Le Monde diplomatique
Accueil du site > Planète Asie > Feux sans joie en Thaïlande

Feux sans joie en Thaïlande

vendredi 21 mai 2010, par Xavier Monthéard

Bangkok, mercredi 19 mai, 6 heures du matin. Quatre blindés — des APC équipés de mitrailleuses 12,7 mm — prennent position devant la principale barricade du camp des « chemises rouges ». Des dizaines de militaires se déploient en appoint, couverts par un feu nourri en provenance de la passerelle du métro aérien. Pendant deux heures, tirs de M16, gaz lacrymogènes et trombes d’eau pleuvent sur le carrefour stratégique de Sala Daeng. A 8 heures, les blindés arrachent les piques de bambou, puis percutent l’amas de pneus, de barbelés et d’engins incendiaires. Trois quarts d’heure plus tard, un, deux, trois soldats se risquent par la brèche. Ils reculent après un échange de tirs. Conciliabules, derniers préparatifs. A 10 h 25, l’assaut coordonné des APC et des soldats amorce la dernière phase de l’« opération Ratchaprasong », entamée six jours auparavant.

Passé les bambous, un terrain désolé apparaît. Plus âme qui vive. L’armée opère néanmoins avec une grande prudence mêlée de nervosité. Ne reste-t-il pas des bombes artisanales au sol ? Des tireurs isolés ? Le parc Lumpini, à l’est, devrait être sécurisé par une opération simultanée. Est-ce bien le cas ? Les soldats démontent systématiquement les toiles de tente pour améliorer la visibilité. Et, avant de progresser, crachent des rafales d’armes automatiques le long du trottoir central de l’avenue Ratchadamri. Il y a un kilomètre et demi jusqu’à la scène où les dirigeants rouges continuent de s’exprimer devant les dernières centaines de fidèles.

Avancées, pauses, redéploiements. Un rythme commandé par quelques tirs de résistants jusqu’aux-boutistes. Ceux des soldats s’avèrent, de loin, plus meurtriers. Deux cadavres sont recouverts de bandeaux rouges, et laissés derrière. A midi, au carrefour avec la rue Sarasin, huit hommes et deux femmes se rendent. Leurs mains sont attachées, leurs yeux bandés. Un moine, dans sa robe safran, demeure à leurs côtés. Les soldats s’arrêtent et prennent position dans la perpendiculaire. Ils ont parcouru un petit tiers du chemin.

Les journalistes sont nombreux. Certains suivent le conflit depuis plusieurs semaines. D’autres ont atterri à partir de vendredi, depuis que les violences consécutives à l’assassinat du général Seh Daeng ensanglantent Bangkok. A 13 h 15 tombe la nouvelle que deux des principaux leaders « rouges », Natthawut Saikua et Jatuporn Promphan, vont se rendre, et annoncent la dispersion de la manifestation. Après neuf semaines de blocage, la force l’a emporté.

Retour de flammes

Dix minutes plus tard, un commando des troupes d’élite — cagoules noires, baskets plutôt que rangers — arrive sur les lieux. Une grenade explose soudain, peut-être à cent mètres. Une seconde, toute proche. Deux militaires et un photographe canadien sont grièvement blessés. Leur évacuation se déroule dans la confusion. L’armée n’ira pas plus loin. En dépit de sa victoire du matin, les « rouges » viennent de lui faire comprendre qu’elle ne pourra pas la savourer.

Dans les heures qui suivent, une kyrielle d’incendies embrasent la capitale. Le plus spectaculaire, celui du centre commercial Central World, dégage une colonne de fumée noire idéale pour les « unes » du lendemain. Immense — un des plus grands d’Asie du Sud-Est —, le mall faisait la fierté du quartier des affaires. Il n’est plus que cendres. La Bourse, la Metropolitan Electricity Authority, les bureaux de la chaîne de télévision Channel 3, parmi une trentaine de bâtiments, brûlent aussi. Et, comme un puissant retour de flammes, la traînée de poudre gagne la province : des édifices municipaux sont attaqués à Udon Thani, Khon Kaen, Chiang Mai, Mukdahan... A Bangkok, des milliers de personnes en colère débordent le rassemblement politique organisé pour demander la fin des tueries près du bidonville de Khlong Toei (Lire « A Bangkok, les émeutes font tache d’huile »). Devant l’ampleur du désastre, le Centre for Restoration of Emergency Situations (CRES) décrète le couvre-feu à Bangkok et dans 23 provinces.

Quelque chose de pourri au royaume de Thaïlande

Outre des dizaines de blessés, une quinzaine de personnes auraient été tuées durant l’opération. Un photographe italien figure parmi les victimes. La découverte de six corps sans vie aux alentours du temple Pathum Wanaram, situé dans le camp rouge, fait polémique. Ce lieu, dont le gouvernement avait assuré qu’il constituerait un havre pour les manifestants décidés à rentrer chez eux, accueillait aujourd’hui des milliers de personnes terrorisées, persuadées que l’armée allait se débarrasser d’elles. L’angoisse face aux snipers et aux militaires a été accentuée tout à la fois par le discours des dirigeants rouges et par le nombre considérable de tués (plus de 80 depuis le début des événements).

Pour le gouvernement, pour la plupart des médias, pour une large partie de l’opinion publique, les manifestants constituaient une menace. Le premier ministre et dirigeant du Parti démocrate, M. Abhisit Vejjajiva, avait déclaré l’état d’urgence dès le 7 avril (les rouges venaient d’envahir le Parlement). Le 16 avril, après avoir confié la direction du CRES au général Anupong Paochinda, commandant en chef de l’armée de terre et à ce titre la plus haute autorité militaire du royaume, M. Abhisit avait utilisé les mots « terrorisme » ou « terroriste » cinq fois en douze minutes dans son adresse à la nation. Et quand, après avoir beaucoup hésité tout en maintenant ce cap sémantique, M. Abhisit avait proposé le 3 mai une « feuille de route » comportant des élections anticipées le 14 novembre 2010, les dirigeants « rouges » qui souhaitaient un accord n’avaient pu convaincre ni les leaders les plus déterminés, sur lesquels pesaient de lourdes charges judiciaires, ni la base du mouvement, qui considère le premier ministre comme un assassin.

La colère rentrée d’une large partie de la population reste propice à la violence, sinon à la mobilisation. Les manifestants n’ont pas été entendus, ils n’ont pas été considérés. La difficulté à exprimer des options politiques progressistes, l’impossibilité de critiquer la monarchie nuisent à la formulation d’un discours revendicatif cohérent. La « jacquerie » rouge doit encore trouver le moyen de faire entendre le sien.

37 commentaires sur « Feux sans joie en Thaïlande »

  • permalien Giap :
    21 mai 2010 @10h32   »

    Les rouges sont manipulés par Thaksin qui est au ordre du groupe Carlyle et plus particulièrement de George Soros.
    Lors de la crise de 1997, Soros a fait couler le baht et Thaksin a été un des rares a gagner de l’argent alors que tant d’entreprise thaï coulaient.
    Soros veux ouvrir la Thaïlande selon son principe de l’open society, mais le roi est un obstacle majeur.

