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Shalit, Hamouri, Bernard-Henri Lévy et les intellectuels mercenaires

jeudi 24 juin 2010, par Alain Gresh

Faut-il tirer sur les ambulances ? Le flop des deux derniers opus de notre philosophe national, malgré une campagne de soutien médiatique, l’appui complaisant du grand quotidien du soir, les mille et une excuses trouvées pour justifier la manière dont il a repris les oeuvres d’un philosophe inventé de toutes pièces, indiquent que Bernard-Henri Lévy glisse déjà inéluctablement vers les bas-fonds de l’oubli.

Et pourtant, il ne faut pas être injuste. L’homme a un vrai talent. Celui de condenser, en peu de pages, l’ensemble des mensonges, des semi-vérités et des contre-vérités sur le conflit israélo-palestinien. Il restera comme celui qui a déclaré, à la veille de la tuerie de neuf humanitaires de la flottille de la paix par l’armée israélienne : « Je n’ai jamais vu une armée aussi démocratique, qui se pose tellement de questions morales. » Chacun de ses textes mériterait une étude approfondie pour mettre en lumière les nouveaux visages de la propagande. Et on peut espérer que les écoles de journalisme mettront à l’étude ses textes pour décortiquer le mensonge ordinaire proféré sous l’habillage de la philosophie, des droits humains et même, dans son dernier texte, de l’ancien Testament.

Publié par Le Point du 24 juin, cet article s’intitule « Trois questions (et réponses) concernant le soldat Shalit ». Le 25 juin, cela fera quatre ans que le soldat franco-israélien Guilad Shalit a été capturé par le Hamas et plusieurs manifestations de soutien se préparent ou se sont déjà déroulées.

Pourquoi tant d’intérêt pour ce soldat, s’interroge Bernard-Henri Lévy ? Parce que, justement, il n’est pas un prisonnier comme les autres. Pourquoi ?

« Car il y a des conventions internationales, déjà, qui régissent le statut des prisonniers de guerre et le seul fait que celui-ci soit au secret depuis quatre ans, le fait que la Croix-Rouge, qui rend régulièrement visite aux Palestiniens dans les prisons israéliennes, n’ait jamais pu avoir accès à lui, est une violation flagrante du droit de la guerre. »

Lévy a raison, il est anormal que la Croix-Rouge n’ait pas accès au prisonnier, c’est une violation du droit de la guerre. Mais comment sont traités les prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes ?

Correspondant du Monde en Israël, Benjamin Barthe écrit le 18 juin, sur le site Médiapart (sur le blog de Pierre Puchot, qui n’est pas en accès libre) :

« Depuis juin 2007, les familles des 1000 Gazawis emprisonnés en Israël sont privées de droit de visite. » Et il ajoute : « L’ignorance à ce sujet est telle que le conseil des ministres des affaires étrangères de l’Union européenne réuni le 14 juin dernier a enjoint au Hamas de laisser le CICR visiter Shalit sans mentionner le cas des Palestiniens. Précision : la décision israélienne n’a pas été prise en représailles au traitement réservé à Shalit. C’est une « mesure de sécurité » dixit la cour suprême en décembre 2009. »

Ignorance, écrit Barthe. Il a bien sûr raison, mais cette ignorance reflète le fait que jamais, dans la pensée coloniale, un Blanc n’équivaut à un basané. Le Blanc a toujours un visage, une famille, une identité ; le basané est sans visage, regroupé dans un collectif anonyme.

Mais Shalit a une autre caractéristique selon Lévy :

« Mais, surtout, surtout, il ne faut pas se lasser de répéter ceci : Shalit n’a pas été capturé dans le feu d’une bataille mais au cours d’un raid, opéré en Israël et alors qu’Israël, ayant évacué Gaza, était en paix avec son voisin ; dire prisonnier de guerre, en d’autres termes, c’est estimer que le fait qu’Israël occupe un territoire ou qu’il mette un terme à cette occupation ne change rien à la haine qu’on croit devoir lui vouer ; c’est accepter l’idée selon laquelle Israël est en guerre même quand il est en paix ou qu’il faut faire la guerre à Israël parce que Israël est Israël ; et si l’on n’accepte pas cela, si l’on refuse cette logique qui est la logique même du Hamas et qui, si les mots ont un sens, est une logique de guerre totale, alors il faut commencer par changer complètement de rhétorique et de lexique. Shalit n’est pas un prisonnier de guerre mais un otage. Son sort est symétrique de celui, non d’un prisonnier palestinien, mais d’un kidnappé contre rançon. Et il faut le défendre, donc, comme on défend les otages des FARC, des Libyens, des Iraniens – il faut le défendre avec la même énergie que, mettons, Clotilde Reiss ou Ingrid Betancourt. »

Vous avez bien lu, Israël était en paix avec son voisin après son évacuation de ce territoire en 2005. Ce que Lévy oublie c’est qu’Israël contrôlait « seulement » les frontières maritimes (empêchant même les pêcheurs d’aller en haute mer), les frontières aériennes et les frontières terrestres (à l’exception de celle avec l’Egypte). Ce qui a amené les Nations unies à déclarer que Gaza restait un territoire occupé. Le blocus auquel ce territoire est soumis en est une preuve supplémentaire.

L’Egypte porte-t-elle une responsabilité dans ce blocus ? Bien sûr répond Christophe Ayad dans « Si BHL était allé à Gaza… », Libération (23 uin), dans une réponse à la tribune de ce dernier publiée par le quotidien le 7 juin (« Pourquoi je défends Israël », accompagnée d’un commentaire complaisant de Laurent Joffrin).

« L’Egypte, note BHL, est “coresponsable” du blocus de Gaza. Il n’ignore pas que les dirigeants égyptiens sont aujourd’hui illégitimes aux yeux de leur propre population. Mais à cette dictature-là, jamais il ne songe à reprocher quoi que ce soit. Seul est fustigé “le gang d’islamistes qui a pris le pouvoir par la force il y a trois ans”. Faut-il rappeler à Bernard-Henri Lévy que le Hamas avait remporté, en 2006, des élections unanimement considérées comme les plus transparentes et pluralistes du monde arabe ? »

Revenons à Lévy et à Shalit, « cet homme au visage d’enfant qui incarne, bien malgré lui, la violence sans fin du Hamas ; l’impensé exterminateur de ceux qui le soutiennent ; le cynisme de ces “humanitaires” qui, comme sur la flottille de Free Gaza, ont refusé de se charger d’une lettre de sa famille ; ou encore ce deux poids et deux mesures qui fait qu’il ne jouit pas du même capital de sympathie que, justement, une Betancourt. Un Franco-Israélien vaut-il moins qu’une Franco-Colombienne ? Est-ce le signifiant Israël qui suffit à le dégrader ? D’où vient, pour être précis, qu’il n’ait pas vu son portrait accroché, à côté de celui de l’héroïque Colombienne, sur la façade de l’Hôtel de Ville de Paris ? Et comment expliquer que, dans le parc du 12e arrondissement où il a fini par être exposé, il soit si régulièrement, et impunément, vandalisé ? Shalit, le symbole. Shalit, comme un miroir ».

Mais alors, le Franco-Palestinien Hamouri, ne devrait-il pas jouir de la sympathie des autorités et de Lévy ? N’est-il pas emprisonné depuis mars 2005, depuis plus longtemps que Shalit ? Mais peu de gens se préoccupent de son sort, et surtout pas Lévy. Depuis que le comédien François Cluzet a évoqué son cas en novembre 2009 devant un Jean-François Copé qui ne savait même pas qui était Hamouri, le silence est retombé.

Et là aussi, on vérifie le deux poids deux mesures, mais pas celui dont parle Lévy. Un Franco-israélien est un Blanc, il mérite notre sympathie ; un Franco-palestinien, dans le fond, ce n’est qu’un Arabe... En avril 2010, un citoyen franco-palestinien est mort d’une crise cardiaque à la frontière entre Gaza et Israël après avoir été retenu plusieurs heures par les autorités israéliennes qui, selon Lévy, ne sont pas en guerre contre Gaza. En avez-vous entendu parler ? Paris a, paraît-il, demandé que toute la lumière soit faite sur ce décès. On attend toujours, comme on attend toujours les mesures françaises contre les nombreuses violations du droit du personnel diplomatique français en Israël ou contre l’utilisation par le Mossad de passeports français pour l’assassinat d’un dirigeant du Hamas dans les Emirats arabes unis.

Une dernière question, qu’il faut poser sans relâche aux autorités françaises : des soldats disposant d’un passeport français ont-il le droit de servir dans une armée d’occupation, dans des territoires que la communauté internationale et la France considèrent comme des territoires occupés ?

L’article de Lévy se termine par un hommage à la position morale d’Israël qui, pour sauver ses soldats, est prêt à les échanger contre des « assassins potentiels », c’est-à-dire des combattants palestiniens ou libanais.

« En 1982 déjà, Israël relâchait 4 700 combattants retenus dans le camp Ansar, en échange de 8 de ses soldats. En 1985, il en remettait dans la nature 1 150 (dont le futur fondateur du Hamas, Ahmed Yassine) pour prix de 3 des siens. Sans parler des corps, juste des corps, d’Eldad Regev et Ehoud Goldwasser, tués au début de la dernière guerre du Liban, qui furent troqués, en 2008, contre plusieurs leaders du Hezbollah dont certains très lourdement condamnés ! »

Rappelons que les combattants arrêtés en 1982 étaient des membres de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) et des Libanais qui s’étaient opposés à l’invasion de leur pays par les chars du général Ariel Sharon, invasion qui fit des dizaines de milliers de victimes civiles et déboucha sur les massacres de Sabra et Chatila. Doit-on comprendre des propos de Bernard-Henri Lévy qu’Israël menait, à l’époque aussi, une guerre juste ?

Et quand il évoque des personnes lourdement condamnées par la justice israélienne, que croit-il prouver ? Marwan Barghouti, comme plusieurs autres milliers de Palestiniens ont été aussi condamnés par une justice israélienne aussi « aux ordres » que l’était la justice française du temps de la guerre d’Algérie.

Il y a 70 ans, en 1937, des journalistes et des intellectuels expliquaient que la ville basque de Guernica n’avait pas été détruite par l’aviation nazie mais par les républicains espagnols eux-mêmes. Bernard-Henri Lévy durant la guerre contre Gaza de décembre 2008-janvier 2009 paradait sur un char israélien pour prétendre que les destructions étaient moins graves que ce que l’on prétendait. Il réécrit désormais l’histoire et affirme que, contrairement à ce que clamaient des centaines de milliers d’Israéliens en 1982, la guerre du Liban était une guerre juste et que les combattants qui s’opposaient à cette invasion étaient des terroristes.

Paraphrasant Voltaire sur les mercenaires, on pourrait écrire de lui : « Dieu nous préserve de penser que vous sacrifiez la vérité à un vil intérêt ; que vous êtes du nombre de ces malheureux mercenaires qui combattent par des arguments, pour assurer et pour faire respecter les puissants de ce monde. »

224 commentaires sur « Shalit, Hamouri, Bernard-Henri Lévy et les intellectuels mercenaires »

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  • permalien Marc :
    24 juin 2010 @21h10   »

    Ce qui est scandaleux, ce n’est pas tant le fait que ce pauvre fou tienne des propos aussi mensongers. Non, ce qui est digne d’étonnement, c’est le fait qu’un tel charlatan puisse encore se voir ouvrir les tribunes de grands quotidiens nationaux. C’est ce qui me laisse à penser que ces journaux ne valent pas mieux que les quotidiens des dictatures.

    La France est un pays ou le mensonge et la propagande ne décrédibilisent pas. Finkielkrault et BHL en sont bien la preuve.

  • permalien Lou :
    24 juin 2010 @22h55   « »

    glisse déjà inéluctablement vers les bas-fonds de l’oubli.

    alors laissons faire , grands dieux, laissons glisser

    et

  • permalien Nobo :
    25 juin 2010 @00h12   « »

    Très beau papier !

  • permalien RCruz :
    25 juin 2010 @00h41   « »

    "le soldat franco-israélien Guilad Shalit"

    Guilad Shalit n’est pas soldat franco-israélien. Il est citoyen franco-israélien et/ou soldat israélien.

  • permalien Cad :
    25 juin 2010 @00h53   « »

    Ah Mr’ Gresh quand vous verra-t-on intervenir et parler dans la lucarne télévisuelle de TF1, TF2...euh pardon France2, C+, chez Yves Calvi, Laurence Ferrari ou Michel Denisot...pour tenir la dragée haute à ce perroquet hasbaranik de béhachelle.

    Bravo pour votre article et ce petit rappel sur Salah Hamouri, que BHL ne doit pas connaitre.

    Sur son blog dont vous mettez le lien, les commentaires des lecteurs montrent tout de même que ceux-ci (les lecteurs) ne sont pas dupes du personnage...et c’est tant mieux.

  • permalien toto :
    25 juin 2010 @02h32   « »

    cette serpillère de BHL. Il n’a aucunes éthique, il fait le comédien et cherche à se faire passer pour un humaniste et grand philosophe.
    Mais ce n’est qu’un grossier sioniste qui défend les crimes d’Israël.

    Je suis consterné que des médias nationaux qui se disent crédibles, lui donnent un tribune ouverte alors qu’il y’a des gens infiniment plus intéressantes.

