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Un document confidentiel du ministère de la justice

Quand la France laisse entrer les produits des colonies et poursuit ceux qui s’y opposent

jeudi 18 mars 2010, par Alain Gresh

La Cour de justice de l’Union européenne vient d’adopter une importante résolution dont témoigne un communiqué de presse du 25 février, « Des produits originaires de Cisjordanie ne peuvent bénéficier du régime douanier préférentiel de l’accord CE-Israël ».

« La Cour statue que les produits originaires de Cisjordanie ne relèvent pas du champ d’application territorial de l’accord CE-Israël et ne sauraient donc bénéficier du régime préférentiel instauré par celui-ci [1]. Il s’ensuit que les autorités douanières allemandes pouvaient refuser d’accorder le traitement préférentiel prévu par cet accord aux marchandises concernées au motif que celles-ci étaient originaires de Cisjordanie. »

« La Cour rejette également l’hypothèse selon laquelle le bénéfice du régime préférentiel devrait être, en tout état de cause, octroyé aux producteurs israéliens installés en territoires occupés soit en vertu de l’accord CE-Israël soit sur la base de l’accord CE-OLP. La Cour relève que des marchandises certifiées par les autorités israéliennes comme étant originaires d’Israël peuvent bénéficier d’un traitement préférentiel uniquement en vertu de l’accord CE-Israël, pourvu qu’elles aient été fabriquées en Israël. »

Pourtant, malgré cette résolution, qui confirme bien d’autres déclarations, le gouvernement français se garde bien de toute action contre ces importations illégales qui contribuent à l’extension des colonies que, par ailleurs, verbalement, il condamne.

En revanche, il a décidé de poursuivre ceux qui, exaspérés par la paralysie de la communauté internationale, se battent pour que ces produits n’entrent pas en France et pour que les entreprises françaises désinvestissent – faisant par exemple campagne contre Veolia et Alstom qui construisent un tramway à Jérusalem.

Depuis plusieurs semaines déjà, le gouvernement français a développé une campagne calomnieuse contre ceux qui s’élèvent contre l’entrée des produits des colonies, prétendant qu’ils veulent boycotter les produits casher ! Mme Michèle Alliot-Marie, ministre de la justice, a, quant à elle, effectué un virage à 180 degrés sur cette question (lire Dominique Vidal, « Boycott : la contre-offensive d’Israël et de ses amis », La valise diplomatique, 22 février 2010).

Avec le zèle des nouveaux convertis, elle a entériné le 12 février une « dépêche » de la direction des affaires criminelles et des grâces aux procureurs généraux près les cours d’appel. Ce texte confidentiel, que l’on trouvera ci-dessous (PDF), confirme d’abord ce que nous écrivions dans Le Monde diplomatique au mois de juin 2009, à savoir que « l’indépendance de la justice n’est plus un dogme ».

M. Jean-Marie Huet, directeur des affaires criminelles et des grâces, écrit :

« Depuis le mois de mars 2009, plusieurs procédures faisant suite à des appels au boycott de produits israéliens (...) ont été portées à la connaissance de la direction des affaires criminelles et des grâces. (...) Il apparaît impératif d’assurer de la part du ministère public une réponse cohérente et ferme à ces agissements. A cette fin et dans la perspective éventuelle d’un regroupement des procédures (...) j’ai l’honneur de vous prier de bien vouloir porter à la connaissance de la direction des affaires criminelles et des grâces tous les faits de cette nature dont les parquets de votre ressort ont été saisis. »

Et, au cas où les procureurs n’auraient pas compris leur devoir :

« Si certaines procédures ont déjà fait l’objet de classements sans suite, vous prendrez soin d’exposer de manière détaillée les faits et de préciser les éléments d’analyse ayant conduit à cette décision. »

Ce que l’on attend avec intérêt, c’est la dépêche du ministère demandant aux procureurs de poursuivre les magasins qui vendent des produits israéliens entrés illégalement dans le pays, car sans mention du fait qu’ils ont été fabriqués dans des territoires que la France continue de considérer comme occupés.

PDF - 848.6 ko
Dépêche de la direction des affaires criminelles et des grâces

Notes

[1] La faible taxation des produits israéliens est l’objet principal de l’accord d’association avec Israël, signé en 1995 et entré en vigueur en 2000. De nombreuses organisations dans le monde demandent la suspension de cet accord. Pour en savoir plus, voir le site de la campagne Boycott-Désinvestissement-Sanctions (BDS)-France.

682 commentaires sur « Quand la France laisse entrer les produits des colonies et poursuit ceux qui s’y opposent »

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  • permalien Orangerouge :
    18 mars @18h52   »
    On peut signer ici pour dire ce que l’on pense au menteurs du gouvernement français

    Pétition qui a déjà, et très rapidement, recueilli plus de 3000 signatures :

    http://www.france-palestine.org/art...

  • permalien Deïr Yassin :
    18 mars @19h32   « »

    "Seeds of peace"
    Un documentaire hollandais, nominé pour le prix de la recherche journalistique 2009 aux Pays-Bas, un ’must’ pour tout syndicaliste ou sympathisant de la campagne BDS. Malheureusement en anglais.

    Sujet : les conditions de travail des Palestiniens dans une zone industrielle israélienne, "délocalisée" dans une colonie de Cisjordanie, située sur la frontière de ’67, nommée "Graines d’Espoir" - bien, si on peut rendre l’occupation un peu plus poétique, pourquoi pas ?
    Quelques extraits :
    - Une des usines dans la zone industrielle fut originellement localisée en Israël mais en 1982 elle fut fermée sur ordre de la justice après une plainte des voisins concernant la pollution. 5 années plus tard, l’usine fut rouverte du côté palestinien de la Ligne Verte. Encore une fois, des voisins côté israélien ont porté plainte mais cette fois on a jugé que la fermeture n’était pas nécessaire puisque le vent soufflait en direction de la Cisjordanie.
    - Un spécialiste israélien nous explique qu’il est préoccupé par une éventuelle pollution, non pas pour les Palestiniens, mais parce que l’eau que boivent les gens à Tel Aviv vient de cette région.
    - L’augmentation des zones industrielles implantées dans les Territoires Occupées est, selon un syndicaliste israélien, pour contourner les lois israéliennes. En plaçant ces zones sur la Ligne Verte, cela permet à l’employeur de rester en Israël, la production et les salariés en Cisjordanie où le salaire est 1/3 de celui en Israël. En plus, et cela est très important, cela permet d’exporter vers le monde arabe puisqu’on met l’étiquette "Made in Palestine". Tout bénéf pour "La Lumière des Nations" : ils paient des miettes, pas de droit de travailleurs, on entend même que les Palestiniens sont "productifs" et ils se prennent la pollution.
    - Dans la législation israélienne, il y a une ambiguïté : est-ce que les colonies dans les Territoires Occupées font partie d’Israël ou non, est-ce qu’elles doivent appliquer les lois israéliennes ?
    Une représentante de Histadrout dit clairement qu’ils ont d’autres priorités [juives ?] que de défendre les travailleurs palestiniens.

    www.march21.nl/video_seedsof...

    www.info-palestine.net/artic...

  • permalien michael :
    18 mars @19h41   « »

    il faut poursuivre ceux qui boycottent les produits des colonies

  • permalien Orangerouge :
    18 mars @19h46   « »
    Boycott de l’Apartheid israélien !

    APPEL A RASSEMBLEMENT LE 30 MARS 2010 A 18 H 30 DEVANT LE MINISTÈRE DE LA JUSTICE : BOYCOTT DE L’OCCUPANT ISRAÉLIEN !

    http://www.europalestine.com/spip.p...

    A l’occasion de la Journée de la Terre, symbole de la résistance du peuple palestinien contre l’occupant israélien, à l’heure où les dirigeants israéliens intensifient la colonisation, se livrent à de graves provocations à Jérusalem, et maintiennent le blocus inhumain de Gaza, nous demanderons à Mme Alliot-Marie de nous mettre en examen, comme elle en a fait la promesse aux dirigeants israéliens.

    Nous appelons également à des rassemblements devant les Palais de Justice d’autres villes, le même jour.

  • permalien michael :
    18 mars @19h46   « »

    our l’État français, le boycott engendre bien une discrimination, acte puni par la loi. Selon l’article 225-1 du code pénal [4] :

    « [La discrimination] commise à l’égard d’une personne physique ou morale, est punie de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende lorsqu’elle consiste à entraver l’exercice normal d’une activité économique quelconque. »

  • permalien Orangerouge :
    18 mars @19h51   « »
    Ne vous ennuyez plus, seul chez vous, samedi en huit ...

    La GUPS – Union Générale des étudiants de Palestine – à Paris appelle à une grande manifestation Samedi 27 Mars à 14h au départ de Barbès :

    http://www.ism-france.org/news/arti...

    Une conférence à l’occasion de la Journée de la Terre suivie de poésie et de musique palestinienne le samedi 27 mars à 18h30 :

    http://www.ism-france.org/news/arti...

    Contre le clientélisme obscène du Maire de Paris, là c’est en avril :

    http://www.ism-france.org/news/arti...

  • permalien Orangerouge :
    18 mars @19h57   « »

    Pratiquer depuis un demi siècle l’épuration ethnique, et tuer des hommes, des femmes, des enfants, michael, c’est beaucoup plus gravement illégal. Et en être complice, soutenir de tels crimes, est aussi illégal et extrêmement grave.

  • permalien Deïr Yassin :
    18 mars @20h20   « »

    @ Michael
    Puisque vous êtes là : Vous avez réfléchi à ma question ?

    Quelle est votre proposition pour résoudre le conflit ??

    Vous savez, les colonie se trouvent en territoire occupée : ter-ri-toi-re-oc-cup-pe, et à part Israël, personne, même pas les Etats-Unis ont reconnu l’annexion de facto.

    Vous avez fait vos études de droit dans une Yeshiva ?? Sachez que le monde entier n’est pas encore gouverné par le Torah.

    Et puis j’ai quelque chose pour vous. Vous nous avez dit que vos parents ont quittés la Tunisie parce qu’il ne fait pas bon d’être Juif dans un pays arabe. Pas de bol, parce qu’en Palestine, les Arabes, il y en a pleins. Et nous ne sommes pas aussi gentils que les Tunisiens, quoique je trouve que mes frères ont montré une gentillesse excessive face à ses hôtes qui finalement se sont accaparés de notre pays.
    Voilà une Juive tunisienne qui n’est pas d’accord avec vous. Ecoutez bien ce que ces Juifs Maghrébins ont à dire car ils n’ont pas souvent la parole :

    www.youtube.com/watch ?v=Xqzg...

    PS. Vous nous avez posté un papier démontrant que malgré le boycott, l’économie israélienne se porte à merveille. Qu’elle s’était, au contraire, améliorée à cause du boycott.
    Il faut être cohérent. Faut pas trop secouer la tête en priant, cela donne des idées pas claires.

  • permalien Lou :
    18 mars @20h37   « »

    @ Deïr Yassin

    C’est un très bel extrait en effet du film " Route 181, fragments d’un voyage en Palestine-Israël", un film de Michel Khleifi et d’Eyal Sivan

  • permalien koui :
    18 mars @20h48   « »
    raisons de l’interdiction ?

    Je ne comprends pas sur quoi est fondée l’interdiction de l’appel au boycott des produits israéliens. On avait boycotté les oranges outspan à l’époque de l’apartheid (pendant que le gouvernement de mitterand aidait secretement les racistes sud africains). Est ce que ce serait interdit aujourdhui ? Boycotter c’est appeller les gens a ne pas acheter un produit. Ils sont libres de l’acheter quand même. Tous les jours on nous pousse à acheter des produits par la publicité. Est ce qu’on n’a plus le droit de d’appeller les gens à ne pas en acheter certains ? Personnellement, je considére qu’il s’agit d’une atteinte à la liberté d’expression, une atteinte gravissime. C’est donc un probléme dont l’importance pour les francais dépasse largement le conflit israelo-palestinien. Je pense que les associations de consommateurs devraient rentrer dans le débat sinon, elles seront bientot poursuivies.

