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Etats-Unis, changement ou continuité ?

mercredi 26 mai 2010, par Alain Gresh

« L’Occident tend à voir le Moyen-Orient comme une région figée dans le temps, coincée entre régimes autoritaires archaïques et mouvements islamiques rétrogrades, enfermée dans un conflit immémorial et cyclique. Mais c’est là le reflet d’une rigidité des perceptions occidentales, concernant une région qui fluctue beaucoup plus vite que l’idée que l’on s’en fait. »

Seize mois après la prise de fonction de Barack Obama, Robert Malley et Peter Harling, deux responsables de l’International Crisis Group, dressent un constat peu optimiste des visions occidentales de l’Orient, dans un article publié par LeMonde.fr (24 mai 2010), « Nouvelle donne au Moyen-Orient ».

Ce texte paraît au moment même où Washington annonce que, désormais, plus de soldats américains sont déployés en Afghanistan qu’en Irak. Une page se tourne ainsi, mais une autre, tout aussi noire, s’ouvre. Le président Obama n’a jamais caché que l’Afghanistan représentait pour lui la « bonne guerre ». Pourtant, à la différence de la période du président Bush, l’administration américaine ne cache ni les difficultés qu’elle rencontre, ni les doutes sur son allié le président Hamid Karzaï, même si ce dernier a finalement été reçu en mai à la Maison Blanche, en dépit des multiples fraudes lors de son élection.

Pour l’instant, la politique des Etats-Unis ne semble pas s’infléchir de manière sensible. Les Etats-Unis préparent une grande offensive militaire à Kandahar, fief des talibans, dont on sait pourtant qu’elle sera un échec. Le New York Times (24 mai) a révélé que les Etats-Unis ont étendu les opérations spéciales au Proche-Orient (Mark Mazzetti, « U.S. Is Said to Expand Secret Actions in Mideast »). La directive signée en septembre 2009 par le général David Petraeus, chef du Centcom, autorise l’armée à mener des actions secrètes aussi bien dans des pays amis qu’ennemis. Ce texte étend le champ d’application de ces interventions déjà décidées par l’administration Bush. Il permettrait notamment une intervention plus active à l’intérieur même de l’Iran dont le but pourrait être de glaner des informations dans le cas d’une intervention militaire.

Dans un article publié dans l’hebdomadaire américain The Nation (25 mai), « General Petraeus’s Secret Ops », Robert Dreyfuss (qui se félicite que le New York Times ait eu le courage de publier une telle enquête – et l’on ne peut que l’approuver quand on lit la presse française) appelle le président Obama à se débarrasser de Petraeus et du commandant de l’ISAF en Afghanistan, le général McChrystal, qui, selon lui, ont fait preuve à plusieurs reprises d’insubordination, et tentent de lui forcer la main.

Comme le précisent Malley et Harling, les Etats-Unis (et l’Occident) restent prisonniers d’une vision binaire imposée par le président George W. Bush et par le concept de « guerre contre le terrorisme ».

« Aujourd’hui, la vision occidentale dominante, qui scinde la région en deux camps – modérés qu’il faut soutenir et militants qu’il s’agit d’endiguer –, est à la fois paradoxale et décalée des réalités. Elle s’inscrit dans le prolongement d’une administration Bush manichéenne que le monde s’accorde par ailleurs à condamner. Elle présuppose l’existence d’un projet occidental convaincant, susceptible de rallier les modérés et de leur conférer des arguments, alors même que la crédibilité des Etats-Unis et de l’Europe est à son nadir. »

« Enfin, elle conçoit comme naturelle et immuable une division qui n’est que le produit des profonds changements qui ont affecté la région depuis la fin des années 1990, et qui n’ont eux-mêmes rien de permanent. » (...)

« Le manichéisme de Washington, sommant les acteurs locaux de choisir résolument leur camp, a eu pour autre conséquence d’enfermer ses alliés dans une relation aussi exclusive qu’inconfortable, tout en renforçant l’axe opposé. L’iniquité des Etats-Unis dans les perceptions populaires donnait force aux pôles de “résistance”, notamment l’Iran, la Syrie, le Hezbollah et le Hamas. Une logique de confrontation systématique venait ressouder les relations souvent ambivalentes que ces acteurs entretiennent entre eux. » (...)

(...) « Le paradigme modérés-militants inspire toujours, pour l’essentiel, les politiques poursuivies par l’Occident. Or cette ligne de fracture entre, d’un côté, les acteurs qui partagent nos valeurs et nos intérêts, et, de l’autre, ceux qui les combattent par principe, fait peu de cas de la réalité. »

Sur chacune des trois crises qui ébranlent l’Orient, la ligne de fracture arabo-perse, la Palestine et le Liban, il est difficile d’expliquer pourquoi se retrouveraient, dans un même camp occidental, Israël, les milices chrétiennes libanaises, l’Arabie saoudite salafiste et le Fatah. Des deux pays, Syrie et Arabie saoudite, lequel est le plus « laïc » ?

Le texte se termine par une interrogation justifiée sur l’Europe et son rôle (ou, faudrait-il dire, sur son absence de rôle).

« Pour les Européens, qui semblent toujours attendre un changement plus profond à Washington, il est grand temps d’ouvrir la voie et d’exploiter leurs marges de manœuvre spécifiques, dans une partie du monde dont ils sont beaucoup plus proches et dont ils absorbent quantité de ressources et d’immigrants. Ce que l’Europe semble se refuser à comprendre, tant elle se complaît dans son rôle d’auxiliaire amer des Etats-Unis, c’est que son suivisme mine sa crédibilité au Moyen-Orient tout autant que les péchés originaux de Washington atteignent celle de l’Amérique. »

775 commentaires sur « Etats-Unis, changement ou continuité ? »

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  • permalien Yvan :
    26 mai 2010 @16h11   »

    Il y a encore des guerres où des soldats meurent...

    Le bilan des victimes américaines en Afghanistan franchit le cap des mille morts

    En 2009, 17.538 personnels militaires ont été hospitalisés en raison de troubles psychiques et 11.156 pour handicaps et blessures de guerre. « La guerre est difficile. Elle exige ses morts, » a fait remarquer le chirurgien général de l’armée, le lieutenant-général Eric Schoomaker.
  • permalien K. :
    26 mai 2010 @19h13   « »

    Il y a erreur sur le lien de l’article de Robert Dreyfuss.

    J’en profite pour ajouter un autre passage intéressant de l’auteur :

    If President Obama knew about this, authorized it and still supports it, then Obama has crossed a red line, and the president will stand revealed as an aggressive, militaristic liberal interventionist who bears a closer resemblance to the president he succeeded than to the ephemeral reformer that he pretended to be in 2008, when he ran for office.

    Si le président Obama était au courant [des “opérations spéciales au Proche-Orient”], s’il les a autorisé et même soutenu, alors Obama aura franchi une ligne rouge, et le président se révèlerait être un interventionniste libéral militariste agressif qui ressemble davantage au président qu’il a remplacé, qu’à l’éphémère réformateur qu’il aurait fait semblant d’être pendant la campagne électorale de 2008.

  • permalien K. :
    26 mai 2010 @19h29   « »

    Le sujet est vaste, très très vaste.

    Comme le précisent Malley et Harling, les Etats-Unis (et l’Occident) restent prisonniers d’une vision binaire imposée par le président George W. Bush et par le concept de « guerre contre le terrorisme ».

    Parmi les innombrables questions qui ne sont pas du tout abordées par les auteurs il y a les suivantes :

    Est-il possible de ne pas avoir une “vision binaire” quand on a un agenda pré-établi ?

    Est-il possible de ne pas avoir une “vision binaire” quand on est le chantre du néolibéralisme ?

    Est-il possible de ne pas avoir une “vision binaire” quand on a un système électoral aussi gangréné par l’argent ?

  • permalien Yvan :
    26 mai 2010 @19h46   « »

    D’une certaine façon, oui, michel !

    Combien d’Howard Zinn parmi eux ?

    On ne peut que blâmer l’amateurisme et l’impréparation des civils qu’ils massacrent.

    Il faut se rendre à l’évidence, ces civils ne tuent pas les bons.

    Les bons, ce sont ceux qui se font les propagandistes de la "guerre propre" pour arracher des crédits et des marchés aux représentants du peuple américains (les Howard Zinn).

    tout est au second degré bien sûr

  • permalien Orangerouge :
    26 mai 2010 @20h13   « »
    Mais la France de Sarkozy elle, elle change ! Elle se prépare à accueillir avec chaleur les auteurs de génocides

    Le droit de l’hommisme à la Française est entré en soins palliatifs. C’est officiel depuis ce 19 mai : le Parlement français renonce à poursuivre les auteurs de génocides et de crimes contre l’humanité. Ce faisant, la France renie sa signature posée sur le traité de la Cour Pénale Internationale.

    ...ces abrutis ... envisagent de modifier la Constitution pour sanctionner les femmes portant la burqa, mais ont la trouille de juger les auteurs de génocides et de crimes contre l’humanité.

    J’entends déjà le prochain discours présidentiel : « La burqa n’a pas sa place dans la République, mais les auteurs de génocides, on peut en causer, car il ne faut pas instrumentaliser la Justice ».

    http://lesactualitesdudroit.20minut...

    Ce gouvernement continue de ch... sur mon identité nationale

  • permalien K. :
    26 mai 2010 @20h13   « »

    Robert Skidelsky :

    La volonté du gouvernement américain de mettre fin [aux violences dans le monde] (“aux déséquilibres macro-économiques” a écrit l’auteur) dépend donc de sa volonté d’accepter un monde plus pluriel dans lequel d’autres centres de pouvoir en Europe, en Chine, au Japon, en Amérique latine, au Moyen-Orient, assument la responsabilité de leur propre sécurité, et dans lequel les règles du jeu pour un ordre mondial qui peut préserver la paix tout en abordant les problèmes posés par le terrorisme, le changement climatique, et l’abus des droits de l’homme sont négociés et non imposés.

    La question de savoir si, même sous Obama, les Etats-Unis sont disposés à accepter une telle politique de rééquilibrage du monde est loin d’être évidente. Il faudra un énorme réalignement mental des États-Unis.

    Mais a-t-on vu déjà vu de violents psychotiques (comprendre l’ologarchie financière US) se calmer sans des doses massives d’antipsychotiques ?

  • permalien Nathan :
    26 mai 2010 @20h50   « »

    Deïr Yassin, j’en ai une qui va vous faire rire. Il paraît que l’autre jour un plaisantin a tagué ceci sur le mur de l’ambassade d’Israël à Manille.

    " You are 62 and still everyone wants to fuck you. Happy birthday, Israel ! "

  • permalien Ph. Arnaud :
    26 mai 2010 @21h42   « »

    A tous

    Je m’étonne que les Américains, obsédés par le rendement, la rentabilité et le retour sur investissement n’aient pas fait le calcul à propos de l’Afghanistan : combien coûte un taliban mort ? S’il faut sortir des F-18 ou des Osprey, mobiliser des satellites pour occire un taliban, le bilan de la guerre est nettement déficitaire. Ne serait-ce donc qu’à ce seul point de vue (sans préjudice de tous les autres, bien entendu), elle devrait être arrêtée…

    Comme au Vietnam il y a 40 ans, les Américains (qui n’ont rien appris et rien oublié) repartent dans leurs grandes opérations (Cedar Falls, Junction City, Attleboro, Birmingham, Ranch Hand, etc.), claironnées à l’avance, et qui – en conséquence - tombent dans le vide…

    Quant à l’Europe, pour 472 millions d’habitants, les 20 membres européens de l’OTAN (hors Turquie) ont un total de 607 000 hommes dans leurs armées. Les Américains, pour 311 millions, en ont près de 1,4 millions. Déjà, rien qu’à ce point de vue, l’Europe, pour quelque 161 millions d’habitants en plus, a moitié moins d’hommes, donc elle est, sur le papier, deux fois plus faible.

