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Les prédicateurs de la génétique extrême

jeudi 17 juin 2010, par Hervé Le Crosnier

Notre précédent article sur la biologie synthétique (lire La boîte de Pandore de la biologie synthétique) s’est attiré les foudres du généticien Philippe Marlière (lire, sur le site Vivagora, « Prométhée, Pandore et Petri »). Pour ce dernier, il est souhaitable que la biologie emprunte aujourd’hui le chemin « démiurgique » de la construction de nouvelles formes de vie. Analyse de ce discours prophétique, qui, disqualifiant d’un revers de main les opinions critiques, entend suggérer aux décideurs politiques qu’il n’existe d’autre choix que de soutenir cette recherche extrémiste.

Le géo-engineering, la génétique extrême, la manipulation de la matière au niveau nanométrique, les technologies informatiques et cognitivistes participent à des degrés divers à l’explosion d’un nouveau modèle de la recherche scientifique. A la source de cette approche, on trouve en général la volonté de définir des problèmes majeurs face auxquels les sociétés, et plus particulièrement les politiques, seraient incapables de répondre. Dès lors, les demandes de bien-être, de sécurité, d’une vie longue tranquillement installé auprès d’une corne d’abondance doivent trouver réponse non dans l’organisation du monde et la décision démocratique, ce qui pourrait peut-être conduire à un renoncement à la prédation sur la nature, mais dans les technologies de nos démiurges ; dans leur « plan B ». Sans qu’ils ne s’interrogent jamais sur les présupposés des désirs ainsi définis, qui ne reflètent au fond que la vision nombriliste de l’humanité riche et dominante. Sans jamais non plus penser qu’il pourrait y avoir des échecs techniques, dont les conséquences seraient payées par tous. Pour nos Prométhée en blouse blanche, seule la voie du succès radieux est ouverte. D’ailleurs, leurs produits sont vendus avant même d’être mis au point, leurs technologies brevetées avant de sortir des éprouvettes, et de nouveaux marchés spéculatifs, tels le marché du carbone, sont d’ores et déjà le carburant principal de leurs activités.

Ce qui devient intéressant dans la situation actuelle, c’est que ces acteurs idéologiques, ces bonimenteurs de foire et ces fiers-à-bras de la philosophie télévisuelle sortent du bois. Les voici confortés d’une main par la lenteur des régulations internationales, à l’image des petits pas du Sommet de Copenhague, et de l’autre par la mystification du public envers la « science » qui serait par essence salvatrice. Quand la crise est là, les solutions totalisantes ont souvent l’oreille du public, et se voient gratifier de l’argent des décideurs. Ce qui justifie les multiples stratégies proprement médiatiques qui sont mises en oeuvre.

Philippe Marlière, directeur de la société Isthmus, installée dans le Génoscope d’Evry, chercheur et consultant en biologie synthétique, s’est ainsi fendu d’un papier qui ne fait qu’écrire noir sur blanc le bréviaire de ce choix idéologique. En tentant de répondre aux critiques de l’expérience de Craig Venter, un collectif auquel je m’honore de participer, Philippe Marlière dévoile en réalité la structure même du discours des généticiens extrémistes. Je vous recommande la lecture intégrale de son article : « Prométhée, Pandore et Petri », publié sur le site de Vivagora. J’utilise largement des extraits de cet article dans ce billet. A commencer par cette annonce, prononcée sur le ton prophétique qui marque l’ensemble de sa prose : « Les pouvoirs politiques vont maintenant devoir prendre conscience de l’extraordinaire capacité d’intervention que confère la synthèse chimique de matériel héréditaire, l’ADN, et de son potentiel pour façonner le monde. » Le message ne s’adresse pas à ses pairs, mais vise les décideurs...qui sont dorénavant mis au pied du mur : « comme si l’événement Prométhéen d’incarnation génomique était réversible et que sa procédure d’accomplissement pouvait être délibérément oubliée à l’avenir ».

A toute vitesse vers la « singularité »

Il ne serait plus temps de s’interroger, la « singularité » est advenue. Hallélujah. D’ailleurs oser émettre des doutes vous classe instantanément dans le camps des « flagellants », image intéressante, qui renvoie, dans la mythologie de ce groupe, à une double condamnation : un moment historique moyen-âgeux, et une volonté de considérer ceux qui ne veulent pas être dupes de leurs promesses comme de tristes sires. La joie serait avec eux. « La faille épistémologique qui s’ouvre se mesure au mutisme de nos bardes et de nos druides, Bioethix et Deontologix, d’ordinaire si prompts et diserts à interpeller l’intelligence collective de notre village hexagonal sur le clonage, les mères porteuses ou le réchauffement climatique. » Là encore, l’usage de la langue Astérix vise à mettre les points sur les « i » : vouloir réguler et introduire de la réflexion serait purement et simplement un folklore dépassé. D’ailleurs, José Bovix ne serait pas loin : « La démarche constructiviste prévaut cependant dans la chimie organique depuis plus d’un siècle. Hélas, pas davantage que les OGM, le public ne goûte la chimie, laquelle est perçue comme contre-nature en dépit de la consommation massive et bénéfique de ses produits. Avec l’avènement de la biologie synthétique, ce sont les approches constructivistes de la chimie qui s’emparent de la biologie déductiviste pour la faire progresser dans une direction et à un rythme jamais vus jusqu’ici. » L’affirmation gratuite sur les « bénéfices » de la chimie fait fi de l’explosion des cancers environnementaux, de la baisse de la fécondité, des menaces sur les abeilles,... à moins qu’elle n’ait bien sûr comme unité de mesure les bénéfices économiques de l’industrie chimique.

Car, au fond, toute la gesticulation médiatique de ce groupe d’ingénieurs n’a qu’un seul objectif : mettre les sociétés devant le fait accompli, pour mieux refuser toute régulation, jouant sur le message subliminal que « régulation » serait forcément « rétrograde » et brisant les « espoirs » que leurs méthodes démiurgiques proposent... « C’est précisément ce qui fait de la biologie synthétique une science, au sens le plus moralement élevé et intellectuellement risqué du terme. Nul n’est plus prophète de ce qui va s’ensuivre dans les biosciences et les biotechnologies, même pas Craig Venter. » Non seulement « c’est joué », mais de surcroît, les méthodes de raisonnement qui ont cours dans la science seraient incapable de s’adapter à ce nouveau monde : « C’est précisément une crise de l’approche analytique qu’instaure la démiurgie génomique. » Car si les « bénéfices » sont de toute évidence au bout du chemin, le chemin est imprévisible. « En effet, l’assemblée plénière de tous les experts du monde serait, de son propre et consensuel aveu, incapable de prédire quel texte génomique viable garantirait la colonisation d’un milieu donné par un organisme le propageant, ou entraînerait son extinction dans ce milieu. La biologie synthétique instaure une démarche radicalement différente : comprendre en construisant, inférer pour construire, construire pour comprendre. » Et si le chemin est imprévisible, il faut donc le prendre et l’admettre, comme dans tout discours charismatique : « Nous devons nous faire collectivement à l’idée que la biosphère sera maintenant accompagnée d’une biodiversité artificielle. »

Philippe Marlière n’est pas le seul à tenir ce discours amphigourique. Les tenants de la biologie synthétiques sont si fiers de leur posture de démiurge qu’ils expliquent eux-mêmes leurs objectifs avec une candeur qui ne laisse pas d’effrayer. Ainsi Markus Schmidt, coordinateur du Programme de Recherche Européen Synbiosafe (Safety and Ethical Aspects of Synthetic Biology) auquel participe Philippe Marlière. Dans son article « Xenobiology : a new form of life as the ultimate biosafety tool », à la fin d’une introduction dans laquelle il cite les spécialités qui s’intéressent aux formes de vie « non conventionnelles » que sont la recherche des origines de la vie, l’astrobiologie, la chimie des systèmes et la biologie synthétique, il précise : « Néanmoins, la principale différence entre ces spécialités repose sur le fait que la communauté des chercheurs sur l’origine de la vie et sur l’astrobiologie sont centrés sur la la compréhension du phénomène de l’évolution et de la vie, quand la majeure partie des tenants de la biologie de synthèse veulent “appliquer” les principes de l’ingénierie génétique pour créer des formes inhabituelles de vie, qui auraient des usages intéressants. » Il faut dire que l’article débute en annonçant la couleur au travers d’une citation en exergue de Peter Drucker, le principal théoricien étatsunien du management : « La meilleure façon de prédire l’avenir est de le créer. »

Les nouveaux Galilée... disent-ils

Après avoir défini l’orthogonalité comme une composante essentielle du génie industriel, qui permet de modifier un élément d’un système complexe sans que cela ait de conséquences sur les autres composants, Markus Schmidt choisit d’en faire l’axe central de la biologie synthétique. Alors même que chacun peut constater, surtout depuis la multiplication des systèmes informatiques, que les « effets de bord », conséquences imprévues de la modification d’une partie d’un système, sont intrinsèquement liées au fonctionnement même des machines complexes, l’application de l’orthogonalité dans des systèmes biologiques, auto-reproductibles par définition, serait néanmoins à portée de main de nos ingénieux bio-ingénieurs ! Et comment donc ? En réalisant, grâce aux synthétiseurs d’ADN, comme ceux utilisés par Craig Venter, un XNA (Xeno nucleic acid), qui utiliserait d’autres bases, et serait « en théorie » incapable d’interagir avec l’ADN biologique. Une approche qui ferait donc de la biologie synthétique l’ultime « coupe-feu biologique » assurant la bio-sécurité des expériences de génétique extrême. Un retournement exceptionnel... qui n’est appuyé bien évidemment sur aucune réalisation, comme c’est devenu la mode dans la nouvelle « science des promesses ». Et d’édicter dix règles pour une biologie synthétique en toute sécurité, toutes emplies de « should » (« devrait ») et « must » (« doit »)... dont l’article lui même finit par douter, quand il cite la possiblité que les règles de xénobiologie ne soient pas appliquées correctement, ou que d’aucuns s’en servent pour créer des armes nouvelles. Mais rien de tout cela ne doit entamer l’optimisme néo-religieux de rigueur. Pas même la mise en route d’un réseau de biohackers utilisant les composants biologiques pour mener des expériences en chambre... qu’il appelle de ses vœux, en toute biosécurité éthique et sociétale, évidemment.

