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JCall, analyses d’un appel

mercredi 5 mai 2010, par Alain Gresh

Le 3 mai a été présenté à Bruxelles un « Appel à la raison », signé par des intellectuels et des personnalités juives européennes, sous le sigle JCall, European Jewish Call for Reason. Ce mouvement se veut le pendant de J-Street, le lobby américain qui veut à la fois soutenir Israël et la paix (lire, dans Le Monde diplomatique,octobre 2009 : Eric Alterman, « Des Juifs américains contre la droite israélienne »).

En voici le texte intégral :

« Citoyens de pays européens, juifs, nous sommes impliqués dans la vie politique et sociale de nos pays respectifs. Quels que soient nos itinéraires personnels, le lien à l’État d’Israël fait partie de notre identité. L’avenir et la sécurité de cet État auquel nous sommes indéfectiblement attachés nous préoccupent.

« Or, nous voyons que l’existence d’Israël est à nouveau en danger. Loin de sous-estimer la menace de ses ennemis extérieurs, nous savons que ce danger se trouve aussi dans l’occupation et la poursuite ininterrompue des implantations en Cisjordanie et dans les quartiers arabes de Jérusalem Est, qui sont une erreur politique et une faute morale. Et qui alimentent, en outre, un processus de délégitimation inacceptable d’Israël en tant qu’État.

« C’est pourquoi nous avons décidé de nous mobiliser autour des principes suivants :

« L’avenir d’Israël passe nécessairement par l’établissement d’une paix avec le peuple palestinien selon le principe “deux Peuples, deux États”. Nous le savons tous, il y a urgence. Bientôt Israël sera confronté à une alternative désastreuse : soit devenir un État où les Juifs seraient minoritaires dans leur propre pays ; soit mettre en place un régime qui déshonorerait Israël et le transformerait en une arène de guerre civile.

« Il importe donc que l’Union Européenne, comme les États-Unis, fasse pression sur les deux parties et les aide à parvenir à un règlement raisonnable et rapide du conflit israélo-palestinien. L’Europe, par son histoire, a des responsabilités dans cette région du monde.

« Si la décision ultime appartient au peuple souverain d’Israël, la solidarité des Juifs de la Diaspora leur impose d’œuvrer pour que cette décision soit la bonne. L’alignement systématique sur la politique du gouvernement israélien est dangereux car il va à l’encontre des intérêts véritables de l’État d’Israël.

« Nous voulons créer un mouvement européen capable de faire entendre la voix de la raison à tous. Ce mouvement se veut au-dessus des clivages partisans. Il a pour ambition d’œuvrer à la survie d’Israël en tant qu’État juif et démocratique, laquelle est conditionnée par la création d’un État palestinien souverain et viable.

« C’est dans cet esprit que nous appelons tous ceux qui se reconnaissent dans ces principes à signer et à faire signer cet appel. »

Ce texte a suscité des réactions opposées. Nous en donnerons deux représentatives.

La première vient de Richard Prasquier, le président du CRIF et a été publiée par Le Figaro (30 avril 2010), sous le titre « Contre l’appel des Juifs européens » et reproduit sur le site du CRIF, sous le titre « Pourquoi je ne signerai pas l’appel de JCall » :

« Voici longtemps que le CRIF s’était prononcé en faveur du principe “deux peuples, deux Etats”. C’est déjà ce principe, sous-tendu par le désir de laisser à Israël son caractère démocratique que l’évolution démographique risquait de mettre en tension, qui a poussé le gouvernement Sharon à quitter complètement la bande de Gaza. La grande majorité des Israéliens y souscrivent, le chef du gouvernement Benjamin Netanyahou l’a publiquement annoncé. La majorité des Palestiniens, malheureusement n’y souscrivent pas.

Quant à la référence de l’appel de JCall à Jérusalem, Prasquier écrit :

« Comment oser le terme de “faute morale” s’agissant des “implantations” à Jérusalem Est ? Jérusalem Est, d’où les Juifs n’ont été chassés qu’à trois moments de l’histoire : après la destruction par les Romains, après les Croisades et après la prise de la ville par l’armée jordanienne de 1948 à 1967. Car Jérusalem n’est pas une implantation ou une « colonie ». C’est le cœur vivant du judaïsme et la capitale de l’Etat d’Israël. »

Il reprend ainsi le point de vue d’Elie Wiesel (lire « Elie Wiesel l’imposteur et Jérusalem »).

(...)« Dans la nécessaire et difficile négociation que nous appelons de nos vœux, il ne suffira pas pour que la paix puisse s’espérer et perdurer qu’on mette un terme à des constructions qui ne gênent objectivement personne, ou que l’on détaille au cordeau des frontières sur des cartes géographiques. Il faudra un changement de mentalités, et pour cela que les interlocuteurs soient sincèrement convaincus de leur intérêt bien compris à l’acceptation de l’autre. »

Vous avez bien lu, des « constructions qui ne gênent objectivement personne »... Ni les Palestiniens expropriés de leurs terres, ni ceux qui doivent contourner les colonies pour pouvoir circuler en Cisjordanie... Ils ne sont sans doute gênés que subjectivement parce que, en réalité, ils haïssent les juifs...

A l’autre bout du spectre, Rudolf Bkouche, de l’Union juive française pour la paix, publie un texte sous le titre « Un appel à la raison bien déraisonnable ».

« Un appel doit être publié sous le titre JCall qui se veut un appel à la raison sur la question Israël-Palestine. Cet appel lancé par des Juifs d’Europe veut être l’analogue du JStreet des Etats-Unis. Mais si JStreet se présente comme un autre lobby juif (il faut entendre le terme lobby au sens anglo-saxon, un groupe de pression) pour contrer le pro-israélisme d’AIPAC, JCall apparaît essentiellement comme un appel à sauver Israël d’une politique israélienne qui le conduit, selon les auteurs du texte, au naufrage. Mais JCall oublie que la politique israélienne du gouvernement actuel à l’encontre des Palestiniens s’inscrit dans la continuité et que cette politique, avant que d’être la politique de tel ou tel parti est inspirée par une idéologie, le sionisme, C’est le sionisme qui est en cause et les geignardises de "partisans de la paix" n’y peuvent rien. Se contenter de condamner la politique israélienne actuelle n’est qu’un leurre. Que les auteurs de ce texte soient sincères ou non importe peu.

(...) « Le point essentiel de l’appel est le renvoi à l’Etat juif et démocratique, leit-motiv du discours sioniste de gauche. Quand bien même la solution : "deux peuples, deux Etats" serait encore possible, on ne peut que rappeler que 20% de la population de l’Etat d’Israël dans ses frontières de 1949 définies par ce que l’on appelle la ligne verte est palestinienne et n’a aucune raison de devenir juive si on donne à ce terme la définition nationale de la doctrine sioniste. Dans ces conditions, demander que l’Etat d’Israël soit un Etat juif et démocratique revient à refuser la citoyenneté à une partie de sa population conduisant à une politique de discrimination, sauf à réaliser l’expulsion de la partie non juive de la population, ce que certains appelle pudiquement le transfert. En soutenant le principe d’un Etat juif et démocratique l’appel se situe dans un sionisme intransigeant oubliant que l’Etat d’Israël s’est construit au détriment des habitants de la terre sur laquelle il s’est constitué. »

Pour Michel Warchawski, de l’Alternative Information Center, l’appel de JCall, au-delà des intentions de ses signataires, illustre l’isolement croissant dans lequel se trouve le gouvernement israélien sur la scène internationale (lire son analyse : JCall : Even European Jewry Beginning to Publicly Criticise Israel).

Le soutien inconditionnel apporté par le CRIF et autres organisations prétendant représenter les communautés juives d’Europe est désormais fortement contesté, y compris parmi les juifs. Comme me le confiait un animateur de J-Street : dans les universités américaines, les étudiants juifs ont, en réalité, à choisir entre J-Street et le mouvement de boycott et de désinvestissement d’Israël ; les politiques de soutien inconditionnel à Israël ne rencontrent plus d’écho.

C’est ce que confirme, par ailleurs, David Chemla, cofondateur de JCall dans un entretien publié par Haaretz le 3 mai et traduit en français sur le site de La Paix maintenant.

« Je pense qu’en réalité, notre initiative améliore l’image d’Israël en Europe. Cette image est très mauvaise chez nous, à cause surtout de ce qui s’est passé à Gaza, et l’on pense en général en Europe qu’Israël est le côté provocateur et négatif du conflit, celui qui bloque le processus de paix.

« Ce que nous faisons, c’est montrer qu’au sein de la communauté juive, il y a débat - un débat ouvert - et que nous ne sommes pas monolithiques. Nous nous identifions à Israël et à ses droits, mais nous critiquons. Cela est sain et nécessaire. Nous sommes juifs, sionistes, et nous sommes toujours prêts à nous élever pour le droit d’Israël à l’existence. Nous sommes contre la délégitimation et les boycotts d’Israël, mais ce que nous montrons, c’est qu’il est bon de s’identifier à Israël, et en même temps de critiquer certaines de ses actions. »

La liste des signataires de l’appel de JCall pose problème. Elle mêle un Bernard-Henri Lévy qui, sur un char israélien, entrait dans Gaza à l’hiver 2008-2009 et un historien comme Zeev Sternhell, dont les positions ont toujours été plus déterminées et critiques de la politique israélienne.

Pour sa part, Leïla Shahid, la déléguée générale de la Palestine auprès de l’Union européenne a déclaré, sur le site Nouvelobs.com « A travers JCall il y a un interlocuteur pour les Palestiniens » (4 mai 2010).

249 commentaires sur « JCall, analyses d’un appel »

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  • permalien Nicolas :
    5 mai 2010 @16h25   »

    Bonjour,

    Faire la Paix ce fait toujours avec un ennemi ! et il faut bien un dialogue !

    C’est en ca que je trouvai cet appel prometteur, c’est un discours que l’on entends que trop peu (même si il est que je ne partage pas tout !).

    Ces dernières années, les discours et les actes émanant des responsables Israéliens dérivent à ne plus les écoutés tellement ils font mal !

    Donc j’ai signé même si mon nom figure aux cotés de personnes qui massacre la Paix.

    Je me suis peut être trompé ou ai je trop vite vue une lueur d’espoir ! ?

    cordialement

  • permalien Ph. Arnaud :
    5 mai 2010 @16h33   « »

    A Alain Gresh

    En dehors de Bernard-Henri Lévy, Zeev Sternhell, Daniel Cohn-Bendit, quelles personnalités européennes connues (et dans quels pays) ont pris l’initiative de J Call ? A quels milieux (culturels, scientifiques, politiques, idéologiques) se rattachent-elles ?

    [Par ailleurs, je m’étonne un peu qu’un appel publié à Bruxelles, donc dans une ville majoritairement francophone, porte un titre anglais. Cet appel a-t-il une langue d’origine ?]

  • permalien Nicolas :
    5 mai 2010 @17h28   « »

    @ Arnaud :

    Par ailleurs, je m’étonne un peu qu’un appel publié à Bruxelles, donc dans une ville majoritairement francophone, porte un titre anglais. Cet appel a-t-il une langue d’origine ?

    Le site comporte plusieurs langues et donc Euro-multilingue. Le site détecte de quelle pays tu es connecté et t’affiche la langue de celui-ci. (déformation pro)

  • permalien Orangerouge :
    5 mai 2010 @17h37   « »
    Empêchons l’entrée d’Israël dans l’OCDE !

    Une campagne de mels massive est indispensable très rapidement pour convaincre les pays européens qui respectent encore le droit international de ne pas laisser entrer dans le riche club occidental un Etat qui le bafoue quotidiennement.

    Si la France est, comme toujours depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, favorable à ce resserrement des liens avec Israël, d’autres pays membres - notamment le Mexique, la Turquie, la Suède, la Belgique et la Suisse - hésitent à franchir ce pas. A nous de les convaincre, en les inondant de mels et de fax : un seul refus suffira à bloquer l’adhésion d’ Israël.

    Vous trouverez ci-dessous la position de l’AFPS, un modèle de lettre en anglais et en français aux ambassadeurs des trente Etats membres de l’OCDE et une liste d’adresses mels.

    Faites passer ce message le plus largement possible.

    http://cjpp5.over-blog.com/ext/http...

  • permalien Yvan :
    5 mai 2010 @18h05   « »

    Aujourd’hui que l’état d’Israël est créé, malgré des frontières incertaines, un système politique aléatoire, des objectifs insondables, les sionistes s’aperçoivent, que les états-nations, qui avaient inspirés les fondateurs du mouvement sioniste, ont profondément évolués à la lumière de la mondialisation des économies et de la formation de grands conglomérats étatiques (APEC, UE, ZLEA, ALENA, ASEAN etc).

    Pour surmonter les archaïsmes d’une idéologie du XIXe siècles, et survivre, trois possibilités s’offrent à Israël.

    - Continuer à se rattacher aux USA, avec le risque de voir l’élément "évangéliste", confisquer toute promesse de paix à des fins eschatologiques.
    - Se rattacher à l’Europe, au risque d’affronter l’antisémitisme historique de ses chrétiens.
    - Se rattacher au Proche-Orient et se voir dissoudre dans l’économie régionale.

    La première voie est celle du gouvernement actuel, qui se soumet aux délires de guerre permanente des aimables contributeurs de la Bible-Belt.

    La troisième est pour l’instant exclue pour des raisons racistes engendrées par la propagande militaro-sécuritaire d’Israël.

    L’appel de JCall correspond à la deuxième voie. L’évocation de la "raison" n’y est pas innocente, car elle rappelle la période philo-sémite inaugurée par le Siècle des Lumières.

