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Un été chaud au Proche-Orient (I)

mercredi 28 juillet 2010, par Alain Gresh

A la veille des vacances, je voudrais faire le point sur les dossiers chauds du Proche-Orient, ceux qui ne risquent pas d’être réglés dans les prochains mois et qui vont continuer à peser sur toute la région. Ce billet est consacré à l’Afghanistan, l’Irak et l’Iran ; je reviendrai dans un autre envoi sur le Liban et la Palestine). Je suspendrai ensuite ce blog pendant le mois d’août.

Afghanistan

Les révélations du site Wikileaks sur la guerre américaine et occidentale apportent une contribution majeure à la compréhension de cette guerre coloniale qui n’ose pas dire son nom. Ces documents restent encore à dépouiller et, comme le rappelle Philippe Rivière (« Rapports explosifs sur la guerre en Afghanistan »), Le Monde diplomatique s’est associé à l’initiative d’Owni.fr visant à mettre à la disposition de tous un outil de consultation de ces rapports. Accessible directement en ligne, ce dispositif nommé « War Logs » permet au lecteur d’appréhender le jargon militaire dans lequel les événements sont décrits, d’effectuer des recherches dans l’ensemble des documents dévoilés, et d’ajouter des annotations. La base de données comprend déjà 75 000 documents et sera enrichie rapidement.

Pour ceux qui veulent faire le point sur ce conflit, il faut lire le numéro de Manière de voir, édité par Le Monde diplomatique, « Imprenable Afghanistan ».

Irak

D’ici la fin du mois d’août, il ne restera plus que 50 000 soldats américains en Irak, cantonnés et n’exerçant plus de fonctions combattantes directes. Rappelons que l’on avait compté jusqu’à 170 000 soldats au plus fort de l’engagement de Washington. Le retrait devrait être total d’ici la fin de l’année 2011. Pourtant, ces bonnes nouvelles ne doivent tromper personne. Quelle que soit la présence militaire américaine dans le pays (direct ou indirecte à travers les nombreuses officines privées), il n’en reste pas moins que le pays a été durablement détruit (« Où en est la guerre en Irak ? »). Non seulement des centaines de milliers d’Irakiens ont péri, non seulement les infrastructures ont été ravagées, mais la crise politique demeure profonde et les partis politiques sont incapables de former un gouvernement depuis les élections générales du 7 mars. Le Parlement, qui devait se réunir le 27 juillet, a reporté sa session sine die.

Qui sera jugé pour ce désastre politique et humanitaire (« “Leurs” crimes et les “nôtres” ») ?

Iran

L’Union européenne vient d’adopter une série de sanctions unilatérales contre l’Iran (« Iran : les sanctions européennes sont d’une ampleur sans précédent », LeMonde.fr, 26 juillet). Ces sanctions s’ajoutent à celles décidées par Washington. Moscou a protesté contre ces mesures « inacceptable » qui allaient bien au-delà des sanctions votées par le conseil de sécurité des Nations unies. Plus inquiétant encore, Total, compagnie française, a décidé d’arrêter de vendre de l’essence à l’Iran (alors qu’une telle mesure n’est pas prévue par l’Union européenne) : ainsi, avec l’aval du gouvernement français, Total se plie à une injonction d’un pays étranger qui n’a aucune base légale (« Total moves to tighten screw on Tehran », par Carola Hoyos et Javier Blas à Londres et Daniel Dombey à Washington, FT.com, 27 juin). Rappelons que, en 1996, le congrès américain avait adopté l’Iran-Libya Sanctions Act, qui permettait de prendre des sanctions contre des sociétés étrangères investissant plus de 20 millions de dollars par an dans le secteur énergétique libyen ou iranien. A l’époque, la France avait refusé de se soumettre à ce diktat. Autres temps, autres mœurs...

Tandis que les néoconservateurs américains se préparent à intensifier leur campagne pour une intervention militaire contre l’Iran (MJ Rosenberg, « Neocons Ready Fall Campaing to “Pearl Harbor” Iran », The Huffington Post, 28 juillet 2010), l’Iran s’est déclaré prêt à des négociations avec Catherine Ashton (« ministre des affaires étrangères » de l’Union européenne) après le ramadan ; elle avait rencontré Manouchehr Mottaki, le ministre des affaires étrangères iranien, le 22 juillet à Kaboul lors de la conférence d’aide à l’Afghanistan (c’est le ministre turc Ahmet Davutoğlu qui avait servi d’intermédiaire).

D’autre part, l’AIEA a confirmé, selon l’AFP (26 juillet), « avoir reçu la réponse de Téhéran aux interrogations du groupe de Vienne (Etats-Unis, Russie, France) sur la proposition d’échange de combustible nucléaire faite par le Brésil, la Turquie et la République islamique ». Rappelons que la Turquie et le Brésil avaient servi d’intermédiaire pour une proposition d’échange d’uranium et que celle-ci avait été rejetée par les Occidentaux (« Iran, vers une “communauté internationale” post-occidentale ? »).

Que se passera-t-il en septembre ? Des négociations sérieuses pourront-elles s’amorcer ? Ou, malgré l’enlisement occidental en Afghanistan, assistera-t-on à une escalade contre l’Iran ? Dans un long entretien, John Limbert, un ancien otage américain à Téhéran, qui a piloté le dossier iranien au département d’Etat et qui quitte ses fonctions, offre des vues nuancées sur les perspectives (« Hostage to Events », entretien réalisé par Barbara Slavin, Foreign Policy, 27 juillet).

178 commentaires sur « Un été chaud au Proche-Orient (I) »

0 | 100

  • permalien K. :
    28 juillet 2010 @18h25   »

    (« Hostage to Events », entretien réalisé par Barbara Slavin, Foreign Policy, 27 juillet

    Un entretien qui n’ose pas aborder pas le rôle capital du lobby pro-Israël, du lobbying en général et de la la dérive oligarchique des Etats-Unis, reste insatisfaisant aussi nuancé soit-il.

  • permalien K. :
    28 juillet 2010 @19h00   « »

    Les révélations du site Wikileaks sont à double tranchant fait remarquer Paul Woodward :

    Si le rôle des « bons journalistes », comme les appelle à très juste juste titre Julian Assange, est d’utiliser ce matériel de manière à amener les gens à agir pour arrêter cette folie, les journaleux comme Spencer Ackerman (qui cite le rôle de jihadistes turcs dans la résistance afghane) les utilisent pour essayer de redorer le blason israélien.

  • permalien Yvan :
    28 juillet 2010 @19h58   « »

    Julian Assange répond aux critiques.

    France24 - The France24 Debate : was WikiLeaks right to release Afghan war documents ?

    Notamment :

    - Il fait un mélange dangereux entre journalisme et activisme.
    Réponse : "C’est un procédé éculé pour détourner l’attention du message en attaquant le messager"

    - Ces informations sont livrées hors contexte.
    Réponse : "En tant que tel, ces données ne représentent pas une information, juste une montagne de données brutes à analyser" (...) "C’est votre travail de journaliste d’apporter le contexte".

  • permalien Naïf :
    28 juillet 2010 @21h33   « »

    Mais pourquoi n’y a t-il pas un paragraphe sur la France ?
    On n’est pas très loin du Liban, vraiment je ne vois pas pourquoi !

  • permalien Yvan :
    28 juillet 2010 @22h32   « »

    L’analyse de Meyssan, où après l’échec du "remodelage" consécutif à la défaite israélienne au Liban, le conflit Poutine/Medvedev, laisse un grand espace libre, dans lequel la Chine ne s’avance qu’avec prudence et ou les seconds couteaux Turquie/Brésil s’activent autour de l’Iran, afin de retrouver leur indépendance vis à vis des USA, et de s’imposer au niveau international.

    Quelle place pour la Russie au Proche-Orient ? [Voltaire]

  • permalien K. :
    28 juillet 2010 @22h36   « »

    James Clapper Jr est le nouveau patron des renseignements US (via le site “tiny revolution.com”).

    Le “New York Times”, 22/07/2010, présente la chose dans un édito non signé :

    Après quatre patrons en cinq ans, la communauté du renseignement a besoin d’un leadership crédible et durable. James Clapper Jr, qui a été nommé par le président Obama pour succéder à l’éviction de Dennis Blair en tant que directeur du renseignement national, semble certainement à la hauteur.

    “A la hauteur ?”

    “New York Times” du 28/10/2003 :

    Le directeur d’une agence d’espionnage américaine de haut niveau, a déclaré mardi qu’il pensait que le matériel du programme d’armes illicites de l’Irak avait été transporté vers la Syrie et peut-être d’autres pays dans le cadre des efforts déployés par les Irakiens de disperser et de détruire les preuves immédiatement avant la récente guerre.

    L’officiel en question, James R. Clapper Jr, a déclaré que l’imagerie satellitaire montrant un important volume de trafic en provenance d’Irak vers la Syrie, juste avant l’invasion américaine en Mars, l’a amené à croire que des armes illicites avaient “incontestablement” été déplacées hors d’Irak.

    Il a dit qu’il fournissat là une évaluation personnelle. Mais il a dit que "la conclusion évidente que l’on tire" est qu’il a “pu y avoir des gens qui ont quitté les lieux, et sans aucun doute, j’en suis sûr, du matériel aussi.”

    Un porte-parole de l’agence du général Clapper, David Burpee, a déclaré qu’il n’avait pas d’autres preuves [sic] à l’appui de la déclaration du général.

  • permalien Lou :
    28 juillet 2010 @23h43   « »

    Afghanistan : l’occupation révélée dans toute sa cruauté

    mercredi 28 juillet 2010 - 06h:57

    Nick Davies et David Leigh - The Guardian

    Wikileaks a édité en avril de cette année une vidéo précédemment classifiée montrant des hélicoptères Apache américains tuant deux cameraman de Reuters dans les rues de Bagdad. Cette vidéo a soulevé une attention internationale. Un analyste des services de renseignements, Bradley Manning, âgé de 22 ans, a été arrêté en Irak et accusé d’avoir livré la vidéo, mais non pas la dernière série de documents. Le département des enquêtes criminelles du Pentagone continue de vouloir identifier les fuites et a demandé récemment à Assange, mais sans succès, de pouvoir le rencontrer en dehors des Etats-Unis afin qu’il les aide.

    Assange a permis au Guardian d’examiner les documents à notre demande. Aucun honoraire n’était demandé et Wikileaks n’a pas été impliqué dans la préparation des articles par le Guardian.

  • permalien PJD :
    29 juillet 2010 @11h11   « »

    Alain Gresh :" Les révélations du site Wikileaks sur la guerre américaine et occidentale apportent une contribution majeure à la compréhension de cette guerre coloniale qui n’ose pas dire son nom. "

    Tous ceux qui sont engagés pour la dignité humaine, l’émancipation et la justice se doivent de soutenir les Mujahideen afghans, car cette guerre n’est pas celle des Taliban, c’est celle de tous les amoureux de la liberté et de la justice tout autours du monde, qui veulent vivre au 21ème siècle comme des hommes libres, sans le fil de l’épée du colonialisme et de l’impérialisme brandi au dessus de leur tête.

