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Les Palestiniens dans l’« antichambre de l’Histoire »

mardi 14 septembre 2010, par Alain Gresh

Dans un nouvel essai (De quoi la Palestine est-elle le nom ?, Les Liens qui libèrent, Paris, septembre 2010), j’essaie d’inscrire le conflit dans un ensemble plus vaste et d’expliquer pourquoi la Palestine est devenue une cause universelle, notamment parce qu’elle se situe sur la ligne de faille entre le Nord et le Sud, l’Orient et l’Occident, à un moment où l’on assiste à un basculement du monde. L’affirmation de la Chine, de l’Inde, du Brésil, de l’Afrique du Sud marque la fin de deux siècles de domination occidentale et tourne la page de l’entreprise colonialiste. Le chapitre ci-dessous explique quelle fut la vision dominante de l’Histoire durant plus d’un siècle et pourquoi l’Histoire du monde reste souvent racontée du point de vue du Nord.

Où l’on comprend pourquoi certains peuples doivent patienter dans la « salle d’attente de l’Histoire »

« Les forces qui font aboutir le projet grandiose du bonheur parfait ne tiennent nullement compte de la souffrance d’ordre secondaire, et exterminent ces sections de l’humanité qui leur barrent le passage. (…) Qu’il soit être humain ou brut, l’obstacle doit être éliminé. »
(Herbert Spencer, philosophe anglais, 1850).

Il a ce sourire presque débonnaire qu’il affichait déjà sur la couverture du magazine américain Life, le 8 novembre 1943, la même barbichette, le même regard franc. Il s’est dépouillé de son uniforme militaire : la guerre est gagnée et il faut préparer la paix. Il a déjà participé à la création la Société des Nations (SDN) en 1919. En ce 25 juin 1945, à l’opéra de San Francisco, aux côtés de représentants de cinquante et un pays, il lit avec émotion le préambule de la Charte des Nations unies, un texte qu’il a largement contribué à rédiger et qui fonde le monde de demain, un monde plus juste et sans guerre :

« Résolus
- A préserver les générations futures du fléau de la guerre qui deux fois en l’espace d’une vie humaine a infligé à l’humanité d’indicibles souffrances,
- A proclamer à nouveau notre foi dans les droits fondamentaux de l’homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l’égalité de droits des hommes et des femmes, ainsi que des nations, grandes et petites,
- A créer les conditions nécessaires au maintien de la justice et du respect des obligations nées des traités et autres sources du droit international,
- A favoriser le progrès social et instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande,
Et à ces fins
- A pratiquer la tolérance, à vivre en paix l’un avec l’autre dans un esprit de bon voisinage,
- A unir nos forces pour maintenir la paix et la sécurité internationales,
- A accepter des principes et instituer des méthodes garantissant qu’il ne sera pas fait usage de la force des armes, sauf dans l’intérêt commun,
- A recourir aux institutions internationales pour favoriser le progrès économique et social de tous les peuples,

Avons décidé d’associer nos efforts pour réaliser ces desseins. »

Transportés par ces sublimes paroles, trois mille auditeurs se lèvent et applaudissent l’acte de naissance d’une ère nouvelle, débarrassée du nazisme, du fascisme, du racisme. Seul l’un d’entre eux, sceptique, reste assis, en retrait. Le Dr William E. B. Dubois, un écrivain noir américain considéré comme le père du panafricanisme, raconte :

« J’ai entendu Jan Smuts plaider pour le préambule de la Charte des Nations unies. C’était un paradoxe étonnant. Le “panafricanisme” qu’il représente est l’union des maîtres blancs du Kenya, de la Rhodésie et de l’Union sud-africaine, une union pour diriger le continent africain dans les intérêts des investisseurs blancs et des exploiteurs. »

Car l’homme qui lit l’appel « à pratiquer la tolérance, à vivre en paix l’un avec l’autre dans un esprit de bon voisinage », n’est autre que Jan Smuts, le premier ministre de l’Afrique du Sud, un pays où sévit la ségrégation raciale. Il s’est distingué par sa répression brutale des tentatives d’émancipation de la majorité noire à laquelle les droits politiques et sociaux sont refusés. Smuts avait néanmoins choisi le bon camp durant la Seconde Guerre mondiale, celui de l’alliance avec le Royaume-Uni.

S’il est un événement emblématique du XXe siècle, c’est bien la guerre de 1939-1945. Par le nombre de pays concernés et par la diversité des théâtres d’opération, de l’Afrique du Nord au Caucase, du Pacifique aux Balkans, elle peut, bien davantage que celle de 1914-1918, être qualifiée de « mondiale ». Elle continue, à juste titre, de symboliser dans notre monde occidental, même pour les générations qui ne l’ont pas vécue, la lutte titanesque entre « le Bien et le Mal », le combat contre la Barbarie. Pourtant, ce bras de fer, vu du côté des pays colonisés, donc à travers le prisme d’une expérience distincte, ne pouvait être ressenti de la même façon. Aujourd’hui encore, cette guerre n’a pas, pour les ex-colonisés, le statut de référence obligée qui est celle du discours occidental. Tentons de comprendre pourquoi.

Secrétaire général du Parti communiste sud-africain, Joe Slovo (1926-1995), premier Blanc élu à la direction du Congrès national africain (ANC) et l’un des principaux architectes de la transition pacifique vers l’après-apartheid, rapporte dans ses Mémoires inachevées, comment son parti, jusque-là neutraliste, décida de s’engager contre l’Allemagne nazie au lendemain de l’attaque contre l’Union soviétique, le 22 juin 1941 :

« Ce tournant fut difficile. Comment expliquer à un Noir de faire la paix avec Smuts – le boucher de Bulhoek et de Bondelswarts [1] ? Pour un membre ordinaire de la majorité noire ne disposant ni de droits ni de la possibilité de voter, l’appel du régime à “sauver la civilisation et la démocratie” a dû paraître comme une cruelle parodie. Et se battre avec quoi ? Un homme noir n’était pas autorisé à porter des armes. S’il voulait servir la démocratie, son seul choix était de devenir le serviteur d’un soldat blanc. L’entrée en guerre du Japon aux côtés de Hitler avait donné un slogan aux racistes blancs : “Luttez contre le péril jaune”. Il était facile de comprendre que, parmi les Noirs, certains espéraient en leur for intérieur que la venue d’autres hommes de couleur leur apporterait peut-être le salut [2]. »

En décembre 1941, alors que son aviation bombarde la flotte américaine à Pearl Harbour, le Japon lance parallèlement une offensive majeure contre l’empire britannique d’Asie et s’empare, presque sans coup férir, de la Birmanie, de Singapour et de la Malaisie. Les troupes de l’Empire du Soleil-Levant atteignent les portes de l’Inde. Deux historiens britanniques d’aujourd’hui, Christopher A. Bayly et Tim Harper, exposent la signification de cet effondrement de « l’homme blanc » en Extrême-Orient, et ce d’un point de vue asiatique d’autant plus important à comprendre que « nous entrons dans le siècle de l’Asie [3] » :

« En 1941, lors de leur première incursion en Asie du Sud-Est, les Japonais n’apparaissaient pas aux yeux de ces peuples comme des envahisseurs féroces, hormis pour les Chinois, très informés d’événements comme le “viol de Nankin” en 1937 [4]. Au contraire, beaucoup percevaient les Japonais comme des libérateurs à même de balayer les colonialismes européens corrompus et décadents et d’ouvrir l’ère de “l’Asie pour les Asiatiques”. »

D’autant, poursuivent les auteurs, que la férule coloniale s’était alourdie avec la Grande Dépression des années 1930, écrasant la paysannerie sous le poids de la dette. La jeunesse asiatique admirait le Japon pour sa modernisation au XIXe siècle et pour sa victoire sur la Russie en 1904-1905. En Inde s’était constituée une Armée nationale de libération qui comptait 40 000 combattants en 1943, pour la plupart d’anciens soldats de l’armée britannique, et qui voulaient lutter contre le colonisateur en alliance avec les Japonais.

A la même période, dans le monde arabe, nombre de nationalistes dissimulaient à peine leurs sympathies pour « les ennemis de nos ennemis ». Le fait a été répété à satiété, le mufti de Jérusalem Amin Al-Husseini, un des leaders du mouvement palestinien, allait collaborer avec les nazis. Jeune officier, Anouar El-Sadate, le futur président égyptien signataire en 1978 des accords de Camp David avec Israël, fut arrêté en 1942 par les Britanniques pour avoir transmis des informations à l’Afrika Korps, les divisions blindées du général Erwin Rommel qui roulaient à tombeau ouvert vers Alexandrie. A ce moment-là, la majorité du peuple égyptien guettait fiévreusement l’arrivée des légions allemandes qui allaient libérer le pays de l’oppression exécrée des Britanniques. Communiste et juif, profondément antifasciste, Henri Curiel, un homme qui savait fort bien ce qu’il y avait à craindre d’une victoire nazie, diffusa un tract expliquant, en substance, que la domination allemande ne valait pas mieux que celle des Britanniques.

Il est difficile de se déprendre de vieux réflexes profondément ancrés, d’abandonner le prisme « occidentalo-centré » qui organise l’espace et le temps à partir du seul point de vue du Nord. Bien sûr, l’issue de la Seconde Guerre mondiale était cruciale pour l’avenir de l’humanité, et une victoire de l’Allemagne nazie aurait signifié non seulement la vassalisation de toute l’Europe, y compris de l’Union soviétique, mais aussi l’aggravation de l’exploitation des colonies. Mais nous devons comprendre la cohérence des illusions entretenues par les peuples vivant sous les férules britannique ou française. Ces illusions s’effacèrent rapidement, et les peuples asiatiques mesurèrent que le joug japonais n’était pas moins féroce que celui des Britanniques ou des Français, et, de la Birmanie à l’Indochine, ils se retournèrent contre leurs nouveaux maîtres. Mais, vu du Sud, le conflit perd ainsi la dimension qu’il a acquise dans « notre village occidental ». En fin de compte, l’impact majeur de la Seconde Guerre mondiale sur le monde colonisé résultera de la capacité des « peuples de couleur » à réclamer à leurs maîtres franco-britanniques affaiblis par le conflit, les valeurs de liberté, de démocratie et de justice au nom desquelles ils avaient combattu.

« Le droit à coloniser »

Les différentes perceptions de la Seconde Guerre mondiale nous permet de mieux appréhender le conflit de la Palestine qui est l’objet de cet essai. Il nous permet de critiquer le prisme que nous utilisons pour l’appréhender. Ainsi, il n’est pas possible de comprendre l’attitude européenne et américaine à l’égard de la création d’Israël en dehors d’une conception du monde, prégnante durant toute une partie du XXe siècle, qui tenait pour négligeable les peuples autochtones. Ceux-ci vivaient et restaient sur place, bien sûr, mais invisibles, sans culture, sans Histoire, qu’ils soient arabes de Palestine ou d’Algérie, aborigènes d’Australie ou Noirs de l’Afrique australe. Nombreux étaient ceux qui croyaient sincèrement que seule l’Europe portait le flambeau de la « civilisation », un terme qui servit à couvrir bien des aventures et à justifier bien des crimes.

Si l’on suit le très documenté Dictionnaire historique de la langue française, publié sous la direction d’Alain Rey, ce n’est qu’en 1721 qu’apparaît le mot « civilisation », défini comme « le processus historique de progrès (…) matériel, social et culturel, ainsi que le résultat de ce processus, soit un état social considéré comme avancé ». Civiliser consiste donc à « faire passer [une collectivité humaine] à un état de plus haut développement matériel, intellectuel, social ». Philosophe et orientaliste, auteur du Voyage en Syrie et en Egypte (1787), Volney opposait déjà l’homme civilisé à… l’anthropophage. Le terme de « civilisation », qui remplace le mot jusque-là utilisé de « mœurs », ne prend donc tout son sens que par opposition à celui de « sauvage ». Il implique une vision hiérarchique à laquelle il est difficile d’échapper.

Nicolas de Caritat, marquis de Condorcet (1743-1794), dont l’un des plus grands mérites fut d’avoir défendu avec détermination l’égalité entre hommes et femmes, croit à l’unité de l’espèce humaine et s’oppose farouchement aux entreprises coloniales :

« Parcourez l’histoire de nos établissements en Afrique ou en Asie, vous verrez nos monopoles de commerce, nos trahisons, notre mépris sanguinaire pour les hommes d’une autre couleur ou d’une autre croyance, l’insolence de nos usurpations, l’extravagant prosélytisme ou les intrigues de nos prêtres, détruire ce sentiment de respect et de bienveillance que la supériorité de nos lumières et les avantages de notre commerce avaient d’abord obtenu [5]. »

Le respect des peuples de couleur transparaît dans cette condamnation courageuse et sans équivoque des aventures coloniales. Mais il s’accompagne, chez cet humaniste authentique que fut Condorcet, de la croyance de la « supériorité de nos lumières » – terreau de la formidable effervescence intellectuelle qui préparait la Révolution française. Elle le conduisit à une conviction :

La marche en avant des peuples des colonies serait « plus prompte et plus sûre par ce qu’ils recevraient de nous ce que nous avons été obligés de découvrir, et que pour connaître ces vérités simples, ces méthodes certaines auxquelles nous ne sommes parvenus qu’après de longues erreurs, il leur suffirait d’en avoir pu saisir les développements et les preuves dans nos discours et dans nos livres ».

Au nom de cette civilisation dont il est persuadé que l’Europe (et particulièrement la France) représente l’apogée, Condorcet légitime ainsi l’impérieuse obligation de hisser les autres peuples à « notre » niveau. Les restrictions qu’il y met, et notamment l’obligation d’user de moyens pacifiques, d’autres penseurs républicains, d’autres dirigeants politiques de la IIIe ou de la IVe République, les responsables européens en général n’auront aucun scrupule à les violer, camouflant sous cette « mission civilisatrice » des ambitions autrement plus sonnantes et trébuchantes.

A la fin du XVIIIe siècle, en France comme en Grande-Bretagne, se déployait une campagne contre la traite des esclaves et contre les colonies, menée par un courant appelé à un bel avenir, celui des intellectuels libéraux, d’Adam Smith à Edmund Burke. La métropole ne violait-elle pas les principes du marché libre en contraignant ses possessions d’outre-mer à exporter leur production vers la métropole et à y acheter tout ce dont elles avaient besoin ? Cinquante ans plus tard, la plupart des adeptes de ce courant, de James Mill à John Stuart Mill, en passant par Alexis de Tocqueville, bien que toujours attachés au libre-échange et au rôle central du marché, abandonneront pourtant les questionnements de leurs prédécesseurs pour appuyer, sans états d’âme, l’expansion européenne. Ce « revirement pro-impérialiste » des libéraux, comme le montre l’universitaire américaine Jeniffer Pitts, s’explique dans une large mesure par « l’effacement progressif des théories pluralistes et nuancées du progrès au profit de certaines conceptions beaucoup plus méprisantes de l’“arriération” et à une dichotomie beaucoup plus tranchée entre barbarie et civilisation [6] ».

