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Le poids des monopoles, le choc des vidéos

Google et la neutralité du réseau

lundi 9 août 2010, par Hervé Le Crosnier

La neutralité du réseau Internet vient de prendre un nouveau coup dans l’aile. On apprend en effet dans le New York Times du 4 août que Google et Verizon négocient pour que le transporteur Verizon puisse faire passer en priorité les services de Google, moyennant un arrangement financier entre les deux géants (Edward Wyatt, « Google and Verizon Near Deal on Web Pay Tiers », The New York Times, 4 août 2010). Essayons ici de mesurer l’impact d’une telle négociation, les tenants et les aboutissants, et l’éclairage que cela porte sur une évolution en cours de l’Internet : l’arrivée des vidéos web sur la télévision du salon.

Tout d’abord, précisons ce qu’est la « neutralité du Net » (Net neutrality en anglais). Il ne s’agit ni du fait de permettre toutes les expressions (liberté d’expression), ni de privilégier un regard distancié faisant de l’équilibre des idées sa marque principale (le « principe de neutralité » tel qu’il est appliqué dans Wikipédia). Le neutralité du réseau découle du principe fondateur de l’Internet selon lequel chaque « paquet d’information », quels qu’en soient la source et le destinataire, est traité de façon égale par les nœuds du réseau, les routeurs. De ce principe découlent à la fois des risques pour l’équilibre global du réseau (les embouteillages de nos routes physiques deviennent la « congestion » de l’Internet) et des garanties pour les acteurs du réseau (lecteurs, serveurs et entreprises se lançant dans la sphère économique du numérique). Jusqu’à présent, malgré les annonces régulières d’un grand embouteillage, le réseau a su bon an mal an résister à la congestion : son propre succès incite les opérateurs à multiplier les routeurs, à renforcer les réseaux et à inventer en permanence de nouvelles règles de transmission qui accélèrent le processus de traitement. Le protocole de l’Internet n’est certainement pas le plus rapide de tous les protocoles de télécommunication, mais il est le plus coopératif, le plus ouvert et le plus robuste, le plus extensible. C’est ce qui a permis son succès, et qui aujourd’hui encore est le meilleur gage de son évolution.

Le protocole de l’Internet repousse « l’intelligence » (le traitement de l’information) dans les deux bouts de la communication : le serveur et le poste client. Ainsi, si un serveur décide d’inventer une nouvelle forme de codage de l’information (par exemple quand l’entreprise Real Networks a créé le premier protocole de streaming audio en 1995), il ne lui reste plus qu’à diffuser des outils de lecture (les players « RealAudio »), et il peut expérimenter, développer son produit et espérer acquérir une place au soleil dans la nouvelle économie numérique. Il n’a besoin de demander à personne l’autorisation : les réseaux doivent laisser passer ses données encodées, et seul le succès public vient arbitrer entre les divers services équivalents.

C’est cette logique de support permanent et ouvert à l’innovation technique et sociale qui a fait de l’Internet ce nouveau système nerveux mondial que nous connaissons. C’est elle aussi qui a permis la mise en place de protocoles dits P2P, de pairs à pairs, pour favoriser la diffusion d’informations volumineuses. Ce protocole sert aujourd’hui principalement aux échanges de fichiers de musique ou de vidéo, mais il est aussi un élément fondamental d’une accélération globale de l’Internet. Or, avec les restrictions liées aux diverses lois de renforcement de la propriété intellectuelle, il est demandé aux opérateurs de réseau de surveiller, et éventuellement de bloquer les usages de certains protocoles. C’est un premier coin dans l’architecture globale de l’Internet, qui donne une position centrale aux opérateurs de réseau.

Un autre changement radical dans la neutralité du transport d’information a été introduit par le « Patriot Act » aux États-Unis : le gouvernement fédéral pouvait imposer des « écoutes numériques » sur les échanges Internet, pour « lutter contre le terrorisme ». Les fabricants de routeurs, notamment Cisco, numéro un du secteur, se sont empressés d’ajouter cette fonctionnalité à leurs produits. Une fois ouverte, cette possibilité peut être exploitée par de nombreuses agences, de façon légale ou illégale... C’est le propre des technologies de sécurité d’introduire de l’insécurité pour les usagers au profit des tenants du pouvoir.

Mais la question qui se joue maintenant porte sur la neutralité pour les services aux usagers. Comment les sites et les outils qu’utilisent les internautes sont-il traités par les réseaux ? Certains sont-ils ralentis pour favoriser les plus gros offreurs ? Tous les sites sont-ils traités équitablement ?

Cette question de la neutralité du réseau ne peut être résolue par des négociations privées entre les acteurs, à l’image de celles engagées par Google et Verizon, mais relèvent des politiques publiques. Entrent en jeu des questions de transparence et d’information des usagers, des modèles économiques, des règles démocratiques et le refus de la concentration des acteurs de l’information et de la communication en immenses monopoles.

C’est la raison pour laquelle Barack Obama, à peine élu, a engagé la FCC (Federal Communications Commission) à définir la neutralité du réseau et à préparer une loi en ce sens afin d’échapper aux lobbyistes. C’est en France une « Consultation publique sur la neutralité du Net » qui a été lancée par Nathalie Kosciusko-Morizet au printemps 2010. La commission européenne a de même lancé une « Consultation publique sur l’Internet ouvert et la neutralité du Net » à laquelle les entreprises, les associations et les citoyens européens sont invités à participer avant le 30 septembre.

Car si l’enjeu est proprement politique (égalité de traitement des informations et des sources d’information), il est aussi économique : dans quelle mesure l’architecture du réseau informatique et les positions de force des opérateurs de réseau peuvent-elles laisser ouverte la porte à des innovateurs et des nouveaux entrants ?

Or les opérateurs plaident pour une meilleure capacité de négociation commerciale. Il ne veulent pas seulement avoir des clients individuels, qui pourraient les quitter si la concurrence joue son rôle, mais aussi des revenus provenant des fournisseurs de contenus eux-mêmes. Car le web a largement transformé l’Internet des pionniers, d’un réseau « horizontal » dans lequel chacun pouvait alternativement être récepteur et émetteur (par exemple dans le mail, les newsgroups, mais aussi les sites FTP,... ou les logiciels peer-to-peer) vers un réseau asymétrique dans lequel peu d’émetteurs s’adressent à de larges masses d’usagers. Les réseaux sociaux se comptent sur les doigts de la main, tout comme les sites de diffusion vidéo ou les grands sites d’information. Mais leurs utilisateurs sont nombreux et répartis aux quatre coins de la planète, ce qui complique les échanges entre les divers réseaux de télécommunication qui fournissent les accès Internet (le « peering »).

Dès lors, à côté de la logique du « best effort » qui est celle de l’Internet, dans laquelle l’opérateur doit faire au mieux pour délivrer le service, malgré les pointes de connexion, la taille des fichiers ou la concentration des lectures, quitte à ralentir tout le monde en période de surchauffe, on voit apparaître des stratégies de « qualité de service » (QoS) suivant lesquelles l’opérateur va privilégier le transport des informations d’un client payant. On comprend cette logique pour les actions liées à la santé en ligne, aux nuages de serveurs, ou aux réseaux privés. De même, les réseaux de télécommunication servant aussi au passage de la télévision (IPTV), la prestation de service peut y être différenciée. La question de la neutralité du Net revient à savoir si l’on peut étendre ces traitements différenciés à certains prestataires Internet qui seraient prêts à en payer le prix.