  • permalien K. :
    29 juillet 2010 @11h48   « »

    Washington Post, 29/07/2010

    Alors que les forces de la coalition luttent pour affaiblir les talibans, ils insistent sur le fait que la clé pour y arriver est de renforcer les institutions afghanes.

    Pourtant, le controle du gouvernement se limitant à certaines zones densément peuplées, les responsables américains se reposent sur des hommes forts [des chefs de milices locaux comme, Haji Ghani, l’exemple choisi par le WAPO, « illetrés et tirant leur force de la culture de drogues »] qui peuvent maintenir l’ordre dans les lieux les plus dangereux, même si leur engagement en faveur de la gouvernance formelle est douteux.

    Dans ce scénario, la force et la légitimité du gouvernement afghan ne sont pas du tout renforcées” a dit un responsable américain travaillant dans la province de Kandahar. Mais, a-t-il dit, "le temps est si pressant que les gens finissent par se dire, ’L’important est que cette région est stable - un point c’est tout’."

  • permalien Stolypine :
    29 juillet 2010 @12h00   « »

    @Yvan

    Meyssan s’est depuis longtemps discrédité avec ses élucubrations sur le 11 septembre et ses théories du complot.

  • permalien K. :
    29 juillet 2010 @12h00   « »

    La Représentante Kay Granger dit que les fuites mettent en danger la vie d’Américains.

    Réaction de Thomas L. Knapp :

    Kay Granger n’en a rien à foutre du fait de "mettre en danger des vies américaines." C’est elle même qui met en danger des vies américaines. Elle le fait avec abandon. Elle le fait en toute impunité. Elle le fait sans scepticisme ni doute de soi. Et le sang de milliers d’Américains entache le sol partout là où elle marche. Elle a déjà tué plus d’Américains que n’en mouront jamais à cause des documents Wikileaks.

    Ce n’est pas le risque pour les vies américaines qui bouleverse Kay Granger. C’est le fait que Wikileaks a démasqué les résultats réels de la politique qu’elle - et une majorité des 534 représentants et sénateurs américains avec lesquels elle travaille - soutient et permet.

  • permalien Tristan :
    29 juillet 2010 @12h20   « »

    @PJD

    cette guerre n’est pas celle des Taliban, c’est celle de tous les amoureux de la liberté et de la justice tout autours du monde, qui veulent vivre au 21ème siècle comme des hommes libres, sans le fil de l’épée du colonialisme et de l’impérialisme brandi au dessus de leur tête

    Effectivement, certains, en Amérique du Sud, sentent qu’une victoire des USA, en Afghanistan, avec un triplé gagnant (une guerre en Iran, après celles d’Irak et d’Afghanistan) c’est un très mauvais signe pour le futur des démocraties de toute l’Amérique Latine.

    Evo Morales n’a pas hésitez à parler de la Colombie comme cherchant à jouer, en Amérique du Sud, le même rôle qu’Israël au Moyen Orient. De la part d’un modéré comme lui, la chose me touche.

    Mais on a encore le temps de voir quels seront les positions du futur nouveau président de Colombie.

    Il n’est pas sûre que le président sortant arrive à crée une situation de guerre inévitable. Beaucoup, en Amérique du Sud, ne le permettront pas.

    Et un minimum de sagesse permettra de remettre en place des bonnes relations entre la Colombie et ses voisins proches.

  • permalien Yvan :
    29 juillet 2010 @12h44   « »

    Stolypine, beaucoup de gens ont étés discrédités par leurs élucubrations sur le 11/9 :
    - W. Bush
    - Rumsfeld
    - Cheney
    - Wolfowitz
    - Pearl
    - Powell... et bien d’autres,
    ils ne sont plus là pour élucubrer par contre les soldats qui ont subit leurs élucubrations sont toujours là, ainsi que Meyssan qui continue à analyser les conséquences des élucubrations de ces "braves" gens.

    Colin Powell regrette ses accusations contre l’Irak [Voltaire]

  • permalien Nathan :
    29 juillet 2010 @13h16   « »

    M. Gresh nous parle des propositions de négociations de la part de l’Iran, notamment en direction de l’UE, mais il oublie très opportunément de citer les nombreuses tentatives de conciliation de la part de certains pays européens ces dernières années, propositions qui ont été traitées avec le plus grand mépris par les Iraniens. La soi-disant ouverture des Iraniens constatée ces derniers temps ne serait-elle pas plutôt la preuve que la politique de sanctions commence à faire de l’effet ? Si tel est bien le cas, je crois les sanctions devraient plutôt s’intensifier jusqu’à ce que la dictature islamique renonce à son programme nucléaire militaire.

  • permalien Nathan :
    29 juillet 2010 @13h23   « »

    A propos du Liban, les Palestiniens qui vivent ou survivent dans les camps libanais attendront encore un peu avant d’obtenir leurs droits civiques. Ce n’est pas demain la veille qu’ils l’auront. On critique à juste titre les discriminations que subissent les Palestiniens en Israël mais que dire de ceux qui sont réfugiés au Liban ? Pourquoi n’entend-t-on jamais un K nous parler de ce problème-là ?

    http://israelpalestine.blog.lemonde...

  • permalien une bille :
    29 juillet 2010 @13h42   « »

    Nathan : « mais il oublie très opportunément de citer les nombreuses tentatives de conciliation de la part de certains pays européens ces dernières années »

    Conciliations à propos de quoi au juste ?

    Du droit pour l’Iran de raffiner son propre pétrole, ou du droit pour l’Iran d’enrichir son propre uranium et de le commercialiser ?

  • permalien Rouzbeh :
    29 juillet 2010 @14h08   « »

    Si on est amoureux de la liberté on ne peut et on ne doit pas défendre les rétrogrades, les chefs de guerres et trafiquants de drogues, cela est une insulte .
    On peut et on doit condamner la politique étrangère des Etats-Unis sans défendre la RII ni les """""combattants de la liberté d’afghans, comme le disaient les américains """"". On peut et on doit condamner sans réserve aucune, les politiques criminelles menées par les différents gouvernements israéliens vis à vis des palestiniens, et on peut et on doit, dans ce cas précis, défendre les résistants palestiniens, puisque cette résistance là, est composée de différentes tendances ce qui n’est pas le cas en Afghanistan.

    Encore une fois "les ennemies de mes ennemis ne sont pas forcement mes amis"

  • permalien K. :
    29 juillet 2010 @14h25   « »

    L’incomparable rhétorique du yankee.

    Petraeus :

    1- Pour “gagner les coeurs et les esprits” tout en faisant feu à volonté sur les corps il faut et il suffit de rester poli avec les locaux.

    2- Pour que l’exquise politesse yankee puisse s’exprimer pleinement il faut et il suffit de rapprocher les postes de combat US des zones civiles afghanes.

  • permalien K. :
    29 juillet 2010 @14h33   « »

    Erreur sur le lien Petraeus.

    Le bon :

    http://www.heraldsun.com.au/news/br...

  • permalien Nathan :
    29 juillet 2010 @14h44   « »

    Par ailleurs, il est tout à fait possible que des armes irakiennes aient été acheminées en Syrie avant l’intervention américaine. Rappelons le bombardement israélien de septembre 2007 sur un site syrien. On ne voit pas pourquoi la chasse israélienne aurait pris le risque d’une confrontation avec la Syrie s’il n’y avait pas quelque chose de sérieux derrière tout ça.

    http://en.wikipedia.org/wiki/Operat...

  • permalien K. :
    29 juillet 2010 @14h47   « »

    Aux Etats-Unis, les systèmes (du moins ceux qui majorent les pouvoirs de l’oligarchie) sont comme le serait l’univers : en perpétuelle expansion.

    Ainsi l’administration Obama veut renforcer une pratique enclenchée par la “Homeland Security” de Bush le petit, à savoir l’identification des utlisateurs d’Internet par le FBI.

  • permalien K. :
    29 juillet 2010 @14h53   « »

    Par ailleurs, il est tout à fait possible ..

    Si c’est les sionistes qui le disent c’est faux jusqu’à preuve du contraire.

    La preuve du contraire SVP.

  • permalien une bille :
    29 juillet 2010 @15h01   « »

    Nathan : « Par ailleurs, il est tout à fait possible que des armes irakiennes aient été acheminées en Syrie... »

    Comme souvent vous avez tout faux Nathan, en fait les armes sont passées par l’Iran :

    Vidéo Ina - Ventes d’armes Irak, vidéo Ventes d’armes Irak, vidéo Economie et société Vie économique - Archives vidéos Economie et société Vie économique : Ina.fr

  • permalien Nathan :
    29 juillet 2010 @15h01   « »

    Lu dans la presse libanaise francophone :

    Le Hezbollah brandit la menace implicite d’un coup de force, s’il est accusé

    http://www.lorientlejour.com/catego...

    En d’autres termes, le TLS se voit interdire de citer les noms des membres du Hezbollah s’ils sont présumés impliqués dans l’assassinat d’Hariri sinon la milice pro-iranienne reprendra par la force le contrôle de Beyrouth comme elle l’a fait en 2007.

    C’est beau la démocratie...

  • permalien PJD :
    29 juillet 2010 @15h26   « »

    Connaissez-vous Szymon Perski, Benjamin Mileikowsky ou Ehud Brog ?
    Connaissez-vous un seul peuple au monde qui ne soit pas fier du nom des ses parents et de ses grands-parents ?

  • permalien Jean-Joël Kauffmann :
    29 juillet 2010 @18h09   « »

    Bonjour

    A propos de l’Irak, M. Gresh se demande "qui sera jugé pour ce désastre politique et humanitaire".

    Réponse : personne.

    Si certains criminels de guerre ont fini au bout d’une corde (à l’issue des procès de Nuremberg et de Tokyo), d’autres sont morts bien tranquillement dans leur lit, tels Robert McNamara ( http://blogbernardgensane.blogs.nou... ).

    Chomsky a dit fort à propos que, si on avait appliqué les critères du Procès de Nuremberg aux Etats-Unis, tous les présidents états-uniens (sans exception) qui se sont succédés au pouvoir depuis 1945 auraient été pendus ( http://www.la-bas.org/article.php3?... ).

    Dans les faits, le droit international se réduit à la maxime de Thucydide ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Thucydide ) : "Les forts font ce qu’ils veulent, et les faibles n’ont que le droit de subir" ( http://nbaillargeon.blogspot.com/20... )

    JJK

  • permalien Shiv7 :
    29 juillet 2010 @21h15   « »

    Rouzbeh : 29 juillet @14h08

    Si on est amoureux de la liberté on ne peut et on ne doit pas défendre les rétrogrades, ...