  • permalien cyclomal :
    25 juin 2010 @07h03   « »

    On se fait du mal à revenir sur un BHL, mais son exposition dans les médias l’impose. La place qu’il occupe dans la presse qui ment, bien plus que les immondices qu’il produit au milieu du clinquant de son existence, oblige à s’interroger sur la haine qui guide notre si belle démocratie dès qu’il est question de Palestine plutôt que d’Israël. Né en 1960, j’ai l’impression de traîner comme un boulet la tentative d’extermination des juifs et la guerre d’Algérie, alors que je n’y suis pour rien et que je les condamne l’une et l’autre : Quand on fait un travail, on va au bout ou il ne fallait pas commencer...

  • permalien Jean-Joël Kauffmann :
    25 juin 2010 @07h10   « »

    Bonjour,

    Il est temps que la farce BHL s’arrête.

    En 1979, déjà, Pierre Vidal-Naquet et Cornélius Castoriadis démontraient la vacuité du personnage :

    http://www.pierre-vidal-naquet.net/...

    Castoriadis : "Que cette camelote doive passer de mode, c’est certain : elle est, comme tous les produits contemporains, à obsolescence incorporée. Mais le système dans et par lequel il y a ces camelotes doit être combattu dans chacune de ses manifestations. Nous avons à lutter pour la préservation d’un authentique espace public de pensée contre les pouvoirs de l’État, mais aussi contre le bluff, la démagogie et la prostitution de l’esprit."

    Trente-et-un ans plus tard, rien n’a changé, ou plutôt si : en pire...

    JJK

  • permalien
    25 juin 2010 @08h42   « »

    Il y a une ananlyse, faite par Nurit Peled je crois, qui explique que l’armée israélienne est toujours prête à échanger un grand nombre de prisonniers pour récupérer ses soldats, mais pas pour les civils israéliens. C’est surtout lié à une mythologie du "on abandonne jamais un soldat sur le champ de bataille etc" très dans l’esprit des Marines US.

    Une autre marque de la militarisation de la société israélienne, pas une marque quelconque de générosité etc.

    (sans entrer sur la question des "prisonniers" échangés, où Alain Gresh a tout dit)

  • permalien une bille :
    25 juin 2010 @10h01   « »

    Outre que l’opération Plomb Durci constitue une violation flagrante du blocus des armes sur le territoire de Gaza, et montre par là l’inconsistance du discours israélien, elle montre aussi quel crédit à porter aux jérémiades de faux-culs en tous genres qui prétendent du haut d’un char se préoccuper du sort d’un être humain dans le viseur du-dit char.

  • permalien Noval :
    25 juin 2010 @10h15   « »

    @Marc, dans son message du 24 juin 21 h 10, a parfaitement résumé la situation .

    Car parler de Bernard-Henri Lévy revient inéluctablement à s’interroger sur les pratiques d’une certaine presse toujours prompte à publier et diffuser ses éternelles âneries.

    On le répètera jamais assez ; comment certains médias, écrits et audiovisuels, peuvent-ils sans craindre le ridicule qualifier un tel bouffon de " philosophe " ? Savent-ils seulement, ces mêmes médias, que déifier un tel personnage est une véritable gifle adressée à tous les universitaires et chercheurs qui, par leurs travaux et publications, font honneur au champ des sciences humaines ?

    Lorsque l’on évoque ce pitre devant des universitaires étrangers, cela entraîne en général grosso modo deux types de réactions ; certains partent de suite d’un fou rire, tandis que d’autres déplorent que l’on puisse tomber si bas ...

  • permalien Noval :
    25 juin 2010 @10h40   « »

    Cornélius Castoriadis à propos de Bernard-Henri Lévy :

    « Sous quelles conditions sociologiques et anthropologiques, dans un pays de veille et grande culture, un “auteur” peut-il se permettre d’écrire n’importe quoi, la « critique » le porter aux nues, le public le suivre docilement – et ceux qui dévoilent l’imposture, sans nullement être réduits au silence ou emprisonnés, n’avoir aucun écho effectif ? (…) Que cette camelote doive passer de mode, c’est certain : elle est, comme tous les produits contemporains, à obsolescence incorporée. »

  • permalien U.H.M. :
    25 juin 2010 @11h12   « »

    Excellent article. Il faut malheureusement poursuivre inlassablement le combat contre ces abjects propagandistes que sont BHL, ou Alain Finkielkraut, et leurs mensonges permanents à propos de l’état israélien. Il faut dénoncer l’imposture, la farce qu’est BHL, cet imbécile qui usurpe l’appelation de "philosophe" alors qu’il ne s’agit que d’un "médiacrate", pire, d’un "éditocrate".

    Ses mensonges sont insupportables. BHL est un pitre, mais s’il n’était que cela, nous pourrions le laisser se répandre dans la presse au même titre que n’importe quel autre de ses confrères en propagande. Mais il ment, il trompe, il salit, et en cela, BHL est complice des crimes de guerre commis régulièrement par Israël depuis des années. On ne dira jamais assez la responsabilité de prétendus "intellectuels" du type de BHL dans la prolongation des souffrances des palestiniens, dans la perpétuation de la violence israélienne contre les palestiniens ou les libanais, dans la fable qui voudrait présenter Israël comme une "victime" entourée de "démons". On ne dira jamais assez à quel point ce soi-disant "penseur" n’est qu’une escroquerie, une fraude, et qu’il avilit chacun des principes qu’il invoque lorsqu’il les met au service de la politique colonialiste de l’état terroriste d’Israël.

    Ce pitre, cette fraude voudrait présenter les membres de la flotille Free Gaza comme des "idiots utiles" ? Tout le problème est que BHL n’est pas un idiot, et qu’il sait n’être utile qu’aux fanatiques qui gouvernent aujourd’hui Israël.

    BHL complice, depuis longtemps.

    Parmi tous ces éditocrates qu’il faudrait symboliquement guillotiner, BHL est sans doute le tout premier.

  • permalien U.H.M. :
    25 juin 2010 @11h20   « »

    La citation de Castoriadis est réjouissante.

    J’y ajoute celle de Deleuze, qui s’exprimait à propos des "nouveaux philosophes" (dont BHL est la gamme deluxe, tout chromé) : "

    Je crois que leur pensée est nulle. Je vois deux raisons possibles à cette nullité. D’abord ils procèdent par gros concepts, aussi gros que des dents creuses, LA loi, LE pouvoir, LE maître, LE monde, LA rébellion, LA foi, etc. Ils peuvent faire ainsi des mélanges grotesques, des dualismes sommaires, la loi et le rebelle, le pouvoir et l’ange. En même temps, plus le contenu de pensée est faible, plus le penseur prend d’importance, plus le sujet d’énonciation se donne de l’importance par rapport aux énoncés vides (« moi, en tant que lucide et courageux, je vous dis..., moi, en tant que soldat du Christ..., moi, de la génération perdue..., nous, en tant que nous avons fait mai 68..., en tant que nous ne nous laissons plus prendre aux semblants... »). Avec ces deux procédés, ils cassent le travail. Car ça fait déjà un certain temps que, dans toutes sortes de domaines, les gens travaillent pour éviter ces dangers-là."

  • permalien Squirrel :
    25 juin 2010 @11h35   « »

    Bonjour,
    en ce qui concerne BHL et la part prépondérante de la communication, de l’apparence sur le fond cela a été analysé pour ne pas dire prophétisé depuis "Contre la nouvelle philosophie" de François Aubral, Xavier Delcourt paru en ... 1977.

    Quant à la perte de sens, la déliquescence du sens des mots, bref toujours la communication, le prestige, le paraitre au détriment du fond un autre ouvrage intéressant où BHL est aussi épinglé

    "Prodiges et vertiges de l’analogie" de Jacques Bouveresse.

    Il est assez étonnant que les élites ou celles qui se disent comme telles puissent avoir encore une telle tribune alors qu’elles se discréditent autant (et parlerons du MAL d’internet, de la haine des internautes etc.)

    Comme Philippe Val ils ne sont intéressé que par leur prestige, position, pouvoir, etc. Voir "Never Mind The Bollocks, Here’s Philippe Val" par Sébastien Fontenelle sur politis.fr

    Ils utilisent tous les moyens rhétorique, communication, juridique (groupe Bolloré contre les médias), etc. C’est toujours l’art d’avoir toujours raison (Schopenhauer ) pour les plus fort.

    Un intellectuel devrait avoir un minimum d’éthique, un souci de vérité. Mais ceux qui sont médiatisé (pour la plupart et BHL, Val etc. en particulier) défendent une idéologie (entre autre) jusqu’à la caricature et un manque flagrant d’éthique.

    En lisant le livre de Bouveresse on sent les lignes de fracture, on ressent un combat qui dépasse parfois le terrain intellectuel et quand on cherche alors à régler ses comptes ou se faire "bien voir" de son cercle (quel que soit le côté car sur ses sujets il y a de la mauvaise foi un peu partout qui nuisent au débat quoi qu’en dise Jean Daniel sur un récent article sur les intellectuels (Nouvel Obs) : pour J Daniel, pas grave cela fait avancer le débat. Oui certes ... cela me parait bien faible tout de même. Et pas très efficient et surtout au détriment de la clarté et des plus faible (qui n’ont pas que cela à faire que de naviguer et de chercher !!!!! on attends d’eux une lumière pas l’étincelle d’un briquet par jour de tempête).

    il y a toujours la possibilité de se renseigner mais la majorité ne le fais pas et c’est pourquoi cela "marche" ...

  • permalien Sébastien Fontenelle :
    25 juin 2010 @12h21   « »
    Tout en finesse(s)...

    ...Et sans qu’il soit besoin de commenter : http://www.crif.org/?page=articles_...

  • permalien Nathan :
    25 juin 2010 @12h44   « »

    On essaie de faire croire ici que l’omniprésence médiatique de BHL depuis plus de 30 ans est due à ses positions sionistes. Je crois qu’elle repose plutôt sur :

    1. Un réseau d’amis et d’obligés patiemment construit, grâce à sa fortune personnelle et son entregent.

    2. Le besoin permanent des médias d’avoir un personnage capable de faire le spectacle. Comme chacun le sait depuis Debord, le spectacle compte plus que le travail de la pensée. BHL n’est pas le seul à pouvoir l’offrir sur les plateaux : un Onfray, par exemple, n’a rien à lui envier sur ce plan-là.

    Par ailleurs, BHL est loin de faire l’unanimité. On ne compte plus les ouvrages consacrés au démontage du système BHL et à la démystification du personnage. Depuis 20 ans, il prête plutôt à rire avec sa charmante épouse, ses chemises, son nanar cinématographique et ses citations de l’excellent Botul.

    Il faudrait aussi parler du revers de la médaille du phénomène BHL. A l’époque où celui-ci sortait à grand fracas son premier livre "la barbarie à visage humain", il y avait encore pas mal d’intellectuels au sein du Parti communiste et au dehors à croire en la supériorité du système communiste et à minimiser les massacres dont il s’était rendu coupable. On a les intellectuels qu’on mérite et ça ne vaut pas que pour le cas BHL.

  • permalien Yann :
    25 juin 2010 @13h06   « »
    Qu’on se le dise !

    Rappel :

    "Le peuple juif a inventé la démocratie."

  • permalien Jean-Joël Kauffmann :
    25 juin 2010 @13h08   « »

    Bonjour,

    "Faut-il tirer sur les ambulances ?", se demande M. Gresh. A quoi Guy Hocquenghem répondait : "On ne tire pas sur une ambulance, mais on autopsie un cadavre". ("Lettre ouverte à ceux qui sont passés du Col Mao au Rotary" ; voir le passage consacré spécifiquement à "Béachelle" : http://atheles.org/doc/agone/hocque... .)

    Le cadavre, c’est celui de la pensée française, comme le disait en 2005 Perry Anderson : http://www.monde-diplomatique.fr/20... ).

    JJK

  • permalien Yvan :
    25 juin 2010 @13h17   « »

    Israël voudrait bien se débarrasser de centaines de tueurs d’assassins et de terroristes qui encombre ses prisons, et ses budgets, mais il ne sait pas le faire "gratuitement", alors il ressort ce pauvre Shalit "qui n’en peut mais", alors qu’il suffirait d’échanger Hamouri contre Shalit Français contre Français, pour que la France donc l’ Europe approuve et soutienne.

    Mais voilà Israël se fout de Shalit :

    Les Israéliens prêts à des concessions pour la libération de Gilad Shalit - LeMonde.fr

  • permalien Robert :
    25 juin 2010 @13h18   « »

    Messieurs - dames de la revue Le Monde diplomatique, pourriez-vous m’expliquer votre plaisir malsain, sado-masochiste, à nous resasser continuellement les écrits de ce... comment dire "merdeux des beaux quartiers" pour reprendre une expression utilisée par vos politiciens français récemment ?

    Il n’est pas requis de nous emmerder avec les propos de ce pauvre homme. laissez le se discréditer dans les quelques revues qui continuent à colporter - diffuser - le souffre nauséabond de sa pensée ulcérée. Face à un EGO aussi narcissique l’ignorance - l’indifférence - est le plus terrible des ulcères , celui qui l’emportera loin de notre univers.

  • permalien Anonyme 13 :
    25 juin 2010 @14h00   « »

    @ Robert
    Oui, mais le problème est que tout en se discréditant, il crédite les gens de son influence, et les discrédite avec lui. Et fabrique de la bêtise jusqu’à plus soif.