Il est par ailleurs intéressant de considérer l’alliance entre Philippe Marlière et Markus Schmidt dans le programme Synbiosafe, qui serait le « premier projet européen de recherche sur la sécurité et les aspects éthiques de la biologie synthétique ». D’un côté, celui qui raille toute volonté Ethix, de l’autre celui qui emploie les termes « societal » ou « ethic » dans les titres de tous ses articles. Leur convergence porte à l’évidence sur l’opération médiatique nécessaire pour que se développe leur projet techno-mythologique et que puisse continuer la saga démiurgique : il faut endormir les décideurs pour garder le champ libre. Les méthodes sont simples et connues : « Bad Cop » est à droite du décideur qu’on aura judicieusement placé sous la lampe médiatique du bureau d’interrogation. Il lui explique qu’il est trop tard pour réfléchir, qu’on n’y peut rien et que le coup est déjà parti. D’ailleurs, : « On ne trouverait pas, dans l’arsenal du Venter Institute, d’appareil, de molécule ni de cellule que la pratique habituelle des biotechnologies réprouverait ou exigerait de contrôler de façon draconienne. Chacune des opérations que son équipe et ses fournisseurs accomplissent est réalisée séparément dans des milliers de laboratoires, en particulier la synthèse chimique d’ADN, la PCR, le clonage dans des chromosomes artificiels de levure. » (article de Philippe Marlière). Il n’y a pas d’arme du crime, donc il ne peut y avoir d’enquête... Puis intervient « Good Cop », qui va prendre le décideur par les sentiments, en sortant de sa besace le « biocontainment », qui non seulement va garantir qu’aucune interaction n’est possible entre la xénobiologie et le monde biologique réel, mais de surcroît va clore le bec aux opposants aux manipulations génétiques en pleine nature. Car « Good Cop » sait servir des gâteries au décideur que l’on suspecte de régulationisme : « La xénobiologie va déclencher le nouveau paradigme et changer la manière dont nous concevons la nature et la vie... Tout comme la Terre a perdu sa place au centre de l’univers » (article de Markus Schmidt). Là encore, méthode marketing bien rôdée, la capacité à convoquer des grands moments historiques, biens connus de tous... et qu’importe qu’ils n’aient aucun rapport avec ce qui est en débat. Même si elle sent sont service de public relation à plein nez, la technique manipulatoire est aussi employée par Philippe Marlière, pour qui le « néolithique » marque le premier pas de la biologie synthétique sur terre. Quant à vous, décideurs, journalistes, responsables, citoyen(ne)s, vous n’allez tout de même pas vous méler de réguler ce qui est d’ores et déjà le nouveau paradigme en route. L’histoire vous regarderait de travers, et vous ne tenez pas à brûler Galilée une nouvelle fois. N’est-ce pas ?

S’il convient aujourd’hui d’accentuer les réflexions sur les sciences prométhéennes, c’est largement au-delà des risques biologiques et environnementaux, qui sont pourtant majeurs. Ce qu’il convient de préserver, c’est l’alliance entre la science et la raison, la démonstration, la falsifiabilité... tout les critères qui ont été mis en oeuvre pour que des illuminés ne puissent se vanter devant l’opinion et trouver financements, encouragements, absolution et gloire indépendamment de leur travail réel, indépendamment de toutes hypothétiques réalisations et plus encore des retombées « positives » pour les sociétés. Le jeu intellectuel de la biologie synthétique, comme des autres techniques de rupture est certainement attrayant. Peut-être même pourrait-il faire entrevoir des fonctionnements inconnus de la machinerie biologique. Mais la façon dont ce paradigme est promu, imposé par la mise au pied du mur, la façon dont il draine les crédits en s’épargnant toute possibilité de critique, de remise en cause et de régulation, la façon dont il associe le pire discours positiviste à ses travaux, sont autant de raisons qui en font avant tout une question proprement politique. Retirons le carburant des marchés spéculatifs (brevets, marchés du carbone, financement des promesses), et revenons au débat scientifique, aux controverses appuyées sur le raisonnement. Nous verrons bien s’il en sort quelque chose d’utile.

Nous avons le temps de réfléchir collectivement. C’est ça, la démocratie, n’en déplaise à nos néo-religieux démiurgiques.

52 commentaires sur « Les prédicateurs de la génétique extrême »

  • permalien Paul Laurendeau :
    17 juin 2010 @12h59   »

    Dans le mille. Ajoutons que tout cela contribuera a la perpetuation de la fadaise social-darwiniste. Darwinisme, oui. Social-Darwinisme, non. La distinction est ABSOLUMENT cruciale. Je ne suis pas chaud chaud pour le Mâle Alpha humain des folliculaires de notre temps…

    http://ysengrimus.wordpress.com/200...

    Il me les brise, pour tout dire…

  • permalien Kamel Makhloufi :
    17 juin 2010 @15h36   « »
    Sciences vs Democraties

    Cet article est dans le mille. Il appuie sur la question essentielle du pseudo-débat scientifique en cours dans de multiples champs scientifiques. Nous connaissons tous les problêmes qui chamboulent le modèle économique que Monsanto et consors aimeraient imposer.
    Habitant Grenoble, j’essaye de suive de près le problème que pose le developpement des nano-technologies et le dernier article paru sur le site de Piece et Main d’Oeuvre est assez proche de celui que nous offre Hervé le Crosnier : il nous présente Michel Soutif, grand maître du façonnement techicien de la cuvette grenobloise.
    Je vous invite à le lire : http://www.piecesetmaindoeuvre.com/...

  • permalien Shiv7 :
    17 juin 2010 @17h47   « »

    ..La biologie synthétique instaure une démarche radicalement différente : comprendre en construisant, inférer pour construire, construire pour comprendre. »

    En somme c’est le troisième palier dans la réduction des champs d’investigations de l’homme ;

    1) La science des anciens, qui consistait à comprendre et s’harmoniser au monde ambiant et Universel.

    2) La science des modernes, qui consiste à comprendre et construire (donc détruire, comme le bien amène le mal..) le monde ambiant, en disqualifiant au passage, l’Universel.

    3)La "nouvelle" science non analytique,qui consistera à construire pour comprendre, reviens à dire que la compréhension du monde ambiant et désormais accessible à l’homme sera celle qu’il aura lui même créé.. L’universel, est lui, réapproprié et réduit aux dimensions de l’homme.

    C’est en quelque sorte un court-circuit de la connaissance, et la fin de toutes aventures et découvertes..

    Que peut-il rester à connaitre quand l’objet de notre connaissance est notre propre création ? (du copié collé qui tourne à perpette en mode aléatoire..).

    Le seul type de connaissance qui puisse résulter, est la connaissance de l’artifice(l’auto création comme l‘auto asservissement..), l’enjeu n’est plus de connaitre la réalité mais l’artifice qui la remplace.

    C’est ce qu’on appelle la "réalité virtuelle" sans se rendre compte que les deux mots sont des antonymes, car la réalité n’est jamais virtuelle comme la virtualité n’est jamais réelle, c’est de la confusion dans tous les sens du terme.

    La confusion n’étant pas la fusion, tout comme la mondialisation n’est pas l’Universalité..

    Suite

  • permalien Shiv7 :
    17 juin 2010 @18h30   « »

    Suite
    L’obscurantisme religieux qui consiste à détourner la Réalité sacrée aux profits d’intérêts particuliers est bien dépassé, avec l’obscurantisme scientifique on en est à détourner la réalité naturelle et objective aux profits d’intérêts particuliers.

    Après la désincarnation du Sacré, voici la désincarnation de la nature..

    C’est de la démiurgie au plein sens du terme, puisque l’homme sera le modèle de lui même, de plus libéré de toutes contingences, auto suffisant (comme seul Dieu l’était jusqu’à présent).

    L’homme va recréer un monde à sa propre image..(toutes ressemblances avec des faits réels est fortuites).

    Jadis l’homme à peut être créé un Dieu à son image, aujourd’hui il fait mieux, il crée la réalité à son image.

    « Nous devons nous faire collectivement à l’idée que la biosphère sera maintenant accompagnée d’une biodiversité artificielle. »

    On peut se demander si il y a vraiment la place sur cette planète pour elle et son double..(merci Baudrillard..)

    Et surtout cette phrase achève l’aspect « religieux de l’ensemble », on voudrait nous faire croire que cette « biodiversité artificielle » est une destinée en quelque sorte naturelle (!)(pour ne pas dire sacrée)et surtout qu’il n’y a aucun choix possible, presque une fatalité..

    Un peu comme les anciens qui étaient soumis aux divinités. A la différence qu’eux croyait plus en la destinée qu’en la fatalité. (c’est là qu’on peut se poser la question de savoir si on les a vraiment évacués ou simples "dévalués" et renommés ?)

    Du reste ne dit on pas « qu’on arrête pas le progrès » ? Hors l’aspect marquant de la fatalité, c’est qu’on ne l’arrête pas (pour la bonne raison qu’en général, on ne la vois pas venir..). Une chose de sur est que la fatalité ne laisse aucun choix..

    Contrairement à la destinée qui elle peut être détournée, voir stoppée, gérée, qui suppose un espace "secondaire" de libre arbitre ou/et une dose de hasard ou/et de fatalité.

    Le monde "fatal" remplace le monde "destiné", car comment le monde pourrait avoir un destin puisqu’il n’a plus de sens ?

