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Guerre d’Irak, le crime

mardi 31 août 2010, par Alain Gresh

Les dernières troupes combattantes américaines ont quitté l’Irak. C’est ce qu’annoncent les Etats-Unis, même si 50 000 de leurs soldats, regroupés sur des dizaines de bases, demeureront encore jusqu’à fin 2011, « en appui » à l’armée irakienne. Ce retrait s’opère conformément à l’accord-cadre stratégique signé par l’administration Bush sur le départ avec le gouvernement irakien à la fin 2008. Le président Obama a décidé de respecter ce texte et d’accélérer le désengagement.

On peut certes prétendre que, par rapport à la situation existante à la fin 2006, avec une insurrection active et des attentats quotidiens meurtriers, le contexte actuel est meilleur. Il faut néanmoins prendre du recul par rapport à cette vision et essayer de dresser un bilan de cette guerre qui ne fut pas seulement une faute, mais un crime dont on aurait tort de dédouaner les Etats-Unis (lire « “Leurs” crimes et les “nôtres” »).

Cette guerre d’agression, non provoquée, déclenchée sous le faux prétexte de chercher des armes de destruction massive, est d’abord une violation des principes des Nations unies qui, le 14 décembre 1974, à travers leur assemblée générale, adoptaient un texte définissant l’agression (PDF). Son article 3 s’énonce ainsi :

« L’un quelconque des actes ci-après, qu’il y ait eu ou non déclaration de guerre, réunit, sous réserve des dispositions de l’article 2 et en conformité avec elles, les conditions d’un acte d’agression :

a) L’invasion ou l’attaque du territoire d’un Etat par les forces armées d’un autre Etat, ou toute occupation militaire, même temporaire, résultant d’une telle invasion ou d’une telle attaque, ou toute annexion par l’emploi de la force du territoire d’un autre Etat ;

b) Le bombardement, par les forces armées d’un Etat, du territoire d’un autre Etat, ou l’emploi de toutes armes par un Etat contre le territoire d’un autre Etat ;

c) Le blocus des ports ou des côtes d’un Etat par les forces armées d’un autre Etat ;

d) L’attaque par les forces armées d’un Etat contre les forces armées terrestres, navales ou aériennes, la marine ou l’aviation civiles d’un autre Etat ».

Au-delà de cette dimension juridique et des querelles qu’elle peut susciter, le bilan de la guerre américaine, menée sans l’aval des Nations unies, est accablant :

— Destruction du pays, de ses structures étatiques et administratives. Il n’existe plus d’Etat irakien qui fonctionne. Sept ans après la guerre, l’électricité arrive à peine quelques heures par jour, la production pétrolière stagne, l’administration ne fonctionne pas, les écoles et les universités sont à l’abandon, etc. Reconstruire une structure unifiée et efficace nécessitera sans doute des décennies.

— Le confessionnalisme, encouragé dès les premiers jours par l’occupant, a été institué dans toutes les fonctions, et la répartition des postes se fait désormais en fonction de l’appartenance communautaire ou nationale. Les principales forces politiques sont « chiites », « sunnites » ou « kurdes ». Et demeurent une série de bombes à retardement, comme la délimitation des « frontières incertaines du Kurdistan ». La question de Kirkouk, où un référendum est prévu depuis décembre 2007 (et sans cesse reporté) pour décider du rattachement ou non de cette ville à la région autonome du Kurdistan, n’est pas le moindre des défis.

— Le bilan humain est terrible. Si on connaît précisément les pertes américaines (environ 4 400 tués), celles des Irakiens ont fait l’objet d’évaluations très diverses : on ne recense pas un mort « arabe » comme on recense un mort « occidental » ; seul ce dernier a un visage. Entre cent mille et plusieurs centaines de milliers de personnes tuées, des milliers de disparus, des centaines de milliers de personnes déplacées et de réfugiés (notamment en Syrie – lire Theodor Gustavsberg, « Silencieux exil des Irakiens en Syrie » – et en Jordanie), des centaines de milliers de blessés.

— Malgré les coups qui lui ont été portés depuis 2007, Al-Qaida, qui, rappelons-le, était absente d’Irak jusqu’en 2003, s’y est implantée. Elle garde des structures efficaces, comme le prouvent les attentats coordonnées de ce mois d’août 2010. Des milliers de combattants du monde arabe et musulmans ont transité ces dernières années par l’Irak et ont ensuite porté le combat en Afghanistan, en Somalie, au Liban, en Afrique du Nord.

Seul point positif, la chute de la dictature de Saddam Hussein, l’une des plus brutales de la région. On ne peut que s’en féliciter, mais cela valait-il de telles souffrances ? D’autant que le risque est grand de voir émerger un « pouvoir autoritaire à dominante chiite ».

Et la question que personne ne posera : qui sera jugé pour ce crime ? Comment s’étonner que nombre de pays ne suivent pas le Tribunal pénal international quand il inculpe le président soudanais Omar Al-Bachir, ou des criminels de tel ou tel petit pays africain, alors que MM. George W. Bush, Dick Cheney et Donald Rumsfeld continuent tranquillement à couler des jours heureux en donnant des conférences sur le monde libre, la démocratie et le marché pour quelques dizaines de milliers de dollars la prestation ?

Personne n’affirme plus que les Etats-Unis ont gagné la guerre en Irak, surtout si l’on se reporte aux objectifs initiaux du président George W. Bush : installation à Bagdad d’un gouvernement allié, prêt à collaborer avec Washington, à lui accorder des bases et disposé à établir des relations diplomatiques avec Israël ; ouverture des ressources de l’Irak au marché libre ; démocratisation du Proche-Orient ; isolement du régime iranien.

Personne n’explique plus doctement que, certes, la guerre était une erreur, mais que si les Etats-Unis se retiraient ce serait encore pire. Il faut le répéter : c’est la présence américaine qui est la cause de l’instabilité, et non l’instabilité qui nécessite la présence américaine.

Les conséquences régionales de cette guerre sont aussi graves. Incontestablement et paradoxalement, elle a renforcé le poids de l’Iran, même s’il ne faut pas croire que les chiites irakiens regardent tous vers Téhéran, ni sous-estimer le poids du nationalisme irakien et arabe. L’absence de pouvoir central entraîne forcément l’ingérence des puissances voisines dans les affaires irakiennes : ni la Turquie, ni l’Arabie saoudite, ni la Syrie, ni bien évidemment l’Iran ne s’en privent. Ankara a ouvert plusieurs consulats, dont un à Bassorah, dans le sud chiite ; il a aussi développé ses relations avec le pouvoir autonome kurde, ce qui n’a pas mis un terme à ses bombardements contre les forces du PKK réfugiées au Kurdistan.

Quel est désormais le poids des Etats-Unis en Irak ? Les élections de mars 2010 ont débouché sur une impasse et le pays n’a toujours pas de gouvernement. Quatre forces se partagent le Parlement : un bloc kurde qui représente une région vivant sous autonomie de fait ; le bloc du premier ministre en exercice Nouri Al-Maliki, à majorité chiite ; le bloc de l’ancien premier ministre Iyad Allaoui, chiite qui a obtenu le vote de nombreux sunnites ; et, enfin, l’Alliance nationale composée de l’organisation de Moqtada Al-Sadr et du Conseil suprême islamique, deux formations chiites.

Joost Hiltermann, dans un article de la New York Review of Books (19 août 2010) intitulé « Iraq : The impasse », remarque :

« Ce qui est frappant avec l’approche actuelle de l’administration Obama n’est pas seulement sa préférence pour un parti donné, celui de Allaoui en l’occurrence, mais son manque de volonté inexplicable de pousser pour une solution donnée, un fait que tous les politiciens ont noté. Les Etats-Unis essaient d’exercer une forte pression uniquement de manière sporadique, sous la forme d’une visite du vice-président Joe Biden, l’envoyé spécial de facto de l’administration en Irak. » Mais leurs tentatives d’obtenir la formation d’un gouvernement d’unité entre Maliki et Allaoui avant leur retrait n’ont pas abouti. Et Hiltermann de conclure que les Etats-Unis sont « une puissance en déclin » en Irak.

Ce n’est pas l’avis de tous les commentateurs, comme en témoigne un éditorial de Seumas Milne dans le quotidien britannique The Guardian (4 août 2010), « The US isn’t leaving Iraq, it’s rebranding the occupation ». Pour Milne, les Etats-Unis donnent simplement un autre visage à une occupation qui se poursuit sous d’autres formes.