  • permalien U.H.M. :
    25 juin 2010 @14h16   « »

    Aaah, Nathan revient une nouvelle fois pour "préciser les choses"... et en remettre une couche sur les "intellectuels marxistes" qui auraient vérolé pendant si longtemps le paysage intellectuel français. Sauf qu’on les cherche, aujourd’hui, les intellectuels marxistes qui bénéficieraient d’une audience comparable à celle de BHL, Finkielkraut ou Glucksman. On les cherche, et depuis la disparition des géants que furent Foucault, Deleuze, ou même Bourdieu (pourvu que Badiou tienne le coup), les seuls zintellectuels qui font florès sont souvent d’anciens marxistes convertis à l’idéologie de marché, zélés zélotes des pouvoirs en place et simples commentateurs du quotidien, quelques rescapés des "nouveaux philosophes", et bien entendu les propagandistes de droite (comment affirmer qu’un type comme Luc Ferry est un intellectuel ? Comment pourrait-on classer Onfray à gauche ?). On cherche les Sloterdijk ou les Zizek français, on ne trouve qu’une bande de miliciens aux ordres, de médiacrates infects et d’éditocrates assis sur leurs rentes de situation.

    Ces farces n’ont rien d’intellectuels, et BHL est avant tout le symbole de la totale et dramatique absence de véritables intellectuels dans les médias. Il faut dire qu’un intellectuel, au sens respectable, au vrai sens du terme, préfèrera aujourd’hui le plus souvent se consacrer à des travaux non médiatiques, ou à des activités éditoriales sur internet, comme ici, plutôt que de se galvauder devant les caméras en compagnie d’Eric Zemmour, d’Ivan Rioufol ou de Laurent Gerra, quand ça n’est pas Jean-François Copé ou Jack Lang.

    Il est de plus en plus affligeant de lire cette rhétorique faiblarde, qui n’a rien à dire d’autre, lorsqu’on critique BHL, que de répondre sur le "diktat communiste" imposé aux idées et à la culture (un diktat qui n’a donc aucun effet sur les milieux médiatiques ou économiques, apparemment). Les mêmes, on les sent génés à chaque fois, qui prétendent modérer les critiques contre Sarkozy par un indigent "Ségolène Royal n’aurait pas fait mieux"...

    La fraude qu’est BHL n’est certainement pas due qu’à ces positions pro-sionistes. Il est une fraude en ce qu’il se prononce sur tout et n’importe quoi avec sa pompe, sa pédanterie, ses préjugés et son narcissisme de mauvais aloi.

    Mais BHL, en plus d’être grotesque, devient infect lorsqu’il parle de Tasahal, Nathan. Il devient odieux lorsqu’il prétend s’appuyer sur des combats humanitaires passés pour défendre l’armée terroriste d’Israël, ou pour comparer ses fantassins aux républicains espagnols de 1936...

    Fontenelle par exemple, n’a pas son pareil pour dénoncer cette colossale et déplorable imposture qu’est BHL.

  • permalien U.H.M. :
    25 juin 2010 @14h18   « »

    @ Robert : personnellement je comprends votre agacement.

    Mais dites-vous qu’il est totalement le même que celui ressenti il y a 25 ans par tous ceux qui identifiaient déjà la fraude derrière la chemise blanche ouverte jusqu’au nombril !

  • permalien Robespierre :
    25 juin 2010 @15h02   « »

    Vous avez bien du mérite Monsieur Gresh de pouvoir encore lire ou écouter ce sophiste. Cela fait longtemps que je ne le supporte plus.

  • permalien Noval :
    25 juin 2010 @16h31   « »

    Questions.

    Qui est capable de fournir spontanément le nom :
    - des deux journalistes français travaillant pour France 3 enlevés il y a quelques mois en Afghanistan ?
    - de l’un ou de tous (...) les militants pacifistes turcs massacrés récemment par l’armée israélienne en haute mer ?
    - d’au moins un ou de plusieurs enfants palestiniens tués à bout portant par les militaires de la même armée en Israël/Palestine lors " d’opérations " pathétiquement qualifiées de " représailles " ?
    - d’adolescents palestiniens retenus sans aucun motif d’inculpation, et à fortiori sans jugement, dans des prisons israéliennes ?

    Qui s’en soucie ? Qui en France connaît, ne fût-ce que par son nom, Rachel Corrie ?

    En quoi et pourquoi leurs vies, causes, combats et respectivement activités doivent-ils être occultés par la situation actuelle du " soldat franco-israélien (!) Guilad Shalit " ?

  • permalien Yann :
    25 juin 2010 @17h38   « »

    Ali Abunimah :

    (...) unless Israel gives a firm public assurance that it would never attempt a military rescue of the POW, it has no grounds whatsoever to complain that ICRC has not been allowed to visit.

  • permalien Noval :
    25 juin 2010 @18h09   « »

    Sébastien Fontenelle - Message du 25 juin 12 h 21

    Apparemment, les braves humanitaires réunis à Paris le 22 juin pour appeler au respect des droits de l’homme n’ont pas pensé à demander que le cas du " soldat franco-israélien " Guilad Shalit soit érigé en cause grande nationale (française) 2010.

    Il s’agit certainement d’un oubli ...

  • permalien
    25 juin 2010 @18h23   « »

    Que BHL ou Finkielkraut ne soient pas des philosophes n’est pas un découverte. Pour autant leurs propos ne valent pas moins que ceux de Gresh. Mais pas plus non plus.

    A propos de Castoriadis dont l’extrême lucidité nous manque (surtout à la lecture des articles répétitifs et lassants de Gresh qui obsessionnellement s’en prend à tous ceux qui défendent de près ou de loin la légitimité de l’existence de l’état d’Israël (pour des raisons qu’il faudra qu’il explicite clairement)), il écrivait également :

    … [] Mais, derrière tout cela se pose la relation entre le monde islamique et l’Occident. D’une part, il y a la formidable mythologisation des Arabes par eux-mêmes, qui se présentent toujours comme des éternelles victimes de l’Histoire. Or, s’il y a eu une nation conquérante, du VIIe siècle au XIe siècle, ce sont bien les Arabes. Les Arabes ne poussaient pas naturellement sur les pentes de l’Atlas au Maroc, ils étaient en Arabie. En Égypte, il n’y avait pas un seul arabe. La situation actuelle est le résultat, d’abord, d’une conquête et de la conversion plus ou moins forcée des populations soumises ; puis de la colonisation des Arabes non par l’Occident, mais par leurs coreligionnaires, les Turcs, pendant des siècles ; enfin de la semi-colonisation occidental pendant une période comparativement beaucoup plus courte.[...]

  • permalien MiB :
    25 juin 2010 @18h25   « »

    Shalit s’est fait prendre alors qu’il était en mission. Tout comme les soldats israéliens capturés par le Hezbollah au Liban, il n’a pas été enlevé mais bel et bien capturé. Pour un soldat, aussi israélien soit-il, ça s’appelle les risques du métier. Peut-on en dire autant de Rachel Corrie, carrément écrasée en territoire palestinien par un bulldozer de l’armée israélienne. Peut-on m’expliquer à partir de quelle logique peut-on justifier "la légitime défense du bulldozer" face à une adolescente pacifiste sinon par les élucubrations malhonnêtes de quelques pseudo penseurs qui ne sont ni philosophes ni penseurs mais des propagandistes à la Goebels et donc complice de crimes contre l’humanité.

    Si BHL est si brillant, je serais particulièrement curieux de le voir nous justifier la mort de Rachel Corrie, celle des militants turques ou encore celles déjà annoncées par Israël des pacifistes libanaises.

    Mais je peux rêver...

  • permalien U.H.M. :
    25 juin 2010 @19h30   « »

    A l’anonyme de 18h23 :

    1) Pouvez-vous citer un endroit où M. Gresh aurait attaqué les défenseurs de "la légitimité de l’existence d’Israël" pour cette raison, s’il-vous plaît ?

    2) Est-ce qu’on doit comprendre votre question sur "les raisons qu’il faudra qu’il explicite clairement" comme une nouvelle accusation implicite d’une forme quelconque de judéophobie, comme y sont habitués hélas tous ceux qui dénoncent Israël ?

    Une fois pour toute, vissez-vous dans le crâne que dénoncer les dirigeants fanatiques et la politique terroriste d’Israël n’implique nullement :

    - ni de réclamer la destruction de cet état (mais uniquement qu’il rentre dans le rang du droit international) ;
    - ni de prendre un parti inconditionnel pour le fanatisme du Hamas ou la radicalité du Hezbollah ;
    - ni de sombrer dans l’antisémitisme, évidemment, mais je rougis presque d’avoirà énoncer une telle évidence ici.

    Sur les propos de Castoriadis relatifs aux Arabes, ils valent ce qu’ils valent... La notion de victimisation est au moins aussi souvent appliquée à Israël qu’aux Arabes (qui, encore une fois, ne forment pas un tout homogène, il serait temps que les occidentaux reconnaissent aux autres sphères civilisationnelles la même complexité et la même quête d’humanisme que celles auxquelles ils prétendent).

    Mais surtout, votre citation est d’une certaine malhonnêteté, puisqu’elle est tronquée. De quelle "situation" parlait Castoriadis ? Le caractère "conquérant" prêté à la nation Arabe permet de démontrer quoi ? Est-il possible alors de rappeler que de tous les pôles civilisationnels, le pôle européen a été, de loin, le plus conquérant et le plus violent ?

    En résumé, une citation aussi chargée devrait être contextualisée, sauf à vouloir trahir l’auteur du propos...

  • permalien sarhane :
    25 juin 2010 @19h50   « »

    Botul n’est pas un accident dans le parcours de BHL mais le condensé, le titre de ce parcours.

  • permalien Sylvain :
    25 juin 2010 @20h40   « »

    Ras le bol de lire « le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza » dans Le Monde référencé à propos de l’échange du "Français" seulement citoyen israélien et soldat Shalit.

    Hanieh est le seul premier ministre légitime de l’ensemble de la Palestine occupée : il a pris les devants face à un coup d’état préparé par le traître Mohamed Dahlan qui espère succéder à l’ex-président de la non-Autorité Abbas qui ne contrôle rien puisqu’il obéit à l’état sioniste

    Au moins Shalit a-t-il déjà "permis" la libération de vingt prisonnières. Dommage qu’il n’y ait pas plus de Shalit bien vivant entre les mains de la légitime résistance.

  • permalien Nathan :
    25 juin 2010 @21h49   « »

    C’est entendu, BHL est un imposteur, un faussaire, un menteur... Mais le principal reproche qui lui est fait en ce lieu, à part celui d’être sioniste bien entendu, c’est de défendre les droits de l’homme ici (Bosnie, Tchéchénie, Tibet, Soudan etc) mais pas là (Israël/Palestine). Bref son droit-de-l’hommisme est à géométrie variable.

    Oui mais est-il le seul dans ce cas ? Comme le disait Yeshua : "Que celui qui n’a jamais eu l’indignation sélective jette la première pierre".

    Un petit exemple parmi d’autres. Les posts d’Alain Gresh sur la situation au Proche-Orient reçoivent au moins 500 commentaires.

    Les articles relatifs à la situation en Afrique ou ailleurs reçoivent moins de 10 commentaires.

    Et pourtant en Afrique centrale, par exemple, les victimes de la guerre se comptent par centaines de milliers voire par millions... Dans la plus grande indifférence des intervenants. En langage vulgaire : à partir du moment où les sionistes ne sont pas dans le coup, tout le monde s’en fiche.

    Comme le disait le grand Lewis Carroll : "The proof of the pudding is in the eating".

  • permalien gloc :
    25 juin 2010 @22h52   « »

    Nathan : « Un petit exemple parmi d’autres. Les posts d’Alain Gresh sur la situation au Proche-Orient reçoivent au moins 500 commentaires.

    Les articles relatifs à la situation en Afrique ou ailleurs reçoivent moins de 10 commentaires. »

    Voilà une constatation que vous vous faites régulièrement Nathan, sans semble-t-il rechercher une explication.

    Vous n’y apportez pas d’explication, parce qu’à vos yeux c’est une preuve irréfutable de l’antisémitisme ambiant, et que votre fausse interrogation est en réalité une accusation induite.

    Demandez-vous plutôt pourquoi cette sollicitude de l’occident pour le Proche-Orient n’a jamais cessée depuis la naissance de Jésus, et là, vous aurez peut-être un élément de réponse, indépendamment du fait qu’il y ait de juifs ou non en Palestine.

    Demandez-vous pourquoi dans tous les foyers occidentaux on place le soir de Noël le petit Jésus dans sa crèche de Bethléem, et pas dans sa case de Ouagadougou, pourquoi les enfants attendent l’arrivée de Saint Nicolas, alias Saint Nicolas de Myre, et pas Saint Nicolas de Bamako.

    ... et puis tant qu’on y est demandez vous pourquoi la mer qui borde la Palestine s’appelle la Méditerranée (la mer dans les terres) et que les Romains l’appelaient "notre mer" (Mare nostrum ).

  • permalien Noval :
    25 juin 2010 @22h54   « »

    Nathan - Message du 25 juin 21h49

    " Les posts d’Alain Gresh sur la situation au Proche-Orient reçoivent au moins 500 commentaires.

    Les articles relatifs à la situation en Afrique ou ailleurs reçoivent moins de 10 commentaires. "

    Vous plairait-il de nous fournir les noms de tartufes-squatteurs-de-médias habilités à défendre et justifier en France l’indéfendable commis en Afrique ?

