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Saint-Cyr, nous voilà !

lundi 19 juillet 2010, par Philippe Leymarie

Les élèves et anciens élèves de l’école spéciale militaire de Saint-Cyr ont l’amabilité de m’adresser leur revue trimestrielle, Le Casoar. Leur association — la Saint-Cyrienne — affirme regrouper 40 % des officiers passés par cette prestigieuse école. J’espère qu’ils ne m’en voudront pas de ce petit décryptage du numéro de juillet — un peu sanglant tout de même ! — et continueront à me faire profiter de cette mine.

Para. Ce numéro fait une large place au général Marcel Bigeard, « le plus bel exemple de l’élitisme qui doit régner dans nos armées, élitisme qui fut monarchique, puis impérial, avant de devenir républicain... De simple soldat appelé en 1936, il termina sa carrière militaire comme général de corps d’armée, avant de devenir secrétaire d’Etat à la défense, puis député et de publier une quinzaine de livres ». Mort le 18 juin, le « héros de Dien Bien Phu » et de la Bataille d’Alger, avait reçu le 28 avril dernier une délégation de « cyrards » à laquelle il avait confié, en grand uniforme : « Je suis KO debout, mais le crâne est là, et bien là, à 3 000 tours. »

— Valeurs. Les officiers sont « bizarres et compliqués », explique Claude Le Borgne, mais ils ont des « valeurs » ; c’est le thème du dossier du Casoar. « Pourquoi nos hommes sont-ils en Afghanistan ? », se demande cet ex-général de division. « Certainement pas, comme on veut nous le faire accroire, pour notre propre défense. Ils y sont, et nous y sommes, par pure charité. Il s’agit d’aider de pauvres gens, afghans, à se débarrasser de musulmans fanatiques mais fort orthodoxes, et à construire si possible, un Etat à notre mode, laquelle est, quoi qu’on en dise, la moins mauvaise qui soit. »

« Mais de cette charité, continue Le Borgne, les réactions de nos concitoyens le montrent à l’envi, nous ne sommes plus capables. Et si je dis “plus”, et non “pas”, c’est en référence à notre œuvre coloniale, qui a été en son temps gaillardement assumée, toute charitable qu’elle fût, n’en déplaise aux militants de la repentance ». Car « notre société n’est plus apte à ces généreuses actions. Est-elle seulement capable de se défendre elle-même, et mérite-telle d’être défendue ? », s’interroge cet ex-général Le Borgne qui se flatte d’avoir connu « le temps où la guerre était la guerre ».

— Chef. L’officier doit avoir « la volonté d’exercer des responsabilités... Se préparer à être chef, c’est aussi cicatriser ses propres blessures ; mais pour les cicatriser, encore faut-il les connaître... Il doit prendre conscience que l’autorité n’est pas un statut : mais la capacité d’un chef à “construire sa légitimité”... Pour donner un sens à l’action, il faut avoir étudié, et notamment l’histoire, puis faire preuve d’ouverture d’esprit, et de sens du réel... Le chef est combatif mais agit dans le “brouillard de la guerre”. Il n’est pas obéi pour sa parfaite rationalité, mais pour la confiance et la reconnaissance acquises : se frotter à la troupe, connaître la “pâte humaine”, donner l’exemple... ».

Le soldat, « incarnation du tragique de ce monde », explique par ailleurs dans ce même numéro un chef de bataillon qui s’inquiète d’une évolution « vers la banalisation du métier de soldat », tandis qu’un lieutenant-colonel évoque, dans un papier pénétrant, « la question sensible du partage des missions de sécurité entre les ministères de la Défense et de l’Intérieur », ce dernier devenant un « acteur hégémonique » depuis le versement de la gendarmerie dans son ressort.

— Honneur. Prônant une « lecture critique » de ce débat sur les valeurs, le général Bruno Dary, actuel gouverneur militaire de Paris, montre que les spécificités couramment invoquées par les officiers eux-mêmes pour se distinguer du tout venant, ne sont « ni spécifiques, ni suffisantes » : la fraternité, le courage, la disponibilité, la discipline, la fidélité. Restent, comme vraies spécificités, les armes, et l’éventualité de donner ou de recevoir la mort « pas pour nous, mais pour notre pays ». Le général invoque, comme Saint-Thomas, les « valeurs de la guerre », ou celles de la devise républicaine, pour atterrir sur la « dignité », et pour finir,sur « l’honneur », « cœur et point ultime de nos valeurs ». Mais c’est un saut dans le vague ...

— Guerre froide. Ce témoignage intéressant d’un général "après quarante ans d’uniforme", à propos de ceux qui ont assisté à « l’évanescence de leur ennemi désigné » : les forces du Pacte de Varsovie. « Le fait est unique dans l’histoire récente de notre pays, écrit-il : sans tirer un coup de feu ou de canon autrement qu’à l’exercice, une génération d’officiers a participé à l’éradication d’un adversaire considéré comme crédible, redoutable et dangereux », prenant rang parmi les « vainqueurs de la guerre froide ».

— Mutations. Un autre général rend compte des changements - de détail (mais qui comptent dans la vie quotidienne) que connaît l’armée de terre depuis quelques années : « Dans de nombreuses emprises militaires, les vigiles disparaissent au rompez du soir, et les soldats remontent la garde la nuit, les samedis, les dimanches, les jours fériés — trente cinq heures obligent ! Dans de nombreux mess, il n’est plus possible de prendre un repas le samedi et le dimanche. Dans d’autres, plus de petit-déjeuner : sans rencontrer personne, le matin, on se retrouve au café d’en face... » (quand il existe !)