  • permalien Janine Guespin :
    17 juin 2010 @19h36   « »

    la biologie a déjà connu, à cause du même Craig Venter, une aventure qui a couté très cher, même si elle a apporté beaucoup à la science (et même à la technologie) mais pas du tout là où ses promoteurs l’avaient prédit. Il s’agit du séquençage du génome humain, qui a mobilisé des sommes énormes et un nombre d’équipes non moins énorme dans une course de vitesse folle des recherches publiques et de firmes pharmaceutiques, contre...Craig Venter qui voulait brevetter pour lui seul le génome humain ! Pour justifier ce programme des scientifiques n’ont pas hésité à affirmer : lorsqu’on connaitra le génome humain, on saura tout de l’homme. Avant d’être pour ou contre ce programme, il fallait être conscient que cette phrase est simplement et totalement fausse. Et le plus grand gain de connaissance du séquençage du génome humain est précisément d’avoir démontré définitivement que cette phrase est fausse.
    Alors, je suis tout à fait d’accord avec la conclusion du texte de Hervé le Crosnier ; commençons donc par savoir au juste de quoi il s’agit. Ne nous laissons pas prendre aux fausses promesses et aux illusions, fut ce pour les combattre. Ne nous laissons pas enfermer dans de fausses alternatives, comme l’article de Marlière nous invite à le faire. Il faut tout d’abord savoir ce qu’il en est réellement de ces techniques, ce qu’elles permettent (en bien comme en mal) et ce en quoi la propagande est du vent. Nous sommes entrés dans une économie de la promesse. ne nous y laissons pas prendre, au risque de perdre de vue les enjeux réels.

  • permalien Anonyme 13 :
    17 juin 2010 @19h42   « »

    Chers auteur et commentateurs,
    Il faut distinguer entre la science comme recherche de la vérité (et en cela je ne vois pas pourquoi la limiter) et la science comme pouvoir (notamment de transformer et d’assujettir le monde). C’est une distinction qui n’est pas toujours facile à faire hélas ! Je vais me contenter là de renvoyer simplement à la grande référence de Bertrand Russell (qui toute sa vie n’a cessé de faire la distinction et y tenais particulièrement, notamment pour son concept de Pursuit of Truth

    ), et à la lumineuse conférence du philosophe français contemporain Jacques Bouveresse, intitulée Bertand Russell : la science, la démocratie et la "poursuite de la vérité.

  • permalien Murmure :
    17 juin 2010 @19h43   « »

    à moins qu’elle n’ait bien sûr comme unité de mesure les bénéfices économiques de l’industrie chimique.

    A moins aussi, de considérer que l’usage thérapeutique de la chimie va de pair avec la santé de l’individu. Nonobstant l’agénésie de l’homérique spermatozoïde.

    un moment historique moyen-âgeux, et une volonté de considérer ceux qui ne veulent pas être dupes de leurs promesses comme de tristes sires

    La biologie synthétique a permis aux diabétiques de bénéficier d’un traitement : On introduit bien dans la la bactérie Escherichia Coli un gène spécifique pour produire l’insuline humaine.

    Promesse tenue.

    Mais la façon dont ce paradigme est promu, imposé par la mise au pied du mur, la façon dont il draine les crédits en s’épargnant toute possibilité de critique, de remise en cause et de régulation, la façon dont il associe le pire discours positiviste à ses travaux, sont autant de raisons qui en font avant tout une question proprement politique.

    Je crois savoir, que le domaine de la recherche scientifique est celui qui dispose du budget le moins conséquent, par rapport à d’autres et ceci dans la plupart des pays.

    D’autant plus que c’est un secteur aux coûts hallucinants pour la plus basique des manipulations issue des techniques de rupture.

    Ceci expliquerait le discours positiviste et la façon dont il draine les crédits.

    Et peut être finalement, juste la survie de la recherche scientifique traditionnellement peccante aux yeux des intellectuels.

  • permalien jdautz :
    18 juin 2010 @00h18   « »

    Mais pourquoi sens-je un remugle de la fameuse "nouvelle économie" ou on nous expliquait à quel points nous nous trompions en raisonnant encore en terme d’économie classique et à quel point nous étions au début d’un nouveau monde merveilleux et enfin libéré des contraintes et freins au progès.

    Bon c’est vrai que les même depuis on passé beaucoup de temps à nous démontrer que NOUS nous étions trompé en cautionnant la nouvelle économie et combien NOUS étions irresponsables. Mais bon.

    Finalement ce qui n’évolue pas beaucoups, c’est bien le comportement social des humains. Je propose beaucoup moins d’argent à investir dans certaines recherches douteuses et beaucoup plus dans les sciences sociales et leur mise en pratique pour enfin trouver le fonctionnement qui éviterais aux gens d’être prêt à découper leur voisin à la machette dans le but d’escalader 3 échelons hiérarchique d’un coup et pouvoir lécher les bottes d’un dominant mieux placé.

    Une fois ça obtenu, nous pourrions envisager plus serainement les usages et priorités de la science.

    Et puis il y a tellement de choses plus intéressante à apprendre et à faire que d’essuyer ses crampons sur la têtes des autres.

  • permalien Francesco Ferrer :
    18 juin 2010 @02h43   « »

    L’homme a une nature curieuse. Il aime comprendre et "inventer".
    Faut-il l’en empêcher ? Quelles seraient les critères pour juger si telle recherche est bien ou mal ? De toute façon, il est bien connu que en cherchant des choses soi-disant futiles, on a trouvé plein de choses qui sont devenus bien utiles et intéressantes. Une autre question : faut-il que la collectivité paie cette recherche (qu’elle soit mécanique, architecturale, électrique, atomique, spatiale, médicale, biologique... ou même artistique) ? Dans quel but ? Pour quelle amélioration de la condition humaine ?
    Le "progrès" quantitatif de l’humanité n’est-il pas ce qu’il y de plus EXTREMISTE ? Nous sommes presque 7 milliard d’êtres humains. Et nous en faisons naître 140 millions tous les ans tandis que 60 millions nous quittent. Si bien que la planète se bourre de 80 millions de pauvres bougres, chaque année. N’est-il pas temps de penser l’humanité autrement que dans les temps bibliques où nous étions quelques millions et de mettre un STOP à toute cet extrèmisme galoppant et pullulant ?
    Le fait de vouloir beaucoup d’enfants pouvait se justifier à une époque où la mortalité infantile était très importante. Mais malheureusement !?!?) grâce à certaines recherches ce n’est plus toujours le cas.
    Faire en sorte que par l’éducation, nous soyons tous conscients de notre responsabilité vis-à-vis de nous mêmes et des autres humains qui partagent notre planète, n’est-il pas primordial ?
    En tout cas plus important que de vouloir empêcher des avancées dans nos connaissances quelles q’elles soient.

  • permalien Seamus :
    18 juin 2010 @09h26   « »

    J’ai lu les trois articles.
    Réponse assez navrante de M. Le Crosnier qui se situe dans le champ de l’intellectuel mortifié plus que sur celui du vrai débat technique avec ses éventuelles incidences sur la société.

    Je comprends parfaitement ses interrogations et adhère à certaines d’entre elles, mais tout ramener à des questions de personnes, en pratiquant des amalgames systématiques nuit à l’exposé d’une position qui se veut objective.

    Je me demande d’ailleurs si cette compilation de références diverses, de citations, de salmigondis intellectuel, ne cache pas finalement et tout simplement l’absence de maîtrise de ces sujets en effet complexes (ce que je ne saurai lui reprocher). Je pense qu’il serait simplement plus honnête que l’auteur précise pour le lecteur moyen son niveau de compétence sur ces sujets, afin que le même lecteur puisse se faire une idée sur la crédibilité de la critique apportée (de bonne foi je n’en doute pas) sur le sujet.

    Ayant travaillé dans des secteurs de haute technologie depuis plus de 25 ans, je suis d’expérience très méfiant sur les esprits universels capables, comme M. Le Crosnier, d’avoir des avis techniques définitifs sur des sujets qui vont des NTIC jusqu’aux Biotechnologies dans leurs domaines les plus pointus...

  • permalien Hervé Le Crosnier :
    18 juin 2010 @09h51   « »

    Bonjour,

    Le débat n’est malheureusement pas "technique", ce serait trop simple.
    C’est en essayant de faire passer un discours néo-religieux pour une question technique que les tenants de la biologie synthétique essaient d’éloigner le citoyen de la prise de conscience.

    Quant à mes "compétences", elles sont celles d’un citoyen éclairé, qui lit et travaille ses sujets. Je ne prétends à rien d’autre, mais c’est déjà pas mal. Comme chercheur en sciences de l’information et de la communication, je me focalise sur le mode de récit qu’emploient les tenants des technologies de rupture. On y apprend plus sur les préconceptions et les hypothèses qu’en réduisant leur travail à une "technique".

    Pour les citations, elles sont sourcées dans l’article, et vous pouvez donc les vérifier vous-même. C’est une pratique scientifique assez répandue d’indiquer au lecteur comment remonter aux sources. Si le résultat fait "salmigondi", la faute en revient peut être aux sources elles-mêmes ?

  • permalien
    18 juin 2010 @10h03   « »

    (@seamus en particulier)

    Les questions de la science ne se posent pas seulement aux scientifiques, pour la simple et bonne raison que ses conséquences s’imposent à tous.

    Ainsi, chacun a son mot à dire, et la compréhension des technologies, théories ou quoi que ce soit impliqué dans cette "science", n’est ni nécessaire ni suffisant pour formuler une opinion.

    Le scientifique est souvent aveugle sur bon nombre de choses car il est "le nez dans le guidon". Et puis aussi, de temps en temps, il se moque des conséquences, car ce qui l’intéresse, c’est la science. Il faudrait qu’on ne croit l’avis que des ces gens-là ? Parce que soit-disant, la science serait objective ? Elle est humaine, la science...