Intérêts croisés et négociations secrètes

Cette question pour l’opérateur se complique encore quand il s’agit des réseaux mobiles, pour lesquels la bande de fréquences allouée reste faible, alors que l’usage des mobiles pour l’accès à l’Internet va en croissant, pour représenter dit-on 80% des usages du web dans quelques années. Le modèle de paiement forfaitaire en vigueur pour le transfert des données va-t-il perdurer et à quelle hauteur ? Comcast, l’opérateur américain du câble, du téléphone et de l’Internet, a souhaité moduler ses tarifs en fonction des usages, et ralentir les échanges P2P en 2008. La FCC est intervenu pour empêcher cette brèche dans la neutralité du Net. Comcast a réagi devant les tribunaux, et en avril dernier, un jugement lui donnait raison : dans la logique libérale des Etats-Unis, une agence fédérale ne peut intervenir dans les décisions techniques d’un acteur privé (voir Edward Wyatt, « U.S. Court Curbs F.C.C. Authority on Web trafic », The New York Times, 6 avril 2010).

Cette décision judiciaire réduit considérablement le rôle d’une agence de régulation comme la FCC. Or, depuis la déréglementation des télécommunications, nous mesurons régulièrement l’enjeu de ce type d’agences, comme l’ARCEP en France : il faut fixer des règles transparentes pour que les usagers puissent s’y retrouver entre les diverses offres et éviter les accords d’entente entre les réseaux. Quand on voit malgré tout qu’il faut avoir bac+25 pour comprendre quelque chose aux « offres commerciales » dans le domaine des mobiles, on imagine combien la situation de l’internaute va devenir difficile en l’absence de régulateur.

Evidemment, ça n’a pas tardé. Google et Verizon discutent du prix que le géant de l’Internet devrait payer pour que les vidéos de sa filiale YouTube bénéficient d’un traitement de faveur auprès des abonnés via cet opérateur... notamment sur les mobiles, car Verizon est un des principaux acteurs du succès des smartphones Android de Google. Intérêts croisés, capacité de payer chez Google, mais aussi négociations secrètes, alors que tous les grands opérateurs et acteurs se réunissent régulièrement dans les locaux de la FCC pour préciser les nouvelles règles du jeu suite au jugement Comcast d’avril dernier.

Pourquoi Google, auparavant grand chantre de la neutralité des réseaux et de l’indépendance des prestataires Internet envers les télécoms, change-t-il ainsi son fusil d’épaule ? Les raisons sont nombreuses, mais on peu en distinguer au moins deux :

  • la question des mobiles, et notamment la bataille sourde entre Google-Android et Apple-iPhone. Apple, en bloquant certains applications de Google, notamment un système permettant de téléphoner en utilisant l’Internet plutôt que le réseau mobile, et les applications de publicité géolocalisée, a montré la force d’un système installé derrière un puissant mur d’exclusivité. La question se déplace maintenant sur le format des vidéos de YouTube. Pour pouvoir être diffusées sur le iPhone, YouTube a encodé ses vidéos en H.264, un format sur lequel Apple détient des brevets. Or Google promeut maintenant le format WebM qu’il a racheté à On2 Technologies et rendu libre. La rapidité de diffusion de YouTube sur l’Internet va renforcer cette technique, qui est dorénavant implémentée en standard dans les navigateurs Chrome et Firefox... et bientôt dans la « télé Google ».
  • la nouvelle télévision en gestation est aussi un enjeu central pour les immenses entreprises publicitaires que sont les géants du web. Google a annoncé cet été sa « Google TV » (deux vidéos sur YouTube éclairent l’étendue de ce projet, et son enjeu commercial : la présentation par Rishi Chandra devant les développeurs web et une animation détaillant les idées d’usage). Concrètement, celle-ci serait soit une télévision incorporant des outils pour accéder aux vidéos du web (entendez YouTube), soit une « box » extérieure à brancher sur le téléviseur. Dans les deux cas, une façon de relancer un marché électronique déjà saturé par le passage aux écrans plats.

Aujourd’hui, les prestataires Internet comme Orange, Free ou SFR proposent l’accès télé sur le même tuyau... mais pas l’accès depuis la télévision aux vidéos du web, ni la recherche par thème, ni le partage de vidéos par une communautés d’amis, etc. Et si les télévisions sur le tuyau Internet utilisent un autre protocole, répondant à une meilleure qualité de service, le web sur la télé va rester du web, donc entrant dans le cadre général de la neutralité du Net. Dans le même temps, les débits vont devenir encore plus importants. D’autant que YouTube améliore en permanence la qualité de ses vidéos, jusqu’à proposer des vidéos dites « 4K » (de 4096 sur 2304 pixels) pour la vidéo projection ou les murs de téléprésence. Il va de soi qu’un usage généralisé demandera le passage à la nouvelle étape des réseaux « ultra-broadband » (la « fibre »). Cependant, même en format dégradé (le HD actuel et ses 1080 pixels de large), la vidéo de qualité est gourmande en bande passante. D’autant que Google n’est pas le seul sur ce nouveau marché de la télévision. Boxee propose ainsi une box pour cet usage, et comme le dit l’entreprise sur Twitter, trouve « incroyable que Google puisse mettre en place un tel marché avec Verizon ». Et d’autres vont suivre.

On voit ici que la « neutralité du Net » est bien un enjeu commercial et politique essentiel.

Si les gouvernements et les instances de régulation ne se ressaisissent pas et continuent à céder aux méga-entreprises des nouvelles technologies, Google, en s’appuyant sur l’appel d’air du jugement Comcast, pourrait obtenir une position largement dominante dans le futur espace médiatique. Dès lors, tout nouvel entrant proposant de la vidéo à la demande, ou des services moins grand-public, et même éventuellement les chaînes de télévision quand elles voudront s’orienter elles aussi vers cette ubiquité qu’offre l’Internet,... tous devront entreprendre des négociations et verser leurs « marges arrières » aux opérateurs. Qui seront alors en force pour négocier des fusions sur toute la chaîne de valeur : devenir à la fois opérateurs de télécommunication, prestataires de médias et fournisseurs de services web. Soit un renforcement de ce que j’ai appelé le « vectorialisme » : la fusion des industries de compteurs (qui savent ce que vous consommez) et des industries de médias (qui savent vous influencer).

48 commentaires sur « Google et la neutralité du réseau »

  • permalien Anièry :
    9 août 2010 @16h32   »
    Democracy Now

    Une émission de Democracy Now donne des informations complémentaires :
    Is Net Neutrality in Jeopardy ?
    Et aussi comment Google travaille avec la CIA :
    Google Teams Up with CIA

  • permalien phil :
    9 août 2010 @17h40   « »
    Le poids des monopoles, le choc des vidéos

    N"eut-il pas été utile de préciser que Verizon Communications Inc. est une entreprise de communications américaine, et que même si elle possède de nombreuses filiales et participations à l’étranger, le papier du New York Times cité, traite essentiellement d’une question qui intéresse les réseaux de communications U.S. ?
    N"eut-il pas été également utile de préciser que les réseaux de communications aux États-Unis sont très loin de représenter ce qui se fait de mieux aujourd’hui dans le monde, pour le moins que l’on puisse dire, qu’ils se situent environ à la 20ème ou 25ème place mondiale, très loin derrière le Japon ou même la France par exemple, et qu’aux États-Unis toute la question est là ?
    Je veux bien que la planète soit petite aujourd’hui, mais encore faudrait-il savoir de quoi l’on parle tout de même, juste histoire de ne pas parler pour ne rien dire, non ?

  • permalien Yvan :
    9 août 2010 @18h11   « »
    Le poids des monopoles, le choc des vidéos

    "Rien n’a jamais été gratuit" cette imbécilité énoncée au moment du débat sur la loi Hadopie ne devrait par tarder à reparaitre dans la bouche des protagonistes.

    Les économistes et autres sociologues devraient sortir leurs loupes et leurs microscopes et regarder à travers internet comment on est passé en quelques milliers d’années de la première embrouille entre Adam et Ève, à ce sommet de la "perfection humaine "qu’est le néolibéralisme.

    Avoir ainsi en quelques années un tel condensé de l’aventure humaine est une expérience qui ne se reproduira pas de si peu. Tous les mécanismes d’appropriation d’un bien collectif par une poignée de névrosés sont en marche et ne s’arrêteront qu’avec la capture du dernier byte sauvage.