    En fait, elle est bien plus faible encore, car ces 20 membres, ce sont 20 armées, parlant 19 langues, avec des structures et des traditions différentes, des armements et des doctrines militaires disparates, des armement soit nationaux, soit européens soit américains. Et je ne parle ni du niveau des armements, ni du budget consacré à la recherche en matière d’armes. Militairement, et, pour une certaine part, politiquement -car les rapports de force politiques dépendent aussi des rapports de force militaires – la fin de la sujétion européenne n’est pas pour demain…

  • permalien yaz :
    26 mai 2010 @23h16   « »

    ben voyons tu sais bien que modérés sont ceux qui obéissen
    aux intérets de leurs maitres, extrémiste ceux qui s en éloignent. ce qui fait qu’on peu passer d un camp a l autre selon les nécessités ou les besoins des israéliens et toutou américain :)

  • permalien K. :
    26 mai 2010 @23h50   « »

    Stephen Holmes :

    La plupart des politiques bellicistes [US] ne sont pas simplement des produits d’une branche exécutive isolée du Congrès et du processus démocratique. Au contraire, comme le documente Julian Zelizer dans sa remarquable étude « Arsenal of Democracy », la plupart des politiques les plus agressives de la guerre froide ont été entraînées par les tentatives des présidents en place de parer à l’accusation de faiblesse sur la sécurité nationale. [*]

    Les réponses fébriles et parfois déséquilibrées (..) ne sont pas tant nées d’un exécutif isolé que de l’obligation de répondre à une opinion publique que les politiciens et les médias avaient déjà chauffés à blanc.

    Les Présidents sont inévitablement assiégés par des forces sociales bien organisées et richement dotées. (..)

    Les Partis font de la surenchère belliciste parce que les électeurs sont sensibles aux proclamations de dureté face aux ennemis réels ou imaginés. (..) Jimmy Carter, un président à un seul terme (..) a été étiqueté par les républicains comme étant mou sur la sécurité nationale. En tant que président, Carter n’a pas détruit de régimes étrangers, ce qui fait que l’aile droite le considère comme une « poule mouillée ».

    Concernant Obama, l’obligation de prévenir de telles attaques peut avoir joué un rôle plus important que son confinement par la bureaucratie dans son incapacité à empêcher certains des programmes de sécurité nationale les plus controversés de Bush.

  • permalien Orangerouge :
    27 mai 2010 @00h09   « »
    Une cyber-attaque contre un site scientologue, aux Etats-Unis ça vaut la taule

    Prison ferme pour une cyber-attaque contre la scientologie

    LEMONDE.FR | 25.05.10 | 15h00 • Mis à jour le 25.05.10 | 16h09

    ix mois après la condamnation de Dimitri Guzner à un an de prison, un deuxième Américain a été condamné à une peine de prison ferme pour avoir participé à une série d’attaques informatiques contre des sites de l’Eglise de scientologie. Brian Thomas Mettenbrin, 20 ans, avait choisi de plaider coupable (document PDF), reconnaissant avoir téléchargé les logiciels utilisés pour les attaques de 2008.

    CADRAGE Les réseaux sociaux, proie facile des cybercriminels
    Brian Mettenbrin avait reconnu, au cours de l’enquête, faire partie d’Anonymous, un groupe décentralisé de "hacktivistes" qui avaient déclaré la guerre, début 2008, à la scientologie. Plusieurs sites de la scientologie avaient ensuite été rendus inaccessibles par des attaques de type "déni de service", c’est-à-dire en submergeant les sites de requêtes factices.

    Un indice de plus qu’il ne faut pas se bercer d’illusion sur l’Oncle Sam.

  • permalien K. :
    27 mai 2010 @01h05   « »

    l’administration américaine ne cache [pas] les doutes sur son allié le président Hamid Karzaï.

    Des doutes dont Karzaï a d’autant moins à faire qu’il sait que les Etats-Unis ne peuvent l’évincer sans nuire à leurs propres intérêts comme l’écrivait The Economist.

    Un type à la fois honnête et allant dans les sens des intérêts US relève de la pure chimère.

    Lire deux articles :

    - Un contrat officiel US en faveur de Wali Karzai, frère du président Afghan et criminel notoire, en particulier gros trafiquant d’Opium.

    - Obama lui ayant spécifié que son “surge” ne serait maintenu que s’il obtenait des “résultats concrets”, McChrystal en est réduit à se rabattre sur le même Wali Karzai pour obtenir des renseignements sur les hommes à abattre, parmi lesquels Wali prend bien soin d’ajouter ses concurrents en activités criminelles.

  • permalien une bille :
    27 mai 2010 @11h34   « »

    Malley et Harling : « Le manichéisme de Washington, (...) »

    Quel Washington ? Celui de la Maison Blanche, du Pentagone, du Capitol, celui de la Cour Supreme ou des lobbies ?

    ... et le manichéisme sur Washington...

  • permalien Orangerouge :
    27 mai 2010 @19h00   « »
    Faire parler de la Flottille de la Liberté

    Je voulais commenter sur le blog de Gilles Paris (Blog du journal du Monde appelé "Guerre ou Paix") à propos de la flottille de la liberté et voici ce qui est apparu :

    Forbidden
    You don’t have permission to access /2010/05/27/benyamin-netanyahou-1-barack-obama-0/ on this server.

    Alors si ça vous dit vous pouvez poster à ma place :

    Je faisais remarquer qu’il n’y avait rien à attendre des dirigeants des grands pays occidentaux, achetés par le lobby, et que les défenseurs des valeurs autrefois dites "occidentales" ils étaient là :

    La Turquie demande à Israël de ne pas intercepter la Flottille de la Liberté
    Par IMEMC

    Le gouvernement turc a demandé officiellement à Israël de ne pas intercepter ni faire obstruction à la Flottille de la Liberté, le convoi de bateaux qui tentent d’apporter des fournitures humanitaires à la Bande de Gaza. La Turquie a exigé qu’Israël mette fin à ses menaces contre la Flottille et les activistes à bord des navires.

    La Turquie est l’une des nations les plus impliquées dans la Flottille de la Liberté. Le gouvernement d’Istanbul a demandé qu’Israël lève son siège illégal sur Gaza.

    Le Ministre des Affaires Etrangères turc, Ahmet Davutoğlu, a déclaré lors d’une conférence de presse après une réunion de l’ONU que son gouvernement est en pourparlers constants avec Israël au sujet de la Flottille.

    Il a ajouté qu’Israël doit agir de manière à faire diminuer la tension et le siège de Gaza.

    Davutoğlu a dit qu’il pensait qu’Israël userait de “sagesse” dans la gestion de la situation à Gaza et de la flottille humanitaire en route.

    Il a ajouté que l’aide urgente devait arriver à Gaza, et que les pays ayant participé à la Flottille devaient agir pour garantir qu’elle y parvienne.

    Source : IMEMC
    Traduction : MR pour ISM

  • permalien Orangerouge :
    27 mai 2010 @19h21   « »

    J’ai pu poster cette fois, c’était sans doute un bug. Mais savoir si le commentaire apparaitra ... on ne peut en être certain.

  • permalien Yvan :
    27 mai 2010 @19h48   « »
    Etats-Unis, changement ou continuité ? - « stratégie de sécurité nationale »

    Le front de l’intérieur.

    La nouvelle stratégie de sécurité nationale de Barack Obama | www.rfi.fr

    C’est peut être l’ennemi le plus difficile à identifier. Un citoyen américain, un immigrant installé depuis longtemps aux Etats-Unis, votre voisin de palier, celui qui n’attire pas les soupçons et qui, un beau jour, commet un attentat.

    Le terroriste de l’intérieur fait donc son apparition, pour la première fois, dans la stratégie de sécurité nationale. Il faut dire que les incidents impliquant ce type de menace se sont multipliés ces derniers mois :

    AFP : Sécurité nationale : Obama enterre la rhétorique guerrière de Bush

    "Nous chercherons toujours à délégitimer l’usage du terrorisme et à isoler ceux qui y ont recours", indique ce document de 52 pages qui sonne formellement le glas de la rhétorique élaborée par l’administration de George W. Bush après le 11-Septembre, en particulier la notion de "guerre contre le terrorisme".

    "Ce n’est pas une guerre mondiale contre une tactique - le terrorisme - ou une religion - l’islam -", précise le texte, qui succède à une précédente version élaborée par l’équipe Bush en 2006 et formalise le credo déjà énoncé par M. Obama en la matière.

  • permalien
    27 mai 2010 @21h11   « »

    @ Ph Arnaud,

    J’espère que vous ne croyez pas que les US sont en Afghanistan uniquement pour "occire" les Talibans, intégristes , islamistes et tout et tout (qu’ils ont portés eux-mêmes au pouvoir)...et libérer ce pauvre peuple Afghan du "mollah Omar"...

    Ne pas oublier que :
    Les besoins en pétrole des US sont de 20 millions/jour, dont 61 % sont importés.
    Ce pétrole est importé du Moyen_Orient, et là "leur gendarme" c’est Israel,c’est pourquoi, il ne faudra attendre aucune solution du problème palestinien par les US.

    Il vient également des pays d’Asie, et l’Afghanistan est en plus le passage vers les républiques d’Asie centrale.
    Les guerres des US, aujourd’hui ont une seule odeur, celle du pétrole...

    Islamistes "modérés" ou violents, laics ou pas , le problème n’est pas là : le pétrole est vital pour leur industrie : alors ils y mettront le prix, sans état d’âme : l’Irak, un pays laic , mais dont les ressources en pétrole sont importantes:détruit (les US y ont introduit leur "AL Qaida",) l’Iran, un pays islamiste, riche en pétrole, est dans le collimateur...
    le Yémen, etc...
    C’est Kissinger, qui disait : le pétrole est trop important, pour le laisser entre les mains des Arabes..Aujourd’hui il aurait pu ajouter "et entre les mains des musulmans"..

  • permalien Lou :
    27 mai 2010 @21h45   « »

    Blog de Richard Hétu

    Le Jeudi 27 mai 2010 |
    De la marée noire aux sables bitumineux

    En pleine marée noire dans le golfe du Mexique, The Daily Dish publie ce matin cette vidéo soutenant que le Canada vit également un désastre écologique en raison de la soif insatiable des Américains pour le pétrole extrait des sables bitumineux d’Alberta (on trouve ici la version française) :

  • permalien Sakhra :
    27 mai 2010 @21h53   « »

    J’ajouterai :
    Parle-t-on encore d’El Bachir, le président soudanais et de la Cour pénale internationale, qui devait le juger pour "ses crimes au Darfour" ?Crimes contre l’humanité ! Génocide !
    Apparemment,tout est rentré dans l’ordre, et il a été réelu, et il a prêté serment aujourd’hui, et les Américains ont "constaté" que les élections étaient tout ce qu’il y a de correct ....

    Bizarre, non ?

    Si le Darfour ne regorgeait pas de pétrole, El Bachir aurait pu "génocider" à loisir, sans que les braves ONG US, israéliennes , etc ne s’émeuvent, ni la "communauté internationle"..
    Mais, le pétrole est plus important, que les vies humaines.
    Alors, El Bachir a compris , il a accepté la partition de son pays. Un référendum va permettre cette partition et le Darfour pourra être pillé ..

    Crime contre son pays et son peuple et haute trahison : voilà les crimes pour lesquels, El Bachir pourrait être jugé un jour..Qui sait ?

  • permalien Sakhra :
    27 mai 2010 @22h29   « »

    @ Yvan,
    Le grand changement de la stratégie US :

    On ne dira plus :" guerre contre le terrorisme", mais "guerre contre Al Qaida"...

    On voit voir fleurir des "branches "d’Al Qaida" partout, où il y a des "intérêts stratégiques US.

  • permalien Lou :
    27 mai 2010 @23h00   « »

    Netanyahu est satisfait : Je n’ai pas cédé / Ben Caspit – Maariv

    Lors de conversations intimes qu’il a eut ces dernières semaines avec divers hauts responsables israéliens, le Premier ministre Netanyahu affirme être parvenu à vaincre le gouvernement américain.

    Netanyahu est satisfait du fait que les Américains ne soient pas parvenus à le faire céder et affirme qu’en fin de compte c’est lui qui a remporté le bras de fer avec le gouvernement Obama. Nous n’avons pas renoncé à nos « lignes rouges », ils n’ont pas réussi à nous faire plier et à nous mener là où nous ne voulions pas aller, aurait-il dit à ses interlocuteurs.