Adam Smith attachait à l’étude des communautés humaines une attention soutenue et il n’aurait certainement pas entériné la formule de Margaret Thatcher, selon laquelle « There is no such thing as society » (« Il n’existe pas de société »). Il consacra, au contraire, des ouvrages approfondis non seulement aux sociétés européennes, mais aussi à celles que le Vieux Monde découvrait, de l’Océanie aux Amériques. Il était un universaliste, convaincu que les êtres humains sont tous rationnels et qu’ils appliquaient cette rationalité à la résolution de leurs problèmes. Pour lui et ses disciples, aucune culture n’était globalement supérieure ou inférieure aux autres : la diversité des croyances et des mœurs était une réponse à des situations différentes.

Sans jamais céder au relativisme, Adam Smith expliquait ainsi dans sa Théorie des sentiments moraux, publiée il y a cent cinquante ans, que la coutume des Amérindiens de mouler les têtes des nouveau-nés, dénoncée par les missionnaires comme absurde et barbare, n’était pas plus saugrenue que le port du corset imposé aux femmes, dont les effets négatifs étaient connus et néanmoins acceptés… Il condamnait avec force tout ce qui pouvait fonder l’idée d’une supériorité globale des sociétés européennes.

En quelques décennies, le monde va profondément changer. Alors qu’au XVIIIe siècle il était encore multipolaire – en 1800, la majorité de la production manufacturière mondiale se faisait en Chine et en Inde –, durant la première moitié du XIXe siècle l’hégémonie du Vieux Continent s’affirme, et ce pour des raisons diverses : avantages tirés de la conquête de l’Amérique ; profits accumulés du commerce triangulaire (Europe-Afrique-Nouveau Monde) dominé par la traite des esclaves ; et, surtout, maîtrise de la technologie et de l’art de la guerre : la multiplication des conflits en Europe donna aux Etats une capacité à mobiliser leurs ressources pour de longues campagnes militaires, capacité dont ne disposaient pas les immenses empires indien ou chinois, qui déléguaient la défense de leurs lointaines frontières à des potentats locaux ou à des tribus.

Cette capacité militaire et les conquêtes elles-mêmes vont constituer, a posteriori, une preuve de la supériorité non seulement militaire et économique, mais aussi « culturelle » et même « morale » du Vieux Continent, laquelle s’enracinerait dans des conceptions philosophiques que certains font remonter jusqu’à la Grèce antique. On vit ainsi, remarque Jennifer Pitts, apparaître des arguments selon lesquels la nature progressiste de leur civilisation donnait une supériorité morale aux Européens, leur permettant d’agir à leur guise dans les régions « barbares ». La Palestine sera, parmi d’autres, un champ d’application de ces théories.

L’évolution de la politique britannique en Inde en témoigne : au milieu du XIXe siècle, l’intérêt naguère porté à la civilisation de ce pays commence à s’estomper. « Il avait antérieurement existé dans les plus hautes sphères de l’administration, remarque Pitts, une certaine forme d’admiration pour les hauts faits de la culture indienne, y compris parmi les Britanniques œuvrant à l’expansion de l’Empire. Au sein des administrateurs coloniaux du XVIIIe siècle figuraient, en bonne place, des orientalistes admirant la civilisation indienne. »

Ces administrateurs avaient même tendance à s’indianiser : ils s’habillaient comme les locaux, adoptaient leurs coutumes, se mariaient à des Indiennes, etc. A partir des années 1850, au contraire, se fixe une vision méprisante des autochtones, laquelle ne se démentira plus jusqu’à l’indépendance.

Dans un ouvrage stimulant et ardu, au titre provocateur, Provincialiser l’Europe [7], l’historien indien Dipesh Chakrabarty revient sur la conception qui s’est finalement imposée selon laquelle l’Europe préfigurerait l’avenir de l’humanité. Les peuples non européens, explique Chakrabarty, sont assignés à « une salle d’attente imaginaire de l’Histoire », attente qui devient ainsi une mesure de la distance culturelle qui sépare l’Occident du non-Occident. La notion de progrès, poursuit-il, s’installe dès le XVIIIe siècle et si « nous » sommes l’avenir, « ils » sont le passé, parfois même notre propre passé : ainsi les Aborigènes d’Australie seront réduits à ressembler à nos ancêtres de la préhistoire qui n’auraient pas su évoluer. En d’autres termes, Karl Marx écrivait que « le pays le plus industrialisé montre aux pays moins développés l’image de leur propre avenir ».

En dépit des puissants mouvements universalistes qui ont marqué l’Europe à partir du XVIIIe siècle, dont les idées étaient en principe peu compatibles avec l’oppression des indigènes, le droit à coloniser s’est donc imposé comme un « droit naturel », voire comme un devoir, de l’Australie à l’Algérie, du Congo à la Cochinchine. En Palestine, il s’agissait aussi d’« une mission sacrée de civilisation » (Henry Laurens). Mais, à la différence d’autres situations coloniales, les Palestiniens ne sont pas assignés à « une salle d’attente » de l’Histoire, mais à en être expulsés définitivement.

Notes

[1] Deux villes sud-africaines où, en 1921 et 1922, Smuts exerça une terrible répression qui fit plusieurs centaines de victimes parmi les Noirs.

[2] Slovo. The Unfinished Autobiography, Ocean Press, Melbourne-New-York 1997.

[3] Christopher A. Bayly et Tim Harper, « Armées oubliées de l’Asie britannique », Le Monde diplomatique, mai 2005.

[4] Selon les sources, entre 100 000 et 300 000 personnes furent massacrées après la prise de la ville par les troupes japonaises.

[5] Tableau historique des progrès de l’esprit humain, publié après la mort de l’auteur, en 1795.

[6] Jennifer Pitts, Naissance de la bonne conscience coloniale, L’Atelier-Le Monde diplomatique, 2006.

[7] Dipesh Chakrabarty, Provincialiser l’Europe, Editions Amsterdam, 2009.

123 commentaires sur « Les Palestiniens dans l’“antichambre de l’Histoire” »

0 | 100

  • permalien Yann :
    14 septembre 2010 @19h34   »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    Je suis impatient de lire votre nouveau livre, M. Gresh.

    Jewbonics :

    The anti-apartheid struggle triumphed by turning South Africa into a country where blacks, too, could dominate other blacks eco­nom­i­cally. One reason amongst many to frame Pales­tin­ian lib­er­a­tion within broader anti-capitalist and anti-imperialist politics, and not to pur­pose­fully cleave the movement from such politics.

  • permalien très_blasé :
    14 septembre 2010 @20h08   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    Mr Gresh, quel rapport y a t’il entre les populations de prolétaires/paysans fuyant les pogromes/expulsions/guerres d’Europe de l’est et du monde musulman, et les vilains colonisateurs européens qui se sentaient supérieurs aux autochtones ??

    Allez, je vous aide pour la réponse : AUCUN.

  • permalien K. :
    14 septembre 2010 @20h16   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    Légère (?) digression, Tony Judt, traduit ici.

  • permalien
    14 septembre 2010 @20h33   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    Tant qu’à trouver bon et opportun et justifié d’évoquer Henri Curiel, ne serait-il pas logique, pour ceux qui l’ignore ici, que M. Gresh précise qu’il s’agit de son propre père qui fut effectivement, comme lui, juif ET communiste

  • permalien Deïr Yassin :
    14 septembre 2010 @20h44   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    Pendant que les "irresponsables" palabrent à Washington, Charm al-Cheikh et ailleurs

    L’idée d’un seul Etat réunissant Israéliens et Palestiniens avance

    "Les enquêtes commandées pour la campagne ["Takamuf" (totalité) qui demande l’instauration d’un seul Etat dans la Palestine historique] révèlent qu’un Palestiniens sur trois soutient l’idée d’un Etat binational"

    "L’instauration d’un Etat binational permet de résoudre automatiquement trois des plus grandes questions du conflit :
    - le tracé des frontières
    - le droit de retour des réfugiés palestiniens
    - le statut de Jérusalem
    Il ne restera qu’à trouver une forme de gouvernement acceptable pour les deux communautés."

    - www.france-palestine.org/art...


    Et puisque K y fait référence, un autre grand intellectuel, partisan d’un Etat binational, l’historien Juif britannique Tony Judt, mort le mois d’aout, et dont l’article sur la solution binationale est considéré précurseur dans la presse écrite aux States.

    - www.nybooks.com/articles/arc...

    Sa nécrologie et un lien vers son article "Trop de Shoah tue la Shoah" :
    http://www.monde-diplomatique.fr/ca...

  • permalien
    14 septembre 2010 @21h14   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    Sniff ! C’est beau comme de la langue de bois des anti-colonialistes des années soixante.
    Le nationalisme palestinien est né postérieurement au nationalisme juif. Les habitants des villages de cette lointaine province Turc ont fini par vouloir eux aussi ce que les juifs de Palestine (territoire historique du peuple juif) puis d’ailleurs étaient en train de construire : un état. Désire mimétique, rien de plus et rien de moins
    Je vous rappelle ce que Cornelius Castoriadis disait des Arabes dans un entretien avec Edgar Morin (le Monde, 19 mars 1991, in La montée de l’insignifiance, les carrefours du labyrinthe IV) :


    Mais, derrière tout cela se pose la relation entre le monde islamique et l’Occident. D’une part, il y a la formidable mythologisation des Arabes par eux-mêmes, qui se présentent toujours comme des éternelles victimes de l’Histoire. Or, s’il y a eu une nation conquérante, du VIIe siècle au XIe siècle, ce sont bien les Arabes. Les Arabes ne poussaient pas naturellement sur les pentes de l’Atlas au Maroc, ils étaient en Arabie. En Égypte, il n’y avait pas un seul arabe. La situation actuelle est le résultat, d’abord, d’une conquête et de la conversion plus ou moins forcée des populations soumises ; puis de la colonisation des Arabes non par l’Occident, mais par leurs coreligionnaires, les Turcs, pendant des siècles ; enfin de la semi-colonisation occidental pendant une période comparativement beaucoup plus courte.


  • permalien
    14 septembre 2010 @21h19   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    Mais Castoriadis était un penseur et pas un professionnel de l’anti-sionisme.

  • permalien Nathan :
    14 septembre 2010 @21h22   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    "Il ne restera qu’à trouver une forme de gouvernement acceptable pour les deux communautés."

    Oui y’aka... Quand on constate ce qui se passe au Liban, la phrase ci-dessus relève de l’anthologie de l’humour noir cher à André Breton.

    Par ailleurs, il est incroyable de faire d’Israël le symbole ou le parangon du colonialisme sans tenir compte du contexte qui a conduit à la création de ce pays.

    Manifestement, les juifs sont effectivement le peuple élu...par les autres. Il faut toujours qu’on fasse d’eux un exemple de quelque chose, généralement du pire.

  • permalien Anièry :
    14 septembre 2010 @21h42   « »
    L’Ennemi intime

    Dans son livre "L’Ennemi intime, perte de soi et retour à soi sous le colonialisme" (Fayard, 2007), Ashis Nandy cite Aimé Césaire :

    "(...) l’action coloniale, l’entreprise coloniale, la conquête coloniale, fondée sur le mépris de l’homme indigène et justifiée par ce mépris, tend inévitablement à modifier celui qui l’entreprend ; le colonisateur, pour se donner bonne conscience, s’habitue à voir dans l’autre la bête, s’entraîne à le traiter en bête, tend objectivement à se transformer lui-même en bête. On a cru n’abattre que des Indiens, ou des hindous, ou des Océaniens, ou des Africains. On a en fait renversé, les uns après les autres, les remparts en deçà desquels la civilisation européenne pouvait se développer librement.
    "Discours sur le colonialisme", Présence africaine, 1955.

    Selon Ashis Nandy, la société dominante dans son ensemble est, elle aussi, gravement altérée par la colonisation, mais le mal est moins visible. Il ne s’accompagne pas de bouleversements structurels, il consiste plutôt en une sorte d’enfermement mental.

    Les récents événements en France et en Palestine ne peuvent que confirmer cette analyse !

  • permalien K. :
    14 septembre 2010 @22h08   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    L’ONG israélienne juive B’Tselem, ce jour :

    "Les soldats israéliens qui tuent des Palestiniens dans les territoires occupés ne doivent généralement pas en répondre, même lorsque les circonstances font peser de graves soupçons d’agissements criminels. Cette politique qui permet aux soldats et officiers d’agir en violation de la loi encourage une attitude de laisser-faire et démontre un flagrant mépris pour la vie humaine."

  • permalien Deïr Yassin :
    14 septembre 2010 @22h12   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    Pour les professionnels de la victimisation juive qui ne comprennent pas pourquoi on fait aujourd’hui de la Palestine le symbole de la lutte anticolonialiste, un livre recommandable de Lucas Catherine. Il est Belge et la preuve vivante qu’il n’y a pas que des abru... dans ce pays :

    Palestine, la dernière colonie ?
    - http://www.books.google.fr/books?id...

    Certains défenseurs de l’Etat d’Israël ici, pour ne pas les nommer, exemplifient à merveille l’idéologie occidentalocentriste qui a imprégné l’aventure coloniale européenne et dont parle M. Gresh dans son article, mais que cela existe encore en 2010, cela fout quand même les jetons !

  • permalien Anièry :
    14 septembre 2010 @23h22   « »
    Aristote, Voltaire, Edward Said ...

    « La "découverte" de l’Orient, si élégamment décrite par Edward Said, avait pour but d’extirper cet autre Orient qui avait jadis fait partie de la conscience européenne médiévale comme archétype et potentialité. Cet autre Orient était lui aussi parfois vu comme un ennemi, mais il était respecté, fût-ce à contrecoeur.

    Il n’apparaissait pas simplement comme le siège d’une vision du monde alternative, mais aussi comme une source alternative de connaissance sur l’Occident. La Chine de Voltaire, par exemple, n’était pas l’Orient de l’anthropologue moderne ; c’était l’alter ego de l’humaniste de l’Occident. Le Moyen-Orient du Moyen Age était le lieu où nombre d’Européens allaient étudier Aristote. Et même parmi la première génération des colonisateurs dans l’Inde britannique — y compris dans la pépinière des grands bâtisseurs de l’empire —, il y a eu des gens comme Warren Hastings pour qui la civilisation qu’ils dirigeaient avait plus à leur apprendre qu’ils n’avaient à lui enseigner.

    Cet autre Orient, l’Orient qui était le double de l’Occident, ne cadrait pas avec les besoins du colonialisme ; il impliquait une vie multiculturelle, cosmopolite, alternative, une vie qui, pour jouer sur l’expression de d’Angus Wilson, dépassait le morne horizon de Kipling et de ses contemporains anglais. Ces derniers se forcèrent et forcèrent tous les Occidentaux à double culture à faire un choix.  »

    Ashis Nandy.
    "L’Ennemi intime, perte de soi et retour à soi sous le colonialisme." Fayard, 2007.