  • permalien Hervé Le Crosnier :
    9 août 2010 @18h28   « »
    Le poids des monopoles, le choc des vidéos

    Vous avez raison sur la caractérisation des réseaux de communication des Etats-Unis. Mais la question qui est posée est différente. Il ne s’agit pas de l’accès des individus à l’internet, mais du traitement différencié qu’un prestataire de réseau peut négocier avec un prestataire de services web.

    Et cette question est d’emblée internationale. Car tous les réseaux de communication du monde attendent le signal pour négocier à leur tour dans leur zone de chalandise respective. Demandez l’avis d’Orange, de SFR et Free.

    Ce n’est pas pour rien que tant le gouvernement français que l’Union européenne lancent des consultations sur la neutralité du net.

    L’enjeu est celui de la balkanisation d’un réseau qui jusque là, à de très rares exceptions près (la Great firewall chinoise, la politique tunisienne,...), est considéré comme un bien commun global.

    L’autre enjeu est la perturbation dans la télévision qui va accompagner la "web-télé". C’est un jeu de dominos, et toucher à un des maillons provoque des bouleversement en chaîne. Peut-on croire que le web ne va pas emporter dans son tourbillon tous les médias dans une nouvelle danse ? Qui donnera le tempo est actuellement l’enjeu des tractations.

    Ajoutons enfin que la FCC proteste bien évidemment, au point que Google semble, depuis que j’ai écrit cet article, faire machine arrière. Ce qui dans les habitudes diplomatiques vaut confirmation...

    Ajoutons aussi que le citoyen doit rester vigilant : les organes de régulation sont la seule garantie qu’il possède depuis la libéralisation des réseaux de télécommunication. Les laisser marginaliser au profits de rapports de force directs serait dangereux pour la démocratie.

  • permalien Denis H :
    9 août 2010 @18h29   « »
    Le poids des monopoles, le choc des vidéos

    @phil : certes, Verizon est américain. Mais si un tel accord Verizon-Google passait, cela serait désastreux.
    La plus grosse entreprise web qui renonce à l’idée de se porter en défenseur de la neutralité du net (plus ou moins associée à leur image de marque, si l’on en croit leur slogan un brin démago "do no evil") pour faire passer leurs intérêts commerciaux avant tout : ça va créer un précédent terrible. Et rien ne dit que cela va s’arrêter aux frontières des états-unis.
    Si leur idée en passant un tel accord avec Verizon est de s’allier contre le couple AT&T / Apple pour promouvoir Android face à l’iPhone, c’est très probable (mais je ne suis en aucun cas spécialiste) qu’ils vont chercher à répliquer ce genre de stratégie en France ; et je n’ai absolument pas confiance dans la vision de la neutralité du réseau qu’a notre gouvernement, malgré ce que peut dire Nathalie Kosciusko-Morizet (« faites ce que je dis, pas ce que je fais »).
    Comme le dit Yvan au dessus, dur de faire face aux lobbies là-dessus, comme l’a très bien montré Hadopi.

  • permalien Denis H :
    9 août 2010 @19h01   « »
    Le poids des monopoles, le choc des vidéos

    @Hervé Le Crosnier : vous m’avez devancé d’une minute.
    Une question.
    Vous dites la chose suivante :

    le citoyen doit rester vigilant : les organes de régulation sont la seule garantie qu’il possède depuis la libéralisation des réseaux de télécommunication. Les laisser marginaliser au profits de rapports de force directs serait dangereux pour la démocratie.

    Pensez-vous que nous pouvons en France croire en un organisme de régulation comme l’ARCEP ?
    Nous n’en sommes maintenant non plus à parler de neutralité du réseau mais de « quasi-neutralité », alors même qu’il y a eu une certaine mobilisation sur ces questions.
    Comment est-il possible de se faire entendre ?

  • permalien
    10 août 2010 @02h06   « »
    Le poids des monopoles, le choc des vidéos

    Denis H :
    9 août @18h29
    @phil : certes, Verizon est américain. Mais si un tel accord Verizon-Google passait, cela serait désastreux. (...)

    Si vous vivez aux U.S. très certainement, sinon tant que vos opérateurs de communications nationaux ne feraient pas de même, c’est une question purement métaphysique. Los Angeles n’est pas La Mecque que je sache... Est-ce qu’il est désastreux pour un Européen ou un Français que Google se soit entendu avec les autorités chinoises pour filtrer ses contenus ? Cela vous empêche-t-il de dormir ou de surfer à votre guise ?

  • permalien
    10 août 2010 @02h11   « »
    Le poids des monopoles, le choc des vidéos

    Hervé Le Crosnier :
    9 août @18h28
    Vous avez raison sur la caractérisation des réseaux de communication des Etats-Unis. Mais la question qui est posée est différente. Il ne s’agit pas de l’accès des individus à l’internet, mais du traitement différencié qu’un prestataire de réseau peut négocier avec un prestataire de services web.

    Et cette question est d’emblée internationale. Car tous les réseaux de communication du monde attendent le signal pour négocier à leur tour dans leur zone de chalandise respective. Demandez l’avis d’Orange, de SFR et Free. (...)

    Ces réserves posées et admises, je pense que nous sommes d’accord sur le fond. Quoi que fassent les américains, il n’y a aucune raison pour que les Européens et les Français en particulier fassent de même, la qualité du réseau, l’état du marché et la réglementation et les autorités de régulation en particulier, n’ont fort heureusement rien à voir avec leurs équivalents U.S. En France par exemple, je ne vois vraiment pas pour quelle raison les autorités pourraient même envisager de changer quoi que ce soit, le réseau est de bonne qualité, il n’y a aucune perspective raisonnable de saturation, les trois opérateurs dont France-Télécoms y trouvent leur compte et fonctionnent correctement, les consommateurs ont un service de qualité et des tarifs corrects, il serait stupide de modifier un système qui fonctionne correctement. Si c’était envisagé les Français ne devraient bien évidemment pas l’accepter.

  • permalien une bille :
    10 août 2010 @07h33   « »
    Le poids des monopoles, le choc des réalités

    L’effet Tchernobyl et le grand jeu de l’été Verizon : Sauras-tu situer le Sénat et l’Assamblée National français sur la carte du reseau IP Verizon ?

    Network Maps - Verizon Business (France)

    ... tant que Verizon ne nous reprend pas l’Alsace et la Lorraine...

  • permalien JPP :
    10 août 2010 @08h20   « »
    Le poids des monopoles, le choc des vidéos

    Hervé Le Crosnier :
    9 août @18h28

    "les réseaux de communication du monde attendent le signal pour négocier à leur tour dans leur zone de chalandise respective. Demandez l’avis d’Orange, de SFR et Free."

    France Télécom par exemple a publié un chiffre d’affaires consolidé de 45,944 milliards d’euros et un résultat net de 2,997 milliards d’euros pour 2009, ils ne vont tout de même pas pleurer !

  • permalien JPP :
    10 août 2010 @09h19   « »
    Le poids des monopoles, le choc des vidéos

    Hervé Le Crosnier :
    9 août @18h28

    "L’autre enjeu est la perturbation dans la télévision qui va accompagner la "web-télé"."

    Exact ! Et si ça pouvait la tuer, ce serait une œuvre de salut public ! Imaginez un peu les Français se servant de leur cerveau au lieu de s’abrutir... Ils pourraient même peut-être se mettre à voter correctement, qui sait ? Voire à rejouer 1789, ce ne sont pas les raisons qui manquent, rêvons un peu.

  • permalien Shiv7 :
    10 août 2010 @11h15   « »
    Le poids des monopoles, le choc des vidéos

    Exact ! Et si ça pouvait la tuer, ce serait une œuvre de salut public ! Imaginez un peu les Français se servant de leur cerveau au lieu de s’abrutir...

    Si c’est le net qui est sensé faire oeuvre de salubrité publique en remplaçant la TV, je crois qu’on est mal parti..