    Netanyahu est convaincu qu’il n’aura pas à prolonger le gel de la construction au-delà de septembre. Selon de hauts responsables israéliens, il a d’ores et déjà été convenu avec les Américains que le gouvernement israélien n’annoncera pas de prolongation du gel et que les Américains feront eux en sorte que les Palestiniens ne quittent pas les pourparlers. Israël, de son côté, ne mènera pas de politique agressive et la construction ne reprendra que dans les grands blocs de colonies sur lesquels il existe un consensus.

    Au bureau du Premier ministre on dément fermement ces affirmations : « Ces propos attribués au Premier ministre sont faux et n’ont jamais été prononcés par M. Netanyahu pour la simple et bonne raison que ce n’est pas ce qu’il pense. Le Premier ministre Netanyahu a beaucoup d’estime pour l’engagement du président Obama et de son gouvernement en faveur de la sécurité d’Israël et pour leurs efforts destinés à relancer le processus de paix dans notre région », a fait savoir le bureau du Premier ministre.

    Le démenti est une vraie gifle pour Obama

  • permalien Ph. Arnaud :
    28 mai 2010 @00h17   « »

    A l’interlocuteur de 21 h 11

    Non, je ne crois pas que l’armée américaine soit en Afghanistan pour tuer les talibans ou apporter la liberté aux femmes (ou introduire la démocratie). Mais, quelle que soit la raison de sa présence, elle me semble chèrement payée…

    En revanche, je ne pense pas que les Etats-Unis soient en Afghanistan pour le pétrole, ne serait-ce que parce qu’il n’y en a pas. Et, de façon plus générale, je ne crois pas qu’ils soient au Proche-Orient (Arabie saoudite et Irak) pour le pétrole.

    Ou, plutôt, je ne pense pas qu’ils y soient, de façon positive, pour accaparer le pétrole. D’abord pour ne pas dépendre d’une seule région – surtout aussi instable et aussi proche de puissances potentiellement adverses (Russie, Turquie…). Il me semble qu’ils préfèrent diversifier ces sources d’approvisionnement, en les choisissant plus proches de chez eux (Venezuela, Mexique, Canada).

    Il me semble qu’ils y seraient plutôt pour des raisons négatives, pour empêcher d’autres puissances (et je pense en premier lieu à la Chine) de se développer au point de devenir des compétiteurs pour eux. J’ai en particulier en tête l’exemple de la Seconde Guerre mondiale où, au cours de l’année 1941, les Etats-Unis mirent l’embargo sur le pétrole – et, je crois aus-si, sur le caoutchouc – à destination du Japon, ce qui ne contribua pas peu à l’attaque subséquente de Pearl Harbor.

  • permalien deMontigny :
    28 mai 2010 @04h58   « »

    @ Ph. Arnaud

    Très judicieux... Au Canada, voilà qui est clair ; la surexploitation des sables bitumineux met en péril une importante communauté autochtone ainsi que l’environnement et le gibier dont ils dépendent. Tout ceci aux injonctions du premier ministre Stephen Harper, serviteur du régime américain sortant. Le Mexique aussi se plie généralemen aux caprices des américains (dont il est le sujet obéissant). Mais je croyais le Vénézuéla opposé à l’exploitation avide de ses ressources par les firmes étrangères telles que BP et Exxon Valdez qu’il a récemment placés dans le collimateur... Histoire qui a attiré l’ire des soit-disant groupes pour la liberté de la presse ; Robert Ménard et compagnie, stipendiés par la NED, une officine de la CIA, son groupe ; RSF ainsi que tous les suivistes de notre belle communauté internationale qui stigmatisent régulièrement et sans honte M. Hugo Chavez. Ces journalistes fantoches ripostent à chacune des avancées populistes du pays à l’aide de virulentes critiques à propos de la presse prétendument muselée par le régime en place. Ironiquement, bonne part des médias vénézuéliens sont dirigés par des groupes privés aux mains de l’oligarchie qui dirigeait jadis le pays, et passent, eux aussi, un bon temps d’antenne à critiquer M. Chavez sans conséquence tangible. Ils souhaiteraient certainement une intervention indirecte des américains (comme il a été le cas pour M. Zelaya) afin de destituer et d’exiler leur redoutable adversaire.

  • permalien Yvan :
    28 mai 2010 @08h21   « »

    @Sakhra,

    Quand on voit la vaillance de l’ armée des États Unis d’Amérique et de ses partenaires sous-traitants privés et ONG affiliées, contre les populations civiles autour des sources d’énergie dans le monde, il est évident que l’emploi du mot "terrorisme" était une maladresse handicapante.

    "Par le peuple, pour le peuple", à l’heure où l’opinion publique étasunienne s’émeut des méthodes employées par diverses officines gouvernementales de par le monde, le slogan "contre le terrorisme par le terrorisme" devenait contre-productif.

    Pour contrôler les prix du brut, il suffit d’ouvrir une échoppe Al- Qaïda au pied de chaque puits de pétrole, afin de justifier une intervention ou une menace d’intervention et faire varier les tarifs à volonté (merci Ahmadinejad !).

    Une directive secrète prépare de nouvelles guerres américaines au Moyen-Orient et en Asie centrale

  • permalien K. :
    28 mai 2010 @08h38   « »

    Pour AQ, non seulement il s’agit de ne pas prétendre qu’elle existe là ou elle n’existe pas, comme le dit Sakhra, mais aussi,

    - d’arrêter de prétendre qu’il n’ y a pas de différence entre AQ et d’autres groupes armés dans la région qui veulent juste que des agents étrangers ne mènent pas les affaires de leur pays au détriment des populations locales.

    - d’abandonner les politiques US prédatrices qui favorisent l’émergence de nouveaux groupes affiliés à AQ.

    - de ne pas renforcer soi-même des groupes du style AQ sous prétexte qu’ils peuvent servir, ici et maintenant, à atteindre les objectifs US.

    Autre généralité pleine de promesse mais qui pourrait ne servir qu’à favoriser les intérêts US :

    The gravest danger to the American people and global security continues to come from weapons of mass destruction, particularly nuclear weapons.

    Une phrase qui m’a personnellement attiré l’attention et qui est pleine de promesse pour tout le monde à condition qu’elle n’ait pas été seulement émise avec des arrières-pensées électorales :

    "Perhaps the most important takeaway is that America must be strong at home to be strong abroad."

    Avec le commentaire suivant ici :

    What is striking about the Obama national security manifesto is how much of it is grounded in what normally would be described as domestic policy. Littered throughout the document are State of the Union-style promises like offering "access to a complete and competitive education for every American."

  • permalien Murmure :
    28 mai 2010 @09h31   « »

    Comme le précisent Malley et Harling, les Etats-Unis (et l’Occident) restent prisonniers d’une vision binaire imposée par le président George W. Bush et par le concept de « guerre contre le terrorisme ».

    C’est quand même singulier de lire sous la plume de Monsieur Alain Gresh, se faisant le porte-voix de Malley et Harling, ce genre d’affirmation, et attribuer le “mérite” à Bush de cette vision binaire, comme si ce dernier était capable de voir au delà d’une chaussure qui le vise.

    Pourquoi oublier « Le choc des civilisations », concocté par un certain S. Huntington qui a fait grand bruit en 97 et qui a mis en marche ce dogme de vision binaire reprise et adopté dès lors par certains politiciens et intellectuels entre autres par Bush depuis le 9/11.

    Est-ce que les États-Unis sont restés prisonnier ?

    Cette vision binaire s’inscrit-elle dans les efforts d’ouverture diplomatiques envers la Syrie, l’Iran, la Corée du Nord.

    Bill Clinton reçu avec les honneurs en 2009 en Corée du Nord, inédit, depuis Madeleine Albrightet en 2000.

    Est-ce cette même vison binaire qui tend à saboter le gouvernement Netanyahou.

    L’échec ou la défaite de ces efforts d’ouverture, ne s’inscrivent pas uniquement dans le passif des USA, mais les pays en face en partagent largement la responsabilité.

    Et puis Obama a promis le changement, par une révolution.

  • permalien Murmure :
    28 mai 2010 @09h48   « »

    @ Orangerouge le 27 mai @00h09

    Une cyber-attaque contre un site scientologue, aux Etats-Unis ça vaut la taule

    Prison ferme pour une cyber-attaque contre la scientologie

    Et cette liberté de culte menacée en France ? Et que vous dénoncez. Concernant les États Unis elle devient caduc ?

    Est-je besoin de préciser que je ne défend pas la scientologie, mais juste la liberté de chacun qui existe bel et bien aux États Unis.

    Comme cette énième leçon au monde européen archaïque et le projet, peut être, d’une Mosquée près de Ground Zero.

  • permalien Ph. Arnaud :
    28 mai 2010 @09h55   « »

    A de Montigny

    Merci de votre réponse et de vos remarques. En dépit de l’hostilité actuelle du Venezuela envers les Etats-Unis, je crois néanmoins que ceux-ci préfèrent ce pays comme source d’approvisionnement du pétrole que le Proche-Orient.

    Là-bas, en effet, l’hostilité (des peuples) y est plus générale, les compétiteurs éventuels sont plus proches et l’accès (détroit d’Ormuz) plus susceptible d’être bloqué. Je crois que les Etats-Unis cherchent à diversifier leurs sources d’approvisionnement, non seulement dans les lieux mais aussi dans les genres.

    D’où, notamment, leurs pressions sur le Mexique pour qu’il transforme son maïs en éthanol (avec les désastreuses conséquences sur le prix de la tortilla) et l’encouragement au Brésil à cultiver des plantes à agro-carburants (et les non moins désastreuses conséquences sur l’environnement).

    Si les Etats-Unis, avec leurs flottes, leurs avions, leurs bases terrestres restent au Proche-Orient, c’est pour signifier à leurs compétiteurs éventuels (Chine, peut-être Inde) ainsi qu’à leurs « chers alliés » (Europe, Japon, Corée du Sud) qu’ils les tiennent à la gorge et peuvent, à tout moment, serrer la prise…

  • permalien K. :
    28 mai 2010 @10h13   « »

    Noam Chomsky hier au palais de l’UNESCO à Beyrouth :

    "Si les États-Unis modifiaient leur politique, Israël n’aurait d’autre choix que de suivre - les paramètres convenus à Taba seraient un début. "

    "Les principales forces qui façonnent la politique américaine au Moyen-Orient sont les mêmes qui façonnent sa politique partout ailleurs - les concentrations de capitaux privés ... Si ces forces devaient modifier l’utilisation de leurs capitaux [If these forces were to shift their capital], le lobby israélien s’effondrerait en deux minutes,"

    "Mettez de coté le résultat parfait jusqu’à ce que vous atteigniez un point où il devient possible, sinon c’est juste des mots ... Si vous voulez vous sentir bien dans votre peau, OK. Si vous voulez aider les Palestiniens, réfléchissez bien à ce que chaque action permettra d’atteindre. "-

  • permalien K. :
    28 mai 2010 @11h52   « »

    Le très obamophile Marc Lynch avait une copie du discours du président Obama sur la “stratégie de sécurité nationale” US avant qu’il ne soit prononcé.

    Il insiste énormément sur la nouvelle approche de l’administration qui se focalise sur al-Qaïda, la qualifiant de « la partie la plus intéressante - et la plus forte – de la nouvelle stratégie. »

    Lynch affirme avec force, et même ferveur, que cette nouvelle stratégie montre que les Etats-Unis ont compris que (je paraphrase ici des mots de Joseph Sameha) “ce qui ne peut être réglé par la force ne peut pas être réglé en utilisant une force plus grande encore” et qu’il leur était capital de respecter le droit pour ne plus être détestés.

    D’autre part Lynch, que l’amour ne rend pas aveugle, écrit :

    ... comme je l’ai dit avec insistance aux hauts responsables du gouvernement hier, il existe de sérieuses préoccupations sur le fait de savoir si les États-Unis respectent [et respecteront] ces engagements.