  • permalien
    15 septembre 2010 @08h16   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    L’évangile de Nathan

    L’Etat Israélien a fait des « Hasbaras » le fer de lance de ses diverses tentatives visant à manipuler, du moins à remodeler, les opinions publiques de l’intérieur et de l’extérieur. Ils sont, depuis quelques années, présents sur tous les médias et tous les fronts, et, particulièrement, sur les sites Internet, traitant du conflit israélo-palestinien. Disposant de moyens matériels, de plus en plus sophistiqués, et financiers, de plus en plus importants, ils ne ratent aucun forum dans lequel il est question d’Israël ou de la Palestine. Leurs cibles sont nombreuses et variées. En font partie, entre autres : le Times, le Guardian, Sky News, la BBC, Yahoo ! News, l’Huffington Post, le Dutch Telegraaf, le Figaro, lemonde.fr, Wikipedia, …ainsi que d’autres sites d’information et de forums publics (dont fait, certainement, partie le site actuel où est publié cet article) en allemand, anglais, arabe, espagnol, français, hébreu, hollandais, … En particulier, tout site d’information ou de discussion, important ou influant, considéré critique envers la politique israélienne, en fait, automatiquement, partie. Initialement, cette tentative de manipulation des médias et des opinions publiques a été orchestrée soit par des services israéliens liés aux Ambassades, soit par des cyber-activistes liés a des sites pro-israéliens tels que le site « Giyus » qui, avec son logiciel « Megaphone » de suivi des médias, permet aux dits cyber-activistes de recevoir, en temps réel, des alertes leur indiquant d’intervenir sur tel ou tel site. Il convient de souligner que le terme « Giyus » est l’acronyme de « Give Israel Your United Support » (« Soutenez Israël, tous unis »).

    Pour lire la suite : http://www.agoravox.fr/tribune-libr...

  • permalien
    15 septembre 2010 @08h34   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    Le hasbara nouveau est arrivé et c’est toujours la même vieille rengaine de “l’avant-poste de la civilisation contre la barbarie” de Theodor Herzl.

    http://masbirim.gov.il/eng/i_myth.html

  • permalien Deïr Yassin :
    15 septembre 2010 @09h18   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    Pour ajouter aux posts précédents, il existe carrément des cours de"Zionist Editing on Wikipedia" :

    - www.youtube.com/watch ?v=t52L...

    Vous noteriez la femme ’enturbannée’ qui à la fin du clip dit que cela est pour y donner :

    "our side of the story, the right side of the story’

    et qu’est-ce que l’on peut dire contre cela : Dieu les a donné cette terre.

    - www.guardian.co.uk/world/201...


    Le lien mit en ligne à 8h34 renvoie vers "Ministry of Public Diplomacy and Diaspora Affairs" que l’on pourrait traduire par "Ministère de Propagande et du Lobbying Sioniste".

  • permalien Jordi GRAU :
    15 septembre 2010 @10h23   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    "Très-blasé" a écrit :

    "Mr Gresh, quel rapport y a t’il entre les populations de prolétaires/paysans fuyant les pogromes/expulsions/guerres d’Europe de l’est et du monde musulman, et les vilains colonisateurs européens qui se sentaient supérieurs aux autochtones ??

    Allez, je vous aide pour la réponse : AUCUN."

    Je vais moi aussi aider M. Très-blasé : la question qu’il pose est évidemment biaisée, parce qu’elle laisse entendre que les juifs qui sont arrivés en Palestine étaient tous des prolétaires et des paysans, et qu’ils aspiraient seulement à fuir les massacres et les persécutions. Or, le mouvement sioniste, ce n’était pas seulement cela. Ce mouvement comprenait des intellectuels, et était porteur d’une idéologie nationaliste et colonialiste. Certains des premiers sionistes étaient très clairs là-dessus. Lisez à ce sujet un autre livre d’Alain Gresh, Israël-Palestine, vérités sur un conflit.

  • permalien très_blasé :
    15 septembre 2010 @11h17   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    @Jordi GRAU

    Il y a tellement de faits et d’arguments à se balancer sur ce sujet que je voudrai rester modestement sur la question de la mentalité coloniale et sur la manière dont l’article et rédigé.

    Le mouvement sioniste était porté par des intellectuels : oui c’est leur boulot ! comme tous les mouvements d’idées bons ou mauvais, grands et petits, religieux et laïcs.

    Ils étaient nationalistes : pourquoi reprocher cette aspiration aux juifs et à AUCUN autre peuple ?
    Non l’idée d’un état juif en Palestine n’est pas née dans le cerveau de quelques intellos du XIXème siècle, cette problématique dure DEPUIS 2000 ans, il y a eu des tentatives tout au long de l’histoire de rétablir un état juif, le sionisme c’est juste la tentative qui à fonctionné. Le monde à TOUJOURS su qu’il s’agissait de la terre des juifs et qu’il s’agissait d’une injustice.

    Je persiste à ne pas voir le rapport entre les gens qui ont rejoint Israël et les administrateurs/colons européens à la mentalité "ya bon banania".

    Vous confondez tous le souhait de voir les peuples arabes accéder à la modernité comme un sentiment d’oeuvre ’civilisatrice’ à l’ancienne. Une partie importante du monde arabo-musulman n’est plus dans le moyen-age : Liban, Turquie, Maghreb, élites, classes moyennes, jeunesse etc...

    Ce n’est pas aider les populations qui vivent à l’ancienne pour le plus grand bénéfice de leurs dirigeants politiques et religieux, que de les considérer comme des papous qu’il faut laisser à l’état ’sauvage’.

  • permalien K. :
    15 septembre 2010 @12h05   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    Surtout, établir une équivalence entre les “pogromes/expulsions/guerres d’Europe de l’est” et ce qui “s’est passé dans le monde musulman” est d’une lamentable malhonnêteté.

  • permalien Sakhra :
    15 septembre 2010 @12h11   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    Non l’idée d’un état juif en Palestine n’est pas née dans le cerveau de quelques intellos du XIXème siècle, cette problématique dure DEPUIS 2000 ans, il y a eu des tentatives tout au long de l’histoire de rétablir un état juif, le sionisme c’est juste la tentative qui à fonctionné. Le monde à TOUJOURS su qu’il s’agissait de la terre des juifs et qu’il s’agissait d’une injustice

    du peuple juif à la terre

    Le "droit historique du peuple juif à la terre de Plestine" n’est qu’un mythe parmi tant d’autres, mythe, que la vraie Histoire a largement réfutée.
    Le sionisme n’est qu’un colonialisme, malgré toutes les tentatives de falsification de l’histoire par les sionistes.

    http://www.culture-arabe.irisnet.be...

  • permalien Deïr Yassin :
    15 septembre 2010 @12h26   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    @ très blasé
    Pour un remodelage de l’histoire, cela en est un.

    "ils étaient nationalistes : pourquoi reprocher cette aspiration aux juifs et a AUCUN autre peuple"


    - Déjà ’juif’ signifie des adhérents de la religion juive. Donc ’Juif’ si vous faites allusion au peuple juif. Cette erreur est néanmoins révélateur de votre amalgame.

    - Les Juifs/juifs vivants dans la Palestine historique (le Vieux Yishouv) - que vous pouvez appeler ce que vous voulez, disons Canaan, comme cela tout le monde est content - furent très majoritairement contre la création d’un Etat juif en Canaan/Palestine.

    - Les Juifs/juifs nationalistes dont vous parlez vivaient TOUS sans exception en Europe, et là est justement le problème que vous évitez soigneusement. Pas une seule fois vous avez écrit le mot ’PALESTINIEN’, vous savez, ces gens qui vivaient/vivent en Palestine !

    - Votre démagogie sur des aspiration nationalistes juives depuis 2000 ans est carrément hilarant. Vous avez un compagnon de route ici qui nous sort régulièrement la même histoire.

    Nous savons que les Juifs/juifs sont plus intelligents et précoces que le commun des mortels, mais si vous essayez de nous faire croire qu’ils avaient des aspirations nationalistes comme celles que véhicule le sionisme ou n’importe quel autre nationalisme, cela est faux. Ceci est un mouvement qui date de la modernité et n’a rien à voir avec des constructions politiques qui existaient il y a deux mille ans.

    Si vous avez des références sérieuses pour appuyer votre postulat, cela m’intéresse beaucoup, sinon je vous recommande ceci, écrit par un grand spécialiste de la question :

    http://www.amazon.fr/Au-nom-Torah-h...

  • permalien très_blasé :
    15 septembre 2010 @12h28   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    @K et @Sakhra

    bon, y a un moment ou il faut arrêter de se mentir

    1) il y a eu des massacres, expulsions et discriminations envers les juifs dans tous les pays musulmans pendant l’histoire

    2)il va bien falloir que les arabes grandissent un peu et regardent la vraie histoire et pas celle qui les arrangent en qualifiant de mythe le point de vue juif. Je regrette mais l’histoire juive depuis 2000 ans ce n’est pas un mythe, c’étaient de vrais gens qui ont laissés des traces.

    3) le moyen orient n’est pas destiné à être exclusivement arabe :
    Kurdes, grecs, arméniens, juifs... ont leur place.
    Ni exclusivement musulman : chiites, bahah’is, toutes les eglises chrétiennes et les israélites.

  • permalien très_blasé :
    15 septembre 2010 @12h40   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    @ Deïr Yassin

    Déjà ’juif’ signifie des adhérents de la religion juive

    Qui est tu pour définir qui est juif ? oui c’est très relié a une religion unique mais il y a la littérature, les arts, les langues, les personnages , l’histoire des gens grands et petits qui définissent un peuple. Te rends tu compte à quel point vous hallucinez pour ne pas nous reconnaître la qualité de peuple ?

    Je ne peux pas faire le travail de recherche historique à ta place, alors de 2 choses l’une : ou tu reste dans tes préjugés, ou tu te dit j’ai pas complètement raison et je cherche à en savoir plus.

  • permalien Deïr Yassin :
    15 septembre 2010 @12h46   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    @ très_blasé
    Voilà l’ethnocentrisme pathologique dans toute sa splendeur :

    "il y a eu des massacres, expulsions et discrimination envers les juifs dans tous les pays musulmans pendant l’histoire."

    Je corrige :

    "il y a toujours eu des massacres, expulsions et discriminations dans toutes les sociétés humaines pendant l’histoire, et les minorités religieuse, ethniques et autres ont payé plus que les autres".

    Toujours cette "exceptionnalité juive", mais cela est peut-être la seule chose qui lie ceux qui s’appellent ’Juifs/juif". Il paraît qu’en Israël, il y a deux filières en histoire : une qui traite de l’histoire du monde comme dans les universités ailleurs, et une autre qui ne traite que de l’histoire des Juifs/juifs.

  • permalien Deïr Yassin :
    15 septembre 2010 @12h50   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    @ très_blasé

    Moi, qui pourtant ne suis pas française, je ne vais quand même pas vous rappeler que ’juif’ avec minuscule signifie ce qui relève de la religion et ’Juif’ avec majuscule relève du reste, c’à-d le culturel, ethnique, etc.

    Comme adjectif ’Juif’ devient bien entendu ’juif’.

    A votre disposition, avec plaisir.

  • permalien très_blasé :
    15 septembre 2010 @12h53   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    @Deïr Yassin

    Les 2 techniques habituelles : refuser la spécificité juive qui s’opposent à l’intégration dans l’empire dominant du moment et la dilution de ce qu’on vécus les juifs dans les malheurs communs à tous.

    CQFD, c’est cela le sionisme, il faut se défendre pour rester vivants et libres sans demander l’autorisation des puissants.

  • permalien Deïr Yassin :
    15 septembre 2010 @13h01   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    @ très_blasé
    Et puis juste pour votre information :
    Vous parlez du MO qui n’est pas exclusivement musulman, et puis vous donnez l’exemple des ’chiites’. Pour ne pas vous bousculer trop dans vos certitudes, mais vous savez que les chiites sont des Musulmans ?? Il y a deux branches majeures dans l’Islam : le sunnisme et le chiisme. Un peu comme le catholicisme et le protestantisme dans le christianisme.

    A votre disposition, même pour des connaissances vraiment de base.

  • permalien très_blasé :
    15 septembre 2010 @13h19   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    @Deïr Yassin

    dans des post on ne peut pas développer à fond.

    ne vous inquiétez pas je sais ce qu’est un chiite.
    ne vous inquiétez pas pour mes connaissances de base : ça va bien, j’ai une très bonne réputation !

    Pour détendre l’atmosphère 2 considérations observées en Israël :

    1) les populations vivent beaucoup plus en harmonie et ensemble que ce que l’on croit (c’est pas parfait, je suis d’accord)

    2) au delà des déclarations des politiques il y a une réelle volonté de conclure un accord et de passer à autre chose de la part des saoudiens, égyptiens, jordaniens, palestiniens et israéliens.

    La situation n’est pas la même aujourd’hui qu’en 2004, qu’en 1973 ou avant, les perspectives ne sont pas si mauvaises pour les peuples de la région et pour les palestiniens en particulier.

  • permalien Deïr Yassin :
    15 septembre 2010 @13h49   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    @ très_blasé
    Vous savez, vous n’êtes pas le premier ’Hasbaranik’ qui passe par ici, et vos ’bêtises’ ont déjà été postés par plusieurs de vos collègues.

    Je vous conseille de lire l’article de M. Gresh du mois de janvier, je crois, sur le petit manuel de ’New Israel Project’ qui explique bien comment plaider la cause de l’Etat d’Israel tout en faisant mine d’être à l’écoute. Vous y rentrez à merveille.

    Pour votre :

    "les population vivent beaucoup plus en harmonie et ensemble que ce que l’on croit"

    on nous l’a fait aussi par des multiples reprises. Arrêtez vos conneries. Je suis Palestinienne, j’ai encore de la famille à Akka et dans le Galilée, j’y ai été souvent par le passé, donc en ce qui me concerne, vous perdez totalement votre temps !!!

    D’ailleurs, nous postons ici très régulièrement des articles, rapports etc (de "Haaretz’, ’B’tselem, ’Adalah’ etc) qui prouvent le contraire.

    Pour votre ’nous voulons la paix’. Oui, ce pour cela que les Israéliens ont voté pour ces fascistes au pouvoir. En effet, vous voulez la paix contre la paix, et c’est vous qui décidez les modalités.

    Bon bref, je ne vais pas perdre mon temps avec vous, que quelqu’un d’autre prenne le relais. Sachez quand même, que votre procédure est tellement prévisible et manque de finesse, que cela donne de l’espoir. Si vous êtes le mieux que puisse fournir le camp des ’sionistes modérés, assoiffés de paix et de bonheur’ cela montre que vous êtes en train de perdre la bataille, au moins médiatique.

    Il y a un blog à Paris Match, cela vous ira mieux.

  • permalien Yasmina :
    15 septembre 2010 @14h07   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    Il y a deux branches majeures dans l’Islam : le sunnisme et le chiisme.

    pour tres blasé : j’ajouterais au post de Deir Yassine que le chiisme n’est ni une heresie ni un schisme puisque le dogme est le meme et le Livre Saint de reference est le meme Coran. Les Chiites sont d’autentiques musulmans. Mais si le dogme est le meme, la ligne de conduite qui devrait s’en inspirer est differente. A l’origine, le different est d’ordre politique portant sur la legitimité et les conditions de designation du chef supreme de la communauté musulmane : pour les Chiites, seul Ali , cousin et gendre du Prophète et sa lignée ont cette legitimité.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Chiisme

  • permalien très_blasé :
    15 septembre 2010 @14h08   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    @ Deïr Yassin

    Vous remarquerez que j’ai mentionné la ’non perfection’ de la situation et parlé de ’perspectives pas si mauvaises’.