    Au reste la TV à ses début était également sensée rendre les gens plus intelligent, nous voyons les résultats..*

    Le net en tant qu’outil plus performant(interactivité) que la TV est également plus dangereux qu’elle.

    Son aspect démocratique n’est qu’une utopie virtuelle, par contre le controle potentiel qu’il permet de chaque individu lui n’est pas virtuel..

    *Un peu dans le même style que l’invention du chemin de fer, qui était censé rapproché les gens dans une grande harmonie universelle..

    PS.
    Ceux qu’une vision critique(pas forcément négative) du net et de l’implication de la technique sur la société intéressent, peuvent toujours se rabattre sur les bons vieux livres de sociologie qui en parlent, comme Baudrillard, Virilio, Ellul ou Mc.Luhan.

  • permalien JPP :
    10 août 2010 @11h50   « »
    Le poids des monopoles, le choc des vidéos

    Shiv7 :
    10 août @11h15

    Si c’est le net qui est sensé faire oeuvre de salubrité publique en remplaçant la TV, je crois qu’on est mal parti.. (...)

    Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, je constate et déplore uniquement l’abrutissement et la désinformation de la TV, média idéal de "brainwashing", pour ce qui est du web tout dépend de la manière dont on s’en sert, c’est un bon outil pour qui s’en sert intelligemment, c’est à chacun de voir midi à sa porte, mais ça ne pourra pas donner un cerveau à ceux qui en sont dépourvus c’est clair, pas plus que les livres, pour ça il faut aller à Lourdes.

  • permalien Parceque :
    10 août 2010 @12h51   « »
    Le poids des monopoles, le choc des vidéos

    Part I

    Bonjour à toutes et à tous.

    Sans refaire l’histoire de cette évolution hors-norme que représente les réseaux informatiques, idée militaire très limitée à la base pour sécuriser les communications en cas de catastrophe majeure, mais développée par des étudiants dans les années 70, puis proposé aux publics dans les années 80, avec une croissance exponentielle liée aux possibilités croissantes des outils informatiques, tant matérielles que logicielles, ce langage (informatique) bouleverse d’une façon magistrale notre évolution économique, sociale, politique donc culturel.

    Comme, il est stipulé dans l’article, la neutralité des réseaux est d’ordre technique, et non écono-philoso-politico… comme bons nombres souhaiteraient nous l’imposer.

    Mais il n’y a RIEN à imposer sur le net !

    Si vous possédez la maîtrise d’un langage, c’est bien pour communiquer, développez des idées, les mettre en application…

    Imaginer un dictateur déclarant que toutes les voyelles soient bannies de l’alphabet pour limiter et mieux contrôler ses sujets, pensez-vous réellement que le genre humain ne soit pas capable de les remplacer ?

    Allons soyons sérieux deux secondes, deux ans pour pondre l’hadopi qui ne sera vraiment considéré opérationnel que lorsque trois ou quatre lois supplémentaires seront établies alors que les us et coutumes sont déjà dans une autre dimension !

    Donc, nous arrivons à la mise en cause de la neutralité technique, car il n’y a pas d’autre moyen de récupérer l’irrécupérable et c’est tout à fait intolérable pour les pouvoirs écono-politico de se faire rouler dans la farine par des gamins de moins de 20 ans, qui représentent de surcroît l’avenir.

    Réinventé l’eau chaude devient un passe tant favori des autorités en manque de crédibilité, mais cela n’est qu’une façade !

    La reprise en mains des FAI est plus insidieuse, mais hélas pour eux tout aussi illusoire. Car les possibilités offertes sont démesurées à un point inimaginable.

    Nous sommes tous des ignorants en puissance vu la multiplication des données, des codes, des pratiques existantes. Plusieurs vies ne nous suffissent plus pour en faire le tour., et les supracalculateurs n’y changeront pas grand-chose, à part d’amplifier le phénomène.

    Déployer des radars, limiter la vitesse, imposer de nouvelles contraintes, c’est donner matières et challenges aux talentueux Hackers, ces joueurs inconditionnels en nombre croissant. (logique, non ?)

  • permalien Parceque :
    10 août 2010 @12h52   « »
    Le poids des monopoles, le choc des vidéos

    Part II

    C’est donc surtout ne pas accepter cette nature humaine que de s’en prendre à notre évolution, à nos créations.

    Pausons-nous la question du pourquoi les réseaux se sont développés avec un tel engouement et rapidité.

    Quels sont les objectifs que nos civilisations cherchent consciemment ou inconsciemment à atteindre.

    Peut ton bannir, savoirs, connaissances, langages, arts, échanges, cultures, techniques… dans la société future ?

    Pourquoi les animaux n’utilisent pas notre vocabulaire ?

    La jouissance étant cérébrale, je ne vous souhaite que du plaisir.

    Quant aux remises en cause de la neutralité du net, c’est l’aveu patent d’un échec annoncé, des pouvoirs qui perdent leurs illusions s’accrochant désespérément à un socle de plomb accélérant de surcroît le naufrage tout en dévoilant le pourquoi de leurs défaites qu’ils ne comprennent toujours pas eux-mêmes !

    Dans ce monde globalisé, ou la guerre virtuelle est venue en première ligne avec une chasse aux sorcières des pédophiles-terroristes-russes-chinois comme ennemis à abattre avant que les rapports de force s’inversent dévoilant l’horrible vérité : nous sommes coupables, mais surtout pas responsables.
    Ouf… nous l’avons échappé bel !

    Toucher à la neutralité sur internet, c’est inventer quelque chose qui ressemble à internet, mais qui ne serait pas internet. Quant j’étais petit ma maman me donner un bonbon emballé dans un papier chewing-gum en espérant faire illusion, mais cela ne marchait jamais. J’ai bien peur de ne pas être seul à comprendre ce tour de passe-passe neutralité neutralisée.

    Réinventer le mainframe c’est remonter le temps, pas de se tourner vers l’avenir.

    Vous savez quoi ? Internet c’est démocratique, et il même pas besoin de voter ! Mais la démocratie est devenue un gros mot. La démocratie c’est pour les faibles, et même les démocrates nous le démontrent. Plus personne ne veut du blakberry, il n’y a que les US qui savent le décrypter.

    Le cryptage ! encore un langage. Il faut les clés, sinon moi rien comprendre. Alors interdisons le cryptage sauf pour les gouvernements ! C’était il a 20 ans…

    Comme vous l’avez compris, ce sont les structures de nos sociétés qui ne sont plus adaptées, pire, qui ne sont plus adaptable. La faute aux réseaux, à la neutralité des réseaux. jamais l’humain n’est tombé si bas dans sa réflexion : être ou ne pas être. ON-OFF. O-I, In-Out, la complexité numérisée devient binaire. Fatal error.

    La neutralité des réseaux, c’est un grand mot dans de petites bouches gourmandes. Le problème n’étant pas de l’avaler, mais de la digérer… Bon courage si le cœur vous en dit.

    Sinon Un certain Benjamin (FDN) http://www.fdn.fr/ vous l’expliquera mieux que moi.

  • permalien JPP :
    10 août 2010 @13h57   « »
    Le poids des monopoles, le choc des vidéos

    Je trouve malsain d’envisager l’inacceptable, c’est une pratique devenue courante sous nos latitudes et le papier d’Hervé Le Crosnier y participe de toute évidence. C’est soit un moyen de préparer le terrain à des mesures coercitives et/ou réactionnaires, soit si ça n’est pas le cas une attitude maladroite masochiste (pour rester correct…) qui ouvre la porte à une récupération malveillante. C’est un exercice pervers devenu très à la mode par les temps qui courent de révolution réactionnaire, on met au débat des ignominies qui ne devraient même pas être envisagées et la bêtise et la méchanceté humaine étant ce qu’elles sont, on trouve toujours des ânes et/ou des crapules pour y souscrire et des moutons pour suivre. Je suis certain que si par exemple un taré congénital lançait le débat immonde : « l’esclavage pourrait-il se justifier aujourd’hui ? » vous trouverez bien d’autres tarés pour vous dire que oui !