  • permalien Noval :
    18 mars @20h55   « »

    La circulaire adressée par la Direction des Affaires Criminelles et des Grâces à tous les chefs de Parquet de France mentionne que " Par jugement du 2 février 2010, le tribunal correctionnel de Bordeaux a prononcé une condamnation à l’encontre d’une personne poursuivie sous la qualification précitée (entendre provocation publique à la discrimination ) pour des faits de cette nature ".

    C’est bien la première fois que je vois une circulaire de ce ministère s’appuyer sur un jugement de première instance pour tenter d’asseoir une politique pénale ; en effet, la décision rendue par le tribunal correctionnel de Bordeaux n’est, d’après les renseignements en ma possession, pas définitive puisqu’aussi bien la prévenue a fait appel. Elle doit donc être considérée par tout le monde ( et avant tout par le Ministère de la Justice...) comme étant innocente.

    La circulaire dispose que " si certaines procédures ont fait l’objet d’un classement sans suite, vous prendrez soin d’exposer de manière détaillée les faits et de préciser les éléments d’analyse ayant conduit à ces décisions " . Autrement dit, il s’agit pour le ministère de préparer d’ores et déjà toute l’argumentation juridique nécessaire afin d’éviter à l’avenir des classements sans suite .

    Pour que le Ministère de la Justice ait cru utile de diffuser, dans le cadre de la campagne de boycott de produits israéliens, une telle circulaire, c’est que pour certains, il y a péril en la demeure ...
    Il s’agit surtout de ne pas se laisser impressionner !

  • permalien Orangerouge :
    18 mars @21h01   « »

    koui, c’est politique, la politique de la Ministre française de la Justice est dictée par l’état d’Israël et ses soutiens.

  • permalien Deïr Yassin :
    18 mars @21h10   « »

    @ Lou 18 mars 20h37
    Je vais profiter pour mettre le film entier en ligne (sous-titré en italien, mi dispiace) : La Route 181

    www.youtube.com/view_play_li...

    Et pour revenir à la coexistence, voilà une conversation en 5 parties entre Michel Khleifi et Simone Bitton autour de son film "Le Mur" :

    1) www.youtube.com/watch ?v=rT3B...

    Au début du 2eme extrait, Bitton dit :
    "C’est un pays qui est à la fois Juif et Arabe, et moi aussi, je suis à la fois Juive et Arabe . . S’ils coupent ça, ils me coupent, moi, si c’est les Juifs d’un côté, les Arabes de l’autre, je vais où moi ??"

    Personnellement, ça me donne envie de pleurer !

  • permalien Lou :
    18 mars @22h21   « »

    à écouter sur France-Inter d’autant plus facilement que c’est le tout début, se présentant (cette fois-ci) comme Sonia, Sakina Arnaud pose la question du BDS à Daniel Cohn-Bendit .

  • permalien Orangerouge :
    18 mars @22h27   « »

    Ton lien ne fonctionne pas Lou.

  • permalien Lou :
    18 mars @22h35   « »

    pardon

    j’ai l’impression qu’on entend mieux , c’est la seconde vidéo

  • permalien Yvan :
    18 mars @22h42   « »

    Le spectre du boycott, par Olivier Esteves (Le Monde diplomatique)

    En France, on peut citer la législation dite « anti-boycottage » de 1977, laquelle associe dangereusement la notion de « boycott » à celle de « discrimination raciale » : elle fut votée à la suite d’un durcissement du boycott d’Israël par certains pays de la Ligue Arabe. Ensuite, le code pénal, dans son article 225-2 (alinéa 2), condamne toute action visant à « entraver l’exercice normal d’une activité économique ». On se gardera d’épiloguer sur le sens très vague de l’adjectif « normal ». C’est l’idée d’une sacro-sainte liberté du commerce qui est martelée ici ; rien de surprenant à cela, puisque ce dogme avait déjà été proclamé lors de la Révolution française, avant d’être repris, bien plus tard, dans un cadre européen : ainsi, les articles 85 et 86 du traité de Rome visent à décourager certaines pratiques anti-concurrentielles, auxquelles, cela va sans dire, le boycott peut parfois s’apparenter. Enfin, différentes mentions figurant dans l’Accord Multilatéral sur l’Investissement (AMI) de l’OMC, qui ne fut jamais ratifié suite aux vastes manifestations de Seattle (1999), ambitionnaient rien moins que « l’impossibilité du boycott ».

    On voit que l’article 225-2 (alinéa 2) du code pénal, justifie totalement le boycott dès lors qu’on admet que l’occupation des terres palestiniennes par l’armée israélienne constitue une entrave à l’activité économique palestinienne.

  • permalien elbé :
    18 mars @23h07   « »

    J’avais dit, il y a quelques mois, sur ce site , que l’UPJF demandait à l’Etat français d’assimiler la critique d’Israel et le BDS à de l’antisémitisme et par conséquent de poursuivre en justice toutes personnes s’y adonnant.

    La critique d’Israel n’est pas (encore) condamnable mais le BDS c’est (presque ) déjà fait.

    "on" (vous savez qui) m’avait répondu qu’il s’agissait d’un hoax...

  • permalien elbé :
    18 mars @23h15   « »

    Le boycott, il faudrait qu’il soit si massif, qu’il serait impossible de poursuivre en justice des milliers de gens.

  • permalien elbé :
    18 mars @23h27   « »

    Du même article que Yvan :

    Le boycott a toujours effrayé les élites, politiques comme économiques. Historiquement, deux facteurs principaux expliquent cette peur. Il y a d’abord la dynamique du nombre, et le déséquilibre des forces en présence que celle-ci induit. En effet, le boycott est l’arme du faible politiquement et économiquement, mais du fort démographiquement. L’exemple de l’Inde est sans doute le plus édifiant à cet égard : ainsi, vers 1900, les divisions de Dacca et de Chittagong, dans le Bengale Oriental, comptaient 21 administrateurs civils et 12 officiers de police pour un total d’environ 17 millions d’habitants. N’importe quelle action de boycott, compte tenu de ce déséquilibre, ne pouvait être que très inquiétante pour Londres.

    Deuxième élément : la difficulté de légiférer contre le boycott. N’importe qui peut tout à fait décider, à titre privé, de ne pas acheter de textiles britanniques en 1921 à Bombay, de ne pas prendre un bus ségrégationniste en Alabama au début des années 1960, ou encore de refuser d’allumer la télévision sur la retransmission des J. O. de Pékin. Forts de ces certitudes, les organisateurs de boycotts ont très souvent été conscients du caractère potentiellement irrésistible de leur démarche. On peut encore remonter jusqu’à Jonathan Swift lui-même. Dans un court essai au titre pourtant interminable (Proposition visant à n’utiliser que des produits manufacturés irlandais, qu’il s’agisse de textiles, de mobilier, ou de tout autre chose, et, surtout, à rejeter absolument et à renoncer à tout ce qui vient d’Angleterre et peut servir de vêtement), notamment, on sent que Swift exsude la confiance de celui qui sait avoir choisi l’arme fatale. Cela est vrai même si son lectorat était extrêmement limité en nombre.

    Pour le législateur et les élites économiques, contrecarrer un boycott revient le plus souvent à empêcher la conjugaison de ces deux paramètres, c’est-à-dire à faire en sorte que le choix privé, et guère répréhensible, de « dire non » à quelque chose ou à quelqu’un ne se généralise pas en mouvement de masse. Ceci est particulièrement vrai dans le domaine économique, où de multiples dispositions du droit français, européen ou international peuvent être interprétées, même implicitement, comme une interdiction du boycott, ou plutôt de l’appel public au boycott. Dès le début du XXe siècle, l’anarchiste Emma Goldman déplorait la mise en branle d’un arsenal législatif outre-Atlantique qui visait avant tout à rendre illégale la pratique collective d’un boycott, arme régulièrement brandie en Amérique, depuis le Boston Tea-Party (1773) jusqu’aux grèves Pullman (1894) (5).

    http://www.monde-diplomatique.fr/20...

  • permalien K. :
    18 mars @23h36   « »

    Amira Hass, en 2007 :

    L’histoire a montré que Haidar Abdel Shafi avait eu raison aux dépens de Yasser Arafat

    Dans les pourparlers qui ont conduit aux Accords d’Oslo, qui ont eu lieu à l’insu de Abdel Shafi, l’actuel président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas (Abou Mazen), Ahmed Qoreï (Abou Ala) et Yasser Arafat ont accepté ce que lui avait catégoriquement refusé : différer les discussions sur les colonies de peuplement dans les territoires. Il avait averti que cela permettrait aux colonies juives de s’étendre et à l’accaparement des terres palestiniennes par Israël de se poursuivre.

    Les concessions faites par les Palestiniens à Oslo, avait-il dit, ont transformé, aux yeux du monde, les territoires occupés en de simples « territoires contestés », les deux parties ayant apparemment le même droit à la propriété. Dans ses dernières années il a vécu dans une profonde frustration parce que ses avertissements s’étaient vérifiés.

  • permalien Lou :
    19 mars @01h02   « »

    Hommage : 1919-2007 Haidar Abdel Shafi, un grand démocrate
    Jean-Paul Chagnollaud

    Avec son humour britannique et son style de lord anglais, il sut très vite se faire apprécier par les diplomates et les médias du monde entier. Deux ans plus tard, de passage à Paris, il me confiait sa fureur d’avoir été utilisé par Yasser Arafat qui ne l’avait pas informé des négociations secrètes qui s’étaient nouées pour aboutir aux accords d’Oslo à l’égard desquels il restera très réservé. Cela ne l’empêchera pas de se présenter aux premières élections législatives organisées dans ce cadre en 1996 pour s’y affirmer dans l’opposition et faire vivre ainsi la démocratie à laquelle il était, par dessus tout, attaché. Au lendemain de son élection qui ressembla à une forme de plébiscite, il m’expliqua qu’il allait se présenter au poste de président du Conseil législatif non pour être élu car le Fatah y disposait d’une écrasante majorité mais pour bien montrer l’existence d’une opposition au parti dominant. Malgré le respect qu’il inspirait à tous, il fut donc battu par le candidat officiel, Ahmed Qoreï. Dans les années qui suivirent, il resta toujours égal à lui-même, profondément fidèle à ses convictions en soutenant toutes les démarches allant dans le sens de la démocratie.

  • permalien une bille :
    19 mars @06h39   « »

    L’histoire a montré que Haidar Abdel Shafi avait eu raison aux dépens de Yasser Arafat

    Dire que c’est Arafat qui à invité Sharon sur la Place des Mosquées, c’est aller un peu vite en torpillage de cadavres.

    Il serait peut-être temps de reconnaitre le rôle qu’Amira Hass joue dans la destruction systématique de l’Autorité Palestinienne, au prétexte de lui dire ce que selon elle, elle devrait faire... pour son bien évidemment !

    Nous savons aujourd’hui qu’accords ou pas, Israël aurait de toute façon détruit le processus d’Oslo, comme tous les autres depuis la lettre de Balfour.

    Avec Nettanyahou, on innove : la destruction de tout accord se fait a priori, ce qui permet de gagner du temps en formalités, et de poursuivre à marche forcée le programme de judéïsation de la Palestine.

    Si Amira Hass veut rendre les Palestiniens responsables par leurs divisions de leur situation, elle devrait pouvoir expliquer dans l’harmonie structurante de la politique Israélienne les raisons des succès sionistes.

  • permalien K. :
    19 mars @08h15   « »

    Si Amira Hass veut rendre les Palestiniens responsables par leurs divisions de leur situation

    Sacré sens du raccourci toujours...

  • permalien Alouette :
    19 mars @08h22   « »

    Bonjour,

    La Chine occupe le Tibet. Je ne me souviens pas d’avoir vu un appel au boycott des produits chinois, mais je sens que ça va venir et je suis sûre qu’il sera massivement suivi.

  • permalien Ph. Arnaud :
    19 mars @09h15   « »

    A Alouette

    Vous dites : « La Chine occupe le Tibet. Je ne me souviens pas d’avoir vu un appel au boycott des produits chinois, mais je sens que ça va venir et je suis sûre qu’il sera massivement suivi. »

    La première chose qui vient à l’idée, c’est que l’auteure d’un tel rapprochement considère comme normale l’occupation de la Cisjordanie par les Israéliens… Mais en quoi les autres occupations, ailleurs dans le monde, légitiment-elles l’occupation israélienne de territoires palestiniens ? En quoi un crime est-il excusé par d’autres crimes ?