    Vous plairait-il de nous fournir les coordonnées d’un quelconque journal prompt à relayer les sottises de tel énergumène qui sous qualificatif de philosophe justifie en France colonialisme, racisme et massacres dans tel pays africain ?

    Vous plairait-il de nous indiquer quels dirigeants africains, ci-devant criminels de guerre et contre l’humanité, se rendent régulièrement dans toutes capitales occidentales afin que le monde entier compatisse sur leur statut d’éternelle victime ?

    En connaissez-vous beaucoup de binationaux franco-"africains" allant, la fleur au fusil, se joindre à telle armée africaine pour massacrer toujours et encore ?

    Vous plairait-il de nous fournir les noms et coordonnées de telle organisation qui, à l’image du CRIF (...), loue les bienfaits d’un certain colonialisme et les massacres nécessaires à son parfait accomplissement ?

    Et tant que vous y êtes, voulez-vous nous fournir les coordonnées d’un quelconque pays créé en Europe après que des envahisseurs venus d’Afrique en aient chassé et massacré les habitants ?

  • permalien K. :
    25 juin 2010 @23h08   « »

    ...défendre les droits de l’homme ici (Bosnie, Tchéchénie, Tibet, Soudan etc) mais pas là (Israël/Palestine)

    Ce n’est pas contradictoire, mais au contraire complémentaire.

    Si les protecteurs d’Israel, les Etats-Unis, étaient intervenus en faveur des Serbes, BHL aurait traité les bosniaques d’islamo-fascistes.

    Pour le Congo, l’Afrique tient, des millions de victimes civiles, a-t-on entendu BHL ?

  • permalien Bob :
    25 juin 2010 @23h30   « »

    Ce qui est très préoccupant me semble-t-il, c’est que les Bernard-Henri Lévy, les Alain Finkielkraut, ne sont que les "stars" de toute une légion de bouffons venimeux et inamovibles qui pullulent dans les médias français. Ils n’y sont pas uniquement entant qu’éternels invités, intellectuels auto-proclamés ou soi-disant "experts", mais régulièrement au micro, derrière les caméras ou à la plume, dans les postes de direction, dans les conseils d’administration, etc.

    Par exemple, il y a de cela quelques années, il y avait à la radio, sur France Culture et Radio Orient, d’excellentes émissions consacrée à la géopolotique.

    Ca doit être une discipline qui fâche, parce qu’aujourd’hui comme par hasard il n’y en a plus, et hop, virées les émissions qui fâchent, un peu comme les humoristes sur France Inter ces jours ci.

    Sur France Inter d’ailleurs, dans l’émission de Daniel Mermet, lui qui faisait souvent des émissions sur la Palestine, à l’occasion de la sortie du livre de Sasha
    Polakow-Suransky "The Unspoken Alliance" pas un mot, à l’occasion de l’abordage sanglant de la Flottille de la Paix pour Gaza pas une émission, étrange non ?

    Voir à ce propos "Les Nouveaux Chiens de garde" de Serge Halimi, excellent essai sur les médias français, mais encore peut être en dessous de la réalité...

  • permalien ninou45 :
    25 juin 2010 @23h47   « »

    Salah hammouri est un Français Palestinien, sauf qu’il n’est pas engagé dans aucune armée ! pourquoi on ne parle pas de lui ? on doit normalement manifester dans le monde entier jusqu’à la libération des résistants qui se font traiter de" « terroristes » « qui défendent leurs terres pour que cesse l’injustice !! c’est silence radio on devrai sortir dans la rue et exiger la libération de SALAH HAMMOURI et je pense que c’est tout à fait normal la vie est la même pour tous ou rien il n’y a pas une mieux qu’une autre , quant aux pseudos philosophes qu’ils aillent aux.....

  • permalien K. :
    26 juin 2010 @00h54   « »

    BHL a-t-il abordé la question des enfants-soldats du gouvernement somalien ? :

    Awil Salah arpente les rues de la ville en ruine. Les vêtements qu’il porte sont en lambeaux, et rien ne le distingue des autres gamins du coin. Rien, sauf peut-être la kalachnikov chargée qu’il porte à l’épaule et aussi le fait qu’il travaille pour une armée régulière qui est financée par les Etats-Unis.

  • permalien Bob :
    26 juin 2010 @01h28   « »

    Autre intellectuel autoproclamé mercenaire : Alain Finkielkraut s’est fait cartonné récemment dans le New York Times à propos de ses dernières sorties racistes à l’occasion des mésaventures de l’équipe de France de football en Afrique du sud, il n’était pas seul à être cité dans le papier me direz-vous, en effet, faire la une d’un journal outre-Atlantique, à propos d’un sport dont ils connaissent à peine l’existence, c’est fort tout de même !

    Ce journal aime bien aussi se moquer de BHL, chose facile me direz-vous, et depuis sa lamentable tentative d’autopromotion de son torchon de l’époque « American Vertigo - Voyage dans les pas de Tocqueville » il ne s’en prive pas, à l’occasion de sa dernière pitrerie lamentables sur le célèbre Jean-Baptiste Botul, il a eu droit lui aussi à un nouvel article particulièrement cruel dans le New York Times, pour qui il est décidément un bon client à ne pas perdre de vue.

  • permalien Dorothée :
    26 juin 2010 @11h14   « »

    A propos de Dahlan

    L’Autorité autonome tente de faire obstacle à la levée du blocus de Gaza
    Jeudi, 24 Juin 2010 23:45
    IRIB- L’Autorité autonome palestinienne a envoyé l’un des leaders du Fatah, en Espagne, pour essayer de dissuader l’Union européenne (UE) d’œuvrer à la levée du blocus de la bande de Gaza. Mahmoud Abbas, le Président de l’Autorité autonome palestinienne, en ne tenant aucun compte de la situation déplorable des habitants de Gaza, a chargé Mohammad Dahlan de dissuader l’UE d’œuvrer à l’allègement du blocus de Gaza. "La création d’un passage maritime avec la bande de Gaza ne fera que rendre plus puissant le Hamas et affaiblira l’Autorité autonome.", aurait-il dit.

    http://alqods-palestine.blogspot.com/

    Vrai ou propagande de "dangereux état iranien" … qui met en péril la paix de la planète, comme chacun sait ?

  • permalien Noval :
    26 juin 2010 @11h40   « »

    Lorsque le Président du Conseil de surveillance de ARTE devient chasseur de nazis, voilà ce que cela donne :

    « Prenez tel éditorial du Monde diplomatique expliquant comment l’Amérique (...) a trouvé l’arme secrète pour “domestiquer les âmes” (...) – quasiment les mots de Drieu la Rochelle (...). Prenez encore, dans le même numéro du Monde diplomatique, (...) les troubles relents qu’a la dénonciation de l’“establishment cosmopolite de banquiers et de juristes d’affaires” qui domine l’Amérique et, donc, le monde. Maurras ou, aujourd’hui, Le Pen n’aurait pas dit mieux... Et dans tel autre article signé Loïc Wacquant et Pierre Bourdieu, (...) comment n’être pas sensible, encore, aux troubles assonances avec l’autre antiaméricanisme, le seul, le vrai, celui d’Arthur Moeller Van den Bruck, inventeur de la formule “Troisième Reich”.

    http://blogs.lexpress.fr/media/2009...

  • permalien Zulfikar :
    26 juin 2010 @11h45   « »
    La position des intellectuels français sur le conflit israélo-palestinien de 1946 à nos jours (1/4)

    Bonjour à tous,

    Pour aller dans le sens du billet de M. Alain Gresh, un article que je crois avoir déjà mentionné dans un billet précédent, l’article de Daniel Lindenberg publié par la revue Confluences Méditerranée ( n°72, Hiver 2009-2010) : "Les revues françaises et le conflit israélo-palestinien".

    Daniel Lindenberg fait une synthèse d’une dizaine de pages en montrant comment le conflit israélo-palestinien a été couvert par les principales revues françaises depuis 1948 à 2010.

    Extraits :

    Avant 1948 :

    A mille lieues de ces raisons, c’est la mouvance socialiste et plus largement « laïque » qui constitue alors le plus ferme appui des positions pro-israéliennes. Les motifs en sont, dans ce cas encore, variés. Philosémitisme aiguisé par le souvenir des tragédies récentes, sensibilité identitaire de dirigeants respectés (Léon Blum, Daniel Mayer), conviction de ce que l’expérience sioniste-socialiste constitue un des plus grands succès de la social-démocratie, hostilité à l’islam « rétrograde » : tout concourt à faire du parti socialiste SFIO la force politique inconditionnelle dans son soutien au sionisme et à Israël ; une Revue socialiste qui bénéficie à l’époque de signatures prestigieuses en est la traduction visible.

    En 1946, le quotidien Le Monde (qui reflète au surplus le point de vue du Quai d’Orsay) considère avec bienveillance le point de vue de la Ligue arabe. Les milieux chrétiens sont partagés : Mauriac, Claudel et Mounier d’un côté, le Vatican, Massignon et Témoignage chrétien de l’autre. La position en flèche du parti communiste pèse beaucoup pour lever certaines hésitations. Etre favorable à un Etat juif peut passer pour le dernier cri de « l’anti-impérialisme ». On le comprend en voyant telle pétition contre le rôle de la Grande-Bretagne (1947) signée par des personnalités aussi prestigieuses qu’Aragon, Le Corbusier, Matisse ou Vercors.

    Après 1948 :

    Suit une période — de 1950 à 1967 — où la question ne figure plus en tête de l’agenda (les intellectuels, si l’on excepte une parenthèse, relativement courte, en 1956-1957 (expédition de Suez).Une expérience passionne : celle des « pionniers qui font refleurir le désert malgré le « problème des réfugiés arabes » qui relève pour presque tout le monde de la philanthropie. Tout change avec la guerre dite en Occident des « Six Jours », où les passions se déchaîneront, et à la suite de laquelle le problème dit souvent pudiquement du « Proche-Orient » deviendra un des enjeux majeurs non seulement de la politique extérieure de la France, mais encore de sa politique intérieure. Il est évident que la position prise alors par le général de Gaulle n’y est pas pour rien.

  • permalien Zulfikar :
    26 juin 2010 @11h45   « »
    La position des intellectuels français sur le conflit israélo-palestinien de 1946 à nos jours (2/4)

    Avant 1967 - la guerre des Six-jours- le conflit israélo-arabe (c’est comme ça qu’on l’appelait à l’époque) est un enjeu mineur :

    Avant l’an 1967, qui représente de ce point de vue un véritable tournant, le conflit « israélo-arabe », comme on dit encore à l’époque, est un enjeu mineur pour la classe intellectuelle, à l’exception de quelques personnalités hors normes comme Louis Massignon ou Maxime Rodinson.

    La position du plus grand intellectuel de l’après-guerre : Jean-Paul Sartre (1905-1980) :

    La position de Sartre est vraiment ambigüe si l’on tient compte de celle qui fut la sienne durant la guerre d’Algérie. En revanche, sa revue, Les Temps Modernes ,aujourd’hui dirigée par Claude Lanzmann (quelle déchéance pour la revue !), sont clairement pro-israéliens.

    D’une part, se souvenant de la guerre d’Algérie encore toute proche, et de son soutien à l’Égypte de Nasser en 1956, il est habité par « l ’exigence de combattre l’impérialisme en tout lieu et en tout temps et sous toutes ses formes ». L’idée de voir l’Etat d’Israël détruit est par ailleurs inconcevable car elle ravive le souvenir du génocide nazi, et donc le « plus jamais ça ». Bref, Sartre est pris en tenailles.

    Mais il faut souligner qu’il n’en pense pas moins sur la politique de l’Etat juif, et cela depuis un certain temps déjà. En témoigne ma lettre, très peu souvent citée, à Uri Avneri (1958) " : « Toute ma vie, j’ai soutenu le sionisme, écrit Jean-Paul Sartre, maintenant il faut que je me taise. Je ne peux pas soutenir la politique du gouvernement israélien, [mais je ne peux pas non plus la désavouer] parce que je me retrouverais dans le camp des gens que je déteste, les antisémites ».

    Dans un entretien repris dans Situations VIII, il se dira encore, en 1974, « l’ami des deux camps ». Décidément, il est l’homme du « double-bind » permanent, ni communiste ni anticommuniste ; ni pro israélien ni antisioniste...

    [Cela est surprenant de la part d’un homme qui a refusé le prix Nobel de Littérature en 1964 - contrairement à Camus - en reprochant, tous comptes faits, au jury de ne l’avoir pas fait au temps de la lutte : au temps de la guerre d’Algérie. Néanmoins, la position de Sartre n’a jamais été oubliée par les Arabes et au-delà, dans le Tiers-Monde].

    Mais si Sartre choisit le silence, ce n’est pas le cas des auteurs de sa revue qui, dès 1946, se révèlent être (Robert Misrahi, Albert Stara) des activistes de la Ligue pour la Palestine libre, proches du Groupe Stern et des partisans de Menahem Begin. A l’exception remarquable d’un Avneri, il n’y aura jamais de contribution isolée due à un juif ou à un Israélien non sioniste, et encore moins à un militant palestinien. La balance n’est donc pas égale, c’est le moins que l’on puisse dire !

