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Ce n’est pas la Grèce qu’il faut exclure, c’est l’Allemagne !

lundi 29 mars 2010, par Frédéric Lordon

La proposition allemande d’exclure la Grèce de l’Union monétaire européenne n’est finalement que le couronnement logique d’une longue suite de manifestations de mépris, entamée dans les années 90 avec le thème du « Club Med », alias les pays du Sud de l’Europe, incapables de se tenir à des règles de gestion macroéconomique rigoureuses (« allemandes »), poursuivies avec la proposition, entourée de rires gras, de vendre quelques îles grecques, et maintenant arrivées à leur terme avec la perspective finale de l’exclusion pure et simple. Mais l’Allemagne perçoit-elle exactement jusqu’où aller trop loin ? Même Christine Lagarde, piquée par on ne sait quel insecte, se met à dénoncer tout ce qu’elle a pourtant toujours adoré et fustige la stratégie non coopérative de désinflation compétitive allemande, celle-là même d’ailleurs que la France tente également de pratiquer depuis des décennies et que la construction européenne impose plus ou moins à tous ses membres – à ceci près que même dans les jeux de cons il y a des perdants et des gagnants… La France s’en tirerait-elle à peu près, en tous cas pas trop loin de l’Allemagne, Christine Lagarde ne trouverait pas grand-chose à redire, car, de même que jadis Paris valait bien une messe, un bel excédent commercial aujourd’hui vaut bien le pressurage des salariés – mais seule la déculottée fait venir l’esprit aux joueurs.

Et pour l’instant the winner is : l’Allemagne. L’Allemagne, elle le répète assez, s’est saignée aux quatre veines et imposé des disciplines suffisamment douloureuses – rappelons-le, d’abord sous direction social-démocrate – pour que l’idée d’en abandonner maintenant les bénéfices lui semble juste une mauvaise plaisanterie. D’un certain point de vue, on peut la comprendre. On n’en est pas pour autant empêché de poser quelques questions et pas seulement celle, découverte sur le tard par Christine Lagarde, du jeu idiot qui consiste à tirer tous les salaires européens vers le bas, par concurrence libre et non distordue interposée, rappelons-le au passage. Car les semaines écoulées, semaines de crise politique européenne bien plus que de crise financière grecque, auront au moins eu le pouvoir révélateur, au sens photographique du terme, de porter au grand jour les tares congénitales de la construction monétaire européenne, et même plus radicalement encore, dès lors qu’on en interroge les origines, de conduire à la question fondamentale de savoir s’il est possible de vivre en union monétaire avec l’Allemagne.

Les traumas originaires de la politique économique

Par une métaphore dont en principe il ne faudrait pas abuser, on pourrait dire que, comme la vie psychique individuelle, la vie psychique collective a ses traumas primaux et ses phobies incrustées. Ils peuvent avoir été intenses au point de façonner par exemple des « styles » de politique économique, durablement marqués par un grand événement originaire, dont les politiques contemporaines demeureront profondément informées, indépendamment de l’orientation des gouvernements successifs. Ainsi, la Grande Dépression et ses taux de chômage à 25% constituent-ils le trauma primal de la vie économique des États-Unis dont la politique économique est, depuis, restée viscéralement attachée aux objectifs de croissance et d’emploi. Ça n’est pas que ces objectifs priment absolument – la Réserve Fédérale a amplement montré, notamment en 1979, sous la présidence de Paul Volcker, sa capacité a remettre (temporairement) l’inflation en haut de liste –, mais ils n’en donnent pas moins sa ligne de fond à la politique économique étasunienne dont tous les instruments sont maniés aussi vigoureusement que possible pour atténuer les fluctuations et remettre au plus vite la croissance sur son sentier de long terme.

L’Allemagne, elle, ne s’est jamais remise de l’inflation à milliards de pourcents de 1923. Il y a assurément de quoi en être resté marqué : avec l’effondrement bancaire, l’hyperinflation est l’événement maximal en économie de marché, le comble du chaos social – et parfois l’antichambre de quelques horreurs politiques. Conçue d’emblée pour ne plus être dans la main de l’État, désormais vu comme l’abuseur monétaire par excellence, la Bundesbank a fait de la lutte contre l’inflation son alpha et son omega, auxquels d’ailleurs tout le reste de la politique économique allemande doit se rendre également. Cette histoire sommairement esquissée suffit à comprendre ce qu’il a pu en coûter à l’Allemagne d’entrer dans un partage européen de la souveraineté monétaire, et spécialement d’abandonner son deutschemark, point d’investissement de substitution de son identité nationale interdite d’expressions patriotiques chauvines après 1945. L’obstacle a été jugé si considérable qu’il n’a pu être franchi qu’à la condition sine qua non que l’Union économique et monétaire reproduise purement et simplement à son échelle le modèle allemand : banque centrale indépendante copie conforme de la Bundesbank, orientation exclusive de la politique monétaire vers la maîtrise de l’inflation (art. 127 de l’actuel Traité de Lisbonne) [1], interdiction du financement monétaire des déficits publics (art. 123), dispositions variées d’encadrement des politiques de finance publique (art. 126 et pacte de stabilité), contention de l’aléa moral par des clauses de no bail out (art. 125).

La déréglementation financière européenne, l’anxiolytique allemand

On sait moins que l’Allemagne est l’auteur de l’étrange article 63 (dans la numérotation Lisbonne) prohibant toute restriction aux mouvements de capitaux entre les États membres et entre les États membres et les États extérieurs à l’Union. Ainsi le mensonge de « l’Europe bouclier contre la mondialisation » est-il avoué en toutes lettres puisque si, à la rigueur, la déréglementation financière intra-européenne entre dans la logique des divers « grands marchés » européens (biens, services, investissements directs et donc capitaux financiers), rien, au regard des objectifs officiels de l’Union et de sa logique de l’unification intérieure, ne saurait en revanche justifier l’abattement de toute barrière financière entre le dedans et le dehors. Ce sont Pascal Lamy et Jacques Delors, récemment devenus, le premier, relecteur de Marx, le second, pourfendeur de la finance dérégulée, qui à l’époque (1988) sont en charge, par la directive portant leurs noms (directive 88/361/EEC), de la réécriture du prudent article 67 du Traité de Rome (devenu art. 56 du Traité de Nice, puis 63 de celui de Lisbonne).

C’est que l’article 67 avait le mauvais goût d’indexer rigoureusement les transformations structurelles des marchés de capitaux européens sur les seules nécessités de l’économie réelle et du commerce intra-européen – en résumé : pas grand-chose. Or la directive Lamy-Delors a pour propos délibéré de mettre l’Europe des marchés de capitaux au goût du jour, c’est-à-dire à l’unisson du mouvement général de la déréglementation financière – dont il est maintenant possible de mesurer rétrospectivement tous les bienfaits [2] … Rien ne saurait retenir les mouvements de capitaux ni la dynamique de l’innovation financière, mais d’abord sur une base intra-européenne – au moins Lamy et Delors demeurent-ils dans un premier temps conformes au mandat implicite de l’Union. Ce sont les Allemands, en la personne de Hans Tietmeyer, alors président de la Bundesbank, qui saisissent l’opportunité pour imposer, contre toute logique proprement « européenne », une extension de la directive aux mouvements de capitaux entre l’Union et son extérieur. Car la directive ne sera définitivement actée qu’en 1990 et entre-temps, le mur est tombé, le projet d’Union économique et monétaire lancé et le rapport Delors qui la prépare écrit. L’idée d’une union monétaire n’est pas absolument neuve – le rapport Werner de 1970 l’évoquait déjà. Mais cette fois elle est plus concrète que jamais, et c’est pour la politique économique allemande un moment de vérité.

Bien sûr le rapport Delors qui donne au Traité de Maastricht sa première esquisse, prévoit toute une série de garde-fous supposés prévenir les dérives de politique économique qui terrorisent l’Allemagne – les dérives « des autres ». Mais peut-on faire confiance aux seules dispositions d’un Traité, qui n’envisage que des sanctions incertaines (il faudra d’ailleurs attendre la formulation du pacte de stabilité en 1996-1997 pour être un peu plus au clair sur le sujet) et laisse aux appréciations et aux arrangements politiques une marge bien trop grande ? Hans Tietmeyer pense que non. C’est pourquoi il se saisit de la directive « marchés de capitaux » pour en pousser la logique au-delà de sa circonscription européenne, avec pour rationalité stratégique d’établir les marchés financiers intra- et extra-européens en instance de surveillance des politiques économiques de la future zone euro.

À un journaliste qui lui posait la question de sa vie politique future, James Carville, ancien conseiller de Bill Clinton, répondait plaisamment qu’il rêvait d’être réincarné en marché obligataire, à ses yeux (très justement) le summum de la puissance puisque – la Grèce s’en aperçoit assez ces temps-ci – c’est là le lieu d’où l’on peut faire plier les États et prendre la main sur leurs options économiques les plus fondamentales. Tietmeyer a déjà parfaitement conscience de ce rapport de pouvoir qui s’est établi entre les marchés de capitaux et des puissances étatiques qui n’ont plus de souveraines que le nom. L’Allemagne cherche un pouvoir de normalisation des politiques économiques dont elle doute qu’un traité puisse le fournir ? Elle le trouve dans les marchés obligataires auxquels elle décide d’exposer les politiques des États membres, et puisque l’efficacité de la normalisation est proportionnelle à la surface des marchés institués en instance de surveillance, elle préconise fort logiquement d’ouvrir l’espace financier européen à tous les mouvements de capitaux de la planète. À part ça, l’Europe est « un bouclier contre la mondialisation »…

L’union monétaire sous les idées fixes allemandes

On ne peut retirer à la vision allemande ni son caractère anticipateur ni sa hauteur de vue stratégique… On peut juste lui contester sa « rationalité » de fond, celle-là même qui l’a conduite à n’entrer dans l’union monétaire européenne qu’à la condition de faire droit à ses propres obsessions, converties non seulement en dispositions juridiques mais en formes structurelles (la déréglementation financière « totale ») organisant la mise sous tutelle, externe autant qu’interne, des politiques économiques européennes. Les situations de crise ayant pour propriété spécifique de rendre plus spectaculaire ce que la routine des temps ordinaires laisse habituellement moins bien voir, le cas grec, très probablement appelé à faire bientôt « école », s’offre comme l’expression canonique des dommages que peuvent infliger les marchés obligataires. Non pas que les finances publiques grecques ne posent aucun problème, mais leur stabilisation est vouée, sous la pression des marchés, à s’effectuer dans les pires conditions, aussi bien du fait de l’alourdissement brutal du service de la dette, causé par la tension spéculative sur les taux d’intérêt, que des invraisemblables démonstrations de rigueur exigées pour donner satisfaction à l’opinion des investisseurs. Si la crise de la dette grecque, et toutes celles qui s’annoncent à sa suite, pouvaient avoir la moindre utilité, il faudrait la trouver, au-delà des plans de circonstances comme celui qui a été péniblement conclu lors du sommet européen du 25 mars, dans l’opportunité de poser à nouveau des questions dont les traités européens proclament avoir donné définitivement les réponses, alors même que les événements actuels portent au grand jour toutes leurs insuffisances, question des modalités de financement des déficits publics [3], mais aussi plus fondamentalement encore question de la possibilité d’une coexistence – avec l’Allemagne.

Que la psyché collective allemande ait été marquée au fer rouge par l’épisode de l’hyperinflation, que sa pensée de politique économique en conserve la trace sous l’espèce de l’idée fixe anti-inflationniste, la chose est en soi parfaitement compréhensible. Toute la question est de savoir si les autres membres de l’Union sont décidés à vivre sous les obsessions d’un seul. Telle est bien pourtant la situation présente de l’Union qui vit selon les manies de l’Allemagne au motif que c’était là la seule façon de l’y faire entrer. La question subsidiaire demande alors jusqu’à quel point les partenaires de l’Allemagne devront souffrir les conséquences des normes qu’elle est parvenue à imposer à tous d’après ses seules inclinations normalisatrices. Or l’état de crise a pour propriété de rendre ces conséquences plus visibles et plus pénibles que jamais – et de rapprocher de ce point. Il suffit pour en juger de considérer l’extrême mauvaise volonté allemande à d’abord simplement envisager l’idée d’une aide collective à la Grèce, puis, s’y rendant du plus mauvais gré possible, son obstination à la soumettre aux pires conditions – intervention en cas seulement de fermeture de l’accès de l’État grec aux marchés, c’est-à-dire à un point de dégradation qui rendra tout solution beaucoup plus coûteuse, refus absolu de toute bonification de taux au nom des saines douleurs de la rédemption et de l’exemplarité –, enfin son insistance jusqu’au dernier moment à impliquer le FMI sans considération pour l’image d’impotence de l’Union renvoyée à la face du monde.

L’euro sans l’Allemagne – esquisse
d’un soulagement réciproque

L’Allemagne en est donc venue au point où ses idées fixes de politique économique entrent ouvertement en contradiction avec ses propres engagements européens. En témoigne l’effrayant – et inédit – chaos de la délibération gouvernementale allemande, incapable, pendant les deux semaines précédant le sommet du 25 mars, de retenir les prises de position les plus contradictoires à raison de deux ou trois par jour ! : pas d’aide, dit la chancelière Merkel ; une aide, répond le ministre Schäuble ; dans ce cas par le FMI seulement, exige la chancellerie ; surtout pas, intervient le banquier central allemand, etc., et l’ordonnancement jusqu’ici impeccable de la parole publique allemande a tourné en quelques semaines à l’invraisemblable pétaudière. Rien d’étonnant dans ces conditions que l’arrière-pensée originelle, celle de l’erreur historique du partage de souveraineté monétaire avec des tiers qui n’en sont pas dignes, ait refait surface à ce degré de netteté dans le débat public outre-Rhin, puisque, pressions électorales aidant, l’évocation d’une fracassante rupture de l’Allemagne enfin rendue à sa sonderweg n’a plus rien d’un tabou : il ne lui manquait pour s’exprimer clairement que l’occasion adéquate, celle d’une crise interne à la zone euro forçant à l’invention d’un mécanisme de solidarité dont l’Allemagne ne veut pas par principe puisqu’il n’aurait pas d’autre signification à ses yeux que le secours indu des plus vertueux aux moins vertueux – d’ailleurs congénitalement incapables de le devenir jamais.

Et puisqu’il est question de rupture, il serait temps, « en face », de se libérer enfin de l’idée absurde de l’Europe-monétaire-inconcevable-sans-l’Allemagne, et de songer aux soulagements symétriques du double processus d’émancipation qui verrait l’une s’adonner de nouveau sans restriction à ses obsessions idiosyncratiques et les autres ne plus avoir à souffrir d’idées fixes qui ne sont pas les leurs. La formation d’une communauté, quel qu’en soit l’objet, suppose des compatibilités minimales, et l’on peut se demander s’agissant de la communauté monétaire européenne, si les exigences allemandes, pour être tirées d’une histoire incontestable, ne sont pas cependant d’un particularisme porté à un si haut degré d’affirmation unilatérale, et si hétérogène aux complexions des autres États-membres, que le « c’est à prendre ou à laisser » pourrait bien donner de plus en plus l’envie de « laisser ».