  • permalien Jen-Jacques Chitrit :
    10 août 2010 @17h15   « »
    Le poids des monopoles, le choc des vidéos

    L’enjeu n’est pas seulement politique et économique, il est surtout psychologique pour les humains en voie de conditionnement que nous sommes...
    Heureusement qu’un reste non négligeable de cette espèce animale "supérieure" est encore à l’abri de ces dangers !

  • permalien Shiv7 :
    10 août 2010 @20h32   « »
    Le poids des monopoles, le choc des vidéos

    pour ce qui est du web tout dépend de la manière dont on s’en sert, c’est un bon outil pour qui s’en sert intelligemment

    Tout à fait, comme du reste n’imporque quel outil.

    Le problème n’est du reste pas vraiment là, présentement la question serait plutôt de savoir dans quelle mesure nos outils se servent intelligemment de nous..

    Je trouve malsain d’envisager l’inacceptable, c’est une pratique devenue courante sous nos latitudes et le papier d’Hervé Le Crosnier y participe de toute évidence.

    A vous suivre il semblerait qu’il suffise de ne pas envisager l’inacceptable pour que personne n’y pense..
    On pourrait envisager, par contre, le crime de la pensée, comme dans 1984..
    Sinon on pourrait aussi faire comme les rois de naguère, exécuter le porteur de mauvais augures..

    Mais comme vous le dites vous-même ;

    (..)la bêtise et la méchanceté humaine étant ce qu’elles sont,(..)

    Donc conclusion, l’homme est bête et méchant, mais les outils qu’il invente sont au dessus de tout soupçon si l’on s’en sert bien.. (C’est qui qui s’en sert ?)

    Suite

  • permalien Shiv7 :
    10 août 2010 @21h03   « »
    Le poids des monopoles, le choc des vidéos

    Suite

    Dans ce cas là ne serait-il pas préférable d’inverser le rapport, comme vu ci-dessus ; laissons l’outil inventer l’homme. (Comme dans la génétique extrême)

    Du reste d’un autre point de vue cela fait belle lurette que l’outil est plus efficace que l’homme, une simple hache le prouve, seulement dans le cas du Net ce n’est plus la main que l’on remplace ou prolonge par une prothèse plus efficace, mais sa propre faculté réflexive*, ça mérite pour le moins et si je puis dire, réflexion..

    Je suis certain que si par exemple un taré congénital lançait le débat immonde : « l’esclavage pourrait-il se justifier aujourd’hui ? » vous trouverez bien d’autres tarés pour vous dire que oui !

    Pourtant cela serait un bon débat (au moins analogiquement) si l’on considère si l’on considère la situation de pas mal d’individus sur notre planètes, mais il est vrai que le mot asservissement serait plus adéquat.

    *Il est vrai que n’importe qu’elle idéologie, même transmise oralement (sans parler des livres et autres médias) est déjà en quelque sorte une prothèse sur notre esprit, mais dans le cas des réseaux électroniques interactif, il a entre autres, deux facteurs déterminants qui leurs donnent donne un caractère de nature totalitaire, intégrale et englobante.
    D’une part son instantanéité connective(vitesse de la lumière), qui de fait réduit l’espace et le temps (du moins virtuellement) à néant et d’autre part sont interactivité qui permet la connection de chaque individu à la masse totale,(hommes et choses), et vice versa, mais également aux pouvoirs marchant, politiques ou autres.

    On pourrait dire que la terre n’a jamais si petite et les hommes proche les uns des autres, pour résumez..

    Je n’est qu’essayé de décrire la nature de l’outil, maintenant l’utilisation qui va en être faite d’un point vue social, politique et marchande est une autre question..

  • permalien JPP :
    10 août 2010 @21h42   « »
    Le poids des monopoles, le choc des vidéos

    Shiv7 :
    10 août @20h32
    A vous suivre il semblerait qu’il suffise de ne pas envisager l’inacceptable pour que personne n’y pense.. (...)

    Vous tenez décidément absolument à me faire dire ce que je ne dis pas !
    L’attitude que je trouverais saine a contrario consiste à poser des postulats intangibles, à les défendre et à les revendiquer. C’est ce que font les marxistes par exemple et je trouve cette posture intellectuelle positive, constructive et admirable !

  • permalien JPP :
    10 août 2010 @22h04   « »
    Le poids des monopoles, le choc des vidéos

    Quand je parle de postulat, je pense par exemple à celui qui pose que "les hommes naissent libres et égaux" mais on pourrait en prendre aussi dans la philosophie taoïste par exemple, comme celui posant que "la vie de toute créature vivante sur cette terre vaut bien celle d’un être humain"...
    Concernant la bêtise et la méchanceté humaine, force est tout de même de constater que l’Homo sapiens est la seule espèce capable de nuire à son milieu (ce qui lui permet de vivre) et la seule à pouvoir devenir un prédateur de sa propre espèce, non ?

  • permalien yves.echard@orange-ftgroup.com :
    11 août 2010 @00h37   « »
    Le poids des monopoles, le choc des vidéos

    La neutralité de l’Internet est une stupidité intellectuelle.

    Le système internet, IP, ne peut pas être neutre.

    Conçu au départ par l’armée américaine pour transporter ses mails il est donc fait au départ pour les transports de mail, tout au mieux de fichiers, certainement pas pour le multi-services.

    Quand j’entend parler NKM de la neutralité de l’internet on voit bien qu’elle ne connait strictement rien à la technique et à la gestion d’un réseau comme celui de France Telecom.

    Donc justement pour gérer la production et le transport du multiservice il faut nécessairement pouvoir différencoer les contenus, qui n’ont pas les mêmes volumes, les mêmes contraintes, les mêmes vitesses, et donc les mêmes débit par définition. Donc l’internet ne peut pas intraséquement être neutre, même si il y avait un seul opérateu et un seul réseau pour le monde entier, ce que personnellement me semble inévitable à terme mais qui n’est pas du tout le cas (la dérèglementation des Telecoms a plutôt fait régresser la qualité des réseaux dans le monde, et ceux qui sont les plus vancés sont ceux qui ont trés peu dérèglementés leurs telecoms comme le Japon et la Corée du Sud et demain certanement la Chine.

    Bref : pour gérer le multiservice il faut nécessairement de la non neutralité et des classes de service pour la voix fixe et mobile, l’image, la télévision, le mail, les fichiers, la télémédecine, les réseaux d’entremoprise, etc...

    La R&D de France Telecm avait même inventé un protocole, l’ATM qui permettait justement de gérer les niveau de services différents avec des niveaus de QoS différenciés il y a une vingtaine d’années.

    L’ATM a été fortement généralisé dans le monde entier, mais l’image Sexy de l’IP qui ne savait pas pourtant faire ce pourquoi l’ATM a été crée ont fait que le monde des Telecoms a préféré faire évolué l’IP (IP V6) pour savoir en gros faire ce que sait faire l’ATM (on déforme l’IP pour le faire ressembler de plus en plus à l’ATM).

    La Chine est le premier pays au monde à avoir généraliser IP V6 sur son réseau internet, qui est aussi complètement indépendant de l’ICAN américain trés impérialiste, une autre première mondiale. Aucuns pays capitalistes développés n’en est là et IP V6 n’est toujours pas généralisé en Europe, aux USA, et aillieurs.

    Il se dit même que l’armée américaine pense à présent qu IP n’est pas le protocole qu’il faut pour l’internet du multisevice mondial (ce qui me semble probable : je ne crois pas aux modèles qui s’autodéforment vers leur contraire, cela pourrait finir mal : une panne généralisée de l’internet).

    BREF NE SERAIT-CE QUE POUR DES RAISONS TECHNIQUES ET PARFOIS DIPLOMATIQUES : L4INTERNET NE PAS ETRE NEUTRE/ SOUFFLEZ LE 0 NKM QUI N’Y CONNAIT VISIBLEMENT STRICTEMENT RIEN....