    Je persiste à penser suite à mes constatations de visu qu’au delà des déclarations virulentes " on peut pas se blairer " dans les 2 camps , au quotidien la vie en commun est réelle.

    Quand à la situation "au quotidien" difficile et tragique dans certains cas, on ne peut pas effacer les années de la 2è Intifada d’un seul coup.

    Et pourtant des palestiniens reviennent travailler en Israël, les 2 populations travaillent et consomment dans les supermarchés de la Cisjordanie etc...

    C’est trop facile de réfuter les idées adverses en accusant de propagande et d’être bon ou pas bon... on s’en fiche

  • permalien Yasmina :
    15 septembre 2010 @14h35   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    très_blasé :
    15 septembre @12h28 «  »
    @K et @Sakhra

    bon, y a un moment ou il faut arrêter de se mentir

    bon il ya un moment où il faut arreter de poster

    3) le moyen orient n’est pas destiné à être exclusivement arabe :
    Kurdes, grecs, arméniens, juifs... ont leur place.
    Ni exclusivement musulman : chiites, bahah’is, toutes les eglises chrétiennes et les israélites.

    quelqu’un vous a dis le contraire ? Mais c’est une vrai mosaique confessionnelle le Moyen -Orient. Il yavait meme des Sabeens en Mesopotamie ( une communauté gnostique) protégés durant des siècles par les musulmans car 2 versets du Coran en parlent comme des croyants, jusqu’a l’arrivée des Americains et la destruction de l’état Irak et le déchainement du fanatisme religieux Ca vous dis quelques choses ? C’est une autre forme de barbarie faite d’arrogance et d’insensibilité .

    Faut sortir mon vieux, vous aérer et voyager ! A moins que vous ne soyez un robot programmé pour la propagante

  • permalien Deïr Yassin :
    15 septembre 2010 @14h40   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    Peace and Love in the Holy Land

    Pour montrer la véracité de ces propos :

    "Au quotidien la vie en commun est réelle"

    "les deux populations travaillent et consomment ensemble dans les supermarché de la Cisjordanie"

    "la non-perfection de la situation" et " les "perspectives pas si mauvaises"

    voici la preuve irréfutable que les Israéliens aiment les Palestiniens, oui, leur geste d’amour est même quelque peu étouffant :

    - www.youtube.com/watch ?v=cjwI...
    - www.youtube.com/watch ?v=tW1-...
    - www.youtube.com/watch ?v=kem1...
    - www.youtube.com/watch ?v=JIDM...

    Que de l’amour et du bon voisinage.

  • permalien K. :
    15 septembre 2010 @14h45   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    va bien falloir que les arabes grandissent un peu et regardent la vraie histoire et pas celle qui les arrangent en qualifiant de mythe le point de vue juif.

    Ce n’est pas le point de vue “juif”, c’est le point de vue du sionisme fanatique et “modéré.”

    Appeler “grandir” le fait d’adopter le point d’une vue d’une des plus bestiales entreprises contemporaines dénote bien du degré inoui de déconnection avec la réalité.

  • permalien K. :
    15 septembre 2010 @14h55   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    "il y a toujours eu des massacres, expulsions et discriminations dans toutes les sociétés humaines pendant l’histoire, et les minorités religieuse, ethniques et autres ont payé plus que les autres".

    Que ce fait incontestable soit contesté prouve bien la pathologie sioniste.

    Je vais [essayer d’]écouter le conseil de Yasmina.

  • permalien Yann :
    15 septembre 2010 @16h37   « »
    Elle est vraiment très bonne !

    Excellente blague pour tous les sionistes modérés (et dignes de ce nom) :

    http://masbirim.gov.il/eng/

     :)

  • permalien Yann :
    15 septembre 2010 @16h43   « »
    Aurai-je la réponse ?

    Une question me taraude un peu :

    Pourquoi mon post est-il effacé lorsque j’utilise le mot collaborateur pour qualifier Abbas et sa clique ou Sarko et sa clique ?

    J’ajoute que Nouvelles d’Orient est vraiment ma tasse de thé.

  • permalien Yasmina :
    15 septembre 2010 @16h49   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    hi K. :)

    pour changer des tres blassés un tres bon Edwaird Said traduit en français :Edward W. Said : « La Question de Palestine

    faire prendre conscience que la question de Palestine a été ignorée par les Sionistes et les Américains alors qu’elle constitue une « part concrète et importante de l’histoire ». Mettre en lumière le fait que la question juive en Europe chrétienne s’est résolue par la colonisation des terres palestiniennes par les Sionistes, contraignant les Palestiniens musulmans et chrétiens à quitter leur patrie pour devenir des réfugiés. Faire de la question de Palestine « un objet de discussion et de compréhension » afin de la sortir du gouffre de l’Histoire et de l’état d’isolement dans laquelle elle a été confinée.

    Tels sont quelques uns des objectifs qui ont incité Edward W. Said à publier, en 1979, La Question de Palestine (1). Réédité en 1992, cet ouvrage de 383 pages vient d’être publié en langue française, aux Éditions Actes Sud.

    http://www.info-palestine.net/artic...

    bonne apres-midi à tous

  • permalien adrien :
    15 septembre 2010 @16h55   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    L’affirmation de la Chine, de l’Inde, du Brésil, de l’Afrique du Sud marque la fin de deux siècles de domination occidentale et tourne la page de l’entreprise colonialiste.

    En quoi cette "affirmation" tourne-t-elle la page de "l’entreprise colonialiste" ? Par exemple, la politique chinoise de présence en Afrique ne peut-elle pas être associée à une entreprise de colonisation ? D’autant plus que le monde ne se limite pas à ces 4 puissances : leur avènement n’a pas empêché la guerre d’Irak par exemple, qui est à mon sens une entreprise coloniale. Imposer et vouloir la démocratie en Afghanistan, n’est pas "colonialiste" ? C’est faire aussi peu de cas de la puissance "mondiale" de l’URSS dans la 2e partie du 20e siècle...

    Ensuite, leur avènement est relatif : la Chine est encore très loin des Etats-Unis ou de l’Union Européenne, en terme de PIB, de capacités militaires, de niveau de vie etc. Le Brésil ou l’Inde sont des puissances économiques inférieures à la France. Quant à l’Afrique du Sud, elle fait face à une situation de chômage, de violence et de pauvreté endémique qui occulte quelque peu sa "puissance" internationale, insignifiante.

    Mais surtout, ces pays n’ont absolument pas les mêmes intérêts, les mêmes tailles, les mêmes problématiques démographiques ou de développement économique, et les mêmes axes de politique étrangère.

    Au contraire je crois que la domination occidentale n’a jamais été aussi forte, tant culturellement que stratégiquement, économiquement ou politiquement. Et même si celle-ci pouvait être mise en balance part l’évolution des équilibres politiques, stratégiques ou économiques, qui vous dit qu’elle ne serait pas remplacée par d’autres entreprises coloniales, politiques de puissance etc...? Regardez l’URSS en Afganistan dans les années 1980, la présence chinoise en Afrique actuellement, la politique régionale de la Turquie ou de l’Iran... Le Nord et le Sud, cela ne veut strictement rien dire.

  • permalien Ph. Arnaud :
    15 septembre 2010 @17h18   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    A Adrien

    La présence chinoise en Afrique ne peut être assimilée à du colonialisme. Et sans doute pas même à du néo-colonialisme : de l’échange inégal, peut-être, de la domination économique, certes, mais, pour le moment, rien qui évoque les lourdes interventions occidentales depuis les années 1960 : coups d’Etat, barbouzeries, assassinats, présence de bases militaires…

    L’URSS n’a jamais eu – et de très loin ! – l’extension mondiale des Etats-Unis (et à peine celle du Royaume-Uni). En outre, contrairement aux Etats-Unis, il a aidé des pays à lutter contre le colonialisme ou le néo-colonialisme d’après 1960 : il a aidé l’Indochine, l’Algérie, l’ANC, le MPLA, les mouvements de libération du Mozambique. Il a aidé Cuba (qui, de 1898 à 1958, a été sous la botte des Etats-Unis). Tous ces mouvements étaient légitimes, du seul fait qu’ils luttaient contre des puissances coloniales, néocoloniales ou contre les classes possédantes de leurs pays.

    La Chine est peut-être (apparemment) très loin des Etats-Unis au point de vue militaire, mais ça n’a aucune importance ! En 2001, les Chinois ont capturé un avion-espion américain, l’ont démonté jusqu’au dernier boulon, et les Américains ont fermé leur clapet (ce qui n’aurait pas été le cas si l’avion avait été arraisonné par un vulgaire Cuba, Iran, Irak ou une non moins vulgaire Libye). Les Américains traitent les Chinois à parité. Quant à l’Inde, lorsqu’elle envoie promener les Etats-Unis, ceux-ci repartent la queue entre les jambes.

    Il n’y a aucune commune mesure entre les politiques de l’Iran et de la Turquie, d’une part, et celle des Etats-Unis, d’autre part. Les Etats-Unis pèsent sur le monde entier (y compris l’Iran et la Turquie) depuis la guerre.

  • permalien
    15 septembre 2010 @17h27   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    Pour comprendre ce qu’est le sionisme, il suffit de lire : "The Jewish State" - Theodor Herzl, l’auteur ne cache nullement la nature réelle de son projet.

  • permalien Lou :
    15 septembre 2010 @17h38   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    « En temps de guerre, il n’y a pas de civils »

    Le procès de Rachel Corrie focalise l’attention sur un seul évènement, un moment, un décès, le chagrin d’une famille. Mais il est important de rappeler le contexte dans lequel l’armée israélienne opérait ce jour de mars 2003, afin de bien comprendre l’importance du procès et ses répercutions médiatiques sept ans et demi plus tard.

    Quel journal français parle du procès de la famille Corrie contre l’état d’Israël ?
    Pas un journaliste français ne peut se rendre à Haïfa sans doute.


    Cindy, Sarah, and Craig Corrie in the Haifa District Court for the second round of hearings in their civil suit against the Israeli government. (Photo : Max Blumenthal)

  • permalien Noval :
    15 septembre 2010 @18h07   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    Très récemment " Le président du CRIF participait à Bagneux à la cérémonie annuelle à la mémoire des victimes de la Shoah, des combattants juifs tombés contre la barbarie et ceux morts pour l’existence de l’Etat d’Israël ". Triste amalgame ...

    Commémorer en France, en présence de la première adjointe du Maire de Paris sans doute profondément émue, la mémoire de ceux morts pour l’existence de l’Etat d’Israël tout en squattant Ministères et médias pour dénoncer ceux -qui-importent-en-France-le-conflit-israélo-palestinien, il fallait oser ...

    http://www.crif.org/?page=articles_...

  • permalien
    15 septembre 2010 @19h08   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    Est-ce que Rachel est morte en s’interposant entre le bulldozer et une maison habitée le matin même et qui était deux ou trois mètres derrière elle ou a-t-elle "fait du zèle" face à un bulldozer qui aplanissait un noman’sland en dessous duquel Tsahal (que je n’aime en aucun cas) estimait qu’il y avait des tunnels ?

    Je voudrais retrouver sur la Toile le film que j’ai vu dans un cinéma et qui m’a laissé dubitatif.

    On est plus crédible face aux mensonges et travestissements quotidiens de la vérité par nos amis de la Hasbara et leurs petits soldats quand on est inattaquable et objectf.

  • permalien Yasmina :
    15 septembre 2010 @19h35   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    http://www.mondialisation.ca/index....

    Océan Indien : ici se joue la grande bataille pour la domination mondiale
    Interview : Grégoire Lalieu & Michel CollonLe sort du monde se joue-t-il aujourd’hui dans l’océan Indien ? Surmonté par l’arc de l’Islam (qui va de la Somalie à l’Indonésie en passant par les pays du Golfe et l’Asie centrale), la région est bien devenue le nouveau centre de gravité stratégique de la planète. Ce nouveau chapitre de notre série « Comprendre le monde musulman » nous y emmène en croisière. Mohamed Hassan nous explique comment le développement économique de la Chine bouleverse les rapports de force mondiaux et sort les pays du Sud de leur dépendance à l’Occident. Il nous dévoile aussi les stratégies mises en place par les Etats-Unis pour tenter de garder le leadership. Et pourquoi l’empire US est néanmoins voué à s’éteindre. Enfin, il nous prédit la fin de la mondialisation. Reste à savoir si ce hold-up planétaire se terminera sans heurts, ou si les braqueurs liquideront des otages dans l’aventure.

    Série « Comprendre le monde musulman »

  • permalien Deïr Yassin :
    15 septembre 2010 @19h43   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    Le film sur Rachel Corrie dont vous parlez est probablement celui-ci, fait par Simone Bitton, une réalisatrice Israélo-franco-marocaine, qui a fait des film magnifiques sur Mahmoud Darwich, Le Mur et l’histoire de la Palestine. Tout ce qu’elle a fait est recommandable et d’une grande intégrité :

    - www.youtube.com/watch ?v=sdYC...
    - www.youtube.com/watch ?v=R_BZ...

  • permalien
    15 septembre 2010 @21h21   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    S’agissant de "The Jewish State" de Theodor Herzl on notera un détail terrifiant et révélateur, dans tout le livre, il n’est fait état qu’une seule fois des populations autochtones dans ce projet colonial, et c’est en ces termes :

    "Les Juifs qui sont d’accord avec notre idée d’un État vont se joindre à la Société [des Juifs et de l’État juif], qui sera donc autorisée à conférer et traiter avec les gouvernements au nom de notre peuple. La Société [des Juifs et de l’État juif] sera ainsi reconnue dans ses relations avec les gouvernements en tant que pouvoir de l’État en création. Cet accord sera pratiquement la création de l’État. Si les Puissances se déclarent prêtes à admettre notre souveraineté sur un morceau de terre neutre, puis la Société [des Juifs et de l’État juif] entrera en négociations pour la possession de cette terre. Ici, deux territoires sont à l’étude, la Palestine et l’Argentine. Dans les deux pays, d’importantes expériences de colonisation ont été faites, mais sur le principe erroné d’une infiltration progressive des Juifs. Une infiltration est vouée à mal finir. Elle se poursuit jusqu’au moment inévitable où la population indigène se sent menacée, et force le gouvernement à arrêter un nouvel afflux de Juifs. L’immigration est par conséquent inutile si nous n’avons pas le droit souverain de poursuivre une telle immigration.
    La Société des Juifs [et de l’État juif] traitera avec les maîtres actuels de la terre, se mettra sous le protectorat des puissances européennes, si elles s’avèrent amicale avec le plan. Nous pourrions offrir aux possesseurs actuels de la terre d’énormes avantages, assumer une partie de la dette publique, construire de nouvelles routes pour le trafic, que notre présence dans le pays rendrait nécessaires, et faire de nombreuses autres choses. La création de notre État serait bénéfique aux pays limitrophes, car la culture d’une bande de terre augmente la valeur de ses districts environnants d’innombrables façons."

  • permalien très_blasé :
    15 septembre 2010 @21h45   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    et dans les textes arabes, est t’il fait état des juifs et en quels termes ?

    Ce qu’il leur est arrivé dans tous les pays arabo-musulmans n’est il pas aussi terrifiant et révélateur ?

  • permalien
    15 septembre 2010 @22h02   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    Que serait-il donc arrivé aux Juifs selon vous dans les les pays arabo-musulmans ?