Des idiosyncrasies inégales

Imagine-t-on un instant la France, arguant de ce que l’État social et les services publics sont pareillement un legs de son histoire, obstinée à en imposer le modèle à l’Union entière – bien sûr on ne l’imagine pas, et d’ailleurs du seul fait qu’à défaut d’imposer quoi que ce soit à quiconque, la France s’est montrée incapable de seulement défendre ses propres éléments d’exception contre la déréglementation-privatisation européenne : poste, train, énergie tout est en train d’y passer, et demain, il faut en être bien certain, éducation et protection sociale. Pour également structurantes qu’elles soient – les services publics sont bel et bien à la France ce que la rigueur monétaire est à l’Allemagne –, toutes les singularités nationales ne font donc pas l’objet du même traitement au sein de la construction européenne. Et cette dissymétrie est d’autant plus accusée que le maintien de certaines de ces singularités, comme les services publics en France, n’entraîne aucun effet collatéral sur les autres États membres et laisse l’État concerné vivre tranquillement son idiosyncrasie [4], là où certaines autres, comme la construction monétaire à l’allemande, réclament d’être universalisées et que tous les autres s’y convertissent inconditionnellement. Il est exact que le partage d’une même monnaie crée de fait des externalités de politique économique qui appellent un cadre institutionnel de normalisation minimale. Mais rien n’oblige à ce que cette normalisation s’effectue d’après les monomanies d’un seul, spécialement quand il en résulte des contraintes aussi fortes sur les politiques économiques nationales, et jusqu’à l’impossibilité d’apporter une solution coordonnée, et interne, à une situation de crise de finances publiques, dont rien ne permettait d’exclure a priori la survenue – comme si pouvait être viable une structure dimensionnée pour reprendre simplement des efforts ordinaires mais pas pour résister à des sollicitations extraordinaires.

Il faudra donc bien un jour poser à haute voix la question de la possibilité de faire union dans une configuration aussi asymétrique où l’un des membres impose les réquisits de sa complexion singulière, hétérogène à celles de ses partenaires et, plus encore qu’hétérogène : pénalisatrice. On pourrait d’ailleurs ne pas s’arrêter en si bon chemin dès lors que la question préjudicielle de la compatibilité est à nouveau autorisée, et s’interroger, hors de l’union monétaire mais dans l’Union européenne tout court, sur le cas britannique qui pose un problème formellement semblable en imposant à tous, mais d’après ses seuls intérêts stratégiques propres, la déréglementation financière – n’est-il pas évident, comme le cas récent de la directive hedge funds, pourtant d’une parfaite innocuité, l’a encore prouvé, que le Royaume-Uni se mettra en travers de tout projet sérieux de re-régulation financière ? Et nous voilà, là encore, faire union avec un « partenaire » qui, en l’espèce, rendra impossible jusqu’au bout d’apporter une réponse à la hauteur d’une crise financière séculaire…

La lecture européiste qui tient l’état des choses, sinon pour le meilleur, du moins pour le seul possible, aura vite fait de moquer la frénésie d’exclusion qui finirait par trouver un motif pour mettre à la porte chaque autre État membre jusqu’à laisser la France seule à faire l’Union. Mais non ! Il se trouve que l’Allemagne et le Royaume-Uni sont les seuls pays à faire fondamentalement problème, la première parce qu’elle fait régner son modèle absurde de politique économique, le second parce qu’il impose la déréglementation financière. Aucun autre État membre n’a eu jusqu’ici le projet ou les moyens de peser unilatéralement sur des données aussi lourdes de la vie économique européenne. Que des formes structurelles aussi fondamentales que la politique économique et la configuration des marchés de capitaux fassent l’objet de captures unilatérales et sans le moindre esprit de compromis de la part de certains États-membres est bel et bien un motif de s’interroger sur la possibilité, ou l’opportunité, d’entrer, ou de rester, dans une union économique avec eux.

Efficacité possible d’une expérience de pensée

Mais reconnaissons, pour rassurer les plus inquiets, que ces évocations d’expulsion n’ont pas d’autre statut que celui d’une expérience de pensée politique. Aucun moyen n’existe qui permettrait de joindre le geste à la parole et, dans le cas de l’Allemagne, si un jour (improbable) séparation il y avait, elle serait plus vraisemblablement le fait d’un départ fracassant de l’Allemagne elle-même que de ses partenaires qui lui désigneraient la porte. On demandera alors si une expérience de pensée sans force n’appartient pas typiquement au registre de l’exercice intellectuel dans ce qu’il a de plus vain et ne se trouve pas vouée à une irrémédiable inutilité. Un peu moins qu’il n’y paraît si l’on considère que formuler explicitement l’idée d’une union monétaire sans l’Allemagne est aussi un moyen de faire savoir à l’Allemagne qu’elle n’est pas indispensable, et que son pouvoir d’imposition est plus limité qu’elle ne croit. Car ce pouvoir n’est jamais que la mesure de l’incapacité de ses partenaires à penser leur union sans elle. Énoncer la possibilité de l’« exclusion » de l’Allemagne – qui n’est donc, on l’a compris maintenant, que l’idée de la possibilité de faire sans l’Allemagne – pourrait donc être un assez bon moyen de garder l’Allemagne, mais dans d’autres conditions, des conditions qui ne seraient pas exclusivement les siennes (en tout cas en matière de monnaie et de politique économique).

Et si ces nouvelles conditions n’avaient pas le bon goût de lui agréer et qu’elle décidait à son tour de s’exclure de l’Union [5] – ou d’exclure le reste de l’Union ! – il n’y aurait plus qu’à lui souhaiter bonne route avec le cas échéant un dernier avertissement amical, symétrique exact, d’ailleurs, de l’une des objections que ne manqueraient pas de soulever ceux pour qui l’idée du « sans l’Allemagne » est la déraison pure. Car, à ces derniers, la cause est entendue : version apocalyptique, l’euro ne s’en remettrait pas ; version simplement catastrophique, sa dévaluation est certaine. Si la première version délire – on ne voit pas pourquoi une monnaie commune à une zone économique qui reste de première importance (même sans l’Allemagne) ne serait pas viable en principe –, on achètera volontiers en revanche la seconde, mais en en tirant des conclusions exactement opposées. Car, spécialement, en temps de crise sévère, la dévaluation de fait de la monnaie européenne, est ce qui peut nous arriver de mieux ! Il est vraisemblable en effet que, l’Allemagne quittant la zone euro, plus encore sur un différend doctrinal relatif à l’orthodoxie de politique économique, verrait son de-nouveau-deutschemark immédiatement réévalué. Et pourrait expérimenter quel effet ça fait de s’imposer des années d’efforts pour constituer un avantage compétitif à coup de déflation salariale… et le voir ruiné en une semaine d’activité sur les marchés des changes célébrant la sonderweg retrouvée.

Communauté et compatibilités

Les accidents de la vie collective n’ont pas toujours le caractère dramatique qu’on croit. On peut se séparer bons amis, plus encore quand il ne s’agit que d’une séparation partielle puisque, abandonnant la zone euro, l’Allemagne n’en resterait pas moins membre de l’Union elle-même (sans doute pourrait-elle pousser la superbe jusqu’à sortir de l’Union également, mais gageons qu’elle y pensera à deux fois : l’essentiel de son commerce international s’y réalise...). Envisager ce genre de séparation sans drame aide à mieux voir ce que la compulsion irréfléchie de l’union pour l’union obscurcit fatalement : à savoir que, parmi ses conditions de possibilités, la constitution d’une communauté requiert des complexions qui désirent s’assembler un minimum de compatibilités mutuelles et que, ce minimum non satisfait, la communauté n’est pas en état d’accommoder les tensions auxquelles une situation critique la soumettra un jour ou l’autre. Au moins ce genre de mise à plat permet-elle de clarifier l’alternative stratégique de la communauté : ou bien renoncer d’emblée un projet dont la viabilité est abandonnée à la fortune d’événements contingents dont on espère qu’aucun ne viendra solliciter la communauté au-delà de ses limites de plasticité, ou bien suggérer à ceux dont la complexion est la plus discordante de céder un peu de leur idiosyncrasie, en tout cas d’en rabattre du projet de l’imposer à tous les autres – si vraiment ils tiennent à l’union... –, ou bien faire comprendre au « discordant » que l’union peut très bien se faire sans lui.

Notes

[1] Il a fallu le choc catastrophique de la crise financière pour conduire la BCE à regarder autre chose que l’inflation. Il est vrai que, cette crise ayant pour propriété intrinsèque de propager des tendances déflationnistes, la chose lui a été plus facile, et l’on se demande comment la BCE se serait comportée eût-elle eu à arbitrer entre inflation et stabilité financière…

[2] Rappelons à toutes fins utiles que c’est cette clause « extérieure » de l’article 63 qui, prohibant toute sorte de protection, a permis que la vérole des subprimes viennent aussi s’entasser dans les bilans des banques européennes.

[3] Voir « Au-delà de la Grèce : déficits, dettes et monnaie » et « Commencer la démondialisation financière », à venir.

[4] Comme il s’en trouvera sûrement pour objecter que l’agriculture est typiquement un élément d’idiosyncrasie française générateur d’externalités – budgétaires –, on fera remarquer que le poids financier de la PAC, pour absorber une part non négligeable du budget communautaire, n’en est pas moins ridicule dans l’absolu et, surtout, n’entraîne aucune conséquence structurelle susceptible d’affecter significativement l’existence des autres citoyens de l’Union – pas exactement le cas de la politique économique et de la déréglementation financière…

[5] Par ellipse, on ne parle ici que de l’Union monétaire, car c’est dans la zone euro, et pas dans l’Union européenne elle-même que, à l’inverse du cas britannique, la présence de l’Allemagne est un problème.

111 commentaires sur « Ce n’est pas la Grèce qu’il faut exclure, c’est l’Allemagne ! »

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  • permalien une bille :
    29 mars @08h50   »

    100% d’accord.

    Devant la prise de conscience que la crise ne sera pas qu’un soubresaut, les dirigeants allemands paniquent bien conscients que les efforts demandés aux employés ne sont acceptés que pour un temps limité, alors la tentation de réveiller les vieux démons nationalistes est grande.

    Le fait que ce soit la Grèce qui soit touchée n’arrange rien, car au-delà de 1923, il semble que la nostalgie germanique remonte au voyage de l’Empereur Guillaume en 1898 à la Sublime Porte. Là aussi les vieux réflexes semblent l’emporter sur le souvenir plus récent de la mise à contribution de toutes les économies européennes en 1991 pour une réunification réalisée sans concertation.

  • permalien BA :
    29 mars @08h52   « »
    "Au prorata de leur part au capital de la BCE"

    Voici ce que dit l’accord pipeau signé par les dirigeants européens le 25 mars 2010 :

    "Ce mécanisme, complétant un financement du Fonds monétaire international, doit être considéré comme un dernier recours, ce qui signifie en particulier que le financement de marché est insuffisant. Les déboursements des prêts bilatéraux seraient décidés par les États membres de la zone euro à l’unanimité et soumis à de fortes conditionnalités, sur la base d’une évaluation menée par la Commission européenne et la BCE. Nous nous attendons à ce que les États membres de la zone euro participent au prorata de leur part au capital de la BCE."

    Passons sur le côté comique de la dernière phrase.

    Passons sur le côté voeu pieux de tout ce paragraphe.

    Passons sur le côté "Le père Noël posera les cadeaux dans les petits souliers des Grecs".

    Imaginons que cette belle histoire se réalise comme par enchantement.

    Imaginons que, à l’unanimité, les 15 Etats membres de la zone euro veuillent prêter 40 milliards d’euros à la Grèce (oui, je sais, c’est dur à imaginer, mais imaginons que ça se produise).

    Imaginons que, sans aucune exception, les 15 Etats membres de la zone euro soient capables de prêter 40 milliards d’euros à la Grèce (oui, je sais, c’est dur à imaginer, mais imaginons que ça se produise).

    1- Alors l’Allemagne devra prêter à la Grèce 18,93 % de la somme prêtée par les 15 Etats ! Vous arrivez à imaginer ça ?! Moi non plus.

    2- La France devra prêter à la Grèce 14,22 % de la somme prêtée par les 15 Etats ! Et où la France va-t-elle trouver cet argent ? Où ?

    3- L’Italie devra prêter à la Grèce 12,49 % de la somme prêtée par les 15 Etats ! Et où l’Italie va-t-elle trouver cet argent ? Où ?

    4- L’Espagne devra prêter à la Grèce 8,30 % de la somme prêtée par les 15 Etats ! Et où l’Espagne va-t-elle trouver cet argent ? Où ?

    5- Les Pays-Bas devront prêter à la Grèce 3,98 % de la somme prêtée par les 15 Etats ! Je rappelle que, le 15 mars 2010, les Pays-Bas se sont prononcés CONTRE le sauvetage de la Grèce, et POUR l’intervention du FMI pour prêter des milliards d’euros à la Grèce.

    6- La Belgique devra prêter à la Grèce 2,42 % de la somme prêtée par les 15 Etats ! Je rappelle que le FMI a calculé que la dette publique de la Belgique sera en 2014 de 111,1 % de son PIB !

    Bref : les 15 Etats membres de la zone euro ne prêteront pas des milliards d’euros à la Grèce car ils sont eux-mêmes surendettés.

    Je rappelle une dernière chose : un Etat membre de la zone euro ne sera pas obligé de prêter de l’argent à la Grèce.

    Un Etat membre de la zone euro accordera un prêt à la Grèce seulement si il est volontaire.

    Pauvre Grèce.

    Pauvre peuple grec.

    http://www.ecb.int/ecb/orga/capital...

  • permalien LBX :
    29 mars @09h05   « »

    Cet article est une diatribe qui ne fait que jeter de l’huile sur un feu mourant. A quoi bon chercher à réveiller des rancœurs franco-allemandes ? N’est ce pas aussi stupide de proposer une exclusion de l’Allemagne que de proposer une exclusion de la Grèce ? Pourquoi ne peut on pas parler de l’Europe sans prendre une position de gauche ou de droite, mais en ne réfléchissant qu’au bien commun ? Mais peut-être qu’il ne s’agit pas de cela ici, peut-être que le but est justement que les gens se détestent un peu plus, c’est si facile à mettre en œuvre.