    Cet appel pose deux questions :

    - à qui s’adresse-t-il ? Le fait qu’il soit exclusivement réservé aux juifs, semble indiquer qu’il s’adresse aux goyim.
    - pourquoi les Palestiniens n’y sont-il évoqués que comme ennemis de l’extérieur ?

    Tout semble indiquer, que cet appel est fait aux goyim, pour qu’ils interviennent pour imposer la paix dans une guerre interne au sionisme.

    A bien y regarder, les juifs, les Israéliens et le Palestiniens, sont totalement étrangers à cet appel.

  • permalien Deïr Yassin :
    5 mai 2010 @18h16   « »

    "Appel à la raison", "Garder la raison", "perdre la raison" ou "avoir raison".
    Tout cela est un peu comme "sioniste de droite", "sioniste de gauche", "sioniste modéré", "sioniste progressiste", "nationaliste" ou "religieux", le mot à retenir reste "sioniste" et donc quelqu’un qui justifie la spoliation des Palestiniens et l’implantation des étrangers sur nos terres :

    - www.haaretz.com/print-editio...

    Il n’y a que le discours et les prétextes qui changent, et le degré d’hypocrisie mais sur le fond Jabotinsky et Ben Gourion, c’est kif-kif, leur but est le même : éloigner les autochtones de leur champs visuel, sauf pour les plus ’humanistes’ qui les acceptent dans des boulots subalternes.


    Pour J-Call, puisqu’ils s’inspirent du J-Street américain, je recommande une analyse très pertinente de "Jews Sans Frontières" à leur sujet, et pour souligner la démarche de ’nombrilisme introspectif’ et communautariste de cet appel, voilà les mots avec lequel le fondateur, Jeremy Ben-Ami, a ouvert la conférence du mois d’octobre 2009/

    "We value the partnership and engagement and support of our non-Jewish friends . . . . but at heart they know - as we know - that the root of this movement and heart of this conversation has to be in the American Jewish community.
    For many of us as Jews, this conversation taps into our deepest personal feelings - of family, history and community".

    "Jews Sans Frontières" y ajoute :

    "Isn’t it nice and progressively post-racial that Ben-Ami is willing to accept Palestinian solidarity with his struggle"

  • permalien Deïr Yassin :
    5 mai 2010 @18h20   « »

    Le lien vers "Jews Sans Frontières"
    - www.jewssansfrontieres.blogs...

  • permalien mirou :
    5 mai 2010 @18h22   « »

    L’article de UJFP est de rudolf bkouche est non pas Pierre Stambul.

  • permalien Gracchus :
    5 mai 2010 @19h48   « »

    J-CALL n’est rien de plus qu’une tentative de restaurer l’illusion de l’existence d’un "camp de la paix" sinon en Israël (il ne faut pas trop en demander) du moins parmi les sionistes.

    En Israël, il n’a jamais réellement existé (voir G. Levy : "There has never been an Israeli peace camp" ). Et dans la diaspora, à qui s’adresse J-CALL, il n’a pour fonction, dans le meilleur des cas, que de servir l’image d’Israël et, par média interposés, de tenter ainsi de faire barrage à toute velléité européenne d’exercer des pressions un tant soit peu sérieuses en faveur d’une paix véritable.

    Une escroquerie politique et morale.

  • permalien
    5 mai 2010 @20h15   « »
    Pourquoi M. Gresh ?

    Pourquoi M. Gresh ne respectez-vous pas la convention qui veut qu’on mettre une majuscule à Juif utilisé comme nom quand il s’agit , disons pour simplifier, du "peuple" et une minuscule quand il s’agit du pratiquant d’une des versions actuelles du judaïsme initial né sous le roi Josias ?

    La distinction tombant quand le mot est utilisé comme adjectif il est précisément alors très utile de préciser pour être bien compris sans ambiguité

    Faut-il y voir une prise de position quelconque ?

    Merci.

    s

  • permalien Orangerouge :
    5 mai 2010 @20h26   « »

    C’est quoi "un peuple" ?

    Les juifs qui ne sont ni religieux ni nationalistes, ils ont le droit de s’écrire quand même ? Ceux qui se sentent français ou américains tout simplement.

  • permalien K. :
    5 mai 2010 @20h30   « »

    La première vient de Richard Prasquier

    Et la plus fumiste des sionistes, Tzipi Lini, n’aime pas Netanyahou.

    Que, par exemple, Le Pen n’aime pas Sarkozy fait-il de ce dernier un personnage ragoûtant ?

  • permalien Nathan :
    5 mai 2010 @20h47   « »

    Personnellement j’ai signé la pétition JCall même si j’estimais qu’elle n’allait pas assez loin, car tout ce qui peut enfoncer un coin dans la droite communautaire et le lobby pro-likoud est bon à prendre. Par ailleurs, je trouve très pertinente l’analyse de Leila Shahid.

    La solution au conflit doit être évidemment négociée au plan officiel par les représentants israéliens, palestiniens, arabes, européens, américains, mais elle doit se faire aussi sur le plan non officiel dans les courants de pensée israéliens, palestiniens, arabes, européens, américains et dans la diaspora juive. Il est important d’avoir une diversité d’opinion qui reflète les réalités. Et la réalité reflétée par JCall est restée inaudible durant au moins les sept dernières années. Or c’était un grand manque pour les Palestiniens. Cette position est différente des autres voix de la diaspora qui ont décidé d’adhérer sans sens critique au gouvernement de Benjamin Netanyahou, comme le CRIF en France.

  • permalien une bille :
  • permalien bisounours :
    5 mai 2010 @22h52   « »

    Je ne suis pas entièrement d’accord, mais j’ai signé. Cette pétition est une voix intéressante vers la paix, la reprise des négociations, l’appel à la création d’un état palestinien, contre la colonisation.
    C’est une voix constructive qui va à l’encontre des extrémistes, de ceux qui appellent à empêcher Israël de rejoindre ses pairs de l’OCDE au lieu de combattre l’OCDE lui-même, de ceux qui n’hésitent pas à donner le lien vers les antisionistes patentés, de ceux qui prennent en pseudo le nom d’un extrémiste palestinien ... et tout ça sur un fil qui parle de paix.

    Les deux populations sont majoritairement pour 2 états, tous les sondages le montrent. Pourquoi refuser l’auto-détermination pour imposer une vision à un seul état invivable, mais qui ferait tellement plaisir à tous les extrémistes, que ce soit les israéliens, surtout les colons pour un grand Israël ou le Hamas pour une grande Palestine ?

    Cette pétition est un espoir pour montrer au gouvernement israélien, que la diaspora n’est pas ou plus prête à le suivre aveuglément dans ses décisions colonialistes et s’il ne veut pas s’en couper, il faut qu’il tienne compte des milliers de signatures.

  • permalien Lou :
    5 mai 2010 @23h23   « »

    J’avais signalé que le lundi 26 Avril 2010 à 20:48:17, Jean-Baptiste BOTUL , Philosophe , Asuncion Paraguay avait signé la pétition "Raison garder"

    Je n’avais pas vu que fort ambivalent, dès le 24 avril , redevenu parisien il avait déjà signé JCall :
    Botul Jean-Baptiste Philosophe Paris France

    Depuis,suite sans doute à une réflexion philosophique intensive, il a retiré son soutien à Raison Garder mais l’a maintenu à JCall,

  • permalien K. :
    5 mai 2010 @23h43   « »

    Présenter le renversement du gouvernement Netanyahou comme une chance pour la paix, alors qu’elle ne servirait qu’à relancer la gigantissime escroquerie du “processus”, aujourd’hui enrayé, est une sinistre plaisanterie.

    Et l’escroquerie en question ne prendra fin qu’avec la fin d’une autre escroquerie qui consiste à présenter l’institutionnalisation de la corruption politique US comme un respect de “la liberté d’expression garantie par le premier amendement de la constitution”.

  • permalien Ph. Arnaud :
    6 mai 2010 @00h01   « »

    A tous

    Sur le site de J Call, j’ai procédé à un rapide sondage, sur 409 signatures (au moment où j’ai achevé ce sondage, le nombre de signatures était de 4833). Mon échantillon représentait donc 8,46 % du total.

    Sur ce total, j’ai obtenu les résultats suivants, par ordre décroissant :

    France : 265 signatures, soit 64,79 % du total.
    Belgique : 37,5 signatures, soit 9,17 % du total. Le 0,5 % tient à ce qu’un signataire s’est dé-claré dans deux pays.
    Suisse : 20 signatures, soit 4,89 % du total.
    Israël : 19,5 signatures, soit 4,77 % du total.

    Ces quatre pays, à eux seuls, concentrent 83,6 % des signatures. Derrière eux, on a le Royaume-Uni (12 signatures, 2,93 %), l’Italie (11,5 signatures, 2,81 %), les Etats-Unis (10 si-gnatures, 2,44 %).Avec les quatre précédents, cela fait 91,8 % du total.

    Il faudrait mettre ces chiffres en rapport avec le nombre de juifs vivant dans chaque pays eu-ropéen (puisque l’initiative a une coloration européenne). D’après ce que je vois sur Wikipedia, il y en aurait 488 000 en France, 294 000 au Royaume-Uni et 120 000 en Allemagne et 32 000 en Belgique. Or, le Royaume-Uni et l’Allemagne, qui ont un total de juifs dans l’ordre de grandeur de la France (414 000), ne rassemblent qu’environ 4 % des signatures de mon échantillon.

    Donc, même en admettant qu’il faille défalquer, en Belgique et en Suisse, un certain nombre de signataires non francophones, l’initiative de J Call semble surtout recueillir l’intérêt des fran-cophones.

    Par ailleurs, d’après ce que j’ai vu, les premières signatures remontent au 21 avril. Nous sommes le 5 mai. Cela fait environ 15 jours. 4833 sur 15 jours, cela représente 322 signatures par jour. Pour donner un ordre d’idées, la pétition Attac-Copernic sur les retraites a recueilli 46 735 signatures en 28 jours, soit 1669 par jour.

  • permalien Deïr Yassin :
    6 mai 2010 @00h05   « »

    Pour Boniface, l’appel de J-Call n’est pas communautaire mais universaliste.

    Extrait :

    "Citoyens de pays européens, juifs, nous sommes impliqués dans la vie politique et sociale de nos pays respectifs. Quels que soient nos itinéraires personnels, le lien à l’Etat d’Israël fait partie de notre identité. L’avenir et la sécurité de cet Etat auquel nous sommes indéfectiblement attachés nous préoccupent."

    A croire que ’être attaché à Israël’ et d’être ’préoccupé par son avenir’ font partie des valeurs universalistes.

    Et si on n’est pas attaché à cet Etat et son avenir, on est quoi ?
    Communautariste ? Bizarre, moi qui trouve comme un air de communautarisme dans cet appel même.

    J’ai trouvé Boniface plus pertinent avec son livre "Est-ce permis de critiquer Israël ?"

    D’ailleurs, Boniface estime que le J-Street américain est plus critique envers le pouvoir israélien que le J-Call européen.
    Pour rappel, J-Street est :
    - contre le BDS
    - très critique vis-à-vis du rapport Goldstone.

    Est-ce que nous pouvons déjà parler d’une ’tempête médiatique communautaire’ dans une verre d’eau ?

    - www.rue89.com/boniface/2010/...


    Dans l’interview de ’complaisance’ sur France 24 de David Chemla par Sylvain Attal (mis en ligne par ’Une Bille’ @21H11), le suivant :

    Chemla : Tous les gens qui ont signé cet appel sont tous, majoritairement, juifs, tous.

    Attal : On peut le signer si on n’est pas juif ?

    Chemla : Si vous reconnaissez les principes de cet appel . . . Ce qui est important c’est que tous ces gens-là ont toujours été très solidaires d’Israël, ils se sont battu pour ses droits à l’existence et sa sécurité, et sont les premiers engagés contre la campagne de délégitimation".

    Je ne sais pas si le grand nombre d’Arabes qui ont signé cet appel sont vraiment d’accord avec cela. Vu certaines commentaires ajoutées aux signatures parlant aussi, heureusement, des Palestiniens, je pense que les signataires ne sont pas tous à réduire à ’un groupe de pro-israéliens inconditionnels’.

    Et pour une Nation qui se veut ’républicaine’, toute cette démarche me parait très ’en famille’.

  • permalien Orangerouge :
    6 mai 2010 @00h17   « »

    Moi j’ai en tout cas noté ces deux là dans la pétition :

    écrivain france j’aurais aimé une confédération judéopalestinienne, et je suis israélite et enfant de survivant

    ancien Professeur des Universités retaité France
    Le principe « deux peuples, deux états » est sans doute le moins mauvais que l’on puisse espérer mettre en oeuvre aujourd’hui, compte tenu du point où en sont les choses. Mais, en théorie, une citoyenneté basée sur la race ou la religion ne me paraît pas un si bon principe

    Je retire les éléments identifiants car je ne leur ai pas demandé leur avis pour faire circuler cela.

    Merci à eux ça réconcilie avec l’humanité

  • permalien Orangerouge :
    6 mai 2010 @00h28   « »

    Par ailleurs, d’après ce que j’ai vu, les premières signatures remontent au 21 avril. Nous sommes le 5 mai. Cela fait environ 15 jours. 4833 sur 15 jours, cela représente 322 signatures par jour. Pour donner un ordre d’idées, la pétition Attac-Copernic sur les retraites a recueilli 46 735 signatures en 28 jours, soit 1669 par jour

    Ph. Arnaud la comparaison avec une pétition sur les retraites, problème majeur qui touchera tout le monde (même si Attac c’est un petit mouvement par rapport aux grands partis), avec une pétition à laquelle seule une très faible part de la population européenne s’intéresse, n’est pas juste.