Alexander Cockburn lui répond vertement dans « Thank You, Glenn Beck ! » (CounterPunch, 27-29 août). Il reprend certains arguments de Rosen et explique aussi que, sur le pétrole, pour l’essentiel, ce ne sont pas les compagnies pétrolières américaines qui ont bénéficié des premiers contrats passés, mais des sociétés russe, norvégienne, chinoise, malaisienne, etc.

Alors, poursuite de l’occupation sous d’autres formes ou non ? Ce qui est sûr, c’est que, en ce XXIe siècle, aucune puissance ne peut gouverner durablement un pays étranger, lui imposer sa volonté. A ceux qui rêvaient d’un retour de l’empire, la guerre d’Irak a apporté un démenti flagrant. Un démenti qui sera confirmé demain en Afghanistan.

Document :

Un débat sur Al-Jazeera English, dans le cadre de l’émission « Empire » animée par Marwan Bishara, auquel j’ai participé : « The US between two wars. The US stands at a historic crossroads, but has its superpower status been eroded ? » (29 août 2010), sur les guerres d’Afghanistan et d’Irak et le statut des Etats-Unis comme grande puissance.

84 commentaires sur « Guerre d’Irak, le crime »

  • permalien Yvan :
    31 août 2010 @18h43   »

    Alons ! alons ! pas de catastrophisme :

    "L’Irak est aujourd’hui souverain et indépendant" - LeMonde.fr

    Parmi les criminels de guerre il ne faut pas oublier celui qui assuré la continuité entre Bush Clinton et Bush :
    7s7 Monde - Blair nie avoir été averti de l’illégalité de la guerre en Irak

    ... mais qui ne savait pas...

  • permalien
    31 août 2010 @19h04   « »

    L’Irak, c’est plus qu’un crime : c’est une erreur. Mais, dites, on le savait depuis longtemps, non ?

  • permalien hamJean :
    31 août 2010 @19h46   « »

    Il ya trois raisons qui ont poussé les américains à occuper l’Irak :
    1-Trouver un remplacant à l’Arabie Saoudite dont l’image est altérée après le 11 sept.
    2- Elargir la base chrétienne en Irak,
    3-la raison économique est évidente pour tout le monde.

  • permalien K. :
    31 août 2010 @21h23   « »

    Le Calvinball US a ceci de particulier qu’il fait d’emblée appel à une force si massive et aveugle, que toute la créativité du monde ne saurait ensuite réparer leurs ignobles entreprises.

  • permalien deMontigny :
    1er septembre 2010 @00h38   « »

    Merci pour le lien Yvan ;

    "L’ancien Premier ministre britannique Tony Blair a démenti dimanche des informations selon lesquelles il avait été averti par un conseiller juridique de son gouvernement que le renversement de l’ancien dictateur irakien Saddam Hussein était contraire aux lois internationales.

    Le principal conseiller juridique du gouvernement britannique, Peter Goldsmith, avait informé par lettre M. Blair en 2002, huit mois avant le début de l’invasion de l’Irak. Le journal précise que M. Goldsmith a été contraint au silence après avoir tenté de dissuader M. Blair d’apporter son soutien à la guerre en Irak. Interrogé sur CNN sur le fait de savoir si ces informations étaient exactes, M. Blair a répondu : "non, cela ne l’est pas".

    Au moins le destin de M. Goldsmith ne l’a pas suicidé comme le Docteur Kelly, qui lui, avait des preuves que l’Irak ne possédait pas d ’ADM. 

    Merci, belle Angleterre, de nous octroyer ta brave et pragmatique culture fédéraliste.

    Nous devons nous souvenir de la nomination de M. Blair au Quartet pour le proche orient - certainement à cause de son impartialité et son sang froid. (sic)

  • permalien Léon :
    1er septembre 2010 @13h40   « »

    J’ai failli nommer ce commentaire "Bush a eu raison" mais la provocation était trop facile. Disons seulement qu’il a eu raison de son point de vue - ce qui n’excuse rien.

    La situation du pétrole dans le monde tend à augmenter fortement les prix dans les 20 ans qui viennent. Qui dit prix de l’énergie trop élevés dit crise et troubles sociaux. Pour conserver le pouvoir et le statu quo en l’état -grosso modo- il fallait trouver une manière de détendre l’ambiance sur une durée longue.

    Or seule la libération des réserves irakiennes était à même de remplir une série d’objectifs que l’administration Bush (et ses clients, mentors, collègues, amis, patrons) souhaitait accomplir :

    A court terme :
    - diminuer l’influence de l’Arabie Saoudite ou tout au moins en diminuer l’influence relative
    - atteindre l’Iran au porte feuille en créant un concurrent inexistant depuis l’embargo suite à la première guerre irakienne
    - déposer Saddam qui était un obstacle "moral" ou plutôt historique à cette libération
    - se positionner militairement autour des points stratégiques (Tikrit etc) et avoir un moyen de chantage sur les chinois et le reste du monde. Pour faire une image : quand la mafia est installée, il devient très difficile d’échapper à sa surveillance et son contrôle.
    - éventuellement imposer une image de première démocratique pour se légitimer vis-à-vis du renouveau musulman.
    A long terme :
    - détendre significativement les cours du pétrole et retarder la mise en oeuvre de solutions coûteuses (forage profond notamment, toujours dangereux CF BP et peu rentable)
    - assécher le Moyen Orient en priorité et disposer ainsi des dernières réserves mondiales au Canada via les sables bitumeux (une fois asséché le Moyen Orient, la Caspienne, le Venézuela etc)
    - acheter du temps en investissant dans les énergies de subsitution / complémentaires (investissements massifs dans les stockages d’hydrogène, etc)

    Le coût humain est dans cette logique minime et acceptable.

    Ce que les observateurs et critiques de cette guerre pétrolière doivent avant tout mettre au clair tient en une question : est-ce que je ne suis pas secrètement satisfait de me sentir à l’abri de cette puissance ?
    Ne suis-je pas, par mon mode de vie, mes actions ou mon inaction le complice de Bush qui me me fournit ma drogue pétrole.

    Je veux bien qu’on déteste le dealer mais si je lui achète sa came, qui est responsable ?

    Pour ceux qui ont envie de lire, rire et réfléchir :
    http://leongomez.com/alazne.html

  • permalien une bille :
    1er septembre 2010 @14h25   « »

    Le 20 mars 2003 G. W. Bush 43eme président des Etats Unis d’Amérique, déclarait la guerre à Saddam Hussein et donc à l’Irak.

    Le 1er Mai 2003 sur l’USS Abraham Lincoln, G. W. Bush annonçait "mission accomplie" à l’adresse d’un monde éperdu de reconnaissance.

    Moralité : Obama est un escroc !

  • permalien K. :
    1er septembre 2010 @15h06   « »

    Les enquêtes des démocraties, telles qu’elles se mènent :

    "Saddam Hussein a causé la mort de 1 million de personnes dans la région en utilisant des armes de destruction massive pour défaire ses ennemis", rappelle donc M. Blair. Nul ne relève que l’allusion concerne la guerre que se sont livrée l’Iran et l’Irak dans les années 1980, une guerre désirée et soutenue par la Grande-Bretagne, la France, les Etats-Unis et l’Allemagne qui aida l’Irak, via ses industriels, à obtenir les gaz - "ADM", dans la terminologie du XXIe siècle - qui feront des dizaines de milliers de morts du côté de la partie attaquée, l’Iran khomeiniste.

    "Il a fait tuer des dizaines de milliers de Kurdes et de chiites", dit encore l’orateur. Personne ne rappelle que les 60 000 chiites massacrés par l’armée du dictateur irakien s’étaient soulevés contre le régime, en 1991, à l’appel du président Bush senior. L’armée américaine, qui venait de libérer le Koweït et occupait alors l’extrême Sud irakien, avait ensuite autorisé Saddam Hussein à utiliser ses derniers hélicoptères pour mater la rébellion à coups de mitrailleuses. A l’époque, ni Washington, ni Londres, ni Paris ne voulaient renverser le régime, il n’y avait pas de solution de rechange.

    Blair, interrogé sur sa réunion avec Bush à Crawford au Texas en Avril 2002, offre spontanément de parler d’Israël, p 41, ligne 7 :

    « Si je me souviens de cette discussion, elle avait moins à voir avec des spécificités sur ce que nous allions faire en Irak ou, en fait, au Moyen-Orient, parce que la question Israël était un gros, gros problème à l’époque. Je pense, en effet, je me souviens, en fait, qu’il a pu même y avoir des conversations avec des Israéliens, tous les deux, tandis que nous étions là. Donc, c’était une partie importante de tout cela. »

    Nul ne fera le rapprochement avec ce qu’avaient écrit Walt et Mearsheimer :

    “Les Pressions d’Israël et du Lobby n’ont pas été le seul facteur derrière la décision d’attaquer l’Iraq en Mars 2003, mais elles ont été critiques.”