  • permalien une bille :
    29 mars @09h16   « »

    LBX : « N’est ce pas aussi stupide de proposer une exclusion de l’Allemagne que de proposer une exclusion de la Grèce ? »

    Absolument ! Merkel est stupide :

    DÉFICITS EUROPÉENS : Exclure un État membre de la zone euro doit être possible pour Berlin, actualité Economie : Le Point

    La chancelière Angela Merkel a répété mercredi son opposition à un soutien de la Grèce et a prêché l’orthodoxie budgétaire en Europe, au risque d’isoler l’Allemagne, déjà sous le coup des critiques de ses partenaires sur sa politique économique.
  • permalien LBX :
    29 mars @09h28   « »

    @Une bille : Exactement. Il me semble cependant qu’Angela Merkel ne croit pas une seule seconde à une exclusion de la Grèce, en période d’élections il ne s’agit très certainement que d’un calcul politique.

    C’est là ce qui me semble critiquable : la volonté permanente de mélanger le politique à tout ce qui existe. C’est pour cela que je me fâche un peu contre l’article, car il s’agit de la même logique qui n’apporte rien au problème...

  • permalien Ph. Arnaud :
    29 mars @10h42   « »

    A LBX

    Vous dites : « Cet article est une diatribe qui ne fait que jeter de l’huile sur un feu mourant. A quoi bon chercher à réveiller des rancœurs franco-allemandes ? »

    Il ne s’agit pas des rapports entre l’Allemagne et de la France mais, d’abord, de l’opposition d’un pays riche (et, surtout, libéral) qui fait prévaloir son égoïsme contre tous les autres, et, spécialement, contre les moins favorisés. A cet égard, l’Allemagne n’est pas opposée à la France mais à presque tous les autres pays, et notamment à ceux du Sud, ceux que les pays du Nord, avec une grande délicatesse, appellent les « PIGS » (Portugal, Italy, Greece, Spain), censés avoir une gestion « indécrottable »…

    Le problème serait d’ailleurs le même si d’autres pays « vertueux » (Autriche, Pays-Bas, Luxembourg…) se solidarisaient avec l’Allemagne pour refuser de payer. Le conflit n’est pas un conflit de nationalités, mais un conflit de classe.

    Vous dites : « Pourquoi ne peut on pas parler de l’Europe sans prendre une position de gauche ou de droite, mais en ne réfléchissant qu’au bien commun ? »

    Phrase typiquement de droite, telle que la définissait Alain (attitude de celui qui refuse la distinction gauche-droite). Le « bien commun », ça n’existe pas ! Le « bien commun » de madame Parisot (ou de monsieur Bernard Arnault, ou de monsieur Eric Woerth, dont la femme est gestionnaire de la fortune de Liliane Bettencourt) est strictement contradictoire avec celui de la majorité des Français, singulièrement des classes moyennes et des plus démunis…

    Vous dites : « C’est là ce qui me semble critiquable : la volonté permanente de mélanger le politique à tout ce qui existe. »

    Phrase encore typiquement de droite, car tout, absolument tout, est politique. Et en particulier l’économie. La Révolution française a, d’ailleurs, commencé pour cette raison : le refus des plus riches de partager les frais. Ce qu’ils continuent d’ailleurs de faire en 2010…

  • permalien elfishspirit :
    29 mars @11h12   « »

    Je ne suis pas un grand expert en matière économique, loin de là.
    Je suis français et je vis en Allemagne.
    Ce qui est certain c’est que les mots "travail" et "sérieux" n’ont pas la même valeur des 2 côtés de la frontière.
    Quand au sens que cela prend dans les pays du sud, n’en parlons pas.
    Évitons donc de tout ramener à des rancœurs ancestrales pour tenter de nous justifier.
    Le jour où la France sera capable de faire le même effort que l’Allemagne a faite pour intégrer la RDA (ce qui n’est pas gagné) j’en conviens) alors et seulement alors nous pourrons donner des leçons aux allemands en matière de gestion, de travail, de transparence, etc :
    Arrêtons de faire du nombrilisme.

  • permalien
    29 mars @11h13   « »

    @ LBX

    "Pourquoi ne peut on pas parler de l’Europe sans prendre une position de gauche ou de droite, mais en ne réfléchissant qu’ au bien commun ?"

    Je surenchéris ! Le bien commun, c’est comme les jugements de cour, selon que t’es puissant ou misérable...

    Le bien, d’ailleurs, à part qu’il est pas pote avec le mieux, et que mal acquit, il ne profite jamais, ben, je vois pas bien à quoi ca ressemble...

  • permalien Antoine :
    29 mars @11h27   « »

    @LBX
    Cet article évoque un changement de perspective salutaire dans la façon de considérer l’Allemagne. Avez-vous lu (dans la presse allemande) les réactions des hommes et femmes politiques (membres du gouvernement, députés, têtes des partis de gouvernement) ? La haine et le mépris ne vient pas de l’article de M. Lordon. Le racisme qui s’est fait jour dans les réactions allemandes face à la situation de la Grèce est à peine voilé.

    Par ailleurs, je ne vois pas de quelle période éléctorale vous voulez parler en Allemagne. A part les éléctions des landtage de NRW en mai 2010 et Sachsen-Anhalt en mars 2011. Mais on ne voit pas en quoi cela préoccupe la politique économique de Merkel, élue par le Bundestag en novembre dernier pour 4 ans...

    vous dites décidément n’importe quoi.

  • permalien LBX :
    29 mars @11h41   « »
    Ce n’est pas la Grèce qu’il faut exclure, c’est l’Allemagne !

    A Ph. Arnaud

    Mon refus de la distinction gauche-droite ferait ainsi de moi quelqu’un... de droite ? Quelque chose m’échappe.

    Critiquer ce refus est cependant compréhensible, mais faire du monde un lieu divisé entre gauche et droite, riches et pauvres, égoïstes et généreux etc. est dangereux et légèrement malhonnête :

    La Révolution française que vous citez, n’est-elle pas en grande partie l’œuvre d’une bourgeoisie frustrée ? La composition du gouvernement actuel n’est-elle pas la preuve qu’il est difficile d’affirmer qui est de gauche et qui est de droite ?

    Vous pouvez objecter qu’il s’agit là de gens qui n’étaient peut-être jamais vraiment de gauche, ou que je parle de la "gauche caviar" qui n’est pas la "véritable" gauche. Mais qu’est ce que la véritable gauche et qu’est ce que la véritable droite dans ce cas ?

    Sans le dire clairement, votre texte sous entend alors que droite = riches, égoïstes et que gauche = opprimés, généreux. Loin de moi l’idée d’affirmer que la vérité est dans le contraire, mais elle n’est certainement pas dans cette simplification.

    Tout cela n’est cependant pas innocent, vos articles reflètent une grande intelligence qui s’accompagne d’une dialectique classique au discours que vous tenez. C’est donc très probablement un dialogue de sourds qui aboutit - comme toujours - à un débat sur la forme et non sur le fond.

    Je ne cherche de toute façon pas à vous convaincre, mais à exposer un autre point de vue.

  • permalien LBX :
    29 mars @12h05   « »

    @Antoine

    Étant bilingue, j’ai effectivement eu l’occasion de lire les réactions de la presse allemande. Il me semble cependant ne pas avoir tout lu, puisque je n’ai pas été confronté aux réactions "racistes" que vous évoquez. Un lien peut-être, pour étayer vos propos et me montrer une phrase raciste ? Mais évitez de me parler du quotidien "Bild", qui n’est absolument pas un argument puisqu’il est comparable à la plus basse presse people française et ne reflète en aucune façon la position allemande.

    Concernant les élections que j’évoque, il s’agit effectivement de celles du Land de Rhénanie-du-Nord-W. Concernant l’importance de ces élections, un petit tour ici :

    http://de.reuters.com/article/domes...

    vous expliquera pourquoi elles sont décisives et pourquoi Angela Merkel à tout intérêt à faire apparaître son parti sous un bon jour.

    Ces renseignements vous éviterons peut-être par la suite d’affirmer que j’écris "n’importe quoi", ce qui est assez insultant.

    J’attends de plus le lien vers les propos racistes.

  • permalien LBX :
    29 mars @12h16   « »

    Précision, message à 11h41 : Le texte à partir de "Tout cela n’est cependant [...]" s’adresse à F. Lordon.

  • permalien Etienne :
    29 mars @12h28   « »

    Je suis relativement d’accord avec BA, reflexe anti-inflationiste ou non, les sous ne vont pas sortir de nul part.

    Mais, et surtout, on voit difficilement pourquoi ils le feraient, car les perspectives de croissance amorcées par un tel plan de relance sont quasi-nulle, l’économie grecque est profondément touchée, sortir ces 40G aujourd’hui ou les imprimer en plaque de 500 revient quasi au même : on comble, on ne relance pas.
    Et on en revient au problème que dans ce genre de déroute ce qui coute le moins cher à tout le monde, Grèce y compris, c’est la faillite. Alors oui le chaos social engendré est inacceptable, ha salaud d’allemands ils ne pensent qu’à leur monnaie au dépit des pauvres gens grecs ! Comme si les français s’occupaient de l’égalité sociale grecque quand leur porte-monnaie est en jeu ...

  • permalien Ph. Arnaud :
    29 mars @12h38   « »

    A LBX

    Vous dites : « Mon refus de la distinction gauche-droite ferait ainsi de moi quelqu’un... de droite ? Quelque chose m’échappe. »

    Eh bien pour que rien ne vous échappe plus, je vous renvoie à cette citation d’Alain : « Lorsqu’on me demande si la coupure entre partis de droite et de gauche, hommes de droite et hommes de gauche, a encore un sens, la première idée qui me vient est que l’homme qui pose cette question n’est certainement pas un homme de gauche »… [Citation tirée de l’ouvrage de René Rémond, « La droite en France », collection Aubier, Paris 1968, tome 2, page 353]. Et René Rémond n’était pas précisément un homme de gauche…

    Vous dites : « La Révolution française que vous citez, n’est-elle pas en grande partie l’œuvre d’une bourgeoisie frustrée ? ». Vous réduisez significativement les causes de la Révolution française (à la fois causes lointaines et causes proches) à ce qui apparaît le plus souvent dans les déclarations de droite, à savoir l’explication des révolutions (les seules, les vraies, les révolutions sociales), à la frustration, à l’envie, à la jalousie, etc.

    Vous dites : « Mais qu’est ce que la véritable gauche et qu’est ce que la véritable droite dans ce cas ? ». Eh bien, c’est simple, la véritable droite, c’est ce qui est au gouvernement en France avec Sarkozy, en Italie avec Berlusconi, aux Etats-Unis avec Bush, en Allemagne avec Merkel, en Espagne avec Aznar, au Royaume-Uni avec Brown, etc., c’est-à-dire une classe politique qui fait une politique outrageusement de classe…

    Vous en voulez des exemples ? Le bouclier fiscal (et tous les cadeaux fiscaux), la « réforme » (en fait, la démolition) des retraites, la suppression de la demi-part fiscale aux personnes ayant élevé seules un enfant, le refus rabique de la droite américaine d’accepter la réforme d’Obama sur la santé, les attaques contre les 35 heures, le travail le dimanche, la réduction des allocations familiales, la franchise des soins médicaux, la privatisation de France Télécom, de la Poste, d’EDF et GDF, la pénalisation des chômeurs, la défiscalisation des heures supplémentaires, la suppression de la taxe professionnelle, la diminution des impôts de succession, le paiement du RSA par les pauvres, la démolition du Code du travail, la suppression des tribunaux, etc., etc. Le réquisitoire pourrait prendre des pages…

    En l’occurrence, la droite n’a fait qu’aggraver une politique également bien mise en œuvre par les sieurs Beregovoy, Fabius, Strauss-Kahn et Jospin…

  • permalien asdiwal :
    29 mars @12h56   « »

    Je ne crois pas qu’il faille répondre à LBX. C’est un troll qui a pris un autre pseudo et qu’on avait déjà mis à la porte. Il répète les pires lieux communs et arguties éculées de la pensée dominante. Et c’est ce qu’il a pour lui. Rien d’autre. Il n’a pas de fond, que des fausses pistes à semer pour ne pas discuter du sujet lui-même. Nous, nous sommes contre l’immobilisme et pour le changement, pas comme les conservateurs.

    La question posée dans l’article doit être posée maintenant, sinon elle ne le sera jamais. Il faut savoir si le respect des décisions prises dans un cadre démocratique peut être soumise à une imposition extérieure. Si nous ne devons pas imposer nos vues aux autres, la réciproque est vraie. Donc, on doit se demander si nous pouvons en tant que sujet politique le supporter, mais également s’il dans notre intérêt économique de la supporter. La rigueur qu’impose l’Allemagne n’est pas de notre culture mais elle est pourtant devenue notre problème, idem pour la finance outre-manche. Il semble donc normale de se poser la question. Mais moi j’irai plus loin que dans le texte. Si tous les pays de la zone euros acceptent de soumettre leurs intérêts à l’Allemagne et la Grande-Bretagne alors grand bien leur face, mais sans nous. Ca ne pose aucun problème politiquement. Salut les gens et bon vent... on ne s’en portera que mieux.

  • permalien une bille :
    29 mars @13h27   « »

    @Ph. Arnaud

    la privatisation de France Télécom, de la Poste, d’EDF et GDF

    ... vous auriez pu ajouter le remplacement des impôts progressifs par des taxes.

    Celà signifie-t-il que vous incluez l’opposition "institutionnelle" à Sarkozy, dans la droite ? Á savoir le PS avec la CSG et les Verts avec la taxe carbone.

  • permalien
    29 mars @14h28   « »
    Ce n’est pas l’Allemangne qu’il faut exclure, c’est la Grèce !

    Oui, "pauvres grecs", vraiment.

    C’est tout de même cocasse cet engouement supranational pour sauver la Grèce.

    La Grèce, qui a payé Goldman Sachs pour truquer ses comptes depuis 2001. La Grèce, qui n’a jamais eu les moyens d’adopter l’euro. La Grèce, qui se plaint aujourd’hui de la qualité de signature de ses émissions d’obligations et « de devoir soutenir sa dette à un prix insoutenable ».

    Ah oui, vraiment on devrait sortir l’Allemagne du système monétaire européen, dont le système se serre la ceinture pour respecter les quotas imposer par Bruxelles, et puis payer la Grèce qui doivent adopter un plan d’austérité…

    C’est vraiment le monde à l’envers ; et plus personne ne parle de sanctions à l’égard de la Grèce…

  • permalien Monsieur HR :
    29 mars @14h30   « »

    Bon, on en est au chacun pour soi et Dieu pour tous.
    Dieu est l’autre nom pour "les marchés" (sous entendus financiers). Dixit Angela qui dit tout haut ce que les autres pensent tout bas : "je souhaite que les marchés y voient le signe ...". Les politiques financières publiques ne sont clairement plus destinées qu’à faire allégeance aux marchés. Dans ces conditions la souveraineté démocratique n’a plus de sens, ce que semblent avoir compris, à l’occasion des régionales, les 50% de la population Française inscrites sur les listes électorales qui ont préféré s’abstenir.

    Alors faut il exclure d’une UE en faillite populaire, la Grèce, l’Allemagne ou plutôt les marchés ? Pour ma part, ma conviction est faire.