    C’est en France qu’il y a en Europe le plus grand nombre de juifs et ils ne représentent que 1% de la population ...
    Même si des non juifs signent il faut regarder le nombre de signatures par rapport au nombre de gens dans la population la plus concernée.

  • permalien K. :
    6 mai 2010 @00h30   « »

    Le sens du déni concerne tous les sionistes, même Sternhell...

    GABRIEL PITERBERG
    SETTLERS AND THEIR STATES

    A Reply to Zeev Sternhell

    Je suis franchement déconcerté par la déformation ou l’incompréhension de mes arguments qui situent le projet sioniste en Palestine et l’Etat d’Israël dans le cadre du colonialisme de peuplement. Il [Sternhell] tente de les réfuter en affirmant que l’entreprise sioniste en Palestine n’était pas fondée sur l’exploitation de la main-d’œuvre arabe indigène et qu’elle n’avait pas « le monopole du pouvoir politique ». Mais le point fondamental concernant le colonialisme de peuplement blanc en Nouvelle-Angleterre, Virginie, Australie, Nouvelle-Zélande, Argentine, c’est justement qu’il repose sur le travail des blancs, sur la fermeture complète vis-à-vis des indigènes, sur l’expansion territoriale progressive, par la force des baïonnettes d’une puissance coloniale de métropole, aussi longtemps que nécessaire, et sur la création d’une économie autosuffisante qui peut attirer une immigration supplémentaire de colons.

    Contrairement à l’allégation de Sternhell que cette notion est « périmée », un champ bouillonant de recherches sur le colonialisme de peuplement au cours des dernières décennies, a produit de nouvelles études parmi les plus pénétrantes sur ces sociétés. Leur point de départ est la reconnaissance que, dès le 16ème siècle, l’expansion et les conquêtes ont produit deux formes connexes, mais clairement identifiables de colonialisme. L’une était le colonialisme de métropole, dans lequel les puissances européennes ont conquis de vastes territoires, mais sans émigration sur place d’Européens cherchant à transformer ces territoires en leur foyer national (..).

    L’autre type a été le colonialisme d’installation, dans lequel la conquête a apporté avec elle d’importantes vagues de colons européens qui, avec le passage du temps, ont cherché à faire de la colonie leur patrimoine national. Ce processus implique une relation avec les populations autochtones qui peut aller de la dépossession a l’élimination, ou de l’esclavage- qui le plus souvent n’a pas utilisé la population indigène -à la main-d’œuvre bon marché, en fonction de la formation économique et sociale de la société coloniale intéressée.

  • permalien Deïr Yassin :
    6 mai 2010 @00h47   « »

    @ Orangerouge

    J’ai lu les commentaires il y a une semaine ou plus, et j’ai trouvé qu’ils étaient très hétéroclites.

    Comme les deux que vous venez de citer, certaines pleines d’émotions et avec une vraie empathie pour le peuple palestinien, et puis, d’autres qui m’ont moins plus.

    Je résume de mémoire :
    - le type qui souhaitait la paix pour Israël et les bonnes perspectives qu’une telle paix allait donner pour faire des affaires dans la région !
    - l’autre qui disait que finalement Israël pourrait se montrer comme ’La Lumières des Nations’ et apporter la démocratie et pleins d’autres choses à ces pauvres gens. Carrément "la Mission Civilisatrice, épisode II"
    - un Rabbin de Jérusalem qui a signe malgré des propos problématiques à son avis : à savoir que Jérusalem devait rester indivisible et la capitale éternelle d’Israël, et que les constructions à Jérusalem-Est et sa périphérie n’étaient pas contraires à la loi (de son Dieu ??). Le genre qui veut "la paix contre la paix".

    Comment ils vont faire cohabiter cela avec des signataires comme Jean-Christophe Attias, Esther Benbassa, Gerard Haddad, Juliette Minces, qui sont tous aussi signataire de la Manifeste de "Une Autre Voix Juive", avec des gens comme Raymond Aubrac (Paix sur lui), Stephane Hessel, Benjamin Stora, Pierre Vidal-Naquet (Paix sur lui), Axel Kahn, Alain Liepietz, Sophie Bessis.

    "Ca, c’est du lourd" comme chante l’autre :
    - http://uavj.free.fr

  • permalien Orangerouge :
    6 mai 2010 @00h47   « »
    Ce que je crains c’est que l’objectif soit essentiellement de restaurer l’image des communautaristes juifs occidentaux

    Pardonnez mon pessimisme, mais le chat est tellement échaudé et ébouillanté et vaporisé ...

    Et puis il me suffit de lire un Chemla pour me souvenir qu’il y a des gens pour qui un être humain n’est jamais égal à un autre être humain ... et un malaise me prend.

    Ce qui est à craindre c’est que ces pétitions JStreet, JCall, n’aient comme réel objectif que de redorer le blason des communautaristes juifs occidentaux (qui habitent surtout aux Etats-Unis et en France ).

    (Je dis communautariste pour parler des gens qui ont besoin de l’approbation et de liens étroits avec ceux de même culture.)

  • permalien Ph. Arnaud :
    6 mai 2010 @02h10   « »

    A Orangerouge

    Votre remarque est d’autant plus juste que je lui avais consacré quelques lignes, que j’ai coupées au dernier moment. Mais cela n’infirme pas mon propos. En effet :

    Dans les 4883 signatures, figurent 65 % de Français, ce qui donnerait à peu près 3200 signa-tures de nos compatriotes. Rapportons cette quantité à la population de Français juifs : 488 000 personnes. Ôtons 20 % (à la louche) pour laisser de côté les jeunes, ce qui donne 390 400 per-sonnes. Ôtons-en encore 5 % d’incapables majeurs (et je suis large). On aurait donc 370 880 personnes ayant la capacité (par la maturité ou la conservation des neurones) de signer. Cela donnerait environ 0,9 % de signatures.

    Or, si tous les signataires ne sont pas juifs, la pétition a une portée européenne, puisque pré-sentée à Bruxelles et parrainée, entre autres, par Daniel Cohn-Bendit, qui est Allemand. Or, re-lativement peu d’Allemands et de Britanniques ont signé. Et je ne prends en compte ni les Israé-liens, ni les Sud-Américains (dont quelques représentants figurent sur la pétition, preuve qu’elle les a bien touchés).

    Globalement donc, ça ne me semble toujours pas beaucoup…

  • permalien lostman :
    6 mai 2010 @04h44   « »
    JCall, analyses d’un appel, une tare fondamentale

    Je constate que le problème se situe à un autre niveau. Les juifs, ou beaucoup d’entre eux s’identifient à l’Etat d’israel comme leur propre état alors qu’ils vivent depuis des siècles dans d’autres sociétés. Cette identification pose un problème qui sera insoluble au niveau historique. Les Etats vivent et meurent continuellement.

    L’histoire regorge d’essais d’Etats minimaux avec des communautés "homogènes" mais petites, nés dans des circonstances favorables puis ils ont disparus, pour une cause ou une autre.

    Pour les communautés juives qui vivent ailleurs et qui affichent hardiment leur double loyauté, la perspective de la disparition de l’Etat d’Israel, qui apparait comme une anomalie historique plus qu’un état capable de vivre de ses propres moyens, serait un autre traumatisme à subir faute se sagesse de ses élites.

    En fait, d’un point de vue historique, rares sont les états de la taille d’israel qui ont arrivés à survivre dans des contextes beaucoup plus favorables.

    Avec ses 6 millions ou le double si on veux estimer avec tous les avantages d’une émigration payée, mais avec ses problèmes immenses (sécurité, eau, enclavement, religion) aucun Etat ne peut durer au delà d’un certain contexte favorable et un appuis extérieur sans conditions.

    Je ne parle pas d’aujourd’hui, mais dans 30 ou 40 ans. Les grands joueurs ne seront plus les mêmes, mais les voisins seront toujours là.

    La politique israélienne depuis 48 est une politique de survivance comme si chaque décennie, une guerre est déclarée pour affaiblir un adversaire ou faire échouer une stratégie adverse et gagner quelques années de calme. Les problèmes fondamentaux reviennent et reviennent toujours avec le même poids.

    L’adversaire change constamment mais le résultat est subtilement différent. A chaque décade le défi est plus grand et l’illusion de "victoire", même bien entretenue s’estompe graduellement.

    Si Israël n’apprend pas et rapidement à vivre et interagir normalement avec son milieu, je vois des jours sombres qui arrivent.

  • permalien Nathan :
    6 mai 2010 @09h12   « »

    Ph. Arnaud : 6 mai @02h10

    Globalement donc, ça ne me semble toujours pas beaucoup…

    En effet, les signataires de cette liste ne sont pas nombreux. Mais dans le cadre de votre Weltanshauung, l’avant-garde qui éclaire les masses et les aide à prendre conscience n’est jamais très nombreuse, n’est-ce pas ? :-))

  • permalien Mivy :
    6 mai 2010 @09h15   « »

    La communauté juive est partagée, d’un côté les anti sionistes, le plus souvent complètement déjudaïsés, athées ou christianisés, voir islamisés. Ils ne célébrent pas les fêtes, ont oublié la fin du repas de Pâques où depuis 2000 ans on termine en disant ’l’an prochain à Jérusalem’. Assimilés au pays où ils vivent ils n’ont aucune sympathie ni solidarité avec ceux partagent leurs origine.
    Ceux qui sentent un lien avec Israël, la grande masse de la communauté, se rappelle que si Israël avait existé en 1939, il y aurait eu beaucoup moins de mort, à l’époque aucun pays n’avait accepté de recevoir les réfugiés juifs. Les palestiniens qui n’ont jamais risqué l’extermination ne peuvent pas dire la même chose !
    Israël est le centre spirituel et intellectuel du Judaïsme, on parle l’hébreu, langue millénaire d’où sortent toutes les racines des juifs, cette solidarité intellectuelle et affective avec Israël est charnelle, souvent doublée de liens familiaux, il suffit de savoir que le trafic téléphonique entre Israël et la France est supérieur à celui entre la Tunisie et la France pour s’en rendre compte.
    Parmi la grande masse des juifs qui aiment Israël, il y a les optimistes qui pensent que les arabes sont hostiles par ce que le mouvement sioniste s’est mal comporté avec eux, et qu’en se comportant mieux on réussira à obtenir la paix, il y a aujourd’hui une majorité de pessimistes qui pensent que les arabes sont racistes, impérialistes, qu’ils refuseront toujours une présence politique non musulmane au Proche Orient.
    Pour avancer vers la Paix, il faut demander aux uns et aux autres de faire des efforts, demander aux arabes de cesser de diaboliser Israël, et aux israéliens de ne pas récupérer les terres qu’ils ont promis aux arabes.
    Jcall demande aux Européens et Américains d’aider les deux peuples à résoudre leurs problèmes dans ce sens.

  • permalien gloc :
    6 mai 2010 @09h24   « »

    @Mivy

    Une telle collection de contre-vérités ne peut qu’être le fruit d’une volonté de provoquer.

    Bonne chance !

  • permalien Orangerouge :
    6 mai 2010 @09h30   « »

    Oui gloc, moi cette manière de prendre en otage les victimes de l’extermination nazie pour justifier l’inacceptable de la part de l’état d’Israël me fait vomir.

  • permalien Nicolas :
    6 mai 2010 @09h38   « »

    Bonjour,

    Dans tout les cas, malgré le peut de monde qui a signé la pétition une réussite est déjà là : Le fait que tout le monde en parle !

    Je suis aussi tout à fait d’accord avec l’analyse de Leïla Chahid !

  • permalien Orangerouge :
    6 mai 2010 @09h42   « »

    Essayez Mivy, de connaître un minimum le sujet sur lequel vous postez. Renseignez vous sur l’origine de l’hébreu.

    Et apprenez que les Palestiniens n’ayant rien à voir avec l’extermination nazie n’ont pas à en payer le prix, même si cela vous arrange bien.

    Nous sommes très loin des années 19 39 et 40 (heureusement), les conditions ont totalement changé (heureusement) et il y a plus de juifs en dehors d’Israël qu’en Israël même.

    Ce qui démontre que la sauvegarde des juifs est bien mieux assurée dans des sociétés pluriethniques.

  • permalien Orangerouge :
    6 mai 2010 @09h57   « »

    Le rescapé de l’extermination que je connais moi Mivy, un vrai, il est dans votre première catégorie.

    Cela devrait faire réfléchir les autres catégories, si c’était là la question.

    Mais la question n’est évidemment pas aujourd’hui, un l’extermination , mais la volonté d’une bonne partie des israéliens actuels de tout voler, et la volonté de ceux de vos deux dernières catégories de se prendre pour le peuple élu et de cultiver un pays fantasmé tout en s’assurant de bonnes vacances. Et peu importe le prix de discrimination, de racisme et de sang.

  • permalien Deïr Yassin :
    6 mai 2010 @17h37   « »

    @ Mivy 6 mai 09h15

    "La communauté juive est partagée, d’un côté les anti-sionistes, le plus souvent complètement dejudaïsés, athée ou christianisés, voire islamisés . . . Assimilés au pays où ils vivent ils n’ont aucun sympathie ni solidarité avec ceux [qui] partagent leur origine".