— Président. C’est actuellement, le général de corps d’armée en retraite Dominique Lelort qui tient ce rôle. Dans son édito du Casoar de juillet , il assure à propos de l’Afghanistan qu’il « reste convaincu que la bataille contre les terroristes et leurs alliés est difficile, mais qu’il faut la mener ». Et en fin de journal, en marge d’un hommage aux combattants de mai-juin 1940, il tient à préciser : « Défaite ? Oui. Débandade généralisée ? NON. » — « Battus , oui, vaincus non ! », continue-t-il plus loin, saluant « l’honneur de ces hommes morts au combat (qui) est d’avoir tout donné alors même que tout semblait perdu ».

Sous le titre "Risques et sanctions, enfin le soleil !", le même général Delort, dans sa lettre Infos Saint-Cyriennes n’°33, vient de prendre, avec des nuances, la défense de son camarade le général Vincent Desportes, sous le coup d’une sanction pour une interview donnée ce mois-ci au Monde, où ce dernier s’inquiète de l’inefficacité de la stratégie actuelle en Afghanistan : "... pour un mot trop loin de l’un d’entre nous, ne nous réfugions dans le silence d’une grande muette, si souvent stigmatisée, au risque de ne pas participer aux débats, notamment concernant la stratégie ou les grands sujets de notre temps dont celui des valeurs". Dont acte !

— Obsession. « L’outrage au drapeau » — la photo gagnante d’un concours de la FNAC de Nice montrant un homme se torchant avec le drapeau tricolore — n’est pas passé chez les Cyrards. Leurs associations ont multiplié les avertissements, protestations, menaces. « Une émotion proche de la colère et de l’indignation », écrit avec retenue le général Delort au président Sarkozy : le général s’en prend à cette « photo scandaleuse touchant l’un des signes majeurs de notre identité nationale », et met dans la balance les « vingt mille vies perdus par les élèves de cette Ecole depuis deux siècles pour défendre le drapeau de la France et des Français ». Le président de la République, en réponse, se dit « indigné » par cette « profanation », espérant pouvoir « disposer (à l’avenir) de moyens juridiques plus contraignants » pour la punir.

— Particules. C’est fou ce qu’il y a encore de nobles au sein du corps des officiers de l’armée de terre française (et on ne dit rien de la marine). Parmi les nommés, dans ce numéro de juillet du Casoar, des parrains de promotions ou majors d’entrée et de sortie : François Le Bègue de Germiny, Pierre de Chevigné, Charles Ardant du Picq, Carrelet de Loisy, Charles de Foucauld, Brunet de Sairigné... Des auteurs d’articles : Thibaud de Crevoisier, Jean de Maunicault, Pierre Liot de Nortbécourt...

Ou encore, des auteurs de livres ou notes de lecture : Geoffroy d’Astier de la Vigerie, Gilles de Cleen, Philibert de Loisy, Patrick de Gmeline, Patrick du Reau, général de la Motte. Des disparus récents, comme le général Robert Audemard d’Alançon, le capitaine Albert bertrand de Loustal, le lieutenant-colonel Sarrauste de Menthière, le colonel Jean-Paul des Bois de la Roche. Un éloge funèbre signé du colonel Varis de Lesegno. Un remerciement de Xavier de Woillemont, etc ...

Le "carnet de la Saint-Cyrienne" signale la naissance d’un arrière-petit fils du général Hyacinthe de Quatrebarbes, d’un enfant du capitaine Roque d’Orbcastel, d’un petit-fils du colonel Arnauld de Miollis, du petit-fils du général Lambert des Champs de Morel, du septième enfant du capitaine Seguineau de Preval... On y apprend le mariage d’un arrière-petit-fils du général Gérard de Cathelineau avec Hortense de Courrèges d’Agnos de Parage... Et on en passe !

— Transmission. On y trouve également des familles de militaires, sur trois ou quatre générations : par exemple, les familles Oudot de Dainville, les Guilhem de Pothuau, les d’Avout d’Auerstaedt ; et chez les roturiers, les Puga [1]. Obligeamment, le Casoar nous donne le « top » des prénoms des Saint-Cyriens en 2009 : chez les garçons, Augustin, Gabriel, Antoine, Jean, Cyriaque, Gaultier, Thibault, Maxence, Foucauld... Chez les filles, Pauline, Inès, Philippine, Faustine, Quitterie, Marie, Hortense, Blanche...

— Folklore. Dans le vocabulaire consacré, typique des grandes écoles et de leurs bizuth, on relève des expressions comme Cyrards, Bazars, Crocos, Baloubs, Père Système, Pékin, Pape, Peignes, Triomphe, etc. (des termes dont l’auteur de ces lignes n’a pas toutes les clés...).

— Chrétienté. Il est assez souvent fait référence à la « foi » qui habite tel ou tel, « l’engagement chrétien au service d’autrui et de la France », « refondation morale, et disons-le, chrétienne »... Le lycée Ste-Genevière, et la ville de Versailles sont cités, de même que des églises prestigieuses de Paris (Saint-François Xavier, Invalides, Val de Grâce).