  • permalien K. :
    1er septembre 2010 @15h19   « »

    Tous les pays font des erreurs, parce que les dirigeants sont faillibles et aucun système politique n’est à l’abri de la folie. Mais les pays multiplient leurs erreurs quand ils n’en apprennent rien, et quand ils n’arrêtent pas les personnes responsables pour leur demander des comptes. Malheureusement, ces deux articles [de Paul Wolfowitz et David Brooks, tous deux dans le “liberal” New York Times] donnent à penser que la campagne de lobotomisation de la mémoire collective est en cours. Si elle réussit, nous pouvons nous attendre à plus de « success stories » comme celle-ci à l’avenir.

  • permalien Ysengrimus :
    1er septembre 2010 @16h18   « »

    “On a dépensé un Trillion dans nos guerres” (Obama dixit – mais il précise pas trop lesquelles exactement). En numération US, un Trillion, c’est un million de millions (dix à la puissance douze). C’est du blé ça les tits copains, foutu en l’air dans de l’improductif pur et absorbé sans ristourne sociale aucune par la portion la moins scrupuleuse et la plus rapace du secteur privé… La WWII chiffrée en dollars constants, je me demande bien ce que cela donnerait, tiens, pour un résultat autrement historique… Il se détériore ouvertement, le rapport qualité/prix des guéguerres pour lobbys bellicistes…

    http://ysengrimus.wordpress.com/200...

    C’est cher payé en titi pour péter des gueules aléatoirement avec au final un résultat fort indécis.
    Paul Laurendeau

  • permalien kernal :
    1er septembre 2010 @19h09   « »

    Pour ma part je pense que cette guerre n’était pas une erreur, qu’elle a été gagnée si on estime que la guerre civile toujours annoncée n’a pas eu lieu, que les djihadistes ont été dans une grande mesure éliminés et que sauf certaines zones bien délimitées, l’Irak est en grande partie en paix.

    Ce n’est pas mon point de vue mais celui de l’ambassadeur de France à Bagdad. Un autre son de cloche à prendre aussi en considération.

  • permalien K. :
    1er septembre 2010 @21h38   « »

    Jim Lobe, en réponse à la propagande multimensongère de l’Ambassadeur de France en Irak :

    Le fait que les Irakiens ne sont toujours pas en mesure de mettre sur pied un gouvernement plus de cinq mois après les Elections nationales - .. - a alimenté des craintes sur le fait que la réconciliation nationale qui était supposée avoir été acquise grâce aux tactiques de " Surge " de 2007 et 2008 tant vantées du général David Petraeus, n’a en fait pas eu lieu, et que aussi bien les tensions ethniques que sectaires, qui avaient amené le pays dans une guerre civile sans restriction, restent à résoudre.

    Des responsables militaires US, qui notent que le reste des troupes sera toujours prêt à s’engager dans des opérations de combat si cela est demandé par les Irakiens, mettent eux-mêmes en garde que la violence est susceptible d’augmenter. Pas plus loin que la semaine dernière, Al Qaïda en Mésopotamie a mené plus d’une dizaine d’attaques coordonnées à travers le pays, tuant plus de 50 personnes.

    Le groupe semble également avoir lancé une campagne de recrutement intensive parmi les groupes sunnites du "Réveil" les plus mécontents qui avaient joué un rôle clé dans le « succès » du Surge de Petraeus, selon un compte rendu récent du journal britannique « Guardian ».

  • permalien Isabelle Stiévenard :
    1er septembre 2010 @21h39   « »

    Un crime également contre la jeunesse américaine ; entre 5000 et 7OOO se suicident chaque année après leur retour aux pays... Une hécatombe silencieuse... plus de 50.000 depuis le début de la guerre ! Non, non, il n’y a pas un zéro en trop...!

  • permalien Clandestine :
    2 septembre 2010 @03h17   « »

    Un reportage de Planète diffusé ce 1er septembre et consacré au chaos irakien a prouvé, à partir d’une enquête menée sur le terrain, que le triste diagnostic dressé dans cet article se vérifie hélas dans les moindres détails. politique de communautarisme politique exacerbée jusqu’à la rupture, maltraitances et tueries de civils, deux à trois heures d’électricité par jour pour une malvie généralisée, des conditions économiques effroyables, infiniment plus mauvaise que pendant la dictature, tout cela alimente un ressentiment monstrueux dans la population envers les Américains.

    L’un des passages les plus lamentables : des mercenaires qui font des "cartons"en mitraillant des civils au hasard dans leur véhicule, le tout sur une musique américaine agressive à la rambo...

  • permalien Shahin :
    2 septembre 2010 @04h39   « »

    Alain Gresh :
    "Le bilan humain est terrible. Si on connaît précisément les pertes américaines (environ 4 400 tués)"

    En effet, officiellement tout au moins, 4 700 occidentaux environ, et toujours officiellement 32 000 US blessés.

    Alain Gresh :
    "D’autant que le risque est grand de voir émerger un « pouvoir autoritaire à dominante chiite »."

    Les Sunnites ne représentent qu’un tiers de la population irakienne et les Kurdes que 15%, il ne s’agirait peut être pas de l’oublier, les Chiites fortement majoritaires (65%) ont naturellement vocation à participer à la vie politique, pourquoi en serait-il autrement ? C’est le contraire comme ce fut le cas dans le passé qui serait anormal ! De plus comme vous le dites fort justement le pays est à reconstruire, l’Irak n’a pas besoin d’un régime fantoche et corrompu dans ces circonstances mais d’un régime fort et déterminé pour mener à bien cette lourde tâche.

  • permalien K. :
    2 septembre 2010 @12h54   « »

    @ Shahin,

    C’est une absurdité d’’affirmer, comme vous le faites, que la “vocation des chiites à participer à la vie politique” a comme corollaire obligatoire un « pouvoir autoritaire à dominante chiite. »

    Il est absurde, dans le contexte d’un monde arabe a très large majorité sunnite et pour ne parler que de l’aspect pragmatique, d’affirmer qu’un « pouvoir autoritaire chiite », soit le garant d’ "un régime fort et déterminé."

  • permalien sebastien :
    2 septembre 2010 @13h39   « »

    "Destruction du pays, de ses structures étatiques et administratives. Il n’existe plus d’Etat irakien qui fonctionne. Sept ans après la guerre, l’électricité arrive à peine quelques heures par jour, la production pétrolière stagne, l’administration ne fonctionne pas, les écoles et les universités sont à l’abandon, etc. Reconstruire une structure unifiée et efficace nécessitera sans doute des décennies."

    Totalement d’accord, ce qui montre que l’objectif de la guerre n’était pas lé pétrole.
    même si les USA s’emparaient de tout le pétrole irkien, cela ne couvrira pas le coût de la guerre.
    Sans compter qu’avec la guerre la production de pétrole irakien à baissée.

    La capacité totale de l’Irak est de 3,5 millions de barils par jour, pour une production effective de 2 à 2,5 millions.

    Donc pour les gains économiques, c’est raté.

  • permalien une bille :
    2 septembre 2010 @15h14   « »

    Sébastien : Totalement d’accord, ce qui montre que l’objectif de la guerre n’était pas lé pétrole.

    Votre "démonstration" semble indiquer, que comme de l’or ou des pierres précieuses, la seule possession de pétrole pourrait être une justification pour s’approprier les lieux de production.

    Si c’est le cas vous faites une erreur. Ce qui fait la richesse de l’or noir, c’est son raffinage son transport et le contrôle de son prix. Ces principes ont été édicté par Rockefeller lui ont valu sa fortune et sont toujours la règle aujourd’hui.

    Les Echos - 2. John D. Rockefeller, le créateur de l’industrie pétrolière (18/07/2006) - Archives

    Dès cette époque, trois grands principes guident son action : d’une part, disposer, sur toute la chaîne pétrolière, du stockage au raffinage, des équipements les plus performants, d’autre part contrôler strictement les coûts afin de les maintenir à un niveau inférieur à ceux des concurrents, enfin, se tenir momentanément à l’écart de la production, domaine beaucoup trop risqué à ce moment en raison de l’anarchie qui y règne. Ce sont ces quelques recettes qui vont hisser son entreprise au premier rang de l’industrie pétrolière des Etats-Unis.

    C’est sur le point du contrôle du prix que Saddam Hussein a joué sa tête :RFI - Pétrole - Le bon coup de Saddam Hussein

    C’est aussi au nom de ces trois principes que l’Iran est interdit de raffinage et qu’Ahmadinejad par ses déclarations fait monter ou descendre le prix du pétrole, mettant en danger l’indépendance de l’Iran.