    Vous parlez des habitants de l’Afrique de l’Est, le berceau de l’Humanité, je suppose, et vous avez raison. Non seulement la communauté juive mais la communauté internationale toute entière a montré une manque de solidarité complète avec cette partie du monde.

    Donc, je suis d’accord avec vous, vive la solidarité humaine et que nous portons secours aux peuples opprimés où qu’ils se trouvent, comme en Palestine . . . .

    "Aux Israéliens de ne pas récupérer les terres qu’ils ont promis aux Arabes"

    Là, vous parlez des terres que Dieu vous a promis et que vous avec gracieusement laissé en jachère pendant votre "Tour du Monde en 2000 piges" ?

    Vous croyez vous-même aux conneries que vous écrivez ??

  • permalien Noval :
    6 mai 2010 @18h38   « »

    On ne compte plus le nombre d’appels, de pétitions, de manifestes, de requêtes et de suppliques lancés sur la place publique à l’attention des dirigeants Israéliens successifs pour dénoncer leur politique.

    Il ne faut pas être grand clerc pour affirmer d’ores et déjà que le récent appel de JCall connaîtra la même destinée que ceux l’ayant précédé ; à ce jour, son seul et unique effet est d’avoir provoqué quelques légères fissures dans le bloc monolithique sur lequel sont assis avec morgue les soutiens inconditionnels que compte l’Etat d’Israël en France et dans quelques pays limitrophes. C’est tout et c’est peu. Et lorsque l’intérêt supérieur d’Israël est en cause, les brebis égarées sont vite ramenées au bercail, si tant est qu’elles n’en retrouvent par elles-mêmes très vite le chemin .

    " Appel à la raison " ? Pas un mot sur les méfaits du sionisme que les pétitionnaires soutiennent mordicus. Pas un mot ni un signe de compassion (...) pour les souffrances endurées depuis si longtemps par les Palestiniens, pas une référence aux exigences du droit international. Que sur le terrain et au quotidien, le droit et l’équité sont systématiquement ignorés ne les interpelle pas ; à croire que ceux qui s’abritent ainsi derrière le terme raison sont frappés de cécité.

    La liste des promoteurs de cet appel parle d’elle-même. Y figurent ceux ayant inventé le concept d’islamofascisme et de fascisme vert, d’autres voyant dans toute critique de la politique des Etats-Unis de l’antisionisme voire de l’antisémitisme, d’autres encore soutenant assidûment " Tsahal ", et nombreux parmi eux sont ceux qui voient en chaque Palestinien un terroriste avéré ou potentiel. A chaque manifestation du CRIF et autres représentants du Likoud en France, tous font preuve d’une grande assiduité. Qui peut un instant de raison les prendre au sérieux ?

  • permalien Nathan :
    6 mai 2010 @19h17   « »

    Noval : 6 mai @18h38

    Qui peut un instant de raison les prendre au sérieux ?

    En somme, leur principal tort est de ne pas être antisionistes. Oui mais les antisionistes, c’est vous. Faut pas confondre les torchons et les serviettes. Même pour une mentalité quelque peu totalitaire, ça ne devrait pas être trop difficile de concevoir que l’on puisse avoir un point de vue différent voire même opposé au vôtre.

  • permalien K. :
    6 mai 2010 @20h19   « »

    Définition du totalitarisme par le sionisme “modéré” :

    compassion pour les souffrances endurées depuis si longtemps par les Palestiniens,

    référence aux exigences du droit international,

    ne pas ignorer le droit et l’équité,

  • permalien Noval :
    6 mai 2010 @20h21   « »

    Nathan,

    Vous plairait-il de me faire connaître quels sont d’après vous les bienfaits du sionisme ?

    Merci.

  • permalien
    6 mai 2010 @20h50   « »

    Le seul sionisme admissible est celui qui consistait à vouloir aller vivre pacifiquement et sans racisme sur la terre où était née sa culture, voire où étaient nés peut-être sous toutes réserves ses lointains aïeux.

    Le sionisme de Buber, Magnes et quelques autres : OUI

    Le sionisme de Ben Gourion ou Bégin ou Pérès : NON. Celui-là est inadmissible éthiquement et donc totalement défendable.

    Mes réalistes en 2010 ne sont pas ce qui piétinent l’éthique.

  • permalien K. :
    6 mai 2010 @20h54   « »

    Définition du terrorisme dans le dictionnaire sioniste 2010 : Permettre que les enfants palestiniens sortent de temps en temps de leur cauchemar quotidien.

    Le Shin Bet détient puis refoule, Ivan Prado, le « plus célèbre clown espagnol », pour « liens avec des groupes terroristes palestiniens. » Ivan Prado s’apprêtait à organiser un « festival international de Clown » à Ramallah.

    Et puis, précise le “journal isarélien de centre-gauche”, sa campagne est une « espagnole d’origine arabe. »

    « Liens avec des groupes terroristes palestiniens »

  • permalien
    6 mai 2010 @20h56   « »

    @ Noval,

    Vous plairait-il de me faire connaître quels sont d’après vous les bienfaits du sionisme ?

    Parait que" le sionisme est un humanisme " ????...

    http://www.lemonde.fr/opinions/chro...

    On peut avoir une autre approche :

    « C’est le devoir des dirigeants israéliens d’expliquer à l’opinion publique, de manière claire et courageuse, un certain nombre de faits qui sont oubliés avec le passage du temps. Le premier de ces faits est qu’il n’y a pas de Sionisme, de colonisation ou d’Etat juif sans l’expulsion des Arabes et l’expropriation de leurs terres. »Ariel Sharon, Déclaration à l’AFP du 15 novembre 1998.

    http://www.info-palestine.net/artic...

    Ma’a Falestin dhalima aou madhlouma !

  • permalien Lou :
    6 mai 2010 @21h22   « »

    Les grandes puissances à l’ONU : Le Moyen-Orient doit être débarrassé des armes nucléaires / Yossi Melman – Haaretz

    Les Etats-Unis se sont joints à la décision des quatre autres membres permanents du Conseil de sécurité appelant à créer au Moyen-Orient une zone dénucléarisée. Il ne s’agit pas là d’une résolution officielle du Conseil de sécurité mais d’une déclaration destinée principalement à satisfaire l’Egypte et à faire en sorte que la conférence des parties chargées d’examiner le traité de non-prolifération des armes nucléaires, qui se tient ce mois-ci à New York, soit une réussite.

    Cette déclaration est identique à celle adoptée lors de la première conférence sur le traité qui s’est tenue en 1995. (...)

    Les démarches américaines ont beau être coordonnées avec Israël qui, n’étant pas signataire du traité de non-prolifération, ne participe pas à la conférence, on peut cependant craindre que les Etats-Unis aillent plus loin et acceptent, en fin de compte, des mesures plus concrètes et pas seulement déclaratives.

    Mais non, c’est rien, juste une camisole de force qui sèche au vent, en cas de besoin.

  • permalien Lou :
    6 mai 2010 @21h41   « »

    L’Hospitalité à l’Israélienne

    Par Morgan Spurlock

    Morgan Spurlock, le réalisateur de "Super Size Me", se rend en Israel pour interroger les habitants sur le conflit au Moyen-Orient.

  • permalien K. :
    6 mai 2010 @22h27   « »

    Amira Hass ne joue pas le jeu :

    Le Premier ministre Benjamin Netanyahu est injustement accusé de politiques qui n’ont nul besoin de sa participation pour exister.

    Les intellectuels juifs, qui voient tout à coup l’obscurité et en sont terrifiés, devraient le savoir : même si plus aucune maison juive n’est construite dans les territoires occupés (y compris Jérusalem-Est), l’énorme appareil de domination continuera d’y opérer grace à une logique interne qui dure depuis plusieurs années. Cet appareil se déplace de lui-même, comme un énorme avion sans pilote.

    Les premiers ministres vont et viennent, des négociations démarrent et s’arrêtent, de nouvelles coalitions se forment, et cet appareil a une vie propre. Il préserve et développe les privilèges des Juifs dans le Grand Israël. Il fixe les limites des réserves indiennes. Quand il veut, il les relie, quand il ne le veut pas, il les délie.

    Sa volonté est faite : chômage à 52 pour cent ou 19 pour cent, densité de la population des villages et des villes, diamètre des conduites d’eau, nombre de jours qu’il faut attendre avant de recevoir un traitement médical vital.

    Si les indigènes le veulent, ils peuvent continuer à vivre dans les réserves, dans le cas contraire - qu’ils partent.

  • permalien Nathan :
    6 mai 2010 @23h19   « »

    Lou : 6 mai @21h41

    L’Hospitalité à l’Israélienne

    Ce réalisateur est entré avec une caméra dans un quartier ultra-orthodoxe (je crois que c’est Méa Shéarim). C’est une insulte de les filmer. Pourquoi n’essaie-t-il pas d’entrer caméra au poing dans une madrassa de Kandahar, pour changer ? On verra s’il en ressort vivant.

  • permalien Ph. Arnaud :
    6 mai 2010 @23h21   « »

    A Nathan

    Vous dites : « En effet, les signataires de cette liste ne sont pas nombreux. Mais dans le cadre de votre Weltanshauung [sic], l’avant-garde qui éclaire les masses et les aide à prendre cons-cience n’est jamais très nombreuse, n’est-ce pas ? :-)) »

    - Si, effectivement, dans de très nombreuses circonstances, les changements de mentalité (dans les domaines des sciences, de l’art, de la littérature, de la philosophie, de la religion, etc.) ont (dans les débuts, et, parfois, même sur une période assez longue) été portés par une minorité, il ne s’ensuit pas, pour autant, que toute idée portée par une minorité soit une idée de génie…


    Je n’ai pas cherché à approfondir le succès limité (jusqu’à présent, du moins) de la pétition J Call et cela ne m’intéresse guère. Je me suis borné à constater qu’elle est peu répandue en dehors des régions francophones.

  • permalien Nathan :
    6 mai 2010 @23h30   « »

    Noval : 6 mai @20h21

    Vous plairait-il de me faire connaître quels sont d’après vous les bienfaits du sionisme ?

    Le sionisme a permis à quelques millions de juifs d’avoir un pays, et non pas de vivre comme des minorités humiliées et persécutées en Russie tsariste ou communiste, en Roumanie fasciste, en Allemagne nazie, ou en tant que dhimmis au Maroc ou au Yémen. Mais tout le monde sait ça... Vous aimeriez que les sionistes ne soient pas sionistes. C’est absurde... Vous mettez la charrue devant les boeufs. Pour que les mentalités évoluent, il faut d’abord conclure la paix.

  • permalien Deïr Yassin :
    7 mai 2010 @00h41   « »

    J-Call souhaite une initiative symétrique dans le monde arabe.

    - http://tempsreel.nouvelobs.com/actu...

    Si j’ai bien compris J-Call prône un Etat palestinien sur les frontières de ’67, et en quoi est-ce qu’une pétition dans le monde arabe sera utile ?

    Contrairement à la bande de criminels au pouvoir en Israël depuis ’48 qui n’ont jamais accepté de se limiter ni au Plan de Partage ni au frontières de ’49, le Fatah a accepté un Etat palestinien sur les frontières de ’67 depuis des années, ainsi que La Ligue Arabe, et le Hamas l’a accepté implicitement.

    Qu’est-ce qu’il faut de plus ? Qu’on se prosterne devant ce peuple magnifique en le remerciant de nous avoir volé nos terres et de nous avoir honoré de leur présence civilisatrice ?

    Voilà que les manipulation commence déjà, et avec la complaisance des médias, le Lobby va nous faire le coup comme en ’47 sur l’intransigeance arabe.

    sanarjiou yawman

  • permalien Deïr Yassin :
    7 mai 2010 @01h01   « »
    le ’Droit International’ - ou dans le cas du Moyen Orient : l’absence du ’Droit International’

    Jean Allain, juriste spécialiste en droit international a écrit
    "International Law in the Middle East : Closer to Power than Justice".

    Le chapitre 3 "Disregard for International Law in the Evolution towards the Formation of the State of Israel" est à recommander :

    - http://books.google.fr/books?id=xAY...

    "Law is intended to produce a just society, but as it is ultimately a social construct that has travelled through a political process, it cannot be divorced from its relationship to power"

    "In the Middle East, International Law is little more than a tool of the powerful used for coercion and oppression"

    "In the Middle East, International Law has become an underclass of the international system where law is interpreted selectively, used coercively and, in noticeable situation, simply disregarded"

  • permalien Yvan :
    7 mai 2010 @07h33   « »

    « L’avenir d’Israël passe nécessairement par l’établissement d’une paix avec le peuple palestinien selon le principe “deux Peuples, deux États”. Nous le savons tous, il y a urgence. Bientôt Israël sera confronté à une alternative désastreuse : soit devenir un État où les Juifs seraient minoritaires dans leur propre pays ; soit mettre en place un régime qui déshonorerait Israël et le transformerait en une arène de guerre civile. »

    La Palestine de l’utopie - Guerre ou paix - Blog LeMonde.fr

    Le ministre israélien des transports, Israël Katz (Likoud), a évoqué jeudi 6 mai la perspective (lointaine, très lointaine…) d’une connection ferroviaire en Cisjordanie destinée à relier la ville palestinienne de Jénine à Jérusalem et à des villes israéliennes installées sur la côte .
  • permalien Orangerouge :
    7 mai 2010 @08h59   « »

    Jean Alain, auteur de "International Law in the Middle East : Closer to Power than Justice" dont le lien est donné plus haut
    http://books.google.fr/books?id=xAY...