    Après s’être fait pleins d’argent sur la crise et en profitant de la débâcle des partis, Thaksin a crée le "thai rak thai" "les thaï aiment les thaï" et en s’alliant avec les mafia d’Issan qui contrôlent les populations, a gagné les élections, ensuite il a fait quelques bonnes reforme qui était demandé par le roi et a tenté d’affaiblir la monarchie en remplaçant petit à petit les proches du roi au pouvoir par ses proches.
    Il a ensuite été chassé du pouvoir par les militaires, et tente depuis par tout les moyens de revenir au pouvoir, il est recherché, il y a un mandat d’arrêt contre lui mais n’est jamais inquiété car se ballade dans des pays corrompu comme le Cambodge ou des pays contrôlés par le groupe Carlyle comme le Montenegro ou la France.

    Comme Sarkosy qui au grand étonnement de tous et sur les conseils de Carlyle, a utilisé le terme de la résistance lors de sa campagne, ce qui lui a valu le vote de nombre de militant de gauche naif, Soros qui est aussi derrières les révolutions oranges, utilise certaines idées communiste pour manipuler les rouges, et comme il ne peut pas attaquer le roi, Thaksin s’en prend a tous ses proches, personnes de qualité choisit par le roi pour leur efficacité et leur intégrité, comme Prem Tinsulanonda, qui dirige le conseil privé du roi.

    Le roi et ses conseiller sont un obstacle pour les entreprises étrangères intéresséS par les richesse du pays, des compagnies comme monsento qui se sont vu refoulé espèrent bien mettre la main sur le plus grand producteur de riz.

    Mettre le pays en feu, détruire son économie n’est pas un problème pour Thaksin et les membres du groupes Carlyle, si ils arrivent a créer une crise terrible, à mettre à terre la Thaïlande , ils pourront prendre le pouvoir et mettront la main sur les entreprises qui les interessent pour une bouchée de pain

    Supposition :
    "Thaksin a une carte clé, parce que un des membre très important qui devrait, pour tous, succéder à un autre, n’est en fait pas désigné pour le poste, ce qui est une perte de face terrible et sous la promesse d’avoir les soutiens pour le poste il a rejoint le camp de Thaksin, ce qui fait que c’est très difficile pour qui vous savez de s’exprimer sur ce que vous savez."

  • permalien Giap :
    21 mai 2010 @10h42   « »

    Les rouges sont manipulés par Thaksin qui est au ordre du groupe Carlyle et plus particulièrement de George Soros.
    Lors de la crise de 1997, Soros a fait couler le baht et Thaksin a été un des rares a gagner de l’argent alors que tant d’entreprise thaï coulaient.
    Soros veux ouvrir la Thaïlande selon son principe de l’open society, mais le roi est un obstacle majeur.

    Après s’être fait pleins d’argent sur la crise et en profitant de la débâcle des partis, Thaksin a crée le "thaï rak thaï" "les thaï aiment les thaï" et en s’alliant avec les mafia d’Issan qui contrôlent les populations, a gagné les élections, ensuite il a fait quelques bonnes reforme qui était demandé par le roi et a tenté d’affaiblir la monarchie en remplaçant petit à petit les proches du roi au pouvoir par ses proches.
    Il a ensuite été chassé du pouvoir par les militaires, et tente depuis par tout les moyens de revenir au pouvoir, il est recherché, il y a un mandat d’arrêt contre lui mais n’est jamais inquiété car se ballade dans des pays corrompu comme le Cambodge ou des pays contrôlés par le groupe Carlyle comme le Montenegro ou la France.

    Comme Sarkosy qui au grand étonnement de tous et sur les conseils de Carlyle, a utilisé le theme de la résistance lors de sa campagne, ce qui lui a valu le vote de nombre de militant de gauche naif, Soros, qui est derrières les révolutions oranges, utilise certaines idées communiste pour manipuler les rouges, et comme il ne peut pas attaquer le roi, Thaksin s’en prend à tous ses proches, personnes de qualité choisit par le roi pour leur efficacité et leur intégrité, comme Prem Tinsulanonda, qui dirige le conseil privé du roi.

    Le roi et ses conseiller sont un obstacle pour les entreprises étrangères intéressés par les richesse du pays, des compagnies comme Monsento qui se sont vu refoulé espèrent bien mettre la main sur le plus grand producteur de riz.

    Mettre le pays en feu, détruire son économie n’est pas un problème pour Thaksin et les membres du groupes Carlyle, si ils arrivent a créer une crise terrible, à mettre à terre la Thaïlande , ils pourront prendre le pouvoir et mettront la main sur les entreprises qui les interessent pour une bouchée de pain

    Supposition :
    Thaksin a une carte clé, parce que un des membre très important qui devrait, pour tous, succéder à un autre, n’est en fait pas désigné pour le poste, ( voir les changements apporté à ce sujet par les militaires sur la constitution) ce qui est une perte de face terrible et sous la promesse d’avoir les soutiens pour le poste il a rejoint le camp de Thaksin, ce qui fait que c’est très difficile pour qui vous savez de s’exprimer sur ce que vous savez.

  • permalien Crapaud Rouge :
    21 mai 2010 @21h32   « »

    C’est qui les méchants ? D’après Giap se sont les "chemises rouges", d’après l’article on n’en sait rien. Sauf à la fin : "Les manifestants n’ont pas été entendus, ils n’ont pas été considérés." Ca suppose qu’ils seraient les gentils. Pas très compatible avec Giap.

  • permalien prosport :
    22 mai 2010 @06h47   « »

    Giap dit : "Le roi et ses conseiller sont un obstacle pour les entreprises étrangères intéressés par les richesse du pays, des compagnies comme Monsento qui se sont vu refoulé espèrent bien mettre la main sur le plus grand producteur de riz."

    il s’agit d’un autre debat, rien a voire avec les rouges mais je me permet de mettre cela en avant car c’est une contre-verite.

    Le Royal Project (Projet du Roi de Thailande) a ete monte et finance par les Etats Unis (ainsi que certains autres pays Europeens comme la Hollande). Le but etait, d’apres les US. le dementellement de la filliere de l’opium, l’arret de sa production. Sur ce point, nous savons que l’Afghanistan, depuis l’arrivee des US, est devenu le premier producteur mondial d’opium.
    Nous apprenons aussi que le Royal Project est le centre d’etude et le centre de production prototype monte pour la mise en application futur du Codex Alimentarius a l’echelle planetaire. Rien de mieux que des montagnes Thailandaise, au climat plutot doux, tranquille, ou personne n’oserait mettre son nez ou critiquer car le projet est ROYAL, pas touce !
    Cela fait plus de 10 ans que le Royal Project detient une machine a irradier pour la sterilisation. Il y a 10 ans, ce type de procede n’etait pas de l’ordre du jour, on en faisait mention nul part. Pourquoi le Royal Project aurait il du, investir dans un materiel si couteux alors que rien ne demontrait son besoin ? Il s’agit du premier cheval de bataille du Codex Alimentarius.