  • permalien Ph. Arnaud :
    29 mars @14h53   « »

    A une bille

    Lorsque, en 1997, Jospin est venu dans ma ville pour la campagne électorale, il a dit, textuellement : « Je ne privatiserai pas France Télécom ». Les trépignements d’enthousiasme des agents de France Télécom, très nombreux dans l’assemblée, ont alors fait trembler la salle comme sous l’effet d’un séisme de magnitude 7. On a vu, en 2002, ce qu’il en était du statut de cette entreprise…

    Par ailleurs, nous étions allés voir Marisol Touraine, députée PS locale, pour lui demander de refuser les PPESV de Fabius, dans lesquels nous voyions alors la préfiguration des fonds de pension (et Jean-Marc Sylvestre ne s’y était pas trompé, en s’en réjouissant cyniquement). J’avais alors répliqué à Marisol Touraine « qu’elle voulait nous persuader qu’un têtard n’était pas une grenouille… »

  • permalien Ph. Arnaud :
    29 mars @15h04   « »

    Au contributeur anonyme de 14 h 28

    Vous dites : « La Grèce, qui a payé Goldman Sachs pour truquer ses comptes depuis 2001 ». Dans cette affaire, s’il y a eu un corrupteur, il y a eu aussi un corrompu. Goldman Sachs est encore plus coupable de s’être laissé acheter…

    Vous dites : « Ah oui, vraiment on devrait sortir l’Allemagne du système monétaire européen, dont le système se serre la ceinture pour respecter les quotas imposés par Bruxelles ». Il n’y a pas plus de mérite à se serrer la ceinture qu’à porter un cilice et à se donner les verges. Quel mérite y a-t-il à respecter un système absurde, dont la seule finalité est de faire mal ? Quel est ce monde à l’envers où on ne cesse de célébrer l’ignoble fourmi au détriment de la cigale ?

    Il y a une solution encore plus simple (comme le dit d’ailleurs Laurent Cordonnier) : les débiteurs ne payent plus rien du tout, ce qui ne serait d’ailleurs que justice. Et raison…

  • permalien NaOH :
    29 mars @16h43   « »

    Il me semble, mais bien sûr Frédéric Lordon ne peut pas tout faire en même temps, que derrière ce qu’il dit il faut aussi voir que l’Europe est, pour l’instant, une Europe de banquiers et assimilés (actionnaires, etc.). Ce sont ces gens-là qui ont les états d’âme qu’il décrit, et ce n’est d’ailleurs pas nouveau : « Le jour viendra [...] et peut-être bientôt où il sera possible de faire la lumière sur les intrigues menées chez nous de 1933 à 1939 en faveur de l’Axe Berlin-Rome pour lui livrer la domination de l’Europe en détruisant de nos propres mains tout l’édifice de nos alliances et de nos amitiés ». Voilà ce qu’évrivait Marc Bloch en 1944 (cité par Annie Lacroix-Riz, Le choix de la défaite, Armand Colin, 2006).

  • permalien NaOH (suite du précédent) :
    29 mars @16h44   « »

    L’Allemagne, la France, la Grèce... Ce ne sont là que de commodes abstractions qui donnent l’illusion que l’Allemagne ce seraient les Allemands, la France, les Français, la Grèce, les Grecs...

    Alors qu’en face de ceux-là, les banquiers, une petite minorité, se trouve le reste des populations de l’Europe.

    Ces gens, les populations de l’Europe, n’ont probablement pas d’autres problèmes vraiment sérieux que de savoir ce qu’ils vont manger demain, s’ils pourront payer leur loyer, si leurs enfants auront une bonne école, ce qu’ils deviendront s’ils tombent malades, etc. Ces choses-là sont importantes pour eux, quel que soit le pays où ils vivent. Bien sûr, tous n’exprimeront sans doute pas ces petits soucis (aux yeux des banquiers) de la même manière. Déjà ils n’ont pas la même langue et les uns se tourneront vers l’Acropole, les autres vers la porte de Brandebourg, d’autres encore vers les Tuileries... Et si les banquiers échouent dans leurs tentatives de partage du gâteau entre eux, en laissant quelques miettes à tous les autres, mais seulement si c’est vraiment nécessaire, c’est cette majorité de gens qui payera les pots cassés... Qu’ils soient finalement Allemands, Français, Grecs ou autres... Là n’est pas la question !

    Ils n’y comprennent sans doute pas grand-chose à la déflation compétitive, aux gains de productivité, à la dette jusqu’à la nuit des temps (sans doute quelque chose comme le péché originel, non ?), etc., mais ils se rendent bien compte qu’ils sont les dindons de la farce et le seront sans doute encore davantage... La preuve, ceux auxquels on a posé la question (France, Pays-Bas, Irlande) n’en ont pas voulu, de cette Europe-là, ou bien ils ont à peine jugé utile d’y répondre (Espagne). Quant aux autres, on a préféré ne pas leur poser la question... Mais, à part quelques illuminés comme d’habitude, ils sont probablement tous favorables à l’Europe et même, plus prosaïquement, à tout système qui préférerait la paix à la guerre, qui viserait à simplifier la vie plutôt que la compliquer, à régler les problèmes du quotidien plutôt que les aggraver, etc.

    Au total, on a donc d’un côté les discours des banquiers, les discours que les banquiers et leurs sbires (les médias) prêtent aux populations pour les exciter les unes contre les autres, et de l’autre, les populations elles-mêmes qui ont spontanément d’autres préoccupations, leur quotidien, qui se rendent compte, dans leur vécu, que tout ça leur tombe sur le coin de la figure, mais qui n’ont pas encore compris, pas assez en tous cas, qu’il n’y a rien d’inéluctable et qu’il est possible de faire autrement...

  • permalien hardi :
    29 mars @20h38   « »

    J’ai l’impression que la Grèce sert de laboratoire pour l’offensive capitaliste en Europe. Si les ¨réformes¨(c’est-à-dire la casse sociale) passent en Grèce qui n’est guère plus endettée que les autres pays européens elles seront proposées à tous.En effet ces derniers connaissant des déficits comparables la panacée grèque sera administrée à tous.Ainsi seront invoqués les sacrifices du peuple grec, et,de nous culpabiliser de nous accrocher aux acquis sociaux et autres¨ avantages¨de l’état providence.

  • permalien David :
    29 mars @21h30   « »

    LOL exclure le bon élève, et rester entre nous les mauvais et les médiocres, rejoindre le peloton de la gitanerie.

  • permalien Ben Goury :
    29 mars @21h33   « »

    Il serait que même un peu juste d’évoquer la corruption, les détournements et les mensonges des politiques grecques, s’attaquer un peu aux raison au lieu des conséquences.

  • permalien Ph. Arnaud :
    29 mars @22h07   « »

    A David

    Vous dites : « LOL exclure le bon élève, et rester entre nous les mauvais et les médiocres, rejoindre le peloton de la gitanerie. »

    Le « bon élève » de quoi ? Le « bon élève » par rapport à quoi ? Le « bon élève », qui prospère sur l’exploitation de ses Turcs, de ses Grecs et de ses Yougoslaves ? Le « bon élève » qui travaille comme une mule pour consommer comme un goret ? Le « bon élève », qui regarde ceux du Sud comme des métèques, des rastaquouères… et des Gitans ? C’est ça, pour vous, l’Europe, c’est cet idéal de beauf ?

  • permalien Peretz :
    29 mars @22h15   « »

    je crois savoir que la politique économique de rigueur allemande n’a pas empêché l’augmentation du chômage dans ce pays. Qui a a raison ?

  • permalien Nicks :
    29 mars @22h39   « »

    @Ben Goury

    Et quand le tour sera venu du Portugal, de l’Espagne du Royaume-Uni, vous sortirez aussi le prétexte de la corruption ? La Grèce a certes failli dans de nombreux domaines, la fiscalité notamment, mais il n’en reste pas moins que l’absurdité demeure que les marchés financiers puissent déterminer de la politique d’un pays et de la souffrance de ses habitants, cela juste après avoir été sauvé par les Etats.

    L’Allemagne a du mal à sortir de ses névroses et elle nous les impose en sus. Pour quel gain ? Imaginez vous seulement deux secondes que la Chine puisse être inquiété par la désinflation compétitive menée par l’Allemagne quand les salaires chinois restent 75% moins élevés en moyenne ?
    Non, L’Allemagne impose des sacrifices à ses populations déjà les plus fragiles, comme d’habitude, mais avec pour seul résultat de désindustrialiser l’économie de ses partenaires et de capter leurs dépenses. Que les autres pays fassent leur les préceptes ordo-libéraux et le modèle est intenable, personne n’étant en mesure d’acheter les produits des autres.

    Quel est en outre, le gain en niveau de vie, en progrès social pour les allemands ? Il n’y en a pas, bien au contraire...

    Le benchmarking brut, ça ne veut pas dire grand chose. En terme social, notre voisin germanique est un cancre. Ceux qui se gargarisent des chiffres de l’exportation ne doivent pas travailler dans les magasins discount...

  • permalien asdiwal :
    30 mars @08h26   « »

    Gitanerie c’est sympa. Je prefere a PIGS.

  • permalien Ph. Arnaud :
    30 mars @09h14   « »

    A tous

    La perversité de l’Europe actuelle, c’est que, constituée initialement pour éviter la guerre entre ses membres (et spécialement la guerre entre la France et l’Allemagne), elle s’est, finalement, transformée en instrument de guerre.

    Guerre, d’abord, de ses classes riches (quelques petits pour cent) contre le reste des autres classes – et même, plus largement, des classes riches du monde entier contre la majorité des populations européennes ; guerre qui se traduit par chômage, baisse du niveau de vie, précarisation, diminution des prestations sociales et médicales, démolition des législations du travail…

    Guerre, ensuite, contre le monde du Sud, par la constitution d’une Europe forteresse, par le refoulement et la chasse aux immigrés, par la responsabilité directe dans la mort de ces immigrés. Guerre aussi contre les Palestiniens (par les sanctions contre Gaza), guerre contre l’islam par l’engagement servile des Européens dans les guerres des Etats-Unis (par exemple en Afghanistan)…

  • permalien babypouf :
    30 mars @10h47   « »

    Bonjour,

    si de ce sac de noeud pouvait sortir quelque chose de bon pour les citoyens de l’Europe, ce serait que les commissions Européennes (illégitimes et infiltrés par les lobbys économiques ) mais néanmoins aux mannettes accordent un peu plus de regards aux buts ultimes que fût la construction Européenne : la paix entre les peuples et la prospérité pour tous aussi.

    Maintenant puisque tout va s’effondrer c’est vers une unité sociale qu’il faut travailler, pour le service des citoyens.

    Nos amis les Allemands craignent aussi de sortir de l’Euro car ils auront alors à faire avec un Euros dévalué et certainement plus compétitif, 60% de leurs commerce avec des Européenns c’est pas rien !.
    C’est pas une dévaluation relative de l’Euros avec l’Allemagne qu’il faut souhaiter, c’est une réevaluations des politiques sociale et fiscales compétitives intracommunautaires qu’il nous faut pour sortir de l’orniére où les requins de la finance cupide et apatride nous ont tous mis.

    L’Europe communautaire n’était qu’un marché, joujou des puissances financiére actuellement et quoiqu’en dise la "constitution" votée par nos "députés", espérons que cette crise va transformer l’Europe en une entité de citoyens solidaires, et c’est par une communauté de régle sociale fiscale (et par là même économique aussi ) que cela passe obligatoirement.

    A quand une Europe au service des citoyens ? faudra t il des "troubles sociaux" importants ? Les discours des politiques étant si démagogiques et à courte vus, les problémes posés si complexes que les réponses/solutions proposées aux électeurs tombent facilement dans le simpliste .

    Cordialement

  • permalien Ph. Arnaud :
    30 mars @11h12   « »

    A tous

    L’interminable constitution européenne pourrait avantageusement être remplacée par un seul article : « En Europe, la législation sociale est automatiquement alignée, dans chaque domaine, sur celle du pays le plus progressiste en la matière. » Une Europe comme celle-là, je veux bien y adhérer…

  • permalien gregfrite :
    30 mars @11h15   « »

    @LBX et @ Antoine

    Au delà de l’analyse éco qui me dépasse, il me semble quand même que l’auteur aurait pu éviter cet effet de style en gras ci-dessous. Ce ton de l’article est effectivement à même de raviver des tensions franco-allemandes

    « un mécanisme de solidarité dont l’Allemagne ne veut pas par principe puisqu’il n’aurait pas d’autre signification à ses yeux que le secours indu des plus vertueux aux moins vertueux – d’ailleurs congénitalement incapables de le devenir jamais. »

    Yes j’ai trouvé le point Goldwin de l’article.

  • permalien Ph. Arnaud :
    30 mars @11h38   « »

    A gregfrite

    Où voyez-vous que l’auteur a souligné, en gras, la proposition que vous mentionnez ? A moins que mon ordinateur ne me joue des tours, la police de caractère est, à cet endroit, exactement la même que dans le reste de l’article…

    Où voyez-vous que le ton de l’article ravive les tensions franco-allemandes, alors que le pays visé est la Grèce (et, avec lui, les autres « PIGS »), et, de façon plus générale, tous les pays qui ne sont pas « fourmis ». Il ne s’agit pas là d’une attitude nationaliste, mais d’une attitude de classe (à laquelle, d’ailleurs, d’autres pays sont fort accoutumés. Rappelez-vous M. Thatcher et son mesquin : « I want my money back »…)

  • permalien gregfrite :
    30 mars @12h06   « »

    @ Ph Arnaud

    C’est en effet moi qui est souligné en gras. Je faisais juste ressortir que cet effet de style n’a pas sa place dans l’article. Il laisse croire que nos amis Allemands pensent que nos amis PIGS sont congénitalement faibles en comptabilité. Ce qui a en effet été théorisé par un parti allemand dans le passé. Point GOldwin !!!

    C’est tout, je souligne juste le côté zemmourien de l’auteur sur ce passage précis de l’article si vous le permettez.

    On peut se marrer sur le net, merci.

  • permalien Bbirel :
    30 mars @12h33   « »

    A Ph. Arnaud

    Je crois que gregfrite veut simplement dire que c’est lui-même qui formate en caractères gras pour signifier ce à quoi il fait allusion.
    Il aura simplement confondu un petit trait d’humour caustique propre au style de M.Lordon et un point Goodwin.

  • permalien Nonams :
    30 mars @13h41   « »

    Tant d’intelligences monopolisées pour un vrai-faux débat !

    Nous sommes dans une crise (financière, monétaires et mondiale) sans précédent, et nos critiques renforcent inexorablement le constat d’échec et non l’anticipation d’une sortie sereine de cet état de fait. (renforçant de surcroît les pouvoirs dénoncés d’une finance terroriste)

    Oui, nous sommes sclérosés dans une Europe bancale imposée par sa conception et réalisation. Oui, droite et gauche confondue sont directement responsables de la situation politique de cette Europe, satellite des US, faut-il le rappeler.

