "anthropologue" à l’époque des massues en bois, il aurait sans doute recommandé d’enrober les massues de chiffons.

  • permalien Casus :
    5 mars @15h42   « »
    du format des analyses

    @ Betov

    S’il est vrai que la posture d’oracle dans laquelle apparaît Jorion est parfois exaspérante, s’il est vrai que l’argumentation est parfois faiblarde, tout n’est pas à jeter dans son analyse.

    En particulier, deux idées me semblent intéressantes :

    1) l’hypothèse d’une réglementation contraignante relative à la spéculation sur les dettes publiques. Mais est-ce techniquement possible ? Comment ? (et sans doute illusoire pour le cas grec, compte tenu de l’urgence)
    2) quels risques qu’une cagnotte soit sans effet même à court terme ?

    Quoi qu’il en soit, ce n’est pas dans le format d’un petit entretien de quelques minutes sur france info que l’on peut sérieusement répondre à ces questions...

  • permalien Pipas :
    6 mars @09h58   « »
    Suppression de la bourse !

    @Betov
    Je dois admettre que je partage votre point de vue.
    Là où Lordon le chirurgien répare, Jorion l’infirmier met un pansement sur la plaie (admettez toutefois que cela soit mieux que rien) de la crise.
    La bourse est l’instrument du capital, la massue de la dominance sociale.
    Désarmons les porcs et les assassins ! Suppression de la bourse !

  • permalien Joe Liqueur :
    6 mars @16h14   « »
    Au delà de la Grèce : déficits, dettes et monnaie

    La distinction entre possible et "impossible" me semble extrêmement importante. C’est crucial. Car le fondamentalisme capitaliste est affligé d’une tare politique insurmontable. Il a en effet un credo qui peut s’énoncer de la manière suivante :

    Tout ce qui peut être rentable doit être et doit l’être ; tout ce qui ne peut pas être rentable NE DOIT TOUT SIMPLEMENT PAS ETRE.

    Le fondamentalisme capitaliste enterre ainsi le prométhéisme, la politique, et l’homme. C’est une injure à l’humanité et à son histoire (un trait commun, du reste, à tous les fondamentalismes).

    Vous avez bien raison également de préciser qu’"on ne peut pas reprocher à des agents économiques de poursuivre leurs intérêts", et qu’il faut donc regarder du côté des structures. Je trouve que vous tirez là le meilleur des enseignements de "Papa Marx".

    Je suis plutôt réservé quant au SLAM, ou quant à la fermeture des marchés d’actions, ou quant au "système socialisé du crédit", ou quant à cette fameuse idée que vous exprimez ici en ces termes : "il ne faut pas perdre de vue les risques que comporte de remettre le robinet monétaire directement dans les mains de l’État", et surtout par les conclusions que vous en tirez - j’admets volontiers que ces risques existent, mais je pense qu’ils doivent être pris.

    De même, quand vous affirmez ceci : "La seule chose qui soit bien certaine est que la pire des solutions consiste en la remise unilatérale et inconditionnelle du pouvoir de création monétaire à l’État"… eh bien, je me permets de douter.

    Quand je lis que "la possibilité du financement monétaire devrait être la contrepartie sine qua non de l’indépendance (de la BC)", je ne peux m’empêcher d’y voir une sorte de contradiction. Surtout quand vous évoquez un peu plus loin "l’impérative subordination de la banque centrale (…) à la souveraineté démocratique" (les arguments qui suivent ne m’ont pas convaincu). De mon point de vue, la première phrase fait fi, justement, de la souveraineté nationale et de la démocratie… dont vous ré-affirmez pourtant la légitimité un peu plus loin. En démocratie, les gouvernants sont les représentants de la nation ; la nation dirige l’Etat ; comment la nation pourrait-elle être privée d’un pouvoir discrétionnaire sur l’émission monétaire ? C’est tout le débat entre nationalisation et socialisation, et à ce stade, si je comprends bien, je penche pour la première option alors que vous penchez pour la seconde.