    Voila un bout de phrase qui essentialise bien les limites de nos amoureux de la liberté des temps modernes, cela prêterait à sourire, si l’on ne savait que ce genre de théories, est le pain quotidien de nos contemporains.

    Si on en crois Rouzbeh (par déduction), il semblerait que la liberté se résume à adhérer au culte du progrès(supposant une liberté également progressive).
    En toute naïveté il qualifiera de rétrograde tout cultes différent, allant même jusqu’à penser qu’il est charitable d’imposer sa propre vision de la liberté à chacun.
    Ce faisant, il ne se rend même pas compte qu’il abdique la première condition de la liberté, qui est celle, de pouvoir, la choisir , sois même, personnellement ou collectivement.

    La liberté par définition, ne s’impose pas.

    Ce genre de personnage est tellement intoxiqué dans son propre dogmatisme découlant de la propagande ambiante, qu’il n’imagine pas une minute que la liberté(idéologique) est relative à ce que chacun veut bien croire, un taliban se sentant aussi libre(certainement plus..), qu’un Rouzbeh par exemple.

    Rouzbeh ne pourra pas aller vers un taliban et lui dire "pense comme moi , tu sera plus libre..", Ca ne rime à rien (au sens figuré et propre..).

    Rouzbeh dit aussi ; « Les Palestiniens méritent une liberté territoriale (car ils sont relativement démocratique) mais pas les Afghans, (car ils sont obscurantiste).. »

    C’est quoi ? De l’eugénisme humanitaire ?

    Cette phrase suppose aussi qu’au nom d’une idéologie de la liberté (comme vu ci-dessus), qui se prétend supérieure, on en vienne à privé de liberté territoriale un peuple, chercher l’erreur ?

    cela est une insulte .

    Plus que cela monsieur, nié la légitimité de la défense Afghane est un crime contre la liberté et la justice. (Leurs façon de penser et de vivre n’ayant rien à faire dans cette histoire.)

  • permalien K. :
    29 juillet 2010 @21h16   « »

    Andrew Bacevich chez Tom Engelhardt :

    « On a renoncé à la victoire, mais pas à la guerre. »

    Extraits :

    (..)

    Malheureusement, Washington a tout intérêt à préserver le statu quo, peu importe combien il en coûte ou où il mène.

    Pour le complexe militaro-industriel, il existe des contrats à gagner et un paquet d’argent à faire. Pour ceux qui gitent dans les entrailles de l’état de sécurité nationale, il y a des privilèges qu’il faut protéger. Pour les élus, il ya des donateurs à satisfaire. Pour les fonctionnaires nommés, civils et militaires, il y a l’ambition à poursuire.

    A Washington, les membres [du] camp militariste, nullement par hasard, y compris bon nombre des voix qui défendent avec insistance le bellicisme d’Israël, collaborent tacitement afin d’exclure ou de marginaliser des vues qu’ils jugent hérétiques. En conséquence, les soit disant débats sur les questions de sécurité nationale sont une imposture.

    Ainsi, nous sommes invités à croire, par exemple, que la nomination du général Petraeus en tant que énième commandant américain en Afghanistan constitue un jalon sur la voie de la réussite ultime.

    Il y a près de 20 ans, une querelleuse Madeleine Albright exigeait de savoir : "A quoi sert d’avoir cette armée superbe dont vous n’arrêtez pas de parler si nous ne pouvons pas l’utiliser ?" Aujourd’hui, une question tout à fait différente mérite toute notre attention : A quoi sert d’utiliser constamment cette superbe armée si cela de donne pas de résultat ?

    Le refus de Washington de poser cette question permet de mesurer la corruption et la malhonnêteté qui imprègnent notre vie politique.

  • permalien K. :
    29 juillet 2010 @21h32   « »

    A quoi sert d’utiliser constamment cette superbe armée si cela ne donne pas de résultats ?

  • permalien Yvan :
    29 juillet 2010 @21h58   « »

    France24 - Hamid Karzaï critique les méthodes de WikiLeaks

    "Mon porte-parole m’a dit hier que les noms de certains Afghans qui coopèrent avec les forces internationales avaient été révélés dans ces documents", a déclaré M. Karzai lors d’une conférence de presse à Kaboul.

    "C’est évidemment extrêmement irresponsable et choquant, car que ces gens agissent légitimement ou non en fournissant des informations aux forces de l’Otan, ce sont des vies. Et ces vies sont maintenant en danger. C’est un acte extrêmement irresponsable que je ne peux ignorer", a-t-il dénoncé.

    Dans sa réponse Julian Assange semble indiquer qu’il y avait bien eu une concertation avec la Maison Blanche, et que ces fuites sont bien intégrées à un calendrier (on aurait agit dans la précipitation) :

    Le fondateur du site, Julian Assange, s’est défendu en affirmant que les documents avaient été relus, à la recherche d’éventuels noms d’informateurs, et que nombre d’entre eux qui en contiennent n’avaient pas été publiés.

    Dans une interview publiée jeudi dans le Times, il accuse la Maison Blanche de n’avoir pas répondu à sa demande d’aide pour éviter que cette publication ne mette en danger des informateurs.

  • permalien PJD :
    29 juillet 2010 @22h45   « »

    Des éléments de ces soi-disant "fuites" invitent pour le moins à douter de leur crédibilité. Il est par exemple fait état d’un projet d’al-Qaeda du type du 11/09 à Kaboul, celui-ci aurait mis en jeu une vingtaine de combattants et aurait visé des objectifs importants. Connaissant l’activité de l’aéroport de Kaboul et les mesures de sécurité drastiques qui y sont appliquées, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il serait très improbable qu’un tel plan ait été réellement envisagé et a fortiori préparé... Mais enfin, si quelqu’un veut croire à ce délire, libre à lui !

  • permalien K. :
    29 juillet 2010 @23h06   « »

    Et pendant que “la machine” fait pleuvoir des centaines de milliards de dollars par an pour promouvoir les agressions US, sans compter les centaines de milliards de dollars par an du budget de la “défense” US, l’administration US est “incapable”, selon un rapport de 2009, de fournir les 2.200 (deux mille deux cent) milliards USD sur 5 ans qui seraient nécessaires pour rétablir l’infrastructure civile délabrée des Etats-Unis (délabrée d’après les ingénieurs civils de ce pays), délabrement qui est incompatible avec le bien être de monsieur tout le monde.

    Exemples :

    Eau potable. "Au moins 11 milliards de dollars/an sont nécessaires pour remplacer les installations vieillissantes des systèmes d’eau potable de l’Amérique. Les tuyaux qui fuient perdent quelques sept milliards de gallons d’eau potable par jour."

    Systèmes de traitement des eaux usées. "Les systèmes vieillisants déchargent des milliards de gallons d’eaux usées à la surface des eaux des États-Unis chaque année."

  • permalien Nathan :
    29 juillet 2010 @23h17   « »

    Shiv7 : 29 juillet @21h15

    Ce faisant, il ne se rend même pas compte qu’il abdique la première condition de la liberté, qui est celle, de pouvoir, la choisir , sois même, personnellement ou collectivement.

    Les Afghans n’ont jamais choisi les talibans. Ceux-ci ont imposé leur sinistre férule par la force. Cessez de parler de liberté, vous n’avez aucune idée de ce que cela veut dire.

  • permalien PJD :
    29 juillet 2010 @23h32   « »

    Il est difficile de ne pas rire à lire certains qui n’ont manifestement jamais mis un pied en Afghanistan, ne parlent ni ne lisent pas le pachto et n’ont vraisemblablement même jamais vu un Afghan de leur vie...

  • permalien gloc :
    30 juillet 2010 @10h04   « »
    ... et pendant ce temps...

    Afghanistan
    On observe ainsi des adultes prendre à leur charge ces orphelins et leur faire comprendre qu’ils représentent un poids supplémentaire... Certains sont alors traités comme des enfants esclaves, mais nombre d’entre eux travaillent de leur plein gré, guidés par la volonté de ’rembourser’ ce qu’ils ressentent comme une dette envers la personne qui les héberge.

    N’ayant jamais ou très rarement fréquenté l’école, les enfants, en arrivant dans nos structures familiales, ne savent généralement ni lire, ni écrire, ni compter (pas même tenir un crayon !). Les parents étant en grande majorité illettrés, ils ne peuvent pas suivre les devoirs scolaires et ainsi encourager leurs enfants à avoir une attitude studieuse.

    Les enfants non scolarisés, en situation de précarité économique, ont un trés fort désir d’apprendre à lire et écrire. Cependant, leurs familles ne considèrent pas toujours ce désir comme une priorité :

    Avec 71% d’illettrisme au sein de la population (86% des femmes et 57% des hommes), faire comprendre l’intérêt de l’éducation n’est pas évident, surtout si celle-ci supplante une économie de survie.

  • permalien PJD :
    30 juillet 2010 @10h18   « »

    Il est à noter que l’officine "Afghanistan demain" est financée entre autre d’après leurs propres dire par la "Fondation Bettencourt-Schuller"... Comme le monde est petit !

  • permalien Shiv7 :
    30 juillet 2010 @11h06   « »

    Armes à sous-munitions, entrée en vigueur de leurs interdictions, sauf pour entre autre les US et Israel qui ne reconnaissent pas cette convention.

    L’entrée en vigueur de la Convention interdisant les armes à sous-munitions est un moment historique et devrait mettre fin à des décennies de souffrances, a affirmé le président du CICR Jakob Kellenberger. Le traité signé en 2008 à Oslo entre en vigueur dimanche.

    Bombe à sous-munitions pour avions de combat (archives) La Convention interdit l’emploi, la production, le stockage et le transfert des armes à sous-munition. A compter du 1er août, les dispositions du traité seront contraignantes pour 30 Etats. Comme 106 autres Etats, la Suisse l’a signé, mais devrait le ratifier seulement fin 2011.

    Les bombes à sous-munitions sont larguées par voie aérienne ou tirées par voie terrestre. Le conteneur s’ouvre dans les airs et éjecte les sous-munitions qui se dispersent sur de larges zones. De 5 à 40% des sous-munitions n’explosent pas au contact du sol et peuvent rester actives pendant des années.

    Les Etats parties s’engagent à éliminer leurs stocks dans un délai de huit ans et à décontaminer leur territoire dans un délai de dix ans.

    Thomas Nash de la coalition anti-sous-munitions a indiqué qu’en moyenne 300 personnes sont tuées ou blessées chaque année au Laos, 30 ans après la fin du conflit. Dans le sud du Liban, après l’attaque israélienne en août 2006, trois victimes ont été recensées chaque jour pendant trois mois. Un enfant libanais a encore été sérieusement blessé dimanche dernier par une sous-munition israélienne, a-t-il dit.
    L’ONU appelle le plus grand nombre possible d’Etats à se joindre au traité. Interrogés sur le refus des grands pays, comme les Etats-Unis, la Russie et la Chine, de signer le traité d’Oslo, Thomas Nash et Peter Herby ont souligné que l’utilisation des sous-munitions est stigmatisée.