    Dieuxiemement, le Roi prone un systeme d’auto-suffisance et les messages publicitaires sont quotidiens. "contenter de vous de ce que vous avez, produisez votre petit jardin, ... n’essayer pas de devenir plus gros, ..." En d’autres mots, reste tranquille dans ton petit coin, regarde les feuilletons, ne te revolte surtout pas, la vie est belle. Cela contraste enormement avec (je mets un lien, je ne sais pas si c’est autorise :
    http://www.paperblog.fr/1019920/pol...
    Fin de l’histoire, faites vous votre propre opinion sur ces mots. Ici, en Thailande, une opinion divergente a la monarchie, n’est pas permiscible.

  • permalien prosport :
    22 mai 2010 @06h48   « »

    Concernant les Chemises Rouges. L’article de Xavier reflete tres bien ce qui s’est passe meme si on pourrait penser que Xavier pourrait prendre parti pour les Rouges.
    Personnellement, je ne suis pas pour les Rouges et encore bien moins pour le gouvernement actuel.
    Le nom de "rouge" et cette couleur qu’ils abordent ne reflete pas du tout le rouge comme nous pourrions l’entendre ou l’imaginer.
    Leur revolte, leurs manifestations, ... n’ont rien a voire avec la revolution rouge de Chavez. Il s’agit bien des meme acteurs (le peuple) mais en Thailande, ils sont manipules par Taksin et ses sbires pour reprendre le pouvoir. Taksin n’est pas Chavez, Correa ou Morales. Taksin est un homme d’affaire qui veut le pouvoir pour le pouvoir. Le pouvoir est l’Argent et c’est son seul but. Grace a cet argent, il achete les pauvres en leur faisant quelques petites reformes a la Chavez (droit aux soins pour seulement 30 Bath, environ 70 centimes d’euros, ...) mais il n’ira jamais nationaliser Carefour, PTT (Thai Petroleum), ... Jamais il n’ira a l’encontre de la mafia Chinoise (dont il est d’oriine, Chinoise) qui detient le monopole du riz et qui fait la pluie et le beau temps. Les paysans, qui faisaient 1 recolte par an, sont passe a 3 recoltes mais leurs revenus sont pratiquement les memes, ils ne gagnent pas 3 fois plus.

    Le gouvernement est a la solde de la monarchie, entierement devouer a elle.
    Giap, tu dis : "personnes de qualité choisit par le roi pour leur efficacité et leur intégrité, comme Prem Tinsulanonda, qui dirige le conseil privé du roi." Ou est ce que tu as vu que Prem est une personne de qualite ?"
    Prem est l’homme important du Regime. C’est lui qui dirige la Thailande et non pas le premier ministre.
    Prem est le conseiller du Roi. Combien Prem a t’il sur son compte en Banque ? Combien a t’il d’interets dans tel ou tel business ?

    La conclusion, c’est que Rouge ou Jaune, c’est la meme chose mais pas les meme personnes. Rien de meilleur a attendre de l’un ou l’autre.

  • permalien prosport :
    22 mai 2010 @06h51   « »

    Giap, tu as un article super interessant sur Taksin. Pourrais tu faire de meme sur l’opposition et la monarchie ?
    Le defaut de ton article, ce’st que l’on a vraiement l’impression que c’est Abhisit qui l’a ecrit.

  • permalien Madeleine :
    22 mai 2010 @10h07   « »

    Merci pour cet article intéressant.

    Je suis trop lâche pour souhaiter que les Chemises Rouges continuent leur action, je suis contre la violence et la Révolution française est passée deux siècles. Mais ce qui est triste, c’est que, de toute façon, ils ne recevraient pas l’appui d’un autre pays "honorable". C’est d’ailleurs honteux de voir que les chefs d’État, d’habitude si prompts à dénoncer la dictature chinoise ou à critiquer Hugo Chavez (souvent à tort d’ailleurs, cf. Acrimed), n’accourent guère au secours de la démocratie thaïlandaise, pourtant en danger. Visiblement, ça ne les dérange aucunement de voir que, par deux fois en même pas 4 ans, on ait dit aux Thaïlandais d’aller se faire... voir. Ces chefs d’État ont pourtant dû se battre pour obtenir cette légitimité électorale tant convoitée...

  • permalien Aphisit/Khatakone :
    22 mai 2010 @10h43   « »

    Faire de Thaksine la cause unique des problèmes de la Thaïlande est une énormité.
    Voir la monarchie comme un rempart contre le capital est du foutage de gueule.
    Il y a des taupes gouvernementales thaïlandaises sur les blog du diplo ou quoi ?

  • permalien prosport :
    22 mai 2010 @16h48   « »

    Tout a fait d’accord.
    Une partie du peuple est manoeuvre par un vampire (le rouge lui va si bien !) et de l’autre partie, perfusee a la belle morale de : "nous sommes tous des Thais, tous des freres et soeurs, dans la meme maison", "faisons face a nous meme pour regler nos problemes dans l’amour et la paix !".
    Le show televise sur les armes, les bombes artisanales et coktails molotov, qui vient d’avoir lieu, pour legitimer l’action des forces de l’ordre aupres de l’opinion Internationale, etait grandiose.
    Cela m’etonnerait que les leaders rouges soit relaxes ou obtiennent des mise en liberte conditionnelles, sous caution.

  • permalien Shiv7 :
    22 mai 2010 @19h08   « »

    Prosport vous dites

    Dieuxiemement, le Roi prone un systeme d’auto-suffisance et les messages publicitaires sont quotidiens. "contenter de vous de ce que vous avez, produisez votre petit jardin, ... n’essayer pas de devenir plus gros, ..." En d’autres mots, reste tranquille dans ton petit coin, regarde les feuilletons, ne te revolte surtout pas, la vie est belle. Cela contraste enormement avec (je mets un lien, je ne sais pas si c’est autorise :

    Effectivement cela contraste avec sa fortune potentielle mais d’un autre coté je crois savoir que lui même (je dis bien lui même..) n’est pas spécialement porté sur la question. En outre je suppose que la majorité des Thaïs sont fier que leur Roi soit riche, car d’une certaine façon il symbolise le peuple. Ceci étant je suppose que le peuple ne verrait pas d’inconvéniens a ce qu’une plus grande partie des possessions soient partagées, si le Roi en décide ainsi..

    Je trouve que le conseil, lui, n’est pas dépourvu d’intéret, car finalement le moyen de dépendre(et des rouges et des jaunes par ex.) le moins possible de qui ou de quoi que se soit se trouve dans l’autosuffisance( Sidharta et d’autres l’ont assez pronée), mais il faut bien admettre que le pouvoir devrait montré l’exemple dans sa politique économique et sociale.

    Avec Taksin c’est l’inverse, lui prone le développement à tout crins, il rejoint les valeurs occidentales, mondialisation oblige, qui deviennent très en vogues chez les Thaïs. Le dimanche ils défilent dans les Tescos Lotus ou Carrefours comme dans des temples.. Les fallangs sont très bien vu dans la population,ils symbolisent la liberté des libres marché. C’est devenu naturel, chacun veut sa part du gateau. Tout ceci n’est bien entendu pas du uniquement à Taksin on l’aura compris.