    J’ai un exemple en tête qui m’embête beaucoup. Vous me pardonnerez si je n’utilise pas les bons mots, et vous me corrigerez si je prétends des trucs improbables. (Je ne suis que mathématicien.) Imaginons que des scientifiques cherchent un lien, une corrélation comme on dit chez nous, entre un certain gêne humain et un comportement particulièrement violent chez l’individu. Imaginons que, par des méthodes scientifiques toutes rigoureuses, ils arrivent à trouver un tel gêne. On fait quoi ? On décide que tous les gens qui naissent avec on les enferme, on les tue, on empêche les parents d’avoir des enfants s’il y a des risques ? Je ne vois pas en quoi un scientifique est plus à même de répondre à ça que n’importe qui d’autre. Et il faudrait juste dire : ah, maintenant qu’on le sait, il faut faire avec... Non, il faut, tant qu’on peut, se poser les questions avant. Est-ce qu’on a envie de savoir s’il y a un "gêne de la violence" ?

    A ce propos, une vidéo d’une conférence de Dominique Pestre, qu’on peut regarder sur le net :

    http://www.gabrielperi.fr/spip.php?...

  • permalien Seamus :
    18 juin 2010 @10h16   « »

    Cher Monsieur,

    Merci de ce retour rapide, vous avez confirmé mes craintes...

  • permalien Frécourt :
    18 juin 2010 @10h43   « »

    Religiosité : oui, avec cette nuance que les nouveaux démiurges se positionnent non pas comme nouveaux croyants, mais comme nouvelle origine qui demandent très naïvement de leur accorder foi en leurs annonces kérygmatiques les yeux fermés. Beaucoup de grands mots nouveaux comme toujours : une ’’langue de bois’’ toute neuve, qui bouche les oreilles et ligote l’intellect, comme celle des nouveaux produits de beauté, ça fascine par l’entretien d’un mystère transcendant, comme le faisait la messe en latin... J.Frécourt

  • permalien Shiv7 :
    18 juin 2010 @10h52   « »

    Ayant travaillé dans des secteurs de haute technologie depuis plus de 25 ans, je suis d’expérience très méfiant sur les esprits universels capables, comme M. Le Crosnier, d’avoir des avis techniques définitifs sur des sujets qui vont des NTIC jusqu’aux Biotechnologies dans leurs domaines les plus pointus...

    Le problème du "spécialiste" est qu’il ne voit que sa propre spécialité, or le monde est un tout.. Quand une spécialité menace de modifier complètement le milieu naturel du tout, il devient tout à fait logique, spécialiste ou non, de débattre la question sous tous ces aspects, vu qu’on est tous concerné.(comme le dit si bien le post qui me précède.)

    Merci de ce retour rapide, vous avez confirmé mes craintes...

    Si j’ai bien compris, M. Seamus, se croit au dessus de toutes critiques concernant son art, ne voit-il pas que se faisant, il se prend pour pas moins qu’un pape.. (à quand l’infaillibilité scientifique ?).

    Il est en effet tout à fait inquiétant, que des personne conmme vous M. Seamus, dites éduquées, ne se rendent pas compte de leurs propres limites(mais n’est ce pas le propre du spécialiste que de s’enfermer dans des limites qu’il a préalablement tracées ?). Je ne peux que vous conseiller de sortir un peu de votre spécialité et d’ouvrir les yeux sur le monde qui vous entoure.

  • permalien Remi :
    18 juin 2010 @11h59   « »
    Scientifiques et litteraires

    J’ai beaucoup discuté de l’opposition entre littéraires et scientifiques, m’interrogeant même avec certains sur la pertinences de ces diverses castes à trancher des questions de santé publique.

    Car oui, il y a deux mondes qui, à force d’une espèce de dérive des espèces, ou d’excès de réflexions internes, ont chacun leur mode de communication et leur code de réflexion.

    Les littéraires, spécialistes de la communication, expriment leurs idées avec talent et emphase ; mais les scientifiques sont habitués à une communication synthétique et considèrent nuls les arguments trop subjectifs.

    Il ne peut y avoir de débat en ces conditions sans des efforts importants des débatteurs pour s’adapter au mode de pensée de l’autre. Qui serait prêt à faire ce pas ?

    Je ne vois pour l’instant qu’une lutte d’influence entre ces deux mondes, où chacun à des atouts qui, en l’absence de règle du jeu, ne sauraient être abusifs.

    Ou peut-être est-ce mieux comme ça ?

  • permalien Gattaca :
    18 juin 2010 @12h48   « »

    Plutôt que de se demander si oui ou non on souhaite savoir et découvrir, je pense qu’il vaut mieux se demander ce qu’on fera des réponses aux questions qu’on se pose. En ce sens je suis d’accord pour donner une place bien plus grande aux sciences sociales et humaines, ainsi qu’aux questions d’éthique, mais pas nécessairement au détriment des autres domaines scientifiques, comme celui qui nous occupe en ce moment. Le problème étant que pour prendre du recul sur une découverte, il faut du temps pour en discuter, pour en comprendre les enjeux etc...
    Il est urgent de ralentir !! Mais lutter pour s’arrêter risque fort de diviser le monde en deux camps, les pro et les anti

    Je ne puis que vous engager à voir ou revoir "Bienvenue à Gattaca", ou encore à relire ’Le meilleur des mondes" : ce n’est pas la découverte en elle même qui est remise en cause, mais plutôt les dérives sociales qu’elle rend possibles. Contre ses dérives, le meilleur moyen de défense est encore le temps de la réflexion et du dialogue, mais face à la course à la découverte à laquelle on assiste, j’ai bien l’impression que nous sommes cruellement démunis...

  • permalien Jean de Cuir :
    18 juin 2010 @17h21   « »

    Question : Qui décide de la morale pour tous, pour tel groupe, telle société et pour l’humanité ? On ne peut éluder cette question. Répondre touche à tout ce qui s’accomplit en bioscience et biotechnologie, entre autres. Se faire à l’idée que la biosphère « sera maintenant accompagnée d’une biodiversité artificielle. » Et qui donc décide que ce doit être ainsi ? Quelle arrogance démiurgique que de proclamer au monde qu’il doit se plier devant tels savants qui de leur piedestal décrètent ce qui sera de la biosphère ou pas ! Comme si « la meileure façon de prédire l’avenir est de le créer » (Peter Drucker) A-t-il simplement su ce qu’il édictait ce gourou du management ?
    Que valent les déclarations de ces « messieurs » quand ils parlent hors de leur spécialité ? Ils utilisent leur aura de savant en tel domaine pour hausser leur déclaration non savante, par nature, au niveau de leur science d’ emblée proclamée — par eux — au-delà de tout soupçon pcq scientifique. Parlera-t-on ici d’ aberration mentale ?

    Et quelle vérité poursuit « la science » ? La seule que je connais, c’est de découvrir ce que « ceci ou cela » est ; c’ est-à-dire constater. Si je parle de finalité, j’entre dans un autre type de discours. En tant que savant, je ne peux rien dire de la finalité du monde, encore moins de la ou des finalités de l’histoire humaine. Je ne peux non plus, même si je crée un « machin » nouveau qui émule la vie ( encore faudrait-il avoir bien observé ce qu’il en est de la vie ) déclarer que « je » vais l’insérer dans le cycle de la vie, car cette déclaration ne peut être que celle d’une personne — parmi 6 milliards.

    Nous sommes encore au b-A-B-a de notre existence dite humaine, alors qu’il n’y a aucun consensus réel, c’est-à-dire négocié, sur les finalités humaines.
    Par contre, je conviens qu’il est suprêmement important que toutes les collectivités soutiennent financièrement — et pas seulement — les recherches de toutes les sciences ( même celles dites sciences humaines). Organisons autrement la négociation sociale des finalités poursuivies ainsi que celles des applications ( en repectant le principe de précaution ! ).

  • permalien Electron :
    18 juin 2010 @17h28   « »

    Il parlent de technique et non de science. Là est l’amalgame de base. Les techniques doivent être contrôlées.

  • permalien Jean-Claude :
    19 juin 2010 @02h56   « »

    La responsabilité du scientifique est une responsabilité collective, jusque là la plupart des "scientifiques" suivront, mais souvent ils s’arrêtent avant d’accepter l’affirmation que cette responsabilité collective est celle de l’humanité, y compris les plus "ignares" d’entre nous en bio-technologie ou en fission atomique. L’expertise (car il s’agit davantage ici d’un discours d’expertise que d’un discours scientifique) ne donne aucun droit politique ou social. C’est l’existence en tant qu’être humain qui ouvre ce droit égal à tous. Ce droit qui s’exerce don aussi sur le choix des recherches et sur leurs applications qui ne sont du reste pas séparables. "Les hommes naissent libres et égaux en droit" cela vaut aussi de leur avis sur ce que doit être la société et sa recherche de la connaissance.

  • permalien Picpus :
    19 juin 2010 @12h02   « »

    Pour répondre à Seamus, je voulais simplement dire que la science comme toute autre activité humaine doit concerner l’ensemble de la société. Son commentaire me fait penser à ceux qui prêchent un certain élitisme (il y aurait une élite éclairée face à la masse ignorante, quel mépris !) au delà de toute notion de démocratie. Ceux-là même qui crient à la liberté de la science ne voient pas, ou ne veulent pas voir que c’est un leurre, que cette discipline est assujetti aux critères de profit et de rentabilité de notre époque. Cela me fait parfois penser à "1984".

  • permalien Picpus :
    19 juin 2010 @12h11   « »

    ... Et puis, s’il n’a pas de contrôle démocratique, les "spécialistes" "techniciens" et "experts" de tout poils s’érigent en seuls détenteurs du savoir et de la connaissent et là le risque est grand de tomber dans un "bureaucratisme" qui empêche toute pensée critique.

  • permalien Picpus :
    19 juin 2010 @12h24   « »

    "Ayant travaillé dans des secteurs de haute technologie depuis plus de 25 ans, je suis d’expérience très méfiant sur les esprits universels capables, comme M. Le Crosnier, d’avoir des avis techniques définitifs sur des sujets qui vont des NTIC jusqu’aux Biotechnologies dans leurs domaines les plus pointus..."

    Attention ! le mépris contenu dans cette phrase pour ceux qui ne font pas partie du cercle des spécialistes en technologie est dangereux, il peut conduire à un élitisme et faire en sorte de conserver le savoir en quelques mains "éclairées".