    Les Etats-Unis ont les plus grands stocks de sous-munitions, environ 800 millions. La Grande-Bretagne et l’Allemagne ont chacun 50 millions de sous-munitions.

    La Chine, la Russie, Israël et le Japon ont également des stocks importants, mais leur taille est inconnue. Au total, 87 pays ont des stocks et 34 pays sont contaminés dans le monde. Dix-sept pays sont suspectés de produire encore des sous-munitions. Sources ATS

  • permalien Rouzbeh :
    30 juillet 2010 @11h30   « »

    Pourriez vous me dire SVP, pourquoi mes trois posts (réponse à Shiv7), ont été enlevés ?
    D’avance merci,

  • permalien paulf :
    30 juillet 2010 @13h38   « »

    prenez le temps de regarder la video : la plupart des commentaires deviennent superflus

    http://www.guardian.co.uk/world/201...

    amicalement

    Paul

  • permalien Abdelkader DEHBI :
    30 juillet 2010 @18h08   « »

    A trois reprises, j’ai posté 3 commentaires qui ont disparu aussitôt enregistrés sur le site. Merci de m’expliquer pourquoi. Cela m’embarrasserait terriblement de devoir publier en copie-collée ces 3 commentaires sur mon blog, parce que je suis un fidèle lecteur du "diplo" et j’ai été régulièrement publié. D’ici à lundi 2 Août 2010, je m’autoriserai à publier les commentaires censurés.

  • permalien Rouzbeh :
    30 juillet 2010 @19h05   « »

    Shiv7 :
    29 juillet @21h15

    "Voila un bout de phrase qui essentialise bien les limites de nos amoureux de la liberté des temps modernes, cela prêterait à sourire, si l’on ne savait que ce genre de théories, est le pain quotidien de nos contemporains."

    Heureusement que vous êtes là pour nous guider, et pour nous sauver de notre « essentialisme ».
    Je suis ravi que vous ayez le sourie en lisant ma phrase, cela montre bien qu’en tant que « essentialiste », je peux vous satisfaire quand même.

    "Si on en crois Rouzbeh (par déduction), il semblerait que la liberté se résume à adhérer au culte du progrès(supposant une liberté également progressive)."

    Vous déduisez, « interprétez » mon adhésion au culte du progrès. Vous pourriez peut-être me pardonner de cette malheureuse initiative que j’ai pris tout seul, avant de vous consulter !!!
    Le malheur, c’est que j’en fais toujours à ma tête et ne demande jamais l’autorisation
    au« gouvernement du docte » (velayat faghi).

    "En toute naïveté il qualifiera de rétrograde tout cultes différent, allant même jusqu’à penser qu’il est charitable d’imposer sa propre vision de la liberté à chacun."

    Je ne sais pas ce qui vous permet de dire cela ? Ah oui, c’est vrai, j’avais oublié ! (pardonnez -moi cette impertinence, Monsieur !) qu’un guide, connait tout !... je n’ai donc qu’à « la fermer » et écouter l’ayatollah !!!

    "Ce faisant, il ne se rend même pas compte qu’il abdique la première condition de la liberté, qui est celle, de pouvoir, la choisir , sois même, personnellement ou collectivement.
    La liberté par définition, ne s’impose pas."

    Bien sûr, comme vous dites Monsieur... mais permettez-moi (sans vous offensez, bien évidemment » de signaler quand même que, ni personnellement, ni collectivement, on ne peux pas choisir en Iran, qui est pourtant une version très « light » des Talibans ! Figurez-vous, par ailleurs, que les pasdarans « gardiens de la révolution » n’aiment pas de tout qu’on les comparent avec les talibans !!!

    "Ce genre de personnage est tellement intoxiqué dans son propre dogmatisme découlant de la propagande ambiante, qu’il n’imagine pas une minute que la liberté(idéologique) est relative à ce que chacun veut bien croire, un taliban se sentant aussi libre(certainement plus..), qu’un Rouzbeh par exemple."

    Vous savez Monsieur, que vous pouvez avoir des jugements de valeur : c’est vous qui décidez. Qui suis-je, pour me permettre de vous contredire !?.... Pour aller dans votre sens, si « un talib peut se sentir plus libre que moi » je dirais, tant mieux pour lui ! Même s’il veut vivre sous terre, c’est son « choix » et je le conteste pas « loin de moi », mais, par contre, « avec votre permission » bien sûr , j’exige qu’on me laisse le « choix » de vivre autrement ! Est-ce trop de demander cela ???

  • permalien Rouzbeh :
    30 juillet 2010 @19h09   « »

    Shiv7 :
    29 juillet @21h15 «  » 2/2

    "Rouzbeh ne pourra pas aller vers un taliban et lui dire "pense comme moi , tu sera plus libre..", Ca ne rime à rien (au sens figuré et propre..)."

    Malgrè tout le respect que je vous dois, Monsieur, je n’oserais même pas une seule seconde engager une discussion de cette ordre avec un talib. J’ai « déjà donné », et, permettez-moi de vous mettre en garde, ne vous aventurez pas là-dedans, vous risqueriez d’y perdre votre vie.

    "Rouzbeh dit aussi ; « Les Palestiniens méritent une liberté territoriale (car ils sont relativement démocratique) mais pas les Afghans, (car ils sont obscurantiste).. »
    C’est quoi ? De l’eugénisme humanitaire ?"

    Non Monsieur, je ne pense pas avoir dit que les Afghans sont des obscurantistes, en réponse à un post qui disait que « les amoureux de la liberté doivent soutenir les chefs de guerres et des trafiquants de drogues au nom de résistants ». Je l’ai déjà dit, et le répète encore une fois : je ne défendrai jamais ces groupes hors-la-loi ! Je vais être encore en contradiction avec vous, mais qu’est-ce que vous voulez, de temps en temps il y a un « troublion » qui contredit un « Guid »,
    Vous inquiétez pas, ce sont les risques du métier !

    "Cette phrase suppose aussi qu’au nom d’une idéologie de la liberté (comme vu ci-dessus), qui se prétend supérieure, on en vienne à privé de liberté territoriale un peuple, chercher l’erreur ?
    cela est une insulte .
    Plus que cela monsieur, nié la légitimité de la défense Afghane est un crime contre la liberté et la justice. (Leurs façon de penser et de vivre n’ayant rien à faire dans cette histoire.)"

    Encore une fois, vous mélangez tout. Vous êtes très manichéen. J’ai tout simplement dit que, je ne considère pas les talibans comme des « combattants de la liberté ». Mais libre à vous de les considérer comme tels.
    Si jamais vous avez l’occasion de voyager, n’hésitez pas à visiter l’Iran (c’est un très beau pays par ailleurs), et pour finir, j’ai une dette envers le peuple Afghan, parce-qu’il a permis la fuite d’un de mes cousins d’Iran.

  • permalien Shiv7 :
    30 juillet 2010 @20h19   « »

    Vous savez Maître, que vous pouvez avoir des jugements de valeur : c’est vous qui décidez. Qui suis-je, pour me permettre de vous contredire !?....

    Il semblerait que vous ayez quelque problèmes lors qu’on vous contredit, vous savez les blogs c’est fait pour ça. j’ai plutôt l’impression que c’est vous qui vous prenez pour un maître à voir l’ironie de votre réponse qui prouve votre réceptibilité à la critique..

    mais permettez-moi (sans vous offensez, bien évidemment » de signaler quand même que, ni personnellement, ni collectivement, on ne peux pas choisir en Iran

    Dois-je conclure que la majorité des Iraniens ne souhaites pas son gouvernement ?(que l’Iran ne soit pas très démocratique et que l’opposition soit muselée est une autre question, de toute manière l’Iran souverain n’a rien à voir avec l’Afghanistan qui est un pays occupé)

    je n’oserais même pas une seule seconde engager une discussion de cette ordre avec un talib.

    C’est pour cela que vous préférez leur envoyer des drones ?

    Encore une fois, vous mélangez tout. Vous êtes très manichéen. J’ai tout simplement dit que, je ne considère pas les talibans comme des « combattants de la liberté ».

    Vous voulez certainement dire que l’idéologie talibane n’est pas la liberté que vous souhaitez pour les Afghans.(simple supposition, en raccourci, que je me permet)
    Etes vous Afghans ?
    Pensez vous que l’idéologie occidentale soit préférable pour les Afghans ?
    Je suppose que vous savez aussi que les talibans sont avant tout des Pashtounes qui est l’ethnie majoritaire du pays.
    Pensez vous qu’un taliban qui lutte dans son propre pays pour vivre comme il l’entend (qu’on aime ou qu’on aime pas et qu’il ne représente pas tout les Afghans, sont des autres questions), ne mérite pas l’appellation de combattant pour la (sa)liberté et celles de son pays.
    Si les talibans n’ont pas le droit de combattre pour leur propre liberté, ne pensez vous pas qu’il serait préférable de les génocidés le plus vite possible ?

    j’exige qu’on me laisse le « choix » de vivre autrement

    Que vous luttiez dans votre pays pour avoir le choix n’est pas discutable, pourquoi le serait-il pour des talibans chez eux ?

  • permalien Lou :
    31 juillet 2010 @00h00   « »

    WikiLeaks : l’étau se resserre autour de Bradley Manning

    Le site continue, en tout cas, à être soumis à un feu nourri de critiques des autorités américaines et afghanes.

    "Couvrez ces informations que nous ne saurions connaître !"
    Tartuffe - Acte III Scene 2

  • permalien Yvan :
    31 juillet 2010 @09h42   « »
  • permalien K. :
    31 juillet 2010 @22h30   « »

    Concernant les fuites wikileaks, “Le Monde” écrit :

    Les fuites couvrent une période qui s’arrête à l’arrivée de Barack Obama à la Maison Blanche, en janvier 2009. Il n’y a pas de raison de penser que la situation a fondamentalement changé depuis.

    Et quel est l’exemple que prend “Le Monde” pour montrer que la situation n’a pas fondamentalement changé ?

    Celui, on s’en serait douté, du “New York Times”, qui dit que « M. Obama n’arrive pas à persuader Islamabad de couper ses liens avec les extrémistes. »

    Et qu’est-ce qui, dans ce fait, désole le perroquet du New York Times ? Un délire pur et simple, celui qui veut que, « comme l’écrit le New York Times "si M. Obama n’arrive pas à persuader Islamabad de couper ses liens avec les extrémistes,.... »

    ..il n’y a pas d’espoir de vaincre les talibans en Afghanistan".

    “Le Monde” promeut donc activement l’idée d’une victoire possible en Afghanistan et ce dans un article qui prétend se désoler pour les pertes civiles et qui évite très soigneusement de parler de la constitution de milices afghanes par l’Administration US.