    Ce qui se passe maintenant est un peu la suite de cette equation difficile, jamais résolue depuis la destitution de la monarchie absolue, d’une constitution qui doit à la fois prendre en compte un pouvoir royal et un pouvoir démocratique chacun faisant si possible attention de ne pas heurter l’autre, sauf en cas de crise..si on ajoute à ça la succession royale et l’interaction du libre marché mondial sur l’ensemble des protagonistes on obtient la situation actuelle.

  • permalien gia :
    23 mai 2010 @13h26   « »

    Le journal Forbe a fait passer le roi comme immensément riche, comme ils l’avait fait pour Castro pour le dé crédibiliser vis a vis du peuple, facile de manipuler les chiffres en prenant la valeur des terrains qui n’appartiennent pas seulement au roi mais à tout le peuple thaïlandais.

    Les journalistes, enfin ceux qui méritent encore ce titre, ont l’air un peu perdu face a ce qu’il se passe en Thaïlande, la dénonciation de vrai problème, l’apparition d’un soulèvement populaire très bien organisé, peut être même trop pour un pays peu habitué à ce genre de manifestation, dirigé et financé par un homme aux idées totalement différente de celle scandé par les chemises rouges, le soutient de toute la presse collaborationniste aux mains des multinationales à ce mouvement, qui pourtant n’hésite pas a provoquer des violences inutiles pour faire parler de lui.

    Ceux qui voient le mouvement comme non lié a Thaksin sont aveugles, il y a dans les manifestations autant de portrait de lui, sur différents supports, que lors d’une campagne présidentielle au USA.

    Ceux qui croient que le retour de Thaksin va tout changer, que les pauvres ne seront plus pauvres, que cela va devenir une "démocratie", le pays des bisounours, sont je ne dirais pas de grossièreté, mais qui peut croire un homme qui a fait juste ce qu’il fallait pour se mettre une partie du peuple dans la poche, en utilisant non pas son argent mais l’argent du pays ne l’oubliez pas et c’est surtout occupé à s’enrichir, diviser le peuple et affaiblir la monarchie !

    N’oubliez pas que la Thaïlande n’est pas la France, que les richesses dont profitent nos nations viennent du pillage d’autre nations, qui malgré la décolonisation sont toujours sous contrôle pour nous fournir toutes les matières premières dont nous avons besoin et que nous maintenons dans un état de sous développement pour pouvoir garder le faible coût de ces matières et changer facilement le gouvernement si celui mis en place en viendrait a vouloir servir les intérêts de son peuple.
    Le bon exemple étant Chavez qui a réussi à libérer son pays, mais a beaucoup à faire pour se protéger de son ancien maitre.

    La Thaïlande fait ce qu’elle a toujours fait, s’allier aux puissances, leurs faire des concessions pour garder son indépendance, mais ces puissances aujourd’hui en veulent plus, il n’y a plus de grand ennemis dans le coin et le protectionnisme thaï les énerves, à l’heure ou la Chine se réveille, ils veulent prendre le contrôle de l’Asie du sud-est
    Thaksin crée des fondations dans les pays de la région, pour former les futures élites aux neoliberalisme, cela sur le même modèles que les fondations de George Soros dans les pays de l’ex URSS.

  • permalien gia :
    23 mai 2010 @13h31   « »

    Et il n’y a pas que les rouges qui sont manipulés, Thaksin lorsqu’il était premier ministre, avait fait en sorte de détruire tout le travail de Prem pour stabiliser le sud Musulman, c’est d’ailleurs ces actions dans le sud qui avait valu a Prem de rentrer dans le conseil privé du roi, mais selon le bon vieux principe du diviser pour mieux régner, Thaksin a fait en sorte de raviver les tensions entre Bouddhiste et Musulman, mettre certain Bouddhiste dans sa poche, car présenté comme le seul à traiter avec les Musulmans d’une main de fer.
    Les généraux qui ont fait le coup d’état avec a leur tête un musulman, pensaient réparer cela, mais en fait ça a été un échec, surement parce que les plus actifs des terroristes sont des djiadistes thai qui ont fait la guerre en Afghanistan, ont été transformé en fanatiques et ne servent pas les intérêts des musulmans, mais les lecteurs du monde diplo connaissent les liens entre le Carlyle group et les terroristes....

    Ce qui se passe en Thaïlande, c’est une guerre d’indépendance à l’envers, si les communistes Vietnamiens luttaient pour chasser les étranger de leurs pays, les tshirts rouges luttent sans le savoir pour chasser ceux qui protègent le pays..

    "Dieuxiemement, le Roi prone un systeme d’auto-suffisance et les messages publicitaires sont quotidiens. "contenter de vous de ce que vous avez, produisez votre petit jardin, ... n’essayer pas de devenir plus gros, ..." En d’autres mots, reste tranquille dans ton petit coin, regarde les feuilletons, ne te revolte surtout pas, la vie est belle."

    J’adhère à ces idées sur l’auto-suffisance et c’est aussi des idées comme cela, prôné par un personnage important qui dérange ceux qui nous incitent à consommer tout les jours, a prendre des crédits pour s’acheter des choses inutiles, et pour le codex alimentarius, c’est certainement des concessions faites pour ne pas avoir de problème, la princesse Sirinthorn particulièrement et d’autres membres de la famille royal font beaucoup pour la promotion et l’utilisation des plantes médicinales thaï et il faut bien comprendre que la Thaïlande n’est pas en position de force, ne peut pas se mettre a dos les grosses puissances dans certains dossiers.
    C’est à la demande du roi que Thaksin lorsqu’il été premier ministre avait fait interdire les OGM en Thaïlande.

  • permalien
    23 mai 2010 @15h06   « »

    Si la crise thailandaise est « une crise qui reflète des réalités thailandaises », elle ne peut se comprendre vraiment si on ne la situe pas dans le contexte d’un « arc de mécontentement », (Grèce, Chine, Inde..) dont « l’élément commun est une perception profonde de marginalisation... », affirme Paul Rogers.

  • permalien Shiv7 :
    23 mai 2010 @16h39   « »

    @Gia

    le travail de Prem pour stabiliser le sud Musulman,

    Avez vous des détails concernant ce travail ? Ainsi que sur la personalité de Prem.

    la princesse Sirinthorn particulièrement et d’autres membres de la famille royal font beaucoup pour la promotion et l’utilisation des plantes médicinales thaï

    C’est vrai, par ex. dans la région ou j’habite, on peut obtenir gratuitement des plantons d’arbres sauvages pour rétablir la bio diversité qui prévalait avant la mono culture.

    Dans un post précédent

    Thaksin a une carte clé, parce que un des membre très important qui devrait, pour tous, succéder à un autre, n’est en fait pas désigné pour le poste, ( voir les changements apporté à ce sujet par les militaires sur la constitution)

    Avez vous des précisions sur les changements de constitutions concernant cette succession ?