— De Foucauld (Charles). Le religieux a été choisi comme parrain d’une des promotions de St-Cyr, bien qu’il ait été « un élève-officier médiocre et un mauvais officier-élève », qui a été par la suite un « mauvais cavalier », après avoir « manqué d’intérêt pour la vie militaire à Saumur », et finalement démissionné de l’armée après une première campagne dans l’Oranais. « Fut-il un moine-soldat comme le prétendent ses détracteurs, un officier devenu moine, ou un moine resté officier », demande gravement le général qui signe le papier sur Charles de Foucauld, et ne peut s’empêcher en post scriptum d’évoquer la question de la béatification de l’ermite par le Vatican.

 

Mini-conclusion : il faut certes faire la part des choses, les associations d’anciens ayant une tendance naturelle au corporatisme, à idéaliser leur passage par l’école, leurs traditions, leur langage, leur appartenance à une catégorie, etc . Mais, à la lecture de ce Casoar, on peut tout de même se demander si certaines caractéristiques de la hiérarchie militaire qu’on croyait dépassées n’ont pas la vie dure, si le corps des officiers ne cultive pas encore aujourd’hui une spécificité sociale qui le coupe en partie de la société, et si au final on appartient vraiment au même monde. On ose espérer que la majorité des élèves actuels ne serait pas fondue tout à fait dans le même moule que ces anciens-là ...

Notes

[1] Le père du général Benoît Puga, actuel chef d’état-major particulier du président Sarkozy, était lieutenant-colonel, son gendre était colonel, deux de ses petits-fils sont lieutenant ou chef d’escadron.

36 commentaires sur « Saint-Cyr, nous voilà ! »

  • permalien latetatoto :
    19 juillet 2010 @22h59   »

    super sanglant !
    n’ayez crainte, je crois que vous recevrez encore le prochain numéro... :-) :-)

  • permalien Midship :
    20 juillet 2010 @10h15   « »
    dans la famille ...

    ...Liot de Norbécourt, le frère, est également officier de marine, cinq pleins comme son frère si je ne m’abuse.

    Ce n’est pas la (l’ex ?) noblesse qui sélectionne les candidats à Cyr, ni qui empêche quelque autre de se présenter. C’est sûrement le manque de connaissance du milieu, et ce que nous pourrions appeler une culture "non porteuse", qui fait que les autres classes sociales se présentent moins en nombre.

    Bien souvent en effet, les enfants de Versailles font St Cyr quand les enfants de Saint Denis font leurs classes comme 2ème pompe. C’est pourtant pas si loin ... Notons au passage que si les "nobles" font des écoles militaires, faisant grand cas de l’honneur et peu du salaire, les "bourgeois" (fils de cadres sup) font des grandes écoles d’ingénieurs et de commerce.

    Encore une fois, le but n’est pas d’empêcher quiconque de se présenter à ces écoles, mais d’encourager ceux qui, ironiquement, "n’ont pas le réflexe", à le faire.

    Enfin moi, sur mon bâtiment, tous les officiers étaient roturiers, et le seul baron à bord était matelot. Comme quoi ...

  • permalien Ph. Arnaud :
    20 juillet 2010 @12h26   « »

    A M. Leymarie

    En lisant votre billet, on a le sentiment de parcourir le rapport d’un ethnologue décrivant une tribu de Papouasie tant les « valeurs », références, modes de fonctionnement, rapport au temps sont éloignés de ceux de la « société des civils ».

    Ou, pour être plus précis, j’éprouve la même impression de désuétude que lorsque j’entends s’exprimer nos cousins québécois, dont l’accent, le vocabulaire, les tournures de phrases ouvrent d’un coup une porte sur ce qu’était le parler de l’époque de Louis XIV.

    Les militaires mettent en œuvre toutes les technologies du XXIe siècle, parfaitement intégrées dans les armements, mais au service d’une société qui n’a guère changé depuis le Moyen âge : il me semble qu’on pourrait portraiturer indifféremment le même sujet en tenue de pilote de chasse ou en perruque et rapière au côté…

    Tant qu’on est en paix, on peut en sourire mais on frémit de penser que l’on confie le soin de nous défendre à de tels personnages…

  • permalien Ph.L. :
    20 juillet 2010 @15h30   « »

    @latetatoto

    Avec mon "un peu sanglant tout de même !", je croyais faire un peu d’humour. C’est vrai que ca n’est pas "sanglant", comme décryptage. Mais lisez Ph. Bernard ci dessus : il a saisi ce que je voulais rendre ...

    @midship

    Tout a fait d’accord avec votre analyse : c’est surtout sociologique ...

  • permalien Ph. L. :
    20 juillet 2010 @16h04   « »

    Ph Arnaud, bien sûr ! Mille excuses à l’intéressé, grand débater sur les blogs du Diplo ...

  • permalien Ph. Arnaud :
    20 juillet 2010 @19h35   « »

    A M. Leymarie

    Il est deux éléments pittoresques du paysage urbain que j’ai vu disparaître avec regret : les ecclésiastiques et les militaires.

    Et il est vrai que les premiers avaient de l’allure dans leurs soutanes ou leurs frocs, coules, scapulaires, blancs, noirs ou bruns selon les ordres. De même les militaires, par exemple les chasseurs alpins, dont la « tarte » m’émerveille toujours (comme le chapeau à plumes de leurs camarades bersagliers). Et, chaque fois que je croise un militaire en tenue, je ne puis m’empêcher de lui accorder le regard que j’accorderais à un garde suisse du Vatican...