    La seconde chose est, bien entendu, que ce rapprochement n’est pas recevable. La Chine n’occupe pas plus le Tibet que la France n’occupe la Bretagne…

  • permalien une bille :
    19 mars @09h41   « »

    @K,

    Sacré sens du raccourci toujours...

    Quand on voit qu’un Garde des Sceaux en France, prend des libertés, avec les propres lois dont elle la garde (voir le message d’Yvan), pour être complice de ce qui n’est rien d’autre qu’une spoliation, dans un pays étranger, il faut bien admettre que la priorité est la normalisation des relations des états chrétiens avec Israël, plutôt que de rejouer indéfiniment la partie, quelques soient les désaccords entre Palestiniens, et entre Israéliens aussi d’ailleurs.

  • permalien Alouette :
    19 mars @10h33   « »

    Un crime n’a jamais excusé un autre crime. Simplement, il serait plus logique d’avoir les mêmes réactions pour les mêmes crimes.
    Quand à la comparaison entre le Tibet et la Bretagne, il faudrait demander leur avis aux Tibétains.
    Je constate que les grandes puissances (USA, Russie, Chine) n’ont jamais été menacées de boycott, quoiqu’elles fassent.
    D’après certains, les USA occupent l’Irak, je n’ai pas vu d’appel au boycott des produits en prevenance des USA

  • permalien Noval :
    19 mars @10h39   « »

    Je reviens sur le contenu de la circulaire adressée en date du 12 février 2010 par le Ministère de la Justice à tous les Procureurs Généraux.

    On y lit : "... dans la perspective éventuelle d’un regroupement des procédures motivé par le souci d’une bonne administration de la justice... ".

    En d’autres termes, afin d’éviter des décisions contradictoires (classement sans suite par tel Parquet et décision de renvoi devant le Tribunal correctionnel par tel autre), le Ministère, dans le souci d’une répression efficace, envisage à priori de centraliser le traitement de ces affaires .

    Etant donné que les actions de boycott de produits israéliens ne sont pas de nature à troubler de quelque manière que ce soit l’ordre public, l’on peut raisonnablement se demander pour quels motifs le Ministère de la Justice entend tout spécialement réprimer lesdites actions.

  • permalien adrien :
    19 mars @10h57   « »

    S’il fallait boycotter tous les produits venus d’états qui ne respectent pas le droit international, on aurait plus rien à manger dans notre assiette ! Orangerouge, vous passez votre temps à dire que l’état français , manipulé par les lobbys, enfin non, le lobby sioniste principalement, est complice des crimes de guerre d’israël (depuis un siècle dites-vous ? c’est amusant...). Je pense donc qu’il faut également boycotter les produits français, et plus largement de l’Union Européenne, également complice de crime contre l’humanité. Et puis aussi les Etats-Unis, à cause de Barack Obama, qui comme chacun sait, dirige en sous main l’Aipac, la trilatérale, le Bildeberg et la franc-maçonnerie.

    Ph Arnaud, une couleuvre de plus à nous faire avaler : le Tibet est chinois, circulez il n’y a rien à voir (d’autant plus que les tibétains ne demandent même pas à être indépendants, c’est pourquoi ils se font massacrer). La Bretagne est française, mais si elle se soulèvait cela justifierait-il des massacres contre sa population, au nom d’une quelconque expression de la souveraineté ? La Tchétchénie est russe, vous êtes de ceux qui préfèrent bombarder Grozny ? Et les Ouigours ils sont chonois aussi ? Il faut les massacrer pour qu’ils comprennent, et installer des ethnies différentes à la solde du Pouvoir Central (PC) comme autant de colonies ?

  • permalien Noval :
    19 mars @11h32   « »

    L’actuelle volonté politique ( car il s’agit d’une volonté politique au plein sens de ce terme) de réprimer les actions et appels visant au boycott des produits et institutions académiques israéliens ne doit pas occulter ce qui est ainsi réellement ciblé.

    Le but sous-jacent à l’actuel activisme anti-boycott et dont la première manifestation politique est la circulaire en date du 12 février, n’est rien d’autre que la mise en place au sein de notre arsenal judiciaire de ce qui jusqu’à ce jour n’a pas été possible par voie législative : l’assimilation pénale de l’antisionisme à l’antisémitisme. E d’autres termes, si " l’antisioniste " et " l’antisionisme " ne sont pas des sujets de droit pénal, il n’en est pas de même pour les actions volontairement commises dans ce cadre.

  • permalien Mathaf Hacker :
    19 mars @11h56   « »

    L’affaire Brita ayant été jugée constitue une jurisprudence. La prochaine affaire devrait concerner la société Agrexco que Georges Frêche veut implanter sur le port de Sète. Cette affaire sera de grande ampleur car Agrexpo exporte des produits de la colonisation sur toute l’Europe.

  • permalien Deïr Yassin :
    19 mars @12h04   « »

    @ Ph. Arnaud 19 mars 09h15

    "La Chine n’occupe pas plus le Tibet que la France n’occupe la Bretagne ..."

    Franchement, vos explications historiques de la marche du monde m’ont souvent fait marrer mais là je rigole plus ...
    La seule différence entre la Palestine et le Tibet ou la Corse est une question de nombre de siècle d’occupation. Le jour où je vois un mouvement indépendantiste breton vraiment soutenu par le peuple breton, je vais bien sûr le soutenir comme je soutiens les indépendantistes corses. ( est-ce interdit par la loi de tenir de tels propos ?)
    Vous n’avez pas besoin de me refaire l’histoire de la Chine pour me convaincre - c’est peine perdu et je suis résolument pro-Tibet, je n’aurais jamais l’idée de foutre les pieds en Chine et essaie tant bien que mal de boycotter les produits chinois.

  • permalien adrien :
    19 mars @12h32   « »

    @ Noval

    Le but sous-jacent à l’actuel activisme anti-boycott et dont la première manifestation politique est la circulaire en date du 12 février, n’est rien d’autre que la mise en place au sein de notre arsenal judiciaire de ce qui jusqu’à ce jour n’a pas été possible par voie législative : l’assimilation pénale de l’antisionisme à l’antisémitisme. E d’autres termes, si " l’antisioniste " et " l’antisionisme " ne sont pas des sujets de droit pénal, il n’en est pas de même pour les actions volontairement commises dans ce cadre.

    Vous montez sur vos grands chevaux, mais personne ne vous empêche dans ce pays à boycotter les produits que vous voulez, et à critiquer de tout votre être l’antisionisme ou la politique d’israël.

    Mais comme dans tout courant idéologique il y a aussi des extrémistes. Etre antisioniste pourquoi pas, mais pas avec soral, dieudonné, ou gouasmi, qui eux sont antisémites sous couvert d’antisionisme, et qui entretiennent en permanence l’ambiguité, déservant à mon sens totalement la cause palestinienne.

    Et de quelles action parlez vous ? Si vous tuez quelqu’un au nom de l’antisionisme, il sera justifié d’engager des poursuites contre vous, de même que si vous faites sauter une centrale nucléaire au nom de l’écologie politique.

  • permalien Ph. Arnaud :
    19 mars @12h33   « »

    A Alouette

    Vous dites : « Un crime n’a jamais excusé un autre crime. Simplement, il serait plus logique d’avoir les mêmes réactions pour les mêmes crimes. »

    Vous usez de l’argutie qui consiste à noyer une injustice dans d’autres injustices pour la faire disparaître. Car, si l’on vous suivait, il faudrait boycotter la France, qui occupe la Corse, l’Angleterre, qui occupe l’Irlande, l’Espagne, qui occupe le pays Basque, la Turquie, qui occupe le Kurdistan, la Russie, qui occupe la Tchétchénie, l’Italie, qui occupe le Sud Tyrol, etc., etc. Or, comme cela n’est pas possible, il est donc injustifié de s’en prendre au seul Israël, et celui-ci peut tranquillement continuer à coloniser la Cisjordanie. Fermez le ban !

    En fait, vous usez d’Israël pour revenir à une défense de « l’Occident » qu’on pouvait croire bannie à jamais tant elle est indéfendable. Et, la preuve, c’est que le premier exemple qui vous soit venu sous la main est celui de la Chine (ennemi ou adversaire potentiel de ce même Occident), alors que vous auriez eu nombre d’autres exemples à votre disposition dans cet Occident même…

    Le Tibet a été instrumentalisé par les Occidentaux pour affaiblir la Chine : on n’en ferait pas un tel « cinéma » s’il s’agissait d’un autre pays.

    Vous dites : « D’après certains, les USA occupent l’Irak… ». Ce n’est pas « d’après certains ». C’est indubitable : les Etats-Unis occupent l’Irak, comme l’Allemagne occupait la France entre 1940 et 1944. Mais il n’y a pas que ce pays que les Américains occupent…

    Le boycott des produits israéliens procède du même esprit que celui des produits sud-africains à l’époque de l’apartheid. De même que ceux qui étaient contre ce boycott étaient de facto pour l’apartheid (mais sans oser l’avouer crûment), ceux qui sont contre le boycott des produits non pas israéliens mais provenant des colonies, considèrent de facto que la Cisjordanie appartient légitimement à Israël…

  • permalien adrien :
    19 mars @12h39   « »

    @ Deir Yassin

    Le jour où je vois un mouvement indépendantiste breton vraiment soutenu par le peuple breton, je vais bien sûr le soutenir comme je soutiens les indépendantistes corses. ( est-ce interdit par la loi de tenir de tels propos ?)

    Non ce n’est pas interdit par la loi, il y a même des partis indépendantistes bretons et corses qui se présentent aux élections, de même que dans les départements et territoires d’outremer.

  • permalien adrien :
    19 mars @12h56   « »

    @ Ph Arnaud

    En fait, vous usez d’Israël pour revenir à une défense de « l’Occident » qu’on pouvait croire bannie à jamais tant elle est indéfendable.

    On se croirait en 1948 avec vous, lorsque le PC faisait des procés à ceux qui osaient dire que malgré les belles paroles, il existait des camps en URSS, en arguant que la lutte contre l’impérialisme américain ne devait souffrir d’aucune critique interne.

    Quelqu’un comme vous qui soutient le port de la burqa au nom de la liberté de la femme, contre l’Etat français jugé "oppresseur", qui soutient à juste titre la lutte palestinienne au nom du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, et contre la colonisation israélienne, mais qui soutient sans sourciller les positions chinoises sur le Tibet, ou dans d’autres posts, l’impérialisme soviétique passé, ça me dépasse complètement. L’Occident a bon dos.

  • permalien Ph. Arnaud :
    19 mars @14h00   « »

    A Deir Yassin

    Pour ce qui concerne le Tibet, je vous renvoie à cet article, tiré d’un journal qui ne vous est pas inconnu : http://www.monde-diplomatique.fr/20...

  • permalien Ph. Arnaud :
    19 mars @14h03   « »

    A Adrien

    Je n’ai jamais été communiste, sous quelque forme que ce soit, et notamment pas sous celle que soutenait le PCF, c’est-à-dire celle qui était favorable à l’URSS.

    Je soutiens le port de la burqa en France parce qu’il s’agit d’un phénomène minoritaire mais, surtout, parce que les raisons invoquées (défense de la dignité de la femme, de l’égalité, etc.) ne sont que des prétextes. De même que les adversaires de l’avortement ne défendent pas « la vie » mais le confinement de la femme au foyer, les adversaires de la burqa sont essentiellement mus par l’islamophobie.

    Je ne soutiens pas, par principe, les positions chinoises où que ce soit, par exemple dans les différends frontaliers qu’a ce pays avec ses voisins (Corée, Japon, Vietnam, Inde, Russie…), pour lesquels je pencherais plutôt vers lesdits voisins. Mais je suis plus que circonspect à propos du Tibet, notamment lorsque je vois à quel point la cause du Tibet a été instrumentalisée par la propagande occidentale.

    Même chose pour ce que vous appelez « l’impérialisme soviétique passé ». Quel impérialisme ?

  • permalien Nathan :
    19 mars @14h32   « »

    Ph. Arnaud : 19 mars @14h03

    Même chose pour ce que vous appelez « l’impérialisme soviétique passé ». Quel impérialisme ?

    Avez-vous déjà discuté avec un Polonais, un Allemand de l’Est ou un Tchèque de votre génération ?