  • permalien Zulfikar :
    26 juin 2010 @11h45   « »
    La position des intellectuels français sur le conflit israélo-palestinien de 1946 à nos jours (3/4)

    [La position de la revue Esprit, est plus nuancée].

    (...)créée en 1932, il y avait eu les graves objections de son fondateur, Emmanuel Mounier, aux bases mêmes de l’entreprise sioniste, ce qui n’avait pas empêché par ailleurs la présence de jeunes sionistes, comme Vladimir Rabinovitch, qui intervenaient, il est vrai, sur d’autres sujets.

    Les choses changeront après le génocide nazi. Quand Esprit reparaît en décembre 1944, Mounier soutient vigoureusement la lutte du Yishouv. (...). En 1953, Anne-Marie Goichon publie un article dissonant sur le drame des réfugiés palestiniens en Jordanie. Le fait est d’autant plus remarquable que les grands islamologues Louis Massignon, Vincent Monteil, Jacques Berque, qui publient abondamment sur les affaires maghrébines, ne semblent pas autorisés à le faire lorsqu’il s’agit de la Palestine.

    Mais en 1957, Paul Ricoeur, philosophe chrétien, répondant à André Neher, philosophe juif, fait part de ses « perplexités » à propos d’un Israël ivre de ses victoires et sourd aux droits de l’Autre.

    [Le tournant que la revue Esprit entreprend a eu lieu après la guerre de 1967 grâce à son directeur de l’époque Jean-Marie Domenach. Après la guerre d’octobre 1973, Esprit accueillera des signatures arabes. C’est son jeune rédacteur en chef ,Paul Thibaud, qui le premier parlera de Palestiniens et non plus de réfugiés arabes.]

    Puis, après la guerre d’Octobre 1973, Esprit accueillera de plus en plus de signatures arabes, au risque, déjà, de s’exposer à un certain terrorisme intellectuel. Car dans le cadre de la relecture des réactions au conflit sous le seul prisme de "antisémitisme "’, Esprit est une cible de choix pour les chasseurs de sorcières de la nouvelle pensée unique.

  • permalien Zulfikar :
    26 juin 2010 @11h45   « »
    La position des intellectuels français sur le conflit israélo-palestinien de 1946 à nos jours (4/4)

    [Enfin, pour finir, Daniel Lindenberg, dresse un rapide état des lieux en 2010]

    En 2010, la défense inconditionnelle d’Israël est un des marqueurs idéologiques préférés des adeptes occidentaux du « choc des civilisations ». La revue « libérale » Commentaire forme, avec les nouveaux organes du néo-conservatisme à la française (Controverses, Le Meilleur des mondes, Histoire et totalitarisme), les bastions d’une défense inconditionnelle de la politique israélienne et d’une « diabolisation » des Palestiniens (et des Arabes ainsi que des musulmans plus généralement).

    Commentaire est, on le sait, une des deux grandes publications généralistes nées à la fin des années 70, quand le grand basculement de l’intelligentsia vers la droite, pour aller vite, commence à faire sentir ses effets.

    (...)Son noyau de départ est constitué d’intellectuels proches de Raymond Aron, unis par la détestation de Mai 68 et l’anticommunisme. Un de leurs modèles est le néo-conservatisme américain, dont un des principaux organes est le fameux magazine Commentaire.

    Le moins que l’on puisse dire est que ladite revue n’avait aucune chance de manifester une sympathie quelconque pour les thèses palestiniennes, non seulement en raison de ses attaches avec les milieux néo-conservateurs (où la défense d’Israël est un dogme intangible), mais encore parce que l’antigaullisme, politique étrangère du moins, y est un marqueur identitaire fort.

    La « politique arabe de la France », emblème d’un gaullisme détesté, y sera donc l’objet de critiques de plus en plus virulentes. En témoigne le titre, particulièrement explicite, d’un article paru au lendemain de la première guerre du Golfe, en 1990.

    [Assurément, Bernard-Henri Lévy en est un des chantres les plus visibles...]

    Pour conclure, "la politique arabe de la France" est une farce. Si l’intermittence du général de Gaulle pouvait espérer une position plus équilibrée ; dans les faits, et dans les revues françaises, les positions étaient clairement pro-israéliennes.

    En réalité, Gilles Deleuze (disparu en 1995), a souligné le fait que les plumes pro-palestiniennes ont malaisément trouvé des revues françaises prêtes à accueillir leur prose politiquement incorrecte, alors que les « inquisiteurs », comme les appelle Elizabeth Roudinesco, trouvent aisément preneur...

    Une des rares fut La Revue d’études palestiniennes de 1981 à 2008.

    Salutations à tous. A bientôt.

  • permalien Occam :
    26 juin 2010 @12h15   « »

    - Human Rights Watch dénonce le sort réservé à Gilad Shalit (AP) - HRW "observe que le sort réservé au soldat de 23 ans est "cruel et inhumain" et correspond à une définition de l’ONU de la torture". Sans doute une nouvelle analyse raciste et colonialiste, M. Gresh !
    http://fr.news.yahoo.com/3/20100625...

  • permalien dik :
    26 juin 2010 @16h04   « »

    Oui, M.Ocam, c’est "sans doute une nouvelle analyse raciste et colonialiste" tant et si bien que cette source ne pipe pas mot des 11 000 prisonniers palestiniens dont des centaines de femmes et d’enfants, d’autres centaines non jugées et d’autres interdits de visite des leurs, sans compter les tortures pendant que Shalit, lui, se délecte devant les matchs de foot du Mondial !

  • permalien Tristan :
    26 juin 2010 @17h38   « »

    @Occam

    Nous savons depuis longtemps qu’HRW est raciste, colonialiste et soutien la corruption.

    Mais bon, je pense que vous devez sûrement faire partie des gens qui disent d’Evo Morales que c’est un méchant dictateur et que les seules indigènes aymaras qui auraient le droit de s’approcher du pouvoir doivent avoir fait leurs études au USA et être de fidèles caniches du politicien blanc qui est aprouvé par le département d’état.

    Inutile que je vous montre ce que pense Evo Morales d’HRW.
    Mais perso, je trouve que l’intellectuel Garcia Linera a bien plus de classe que les BHL et autres intellectuels mercenaires (même si il n’est que mathématicien et sociologue)

  • permalien Nathan :
    26 juin 2010 @18h49   « »

    Zulfikar : 26 juin @11h45

    Dans un entretien repris dans Situations VIII, il se dira encore, en 1974, « l’ami des deux camps ». Décidément, il est l’homme du « double-bind » permanent, ni communiste ni anticommuniste ; ni pro israélien ni antisioniste...

    Pourquoi "l’homme du double-bind" ? Moi j’y vois plutôt un homme - grand philosophe français, au demeurant - conscient de la complexité du problème et tenant compte du contexte général de ce conflit, qui ne se réduit pas à un simple fait colonial.

    Quelque part, au fond de lui-même, Sartre était conscient que l’on ne peut séparer le sionisme et la création d’Israël du contexte des persécutions antisémites. Les antisionistes s’imaginent que les Français sont influencés par l’action d’un lobby omniprésent dans les médias relayé par une poignée d’intellectuels "organiques" et communautaires. Ils croient que tout est affaire de propagande. Ils se trompent. La réalité est plus profonde. En leur âme et conscience, une majorité de Français reste persuadée que l’existence d’Israël est légitime du fait des souffrances séculaires endurées par les juifs. C’est ça la vérité. Seule une petite minorité, bruyante il est vrai, pense le contraire. Mais elle aura du mal à convaincre les autres du bien-fondé de leurs thèses.

  • permalien Nathan :
    26 juin 2010 @19h01   « »

    Noval : 25 juin @22h54

    Vous plairait-il de nous indiquer quels dirigeants africains, ci-devant criminels de guerre et contre l’humanité, se rendent régulièrement dans toutes capitales occidentales afin que le monde entier compatisse sur leur statut d’éternelle victime ?

    J’espère que vous plaisantez. L’Etat français accueille régulièrement des dictateurs africains et arabes. Il n’y a pas si longtemps, nous avons eu droit à la visite de Kadhafi, laquelle ne fut qu’une vaste pantalonnade. On a même failli avoir une tente érigée dans les jardins de l’Elysée et ce n’était pas pour la garden-party annuelle. Rappelons que le terroriste Kadhafi est responsable de la mort de 54 Français à bord du DC 10 d’UTA et personne n’a songé à l’arrêter ou à le traîner devant une cour internationale de justice... bonne odeur du pétrole oblige. Sarkozy a également reçu Assad fils, impliqué dans l’assassinat de Rafik Hariri et d’autres personnalités libanaises.

  • permalien gloc :
    26 juin 2010 @19h13   « »

    Nathan : « En leur âme et conscience, une majorité de Français reste persuadée que l’existence d’Israël est légitime du fait des souffrances séculaires endurées par les juifs. »

    S’ils vous l’ont dit...

    Philosémitisme : Sondage : grande hostilité des Allemands et des Français envers Israël

  • permalien Nathan :
    26 juin 2010 @20h17   « »

    @ Gloc.

    60% ou 70% d’opinions négatives sur Israël ne signifie pas que ces gens déligitiment Israël. Ils sont opposés à la politique d’Israël. Ce n’est pas la même chose. Si Israël adoptait une politique plus favorable aux revendications palestiniennes, une grande partie de ces gens aurait sans doute une opinion positive d’Israël, comme ce fut le cas au début des années ’90.

  • permalien Zulfikar :
    26 juin 2010 @20h49   « »

    @Nathan (La Vérité si je mens ),

    A l’instar du grand Socrate, fils de sage-femme, il est utile de pratiquer à sa manière la maïeutique afin de faire "accoucher fles esprits."

    Cette thérapie fonctionne à merveille avec Nathan.

    Décidément, Nathan, on attend qu’il nous accouche du commentaire sur le texte d’Alain Badiou. Cela fait plus de 9 mois. Le "bébé" (commentaire) est, soit mort-né, soit étouffé...

    Nous sommes étonnés de la promptitude de la réaction de Nathan concernant Sartre...qui est pourtant un philosophe de gggôôôôccchhhee comme il aime à les appeler...

    Votre tactique est simple : créer des lignes de fractures afin de semer la zizanie. Choisir Sartre n’est pas anodin...

    Pour en revenir au texte de Daniel Lindenberg. Les extraits de l’article sont en italiques. Mes commentaires sont en caractères simples : certains le sont entre crochets.

    C’est moi-même qui qualifie Jean-Paul Sartre de "plus grand intellectuel de l’après-guerre" et non Lindenberg.

    Si Nathan était sérieux, il aurait cité pour me contredire que c’est dans Les Temps Modernes, revue dirigée alors par Sartre que Maxime Rodinson écrivit son fameux article de référence : "« Israël, fait colonial ? », Les Temps Modernes, no 253 bis : 17-88.

    Mais, Nathan, démontre, encore une fois, qu’il est ignare...et préfère les chocolats de Bruges à la lecture...

    L’article de Rodinson est de 1967...

    Pour ma part, j’ai beaucoup de respect pour Sartre. D’ailleurs, il a été de tous les combats contre le colonialisme et l’impérialisme.

    Seulement, il était bon de relever le passage où il parle de silence. Un intellectuel doit-il se taire lorsqu’une injustice aussi immense que celle subie par les Palestiniens, pillés et privés de leur terre à la face du monde ? Fallait-il que Zola se taise face à l’injustice que le capitaine Dreyfus avait subie ?

    Le devoir de l’intellectuel est de traquer l’imposture.

    2010 aurait dû être également l’année de Sartre : il est mort le 15 avril 1980, il y a trente ans. C’est le cinquantenaire de la mort de Camus (1960) qui fut commémoré...On n’a pas beaucoup entendu Nathan et Cie là dessus...

    Enfin, durant les dernières années de sa vie, Sartre était diminué. Son secrétaire particulier Benny Levy avait même tenté de le convertir au judaïsme parait-il. Autrement dit, pousser Sartre, l’athée, à renier toute son oeuvre et toute sa vie.

    Il est vrai que les voies de Yahvé sont impénétrables...Mais, pour une fois, le "miracle" n’a pas eu lieu...

    Salutations à tous. A bientôt.

  • permalien
    26 juin 2010 @20h49   « »

    @Nathan

    Il est clair que face à votre intime conviction les chiffres n’ont pas de sens.

    A propos d’intime conviction, la mienne est que pour une majorité de Français, ce conflit où ils ne comprennent rien, leur passe en leur âme et conscience, très largement au-dessus de la tête... Ce qui s’accorde assez bien avec ce sondage.

    Par contre votre opinion reformulée par A. Camus dans le même lien, sonne étrangement différente... le choix des mots peut-être ?

    "On est toujours sûr de tomber, au hasard des journées, sur un Français, souvent intelligent par ailleurs, et qui vous dit que les Juifs exagèrent vraiment. Naturellement, ce Français a un ami juif qui, lui, du moins… Quant aux millions de Juifs qui ont été torturés et brûlés, l’interlocuteur n’approuve pas ces façons, loin de là. Simplement, il trouve que les Juifs exagèrent et qu’ils ont tort de se soutenir les uns les autres, même si cette solidarité leur a été enseignée par le camp de concentration."