    Du coup la dernière partie de votre texte ("Rendre la politique économique à la démocratie") me semble assez bancale. Quand vous évoquez la composition des collèges, ou les procédures d’"accountability", ou le différend "tranché politiquement", j’ai tendance à penser que vous me donnez un peu raison.

    "Une longue marche sans doute", concluez-vous. J’ai l’impression que vous faites des détours inutiles…

  • permalien BA :
    6 mars @21h13   « »
    Le chômage aux Etats-Unis.

    Etats-Unis : quelles sont les magouilles qui permettent de truquer les chiffres du chômage ?

    Première magouille : les travailleurs découragés n’apparaissent pas dans les chiffres du chômage. Leur nombre explose depuis un an.

    - Février 2009 : les travailleurs découragés étaient 731 000.

    - Décembre 2009 : les travailleurs découragés étaient 929 000.

    - Janvier 2010 : les travailleurs découragés étaient 1 065 000.

    - Février 2010 : les travailleurs découragés étaient 1 204 000.

    Concernant les destructions d’emplois, les deux derniers chiffres sont les suivants :

    En janvier 2010, 26 000 emplois ont été détruits.

    En février 2010, 36 000 emplois ont été détruits.

    Nonfarm payroll employment was little changed (- 36 000) in February, and the unemployment rate held at 9.7 percent, the U.S. Bureau of Labor Statistics reported today.

    Among the marginally attached, there were 1.2 million discouraged workers in February, up by 473,000 from a year earlier.

    http://www.bls.gov/news.release/pdf...

    La magouille la plus efficace, c’est de faire sortir des statistiques les chômeurs qui ont travaillé pendant un très court moment.

    Par exemple, cette magouille permet de ne pas compter les chômeurs qui ont travaillé seulement une heure pendant le mois de février 2010.

    Vous avez travaillé une heure pendant le mois de février ? Allez hop ! Vous n’êtes plus comptabilisé comme chômeur !

    C’est écrit page 3 :

    « Workers who received pay for any part of the reference pay period, even one hour, are counted in the February payroll employment figures. »

    http://www.bls.gov/news.release/pdf...

    Les chiffres du chômage sont donc des chiffres truqués.

    Comment savoir le chiffre réel du chômage aux Etats-Unis ?

    Les données corrigées des variations saisonnières (= Seasonally adjusted) montrent que le taux de chômage réel est en février 2010 de 16,8 %.

    1- Le chiffre officiel : 9,7 % de chômage. C’est la rubrique « U-3 ».

    2- Le chiffre réel : 16,8 % de chômage. C’est la rubrique « U-6 ».

    http://www.bls.gov/news.release/emp...

  • permalien Raisonable :
    9 mars @12h52   « »
    Au delà de la Grèce : déficits, dettes et monnaie

    financement obligataire vs monetaire ?

    Et si la solution etait plutot de ne pas vivre au dessus de ses moyens ???? Lordon - vous auriez pensez avant ca vous aurait eviter de vous fatiguer a nous servir votre soupe...

    Bon sinon le financement obligataire obligent a la retenue de la part des etats. Laisser les politiques imprimer des billets pour les distribuer a tous ceux qui ont un pouvoir de nuisance. Je vous dit pas le resultat = > nigeria.

  • permalien Allo :
    9 mars @15h17   « »
    Au delà de la Grèce : déficits, dettes et monnaie

    @ DeRaisonnable :

    comment tu fais pour assurer la conso, la vente, la production alors ?
    La demande, les flux, l’afflux de liquidite et ainsi de suite...

    Qui est ce qui nous sert la soupe ?

  • permalien DOUILLON :
    9 mars @17h14   « »
    Au delà de la Grèce : déficits, dettes et monnaie

    Je suis très modeste en économie mais j’ai appris, pas mal...
    Pour détendre... Petit Clin d’oeil humoristique sur les problèmes actuels de la Grèce sur : http://douillon.canalblog.com/
    Bons Sourires
    JEAN PATRICK

  • permalien BA :
    10 mars @21h45   « »
    Des nouvelles des Etats-Unis.