  • permalien K. :
    15 septembre 2010 @22h05   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    Israel vole pille et massacre des Arabes, des soldats israéliens violent des gamins palestiniens, les yankees soumettent l’Irak à un embargo génocidaire, envahissent des pays musulmans à coup de bombes, tuent pour le plaisir, font collection de trophées morbides en Afghanistan, violent Irakiens et Irakiennes, et ils ont l’obscène indécence de demander “Pourquoi nous haissent-ils ?” Et l’indécence plus obscène encore d’y répondre : “parce qu’ils haissent nos valeurs....”

    “Valeurs” : http://www.independent.co.uk/opinio...

    Pourtant, rien ne se rapproche plus de Titus Andronicus que les insistantes, terribles histoires de viol collectif commis par le personnel des États-Unis à Abou Ghraib. Vous entendez cela à plusieurs reprises à Amman, et une de mes sources très fiable à Washington - un homme qui traite avec le personnel militaire - me dit qu’elles sont vraies. Ceci, dit-il, est la raison pour laquelle Barack Obama a changé d’avis sur la publication des photographies que George W Bush avait refusé de rendre public. Les images que nous avions vues - d’humiliation d’hommes - étaient assez scandaleuses. Mais celles que nous n’avons pas vu montrent des Américains en train de violer des Irakiennes.

    Lima Nabil, une journaliste qui dirige maintenant un foyer pour jeunes filles SDF, [raconte] : "À Abou Ghraib les femmes ont été torturé par les Américains beaucoup plus que les hommes. Une femme a dit qu’elle a vu cinq jeunes filles violées. La plupart des femmes en prison ont été violées" -

  • permalien très_blasé :
    15 septembre 2010 @22h14   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    Que serait-il donc arrivé aux Juifs selon vous dans les les pays arabo-musulmans ?

    Et ben faut pas être gonflé !!
    Rien , il leur est jamais rien arrivé, tu peut te rendormir, il n’y a pas 2,5 millions de réfugiés juifs en provenance des pays arabes en Israel, tout ceci n’est qu’un rève.

    @K

    euh non rien !!

    @k

    Ah si , je kiffe la musique libanaise, il faudrait l’inventer si elle n’existait pas.

  • permalien Nathan :
    15 septembre 2010 @22h22   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    Un détail terrifiant ? C’est largement exagéré sauf si l’on cherche à diaboliser le sionisme, bien entendu. Après tout, Herzl ne dit pas qu’il a l’intention d’exterminer les populations autochtones ou de les réduire en esclavage. Il dit seulement - de manière très paternaliste et ethnocentriste, il est vrai - que la présence des sionistes en Palestine contribuera au développement des populations sur place. Ce qui fut certainement le cas dans les années 1900-1925.

    J’ai parcouru les premières pages du livre de Lucas Catherine et il y a déjà un détail symptomatique qui révèle que l’ouvrage est probablement biaisé. Dans le premier chapitre, il aborde le problème des religions qui se sont succédées en Palestine (et de la Palestine comme destination de pèlerinage) et il commence... par l’islam.

    Doit-on rappeler que le judaïsme fut la plus ancienne des trois religions monothéistes et que son berceau fut la Palestine. Le règne du roi David précède d’un millénaire la venue du Christ et d’un millénaire et demi la naissance de Mohammed. Un millénaire et demi, c’est à peu près l’intervalle qui nous sépare de l’époque de Mohammed, c’est dire...

    Pour justifier l’importance de Jérusalem aux yeux des musulmans et à défaut de trouver des références manifestes à ce lieu dans le Coran (alors qu’il est cité des centaine de fois dans le Tanakh), Lucas Catherine évoque un hadith obscur où il est vaguement suggéré que Jérusalem est le nombril du monde et qu’au jour du jugement dernier, La Mecque et Médine se déplaceront à Jérusalem. En d’autres termes, Lucas Catherine parvient à nous faire croire que Jérusalem est en réalité le premier lieu saint par ordre d’importance aux yeux des musulmans. Admirable sophistiquerie...

    Etant laïque, je ne justifie nullement la création d’Israël comme le font les juifs religieux en évoquant le retour des juifs sur leur terre après deux mille ans d’absence mais il n’en reste pas moins que les arguments religieux auxquels recourt le dénommé Lucas Catherine pour justifier la prééminence de l’islam sur les lieux saints a quelque chose de risible.

    Il faut accepter l’évidence. Le judaïsme est la première religion du livre. Et c’est la première religion du livre qui fut fondée et s’est développée en Palestine.

  • permalien
    15 septembre 2010 @22h31   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    Notre apprenti propagandiste ferait bien de commencer par étudier l’histoire, où les Juifs chassés d’Espagne ont-ils donc trouvé refuge et ont ont pu y vivre en paix ? Ne serait-ce pas au Maghreb ? Les Juifs ont-ils été victimes de persécutions dans l’Empire Ottoman comme cela a été le cas dans l’Europe chrétienne ? Absolument pas ! Les Juifs de Palestine étaient-ils maltraités ou discriminés ou empêchés d’exercer leurs cultes sous l’administration ottomane de la province de la Grande Syrie ? Absolument pas ! Les premiers colons sionistes ont-ils à la fin du 19ème siècle été accueillis par les Juifs autochtones comme des sauveurs ou comme des étrangers perturbateurs ? Comme des étrangers perturbateurs ! Retournez sur les bancs de l’école mon jeune ami avant de vous exprimer sur un sujet où visiblement vous ne savez pas de quoi vous parlez !

  • permalien Ph. Arnaud :
    15 septembre 2010 @22h33   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    A très_blasé

    L’Etat d’Israël est un Etat juif comme le pâté d’alouette est d’alouette : un cheval d’occidental et une alouette de juif. La légende de la persécution des juifs par les Arabes (ou les musulmans), c’est de la supercherie, de la manipulation, de la reconstruction de l’histoire (et encore, de la mauvaise reconstruction)…

    Les juifs espagnols chassés par les Rois catholiques, à la fin du XVe siècle, n’ont trouvé de refuge que dans l’empire ottoman, qui leur a fichu une paix royale – ce dont quatre siècles après, Elias Canetti, était toujours reconnaissant aux sultans. Les vrais ennemis des juifs ont été les chrétiens, pas les musulmans ! Ce qui rend aussi ridicules qu’artificielles toutes les in-vocations à une pseudo-communauté « judéo-chrétienne », qui n’est qu’une forgerie, une arme de guerre contre l’Islam…

    Il n’y a pas de difficultés à l’existence d’une communauté juive (ou de tout autre communauté, arménienne, par exemple) dans un océan musulman. Mais le problème, c’est que, précisément, l’Etat d’Israël, ce n’est pas ça : c’est d’abord une création coloniale (la dernière de l’Europe), dont les colonisateurs étaient majoritairement issus des Etats exclus des conquêtes européennes outre-mer : Autriche-Hongrie, Russie, Allemagne…

  • permalien Deïr Yassin :
    15 septembre 2010 @22h38   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    @ très_blasé et très biaisé

    Vous êtes une bénédiction (de Dieu ?) car votre hasbara, ici "la condition des Juifs dans le monde arabe", donne l’occasion de réfuter la propagande la plus élémentaire.

    D’abord, le sociologue Israélien Yehuda Shenhav, d’origine irakienne. D’ailleurs, Shenhav qui est pour un Etat unique est le chef de file de tout un groupe d’intellectuels d’origine irakienne qui prônent leur héritage arabe.

    Il dit que :
    "Any analogy between Palestinian refugees and Jewish immigrants from Arab lands is folly in historical and political terms" :
    - http://ifamericansknew.org/history/...

    Puis le grand historien Avi Shlaïm, professeur à Oxford que je vous conseille sur la guerre de ’48, et qui dit "qu’il n’est pas un réfugié" :

    http://mondoweiss.net/2010/09/Shlai...

    Et mon ’Juif Irakien préféré’, Naeim Giladi, un grand ami des Palestiniens, qui explique comment les Juifs d’Irak furent poussés à partir par les agents sionistes (il parle des bombes à Bagdad), lui-même ayant quitté Israël après Sabra et Chatila, et mort ce printemps à New York :

    - www.ameu.org/uploads/vol31_i...

    Juste un conseil si vous vous y mettez : évitez Bernard Lewis qui est trop biaisé sur le sujet. C’est un Orientaliste de la pire espèce et vous cherchez une certaine ’objectivité’, j’en suis sûre.

  • permalien Nathan :
    15 septembre 2010 @22h46   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    Il est toujours surprenant de se voir traiter de "hasbariste" ou de propagandiste payé par les autorités israéliennes tout simplement parce l’opinion que j’exprime en toute indépendance ne convient pas à d’autres intervenants sur ce blog auxquels j’apporte la contradiction. Apparemment, ces gens ne supportent pas que l’on puisse avoir une autre opinion que la leur. Je ne vois pas pourquoi je m’alignerais sur leur vision des choses qui ne poursuit qu’un seul objectif : déligitimer idéologiquement l’existence Israël pour mieux détruire ce Etat par la suite. Je ne vois pas pourquoi je serais obligé d’être d’accord avec ce point de vue pour plaire à mes interlocuteurs. Je l’ai dit et je le redis : je suis en faveur de deux Etats souverains au Proche-Orient, au terme d’un traité de paix définitif, ce qui suppose à minima un retrait israélien sur les lignes de 1967. Je suis pour un Etat laïque (mais à majorité juive) en Israël. Si je suis pour qu’Israël reste à majorité juive, ce n’est pas pour des raisons religieuses ou idéologiques mais pour des raisons de sécurité. Toute autre solution sera le ferment de la guerre ou de la guerre civile.

  • permalien
    15 septembre 2010 @22h50   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    Après tout, Herzl ne dit pas qu’il a l’intention d’exterminer les populations autochtones

    En êtes-vous si sûr ? N’écrit-il pas :

    Ainsi, nous devons étudier et prendre possession du nouveau pays juif par les moyens de tous les expédients modernes.

  • permalien K. :
    15 septembre 2010 @22h52   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    A gauche, une fille en burqa, un islamiste radical, comme en témoigne la barbe, et un islamiste radical encore, mais adepte de la “takkiya.” A droite, une délicieuse représentante du monde démocratique qui défend, très élégamment comme il est bien apparent, les valeurs de la civilisation.

    Issandr El Amrani revient sur le role capital des sionistes
    US dans le climat d’islamophobie actuel aux Etats-Unis.

  • permalien Nathan :
    15 septembre 2010 @22h54   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    Il n’y a pas de difficultés à l’existence d’une communauté juive (ou de tout autre communauté, arménienne, par exemple) dans un océan musulman.

    Dit-on que la France est un océan chrétien ? Non, bien sûr. Le simple fait d’utiliser le signifiant "océan" (en général on s’y noie) est déjà lourd de sens. Cela évoque immédiatement la grande déferlante.

    Les juifs ne doivent surtout pas vivre en tant que minorité dans un océan de quelque nature que ce soit mais dans un Etat libre et démocratique qui leur garantit tous les droits à égalité avec les autres citoyens. Une Palestine à majorité arabe/musulmane n’est pas de nature à leur garantir ces droits.

  • permalien très_blasé :
    15 septembre 2010 @22h55   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    où les Juifs chassés d’Espagne ont-ils donc trouvé refuge

    chassés d’espagne par qui ??

    Les Juifs ont-ils été victimes de persécutions dans l’Empire Ottoman

    dhimmis de seconde zone, port d’habits distinctifs, rackets pour conserver les lieux de culte, pogroms au grès du vent.
    Cela n’a pas été horrible en tous lieux et en tout temps, je vous l’accorde, mais c’etait au bon vouloir des gouvernants. La liste des exactions est longue. Y compris et surtout en Palestine ou vous pourrez chercher à savoir pourquoi le mur s’appelle des ’lamentations’

    Retournez sur les bancs de l’école mon jeune ami avant de vous exprimer sur un sujet où visiblement vous ne savez pas de quoi vous parlez

    Arrêtez le ton paternaliste, si vous pensez être tombé sur un neuneu qui ne connait pas l’histoire (pas tout évidemment) vous avez faux.

    Notre apprenti propagandiste

    Arrêtez de voir tout en hasbara, c’est lourd, j’exprime mon point de vue ( en ayant peut être complètement tord) sans être un "soldat propagandiste".

  • permalien Lou :
    15 septembre 2010 @23h06   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    L’ UE se réveille

    L’UE demande à Israël de proroger son moratoire sur les colonies

    "(...)elle rappelle que les colonies sont illégales du point de vue du droit international et, afin de garantir que ces pourparlers se poursuivent de manière constructive, elle demande une prolongation du moratoire décidé par Israël."

  • permalien très_blasé :
    15 septembre 2010 @23h09   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    @ on ne sait pas qui

    ce qui est génial c’est que tu n’est pas condescendant !!

    Ah oui , je suis laïc mais j’aide des adultes qui étudient l’ancien et le nouveau testament à l’université, ils estiment que je peux les éclairer quand c’est compliqué.

  • permalien K. :
    15 septembre 2010 @23h16   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    MAX RODENBECK, sur “notre ami” Bernard Lewis, son dernier livre, et son fameux "Soit nous leur apportons la liberté, soit ils nous détruisent" pendant les années Bush le petit. (“Leur” et “Ils”, c’est bien sur les musulmans) :

    L’idée bizarrement missionnaire d’ "apporter la liberté" aux peuples plongés dans l’ignorance peut simplement trahir l’âge de Lewis : il est né en Angleterre en 1916, dans la gloire déjà sur le déclin de l’Empire britannique.

    Mais son alarmisme perçant s’accorde mal avec ses assertions d’historien dont la contribution la plus notable a été de faire la chronique du déclin relatif de l’islam au cours des trois derniers siècles. Il est équitable de dire que les quatre-cinquièmes de la population mondiale qui ne sont pas musulmans ne semblent nullement en danger immédiat ou même lointain d’extinction à la pointe d’un cimeterre.

    Si Lewis ne percevait que le présent à travers un miroir gentiment déformé, cela pourrait ne pas porter atteinte à sa distinction en tant qu’historien. Mais, en omettant le contexte essentiel, il comprend également subtilement mal le passé.

    Il dit que quand les Arabes ont rejeté la partition de la Palestine en 1947, c’est tout simplement parce qu’ils ont refusé d’accepter d’avoir un Etat juif comme voisin. Pourtant, les Arabes n’étaient pas seuls à remettre en cause le plan des Nations Unies d’allouer 56 pour cent du territoire de la Palestine à une minorité composée principalement d’immigrants récents, qui représentaient à peine un tiers de la population et ne possédaient que 7 pour cent des terres.

    La Grèce, l’Inde et Cuba, entre autres, ont également voté non, tandis que la Chine, l’Ethiopie, la Colombie, le Chili et le Mexique se sont abstenus. La motivation première de tous ces sceptiques n’est sans doute pas, contrairement à ce que Lewis implique, le fanatisme, mais le souci des droits des Palestiniens.