    Le cas échéant , merci pour vos réponses

  • permalien fre :
    23 mai 2010 @18h24   « »

    Un article bizarre :

    "Si la crise thailandaise est « une crise qui reflète des réalités thailandaises », elle ne peut se comprendre vraiment si on ne la situe pas dans le contexte d’un « arc de mécontentement », (Grèce, Chine, Inde..) dont « l’élément commun est une perception profonde de marginalisation... », affirme Paul Rogers."

    Avec lien vers le site opendemocracy, lié à l’open society de Soros !

    et un site qui en parle :

    ""Le site web opendemocracy.net est financé par les fondations Ford et Rockefeller. Un article sur ce site de Sreeram Chaulia analyse le rôle des ONG financées par les USA d’Ukraine au Kirghizstan, en passant par la Géorgie. Son accroche publicitaire est polémique, énonçant que « de nouvelles formes de mobilisation de masse des jeunes, fort bien pourvues en moyens techniques, poussent au changement de régime. Mais le phénomène est-il aussi innocent qu’il le paraît à premier abord ? Les mouvements qui inspirent ‘les révolutions de couleur’ sont-ils des catalyseurs ou des saboteurs ? »

    L’auteur se garde bien de critiquer ces ONG : il évalue seulement leur efficacité à effectuer des ‘changements de régime’. Quelques-unes de ses observations donnent une idée du fonctionnement de ces organisations politiques en tant que pièces parmi d’autres du dispositif de l’arsenal américain.

    « Le sabotage suffit dans certains pays, alors que dans d’autres il faut des offensives militaires de grande envergure » d’après Chaulia.

    « Ces trois révolutions – celle des ‘roses’ en Géorgie (novembre 2003 - janvier 2004), la ‘révolution orange’ en Ukraine (janvier 2005) et la ‘révolution des tulipes’ au Kirghizstan (avril 2005) – ont chacune suivi le même modèle : toutes avaient pour fer de lance des ONGI (ONG internationales) américaines des droits de l’homme. Ce n’est que quand ils correspondent à leurs objectifs plus globaux de politique étrangère dans une région donnée que les États-Unis y défendent les droits de l’homme et la démocratie. On constate que les ONGI qui dépendent de fonds américains soutiennent consciemment ou inconsciemment les intérêts des États-Unis. ""
    http://www.northstarcompass.org/fre...

    Et sur Prem :

    http://www.monde-diplomatique.fr/20...

  • permalien fret :
    23 mai 2010 @18h51   « »

    J’ai oublié de préciser sur l’article du diplo, il parle de Anand Panyarachun envoyé à l’époque par Thaksin dans le sud pour régler les problèmes, Anand Panyarachun fait aussi parti du Groupe Carlyle.

    Et pour ceux qui ont du mal à comprendre :

    "Depuis le début du conflit qui oppose l’UDD au gouvernement Abhisit, Prem – qui dirige le conseil privé du roi – est régulièrement accusé par les leaders de l’UDD d’avoir fomenté le coup d’Etat qui a renversé et conduit à l’exil Thaksin en septembre 2006. Beaucoup de commentateurs voient dans cet acharnement une façon de s’en prendre indirectement à la monarchie, dans la mesure ou toute critique dirigée explicitement contre le roi, ou un membre de sa famille, est inconcevable en Thaïlande."

    http://www.thailande-fr.com/politiq...

  • permalien s.v. :
    24 mai 2010 @00h26   « »
    Phoumiphone, saint sauveur...

    Giap peut-il citer ses sources ?

  • permalien ppda :
    24 mai 2010 @11h29   « »

    je reviens sur le message poste plus haut, sans signature

    #Si la crise thailandaise est « une crise qui reflète des réalités thailandaises », elle ne peut se comprendre vraiment si on ne la situe pas dans le contexte d’un « arc de mécontentement », (Grèce, Chine, Inde..) dont « l’élément commun est une perception profonde de marginalisation... », affirme Paul Rogers.#

    Je ne pense pas que ce soit un hasard que le lien vers cet article soit poste sur cette page et on a surement a faire a un des employe de l open society de Soros, organisation qui dirige le mouvement des tshirts rouges.

    Alors juste pour tenter ;)

    Pour le pseudo, meme si c est pas important je vous donne quand meme quelques idees, #soros s friend# ou #thaksin s sponsort#.

    Pouvez vous nous en dire plus sur votre operation visant a faire tomber la monarchie en Thailande et ouvrir le pays a vos multinationales ?

    Meme si je ne vous apprecie pas je dois reconnaitre que vous etes tres efficace et avez meme reussi a convaincre certains lecteurs du monde diplo, pourtant en generale mieux informe que les autres et en avais fait des supporter de votre operation en Thailande.

    vous menez des operations de destabilisation dans de nombreux pays mais pour arriver a transformer des Bouddhistes en fanatique pret a sacrifier leur vie pour defendre les interets d un milliardaire et les votres surtout, cela vous a t il pose des problemes particulier ?

    Votre cible principale c est la monarchie, comme vos hommes de main ne peuvent pas s y attaquer, ils s attaquent aux conseiller du Roi, n avez vous pas peur que les tsirts rouges qui pour la plupart aiment leur Roi, comprennent et se retournent contre vos hommes ?

    Si vous arrivez a prendre le pouvoir et placer thaksin comme president, quand les rouges auront compris qu ils se sont fait avoir, n avez vous pas peur que jaune et rouge s unissent contre vous et vous chasse du pays une bonne fois pour toute, ou dit autrement, vous faites de nombreuses affaire avec la Thailande qui est votre allie sur de nombreux points, a vouloir prendre le controle total, n avez vous pas peur de perdre a jamais cet allie important ?

  • permalien giap :
    24 mai 2010 @14h30   « »

    Comme le lien original ne donne pas l’accès à la page complète, voir la copie de l’article sur le commentaire de luk sous les articles du site :

    http://siamlife.blog4ever.com/blog/...

    Chercher : Thailand’s financial crisis : its causes, consequences, and implications.

    Pour en apprendre plus sur une des attaques de Soros sur la Thaïlande et comment son élève Thaksin en a bien profité !

    Après si vous voulez avoir des sources suivez les liens déjà donné sur cette page et faite des recherches par mots clé, sur le sujet que vous voulez approfondir, rien de mieux que de s’informer par soit même !

  • permalien
    24 mai 2010 @17h28   « »
    sources,

    des plus... pertinentes, bravo...

  • permalien yoda :
    24 mai 2010 @19h00   « »

    Tout est là, il suffit de savoir lire et réfléchir !

    Fait des recherches avec tes petits doigts fatigués, regarde les source pro, regarde les sources anti, regarde les sources neutres, comprend les intérêts de chacun et tu comprendra petit scarabée.

  • permalien
    25 mai 2010 @02h28   « »

    "Siamlife" une source pro ?
    Bordel...

  • permalien somtam :
    25 mai 2010 @06h44   « »

    Pour les fainéants !