  • permalien K. :
    31 juillet 2010 @22h36   « »

    Concernant les fuites wikileaks, “Le Monde” écrit :

    Les fuites couvrent une période qui s’arrête à l’arrivée de Barack Obama à la Maison Blanche, en janvier 2009. Il n’y a pas de raison de penser que la situation a fondamentalement changé depuis.

    Et quel est l’exemple que prend “Le Monde” pour montrer que la situation n’a pas fondamentalement changé ?

    Celui, on s’en serait douté, du New York Times, qui dit que « M. Obama n’arrive pas à persuader Islamabad de couper ses liens avec les extrémistes. »

    Et qu’est-ce qui, dans ce fait, désole le perroquet du New York Times ? Un délire pur et simple, celui qui veut que, « comme l’écrit le New York Times "si M. Obama n’arrive pas à persuader Islamabad de couper ses liens avec les extrémistes,.... »

    ..il n’y a pas d’espoir de vaincre les talibans en Afghanistan".

    “Le Monde” promeut donc activement l’idée d’une victoire possible en Afghanistan et ce dans un article qui prétend se désoler pour les pertes civiles et qui évite très soigneusement de parler de la constitution de milices afghanes par l’Administration US.

  • permalien Yannic :
    31 juillet 2010 @22h36   « »

    Le reportage du Guardian que vous citez Paul est intéressant, mais c’est une vision très édulcorée de ce qui se passe réellement sur place, mais enfin il a le mérite d’exister au moins, je ne pense pas qu’il y ait d’équivalent dans les médias français. Ce même journal avait publié il y a quelques mois un autre reportage effectué du côté de l’insurrection celui là. Ce qui m’a frappé, c’est pour quiconque ayant quelques notions militaires, le manque de professionnalisme des militaires US que l’on voit en action en patrouille sous le feu d’un sniper, on croit rêver en les voyant jacasser, tirer à l’aveuglette et ne cesser de communiquer par radio à tue-tête, les Taliban en face ont dû rigoler ! En comparaison le reportage côté résistance montrait une attaque de nuit d’un poste militaire où les combattants n’échangeaient pas un mot dans le noir quasi absolu, c’était filmé en infra-rouge, ils avaient manifestement un plan d’attaque très bien préparé et s’y sont tenus sans une hésitation et en silence du début à la fin de l’opération qui incluait une approche de plusieurs heures. Quand on sait qu’en plus ils ont des armes aussi efficaces que des RPG32 ou des versions modernes de SAM7, on peut comprendre que les pertes occidentales ne cessent de croître, un hélicoptère a ainsi été abattu aujourd’hui dans l’ouest du district de Ghakhi dans la province de Kunar et quatre soldats auraient été tués et hier un véhicule blindé a été détruit dans le district de Sarubi près de Kaboul tuant deux soldats.
    Dans le même journal figure un article intitulé "British army counts huge rise in Afghan war amputees" qui traite d’un aspect rarement évoqué de la guerre moderne, à savoir qu’il y a relativement peu de morts (enfin une centaine tout de même le mois dernier et pareil ce mois-ci...) mais de nombreux blessés et parmi eux un grand nombre de blessés extrêmement graves.

  • permalien une bille :
    1er août 2010 @12h42   « »

    Afghanistan : Ça y est le signal de la débandade est donné !

    Afghanistan : retrait des troupes néerlandaises, 1er gros contingent à partir - LExpress.fr

  • permalien K. :
    1er août 2010 @14h17   « »

    A peine après avoir minimisé les fuites wikileaks, parce que « les mauvaises politiques » qui y sont soulignées sont toutes « le fait de l’administration précédente », les faits révélés par les documents wikileaks étant « antérieurs à sa nouvelle stratégie annoncée en début Décembre 2009 », Obama veut aujourd’hui abandonner le COIN (contre-insurrection) pour le CT (contreterrorisme).

    Le problème est que, comme le disait très récemment le très “mainstream” Economist, « [j]usqu’à 2009, la stratégie a été assez proche du CT. »

    Mais du moment que le New York Times ne relève pas l’escroquerie, “la machine” peut continuer à ronronner.

  • permalien Nathan :
    1er août 2010 @14h23   « »

    A propos du retrait du contingent néerlandais d’Afghanistan, on peut lire :

    Depuis le début de la mission, qui a coûté 1,4 milliard d’euros au gouvernement néerlandais, le nombre d’ONG présentes dans cette province est passé de 6 à 50 tandis que le nombre d’écoles a doublé pour atteindre 179.
    Les Pays-Bas ont notamment pris en charge la construction d’une route entre Tarin Kowt et Chora, les deux villes les plus peuplées d’Uruzgan, et l’entraînement de 3.000 soldats afghans.
    Leur présence en Uruzgan a également permis le doublement du nombre d’écoles, la vaccination de la plupart des enfants, la construction d’un centre de formation pour policiers et l’amélioration des moyens de transport.

    Il est donc logique de voir les talibans se réjouir du départ des troupes néerlandaises. Lorsque les talibans reprendront le pouvoir par la force, le nombre d’écoles sera aussitôt réduit de moitié, l’enseignement étant totalement superflu pour les filles.

  • permalien K. :
    1er août 2010 @14h51   « »

    Le célèbre Daniel Ellsberg à l’Economist :

    En fait, Barack Obama a aujourd’hui, avec l’arrestation de Bradley Manning [un agent du renseignement US qui serait un des auteurs présumés de certaines des fuites wikileaks], mis en accusation plus d’auteurs de fuites que tous les présidents précédents réunis. Le saviez-vous ?

  • permalien K. :
    1er août 2010 @15h01   « »

    Il est donc logique de voir les talibans se réjouir du départ des troupes néerlandaises. Lorsque les talibans reprendront le pouvoir par la force, le nombre d’écoles sera aussitôt réduit de moitié, l’enseignement étant totalement superflu pour les filles.

    Sans même parler de l’absurde comparaison entre le nombre d’écoles dans un pays ravagé par une ignoble guerre d’agression depuis 10 ans bientot, il faut retenir avant tout que l’avènement des taliban est du aux politiques US de renforcement de tout élément qui puisse permettre, ici et maintenant, d’assurer leur domination, ou plus précisément le fonctionnement de cette infernale “machine” à broyer les vies qu’est l’oligarchie US.

  • permalien K. :
    2 août 2010 @15h17   « »

    Qu’est ce qu’il disait déjà, le démocrate, concernant l’avantage des pays non démocratiques par rapport aux pays démocratiques ? Qu’on pouvait y faire de l’arnaque à volonté sans avoir jamais personne pour vous enquiquiner.

    L’Afghanistan est jonché de bâtiments de mauvaise qualité parrainés par des donateurs étrangers. Les projets sont souvent en sous-traitance - plusieurs fois - jusqu’à un exécutant final qui maximise les profits en utilisant de la main d’oeuvre bon marché et des matériaux de mauvaise qualité.

  • permalien K. :
    2 août 2010 @20h31   « »

    L’Irak vient de connaître en juillet son mois le plus meurtrier en deux ans, avec 535 morts, dont 396 civils dans des violences, selon les autorités irakiennes.

    Obama le menteur :

    "Aujourd’hui, alors même que les terroristes tentent d’enrayer les progrès de l’Irak (...), la violence en Irak continue à être presque aussi basse que depuis des années",

  • permalien Lou :
    2 août 2010 @21h33   « »

    Le plan d’attaque américain de l’Iran est prêt
    dimanche 01 août 2010,

    Le chef d’Etat major interarmées américain a assuré dimanche qu’un plan d’attaque des Etats-Unis contre l’Iran était prêt, si Téhéran se dotait de l’arme nucléaire. L’Iran menace les Etats-Unis d’une « réponse ferme ».

    Une action militaire contre l’Iran pourrait avoir « des conséquences non voulues qui sont difficiles à anticiper dans une zone aussi incroyablement instable », a déclaré l’amiral Michael Mullen sur la chaîne NBC.

    Les Etats-Unis ne peuvent pas pour autant, a-t-il poursuivi, laisser Téhéran se doter de l’arme nucléaire. « Pour être tout à fait franc, l’une et l’autre option m’inquiètent beaucoup », a-t-il reconnu.

    Il s’est dit « optimiste » que les efforts diplomatiques de la communauté internationale et les sanctions qu’elle impose à l’Iran conduisent la République islamique à abandonner son programme d’enrichissement d’uranium.

    Néanmoins, « les options militaires sont sur la table et y restent ». « J’espère que nous n’aurons pas à les utiliser mais elles sont importantes et bien connues », a ajouté l’amiral Mullen.

    Téhéran affirme que son programme d’enrichissement d’uranium est à des fins civiles et pacifiques.

    L’Iran met en garde

    « Si les Etats-Unis commettent une erreur (en attaquant l’Iran, ndlr), la sécurité de la région sera mise en danger (…). La sécurité dans la région du Golfe persique concerne tout le monde ou personne », a déclaré le général Yadollah Javani, adjoint pour les affaires politiques du chef des Gardiens de la Révolution, selon l’agence de presse.

    « Le Golfe persique est une région stratégique ; si la sécurité de la région est mise en danger, (les Etats-Unis) en partiront car notre réponse sera ferme », a-t-il ajouté.

    « Nous nous défendrons contre toute action menée par les Etats-Unis ou Israël », a-t-il poursuivi en affirmant que l’Iran « avait développé sa capacité défensive pour renforcer sa force de dissuasion ».

  • permalien Yannic :
    2 août 2010 @22h04   « »

    " L’Iran menace les Etats-Unis d’une « réponse ferme ». "

    C’est du belge ? Ça veut dire quoi ?

  • permalien Yvan :
    3 août 2010 @06h43   « »
    Un été chaud au Proche-Orient (I) ... chaud mais pluvieux

    Suite à la visite du président pakistanais Asif Ali Zardari, à Paris : La France prête à aider le Pakistan contre le terrorisme - Monde - Challenges.fr. Tâche faciliré par l’ : ONU : 10 talibans, 35 membres et entités d’Al-Qaïda rayés d’une "liste noire", ce qui compte tenu des inondations qui ravagent le Pakistan, est venu fort à propos, surtout que : France24 - "On ne peut pas reprocher aux islamistes pakistanais d’aider !"

  • permalien Yannic :
    3 août 2010 @13h21   « »

    Concernant les pertes « officielles » en Afghanistan, par exemple respectivement 102 et 103 morts en mai et juin de cette année, il faut savoir pour les relativiser que ce ne sont que les morts de l’ISAF admis par l’ISAF, elles n’incluent ni les forces spéciales U.S. et britanniques, ni les mercenaires privés, ni les mercenaires afghans à la solde du gouvernement de collaboration mis en place par l’occupant. Il ne s’agit en outre que de morts, les chiffres de blessés n’étant pas publiés. Les pertes de « l’ennemi » ne sont pas non plus publiées pas plus que les pertes « collatérales » comme disent certains ou dans la population civile pour être plus clair. Ne sont non plus ni recensées ni publiés par exemple les conséquences en matière de santé publique de l’utilisation massive de munitions à Uranium appauvri qui entraînent un accroissement considérable du nombre de cancers parmi les populations civiles et dont les radioéléments ont rappelons-le « une durée de vie » de plusieurs millions d’années. N’est bien entendu pas non plus pris en compte l’impact économique de la guerre sur les populations civile, lorsqu’un Afghan s’engage dans la résistance, il doit bien sûr le faire dans la clandestinité et n’est de fait plus là pour nourrir sa famille, les femmes se retrouvent seules à subvenir aux besoins alimentaires de leurs enfants et des vieillards et ne voient jamais la couleur d’une aide alimentaire qui quand elle n’est pas détournée par la corruption ne peut de toute façon pas atteindre les zones urbaines contrôlées par les forces d’occupation, etc. etc.