    Rodenbeck parle aussi d’un autre livre, bien plus sérieux, celui de Fred M. Donner, professeur d’histoire du Proche-Orient à l’Université de Chicago, qui dit :

    Une lettre d’un patriarche chrétien nestorien à un évêque en l’an 647 témoigne que non seulement ses nouveaux dirigeants musulmans ont été pacifiques, mais aussi qu’ils ont honoré et enrichi les monastères. Un évêque arménien a noté autour de l’année 660 que le premier gouverneur du Jérusalem musulman était juif.

  • permalien Ph. Arnaud :
    15 septembre 2010 @23h18   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    A Nathan

    Arrêtez d’essayer de faire peur avec vos variations sur l’océan ! Les Bosniaques, en Europe, sont une minorité musulmane environnée par un océan chrétien (catholique et orthodoxe). Les Québécois sont un ilot dans un océan anglophone, les habitants du Belize sont un ilot anglophone sans un océan hispanophone…

    Ce que vous ne pouvez arriver à admettre, c’est que les Israéliens ne sont pas d’abord juifs, ils sont d’abord Occidentaux ! De l’Occident, ils ont tout – et tout qui les différencie des pays voisins : le niveau de vie, la distribution des revenus, la culture, le vêtement, les institutions politiques, le mode de fonctionnement de l’administration, l’organisation et l’affiliation des partis, les alliances militaires, les liens avec des institutions parallèles. L’Etat d’Israël est un Etat européen de confession juive et de langue sémitique, comme la Suède est un Etat européen de confession luthérienne et de langue scandinave.

  • permalien Deïr Yassin :
    15 septembre 2010 @23h22   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    Le propre d’un propagandiste sioniste :
    il débarque sur un blog, souvent en commençant par le ’nous voulons la paix et nous aimons énormément les Arabes’, quand la personne ou plutôt le personnage voit que cela ne prend pas, le ton change et les pseudo-nuances abandonnées.
    Ceci combiné avec une ignorance des choses les plus élémentaires donne vraiment l’idée de ce que cela veut dire : chutzpah !.

    Malheureusement, le ridicule ne tue pas, sinon la Palestine aurait été débarrassée d’une grande partie des occupants sionistes depuis longtemps.

    Là on a eu droit au 2,5 millions de Juifs réfugiés du monde arabe.

    C’est très intéressant de voir à quel moment cette obsession sur les Juifs réfugiés du monde arabe a commencé à occuper cette place centrale dans la propagande sioniste. A l’époque d’une terre sans peuple pour un peuple sans terre’ et ’des radios arabes ont appelé au départ’, on ne nous parlait jamais de ces Juifs du monde arabe.

    En effet, ils sont devenus une pièce maîtresse de la propagande israélienne à partir du moment où les ’Nouveaux Historiens’ ont confirmé que : non la Palestine ne fut pas vide, et surtout, il a bel et bien eu une expulsion planifiée des Palestiniens. Et comme par hasard, les 750.000 Palestiniens (que beaucoup comptent jusqu’à 1.OOO.OOO) ont été contrebalancés par 800.000 Juifs du monde arabe.

    Et en plus, les compensations financières des Juifs du monde arabe ont été lié comme condition sine qua non à une paix négociée avec les Palestiniens. Qu’est ce que le ferveur sioniste d’un Juif marocain a à faire avec l’expulsion des Palestiniens ??
    A part l’Egypte, et le contexte fut très particulière (cf. l’affaire Lavon) les Juifs ne furent pas expulsés du monde arabe mais on essaie aujourd’hui à tout prix de faire taire les témoins qui vont contre la propagande sioniste.

    Encore une fois, cette juive tunisienne qui regrette ses terres natales et qui ne fut nullement une réfugiée :

    - www.youtube.com/watch ?v=Xqzg...

    Proposition de sujet de thèse pour doctorant(e) en histoire : "le changement de discours de la Hasbara à la lumière des travaux historiques".

  • permalien Ph. Arnaud :
    15 septembre 2010 @23h22   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    A très_blasé

    Les juifs ont été chassés d’Espagne par les Rois catholiques. Quant au sort des juifs, il a été exactement le même en Europe chrétienne qu’en pays musulman. Et, que je sache, la « solution finale » n’a pas été imaginée – et mise en œuvre – dans un pays musulman…

  • permalien très_blasé :
    15 septembre 2010 @23h43   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    @Deïr Yassin

    Je connais un paquet de juif tunisiens et y a comme un bug avec ta version, comme avec celles des juifs de TOUS les états arabes, ne confond pas l’instrumentalisation d’un fait avec la réalité.

    Je comprends très bien que tes lectures (et vidéos YouTube te confortent) dans ta position, en fait les 2 aspirations sont antagonistes donc...
    Mais cela ne sert à rien de rajouter aux drames passés et présents en niant et en qualifiant de mythe et propagande les points de vue juifs.

    Et bon le coté tribunal de la palestinienne qui juge le petit hasbariste débutant : bof bof !

  • permalien K. :
    16 septembre 2010 @00h06   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    La hasbara de plus en plus mal en point : C’est Lieberman qui est chargé de représenter Israel à la prochaine assemblée générale de l’ONU.

    Voir : The new frontiers of Israeli diplomacy : Lieberman to address UN General Assembly (!)

  • permalien
    16 septembre 2010 @00h17   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    en qualifiant de mythe et propagande les points de vue juifs.

    Qui parle de "points de vue juifs" ? On parle du sionisme ! Le point de vue de l’Union juive française pour la paix (UJFP) par exemple me convient tout à fait ! Ils dénoncent les crimes du sionisme et les fondements mêmes de cette idéologie raciste, coloniale et criminelle !

  • permalien très_blasé :
    16 septembre 2010 @00h27   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    Le point de vue de l’Union juive française pour la paix (UJFP) par exemple me convient tout à fait !

    Tu m’elton john !!

    je suis désolé mais les juifs sont dans leur quasi totalité sionistes

  • permalien Deïr Yassin :
    16 septembre 2010 @00h34   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    Pour information : le statut de ’dhimmi’ fut abolit par l’Empire Ottoman en 1856.

    Aujourd’hui, la ’dhimmitude’ a été remplacé par la ’goyimitude’, cette discrimination institutionnalisée et omniprésente que subissent tous les NON-JUIFS dans ’La-Seule-Démocratie-Au-Moyen-Orient", discrimination que subissent les autochtones sur leur terres de la part des gens venus d’ailleurs.


    IN MEMORIAM
    16-17 septembre 1982

    - www.youtube.com/watch ?v=kvj9...

  • permalien très_blasé :
    16 septembre 2010 @01h08   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    @Deïr Yassin

    IN MEMORIAM
    16-17 septembre 1982

    C’est fou ce que des libanais chrétiens peuvent faire à des réfugiés palestiniens.

    Peut être en représailles des massacres dans les villages chrétiens, vous n’avez pas les vidéos ???

    Bon je reste convaincus que malgré les morts quotidiens actuels des 2 cotés et malgré le fait que netanyaou extrême droite bla bla, et abbas corrompu et traître bla bla...
    Les circonstances sont favorables à un accord et à une amélioration des conditions de vie des populations sur place.

    Je me trompe peut etre mais il y a de grosses chances que ça aboutisse.

  • permalien deMontigny :
    16 septembre 2010 @01h51   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    ’’L’opinion qu’exprime Nathan en toute indépendance’’

    C’est étrange, je n’ai pas l’habitude de la voir martelée d’une façon si effrontée, l’opinion indépendante... et ce sans aucune considération pour ses interlocuteurs. Phrases ’’choc’’, simples provocations et mensonges obtus sont répétés à des moments propices. Et des bloggeurs mystérieux font irruption à tout moment pour soutenir et légitimer l’instigateur sans vraies connaissances et certainement sans objectivité ; comme les très blasés qui n’ont pas même connaissance de fait ’’divers’’ tel que l’inquisition espagnole (pourtant un événement historique pour les juifs, ainsi que l’humanité en général, y compris les musulmans).

  • permalien
    16 septembre 2010 @08h11   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    je suis désolé mais les juifs sont dans leur quasi totalité sionistes

    Ah bon ? Et pourquoi au moins 62% des Juifs vivent-ils donc dans leur pays et non pas en Palestine occupée alors ? Il vous reste décidément bien des choses à étudier afin de pouvoir vous exprimer sérieusement sur le sujet !

  • permalien Sakhra :
    16 septembre 2010 @08h59   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    comme les très blasés qui n’ont pas même connaissance de fait ’’divers’’ tel que l’inquisition espagnole (pourtant un événement historique pour les juifs, ainsi que l’humanité en général, y compris les musulmans).

    Non, les "très blasés" n’ignorent rien du tout, mais il s’agit de propagande sioniste, qui aujourd’hui s’attelle à présenter le monde musulman, comme celui de la violence, de la "dhimmitude", contre les Juifs, qui eux font partie d’un monde "judéo-chrétien"européen lumineux....au sein duquel, ils auraient vécu...sans "dhimmitude", sans pogroms, sans bûchers, sans chambre à gaz etc..

    Il s’agit de faire accréditer l’idée que le conflit israélo-palestinien, n’est qu’un conflit de religion : Musulmans contre Juifs,et de nier le caractère colonialiste ET DONC POLITIQUE de l’entreprise sioniste en Palestine,d’une part, et de démontrer qu’il ne peut y avoir cohabitation entre Musulmans et Juifs, au sein d’une Palestine libérée du sionisme, d’autre part.
    Pour ce faire, on gomme délibérément, les siècles de cohabitation entre les deux communautés, en particulier au sein d’ Al Andalus,où les Juifs ont accueilli les Musulmans comme des libérateurs au moment de la conquête(Séville), on fait l’impasse, toujours délibérément, sur le Décret de l’ ALHAMBRA DU "31 mars 1492 (3 mois après la chute de Grenade et en violation du traité signé avec le dernier Roi de Grenade,Abouabdillah,qui garantissait la vie et les biens des Juifs et Musulmans du royaume), Décret, qui ordonne l’expulsion de tous les Juifs du royaume très "Catholique" d’Espagne, et la confiscation de tous leurs biens(avec la bénédiction du Pape)...Décret, qui n’a été abrogé qu’en ...1967...On gomme également le fait que ces Juifs ont été accueillis dans les pays musulmans, et arabes, étant de culture et de langue arabe.
    A rappeler, qu’en terre d’Islam, aussi bien Chrétiens que Juifs étaient soumis à la dhimma,alors que les Musulmans étaient soumis à la Zakat, impot musulman.Celà ne concernait pas uniquement les Juifs

     :

  • permalien Nathan :
    16 septembre 2010 @09h19   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    Ph. Arnaud : 15 septembre @23h18
    Arrêtez d’essayer de faire peur avec vos variations sur l’océan ! Les Bosniaques, en Europe, sont une minorité musulmane environnée par un océan chrétien (catholique et orthodoxe). Les Québécois sont un ilot dans un océan anglophone, les habitants du Belize sont un ilot anglophone sans un océan hispanophone…

    Océan... Ilôt... Il n’y a que vous pour penser en ces termes-là car vous pensez en termes de rapport de forces entre cultures ou civilisations, ce qui vous rapproche assez curieusement des thèses d’un Samuel Hutington. Par ailleurs, votre exemple bosniaque est assez mal choisi si vous cherchez à évoquer la coexistence entre communautés. Dès que la chape du titisme et du pouvoir central serbe eurent disparu, on a vu réapparaître comme par magie toutes les lignes de séparation entre communautés. Sarajevo, ça ne vous rappelle rien ? Votre exemple bosniaque est révélateur.

    Ce que vous ne pouvez arriver à admettre, c’est que les Israéliens ne sont pas d’abord juifs, ils sont d’abord Occidentaux !

    Ça doit être pour cette raison qu’ils insistent tant pour conserver le principe d’un "Etat juif" et que ce pays est de plus en plus envahi par des groupes religieux et des valeurs religieuses. Bien plus que du temps où l’ethos travailliste était dominant. Paradoxal, non ? D’autre part, j’ai connu des chrétiens maronites libanais bien plus occidentaux ou européens que certains juifs israéliens d’origine irakienne ou yéménite. Comme le dit le grand Will : "Il ya plus de choses dans le ciel et sur la terre que n’en rêve votre philosophie".

  • permalien très_blasé :
    16 septembre 2010 @09h33   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    Non, les "très blasés" n’ignorent rien du tout, mais il s’agit de propagande sioniste, qui aujourd’hui s’attelle à présenter le monde musulman, comme celui de la violence, de la "dhimmitude", contre les Juifs, qui eux font partie d’un monde "judéo-chrétien"européen lumineux....au sein duquel, ils auraient vécu...sans "dhimmitude", sans pogroms, sans bûchers, sans chambre à gaz etc..

    S’il y a bien un truc contre lequel tu ne peux pas lutter c’est l’auto-aveuglement.

    J’comprends pas bien un truc sur les droit de l’homme : quand c’est des juifs qui sont spoliés/expulsés/nettoyés culturellement et ethniquement par des arabes et musulmans (que je kiffe bien d’ailleurs) a d’INNOMBRABLES reprises à travers les différents pays et différents siècles, les faits s’évanouissent comme par magie et l’on se retrouve dans un épisode des bisounours.

    Quand je pense que mon arrière grand père à participé à la libération de Damas et de la Syrie, ça me rends très blasé

  • permalien Ph. Arnaud :
    16 septembre 2010 @10h33   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    A Nathan

    Ne me prêtez pas des pensées que je n’ai pas ! C’est vous qui raisonnez en termes de rapports de forces, pas moi. Les anglophones du Belize ne sont pas menacés, non plus que les néerlandophones du Surinam. Quant aux Bosniaques musulmans, ils furent parfaitement intégrés dans l’empire (catholique) des Habsbourg, qui les eut comme troupe d’élite contre les non moins catholiques Italiens lors de la Grande Guerre. Une civilisation, une culture diverse peut très bien coexister pacifiquement au milieu d’une autre civilisation, spatialement et numériquement plus grande…

    Votre exemple des maronites plus occidentalisés que des juifs irakiens ou yéménites, c’est de l’argutie, de la broutille. Aux Etats-Unis, il y a des immigrés d’origine hindoue, japonaise, arabe, etc. Il n’empêche que les Etats-Unis sont un pays de civilisation européenne et que ces immigrés-là, peu à peu, en adoptent les coutumes : les Chinois donnent à leurs enfants des prénoms anglo-saxons et les Japonais, qui n’avaient pas de cancers du colon chez eux, se mettent à en attraper aux Etats-Unis, à manger des saloperies de fast-food…

    Même chose : il ne faut pas considérer les détails mais l’ensemble. Israël est un pays occidental : le parti travailliste israélien est inclus dans l’internationale socialiste des partis euro-péens. Où sont ses équivalents arabes ?

  • permalien Deïr Yassin :
    16 septembre 2010 @10h50   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    @ très blasé
    Vous êtes libre d’avoir les opinions que vous avez, mais vous avez une manière très auto-suffisante de vous manifester. Ceci avec vos conneries flagrantes, comme , "les deux communautés travaillent et consomment ensemble en Cisjordanie" etc etc vous rend risible.

    Vos ’j’aime bien la musique libanaise’, ’les Arabes et les Musulmans (que j’aime bien par ailleurs), que votre grand-père ait libéré Damas, que vous aveiz des connaissances en Ancien et Nouveau Testament, mais qu’est-ce qu’on s’en fout !