    Le fait d’avoir étendu les trois principes de Rockefeller à l’uranium, fait que la volonté de l’Iran à vouloir enrichir de l’uranium en toute légalité , rend cependant la situation des Iraniens précaire.

    L’intervention en Irak était bien motivée par un besoin des USA et de leurs partenaires commerciaux de retrouver le contrôle des prix du pétrole.

  • permalien Deïr Yassin :
    2 septembre 2010 @16h19   « »

    @ Sebastien

    "Ce que montre que l’objectif de la guerre n’était pas le pétrole, même si les USA s’emparaient de tout le pétrole irakien, cela ne couvrira pas le cout de la guerre"

    écrivez vous en réponse à la description de la destruction totale de tout un pays. Par "cout de la guerre" vous faites ainsi croire que les US vont s’occuper de payer la reconstruction. Vous n’y croyez pas, j’espère. Cela, ils vont le laisser au peuple irakien pour les siècles à venir !

    Non, je ne pense pas non plus que le pétrole fut l’objectif premier. Les US n’ont pas besoin d’occuper et de détruire un pays entier pour que le pétrole coule à flots. Des dirigeants bien dociles suffisent.

    D’ailleurs, de plus en plus d’analystes politiques, notamment anglais, mais aussi américains, comme nos chers Walt & Mearsheimer, évoquent ouvertement que la guerre irakienne fut une guerre, si pas uniquement, avant tout pour les Israéliens.

    L’Irak de Saddam fut non seulement une menace pour l’hégémonie sioniste dans la région mais aussi - malgré tout ce que l’on peut dire de mal sur ce sinistre personnage - le plus grand bienfaiteur des Palestiniens dans le monde arabe.

  • permalien tomanal@yahoo.fr :
    2 septembre 2010 @16h48   « »

    Qui a dit que la guerre en Irak est simple erreur, non désolé c’est crime qualifié et avec préméditation
    J’ai toutes les peines du mondes à croire Mr BUSH avait pitié de ces pauvres Irakiens et qu’il voulait les débarrasser de dictature de Sadam Hussein il faut être idiot et imbécile pour ne pas croire qu’en réalité ils sont son dernier soucis, son premier soucis est bien leur pétrole et puis de conforter Israël -d’ailleurs source de toute instabilité dans la région et même dans le monde entier et qui donne raison d’être au terrorisme international- qui ne supporte plus entendre parler de ce pays.

  • permalien sebastien :
    2 septembre 2010 @18h00   « »

    Coût de la guerre en Irak :

    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2...

    "Selon le CRO, les coûts associés à la guerre en général pourraient se situer entre 274 et 588 milliards de dollars sur les 10 prochaines années, et les deux conflits,(Irak et Afghanistan), auront coûté au total entre 1.560 et 1.880 milliards de dollars aux Etats-Unis.

    Ce que rapporte le pétrole irakien :
    La production pétrolière du pays a représenté, en 2004, 2 millions de barils par jour contre 3 millions en 1979. En 2004 toujours, l’Irak n’a représenté que 2,6 % de la production mondiale. Ainsi, il est difficile de soutenir que les Etats-Unis voulaient à tout prix exploiter le pétrole irakien.

    L’irak produit moins que sous Saddam Hussein, donc du point de vue pétrole, il fallait laisser Sadam Husein en place.

    Pour une foi je suis plûtot du coté de Deir Yassine.

  • permalien Shahin :
    2 septembre 2010 @19h39   « »

    K. :
    2 septembre @12h54
    @ Shahin,
    C’est une absurdité d’’affirmer, comme vous le faites, que la “vocation des chiites à participer à la vie politique” a comme corollaire obligatoire un « pouvoir autoritaire à dominante chiite. » (...)

    Hum... Voici une bien curieuse forme de "logique", si je vous suis bien vous êtes en train de me dire que ce que vous avancez vous-même, et que je n’ai pas affirmé, tout le monde pourra aisément le vérifier, serait absurde... Pourquoi pas en effet ! Enfin j’imagine que ceux qui auront pris le temps de me lire attentivement, se détermineront sur ce que j’ai écrit, et non sur des propositions que l’on voudrait me prêter...

  • permalien une bille :
  • permalien Shahin :
    2 septembre 2010 @20h49   « »

    une bille :
    2 septembre @20h34
    Pour (...) et Shahin (...)

    Merci bien, mais quand Alain Gresh inclut des liens, je les lis bien évidemment avant de réagir...

  • permalien Nathan :
    2 septembre 2010 @21h20   « »

    A propos de chiites, je signale que 25 d’entre eux, des pèlerins, viennent de se faire massacrer à Lahore par la valeureuse et courageuse résistance talibane.

    Quant au pétrole, je rappelle qu’il ne se vole pas mais s’achète au prix du marché spot par les multinationales, qu’elles soient américaines, françaises ou chinoises. Vous confondez guerre et commerce.

  • permalien Shahin :
    2 septembre 2010 @21h23   « »

    En effet, mais il serait bon de savoir qui a réellement fait le coup...

  • permalien Shahin :
    2 septembre 2010 @21h31   « »

    Pour ce qui est du pétrole et de ses prix, tant qu’il y aura des caniches des occidentaux tels les brigands saouds, il sera faux de dire qu’il ne se vole pas, c’est un fait indiscutable...

  • permalien K. :
    2 septembre 2010 @21h37   « »

    Nir Rosen à Obama, après le discours de ce dernier : N’avez-vous pas la moindre décence ?

    Nir Rosen, pouvez-vous répondre à ce que le président Obama a déclaré hier soir dans son bureau ovale (..) ?

    Nir Rosen : Eh bien, j’en ai été choqué. Il a surtout parlé des soldats américains et de leurs souffrances et sacrifices, et la seule fois où il a approché le thème de la souffrance des Irakiens pendant ces sept dernières années, c’est quand il a mentionné leur résilience.

    Il a dit que les USA ont payé un prix élevé, un prix énorme. Pas aussi grand que celui que les Irakiens ont payé.

    Des centaines de milliers d’Irakiens tués. Des dizaines de milliers d’Irakiens qui ont été mis en détention par les US, leur vie ruinée pendant des années, des enfants qui ne savaient pas où étaient leurs pères. Deux millions de déplacés à l’intérieur et à l’étranger. L’Irak est un pays dévasté.

    Il a dit que nous avions persévéré parce que nous partageons une vision avec le peuple irakien. La vision de la majorité de la population irakienne a été, ces sept dernières années, que les Américains se retirent.

    Des enfants jouant avec des armes partout. Des enfants qui ont perdu des années de scolarité parce que leurs quartiers ont été fermées, parce qu’ils ont dû fuir vers la Syrie ou la Jordanie. Le niveau d’éducation en Irak s’est vraiment détérioré. C’est assez terrible. Vous avez une génération perdue ici. ..).

    ...vous parler aux enfants, et ils peuvent vous parler de manière très décontractée des différents corps morts qu’ils ont vu, des gens qui se sont fait tuer devant eux, et c’est vraiment très triste.

    Obama n’a pas fait mention de la souffrance des Irakiens. Pas du tout.

  • permalien freeman :
    3 septembre 2010 @00h55   « »

    Bonne analyse , Léon, peut être fallait il approfondir un peu plus les visées géostratégique :
    - Contenir l’essor économique chinois ou du moins le rendre plus couteux en mettant la main sur les réserves irakiennes de pétrole...
    - Contrôler les deux concurrents directs des usa à savoir l’UE et le japon... en mettant la main sur le robinet du pétrole...

    Le CRIME est clair, alors comment châtier les criminels ??
    Je me demande ou se terrent les ténors des droits de l’homme au Darfour, au Rwanda, en Yougoslavie...Mais la raison du plus fort est toujours la meilleure , non ?! et cette image de "Dealer", c’est bien dit...

  • permalien sebastien :
    3 septembre 2010 @11h41   « »

    Shaïn l’un des principaux acheteur du pétrole vénézuelien sont.... les USA.
    Le Vénézuela de l’anti Yankee Chavez sont le 3eme fournisseur de pétrole des USA, en tout cas c’était le cas en 2004, un an aprés l’invasion de l’Irak.
    Donc se ne sont pas forcément des régimes ami qui vendent leur pétrole aux USA.
    Buisnes is buisness, même Chavez, icone des anti US, le sait.
    http://www.leblogfinance.com/2006/0...