  • permalien Yannic :
    3 août 2010 @13h24   « »

    Erratum : Lire SVP "en juin et juillet de cette année".

  • permalien Yannic :
    3 août 2010 @13h29   « »

    Erratum : Lire SVP "ne peut de toute façon pas les atteindre hors des zones urbaines contrôlées par les forces d’occupation," je vous prie de m’excuser...

  • permalien K. :
    4 août 2010 @22h42   « »

  • permalien Lou :
    4 août 2010 @23h12   « »

    Dommage, on ne peut pas cliquer sans mots.

  • permalien K. :
    5 août 2010 @14h23   « »

    Se rappelle-t-on de l’histoire du site “Raw Story”, (traduite ici) qui nous apprenait que,

    Un document de la CIA révèle des plans pour manipuler l’opinion publique européenne au sujet de l’Afghanistan (Rawstory)

    Parmi les propositions, le document propose une campagne sur le sort des femmes afghanes auprès de l’opinion publique française, cette dernière ayant démontré sa préoccupation pour les droits des femmes en Afghanistan.

     ?

    Eh bien, la mise en application du plan a commencé.

  • permalien phil :
    6 août 2010 @11h45   « »

    Pourquoi d’autres pays de l’OTAN ne suivraient-ils pas l’exemple de la Hollande ? Les autorités des Pays bas ont résisté aux pressions américaines pour leur faire maintenir leur contingent en Afghanistan, elles ont choisi de respecter le désir de leur population de cesser de participer à une guerre cruelle et stupide qui ne sert ni les intérêts des Hollandais ni ceux du peuple afghan, elles ont choisi de cesser de sacrifier inutilement des militaires dans une guerre de civilisations qui n’est pas la leur. Avec les États-Unis qui se ruinent dans cette guerre et amènent leur empire au bord de l’effondrement, le retrait des troupes néerlandaises est, sans aucun doute, un coup dévastateur à ce gâchis militaire et financier sur le terrain dont la charge peut être assurée par les États-Unis eux-mêmes. Le retrait des forces néerlandaises en Afghanistan devrait inciter d’autre pays de l’OTAN comme l’Allemagne par exemple à emboîter le pas comme le leur demande leur population et laisser les forces américaines mijoter dans leur jus et assumer seuls les conséquences désastreuses de leur invasion de l’Afghanistan.

  • permalien une bille :
    6 août 2010 @12h43   « »

    Phil :

    Q. : Pourquoi d’autres pays de l’OTAN ne suivraient-ils pas l’exemple de la Hollande ?

    R. : Parce que Godillot n’était pas Néerlandais.

    Le gouvernement néerlandais tombe sur l’Afghanistan | Le Devoir

  • permalien phil :
    6 août 2010 @13h14   « »

    Attaquer l’Iran : les options américaines
    Par DYER GWYNNE
    Le 4 août 2010

    Lorsque l’amiral Mike Mullen, chef d’état-major des armées des États-Unis et le plus haut gradé américain, a été interrogé récemment dans l’émission télévisuelle de presse Meet sur NBC, lui demandant si les États-Unis avaient un plan militaire pour une attaque contre l’Iran, il répondit simplement : « Nous en avons un ».
    Les états-majors sont censés prévoir les éventualités futures même les plus invraisemblables. Jusque dans les années trente, par exemple, les États-Unis ont maintenu et mis à jour annuellement les plans de l’invasion du Canada - et les militaires canadiens ont fait des plans pour prévenir l’invasion. Mais ce que le processus de planification aura révélé, dans le cas de l’Iran, c’est qu’il n’y a aucun moyen pour les États-Unis de remporter une victoire dans une guerre non nucléaire contre l’Iran.
    Les États-Unis pourraient "gagner" en larguant des centaines de têtes nucléaires sur les bases militaires de l’Iran, les installations nucléaires et les centres industriels (à savoir les villes) et en tuant de cinq à dix millions de personnes, mais sorti de cette option rien ne fonctionnerait. A ce sujet nous avons les déclarations de Richard Clarke, conseiller dans la lutte contre le terrorisme à la Maison Blanche sous trois administrations.
    Dans le début des années quatre vingt dix, Clarke a révélé dans une interview avec le New York Times il y a quatre ans, que l’administration Clinton avait sérieusement envisagé une campagne de bombardements contre l’Iran, mais que les militaires professionnels leur avaient dit de ne pas le faire.
    « Après un long débat, les militaires du plus hauts niveau ne pouvaient pas prévoir une voie dans laquelle les choses se terminerait favorablement pour les Etats-Unis », disait-il. Les planificateurs du Pentagone ont effectué des simulations d’attaque de l’Iran à plusieurs reprises au cours des quinze dernières années, et ils ne purent simplement pas les faire déboucher sur une victoire des États-Unis.
    Ce n’est pas la crainte des armes nucléaires iraniennes qui rendrait le chef d’état-major des armées des États-Unis si réticent à s’engager dans une guerre avec l’Iran. Ces armes n’existent pas, et toute la justification de la guerre serait de s’assurer qu’elles n’existent jamais.
    Le problème est qu’il n’y a rien que les États-Unis puissent faire contre l’Iran, mis à part vitrifier le pays, pour mettre vraiment Téhéran à genoux et demander grâce.

    Lire la suite°°°

    Cela a été le résultat de chaque simulation que le Pentagone a effectuée, et Mike Mullen le sait. Donc, il y a un plan pour une attaque de l’Iran, mais il démissionnerait sans doute plutôt que de le mettre en action. C’est du bluff. Cela l’a toujours été.

  • permalien phil :
    6 août 2010 @14h33   « »

    Erratum :

    « Après un long débat, les militaires du plus haut niveau ne pouvaient pas prévoir une voie dans laquelle les choses se termineraient favorablement pour les États-Unis »

  • permalien phil :
    6 août 2010 @18h36   « »

    Sur le même sujet on pourra lire deux papiers de Ray McGovern, un officier de la CIA à la retraite :

    - Mullen Wary of Israeli Attack on Iran
    - A Warning to the President

  • permalien phil :
    6 août 2010 @18h50   « »

    PS : Dans l’article de Dyer Gwynne que je citais pour partie plus haut, l’auteur parle d’une population de quatre vingt millions d’Iraniens, ce qui n’est pas très significatif, mieux vaudrait considérer qu’il y a quarante million d’Iraniens mobilisables, ce qui est considérable dans tous les sens du terme...

  • permalien K. :
    6 août 2010 @20h41   « »

    Le saviez-vous ?

    Les yankees payent aux familles concernées 1500-2000 dollars US pour chaque civil afghan, enfant ou adulte, qu’ils ont massacré.

    Les plus “généreux” sont les Allemands avec 5000 dollars.

  • permalien K. :
    6 août 2010 @21h00   « »

    Des membres de certaines familles achètent des armes avec une partie de la “compensation”, pour un véritable solde de tout compte.

    Mohammad Qasim recalls. "He used to ask" ’Why were
    my parents killed ? Tomorrow they are going to kill my uncle and others, too. I must take revenge for my parent’s death.’

    "I told him : ’Brother, we can’t do this. Stay here, we are poor people and need to work to survive.’ But he left to fight."

  • permalien une bille :
    6 août 2010 @21h11   « »

    Obama critiqué quoiqu’il arrive :

    France24 - L’ex-bras droit de Saddam Hussein accuse Obama "d’abandonner l’Irak"

    Il faut préciser que Tarek Aziz vient d’être transféré d’une geôle américaine à une geôle irakienne et qu’il considère avoir été livré à ses ennemis.

    France24 - Les forces américaines remettent Tarek Aziz aux autorités irakiennes

    Donc les USA n’étaient pas ses ennemis...

  • permalien Nathan :
    6 août 2010 @21h47   « »

    Il y a pire... Le dictateur sanguinaire Saddam Hussein promettait 25.000 dollars non pas aux victimes mais aux kamikazes palestiniens en récompense de leurs crimes. Il ne s’agissait donc pas d’indemniser les familles des victimes mais de récompenser les familles des assassins. Heureusement, il a fini au bout d’une corde.

  • permalien phil :
    6 août 2010 @21h59   « »

    Heureusement, il a fini au bout d’une corde.

    On a tous notre tombe devant nous et nul ne sait dans quelles circonstances nous y parviendrons, il ne s’agirait pas de l’oublier avant de fanfaronner...

  • permalien K. :
    6 août 2010 @22h54   « »

    Gareth Porter sur le vrai faux retrait d’Irak : Le fait que Obama soit complètement subjugué par l’establishment militaire fait qu’il lui est impossible de tenir ses promesses, mais il est suffisamment habile pour donner l’apparence du contraire.

    Justin Raimondo, Obama plus dangereux que Bush.

  • permalien K. :
    7 août 2010 @01h39   « »

    Marwan Bishara taille en pièces la tentative de manipulation du Time Magazine, sur les femmes afghanes dont la protection nécessite la présence US.

    L’auteur fait remarquer qu’avant les complots US en Afghanistan, complots ayant débuté avant l’invasion soviétique de ce pays, la condition des femmes afghanes était bien meilleure que sous les talibans.

    Or, qu’est-ce qui a permis l’avènement des talibans ? Les complots US mêmes, comme l’a reconnu l’ancien secrétaire d’Etat de Carter Zbigniew Brzzezinski (voir lien donné plus haut).

    Ensuite, est-ce qu’il y a eu amélioration de la condition des femmes depuis les presque 10 ans de présence US ? L’auteur affirme que c’est pire encore qu’à l’époque des talibans. Et ce n’est pas le rapport 2010 de la condition des mamans dans le monde de l’ONG britannique “Save The Children” qui le contredit : la condition des mamans afghanes (et des enfants afghans) est la pire dans le monde.

    Ce qui nous rappelle, soit dit en passant, que résumer la condition de la femme à son droit à se découvrir la tête est particulièrement obscène.

    En résumé, ce n’est pas du tout la protection de la femme afghane qui importe au “Time”, c’est la protection des intérêts de l’oligarchie US, c’est-à-dire la poursuite de la guerre, des guerres, US.