    (Albert Camus, 1947)

  • permalien gloc :
    26 juin 2010 @20h53   « »

    Le post précédent est de gloc

  • permalien Sakhra :
    26 juin 2010 @21h26   « »

    Pourquoi les grands hommes, dans leur vieillesse, succombent-ils tantôt aux artifices d’un cadet, tantôt à une sorte de rigidité qui les enferme dans une conviction politique intangible ? C’est une pensée démoralisante, mais il y a de ça dans le cas de Sartre. A l’exception de l’Algérie, la justesse de la cause arabe ne lui fit jamais grande impression, peut-être à cause d’Israël, ou alors du fait d’une absence élémentaire de sympathie, liée à des raisons culturelles ou éventuellement religieuses, je ne sais. Dans ce domaine, il était radicalement différent de son idole, Jean Genet, son vieil ami, qui célébra son étrange passion pour les Palestiniens en séjournant longtemps parmi eux, mais aussi en écrivant l’extraordinaire Quatre heures à Sabra et Chatila (8) ainsi que Le Captif amoureux (9).

    http://www.monde-diplomatique.fr/20...

    Edward Said nous précise dans ce même article, la position du "philosophe sioniste" de France :

    ).

    Sartre n’était pas si mauvais au fond, concédait BHL, puisqu’on trouvait chez lui des positions constamment admirables et politiquement correctes. BHL entendait ainsi faire contrepoids à ce qu’il considérait comme une critique fondée, celle de s’être toujours trompé sur le communisme. « Par exemple, assénait BHL, Sartre n’a jamais transigé sur ses positions envers Israël. »

    Nathan = BHL ?

  • permalien Tristan :
    26 juin 2010 @21h42   « »

    @gloc

    Ils aiment beaucoup l’humour-noir deuxième degré, le site Philosémitisme ?

    Ce site est dédié aux millions d’Européens qui savent qu’Israël représente ce qu’il y a de meilleur dans une démocratie

    Je pensais que les philosémites étaient les gens qui aimaient les cultures de langues sémitiques (comme l’arabe). Mais au niveau démocratie, pour les arabes (et même pour les juifs), le royaume du Danemark est (et a été) assez exemplaire.

    Un bon choix pour représenter ce qu’il y a de meilleur dans une démocratie, non ? (histoire de ne pas mettre en avant la Suisse)

    Est-ce que, à part BHL, existe-t-il d’autres européens qui ont la science infuse et qui seraient capable de "savoir qu’Israël représente ce qu’il y a de meilleur dans une démocratie" ?

  • permalien Henry :
    26 juin 2010 @22h09   « »

    En parlant de mercenaires justement, avez-vous lu la déclaration du G8 déplorant l’attaque meurtrière de la flottille pour Gaza, déclarant la situation intenable à Gaza, invitant les parties à régler le problème, (Sûr que les habitants de Gaza y peuvent changer quelque chose !) mais se félicitant sans rire de la commission d’enquête indépendante mise en place par les auteurs de l’agression eux-mêmes !
    Les journalistes sont embêtés en plus, obligés qu’ils sont d’ajouter les mots qui manquent, histoire que ça ait tout de même un sens...

  • permalien gloc :
    26 juin 2010 @22h14   « »

    @Tristan

    Vous savez bien qu’il y a quelque chose de pourri au royaume du Danemark. Le philosémitisme est une composante de l’antisémitisme et comme lui, n’a pas de signification particulière concernant les locuteurs sémites.

    Les périodes dites "philosémites" préparent et alimentent l’argumentation des phases antisémites, avec des clichés comme ceux que vous avez relevés. Leurs répétitions et leur outrance provoquent une exacerbation qui va jusqu’à déclencher des réactions antisémites.

    Leur contraire, c’est "rien", "normal, "humain", "ordinaire".

    Il n’est pas impossible que certains sur ce blog s’amusent avec ce phénomène.

  • permalien Marj :
    26 juin 2010 @22h48   « »

    Merci M. Gresh, encore une fois, pour cet article !

    Magnifique introduction, j’adore votre humour !
    En revanche j’espère de tout coeur que votre sentence se réalisera..

    @Nathan, vous plaisantez (encore) je pense quand vous dites qu’on en veut à BHL d’être sioniste..non ce qu’on lui reproche c’est cette capacité à dire n’importe quoi en prostituant toujours la réalité, à désinformer en permanence en criant à la désinformation, à détourner l’attention du monde du conflit le plus "colonial" (tiens le seul à bien y penser), pour le comparer à l’incomparable, commodément situé en Afrique (how convinient !), continent de tous les maux, auquel on s’intéresse brusquement quand a lieu une nouvelle agression israélienne.
    ça s’appelle détourner l’attention, pas être altruiste loin de là.
    A la question "Pourquoi Israël" de Claude Lanzman, Mona Chollet a répondu, non sans humour : "quand vous ferez un film sur le Congo ou l’Algérie, on passera à autre chose"...

    Je ne pense pas que ce soit la complaisance à l’égard des dirigeants africains "barbares" ou corrompus qui nous incitent ici à venir commenter les articles, ce serait plutôt en raison du manque flagrant de débat démocratique réel autour de ce conflit dont on ne peut que faire le constat sur les sites des quotidiens nationaux et des webzines type l’Express, le Point. les racistes décomplexés sont beaucoup plus rares ici.

    En ce qui concerne le "criminel" Assad, vous êtes au courant que le rapport Mehlis qui incriminait la Syrie a été discrédité et Mehlis remplacé.

    http://www.consortiumnews.com/2010/...

    http://www.mondialisation.ca/index....

    Je ne crois pas au complot de quelque sorte qu’il soit. Il n’y a pas de complot, il y a juste des intérêts à sauvegarder et des avantages à tirer de la désignation d’un ennemi commun ou d’une lutte commune contre le "terrorisme", et des artisans de l’islamo-fascisme comme BHL ou Finkielkraut sont indispensables à la réalisation de ces objectifs en France.

    Ce qu’on leur reproche c’est d’être les spin doctors du conflit israélo-palestinien, d’importer de ce qu’ils prétendent dénoncer à grands coup de concepts hasardeux et d’amalgames odieux.

    La défense inconditionnelle du mensonge et de la désinformation est notre principal et unique grief contre BHL.

  • permalien
    26 juin 2010 @22h48   « »

    Dans une casserole vous mettez :3 cuillerées de poudre de dandysme,1 litre de sionisme,2 feuilles d’un bouquin de littérature bas de gamme, le talon d’une carte d’embarquement Paris–New York ,un billet de 10 Euros et une racine de Botul. Agitez la mixture à l’aide d’une cuillère en argent. Laissez la casserole se reposer sur un meuble télé pendant qu’il annonce l’actualité. Couvrez la casserole pendant une demie heure environ,le temps du jité avec une chemise blanche que vous lui arrachez les deux boutons du haut. Vous réalisez ainsi un BHL .

    Ne vous écartez pas du téléphone. Il ne cessera pas de sonner .Ayez sous la main un crayon et un calepin. Comme par magie ,votre merveille va être invitée partout. On l’appellera:le philosophe . Ne vous inquiétez pas,juste la carte.Beaucoup de gens bien placés dans les médias voudront qu’il affiche son point de vue sur tout . vraiment tout : littérature, cinéma, Tocqueville, parti socialiste ,politique internationale ,moyen orient, la Bosnie-Herzégovine,le Kossovo, le Pakistan, les banlieues françaises, l’Islam ,l’art contemporain,Sakozy,Polanski, Chahid ,Daniel Pearl,Botul,Israël,Gaza,le Liban,les US , Bush,Obama etc…

    Il lui est évident qu’Israël est un pays victime.Un pays pris en tenailles entre ses désirs, de vouloir être pris au sérieux ,un Etat méritant l’étiquette de démocratie et son désir d’en finir avec les palestiniens et tous ceux qui les soutiennent. Pour ce faire,il faudrait juste faire semblant de ne pas être au courant des moyens mis en œuvre pour parvenir à cette fin.Il vous dira que les palestiniens sont dangereux ,puisqu’ils votent pour le Hamas,des opportunistes qui profitent même de l’indignation mondiale devant un Etat victime qui se défend .Jamais ,il ne vous racontera comment les vidéos tournées sur le bateau turc ,qui montrent en détail la sauvagerie de l’armée israélienne,ont toutes été confisquées par l’armée qui a préféré faire diffuser la seule vidéo qui montre une attaque de loin avec des silhouettes floues .
    Il le présente comme un pays mal aimé par ses voisins arabes, jamais assez soutenu par les occidentaux ,critiqué sans fondement ,détesté par des humanistes égarés ,qui voient de la terreur et du crime alors que pour lui ,ce ne sont que des actes de défense appropriés à des terroristes et à la détestation internationale organisée. Le même occident ne voit le danger là où il est .Il ne comprend pas qu’une feuille A4 peut être une arme dangereuse .Elle figure sur la liste des produits interdits d’entrée à Gaza .Certainement des gosses gazaouis pourraient la plier pour en faire un avion . C’est cet Etat qui est si cher à BHL.

    Bref ,si BHL n’existait il eût fallu en fabriquer un autre . La recette est si simple ! Mais pas sûr que l’autre se serait contenté de déboutonner que sa chemise devant les caméras !

  • permalien
    26 juin 2010 @22h54   « »

    Fausse manip mon prénom n’apparait pas sur le message précédent .Chose faite !

  • permalien Yvan :
    26 juin 2010 @23h32   « »

    Ils n’étaient pas français, ni israéliens, ni militaires, ils étaient chez eux, ils ignoraient probablement qui est ce Monsieur Lévy qui pontifie là-bas très loin à Saint Germain des Prés - France..

    Mais ils vont tout de même manquer à leurs proches.

    Israël exécute 4 plongeurs palestiniens dans les eaux littorales de Gaza (VIDEO) - ISM

  • permalien Zulfikar :
    27 juin 2010 @00h33   « »

    @Sakhra,

    Aslama Sister Sakhra,

    Merci pour l’article. Il me semblait qu’ Edward Saïd avait écrit la-dessus mais j’avais oublié les références.

    Bises. A bientôt.

  • permalien Nathan :
    27 juin 2010 @01h27   « »

    Zulfikar : 26 juin @20h49

    Si Nathan était sérieux, il aurait cité pour me contredire que c’est dans Les Temps Modernes, revue dirigée alors par Sartre que Maxime Rodinson écrivit son fameux article de référence : "« Israël, fait colonial ? », Les Temps Modernes, no 253 bis : 17-88.

    Mais, Nathan, démontre, encore une fois, qu’il est ignare...et préfère les chocolats de Bruges à la lecture...

    L’un n’empêche pas l’autre. D’autant plus que j’ai acheté ce célèbre numéro des Temps Modernes au moment où il est sorti, c’est-à-dire probablement avant que vous ne soyez né et c’est à cette époque que j’ai entendu pour la première fois parler de Maxime Rodinson. C’était une époque où Badiou et ses petits copains de l’ENS rue d’Ulm étaient à fond pour la révolution chinoise - laquelle a fait des millions de morts, lire à ce sujet Simon Leys et Jean Pasqualini - et le dénommé Badiou mettra beaucoup de temps par la suite à se désolidariser du génocide perpétré par les Khmers rouges. Mais sur ce Badiou-là, on a passé l’éponge... Il est vrai que la plupart de ses contemporains sont désormais gâteux et ne peuvent plus témoigner.

  • permalien Tristan :
    27 juin 2010 @03h44   « »

    @gloc

    J’aimais justement le royaume du Danemark pour cela :

    Quand ils avaient été annexé par le 3ème Reich, il me semble que le roi, puis nombreux de ses sujets, avait porté l’étoile de David, pour montrer que tous étaient aussi humains, ordinaires et normaux que n’importe quel juif (la chose en avait sauvé de nombreux des camps de concentration).

    Maintenant, en Suisse, comme au Danemark, il y a une certaine islamophobie qui, personnellement, me fait peur (surtout quand elle est portée par ceux qui se disent philosémite)

    J’ai l’impression que certaines valeurs de la démocratie (surtout le respect des minorités) n’est plus une évidence pour certains de mes concitoyens. Je sens quelque chose de pourri, aussi, en Suisse (et ca pourrait bien se retourner contre les juifs, un jour)

    Peut-être que Deïr Yassin pourrait nous parler un peu de mieux des réactions des danois (face aux arabes, par exemple). Je crois que c’est la personne, sur ce blog, qui connait le mieux le Danemark.

    Bon, j’ai honte de penser que c’est encore la Suisse qui avait demander à Hitler de faire mettre la croix de David dans les passeports des juifs allemands. Mon grand-père, un brave paysan qui n’avait rien contre les juifs, comme soldat, devait défendre les trains allemands, contre la population de Genève. Bien sûre, il aurait bien voulu ouvrir les portes, pour permettre aux gens qui criaient pour sortir, de pouvoir le faire. Mais un brave paysan ne fait pas de désobéissance civile. Il y avait juste des sceaux en plomb, sur les portes.

    On a évité la guerre, en Suisse, grâce aux accords passé avec le 3ème Reich. J’aurais préféré pouvoir me souvenir de comportements indentique au roi du Danemark. Mais si j’avais été à la place des suisses de cette époque, j’aurais sûrement soutenu la même politique, qui nous a permi de rester à côté du conflit, en restant neutre (juste que je n’ai pas la même pudeur que mon grand-père vis-à-vis de la désobéissance civile ou militaire). Mais si, aujourd’hui, je me sens bien plus proche des anarchistes genevois que de nos autorités, à Berne, il m’est difficile de savoir ce que j’aurais fait, face à un sceau en plomb. J’ai envie de penser que je n’aurais pas eu peur de devoir passer devant la cour militaire (et la prison), pour obéir à ma conscience.