  • permalien Ana :
    19 mars @14h40   « »

    La division des Palestiniens ? Parlons-en avec quelqu’un qui en connaît un bout : "United we stand", par Meron Benvenisti, Ha’aretz, 29 janvier 2010.

  • permalien Ph. Arnaud :
    19 mars @15h05   « »

    A Nathan

    Vous êtes-vous déjà mis dans la peau d’un Russe ?

  • permalien Nathan :
    19 mars @15h12   « »

    @ Ph. Arnaud,

    Vous avez l’habitude de répondre à une question en posant une autre question ?

  • permalien Tattoine :
    19 mars @15h12   « »

    A Adrien :

    Ph Arnaud, une couleuvre de plus à nous faire avaler : le Tibet est chinois, circulez il n’y a rien à voir

    La propagande courante est l’envers de la vérité.

    Adrien, que diriez -vous si une puissance étrangère se comportait comme le fait actuellement les USA envers la Chine , pour diviser la France en régions indépendantes et hostiles les unes envers les autres ? En poussant et encourageant les Auvergnats, Bretons, Corses, Basques, Savoyards, Alsaciens...etc à se faire la guerre ?

    http://www.mondialisation.ca/index....

  • permalien Noval :
    19 mars @15h13   « »

    adrien - Message du 19 mars 12 h 32

    " Mais comme dans tout courant idéologique il y a aussi des extrémistes. Etre antisioniste pourquoi pas, mais pas avec soral, dieudonné, ou gouasmi, qui eux sont antisémites sous couvert d’antisionisme, et qui entretiennent en permanence l’ambiguité, déservant à mon sens totalement la cause palestinienne. "

    Vous avez parfaitement raison de souligner que tout courant idéologique secrète des extrêmistes ; c’est d’ailleurs une constante dans toute donnée philosophique et politique se terminant en " isme ".

    Concernant les "idées" et méthodes de Soral, Dieudonné et Gouasmi, j’affiche à leur encontre un souverain mépris ; je ne me sens en effet aucune affinité avec des racistes de quelque bord qu’ils soient.

  • permalien Ph. Arnaud :
    19 mars @15h19   « »

    A Nathan

    Si vous vous étiez davantage mis dans la peau d’un Russe, vous ne poseriez pas ces questions…

  • permalien Noval :
    19 mars @15h58   « »

    Alors qu’un certain nombre de dirigeants israéliens présents et passés éprouvent toujours quelques scrupules pour se rendre en Grande-Bretagne par crainte d’y être mis en examen pour crimes de guerre et/ou crimes contre l’humanité, voici ce que fait la France :

    http://www.upjf.org/actualitees-upj...

  • permalien adrien :
    19 mars @16h38   « »

    @ Tattoine

    Adrien, que diriez -vous si une puissance étrangère se comportait comme le fait actuellement les USA envers la Chine , pour diviser la France en régions indépendantes et hostiles les unes envers les autres ? En poussant et encourageant les Auvergnats, Bretons, Corses, Basques, Savoyards, Alsaciens...etc à se faire la guerre ?

    Oui sauf que le Tibet existait avant les USA, et puis j’ai également parlé de la Tchétchénie et de nos amis russes. Eh bien pour ma part, ce que je ferais je ne le sais pas, mais ma première idée ne serait pas forcément d’établir des colonies de peuplement ou de massacrer des civils. et vous que feriez vous ?

  • permalien adrien :
    19 mars @16h46   « »

    @ Ph Arnaud

    Même chose pour ce que vous appelez « l’impérialisme soviétique passé ». Quel impérialisme ?

    Il a exactement la même définition que celui que vous appelez "impérialisme américain". Vous connaissez la RDA, la Tchécoslovaquie, le printemps de Prague, Cuba, la corne de l’Afrique etc etc...

  • permalien adrien :
    19 mars @16h51   « »

    @ Ph Arnaud

    Si vous vous étiez davantage mis dans la peau d’un Russe, vous ne poseriez pas ces questions…

    Un russe mort au Goulag ? Victime d’un procès arbitraire ? Mort de faim ?

  • permalien adrien :
    19 mars @17h03   « »

    @ Ph Arnaud

    Je soutiens le port de la burqa en France parce qu’il s’agit d’un phénomène minoritaire mais, surtout, parce que les raisons invoquées (défense de la dignité de la femme, de l’égalité, etc.) ne sont que des prétextes. De même que les adversaires de l’avortement ne défendent pas « la vie » mais le confinement de la femme au foyer, les adversaires de la burqa sont essentiellement mus par l’islamophobie.

    Défendre le droit à l’avortement et la burqa en même temps, voilà qui est fort, surtout quand l’un de vos arguments repose la lutte contre le "confinement" des femmes. Vous n’avez jamais soutenu le PC version staline dites-vous, mais vous utilisez les mêmes arguments : il est bien plus commode de taxer ceux qui ne pensent pas comme vous d’islamophobes, ce qui clôt le débat et jette l’opprobre sur eux.

  • permalien Alouette :
    19 mars @17h07   « »

    @Ph.Arnaud

    Bon, donc les Etats-Unis occupent l’Irak.
    J’en déduis que vous appellez au boycott de tous les produits en provenance des Etars-Unis

  • permalien Deïr Yassin :
    19 mars @17h19   « »

    Ph. Arnaud 19 mars 14h00

    "En dépit d’une indéniable oppression, le niveau de vie actuel des Tibetains moyens n’a jamais été aussi bon"

    Voilà un extrait de l’article que vous avez mit en ligne.
    Pour moi mais cela n’engage que moi, le sentiment de liberté, d’être maître de son propre destin - même si cela reste bien sûr une illusion - de sentir que sa culture n’est pas méprisée ni méprisable vaut plus que le niveau économique.
    Je ne suis pas sautée sur le train pro-tibet à l’occasion des dernières révoltes, j’admets que je n’ai pas lu 10.000 livres sur le sujet, mais comme je suis plutôt ’anarchiste’ et anthropologue de formation - vous voyez, ces gens bizarres qui étudient des peuples bizarres par pur exotisme - vous comprenez mieux, peut-être, pourquoi je suis pro-tibétain ou plutôt anti-chinois parce que leur centralisation excessive et politique ethnocidaire vaut aussi pour toute autre minorité non-Han.

    Ph. Arnaud 15h05
    A Nathan
    Vous êtes-vous déjà mis dans la peau d’un Russe ? "

    J’ajouterai : ou d’un Palestinien ??

  • permalien Ph. Arnaud :
    19 mars @17h41   « »

    A Adrien (n° 1)

    Vous dites, du (pseudo) impérialisme russe : « Il a exactement la même définition que celui que vous appelez "impérialisme américain". Vous connaissez la RDA, la Tchécoslovaquie, le printemps de Prague, Cuba, la corne de l’Afrique etc. etc. »

    Non. Pas du tout ! Les Russes, depuis l’époque de Napoléon, n’ont cessé d’être agressés ou humiliés par les Occidentaux. Agressés par Napoléon (avec des ravages sans comparaison avec ceux de l’armée russe en 1814). Agressés par Turquie interposée au cours du XIXe siècle (et, notamment via la guerre de Crimée). Humiliés au Congrès de Berlin en 1878. Agressés directement par le Japon en 1904 (agression soutenue en sous-main par le Royaume-Uni). Humiliés par l’Autriche-Hongrie en 1908.

    La guerre de 1914 (en dehors de la prise de Przemysl et de l’offensive Broussilov) a surtout vu des défaites russes et la paix de Brest-Litovsk s’est conclue à leur détriment. Les Occiden-taux ont tout fait pour écraser la révolution bolchevique : interventions directes des armées occidentales, attaques de la Pologne (soutenue par la France), soutien aux Blancs, soutien à la légion tchèque (parce que les Tchèques, avant d’être ce « pauvre petit peuple » sur lequel vous larmoyez, ont d’abord été, durant la guerre civile russe, des massacreurs de bolcheviques…), soutien aux Japonais, « cordon sanitaire », refus de reconnaissance diplomatique…

    Entre les deux guerres, les Occidentaux ont tout fait pour que Russes et Allemands s’entretuent, ils ont refusé les offres d’alliance (renouvelées de 1914) proposées par Staline, en-couragés en cela par les Polonais, que leur anticommunisme forcené rendait aveugles à leurs intérêts. La guerre de 1941-1945 a été, de facto, une guerre des Occidentaux (par Hitler interposé) contre l’URSS. Les Occidentaux ont fait lanterner tant qu’ils ont pu les Soviétiques – et pendant ce temps-là, les Allemands ravageaient, ravageaient ! C’était toujours ça de gagné…

  • permalien Ph. Arnaud :
    19 mars @17h45   « »

    A Adrien (n° 2)

    Les Américains ont eu 418 000 morts, les Soviétiques 23 millions. Et, parmi les massacreurs de Soviétiques se trouvaient nombre de peuples du centre Europe (Roumains, Hongrois, Tchèques…) sur lesquels vous épanchez votre sensiblerie, et qui ont tué du Russe à gogo…

    Et lorsque le Rideau de Fer est tombé, en 1989, que le pacte de Varsovie a été dissous, le Comecon effacé, le communisme volatilisé, l’URSS réduit de moitié en population, l’OTAN, au lieu de se dissoudre, a étendu ses tentacules jusqu’à une Russie exsangue. Alors, ne venez pas me parler d’impérialisme russe ! Tout ce que les Russes ont fait, depuis la Révolution d’Octobre, était de se défendre ; tout ce que les Occidentaux ont fait (Allemands, Anglo-Saxons et Français complices) a été d’étouffer ce régime. Il n’y a pas eu d’impérialisme russe, seulement un impérialisme occidental…

    Et avant de me ressortir les sempiternelles jérémiades sur le Mur de Berlin, dites-vous que, pour les Russes, un Allemand de l’Est, avant d’être de l’Est, c’était d’abord un Allemand, c’est-à-dire le responsable de 23 millions de morts et de ravages civils dont l’URSS, non seulement ne s’est jamais remise mais a même fini par mourir. Le Mur de Berlin a causé dans les 1200 morts, la Wehrmacht 23 millions : il n’y a pas photo…

  • permalien Ph. Arnaud :
    19 mars @17h58   « »

    A Adrien

    Il n’y a aucune contradiction à défendre en même temps la burqa et le droit à l’avortement. Si des couples ultra catholiques n’ont pas de relations sexuelles avant le mariage, s’ils n’en ont que pour avoir des enfants (et par le trou de la chemise de nuit), s’ils disent le bénédicité avant chaque repas, s’ils assistent à la messe tridentine une fois par jour, si la femme reste à la maison pour torcher ses gosses plutôt que travailler, si elle dit Amen à tout ce qu’il profère, s’ils préfèrent avoir une tripotée de gamins contrefaits plutôt que d’avorter, c’est leur affaire ! Mais qu’ils ne viennent pas l’imposer aux autres…

    Pour la burqa, c’est la même chose. Je n’ai jamais, jusqu’à présent, trouvé quelqu’un qui puisse me prouver avoir subi un préjudice corporel, matériel ou financier du fait d’avoir croisé des femmes en burqa. J’attends aussi la preuve d’un moindre trouble à l’ordre public. Et ne venez pas me parler de sécurité ou de contrôle, c’est du pipeau…

  • permalien Tattoine :
    19 mars @18h01   « »

    A Adrien :.

    si vous vous rendez en Chine et faites un tour dans ses differentes régions, vous vous rendrez vite compte que si les habitants du Tibet, ou du Xinjiang par exemple étaient appelés aujourd’hui à un referendum sur l’indépendance, ils voteraient probablement en majorité contre .

    les groupes séparatistes sont manipulées et financés par la CIA. Je suis contre l’instrumentalisation des mouvements séparatistes pour affaiblir un concurrent comme la Chine. Voyez l’experience Taliban de ce qu’elle a accouché : Un merdier planétaire.

  • permalien adrien :
    19 mars @18h10   « »

    @ Ph Arnaud

    La théorie de l’aggression perpétuelle (qui est une lecture partisane de l’histoire d’ailleurs, reprise en boucle par la propagande de n’importe quel régime construisant son autorité sur la force) pour justifier les massacres de masses d’un parti hégémonique resté au pouvoir par tous les moyens et responsable d’un des pires régimes totalitaires de l’histoire ne tient pas. Elle est de plus malhonnête d’un point de vue intellectuel.