    Vos ’analyses’ à la con sur ’les circonstances sont favorables à un accord’, ’les morts quotidien des deux côtés’. Il y a des morts quotidien côte israéliens ? A part les 4 colons-Talibans du fin du mois d’aout, plus personne a été tué. Plus que dix Palestiniens ont été tué depuis dont les deux bergers à Gaza et que l’IDF a admit hier fut une erreur.

    Vous connaissez un paquet de Juifs Tunisiens, ah bien moi aussi, figurez vous, et alors ? Cela n’est gage de rien du tout. Si vous voulez nous convaincre des conditions de vie misérables dans le monde arabe, postez nous des liens vers des travaux sérieux que l’on puisse en faire la critique. Et cherchez bien vos sources, nous sommes pas dupes ici, mais vous vous êtes apparemment trompé d’audience. Vous vous croyez malin, votre tutoiement, vos blagues ratés, mais rien, absolument rien de pertinent. Il faut aller jour pour la galerie ailleurs, Galeries Lafayette, peut-être !

    Et puis, la condition de vie des Juifs au Maroc ou au Yémen n’était pas pire que celle de l’Arabe ou du Berber du coin, et surtout cela n’a rien à voir avec la colonisation de la Palestine.

    Vous allez pas nous faire avaler que Herzl, Jabotinsky, BG ou Weizman pensaient aux Juifs arabes ? Le sionisme fut une entreprise purement européenne, et les Juifs ont été amenés du monde arabe pour faire le chair à canon, travailler les champs et les usines, et peupler les frontières ’contre les barbares’ dont les Ashkenaze considéraient qu’ils faisaient partie.

    PS. Vous devez lire quelques fils ici, vous vous rendez compte que des gens de votre calibre ne durent pas longtemps, et que tous vos propos ont été servis à des multiples reprises.

  • permalien Deïr Yassin :
    16 septembre 2010 @11h41   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    @ Yasmina
    Vous croyez que c’est Ibliss ? Ibliss ne fut-il pas d’origine arabe ou kabyle ? Je l’ai trouvé bien plus articulé que notre nouveau venu qui est incapable d’écrire quoi que ce soit de cohérent. De la même veine, certainement.

    D’ailleurs, j’ai pensé à vous l’autre jour. Lou a posté un interview très intéressant de Abdelwahab Meddeb avec Gilbert Achkar et ils parlaient du film de Satloff. On a su que notre beau Tunisien a finalement eu son nom sur la liste des Justes à Yad Vashem, le seul Arabe ou Musulman (je ne me rappelle pas) à y figurer. On se demande pourquoi ?? Enfin, cela rentre bien dans l’idée qu’essaie de nous faire passer notre blasé sur les Arabes.

    PS. Yad vashem - il faut le rappeler - a été construit dans la proximité immédiate du village arabe de Deïr Yassin. Comme perversité on ne peut guère faire mieux - enfin ’le musée de Tolérance’ sur le plus ancien cimétière musulman d’al-Quds, la Mamilla, lui emboite le pas.

  • permalien
    16 septembre 2010 @12h22   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    Les uns sont industrieux, financiers, les autres pas (racisme ? (une race supérieure à une autre)). les uns ont besoin des autres et inversement. Beaucoup de palestiniens travaillent en israël (les israëliens ne se salissent pas les mains ?). Pour moi, simple observateur, aucun des deux peuples n’est indépendant. De plus, les religions s’en mêlent : les problèmes semblent insolubles. Je préfère regarder la réalité en face, regarder le pésent. Philosopher sur l’histoire, c’est une réponse facile qui nous permet de nous endormir, chaque soir, la conscience tranquille.

    Fred

  • permalien Nathan :
    16 septembre 2010 @12h37   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    Ci-joint un site qui donnes des informations démographiques sur la Palestine, en particulier les recensements de l’époque ottomane et britannique. Je le mentionne parce qu’il permet de donner une vision chiffrée de ce que l’on appelle ici la colonisation sioniste, dont certains n’hésitent pas à en faire un symbole de l’impérialisme occidental, voire d’un mal encore plus profond et métaphysique.

    On notera que selon les estimations les plus optimistes, il n’y avait, en 1893, pas plus de 200.000 Palestiniens habitant le territoire qui deviendra celui de l’Etat d’Israël en 1948 (on ne dit pas s’il s’agit des 55% accordés, très généreusement il faut le dire, par les Nations-Unies ou s’il faut compter en sus les territoires annexés après la guerre de 1948).

    Et n’oublions pas qu’en 1893, aucun sioniste ne rêvait d’obtenir 55% de la Palestine. Il se serait sans doute contenté de moins.

    Il se peut donc qu’en 1893, les sionistes les plus lucides, ceux qui devaient bien se résoudre à reconnaître la présence d’une population autochtone dans ce pays, eurent peut-être le sentiment qu’il y avait assez de place pour deux peuples. Ça n’est pas impensable.

    Voir la table 2 : http://www.mideastweb.org/palpop.htm

  • permalien bah oui :
    16 septembre 2010 @12h38   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    Je reconnais qu’il est dure de regarder dans les yeux son histoire lorsqu’elle est faite d’oppression, d’injustice et de racisme.

    Mais, qu’on en me dise pas que le génocide juif "légitime" cette confiscation et la situation actuelle faite aux Palestinien. Depuis quand une injustice vécue donne t-elle le droit de devenir soi même injuste ?

    Le choix de la colonisation est bien entendu symbolique (la fameuse "terre promise" destiné à revenir aux juifs, "mythe" entretenu depuis 50ans permettant de justifier l’injustifiable).
    Je pense que ce choix repose sur une mentalité coloniale, dans un contexte coloniale (1946).

    Lire à ce sujet, l’historien juif Maxime Rodinson : "Israël fait colonial".

    80% des "juifs" sionistes sont laïcs, voire athées...pourtant qu’un non juif les appelle "juifs", ils l’accusent de racisme. Un athée et citoyen français depuis 600 ans, laïciste virulent contre les musulmans français mais qui ne veut pas qu’on dise de lui que c’est un Juif quand il est en France...qui défend contre tous un État "juif", basé sur la race juive et la religion juive (constitutions israélienne je m’excuse)... Quelle étrangeté ?

    On peut bien sûr parler de colonialisme : quel autre terme pour décrire l’installation d’une population exogène venue d’Europe occidentale et orientale (Pologne, Ruisse, Allemagne)...sur un territoire à 99% arabes mais sans accord de la population locale, en confiscation ses terres et en expulsant ceux qui la travaillaient depuis 2000 ans. Le tout appuyé non pas par un État mais par plusieurs États dont la mentalité coloniale ne peut être remise en question (Angleterre, France...).

    Il est évident que concernant le "problème" Israël/Palestine la SEULE solution viable sur le long terme est la solution d’un État multiconfessionnel et multinethnique, comme dans toutes les démocratie d’ailleurs, plutôt qu’un État basé sur l’ethnie ou la religion juive (c’est absurde et obscure comme concept non ?) apposé un "micro État" divisé en deux territoires, entouré d’une muraille de 6 mètres de haut, privé d’eau et troué de colonies juives...

    Quels Français accepterait ça pour la France ?
    Musulmans et Juifs ont vécus ensemble durant 1400 ans, ça c’est du concret. Ne me dites pas que ce projet est une utopie.

    Retenons les enseignement de l’histoire. Sinon, ce sera tôt ou tard n’en doutons pas une nouvelle diaspora juive (ils ont déjà créer une diaspora palestinienne, honte à eux qui on fait aux Arabes ce que les Perses et les Romains leur ont fait) ou...un génocide palestiniens.

    C’est idiot et absurde de demandé à un peuple qui n’a plus rien à donner, et qui vit depuis 50 ans comme SDF dans son propre pays de faire un effort supplémentaire pour la paix. C’est aux forts de faire , pas aux démunis.

    Bien à vous, juifs, Musulmans, Blancs, Noirs, Jaunes, homme et femmes, Humains locataire de la Terre .

  • permalien Yasmina :
    16 septembre 2010 @13h23   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    Bonjour Deir Yassine :

    notre beau Juste Tunisienhttp://fr.wikipedia.org/wiki/Khaled... est le premier arabe,( le 2me etant le roi du Maroc Mohamed V).

    par contre il ya beaucoup de musulmans ; des Albanais, des bosniaques et un Turc.

    Les pays recensant moins de 100 Justes sont : l’Autriche (87), la Moldavie (79), l’Albanie (69), la Roumanie (60), la Suisse (45), la Bosnie-Herzégovine (40), la Norvège (45), le Danemark (22)[24], la Bulgarie (19), le Royaume-Uni (14), la République de Macédoine (9), l’Arménie (13), la Suède (10), la Slovénie (6), l’Espagne (4), l’Estonie (3), les États-Unis (3), le Brésil (2), la Chine (2), le Chili (1), le Japon (1), le Luxembourg (1), le Portugal (1), la Turquie (1), la Tunisie (1) la Géorgie (1) et le Maroc (1).

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Juste_...

  • permalien Deïr Yassin :
    16 septembre 2010 @13h31   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    @ Nathan
    D’abord, personnellement, je me méfie toujours d’un NGO israélienne avec 8 Arabes, minimum 20 Juifs/juifs et 3 non-identifiables (non-Arabes, en tout cas) sur leur ’board’. Excusez-moi, mais cela est comme ça.

    L’essentiel toutefois :
    je ne comprends pas comment et où vous avez tiré vos chiffres de 210.000 Arabes en Palestine en 1893.

    Je lis :

    - "The major conclusion is "The nature of the data do not permit precise conclusion about the Arab population of Palestine in the Ottoman and British times" (Marqué en rouge)

    Le plus bizarre est que je lis en plus sous ’Major conclusions’ :

    "The lowest estimates claim there were about 410.000 Arab Muslims and Christians in Palestine in 1893. A Zionist estimate claims there were over 600.000 Arabs in Palestine in the 1890’s"

    C’est une manipulation ou une erreur de lecture de votre part ??

    Et puis, je ne comprends pas cette obsession à vouloir déterminer, surtout minimiser, la population autochtone dans une territoire. Est-ce cela rend la colonisation plus ’casher’, le moins de monde et le plus ’sauvage’, le mieux cela passe ??

    Je vous ai déjà fait ce remarque, et je vous ai aussi demandé si le nombre de morts durant l’Holocauste ne furent pas 6.000.000 mais, disons, ’seulement’ 2.000.000, est-ce que cela aurait changé quelque chose au degré de folie de cette entreprise meurtrière.

    Vous vous êtes emporté, m’avez traité de ’négationniste’ ou dans le genre, et pourtant la question est la même : en quoi le nombre plus au moins important détermine t-il le degré d’injustice, folie, tort ou que sais-je ?

    PS. Vous devez être un homme tourmenté : vous cherchez en vain des justifications pour sinon pas ’blanchir’ au moins accorder des circonstances atténuantes à l’entreprise sioniste.

  • permalien Ph. Arnaud :
    16 septembre 2010 @13h56   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    A Adrien

    Inutile de faire de l’ironie laborieuse. Depuis le XVIe siècle, il se trouve, effectivement, que les Européens ont mis la main sur le reste du monde. Et peu de pays en ont été exempts (la Chine elle-même a été mise en coupe réglée). L’exploitation des mines du Potosi, comme l’exploitation du Congo par le roi Léopold (pour prendre deux exemples parmi les moins connus) ont occasionné à elles seules plusieurs millions de morts.

    Même chose pour la Russie : les puissances occidentales, dès les débuts, ont cherché à étrangler la jeune République soviétique lors de la sanglante guerre civile de 1918-1920, puis ont cherché à l’étouffer plus tard, comme l’ont fait les puissances coalisées de la France révolutionnaire. Même la Seconde Guerre mondiale a été une guerre par procuration des Occidentaux contre l’URSS.

    Depuis la fin du XVIIIe siècle, les Occidentaux, en effet, n’ont pas cessé de planter leurs crocs dans les pays musulmans : expédition d’Egypte de Bonaparte, invasion de l’Algérie par la France, mainmise britannique sur l’Egypte, expéditions au Soudan, guerre de l’Italie contre la Libye, prédations diverses de la France au Maghreb (guerre du Rif). Puis, au XXe siècle, prélèvement d’une livre de chair sur le monde musulman pour l’offrir à des colons d’Europe centrale, incrustation dans l’empire ottoman, mise en coupe réglée du pétrole d’Arabie par les « Sept sœurs », bombardement au phosphore des populations irakiennes dans les années 1920, fomentation de putschs, soutiens à des dictatures (le Shah, le roi du Maroc, Ben Ali, les émirs de la péninsule arabique, Saddam Hussein…), aide aux putschistes turcs, expédition de Suez, expédition de Bizerte, bombardement de Sakiet Sidi Youssef, soutien aux deux belligérants de la guerre Iran/Irak (pour faire durer celle-ci le plus longtemps possible, comme le disait cyniquement Kissinger)…

    Ce réquisitoire pourrait tenir des pages…

    Où sont, depuis deux siècles, les équivalents musulmans de ces prédations en Occident ? Où sont, en Europe, les bases iraniennes, irakiennes, syriennes d’où, tous les jours, des avions partent pour bombarder des populations européennes ? Où sont les ports européens regorgeant de navires libyens, algériens et turcs ? Où sont, sur les routes françaises et italiennes, des tanks regorgeant de soldatesque pakistanaise et afghane, qui terrorisent les populations locales ?

  • permalien adrien :
    16 septembre 2010 @14h50   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    @ Ph Arnaud

    Ce réquisitoire pourrait tenir des pages…

    Le problème voyez-vous c’est qu’histoire et réquisitoire sont deux choses légèrement différentes quant à la teneur de l’argumentation - et de la démonstration.

  • permalien
    16 septembre 2010 @15h19   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    @ Ph Arnaud

    quelques liens sur les ravages de la colonisation occidentale.

    http://ha.ina.fr/economie-et-societ...

    http://www.dailymotion.com/video/x9...

    http://www.youtube.com/watch?v=nqvd...

  • permalien Bazile :
    16 septembre 2010 @16h25   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    @anonyme : Je ne comprends pas où vous voulez en venir avec vos vidéos. Votre fausse ironie cache mal vos amalgames.

    En quoi l’application rigoriste de la charia dans certaines région du Nigeria permet t’elle d’expliquer le conflit Israelo-palestinien ?

    Par ailleurs vos liens sont idiots, aucune contextualisation, date, chiffres... On ne sait pas s’il s’agit de fait isolés ou pas, comment les faits s’expliquent, mais cela vous suffit...

    Faut t’il produire en guise de contre argumentation du même accabit une vidéo sans texte de présentation d’un soldat qui martirise une villageoise enceinte à un check point ? Qu’en déduirait t’on selon votre logique ?

    Merci de privilégier des idées un peu construites, si possible avec des sources intéressantes et fiables, la qualité des débats n’en profitera que mieux à tous.

  • permalien Shiv7 :
    16 septembre 2010 @16h57   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    A.G. dit ceci :

    En dépit des puissants mouvements universalistes qui ont marqué l’Europe à partir du XVIIIe siècle, dont les idées étaient en principe peu compatibles avec l’oppression des indigènes, le droit à coloniser s’est donc imposé comme un « droit naturel », voire comme un devoir, de l’Australie à l’Algérie, du Congo à la Cochinchine.