  • permalien Nathan :
    19 juin 2010 @12h27   « »

    Sur ces questions, je recommande la lecture difficile mais gratifiante du premier chapitre ("Transformation de l’agir") du livre de Hans Jonas : "Le principe responsabilité" ("Champs", Flammarion).

    Un extrait :

    "Chaque fois que nous contournons de cette manière la voie humaine du traitement des problèmes humains et que nous la remplaçons par le court-circuit d’un mécanisme impersonnel, nous avons enlevé quelque chose à la dignité de l’ipséité personnelle et nous avons fait un pas de plus sur le chemin qui mène des sujets responsables à des systèmes de comportement programmés".

  • permalien Murmure :
    19 juin 2010 @13h36   « »
    Démocratie :

    Le mot est lancé, le sésame qui fait, de nous autres humains, les décideurs de demain.

    On ne peut que se réjouir de l’altérité de la démocratie, juste en jetant un œil distrait sur les titres de nos journaux.

    Le pouvoir au peuple, yep, LA solution... Finale.

    Les différents comités scientifiques qui représentent le peuple, on n’en a cure du :

    - GEE, Groupe Européen d’Ethique des sciences et des nouvelles technologies

    - CDBI, Comité Directeur pour la Bioéthique

    COMEST, Commission mondiale d’éthique des connaissances scientifiques et des technologies

    - CIB, Comité International de Bioéthique

    Tous des vendus.

    J’espère que l’exercice de la démocratie dans ce domaine s’arrête au choix qu’on fait, entre médicaments et phytothérapie.

    Si les hordes bigotes, anti-IVG, anti-condom, anti-travaux sur les cellules souches, anti-vaccins* etc. ont leur mot à dire, on est bon.

    *Surtout concernant les enfants, adultes ils sont libres.

  • permalien Shiv7 :
    19 juin 2010 @15h08   « »

    Si les hordes bigotes, anti-IVG, anti-condom, anti-travaux sur les cellules souches, anti-vaccins* etc. ont leur mot à dire, on est bon.

    *Surtout concernant les enfants, adultes ils sont libres.

    Libre ? Mais quand même pas jusqu’au point de décider pour leurs propres enfants, là s’arrête leur liberté..

    Vous avez raison Murmure, on ne va tout de même pas confié les enfants à la subjectivité de leurs parents, il est préférable de les confier à l’objectivité des scientifiques ou de l’état.
    C’est vrai qu’avec le GEE,COBI,COMEST,CIB etc. on est sur d’être bien encadré, surtout que comme vous le préciser qu’il s’agit de

    comités
    scientifiques
    qui représentent le peuple.

    Si la science cautionne la science(qui vous dis que le peuple aie envie d’être représenté par des scientifiques ?), ça devient imparable et dès lors vous pouvez effectivement dire

    on est bon

    en étant certain que personne ne vous déboulonnera de vos certitudes.

    Vous devriez lire ou relire "le meilleur des mondes" de A. Huxley, je suis certain que vous devriez adorer ce meilleur des mondes pressenti par A.H.

    Je constate aussi que la démocratie que vous défendez avec tant de vigueur actuellement semblerait avoir ses limites

    On ne peut que se réjouir de l’altérité de la démocratie, juste en jetant un œil distrait sur les titres de nos journaux.

    Le pouvoir au peuple, yep, LA solution... Finale.

    Ce n’est bien entendu pas moi qui vais me plaindre qu’on dénonces l’utopie du système démocratique mais venant de votre part.. Cela me rappel d’ailleurs un peu comment les Us ou les Israéliens(entres autres) utilisent ce concepts à géométrie variable.

  • permalien Murmure :
    19 juin 2010 @16h06   « »

    @ Shiv

    J’ai perdu ma faculté de compréhension en vous lisant. Si vous pouvez être plus clair, ce serait gentil.

    J’ai cru comprendre que vous n’avez pas compris que :

    De :

    - Un, j’étais ironique concernant la démocratie.

    - Deux, les US et Israël ne l’ont jamais critiqué plutôt adulé.

    Concernant les vaccins, si je prend un seul pour exemple, celui de la polio, qui a fait ses preuves depuis plus d’un demi-siècle et qu’un bigot en Afrique ou ailleurs, le refuse à son enfant, cela devient juste criminel, mais je suis sûre que vous n’avez aucun problème avec ça.

    Concernant les comités scientifique, si vous avez pris la peine de vous informer substantiellement avant de critiquer, vous saurez que par exemple pour la COMEST.

    Le Directeur général nomme les 18 membres de la COMEST dont le mandat est fixé à quatre ans. Les membres de la Commission sont des personnalités éminentes : scientifiques, ingénieurs, juristes, philosophes ou experts dans les domaines de la culture, de la religion ou de la politique. La répartition et la couverture géographiques des différentes disciplines et écoles de pensée sont l’un des critères pris en compte

    Bon, je dois prendre rendez-vous avec mon plombier pour une éventuelle chirurgie endoscopique, voyez-vous, je ne suis pas élitiste.

  • permalien dourack :
    19 juin 2010 @17h05   « »

    . L’incompréhension et la peur sont les maîtres mots à ce sujet. Une attitude similaire vivait au temps de Marie Curie lors de la découverte de la radioactivité.
    Carl Sagan a bien démontré, de même que la vision prémonitoire d’Aldous Huxley que tant qu’il y aura des hommes la recherche ne reculera devant rien pour percer les secrets de notre existence. La recherche bioéthique ne s’arrêtera jamais, ceci au grand dam des religieux, car c’est là le nœud du problème. Les religions et en particulier la dictature Vaticane se battra ad fundum pour conserver ces fables, mythes et fictions, Dieu a crée la vie et on n’y touche pas. De là a faire le plus peur possible est le refrain permanent.
    Il ne faut pas avoir peur de ces recherches, l’homme par l’émancipation de son cerveau cherchera toujours plus loin et démontrera que la vie est un pur hasard chimico-atomique et de le recréer sera un jour un jeu d’enfant. Évidement les religions devront plier bagages.
    D’ici là pas mal d’eau coulera sous les ponts

  • permalien Shiv7 :
    19 juin 2010 @21h35   « »

    Murmure.
    Je veux bien admettre que ma formulation à la fin de mon post n’est pas très clair, mais quand est-il de la votre ?

    Un, j’étais ironique concernant la démocratie.

    Même en vous relisant j’ai de la peine à saisir votre ironie concernant la démocratie, cela doit être tellement subtil qu’il faut sans doute être linguiste pour la déceler.

    Deux, les US et Israël ne l’ont jamais critiqué plutôt adulé.

    Puisque vous n’avez pas compris mon allusion, je dirais qu’ils l’adule quand cela les arranges. Comme ça c’est clair ?

    Concernant les comités scientifique

    Concernant les comités éthique, je me doutais un peu qu’ils étaient interdisciplinaire, mais je ne faisais que vous citer, c’est vous qui parler de comités scientifique.

    Concernant les vaccins, si je prend un seul pour exemple

    Bravo pour l’exemple, là par contre on ne peut pas dire que vous faites dans la subtilité, la preuve c’est que j’ai compris..

    si vous avez pris la peine de vous informer

    Vous savez Murmure, l’info c’est comme tout, il ne faut pas abuser,sinon c’est l’indigestion. Oxigénez vous, lisez des livres, éclatez vous, essayez, osez vivre (même dangereusement) et comprendre par vous même, ça vaut la peine..

    Bon, je dois prendre rendez-vous avec mon plombier pour une éventuelle chirurgie endoscopique, voyez-vous, je ne suis pas élitiste.

    Mais je n’en doute pas, vous êtes juste une personne sensée qui fait confiance aux spécialistes, vous voyez j’ai fait des progrès, j’arrive même à comprendre votre humour.. Ceci étant, si je puis vous êtres utile ; bien que n’ayant pas de connaissance de plomberie il s’avère que j’ai étudié l’électricité (ça doit être pour ça que je suis à la "masse"), peut être seriez vous intéressée par un relookage (refaçonnage si K me lit..) de votre orthopédie mentale ? Je pourrai entre autre vous reconnecter les bons circuits afin que vous puissiez par ex. mieux "situer" notre amis Obama.. (ouops je sors du sujet..).

    Bon c’est pas tout, je vais louper ma soucoupe hebdomadaire pour Sirius, toute les semaines on se fait une petite jam session la-haut avec mes potes Bob (ouaih lui même !)Jimi, ya même le Che qui s’est mis à la batterie, c’est vous dire.. (si je rêve..merci Renaud..)

  • permalien Shiv7 :
    19 juin 2010 @23h09   « »
    La génétique des prédicateurs de l’extrême artifice, ou quand le superficiel se prend pour l’essentiel

    dourack :19 juin @17h05 « 

    d’Aldous Huxley que tant qu’il y aura des hommes la recherche ne reculera devant rien pour percer les secrets de notre existence.

    Vous avez une drole de lecture de A.H. ! il semblerait que vous ayez capter exatement l’inverse du message qu’il veut faire passer.. Je n’approfondit pas, y a trop de boulot. Relisez le..

    La recherche bioéthique ne s’arrêtera jamais

    Un peu comme l’économie ? C’est quoi ? Le mouvement perpétuel ?

    ceci au grand dam des religieux

    Vous en êtes encore au règlement de compte avec la religion, vous retarder d’un siècle mon bon..(du moins en france)

    Dieu a crée la vie et on n’y touche pas.

    Vous connaissez encore beaucoup d’écoles qui apprenne ça aux enfants ? ou simplement de gens qui y croies ? C’est sans doute cela que vous appelez ne pas y toucher ?

    Il ne faut pas avoir peur de ces recherches

    J’aurais pu ne pas avoir peur , si je ne vous avais pas lu.., maintenant c’est foutu !

    l’homme par l’émancipation de son cerveau cherchera toujours plus loin et démontrera que la vie est un pur hasard chimico-atomique et de le recréer sera un jour un jeu d’enfant.