  • permalien Ph. Arnaud :
    19 mars @18h11   « »

    A Alouette

    Vous dites : « Bon, donc les Etats-Unis occupent l’Irak. J’en déduis que vous appelez au boycott de tous les produits en provenance des Etats-Unis. »

    Non, vous n’avez rien à déduire. La question, c’est Israël, pas les Etats-Unis. Vous me permettrez de choisir mes objets et mes modalités de combats…

  • permalien adrien :
    19 mars @18h13   « »

    @ Tattoine

    si vous vous rendez en Chine et faites un tour dans ses differentes régions, vous vous rendrez vite compte que si les habitants du Tibet, ou du Xinjiang par exemple étaient appelés aujourd’hui à un referendum sur l’indépendance, ils voteraient probablement en majorité contre .

    C’est bien ce que je vous ai dit dans un précédent post, je ne crois pas que les tibétains cherchent à devenir indépendants, ce qui "justifie" par ailleurs d’autant moins la répression dont ils sont victimes.

  • permalien Ph. Arnaud :
    19 mars @18h25   « »

    A Adrien

    Vous dites : « La théorie de l’agression perpétuelle (qui est une lecture partisane de l’histoire d’ailleurs…) ».

    Ah bon ? Qu’est-ce qui, dans ce que j’ai dit, est faux ? En 1812, la Russie avait-elle attaqué Napoléon ? La Crimée se situe-t-elle en France ou en Angleterre ? L’attaque-surprise de Port-Arthur par les Japonais, en 1904, a-t-elle visé un autre pays que la Russie ? L’intervention occidentale dans la guerre civile russe, en 1918-1922, a-t-elle bénéficié aux Rouges ? La ligne Curzon ou le « cordon sanitaire » ne sont-ils que des reflets de mon imagination ? L’opération Barbarossa, en juin 1941, fut-elle le nom d’une offensive russe ? Aurais-je rêvé ?

    Par ailleurs, sur les massacres (staliniens ou autres), pouvez-vous me dire où, quand et en quels termes je les ai justifiés ?

  • permalien Deïr Yassin :
    19 mars @18h37   « »

    @ Ph. Arnaud 19 mars 17h41

    "(pseudo) impérialisme russe"

    Excusez-moi, mais il y a des fois en vous lisant je me demande vraiment si nous vivons sur la même planète.
    Pour ce qui est de l’impérialisme russe, allez demander les Tchetchenes qui ont été trimballé d’un bout de l’URSS à l’autre, aller-retour, les autres peuples des Caucases (peut-être que Yasmina pourrait nous en parler puisque je pense avoir lu qu’elle est originaire du Daghestan), les Tadjiks, Ouzbeks, Turkmenes, Tartares etc etc - tous ces peuples qui ont subit un véritable ethnocide durant l’époque communiste.
    Vous me faites peur - en effet, je me demande quelle aurait été votre explication si la Palestine avait été situé dans le sphère d’influence russe.

  • permalien elbé :
    19 mars @20h17   « »

    C’est passionnant tout cela !

    Mais je ne vois pas en quoi le fait que des nations commettent des turpitudes sur leurs minorités (comme les chinois avec les tibétains) ou envahissent un autre pays (comme les Etats-Unis avec l’Irak) ,laverait Israel de ce qu’il fait aux palestiniens.

    On ne devrait pas s’en outrer sous pretexte que d’autres nations agissent ainsi ailleurs ? Ni le boycotter si l’on ne boycotte toutes les autres nations prédatrices ?

    Pour ma part, je ne ressens pas de problème moral à pratiquer le boycott. Qu’il concerne Israel plutôt qu’un autre pays, c’est qu’en effet il cristallise tous les autres conflits de la planète. Cela ne m’empêchera pas de répondre à d’autres sollicitations de boycott que je jugerais fondées.
    Tout comme pour la guerre de 39/45 dont ce fut pour les résistants leur combat ; Tout comme pour la guerre d’Algérie dans laquelle se sont engagés des militants qui en ont fait leur causes, La Palestine est celle qui mobilise en ce moment. A chaque géneration son projet !
    Bien que La Palestine a la particularité d’avoir couvert les 3 générations précedentes. Mais ce n’est que trop récemment que les opinions publiques découvrent l’autre côté du miroir israélien. Elles se mobilisent donc davantage depuis Ghaza (et ce n’est pas suffisant !)

    Et ce serait un scandale ?

    Il n’était que temps.

    Pourquoi serions-nous plus sensibilisés sur le sort de la Palestine ?

    Il faudrait relire "De quoi La Palestine est le nom" d’Alain Gresh ici sur ce blog :

    La Palestine a désormais pris le relais.
    Pourquoi ? Parce que, en ce début de XXIe siècle, elle cristallise un moment de l’histoire des relations internationales : dernier « fait » colonial né du partage des empires, elle symbolise la persistance de la relation inégale entre le Nord et le Sud – comme le conflit du Vietnam ou celui de l’Afrique du Sud –, mais aussi la volonté de sa remise en cause. Elle est le paradigme d’une injustice jamais réparée. L’implication des États-Unis, principale puissance mondiale, et d’Israël, principale puissance régionale, conforte son enjeu mondial.

    http://blog.mondediplo.net/2009-03-...

  • permalien une bille :
    19 mars @20h27   « »
  • permalien Nathan :
    19 mars @21h32   « »

    Je ne comprends pas ce genre de raisonnement. On peut compatir avec les 20 millions de Russes tués sous la botte nazie tout en compatissant avec les Européens de l’Est et les habitants des républiques du Caucase qui ont souffert de l’impérialisme soviétique. L’un n’empêche pas l’autre. Et les Russes qui sont morts pendant la deuxième guerre mondiale et ceux qui y ont survécu ne peuvent en aucun cas être confondus avec la clique stalinienne (et Staline à leur tête) qui décidèrent d’annexer l’Europe de l’Est. D’ailleurs, les Russes ont également terriblement souffert de la politique stalinienne. Confondre les deux (le pouvoir soviétique et le peuple russe) comme le fait habilement Ph. Arnaud est une ignominie.

    De même, on peut compatir avec les juifs qui ont dû fuir les persécutions en tout genre, y compris en s’établissant en Palestine et ressentir de l’empathie pour les Palestiniens chassés de leur pays par les sionistes en 1948. L’un n’empêche pas l’autre.

  • permalien Ph. Arnaud :
    19 mars @22h27   « »

    A Deir Yassin

    Le martyre des peuples d’Asie centrale, du Caucase (ou d’ailleurs) relève du caractère dictatorial du régime soviétique (et, singulièrement, du régime stalinien) et non de l’impérialisme. Les deux sont dissociés : un régime peut être abominable pour son peuple sans pour autant être dangereux pour ses voisins. Ex : les régimes khmer rouge, hutu, albanais d’Enver Hodja… A l’inverse, des régimes formellement démocratiques à l’intérieur, comme le Royaume-Uni, les Etats-Unis ou la France des IIIe et IVe Républiques, la Belgique de Léopold II, ont mené des politiques abominables dans leurs empires respectifs – ou envers ceux qui s’opposaient à ces empires.

    De même, les Communards exterminés par les Versaillais et déportés en Nouvelle-Calédonie ont aidé à réprimer les révoltes canaques. Cela ôte-t-il une once de légitimité et de justesse à leur combat en tant que Communards ? Nullement !

    Que les Bolcheviques aient institué la Tchéka et la Guépéou ôte-t-il quoi que ce soit à la jus-tesse des idéaux de la Révolution bolchevique ? Nullement. Qu’ils aient exécuté sommairement des Blancs ôte-t-il quoi que ce soit à l’illégitimité, à l’injustice, à l’illégalité, à l’iniquité de l’intervention des Occidentaux contre la Révolution d’Octobre ? Pas davantage…

    A quoi sont dus les massacres de Septembre 1792, la Terreur de 1793-1794, les proscriptions et tout ce qu’on reproche à la Convention ? Aux adversaires de la Révolution. Jusqu’en 1791, en dehors du 14 juillet, il y eut peu de violences. De quoi vinrent-elles ? Du refus scandaleux, ignoble, des forces d’Ancien Régime (clergé, noblesse) d’accepter la vente des biens nationaux, les expropriations et la déchéance de leurs conditions. Elles se seraient laissé faire, tout se serait déroulé pacifiquement.

    La Première Révolution anglaise dura huit ans et vit la mort du roi. La seconde dura un mois et fut sans effusion de sang. La Révolution française dura 10 ans. La Révolution de juillet 1830 trois jours, et fit 800 morts. Celle de février 1848 350 morts. Celle du 4 septembre 1870 aucun. Pourquoi ? Parce que les classes supérieures ne résistèrent pas. Eh bien, il en va de même de la Révolution bolchevique : si, dès le départ, et tout le temps qui suivit, les puissances occidentales ne s’étaient pas acharnées à sa perte, si elles n’avaient pas écrasé dans le sang les révolutions de Bavière, de Berlin, de Budapest, il n’y aurait eu ni Tchéka, ni Guépéou ni Goulag…

  • permalien
    19 mars @22h28   « »

    @elbé

    Qu’il concerne Israel plutôt qu’un autre pays, c’est qu’en effet il cristallise tous les autres conflits de la planète.

    Vous pourriez développer ? Un tout petit pays, qui fait deux départements français ? Des conflits plus graves que partout ailleurs ?

    @Ph Adrien

    Je comprends ça. Se passer d’oranges de Jaffa, bon, d’accord, mais se passer de Microsoft, d’i-pod, de i-phone, de la suite Office, des logiciels qui vous permettent en ce moment de vous exprimer, il ne faut tout de même pas trop en demander.

  • permalien gloc :
    19 mars @22h36   « »

    @19 mars @22h28

    vous avez encore oublié l’eau tiède... C’est important l’eau tiède !

  • permalien elbé :
    19 mars @22h37   « »

    A une bille,

    L’article dont vous donnez le lien, finit ainsi :

    Il est troublant d’observer que le terme de « dissident » est exclusivement réservé dans la presse orthodoxe aux personnes qui contestent le système politique de pays proclamant un caractère socialiste. On parle de dissidence cubaine, vénézuelienne, chinoise mais jamais on ne qualifie de dissident celui qui éprouve une rupture critique totale avec le monde capitaliste.

    Sans doute n’est-il pas qualifié de dissident parce qu’il bénéficie d’une bien meilleure liberté d’expression. Même si elle n’est pas satisfaisante : Car il y a la moutonnerie bêlante, la bien-pensance, l’effroi de ne pas s’y conformer par crainte du rejet par ses pairs , la toute puissance de la presse qui influence les opinions et qui tend à servir le pouvoir ou les puissances financières.

    Mais enfin, on n’assiste que très rarement à des executions, (sauf à les camoufler sous forme d’"accident") ou à des emprisonnements pour délits d’opinion (sauf à les camoufler sous l’appellation d’autres délits de droit commun )

    Mais quand cela est ,cela ne touche qu’un très petit pourcentage de la population quand c’était et est encore étendu à toute une population dans les pays d’obédience communiste.

    Maintenant que des "dissidents" des pays communistes soient utilisés par l’Occident pour attaquer sans grand risque ces mêmes pays et les affaiblir, cela ne fait aucun doute pour moi. Qu’ils s’en servent pour faire tomber un régime "ennemi" pour instaurer "la démocratie" qui n’est que trop souvent l’autre nom de l’ultra-libéralisme, cela aussi m’est très clair.
    J’ai de la suspicion vis à vis des américains et autres quand ils se prennent à défendre une cause "noble". Tout est toujours une question d’intérêts.
    Mais il n’en demeure pas moins que ces "dissidents" défendent très certainement une cause souvent difficile quand le pouvoir est puissant. Je pose la question :
    A qui demander de l’aide ? Si ce n’est à un autre puissant ?

    Ils doivent naviguer entre deux désirs : obtenir l’indépendance, l’autonomie ou simplement une autre forme de gouvernance sans finir par être finalement bouffé par la main "amie".

    Bref, ne pas tomber de Charybde en Scylla !

    Dur, dur !

    Dans le monde, de Gaulle fut un exemple rare de réussite.