  • permalien K. :
    7 août 2010 @02h24   « »

    Pourquoi le Time ne met-il pas la photo d’une soldate US avec les vêtements en lambeaux et les yeux au beurre noir ?

    The Pentagon’s latest figures show that nearly 3,000 women were sexually assaulted in fiscal year 2008, up 9% from the year before ; among women serving in Iraq and Afghanistan, the number rose 25%. When you look at the entire universe of female veterans, close to a third say they were victims of rape or assault while they were serving — twice the rate in the civilian population.

  • permalien freeman :
    7 août 2010 @22h06   « »

    " ...Heureusement, il a fini au bout d’une corde."

    Je n’ai jamais cherché , au long des qques interventions que j’ai faite sur le blog du Monde -Diplomatique à répondre à une personne, j’ai tjrs privilégié le débat des idées...Cette fois , j’en ai vraiment ras le bol de lire de pareilles insanités !!! c’est vraiment malsain et même débile d’aborder la vie humaine de cette manière vraiment gauche et en ces termes réellement choquants : la mort d’un être humain- quelque soit cet être humain- ne peut jamais être source de bonheur pour autrui sauf pour les racistes, les vantards, les ignards qui se permettent de stigmatiser les autres avec une légèreté déconcertante... c’est vraiment maladif de se permettre une telle approche de la vie humaine.
    Et puisque ce monsieur trouve apparemment du plaisir dans la mort du président légitime de l’Irak "au bout d’une corde", je le renvoie aux mémoires écrites par l’avocat DULAYMI, il y trouvera certainement des détails qui satisferont ses penchants criminels et sanguinaires : pour votre plaisir sachez que le PI est mort lézardé de coups de couteaux...et non par la corde... D’ailleurs cette mort là est tout à sa gloire quoiqu’en en dise et quelque soit notre opinion sur sa personne ou sa politique...il est mort dignement...la célèbre vidéo le montre clairement....
    Beaucoup a été dit et écrit sur cet épisode malheureux de l’histoire de l’Irak, personnellement je n’en retiens que ce qu’a dit Mr. JP.Chevenement- un homme intègre et honnête- : pour la troisième fois dans l’histoire moderne , l’occident met fin -dans le feu et dans le sang- à une tentative arabe d’accéder à la modernité ( M.Ali Pacha et Nasser en Egypte, Saddam en Irak)....
    Quant à ceux qui ’il appelle "kamikazes palestiniens", s’est il jamais posé une question on ne peut plus simple et plus logique : pourquoi des jeunes font ils ces actes là ?? Auraient ils agis de la sorte si on leur a laissé la chance de vivre librement et dignement ??
    Les choses ne sont pas aussi simples, on a intérêt à modérer nos propos et à éviter le langage haineux , hautain, humiliant et raciste pour avoir le droit au respect ...l’histoire est bien pleine de témoignages éloquents ( ou sont les empires coloniaux par exemple ?), mais seuls les "bidons" , les frivoles et les entêtés n’en tirent pas les conclusions nécessaires....

  • permalien une bille :
    8 août 2010 @10h22   « »

    Depuis 12 minutes après la prestation de serment du Regan le 20 janvier 1981, saluée par la libération des otages de l’ambassade des USA à Téhéran, par Ahmadinejad(?), la fidélité des mollah, et des "fous de dieu" en général au parti républicain ne s’est jamais démentie...

    Ce "2 poids 2 mesures" est apparu récemment avec le défi lancé par Ahmadinejed(!) à Obama : "Nous espérons être présents là-bas vers la fin de l’été pour l’Assemblée générale de l’ONU et je serai prêt à avoir un débat en face à face avec M. Obama, naturellement devant les médias"
    Qui tranche étrangement avec cette lettre ardente de Mahmoud à Georges Walker :

    "Nul doute qu’à travers la foi en Dieu et les enseignements des prophètes, les hommes pourront surmonter leurs problèmes.
    La question qu’il me brûle de vous poser est celle-ci : « Ne voulez-vous pas vous joindre à eux ? »"
  • permalien phil :
    8 août 2010 @11h09   « »

    Jouer sur une pure coïncidence de date n’a aucun sens, tant que les archives classifiées du Pentagone et de la CIA de cette période n’auront pas été publiées, vous en serez réduit à des hypothèses conspirationnistes de bazar... Ce que l’on peut juste remarquer dans les conflits qui ont opposé la révolution islamique à l’occident, comme ça a été le cas avec la France également par exemple, c’est qu’ils n’ont jamais rien cédé pour rien, nul ne sait ce que l’administration Carter a concédé avant son départ, mais il est évident qu’ils ont dû lâcher quelque chose de significatif pour que les membres de l’ambassade américaine soient relâchés bien que le despote déchu n’ait pas été livré à la justice de son pays. Lorsque comme cela s’est encore vu récemment avec la France, les puissances hégémoniques cèdent face à la détermination de pays émergents, ils ne vont pas s’en vanter...

  • permalien une bille :
    8 août 2010 @11h22   « »

    ... comme Robespierre !

  • permalien phil :
    8 août 2010 @11h54   « »

    Si vous prenez le contentieux Eurodif par exemple, vous remarquerez que la République islamique d’Iran n’a cessé ses mesures de rétorsions que quand la France s"est acquitté des 660 millions de dollars qu’elle devait et a rétabli l’Iran dans son statut d’actionnaire d’Eurodif, ce n’est pas aux descendants d’une civilisation multi-milénaire comme celle de l’Iran que l’on va apprendre l’art de la diplomatie...

  • permalien une bille :
    8 août 2010 @14h34   « »

    Le long chemin vers la démocratie en Irak :

    Cinquante morts dans des attentats à Bagdad - LeMonde.fr

    ... bon, il va falloir peut-être affiner les débats... mais il y a débats !

  • permalien K. :
    8 août 2010 @15h56   « »

    Excellent papier du journaliste Rami Khoury qui croise ses constatations après un voyage touristique en Iran avec les dernières déclarations de Obama sur l’Iran devant un panel réduit de journalistes.

    La réunion, telle que présentée par “The Economist”, aurait visée essentiellement à montrer qu’il (Obama) ne s’était jamais fait d’illusion sur la bonne foi iranienne.

    Obama : « ma main tendue ne signifiait pas que j’étais naif concernant l’Iran, mais visait juste à montrer que nous n’étions pas les agresseurs dans cette histoire et que nous étions de bonne volonté. La rigidité idéologique des dirigeants iraniens nous oblige à garder toutes les options sur la table »-

    Obama y aurait expliqué aussi, (selon les mots de RK), qu’il laisserait encore une chance aux Iraniens de prouver qu’ils sont « en mesure de prendre des décisions sur la base d’analyses rationnelles coûts/avantages dans la résolution du différend sur le nucléaire. »

    Rami Khoury :

    (..)

    Pour réussir, deux points intangibles importants doivent être adressés concernant toute négociation, comme le briefing de Obama nous l’a rappelé. La première est l’arrogance des Etats-Unis, qui insiste pour être à la fois un négociateur dans le conflit, la principale partie qui menace et mène les sanctions contre l’Iran, et le juge objectif qui détermine si l’Iran répond aux exigences internationales. Tant que les États-Unis maintiennent ces rôles simultanés intenables, les chances d’un accord négocié restent pratiquement égales à zéro.

    (..)

    L’Iran - comme la Turquie et Israël, mais contrairement à l’Egypte et l’Arabie saoudite - insiste pour sauvegarder ses intérêts nationaux et ne jouera pas selon les règles du jeu “double-standard” établies à Londres, Paris, Moscou, Washington et, plus récemment, Tel-Aviv. Ceci est principalement une exigence de dignité et de respect, les points intangibles qui font largement défaut dans le lexique diplomatique américano-israélien, qui est plus ancré dans le pouvoir.

    Les signaux de Obama cette semaine auraient pour but de tester si l’Iran est en mesure de prendre des décisions sur la base d’analyses rationnelles coûts/avantages dans la résolution du différend sur le nucléaire. L’Iran pour sa part devrait envoyer des signaux de grandeur égale en retour - vérifier si les États-Unis et leurs alliés veulent résoudre ce différend conformément aux règles de l’AIEA et du TNP et vérifier si ces dernières sont appliquées de la même manière à tous les pays, ou seulement de manière discriminatoire.

    Si respect, dignité, primauté du droit, et adhésion aux règles techniques se rencontrent, une solution satisfaisante pour tous sera trouvée.

  • permalien phil :
    9 août 2010 @00h17   « »

    "Assange is a non-U.S. citizen operating outside the territory of the United States. This means the government has a wide range of options for dealing with him. It can employ not only law enforcement but also intelligence and military assets to bring Assange to justice and put his criminal syndicate out of business. The first step is for the Justice Department to indict Assange."

    Julian, Marc Thiessen - Washington Post

    Ce triste sire était le "nègre’ de George W. Bush pour qui il écrivait des discours, il appelle tout bonnement à faire assassiner Julian Assange l’éditeur en chef de WikiLeaks ou à le faire enlever au mieux. D’autres de ses petits camarades républicains ont appeler à faire pression sur l’Islande pour qu"ils ferment ses serveurs ou même à saboter ceux-ci... Par contre il n’est pas question d’enquête au sein de l’armée américaine à propos des massacres de civivils révélés, pas plus que dans l’armée française d’ailleurs...

  • permalien phil :
    9 août 2010 @00h36   « »

    Lire "Marc Thiessen" bien sûr...

  • permalien
    10 août 2010 @13h11   « »

    Le “Time”, ou plutot les manipulateurs au service Pentagone qui s’y trouvent (lamentablement cités par Richard Hétu), poursuivent leur travail de sape en présentant les auteurs des fuites wikileaks comme des déséquilibrés menatux.

  • permalien Yvan :
    10 août 2010 @22h58   « »

    Le chantage à la sécurité des tommies s’estompe au fur et à mesure de leur retrait d’Irak. Les langues se délient, les comptes se soldent.

    Le vice-premier ministre de la Grande-Bretagne admet que la guerre en Irak est illégale

    La déclaration du vice-premier ministre britannique Nick Clegg selon laquelle la guerre en Irak est « illégale » ne peut mener qu’à une seule conclusion, à savoir que l’ancien premier ministre Tony Blair et beaucoup d’autres doivent immédiatement être traduits en justice pour crimes de guerre.
  • permalien K. :
    11 août 2010 @00h34   « »

    Alan Brody (étatsunien, ancien employé humanitaire de l’ONU, avec des séjours en Afghanistan)

    C’était une anomalie, dans les années 1980, de voir que l’Occident renforçait des groupes de moudjahidines qui brûlaient les écoles, interdisaient aux filles d’être éduquées, essayaient d’interdire aux femmes les opportunités de base ou même des soins de santé, et qui prêchaient des idéologies de haine xénophobe.

    La CIA et d’autres ont fait tout cela dans l’intérêt de faire tomber un gouvernement qui, dans le domaine du développement social au moins, défendait des valeurs occidentales laïques et progressistes.