    Mercredi 10 mars 2010 :

    USA : déficit budgétaire record de 221 milliards de dollars en février.

    Le déficit cumulé pour les cinq premiers mois de l’année (octobre 2009-février 2010) atteignait la somme record de 651,602 milliards de dollars fin février.

    La Maison-Blanche prévoit que le déficit pour l’ensemble de l’année 2009-2010 atteindra la somme inouïe de plus de 1 555 milliards de dollars, effaçant le record de plus de 1 415 milliards de dollars constaté l’année précédente, du fait des efforts de relance économique du gouvernement.

    http://www.boursorama.com/infos/act...

    D’après le Fonds Monétaire International, en 2014, quelle sera la dette publique par rapport au PIB ?

    La dette publique de l’Allemagne sera de 91,4 % du PIB.

    La dette publique de la France sera de 95,5 % du PIB.

    La dette publique du Royaume-Uni sera de 99,7 % du PIB.

    La dette publique de la Belgique sera de 111,1 % du PIB.

    La dette publique des Etats-Unis sera de 112 % du PIB.

    La dette publique de l’Italie sera de 132,2 % du PIB.

    La dette publique de la Grèce sera de 133,7 % du PIB.

    C’est à la page 30 :

    http://www.imf.org/external/pubs/ft...

  • permalien betov :
    11 mars @10h10   « »
    Au delà de la Grèce : déficits, dettes et monnaie

    Après la guerre du gaz, dont pratiquement personne n’a parlé, en dépit du fait qu’il s’agisse d’un point de basculement du monde bien plus sérieux que la crise de subprimes, voici le nouveau gag dont presque personne ne parlera :

    http://www.thenational.ae/apps/pbcs...

    Réembobinage des faits :

    1) Les USA viennent de perdre toute possibilité de créer des troubles en Asie Centrale pour nuire à la Chine et à la Russie (fin de la guerre du gaz). Résultat : Les USA se retrouve piégés sans plus aucun but à leur guerre en Afganistan.

    2) Toujours en espérant nuire à la Chine, les USA souhaite attaquer l’Iran.

    3) Pour attaquer l’Iran, les USA ont besoin de la complicité d’une Chine qui ne comprendrait rien à rien. Ils poussent donc à leurs serviteurs, les arabes pétroliers, de briser le lien pétrolier Chine-Iran, en proposant des accords privilégiés Chine-Arabie Saoudite.

    4) Les Chinois placent leurs pions en proposant à l’Arabie Saoudite d’héberger des stocks pétroliers... sur le sol Chinois !!! Et ça marche. On rêve. L’arme du chantage énergétique produit l’exact inverse du but recherché.

  • permalien eric :
    14 mars @03h56   « »
    Au delà de la Grèce : déficits, dettes et monnaie

    Directeur général de la banque Rothschild en 56, Pompidou abandonne ce poste pour celui de Premier ministre en 62
    Par la suite, Georges Pompidou travaillera quatre ans pour la banque Rothschild, tout en restant un conseiller très proche de Charles de Gaulle.

    Les conséquences de la présidence pompidou :

    Depuis 1973 la France s’est interdite de créer la monnaie dont elle a besoin pour combler ses propres déficits, que ce soit en fonctionnement (salaires et retraites des fonctionnaires, loyers, etc.) ou en investissements pour son développement (écoles, routes, ponts, aéroports, ports, hopitaux, bibliothèques, etc..) mais s’est obligée à emprunter sur les marchés monétaire en émettant des obligations (bons du Trésor) sur lequel évidemment elle doit payer un intérêt à ceux qui souscrivent (40% du montant par des résidents, 60% par des non-résidents), ce qui a pour conséquence, comme nous l’avons vu plus haut, qu’au fil des années la dette s’alourdit d’un montant sensiblement égal au "déficit", qu’il faut couvrir par l’emprunt, c’est-à-dire par l’émission d’obligations nouvelles auprès du public et surtout des investisseurs institutionnels (assurances, banques, etc).