    [Et, tant qu’à faire, d’ailleurs, pourquoi ne pas remettre en honneur les tenues de parade de jadis ? Si la société militaire est si éloignée de la société civile, pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Pourquoi ne pas arborer de nouveau épaulettes, aigrettes, dolmans (au fait, pourquoi ne dit-on pas « un dolman, des dolmen » ?), brandebourgs, chapskas, aigrettes, casques à pointe ? Pourquoi ne pas réintroduire les espontons comme signes distinctifs de grade ?].

    Il est paradoxal que les ecclésiastiques, dont les caractéristiques (exercice d’un sacerdoce, célibat, abstinence) sont les plus « déviantes » par rapport à la société civile, semblent, au fond, s’être mieux adaptés à celle-ci que les militaires, comme s’il était plus facile de s’arranger avec les préceptes du bon Dieu qu’avec ceux de l’Armée…

  • permalien Marie-Pat :
    21 juillet 2010 @00h34   « »

    Sortant moi-meme d’une grande ecole (d’ingenieur), je reconnais bien sur la patte typique des magazines d’anciens. Pour repondre a la question de l’auteur dans sa conclusion : sont-ils tous comme ca ? Si l’association dit rassembler 40% des anciens, il y a peut-etre de l’espoir pour les 60% restant. Dans mon ecole aussi, le discours officiel etait de regle, ce qui ne nous empechait pas de le mettre en lambeau a la premiere occasion.

    PS : desolee pour les accents, j’ecris depuis les USA :(

  • permalien latetatoto :
    21 juillet 2010 @08h53   « »

    @ Ph. Arnaud
    « Tant qu’on est en paix, on peut en sourire mais on frémit de penser que l’on confie le soin de nous défendre à de tels personnages… »

    C’est marrant, vous allez croire que je veux toujours vous contredire, mais j’aurais tendance à dire l’inverse. En cas de guerre (pour défendre le pays d’une attaque), il me semble qu’une vague communauté de patriotes dont les motivations patriotiques et politiques importent finalement peu (cf. la 2e guerre mondiale) et peuvent être opposés suffit à regrouper les gens sous la "défense du drapeau".

    C’est plutôt en temps de paix que cet aspect de l’armée évoqué dans l’article est inquiétant. C’est-à-dire qu’on a un groupe de citoyens complètement à part. Je pense que la France n’a jamais réussi à faire une armée qui s’intègre à une société démocratique. Je me demande d’ailleurs si en France il y a une institution comme celle du commissaire du bundestag auprès de l’armée en Allemagne ? Quelqu’un a des infos ?

    l’affaire Matelly a bien montré que les militaires sont des citoyens pas comme les autres. Je ne suis pas sûr que tant de restriction des libertés publiques pour les militaires soient nécessaire à la bonne marche de l’armée et à la défense du pays.

  • permalien momo :
    21 juillet 2010 @10h33   « »

    @ Ph. Arnaud

    "Tant qu’on est en paix, on peut en sourire mais on frémit de penser que l’on confie le soin de nous défendre à de tels personnages…"

    Les "Poilus" de la guerre 14-18 ne sont plus là pour témoigner de quelle cruauté et quelle barbararie les membres de cette "tribu de Papouasie" peut être capable vis-à-vis de leurs propres troupes, ceux qui ont eu l’occasion de parler avec ceux qui en sont revenus savent à quoi s’en tenir...

  • permalien momo :
    21 juillet 2010 @10h40   « »

    Lire, pardon :

    Les "Poilus" de la guerre 14-18 ne sont plus là pour témoigner de quelle cruauté et quelle barbarie les membres de cette "tribu de Papouasie" peuvent être capable vis-à-vis de leurs propres troupes, ceux qui ont eu l’occasion de parler avec ceux qui en sont revenus savent à quoi s’en tenir...

  • permalien Ph. Arnaud :
    21 juillet 2010 @11h39   « »

    A latetatoto

    Je ne suis pas sûr que les militaires soient les mieux placés pour diriger une guerre : voyez les rêveries aberrantes d’un Mac Arthur durant la guerre de Corée (qui parlait de bombarder la Chine avec des armes nucléaires) ou le putsch des généraux d’Alger qui, s’il avait réussi, aurait fait de l’Algérie une plaie purulente pour la France (une Irlande du Nord multipliée dix fois) et ce jusqu’à nos jours…

  • permalien Humbert de Buttet :
    22 juillet 2010 @14h38   « »
    Saint-Cyr, où sont vos valeurs ?

    Les extraits des "réflexions" de Monsieur Claude Le Borgne (désolé, le grade n’est pas mentioné) me plongent dans la plus extrême désillusion...
    Ainsi, voici ce qu’il reste des "valeurs" des Saint Cyriens ?
    Moi même - fils d’un St Cyrien, qui lui aussi a connu la vraie guerre et y a été décoré, au feu, puis a eu le temps de méditer sur les valeurs qu’il défendait 5 ans environ dans un Oflag - ne peut pas croire qu’il y ait des vrais Cyrards qui pensent que c’est un acte de charité que de vouloir coloniser l’Afghanistan !!!

    Et quand il se demande si notre société "mérite" d’être défendue, je m’étonne que ce Monsieur ne prenne pas aussitôt sa retraite, et comme Charles de Foucault, aille méditer... loin, très loin.

  • permalien Ph.L. :
    22 juillet 2010 @16h58   « »

    Le général Claude Le Borgne a servi 40 ans dans l’armée française (Général 2° section). Méhariste, il a vécu une dizaine d’années chez les nomades du Sahara occidental. Il a mené au Liban des études d’arabe classique. Il a fait campagne en Indochine, en Mauritanie, en Algérie, et a commandé en Allemagne la 5è Division blindée. Ce retraité déjà ancien est chroniqueur à la revue Défense nationale, et un intervenant assez iconoclaste (mais très bon orateur) dans moult colloques ...