  • permalien une bille :
    3 septembre 2010 @14h05   « »

    Le PNEC Projet pour un Nouveau Siècle Européen. - Geopolintel

    « Alors que de nombreuses régions du monde offrent de grandes opportunités pétrolières, le Moyen-Orient, avec les deux tiers du pétrole mondial et au coût le plus bas, est celle où tout se joue…C’est simple : la différence la plus importante entre la Corée du Nord et l’Irak est qu’économiquement, nous n’avions tout bonnement pas le choix avec l’Irak. Ce pays nage dans un océan de pétrole. »

    Paul Wolfowitz

  • permalien Shahin :
    3 septembre 2010 @15h47   « »

    sebastien :
    3 septembre @11h41
    Shaïn l’un des principaux acheteur du pétrole vénézuelien sont.... les USA. (...)

    Et alors ?

  • permalien sebastien :
    3 septembre 2010 @17h24   « »

    Et alors buisnes is buisness.
    Pour le pétrole, les américains auraient négocié avec Saddam Hussein, comme ils le font avec Chavez.
    Saddam Hussein n’aurait pas vendu moins cher que Chavez.

    Vous achetez le pétrole au cour du marché, que ce soit au Vénézuela de Chavez, ou dans une monarchie du golf réputé pro occidentale.

  • permalien Yvan :
    4 septembre 2010 @21h07   « »

    Les troupes se sont retirées mais le combat commence :

    Séance de dédicace agitée pour Tony Blair à Dublin - LeMonde.fr

  • permalien Sakhra :
    5 septembre 2010 @11h31   « »

    Le chaos, que les Américains laissent derrière eux.
    Robert Fisk

    Ils réécrivent l’histoire maintenant. Un million d’Irakiens sont morts. Tony Blair s’en moque, ils ne figurent pas, remarquez, parmi les bénéficiaires de sa générosité. Ni d’ailleurs la plupart des soldats américains tués. Ils sont venus, ils ont vu et ils ont perdu. Mais, maintenant, ils disent qu’ils ont gagné. Comme les Arabes, survivant avec six heures d’électricité par jour dans un pays désolé doivent espérer d’autres victoires comme celle-là  !

    http://www.michelcollon.info/Le-fle...

  • permalien Yvan :
    6 septembre 2010 @18h20   « »
  • permalien Yvan :
  • permalien Yvan :
    9 septembre 2010 @07h19   « »

    Au Quai d’Orsay, il n’ y a pas que son "locataire," il y a aussi les diplomates, en particulier l’ambassadeur de France en Irak, Boris Boillon.

    interview de l’ambassadeur du pays de Candide...

    LE FIGARO. - Les Américains quittent l’Irak. Est-ce une bonne nouvelle ?

    Boris BOILLON. - Oui, pour plusieurs raisons. D’abord, le respect d’un accord passé entre Américains et Irakiens prouve que les choses se passent comme on l’avait prévu.

    de La Palisse...

    Ensuite parce que le départ des soldats américains prive les terroristes de leur principal argument, l’occupation étrangère.

    de Tartuffe...

    Il faut absolument, quand on parle de l’Irak, raisonner sans idéologie. L’Irak est le vrai laboratoire de la démocratie dans le monde arabe. C’est là que se joue l’avenir de la démocratie dans la région. Potentiellement, l’Irak peut devenir un modèle politique pour ses voisins. Et, qu’on le veuille ou non, tout cela a été obtenu grâce à l’intervention américaine de 2003. Maintenant, le jeu en valait-il la chandelle ? C’est aux Irakiens de répondre.

    ... et Achille Zavata.

    Nous assistons aujourd’hui en Irak à une lutte non violente pour l’accès au pouvoir politique… Le blocage est lié à des questions de personnes et non pas à des différences confessionnelles.

    L’absence d’émergence d’un consensus autour d’un chef de gouvernement prouve que le jeu politique se déroule uniquement en Irak et qu’aucun pays voisin n’est en mesure d’imposer son choix sur la politique irakienne.

    Même si c’est enfoncer une porte ouverte, il faut redire que les dernières élections ont constitué une victoire pour la démocratie. Il n’y a pas tant d’autres pays dans la région où les résultats ne sont pas connus avant le vote…

    Le blog de Gilles Munier -

  • permalien K. :
    9 septembre 2010 @10h45   « »

    - Obama a choisi le Pentagone, soit les auteurs des malheurs du “Grand Moyen-Orient” en général et du crime contre l’Irak en particulier, pour commémorer le neuvième anniversaire du 9/11.

    - Jason Ditz est le seul à ma connaissance à avoir attiré l’attention sur les extraordinaires paroles de l’amiral US Michael Mullen : La dette publique US n’est une menace pour le pays que parce qu’elle pourrait empêcher les guerres US à l’étranger.

  • permalien K. :
    13 septembre 2010 @00h01   « »

    Nouvelles de Yahoo :

    L’Iraq a tranquillement accepté de payer 400 millions de dollars à des citoyens américains qui affirment avoir été torturés ou traumatisés par le régime de Saddam Hussein.

    Du New York Times :

    Une cour d’appel fédérale a jugé mercredi que les anciens détenus de la CIA ne pouvaient pas poursuivre leurs bourreaux pour torture dans des prisons à l’étranger, car un tel procès pourrait révéler des informations secrètes du gouvernement ..

    Ainsi, le gouvernement irakien en faillite est forcé de payer pour les péchés d’un ancien gouvernement, dans lesquels il n’a joué aucun rôle, tandis que le gouvernement des États-Unis, qui est responsable de la violence subie par de nombreuses victimes irakiennes, demeure à l’abri de tout blame.

    Glenn Greenwald dans “Salon” déplore la [saloperie du procédé].

  • permalien florent :
    16 septembre 2010 @10h06   « »

    "Personne n’affirme plus que les Etats-Unis ont gagné la guerre en Irak..."
    Oui, ça c’est sûr !
    Malgré toute leur superbe et leur arrogance, bonjour le fiasco !
    Pauvres hommes guerroyants...

  • permalien K. :
    26 septembre 2010 @13h19   « »

    26/09/2010 :

    Des documents déclassifiés et publiés par un institut américain indépendant montrent comment la guerre en Irak a été planifiée dès l’arrivée au pouvoir de George W. Bush, et comment Donald Rumsfeld s’est minutieusement attaché à récolter tous les prétextes possibles à une invasion

    Les documents officiels ont été déclassifiés cette semaine et publiés par le National Security Archive, un institut de recherche indépendant.

    Cette ouverture au public a été obtenue grâce à une requête au nom de la liberté d’information (Freedom of Information Request). La période visée, contrairement aux usages en matière de déclassification de documents confidentiels, est des plus récentes : il s’agit tout simplement de celle qui couvre la préparation par l’administration Bush de la guerre en Irak, (..).

    Et ces documents confirment que l’équipe Bush s’est attelée, dès son entrée à la Maison Blanche, à trouver comment justifier une guerre en Irak.

    L’administration américaine a déjà reconnu, par le passé, que le régime de Saddam Hussein n’avait joué aucun rôle dans les attentats du 11-Septembre. Mais les documents publiés cette semaine vont plus loin : ils montrent comment, quelques heures à peine après les attentats, le secrétaire à la Défense d’alors, Donald Rumsfeld, a évoqué une attaque de l’Irak...

    Il faut aussi, encore une fois, rappeler le rôle du lobby “pro-Israël dans le déclenchement de cette guerre :

    The memo clearly was developed in close consultation with deputy secretary of defense Paul Wolfowitz and his subordinate Douglas Feith, both of them part of the Israel Lobby in the Bush administration, whose obsession with Iraq derived from their right-Zionist commitments.

    Alors qu’il s’agit de ce que le Tribunal de Nuremberg (un.org/icc/crimes.htm) avait qualifié de “guerre d’agression” (traduit par wsws.org/francais/News/2010/jan2010/iraq-j05.shtml) :

    Commencer une guerre d’agression, par conséquent, n’est pas seulement un crime international, c’est le crime international suprême, différent des autres crimes de guerre en ce qu’il comporte en lui-même le mal accumulé du tout.

  • permalien K. :
    30 septembre 2010 @22h31   « »

    Le Pentagone “propose” au gouvernement irakien d’acheter des armes US pour une valeur de 4,2 Milliards de dollars US.

  • permalien K. :
    8 octobre 2010 @22h13   « »

    David Bacon :

    L’impasse politique à Bagdad, qui a empêché la formation d’un gouvernement irakien plus de six mois après les élections législatives en Mars, n’a pas empêché l’administration de Nouri Kamal al-Maliki d’ouvrir les champs pétrolifères du sud à des sociétés géantes dans le monde.