    S’ils croient sérieusement que la démonstration effective de notre engagement en faveur des libertés civiles et de la primauté du droit est essentielle à notre sécurité nationale – et je crois que c’est le cas- alors comment peut-on concilier cela avec la façon dont les frappes de drones sont utilisés, avec la perpétuation des pratiques de l’ère Bush (..) ?

    en ajoutant aussitot,

    Certains de ces problèmes ne sont pas vraiment de leur faute, étant donné l’environnement politique toxique et la détermination d’un grand nombre de leurs adversaires à politiser le terrorisme (..). Ils ne peuvent créer facilement de base juridique durable sans le Congrès ou les tribunaux. Ils ont fait beaucoup de choses qui pouvaient se faire de manière unilatérale, comme l’interdiction de la torture, et ils sont en train de lentement vider Guantanamo...

    A supposer même que son analyse soit bonne, la question que n’aborde pas Lynch est la suivante : Pourquoi Obama qui baigne en plein milieu de cet “environnement politique toxique” et connait parfaitement la “détermination d’un grand nombre de [ses] adversaires à politiser le terrorisme”, fait-il des promesses aussi gigantesques- gigantesques pour nous, habitants de la région du moins- ?

  • permalien Lou :
    28 mai 2010 @12h35   « »

    sur Ynet

    Chomsky : Israël a un complexe de persécution

    Le linguiste juif-américain Noam Chomsky a rencontré jeudi le chef spirituel des musulmans chiites au Liban, le Cheikh Muhammad Hussein Fadlallah et lui a dit que si Israël se sentait au pied du mur, il pourrait virer agressif.

    Chomsky a déclaré qu’il n’est pas possible de prévoir ce que fera Israël, parce que s’il se sent assiégé il pourrait virer agressif, . Les actions israéliennes sont basées sur un complexe de persécution, ce qui signifie que l’agression ne serait pas une option, sauf venant de nouveau d’une « mentalité de la folie », qui a de ombreux adeptes en en Israël.

    Fadlallah a déclaré que l’équilibre des forces ne vont pas permettre à Israël d’attaquer de nouveau le Liban. L’existence de la mentalité folle dans « l’entité sioniste" exige beaucoup de soins, dit-il, mais cette folie ne va pas pousser « l’ennemi » au suicide.

    Fadlallah, chef spirituel du Hezbollah, a déclaré que « l’opposition » a de l’expérience, des capacités, la disponibilité sur le terrain et des plans stratégiques qui peuvent renverser l’ « entité » et empêcher l’ennemi d’entreprendre de nouvelles aventures contre le Liban.

    Selon Fadlallah, le principal problème est la politique américaine et son recours à l’entité sioniste. Cette politique, a t-il dit, ne respecte pas l’humanité ou les êtres humains. Il a ajouté que son mouvement est contre les sionistes, mais pas contre les juifs ou le judaïsme.

  • permalien Tristan :
    28 mai 2010 @13h38   « »

    @deMontigny

    Je partage la vison géopolitique de Ph. Arnaud.

    Je crois que le rêve des USA et de leurs transnationnales, c’est une intégration énérgétique de l’Amérique du Sud qui puisse ammener le gaz bolivien et des autres pays andins au Vénézuéla.

    Bon, j’ai aussi un peu peur pour le gouvernement d’Hugo Chavez, mais Ph.Arnaud, quand il parle des compétiteurs des USA, je pense aussi que c’est là que sont leurs véritables redoutables adversaires.

    Bon, c’est vrai que le rève de Simon Bolivar, d’une Amérique du Sud unie, pourrait aussi être un sérieux compétiteur des USA. Mais si Hugo Chavez à fait beaucoup pour faire avancer le rêve bolivarien, je vois la chose avancer avec une alliance entre le Brésil, qui regarde sur l’Atlantique et du Chili, qui regarde sur le Pacifique (avec leur projet d’autoroute, passant par la Bolivie). Je pense qu’on a là une vrai force économique (et peu être aussi politique et militaire). Et c’est encore le très néo-libéral Chili qui a les meilleurs traités commerciaux avec la Chine communiste.

    Un méga-port au Chili, qui puisse drainer les hydrocarburants des pays andins et les produits agro-industriels de toute l’Amérique du Sud me semble une menace géopolitique bien plus importante pour les USA que notre ami Chavez. Je pense aussi qu’Evo Morales est bien meilleur en diplomatie et en économie, qu’il est un personnage clef pour la mise en place du rêve bolivarien. Je crois qu’on va encore voir d’autres tentatives d’assassinats sur sa personne.

    Mes excuse à Murmure, mais j’ai envie de remercier, une fois encore, l’incompétence de Bush fils dans la défence des intérêts géopolitiques des USA en Amérique du Sud. J’ai peur, bien sûre, qu’avec Obama et la Miss Clinton, les choses changent dans le mauvais sens (pour les latinos). Le coup d’état au Honduras et le projet d’assassinat d’Evo Morales et de Garcia Linera ont été tenté sous leurs gouvernements.

  • permalien Sakhra :
    28 mai 2010 @15h33   « »

    @ Ph Arnaud,

    Le post du 27mai 21h11 était le mien, le pseudo a sauté.

    Pour l’Irak, souvenez-vous du pillage du musée de Bagdad(un joyau), alors que le seul édifice gardé était le ministère du pétrole....

    Il y a aussi ceci :

    Alan Greenspan, ex président de la Réserve fédérale, nous dit dans ses mémoires "The age of turbulence" (L’âge de la turbulence) : « Je suis atterré de constater qu’il est politiquement incorrect d’admettre ce que tout le monde sait, à savoir que la guerre en Irak a pour raison essentielle le pétrole ». Il explique clairement « qu’à partir du moment où l’ex-allié Saddam Hussein était devenu un ennemi, il fallait l’enlever pour que la source du pétrole irakien ne reste plus entre ses mains et soit transférée aux forces du marché », c’est-à-dire les multinationales. Tout comme les membres du NEPD Group, Alan Greenspan pensait qu’il fallait soustraire le pétrole au contrôle de Saddam, mais aussi à celui de tout gouvernement irakien ; ainsi disait-il, « on empêcherait une OPEP affaiblie d’exercer une pression quelconque sur les Etats-Unis ». La vision des néo cons de la Maison Blanche allait d’ailleurs au-delà, puisque pour eux l’Irak ne représentait qu’une première étape, le but ultime étant l’Iran. Leur mot d’ordre de l’époque était "Everyone wants to go to Baghdad. Real men want to go to Tehran"(Tout le monde veut aller à Bagdad. Les vrais hommes veulent aller à Téhéran).

    .

    De son côté, la BBC a diffusé le plan secret du Pentagone, établi avant la guerre, qui consistait à vendre tous les gisements pétroliers irakiens aux multinationales et à augmenter la production de tous les champs nettement au-delà du quota arrêté par l’OPEP, de manière à affaiblir puis détruire cette organisation.

    Pour l’Afghanistan,s’il n’y a pas de pétrole, il constitue pour les US, le pays par lequel doivent transiter oléoducs et gazoducs transportant gaz et pétrole des républiques d’Asie centrale vers la méditerranée et l’Océan indien...d’où l’importance stratégique de ce pays pour les multinationales pétrolières.

    Pour le continent africain, riches en ressources énergétiques, un plan a été élaboré : il s’agissaitt d’implanter une base militaire américaine : le Pan-Sahel Initiative de la TSCTI : trans-saharian conter terrorisme initiative, pour "combattre la branche d’Al Qaida Maghreb" fabriquée de toute pièce...
    En réalité, c’était pour la main mise et la protection des intérêts pétroliers américains, les Algériens en savent quelque chose.
    Cette base devait servir aussi de point d’appui pour des actions militaires dans la région du Golfe : Iran.

  • permalien Murmure :
    28 mai 2010 @16h33   « »

    @ Tristan

    Mes excuse à Murmure, mais j’ai envie de remercier, une fois encore, l’incompétence de Bush fils dans la défence des intérêts géopolitiques des USA en Amérique du Sud. J’ai peur, bien sûre, qu’avec Obama et la Miss Clinton, les choses changent dans le mauvais sens (pour les latinos). Le coup d’état au Honduras et le projet d’assassinat d’Evo Morales et de Garcia Linera ont été tenté sous leurs gouvernements.

    D’abord, vous n’avez pas à vous excuser, c’est votre droit le plus absolu de préférer un tel à un tel :)

    Je ne connais pas très bien la Bolivie, mais d’après le peu de connaissance que j’ai, vous semblez faire une fixation sur l’administration Obama en voilant magistralement l’opposition qui mine la politique d’Evo Morales, la tentative d’assassinat dont vous parlez, et dont je suis un peu au courant, et pour cause, est celle du complot du Bolivarien croate Rozsa Flores, d’ailleurs l’un de ces bras-droit plutôt que gauche Gary Prado, celui là même qui a assassiné le Che, vient d’être arrêté en Bolivie.

    Ce Flores est un personnage haut en couleur et on dit tout et n’importe quoi le concernant : Il soutient la cause palestinienne, travaille avec la CIA, le Mossad et vouait un culte au Che. Si vous pouvez extraire le vrai du faux de ce imbroglio bravo !

    Mais je pense qu’il est tout simplement un mercenaire aux mains de l’oligarchie bolivienne de Santa Cruz qui veut maintenir sa supériorité.

    Ce que je crois savoir, par contre est que l’Orient amazonien où se concentre toute les richesses de la Bolivie, gaz, pétrole, agriculture résiste aux reformes socialistes de l’Occident andin largement défavorisé et si vous voulez pointer du doigt un responsable c’est bien le camp conservateur et la fracture que Morales n’a pas réussi à réduire.

    La nationalisation du secteur électrique étaient aux mains des français, britanniques et boliviens. La nationalisation par le passé des groupes détenant les hydrocarbures, n’a touché que BP américano-britannique. Vous croyez que l’administration Obama va assassiner Evo Morales pour ça ?

    P.S. : Si j’ai fait des erreurs sur mon évaluation de la situation politique du pays, veuillez m’en excuser et me corriger, Merci.

  • permalien
    28 mai 2010 @17h31   « »
    Etats-Unis, le changement dans la continuité

    L’échec ou la défaite de ces efforts d’ouverture, ne s’inscrivent pas uniquement dans le passif des USA, mais les pays en face en partagent largement la responsabilité.

    Murmure semble oublier un détail, c’est que bien souvent "les pays en face" n’ont rien demandé aux USA.

    Comme cette énième leçon au monde européen archaïque

    Merci oncle Sam.., promis on deviendra tous comme toi, pour que la terre soie enfin belle.

  • permalien Orangerouge :
    28 mai 2010 @18h31   « »

    Murmure, la scientologie n’est pas un simple culte pour moi, c’est une secte, et une secte qui a des amis très bien placés dans nos sociétés.

    Quand des dossiers d’accusation disparaissent du Palais de Justice ...

    Une secte c’est quand des gens portent plainte et disent : on m’a excroqué.

  • permalien Murmure :
    28 mai 2010 @19h10   « »

    @ Orangerouge

    la scientologie n’est pas un simple culte pour moi, c’est une secte

    Vaste débat... Et ce n’est pas l’endroit pour en débattre, néanmoins pour moi la frontière est mince et si des gens se font escroquer, ils ont été consentant, ni drogué, ni hypnotisé, ni kidnappé, ils y ont cru. Que plus tard ils portent plainte parce que cela ne fonctionne plus, et que la foi s’en est allée, c’est une autre histoire.

    Doit-on interdire aux gens de croire à ce qu’il veulent, d’être des Davidiens, raëlienq etc. ? je ne le pense pas.

    Et malheureusement dans bien de démocratie derrière le paravent de la laïcité, c’est le dogme religieux qui dicte sa loi.

    Vous voyez une différence, entre un scientologue et un évangéliste, par ex. dans un appareil politique ? Moi, non.