  • permalien Nono :
    26 juillet 2010 @11h13   « »
    De la guerre et des militaires

    Je sais bien que la grande phrase de Clémenceau ("La guerre est une chose trop sérieuse pour être confiée à des militaires") a été utilisée à foison, avec rabâchage des exemples comme MacArthur en Corée (la bombe n’a pas été utilisée, ce qui montre bien que les règles qui ont été respectées ont permis d’éviter cet emploi) ou le putsch des généraux (qui a échoué, entre autre grâce à d’autres militaires), mais on oublie aussi un peu trop souvent que :
    - un certain marquis défendait la démocratie, en France ou outre-Atlantique. Il est même considéré comme un héros national là-bas,
    - il me semble que la décision d’utiliser des armes atomiques est revenue à des politiques, et pas des militaires,
    - si des "noms à particules" sont militaires, peut-être que c’est aussi, quelques soient leurs défauts, que pour eux le don de soi et le service de l’Etat veut encore dire quelque chose, et ce génération après génération,
    - et pour poursuivre sur ce dernier point, des générations de quelque chose, on en trouve dans tous les domaines, que ce soit les artistes (Thomas D fils de Jacques D, David H fils de Johnny H,...), les politiques (Louis fils de Valery, Georges fils de Georges,...), les médecins, sportifs (les Cruyff, Hill, Villeneuve...). Bref, ça existe partout, et les militaires ne font pas exception.

  • permalien starshiy :
    26 juillet 2010 @13h27   « »

    Bonjour
    Quand je lis "Je ne suis pas sûr que les militaires soient les mieux placés pour diriger une guerre ..", je frémis en pensant à la 2ème GM. Combien de signaux annonciateurs ont été envoyés par les services de renseignement militaires aux politiques qui se sont très largement assis dessus ???
    Alors, pas étonnant que cette déculottée nous ait mené là où nous sommes...
    Quant à la guerre d’Algérie, souvenons nous encore que c’est l’incapacité du pouvoir politique depuis 1945 puis 54 qui a conduit à cette dérive.
    Ancien militaire, je suis tout à fait convaincu de la primauté du politique sur le militaire... Encore faut-il que le politique écoute ses militaires ou se donne les moyens de comprendre ce qu’on lui dit.
    A+
    PS : je ne suis ni noble ni ancien Saint Cyrien..

  • permalien Yves Cadiou :
    27 juillet 2010 @11h23   « »
    Le plus important dans Le Casoar, c’est le lecteur.

    J’ai voulu poster un commentaire ici, mais mon message était, paraît-il, trop long : l’on me fait le coup du "manque de place" qui était naguère le procédé habituel de la presse-papier pour censurer le courrier des lecteurs.
    J’ai trouvé la fiche de lecture de Leymarie en passant par un blog de géopolitique bien tenu :
    http://www.egeablog.net/dotclear/in... . J’ai ajouté sur egeablog un commentaire que vous pourrez voir si ça vous intéresse car la lecture du Casoar par Monsieur Leymarie est d’autant plus intéressante qu’il faut la décrypter.
    Mon commentaire se trouve aussi sur le forum de La Saint-Cyrienne (accès réservé aux adhérents pour l’écriture mais entrée libre pour la lecture) : http://www.saint-cyr.org/forum/view...

    Ni l’un ni l’autre de ces sites n’ont trouvé que mon message était trop long. Comme d’ailleurs chez un autre journaliste, JDM, la volonté de donner la parole aux lecteurs y est réelle. Ce qui ne semble pas être le cas ici.

  • permalien Ph. Arnaud :
    27 juillet 2010 @17h44   « »

    A Yves Cadiou

    Il n’y a pas de « coup de manque de place ». Les contributions des internautes sont effectivement limitées à 3000 caractères, signes compris. Vous pouvez toutefois faire paraître entièrement votre billet en le scindant en autant de passages que nécessaire, comme le font nombre de lecteurs sur le blog d’Alain Gresh (plus familiers des longs développements) – et comme l’a fait votre serviteur.

    Il n’y a rien, ni dans les idées ni dans le style ou le ton de votre contribution à EGEA qui justifie que vous ayez été censuré par le Monde diplomatique. Dans le genre opinion, on a vu « pire ». Réessayez…

  • permalien bazar02 :
    27 juillet 2010 @21h04   « »

    Saint-cyrien, j’ai moi même quitté l’uniforme il y a peu de temps. La formation que j’y ai reçu a été d’une très grande qualité, alliant admirablement formation humaine et technique. En revanche il est vrai qu’une certaine "reproduction sociale" y est observée, conduisant certains à vivre leur métier comme une rente de situation... Avec tout les écueils inévitables : passe-droits, cooptations.. Il faut, à mon humble avis, qu’il s’opere une remise en cause un peu plus sévère du système de sélection et que les carrières ne soient plus gérées "automatiquement" commen c’est le cas actuellement. Quelle légitimité pour des officiers non diplômés ? Ou recrutés sur la pression amicale du réseau ? L’avenir du corps des officiers comme "élite de la nation" se jouera sans doute sur cette capacité à sélectionner et promouvoir de nouveau Bigeard, en faisant fi des chapelles d’armes et des réseaux sociaux.
    Aucun

  • permalien Yves Cadiou :
    28 juillet 2010 @06h27   « »
    anonymat suspect

    Je ne vois pas de quoi parle « bazar02 » ci-dessus : « les officiers recrutés sur la pression amicale du réseau ? » Pour ma part ancien officier issu de Saint-Cyr (68 / 70), j’aimerais en savoir plus et savoir qui est réellement cet anonyme « bazar02 » qui se prétend « Saint-cyrien, ayant quitté l’uniforme ». Dans ces conditions, ayant quitté l’uniforme, il n’a aucun motif de rester anonyme et par conséquent ses affirmations ne sont pas plus justifiées que son anonymat.