  • permalien Ph. Arnaud :
    19 mars @22h42   « »

    A Nathan

    Il n’y a pas à dissocier le peuple russe (ou, plus exactement, soviétique) du pouvoir qui était à sa tête : c’était la même chose. Depuis deux siècles, les Occidentaux, je le répète, n’ont pas cessé d’attaquer les Russes, de les humilier, de les menacer, de chercher à les diminuer, que ce soit sous le régime des tsars, de Lénine, Staline, Khrouchtchev, Brejnev, Gorbatchev, Eltsine ou Poutine…

    La meilleure preuve, c’est qu’après la chute de l’URSS, après la perte de la moitié de la population, de presque toutes les (rares) façades maritimes, de la dissolution du Comecon, du pacte de Varsovie, de l’écroulement économique et démographique du pays, non seulement l’OTAN n’a pas été dissoute mais elle a enrôlé tous les anciens pays d’Europe centrale, voire certaines républiques fédérées, qu’elle a suscité des révolutions « colorées », qu’elle a pillé les cerveaux russes, qu’elle a humilié et menacé (avec des installations de fusées en Pologne) une Russie qui, pourtant, avait docilement appliqué toutes les recettes ultralibérales, et suivi comme un petit chien tous les caprices de la politique extérieure des Etats-Unis…

  • permalien K. :
    19 mars @22h54   « »

    L’article de Meron Benvenisti signalé par Ana n’est qu’abordé ici dans une analyse publiée par ISM.

    L’auteur aborde la question de la division des Palestiniens grace à une savante politique israélienne de « fragmentation », et la question de la complicité involontaire de certains milieux de la gauche israélienne, dont la focalisation sur la défense de la “solution des deux Etats”, ne peut que les amener à ne pas voir, non seulement la réalité des divisions palestiniennes, mais aussi et surtout la réalité binationale de facto qu’est devenue Israel/Palestine aujourd’hui selon lui.

    Pourquoi et comment (1) :

    Dans les années 1960 et 1970, la politique de la fragmentation [des Palestiniens par Israel] était destinée à la petite minorité des « Arabes israéliens ». Maintenant, elle est mise en pratique contre cinq millions de Palestiniens, n’attirant presque aucune attention.

    Ce n’est pas par hasard que la propagande israélienne n’a aucun intérêt à souligner les réalisations de la fragmentation. Au contraire, Israël a besoin de l’épouvantail de la « menace existentielle » posée par un adversaire monolithique - "les forces obscures de l’islamo-fascisme". En cela, le gouvernement israélien est involontairement aidé par les milieux de la gauche et le "camp de la paix", qui restent fermement attachés à la notion romantique d’un peuple palestinien cohésif, uni dans sa lutte pour la liberté. Ils sont rejoints par des porte-parole palestiniens qui perçoivent les discussions sur la réussite de la fragmentation comme de la propagande hostile.

    L’attention est détournée vers des questions marginales, et diverses organisations concurrentes appuient chacune un groupe fragmenté, poursuivant des programmes différents et réclamant l’attention - aggravant ainsi la fragmentation et augmentant la confusion.

  • permalien Ph. Arnaud :
    19 mars @22h54   « »

    Au contributeur anonyme de 22 h 28

    Arrêtez avec vos fantasmes d’Israël à la pointe de la technologie ! Ce que fait Israël est fait tout aussi bien aux Etats-Unis, en Inde, en Chine, au Japon ou à Taiwan… En science ou en technologie, on n’a pas besoin d’Israël : comme disait Clemenceau, les cimetières sont pleins de gens indispensables…

    Et il ne s’agit pas de « un tout petit pays », comme vous le déclarez fallacieusement. Israël n’est que la minuscule pointe émergée d’un iceberg lesté, sous la ligne de flottaison, de la masse monstrueuse (et hideuse) de l’Occident tout entier…

    Les faibles, les persécutés, les humiliés, les exploités ce sont les Arabes, et par derrière eux, le monde musulman tout entier…

  • permalien une bille :
    19 mars @23h00   « »

    @elbé,

    je pense que cette remarque sur le mot "dissident" est là pour indiquer la signature d’une idéologie. L’emploi du mot "dissident" informe tout d’abord sur l’émetteur d’un message.

    Jamais, il ne serait venu à l’esprit de Mc Carthy de traiter de "dissidents" ses victimes, parce que le capitalisme n’était pas pour lui une perversion, mais la vrai vie, et qu’à ses yeux ces gens n’étaient que des criminels et des traitres.

    Le mot "dissident" permet d’identifier là où les États-Unis sont en train de déstabiliser un pays et indique les personnes sur les quelles ils s’appuient. S’"attaquer" aux dissidents c’est résister aux USA, car celui qui est investi de ce qualficatif est forcément perçu comme un défenseurs des valeurs américaines (selon la logique US).

  • permalien K. :
    19 mars @23h03   « »

    Meron Benvenisti (extraits) (2)

    Le paradoxe est que des efforts sérieux visant à gérer des agendas palestiniens séparés qui visent à contester le statu quo, renforcent en fait ce dernier. Le profil élevé de « relations internationales » et le discours diplomatique en sont les exemples les plus flagrants. Des négociations inutiles et de longues discussions d’experts sur les « questions fondamentales » se déroulent décennie après décennie selon les mêmes arguments et contre-arguments obsolètes, alors que la réalité a été transformée. Le « processus de paix » sert de rideau derrière lequel une politique du « diviser pour régner » se cache.

    Mais comment en est-on arrivé à ce que, Ariel Sharon, Ehud Olmert, et Benjamin Netanyahu, des intransigeants du camp « nationaliste », deviennent les champions de l’Etat-nation palestinien ? Qu’est-ce qui a amené ceux qui croyaient que les Palestiniens étaient de simples gangs terroristes, à déclarer que le conflit est national et donc que la solution est la partition entre « deux Etats-nations » ?

    Ceci a été causé par les Palestiniens, qui en lançant l’Intifada Al-Aqsa en 2000, poussèrent les Israéliens à réaliser qu’ils sont irrépressibles et ne peuvent être ignorés ou expulsés. L’Intifada a forcé les Israéliens, pour la première fois de leur histoire, à délimiter les limites géographiques de leur expansion, à construire des clôtures et des barrages routiers et à abandonner les régions peuplées qui pouvaient bouleverser l’équilibre démographique. Les autres domaines, fragmentés et non viables, pouvaient être déclarés État palestinien.

    Le plan d’autonomie de Begin a été modifié lors des Accords de Camp David de 1978 et des composantes territoriales ont été ajoutées. Le modèle d’Oslo a utilisé de nombreux éléments (avec des changements majeurs) du plan d’autonomie de Begin. Les Accords d’Oslo peuvent être considérés comme des arrangements binationaux, parce que les territoires et les compétences juridiques de l’Autorité palestinienne sont intentionnellement vagues : les frontières internationales, le système économique, et même l’enregistrement de la population, sont restés sous contrôle israélien.

    En outre, les complexes accords d’Oslo ont nécessité une coopération étroite avec Israël, qui, compte tenu de la disparité énorme de puissance entre l’Autorité palestinienne et Israël, a fait que l’Autorité palestinienne n’était qu’une autorité municipale ou provinciale glorifiée. Ainsi, en l’absence de tout processus politique, une structure binationale de facto a été établie, bon gré mal gré.

  • permalien une bille :
    19 mars @23h11   « »

    @ Ph. Arnaud

    Arrêtez avec vos fantasmes d’Israël à la pointe de la technologie !

    Si on admet que la "métropole" nord-américaine est en grande partie à la source de ces merveilles, il faut bien admettre que ce ne sont pas des phantasmes.

  • permalien K. :
    19 mars @23h11   « »

    Meron Benvenisti (3)

    Les massives contributions financières [des puissances extérieures] libèrent Israël de la charge d’avoir à faire face au coût énorme du maintien du contrôle des Palestiniens et créent un système de corruption et d’intérêts privés. L’existence artificielle de l’Autorité palestinienne en elle-même perpétue le statu quo parce qu’elle soutient l’illusion que la situation est temporaire et que le "processus de paix" y mettra bientôt fin.

    Habituellement, l’accent est mis sur l’inégalité politique et civile et le déni des droits collectifs que le modèle de la partition - ou le modèle du partage du pouvoir - est censé résoudre. Mais l’inégalité économique, de plus en plus dangereuse, qui caractérise la situation actuelle, ne sera renversée par aucune de ces options. Il y a un fossé gigantesque dans le produit intérieur brut par habitant entre Palestiniens et Israéliens - plus de 1:10 dans la Cisjordanie et 1:20 dans la bande de Gaza - ainsi qu’une énorme disparité dans l’utilisation des ressources naturelles (terre et eau). Cette lacune pourrait perdurer sans la force des armes fournies avec tant d’efficacité par l’établissement de défense israélienne, qui impose un système de contrôle draconien.

    On doit donc chercher un paradigme différent pour décrire l’état des choses plus de 40 ans après que Israël/Palestine soit redevenu une unité géopolitique, après 19 ans de partition.

    Le terme "régime binational de facto" est préférable au paradigme occupant/occupé parce qu’il décrit la dépendance mutuelle des deux sociétés, ainsi que les liens physiques, économiques, symboliques et culturels qui ne peuvent être desserés sans un coût intolérable.

    Décrire la situation comme étant binationale de facto n’indique pas une parité entre les Israéliens et les Palestiniens. Au contraire, cela souligne la domination totale de la nation juive-israélienne, qui contrôle une nation palestinienne qui est fragmentée tant géographiquement que socialement.

    Aucun paradigme d’occupation militaire ne peut refléter les bantoustans créés dans les territoires occupés, qui séparent une population libre et prospère avec un produit intérieur brut annuel d’environ 30.000 $ par habitant d’une population dominée mise dans l’incapacité de façonner son propre avenir, avec un PIB de 1.500 dollars par habitant.

    Aucun paradigme d’occupation militaire ne peut expliquer comment la moitié des zones occupées ( « zone C ») a essentiellement été annexée, laissant la population des territoires occupés avec des terres déconnectées et sans existence viable.

    Seule une stratégie de domination permanente peut expliquer la vaste entreprise de colonisation et l’énorme investissement dans des logements et des infrastructures, estimé à 100 milliards de dollars.

  • permalien K. :
    19 mars @23h18   « »

    Meron Benvenisti (4 et fin)

    … la question n’est pas de savoir si une entité binationale sera établie, mais plutôt ce qu’elle sera. Le processus historique qui a commencé au lendemain de la guerre de 1967 a conduit à l’abrogation progressive de l’option de la partition - si tant est qu’elle ait jamais existé. Par conséquent, le binationalisme n’est pas tant un programme politique ou idéologique qu’une réalité de fait se masquant comme un état temporaire des choses.

    Le danger d’un Etat binational est incarné par l’épouvantail de la « menace démographique ». Selon la plupart des prévisions, d’ici le milieu de la deuxième décennie de ce siècle, il y aura plus d’Arabes que de Juifs vivant dans l’ancienne Palestine mandataire. La poursuite de cette tendance démographique proclament des experts israéliens, va détruire l’Etat juif et Israël deviendra un pays avec une minorité juive, tout comme dans la diaspora.

    L’épouvantail démographique n’a de sens que lorsqu’il est présenté par rapport à un modèle binational spécifique, celui de "one man, one vote". C’est le modèle d’un État avec un système centralisé, unitaire où les droits civiques du citoyen sont respectés, mais les droits collectifs des groupes ethniques n’ont pas leur fondement dans le droit constitutionnel - le modèle adopté dans l’après-apartheid en Afrique du Sud, par exemple. Le modèle binational unitaire est totalement inapproprié pour Israël / Palestine, pour la simple raison que sa présentation aurait pour conséquence de perpétuer la suprématie de l’ethnie juive, assurant sa domination par la fragmentation des Palestiniens.

    Une démocratie libérale ne peut fonctionner dans un milieu comme celui d’Israël, où la polarisation ethnique - politique, économique et culturelle - est profonde. Ici, le problème n’est pas celui des droits individuels, mais est axé sur des droits collectifs incompatibles entre eux, et le système politique (les élections, la séparation des pouvoirs) n’a pas les moyens de canaliser les tensions interethniques.