    Je vois mal comment la vie peut être un hasard et quand même temps l’homme, qui est partie intégrante de la vie, puisse progresser ? Faudra m’expliquer comment ça marche le hasard progressif ? A moins de supposer que la particularité de l’homme, c’est justement d’organisé et de faire progresser le hasard ? Théorie hasardeuse si en est.. (le progrès du hasard, ça serait pas la fatalité ? par hasard..)

    Évidement les religions devront plier bagages.

    On pourrait les déporter sur Sirius ?

    D’ici là pas mal d’eau coulera sous les ponts

    Si en reste mon bon, mais bon (!)c’est pas grave, on en fera de l’artificiellle..(les trois l sont volontaire, je trouve que le mot prend un sens plus "ontologique" comme cela..)

  • permalien timiota :
    20 juin 2010 @01h39   « »

    J’attire votre attention sur ce passage, sans sauver un soldat plus que l’autre :

    "Le processus n’a pas commencé hier mais au néolithique avec la domestication des plantes(...). Aussi traditionnelle et anodine que puisse nous sembler la domestication, elle a entraîné la prolifération d’objets biologiques artificiels .... "

    Ne pas négliger que les humains sont porteurs d’artefact , "d’externalisations" de leur biologie, de tous ordres, et de conséquences incontrôlés. Depuis la pierre taillée (et la position debout, qui a précédé le langage, suivant Leroi-Gourhan).

    Ce langage, par sa capacité à composer une mémoire (et parce qu’il est transmission non génétique) a permis le règne "déraisonnable" des chiffres, depuis plus de 3000 ans (l’esclavage pour dettes chez les Egyptiens p ex, et les rémissions lors des "Jubilées" tous les 49 ou 50 ans) : Ces sociétés là regardaient déjà les individus suivant leur dette, pas leur personnalité.

    Les grands défrichements des poussées démographiques (antiquité moyen âge "révolutions agricoles"..) ont changé le paysage biogénétique de vastes portions de l’Europe et du Monde, ainsi que le rôle climatique.
    Certes, en douceur angevine, on n’a pas tout de suite les soucis de la mer d’Aral asséchée, nuançons.

    Alors, on pourrait dire "qu’on se pende ici, qu’on se pende ailleurs, s’il faut se pendre" (Brassens), mais il me semble que l’on demande seulement au citoyen de 2010 de connaitre ce qu’il a et ce qu’il le partage : quelques centaines de m2 de sol fertile, 10 km d’air au-dessus, de l’eau salée & douce, et des niveaux de biodiversités de chacun de ces milieux.

    On peut alors demander aux scientifiques de rester prudents, et ce avec une règle simple, comme garantir que les indicateurs ne bougent pas (pas dans le mauvais sens) sur une génération (disons 40 ans aujourd’hui). On ne peut exclure qu’en 2120, une génétique démiurgique existe, de même qu’on ne pouvait exclure, quand Volta inventa la pile ( 1800) qu’elle servirait en 2010 comme moyen de stockage ( accus) , "vert" si on s’en sert bien, .

    Ah zut, les entreprises capitalistes ont tendance à tordre le bras aux régulateurs. Est-ce une fatalité ? voir la structure de Bosch par exemple.

    A moyen terme, nos concepts vont aussi forcément évoluer car les aires asiatiques vont, sur ces mêmes sujets, adopter des formulations très différentes. Comme exemple simple, l’absence de réticence au Japon vis à vis des robots comme "quasi-être domestique".

    Bref, incantons autrement que "ça ce pa bien y fo pa". Car "ceceluikidikifait" (agriculture de masse depuis longtemps = gros effet sur biosphère) ou "ças’rapapareil_ailleurs et d’ici peu".

  • permalien Murmure :
    20 juin 2010 @07h14   « »

    @ Shiv

    Prenez un dico, je crois que c’est à votre portée, et cherchez dans A, altérité, vous comprendrez l’ironie, mais lire Emmanuel Levinas, ce sera plus pénible vous concernant.

    Et vu votre discours cacophonique, je ne pense être en mesure de vous répondre dorénavant.

  • permalien Shiv7 :
    20 juin 2010 @12h12   « »

    Murmure
    Si mon discours est cacophonique, j’ai des lors de la peine à concevoir que vous puissiez lire les livres de E.L., mais passons.

    Concernant l’altérité, à voir votre réaction(et vos opinions politiques en général) contre ceux qui vous contredise, on peut douter que pour vous ce concept soit une réalité ou alors on doit pas avoir le même dico.

  • permalien Abdelkader DEHBI :
    20 juin 2010 @17h09   « »

    L’explosion des nouvelles disciplines scientifiques ainsi que la multiplicité des techniques et le perfectionnement continu des méthodes et des outils de recherche feront naître tôt ou tard, la nécessité de « séparer au sommet », les équipes de scientifiques et de chercheurs, en fonction de leur appartenance à la spiritualité ou à l’athéisme. En effet, c’est selon leur propre perception du monde – comme résultat d’une Volonté supérieure consciente ou résultante d’un Hasard aveugle – que les scientifiques et chercheurs qui se penchent sur les secrets de la vie, de la nature, de l’Homme, sont imperceptiblement guidés par leurs intuitions respectives. Par exemple, le « créationniste » penchera nécessairement vers plus de respect de l’éthique – qu’elle fut juive, chrétienne ou musulmane – tandis que l’ « évolutionniste » aurait plutôt une inclination pour une liberté sans limite autre que « matérielle » comme le sacro-saint budget alloué.

  • permalien Shiv7 :
    20 juin 2010 @21h24   « »

    Abdelkader DEHBI : 20 juin @17h09
    Bonjour. Si je puis me permettre, il me semble que votre exposé, bien que méritoire, mérite quelques précisions.

    c’est selon leur propre perception du monde – comme résultat d’une Volonté supérieure consciente ou résultante d’un Hasard aveugle – ...

    Par exemple, le « créationniste » penchera nécessairement vers plus de respect de l’éthique – qu’elle fut juive, chrétienne ou musulmane – tandis que
    l’évolutionniste »aurait plutôt une inclination pour une liberté sans limite autre que « matérielle » comme le sacro-saint budget alloué.

    L’évolutionisme ne s’appuie pas sur un hasard aveugle mais sur la sélection naturelle du plus fort ou mieux adapté, ce qui suppose une sorte de"plan" ou de volonté de développer quelque chose qui n’a rien d’hasardeux. En résumer il ne peut y avoir d’évolution si il a pas un "axe" qui la détermine, et le hasard est par définition, sans axe, sans but ni origine.

    En outre l’opposition entre créationniste (Etre) et évolutionniste(Devenir) se résoud facilement si l’on prend en compte le concept d’Infini en lequel cette opposition se transcende. (c’est du reste une constatation que la science à récement admise alors qu’elle existe à l’état conceptuel depuis fort longtemps dans la métaphysique des anciens.Voir R. Guenon)

    Votre vision générale d’une séparation due au préconditionnement de chaque partie à certainement sont importance , mais finalement ils devraient malgré tout se rejoindre car la réalité que chacun cherche à découvrir doit s’avérer la même..(la science profane étant auto limitée par le fait qu’elle se cantonne au domaine sensible ou mesurable du champs de l’expérience humaine et cosmique)

    En outre il faut bien dissocier la "science" qui est la recherche de la "réalité" de la technique qui est l’utilisation optimale d’outils conceptuel ou matériel à des fins de rendement quantitatif.

  • permalien Abdelkader DEHBI :
    21 juin 2010 @13h44   « »

    @ — Shiv7
    Vous écrivez : ----- « « L’évolutionnisme ne s’appuie pas sur un hasard aveugle mais sur la sélection naturelle du plus fort ou mieux adapté, ce qui suppose une sorte de "plan" ou de volonté de développer quelque chose qui n’a rien de hasardeux. » » -----
    Or, il se trouve que, à tort ou à raison, on classe inconsciemment l’évolutionnisme dans la catégorie des théories se réclamant du matérialisme, du positivisme et autres choses en isme se rattachant in fine à l’athéisme ou dans le meilleur des cas à l’agnosticisme. Aussi, lorsque vous parlez de « plan » ou de « volonté » cela me semble être un non sens, en ce sens que les concepts de plan, de volonté, de dessein, s’agissant de notre débat ici, sont le propre d’une Conscience, d’un Etre supérieur, exclusivement.
    Dans le paragraphe suivant de votre commentaire, vous parlez de « résolution » dans l’Infini (celui du Temps si j’ai bien compris) de l’opposition entre créationnisme et évolutionnisme. Là aussi, il y a une sorte de sophisme qui fait bon marché du Temps, comme si ce facteur était « neutre » en quelque sorte, alors qu’il est le substrat consubstantiel à la Vie avec un grand V, dans toutes ses manifestations physiques, biologiques et spirituelles. En Islam par exemple, il est pêché d’insulter au Temps, parce que Le Temps Est Dieu, tout comme l’Espace d’ailleurs.
    Enfin, et pour revenir au problème central en débat ici, à savoir principalement l’éthique en matière de recherche scientifique, je voudrais vous dire – en assumant le risque d’être pris pour un « ringard » – combien il me parait nécessaire, dans notre pauvre monde actuel d’imposer des balises morales minimales à la recherche scientifiques, toutes disciplines confondues, en rappelant que le but ultime de la Connaissance est le souverain Bien, pour l’Homme et les Sociétés humaines, comme pour la mère Nature. Et ceci, sans qu’il soit nécessairement besoin de se référer à la religion, même si toutes les religions, y compris celles qui ne font pas partie des religions dites révélées.

  • permalien Abdelkader DEHBI :
    21 juin 2010 @14h50   « »

    M. le modérateur : Merci d’effacer dans la dernière phrase de mon dernier commentaire le passage "même si toutes les religions" que j’ai oublié d’effacer.