    Or, c’est bien les concepts de la finance anglo-saxonne, en déroute totale, qui nous plongent dans les contradictions de la construction européenne.

    Il est évident qu’une politique claire doit s’imposer très rapidement, si nous souhaitons sauver les meubles. (trop tard pour les murs…)

    Pas de politiques claires, et la finance finira son travail de destruction massive de l’ Europe.

    Le rôle de l’Angleterre est déterminant. Soit elle adopte l’Euro, soit elle adopte le Dollar, soit le Yuan, soit elle garde la Livre… Mais qu’elle choisisse son camp si l’union occidentale n’est pas plus apte à faire face aux enjeux mondiaux.

    En état actuel de nos dettes respectives, il ne sert à rien d’essayer de sauver financièrement un pays de la zone Euro par l’Euro sans objectif d’une nouvelle construction et objectifs autres que nos simples marchés intérieurs.

    L’ Allemagne est une pièce maîtresse dans l’économie mondiale, s’en défaire pour l’Europe serait signer un chaos supplémentaire et sans appel pour un futur déjà chargé de défis.

    Nous pouvons être pour ou contre cette construction européenne, mais nous devons briser ces chaînes qui nous étranglent, alors que nous avons besoin d’un nouveau souffle… en espérant pour ma part qu’il soit vraiment démocratique…

  • permalien Ph. Arnaud :
    30 mars @14h58   « »

    A tous

    Je formule une hypothèse à propos de l’Allemagne. Contrairement à ce que nous imaginons, nous Français, avec nos populations du même ordre de grandeur (82 millions et 64 millions), en fait, l’Allemagne, depuis 1870, est dans une autre catégorie que la nôtre : la catégorie des Etats-Unis et de la Russie…

    Ce qui nous a fait illusion, en 1870, c’est que nous nous sommes battus seuls contre les Allemands et qu’en 14-18, nous avons figuré parmi les « vainqueurs » (en fait, nous avons été vaincus). Mais, en 1940-45, la puissance de l’Allemagne s’est révélée en ce qu’elle a résisté trois ans aux formidables armées soviétique et américaine, ainsi qu’à l’armée britannique, tout en ayant plusieurs centaines de milliers d’hommes immobilisés dans les diverses occupations et les tâches d’extermination.

    Mais, pour les Russes comme pour les Américains, ce pays est un pays respectable et redoutable. Avant la guerre, c’était lui qui avait le plus de Nobel scientifiques. Sa production industrielle est toujours regardée par le monde entier comme une production de haut de gamme et sa monnaie d’avant l’euro comme une monnaie-refuge. Actuellement, sa production industrielle représente la majorité relative de toute la production européenne.

    Je ne suis pas sûr que l’Allemagne croie en l’Europe, hétérogène politiquement, socialement, économiquement et culturellement. Je me demande si elle n’aurait pas plutôt en vue un ensemble de « Mitteleuropa », centrée autour d’elle, qui grouperait, par exemple, l’Autriche et la République tchèque (un Saint Empire redivivus), bien plus compact, bien plus homogène et qui, par sa position centrale, séparant tous les autres groupes de pays, aurait (avec 100 millions d’habitants et une homogénéité politique) une prépondérance écrasante en Europe. Une Allemagne de 120 millions d’habitants (donc de l’ordre de grandeur du Japon) aurait un poids, une influence et un rayonnement bien plus grands que ce Japon…

  • permalien jc :
    30 mars @15h43   « »
    Analogie..

    Si mon frère proposait à la famille de ne pas payer les soins à ma sœur menacée de mort après un accident de voiture, sous prétexte qu’elle conduit mal, je m’interrogerais sur notre fraternité... plus que sur ma relation avec ma sœur...

    Et vous ?

    PS : Intéressant le point Goldwin, je connaissais pas.

  • permalien gloc :
    30 mars @16h41   « »
    A l’attention des spécialistes du point Godwin
  • permalien JeanNimes :
    30 mars @17h35   « »

    Je ne sais pas trop par quel bout commencer... je suis d’accord et pas d’accord avec l’analyse de F. Lordon.

    Oui, on peut essayer de poser comme une expérience de pensée l’hypothèse d’une sortie de l’un ou l’autre pays de la zone euro ou de l’UE, mais non on ne peut le faire en globalisant "l"Allemagne", "la France" ou "la Grèce"...

    Ces entités sont contradictoires : il y a certainement plus d’intérêts partagés que d’opposition entre les classes populaires françaises, allemandes ou grecques et face aux intérêts partagés des banquiers-spéculateurs français, allemands ou grecs !

    Quant à une autre Union européenne, c’est probablement ce qui va émerger sous la pression de la crise à venir : les classes populaires des pays, qui auront un besoin vital d’harmonisation de la protection sociale, de la fiscalité, des salaires et de gestion démocratique des biens communs et des services publics, de relocalisation, de reprise de leur maîtrise industrielle, etc. sauront faire pression pour que les gouvernements établissent un nouveau traité.

    Nouveau traité qui prendra le contrepied du traité de Lisbonne, contre sa logique suicidaire de concurrence "libre" (le renard dans le poulailler) et "non faussée" (les spéculateurs sur les marchés), son refus pathologique de toute solidarité, son ultralibéralisme monétariste, du renversement de la démocratie dans les Etats par l’application des règles de management autocratiques subi dans les entreprises, complété par la prise de pouvoir des capitalistes sur les Etats mis à genoux par une dette exponentielle dont les capitalistes sont les premiers bénéficiaires.

    Quels seront alors les pays qui voudront ne pas être défendus par un contrôle des échanges de capitaux et par des taxes équitables aux frontières de cette nouvelle union européenne (NUE, joli n’est-ce pas ?) ???

  • permalien BA :
    30 mars @21h13   « »
    Obligations d’Etat grecque : 6,434 %.

    Mardi 30 mars 2010 :

    Les rendements des obligations d’Etat grecques ont continué de se tendre mardi, au lendemain d’une émission obligataire au succès mitigé, la Grèce n’étant pas parvenue à rassurer totalement le marché.

    A 18H00, le taux de l’obligation d’Etat grecque à 10 ans se tendait nettement à 6,434 %, contre 6,289 % lundi.

    http://www.romandie.com/infos/news/...

    Malheureusement, ça dégénère.

    La situation devient intenable pour la Grèce.

    Que va-t-il se passer si la Grèce doit emprunter à 7 % dans quelques semaines ?

    Et à 7,5 % ?

    L’évolution des obligations grecques à 10 ans montre que plus personne ne croit à toutes ces déclarations des dirigeants européens.

    Le Portugal, l’Irlande, l’Italie, la Grèce, l’Espagne (liste non exhaustive) sont en train de glisser le long du toboggan, et leur vitesse s’accélère.

    Qu’est-ce qu’il y a en bas du toboggan ?

    Je ne sais pas.

  • permalien une bille :
    31 mars @08h13   « »


    Les dix premiers pays en termes de vulnérabilité au ratio Dette/PIB (en bleu : dette publique ; en orange : dette privée) - Source : Crédit Suisse, 03/2009

    Mais le pays pesant 2,5% du PIB de la zone Euro (et 1,9% de celui de l’UE), nous sommes loin d’un grave danger pesant sur la monnaie unique européenne et sur la zone Euro. A titre d’exemple, la cessation de paiement de la Californie (12% du PNB US) est infiniment plus porteuse de déstabilisation du Dollar et de l’économie américaine.
  • permalien une bille :
  • permalien BA :
    31 mars @21h15   « »
    Obligations d’Etat grecques à 10 ans : 6,522 %.

    Mercredi 31 mars :

    A 18H00, le taux de l’obligation d’Etat grecque à 10 ans s’est inscrit à 6,522 %, contre 6,434 % mardi.

    Le différentiel avec le Bund allemand à 10 ans qui sert de référence sur le marché s’est établi à 343 points, contre 316 points en début de semaine, ce qui traduit les inquiétudes sur la dette grecque.

    Ce mouvement fait suite à l’émission obligataire de maturité à 7 ans, qui s’est déroulée lundi, avec un résultat mitigé et une demande moins importante que lors des précédentes opérations.

    A un climat déjà dégradé, est venu s’ajouter mercredi l’abaissement de la note des cinq principales banques grecques par l’agence Moody’s qui a donné lieu à un net mouvement de “fuite vers la qualité”, a indiqué Jérôme Broustra, responsable de la gestion taux chez Axa IM.

    http://www.romandie.com/infos/news/...

    Lundi 29 mars : l’obligation grecque à 10 ans était à 6,289 %.
    Mardi 30 mars : l’obligation grecque à 10 ans était à 6,434 %.
    Mercredi 31 mars : l’obligation grecque à 10 ans était à 6,522 %.

    L’Etat grec ne pourra pas emprunter à des taux aussi élevés.
    La Grèce fonce vers le défaut de paiement.

  • permalien Hadrien :
    31 mars @21h15   « »

    DE GAULLE, PIERRE DAC et…Jean Peyrelevade

    Un long billet de 2009 figurant toujours sur ce site (Le paradoxe de la part salariale), commençait par : "Il faut avoir la bonne mine de Jean Peyrelevade pour...". Or, si ce dernier semble avoir renoncé à sa thèse selon laquelle "la part salariale dans la V.A. n’a pas bougé depuis cinquante ans...", il entonne maintenant d’autres refrains qu’il répète à l’envi dans ses deux derniers billets ainsi que ses réponses aux commentaires. Dernier en date : il est inutile de chercher à augmenter le coût salarial pour les entreprises, car elles répercuteront leurs charges et ce sont les ménages qui trinqueront ...

    Par sa position sur le sujet, Jean Peyrelevade me fait penser à l’aphorisme de De Gaulle : “Beaucoup redoutent la pagaille aprés moi. Alors certains proposent de l’instaurer tout de suite !”.
    C’est en effet dans cette même lignée, digne de Pierre Dac, que répond ici l’auteur du Blog :
    “in fine, ce sont toujours les ménages qui payent”. Il propose donc de charger tout de suite la mule, au lieu de “passer l’ajustement par les entreprises…avec l’avantage parfaitement démagogique que les populations se croiront à tort épargnées”. Mieux vaut les dépouiller tout de suite !

    On connaît bien cette thèse de l’auteur pour l’avoir déjà dénoncée à propos de son ouvrage de 2008 ( Sarkozy : l’erreur historique) où le pouvoir actuel est dépeint comme…trop laxiste.
    En défenseur des intérêts de sa classe, Jean Peyrelevade n’y trouve pas de mots assez durs pour fustiger ces ménages qui sont autant de freins à la croissance exponentielle … du PIB, comme si elle constituait une fin en soi. Car c’est bien là la thèse libérale qu’il nous serine : produisez en vous serrant la ceinture car seule la santé des entreprises… et des banques importe !
    Les ménages seraient de dangereuses cigales avec leurs dispendieux avantages sociaux, alors que les vertueuses fourmis que sont nos banquiers et grands patrons rentrent tous les soirs en se demandant gravement si ces ménages dévolus à produire ,dans un contexte mondialisé, servent encore à quelque chose au sein de nos entreprises et de nos services publics :

    A tous ceux intéressés, je recommande d’intervenir bruyamment sur :

    http://peyrelevade.blog.lemonde.fr/...

  • permalien Pipas :
    1er avril @13h35   « »
    La santé des entreprises, pas des ménages !

    http://www.mediverif.fr/
    Ne vivons-nous pas une époque formidable ?

  • permalien Pipas :
    1er avril @13h37   « »
    La santé des Etats, pas des citoyens !

    http://www.autojournal.fr/Site/Actu...
    Ne vivons-nous pas une époque formidable ?

  • permalien BA :
    1er avril @21h27   « »
    Obligations d’Etat grecques à 10 ans : 6,529 %.

    A 18H00, le taux de l’obligation d’Etat grecque à 10 ans était quasi-stable à 6,529 %, contre 6,522 % mercredi soir.

    http://www.romandie.com/infos/news/...

    Lundi 29 mars : l’obligation grecque à 10 ans était à 6,289 %.

    Mardi 30 mars : l’obligation grecque à 10 ans était à 6,434 %.

    Mercredi 31 mars : l’obligation grecque à 10 ans était à 6,522 %.

    Jeudi 1er avril : l’obligation grecque à 10 ans était à 6,529 %.

  • permalien manif :
    2 avril @07h47   « »

    elle est belle l’europe,c’est l’entente cordiale, comment faire confiance a des gens qui ne se font pas confiance entre eux ?? il faut ce reprendre et s’unir sinon c’est la cata

  • permalien Lazy Flunky :
    2 avril @08h44   « »

    tout ceci est un peu trop politico-economique... moi j’aimerais seulement savoir quelque chose. Peut-être suis je trop mal renseigné ou que tout cela me dépasse(en même temps, tant mieux) mais l’idée de sortir la Grèce de l’Union Européenne a été évoquée par l’Allemagne(ou n’importe qui des 27) ?!!!! Nous parlons de la Grèce messieurs dames !! Vous savez, ce pays qui sans son histoire et ses apports scientifiques, philosophiques et j’en passe parce que la liste serait trop longue, l’Europe( pour rester dans le sujet parce que l’occident serait beaucoup plus approprié) ne serait pas ce qu’elle est actuellement.

    Pour moi, rien que d’y penser, de l’imaginer, pour moi c’est comme cracher dans la main qui vous a nourri !!! C’est de l’ingratitude profonde. Si c’est ça la philosophie de votre Europe, qu’elle s’en aille dignement, la Grèce. Si c’est le profit et quelques sous en plus pour que les allemands ne pataugent pas dans la même merde que les autres, alors moi je préviens que l’Union Européenne se fout de chaque âme et de toutes les valeurs qui font que l’Europe est le Vieux Continent et si elle est vieille et sage(j’exagère un brin là, je sais mais...) , nous devons tous ce magnifique cadeau aux Grecs et pas aux allemands....

    Maintenant j’imagine bien que la politique intérieure d’un pays est primordiale mais il faut assumer quand on intègre un groupe porté sur la coopération. Si personne ne peut l’assumer et que vous vous préoccupez de votre avenir, arrêtez donc cette union de la mascarade mais par contre une union européenne(ou n’importe laquelle) basé uniquement sur la valeur monétaire et pas sur les valeurs humaines(la confiance, le respect, etc...) est, dès le départ, vouée à l’échec(monétaire et humain).

    Maintenant, j’imagine bien que je n’y connais rien à tous ces protocoles macroéconomicosociopolitiques et en même temps ça ne me pourrit pas le cerveau.