  • permalien Grunt :
    11 août 2010 @22h56   « »
    Le poids des monopoles, le choc des vidéos

    @Yves Echard :

    Vous omettez un point essentiel.

    Si Internet est devenu aussi riche en usages, c’est justement parce qu’il était neutre. Sur la base d’un protocole IP ’stupide’, on pouvait créer n’importe quoi. Et, effectivement, n’importe quoi a été créé, pour le meilleur comme pour le pire.

    Vouloir porter atteinte à la neutralité des réseaux, afin de définir des priorités pour les usages à un instant T (VoIP, Web, P2P, mails, IM..) c’est tuer la potentialité créatrice d’Internet. C’est en faire un produit aseptisé, banal, puis obsolète.

    Si on avait eu la même idée néfaste quelques décennies après l’invention de l’imprimerie, on n’aurait jamais vu apparaître les revues, les bandes dessinées, les carnets de mots croisés, les journaux, les formulaires administratifs à remplir, les tickets de métro, les timbres postes, les cartes postales, les affiches de concert..
    Tout ces usages étaient inconcevables quand l’imprimerie est apparue, ils sont venus ensuite.
    En voulant créer un Internet à plusieurs vitesses, vous le figez dans le présent. Vous empêchez (par exemple) l’émergence d’un nouveau protocole de conversation audio/vidéo en P2P, qui se verrait classer comme "non prioritaire car P2P", donc avec une forte latence, donc inappliquable pour de l’audio/vidéo. Un Internet priorisé n’aurait jamais pu voir apparaître Skype. Une fois qu’on a fait le tour d’un réseau où les usages sont définis à l’avance, on passe à autre chose. Alors qu’on n’aura jamais fini de "faire le tour" d’un réseau neutre.

    Vous l’avez dit vous-même : Internet a été conçu pour transporter des mails, et il se trouve que l’universalité potentielle du protocole IP a été exploitée dans un élan de créativité qui semble sans limites.

    Si, dès le début, Internet n’avait pu échanger que les mails de l’armée américaine, si on avait voulu le contraindre à ne jouer que le rôle qu’il jouait, vous n’auriez pas pu poster votre commentaire sur un site Web interactif, et je n’aurais pu vous répondre.

    Repensez au Minitel, qui s’est cassé la gueule car ses bases techniques représentaient une entrave, face à la potentialité quasi illimitée du réseau Internet.

    Au fait, au sujet de IPv6 (que vous semblez considérer comme une innovation positive, et sur ce point nous sommes d’accord), quand sera-t-il proposé par la marque ’Orange’ de votre groupe ?

  • permalien domi :
    11 août 2010 @23h11   « »
    Le poids des monopoles, le choc des vidéos

    @Yves Echard

    Vous mélangez trop de choses, notamment la technologie IP et Internet.

    Que Orange différencie, au niveau de son réseau IP interne, les voies qui servent à transporter la téléphonie, la télévision, la VOD, ou n’importe quel autre autre service que vous souhaiteriez proposer, il y a toutes les raisons que vous évoquez pour le faire.

    Internet, c’est *un* réseau, utilisant la technologie IP, pour interconnecter des milliers d’opérateurs à l’échelle mondiale.

    Et lorsque l’on parle de neutralité du net, c’est bien de la non différenciation sur le réseau public Internet.

    Je vous invite à (re)visionner les séquences vidéo du colloque organisé par l’Arcep sur le sujet, pour bien situer de quoi il est question.

  • permalien ZADIG :
    12 août 2010 @02h04   « »
    Le poids des monopoles, le choc des vidéos

    Il s’agit au contraire du m^eme sujet.
    La controverse de la neutralité de l’Internet vient des pb de bande passante du à la généralisation de l’Iphone dans le monde, et à la volonté des opérateurs de filtrer les débits maxi.
    Vous parlez d’un réseau mondial IP comme si il avait des capacités infinies. Et c’est tout le pb.
    Le réseau mondial IP n’est jamais que la somme des réseaux nationaux avec quelques capacités à l’international pour caque opérateur historique. Il n’y a pas de réseau IP mondial. C’est une lubie d’intellos qyi ne savent pas ce qu’est un réseau.

    On voit aujourd’hui que justement ces capacités parce qu’elle ont été conçue pour une demande prévue limitée.
    Or la demande en bande passante explose pour ne multiples raisons.

    Et cela Coince.

    Il faut atterrir et arrêter de croire que les réseaux sont sans limite en capacités. C’est tout le contraire.

    Et l’IP a aussi de trés grosses lacunes.

    Et il il est faut de dire que l’IP V6 est déployé partout, certainement pas, surtout dans les réseaux déjà développés depuis 20 ans (USA, Europe, Japon).
    La Chine au contraire qui avait un existant plus light a pu migrer à IP V6 dès 2006, mais aussi parce que la Chine a un pilote dans l’avion et une politique industrielle, contrairement à l’Europe et aux USA qui font depuis 30 ans du soupodrage et qui dérèglemente à tout va.....

  • permalien JPP :
    12 août 2010 @06h24   « »
    Le poids des monopoles, le choc des vidéos

    ZADIG :

    (...) la demande en bande passante explose pour ne multiples raisons.

    Et cela Coince. (...)

    AUX U.S. ou le réseau est pourri oui, mais pas en Europe ni au Japon par exemple ou les réseaux sont bons et loin de saturer. Ce qui va coincer partout bientôt par contre ce sont les limites d’adressage de l’IPV4, c’est pour cela que l’IPV6 a été développé et les FAI traînent des pieds pour le mettre en place, pour des raisons de coûts de remplacement de routeurs j’imagine, mais il va bien falloir qu’ils s’y mettent d’urgence, pas sûr que leurs bricolages d’encapsulement aient été une très bonne idée, c’est reculer pour mieux sauter et maintenant ils vont se retrouver avec des méga frais...

  • permalien Parceque :
    12 août 2010 @07h10   « »
    Le poids des monopoles, le choc des vidéos

    Merci Grunt de rappeler ces points essentiels.

    @ Domi Orange a sa raison commerciale qui prime, de plus c’est un acteur. Les services lui sont plus profitables que de déployer de la bande passante pour le moment.

    @ Zadig de multiples solutions voient régulièrement le jour que ce soit sur la bande passante, les protocoles, matériels,…et personne ne peut imaginer l’évolution qui en découle, comme personne n’a soupçonné son potentiel, ce qui crée le malaise actuel.

    Si la neutralité est aujourd’hui sur le devant de la scène, c’est bien par un souci de récupération, de contrôle,…

    La puissance des réseaux liés à l’informatique n’étant plus a démontrer. (Dernier exemple en date, l’interception des caméras embarquées de l’aviation israélienne par le Hezbollah en est une parfaite illustration, bien plus que symbolique, à en faire pâlir le Pentagone…)

    Autre exemple, le P2P répond également à la problématique de la bande passante, mais une fois de plus ses possibilités font peur, très très peur…

    Donc, nous sommes dans une phase de régression par protectionnisme, et ce, dans de nombreux domaines, le sécuritaire étant l’obsession des gouvernements, des entreprises…

    Et pour cause ! l’IP ne permet pas d’assurer la sécurité et s’en prendre à la neutralité est une fausse piste. donc perte de temps.

    Réinventer internet ? Réinventé le minitel ? trop facile. Attendons la mise en place de l’Acta…et changeons dans la foulé nos constitutions.

  • permalien Shiv7 :
    12 août 2010 @11h38   « »
    Le poids des monopoles, le choc des vidéos

    Donc, nous sommes dans une phase de régression par protectionnisme, et ce, dans de nombreux domaines, le sécuritaire étant l’obsession des gouvernements, des entreprises…

    Le sécuritaire et la régression qu’il suppose est inérent à l’outil lui même, c’est en quelque sorte une obligation sociologique inhérente à la nature même de tout outil trop performant, cela est bien plus profond et irrémédiable que l’aspect politique, marchand ou technique.