    L’on me permettra, pour contredire ce mystérieux « bazar02 » dont les propos sont aussi douteux que l’identité, d’évoquer la procédure par laquelle je suis entré à Saint-Cyr. C’est assez significatif et je ne crois pas que ce soit devenu différent de nos jours : je voulais m’engager à dix-huit ans (il y a longtemps) comme EVAT (engagé volontaire), simple soldat dans l’Infanterie de Marine. J’ai donc été convoqué pour « les trois jours » où j’ai passé des tests psychotechniques comme tout le monde. Au vu des résultats de ces tests, l’on m’a proposé de m’orienter vers le Prytanée (gratuit, car j’étais d’origine sociale très modeste) pour y préparer le concours de Saint-Cyr. La réussite à ce concours, dont le jury est intégralement constitué de professeurs civils (à l’exception des épreuves de sport) ne doit absolument rien à des réseaux sociaux mais uniquement au niveau scolaire du candidat. Je suis donc devenu Marsouin comme je le voulais, mais avec un statut d’officier et non d’EVAT.

    Je ne suis pas un cas particulier ni « l’exception qui confirme la règle » : pour entrer à Saint-Cyr il suffit de le vouloir et d’en être capable. L’intervention anonyme du prétendu « bazar02 » est parfaitement suspecte. On observera que ma propre intervention n’est pas anonyme. http://operationtacaud.wordpress.com/

  • permalien Yves Cadiou :
    28 juillet 2010 @11h34   « »
    « je l’ai pas lu, je l’ai pas vu, mais j’en ai entendu parler »

    Après avoir relu ces dix-neufs commentaires, une observation supplémentaire s’impose. Ce qui frappe, c’est que la plupart des commentateurs n’ont pas lu le Casoar, n’ont jamais cherché à rencontrer un Saint-Cyrien même virtuellement sur la Toile, mais se font une opinion d’après la fiche de lecture tendancieuse qu’en fait un journaliste.

    Philippe Leymarie, on doit lui reconnaître cette honnêteté, avoue lui-même son parti-pris de dénigrement en qualifiant sa fiche de « sanglante ». Ce qualificatif devrait suffire à alerter le pékin sur l’existence d’une optique déformante. Allons, lecteurs du Diplo et commentateurs sur ce blog, faites un effort de circonspection avant de juger l’armée française d’après une fiche de lecture concernant le bulletin d’une association 1901 (fondée en 1887). Vous êtes lecteurs du Diplo, alors ne vous comportez pas comme les clients du Professeur Choron autrefois : « je l’ai pas lu, je l’ai pas vu, mais j’en ai entendu parler ».

    Si vous voulez vous faire une opinion valable (mais le voulez-vous ?) et pour cela surmonter les montagnes de préjugés et de racontars qui vous empêchent de voir les militaires comme ils sont, vous devez aller vous-mêmes à la source. Sous ce lien, vous verrez la réalité du métier et de la sociologie militaire et vous trouverez de nombreux autres liens qui vous permettront de vous informer à d’autres sources qui ne sont pas majoritairement militaires. http://operationtacaud.wordpress.com/

  • permalien Clément :
    28 juillet 2010 @19h11   « »

    Je réagis au paragraphe "transmission"... Il serait bon de préciser que les armées et leurs écoles ont toujours été des facteurs de promotion sociale (contrairement aux grandes écoles civiles : HEC, ESSEC, EDHEC...). A Saint-Cyr, les fils de sous-officiers "roturiers", de civils "roturiers" sont plus nombreux que les fils de saint-cyriens "roturiers" ou nobles ! De plus le lecteur pourra compter le nombre d’articles écrits par des "roturiers" ou simplement regarder les noms des grands chefs actuels de l’armée issus de Saint-Cyr. Mais c’est tellement mieux d’alimenter les clichés :-)
    Un saint-cyrien "roturier"

  • permalien Barbajohan :
    8 août 2010 @08h52   « »

    Plusieurs de nos maquis furent crées et commandés par des St cyriens y comprisdes maquis FTP. Il y a eu plus de jeunes officiers fusillés ou déporté par les nazis que de proportionnellement a leurs nombres d’intellectuels français issus de l’université. Quand a l’armée française, elle a étée le plus souvent engagé e dans des guerres coloniale par des gouvernements de coalition de gauche résultant du vote démocratique de ses concitoyens.

  • permalien Ph.L. :
    13 août 2010 @09h25   « »

    @Yves Cadiou

    Bonjour.

    Vous n’auriez pas une version papier de votre "Opération Tacaud" à m’adresser au Monde diplomatique ? Si c’est le cas, ce serait : Ph. Leymarie, 1 avenue Stephen Pichon Paris 75013.

    Cordialement.