    "Mort ou vivant, un homme de bien n’est jamais oublié des dieux"- Socrate

  • permalien jackithones@yahoo.fr :
    2 avril @10h04   « »

    La question méritait d’être posée

    Je ne réagirais que sur les commentaires : une fois pour toutes mettez-vous dans la tête que l’Europe n’a été fondée que pour des raisons économiques. Qu’on le déplore, soit, que l’on souhaite une Europe sociale et solidaire, oui, mais ce n’est plus l’Europe voulue par ses fondateurs. L’élargissement avait comme seul but de solvabiliser de nouveaux consommateurs potentiels, en créant des besoins qu’ils n’imaginaient pas. Comme par hasard, les derniers entrants sont tous dans la même attraction économique et politique. L’élargissement est-il achevé ? Turquie et Croatie contre Serbie, voilà l’enjeu.
    L’ennui c’est que le système est comme le feu, il faut en permanence entrenir cet ogre. Il fut facile d’imaginer que l’on pouvait étendre ce jeu à l’ensemble de la planète avec le "succés que l’on sait en Amérique du Sud", puis en Asie.
    Le sujet sur l’Asie est trop vaste et nous attendrons pour bientôt peut être, des lendemains qui déchantent (pour qui ? certainement pour tous, y compris pour le système liberticide).
    Revenons à notre Europe et d’abord à La France. Il est au minimum risible de croire en la solidarité des Etats.
    Solidarité entre les personnes, oui, elle se manifeste au quotidien devant chaque drame.
    Que pouvons nous faire ? Une idée comme une autre qui mériterait d’être approfondie par des spécialistes : Donner la possibilité à chaque citoyen d’agir par une action en récision contre tout achat d’une marchandise revendue plus de 2 fois ou de 3 fois le prix d’achat initial (à déterminer), quel que soit le lieu d’achat ou de production.
    La sanction : remboursement de l’intégralité du prix et possibilité pour l’acheteur d’en apporter la preuve par tout moyen dans un délai d’un mois par exemple.
    Difficulté de mise en oeuvre ? pas forcément, car on peut simplifier les procédures, sans recourir systématquement au judiciaire.
    Avantages : pour le consommateur français, pour le producteur français et même pour le distributeur qui voudra maintenir une certaine marge brute. Quant au transporteur déjà malmené par les trop longues distances, il se repliera sur le "cabotage". Cela amènera également une simplification des circuits.
    Nous n’avons pas à demander l’avis des autres pays.

  • permalien JCP :
    2 avril @10h49   « »
    Lignes de rupture

    Les lignes de rupture du système ne sont pas Allemagne/Grèce ni Allemagne/France mais plutôt pays émergents/pays développés.

    En stock comme en flux, les pays émergents (Brésil, Russie, Inde, Chine) sont 3 fois moins endettés que les pays développés par rapport à leurs PIB (cumul dette publique et privée, "Debt and Deleveraging", MGI, janvier 2010).

    De nombreux acteurs dont la situation est comparable, dont la France, crient au loup et se cachent en fait derrière l’arbre grec.

  • permalien RAK :
    2 avril @11h51   « »

    Mon Pays na pas besoin de l Europe
    et encore moins la France
    jp FORT

  • permalien Démagosalade :
    2 avril @12h14   « »
    De la science financière internationale à mon quotidien de quartier

    Comme la macro-économie et la finance internationale dépassent largement mon niveau de compréhension je suis admiratif devant ces développements pleins d’arguments, de belles phrases et d’admirables constructions conceptuelles planétaires. C’est beau, bien écrit, rempli de bons sentiments et tellement bouleversant que ne pas y adhérer pourrait m’empêcher de manger ce midi et peut-être de dormir, mais rien n’est moins sûr.

    Pour moi, les questions existencielles sont plus faciles et régler et je ne doute pas qu’un grand nombre d’entre va pouvoir m’aider.
    Voilà ma situation.J’habite avec ma femme et mes deux enfants un immeuble (non pas une H.L.M. quand même) et j’ai comme voisin de palier une famille composée aussi d’un couple avec deux enfants.Sans être amis nous entretenons de bons rapports de voisinage et il n’est pas difficile de constater que leur niveau de vie (voitures, vacances, loisirs, équipements ménagers, habillement, réceptions,restauration de qualité, tabac et autres) est nettement supérieur au nôtre. Et certains jours ma femme me fait remarquer que notre vie n’est pas à la hauteur de ses ambitions et que nos voisins réussissent beaucoup mieux que nous, eux qui sont toujours bronzés, en pleine forme et prêts à courir le monde...Je vous parle pas de nos enfants qui se plaignent régulièrement des jeux vidéo qu’ils n’ont pas.
    Mais dernièrement nous avons senti et observé des changements profonds dans les comportements de nos voisins. Ils sont devenus moins enjoués, ils ont revendu leurs voitures et dernièrement ils ont la visite d’un huissier. Je vous passe les détails mais il y quelques semaines, nos voisins ont sonné à la porte, se sont présentés visiblement en détresse et il m’ont demandé de venir habiter chez nous pendant quelques mois avec ce qui leur reste de meuble, le chien, le chat et le minimum pour vivre. Qu’auriez-vous fait à ma place ? Pouvez-vous me dire si vous les auriez installés dans votre appartement ?
    Et bien j’y vois un parallèle avec les pays du Sud de l’Europe et ceux du Nord dont l’Allemagne qui ne veulent pas endosser notre laxisme, notre laisser-faire, nos fonctionnaires en trop grand nombre, nos 35h et toutes ces facilités que nous nous octroyons.
    Alors j’ai fait avec mes voisins comme avec la Grèce, dehors car depuis l’arrivée de mes grands-parents à Paris cela fait 3 générations que nous travaillons, que nous dépensons ce que nous avons gagné sans rien demander à personne. Je ne suis ni soeur Emmanuelle ni l’abbé Pierre et je trouve déjà que la redistribution me revient trop cher.Que ceux qui ont des bons sentiments mettent la main au portefeuille après nous verrons.

  • permalien Jaha :
    2 avril @12h20   « »
    ...

    J’ignore s’il s’agit d’un crime de lèse majesté de déposer ce lien sur la Pompe à phynances, mais concernant l’expérience de laboratoire sur la Grèce, ce texte nous rappelle quelques savoureux conseils de l’OCDE : http://contreinfo.info/prnart.php3?...

    Espérons en tout cas que le gros des citoyens européens sauront se ranger derrière ceux qui expliquent qu’il y a un pouvoir dominant transnational qui sert ses intérêts particuliers et non des nations qui servent les intérêts de leurs peuples et entrent ainsi en guerre. Jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un, l’élu sans doute, qui brandisse un taux de croissance positif au milieu d’un champ de ruines... intellectuel.

  • permalien pour une europe lucide :
    2 avril @13h30   « »

    C’est ni l’allemagne ni la grèce qu’il faut exclure mais tous les pays de l’est qui vive des subvention européenne ( françaises et allemandes serait plus juste !!!) pour revenir à une europe forte à 15, et ainsi, du fait d’un nivau de vie très proche, rapprocher par de grands accords politiques et financiers l’europe des 15 !!!

  • permalien BARNARAC :
    2 avril @17h24   « »

    A croire qu’en France, il y a toujours de vieux revanchards...
    vivement qu’on aille se taper sur la gueule contre les "sales boches..." et qu’on prenne la pâtée définitivement...
    A croire que c’est cela que l’on veut en lisant cet article.

    Oui, il y a des abrutis en France. Que l’on fasse en France, ce qu’a fait l’Allemagne en absorbant 15 Millions d’habitants d’ex RDA et de se trouver aujourd’hui là ou elle se trouve, après on pourra discuter.

    Lorsqu’on voit le temps qu’ils nous a fallu pour absorber temps bien que mal 2 Millions de rapatriés d’AFN.
    La comparaison n’est pas en notre faveur.

  • permalien sebas35 :
    2 avril @17h36   « »

    Quel ignorance, vous n’êtes pas sans savoir que l’Allemagne fait parti des pays qui affichent la meilleur croissance de son PIB et cela ne se fait pas au detriment des autres pays car elle exporte en dehors des frontières des l’UE à hauteur de 36% et elle rapporte à tout l’UE. C’est donc un modèle à imiter.

  • permalien davide :
    2 avril @18h08   « »

    La Grèce n’a pas respecté les règles, elle a été mal honnête, ce n’est pas à l’Europe de payer ces magouilles laxistes. Allemagne a raison, la France devrait la suivre c’est honteux de la France.

  • permalien de Barbock :
    2 avril @18h47   « »

    Pourquoi la pâtée ?Froidement sans esprit revanchard ni haine, je suis pour une vréitable" honnête Europe" et contre celle-ci qui sent de plus en plus mauvais. Si, par contre, afin d’éviter les "fratricides" guerres franco-allemandes, il fallait passer par un autre type de vassalisation, je préconiserais sans hésiter la vidange de nos bombinettes, ce qui aurait l’avantage d’éviter tout bras-de-fer et le rappel de la sempiternelle évocation de la PUISSANCE GERMANIQUE…( à chaque fois j’ai l’image de l’automobile de PUISSANTE CYLINDREE évoquée par les médias lorsque des délinquants se sont enfuis après leur coup, entendons par là qu’ils avaient une belle voiture de trois tonnes, avec un gros moulin, de couleure noire adaptée aux rivages ensoleillés et chauds, et d’un dessin douteux…) Sans blagues, l’article est sompteux, il expose avec finesse et profondeur tout ce que je pense depuis des années sans être capable de l’exprimer avec autant d’arguments et de clarté.

  • permalien consulting@planet.tn :
    2 avril @18h52   « »

    en lisant ce papier et ces commentaires de l autre coté de la méditerannée dans de ces pays que l on dit sous developpé j ai un peu la trouille ,on a nettement l impression que l europe et les francais en particuliers n ont rien compris à l histoire avec un grand H , et l histoire est l enfant de l économie et l economie fait l histoire , il y a presque une relation incestueuse entre l histoire et l economie , il est clair que l allemagne a fait l europe car les allemands travaillent et produisent des produits de qualité :prenez l exemple de la mercedes qui sert a transporter tous les démocrates et tyrans de la planete , pendant ce temps les heritiers de vercingétorix lapident leur acquis en démolissant leurs anciennes colonnies avec un FCFA obsolete et des réactions épidermiques négatives . Il n y a aucun miracle et c est quasiement une loi de la nature : ne survivent que les plus solides et ceux qui savent s’adapter tout le reste n est que bavardage d’éconocomiquistes !
    Ibn Khaldoun

  • permalien Lequidam :
    2 avril @21h25   « »
    Nivellement par le bas ...

    C’est cela, restons entre médiocres ... c’est bien connu, les cigales tentent de culpabiliser les fourmis afin de leur soutirer des subsides ... qui essaient d’apitoyer les bonnes consciences afin de tirer profit des lignes de conduites vertueuses ; si l’un des partenaires ne peut pas remplir les conditions d’adhésion à un club, quel qu’il soit, il le quitte ... si ce n’est pas le cas il handicape l’ensemble des membres de la communauté .

  • permalien de Barbock :
    2 avril @21h40   « »

    Et donc, si nous ne voulons pas d’Europe à la teutonne, sentiment légitime et ne résultant pas forcément d’une réaction épidermique, mais pour ma part purement esthétique, il n’y a plus dans un premier temps qu’à saboter celle-ci en attendant de pouvoir en faire une autre, éventuellement. Quand aux cours d’histoire, à force de les compiler, on peut leur fau-ire dire ce que l’on veut et même le contraire. Si l’économie fait l’histoire, l’hypertrophie arrogante retombe régulièrement et à son terme sur le nez de l’impétrant. Ceci dit, montrons nous positifs : en considérant que le décrochage d’avec l’Allemagne ( en ce qui concerne la France ) est d’avantage le fait de notre déclin , on se dit que tout n’est pas perdu. Une bonne (ré)volution culturelle gauloise seraient une alternative à l’embonpoint allemand pour le bien de l’équilibre européen.

  • permalien PierO :
    2 avril @22h15   « »

    Il est vraiment difficile avec toute l’honnêteté du monde de comprendre en quoi cet article serait une déclaration de guerre, une xénophobie anti allemande. C’est juste la contestation d’une option économique qui déstabilise l’Union européenne et nuit même aux citoyens allemands, bien évidemment.

    Il ne nous viendrait quand même pas à l’idée de reprocher à des scientifiques allemands de nous déclarer la guerre s’il nous disait que notre arsenal nucléaire met en danger la planète, n’est pas rentable et ne fait que soutenir la surconsommation d’énergies. Ou encore si on nous disait que nos ventes d’armes sont une belle saloperie.
    La propension des citoyens à s’offusquer d’un éventuel racisme parce qu’eux mêmes dans la même situation que le citoyen du pays attaqué, auraient préféré se sentir haïs que de réfléchir, est tout simplement inquiétant.

    Nous sommes tous des Grecs.
    Héritiers d’Aristote ? pas tous malheureusement

  • permalien asdiwal :
    2 avril @23h50   « »

    Je lis et relis, les derniers commentaires et je resume : - Les Grecs sont des feneants.
    - La separation de l’Allemagne de la zone Euro, c’est la 3e guerre mondiale.
    - Ne pas se soumettre aux interets allemands et anglais au detriment des notres, c’est etre raciste.

    On est clairement au seuil de la debilite mentale.

    Mais ceci etant, ca sent fort le troll bombing. D’ailleurs on les reconnait : ils arrivent toujours aux memes sophismes. La cigale et la fourmie, la politique ordoliberale ou le goulag ou la troisieme guerre mondiale... bref, comme je l’ai deja dit, leur objectif est de nous empecher de discuter du fond, avec la maturite citoyenne, en balancant des contre-feux sans arret, des derivatifs.

    La pollution n’empeche pas de respirer.

  • permalien Fine2claires :
    3 avril @19h56   « »

    Appartée à l’attention de DEMAGOLSALADE

    Vous dites : …"et bien j’y vois un parallèle avec les pays du Sud de l’Europe et ceux du Nord dont l’Allemagne qui ne veulent pas endosser NOTRE laxisme,etc…. Or petit cours de géographie : la France est située très exactement au centre-ouest de l’Europe et non pas au Sud. Et je passe allègrement sur le mépris ( auto-infligé au passage) connoté au terme pays du Sud. Par ailleurs, en ce qui concerne la France ( qui conserve des tas de tares malgré tout) , je ne vois pas en quoi des pays situés "plus au Nord" ( saint Nord vertueux !) pourraient avoir à se plaindre d’un des plus gros contributeurs du budget européen ( le 2ème plus exactement).

  • permalien fred_h :
    3 avril @22h18   « »
    ya basta

    Puisque l’Europe n’est qu’une institution financière : quel désagrément y aurait-il a en sortir ?
    Les grecs prennent leurs clics et leurs clacs, et au lieu de vendre des îles pour rembourser leur dette, ils les louent à des richissimes financiers (Allemands, Anglais, Français,...) qui y découvriront là les bienfaits apaisants du repos, de la simplicité, de la nature, de la philosophie, ... sur l’Homme.
    Pendant que les PIGS s’évertueront à développer leur culture pour une f(r)ange de nantis en mal d’euros à dépenser, l’Europe du Nord sombrera dans l’inculte grisaille de ses saines pompes à phynances grâce à ceux qui se serrent la ceinture et se privent des bienfaits de l’humanité au nom d’un sacrifice auto-légitimé.