    "George Soros used the above events and concerns in order to lead a speculative attack on the Thai baht—the official currency of Thailand. To understand speculative currency attacks, one must understand how fixed exchange rates are maintained. If an exchange rate is fixed above equilibrium, then a surplus of the currency emerges and the government must buy up this surplus (paying for it with foreign reserves) in order to keep the exchange rate from falling. If an exchange rate is fixed below equilibrium, then a shortage of the currency emerges and the government can maintain the fixed exchange rate by printing more currency and exchanging it for additional foreign reserves.

    This author does not know the actual amounts of money used in George Soros’ speculative attack against the Thai baht in the spring of 1997 ; therefore, the numbers used in this paragraph to illustrate how a speculative attack is conducted are hypothetical. First, George Soros bought forward currency contracts on the baht in the spring of 1997. Forward currency contracts are legal agreements to exchange currency at an agreed upon rate at some date in the future. Perhaps these forward contracts gave Soros the option of selling baht at the rate of one US$ for 26 baht in January of 1998. Next Soros sells all of his baht, convinces all of his friends to sell their baht, and advertises the current problems of the Thai economy (see above) in an effort to get others to sell their baht. Soros advertised Thailand’s problems because he wanted to create a panic where all foreign investors would want to sell their baht immediately for fear its value was on the verge of collapse. As everyone begins selling baht (and no one wants to buy it), the Thai government must buy up the resulting surplus in order to maintain the fixed exchange rate. Thailand spent US$6.8 billion and committed at least an additional US$23.4 billion in forward obligations in an effort to maintain the fixed exchange rate (Leightner 1999 ; note Thailand had US$39 billion of foreign reserves in January 1997). On July 2, 1997, the BOT gave up its fixed exchange rate and floated the baht (stopped buying and selling to keep the baht’s value fixed). By January 1998, the baht had fallen to US$1 for 54 baht. In January 1998, George Soros could exchange US$1 billion for 54 billion baht on the spot market (the market using current prices). He could then use his forward contracts to exchange the 54 billion baht for more than US$2 billion—more than doubling his money. (2) Soros took advantage of Thailand’s problems to make a huge personal profit and in the process Thailand was devastated. "

  • permalien somtam :
    25 mai 2010 @06h46   « »

    Suite et lien vers l’article

    "Chavalit, Thailand’s prime minister when the crisis began, resigned under tremendous pressure on November 3, 1997. Chuan Leekpai, who had been prime minister from September 1992 to May 1995, took over as Thailand’s new prime minister. Chuan had the reputation for being a cautious and incorruptible leader. This change in leadership improved international expectations and the Thai baht increased in value for a short amount of time. However, the depth of the domestic problems caused by the recession-producing IMF program and Chuan’s reputation for cautiousness caused the Thais to embrace a new, more daring, political party in the January 2001 elections. This new political party was created by a billionaire Thai businessman named Thaksin Shinawatra. Thaksin was one of the few Thais who gained financially from the collapse of the Thai baht (McCargo and Pathmanand 2005). The political party that Thaksin created was called the "Thai Love Thai" (Thai Rak Thai) party."

    http://goliath.ecnext.com/coms2/gi_...

  • permalien somtam :
    25 mai 2010 @06h48   « »

    "Pour calmer le séparatisme latent parmi les musulmans de l’extrême Sud, le général Prem Tinsulanonda, un ancien premier ministre thaïlandais (1980-1988), avait mis en place un organisme mixte chargé d’y aplanir les difficultés, le Centre administratif des provinces méridionales, connu sous le sigle de SPABC. Il avait également créé un service de renseignement associant civils, policiers et militaires, le CPM 43. Le Sud profond du royaume avait ainsi connu une longue période de calme relatif, et le Parti démocrate, qui avait géré la sortie de la crise financière régionale de 1997-1998, s’y était solidement implanté.

    Quand M. Thaksin et son parti, le Thai Rak Thai (« Les Thaïlandais aiment les Thaïlandais »), ont facilement gagné les élections de 2001 (1), les démocrates ont été balayés à l’échelon national, mais ils ont conservé leurs principales positions dans le Sud. Une fois sa majorité parlementaire renforcée par des alliances, M. Thaksin a dissous, en mai 2002, le SPABC et le CPM 43. Selon un rapport publié en mai 2005 par l’International Crisis Group (ICG) de Bruxelles (2), le premier ministre avait alors jugé ces deux structures « inefficaces » et estimé qu’elles servaient « les intérêts de l’opposition » démocrate."

    "A la même époque – on ne l’a su que plus tard –, un réseau terroriste clandestin fondé en Malaisie et à dominante indonésienne, la Jemaah Islamiyah (JI), a utilisé la Thaïlande au moins comme un refuge. Au milieu des années 1980, sur la frontière entre l’Afghanistan et le Pakistan, des liens s’étaient établis dans des camps d’entraînement entre des militants de la JI et un petit nombre d’intégristes musulmans thaïlandais. On sait que des porteurs de fonds de la JI ont transité par la Thaïlande. Le principal opérateur de ce réseau, l’Indonésien Hambali, qui était également membre d’Al-Qaida, a d’ailleurs été capturé dans le royaume en août 2003, au nord de Bangkok. Il est actuellement détenu par les Américains, dans un lieu inconnu."

  • permalien somtam :
    25 mai 2010 @06h50   « »

    Suite et lien vers l’article

    "Elu une première fois sans difficulté en janvier 2001 et réélu triomphalement en février 2005, M. Thaksin est un ancien officier de police qui a fait fortune dans les télécommunications avant de se lancer dans la politique. Il semblait avoir renoncé à la manière forte lorsqu’il avait confié, en mars dernier, à un ancien chef de gouvernement respecté, M. Anand Panyarachun, la présidence d’une commission de réconciliation nationale. Il s’était même déclaré « déterminé à défaire ce que j’ai fait d’erroné par le passé ». Cette parenthèse s’est refermée à la mi-juillet."

    http://www.monde-diplomatique.fr/20...

    Carlyle

    Principaux investisseurs et conseillers

    Le groupe a eu plusieurs membres prestigieux dont :

    * James Baker, ancien secrétaire d’État américain.
    * Laurent Beaudoin, ex-président du groupe Bombardier.
    * George H. W. Bush, ancien président des États-Unis.
    * Frank Carlucci, ancien directeur-adjoint de la CIA, ancien secrétaire à la Défense américain, qui occupa la présidence du groupe.
    * Richard Darman, ancien directeur de l’U.S. Office of Management and Budget.
    * Paul Desmarais, président de Power Corporation of Canada.
    * Liu Hong Ru, ancien président de l’organisme de surveillance des opérations boursières de Chine.
    * Arthur Levitt, ex-président de la Securities and Exchange Commission.
    * John Major, ancien Premier ministre conservateur de Grande-Bretagne.
    * Henri Martre, ancien de Matra Aérospatiale.

    * Anand Panyarachun, ancien Premier ministre de Thaïlande.

    * le financier George Soros[6].

    * Thaksin Shinawatra, ancien Premier ministre de Thaïlande.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Carlyl...

  • permalien
    25 mai 2010 @09h39   « »

    Referring to Bush and Baker as the star powers of Carlyle Group, Wayne added : "With door-openers of this calibre, along with shrewd investment skills, Carlyle has gone from an unknown in the world of private equity to one of its biggest players."