    On a le vague sentiment que le discours public israélien ne se focalise que sur le modèle binational unitaire précisément parce que c’est une option vraiment irréalisable, délégitimant de ce fait tout concept de binationalisme. Il ya naturellement d’autres modèles binationaux, plus attrayant, dont la mise en œuvre pourrait être plus efficace et plus pratique que celle de l’option de la partition.

    ...

  • permalien K. :
    19 mars @23h47   « »

    J. Cook,

    Tout autant que je respecte Finkelstein et Chomsky, je ne trouve pas [leurs] arguments [en faveur de la solution des deux Etats] convaincants.

    J’argumenterai plutôt que les USA et Israël font semblant de soutenir une solution à deux Etats pour masquer la réalité qui émerge sur le terrain, dans laquelle le privilège juif est maintenu par une solution à un État imposée unilatéralement par Israël. Sans ce camouflage, la nature d’apartheid du régime et le programme rampant de nettoyage ethnique seraient évidents pour tout le monde.

    Depuis Oslo, Barak, Sharon, Olmert et Livni ont tous compris que « l’opinion mondiale » ne pouvait être maintenue à distance que tant qu’Israël semblait favoriser une solution à deux Etats. Netanyahu a gêné l’Occident, et les USA en particulier, en laissant tomber ce faux-semblant. C’est pourquoi il est si impopulaire et pourquoi nous commençons à voir plus de descriptions critiques d’Israël dans les médias.

    Les choses ne sont pas pires, au moins dans les territoires occupés, qu’elles ne l’étaient sous Olmert and Co. (en fait, on pourrait soutenir qu’elles sont légèrement meilleures), mais il est beaucoup plus facile pour les journalistes de couvrir une partie de la réalité maintenant. Je suppose que c’est un moyen de ramener Netanyahou dans la ligne.

  • permalien Deïr Yassin :
    20 mars @00h01   « »

    @ Ph. Arnaud 19 mars 22h27
    Je m’en doutais bien que vous alliez vous lancer dans une méta-histoire du monde. Vous parlez de l’Ancien Régime et la Terreur mais vous pouvez autant me parler en chinois (ou plutôt en tibétain pour rester solidaire), je ne connais pas grand-chose de l’histoire de France et je me porte très bien quand même.
    Selon votre distinction entre les régimes comme les khmers rouges, hutu ou albanais versus les empires coloniales, le cas de la Russie avant et après l’Union Soviétique et celui-ci est certainement à classer dans la deuxième catégorie.
    La domination d’un peuple sur un autre relève de l’impérialisme et si ces peuples sont incorporés dans un même Etat on parle de "colonialisme ou impérialisme interne", un concept travaillé par la sociologie latino-américaine pour analyser les rapport entre peuples autochtones et descendants de conquérants dans le même Etat mais aujourd’hui utilisé dans toutes les descriptions de domination inter-ethnique. L’Asie Centrale et les Caucases sont des cas classique d’impérialisme.
    Si j’ai bien compris, pour vous le présence belge au Congo relève de l’impérialisme mais non pas l’occupation russe par le passé dans l’actuel Tadjikistan ou actuellement en Tchetchenie ?

  • permalien K. :
    20 mars @00h08   « »

    Excellentissime remarque de Andrew Bacevich :

    Petraeus et sa clique pensent-ils que régler la question palestinienne sans mettre un frein à l’impérialisme US dans la région suffira à faire disparaitre l’animosité des habitants de la dite région à leur égard ?

  • permalien Deïr Yassin :
    20 mars @00h20   « »

    Ph. Arnaud 19 mars 22h52
    La citation du jour :

    "Les faibles, les persécutés, les humiliés, les exploités ce sont les Arabes, et par derrière eux, le monde musulman tout entier"

    Surtout les cheikhs du Golfe, Carlos Ghosn, Carlos Slim, le Roi du Maroc, Moubarak, Khadafi, Boutflika, Ben Ali . . . .

  • permalien une bille :
    20 mars @10h42   « »

    Le Quartette dont l’objectf reste le règlement définitif et général du conflit israélo-palestinien d’ici à 2005, a réagi d’une façon extrêmement virulente aux nouvelles provocations israéliennes sur les territoires occupés :

    France24 - Le Quartette condamne les nouveaux projets de colonisation israéliens

  • permalien Orangerouge :
    20 mars @10h59   « »
    L’armée française coopère avec des assassins israéliens criminels de guerre et peut-être criminels contre l’humanité

    LE GENERAL ISRAELIEN ASHKENAZI a dirigé les massacres de Gaza. Une Commission des Nations-Unis dirigée par le Juge Goldstone a enquêté sur ces massacres. Leur rapport déclare : l’armée israélienne a commis à Gaza, l’hiver 2009, "des crimes de Guerre et peut-être des crimes contre l’humanité".

    IL FAUT ABSOLUMENT PARLER DE CELA :

    En octobre 2009, le général Ashkenazi a été reçu en France. Au début de l’année, les deux chefs d’état major se sont revus à Bruxelles à l’occasion d’une conférence de l’Otan. A cette occasion, le patron de l’armée israélienne avait souligné que le « terrorisme global sur terre, mer et dans les airs, nécessite des solutions globales ».

    Selon le général Ashkenazi les pays occidentaux, qui ont acquis une expérience dans la lutte contre le terrorisme en Afghanistan, en Irak et Israël qui en a fait de même « dans les territoires palestiniens et au Liban » devraient partager leur savoir-faire.

    Selon des informations parues dans les médias israéliens, le chef d’état major français aurait accepté d’étudier les possibilités d’entrainements communs.

    Les Français sont notamment très intéressés par l’expérience des Israéliens dans la contre-guérilla en zone urbaine et sur les moyens de contrer des attentats à l’explosif.

    Par la suite des soldats israéliens devraient également suivre des entrainements en France.

    En vue de cette coopération, les deux pays ont signé un accord accordant aux militaires israéliens une totale immunité lors de leur séjour en France.

    Le conseiller juridique du ministère de la Défense Ahaz Ben-Ari devrait se rendre prochainement à Paris pour finaliser l’accord conclu sur ce dossier avec le ministère français de la Défense.

    Selon des diplomates israéliens, ce rapprochement constitue une retombée des très bonnes relations entre Nicolas Sarkozy et Benjamin Netanyahu, le Premier ministre.

    Israël dispose d’une délégation militaire à Paris dirigée par le général Yossi Ben-Hanan ainsi qu’un attaché militaire.

    POURQUOI LES GRANDS MEDIAS SONT-ILS MUETS SUR CELA ?
    SOMMES NOUS CONSULTES ?

    CE SONT NOS IMPOTS QUI FINANCENT L’ARMEE FRANCAISE.
    A QUELLES PREPARATIONS D’ATROCITES SONT ILS UTILISES ?

    Source : Lettre d’information éditée par une équipe de journalistes spécialisés dans le domaine de la défense :

    http://www.ttu.fr/francais/Articles...

    Pourriez vous Monsieur Gresh, compléter votre article actuel par un autres sur ces complicités extrêmement choquantes, et peut-être même illégales, du gouvernement actuel avec l’Apartheid israélien ?

    Et merci à Noval pour son post sur cette information

  • permalien Lou :
    20 mars @11h09   « »

    Georges Corm actuellement sur France-Culture

  • permalien Ph. Arnaud :
    20 mars @13h14   « »

    A Deir Yassin

    Vous dites : « Si j’ai bien compris, pour vous la présence belge au Congo relève de l’impérialisme mais non pas l’occupation russe par le passé dans l’actuel Tadjikistan ou actuellement en Tchétchénie ? »

    Vous avez bien compris…

    Vous suggérez que : « les cheikhs du Golfe, Carlos Ghosn, Carlos Slim, le Roi du Maroc, Moubarak, Kadhafi, Bouteflika, Ben Ali… » ne figurent pas parmi les exploités et humiliés.

    Je ne vois pas ce que Carlos Ghosn et Carlos Slim font dans cette énumération. L’un est Français et l’autre Mexicain.

    Je ne vois pas non plus en quoi l’énumération des autres individus contredit en quoi que ce soit mes affirmations. Les Mohammed VI, Moubarak, Ben Ali et consorts tiennent simplement leurs pays respectifs au profit des Occidentaux. Quant aux Kadhafi ou autres Bouteflika (comme les précédents), leur qualité de dictateurs ne change rien à l’abaissement ou à la sujétion – ou à l’humiliation de leurs pays respectifs.

    La situation est exactement la même que celle des pays sud-américains. Les Somoza, Battista, Banzer, Videla, Pinochet et autres n’ôtaient rien à la situation d’exploitation et de sujétion de leurs pays par les Etats-Unis.

    Et, pour finir :

    Je ne souhaite plus m’appesantir sur la situation de la Russie (ou de l’URSS), qui sort de l’objet de ce blog, et ce d’autant moins que, sur la question de la Palestine, j’ai cru comprendre que nous étions d’accord.

    Sur la Russie elle-même (et là je m’adresse aussi à Adrien, à Nathan et à tous ceux avec qui j’ai échangé sur ce sujet), ma position s’ordonne autour de deux points :

    1. Dégonfler l’épouvantail russe (ou ex-soviétique). La Russie, en dépit de ce que la propa-gande occidentale a fait d’elle, est (à tous les égards) un pays faible, vis-à-vis des pays occidentaux. On s’en est aperçu (nous Français) à notre détriment en 1914. Et, de façon générale, c’est même, mondialement, un pays faible, de seconde zone.

    2. Dévoiler l’hypocrisie qui se dissimule derrière la condamnation de la dictature soviétique. En fait, sous couvert de grandiloquentes (et verbeuses) déclarations sur les droits de l’homme, ce qui est visé, ce sont les idéaux égalitaires de la Révolution. Façon de dire : vous voyez où ça mène quand on veut l’égalité, ça mène au Goulag ! J’admets les critiques de gauche de l’URSS, je n’admets pas les critiques de droite.

  • permalien Lou :
    20 mars @13h14   « »

    Un mauvais coup de Nicolas Sarkozy et de Bernard Kouchner ?
    publié le mercredi 17 mars 2010

    Le Président et son docile ministre des Affaires étrangères seraient-ils à nouveau à l’origine d’un mauvais coup contre les Palestiniens ?

    Ils profiteraient des prochaines réunions du Conseil des Affaires étrangères de l’Union européenne, le 22 mars, et du Conseil d’Association avec Israël, le lendemain, pour relancer leur projet de « rehaussement » des relations entre l’Union et l’Etat israélien, lequel conférerait à ce dernier un statut de quasi Etat membre de l’Union.

    En décembre 2008, sous présidence française, « notre » ministre des Affaires étrangères avait travaillé à cette décision, adoptée malgré le vote contraire du Parlement européen. Mais l’offensive meurtrière d’Israël contre Gaza avait fait, tout de même, capoter l’opération.

  • permalien HISTOIRE :
    20 mars @13h53   « »

    Les criminels ISRAELIENS comme leurs complices et clients/fournisseurs seront bien jugés un jour.

    Honte à cette europe lâche et ces américains tirés par les "c.........." par un ISRAEL RACISTE et qui ne saura pas durer.

    L’histoire nous l’a enseigné.

    Les yeux des femmes, hommes et enfants humiliés ne disparaîtra pas de nos mémoires ni de celles de nos enfants.

  • permalien HISTOIRE :
    20 mars @14h14   « »

    http://www.ujfp.org/modules/news/ar...

    LE 13 AVRIL 2010 A PARIS, NON A PERES ET A UNE PROMENADE BEN GOURION !

    Le dernier épisode des relations entre les USA et Israël est une pantalonnade tragique. Nétanyahou choisit la visite de Joe Biden pour annoncer une (petite) partie des projets d’annexion de Jérusalem-Est, et, dans un second temps, fait mine de s’excuser du moment choisi pour mieux maintenir la décision. Joe Biden, qui semble avoir comme unique objectif de convaincre Israël de ne pas attaquer l’Iran, se déclare satisfait des excuses pour la faute de goût commise.