    Jean Alain est Docteur en Droit appartenant à l’Université de Queen à Belfast, et ses publications témoignent de sa compétence sur le sujet qu’il traite :

    http://www.qub.ac.uk/schools/School...

  • permalien K. :
    7 mai 2010 @09h21   « »

    Stephen Walt :

    Alors, voici l’énigme : Si Washington comprend clairement qu’Israël n’abandonnera pas ses armes nucléaires jusqu’à ce que ses préoccupations de sécurité soient résolues (et peut-être même pas à ce moment là), pourquoi pense-t-elle en même temps que l’Iran peut être convaincue de suspendre l’enrichissement d’uranium sans que ses problèmes de sécurité ne soient examinés ?

    En d’autres termes, dans un cas, les États-Unis reconnaît que la paix globale et des garanties de sécurité fiables sont un préalable au désarmement, dans l’autre cas, nous pensons que le désarmement doit venir en premier et que les garanties de sécurité sont secondaires, si ce n’est hors de propos. Je n’ai pas de mal à comprendre pourquoi la politique américaine diffère dans les deux cas, mais comprendre pourquoi des gens prétendument sérieux pensent que notre approche de la question iranienne peut réussir m’est impossible.

  • permalien
    7 mai 2010 @09h41   « »

    "Nos lecteurs auront corrigé d’eux-mêmes" :-)))

    Le seul sionisme admissible est celui qui consistait à vouloir aller vivre pacifiquement et sans racisme sur la terre où était née sa culture, voire où étaient nés peut-être sous toutes réserves ses lointains aïeux.

    Le sionisme de Buber, Magnes et quelques autres : OUI

    Le sionisme de Ben Gourion ou Bégin ou Pérès : NON. Celui-là est inadmissible éthiquement et donc totalement INDEFENDABLE.

    Les réalistes en 2010 ne sont pas ceux qui piétinent l’éthique.

  • permalien gloc :
    7 mai 2010 @09h48   « »

    Le seul sionisme admissible est celui qui consistait à vouloir aller vivre pacifiquement et sans racisme sur la terre où était née sa culture, voire où étaient nés peut-être sous toutes réserves ses lointains aïeux.

    Appelez un chat un chat, vous faites allusion à l’Égypte ou à l’Irak (Babylone) ?

  • permalien Deïr Yassin :
    7 mai 2010 @11h45   « »
    To be or not to be a Zionist

    @ Anonyme 7 mai 09h41
    "Le sionisme de Buber, Magnes et quelques autres : OUI"

    Toutefois, je me demande si aujourd’hui Judah Magnes se serait qualifié de ’sioniste’ dans quelque forme que ce soit :

    - http://en.wikipedia.org/wiki/Judah_...

  • permalien Lou :
    7 mai 2010 @12h04   « »

    l’article d’Amira Hass, déjà cité par K.

    Tel un avion sans pilote

    Tenez, par exemple, l’ordre qui a été publié le 26 avril pour la démolition d’un bâtiment dans la communauté d’Umm al-Kheir, dans le sud des collines d’Hébron. Le formulaire normalisé a été signé par le sous-comité d’inspection du Conseil supérieur de la planification de l’Administration civile. L’ordre nous indique qu’il a été remis par un « Carlo » en présence de « l’officier des opérations du DCO (bureau de coordination pour le district) d’Hébron ». On imagine facilement qu’il était escorté par des soldats. Et nous savons que des inspecteurs à la vue perçante avaient localisé le bâtiment coupable.

    Le patron de l’Administration civile, le général Yoav Mordechai, lui, ne savait probablement pas que la chaîne de montage en série dont il assume la direction avait publié cet ordre pour faire démolir un « bâtiment de toilettes en béton d’environ 3 m2 ». Netanyahu n’avait certainement aucune idée de tout ça. Mais l’ordre contient en son sein une philosophie antique israélienne, une philosophie qui interdit aux Palestiniens de construire des toilettes, de creuser des réservoirs pour recueillir l’eau de pluie, ou de raccorder à un réseau d’électricité plus de la moitié du territoire occupé.

    En réalité, ce n’est même pas un appareil, c’est une gigantesque usine. Pas une chaîne de montage, mais moult chaînes de montage.

    Derrière les chaînes de montage, il y a les représentants du peuple de Sion tout entier, des centaines de milliers de civils et de soldats. Chacun d’eux a un intérêt personnel à maintenir cet appareil, même si cet intérêt est enveloppé sous un cellophane de national ou de sécurité. Netanyahu n’est pas le seul responsable. A lui seul, il ne peut arrêter l’énorme avion sans pilote. Il y a un nombre immense de gens en Israël qu’il faudrait obliger à effacer les programmes de l’appareil de domination et de destruction, avant qu’il ne se retourne contre ses créateurs, ses opérateurs, et tous ceux qui en profitent. C’est-à-dire, chacun d’entre nous.

  • permalien Josué-ou-Canossa :
    7 mai 2010 @12h16   « »

    Les intellectuels distribuent des leçons , sont elles profitables aux peuples : NON , un seul exemple : la décolonisation , + PLUS D’1 MILLION DE RAPATRIES + PLUS DE 6 MILLIONS D’IMMIGRÉS . CES GENS SONT ILS HEUREUX ET SANS BLESSURES ? JE SUIS UN RAPATRIE DE 1962 ,J’en souffre encore .
    ALORS CANOSSA OU MUNICH OU VICHY EST CELA QU’ILS Appellent la raison ? ou est ce l’appel du 18 Juin qui est la raison ?
    Les israéliens ne sont pas des occupants . Les juifs qui redeviennent ISRAEL , retournent chez eux . L’ Europe c’est aussi les pogroms de Russie , l’inquisition d’espagne , le NAZISME . Le Comble , des juifs intelligents appellent à la raison d’autres juifs , qui , eux aussi, sont intelligents mais assiégés .
    Alors SVP intellos juifs , faites votre ALYA et parlez , sinon la droite Israelienne à parfaitement raison de ne pas entendre votre appel .

  • permalien Orangerouge :
    7 mai 2010 @12h18   « »
    Pour Rony Brauman l’actualité d’Israël et son avenir est un Apartheid à la Sud Africaine

    Brauman souligne le fait que la vallée du Jourdain est actuellement complètement colonisée par Israël.

    Un "état palestinien" ne sera donc qu’une succession d’enclaves et l’idée israélienne est que l’état réel des Palestiniens sera la Jordanie.

    Brauman dit qu’on assiste au suicide lent d’Israël. Je pense qu’il considère comme suicide le choix de l’apartheid.

    Mais l’expérience montre qu’un apartheid soutenu par l’occident c’est possible et relativement durable finalement.

    http://www.dailymotion.com/video/xd...

  • permalien Micol :
    7 mai 2010 @17h01   « »
    Vidéo avec Michèle Sibony (UJFP)
  • permalien Noval :
    7 mai 2010 @17h43   « »

    Nathan - Message du 6 mai 23 h 30

    " Le sionisme a permis à quelques millions de juifs d’avoir un pays ... "

    Ce à quoi vous auriez pu rajouter, pour être complet, que quelques millions de Juifs ont refusé et continuent de refuser à ce jour de se fixer dans ce pays. Parce qu’ils sont antisionistes ou pour d’autres motifs.

    Par ailleurs, vous n’ignorez pas que l’intégralité des Juifs ayant émigré en Palestine quittaient bel et bien leurs pays respectifs (dont ils possédaient la nationalité ou la citoyenneté) ; ils n’étaient ni apatrides, ni réfugiés politiques.

    Et en quoi les Palestiniens sont-ils responsables des persécutions subies par les Juifs originaires d’Allemagne, de Roumanie, de Russie, et d’autres pays Européens alors sous emprise fasciste ? Connaissez-vous beaucoup de Palestiniens ou autres habitants du continent africain qui, du fait de persécutions sont venus en Europe pour s’accaparer d’un territoire en en chassant méthodiquement ceux qui y vivent depuis des lustres ?

    "Vous aimeriez que les sionistes ne soient pas sionistes. "

    Oui, autant que j’aimerais que les fascistes ne soient pas fascistes.

  • permalien handala :
    7 mai 2010 @21h51   « »

    Tout d’abord pour dissiper une certaine confusion (peut-être) entre Rudolph Bkouche et Pierre Stambul, tous deux ont écrit un article critique en réponse au “JCall” : le premier « Un appel bien déraisonnable », dont le début est cité dans l’analyse de M. Gresh, le second « Comment être juif et raisonnable ? » ; les 2 articles peuvent être consultés sur le site de l’UJFP.
    Je souhaite citer la fin de l’article de R. Bkouche :

    « ...Cet appel à la raison qui se veut un appel pour la paix n’est en fait qu’un appel à venir au secours d’Israël. Les Palestiniens ne comptent pas, sauf pour dire qu’ils représentent un danger démographique pour Israël. Il faut donc organiser un divorce à l’amiable pour permette à Israël de trouver la paix en tant qu’Etat juif et démocratique.

    Il suffit de lire les commentaires de certains signataires pour comprendre combien ils sont contradictoires entre eux mais aussi contradictoires à l’appel. Apparaissant comme un appel à la paix, JCall a été entendu comme tel par nombre de signataires ; on comprend alors qu’ils l’aient signé même s’ils émettent des réserves sur les termes de cet appel. Cela s’appelle, de la part des auteurs du texte, de la manipulation. On se présente à peu de frais comme des partisans de la paix, et en ce qui concerne la France comme une autre voix juive qui s’oppose à un CRIF qui apparaît de plus en plus comme la voix du gouvernement israélien.

    En cela JCall relève de la malhonnêteté intellectuelle.

    rudolf bkouche
    ujfp (Union Juive Française pour la Paix)
    ijan (International Jewish AntiZionist Network) »

    Oui, il y a quelque chose d’une entreprise de “Relations publiques" dans cet appel, et tous les sionistes de “gauche” comme de “droite” qui n’osaient plus ouvrir la bouche en public pour défendre Israël, tellement son image est discréditée, pensent peut-être trouver là l’occasion d’un deuxième souffle pour parler d’Israël de façon plus présentable, d’Israël à sauver comme « Etat juif et démocratique » (parfaitement antinomique), encore et toujours d’Israël... jamais de la réalité de vie des Palestiniens et de leurs droits fondamentaux ! Il y a quelque chose également d’une entreprise de diversion...
    La réaction de Leila Shahid qui semble vouloir rentrer dans le jeu (jeu de dupes - dupe consentante ?) est pour le moins questionnante !

  • permalien Sakhra :
    7 mai 2010 @22h29   « »

    La réaction de Leila Shahid qui semble vouloir rentrer dans le jeu (jeu de dupes - dupe consentante ?) est pour le moins questionnante

    .

    Je suis d’accord avec vous.K a déjà parlé de "sinistre plaisanterie".
    J’hésite, quant à moi, entre la cécité politique dans le meilleur des cas et la compromission.

  • permalien elbé :
    7 mai 2010 @22h33   « »

    Josué-ou-Canossa :
    7 mai @12h16 « JE SUIS UN RAPATRIE DE 1962 ,J’en souffre encore . »

    Et je compatis. Pourquoi alors réitérer en Israel, le colonialisme avec toutes ses injustices ? La leçon reçue qui vous fait souffrir aurait due vous convaincre qu’on ne spolie pas impunément des terres, qu’on ne méprise pas une population sans en payer le prix.

    Si ce n’est pas du colonialisme, que sont les palestiniens pour vous ? Des moustiques ? Un détail piquant ?

  • permalien elbé :
    7 mai 2010 @22h51   « »

    Leïla Shahid est diplomate. Elle prend simplement acte d’une possibilité. Ce qui ne veut pas dire qu’elle est dupe. Mais enfin, devant une situation bloquée, avec qui discuter ? Ce n’est pas accepter (du moins je l’espère ) tous les desideratas. Juste ne pas fermer une porte même si elle n’est qu’entrouverte, même si le passé (et le présent ) de cette "gauche raisonnable" ne plaide pas du tout en sa faveur . Il faut méfiance gardée.

    Je ne sais pas si elle a tort ou raison mais je tente d’interpreter son point de vue.

  • permalien Lou :
    7 mai 2010 @23h04   « »

    JCall souhaite une initiative arabe symétrique

    "En tant que représentants d’une partie de la diaspora juive, nous serions ravis de pouvoir être les partenaires d’un dialogue avec les signataires d’un appel symétrique au nôtre issu de personnalités palestiniennes et du monde arabe. Une telle initiative, dont la portée historique n’échapperait à personne, aurait un impact majeur sur beaucoup de citoyens européens juifs qui hésitent encore à nous suivre", affirme JCall dans un communiqué. Le lobby, qui se félicite de la réaction de Leïla Shahid, déléguée de l’Autorité palestinienne auprès de l’Union européenne, rappelle que "la discussion est la vocation première de JCall, qui souhaite vivement qu’elle se poursuive sans exclusive, mais sur des bases claires."

  • permalien Orangerouge :
    8 mai 2010 @00h41   « »
    JCall c’est vraiment j’t’embrouille

    Oui handala, cet article de rudolf bkouche de l’UJFP (Union Juive Française pour la Paix) est remarquable.

    Il est lucide et il dévoile comment on nous embrouille :

    "Quand bien même la solution : "deux peuples, deux Etats" serait encore possible, on ne peut que rappeler que 20% de la population de l’Etat d’Israël dans ses frontières de 1949 définies par ce que l’on appelle la ligne verte est palestinienne et n’a aucune raison de devenir juive si on donne à ce terme la définition nationale de la doctrine sioniste.