    Cela n’a pas non plus empêché l’ambassade américaine et le département du Commerce de relancer le programme de l’ère Bush de vente des actifs publics du pays à des acheteurs privés.

    Et parce que les syndicats irakiens ont organisé l’opposition à la privatisation depuis le début de l’occupation, l’administration Maliki applique furieusement l’interdiction de Saddam Hussein des syndicats du secteur public [« les syndicats sont les plus importantes organisations multiconfessionnlles d’Irak »].

    Les États-Unis peuvent avoir retiré leurs brigades de combat [décidément...], mais ils ne quittent pas l’Irak. Et tandis que Washington peut avoir réduit ses rêves de construction d’une nation [à mon avis l’auteur se trompe, le “nation-building” ce n’est justement rien d’autre que cette ...chose], ils n’ont pas renoncé à un aspect essentiel de l’agenda économique derrière ce projet : encourager les investissements des entreprises en sacrifiant les droits des travailleurs irakiens.

  • permalien K. :
    24 octobre 2010 @00h23   « »

    Les derniers wikileaks « prouvent une grande partie de ce qui n’était auparavant que soupçonné mais jamais admis » écrit Patrick Cockburn dans le quotidien britannique “Independent” d’aujourd’hui.

    Rappel : les yankees avaient formé à partir de 2004 des “troupes spéciales” irakiennes chargées de “lutter contre l’insurrection.” Cela personne ne le discute, c’était officiel.

    Ce que les derniers wikileaks prouvent, c’est que les yankees étaient parfaitement au courant que les escadrons de la mort irakiens chiites qui exécutaient des Irakiens sunnites après les avoir torturé étaient en fait des membres de ces “troupes spéciales” même.

    Le fait que ces “troupes spéciales” forméees par les yankees étaient à l’origine de ces escadrons était d’ailleurs déja connu à l’époque, comme rapporté par le WAPO en 2005 (après le “New York Times” et le “Los Angeles Times” dans la même année), mais les yankees disaient ne pas être au courant et le criminel de guerre Rumsfeldt affirmait même qu’il s’agissait d’affirmations gratuites.

    Comme le disait déjà Ali al-Fadhily de IPS en 2007, les yankees ont donc renouvellé en Irak l’expérience hondurienne, quand « "des unités spéciales du renseignement" formées par la CIA, mieux connues comme "les escadrons de la mort" et composées d’unités de l’armée hondurienne, ont enlevé, torturé et tué des milliers de gens présumés soutenir les guérillas de gauche. »

    Comme par hasard celui qui a formé les “troupes spéciales” irakiennes, le Colonel James Steele, « avait été le commandant du groupe des conseillers militaires américains au Salvador de 1984 à 1986 », tandis que l’ambassadeur US en Irak en 2004, 2005, John Negroponte, avait été l’ambassadeur américain du... Honduras de 1981 à 1985 et « avait été accusé de violations étendues des droits humains par la Commission des Droits Humains de l’Honduras en 1994. »

  • permalien K. :
    24 octobre 2010 @00h33   « »

    Il faut rappeler aussi comment les yankees avaient réussi à diviser les deux principales confessions d’Irak.

    En écartant et en humiliant les soldats et les dirigeants de l’armée irakienne nos chefs, en effet, ont fait beaucoup pour favoriser l’insurrection. En assurant bien trop peu de troupes pour sécuriser les énormes dépôts d’armes de Saddam ils l’ont armée. En apportant un trop petit nombre de troupes pour assurer l’ordre ils ont favorisé l’énorme violence et la désintégration sociale qui ont fourni à l’insurrection un sol si fertile.

    En purgeant gaiement des dizaines de milliers de personnes de l’élite Baasiste du pays, quelles que soient leurs responsabilités, et en établissant une occupation américaine musclée et inepte sans « visage irakien, » ils ont créé un ressentiment croissant parmi les Irakiens qui a stimulé l’insurrection et a encouragé les gens à l’abriter.

    Et en fournissant trop peu de troupes pour sécuriser les frontières d’Irak ils ont aidé cette insurrection à se renforcer d’un nombre sans fin d’extrémistes islamiques sunnites des états voisins. C’était avant tout la stratégie des Islamistes étrangers de favoriser leur cause de jihadistes en provoquant une guerre civile sectaire en Irak ; en n’empêchant pas leurs attaques et en ne protègeant pas les Chiites qui sont devenu leurs cibles, les chefs Américains leur ont permis de réussir.

    Voir : Mark Danner, dans le NEW YORK REVIEW OF BOOKS, VOLUME 53, NUMERO 20 • 21 DECEMBRE 2006.

  • permalien
    2 novembre 2010 @12h21   « »

    « Burn pit » = “Fosse de Brûlage”.

    Les Fosses de Brûlage : l’Agent Orange des guerres dIrak et d’Afganistan.

  • permalien K. :
    16 novembre 2010 @01h11   « »

    William Dalrymple :

    La croisade yankee en Irak pourrait conduire au départ des Chrétiens qui s’y trouvent, alors qu’ils étaient restés sur place après les conquêtes arabes, Mongoles et Ottomanes.

  • permalien K. :
    28 décembre 2010 @12h01   « »

    “Exceptionnalisme” US :

    Joy Gordon, responsable US des conséquences humaines des sanctions contre l’Irak :

    La semaine dernière, le Conseil de sécurité a voté la levée des sanctions qu’il avait imposé à l’Irak il y a 20 ans. Le Vice-président Joe Biden a salué l’occasion comme "la fin des lourds stigmates de l’époque sombre de Saddam Hussein."

    Ce qu’il n’a pas dit est que les sanctions étaient plus que lourdes. Ils ont entraîné une crise humanitaire qui a entraîné la mort de centaines de milliers d’enfants, et l’effondrement de tous les systèmes nécessaires à une vie humaine dans une société moderne. Et il n’a certainement pas mentionné que parmi toutes les nations du Conseil de sécurité, ce sont les États-Unis - et les États-Unis seuls - qui ont œuvré pour faire en sorte que ces dommages humains soient massifs et aveugles.

    Tout cela a eu lieu au sein d’un obscur comité du Conseil de sécurité, appelé le Comité 661. Peu ont en entendu parler.

    C’était un comité qui se réunissait à huis clos, et n’a jamais rendu ses documents publics. En son sein, les États-Unis avaient un rôle unique. Alors que la situation humanitaire se détériorait en Irak, le soutien en faveur des sanctions avait commencé à s’éroder au Conseil de sécurité. Alors que les autres membres du Conseil visaient à permettre l’entrée des produits de base en Irak, les Etats-Unis leur ont opposé leur veto.

    Pendant les huit premiers mois des sanctions, les États-Unis ne permettront même pas que l’Irak importe des vivres. Une fois que le comité a décidé de permettre la nourriture, les États-Unis se sont opposés aux camions nécessaires pour acheminer les vivres et autres marchandises, ainsi que le matériel d’irrigation nécessaire à l’agriculture.

    ...

  • permalien K. :
    2 janvier 2011 @23h22   « »

    Conséquences sanitaires de la mission civilisatrice US en Irak.

    Int. J. Environ. Res. Public Health 2011, 8, 89-96.

  • permalien K. :
    1er mars 2011 @22h19   « »

    La partie manquante de l’histoire telle que rapportée par “Le Monde”, est qu’un des sous-titres de l’article du “Guardian” auquel fait référence le journal français est proprement scandaleux : « Comment les Etats-Unis ont été dupés... », quand ce sont les Etats-Unis qui ont dupé le monde pour mieux pouvoir semer l’enfer et la désolation au Moyen-orient.

    Mais “Le Monde” ne représente-t-il pas la même engeance que le “Guardian” ?

    ..les médias ne peuvent remplir la fonction de chien de garde du pouvoir, parce qu’en fait, c’est le pouvoir. C’est le pouvoir de l’élite mondialisée pour contrôler et limiter les horizons idéologiques et imaginatifs des lecteurs des médias et des téléspectateurs. Il le fait pour s’assurer que les intérêts impériaux, qui sont synonymes de ceux des corporations, ne sont pas menacés.

  • permalien K. :
    15 juillet 2011 @18h41   « »

    Deux infos apparemment contradictoires :

    Maliki aurait dit que les troupes US peuvent (doivent) rester au-dela de 2011.
    http://www.bloomberg.com/news/2011-...

    Son parti dit qu’il n’y a aucune raison de changer les accords.
    http://www.upi.com/Top_News/Special...

  • permalien K. :
    6 août 2011 @01h10   « »

    - De la corruption comme "culture" mondiale.

    - Il doit aussi y avoir de la corruption pour que les yankees se sentent assez forts pour demander aussi tranquillement un permis légal de tuer :

    Les troupes américaines ont besoin d’une immunité pour rester en Irak.