  • permalien tchoo :
    2 avril @22h42   « »
    Au delà de la Grèce : déficits, dettes et monnaie

    Bon là, je comprends plus grand chose.
    Mais, la crise de la Grèce n’est-elle pas artificiellement provoquée par une agence de notation (c’est quoi ce machin) qui brusquement dégrade la note du pays (ah bon !, les pays sont notés ?) sur des critères objectifs(?) ou pas, mais tout aussi comparable à d’autres dont la note n’est pas dégradée (pas encore) ou d’autres encore plus endettés dont la note ne sera jamais dégradées, parce que les suceurs de profits n’auraient rien à y gagner.

    J’en retiens que le système est pourrie jusqu’au trognon, qu’il n’y a rien à y gagner pour les peuples et qu’ils font pendre haut et court tous les profiteurs et organisateurs dudit système.
    Peuple du monde à vos fourches

  • permalien J-C :
    21 mai @17h08   « »
    Propice sauvetage Allemand ?

    Donc le parlement Allemand a voté "pour", une aide à la zone Euro, et l’on entend Mme Merkel comme le ministre de l’économie Schäuble parler davantage de rigueur budgétaire - amplement repris dans les médias Allemands - que de régularisation de la finance, voeux pieux, mais hélas resté sans suite depuis un an, depuis le sauvetage des banques !

    Les médias Allemands se sont aussi très vite éloignés du 2 ème scandale d’évasion fiscale vers le Lichtenstein, par contre ils se font largement échos du débat sur d’éventuelles hausses fiscales ou création de nouvelles taxes à l’image de la France : comme le péage des autoroutes (encore gratuites en Allemagne).

    Un sauvetage qui arrive propicement pour justifier une presion fiscale bien ciblée puisque cela atteindra bien peu les habituels terroristes financiers.

  • permalien David CABAS :
    31 mai @02h50   «

    Connaissez vous la loi Giscard Pompidou et le Traité de Maastrich ?

    Alors que les bourses chutent, que l’Euro est à l agonie, que les plans d’austérités se multiplie à travers l’Europe, il serait sage de connaître les vrais raisons de l’augmentation de la dette !

    Le bon sens commun voudrait que la dette soit du à trop de sociale, trop de santé, trop de services publiques, trop de fonctionnaires, trop de retraites. Nos responsables politique se font l’écho d’un tel message et mettent en œuvre des plans sensés répondre aux problèmes de la dette !

    Mais tout ceci est une arnaque : L’arnaque de la dette !

    Jusqu’au 3 janvier 1973, la Banque de France avait le droit d’émettre du crédit à très bas taux d’intérêt afin de financer les besoins de l’état et d’investir dans les projets d’avenir !

    Mais sous prétexte d’inflation, le gouvernent Giscard Pompidou a cru bon empêcher la Banque de France de faire son travail en transférant de fait le pouvoir aux banques privés. Et oui depuis cette époque la France s’endette auprès des marchés financiers avec des taux d’intérêts élevés et c’est obligatoire pour tous les pays membres depuis Maastrich et les traités suivants !

    En claire, ce sont les taux d’intérêts imposés sur la dette qui créer l’augmentation folle des dette publique !

    L’alternative

    Un retour au crédit publique productive, redonner le pouvoir au nation de battre monnaie afin de l’investir non dans les bulles spéculatives ou dans les jeux des casinos financiers mais bien dans l’économie physique au service de la population et du travail humain.

    Nous devons dire Non au chantage de l’empire de la finance de la City de Londre et de Wall Street à New York

    Si tu veux rejoindre la bataille pour changer le système économique rejoins moi sur mon groupe : http://www.facebook.com/group.php?g...

    David CABAS
    david.cabas.over-blog.fr

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