  • permalien bili :
    4 avril @00h12   « »
    ...

    rien a ajouté ;-)

    Je lis et relis, les derniers commentaires et je resume : - Les Grecs sont des feneants.
    - La separation de l’Allemagne de la zone Euro, c’est la 3e guerre mondiale.
    - Ne pas se soumettre aux interets allemands et anglais au detriment des notres, c’est etre raciste.

    On est clairement au seuil de la debilite mentale.

    Mais ceci etant, ca sent fort le troll bombing. D’ailleurs on les reconnait : ils arrivent toujours aux memes sophismes. La cigale et la fourmie, la politique ordoliberale ou le goulag ou la troisieme guerre mondiale... bref, comme je l’ai deja dit, leur objectif est de nous empecher de discuter du fond, avec la maturite citoyenne, en balancant des contre-feux sans arret, des derivatifs.

    La pollution n’empeche pas de respirer.

  • permalien Alexandre :
    4 avril @07h49   « »
    La bonne morale du papa.

    Il semble échapper à Démagosimplet que quand des pays essayent de faire une union c’est justement pour essayer vivre sous le même toi.
    Faire une union implique de la solidarité et cracher dessus c’est remettre en cause le principe de l’union.

    Quant aux fouteurs de merde économique, il faudrait pas oublier non plus que se sont surtout les chefs des banques.

    "Les têtes de cons [ont arrêté] de chier dans leurs bennes et les ramassis de sans-couilles ont le cul propre parce qu’il a été bien léché."
    ... Et ils sont toujours aussi arrogants.

  • permalien betov :
    4 avril @09h18   « »
    Agir seuls

    Un article lumineux de Jacques Sapir. Un peu long, mais ça vaut largement le temps de lecture :

    http://contreinfo.info/article.php3...

  • permalien Fine2claires :
    4 avril @11h22   « »

    Illustration
    Après lecture de l’article de Jacques Sapir rappelé par Betov un constat simple me vient à l’esprit : il me semble qu’en Suède ( pays où je séjourne régulièrement, doté d’une énorme population de 9,8 millions d’habitants ) la part de consommation de produits industriels et agricoles locaux ait bien mieux résisté qu’en France depuis la création de la zone euro ( bien sûr la mondialisation frappe aussi, mais le trauma Volvo n’est qu’un des arbres qui pourrait accher la fôret). En d’autres termes, le minuscule marché de 65 millions d’habitants a pour une bonne part échappé à l’industrie française depuis l’euro. Simpliste et sans doute pas dû qu’à l’effet euro , mais tout de même…

  • permalien bildus :
    4 avril @14h37   « »

    L’article se base sur l’hypothèse que les accusations de Mme Lagarde (les allemands baissent les salaires et se serrent la ceinture pour piquer des parts de marché aux autres européens) sont justes.
    Cette hypothèse est fausse :
    le taux d’épargne des français est de l’ordre de 12% celui des allemands est de 10% ; ces chiffres sont plus ou moins constants depuis plusieurs années
    les allemands passent leurs vacances généralement à l’étranger (Italie, Espagne, France, Autriche, etc), les français restent beaucoup plus en France ; ces dépenses sont comptabilisés comme dépenses "locales"
    les salaires des allemands est toujours supérieurs à ceux des français
    en particulier les salaires des personnes travaillant pour des sociétés exportatrices sont très élevés en Allemagne, beaucoup plus élevés que les salaires payés en France ;
    les produits allemands exportés se vendent à cause de leur qualité et à cause d’une excellente force commerciale et non pas à cause du prix
    les allemands du Bade Wurttemberg ont une capacité d’innovation comparable à celle de toute la France (comparez le nombre de brevets posés par les quelques 10 millions d’habitants de ce land à celui des Français ! )
    il y a des allemands qui gagnent de très petits salaires : les coiffeuses du Mecklenbourg par exemple, des personnes qui n’exportent rien
    les taux d’intérêt en euro sont généralement bas grâce à l’Allemagne et tous les pays de la zone euro en bénéficient
    une dernière chose : le "club méd" et les "PIGS" ne sont pas des inventions de la presse allemande prétendument arrogante
    la proposition de vendre des îles greques pour payer les dettes par contre a été effectivement faite par un député allemand (niveau intellectuel Frèche, Allègre et Charasse)

  • permalien Le métèque :
    5 avril @01h31   « »

    Les miracles economiques s’accomplissent en dehors de l’Union Europèenne. Vue du sud de l’ Europe (terres de gitans, de cueilleures d’olives, de PIGS, mais aussi berceau de l’Europe, et de le culture occidentale ) , est-il souhaitable d’appartenir a une organisation, de vieux pays, encrés dans leurs "Histoires" et prejugés, qui stagnent ou meurent lentement (voir leurs demographies, leurs taux de croissance). L’avantage de pays comme l’Allemagne et d’ autres pays du nord de l’Europe (ou anglo-saxons) face au reste du monde se doit en grande partie aux années d’avance à l’accés de leurs citoyens à l’education universelle et gratuite (dans le cas allemand depuis presque 3 siècle, dans la plupart des PIGS, a peine depuis 50 ans ). Mais de nos jours, la vitesse a laquelle se propage la connaissance, cet acquis enracinés dans la culture de ces pays sera insuffisant pour qu’ils soient dépassés par des pays peuplés de "métèque" (je mantien le niveau de ce forum). Ainsi, oublions la Chine, si redouté, et regardons, par exemple, ce qui se passe en Inde, au Brésil, en Turquie, etc...

    Encore heureux... Se rattacher à une union économique, politiquement, démographiquement et spirituelment sclérosée ne peut être en auncun cas la solution pour les PIGS. Donc, je suis d’accord avec Madame Merkel, la Grèce doit sortir, et le plus vite de l’Union monétaire européenne. Mais, non pas pour le salut de l’Allemage, mais pour son propre salut... A moyen tèrme, je suis bien curieux de voir qui sera le perdant/gagnant de ce jeux ...

  • permalien Márcio Batptiste :
    5 avril @16h12   « »

    Je pense qui c´est essentiel donner une chance à Grèce afin de sortir de cette crise. Par allieurs, c´est aussi necessaire l´aide financière des pays plus riches pour assurer l´intégration et la résistance du système de l´UE.

  • permalien BA :
    6 avril @21h24   « »
    La Grèce est dans une situation qui empire.

    Pour la Grèce, la situation est de pire en pire.

    Mardi 6 avril 2010 :

    A 18H00, le taux de l’obligation d’Etat grecque à 10 ans était à 6,976 %, contre 6,529 % jeudi soir. Il est passé au-dessus des 7 % en cours de séance. Le différentiel entre l’emprunt grec et le Bund 10 ans, l’emprunt allemand qui est la référence sur le marché obligataire européen, a atteint 391 points de base, soit un plus haut depuis fin janvier.

    http://www.romandie.com/infos/News2...

    Lundi 29 mars : l’obligation grecque à 10 ans était à 6,289 %.
    Mardi 30 mars : l’obligation grecque à 10 ans était à 6,434 %.
    Mercredi 31 mars : l’obligation grecque à 10 ans était à 6,522 %.
    Jeudi 1er avril : l’obligation grecque à 10 ans était à 6,529 %.
    Mardi 6 avril : l’obligation grecque à 10 ans était à 6,976 %.

  • permalien BA :
    7 avril @19h53   « »
    Y a-t-il quelqu’un pour sauver la Grèce ?

    La Grèce est en train de faire naufrage, en ce moment même.

    Chose étonnante : tout le monde s’en fout.

    Mercredi 7 avril 2010 :

    A 18H00, le taux de l’obligation d’Etat grecque à 10 ans était à 7,161 %, contre 6,976 % la veille à la même heure.

    http://www.romandie.com/infos/news/...

    Lundi 29 mars : l’obligation grecque à 10 ans était à 6,289 %.
    Mardi 30 mars : l’obligation grecque à 10 ans était à 6,434 %.
    Mercredi 31 mars : l’obligation grecque à 10 ans était à 6,522 %.
    Jeudi 1er avril : l’obligation grecque à 10 ans était à 6,529 %.
    Mardi 6 avril : l’obligation grecque à 10 ans était à 6,976 %.
    Mercredi 7 avril : l’obligation grecque à 10 ans était à 7,161 %.

  • permalien BA :
    8 avril @16h25   « »
    Les Grecs se ruent au guichet pour retirer leur argent.

    Jeudi 8 avril 2010 :

    Grèce : les Grecs au guichet pour retirer leur argent.

    La situation de la Grèce angoisse ses habitants, qui auraient déjà retiré auprès des quatre principales banques environ 10 milliards d’euros. Les banques grecques demandent à l’Etat de les aider, au moment où les taux obligataires sont au plus haut.

    Sur les seuls deux premiers mois de l’année, les Grecs ont retiré de leurs comptes bancaires environ 4,5 % du total de l’argent dans le système bancaire du pays, d’après la Banque centrale grecque.

    Les quatre plus grosses banques grecques - National Bank of Greece, EFG Eurobank, Alpha Bank et Piraeus Bank - déplorent l’évaporation d’environ 10 milliards d’euros des comptes de dépôts, et implorent le gouvernement de les aider, rapporte le Financial Times dans son édition de jeudi.

    George Papaconstantinou, le ministre des Finances, a indiqué mercredi que l’ensemble des banques avaient demandé les 28 milliards d’euros restants du plan de soutien financier apporté par l’Etat aux banques au plus fort de la crise en 2008.

    Ces appels au secours interviennent alors que les taux d’intérêts grecs ont battu des records cette semaine. Ce jeudi, le rendement (taux) de l’obligation grecque à 10 ans a atteint 7,31 %. Un record historique.

    Les rendements grecs s’éloignent ainsi du taux de référence, le Bund allemand, le fossé entre les deux se creusant à plus de 400 points de base (4 points de pourcentage).

    Les marchés ont réagi au jugement d’Athènes, selon lequel les mesures proposées par le FMI sont trop sévères. « C’est une des raisons, mais il y en a d’autres, comme des investisseurs qui se trouvent forcés de vendre parce que les taux sont maintenant trop élevés », explique Jean-François Robin, analyste chez Natixis.

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/...

  • permalien BA :
    10 avril @15h42   « »
    Chaque chef d’Etat ne pense qu’à sauver sa peau.

    A quoi pense chacun des chefs d’Etat européens ?

    Réponse : à éviter la faillite.

    La Banque des règlements internationaux vient juste de faire ses calculs.

    Dans les 10 ans qui viennent, quelle sera la dette publique par rapport au PIB ?

    - Au Japon, la dette publique sera de plus de 300 % du PIB.

    - Au Royaume-Uni, la dette publique sera de plus de 200 % du PIB.

    - En Belgique, en France, en Irlande, en Grèce, en Italie et aux Etats-Unis, la dette publique sera de plus de 150 % du PIB.

    - La charge de la dette coûtera plus de 10 % du budget de ces Etats.

    - La charge de la dette coûtera 27 % du budget de l’Etat au Royaume-Uni.

    But the main point of this exercise is the impact that this will have on debt. The results plotted as the red line in Graph 4 show that, in the baseline scenario, debt/GDP ratios rise rapidly in the next decade, exceeding 300% of GDP in Japan ; 200% in the United Kingdom ; and 150% in Belgium, France, Ireland, Greece, Italy and the United States. And, as is clear from the slope of the line, without a change in policy, the path is unstable. This is confirmed by the projected interest rate paths, again in our baseline scenario. Graph 5 shows the fraction absorbed by interest payments in each of these countries. From around 5% today, these numbers rise to over 10% in all cases, and as high as 27% in the United Kingdom.

    C’est à la page 9 :

    http://www.bis.org/publ/work300.pdf...

    Conclusion :

    les chefs d’Etat européens NE prêteront PAS des milliards d’euros à la Grèce car ils sont eux-mêmes dans une situation désespérée.

    Tout ce qu’ils peuvent faire, c’est des discours.

    Tout ce qu’ils peuvent faire, c’est des déclarations.

    Tout ce qu’ils peuvent faire, c’est des paroles.

  • permalien Eusèbe :
    10 avril @21h45   « »

    Impressionnant le nombre de commentaires "vous prônez la médiocrité, l’allemagne c’est le bon élève" qui montrent que leurs auteurs n’ont pas pris la peine de lire l’article.

    Quant aux remarques sur le point godwin, même pas besoin d’aller en allemagne. Lisez le quotidien "l’alsace" pour vous rendre compte du mépris de la "rigueur germanique" sur le soit disant j m’enfoutisme "latin".

    J’ai souvenir d’un dessin humoristique dans "l’alsace", au moment du débat sur la fusion des régions qui montrait un pauvre homme (alsacien) au travail et en sueur, face à un autre, rigolard, à la plage, et titrant "nous les sudistes, on veut bien fusionner avec l’alsace, mais c’est vous qui travaillez !"

    Tout un symbole.

  • permalien Eusèbe :
    10 avril @21h49   « »

    @BA
    les chefs d’Etat européens NE prêteront PAS des milliards d’euros à la Grèce car ils sont eux-mêmes dans une situation désespérée.

    Manifestement, vous n’avez pas non plus lu la description du système financier faite par F. Lordon.
    Cette situation "désespérée" est intrinsèque au système financier actuel.

  • permalien BA :
    11 avril @08h37   « »

    Oui, Eusèbe, oui.

    Mais cette situation ne peut pas durer car au sommet des Etats occidentaux, plus personne ne contrôle l’endettement des Etats.

    Et ça, c’est nouveau.

    Concrètement : la machine est devenue folle. Plus personne ne contrôle rien du tout. La nouveauté, c’est que les Etats eux-mêmes ne peuvent plus éviter le défaut de paiement.

    Quand les citoyens faisaient faillite, le système continuait.

    Quand les entreprises privées faisaient faillite, le système continuait.

    Quand les banques privées faisaient faillite, le système continuait.

    Mais quand les Etats les plus riches du monde vont se déclarer en défaut de paiement, que va-t-il se passer ?

    Quand les Etats les plus puissants du monde vont se déclarer en défaut de paiement, que va-t-il se passer ?

  • permalien Pipas :
    11 avril @09h22   « »
    Surtout, pas de panique...

    Mais quand les Etats les plus riches du monde vont se déclarer en défaut de paiement, que va-t-il se passer ?
    Les créanciers de ceux-ci n’auront plus que leurs yeux pour pleurer.

    Quand les Etats les plus puissants du monde vont se déclarer en défaut de paiement, que va-t-il se passer ?
    Ils récupéreront le privilège de battre monnaie, ou assisteront à leur lente dissolution. Peut-être même les deux !

    Donc : pas de quoi paniquer, bien au contraire !

  • permalien bildus :
    11 avril @12h31   « »

    @eusèbe
    j’ai lu attentivement l’article de M. Lordon, j’ai apporté un grand nombre de faits qui contredisent ses raisonnements

    si vous avez des arguments n’hésitez pas à les soumettre

    par ailleurs je mets en garde contre la xenophobie antiallemande présente dans beaucoup de commentaires, indigne d’un journal comme le monde diplo !