    Dans ces conditions, demander que l’Etat d’Israël soit un Etat juif et démocratique revient à refuser la citoyenneté à une partie de sa population conduisant à une politique de discrimination, sauf à réaliser l’expulsion de la partie non juive de la population, ce que certains appelle pudiquement le transfert."

    http://www.ujfp.org/modules/news/ar...

  • permalien pyg66 :
    8 mai 2010 @01h22   « »

    En tant qu’européen, français, non juif, le principe d’un état juif et démocratique ne me choque pas.
    Le sionnisme peut se justifier par le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. En l’occurence, pour les juifs, il s’agit d’avoir une "base arrière" où éventuellement se réfugier en cas de persécution, mais aussi de pouvoir vivre dans un pays dans lequel sa religion personnelle est aussi religion d’état.
    Même si ce principe a trouvé son moteur principal dans un événement historique, la shoah, il se réclame tout de même d’une revendication identitaire.
    Cet appel va dans le sens de cette revendication identitaire ("état juif"), sans exclure toutefois de la citoyenneté les non juifs qui désireraient y vivre.
    Je suis déjà étonné qu’un Cohn Bendit par exemple (mais beaucoup d’autres signataires) adhère à cette vision pour Israël alors qu’il nous prône par ailleurs une "Europe" laïque, métissée, sans frontières et sans plus aucune référence identitaire, à part celle à venir, du nouvel ordre mondialisé.
    Mais là où je tombe sur le cul (pardonnez, mais c’est l’effet produit en la circonstance !), c’est quand je lis, toujours de la part de ces farouches partisans du mondialisme et de l’uniformisation du monde que toute vélléité identitaire fait frissonner d’horreur, la phrase suivante :
    "Bientôt Israël sera confronté à une alternative désastreuse  : soit devenir un État où les Juifs seraient minoritaires dans leur propre pays  ; soit mettre en place un régime qui déshonorerait Israël et le transformerait en une arène de guerre civile."
    Stupéfiant, de la part de personnalités qui nous assènent avec fureur à longueur d’année que notre avenir, en France et en Europe, c’est le métissage et l’abandon des anciennes valeurs pour créer ce monde magnifique et universel où tous les hommes seront enfin tous marron clair avec les yeux un peu bridés et parleront tous la même langue et s’habilleront tous pareil...
    En France, quand on ose s’opposer à ce projet, on est immédiatement accusé de fasciste, voire nazi !
    Je reste médusé que ceux-là même qui justement me traitent de fasciste, considèrent comme une alternative désastreuse le fait pour les juifs de risquer d’être minoritaires dans leur propre pays !
    Que les français ou les européens disparaissent par assimilation ne les touchent manifestement pas de la même manière !

  • permalien Ph. Arnaud :
    8 mai 2010 @02h27   « »

    A pyg66

    Vous dites du sionisme : « Même si ce principe a trouvé son moteur principal dans un événement historique, la Shoah,… ».

    Non. Le sionisme organisé date de la fin du XIXe siècle, époque où Hitler faisait encore dans ses couches…

    Vous dites : « Stupéfiant, de la part de personnalités qui nous assènent avec fureur à longueur d’année que notre avenir, en France et en Europe, c’est le métissage et l’abandon des anciennes valeurs pour créer ce monde magnifique et universel où tous les hommes seront enfin tous marron clair avec les yeux un peu bridés et parleront tous la même langue et s’habilleront tous pareil... »

    Je vous défie de trouver un seul texte prônant un tel avenir qui, n’existe que dans vos fantasmes. Et, par ailleurs, l’humanité n’étant pas miscible, à supposer que des populations se « mélangent », les types en résultant partiraient dans toutes les directions, avec l’infinité des combinaisons possibles, y compris, bien entendu, la persistance et le renforcement des types existants [mais, même à supposer que cela advienne, où serait la catastrophe ?].

    Vous dites enfin : « Je reste médusé que ceux-là même qui justement me traitent de fasciste, considèrent comme une alternative désastreuse le fait pour les juifs de risquer d’être mi-noritaires dans leur propre pays ! »

    Vous comprenez tout de travers ! Car ceux qui ont écrit cette phrase n’expriment pas leur point de vue [et, le partageant, je dirais même dire : au contraire !] mais considérant la situation d’un point de vue sioniste, expriment ce que ressentirait un sioniste à la perspective d’une population juive devenue minoritaire en Israël, à savoir d’être placé devant le dilemme suivant :

    - Soit admettre les conséquences du passage de la population juive à un statut de minorité, et voir disparaître l’Etat juif,

    - Soit, au rebours des valeurs de l’Etat hébreu (dont les ressortissants s’enorgueillissent d’être la seule démocratie du Proche-Orient), devoir mettre en place un régime d’apartheid pour conserver le pouvoir, ce qui, pour reprendre votre citation « déshonorerait Israël et le transformerait en une arène de guerre civile. »

    Ce qui serait alors désastreux ne serait pas la perspective d’un Israël multiculturel mais l’alternative devant laquelle serait placé son gouvernement. Ce qui n’est pas du tout (mais alors pas du tout) la même chose que ce que vous avancez…

  • permalien Murmure :
    8 mai 2010 @09h35   « »

    @ Nathan ou vous préférez Argan ?

    Ce réalisateur est entré avec une caméra dans un quartier ultra-orthodoxe (je crois que c’est Méa Shéarim). C’est une insulte de les filmer. Pourquoi n’essaie-t-il pas d’entrer caméra au poing dans une madrassa de Kandahar, pour changer ? On verra s’il en ressort vivant.

    Au cœur de la madrasa.

    Et David Muntaner et Alexandre Rossignol vont bien et vous passent le bonjour.

  • permalien K. :
    8 mai 2010 @09h50   « »

    Dans les moments de négociations et d’“application” des “accords de paix” Israel ne fait jamais de concessions. Au contraire, elle en profite toujours pour multiplier ses dépossessions, parce qu’elle sait que la mise au pas des médias et la complicité des dirigeants occidentaux, au premier rang desquels les Etats-Unis, et arabes font qu’elle ne risque pas grand chose

    On se retrouve alors dans la situation ignoble ou les Palestiniens qui refusent de se laisser déposséder, sont traités d’adeptes de la violence, d’extrémistes, d’“antisémites”.

    Ceci juste pour mettre dans le contexte la dernière déclaration de l’innomable Shimon Pérès :

    La reprise du “processus de paix” devra débuter par des discussions sur les moyens de renforcer la sécurité d’Israel.

  • permalien Orangerouge :
    8 mai 2010 @12h27   « »
    Ces appels soulignent surtout la persistance d’un très fort esprit colonial et raciste chez les rédacteurs

    J’ignorais jusqu’ici la force de ces préjugés chez une partie, on va dire "des intellectuels" français. Je ne voulais pas la voir je pense.

    Il y a, c’est vrai, des gens très bien qui ont signé JCall parce que c’est mieux que rien, et en indiquant souvent d’ailleurs que les termes de cet appel ne les satisfont pas.

    Je replace ici le lien vers l’interview de Michèle Sibony qui souligne que JCall démontre surtout combien ces gens ont encore à travailler sur leurs sentiments et leurs préjugés pour accéder à une pensée et à une position politique éthiquement respectable.

    http://www.youtube.com/watch?v=B7j-...

    Merci Madame de votre intelligence et de votre courage.

  • permalien Sakhra :
    8 mai 2010 @12h35   « »

    Des enfants de 9 ans dans les prisons de la "seule démocratie "du Moyen-Orient....

    Visite à Salah Hamouri, Jean-Claude Lefort, député.

    http://michelcollon.info/index.php?...

  • permalien Orangerouge :
    8 mai 2010 @13h21   « »
    C’est bien un esprit colonial raciste "d’intellectuels" qui s’exprime dans JCall ainsi que dans l’appel encore plus nationaliste-ethnique

    Ce viel esprit colonial et raciste français c’est bien celui de Sarkozy et son gouvernement.

    Cet esprit colonial et raciste entretenu soigneusement par une partie des "rapatriés" apparait tout à coup comme le réel soubassement de la mouvance Sarkozy et effectivement cette mouvance on le voit bien déborde largement aussi sur la gauche (Delanoë, Cohn Bendit, Strauss Kahn).

    C’est ça "l’identité nationale" en France ? Pour certains clairement oui.

    Les antiracistes sont réprimés en France : les militants du mouvements BDS sont envoyés devant la justice. La France est le pays qui a réussi à criminaliser l’antiracisme non violent.

    http://www.ism-france.org/news/arti...

  • permalien K. :
    8 mai 2010 @17h04   « »

    Edward S. Herman,

    Sur les dirigeants occidentaux et leurs thuriféraires :

    Pour « l’Occident éclairé », la dimension raciste de la politique israélienne est totalement normalisée au moyen d’artifices du type « processus de paix », « négociations », « pourparlers de proximité », qu’il faut constamment reprendre, avec l’aide d’un « médiateur honnête ». Tout ça a l’air directement sorti d’Orwell sinon de Kafka.

    Sur Thomas Friedman, un des plus “modérés” sionistes que le sionisme ait connu, et “expert” du Moyen-Orient au « New York Times », sa “modération” n’ayant d’égale que son “expertise” :

    Pour Friedman, Israël avait parfaitement le droit de se trouver au Liban et à Gaza : Israël avait un droit d’agression et d’occupation. Les solutions de sortie de crise que proposait Israël étaient donc généreuses et pacifiques – contrairement à l’époque où on s’en remettait à la « non-viabilité » et au « formol » pour geler le processus de paix. Et que le continuum de raids, d’assassinats, de spoliations, de blocus israéliens contre Gaza ou la Cisjordanie puisse être à l’origine des tirs de roquettes, est bien sûr parfaitement inconcevable.

    En réalité, prétendre que rétablir la paix ait été une nécessité pour Israël, mais qu’elle soit toujours restée hors d’atteinte à cause de l’intransigeance des Palestiniens et de leur « terrorisme », c’est de l’apologie de crimes de guerre au niveau le plus abjectement grotesque.

    Et plus encore ici.

  • permalien
    8 mai 2010 @18h31   « »

    Déjà qu’Arafat ne fut pas des plus clairs, mais si,comme Leila Shahid, j’avais été nommée à Bruxelles par le Pétain palestinien et ex-président Abbas, j’aurais refusé.

    Comme elle ne l’a pas fait, reste-t-elle crédible et fiable et invitable ?

    Quoiqu’il en soit, merci à JCALL de nous aider - effet collatéral ! - à trier le grain de l’ivraie.

    Reste à le passer le reste par le tamis "Juifs acceptant l’idée et/ou la nationalité d’un Etat palestinien de la Méditerranée au Jourdain pour le moins".

    Seuls ceux-là , autochtones ou non, sont les vrais amis des patriotes palestiniens.

  • permalien Santo Cappon :
    8 mai 2010 @18h36   « »

    En tous les cas, deux tabous sont tombés à la faveur de cet appel :

    1) Celui de l’allégeance systématique et automatique des Juifs de la diaspora vis à vis de la politique israélienne.

    2) Celui de dire : nous ne vivons pas la bas, et n’avons par conséquent pas le droit de nous exprimer en la matière.

  • permalien gloc :
    8 mai 2010 @21h50   « »

    8 mai @20h58 : Et le problème palestinien serait moins compliqué à résoudre.

    Si les évangiles commencent à Nazareth et non à Bethléem, il est claire que le problème palestinien se complique.

    Grâce à vous je comprends mieux pourquoi en toute bonne fois Ben Gourion a évoqué la Bible bien qu’il n’en ait rien à faire, et pourquoi les Palestiniens sont un problème.

  • permalien elbé :
    8 mai 2010 @22h45   « »

    La tyrannie de la majorité israélienne est dangereuse
    Par Gidéon Lévy

    Il est fascinant et horrible de constater les similitudes des attitudes israeliennes et celles des pieds-noirs, dans leur grande majorité.

    Mêmes applaudissement aux restrictions des libertés des opposants au gouvernement (quand ce n’est pas à leur meurtre), même lobbying intense en faveur de la colonisation, même racisme. Mêmes satisfactions haineuses quand des mesures répressives sont appliquées.

    C’est accablant de peur et de bêtise. C’est le fascisme réclamé de tous leurs voeux.
    Désastreux. Et que pèsent les juifs "modérés" ? Considérés eux aussi comme des traitres au sionisme ! Alors qu’ils sont si loin d’une véritable équité...

    http://comprendrelemonde.fr/monde/p...

  • permalien volodia :
    8 mai 2010 @22h53   « »

    Cet appel lucide, répond à une peur certaine citée dans la déclaration : "juifs minoritaire dans leur propre pays". De Gaule par rapport à l’Algérie l’avait compris..."Israêl disparaîtra s’il continu cette politique" c’est ce qu’à déclaré le président Iranien, mais la presse a détourné ses propos.... rien de nouveau un constat..
    De plus la Palestine est un pays, si les juifs veulent y vivre en paix et respectant les Palestiniens...
    Je suis pour un seul Etat, le colonialisme ne peut en aucun cas se diviser par 2 territoires.
    Quant à la création de l’union des juifs d’Europe, et pourquoi pas des sièges au parlement Européens ! On voit comment le lobby juif se comporte aux Etats Unis.
    En bref un appel pour plus de pouvoir......

  • permalien Deïr Yassin :
    9 mai 2010 @12h57   « »
    BPS : boycott, pressions, sanctions

    Le ’Droit International’ et le vote du ’Plan de Partage’,
    3eme tour, le 27 novembre 1947.