  • permalien Yves Cadiou :
    13 août 2010 @10h12   « »

    @ Ph. L.
    Merci de vous y intéresser. Ce sera posté cet après-midi. Cordialement

  • permalien Yves Cadiou :
    23 août 2010 @19h19   « »
    Décret du 21 juillet

    Après la date de cette fiche de lecture du 19 juillet, un élément nouveau s’est produit qui complète ce qu’écrivait Ph. Leymarie : « l’outrage au drapeau — la photo gagnante d’un concours (…) montrant un homme se torchant avec le drapeau tricolore — n’est pas passé chez les Cyrards. Leurs associations ont multiplié les avertissements, protestations, menaces ».

    En conséquence de cette affaire ainsi mentionnée par Ph. Leymarie est paru le 21 juillet 2010 un décret relatif à l’incrimination de l’outrage au drapeau tricolore. Il est vrai que les protestations avaient été nombreuses et argumentées, pas seulement de la part des Saint-Cyriens, parce que le Drapeau est le linceul de nos camarades morts pour la France. Ce décret est ici : http://www.legifrance.gouv.fr/affic...

  • permalien Montluc :
    27 août 2010 @17h20   « »
    FRANCE, nous voilà !

    Bonjour tout d’abord à Philippe LEYMARIE, dont le nom fleure bon la Gascogne et les Lannes...en particulier.
    Cependant, une chose m’exaspère et m’irrite c’est la bêtise, ou la maladresse qui consiste à fustiger ceux qui fleurent bon l’ancien régime. Je porte simplement un patronyme, à défaut de ce pseudo, et comme NOUS TOUS, les généalogistes vous le diront, nous descendons TOUS d’UN ROI ET D’UN PENDU ( ou guillotiné), vous P.LEYMARIE y compris, comme votre serviteur. Il ne sert à rien de montrer du doigt, c’est inutile et inconvenant, et très limite. Je ne m’imagine pas, décorticant les guides de haute montagne et les moniteurs de ski, et leur reprocher d’être savoyards ou bigourdans...
    Tous ces élèves et anciens élèves font ou firent cette carrière pour servir leur pays.
    Un rappel : en 1914, pas un soldat à particule de manqua pour défendre la FRANCE en danger, officier professionnel ou du contingent ou non-officier ; ils firent fi de l’affaire des fiches du Général ANDRE, et de l’ambiance épouvantable qui accompagna la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat. Et puis, comme dans toutes nos campagnes bretonne, gasconne et auvergnate ou autres, toutes - vieilles d’ancien régime ou pas- nos familles ont répandu leur sang pour la FRANCE. Et dans de nombreux papiers, on oublie trop notre vieille et merveilleuse mère, la FRANCE.
    Un français de Gascogne

  • permalien Bertrand :
    2 octobre 2010 @21h51   « »

    A M. Philippe Leymarie,

    Je vous ait fait parvenir un courriel via l’@ contact du Monde Diplomatique il y a deux mois.
    J’aimerai discuter avec vous de votre article, car il se trouve qu’il y a une erreur. En effet, elle me concerne directement.

    Merci d’avance pour votre réponse.

  • permalien adrien :
    4 octobre 2010 @12h04   « »

    Je suis Saint-Cyrien, actuellement en 3eme et dernière année de la formation prévue avant de rejoindre une école d’application.

    J’aimerai apporter quelques précisions à ce que j’ai lu pour briser quelques idées toutes faites.
    Je ne suis pas d’origine noble et je tiens à préciser que dans ma promotion seulement 15 à 20 % (et je suis généreux)des noms proviennent de noblesses très diverses (noblesse d’Empire, d’ancien Régime etc...). Je ne suis pas catholique et je ne viens pas de famille de militaire. En moyenne seulement 20% des élèves-officiers ont un parent militaire et toutes les religions sont représentées.
    Je constate que la peur de se voir défendus par des "nobles" fait oublier un peu facilement le fait que nous avons tous passé le meme concours, par des examinateurs venus du civil, et que nous avons travaillé dur pour y arriver.
    Si la part de noms nobles est plus représentée à Saint Cyr, cela tient au fait que certaines familles entretiennent une culture plus traditionnelle dans la manière de gagner sa vie, préférant se consacrer à la Nation que de gagner le plus d’argent possible comme c’est souvent le cas dans le civil. Ce n’est pas de la faute de ces familles si la jeunesse issue de la bourgeoisie préfère reprendre le cabinet de papa ou devenir journaliste comme maman.
    Les hommes et les femmes comme moi qui ont choisi de se lancer dans la vie difficile d’officier l’ont fait avant tout pour se consacrer totalement à leur pays. Je suis effaré quand je lis que "ces gens là", ces "extraterrestres de Papouasie" ne devraient pas nous défendre. Vous parlez de nos camarades, qui ont droit à la considération de leur concitoyens, au meme titre que tous les autres Saint-Cyriens. Pour nous, à l’Ecole, l’esprit de corps est plus fort que les différences que vous relevez dans ce texte.
    A ceux qui contestent l’esprit ou le nom de certains des officiers qui les défendent, je leur demande de ne pas oublier que le confort dans lequel ils écrivent ces mots repose en grande partie sur l’effort quotidien que font tous les militaires français (donc les officiers , et les "De quelque chose" qui en sont), pour défendre les intérets du pays et la stabilité de la sécurité dans le monde.
    Je propose donc aux mécontents d’encourager leurs fils et leur filles à embrasser la carrière des armes, peut-etre qu’alors leur armée ressemblera à ce qu’ils attendent.