    - En effet, le dictateur Maliki et ses sbires vont prolonger la présence militaire yankee en Irak.

  • permalien K. :
    6 août 2011 @10h11   « »

    Les troupes "non-combattantes" yankees continuent à tuer des civils en Irak.

    Et la chose semble tellement leur plaire qu’ils ne publient pas les résultats de leurs propres sondages qui prouvent que la majorité de la population irakienne souhaite leur départ :

    Public remarks by Moktada al-Sadr, the anti-American Shiite cleric whose Sadrist movement is politically powerful, that he would reconstitute his militia if the Americans stay has in some ways masked a deeper anti-American sentiment that courses through Iraqi life, Sunni and Shiites alike. While the debate has sometimes been framed as the Sadrists being the sole voice against a continued United States troop presence, American diplomats, citing polls that aren’t public, say the majority of Iraqis have a negative view of the American role in Iraq.

  • permalien K. :
    15 septembre 2011 @15h20   « »

    Dans cet article de Jim Lobe, le débat est limité : il n’est question ni des "forces spéciales" de la CIA qui devraient demeurer sur place, ni des milliers de miliciens mercenaires qui seront chargés de protéger l’ambassade US, mais seulement du nombre des troupes régulières US devant rester sur place.

    Extrait :

    Michael O’Hanlon un collègue de Pollack à la Brookings a également souligné [comme Pollack] que, en l’absence d’une force étatsunienne plus importante, la guerre civile confessionnelle entre sunnites et chiites pourrait se rallumer, tandis que les tensions latentes sur les ambitions kurdes dans et autour de la multi-ethnique Kirkouk pourrait facilement déclencher un nouveau conflit.

    Tout en convenant avec l’évaluation de O’Hanlon sur le fait que la situation politique en Irak s’est en effet déplacée vers la mauvaise direction, Paul Pillar, un ancien analyste de la CIA sur le Moyen-Orient qui enseigne à l’Université de Georgetown, a cepnedant fait valoir sur son blog du site "National Interest" que la conclusion de O’Hanlon était viciée et que "l’imposition par l’extérieur d’une sécurité accrue" avait échoué à faire progresser la réconciliation nationale.

    "Dans la mesure où la situation politique régresse, la corrélation est négative", selon Pillar, qui a dirigé une étude bien connue avant l’invasion en Irak qui prédisait la guerre civile et d’insurrection. "Joignez bout a bout ces observations sur les tendances actuelles en Irak et la conclusion devrait être claire : parce que l’effort de sécurité mené par les US ne mène en rien vers la réconciliation politique et la stabilité de l’Irak, l’échéance de la fin de l’année pour l’extraction de troupes américaines d’Irak doit être observée, sauf peut-être pour le personnel de quelques 3000 personnes que l’administration Obama envisage d’y maintenir dans un rôle qui est essentiellement de formation," a écrit Pillar.

  • permalien Lou :
    28 octobre 2011 @15h45   « »

    Irak : les enfants sacrifiés de Falluja (document).

    La ville de Falluja, à l’ouest de Bagdad, présente une triste particularité depuis quelques années : un enfant sur cinq y nait avec une malformation physique. Les médecins locaux sont incapables d’expliquer ce phénomène, qu’ils constatent chaque jour dans les maternités. La cause de ces maladies serait liée à la guerre.

    En 2004, à Falluja, une bataille particulièrement meurtrière a opposé pendant plusieurs mois 2.000 rebelles irakiens à 15.000 soldats de la coalition. L’armée américaine aurait alors utilisé des armes interdites en zone habitée (bombes au phosphore blanc et à l’uranium appauvri), voire des matériels secrets en cours d’expérimentation. Aujourd’hui, des irakiens, des ONG et même d’anciens G.I.’s dénoncent le scandale.

    Pour Spécial Investigation diffusé sur Canal+ le lundi 31 octobre à 22h45 sur Canal+, Feurat Alani est allé enquêter sur place. Il a rencontré des enfants, leurs parents, leurs médecins et les experts internationaux qui tentent de percer le mystérieux secret de Falluja.

  • permalien K. :
    16 décembre 2011 @08h17   « »

    L’insoutenable obscénité yankee.

    US defence chief : Iraq war was worth the blood and money

    http://www.thenational.ae/news/worl...

  • permalien K. :
    16 décembre 2011 @08h34   « »

    80 milliards de dollars US par an pendant 50 ans aux anciens combattants US d’Irak.

    http://www.marketwatch.com/story/ir...

  • permalien K. :
    17 décembre 2011 @13h37   « »

    Noam Chomsky :

    In Iraq, they’re still building military bases even though there is rhetoric about leaving the country. [ ??]

    This is a global program of world militarization, essentially tracing back to headquarters in Washington

  • permalien K. :
    17 décembre 2011 @18h03   « »

    Mme Yanar Mohamad, présidente de l’"Organisation pour la liberté des femmes" irakienne, offusquée par l’obscénité yankee :

    les Irakiennes sont les plus grandes perdantes de l’intervention yankee.

    "The women are the biggest loser in all of this."

    http://www.democracynow.org/2011/12...

  • permalien K. :
    5 janvier 2012 @14h56   « »

    Les yankees approuvent toujours tout ce qui peut semer l’enfer et la désolation :

    The U.S. ambassador to Iraq said that an investigation into allegations against Iraq’s vice president appears to be proceeding fairly despite claims that Prime Minister Nouri al-Maliki is pursuing a political vendetta against a rival.

  • permalien K. :
    8 janvier 2012 @17h03   « »

    Pauvre Irak !

    Coincée entre un nouveau dictateur, Al-Maliki, peut-être pire encore que son prédécesseur, et ses opposants appuyés par les Saoud du parti "Iraqiyya" qui appellent les yankees, ceux-là mêmes qui sont la cause du catastrophique état du pays, à ré-intervenir « pour sauver le pays » de Maliki « le sectaire, » en avançant comme argument la collaboration actuelle de ce dernier avec « des chiites [sic] qui ont tué des soldats américains [sic] »...

    Mr. Maliki is welcoming into the political process the Iranian-sponsored Shiite militia group Asaib Ahl al-Haq, whose leaders kidnapped and killed five American soldiers and murdered four British hostages in 2007.

    http://english.al-akhbar.com/conten...

  • permalien K. :
    9 janvier 2012 @00h46   « »

    Le “backward” yankee correspond au temps de Mathusalem quand il s’agit de poursuivre de leur vengeance leurs ennemis, et à l’instant actuel moins quelques fractions de secondes quand il s’agit d’effacer d’un trait de plume leurs propres ignominies.

    Ainsi les yankees, très récents tueurs de centaines de milliers de civils et ignobles tortionnaires de Guantanamo, peuvent légitimement s’indigner du traitement (ignoble) des prisonniers par Maliki.

  • permalien K. :
    20 janvier 2012 @23h52   « »

    Reidar Visser, sur l’ex ambassadeur yankee en Irak Christopher Hill, un spécialiste en fitna qui veut jouer au spécialiste en anthropologie.

    Ayant apparemment réalisé l’échec de sa tentative précédente à expliquer que tout cela est la faute des Irakiens, Hill informe maintenant que le vraiment, vraiment profond conflit sectaire en Irak est enraciné dans les régions rurales du pays.

    Selon Hill, nous autres mortels analystes de l’Irak qui nous concentrons sur la politique de Bagdad (« biais urbain ») sommes incapables de voir la grande image parce que nous ne sommes pas au courant des connaissances rustiques uniques de l’ambassadeur.

    Oubliez Bagdad et sa coexistence artificielle entre les confessions, mais considérez plutôt la campagne : "les voyages en dehors de la capitale vers la province d’Anbar à majorité sunnite ou le sud de l’Irak contrôlé par les chiites révèlent un pays souvent beaucoup plus axé sur, et animée par, le fossé entre sunnites et chiites . Et ce phénomène n’a pas commencé avec l’invasion américaine. Il a une histoire longue de mille ans."

    Il est difficile de savoir par où commencer. Par exemple, Hill avait-il connaissance de l’épisode récent de Dhi Qar, où un soldat sunnite, Nazhan al-Jibbouri, a sacrifié sa vie pour arrêter un terroriste en train d’attaquer des cibles à majorité chiite ce qui a eu pour effet immédiat des rues et des nouveau-nés chiites nommés a son nom ?

    Peut-être que ce n’était pas assez rural. Eloignons nous des distorsions du réel urbain d’Irak et essayons d’atteindre la pureté rurale que Hill a sans doute rencontré, dénuée bien sûr de toute présence éventuelle d’éléments de sécurité américains ou autres distractions d’origine non irakienne.