  • permalien une bille :
    28 mai 2010 @20h56   « »

    Principe de précaution ---> ici

  • permalien Tristan :
    28 mai 2010 @21h00   « »

    @Murmure

    Oui, sur Rozsa Flores, il serait d’origine hongroise juive, né bolivien catholique (puis membre de l’opus deï) et se serait converti à la religion musulman, quand il était mercenaire en Croatie et en Bosnie (et aurait été aussi fortement anti-sémite). Je sais, par contre, que le Mossad avait inventé une intox comme quoi le gouvernement d’Evo Morales avait vendu de l’uranium à l’Iran (à part quelques carottes, la Bolivie n’a pas de mines d’uranium en fonction). Pour moi, il s’agissait clairement d’une mesure pour faire passer Evo Morales comme terroriste le jour de son assassinat (je n’ai pas trouvé quels autres intérêts aurait pu être cacher là-derrière). J’espère que l’enquête de la justice bolivienne arrivera à nous donner plus d’informations sur ce raiseau de mercenaires. J’ai entendu que, dernièrement, lors de son voyage en Espagne, Evo Morales a accusé la droite de ce pays d’avoir quelques liens avec ce raiseau (certains n’ont pas aimé).

    Maintenant, Evo Morales n’a pas vraiment de ligne politique définie. J’aime bien comparer ce qui se passe en Bolivie avec la guerre de sécession, au USA. Comme le nord des USA, je ne crois pas qu’on puisse dire de l’occident de la Bolivie (l’altiplano et les vallées) soit défavorisé. Mais il y a dans l’orient amazonien, comme au sud des USA, des gens qui vivent de l’esclavage et de l’exportation des matières premières qui ne veulent pas de changements économiques (les favorisés). Dans l’amazonie, comme dans le sud des USA, l’esclave vote pour son maître, alors tous va bien (mais c’est, peut-être bien, les régions les plus pauvres de ces pays).

    Je ne comprends pas la classe moyenne, en Bolivie, qui en veut à Evo Morales. Il ne touche a aucun de leurs intérêts, mais je les crois vraiment racistes et habitués à ce que tous leur est du. Lula, au Brésil, est autant révolutionnaire qu’Evo, mais même la grande bourgeoisie a vu que tout allait bien sous son gouvernement et n’ont pas cherché à lui faire la guerre.

    Ma foi, sur Obama, j’aimerais bien avoir tord et qu’il puisse aider à la création d’un monde multipolaire. Comme je crois savoir que la politique de Bush vous a personnement blessée (ou à certaines personnes de votre famille), je m’excusais sincèrement pour mes analyses, finallement assez froide et cynique. Bon, je ne suis à la tête d’aucun lobby, donc c’est pas moi qui pourrait avoir quoi que ce soit de pouvoir pour descendre Obama pour remettre Bush à la place (maintenant, si j’en avais le pouvoir, est-ce que, par cynisme, j’en serait capable ? c’est une question qui ne va devrait jamais se poser).

  • permalien Tristan :
    28 mai 2010 @21h02   « »

    @Murmure

    C’est que je vois que l’Amérique du Sud commence sérieusement à prendre du poids et pourrait faire de l’ombre au USA. J’imagine que les USA doivent avoir des annalistes capablent de prévoir des plans aussi cyniques que les miens. Evo Morales et son vice-président seront sûrement capable de faire de grandes choses. Je crois que même le vieux (Fidel) s’est rendu compte de cela et qu’il voulait voir Evo Morales recevoir le prix Nobel de la paix pour l’aider dans sa tâche.

    La CIA et le Mossad ont fait assassiner des gens fabuleux pour moins que ca. Et comme il manque une véritable ligne politique à leur parti, l’assassinat des deux chefs permettait une guerre à l’intérieur du parti (qui aurait détruit le parti, ca c’est déjà vu). Je pense qu’on a là deux personnes vraiment désireuses de mettre fin au néo-colonialisme et qui soutiennent vraiment la cause des palestiniens (Evo sait ce que c’est que d’être indigène, sans droit, dans son pays).

    Bon, le gouvernement d’Evo Morales est sorti renforcé des deux dernières éléctions, son opposition est vraiment en miette. Et il est averti des risques d’assassinat sur sa personne. Mais je crois qu’avec un de ses anciens alliés, le maire de la Paz (centre-gauche citadine), ils ont décider de se séparer et, chaqu’un de leur côté, définir leur ligne politique, pour offrir un choix à la population. L’opposition aussi, n’a pas vraiment d’autres choix que de définir leurs lignes politiques. J’espère que les prochaines éléctions seront plus intéressantes, avec des programmes politiques qui s’affrontent, pas seulement la guerra sucia (guerre sale) entre cassiques.

    Une fois qu’il y a des partis politiques, avec des lignes politiques, et des militants qui soutiennent plus leur ligne politique que leur chef, l’assassinat politique n’est plus un réel problême, mais d’ici là, le gouvernement des USA a encore de nombreuses raisons de faire assassiner Evo Morales. Je sais bien que l’administration d’Obama ne va pas assassiner Evo Morales pour les nationalisations, mais pour l’influence qu’il pourrait avoir en Amérique du Sud.
    Divisez-pour-reignez, c’est la base.
    Je crois que si je devais définir la politique d’Evo Morales, je dirais qu’elle est intégratrice

  • permalien michel :
    28 mai 2010 @21h38   « »

    Le premier "principe de précaution" a toujours consisté à la fermer quand on n’a rien à dire, a fortiori quand on n’a qu’une logorrhée de niaiseries à déverser, les inventeurs français de concepts ineptes feraient bien d’en prendre conscience, plutôt que de continuer à se ridiculiser devant la face du monde...

  • permalien K. :
    28 mai 2010 @21h45   « »

    Paul Woodward (ex-obamophile) :

    La parole de Obama a-t-elle la moindre valeur ?

    Soit le Président Obama est un menteur, soit il a perdu tout controle sur son administration.

    Voici ce que Obama avait écrit au président Lula le 20 avril 2010

  • permalien michel :
    28 mai 2010 @21h47   « »

    Le premier "principe de précaution" a toujours consisté à la fermer quand on n’a rien à dire, a fortiori quand on n’a qu’une logorrhée de de niaiseries à déverser, les français feraient très certainement bien de cesser d’inventer ce genre de concepts ineptes, plutôt que de continuer à se ridiculiser devant la face entière du monde...

  • permalien une bille :
    28 mai 2010 @22h45   « »

    Precautionary -----> here

  • permalien K. :
    29 mai 2010 @00h03   « »

    Néstor Kirchner, ancien premier ministre argentin, relatant une conversation de 2004 avec Bush le petit :

    Et, furieux, il se leva de sa chaise. Il m’a dit, “Un plan Marshall ! Non ! C’est une folle idée des Democrates. Ce qui est nécessaire, et le meilleur moyen pour revitaliser l’économie c’est— les Etats-Unis doivent leur puissance aux guerres. Toute la croissance économique dont ont bénéficié les US a reposé sur les différentes guerres que nous avons lancé.

  • permalien K. :
    29 mai 2010 @00h19   « »

    Stephen M. Walt sur le discours de Obama ::

    Il faut espérer que ce texte n’a été rédigé que parce qu’il est obligatoire (les présidents US sont obligés de présenter régulièrement des “Stratégies de Sécurité Nationale”) tellement il est truffé de contradictions.

  • permalien K. :
    29 mai 2010 @00h54   « »

    Le suicide est la seconde cause de décès des troupes US aprés les combats sur le terrain, écrit-on ici.

    Mais il faut aussi rappeler que,

    Le nombre d’anciens combattants américains qui sont morts en 2008 parce qu’ils n’avaient pas d’assurance-santé a été 14 fois plus élevé que celui des soldats tués en Afghanistan pendant la même période, selon une étude publiée mercredi.

    Si ces gars là traitent leurs anciens combattants comme moins que rien, comment espérer nous convaincre, nous barbares, qu’ils nous traiteraient convenablement une fois qu’ils auraient fermement pris le controle de la région ? Il faut vraiment pas rigoler !

  • permalien Un théiste hors religion ou secte :
    29 mai 2010 @04h07   « »

    @ orangerouge

    Qui déjà a dit

    "Une religion, c’est une secte qui a réussi" ?

    Et encore

    "On dit que Dieu a créé l’homme à son image ; mais ce qui est sûr, c’est que les hommes le lui ont bien rendu" ?

    Il y a heureusement des gens qui ne retiennent que les messages d’amour de leur religion et s’efforcent de les vivre ; mais si les religions (qui trop souvent trahissent Dieu) n’existaient pas, il n’y aurait probablement pas, entre autres, de drame palestinien.

  • permalien une bille :
    29 mai 2010 @07h37   « »

    @K,

    Il n’est pas impossible que le discours sur les “Stratégies de Sécurité Nationale”, soit le résultat des compromis sur les désaccords de "Washington", de part et d’autre du Potomac.

    D’un côté la Maison Blanche en organisant des fuites d’information (comme les directives "secrètes" de Petraeus qui se retrouvent à la "une" du NYT) ou en déclassant des documents (comme ceux sur la torture), continue à informer le peuple américain sur la réalité des dangers qui la menace, de l’autre le Pentagone et le complexe militaro-industriel, mettent en place des stratégies de contournement de l’opinion pour que pendant les travaux, les affaires continuent.

    ... et il n’est pas impossible qu’Obama ne souhaite pas cacher ces désaccords.

    Vu l’énormité des enjeux, rien n’est impossible.

  • permalien Orangerouge :
    29 mai 2010 @10h22   « »

    L’épuration ethnique qui se déroule depuis un demi-siècle en Palestine n’a rien à voir avec la religion et tout à voir avec une prédation coloniale avec massacres de masse comme en a vu le 19ème siècle et début 20ème de la part des pays européens.

    A mon avis c’est seulement l’existence des médias internationaux au 20ème et 21ème siècle, qui a évité une épuration totale (ou peut-être même) un génocide des Palestiniens par les Israéliens non arabes.

  • permalien K. :
    29 mai 2010 @15h59   « »

    @ une bille,

    Même si les fuites étaient le fait de Obama et de ses amis, il reste encore à prouver que les contradictions du discours ne s’inscrivent pas dans l’optique clintonienne du "multilatéralement si nous le pouvons et unilatéralement si nous le devons". Soit, malgré tous les habillages rhétoriques du genre “leadership”, un objectif pur et simple de domination du monde par et pour les (l’oligarchie des) Etats-Unis.

  • permalien Orangerouge :
    29 mai 2010 @16h45   « »
    Obama et Sarkozy, s’ils étaient civilisés, enverraient une ou deux frégates militaires pour aider la flottille à forcer le blocus de Gaza

    Mais ni Obama, ni Sarkozy ne se soucient d’utiliser nos impôts à autre chose qu’à aider leurs copains, et qu’à leurs tueries de civils dans les pays pétroliers, ou bien voies de passage de pipelines.

    SARKOZY, UNE FREGATE ARMEE POUR PROTEGER LES COURAGEUX FORCEURS DE BLOCUS CONTRE ISRAEL ET SES CRIMINELS DE GUERRE !

  • permalien une bille :
    29 mai 2010 @17h16   « »

    @K,

    Je pense que l’objectif fondamental d’Obama est de rendre une parcelle de souveraineté au peuple américain.

    Ce qui se passe au Proche Orient, c’est la gestion de l’héritage. Dans ce domaine, il est tributaire du passé et avance par compromis avec des puissances qui dépassent de loin ses propres pouvoirs.

    Pour avancer, il a besoin de l’opinion. Les troupes se retireront d’Afghanistan, quand une majorité d’américains se déclarera hostile à cette guerre et que l’expression de cette hostilité mettra en danger la nature du pouvoir aux USA. C’est ce qui c’était passé pour le Viêt-nam.

    Depuis qu’il est président, il n’a eu de cesse de forcer les lobbies à révéler leurs actions au grand jour et se bat sans relâche pour la dé-classification des documents top-secrets.

    Obama declassification order rolls back Bush secrecy legacy | World War 4 Report

    Le passage d’une "guerre des civilisations", à une "guerre contre le terrorisme", et d’une "guerre contre le terrorisme" à une "guerre contre des terroristes", demande à chaque étape d’être validé par une majorité de la population, et ne peut se faire que si cette population a des informations correctes.

    Obama a montré, qu’il était patient... patient et obstiné.

  • permalien michel :
    29 mai 2010 @17h25   « »

    Le Président Obama a en effet montré qu’il était obstiné à faire le contraire de ce qu’il avait promis dans ses beaux discours, on peut prendre tous ses discours, en Turquie, au Caire, à Prague etc. qui pourrait sérieusement nier qu’il fait strictement l’inverse de ce qu’il disait ?