    Oui, parce qu’à l’ONU quand le résultat n’est pas celui voulu (par l’Occident) on revote, et pour changer le résultat de ’élections démocratiques’, toutes les méthodes sont bonnes ou "la fin justifie les moyens"

    Entre le vote du 24 novembre qui n’a pas donné le ’résultat souhaité’ et celui 3 jours plus tard, la "machine à broyer la Palestine" s’est mise en marche.

    Jewish lobbies were at work in many countries, but in others, like the Philippines, Haiti and Greece, the brunt of persuation was borne by the Americans. US Secretary of State George Marshall, concerned about American interests in the Middle East, had recommended against partition but had been overruled by Truman.
    Lobbying during the three-day break reached frantic heights with the realization that a single vote could be descisive. Harvey Firestone, whose rubber company owned extensive plantations in Liberia, personally intervened with the president of that country to change its planned vote against partition after Jewish representatives threatened a boycott of Firestone tires.

    President Truman would later say that the US did not pressure any country to vote for partition.

    Two US Suprme Court justices contacted the Philippine president Carlos Rojas warning that a negative vote would alienate millions of Americans.

    Résume d’un article de Abraham Rabinovich, historien et journaliste israélo-américain, dans ’Jerusalem Post’, le 4 décembre 1997, et reproduit ici :
    - www.palestineremembered.com/...

    "Mondoweiss" a aussi un article sur le même sujet :
    "How About BPS ? (boycott, pressure, sanctions)"
    - http://mondoweiss.net/2010/05/how-a...

  • permalien Lou :
    9 mai 2010 @17h01   « »
    Gaza World Cup 2010

    La France conserve toutes ses chances.

    les photos de la fabrication de la coupe

  • permalien mivy :
    9 mai 2010 @17h49   « »

    La pétiton Jcall est borgne, elle indique qu’Israël doit cesser l’occupation pour permettre la naissance d’un état palestinien viable.
    Mais les israéliens n’en feront rien, car à chaque retrait, au lieu d’un peu de paix attendu, ils ont droit à des violences et à la guerre.
    L’exemple de Gaza et du Sud Liban a traumatisé le peuple.
    Pour qu’Israël accepte de se retirer et laisser enfin de l’air et de la liberté aux populations de Palestine, il faut le rassurer sur les intentions véritables des arabes.
    Tel Aviv est-elle une colonie comme les autres ?
    Si les arabes pensent cela, Israël n’a rien a négocier, car on abandonne pas en plein combat une position stratégique.
    Avec ceux qui veulent vivre en paix et sans occupation, on peut s’entendre.

    Les occidentaux et les israéliens ont l’habitude de faire leur méa-culpa pour leurs fautes passées, mais les musulmans jamais, ils se présentent comme des saints, même si c’est eux qui ont déclenché les violences en 1929, 1936, 1948, 1967, etc...
    Celui qui n’a pas de sens moral, n’a jamais mauvaise conscience.
    http://www.mivy.ovh.org/articles/10...

  • permalien pyg66 :
    9 mai 2010 @18h41   « »
    Réponse à Ph Arnaud

    1)Sur le sionnisme : le "principe" dont je parle n’est pas le sionnisme en lui-même qui date en effet du 19è s, mais son aboutissement : la création de l’état d’Israël.

    2) Ne faites pas semblant de vous voiler la face. La grande majorité de la classe politique française et des médias oeuvrent auprès de la population à un formatage des esprits pour nous préparer à accepter le remplacement de la population de souche par des populations extra-européennes.
    Cela par des arguments pseudo humanistes contre lesquels il est difficile d’élever la voix sans passer pour un extrémiste : bienfaits du métissage (ce qui en soi constitue un racisme, car suppose la supériorité biologique du métis en tant que nouvelle race), bienfaits de l’immigration, régularisations des "sans-papiers", ouverture de "l’Europe" à l’infini ...

    3) Sur le point que j’ai "compris de travers" :
    Les signataires parlent d’"alternative désastreuse", avançant deux perspectives inacceptables. Comme vous le soulignez, ils les déplorent. Celle qui nous interesse, le fait que les juifs se retrouveront un jour minoritaires dans leur propre pays, leur semble inacceptable. Non par sentiment identitaire de leur part, mais par crainte de conflits identitaires à venir de la part des sionnistes. Jusque là, j’avais compris...
    Mais ce qui m’étonne, c’est qu’ils apportent caution à cette revendication identitaire, même s’ils ne la partagent pas personnellement. D’une part en ne la condamnant pas, mais surtout en proposant comme seule solution la partition en deux peuples, deux pays !
    Cela signifie qu’ils acceptent tacitement qu’un peuple puisse avoir le droit de vivre selon son appartenance identitaire, en l’occurence religieuse, tout en restant majoritaire dans son pays !
    C’est exactement les principes qu’ils combattent au sein des pays européens !!!

  • permalien Handala :
    9 mai 2010 @18h43   « »

    Ainsi, selon toi, Mivy, la pétition JCall serait borgne...
    J’avoue que je n’aurais vraiment pas pensé à ce qualificatif...
    Mais toi, Mivy, n’es-tu pas, au mieux, frappé de cécité ?
    Et comme on dit qu’« au pays des aveugles, les borgnes sont rois »...

  • permalien K. :
    9 mai 2010 @20h03   « »

    Un journaliste du Ha’aretz pense au moment où « les colons et leurs alliés qui aujourd’hui contrôlent le gouvernement contrôleront aussi le Shin Bet et les “FDI”, » tandis qu’un autre, le propagandiste Amos Harel, se demande si les “FDI” ne sont pas en fait déjà entre les mains de colons, les Palestiniens, dit-il, étant en très grande partie responsable (par leur “intransigeance” probablement) de cette nouvelle donne qui rend encore plus difficile la solution à deux Etats.

    Zvi Bar’el, propose de restituer le Golan en échange du retrait du soutien syrien au Hezbollah.

  • permalien
    9 mai 2010 @21h42   « »

    Celui qui n’a pas de sens moral, n’a jamais mauvaise conscience

    Excellente formule dont, hélas, la majorité des sionistes de 2010 démontrent le bien fondé 24 heures sur 24.

    Alors que précisément pour en être conscient, il faut avoir du sens moral

    PS. Il en faut même aussi pour , sans parti pris, ne pas censurer des propos dérangeants parce que fondés.

  • permalien PE :
    9 mai 2010 @22h09   « »

    « (...) A l’autre bout du spectre, Rudolf Bkouche, de l’Union juive française pour la paix, publie un texte sous le titre « Un appel à la raison bien déraisonnable ». (...) »

    Monsieur Rudolf Bkouche voit clair, il n’y a rien à ajouter à son excellente analyse ! Dommage que les positions de cette valeur restent si discrètes par ici... La machine à broyer les esprits pour faire accepter l’inacceptable est efficace, parviendra-t-elle longtemps encore à travestir la cruauté de la réalité ? Personnellement je ne le pense pas ; les causes injustes sont toujours vouées à l’échec grâce à Dieu, il suffit de laisser au temps le temps de faire son œuvre...

  • permalien Orangerouge :
    9 mai 2010 @22h36   « »

    Israël planque la réalité historique :

    http://fr.jpost.com/servlet/Satelli...

  • permalien Deïr Yassin :
    9 mai 2010 @22h55   « »
    Le ’vote’ du Plan de Partage : le 29 novembre 1947

    @ Danièle 9 mai 21h49
    Je me suis rendue compte après avoir posté, que je me suis trompée de date : les deux votes furent le 25 et le 29 novembre 1947.
    Mes excuses - j’ai voulu corriger et je me suis dit que les gens s’en foutent :-)


    Pour ceux qui s’intéressent au Droit International (ou plutôt son absence) et le conflit sionisto-palestinien, ici une conférence de Victor Kattan (qui est probablement de la famille de Henry Cattan, le représentant très digne mais aussi très malheureux de la Palestine le jour fatidique du vote de partage - le 29 nov 1947)

    Victor Kattan à MIT avec une introduction de Noam Chomsky :
    - http://mitworld.mit.edu/video/764
    à partir de min 18:30 (si on ne veut pas entendre Chomsky)

    Il y parle de la Déclaration Balfour, la Commission Peel, les intérets anglo-françaises dans la région, et cela donne une aperçue de comment l’Etat sioniste fut possible malgré la réticence de la majorité des Juifs de la Diaspora et pratiquement tous ceux du Vieux Yishouv.

    Ses livres sur le ’Droit International’ et la question palestinienne :
    - http://victorkattan.com/books.php

  • permalien Ana :
    9 mai 2010 @23h07   « »

    Transcription complète de l’intervention de Zeev Sternhell « J Call - European jewish call for reason » Parlement Européen, 3 mai 2010. - En 4 parties.

    (1ère partie)

    "J’ai préparé évidemment un texte. Je ne le lirai pas, n’ayez aucune crainte. Et de toute façon, je voudrais reprendre au bond une balle que mon ami Elie Barnavi vient de lancer. « Nous ne sommes pas des gauchistes », dit-il, je veux bien, je veux pas entrer dans cette question, là, d’une manière détournée. Chez nous, qui est un gauchiste ? L’expérience nous a appris que le gauchiste, c’est le monsieur ou la dame qui a eu raison trente ans plus tôt que les autres. Les idées que nous avons, pour lesquelles nous avons combattu, dès le début des années 70, sont aujourd’hui acceptées par la majorité des Israéliens. Ce sont des lapalissades, des truismes, tout le monde est d’accord que la seule solution raisonnable est la solution de deux états pour deux peuples.

    "Mais c’était d’un gauchisme infernal il n’y a pas tellement longtemps. Il était un temps où Shimon Peres – je ne savais pas qu’il s’était lancé dans la littérature, je sais qu’il a fait beaucoup de choses mais je ne savais pas qu’il était devenu écrivain aussi mais, au temps de Shimon Peres, le terme, le concept d’un état palestinien était interdit, ça n’existait pas, ça ne pouvait pas exister, parce que l’idée même d’un état palestinien constituait, selon lui et ses amis, un danger mortel pour l’existence d’Israël aussi bien sur le plan stratégique que sur le plan conceptuel car, s’il y a des Palestiniens qui ont des droits sur la terre sur laquelle ils vivent, cela signifie que nos droits à nous ne sont plus des droits absolus. C’est comme ça qu’on regardait les choses il n’y a pas très longtemps. Alors, pour cette raison, je ne crains pas le terme de gauchiste, pas du tout, au contraire, je me permettrai de nous mettre tous en garde contre la tentation du conformisme qui est celle du centrisme, qui est celle du consensus.

    "Si quelque chose, au cours de ces dernières années, a fait un mal énorme au mouvement de la paix israélien, ce mouvement qui, ne l’oublions pas, dans les années 80, au temps de la première guerre du Liban, était capable de mobiliser des centaines de milliers de personnes lorsqu’il le fallait. Quand nous avons fêté, il y a trois ans de cela, en 2008, quand nous avons fêté la fondation, le trentième anniversaire du mouvement La Paix Maintenant, je ne sais pas si nous étions trois mille en tout et pour tout. Pourquoi ? Parce que la gauche israélienne s’est étiolée dans le conformisme.

    (...)

  • permalien Ana :
    9 mai 2010 @23h09   « »

    (2e partie)

    "Quand on regarde ce qui est arrivé au Parti Travailliste, on a envie de pleurer. Quand on regarde ce qui est arrivé au Meretz qui avait un potentiel à la gauche du Parti Travailliste, il était normal que lorsque l’un monte, le second descende, ce qui s’est passé au cours de la dernière campagne électorale, c’est que tout le monde a dégringolé. Et ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de gauche. Il y a, comme on dit en France, comme on aime dire en France, il y a un peuple de gauche. Ce peuple n’est pas encadré. Il n’y a pas d’élite politique, il n’y a pas de leadership politique.

    "Ce qui fait que la gauche israélienne, pour reprendre du poil de la bête, doit s’accrocher à un ou deux principes fondamentaux. Voyez-vous, la ligne de partage des eaux chez nous fondamentalement passe entre ceux qui pensent que la guerre d’indépendance était la fin d’un processus de conquête d’une partie de la Palestine, une conquête qui était juste et légitime parce qu’elle servait, elle venait servir un besoin existentiel. Il n’y avait pas de peuple à la surface du globe qui avait besoin d’un chez soi davantage que nous.

    "Nous avons conquis une partie de la terre et Israël est né de la guerre mais ce qui était bon et ce qui était juste jusqu’en 49 a cessé de l’être en 67. Et 67 n’est pas la suite de 49. Et la Guerre des Six Jours qui nous a été imposée, la Guerre des Six Jours que nous avons gagnée sans véritablement faire exprès, sans l’avoir voulu, sans l’avoir préparée, car ceux d’entre nous qui ont fait cette guerre savent et ceux qui ont fait la guerre d’après, celle du Kippour, savent qu’en 67, nous étions beaucoup moins préparés à la guerre qu’en 73. Cette guerre qui était une sorte d’accident, ne peut pas, ne doit pas être considérée comme la suite de 49. La grande faiblesse du mouvement travailliste, pour certains jusqu’à ce jour-là, jusqu’à nos jours, l’idée que ce qui était légitime jusqu’à un certain moment de notre histoire a cessé de l’être à partir d’un autre moment de notre histoire et cette légitimité s’est perdue dans le fait qu’elle ne servait aucune nécessité. Mais non seulement les territoires occupés en 67 ne servent à rien, ils sont devenus un danger mortel pour notre société et pour notre avenir.

    (...)