  • permalien remi :
    21 juin 2010 @15h08   « »

    @ Abdelkader et Shiv

    Lorsqu’on ne s’accorde pas sur la définition des mots, il est vain de vouloir discuter.

    Aussi, l’évolutionnisme est pour l’un la théorie de l’évolution (rude) basée sur le hasard et la sélection naturelle, et pour l’autre le compromis opéré entre cette théorie et la théologie, compromis qui consiste à adapter les dogmes aux progrès de la science.

    Exemple sur la Genèse :
    Ok les 7 jours c’était de la poésie, mais il faut pas prendre les textes aux pieds de la lettre et l’idée générale est là ; il suffit de considérer que les jours étaient des métaphores.

    Ce qui se traduit quand on essaie de rendre compatible croyances et observations : Les espèces ont graduellement évoluées, mais c’est quand même l’œuvre de dieu car ça tends vers l’homme et soit :
    (a) c’était prévu dès le départ
    (b) ça à été supervisé tout le long

    Le terme "évolution" étant fortement associé à la théorie de l’évolution, et, même si les partisans du compromis se réclament de l’évolutionnisme, je pense que déterminisme serait un terme plus approprié.

    L’interprétation littérale de la religion reste le Créationnisme et le refus de voir une quelconque intervention divine l’athéisme.

  • permalien Shiv7 :
    21 juin 2010 @16h57   « »

    Abdelkader DEHBI :21 juin @13h44
    Vous avez raison, l’évolutionisme est classé dans le matérialisme(avec cela que ça suppose), mais admetté que cela est un non sens (c’est le cas de le dire..) de prétendre que le hasard puisse être évolutionniste(à moins que vous ayez une explication ?). Donc à mon avis le "non sens" ne provient pas de moi ni de vous du reste, mais de la théorie elle même ou du moins comme elle est comprise habituellement.
    Il est du reste probable qu’il y ai certain chercheurs qui aient résolu ou tenter de résoudre cette antinomie. Certains chercheurs spirituels ont tenté de résoudre cela comme Theillard de Chardin ou Sri Aurobindo, mais il est vrai que leurs "système" supposait un Etre supérieur, ces théories sont des tentatives d’évolutionnismes ou de matérialismes spirituels.

    Le temps et l’espace sont des conditions(entre autres) de certains états de la manifestation cosmique(comme par ex. la Vie).
    La pensée (par ex. !) bien que faisant partie de la manifestation n’est pas soumise à l’espace et d’une certaine façon s’échappe également du temps.
    Donc l’espace et le temps ne peuvent pas "être Dieu" puisque certaine chose peuveut exister sans eux..
    Il me semble du reste que la seule chose qui puisse être Dieu pour un musulman, c’est Dieu lui même ou le Un. (ou Être absolu). Tout le reste d’écoulant ou émanant (en différent rapports) bien entendu de Lui.

    La "résolution" de l’Être(créationnisme) et du Devenir(évolutisme) dans l’Infini (qui est une "potentialité" Infinie dont l’Être et le Devenir ne sont que des possibilités parmi d’autres) ne "neutralise" pas le temps, il le situe juste à sa place. (du moins si cette conception est juste..)
    Suite

  • permalien Shiv7 :
    21 juin 2010 @17h18   « »

    suite
    Pour en revenir au débat, bien que je sois d’accord avec vos conclusion(3ème paragraphe) d’un point de vue général, je n’approuve pas le final..
    Bien que n’étant pas moi même "croyant" à proprement parlé (malgré les apparences) je trouve qu’au contraire dans un débat éthique,(quitte à passer pour bien plus ringard que vous..) rien ne doit être rejeté, et surtout pas la religion, car il ne faut pas oublier qu’au delà de son aspect exotérique et politique qui prennent parfois des tournures inacceptables, il y a surtout la recherche de la Vérité et Réalité.
    Il serait dommage de ne pas prendre en compte cette science des anciens faites de symboles exprimant des vérités profondes sous forme de concepts expérimentables logiquement, ésotériquement, voir ontologiquement, il s’agirait de les retraduires en langage actuel. Ce serait d’autant plus judicieux vu ce qu’on se propose avec la génétique extrême.

    Du reste à se stade le débat ne devrait-il pas plus démarrer sur l’ontologie pour après parler d’éthique ? (car savoir ce qui est "bien" sans savoir se qui "est" parait pas très logique..)

  • permalien Shiv7 :
    21 juin 2010 @18h37   « »

    remi : 21 juin @15h08

    je pense que déterminisme serait un terme plus approprié.

    C’est pas faux mais il suppose la même contradiction mais sous un autre aspect. La causalité pour être viable suppose une Première cause..

    compromis qui consiste à adapter les dogmes aux progrès de la science.

    Vous avez raison de souligner ce point. C’est l’aspect politique. Le respect et la peur du chercheur devant "l’établissement", qui pour le chercheur spirituel peut se traduit par la prostitution à un dogme ou un clergé visiblement dégénéré, et pour le scientifique à la loi des marchés.. bien entendu l’un comme l’autre devrait pouvoir découvrir librement, ce qui arrive parfois..

    Lorsqu’on ne s’accorde pas sur la définition des mots

    La philosophie ce n’est rien de plus..

    mais il faut pas prendre les textes aux pieds de la lettre

    La plupart des textes relevant de mythes on plusieurs niveaux de lectures et sont de nature symbolique. C’est un système de lecture différent qui attache plus d’importances aux vérités métaphysiques se rattachant à l’Universel et l’Infini qui par définition ne sont pas traductible en langage formel et intelligible de 1er degré. La vérité historique ou temporel est volontairement secondaire dans ce genre de réçis, car tel n’est pas le propos, ils ne sont que des "accessoires" symbolique ou des aides conceptuels.

    Un symbole n’est jamais "vrai" (objectivement) en tant que tel, il ne fait que refléter quelque chose qui le transcende, c’est en cela qu’il peut être vrai ou faux. Alors qu’un récit objectif prétend démontrer la vérité(le vrai) qui pourtant n’est que relative.. C’est deux modes de communication qui pourrait-on dire sont adapté au domaine qui les concernes, on ne peut les remplacer l’un par l’autre.

  • permalien Nathan :
    21 juin 2010 @19h11   « »

    Shiv7 : 21 juin @16h57

    Vous avez raison, l’évolutionisme est classé dans le matérialisme(avec cela que ça suppose), mais admetté que cela est un non sens (c’est le cas de le dire..) de prétendre que le hasard puisse être évolutionniste(à moins que vous ayez une explication ?).

    L’explication est dans Darwin. On peut très bien concevoir une évolution sans qu’il y ait un plan préétabli ou une finalité à atteindre. Parce que vous êtes sans doute un esprit religieux, vous injectez de la téléonomie là où il n’y en pas. Par ailleurs le hasard, ou plus exactement, la mutation n’est qu’un aspect de la théorie de l’évolution ; au hasard génétique (ou quantique) se superpose le mécanisme adaptatif de la sélection naturelle.

  • permalien Anonyme 13 :
    21 juin 2010 @20h00   « »

    @ Shiv7 et Abdelkader et remi

    L’interprétation littérale de la religion chrétienne et juive n’est le fait que des fanatiques et autres fondamentalistes. L’interprétation "littérale" de l’islam est le fait des musulmans sérieux qui prennent au sérieux leur propre religion. Les Écritures saintes juives et chrétiennes laissent relativement libres les croyants devant l’interprétation des textes, et cela pour une raison simple : Ce que Dieu a dit réellement dans les Écritures se réduit à quelques phrases (selon les courants ; ainsi pour le judaïsme orthodoxe, il s’agit de presque toute la Torah qui est dicté par Dieu, qui est sacré, ce qui n’est le cas que pour de très petits groupes).

    En revanche, le Coran a été écrit par Dieu lui-même ; Mahomet n’a été que l’intermédiaire, la plume à travers laquelle Dieu a écrit ce qu’il avait à dire. Pour un musulman rigoureux, ceci n’est pas libre d’interprétation ; c’est la Parole de Dieu. Ainsi, Saint Paul écrit que les femmes devraient se couvrir. Les chrétiens peuvent interpréter librement (c’est-à-dire d’un point de vue humain et non pas de la "loi de Dieu") cette remarque de Paul. Il y a eu des femmes chrétiennes qui se sont voilées, qui le continuent (en Orient), et d’autres qui ont interprété cette remarque paulinienne librement et ont considéré que si Paul a dit des choses extraordinaires, sur ce point précis du voile des femmes il obéissait non point à une inspiration divine mais aux préjugés de son temps. Ceci n’est point possible, dans un islam de stricte obédience, puisque la remarque coranique selon laquelle les femmes doivent être voilées est Parole de Dieu, donc n’est littéralement pas interprétable, et doit être appliquée telle quelle ; on peut être "libre" de porter un voile rose, vert ou noir, long ou court, mais pas de ne point en porter.

    En ce qui concerne les énoncés de la science, on peut considérer qu’il y a même comportement. Les Églises chrétiennes et juives peuvent s’adapter, pas l’islam.

    Voilà une difficulté qui sera difficile à résoudre pour les croyants musulmans si la science et les coutumes modernes leur sont de quelque intérêt.

  • permalien Shiv7 :
    21 juin 2010 @21h38   « »

    Nathan

    au hasard génétique (ou quantique) se superpose le mécanisme adaptatif de la sélection naturelle.

    Votre définition du Darwinisme est tout à fait exacte. Seulement elle ne résoud pas le problème, car parler d’adaptation et de sélection du plus adapté, du plus fort, du plus élaboré ne nous dis pas pourquoi ces qualités et non pas d’autres ?
    Dans l’hypothèse où ces qualités parraissent non seulement logiques mais réelles (c’est difficilement discutable) c’est qu’elles doivent correspondre à une certaine "réalité ontologique". Sinon se serait prétendre que le réel ne correspond pas à la réalité de ce qui est.(ouf !)
    Que cette réalité ontologique se trouve sous forme de destinée, de finalité, ou d’actuel présent(ou autre ?) est finalement secondaire dans ce présent débat.