  • permalien une bille :
    29 mai 2010 @18h29   « »

    Stratégie de sécurité nationale : Préface de Barack Obama

    En tant que citoyen, sénateur et président, j’ai toujours pensé que l’atout principal de mon pays, c’était son peuple, que ce fût mon émerveillement d’enfant à voir une capsule spatiale se faire hisser du Pacifique, la force que m’ont insufflée des travailleurs qui reconstruisaient leur vie dans l’Illinois, ou le respect que m’inspire la génération d’Américains qui sert notre pays aujourd’hui. C’est pour cette raison que je crois aussi que nous devons favoriser un approfondissement encore accru des relations entre le peuple des États-Unis et les autres peuples du monde. Notre sécurité à long terme ne proviendra pas de notre capacité à inspirer la peur aux autres, mais de notre aptitude à faire écho à leurs espoirs. Et ce travail-là s’accomplira au mieux sous l’effet puissant de la probité et de la dignité du peuple américain, de nos soldats et de nos diplomates, mais aussi de notre secteur privé, de nos organisations non gouvernementales et de nos citoyens. Chacun de nous a son rôle à jouer.
  • permalien Sakhra :
    29 mai 2010 @18h41   « »

    Chypre a prétendu n’avoir subi aucune pression de la part des sionistes(faux:le mossad est très actif à Chypre)

    Mais Chypre a aussi précise que son gouvernement n’a reçu aucune demande de Abbès, seule autorité "reconnue" par la "Communauté internationale",comme représentant le peuple Palestinien....la seule légitimité pour ce qui est des pays arabes, est celle décernée par cette "communauté, comme chacun sait.

    Abbès, comme les sionistes , considèrent qu’il n’y a pas de blocus à Gaza, et que les gazouis ne manquent de rien ?

    Où est la voix des Arabes ?
    Il y a plus de 20 Etats "arabes", combien de bateaux arabes parmi la flotille : 2.

    J’ai mal...

    Merci, Orangerouge pour vos posts.

  • permalien K. :
    29 mai 2010 @19h47   « »

    @ une bille,

    Je souhaite ardemment, mais vraiment ardemment, que vous ayez raison.

    Comment intègreriez-vous dans ce contexte ces promesses démenties par les faits presque aussitot après avoir été émises ? Pourquoi faire de telles promesses alors qu’il n’est pas sur de les tenir ?

  • permalien Yann :
    29 mai 2010 @20h25   « »
    Sarko Obama Netanyahu and co. criminels

    Direct Live !

    Freedom Flotilla

    Free Gaza

  • permalien Yann :
    29 mai 2010 @20h46   « »

    @une bille,

    Le BPrésident Obama viserait donc à "rendre une parcelle de souveraineté au peuple américain"...

    Obamania quand tu nous tiens.

     :)

  • permalien une bille :
    29 mai 2010 @21h20   « »

    Je ne sais pas si vous faites allusions à des promesses particulières.

    En fait jusqu’à maintenant Obama a surtout expliqué sa démarche et réclamé une implication de chacun.

    Il tient un discours qui n’avait pas été entendu depuis... Thomas Jefferson (qui pourtant n’était pas un "tendre") :


    « Le peuple est le seul sur lequel nous puissions compter pour préserver notre liberté. »

    Ça explique peut-être pourquoi les changements sont longs à se voir, vu le retard à rattraper.

    Sa démarche semble aussi avoir été dictée par Jefferson :

    « Pour les questions de style, nage avec le courant ; sur les questions de principe, sois solide comme un roc. »

    Avec Obama, il ne faut jamais perdre les objectifs quelques soit les moyens employés pour y arriver.

    Il est capable de négocier un "retrait" d’Irak contre un "renforcement" en Afghanistan, quitte ne rien faire pour que la guerre en Afghanistan ne devienne pas impopulaire.

    Il est aussi capable de réclamer des sanctions contre l’Iran tout en encourageant Lula dans ses négociations avec la Turquie allant même jusqu’à lui dicter les termes de l’accord avec l’Iran : Obama’s Letter to Lula Regarding Brazil-Iran-Turkey Nuclear Negotiations | Política Externa Brasileira.

    En fait je crois que votre goût pour la politique devrait si vous approchez Obama sous cet angle, vous le rendre infiniment plus intéressant (en tous les cas beaucoup moins "élémentaire" que Bush).

  • permalien une bille :
    29 mai 2010 @21h29   « »

    @Yann,

    la phase d’Obamania est terminé, il n’ y a pas de Magic Obama (personnellement je n’y ai jamais cru).

    Par contre Obama essaye de répondre à une question clairement posée par Eisenhower : comment lutter contre la dictature de l’argent et en particulier contre le complexe militaro-industriel.

    Sa réponse est : le peuple. Comme K j’espère de tout mon cœur que c’est possible.

  • permalien michel :
    29 mai 2010 @21h33   « »

    L’amour rend aveugle comme l’on dit...

  • permalien Yann :
    29 mai 2010 @21h34   « »
    Binaire : l’Empire et les Autres

    Race for Iran :

    It saddens us to write this—but is President Obama prepared to engage Iran, Brazil, Turkey, or anybody else in good faith on this issue ?

  • permalien Yann :
    29 mai 2010 @21h44   « »

    @ une bille,

    Obama, élu des industriels, a la plus grosse armée de tous les temps.

    Toujours pas convaincu ?

  • permalien K. :
    29 mai 2010 @21h49   « »

    @ une bille et Yann

    Le 14 mai [dernier] le président Barack Obama a annoncé que les compagnies pétrolières n’obtiendraient plus de licence pour contourner les examens environnementaux de leurs projets de forage.

    Mais depuis,

    ...le gouvernement américain a accordé au moins 19 dérogations environnementales pour des projets de forage du Golfe et 17 permis de forage. La plupart sont des opérations de forage en eau profonde, semblables à celle [qui a conduit à la catastrophe].

    L’IPS en parle aussi. Avec cette précision toutefois :

    Jeudi [dernier], Elizabeth Birnbaum, directrice du “Minerals Management Service”, l’agence délivrant les permis de forage et responsable de la supervision de la sécurité des projets existants, a démissionné après des accusations de laxisme et de relations de copinage entre les employés de l’Agence et l’industrie pétrolière et gazière.

  • permalien Orangerouge :
    29 mai 2010 @22h26   « »
    Etats-Unis : continuité. Et cela se passe de nos jours, en ce moment même.

    LES SOLDATS U.S. EXECUTENT DES PRISONNIERS SUR LE CHAMP DE BATAILLE

    Selon le journaliste Seymour Hersh – qui avait déjà révélé à l’opinion publique les tortures de détenus dans la prison irakienne d’Abou Ghraib par des soldats U.S.- les soldats occidentaux engagés en Afghanistan commettent régulièrement des crimes de guerre en assassinant des prisonniers de guerre désarmés sur le champ de bataille.

    A la conférence Global Investigative Journalism qui s’est tenue à Genève, le mois dernier, Seymour Hersh a critiqué l’indifférence du président Barack Obama, face à la question des “corvées de bois” pratiquées par l’Armée U.S.

    “Laissez moi vous dire, l’une des grandes tragédies de mon pays c’est que le président Obama ferme les yeux là dessus, parce que des choses tout aussi horribles arrivent aux prisonniers que nous faisons, ceux que nous capturons en Afghanistan,” a déclaré Hersh. “Ces prisonniers, on les exécute directement sur place. Il se passe des choses incroyables là-bas et bien sûr, personne n’en parle. C’est toujours la même chose.”

    “La consigne, sur le champ de bataille désormais, c’est qu’ils disent aux soldats, c’est vous qui devez décider, rapidement, en un jour ou deux, si le prisonnier que vous avez fait, si le détenu, est un Taliban.” a expliqué Hersh.

    “Les soldats ont pour consigne d’extraire le maximum d’informations tactiques immédiates du détenu – contrairement au renseignement stratégique, sur le long terme – et vous devez extraire cette information du prisonnier sans tarder. Et si vous ne pouvez être certain qu’il s’agit d’un Taliban, alors vous devez relacher ce prisonnier.”

    Ce que cela signifie, et cela m’a été confirmé par cinq ou six personnes, c’est que les soldats, s’ils n’arrivent pas à prouver que le prisonnier est un Taliban, alors, plutôt que de le laisser repartir, ils préfèrent encore lui tirer une balle, bam !

    Et si nous n’avons pas envie de nous salir les mains, il nous suffit de remettre les prisonnier aux soldats Afghans qui sont nos auxiliaires. Généralement, nous n’avons pas le temps de nous éloigner de plus de cinq mètres avant que ne retentissent les coups de feu. Et cela se passe de nos jours, en ce moment même.

    La vidéo de la conférence de Seymour Hersh a été mise en ligne sur le compte YouTube de Michael Moore.

    http://www.legrandsoir.info/+LEQ-SO...

  • permalien une bille :
    29 mai 2010 @22h42   « »

    @Yann

    Si vous croyez que Mc Cain et S. Palin étaient les élus des ouvriers, ça veut dire qu’il y a plus d’industriels qui votent que d’ouvriers.

    Quant à l’armée, il se chuchote qu’elle était déjà là avant son élection.

    Pour être sérieux :

    Plus de 10 millions de personnes ont participé à la campagne d’Obama. 3 millions ont fait des donations. 1.2 millions ont milité sur le terrain. Du jamais vu. Obama a créé un immense mouvement, une « communauté Obama ».

    Quant "aux industriels", d’une part ils arrosent de tous les bords pour avoir des retours sur investissement ; et d’autre part, même s’ils n’avaient arrosé qu’Obama, ça n’oblige pas celui-ci à renvoyer l’ascenseur.

    Vous avez Yann une vision bien particulière de la démocratie.

    La Bushomania ?

  • permalien une bille :
    29 mai 2010 @22h50   « »

    @K,

    L’affaire des forages, montre les limites de la politique de compromis, qui pour le coup devient une politique de compromission.

    Le Figaro - Conjoncture : Pétrole : Obama veut forer en mer

  • permalien Yann :
    29 mai 2010 @23h06   « »

    Obama change de discours mais renforce la politique de son prédécesseur.

    La démocratie pour les riches.

    à bon entendeur,

    Cordialement,

     :)

  • permalien une bille :
    29 mai 2010 @23h14   « »

    La démocratie pour les riches.

    Mais heureusement, les "pauvres" ne se laissent pas faire :
    Dix Etats américains veulent attaquer la réforme de la santé d’Obama - LeMonde.fr

  • permalien deMontigny :
    30 mai 2010 @01h43   « »

    Bilan de M. Barack Obama

    La déstabilisation du Kenya
    Barack Obama et sa famille, accompagnés d’un attaché de presse (Robert Gibbs) et d’un conseiller politico-militaire (Mark Lippert), arrivent à Nairobi dans un avion spécial affrété par le Congrès. Leur appareil est suivi d’un second avion, celui-ci affrété par l’US Army, et transportant une équipe de spécialistes en guerre psychologique commandée par le général prétendument à la retraite J. Scott Gration.

    Le Kenya est alors un plein boom économique. Depuis le début de la présidence de Mwai Kibaki, la croissance est passée de 3,9 à 7,1 % du PIB et la pauvreté a reculé de 56 à 46 %. Ces résultats exceptionnels ont été obtenus en réduisant les liens économiques post-coloniaux avec les Anglo-Saxons et en leur substituant des accords plus équitables avec la Chine. Pour casser le miracle kenyan, Washington et Londres ont décidé de renverser le président Kibaki et d’imposer un opportuniste dévoué, Raila Odinga. Dans cette perspective, la National Endowment for Democracy a suscité la création d’une nouvelle formation politique, le Mouvement orange, et complote une « révolution colorée » à l’occasion des prochaines élections législatives de décembre 2007.