    Bush helped Carlyle Group win a deal for control of KorAm Bank, one of the few healthy banks in Korea.

    In April 1998, while Thailand was still mired in a deep economic morass, Thaksin tried to use his American connections to boost his political image just as he was forming his Thai Rak Thai Party. He invited Bush senior to visit Bangkok and his home, saying his own mission was to act as a "national matchmaker" between the US equity fund and Thai businesses. In March, he also played host to James Baker III, the US secretary of state in the senior Bush administration, on his sojourn in Thailand.

    "I’m just trying to be a matchmaker for those who want to invest in Thailand," Thaksin said in the April 24, 1998 edition of The Nation. "Every company needs to increase capital now and what our country needs most is capital and we want to sell our products."

    http://thanong.tripod.com/03072001.htm

  • permalien pitris :
    25 mai 2010 @18h16   « »
    monarchie, comme en angleterre ou en espagne donc

    Ce n’est pas parce ce qu’il ya un roi que c’est une monarchie, regardez nos voisin anglais, a mon avis pour l’instant la thailande est une dictature mais ce dit et était une démocratie.

  • permalien Aviginarok :
    26 mai 2010 @09h33   « »

    Il semble manquer quelques éléments importants qui sont apparus durant l’occupation du centre de Bangkok par les Rouges.

    La faiblesse du débat politique, même au cœur des partis ou des syndicats, dans la société thaïlandaise provient probablement d’une éducation familiale, religieuse et officielle à la suite de laquelle il est très difficile de remettre en cause le fonctionnement de la société.

    Merci à Somtam d’avoir rappelé le sens de la négociation dont avait fait preuve Thaksin pour régler le problème du Sud musulman. Depuis 2003, entre quatre et 10 000 morts suivant les estimations. Même si les combats ont été violents à Bangkok, il semble que l’armée et le gouvernement aient fait preuve d’une certaine retenue et de patience.

    Le dialogue,les tractations et le débat n’ont sans doute jamais cessé entre Aphisit et les rouges. La presse occidentale c’est intéressé passagèrement la Thaïlande en raison du sang et de la fumée,mais pour l’instant aucun article de fond n’aborde vraiment et en détail la succession royale et l’état économique réel de la Thaïlande.

    Malgré tous ces événements, la bourse de Bangkok se tient plutôt mieux que les bourses occidentales et le Baht a prix 20 % par rapport à l’euro en quelques semaines.

    Quelques centaines d’irréductibles ont bien sûr mis Bangkok à feu et à sang mais le sens de la retenue du Peuple (TOUT le Peuple, pas seulement Isan et Lanna...) devrait apporter une vision plus claire de l’avenir...

  • permalien Barbara :
    26 mai 2010 @11h40   « »

    Take care anyway, dear little blond

  • permalien
    26 mai 2010 @18h31   « »

    pour l’instant aucun article de fond n’aborde vraiment et en détail la succession royale et l’état économique réel de la Thaïlande.

    Personne vous empêche d’en parler..

  • permalien
    26 mai 2010 @18h59   « »

    Merci à Somtam d’avoir rappelé le sens de la négociation dont avait fait preuve Thaksin pour régler le problème du Sud musulman. Depuis 2003, entre quatre et 10 000 morts suivant les estimations.

    Je suppose c’est pour celà que le sud musulman ne c’est pas associé à ces dernières émeutes.

    Ces morts là on l’air de moins déranger, aussi bien la communauté internationales que les Thaï eux mêmes, sauf ,bien entendu ceux qui sont surplace, qu’ils soient Musulman ou Boudhist du reste. Entre polices,armées, milices et terroristes sa crée un sale climat..

  • permalien
    27 mai 2010 @16h07   « »

    Hors sujet (pas sur..)

    La police Thaï (et ceux qui ne le sont plus..) à bonne école..

    ILEA : Les Etats-Unis préparent des polices amies à la guerre sale
    par Wes Enzinna, Benjamin Dangl*

    Les vieilles méthodes de contre-insurrection sont de retour. Après avoir réactivé son réseau d’enlèvement et de séquestration dans 66 pays, Washington a réactivé la formation à la répression des régimes amis. Dans la plus grande discrétion, des « Académies de police » ont été ouvertes aux Etats-Unis, en Hongrie, en Thailande et au Bostwana. Une autre est en construction au Salvador. Le contenu de certains programmes est si peu avouable qu’il a été classifié.(suite de l’article sur voltairenet.org/fr)

    De fait l’école est ouverte depuis 98, il serait intéressant d’avoir un suivi de ces étudiants qui doivent aussi bien servir la police que ceux qui sont potentiellement en face..

    Pour les incriptions (!..) et les détails sur l’organisation
    http://www.google.fr/url?sa=t&s...

  • permalien Lek Issan :
    19 juin 2010 @20h05   « »
    Relations Thailande/USA, retour sur un massacre

    Relations Thailande/USA, retour sur un massacre
    Massacre en Thaïlande : les mains sanglantes des Etats-Unis
    Par Shamus Cooke
    Lorsque la Maison Blanche reste silencieuse alors que les manifestants sont massacrés dans les rues de Bangkok en Thaïlande, on peut avoir des soupçons. Le silence est souvent synonyme de complicité. On ne peut qu’imaginer la réaction des Etats-Unis si le gouvernement vénézuélien avait fait la même chose qu’en Thaïlande : les médias américains et le président Obama auraient hautement condamnés un tel acte, contrairement au silence face au bain de sang qui a eu lieu en Thaïlande.
    L’histoire des relations américano-Thaïlande explique pourquoi. Pendant la guerre du Vietnam, la Thaïlande était l’un des principaux état "anti-communiste" dans une zone qui comprenait la Chine, le Vietnam, la Birmanie, et d’autres pays qui contestaient le capitalisme.
    La Thaïlande a ainsi été transformé en un État client des États-Unis qui a fourni de l’argent, des armes et des renseignements du gouvernement américain pour battre les "communistes" de Thaïlande. Cette relation a perduré sous de nombreuses dictatures thaïlandaise qui ont une histoire très sanglante, y compris le massacre d’un nombre incalculable de manifestants que le gouvernement thaïlandais nommait « communistes », ou leur équivalent moderne, des « terroristes ».
    Les relations américano-Thaïlande ont commencé à se dégrader lorsque le premier ministre récemment destitué Thaksin Shinawatra a formé une relation plus étroite avec la Chine qui comprenait des accords économiques et militaires. L’Asian Times en résume les conséquences :
    "La volonté de M. Thaksin de promouvoir les relations de défense avec la Chine a remis en cause des achats d’armes stratégiques aux Etats-Unis et de nombreux observateurs pensent que c’est l’une des raisons du silence de Washington face au coup d’Etat militaire du septembre 2006 qui a renversé un gouvernement démocratiquement élu." (7 novembre 2008) .
    (A suivre)
    Lien de l’article en anglais :
    http://www.tehrantimes.com/index_Vi...