  • permalien BA :
    11 avril @22h48   « »
    Encore un accord pipeau !

    Je recopie une dépêche Reuters que je trouve hilarante : cette dépêche nous explique que le FMI va prêter 20 milliards d’euros à la Grèce et, tenez-vous bien, les pays membres de la zone euro vont prêter 60 milliards d’euros à la Grèce !

    En tout, le programme de prêts atteint donc 80 milliards d’euros :

    "Le montant total de ce programme, destiné à ramener le calme sur les marchés, pourrait aller jusqu’à 80 milliards d’euros, selon un responsable du ministère des Finances grecs, dont 40 milliards d’euros pour la seule première année. Le Fonds monétaire international fournirait 10 milliards d’euros et les pays de la monnaie unique 30 milliards, à des taux proches de 5% selon le type de prêt. Lors d’une conférence de presse, le président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, et le commissaire aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, ont précisé que tous les membres de la zone euro participeraient au mécanisme au prorata de leur participation au capital de la BCE."

    Mort de rire !

    Qui peut croire encore à cet accord pipeau ?!

    Qui peut croire que les pays membres de la zone euro vont prêter 60 milliards d’euros à la Grèce ?!

    Prenons par exemple les 4 pays qui possèdent la plus grande partie du capital de la BCE.

    - 1er pays : l’Allemagne possède 18,93 % du capital de la BCE. L’Allemagne va donc prêter 11,358 milliards d’euros à la Grèce ! Mais bien sûr ! C’est comme si c’était fait !

    - 2ème pays : la France possède 14,22 % du capital de la BCE. La France va donc prêter 8,532 milliards d’euros à la Grèce ! Et où la France va-t-elle trouver ces 8,532 milliards d’euros ? Où ?

    - 3ème pays : l’Italie possède 12,49 % du capital de la BCE. L’Italie va donc prêter 7,494 milliards d’euros à la Grèce ! Mais l’Italie est elle-même hyper-endettée !

    - 4ème pays : l’Espagne possède 8,30 % du capital de la BCE. L’Espagne va donc prêter 4,98 milliards d’euros à la Grèce ! Mais l’Espagne est elle-même en faillite !

    http://www.ecb.int/ecb/orga/capital...

    Conclusion : les Etats européens sont déjà surendettés. Ils ne vont pas se surendetter encore plus pour prêter à la Grèce 60 milliards à fonds perdus.

    Conclusion numéro 2 : seul le FMI pourra sauver la Grèce du défaut de paiement.

  • permalien Pipas :
    12 avril @08h50   « »
    ! !!

    @BA
    Conclusion n°3 : Seul le FMI pourra sauver LES CRÉANCIERS de la Grèce du défaut de paiement.

  • permalien Pipas :
    12 avril @09h04   « »
    La guilde des usuriers tremble

    http://contreinfo.info/article.php3...
    Le défaut de paiement m’apparaît de plus en plus comme la meilleure solution pour abattre la pompe à phynance.
    Courage, nous y sommes presque.

  • permalien asdiwal :
    12 avril @11h46   « »

    @ Bildas :

    Vous n’avez jusqu’à présent rien apporté du tout. Vous êtes parti sur des bases fausses dues à une lecture complètement de travers (comme si l’article prenait pour base le propos de la ministre susmentionnée) et faites des sauts de géants entre indicateurs comme s’il existait des liens de cause à effet entre eux, causalités que, par ailleurs, vous êtes bien incapables de démontrer. Et pour cause ! Elles ne sont pas logiquement fondées, mais imaginées. Il faut être honnête et modeste.

    Quant au procédé qui consiste à accuser de racisme toute forme de critique, je trouve ça tellement abjecte...

  • permalien BA :
    12 avril @14h57   « »
    Le mot à la mode : "défaut de paiement".

    Lundi 12 avril 2010 :

    Plusieurs économistes américains jugent « inévitable » un défaut de paiement grec.

    « Inéluctable ». Le mot commence à se répandre dans les colloques sur la « crise grecque » outre-Atlantique. Malgré les réassurances du président de la BCE, Jean-Claude Trichet, plusieurs économistes américains commencent à considérer comme pratiquement inévitable un défaut de paiement grec.

    http://www.lesechos.fr/info/inter/0...

  • permalien chacha :
    12 avril @17h11   « »

    tout cela renvoie à une question de fonds : est-ce à un pays, donc à son économie, de s’adapter à une monnaie (à une politique monétaire) donnée, ou à une monnaie de s’adapter à l’économie d’une pays ? Ce problème, digne de celui de l’oeuf et de la poule, doit être posé ainsi.
    L’Allemagne (RFA), depuis 1948, s’est reconstruite avec une monnaie forte, le DM, et a rebâti ses structures économiques en conséquence, pour des raisons historiques partiellement évoquées par Lordon (la période 1942-1948 a été évoquée). Des pays comme la Grèce ont toujours connu des monnaies faibles, adaptées à des économies tournées vers le secteur primaire, le tourisme et les activités navales (Onassis).
    EN 2002, la Grèce, mais d’une manière générale les pays aimablement désignés sous le sigle PIGS, se sont retrouvés avec une monnaie et une politique monétaire qui ne correspondaient pas à leur économie, donc problème à terme, non uniquement pour eux, mais pour l’ensemble des pays de la zone Euro à l’économie non basée sur une monnaie forte... A l’heure actuelle, les économies les moins adaptées à cette situation sont touchées, en attendant la deuxième vague.
    Enfin, une remarque : le modèle allemand de désinflation compétitive et de compression de la masse salariale est impossible sans le cadre d’une zone monétaire avec des pays plus "laxistes" sur les questions salariales, sinon, tout le monde exporte, mais vers quel pays ?

  • permalien BA :
    13 avril @08h38   « »
    Europe : les défauts de paiement.

    Dans les Etats européens, la dette publique s’est emballée. Selon la Banque des règlements internationaux, la charge de la dette va atteindre 10 % du budget de tous les Etats européens.

    This is confirmed by the projected interest rate paths, again in our baseline scenario. Graph 5 shows the fraction absorbed by interest payments in each of these countries. From around 5% today, these numbers rise to over 10% in all cases, and as high as 27% in the United Kingdom.

    C’est à la page 9 :

    http://www.bis.org/publ/work300.pdf...

    Pour le Royaume-Uni, la Banque des Règlements Internationaux a prévu que la charge de la dette va atteindre 27 % du budget de l’Etat.

    Je dis bien : 27 %.

    C’est un pourcentage insupportable pour les Etats européens.

    C’est intenable car, pour payer un pourcentage toujours plus grand destiné à la charge de la dette, chaque Etat privatise, chaque Etat démantèle, chaque Etat détruit toutes les protections sociales.

    Or, en faisant cette politique-là, chaque Etat détruit la demande intérieure.

    Conclusion : un cercle vicieux est enclenché. Ce qui est en train d’arriver à la Grèce est ce qui va arriver aux autres Etats européens. En voulant rembourser ses dettes, l’Etat s’endette encore plus. En voulant rembourser ses dettes, chaque Etat détruit encore plus sa demande intérieure. Chaque Etat se prive de ses propres recettes futures.

    C’est un cercle vicieux.

    C’est un cercle vicieux qui nous emmène droit dans le mur.

    En Europe, nous allons assister à une longue épidémie : les défauts de paiement des Etats européens.

    La Grèce ne sera que le premier d’une longue série.

  • permalien BA :
    13 avril @14h33   « »
    Grèce : la dette publique s’emballe.

    Bilan de l’emprunt grec :

    - Emprunt à 6 mois :

    En janvier 2010, la Grèce a lancé un emprunt à 6 mois. La Grèce a dû verser un taux d’intérêt de 1,38 %.

    Aujourd’hui, elle lance de nouveau un emprunt à 6 mois, mais elle doit verser un taux d’intérêt de 4,55 % !

    - Emprunt à 12 mois :

    En janvier 2010, la Grèce a lancé un emprunt à 12 mois. La Grèce a dû verser un taux d’intérêt de 2,20 %.

    Aujourd’hui, elle lance de nouveau un emprunt à 12 mois, mais elle doit verser un taux d’intérêt de 4,85 % !

    Conclusion : la Grèce se surendette de plus en plus. La dette publique grecque est en train de s’emballer.

  • permalien BA :
    13 avril @22h05   « »
    Grèce : les taux à 10 ans repartent à la hausse.

    Mardi 13 avril 2010 :

    Les rendements des obligations d’Etat grecques sont repartis à la hausse mardi, malgré une émission réussie de bons du Trésor (T-bills) qui a suscité une forte demande sur le marché.
    A 18H00, le taux de l’obligation d’Etat grecque à 10 ans est remonté à 6,815 %, contre 6,637 % lundi.
    Le différentiel (« spread ») avec le Bund allemand à 10 ans, qui sert de référence sur le marché, est remonté également à 367 points de base, contre 346 points de base la veille.

    http://www.romandie.com/infos/News2...

    Je suis en total désaccord avec cette expression de Romandie.com : « une émission réussie de bons du Trésor ».

    En réalité, cette émission de bons du Trésor a montré que la Grèce se surendette, avec des taux d’intérêt qui explosent.

    - En janvier 2010, pour emprunter à 6 mois, la Grèce avait versé 1,38 % de taux d’intérêt. Aujourd’hui, la Grèce doit verser 4,55 %. Ce n’est donc pas une émission réussie.

    - En janvier 2010, pour emprunter à 12 mois, la Grèce avait versé 2,20 % de taux d’intérêt. Aujourd’hui, la Grèce doit verser 4,85 %. Ce n’est donc pas une émission réussie.

    Et pour les emprunts à 10 ans ?

    Pour emprunter à 10 ans, la Grèce devait verser 6,637 % de taux d’intérêt hier, lundi 12 avril. Aujourd’hui, c’est reparti à la hausse : la Grèce doit verser 6,815 % de taux d’intérêt.

    Cette semaine, nous allons voir le taux de l’obligation grecque à 10 ans repartir à la hausse, puis repasser au-dessus des 7 %.

    La propagande médiatique, la propagande de la BCE, la propagande de Jean-Claude Juncker, la propagande de Christine Lagarde, etc, n’y pourront rien changer.

    Leur méthode Coué atteint ses limites.

  • permalien Betov :
    14 avril @07h39   « »

    @BA :

    Il n’y a pas de limite au virtualisme.

  • permalien Pipas :
    14 avril @09h09   « »
    En attendant le prochain rapport de l’AIE et l’invasion de l’Iran.

    Le prochain rapport de l’Agence Internationale pour l’Énergie sera rassurant, n’en doutons pas. Il en va de la création de paniques sur les marchés. De risque systémique, tout ça tout ça. Le flux fossile d’énergie globalisée se tarit, notre civilisation militaro-industrielle avec.
    Tant mieux ! C’est bientôt l’heure du sevrage les junkies !
    Un énième article annonciateur sur
    http://contreinfo.info/article.php3...

    Cette fois-ci, l’évidence s’impose : nos chercheurs trouveront des énergies alternatives bien avant la fin du pétrole. D’ailleurs, ils en trouvent déjà. Du coup, la croissance repart à la hausse , et toutes les dettes sont remboursées. Du coup, la croissance du dernier millénaire restera dans l’Histoire une vertu civilisationnelle, sûrement pas le résultat de siècles de rapines entachés de menues crises. Demandez aux Irakiens. Aux Iraniens. À votre pompiste.

    Au fait, vous avez aimé Mad Max ?

  • permalien Betov :
    14 avril @11h44   « »

    L’ironie ne sied pas au sujet, Pipas :

    http://www.sciencesetavenir.fr/maga...

    Si les contradictions économiques sont naturellement sans solution, pour des raisons internes à la dominance sociale, il n’en va pas de même pour le problème énergétique. Bien sûr, si la fusion n’existe pas déjà, c’est également pour des raisons de dominance sociale, mais il n’y a pas de véritable mur, à ce sujet : Nul besoin de faire payer les riches, donc l’essentiel est sauf. Quand les dominants sociaux se trouveront dans l’obligation de passer à la fusion, la technologie sera mise au point comme par miracle. Elle le sera, non pas quand le déclin du pétrole sera avéré, mais quand le prix de vente dépassera les possibilités d’achat.

  • permalien BA :
    14 avril @19h39   « »
    Grèce : ça sent le sapin.

    Mercredi 14 avril 2010 :

    A 18H00 (16H00 GMT), le taux de l’obligation d’Etat grecque à 10 ans est remonté à 7,034 %, contre 6,815 % mardi vers 16H00 GMT, et le "spread" (différentiel avec le Bund allemand à 10 ans) s’est rapproché des 400 points de base, en s’établissant à 390 points contre 367 la veille.

    http://www.romandie.com/infos/news/...

    Lundi 12 avril : le taux de l’obligation grecque à 10 ans était de 6,637 %.
    Mardi 13 avril : le taux de l’obligation grecque à 10 ans était de 6,815 %.
    Mercredi 14 avril : le taux de l’obligation grecque à 10 ans était de 7,034 %.

  • permalien Pipas :
    15 avril @08h53   « »
    La reprise, en Grèce et près de chez vous

    Le deutérium et le tritium ne nous servent encore qu’en laboratoire. Et pour un bout de temps. Or le temps, nous n’allons pas tarder à en manquer. Un énième article annonciateur, moyen termiste
    http://contreinfo.info/article.php3...

    Maintenant allumez votre télé. Écoutez.
    Donc surtout ne changez rien à vos habitudes. La reprise arrivera vers 2012. Nous continuerons à bouffer du pétrole, mais du pétrole cher (en fait, il l’est déjà excessivement, si l’on tient compte des coûts militaires de son acheminement). Gardons un oeil sur Cadarache, une découverte majeure est si vite arrivée. Pour la transformation de nos sociétés en revanche... Attendez ?

  • permalien BA :
    15 avril @16h12   « »
    L’Union Européenne vient de mourir.

    Grèce : le FMI enverra lundi une mission pour discuter d’un prêt.

    Le Fonds monétaire international a annoncé jeudi qu’il enverrait lundi 19 avril une mission de ses représentants à Athènes pour discuter des conditions permettant un éventuel prêt à la Grèce, qui traverse une grave crise financière.

    http://www.romandie.com/ats/news/10...

    C’est terminé.

    L’Union Européenne est morte.

    Maintenant, son cadavre va pourrir.

  • permalien Gladiador :
    16 avril @17h17   « »
    Délit d’initiés

    Dépêche Boursorama : La Bourse de Paris décroche après annonce des poursuites sur Goldman Sachs :

    La Bourse de Paris était en net recul vendredi une demi-heure avant la fermeture, après l’annonce de poursuites par le gendarme de la Bourse américaine SEC sur la banque d’affaires Goldman Sachs.

    De quoi la bourse aurait-elle peur ? La fin de la l’orgie financière ?

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