  • permalien deMontigny :
    30 mai 2010 @01h53   « »

    Bilan Odieux (continué)

    Lors des élections législatives de décembre 2007, un sondage financé par l’USAID annonce la victoire d’Odinga. Le jour du vote, John McCain déclare que le président Kibaki a truqué le scrutin en faveur de son parti et qu’en réalité, c’est l’opposition conduite par Odinga qui a gagné. La NSA, de concert avec des opérateurs locaux de téléphonie, adresse des SMS anonymes à la population. Dans les zones peuplées par des Luos (l’ethnie d’Odinga), ils disent « Chers Kenyans, les Kikuyus ont volé l’avenir de nos enfants… Nous devons les traiter de la seule manière qu’ils comprennent… la violence ». Tandis que dans les zones peuplées par des Kikuyus, ils sont rédigés ainsi : « Le sang d’aucun Kikuyu innocent ne sera versé. Nous les massacrerons jusqu’au cœur de la capitale. Pour la Justice, établissez une liste de Luos que vous connaissez.

    De retour sur la scène internationale, Madeleine Albright propose sa médiation entre le président Kibaki et l’opposition qui tente de le renverser. Avec finesse, elle s’écarte et place sur le devant de la scène l’Oslo Center for Peace and Human Rights. Le directoire de cette ONG respectée est nouvellement présidé par l’ex-Premier ministre de Norvège, Thorbjørn Jagland. Rompant avec la tradition d’impartialité du Centre, il dépêche deux médiateurs sur place, dont tous les frais sont pris en charge par le NDI de Madeleine Albright (c’est-à-dire in fine sur le budget du département d’État des États-Unis). Obligé pour rétablir la paix civile d’accepter le compromis qu’on lui impose, le président Kibaki accepte de créer un poste de Premier ministre et de le confier à Raila Odinga. Celui-ci entreprend immédiatement de réduire les échanges avec la Chine.

  • permalien deMontigny :
    30 mai 2010 @01h59   « »

    Petits cadeaux entre amis

    Si l’opération kenyane s’arrête là, la vie des protagonistes continue. Thorbjørn Jagland négocie un accord entre la national Endowment for Democracy et l’Oslo Center, qui est formalisé en septembre 2008. Une fondation jointe est créée à Minneapolis qui permet à la CIA de subventionner indirectement l’ONG norvégienne. Celle-ci intervient pour le compte de Washington au Maroc et surtout en Somalie.

    Obama est élu président des États-Unis. Odinga proclame plusieurs jours de fête nationale au Kenya pour célébrer le résultat de l’élection aux États-Unis. Le général Jones devient conseiller de sécurité nationale. Il prend Mark Lippert comme chef de cabinet et le général Gration comme adjoint.

    Durant la transition présidentielle aux USA, le président de l’Oslo Center, Thorbjørn Jagland, est élu président du Comité Nobel, malgré le risque que représente pour l’institution un politicien aussi retors [7]. La candidature de Barack Obama au Prix Nobel de la paix est déposée au plus tard le 31 janvier 2009 (date limite réglementaire [8]), soit douze jours après sa prise de fonction à la Maison-Blanche. De vifs débats animent le Comité qui ne parvient toujours pas à s’accorder sur un nom début septembre, comme le prévoir le calendrier habituel [9]. Le 29 septembre, Thorbjørn Jagland est élu secrétaire général du Conseil de l’Europe à la suite d’un accord en sous-main. Ce bon procédé en appelait un autre en échange. Bien que la qualité de membre du Comité Nobel soit incompatible avec une fonction politique exécutive majeure, Jagland ne démissionne pas. Il argue du fait que la lettre du règlement interdit le cumul avec une fonction ministérielle et ne dit rien du Conseil de l’Europe. Il rentre donc à Oslo le 2 octobre. Le jour-même, le Comité désigne le président Obama, Prix Nobel de la paix 2009. Dans son communiqué officiel, le Comité déclare sans rire : « Il est très rare qu’une personne, à l’instar d’Obama, ait réussi à captiver l’attention de tous et leur donner l’espoir d’un monde meilleur. Sa diplomatie est basée sur le concept que ceux qui dirigent le monde doivent le faire sur un socle de valeurs et de comportements partagés par la majorité des habitants de la planète. Pendant 108 ans, le comité du prix Nobel a cherché à stimuler ce type de politique internationale et ces démarches dont Obama est le principal porte-parole »

  • permalien deMontigny :
    30 mai 2010 @02h12   « »

    Etats-Unis, changement ou continuité ? Décidément continuité (ou empirement).

  • permalien une bille :
    30 mai 2010 @07h18   « »

    @deMontigny

    Vous êtes sérieux ? Ou vous avez fait exprès de retirer du "bilan" d’Obama le massacre des Saints Innocents.

  • permalien K. :
    30 mai 2010 @10h29   « »

    “The Wall”

    Au mois de novembre 2009, le « Senate Committee on Banking, Housing and Urban Affairs » [avait] officiellement débuté l’analyse du volumineux projet de loi RAFSA [Restoring American Financial Stability Act], lequel vise notamment à encadrer l’inscription des conseillers de fonds de couverture et de certaines sociétés privées.

    Le Sénat américain l’a approuvé, mais seulement après qu’une intense guerre d’un certain genre..,

    ...l’ait vidé ?RS_show_page=0] d’une grande partie de sa substance.

  • permalien K. :
    30 mai 2010 @13h41   « »

    Le lien exact de l’article de Rolling Stone
    rollingstone.com/politics/news/ ;kw=[36899,157778] (ne pas laisser d’espace entre le ; et ce qui précède)

  • permalien Tristan :
    30 mai 2010 @14h20   « »

    @deMontigny

    Aie, oui, j’ai vraiment peur de cet Obama. Je sais bien que les Clinton avaient beaucoup soutenu les présidents neo-libéraux, en Bolivie. Je me souviens que les démocrates avaient même fortement critiquer Bush fils de ne pas avoir suffisemment soutenu Gony, quand il avait fait titrer sur le peuple. Malgré de nombreux morts, ce président n’a plus eu d’autres choix que de s’échaper à Miami avec plusieurs de ses ministres et une partie des réserves du trésor bolivien. Mais, aujourd’hui, malgré des demandes d’extraditions faites en bonne et due forme, par les avocats des victimes des massacres de février noir et d’octobre noir, à La Paz et à El Alto, les USA continuent à refuser de fournir Goni à la justice bolivienne. D’autres politiciens devant être juger pour corruption profitent aussi du statut de réfugié politique au USA et ce ministre de l’intérieur de Banzer, volontier comparer à Mandela par les ONG des droits humains du département d’état des USA, ca fait vomir.

    D’ailleurs, je me pose la question, aujourd’hui, si la tentative de promouvoir un racisme contre les blancs et les juifs, dans les bases sociales de ceux qui ont voté pour Evo Morales, ce n’est pas une tentative du même département d’êtat des USA, pour provoquer la fameuse guerre civile qu’ils nous promettent depuis 5ans. On a vu, aussi, pour la première fois, lors du blocus d’une route importante au nord de la Paz (zone où est aussi cultivé la coca), des gens avec des armes à feu tirer sur la police et qui auraient vraisemblablement aussi tuer deux de leurs propres manifestants. La police, pour réouvrir la route, n’avait que de l’armement non-létal, et si ils n’étaient pas intervenu, d’autres populations de la zone, qui soutiennent le gouvernement d’Evo Morales, auraient bien pu allez eux-même débloquer la route (avec, peut-être, plus de morts). Et un des leaders que la police a arrété, est un gauchiste du MIR, qui travaillait pour l’USAide.

    J’aimerais bien pouvoir croire que le prix Nobel Obama puissent changer les USA et le monde, dans le bon sens. Mais je pense aussi qu’on a affaire à un président impérialiste sans pitié. Je pensais qu’on verrait, au moins, un changement dans la forme. Mais je crois bien que même dans la forme, pour le soutien aux coups d’état, au trafic de drogue, à la torture, à l’assassinat et à l’utilisation de l’ultra-force, il est un digne successeur des autres présidents des USA.

  • permalien Orangerouge :
    30 mai 2010 @15h50   « »
    Sarkozy, Obama, mes impôts doivent servir à forcer le siège de Gaza, pas à commettre vos crimes de guerre !

    La Flottille de la Liberté est là :

    http://witnessgaza.com/

  • permalien adrien :
    31 mai 2010 @12h59   « »

    @ tous

    Sur la question de ruptures/continuités dans la politique étrangère et stratégique des Etats-Unis, il existe un très bon livre de Justin Vaïsse et Pierre Melandri, paru il y a une dizaine d’années (la chronologie va de la fin de la guerre froide jusqu’à la fin des années Clinton). C’est un peu "vieux" en termes d’actualité, mais extrêmement éclairant cependant, car les lignes de force sont bien dégagées.

  • permalien K. :
    2 juin 2010 @23h18   « »

    Michael Brenner, Professeur d’Affaires Internationales, University of Pittsburgh (extraits) :

    Etrange conception de la sécurité nationale que celle qui consacre l’essentiel de son contenu à la « Guerre contre le terrorisme » en abordant à peine la situation économique du pays. Sans compter les déclarations de principe contredites par les faits.

    L’opus de sécurité d’Obama (..) n’est pas une déclaration stratégique sérieuse (..). La base de ce
    jugement critique est triple :

    Premièrement, elle est trop consciente de réitérer les
    nobles idéaux qui ont été les agrafes de la rhétorique d’Obama depuis la campagne. Rien de mal avec ce principe. C’est juste que en pratique il les a abandonnés à partir du moment où son pied a franchi le seuil de la Maison Blanche. Cela comprend, entre autres, la transparence, l’ouverture,
    la franchise et - dans le domaine de la politique étrangère - la coopération, la consultation, la coordination, le multilatéralisme et la primauté de la diplomatie.

    Pour s’en tenir à ce dernier point, cette administration n’a suivi ces préceptes qu’un peu plus que son prédécesseur,
    même si elle est habile à créer une impression en contradiction avec le comportement - une impression qui s’évanouit aujourd’hui chez nos ex-sympathisants enthousiastes à l’étranger.

    Le NSS déclare hardiment que les États-Unis doivent être « sensibles aux objectifs stratégiques d’autres Etats »
    et doit « mettre l’accent sur l’écoute des autres. » Ce n’est pas une description exacte de ce que cette administration a fait pendant les seize derniers mois. La liste des gouvernements et des groupes avec lesquels elle refuse de parler ne cesse d’augmenter. (..).

    La deuxième raison de douter du sérieux de la nouvelle stratégie est son incapacité à occuper le terrain intellectuel intermédiaire entre l’abscons et le concret. Ce long document commence par le 9/11 et l’Afghanistan, la « guerre contre le terrorisme » plane sur tout le reste. Parce qu’elle est sans aucun doute désignée comme la principale préoccupation de sécurité des États-Unis. C’est une proposition très douteuse, (..). (On se demande si Bismarck [l’auteur fait allusion au fait qu’un Obamophile a comparé Obama à Bismarck après son dernier discours] aurait considéré que le groupe Ben Laden est plus important que la gestion des conséquences pour le système mondial de l’ascension de la Chine).

  • permalien K. :
    2 juin 2010 @23h34   « »

    Michael Brenner. Extraits (2/3)

    Une stratégie de sécurité sérieuse devrait donner des conseils, à tout le moins, pour répondre aux questions profondes soulevées par nos interventions en Irak, en Afghanistan, au Pakistan et ailleurs. Cela inclue : le pays es-t-il prêt à vivre avec un niveau de menace terroriste quelconque venant du Grand Moyen-Orient ? Si non, quelles sont les implications ? ;

    Quelle place l’édification de nations dans cette région a-t-elle dans notre stratégie de sécurité omnibus ? ; Comment évaluons-nous le fait de s’aliéner une large partie de la population de la région et d’y perdre notre position morale ?, Comment nos dirigeants amènent-ils le peuple américain à se pencher honnêtement sur ces questions ?

    [Troisièmement] quant à l’essentielle dimension économique, voici quelques réflexions.

    1. Une grande stratégie de sécurité n’est pas le meilleur moyen de résoudre les problèmes structurels profonds qui frappent l’économie américaine. Il n’y a pas de bonnes raisons de différer le bilan du travail de ceux qui sont actuellement responsables de notre politique macro-économique, en particulier en ce qui concerne l’alarmante situation financiere. Pourtant, c’est exactement ce que fait ce rapport en ne se limitant qu’à des généralités et de vagues exhortations. Du point de vue sécurité, il y a beaucoup plus à dire.