  • permalien JPP :
    12 août 2010 @12h02   « »
    Le poids des monopoles, le choc des vidéos

    Parceque :

    (...) Autre exemple, le P2P répond également à la problématique de la bande passante (...)

    J’ose espérer que vous plaisantez........................

  • permalien ZADIG :
    12 août 2010 @12h23   « »
    Le poids des monopoles, le choc des vidéos

    Non en Europe comme aux USA les réseaux sont saturés et obsolescent et chers.

    Sur le mobile la seule et unique raison est que que grâce à votre iidéologie chérie de la concurrence libre et on faussée il y a plusieurs réseaux mobiles et avec Iliad cela va s’agraver.
    Si il il y avait un seul réseau et un seul opérateur mobile à condition de lui demander de maximiser la qualité et non le profit, vous auriez la 3G partout et à un prix bien inférieur.

    Pour l’ADSL il y a une bonne qualité là ou l’adsl est présente c’est parce qu’il y a un seul réseau du cuivre celui de France Telecom, même avec le dégroupage.

    Mais fondamentalement FT n’investi pas sur l’ADSL parceque l’ARCEP et la direction de la concurrence gourou de votre idéologie de la concurrence libre et non faussée, ne veut pas Ft se développe, et interdit à FT donc d’investir. Là aussi si il n’y avait que FT sur l’ADSL il aurait des prix inférieurs avec de l’ADSL ++ partout et une QoS tip top.

    Enfin pour la fibre il ne se passera rien dans l’avenir tant qu’on aura pas décidé de rétablir le monople de FT.

    Deux pays dans le monde ont 10 ans d’avance sur le Mobile 3G/4G et la FTTH sur le fixe : le Japon et la Corée du Sud parce que l’investissement a été décidé par l’Etat (ces 2 pays ont encore un pilte industriel dans l’avion) sur le réseau de l’opérateur historique.

    Le prochain n°1 mondial en terme d’infrasture Réseaux et d’équipementiers sera la Chine, justement parce que c’est l’Etat qui pilote via une politique industrielle forte.

    Enfin IP V6 c’est 2 choses : l’extension des adresses et pouvoir gérer des niveaux de QoS différenciées comme l’ATM, mais l’IP reste l’IP, un protocole fait pour gérer des mail...donc trés pauvre quand on le compare à l’ATM (c’est aussi ce que déclare l’armée US qui en est à l’origine).

    Et je vous confirme que IP V6 n’est pas encore déployé dans les pays capitalistes développés, pas seulement pou des raisons financières mais parceque les réseaux IP anciens sont de véritables plats de nouille trés difficile à faire évoluer sans déclencher une grosse cata.

    Seule la Chine qui ne partait presque de rien est full IP V6 depuis 2006 (avec ses propres équipementiers Huawei et ZTE) et complètement indépendant de l’ICAD US (ce n’est pas le cas de l’Europe dans les 2 cas).

  • permalien JPP :
    12 août 2010 @12h26   « »
    Le poids des monopoles, le choc des vidéos

    Pour revenir sur la situation bêtement hexagonale, en prenant France Telecoms par exemple, le FAI qui possède de loin la plus grosse part du marché, force est tout de même de constater que non seulement il est très clairement bénéficiaire, mais qu’il augmente régulièrement ses débits, y compris dans des "trous du cul du monde hexagonal" ou à la "cambrousse" comme on préfèrera et baisse parallèlement ses tarifs, même s’il faut que ses clients déjà dans leur escarcelle se manifestent pour en bénéficier, ce qui me semble être d’ailleurs une ânerie, commercialement parlant, vu que sa concurrence le fait spontanément. J’avoue que dans les DOM-TOM je ne sais pas par contre comment ça se passe... Mais enfin, que l’on n’aille pas nous dire que les FAI en France n’arrivent pas à vivre et que les soucis seraient les mêmes que chez uncle Sam, il ne faut tout de même pas prendre les gens pour des demeurés.

  • permalien JPP :
    12 août 2010 @12h32   « »
    Le poids des monopoles, le choc des vidéos

    ZADIG :
    (...) Seule la Chine qui ne partait presque de rien est full IP V6 depuis 2006 (...)

    Pourriez-vous SVP documenter cette proposition ?

  • permalien ZADIG :
    12 août 2010 @16h11   « »
    Le poids des monopoles, le choc des vidéos

    Renseignez-vous sur la Chine.
    Et c’est aussi le seul pays du monde, premier internet mondial, complètement indépendant de l’ICAD au grand désarroi de Mrs Clinton, Obama et autres Google, qui en Chine est dominé par le Google Chinois trés efficace.

    Pour ce qui est de l’ADSL et du mobile 3G votre description est digne de belle au bois dormant.
    Vous ne voyagez visiblement pas dans les campagnes....

  • permalien Parceque :
    12 août 2010 @19h02   « »
    Le poids des monopoles, le choc des vidéos

    #
    JPP :

    "J’ose espérer que vous plaisantez.......................”

    D’une certaine manière, oui (échange de fichiers particulièrement gourmands), dans le fond hélas non…

    Le poste à poste à des particularités fabuleuses : décentraliser le réseau, sur multiplier la puissance de calcul, simplifier le routage, d’offrir une continuité exemplaire, d’amplifier la longue traîne, d’assurer les sauves gardes, d’amplifier les buzz,… il est tellement indispensable que nous l’utilisons dans de nombreux services sans le savoir…

    @ Shiv7 :

    "Le sécuritaire et la régression qu’il suppose est inérent à l’outil lui même, c’est en quelque sorte une obligation sociologique inhérente à la nature même de tout outil trop performant, cela est bien plus profond et irrémédiable que l’aspect politique, marchand ou technique.“

    Un outil n’est jamais suffisamment performant surtout en informatique, sinon à quoi bon de doubler sa puissance tous les six mois.

    Une obligation sociologique inhérente, donc intrinsèque à cet outil, s’équilibre d’elle-même (gardons ce qui fonctionne, supprimons les failles) . La sécurité n’a aucune importance sauf si vous êtes courtier d’assurance avec un beau contrat à nous proposer.

    La sécurité n’existe pas en informatique et dans la vie en général. C’est ainsi et ce n’est pas une raison pour revenir en arrière. D’ailleurs est-ce possible ?

    @ À tous

    Autre article pertinent sur la neutralité.
    http://owni.fr/2010/08/10/neutralit...

  • permalien JPP :
    12 août 2010 @19h25   « »
    Le poids des monopoles, le choc des vidéos

    Parceque :
    12 août @19h02

    (....) Le poste à poste à des particularités fabuleuses (...)

    Tout administrateur réseau qui se respecte vous expliquera et vous prouvera preuves à l’appui que le P2P est malheureusement dans ses applications actuelles un merveilleux moyen de piller et d’écrouler littéralement les ressources de l’utilisateur final, sans parler des risques de sécurité inhérents, alors oui, le P2P a réellement des particularités fabuleuses, je vous l’accorde !

  • permalien Parceque :
    12 août 2010 @20h27   « »
    Le poids des monopoles, le choc des vidéos

    @ JPP

    "Tout administrateur réseau qui se respecte vous expliquera et vous prouvera preuves à l’appui que le P2P est malheureusement dans ses applications actuelles un merveilleux moyen de piller et d’écrouler littéralement les ressources de l’utilisateur final, sans parler des risques de sécurité inhérents, alors oui, le P2P a réellement des particularités fabuleuses, je vous l’accorde !"

    Nous sommes donc d’accord, le P2P demande un développement et non pas un bannissement. Qu’un admin soit obnubiler par la sécu , c’est son job, qu’il remette en cause le P2P, autant changer de métier.

    Une fois de plus, il n’y a pas de sécurité en informatique, juste des stratégies pour retarder le plantage, et des solutions de secours et de sauvegardes pour un basculement d’urgence.

    Le sujet étant la neutralité, plus vous multipliez la complexité plus vous avez des chances d’avoir des ennuis. Voilà pourquoi les liaisons se doivent d’être neutres, par souci d’efficacité, en autres.