  • permalien Shiv7 :
    21 juin 2010 @22h35   « »

    Anonyme 13 : Votre connaissance de l’Islam s’arrête qu’à la vision politique et exotérique de la question.
    De toute manière toutes les religions sous leur mode exotérique ont tendance à traduire littéralement leurs mythes quand ça les arranges d’un point de vue politique, les croisades et colonies chrétiennes et l’Israel juive n’en sont-ils pas la preuve ?

    En outre ,contrairement à ce que vous penser, l’Islam est très riche au niveau ésotérique, du reste je crois bien que même dans le Coran il est précisé qu’il peut être lu à de multiples niveaux (peut être quelqu’un pourra préciser).
    Le Soufisme est également exemplaire dans ses interprétations symboliques ou poétiques. De plus, contrairement à ce qui pourrait paraitre à première vue (surtout d’occident), l’Islam est une religion qui prone l’intelligence afin d’adérer à la foi, et non pas la croyance, comme cela est le cas chez les Chrétiens. Elle devrait (ou est) être une religion de recherche. elle a donc tout à fait sa place dans des débats d’ontologies ou d’éthiques.

    Si l’aspect symbolique et Universel de l’Islam (et des autres traditions d’où il tire des parallèles) vous intéresse vous pouvez éventuellement lire "Comprendre l’Islam" de Frithjof Schuon.

  • permalien Shiv7 :
    22 juin 2010 @18h01   « »
    Vous connaissez le gender studies ?

    Le quotidien Libération nous a appris, dans son édition du 26 mai dernier, que les études sur le genre (gender studies), nées il y a quarante ans dans les milieux de l’extrême gauche féministe des États-Unis, faisaient « enfin » leur entrée en France avec l’ouverture à Sciences-Po Paris d’une chaire leur étant spécialement dédiée.

    Selon Libération, les premiers cours de ce projet intitulé Presage (Programme de recherche et d’enseignement des savoirs sur le genre) ont commencé début juin et « seront obligatoires pour tous dès 2011 ». Aucun élève ne pourra donc bientôt sortir de l’Institut d’études politiques de Paris sans avoir suivi un enseignement en gender studies.

    Sans compter que pour dénoncer une nouvelle idéologie pernicieuse, encore faut-il savoir qu’elle existe et, sur ce point, je gage que bien peu nombreux sont, au sein du mouvement national dans son ensemble, ceux qui ont idée de ce que peuvent être les études sur le genre et les implications civilisationnelles qu’elles posent.

    Se considérer comme un homme ou une femme reviendrait, selon la théorie du genre, à refuser de se construire soi-même, selon sa propre volonté souveraine, et à rester aliéné par son identité masculine ou féminine.

    « L’individu postmoderne ne se reconnaît plus dans la société “hétérosexiste” : la différence des sexes est une dictature puisqu’elle est imposée par la nature. Pour être libre, l’individu doit pouvoir se choisir. Son droit le plus fondamental est “le droit d’être moi”, de se choisir en permanence alors que la nature impose d’être un homme ou une femme ».

    Outre la déconstruction de l’identité sexuelle, le genre déconstruit la famille où la femme, selon ses idéologues, « est maintenue en esclavage », ce qui « conditionne les enfants à accepter le mariage et la féminité comme naturels ». La famille doit être désormais « choisie » et elle devient une variable polymorphe : monoparentale, homoparentale, recomposée.

    (Source voxnr.com)

    En voila qui doivent attendre avec impatience le développement de la génétique..

  • permalien Yasmina :
    22 juin 2010 @20h25   « »

    Votre définition du Darwinisme est tout à fait exacte. Seulement elle ne résoud pas le problème, car parler d’adaptation et de sélection du plus adapté, du plus fort, du plus élaboré ne nous dis pas pourquoi ces qualités et non pas d’autres ?

    oui tout à fait Shiv7.

    Nathan, comment expliquer vous l’amour maternel par exemple ? Les nouveaux-nées sont fragile et faibles. Meme les animaux sauvages s’occupe de leurs bébes. Pourquoi nous occupons nous des bebes meme handicapes ? Pourquoi l’eugenisme est inacceptable ?

  • permalien Yasmina :
    22 juin 2010 @21h20   « »

    E

    n outre ,contrairement à ce que vous penser, l’Islam est très riche au niveau ésotérique, du reste je crois bien que même dans le Coran il est précisé qu’il peut être lu à de multiples niveaux (peut être quelqu’un pourra préciser).

    sourate III La famille de Imran, verset 7 :

    C’est Lui qui a fait descendre sur toi le Livre : il s’y trouve des versets sans équivoque, qui sont la base du Livre, et d’autres versets qui peuvent prêter à d’interprétations diverses. Les gens, donc, qui ont au coeur une inclinaison vers l’égarement, mettent l’accent sur les versets à équivoque, cherchant la dissension en essayant de leur trouver une interprétation, alors que nul n’en connaît l’interprétation, à part Dieu. Mais ceux qui sont bien enracinés dans la science disent : ‹Nous y croyons : tout est de la part de notre Seigneur !› Mais, seuls les doués d’intelligence s’en rappellent.﴾7﴿

    Le Soufisme est également exemplaire dans ses interprétations symboliques ou poétiques. De plus, contrairement à ce qui pourrait paraitre à première vue (surtout d’occident), l’Islam est une religion qui prone l’intelligence afin d’adérer à la foi, et non pas la croyance, comme cela est le cas chez les Chrétiens. Elle devrait (ou est) être une religion de recherche. elle a donc tout à fait sa place dans des débats d’ontologies ou d’éthiques

    tout à fait. Reflechir est un acte cultuel. De multiples versets font appel à la raison et nous invitent à reflechir à la création de l’univers, des plantes , au cycle de la pluie, à notre propre croissance comme etre vivant etc... afin d’adherer à la foi. Dieu n’est pas un "etre" mais un acte de création. c’est pour cela qu’on ne le voit pas mais on voit son oeuvre. l’acte qui fait être, et auquel nous sommes chaque jour appelés à participer. Dieu, comme le rappelle le Coran, ne cesse de créer le monde et de le recréer, et il confie à l’homme (tous les hommes) la charge d’être son Calife( dans le sens homme avec une descendance generation apres generation) sur la terre pour poursuivre cette création.

    http://quran.tanyt.info/index.php?l...

    Je ne citerais q’un dit du Prophète Messager de Dieu : l’homme par son travail peut aller( peu arriver ) au delà du Trone de Dieu.( traduction personnelle)

  • permalien Shiv7 :
    22 juin 2010 @21h58   « »

    Merci Yasmina pour ces précisions, j’ai pensé du reste à vous en écrivant ma parenthèse ci dessus, (demandant de l’aide).

    Amicalement

  • permalien Bob :
    23 juin 2010 @13h08   « »

    Je trouve les attaques ad hominem adressées à Hervé Le Crosnier tout à fait déplacées, qui sont donc ces malotrus pour juger de sa compétence ? Je partage l’avis de l’auteur quand au caractère tout à fait inquiétant du papier de Philippe Marlière et des thèses qu’il y soutient.

  • permalien Narbonne14 :
    30 juin 2010 @15h41   « »

    Bonjour,

    La lecture l’article de Philippe Marlière me laisse perplexe. Voila, une personne qui a une éducation scientifique et qui est persuadée que les organismes crées par la biologie synthétique seront absolument sûrs et sans danger. A croire que dans sa formation manque l’étude de l’évolution des organismes. Depuis leurs apparition sur terre les organismes et plus particulièrement les micro-organismes (virus, bactéries, protozoaires, ...) échangent du matériel génétique sans intervention humaine dès qu’il y trouvent un "intérêt". Pourquoi les organismes crées par "démiurgie synthétique" y renonceraient-ils ? Par respect pour leur créateur !! Restons sérieux, A n générations et sous une pression de sélection inconnue on ne peut pas prévoir quelles modifications un organisme sera capable d’intégrer.
    En laboratoire confiné et en environnement controlé, on peut étudier les modifications et empécher la dissémination, une fois dans la nature cela révèle du hasard et ce dernier ne fait pas toujours évoluer les choses dans le sens espéré.
    La différence entre Yersinia pseudotuberculosis et Yersinia pestis est infime, mais pour le genre humain c’est la diahrée ou la peste, ce qui n’est pas tout à fait le même résultat.
    Même les végétaux sont capables d’échanger du matériel génétique, d’ou la résistance croissante à certains herbicides et les doses de plus plus importantes que sont obligés d’utiliser les producteurs de soja transgéniques.

    Croire qu’un organisme synthétique suivra gentiment les instructions de son code génétique dans un environnement "sauvage" et n’échangera aucun matériel génétique relève soit de l’auto-persuasion, soit de la croyance aveugle, mais pas d’une analyse à charge et à décharge.
    Le problème actuel de la recherche, c’est qu’elle est de plus en plus dépendante de capitaux privés qui veulent un retour sur investissement rapide et lucratif, ce qui est en contradiction avec une recherche sereine qui prendrait le temps d’analyser les conséquences de ses "trouvailles".
    Le problème des chercheurs (en particulier en biologie), c’est de n’exister qu’a travers des publications à fort facteur d’impact pour espérer avoir une carrière intéressante. A partir de là, tout est possible y compris et surtout le pire.

  • permalien
    29 décembre 2010 @23h03   «

    WikiLeaks : lobbying des Etats-Unis pour convaincre le Vatican d’appuyer les OGM.

    Toujours hésitante, la position du Vatican sur l’utilisation des organismes génétiquement modifiés (OGM) est, dès 2005, suivie de près par les Etats-Unis. L’ambassade près du Saint-Siège mène un lobbying pour rallier le Vatican sur cette question. "En insistant sur les bénéfices économiques des OGM pour les fermiers des pays en voie de développement", les diplomates espèrent convertir l’Eglise catholique "à l’impératif moral" des OGM – ce qui, au passage, pourrait contribuer à l’acceptation de ces produits dans les pays du Sud.

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