    2. Les sens exalté de soi de l’Amérique est ancré dans la croyance que nous sommes ceux qui conçoivent l’ordre du jour et amadouent des récalcitrants partout dans le monde et dans tous les domaines. Pourtant, la grande crise financière qui continue à nous menacer est un produit américain à tous les égards. Sa philosophie sous-jacente, ses innovations douteuses, ses pratiques - portent toutes la marque MADE IN USA. Nous avons perdu une bonne quantité d’autorité en conséquence. En outre, nous somme confrontés à deux choix : celui de la situation impossible consistant à étouffer cette inconfortable vérité afin de soutenir la mythologie nationale et le sens de la prouesse, ou nous devons admettre que nous ne sommes pas aussi exceptionnels que nous pensons.

  • permalien K. :
    2 juin 2010 @23h37   « »

    Michael Brenner. Extraits (3/3)

    3. L’érosion de la domination américaine et, partant, son influence, se produit plus rapidement et se fait sentir plus profondément dans le domaine économique que dans les domaines politique ou, en tout cas, militaire. Cela a déjà commencé à s’inscrire dans l’indépendance d’esprit manifestement plus grande d’autres États - alors même que nous exhibons nos muscles militaires dans des endroits obscurs et concevons des plans pour étendre le champ d’action. Si nous continuons de cette manière, nous aboutirons à une situation dans laquelle on aurait une armée déployée a l’étranger physiquement capable de faire presque n’importe quoi dans des endroits éloignés alors même que la métropole se dégrade.

    4. Dépenser quelques milliers de milliards de dollars dans la vaine tentative d’effacer totalement et à jamais le « terroriste » menace d’accélérer ce processus. »

  • permalien une bille :
    5 juin 2010 @12h33   « »
    Etats-Unis, changement ou continuité ? Bush, le retour :

    France24 - James Clapper devient le nouveau directeur du Renseignement américain

    M. Clapper, occupait depuis 2007 au Pentagone le poste de sous-secrétaire à la Défense pour le Renseignement où il avait été nommé par l’administration Bush et confirmé par un Sénat à majorité démocrate.

    A ce poste il était le principal conseiller renseignement du secrétaire à la Défense Robert Gates, lui aussi un ancien de l’administration Bush. Son poste lui a permis de servir d’interface entre le Pentagone et la DNI.

    Ce même Robert Gates que Pékin ne veut pas recevoir.

  • permalien K. :
    5 juin 2010 @16h49   « »

    Des membres du Congrès US prévoient d’attaquer en justice ....les citoyens US ayant embarqué dans la flotille, sous l’accusation “d’aide au terrorisme.”

    http://www.theisraelproject.org/sit...

  • permalien K. :
    5 juin 2010 @16h50   « »

    Pardon, erreur d’aiguillage.

  • permalien K. :
    5 juin 2010 @18h06   « »

    Si vraiment l’étatsunien d’origine libanaise Fouad Ajami est le...

    ...scientifique mondial de référence sur les questions du Moyen-Orient..

    ...la continuité est assurément certaine.

  • permalien K. :
    5 juin 2010 @19h16   « »

    « Actions secrètes » : D’après le Washington Post, non seulement Obama serait au courant, mais il les aurait majorées.

    Obama, one senior military official said, has allowed "things that the previous administration did not."

  • permalien Tristan :
    5 juin 2010 @19h27   « »

    Anti-US Islamic terrorism has been bolstered by the expansion of Hezbollah’s operational, financial and political infrastructures in Latin America

    Bon, je vois que ce Fouad Ajami prépare aussi le terrain pour la lutte contre le terrorisme islamique en Amérique latine. On va revoir de plus en plus de grands défenseurs des valeurs des USA comme Pinochet, pour s’opposer aux odieux dictateurs comme Aliende, ou simplement, des invasions (comme ils avaient fait au Panama, du temps de Bush père).

    Oui, j’ai vraiment peur pour la vie d’Evo Morales. Les USA, comme Israël, sont bien capable d’organiser assassinats "défensifs". Le Brésil aussi, a intérêt à faire très attention, un pays qui cherche à promouvoir la paix avec des pays islamistes ne peut qu’être vu comme un pays de terroristes.

    Comme deMontigny, je vois continuité, voir empire’ment (j’en suis même à regretter Bush fils).

  • permalien K. :
    5 juin 2010 @20h45   « »

    Marc Lynch, Kristin M. Lord :

    La crise de la flottille Gaza menace donc les ambitions du président beaucoup plus que son administration ne semble vouloir le reconnaître.

    La réaction initiale des États-Unis, perçue [sic] comme un réflexe de soutien d’Israël contre les critiques internationales quasi-universelle sur le blocus de Gaza et son attaque contre le convoi d’aide humanitaire, a déclenché un torrent d’indignation.

    Les nouveaux réseaux basés sur des intérêts communs, si importants dans la vision de l’administration, se désintégreront probablement devant les profonds désaccords sur les politiques menées.

    Si Obama croit vraiment à l’urgent impératif stratégique de reconstruction des relations avec les communautés musulmanes du monde, il doit rapidement - et personnellement - s’occuper du blocus de Gaza et profiter de la crise comme une occasion de souligner la nécessité d’un processus de paix et de l’acheminement de l’aide humanitaire aux Palestiniens.

    S’il essaie d’ignorer le problème ou se contente tout simplement de défendre les actions d’Israël, alors le premier anniversaire du discours du Caire sera aussi son épitaphe.

    Quand on prend connaissance de nouvelles comme celles des “actions secrètes”, on se demande si “l’urgent impératif stratégique” de Obama est vraiment celui de la “reconstruction des relations avec les communautés musulmanes du monde”, plutot que la manipulation de ces communautés afin de mieux les aliéner.

  • permalien qlq1 :
    5 juin 2010 @21h33   « »

    http://www.youtube.com/watch?v=BLjO...

    a bon entendeur salut..

  • permalien Deïr Yassin :
    5 juin 2010 @23h24   « »

    Rectification

    Helen Thomas, la grande journaliste américaine, est d’origine libanaise. Ses parents étaient des Chrétiens Grec Orthodoxes de Tripoli dans le nord du Liban. Son père, George Antonious - à ne pas confondre avec le grand intellectuel libano-egypto-et-un-peu-palestinien George Antonius - a changé son nom en "Thomas" en arrivant aux States :
    - http://saudiaramcoworld.com/issue/2...

  • permalien K. :
    8 juin 2010 @20h20   « »

    L’ONG Physicians for Human Rights (Médecins pour les droits humains), vient de publier un rapport intitulé « Experiments in Torture. »

    Dans la presse francophone je n’ai trouvé que Jeune Afrique qui en rende compte.

    Pourtant le New York Times en parle dans son édition du 6 juin 2010.

    Jeune Afrique :

    Les médecins américains qui ont assisté aux interrogatoires de la CIA après le 11-Septembre ont contribué à affiner les méthodes de torture, une pratique qui s’apparente à de l’"expérimentation humaine", selon une ONG. Ces praticiens ont ensuite pu émettre des recommandations pour améliorer ces techniques "d’interrogatoire".

  • permalien K. :
    8 juin 2010 @20h43   « »

    “Conquête des coeurs et des esprits”, “Promotion de la démocratie”, “défense des droits des femmes”, et autres couillonnades.

    Pour controler certaines zones afghanes les Etats-Unis emploient des milices afghanes dont le pouvoir surpasse celui des autorités officielles et dont les chefs sont aussi frustes que véreux et bestiaux.

    Et il faudrait que les populations de la région acceptent le “leadership” US ?

    Voir : With U.S. Aid, Warlord Builds Afghan Empire- New York Times, 5 juin 2010.

  • permalien K. :
    9 juin 2010 @22h41   « »

    1- L’actuel gouvernement israélien semble avoir une politique économique moins néolibérale que le précédent.

    2- Cherchez l’erreur.

    D’une part, en Israel,

    « nous voyons des pays comme la Grèce, le Portugal, l’Espagne et l’Irlande qui réduisent les salaires du secteur public, mais le gouvernement croit en la force de l’économie israélienne, et il augmentera les dépenses [publiques] dans l’année à venir ».

    D’autre part, aux Etats-Unis,

  • permalien K. :
    10 juin 2010 @01h11   « »

    Le Pentagone songerait à s’implanter à travers toute l’Asie centrale pour protéger les populations locales « contre le terrorisme. »

  • permalien K. :
    10 juin 2010 @23h44   « »

    Les Etats-Unis avertissent la Grande Bretagne : Vous devez envoyer plus de troupes en Afghanistan.

    Avertir ? Devoir ?

    La classe dirigeante britannique a des intérêts mondiaux, mais n’a plus une machine d’état suffisamment solide pour protéger ces intérêts et donc se tourne vers la machine d’État des États-Unis pour faire le travail. C’est pourquoi les troupes britanniques ont été envoyées en Irak et en Afghanistan, et pourquoi les ministres du Nouveau parti Travailliste ont toléré et couvert les tortures.

    L’armée britannique et les établissements de défense, y compris l’industrie d’armement, sont de plus en plus intégrés dans le complexe militaro-industriel étatsunien. Ce n’est jamais discuté dans les médias, au Parlement et presque jamais dans les milieux universitaires.

    Pour autant que la Grande Bretagne est concernée, il est essentiel que la Grande-Bretagne possède des armes nucléaires afin de toujours être en mesure de se faire passer pour une puissance mondiale. Ils sont complètement dépendants des États-Unis pour ces armes et il y a une compréhension tacite que ces armes ne seront disponibles qu’aussi longtemps que les gouvernements britanniques ont une politique étrangère qui, pour l’essentiel, est dictée par le Département d’Etat américain.

    Comme la position internationale de l’Empire américain s’affaiblit, cette situation va impliquer des difficultés croissantes pour les gouvernements britanniques. Déjà, les militaires britanniques ont été mis à rude épreuve au service de l’Oncle Sam, et l’Afghanistan ne sera probablement pas la dernière demande US de troupes.

  • permalien K. :
    13 juin 2010 @20h42   « »

    The Swoop dresse un réquisitoire contre l’administration Obama, le soupçonnant d’incompétence, tant sur le plan intérieur qu’extérieur.

    All these problems pose searching questions about the competency of the Obama presidency. There is little doubt that it faces testing times.

  • permalien K. :
    13 juin 2010 @22h17   « »

    « La Presse » :

    « Hillary Clinton et des milliers de diplomates dans le monde vont avoir une crise cardiaque quand ils vont se réveiller un matin et découvrir qu’une mine de renseignements secrets sur la politique étrangère est accessible. »

    Bradley Manning, un soldat de 22 ans, a écrit ces lignes à un ancien pirate informatique, Adrian Lamo, qui l’a dénoncé aux autorités américaines. Arrêté en Irak il y a deux semaines et détenu au Koweït, l’analyste militaire est soupçonné d’avoir divulgué deux vidéos classées secret défense et quelque 260 000 câbles diplomatiques confidentiels au site WikiLeaks, spécialisé dans la diffusion de documents sensibles.

    S’il faut se fier à une des confidences de Manning à Lamo, le site pourrait provoquer un scandale encore plus grand s’il diffusait les câbles diplomatiques, qui expliqueraient « comment les grandes puissances exploitent le tiers-monde, en détail et de l’intérieur ».

    Mêmes infos dans The Independent avec quelques différences et/ou compléments :

    Selon M. Lamo, Manning a déclaré que les documents montraient "des transactions politiques quasi-criminelles" effectuées par les ambassades des États-Unis au Moyen-Orient qui, si elles étaient avérées, causeraient un embarras considérable à ses principaux alliés dans une zone notoirement instable du monde.

  • permalien K. :
    14 juin 2010 @00h06   « »

    New York Times : Obama a déjà dépassé tous les présidents passés, y compris Bush le petit, dans la poursuite judiciaire des “causeurs de fuites”.

    In 17 months in office, President Obama has already outdone every previous president in pursuing leak prosecutions. His administration has taken actions that might have provoked sharp political criticism for his predecessor, George W. Bush, who was often in public fights with the press.

    Obama poursuit même ceux, comme l’agent du renseignement Thomas A. Drake, dont les “fuites” ne visent qu’à dénoncer les gabegies gouvernementales !

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