  • permalien Lek Issan :
    19 juin 2010 @20h06   « »
    Suite de Relations Thailande/USA, retour sur un massacre

    Le gouvernement des États-Unis a souvent renversé "des gouvernements hostiles" en achetant les militaires de ces pays, un fait d’histoire longuement développé par Tim Weiner dans son livre sur la CIA "Legacy of Ashes". Quand un coup d’Etat soutenu par les États-Unis se produit, le gouvernement américain et les principaux médias du pays donnent une approbation tacite, tandis qu’un hurlement de rage de la part de ces derniers éclate lorsqu’un coup d’Etat arrive contre un gouvernement fantoche des Etats-Unis.
    L’Asian Times continue :
    "Beaucoup des responsables du coup d’Etat (de 2006) étaient connus comme étant des alliés des États-Unis, y compris les cerveaux présumés et formés par la CIA, Prasong Soonsiri et le président du Conseil privé Prem Tinsulanonda. D’ailleurs, Prasong a ouvertement reconnu son rôle dans le coup..."
    Le coup d’État soutenu par les États-Unis contre le premier ministre thaïlandais Thaksin Shinawatra est à l’origine de la crise actuelle en Thaïlande. De grandes sections de la classe ouvrière thaïlandaise et de la paysannerie s’identifient encore à Thaksin et réclament son retour. Ils ont recours à des tactiques très militante pour appuyer leurs revendications, qui, si elles aboutiraient, conduiraient à la restauration de la démocratie en Thaïlande. Le New York Times ajoute :
    "La Thaïlande est secouée par une lutte acharnée entre les élites de la nation et ses pauvres privés de leurs droits, ce qui a joué dans les manifestations qui ont paralysé Bangkok pendant des semaines et menacent maintenant de se développer." (Le 15 mai 2010).
    Le président Obama n’a pas dit un mot pour soutenir les pauvres de Thaïlande, et son silence a permit à l’élite thaïlandaise d’assassiner des manifestants dans les rues sans faire face à des pressions extérieures. Les États-Unis sont le principal importateur de Thaïlande, tout en fournissant une importante assistance économique et militaire. Une déclaration forte d’Obama pour dissuader les élites de Thaïlande de massacrer les manifestants aurait pu empêcher le bain de sang. Mais il est resté silencieux.
    Depuis, des dizaines de manifestants ont été assassinés. Mais pour que l’élite pro-américaine de Thaïlande réussisse à maintenir sa domination politique, des centaines sinon des milliers d’autres devront être liquidés.
    En travaillant à maintenir le coup d’Etat en Thaïlande qui a eu lieu à l’époque du gouvernement Bush, le président Obama doit assumer la responsabilité pénale pour les atrocités actuelles. Si la classe ouvrière thaïlandaise n’est pas en mesure de renverser ce gouvernement meurtrier, Obama portera le blâme d’avoir supporté un coup d’État ainsi que le gouvernement qui s’en est suivi et qui devra recourir à la longue à une brutalité massive pour maintenir sa domination.
    http://www.tehrantimes.com/index_Vi...

  • permalien ger :
    29 juin 2010 @05h32   « »

    l’article de Lek Issan est vraiment partisan et mensonger, avec d’un côté "les pauvres" ceux qui en fait ont été payé pour manifester comme de nombreuses vidéo l’ont montré et cela juste après la confiscation par la Thaïlande d’une partie de l’immense fortune de Thaksin qui c’est enrichit avec l’aide de son maitre Soros en attaquant l’économie Thaïlandaise lors de la crise, acte de haute trahison envers son pays, ce qui prouve qu’il n’a rien à faire de la Thaïlande et en faisant fructifier sa fortune une fois au pouvoir.

    De l’autre "le gouvernement meurtrier" qui a pris beaucoup de temps pour tenter de trouver une solution pacifique face aux mercenaires qui n’ont pas hésité à utiliser des grenades et armes automatiques contre des pauvre militaire venu de l’Issan qui avaient reçu l’ordre de ne pas utiliser la violence, et qui avant de se faire massacrer par les fanatique serviteur de Thaksin avaient plutôt de la sympathie pour ce mouvement qui disait vouloir aider les pauvres.

    La Thaïlande c’est allié au USA à l’époque de la guerre du Vietnam pour se protéger du conflit, dire que les personnage cité sont toujours au service de la CIA et faux, ils sont au service de la Thaïlande et de son roi.
    Par contre le general Seh Daeng, qui a organiser les attaques à la grenade et les hommes armés lors des manifestations, est un homme de la CIA qui c’est vanté de ces actions lors de la guerre du Vietnam et qui à reprit du service au ordre de Thaksin le pion de Carlyle dont tout le monde connait les liens et qui a été présidé par l’ancien chef de la CIA.
    Voir :
    Carlyle Group : anatomie d’une pieuvre
    Le fonds d’investissement, proche de la famille Bush, serait une "CIA des affaires"
    http://www.transfert.net/Carlyle-Gr...

  • permalien ger :
    29 juin 2010 @06h14   «

    Il y a sur cette page de nombreuses preuve des liens qui unissent Thaksin aux grands groupent d’intérêts qui dirigent une partie du monde et ses populations très facilement après avoir pris le contrôle des politiques et des médias et en étant devenu des maitres dans la manipulation des foules.

    Thaksin est le prototype même, comme Sarkozy, Dominique Strauss Khan ou Berlusconi, des hommes qui travaillent pour eux.

    Si les USA étaient vraiment, comme l’article plus haut tente de le faire croire, contre Thaksin, cela ferait longtemps qu’il se serait fait arrêter et renvoyer en Thaïlande, le fait que malgré un mandat d’arrêt international pour terrorisme il puisse continuer à se balader partout dans le monde sans problème prouve qu’il est soutenu par un pouvoir très puissant.

    Et il suffit de regarder le contexte de la Thaïlande, avec d’un coté un homme, le Roi qui a le principal rôle de maintenir son pays uni et indépendant, qui est très attaché à la protection de la nature, qui encourage le peuple à ne pas prendre de crédit pour acheter des chose inutiles et de ne pas tomber dans le consumérisme stupide et de l’autre côté Thaksin, un ultra libérale engagé par Carlyle pour ouvrir les marchés de ce pays, qui encourage le crédit (beaucoup de paysan se sont endetté et ont perdu leur terres au profit des banques à cause de lui ), pousse à la consommation, alla même, lorsqu’il été au pouvoir, jusqu’à remercier les prostitués pour l’argent qu’elles faisait gagner au pays, a créer de nombreuses division dans le pays dont il ne faut pas aussi oublier qu’il est le plus grand producteur de riz de la planète, et dont Monsento qui est aussi dans Carlyle rêve de remplacer la production qui utilise avec l’encouragement de la famille royale un grand nombre de variétés, pour la remplacer par ces OGM.

    Je peux comprendre qu’un petit paysan qui n’a pas été très loin dans ses études et qui se fait en plus payer, puisse se faire avoir mais de voir ces occidentaux qui défendent ces manipulateurs qui sont les seuls responsables des morts qu’il y a eu à Bangkok, cela me dépasse.

Ajouter un commentaire