  • permalien
    12 août 2010 @21h10   « »
    Le poids des monopoles, le choc des vidéos

    Parceque :
    12 août @20h27

    Nous sommes donc d’accord, le P2P demande un développement et non pas un bannissement. Qu’un admin soit obnubiler par la sécu , c’est son job, qu’il remette en cause le P2P, autant changer de métier. (...)

    Ai-je parlé d’interdire quoi que ce soit ?

    Parceque :
    12 août @20h27

    Une fois de plus, il n’y a pas de sécurité en informatique, juste des stratégies pour retarder le plantage, et des solutions de secours et de sauvegardes pour un basculement d’urgence. (...)

    Les risques inhérents au P2P n’ont rien à voir avec la fiabilité matérielle et la gestion de tolérance de pannes, il s’agit bien évidemment de risques d’intrusion et de prises de contrôle...

    ZADIG :
    12 août @17h30
    (...)

    On attend toujours vos sources.................

  • permalien ZADIG :
    12 août 2010 @21h10   « »
    Le poids des monopoles, le choc des vidéos

    La Neutralité de l’internet je l’ai expliqué est une vue de bobos bien nés qui pête dans la soie et qui ne connaisse rien à la gestion du réseau d’un opérateur historique comme France Telecom.

    A la fois pour des raisons techniques et diplomatiques donc.

    Mais le principal verrou dont il faudrait libérer l’internet mondial est le dogme de la concurrence libre et non faussée défendu par les gourous de l’Arcep et de la direction de la concurrence et ralenti les investissements dans le monde capitaliste développé.

    Pas en chine car il n’y apas de concurrence et c’est lEtat communiste qui décide d’investir et qui y mets des centaines de milliards.

    Le corrollaire de la concurrence libre et non faussée est la maximisation des profits pour rémunérer l’actionnaire au lieu d’investir dans la R&D et dans la formation et les salaires : VOILA CE QUI N’EST PAS NEUTRE DANS L’INTERNET CHERS ULTRA-LIBERAUX !!!!!

  • permalien Georges :
    14 août 2010 @07h08   « »
    Le poids des monopoles, le choc des vidéos

    L’apologie surréaliste d’un régime soit-disant communiste par notre ami Zadig est grotesque, ce régime n’a non seulement rien à voir avec le communisme ni le marxisme, mais c’est a contrario de très loin ce qui se fait de plus inégalitaire, liberticide et répressif sur la planète à ce jour.
    Si vous tentiez de défendre les idéaux communistes, il vous faudrait manifestement retourner sur les bancs de l’école...
    Si vous tentiez de les discréditer, vos ennemis peuvent dormir tranquillement sur leurs deux oreilles le sourire aux lèvres...

  • permalien ZADIG :
    14 août 2010 @18h11   « »
    Le poids des monopoles, le choc des vidéos

    Vous avez une idéologie de capitaliste libertaire à la Conben dit assez proche de celle du PC in fine : haine de l’Etat et donc adoration du marché, de la concurrence et des privatisations. CQFD

  • permalien Georges :
    14 août 2010 @21h29   « »
    Le poids des monopoles, le choc des vidéos

    Je vous ai déjà indiqué en quoi vous étiez dans l’erreur, mais si tel est votre choix, libre à vous...

  • permalien gloc :
    15 août 2010 @09h29   « »
    Le poids des monopoles, le choc des vidéos

    Échaudé par le quasi monopole mondial des sociétés anglo-saxonnes (principalement la Western Union) sur les communications par câbles et 2 ans après que Marconi en 1901 ait envoyé son premier "S" ("...") par-dessus l’Atlantique, l’empereur Guillaume convoqua à Berlin les représentants de 7 états à une conférence préparatoire de la conférence de 1906, qui allait établir les priorités et le partage des ondes des communications radios non pas par entre entreprises privées, non pas par pays, mais par intérêts publics (et particulièrement la sécurité de la navigation). 29 états ont signés cet accord empêchant la société de Marconi de commercialiser les ondes radio-électriques au plus offrant.

    L’esprit de cette conférence de Berlin souffle toujours sur les communications hertziennes, bien que les rapports entre états et monopoles privés se soient à la lumière de l’idéologie néo-libérale profondément modifiés.

    Cette guerre entre intérêts privés et publiques n’a cessé de se développer avec en France les héroïques et pathétiques combats de Transpac Minitel et Secam, dans le monde avec une discrète mais persistante infiltration d’Internet dans les foyers mondiaux au travers d’un pseudo libertarianisme, culturalisme, gratuitisme.

    Au moment du retour sur investissement le réveil est rude, c’est comme si on s’apercevait que les fabricants de bouteilles en plastic non-seulement peuvent décider de la contenance et de la forme des bouteilles de leurs clients mais aussi de leur contenu (signifiant et signifié), pour optimiser leurs profits.

    ... il était temps !

  • permalien gloc :
    15 août 2010 @09h54   « »
    Oups !

    Cette guerre entre intérêts privés et priorités publiques

  • permalien Georges :
    15 août 2010 @16h01   « »
    Le poids des monopoles, le choc des vidéos
  • permalien HN :
    18 août 2010 @17h22   « »
    Le poids des monopoles, le choc des vidéos

    Pourquoi Google, auparavant grand chantre de la neutralité des réseaux et de l’indépendance des prestataires Internet envers les télécoms, change-t-il ainsi son fusil d’épaule ?

    Pour la réponse : Jacques Dutronc - "L’opportuniste"...
    Tous les mêmes.

    Pardon pour la comparaison douteuse, mais entre 2 géants comme Apple et Google, on se sent un peu comme entre Hitler et Staline... Allez hop ! Godwin ! Ça c’est fait. N’empêche que l’époque a changé et on se fait toujours autant enfiler sans broncher par les grands.
    On voit le mur arriver, certains disent qu’on va le prendre dans la tronche, mais on reste béat et l’air ahuri en attendant la collision.

    Bon, j’ai préparé le terrain et choisi mon camp moi hein, je suis sous Android... Gros geek oblige.

     ;-)

  • permalien ZADIG :
    24 août 2010 @22h39   « »

    Le pb de la neutralité des Réseaux est posé parce que la libéralisation des telécoms dans le monde entier (à l’exception de quelques pays comme le Japon, la Corée du Sud et la Chine Populaire avec Taiwan) depuis 30 ans a eu pour résultat un arrêt de l’investissement dans les tuyaux qui sont sous-dimentionnés pour faire face au trés haut débit mondial fixe ou mobile ainsi que le machine to machine pour le B to B.

    Google le sait, comme Microsoft, Cisco et ATT/verizon/SPRINT.

    Les atteignants s’atteignirent.

  • permalien ZADIG :
    27 août 2010 @01h37   « »

    Exemple d’articles de la Presse que les USA ont compris bien trop tard que leur idéologie Reaganienne de la concurrence libre et non faussée, toujours apliquée par Obama, conduit au désastre industriel pour les yankees.
    Les républicains (incendiaires depuis 30 ans) appelle le pompier Obama à surveiller les industriels équipementiers Télécoms comme Huawei et ZTE, sans analyser ni comprendre les raisons qui ont conduit les USA à un tel désastre.

    La Chine a déjà gagné et de loins la bataille industrielle et cela non sur les produits à faible valeur ajoutée mais sur la crème de la hich tech : Telecom, informatique, électronique, TGV, nucléaire, pharmacie etc.....

  • permalien vinboutique :
    22 avril @15h10   «

    Comment ne plus se douter que Google est en train de devenir un nouveau type de big brother.

    D’un côté nous sommes attachés à google, nous ne pourrions imaginer internet sans lui, nous l’avons tout connu rapidement et sa présence nous rend heureux.

    D’un autre côté que ce système est néfaste et que nos données personnelles ne sont jamais vraiment à l’abris derrière de tels systèmes. Cependant, que pouvons nous vraiment faire ?

    http://www.vin-boutique.fr/

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