    La Présidence d’Obama voudrait humilier Mahmoud Abbas et pousser à la désespérance ceux qui avaient cru un temps que le discours du Caire signifiait un tournant réel de la politique étatsunienne qu’elle ne s’y prendrait pas autrement. D’autant que pendant ce temps Gaza vit toujours un blocus assassin.La transparente responsable de l’Union Européenne pour les Affaires Etrangères ébahie par cette décision du gouvernement israélien, n’envisage pas pour autant de proposer au Conseil Européen de se respecter lui-même et de suspendre l’accord d’association avec Israël.

    En France, l’hypothèse Kouchner d’une proclamation de l’Etat palestinien sans indication de limites n’a aucun sens : comme l’a dit un éditorialiste, il invente l’ "Etat sans frontières".

    Aujourd’hui, la décence impose d’engager de véritables sanctions contre l’intransigeance israélienne, contre les responsables des crimes de guerre, d’exiger des entreprises françaises et européennes qu’elles se retirent des investissements en Israël sous peine de retrait des commandes publiques (ce que nous demandons au travers de la campagne Boycott Désinvestissement, Sanctions).

    C’est ce moment précis que choisit la municipalité Delanoë pour annoncer l’inauguration d’une promenade Ben Gourion à Paris avec Pérès comme invité d’honneur ! Nous voulons croire qu’elle va se rendre compte de la signification politique d’un tel projet : Pérès qui préside aujourd’hui la poursuite de l’annexion par la colonisation, invité à Paris pour rendre hommage à Ben Gourion le père fondateur de cette même politique : l’homme de la Naqba et de l’épuration ethnique de la Palestine : Voilà bien un programme digne de Paris, "Capitale des Lumières" !

    L’UJFP s’adresse solennellement au Conseil de Paris pour qu’il renonce à son projet. Elle appelle toutes les organisations démocratiques à exprimer fortement cette exigence, en organisant une mobilisation importante au cas où la municipalité persisterait dans cette provocation.

    Bureau national de l’UJFP le 16-03-2010

  • permalien Orangerouge :
    20 mars @14h42   « »
    Ecoutons l’homme qui, aujourd’hui, a pris le contrôle de la politique du Président français, de la Ministre de la Justice française et de l’armée française

    On comprend la genèse de la campagne islamophobe récente, quand on comprend que c’est lui (ce représentant de la partie la plus raciste de la communauté juive française, celle qui se situe à l’extrême droite), qui dirige la politique actuelle :

    http://www.dailymotion.com/video/xc...

  • permalien Serdar F :
    20 mars @17h38   « »

    à Ph. Arnaud :

    Heu je ne pense pas que la Turquie occupe un quelconque Kurdistan cher Monsieur vu que le pays est né des cendres de l’Empire Ottoman.

  • permalien Naïf :
    20 mars @18h31   « »

    Dévoiler l’hypocrisie qui se dissimule derrière la condamnation de la dictature soviétique.

    « Si, aux intellectuels de Tchekhov qui passaient leur temps à essayer de deviner ce qu’il adviendrait dans vingt, trente ou quarante ans, on avait répondu que, quarante ans plus tard, dans la Sainte Russie, on torturerait les inculpés pendant l’instruction, on leur comprimerait le crâne à l’aide d’un cercle de fer, on les plongerait dans des baignoires d’acide, on les attacherait nus pour les livrer en pâture aux fourmis ou aux punaises, on leur enfoncerait dans l’anus une baguette à fusil chauffée à blanc sur un réchaud (opération du « marquage secret »), on leur écraserait lentement les organes génitaux sous la semelle des bottes, et, en guise de traitement le plus bénin, on leur infligerait pendant une semaine d’affilée le supplice de l’insomnie et de la soif tout en les battant jusqu’à ce que leur chair ne soit plus qu’une bouillie sanglante, aucune des pièces de Tchekhov ne serait arrivée jusqu’à son dénouement et tous leurs héros auraient pris le chemin de l’asile. »
    Alexandre Soljénitsyne, L’archipel du goulag, tome 1, Seuil, p.78

    J’admets les critiques de gauche de l’URSS, je n’admets pas les critiques de droite.

    "Le stalinisme n’a existé ni en théorie ni en pratique : on ne peut parler ni de phénomène stalinien, ni d’époque stalinienne, ces concepts ont été fabriqués après 1956 par la pensée occidentale de gauche pour garder les idéaux communistes."

    Alexandre Soljénitsyne - L’erreur de l’Occident - (Grasset, 1980, p. 46-47)

    Notre souhait le plus cher sur ce blog, que revienne cette époque bénie du communisme et de la révolution bolchevique et de ces joyeux camps de vacances en Sibérie, quelle horreur de vivre dans l’Empire Occidental ! ;-)

  • permalien gloc :
    20 mars @18h58   « »

    « Si, aux intellectuels de Tchekhov qui passaient leur temps ... »

    Soljénitsyne s’était interrogé à propos des compagnons de Dostoïevski qui à passé quatre ans de sa vie en déportation en Sibérie après un simulacre d’exécution organisé par Nicolas II lui-même, sa conclusion aurait peut-être été différente.

  • permalien Lou :
    20 mars @20h20   « »

    La fin de la crise, le début des compromis / Shimon Shiffer, Itamar Eichner et Orly Azoulay – Yediot Aharonot

    (...) Suite à cette conversation, le Premier ministre rencontrera la semaine prochaine à Washington le vice-président, Joe Biden, la secrétaire d’Etat, Hillary Clinton et d’autres hauts responsables américains.

    Quel est le contenu de la réponse du Premier ministre ? Suite à une réunion d’information donnée, semble-t-il, par l’ambassadeur d’Israël à Washington, Michael Oren, le Washington Post affirmait hier que Netanyahu s’est engagé à ne plus publier dans la presse les décisions de la commission de planification et de construction de Jérusalem concernant de nouveau projets. En d’autres termes, il s’agit d’une politique de « don’t ask, don’t tell » afin de ne pas embarrasser les Américains comme cela avait été le cas lors de la visite de Joe Biden en Israël.

  • permalien HISTOIRE :
    20 mars @20h31   « »

    Autrement dit : TUEZ ET COLONISEZ EN SILENCE.

    NOUS NE VOULONS SURTOUT RIEN SAVOIR.

  • permalien elbé :
    20 mars @20h47   « »

    K.,

    Très interessant votre article de Meron Benvenisti.

    Je n’ai pas tout compris tant il est riche et soulève des tas de questionnements.
    Je le relirais à tête reposée.

  • permalien HISTOIRE :
    20 mars @20h51   « »

    http://www.amnesty.org/fr/news-and-...

    « La politique d’Israël en matière de colonies est non seulement illégale, mais elle a de graves répercussions sur les droits humains des Palestiniens de Cisjordanie, notamment à Jérusalem-Est. Leur vie et leur mode de subsistance sont ruinés par les constructions érigées sur les territoires palestiniens occupés, a indiqué Malcolm Smart, directeur du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International.

    « Le gouvernement israélien doit immédiatement mettre un terme aux projets visant à agrandir les colonies existantes ou à en édifier de nouvelles. Cette mesure constituerait une première étape avant le démantèlement des colonies israéliennes illégales dans les territoires occupés. »

    La construction de colonies israéliennes dans les territoires palestiniens occupés bafoue le droit international humanitaire, qui prohibe les transferts de population par toute puissance occupante sur les terres qu’elle occupe.

    Les Palestiniens de Cisjordanie, soumis à la législation militaire et non à la législation civile israélienne dont relèvent les colons israéliens, ne sont pas autorisés à pénétrer dans les colonies israéliennes ni à emprunter les routes réservées aux colons, et sont en butte à des restrictions draconiennes de leur liberté de déplacement.

    En outre, les colons reçoivent du gouvernement israélien des aides importantes, notamment financières, et ont le droit d’exploiter les terres et les ressources naturelles qui appartiennent à la population palestinienne.

    L’appropriation illégale de ressources vitales telles que l’eau et de terres palestiniennes pour la construction de colonies israéliennes et de routes de contournement qui relient les colonies a un effet dévastateur sur la population palestinienne locale.

    Quelque 135 colonies israéliennes officiellement reconnues et 99 « avant-postes » – non reconnus officiellement, ils n’en bénéficient pas moins de l’appui de l’État et du financement des ministères – ont été établis en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est, en violation du droit international et au mépris des résolutions des Nations unies, depuis que les forces israéliennes ont commencé à occuper les territoires palestiniens en 1967.

    Aujourd’hui, plus de 450 000 colons israéliens vivent en Cisjordanie, dont environ 200 000 dans des colonies situées à Jérusalem-Est et aux environs.

    Les colonies israéliennes et les routes de contournement se multiplient et s’étendent en Cisjordanie, à l’instar des routes et des zones interdites aux Palestiniens, qui ont de plus en plus de difficultés à circuler d’un village à l’autre.

    Les Palestiniens qui vivent sous contrôle israélien en Cisjordanie, notamment à Jérusalem-Est, sont soumis à des restrictions sévères en matière de logement et d’infrastructures.

  • permalien michael :
    21 mars @06h25   « »

    @orange rouge

    ce sont tes impots qui son detournes par l autorite palestinienne.
    veux tu des precisions ?

  • permalien une bille :
    21 mars @07h27   « »

    Merci à Michael de donner l’occasion de proposer des précisions sur les détournements de mes impôts par Israël :

    Les Accords de Coopération UE/Israël

    Depuis 1978 la BEI a accordé plus de 300 millions d’Euros à Israël. Au titre du nouveau mandat (« Euromed II »), il était prévu que la BEI accorde des prêts à concurrence de 6 425 millions d’EUR sur la période 2000-2006. Ces ressources devaient être consacrées principalement à des projets d’infrastructures et industriels de grande envergure.

    ... et quelques exemples de leurs usage de leur usage :

    Le bâtiment de l’agence de l’ONU visé par un bombardement israélien, le 15 janvier 2009 à Gaza

    Destruction de l’immeuble de la télévision et de la radio palestiniennes

    Gaza : Le bombardement d’une école de l’ONU par Israël fait au moins 30 morts

  • permalien une bille :
    21 mars @08h26   « »

    54 façons d’aider Israël

    Achetez des produits et des services israéliens.
    Prononcez-vous !
    Obtenez les faits.
    Priez.
    Téléphonez en Israël.
    Protestez auprès des médias.
    Donnez de la Tzedakah.
    Sympathisez avec des victimes de la terreur.
    Visitez Israël.
    Arborez le drapeau israélien.
    Préservez l’énergie.
    Reconnaissez le facteur Divin.
    Envoyez des fleurs.
    Rassemblez-vous pour Israël.
    Connaissez votre ennemi.
    Unissez-vous, Unissons-nous !
    Enseignez la Shoah.
    Contactez votre Député.
    Instruisez le public palestinien.
    Efforcez-vous d’être une meilleure personne.
    Teshuva !
    Ecrivez sur les forums Internet.
    Pardonnez.
    Faites don de votre sang.
    Dénoncez les mauvais traitements aux enfants Palestiniens.
    Soutenez les citoyens israéliens.
    Remerciez Dieu pour beaucoup de Ses miracles.
    Organisez une foire de produits israéliens.
    Le mérite d’une mitzvah.
    Appuyez le Magen David Adom.
    Aliyah ! Faites d’Israël votre maison.
    Apprenez l’Hébreu
    Obtenez le côté israélien de l’information.
    Apprenez la Torah.
    Entrez en contact avec le Président.
    Soutenez des soldats israéliens.
    Combattez la Terreur
    Distribuez de la littérature politique sur les campus d’université.
    Récitez des Psaumes (Téhilim).
    Ouvrez-vous.
    Inscrivez-vous sur les listes électorales et votez.
    Investissez, achetez des actions sur la Bourse de Tel-Aviv.
    Arrêtez le carnage sur les routes.
    Patronnez des forums éducatifs.
    Montrez tous les deux côtés de la question des réfugiés.
    Rendez les gouvernements responsables.
    Aidez Israël à avoir de meilleurs porte-parole.
    Obtenez une définition claire du terrorisme.
    Organisez des rassemblements de prières
    Soutenez les artistes israéliens.
    Signez des pétitions de solidarité.
    Dites le Shema.
    Espérez en la rédemption.
    Idée géniale.

  • permalien Orangerouge :
    21 mars @09h04   « »
    Cela concerne qui les relations franco-israéliennes ?

    Pour information :

    http://israel-immobilier.fr/fr/p/le...’immobilier_en_ISRAEL

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