    Cordialement,
    Adrien

  • permalien Ph.L. :
    5 octobre 2010 @14h47   « »

    @ Bertrand.

    N’ayant plus de moyen de vous contacter directement, je vous conseiller de publier votre rectificatif sous forme de commentaire ci-après.

    @ Adrien.

    Merci pour votre intéressante réaction.

  • permalien Quitterie :
    12 octobre 2010 @22h21   « »

    sanglant mais juste.

  • permalien Ph.L. :
    17 octobre 2010 @14h45   « »

    @Quitterie

    Merci pour le "sanglant mais juste"...

    Par ailleurs, Bertrand Mauduyt fait savoir que la famille Mauduyt de La Grève, mentionnée dans la version initiale de ce papier, a bien comporté quelques militaires, mais pas plus que la moyenne, et aucun qui soit passé par St-Cyr.

  • permalien Yves Cadiou :
    21 octobre 2010 @09h54   « »
    "juste" ? C’est trop vite dit.

    Voyant que M. Leymarie insiste sur le commentaire lapidaire de Quitterie, l’on est amené à demander "pourquoi juste ?"
    Connaissant bien le sujet (voir mes commentaires précédents), je confirme au contraire que la fiche de lecture de Ph. Leymarie est imprégnée de vieux préjugés qu’il faut remettre en question.

  • permalien Louis-Henri :
    23 octobre 2010 @01h11   « »

    M. Leymarie, votre portrait de la "société St Cyrienne" me semble quelque peu "à côté de la plaque" (désolé). Alors, certes, ce que vous voulez pointer du doigt existe, je suis moi-même un amalgame de tous vos clichés : St Cyrien, fils de St Cyrien, d’ascendance noble, catholique, et amoureux de ce folklore qui vous échappe. Je suis triste de voir que l’on pense que St Cyr doit être considéré comme une tribu de Papouasie qui ne mérite qu’une chose de la part du grand génie détenteur de la lumière : qu’on lui apporte la vérité et la civilisation...

    Lorsque j’ai fait ma khâgne en lycée civil, j’étais l’extraterrestre de la classe. Je voulais être militaire. "COMMENT ? TU NE VEUX PAS UNE ECOLE DE COMMERCE ?". Très peu pour moi. Tout ça pour dire que si vous avez l’impression que les officiers veulent se couper du reste de la société, n’est il pas temps de voir cela d’un autre point de vue ? Le reste de la société ne se coupe-t-elle pas des officiers (et je dirais même de l’armée en général) ?

    Nombres de vos commentateurs sont de vrais petits fidèles et ont une foi impressionnante dans vos écrits : ils croient, sans voir. Et je suis triste de ne voir qu’il n’y a pas un seul St Thomas parmi eux qui voudrait voir pour croire. Aussi, sans nous connaître, en s’arrêtant à des préjugés passéistes allant des perruques et des rapières au Putsch d’Alger (et il est triste de penser que l’armée n’a pas changé depuis... c’était tout de même il y a un demi siècle maintenant !), vos lecteurs se font un plaisir de juger votre propos "juste", et ce à tel point qu’ils veulent surement dire à quel point Justice et Justesse sont dans votre propos. Sans connaître un seul cyrard, sans être aller voir par eux mêmes... et quand je lis votre "mini conclusion" je me demande si vous même avez pris la peine, en bon ethnologue que vous êtes (je ne résiste pas à reprendre les termes de vos fidèles), d’aller voir des St Cyriens, et surtout d’aller à la source de ces maux que vous désignez.

    (suite en deuxieme commentaire)

  • permalien Louis-Henri :
    23 octobre 2010 @01h12   « »
    suite du précédent

    Alors je vous repose la question : La société ne s’est elle pas elle-même coupé des militaires ? Votre façon de nous parlez de nos valeurs désuètes semble répondre à ma question. Je vois tous les jours des internautes se livrer à une curée sanglante envers les militaires (les commentaires sur les articles parlant de l’Afghanistan sont généralement très démonstratifs). Généralement ces mêmes gens viennent ensuite s’étonner que leur armée (car oui, finalement, l’armée française appartient aux citoyens français) est en marge de la société actuelle.

    C’est un problème qui semble être éternel en France, et quand on se demande : La faute à qui ? Chacun se renvoie la balle... Vous autres direz que ce sont les militaires qui se replient sur eux-mêmes, et nous autres dirons que les civils nous mettent sur la touche. Finalement, je pense qu’il y a deux mondes qui ne se connaissent pas bien... et comme toujours la peur de l’inconnu, avant d’être vaincue, est toujours sources de propos injustes comme le sont les vôtres : car si le monde des st cyriens semblent être désuet et passéiste c’est bien parce que vous vous complaisez à peindre un tel tableau. Tableau complètement faux. Et je vous invite à aller voir par vous même. Je finirai finalement en disant que vos préjugés sont aussi dangereux que le monde que vous décrivez.

  • permalien Louis-Henri :
    23 octobre 2010 @01h14   « »

    Je précise : en disant "monde" dans ma dernière phrase, je parle du monde st cyrien tel qu’il est décrit dans l’article. Bien évidemment.

  • permalien Wenja :
    1er mai 2011 @08h36   «

    concernant la particule , elle n’est pas qu’à St Cyr - Lavoisier en avait une, de Broglie et bien d’autres.

    Quant au général Le Borgne, lisez son texte : de la repentance - (et aussi La prison nomade si vous avez envie de vous évader)

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