  • permalien gloc :
    27 juin 2010 @08h31   « »

    @Tristan

    Peut-être que Deïr Yassin pourrait nous parler un peu de mieux des réactions des danois (face aux arabes, par exemple).

    Pour les arabes je ne sais pas, mais pour les musulmans, c’est connu.

  • permalien Lou :
    27 juin 2010 @11h29   « »
    Un galopin à la présidence française
  • permalien Zulfikar :
    27 juin 2010 @11h38   « »

    @Nathan,

    L’un n’empêche pas l’autre. D’autant plus que j’ai acheté ce célèbre numéro des Temps Modernes au moment où il est sorti, c’est-à-dire probablement avant que vous ne soyez né et c’est à cette époque que j’ai entendu pour la première fois parler de Maxime Rodinson

    Alors faites-nous un commentaire sur l’article de Maxime Rodinson : "Israël fait colonial ?" paru en 1967.

    Vous avez eu 43 ans pour le méditer...

    Dans ce cas, on attendra encore un peu le commentaire sur le texte de Badiou...

  • permalien jcpress :
    27 juin 2010 @12h01   « »

    En préambule de la réflexion qui me vient à la lecture de cet article, je citerai textuellement BHL, non pas là où les lecteurs pourraient l’attendre, mais sur un point qui me paraît fondamental dans les conflits en général : "... une violation flagrante du droit de la guerre." Stupéfiant, n’est-ce-pas ? ce droit de tuer... légitimement !, lequel glissa comme par phénomène sémantique en un droit de se défendre... Il faudrait systématiquement mettre en lumière l’histoire pour éclairer la lecture des articles que l’on fait, de façon trop passive, parfois, ce me semble ! "On" sait pertinemment que Israël utilisera toujours les armes pour maintenir la paix ; la sienne, plus particulièrement ! Et se sachant inconsidéré par la plupart des populations planétaires et non de leurs gouvernements, leur parti pris réside dans cette attitude désinvolte qui consiste à bafouer qui le droit international, qui ceux des droits de l’homme... et cela dans l’intègre complicité des états impliqués ! Comme nous ne sommes pas sans savoir que BHL défendra toujours Israël quelle que soit la position de l’état hébreux dans le conflit qui l’oppose au palestinien, nous savons également que Israël accorde à ses privilégiés intellectuels occidentaux une place de choix dans sa considération utile... c’est d’ailleurs une preuve que le philosophe dénie son art qui consiste plutôt à déduire de cette imbroglio géopolitique (car c’en est un avec les intérêts économiques occidentaux qui se dessine en filigrane) notamment, une alternative de la pensée qui opterait pour une adéquation philosophique ! En ayant récupéré les nombreuses causes conflictuelles, comme celle du commandant Massoud, BHL est devenu l’intellectuel le plus lu par les français moyens qui ne semblent pas trop inquiétés par les positions de leur idole ! Est-ce que cela ne traduit-il pas un paradoxe, dans un pays où les journalistes et les journaux sont bradés à la foire de la politique actuelle ? Je laisse, ici, le soin aux intéressés de monter à BHL que le lecteur, lui, a le mérite de pousser la réflexion aux limites de la philosophie... Jean Canal de http://www.presselibre.fr

  • permalien Nathan :
    27 juin 2010 @12h30   « »

    Zulfikar : 27 juin @11h38

    Alors faites-nous un commentaire sur l’article de Maxime Rodinson : "Israël fait colonial ?" paru en 1967.

    C’est une question du bac ?

  • permalien Zulfikar :
    27 juin 2010 @12h51   « »

    @ Nathan (La Vérité - comme toujours - si je mens ),

    Voyez-vous, vous n’en finissez pas de vous ridiculiser.

    Il se trouve que ce numéro est historique. Ce dossier de la revue des Temps modernes (n°253 bis) au titre "Le Conflit israélo-arabe : dossier" est paru en mai 1967 : soit un mois avant la guerre de 1967.

    Ce dossier était de 1000 pages environ - le volume du dossier aurait dû à lui seul vous faire réagir...

    Cet article est devenu un véritable événement car la guerre des Six-Jours de juin 1967 lui a donné une actualité brûlante.

    Rodinson fut tellement critiqué à l’époque que son article fit l’objet d’une campagne de calomnies telle qu’il fut remplacé, dans une édition nouvelle, par un autre article.

    Donc, ce numéro est historique à plus d’un titre. Rendez-vous compte, vous possédez (mon oeil, ouais !) - si vous l’avez vraiment acheté lors de sa parution - un numéro qui permet de comprendre et de penser ce conflit.

    Mais je n’en crois rien puisque vous ne dites rien. Tout comme les platitudes que vous débitez à longueur de journée.

    Bon alors, le commentaire sur le texte de Badiou puisque vous aviez l’intention de le faire...

  • permalien Deïr Yassin :
    27 juin 2010 @13h27   « »

    @ Tristan 27 juin 03H44

    Sur le sauvetage des Juifs danois :
    - http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoi...
    - http://www.ushmm.org/wlc/fr/article...

    Beaucoup de pasteurs de l’Eglise Lutherienne, église d’Etat au Danemark, furent impliqués dans le sauvetage des Juifs, souvent en les cachant dans leurs églises jusqu’au départ vers la Suède.

    Et durant l’absence des Juifs, leurs concitoyens danois ont veillé sur les biens, appartements, boutiques et entreprises, et ils ont tout retrouvé intact à leur retour de Theresienstadt (sauf les 51 Juifs danois qui y ont péri).

    J’ai suivi vos échanges avec ’gloc’ sur l’antisémitisme ou non du protestantisme. Je n’ai pas la connaissance théologique pour m’exprimer sur la différence entre le protestantisme et le catholicisme à ce sujet, et je ne parle que de mon vécu.

    J’ai passé presque toute ma scolarité au DK, j’y ai suivi des cours de religion, aussi sur Luther, j’ai dans mon entourage des amis plus ou moins croyants dont un qui est fils de pasteur, et je n’ai JAMAIS entendu la moindre animosité vis-à-vis des Juifs sur une base théologique.

    Pourtant la religion d’Etat est le protestantisme ’historique’ luthérien dit évangélique - à ne pas mélanger avec les groupuscules évangéliques.

    Il a fallu que je vienne en France pour entendre parler du ’peuple déicide’, une notion qui à ma connaissance est totalement exclu de la religion protestante (en tout cas comme elle se pratique en Scandinavie). Je ne parle pas de l’antisémitisme qui peut exister ailleurs dans la société dû à la xénophobie, la place privilégiée que les Juifs ont pu se créer et qui les vaut peut-être une certaine jalousie etc, mais d’un point de vue théologique, je vois de mon oeil de non-spécialiste une différence très nette entre l’église catholique qui longtemps a flirté avec la Judéophobie et le protestantisme historique.

    Pour ce qui est des attitudes des Danois vis-à-vis des Arabes, vous vous imaginez bien que cela relève d’une thèse doctorale. Quel Danois, quel Arabe ?? A quel époque ? Tout ce que je peux dire c’est que je réalise que la France traine encore une héritage colonialiste dans ses relations, même personnelles, avec l’ex-colonisé. Ou est-ce que c’est dû au fait que les relations interpersonelles sont beaucoup plus égalitaires dans les pays nordiques en général, j’en sais rien.

  • permalien Nathan :
    27 juin 2010 @14h18   « »

    Mais mon cher, vous montez en chaire pour m’apprendre ce que je sais parfaitement puisque je vous dis que j’ai acheté ce numéro des Temps Modernes à l’époque, c’est-à-dire entre septembre ’67 et mai ’68... Il doit traîner quelque part dans une de mes caisses de livres... Je me rappelle avoir également lu dans ce numéro un article d’un certain Loftallah Soliman... J’étais un gamin à l’époque et après m’être réjoui de la victoire d’Israël lors de la guerre des six jours (excusez-moi, je suis issu d’un milieu juif traditionnel), c’était la première fois que je prenais connaissance du point de vue arabe.

  • permalien Nathan :
    27 juin 2010 @14h23   « »

    D’ailleurs, si vous n’avez pas ce numéro historique, je veux bien vous vendre mon exemplaire, et comme on dit dans "la vérité si je mens", je vous ferai un prix d’ami...

  • permalien Lou :
    27 juin 2010 @14h36   « »

    à vendre
    Les Temps Modernes, n° 253 bis, Le conflit israélo-arabe, Dossier, s. n., Paris, 1967. In-8°, br., 991 pp. 8 €

  • permalien Aberrahman :
    27 juin 2010 @15h17   « »

    Merci pour votre article interressant, au moins une tribune libre pour refleter la realite de ce conflit.
    l affaire de shalit montre bien la puissance du lobby sioniste dans le monde et surtout en france, Pour nous arabo-musulman, l histoire ne nous oubliera jamais, et sur cette terre sainte vivra toujours des juifs, musulman, cretiens... mais elle na saura jamais une terre d israel... ( Une arriere base du puissant americaine).
    Que faites vous quand l amerique ne saura pus celle d aujourd hui ?

  • permalien Nadya :
    27 juin 2010 @15h43   « »

    Yann
    Obama et Sarkozy criminels
    Moi aussi je m’en veux d’avoir cru qu’avec Obama le changement arrivrea.
    La Commission du Prix Nobel a été plus loin puisqu’elle lui a accordé le prix Nobel de la paix ??...
    Depuis ce prix les choses s’empirent pour gaza, pour les populations civiles en Afghanistan et bientôt il y aurait une guerre en Iran.
    Obama n’était qu’un menteur et opportuniste pire que les autres qui eux révélaient toujours leur véritables visages.

  • permalien
    27 juin 2010 @16h00   « »

    Je suis l’auteur des messages du 26 juin à 22H48 et 22H54.
    Je déteste voir un message sans pouvoir l’associer à un prénom, à un nom ou à un pseudo. J’ai cru que j’avais omis de laisser mon prénom au cours de la rédaction du premier.
    Ce ne fût pas le cas .En envoyant le second après avoir rempli correctement les deux cases ,le résultat était pareil :c’est-à-dire encore un blanc !
    Par respect pour les lecteurs ,je l’indique en bas de ce message ,si par malheur ,il n’apparaîtra pas en titre.

    Salah

  • permalien Zulfikar :
    27 juin 2010 @16h32   « »

    @Nathan,

    Pour votre prix "d’ami", je préfère le lien de notre ami Lou...

    Quelle est la conclusion à laquelle aboutit Rodinson ? Vous n’avez pas besoin de fouiller dans "vos caisses" imaginaires pour ça .

  • permalien Zulfikar :
    27 juin 2010 @17h48   « »

    @Nathan (La Vérité - mais alors vraiment - si je mens )

    On peut se poser la question si vous vous relisez, une fois ! (C’est comme ça qu’on dit en Belgique ?).

    Sachant que le numéro spécial des Temps modernes est paru en mai 1967...

    Le 27 juin à 1h27, on a cette version :

    D’autant plus que j’ai acheté ce célèbre numéro des Temps Modernes au moment où il est sorti, c’est-à-dire probablement avant que vous ne soyez né et c’est à cette époque que j’ai entendu pour la première fois parler de Maxime Rodinson

    Puis, le 27 juin à 14h18, on redécouvre les vertus de la mémoire nathanienne :

    Mais mon cher, vous montez en chaire pour m’apprendre ce que je sais parfaitement puisque je vous dis que j’ai acheté ce numéro des Temps Modernes à l’époque, c’est-à-dire entre septembre ’67 et mai ’68...

    Bon au risque de lasser les contributeurs en monopolisant les commentaires, je ne vais plus m’attarder devant tant de mauvaise foi.

    Salutations à tous. A bientôt.

  • permalien Henry :
    27 juin 2010 @22h36   « »

    « Le boulot des intellectuels du courant dominant, c’est de servir en quelque sorte de "clergé laïque", de s’assurer du maintien de la foi doctrinale. Si vous remontez à une époque où l’Église dominait, c’est ce que faisait le clergé : c’étaient eux qui guettaient et traquaient l’hérésie. Et lorsque les sociétés sont devenues plus laïques [...], les mêmes contrôles sont restés nécessaires : les institutions devaient continuer à se défendre, après tout, et si elles ne le pouvaient pas le faire en brûlant les gens sur le bûcher [...], il leur fallait trouver d’autres moyens. Petit à petit, cette responsabilité a été transférée vers la classe intellectuelle - être les gardiens de la vérité politique sacrée, des hommes de main en quelque sorte. »

    Noam Chomsky

  • permalien Matt :
    27 juin 2010 @22h49   « »

    @Zulfikar,

    Ouf ! Ça fait du bien de vous lire.

    A propos de l’article de Rodinson, un recueil de ses articles ont été publiés par l’éditeur parisien Maspéro en 1981. L’article "Israël fait colonial ?" y est.

    Zulfikar dans toute sa splendeur de 2:55 à 3:49

    Amicalement et respectueusement.

  • permalien michel :
    27 juin 2010 @23h16   « »

    Je reviens de temps en temps lire les posts du blog et je me rends compte qu il y regne toujours autant de censure.
    toujours les memes s y expriment et il faut de preference taper fort sur Israel .
    bref la pensee unique....................
    ballader vous sur les blog du NO ET DE RUE 89 .
    la bas tout le monde peut s exprimer.
    On dirait que sur ce blog vous avez peur de laisser exprimer certaines verites.