  • permalien Ana :
    9 mai 2010 @23h26   « »

    (3e partie)

    "Il y a trois possibilités en gros. Israël reste ce qu’il est c’est-à-dire un état-nation juif – je n’aime pas le terme « état juif », c’est un état des Juifs c’est-à-dire un pays où les Juifs sont une majorité, grande majorité. Nous sommes 80% aujourd’hui mais les 20% des Israéliens non juifs jouissent des droits, des mêmes droits, ils sont citoyens israéliens comme moi. La seconde possibilité, c’est une situation coloniale, celle qui existe aujourd’hui et que certains pensent qu’elle peut durer éternellement ou jusqu’au moment où il arrive quelque chose de très grave au Proche-Orient, une catastrophe à la faveur de laquelle on pourrait déplacer des ou les Arabes de la Cisjordanie. C’est ce qu’on pense à l’extrême droite en fait. Et la troisième possibilité, c’est un état binational, un état où les Juifs, très rapidement, seront une minorité. Alors très franchement, un état binational, c’est quelque chose qui, moi, ne m’intéresse pas. Je ne vois aucune raison, aucun avantage à l’existence d’un état binational. Si je voulais être, si je voulais faire partie d’une minorité culturelle, nationale, ethnique – vous l’appellerez comme vous voudrez – je connais d’autres endroits où la vie est nettement plus facile, plus commode.

    "Ce que nous voulons, c’est un Israël démocratique, état-nation démocratique, état-nation juif démocratique. Ce que nous voulons donc, c’est un pays qui soit débarrassé du fardeau de la colonisation, un pays dont nous serions fiers et que nous serons fiers de léguer à nos enfants et nos petits-enfants. Ce dont nous avons besoin, donc, c’est de votre collaboration, de votre aide – je parle aux Juifs d’Europe qui pensent comme nous. Mais ce dont nous avons besoin également, c’est de l’intervention de la Communauté européenne en tant que communauté, associée dans cet effort aux Etats-Unis.

    "Car ce qu’il faut accepter, aussi bien aux Israéliens qu’aux Palestiniens, c’est précisément ce principe simple et clair. C’est qu’à, c’est la sss, c’est e, l’idée selon laquelle la situation – j’en ai parlé cet après-midi au cours de la conférence de presse – l’idée selon laquelle la situation créée à l’issue de la guerre d’indépendance est finale, la finalité de cet ét’, de cette situation. Ce qui a été fait a été fait et il n’y a pas moyen de le défaire, dans les deux directions. Je veux dire : les Israéliens ne vont pas s’installer en Cisjordanie – ils n’ont rien à y faire – et les Arabes abandonnent une fois pour toutes ce qu’ils appellent le droit de retour.

    (...)

  • permalien Ana :
    9 mai 2010 @23h29   « »

    (4e partie)

    "Jamais jusqu’à présent, aucun leader palestinien n’a eu le courage d’entrer dans les camps de réfugiés et de dire : « Mes frères et mes sœurs, c’est fini. Les clés de la maison de Haïfa que vous gardez, ou celles de Jaffa, ou de Ramleh ou de Loud ou de Tibériade, vous pouvez les garder, vous n’y reviendrez jamais, ni dans ces villes, ni dans vos villages. Les Arabes ont payé un prix énorme pour que nous puissions fonder notre maison. Maintenant, c’est leur tour de fonder leur maison, mais pas à la place de la nôtre : à côté de la nôtre.

    "C’est la logique, ce qu’il y a de logique et ce qu’il y a de juste dans la solution de ces deux états sur la ligne proche ou suivant la Ligne Verte. Là, on ne p’, là, il faut être réaliste : on ne pourra pas déplacer tous les colons aujourd’hui. Les colons, d’ailleurs, brandissent le chantage de la guerre civile constamment. C’est leur force de blocage du système politique israélien, que le gouvernement soit de droite, du centre ou de gauche ou le tout ensemble – parce que ce gouvernement actuel, il est tout à la fois, il est formidable, tout le monde y sont comme dirait (titrait ?) le Canard Enchaîné. La seule possibilité de répondre à ce chantage qu’exercent les colons, qu’exerce la droite dure constamment, cette force de blocage qui est la leur, ce sont des pressions venues de l’extérieur, un consortium Etats-Unis, Europe et les Juifs qui pensent comme nous et qui veulent nous aider.

    "Il n’y a pas deux façons de procéder. Nous avons appris pendant toutes ces années, que, laissés face à face avec les Palestiniens, nous n’avons pas les moyens ni la possibilité, ni la capacité de mettre fin à ce conflit. C’est cela la réalité et c’est pour cela que nous avons besoin de vous, un besoin constant, sans aucun complexe, sans aucun complexe, vous devez parler à voix forte, vous devez vous faire entendre en Israël et vous devez vous faire entendre auprès de vos gouvernements respectifs et auprès de l’Union Européenne. Il nous faut cet effort et je suis certain – autrement, nous ne serions pas là – que cette aide, cette aide, nous allons l’obtenir. Merci."

  • permalien PE :
    9 mai 2010 @23h43   « »

    Zeev Sternhell est un "blue moon", il a bien raison comme il l’avoue lui-même quand il "parle aux Juifs d’Europe qui pensent comme nous", (! ! !) les autres il les fait rire !

  • permalien Ph. Arnaud :
    10 mai 2010 @00h55   « »

    A pyg66 (n° 1)

    Vous dites : « Ne faites pas semblant de vous voiler la face. La grande majorité de la classe politique française et des médias œuvrent auprès de la population à un formatage des esprits pour nous préparer à accepter le remplacement de la population de souche par des populations extra-européennes. »

    Vous n’avez strictement aucune preuve de ce que vous avancez [et je vous mets au défi d’en trouver une seule], juste des éléments disparates, hétérogènes dont vous vous faites un roman d’épouvante pour vous seul.

    Vous inversez totalement les termes du problème ! Ce ne sont pas la classe politique et les médias qui veulent un « remplacement de la population de souche par des populations extra-européennes », les uns et les autres s’en moquent. C’est, au contraire, une partie marginale (et indécrottable) de l’opinion publique qui fait une fixation pathologique, paranoïaque, sur un phénomène mineur, l’allure physique des habitants du pays, laquelle n’a strictement aucune importance…

    Si vous avez l’impression que les politiques et les médias insistent sur un point qui vous est douloureux, c’est parce que vous, vous vous accrochez à des concepts qui sont absurdes, odieux et dangereux [comme l’atteste votre emploi du terme « race », qui ne recouvre qu’une vue de l’esprit sans fondement] ainsi qu’on a pu le voir lors du siècle écoulé…

    Il n’existe pas, dans un pays donné, de « catégories » ou de « degrés » de citoyens selon l’ancienneté de leur lignée dans le pays : l’immigré malien naturalisé français de la semaine précédente est tout aussi Français que le descendant des Rochechouart-Mortemart ou des Faucigny-Lucinge. Vous ne trouverez absolument aucune constitution européenne qui stipule ce que doit être l’allure des ressortissants du pays. Et pour cause : les caractéristiques du pays se situent dans bien autre chose que dans ces broutilles…

  • permalien Ph. Arnaud :
    10 mai 2010 @00h56   « »

    A pyg66 (n° 2)

    Vous n’avez toujours pas compris le sens de l’appel de J Call. Ce que demandent ses promoteurs, c’est tout simplement que les Israéliens se retirent de la Cisjordanie. Parce que, sinon, s’ils annexent ce territoire, les Arabes qui y habitent, ajoutés aux Arabes d’Israël, deviendront majoritaires dans le nouvel Etat.

    Or, ce qui sera désastreux, pour les Israéliens, sera de se trouver devant le dilemme suivant : soit respecter ses propres principes démocratiques, donc intégrer les Arabes à parité, et voir un jour lesdits Arabes prendre démocratiquement le dessus ; soit ne pas intégrer les Arabes à parité et créer une situation d’apartheid, qui deviendra intolérable…

    Les signataires de J Call optent pour le moindre mal : se retirer de Cisjordanie (au prix du sacrifice des colonies) et éviter un affrontement violent à court terme.

    Ce qui ne résoudra toujours pas les problèmes restants : par exemple, la situation subordonnée des Israéliens arabes, ou bien la question du lieu de résidence des couples arabes issus de mariages « mixtes » (un – ou une – Israélien(ne) arabe avec un – ou une – Palestinien(ne) de Cisjordanie ou d’ailleurs). Actuellement, en violation de tous les droits de l’homme, de tels couples n’ont pas le droit de s’établir en Israël : ils doivent en partir. Cette situation est aussi scandaleuse, aussi infondée, aussi indéfendable que celle qui prévaudrait en France si un couple mixte dont l’un des membres est issu du tiers monde n’avait pas le droit de résider en France…

    Les considérations nauséabondes fondées sur une idée fumeuse de « l’identité nationale » (celle d’une pseudo population « de souche » qu’il faudrait préserver) ne peuvent tenir devant les droits de l’homme. Vous avez tort de A à Z…

  • permalien K. :
    10 mai 2010 @08h13   « »

    ...là, il faut être réaliste : on ne pourra pas déplacer tous les colons aujourd’hui.

    En fin de compte Sternhell préconise une sorte de Chypre en guise de future Palestine ?

  • permalien Deïr Yassin :
    10 mai 2010 @11h13   « »

    L’intervention de Sternhell à Bruxelles

    " . . . non seulement les territoires occupées en ’67 ne servent à rien, ils sont devenues un danger mortel pour notre société et pour notre avenir"

    Aucune condamnation morale de l’occupation, juste le constat que les ’territoires’ ne servent à rien.
    Et si elles avaient servi à quelque chose ??

    "Les 20% des Israéliens non juifs jouissent des droits, des mêmes droits, ils sont citoyens israéliens comme moi"

    Ici ce n’est plus une question de point de vue ou d’idéologie, cela est carrément une mensonge  !
    Sérieusement, je propose qu’on instaure ces ’mêmes droits’ pour tout sioniste en France que ceux dont profitent la population autochtone de la Palestine dans l’Etat d’Israêl. En France, un Juif peut acheter ou construire une maison où il veut, rien ne l’empêche de se marier avec un(e) étranger(e) et de vivre en France etc.

    ". . . un état binational, c’est quelque chose qui, moi, ne m’intéresse pas. Je ne vois aucune raison, aucun avantage à l’existence d’un état binational. Si je voulais faire partie d’une minorité culturelle, nationale, ethnique, je connais d’autres endroits où la vie est nettement plus facile, plus commode"

    Cela tombe bien, nous autres Palestiniens, cela nous arrange aussi que vous partiez. Et puisque vous signez cet appel "européen", je suppose que vous avez une nationalité européenne, en plus, et il vous suffit donc juste de faire vos valises !

    Franchement, l’arrogance et le nombrilisme d’un "sioniste modéré" dans toute sa splendeur.

    "Aucune raison", "aucun avantage", même pas une remarque sur le fait qu’un Etat binational soit peut-être le plus juste d’un point de vue historique mais que cela n’est pas possible. Non, cela n’intéresse pas Sternhell, c’est tout.

    "Les Arabes abandonnent une fois pour toutes ce qu’ils appellent le droit de retour"

    Non, c’est l’ONU qui l’appelle ainsi. Vous savez, cette organisation internationale qui a aussi créée votre Etat sur la terre d’autres gens !

    ". . ces deux etats sur la ligne proche ou suivant La Ligne Verte . . il faut être réaliste : on ne pourra pas déplacer tous les colons aujourd’hui. Les colons, d’ailleurs, brandissent le chantage de la guerre civile constamment"

    Une guerre civile israélienne : c’est peut-être ça, la solution . . .
    Il veut nous faire croire que de retirer les colons de Cisjordanie n’est pas possible. Donc, ce sont ces illuminés qui décident de la politique israélienne. Israël est géré par des "Islamistes"  ??

    Donc 1) pas de rétour des réfugiés 2) pas de Etat palestinien sur les frontières de ’67. Le leader palestinien qui accepte cela ne va durer longtemps.

  • permalien rachelle :
    10 mai 2010 @13h24   « »
    Jerusalem capitale juive

    Les politiques et la presse suivent les positions isareliennes. il y a deux problemes avec la colonisation. on ne parle que de geler les constructions. ce qui est grave et qui n’est presque JAMAIS mentione, c’est la deposession des terres. avant de construire, les juifs mettent les palestiniens a la rue.
    or, au lieu d’appeler au gel des constructions, il faudrait appeler au gel des confistactions des maisons et des terres.
    le reste en decoule...

  • permalien adrien :
    10 mai 2010 @15h20   « »

    @ Deir Yassin

    même pas une remarque sur le fait qu’un Etat binational soit peut-être le plus juste d’un point de vue historique

    Oui mais le mieux serait qu’il soit le plus juste du point de vue du temps présent (mais je ne vous fait pas de reproche, je n’ai pas les clés non plus :-) ). De plus, "juste" du point de vue historique ça ne veut pas dire grand chose, car c’est une histoire de représentation, rien de plus, source de réinterprétations sans fin et politiquement stériles. Parler de justice au nom de l’histoire, c’est aussi cautionner sans ambages le droit du plus fort, car une présence se fait toujours au détriment d’une autre, ou en tout cas, en prenant le pas sur elle du point de vue de sa représentation ; et donc in fine en écrivant l’histoire en conséquence.

    C’est donc justement là où se situe l’enjeu : il faut "déshistoriser" ou "déshistoriciser" le conflit, (c’est au passage et justement dans ce sens qu’il faut voir la notion d’oubli chez Renan), pour ne plus faire de l’histoire l’argument d’une présence, mais du vivre ensemble un gage de l’avenir.

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