    L’Ambassadeur Hill a-t-il consulté certains des meilleurs matériaux anthropologiques sur l’Irak comme "Marsh Dwellers of the Euphrates Delta" de S.M. al-Salim (1962) relatif à Chubayish (entre Bassorah et Dhi Qar) ou "Shaikh and Effendi" de R.A. Fernea (1970) relatif à Daghara au milieu de l’Euphrate ? Il n’est vraiment pas beaucoup question de conflit sectaire dans ces volumes.

    Mais peut-être les années 1970 ont-elles été exceptionnelles. Peut-être que les années 1960 ont été exceptionnelles aussi. Peut-être que la période monarchique généralement pacifique et les époques ottomane tardives ont été exceptionnelles aussi ? Si l’ambassadeur est tellement sûr des "antécédents de mille ans" de problèmes sectaires, pourquoi ne nous fait-il pas au moins la faveur d’énumérer quelques exemples historique empiriques des conflits sectaires sanglants en Irak, disons entre 1650 et 1970, pour appuyer ses propres impressions ?

    ...

  • permalien K. :
    24 janvier 2012 @19h03   « »

    Comme toujours avec les yankees, « il est difficile de savoir par où commencer. »

    Par le titre de l’article qui peut laisser penser qu’on a affaire à un héros de guerre plutot qu’à un minable qui tire sur des personnes désarmées ?

    Par l’invraisemblable "plea bargain" yanko-yankee dans lequel les familles de victimes n’ont pas leur mot à dire ?

    Par la décontraction du minable en question que l’on voit sur la photo ?

    Par la sentence ?

    Prosecutors [sic] and defense attorneys in the court-martial of Staff Sgt. Frank Wuterich, accused in the killing of 24 unarmed Iraqis in 2005, announced an agreement Monday to settle the case.

    http://latimesblogs.latimes.com/lan...

  • permalien K. :
    24 janvier 2012 @20h00   « »

    La réalité yankee et la réalité :

    « L’Irak retombe rapidement dans l’autoritarisme, avec des forces de sécurité qui maltraitent les manifestants, harcèlent les journalistes et torturent les détenus », déclare Sarah Leah Whitson, responsable de Human Rights Watch pour le Moyen-Orient. « Malgré les assurances du gouvernement américain, affirmant qu’il avait aidé à la création une démocratie stable, en réalité, il laisse derrière lui un État policier naissant. »

  • permalien K. :
    7 février 2012 @20h39   « »

    L’anthropologue étasunien Hugh Gusterson dans le site "Bulletin of the atomic scientits", 2/2/2012,

    D’un des meilleurs au Moyen-Orient, le système universitaire irakien est devenu l’un des pires en l’espace de seulement 20 ans.

    Cet acte extraordinaire de destruction des institutions a été largement accompli par les dirigeants américains qui nous ont dit que l’invasion américaine de l’Irak apporterait la modernité, le développement et les droits des femmes.

    Au lieu de cela, comme le politologue Mark Duffield l’a observé, il a en partie dé-modernisé ce pays-.

    Comme le dit John Tirman, l’échec de l’Amérique à reconnaître la souffrance que l’occupation a semé en Irak "est une faute morale ainsi qu’une erreur stratégique."

    L’Irak représente une tache aveugle dans notre conversation nationale, (..) qui empêche l’évaluation rationnelle de l’intervention étrangère.

  • permalien K. :
    22 février 2012 @17h55   « »

    La Volonté de Dieu serait donc de mettre en place des clones des yankees aux quatre coins et mille recoins de la terre.

    http://www.jadaliyya.com/pages/inde...

  • permalien K. :
    26 février 2012 @22h48   « »

    Moqtada al-Sadr : Nouri al-Maliki est un dictateur.

    http://ap.stripes.com/dynamic/stori...

  • permalien K. :
    18 avril 2012 @20h52   « »

    IPS News, 13/04/2012

    Selon une étude publiée par le journal [médical] suisse "International Journal of Environmental Research and Public Health" en juillet 2010, "l’augmentation du taux de cancer, de leucémie et de mortalité infantile et de perturbation du sexe-ratio normal des naissances humaines à Falloujah, est significativement plus grande que celle rapportée chez les survivants de la bombe-A de Hiroshima et Nagasaki en 1945."

  • permalien K. :
    20 avril 2012 @19h53   « »

    « Les enfants irakiens se prostituent pour nourrir leur famille »

    http://www.middle-east-online.com/e...

  • permalien K. :
    27 avril 2012 @22h06   « »

    Robert Fisk : The Children of Fallujah - the hospital of horrors

    http://www.independent.co.uk/opinio...

  • permalien K. :
    4 septembre 2012 @00h50   « »

    “Mauvais dictateur, bon dictateur.”

    http://www.guardian.co.uk/commentis...

  • permalien K. :
    10 septembre 2012 @08h56   « »

    C’est au-delà des mots...

    Rapport de la CIA récemment déclassifié : Pourquoi avons-nous cru faussement que Saddam Hussein avait des ADM ? Parce qu’il se vantait d’en avoir...

    Le plus psychédélique est que, alors même que le plus nullissime des experts aurait évoqué le flacon de Powell à l’ONU, il y en a pour relayer la chose, comme Mark Thompson, l’"expert" de "securite nationale" de "Time Magazine"...

  • permalien K. :
    1er octobre 2012 @19h32   « »

    Pas d’eau, pas d’électricité, systèmes éducatif et sanitaire effondrés, insécurité permanente, mais le pétrole coule à flot et l’équivalent de l’École militaire des Amériques, lieu de formation par les yankees de dictateurs massacreurs de leur propre population, est construit.

    Leadershit.

  • permalien K. :
    14 octobre 2012 @20h15   « »

    Jamais le "New York Times", le "Washington Post", "Le Monde" etc n’en parlent.

    Sachant que les “bons crimes”, les crimes des dirigeants occidentaux, n’ont strictement rien à envier, pour dire le moins, aux pires crimes des dirigeants arabes, qui peut alors vraiment croire que le "New York Times", le "Washington Post", "Le Monde" parlent (tous les jours) des crimes de (certains et pas d’autres) dirigeants arabes contre leur propre population parce qu’ils se soucient de l’Arabe lambda ?

    There is "compelling evidence" to link the increased numbers of defects and miscarriages to military assaults, says Mozhgan Savabieasfahani, one of the lead authors of the report and an environmental toxicologist at the University of Michigan’s School of Public Health. Similar defects have been found among children born in Basra after British troops invaded, according to the new research.

    Il existe "des preuves irréfutables" permettant de lier l’augmentation du nombre de malformations et de fausses couches aux assauts militaires, dit Mozhgan Savabieasfahani, l’un des principaux auteurs du rapport et toxicologue de l’environnement au Département de santé publique de l’Université du Michigan.

    Des malformations similaires ont été observées parmi les enfants nés à Bassora après l’invasion des troupes britanniques, selon la nouvelle recherche.

  • permalien K. :
    17 octobre 2012 @23h08   « »

    Travailler dans l’armée yankee est un facteur de risque indépendant de cancer du sein nous dit-on.

    Ce qu’on ne nous dit pas c’est qu’être une femme “libérée” par la même armée est un facteur de risque bien plus grand.

  • permalien K. :
    21 octobre 2012 @00h51   « »

    Robert Koehler :

    Jusqu’à quel point doit être mauvais le crime de guerre avant que ceux qui la mènent ne cessent et s’abstiennent, de leur propre gré ou par déférence à l’indignation mondiale ?

  • permalien K. :
    31 octobre 2012 @09h43   « »

    La cupidité Yankee se répercute jusqu’aux nouveaux-nés.
    http://blog.foreignpolicy.com/posts...

  • permalien K. :
    25 avril @23h33   « »

    http://www.irinnews.org/photo/Downl...

    http://www.irinnews.org/photo/Downl...

    La [répartition] de la population de la capitale irakienne Bagdad en 2003, avant l’invasion américaine, et en 2007, près de deux ans après les violences religieuses .

    Source : http://www.irinnews.org/fr/Report/97919

  • permalien K. :
    25 avril @23h34   « »

    Si quelqu’un pouvait faire apparaître les 2 images je lui en serais reconnaissant.

  • permalien Sakhra :
    26 avril @01h27   « »

  • permalien Sakhra :
    26 avril @01h29   « »

  • permalien Sakhra :
    26 avril @01h32   «

    @K,

    Ci-dessus, les cartes démographiques de l’Irak en 2003 et 2013,dont parle l’article que vous avez posté.

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