  • permalien Yes, we can :
    27 juin 2010 @23h34   « »
    Monsieur Levy, un propagandiste politique

    "Et on peut espérer que les écoles de journalisme mettront à l’étude ses textes pour décortiquer le mensonge ordinaire proféré sous l’habillage de la philosophie, des droits humains et même, dans son dernier texte, de l’ancien Testament".

    Tout à fait exact. Sous pretexte de ne pas diaboliser Israel, Monsieur Levy tente constamment de minimiser les actions meurtrières et la violence aveugle de cet Etat.

    Il le fait en appliquant les mêmes tactiques que les autorités israéliennes : mensonge après mensonge, focalisation sur des éléments secondaires pour faire oublier le principal- en l’occurence que l’armée israélienne est une armée d’occupation, que les droits de l’homme et toutes les conventions internationales sont quotidiennement violés dans les territoires occupés et que tous les gouvernements israéliens ont encouragé le développement des colonies en territoires occupés.

    S’il semble parfois (et assez récemment) se soucier du glissement moral qui frappe de très larges segments de la société israélienne, ce souci est vite effacé en situation de crise. On le voit alors avec ses amis monter immédiatement en première ligne en se faisant le porte-parole des positions officielles israéliennes.

    Ce groupe d’agitateurs politiques porte une lourde responsabilié dans la dérive fascisante à l’oeuvre dans la société israélienne et dans la perpétuation des souffrances de la population palestinienne. L’histoire les jugera très sévèrement et s’interrogera sur les conditions qui leur ont permis d’avoir quasiment tribune ouverte dans les journaux.

    En passant, j’aimerai bien que Monsieur Joffrin, Directeur de Libération, soit un peu plus explicite sur "les valeurs communes "qu’il dit partager avec Monsieur Levy. Comme Monsieur Joffrin oeuvre dans le domaine de l’information, j’imagine qu’il considère que ces valeurs communes sont mises en application par Monsieur Levy dans le traitement du conflit israélo-palestinien, conflit qui est l’un des axes de préoccupation majeurs de ce dernier.

  • permalien Henry :
    27 juin 2010 @23h51   « »

    michel :
    27 juin @23h16
    Je reviens de temps en temps lire les posts du blog et je me rends compte qu il y regne toujours autant de censure.
    toujours les memes s y expriment et il faut de preference taper fort sur Israel .
    bref la pensee unique....................


    - Voir la réalité différemment de ce qu’elle est, c’est halluciner.
    - Percevoir et penser la réalité différemment de ce qu’elle est, c’est délirer.
    - Présenter délibérément la réalité différemment de ce qu’elle est, c’est être malhonnête.

  • permalien Deïr Yassin :
    28 juin 2010 @00h24   « »

    On perçoit la réalité selon l’endroit où on se trouve, de la même manière qu’un objet se présente différemment selon l’angle d’où vous le regardez.
    Que les descriptions d’un objet, événement ou autre diffèrent, ne signifient pas forcement que quelqu’un est malhonnête.
    Par contre, présenter ses convictions extrémistes en commençant, hypocritement, de se faire passer par un type ’mainstream’ en changeant son pseudo dès que les internautes se rendent compte, avec qui ils ont à faire, cela est malhonnête.

  • permalien Tristan :
    28 juin 2010 @10h37   « »

    @gloc

    j’y ai suivi des cours de religion, aussi sur Luther, ..., et je n’ai JAMAIS entendu la moindre animosité vis-à-vis des Juifs sur une base théologique

    Merci pour cette réponse de Deïr Yassin, sur son vecu, au Danemark. Je dirais la même chose avec mon vecu, sur l’église officielle : l’Eglise Evangélique Réformée du canton de Vaud

    Pourtant la religion d’Etat est le protestantisme ’historique’ luthérien dit évangélique - à ne pas mélanger avec les groupuscules évangéliques

    Bon, en Suisse, chaque canton est un état avec sa propre religion d’Etat. Chaque canton a, comme équivalant du gouverneur, un conseil d’état. Au niveau national, comme équivalant du sénat, on a le conseil des états.

    Autre similitude entre la Suisse et le Danemark : on n’a pas de passé colonial. Et je pense aussi que ca a beaucoup aidé à crée des relations interpersonnelles bien plus égalitaire que dans d’autres pays. J’ai même un nègre d’Haïti, dans ma famille (avec deux charmantes métisses, comme cousines) ; on ne m’a jamais parlé d’un quelconque racisme vis-à-vis de lui. Mon père, avec ses cheveux longs, son grand manteau noir avec les bouteilles de rouge qui sortaient des poches, lui, avait eu droit à plusieurs commentaires sur les goûts étranges de ma mère, même si les deux venaient de familles, on ne peut pas plus, originaire du village.

    Vous savez bien qu’il y a quelque chose de pourri au royaume du Danemark

    Là aussi, j’ai envie de rajouter à, "royaume du Danemark", mon pays : "confédération helvétique". Avec l’histoire des caricatures, puis des minarets, ca fait deux pays, avec des démocraties et des sociétés civiles assez exemplaire, tomber dans une islamophobie assez primaire, ce qui me semble vraiment contraire aux valeurs qu’on partage

    Les périodes dites "philosémites" préparent et alimentent l’argumentation des phases antisémites

    Je suis assez d’accord et j’ai assez le sentiment qu’on peut dire la même chose sur les caricatures et l’histoire des minarets : Au nom de la liberté d’expression, se permettre d’insulter les musulmans et au nom de la démocratie, interdire aux musulmans de construire des minarets, pourrait bien, au final, aider à la mise à mort de la liberté d’expression et un passage démocratique à la dictature. Et, bien sûre, la chose se met toujours en place au nom de la lutte contre l’ennemi intérieur (l’extraterrestre, le juif, le musulman, le communiste, simplement l’autre).

    En France, on voit la même chose avec les grands défenseurs des femmes et de la laïcité, et c’est souvant les même qui se disent philosémite et voulant défendre la démocratie et la liberté d’expression.

  • permalien gloc :
    28 juin 2010 @11h50   « »

    @Tristan,

    Le monde protestant est profondément communautaire et diversifié dire : « les protestants sont comme si les catholiques comme ça n’a aucun sens ».

    L’anti-judaïsme catholique ne s’apprend pas au catéchisme, il est l’objet des évangiles, autant que le Coran est un retour à la tradition judaïque, en réaction au christianisme.

    Votre quête de la religio-ethno-nationalo-combinaison idéale pour trouver un homme parfait est illusoire, car elle se fonde sur des critères identitaires. Je ne puis que vous diriger vers le dernier grand philosophe encore vivant "après Monsieur Lévy bien entendu", qui complète admirablement la vision pessimiste de l’homme d’Adam Smith, en constatant que quelque soient les communautés, des hommes "yen a des biens".

  • permalien Docteur Farouk HAMZA :
    28 juin 2010 @12h02   « »

    J’ai apprécié cet article et vous présente tous mes compliments. Je heureux qu’il y ait encore des personnalités qui ne sont pas au service du sionisme international et qu’il puisse s’exprimer librement et honneur et conscience.

    Dans le monde actuel, tout se vend et tout s’achète, il suffit de mettre le prix. Certains lobbys ont suffisamment d’argent pour tout commanditer, même la réflexion et la pensée. Les plumes "mercenaires" ne manquent pas et au diable la vérité, la justice, les valeurs morales, l’humanisme et les scrupules. La loi du plus fort est la meilleure.

    Nous vivons une époque où "la mafia politico-financière" règne sur les hommes, les médias, les gouvernants, les pays, les continents enfin sur le monde. Elle engendre l’opinion des nations. Elle crée l’opinion internationale. Elle est souterraine, vit dans l’ombre, n’a ni nom , ni nationalité.

    Elle recrute dans tous les milieux. Les intellectuels ne sont pas épargnés. Ils sont victimes. Socrate n’a-t-il pas été empoisonné ? Que dire des "nègres actuels" au service de cette mafia. Bravo pour article et bon vent !

  • permalien désabusé :
    28 juin 2010 @13h19   « »

    Il n’est pas impossible que certains sur ce blog s’amusent avec ce phénomène

    ... comme vous même Gloc. Tout compte fait, je vous trouve assez glauque, Gloc. je ne comprends ni votre "ironie" ni votre "2me degré" ni agressisivité à l’égard des contributeurs comme Orangerouge et maintenat Tristan.

  • permalien Tristan :
    28 juin 2010 @14h35   « »

    @désabusé

    Effectivement, j’ai bien peur que vous n’avez pas bien compris Gloc

    Il n’est pas impossible que certains sur ce blog s’amusent avec ce phénomène

    Peut-être que je me trompe, mais avec cela, j’ai crus voir une attaque assez violante contre Nathan.

    @gloc

    Votre quête de la religio-ethno-nationalo-combinaison idéale pour trouver un homme parfait est illusoire

    Ca, je le sais depuis longtemps : dans mon éducation, on avait assez voulu me le faire croire que ma combinaison était celle parfaite, à tel point que j’avais été jusqu’a défendre des positions radicalement opposées.

    Ma combinaison "relicio-ethno-nationaliste", là, c’est juste que je l’accepte comme elle est (le très bien comme le très mal) et je l’augmente d’autres vecus "relicio-ethno-nationaliste". Ma femme est catholique, mais pratique aussi des traditions précolombiennes. Au niveau ethnique, elle est très mélangée (moi, pas trop). Au niveau national, j’aime aussi beaucoup les nations qui peuplent la Bolivie (mais je défends le modèle plurinational, du genre, celui de la Suisse)

  • permalien Henry :
    28 juin 2010 @16h28   « »

    “Jadis, la France se flattait de produire de grands intellectuels qui apportaient au monde de nouveaux éléments de réflexion. Aujourd’hui, elle est sous la coupe de prescripteurs d’opinions, qui se donnent la réplique pour mieux imposer un prêt-à-penser, donc pour empêcher toute pensée critique. Parmi eux, Alain Finkielkraut et Bernard Henri Levy, deux figures hautes en couleur qui s’efforcent de monopoliser la parole publique pour promouvoir sans contradicteur la politique de MM. Bush et Sharon.”

    La suite...

    Cédric Housez

    Ceci dit, comme l’écrivait quelqu’un plus haut, les critiquer n’est-ce pas déjà leur faire trop d’honneur ?

    Les boycotter ainsi que les médias et journaux qui leur servent leur soupe putride, me semble par contre tout à fait indispensable !

  • permalien Orangerouge :
    28 juin 2010 @17h58   « »

    Gonflé michel !

    Ici les posts racistes ne passent pas. Sauf que, exactement comme sur les sites de Rue89 et du Nouvel Obs, les modérateurs laissent des posts qui déplorent la croissance démographique de la population palestinienne. Et pour moi, ça c’est du racisme.

    En plus il n’y a qu’à faire en sorte que la population Palestinienne connaisse un bon développement économique : c’est une loi démographique vérifiée partout, une population qui accède à un bon revenu et à des systèmes de protection sociale et de retraite garantis, voit son taux de natalité chuter, c’est inéluctable.

    Ceux qui osent faire ces remarques sur la population palestinienne, lui reprochent en réalité d’être pauvre.

    Sur les articles du Nouvel Obs, il ne faut pas critiquer de manière forte ni Israël, ni Nicolas Sarkozy ; et il faut éviter de leur demander pourquoi ils font tant de publicité à DSK. (sur les blogs du Nouvel Obs, cela dépend des blogs).

    Et sur Rue89, j’ai vu éliminer un post parce qu’il donnait le lien vers une vidéo de Michel Collon ...

  • permalien Nathan :
    28 juin 2010 @18h33   « »

    Sur le fond, je ne vois pas pourquoi on s’étonne qu’une majorité d’Israéliens et de juifs diasporiques considèrent le Hamas comme une organisation terroriste. Après tout, le Hamas et d’autres organisations extrémistes ont commis de nombreux attentats-suicides, qui ont fait près d’un millier de victimes israéliennes, dans leur grande majorité des civils. On peut comprendre que l’Israélien moyen ait du mal à accepter cette organisation comme un interlocuteur valable. Il faut reconnaître qu’il s’agit d’un mouvement à tous égards très très antipathique.

  • permalien Bazile :
    28 juin 2010 @18h44   « »

    @Nathan

    Avec la même profondeur d’analyse on peut conclure que l’armée Israélienne est légitimement considérée comme une organisation terroriste par les uns ou les autres.

    Je crois qu’il faut se méfier de cette étiquette foure-tout de "terrorisme" quand on évoque les conflits.

  • permalien Deïr Yassin :
    28 juin 2010 @18h51   « »
    Les Palestiniens vous rendent les compliments

    Sur le font, je ne vois pas pourquoi on s’étonne qu’une majorité de Palestiniens et d’Arabes considèrent l’Etat d’Israël comme un état terroriste.
    Après tout, le Tsahal et ses prédécesseurs extrémistes ont commis de nombreux attentats et massacres qui ont fait des dizaines de milliers de victimes arabes, dans leur grande majorité des civils.
    On peut comprendre que les Palestiniens ont du mal à accepter cet Etat comme légitime. Il faut reconnaître qu’il s’agit d’un Etat à tous égards très très très très antipathique.

  • permalien Deïr Yassin :
    28 juin 2010 @18h53   « »

    sur le [fond] . .

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