    Peut-être plus que nulle part ailleurs, l’Occident a noué en Afghanistan d’étranges et nombreuses amitiés pendant plus de quatre décennies.

  • permalien une bille :
  • permalien K. :
    13 août 2010 @10h51   « »

    Sur la fameuse photo du Time :

    Le mari de l’auteure de l’article (Baker) a de gros intérêts en Afghanistan.

    The piece lacked a crucial personal disclosure on Baker’s part : Her husband, Tamim Samee, an Afghan-American IT entrepreneur, is a board member of an Afghan government minister’s $100 million project advocating foreign investment in Afghanistan, and has run two companies, Digistan and Ora-Tech, that have solicited and won development contracts with the assistance of the international military, including private sector infrastructure projects favored by U.S.-backed leader Hamid Karzai.

  • permalien Georges :
    13 août 2010 @11h09   « »

    Une étudiante américaine juive d’une vingtaine d’année a irrémédiablement perdu un œil, arraché suite à un tir tendu de grenade en plein visage lors d’une manifestation en Palestine occupée contre l’assaut meurtrier de la flottille pour Gaza, étonnant que l’on n’ait pas vu sa photo dans le New York Times...

  • permalien Deïr Yassin :
    13 août 2010 @15h07   « »
    Emily Henochowicz

    Le 15 juin dernier dans un article sur ’mondoweiss’, la question fut effectivement posée : quand est-ce que le NYT allait parler d’Emily Henochowicz, l’étudiante israélo-américaine, qui a perdu un oeil pendant une manifestation pacifique lundi le 31 mai au checkpoint de Qalandiya.

    - www.mondoweiss.net/2010/06/w...

    Cela ne fut que le 27 juillet qu’Isabel Kershner, la correspondante de NYT a écrit un article la-dessus avec, en plus, la photo déjà devenu célèbre de la jeune femme blessée. Cela a donc pris presque deux mois, mais quand on connait les opinions politiques de IK sur la question palestinienne, qu’on sait qu’elle est mariée avec un Israélien ultra-sioniste, on ne s’étonne guère. Entre Isabel Kershner et Ethan Bronner, l’autre correspondant en Israël, dont le fils (Américain) a joint volontairement l’IDF, on peut effectivement se demander ’pour qui roule le NYT ??’

    - www.nytimes.com/2010/07/28/w...

    Emily Henochowicz sur ’Democracy Now’, la semaine dernière :
    - www.democracynow.org/2010/8/...

    PS. Ramadan mubarak lil muslimiin.

  • permalien K. :
    14 août 2010 @21h28   « »

    La “success story” en Irak décodée par Hannah Gurman, professeure adjoint à la New York University’s Gallatin School. (1)

    Les partisans de cette histoire font mieux que déclarer victoire, un mot qui a largement disparu du lexique officiel. Mais le mot succès, qui a pris sa place, est partout.

    Alors que les tisserands US de la “success story” ont déformé l’histoire de la situation sécuritaire en Irak, ils ont à peine pépié sur la catastrophe que sont les infrastructures et les services de base de l’Irak.

    Sécurité en Irak ?

    Sans même prendre en compte le fait que « Obama a occulté les pointes de violence de ces derniers mois », plusieurs faits prouvent que « l’histoire de la situation sécuritaire en Irak » a effectivement été déformée par les les “tisserands US” :

    Le lieutenant-général Babker Zerbari, le plus haut dirigeant militaire d’Irak, a déclaré que ses forces de sécurité ne seront pas en mesure de se prendre en charge jusqu’en 2020 et a demandé aux États-Unis de retarder son retrait prévu.

    Le département d’État a demandé une mini-armée pour protéger cette Forteresse Amérique [l’ambassade US en Irak] - dont 24 hélicoptères Black Hawk et 50 véhicules blindés. [A]rrêtez-vous pendant une minute et demandez-vous ce que cela dit à propos de la sécurité en Irak. Cette armée de l’ombre en dit long sur ce que les responsables américains pensent réellement de l’état de la sécurité en Irak.

    Concernant « la catastrophe que sont les infrastructures et les services de base de l’Irak »,

    En Février 2009, 80 pour cent de la population n’avaient toujours pas accès aux services d’assainissement, 55 pour cent n’avaient pas accès à l’eau potable, et 50 pour cent avait encore de graves pénuries d’électricité. Jusqu’en mai 2010, Brookings estime que 30.000-50.000 générateurs électriques privés avaient été mis en place pour pallier à la pénurie dans le réseau national.

    Les Soins de santé sont également dans une situation désespérée. De nouvelles études révèlent une flambée des taux de cancer à Falloujah et dans d’autres villes qui ont été fortement ciblés par les forces américaines. Ces nouvelles viennent dans le contexte d’un exode massif des médecins du pays. ...

    La pénurie de médecins en Irak n’est qu’une facette des déplacements de population beaucoup plus importants en raison de la guerre. En Janvier 2009, il y avait encore 2 millions de réfugiés iraquiens vivant à l’extérieur du pays, et en avril 2010, il y avait 2,764 millions de personnes déplacées qui vivent en Irak.

  • permalien K. :
    14 août 2010 @21h48   « »

    La “success story” en Irak décodée par Hannah Gurman (2/3)

    Mais l’Ambassadeur US en Irak Christopher Hill, qui « ces derniers mois, alors que la date limite du retrait des troupes se rapprochait, est devenu un accessoire plus visible de la machine de manipulation de l’administration », a assuré qu’il fallait regarder de l’avant, l’avenir s’annonçant radieux.

    Radieux peut-être, mais pour qui ?

    Avec un gouvernement aussi corrompu, les Irakiens ont du souci à se faire quant à leur avenir socio-économique :

    Dans l’ensemble, quand il s’agit de corruption, l’Irak se classe 176 sur 180 pays. Ainsi, il ne faut pas s’étonner que neuf milliards de dollars de revenus pétroliers destinés à la reconstruction aient disparu.

  • permalien K. :
    14 août 2010 @21h53   « »

    La “success story” en Irak décodée par Hannah Gurman (3/3)

    Par contre,

    En 2008 et 2009, l’investissement direct étranger a augmenté de dix fois en Irak. Sans surprise, les fonctionnaires US ont présenté ces investissements comme une excellente nouvelle pour le pays. En 2009, le site internet « Operation Iraqi Freedom » a fièrement annoncé que le gouverneur d’Anbar a été nommé "Personnalité mondiale de l’année" par le magazine FDI. Par contre le site n’a pas fait de publicité sur le fait que les énormes entreprises de pétrole et de gaz naturel en compétition pour les richesses en ressources naturelles d’Anbar montrent peu d’intérêt pour aider les gens d’Anbar, mais se concentrent plutôt sur leurs objectifs essentiels. Cela suppose des plans d’utilisation d’une main-d’œuvre étrangère bon marché en provenance de Chine et d’autres pays.

    Il est peu probable que quelque chose de plus qu’une petite partie de leurs gains auront effectivement des retombées sur les Irakiens ordinaires.

    Les sociétés pétrolières et gazières ne sont pas les seules qui bénéficieront de l’ordre d’après-guerre en Irak. L’industrie militaire et de la défense US s’en tirera bien aussi. Malgré les affirmations du contraire, ce n’est pas la fin de la présence militaire américaine en Irak. En plus des multiples bases qui resteront actives, le logement des soldats et des entrepreneurs privés dont les titres changeront en conseillers, il y aura un état indéfini de dépendance sur les armes et la technologie fabriquées aux États-Unis. Des entreprises de défense, tels que ARINC continueront à faire des centaines de millions de dollars en fournissant des hélicoptères Mi-17 et d’autres matériels militaires et de logistique à l’Irak.

    C’est le leadership qu’on veut nous vendre.

  • permalien K. :
    14 août 2010 @22h54   « »

    Irak, laboratoire.

    À l’heure actuelle, le nombre des contractuels privés qui travaillent pour les forces américaines d’occupation (sécurité, logistique alimentaire, communication, services communaux, affaires) a atteint 100 000. Dont 10 000 sont des agents, engagés auprès des agences privées de sécurité, qui protègent les diplomates, et les conseillers, et les hommes d’affaires américains.

    Après le retrait des troupes leur nombre devrait doubler. Il est clair qu’en cas d’attentats, les États-Unis ne pleureront pas la perte des agents privés, ce ne sont pas des GI envoyés en Irak sur l’ordre du président. Donc les effets politiques secondaires de telles morts ne sont pas si graves.

    Et encore plus négligeables seront les Irakiens massacrés par les “agents privés.”

  • permalien Georges :
    15 août 2010 @09h19   « »

    Concernant les embargos technologiques et leur efficacité on peut se souvenir par exemple de ce qui s’est passé en URSS dans les années 80. Les USA avaient décrété en particulier un embargo sur le matériel micro-informatique et réseau, les services de renseignement russes ont très rapidement mis en place un réseau d’agents dont le job consistait à récupérer tout le matériel micro-informatique et réseau high-tech des sa commercialisation, voire même avant celle-ci encore au stade de prototypes et par la suite d’organiser des filières d’approvisionnement détourné. Dans les faits les Russes ont toujours non seulement contourné l’embargo, mais ils étaient même parmi les premiers servis, souvent même avant l’armée américaine elle-même, la seule contrainte que cela leur occasionnait était le coût supplémentaire occasionné par les opérations et circuits de contournements et cela a fonctionné comme cela sans problèmes pendant dix ans…

  • permalien une bille :
    16 août 2010 @08h05   « »
    "Pitié pour l’Iran"

    Dans le prestigieux site du philosophe Lévy, une pétition qui ne manquera pas de bouleverser les âmes justes dans ce monde miné par la villennie des méchants, s’orne des habituelles grandes signatures germanopratines : Il faut empêcher la lapidation de Sakineh - La Règle du Jeu


    Elisabeth Badinter
    Juliette Binoche
    Rachida Dati
    Sussan Deyhim
    Mia Farrow
    Bob Geldof
    Ayaan Hirsi Ali
    Milan Kundera
    Bernard-Henri Lévy
    Patrick Modiano
    Taslima Nasrin
    Yann Richard
    Segolene Royal
    Marjane Satrapi
    Jorge Semprun
    Wole Soyinka
    Simone Veil
    Jody Williams

    Pour ceux qui sortiraient d’une longue période d’hibernation je rappelle que Monsieur Lévy se déclare en France comme faisant partie de l’opposition à un gouvernement dont quelques trop rares ministres sont encore adhérents au parti du Président, l’UMP (Roms : un député UMP dénonce la politique "ignoble" du gouvernement - LeMonde.fr)

    Pour ceux qui, malgré les extrêmes paradoxes des compromissions franchouillardes, ne désireraient pas retourner en hibernation, je signale qu’il y a d’autres visions de la situation :

    L’affaire Sakineh Mohammadi-Ashtiani au regard des relations irano-occidentales par Garry Kashkash

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