    Hypothèse (sans doute naïve..) sur la morale de l’histoire (ci-dessus) et de l’Histoire (récente) tout court :

    C’est qu’à partir du moment où plus personne n’est là pour vérifier, et le cas échéant, punir, le schisme entre le discours de l’homme (ses belles idéologies) et les faits concrets de ses actions, rôle anciennement attribué à Dieu, (et qui depuis cette époque à été dévolu à l’homme lui-même), qu’il devient évident que d’une part ;

    Cela devienne un devoir hum-ain (aniste) de propagé la bonne nouvelle, du style ; le tyran Papa est loin.. on fait ce qu’on veut.. à commencé par violer Maman.. (suivant en cela les conseils de Papa qui avait dit qu’il fallait se multiplier et tout recouvrir..).

    Et que d’autre part l’homme devenant L’Homme, devient de ce fait juge et parties, ce qui permet bien entendu tous les excès, sa conscience n’ayant affaire qu’à elle-même, plus personne n’étant apte à saisir de l’extérieur ou de haut cette dernière, de plus, rien ne se partage mieux que la bassesse, l’Histoire ancienne et contemporaine n’arrête pas de le prouver, c’est peut être du reste sa seule constante.., alors autant en profiter, puisqu’on est plus qu’entre nous..

    Suite

  • permalien Shiv7 :
    16 septembre 2010 @17h02   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    Suite

    A.G. conclut son extrait avec ceci :

    En Palestine, il s’agissait aussi d’« une mission sacrée de civilisation » (Henry Laurens). Mais, à la différence d’autres situations coloniales, les Palestiniens ne sont pas assignés à « une salle d’attente » de l’Histoire, mais à en être expulsés définitivement.

    On a plutôt l’impression que l’Histoire c’est suspendue, voir volatilisée, dans ce qui était anciennement l’Histoire, une telle situation aurait été totalement incongrue, il y aurait eu massacre général depuis longtemps, mais il se trouve que cette dernière (..!)mission sacrée de civilisation c’est trouvée prise à un tournant du temps, on est passé de la lapidation ou plutôt des bûchés à sorcière à la numérisation de la planète, des obscurantismes à l’Empire du Biens mondialisé, de la peine de mort exécutée rapidement au couloir de la mort de plusieurs dizaines d’années, des guerres et invasions franche aux frappes chirurgicales, laissant les peuples démembrés et acquis ou en attente de la lobotomisation générale..

    Pour être expulsés de l’Histoire, il faudrait encore que cette dernière aille un sens, si l’Histoire n’a plus de sens, il n’y a plus d’Histoire..(du moins vivante et occidentale, les seuls restes de cette Histoire vivante étant précisément là où on cherche à la tuer.. (chez les Palestiniens et consorts).

    Un peu comme très-blasé qui dans ces échanges avec Deïr et K, à parfaitement démontré sa déconnection du réel, pour lui non seulement l’Histoire n’existe plus, car cela n’a aucun sens historique de réclamer une terre 2000 ans après, à moins de considérer que l’Histoire recule.. chaque peuple retournant en arrière se faisant rembourser ses massacres, ses terres ancestrales et pourquoi pas ses idéaux.., sans parler de l’aspect rétrograde (la colonisation) qui ne cadre pas trop avec l’aspect progressif qu’a acquit l’Histoire ces derniers siècles chez les défendeurs de la Civilisation, mais de plus ce monsieur semble déconnecté de la simple vision objective du monde (là ou sa vit et sa meure), un peu comme nos pilotes de drones californiens canardant du taliban.

  • permalien adrien :
    16 septembre 2010 @17h18   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    Je précise que je ne suis pas l’auteur du post anonyme du 16 septembre @15h19.
    Tous les posts que j’écris ici je les signes "adrien"

  • permalien Nathan :
    16 septembre 2010 @18h16   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    Deïr Yassin : 16 septembre @13h31

    je ne comprends pas comment et où vous avez tiré vos chiffres de 210.000 Arabes en Palestine en 1893.

    Vous m’avez mal compris. Les 200.000 Palestiniens de 1893 correspondent à la partie du territoire palestinien octroyé aux sionistes en 1947 (c’est-à-dire 55% de la Palestine mandataire).

    Pour le reste, vous m’avez bien compris. Dans le procès permanent intenté à Israël, je plaide les circonstances atténuantes. On invoque bien les circonstances atténuantes en matière judiciaire, pourquoi n’existeraient-elles pas devant le tribunal de l’histoire ?

    Dans le dossier des circonstances atténuantes, j’ajoute d’autres éléments. D’abord, bien entendu, le fait évident que les sionistes se sont installés en Palestine afin de fuir les persécutions antisémites. Toutes les aliyots sauf une ont pour moteur les persécutions. Ensuite, le fait non moins évident que contrairement aux coloniaux français, belges ou autres, les sionistes ne représentaient pas les intérêts d’une métropole et n’ont pas colonisé un pays pour y rapatrier ses richesses. Bien au contraire, les sionistes ont fui des régimes qui les persécutaient ou qui leur étaient hostiles. Les sionistes ne se sont pas installés en Palestine pour franciser, germaniser, russifier ou angliciser les lieux, bref pour imposer à d’autres une culture étrangère mais pour créer un foyer national juif, car il s’agissait bien d’un mouvement d’émancipation nationale. Dans cette logique, ils se sont efforcés de ne pas exploiter la main d’oeuvre locale car ils se voulaient auto-suffisants (cf l’appel au "travail juif"). Ces éléments et bien d’autres permettent de distinguer le sionisme de n’importe quelle autre aventure coloniale.

    J’en profite pour noter à quel point le terme "national" ou "nationalisme" peut recevoir des connotations différentes (en bien ou en mal) selon le contexte où l’on se place. Lorsqu’il s’agit du mouvement d’émancipation nationale des juifs, c’est mal. Mais les mêmes qui condamnent le nationalisme juif s’accommodent très bien du nationalisme arabe ou pan-arabe.

  • permalien benjamin :
    16 septembre 2010 @18h36   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    Franchement je trouve que le niveau du débat sur ce blog est assez faible, et en particulier relativement à la qualité du Diplo et de la plupart des contributions de Gresh.
    L’incapacité, d’une part, venant des défenseurs des palestiniens (dont je fais partie) à saisir la contradiction fondamentale du sionisme - sa complexité, à savoir qu’il s’agit à la fois d’une entreprise coloniale ET d’un mouvement d’émancipation nationale.
    D’autre part l’absolu manque d’humanité, typique de l’idéologie au sens marxien du terme, qui consiste à vouloir faire payer à des hommes d’aujourd’hui les crimes commis par leurs aînés et donc à les percevoir comme des représentant d’un peuple, d’une religion, et non pour ce qu’ils sont interdit tout débat.
    La conséquence en est le redoublement de de virulence, des arguments émotifs et non rationnels. Au nom de quoi - et surtout comment ! - les israeliens devraient ils payer pour les erreurs théoriques de Herzl puis des crimes de l’alliance juive ? A plus forte raison comment peut on continuer à reprocher aux palestiniens d’aujourd’hui l’attitude des dirigeants arabes du passé (et même du présent vu leur manque de légitimité ! ). Les arguments du type "les arabes ont refusé le plan de partage de 47" en sont caractéristiques. Enfin, la critique théorique du sionisme, mouvement à mon avis mort en 1948, me semble d’un intérêt très limité, la réalité de l’occupation militaire actuelle me paraissant très largement suffisante pour reconnaitre quelle cause est universelle...

  • permalien Noval :
    16 septembre 2010 @20h01   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    Nathan - Message du 15 septembre 22 h 46

    " Je suis pour un Etat laïque (mais à majorité juive) en Israël. Si je suis pour qu’Israël reste à majorité juive, ce n’est pas pour des raisons religieuses ou idéologiques mais pour des raisons de sécurité. Toute autre solution sera le ferment de la guerre ou de la guerre civile. "

    Vous avez, et ce à plusieurs reprises, écrit sur ce blog que vous résidez à Bruxelles.

    Admettons.

    Dans votre message précité, vous manifestez votre préférence pour qu’Israël soit, dans sa forme et dans son fond (?) un " Etat laïc " mais à " majorité juive ", tout en précisant que cette solution n’est pas dictée chez vous par " des considérations religieuses ou idéologiques ".

    Questions :

    - où réside votre intérêt personnel dans la forme d’Etat qui reçoit votre prédilection sachant que vous vivez à quelques 3 300 kilomètres de son lieu d’établissement ?
    - vu de votre lieu de résidence et sachant que vous écartez toute considération idéologique et religieuse, quel qualificatif donnez-vous à votre souhait d’un Etat d’Israël ( laïc) à majorité juive ?
    - étant acquis que des personnes de religion et/ou de culture juive vivent en parfaite sécurité dans de multiples pays à travers le monde autres qu’Israël, pour quelles considérations autres que religieuses et idéologiques préconisez-vous pour le seul Etat d’Israël une majorité juive uniquement pour des " raisons de sécurité " ?

    Questions complémentaires :

    Approuvez-vous celles et ceux qui, mus par des considérations idéologiques et/ou religieuses autant revendiquées qu’affichées et à priori aux antipodes des vôtres, font le choix de s’établir en Israël ? Le feraient-elles pour des " raisons de sécurité " ?

  • permalien K. :
    16 septembre 2010 @20h56   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    @ benjamin,

    ...il s’agit à la fois d’une entreprise coloniale ET d’un mouvement d’émancipation nationale.

    Contrairement à la première affirmation l’équivalence que vous établissez est loin d’être indiscutable puisque la seconde affirmation est plus discutable et discutée et même carrément niée par certains, comme par exemple cet auteur juif dans ce site, marxiste, justement.

    La conséquence en est le redoublement de virulence, des arguments émotifs et non rationnels. Au nom de quoi - et surtout comment ! - les israeliens devraient ils payer pour les erreurs théoriques de Herzl puis des crimes de l’alliance juive ?

    Ce sont vos arguments qui sont irrationnels : les “erreurs théoriques de Herzl” n’auraient aucune importance si elles n’étaient pas reproduites encore aujourd’hui, comme elles l’ont toujours été depuis la création d’Israel.

  • permalien Noval :
    16 septembre 2010 @21h12   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    Nathan - Message du 16 septembre 18h16

    " Les sionistes ne se sont pas installés en Palestine pour franciser, germaniser, russifier ou angliciser les lieux, bref pour imposer à d’autres une culture étrangère mais pour créer un foyer national juif, car il s’agissait bien d’un mouvement d’émancipation nationale. "

    Nathan, soyez je vous prie ne fut-ce qu’un minimum sérieux !

    Comment pouvez-vous, sans aucunement ciller, soutenir de tels propos sachant que depuis sa création, heure après heure, jour après jour, semaine après semaine, mois après mois, année après année jusqu’à ce jour et encore à l’heure présente, tant Israël que tout ce que le monde comporte comme sionistes avérés et modérés n’ont de cesse de désarabiser pour judaïser toujours et encore . A cette fin, même une langue religieuse importée de l’Occident n’est pas suffisante ...

    Lorsque l’on sait que cette entreprise de colonisation, dans toute l’acception de ce terme, a commencé par cette criminelle affirmation d’ " une terre sans peuple pour un peuple sans terre ", qu’elle s’est concrétisée à son stade initial par le massacre de quelques centaines de milliers de Palestiniens, qu’elle est régulièrement ponctuée par d’ignobles razzias et qu’elle continue de produire et générer, à ce jour et à cette heure, la violence inhérente à sa nature, vos propos se discréditent par eux-mêmes.

    " Ces éléments et bien d’autres permettent de distinguer le sionisme de n’importe quelle autre aventure coloniale. "

    En allant, dans sa course tant vaine qu’éperdue d’auto-justification, jusqu’à travestir l’Histoire avec un grand H ?

  • permalien K. :
    16 septembre 2010 @21h45   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    Amira Hass : « L’inadmissible est devenu légitime. » Extraits :

    ...sur les terres desquelles les colonies ont été construites[,] [l]es millions de Palestiniens ne comptent pas du tout.

    ...Au moins l’hypocrite sait qu’il existe un système de fixation des valeurs, et qu’il n’agit pas selon elles. En conséquence, il dissimule ses actions.

    L’inadmissible est devenu légitime.

    Un accord de paix (..) exige un changement de valeurs d’un type qui n’existe pas dans le vocabulaire de l’Etat juif et démocratique, qui élève le système de deux poids deux mesures à un niveau de virtuosité. Les gens de cet Etat sont incapables de s’imaginer se départissant des privilèges que leur confère ce système. Et qui se soucie si le revers de ces privilèges est la dépossession, la suppression des libertés et le risque de conflagration régionale ?

  • permalien K. :
    16 septembre 2010 @22h01   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    Du 16 au 18 septembre 1982, dans ces camps palestiniens de Beyrouth, alors que les combattants de l’OLP avaient quitté le Liban fin août avec l’assurance occidentale que les civils qu’ils laissaient derrière eux seraient en sécurité, un massacre innommable fut commis par les milices chrétiennes libanaises avec la complicité des hommes du général Ariel Sharon.

    Il n’y a bien pas eu de “TSL” pour les Palestiniens.

  • permalien Ph. Arnaud :
    16 septembre 2010 @22h09   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    A Adrien (message de 14 h 50)

    Apparemment, soit vous ne comprenez pas, soit – plus probablement - vous ne voulez pas comprendre. Je reprends donc posément :

    L’expansion de l’empire ottoman en Méditerranée a été brisée dans la seconde moitié du XVIe siècle, après ses défaites de Malte et de Lépante.
    Son expansion dans les Balkans a été brisée dans les guerres austro-turques de 1664 à 1718 (même la guerre subséquente de 1735 n’a été qu’une péripétie sans conséquence).
    L’usure terrestre de l’empire ottoman s’est poursuivie lors des 11 guerres russo-turques, dont sept se sont déroulées avant le XIXe siècle. Et dont la plupart se sont traduites par un recul régulier des Ottomans.

    La prédation européenne (suivie de l’américaine) sur le monde musulman, qui commence à la fin du XVIIIe siècle (avec l’expédition d’Egypte) s’est donc déroulée en dehors de toute attaque antérieure du monde musulman.

    Les Occidentaux ne se sont donc pas défendus : ils ont attaqué, agressé le monde musulman sans autre motivation que leur pression impérialiste, leurs rivalités, leur avidité, leur ra-pacité, leur orgueil, leur morgue, leur volonté de domination, leur mépris et leur racisme…

  • permalien aubin :
    16 septembre 2010 @22h19   « »
    Les Palestiniens dans « l’antichambre de l’Histoire »

    Simplement pour parler du filtre occidental hérité de la colonisation, qui brouillerait sa vision actuelle de la question israélo-palestinienne. Pour parler de l’élaboration de l’hégémonie l’ayant engendré...

    durant la première moitié du XIXe siècle l’hégémonie du Vieux Continent s’affirme, et ce pour des raisons diverses : avantages tirés de la conquête de l’Amérique ; profits accumulés du commerce triangulaire (Europe-Afrique-Nouveau Monde) dominé par la traite des esclaves ; et, surtout, maîtrise de la technologie et de l’art de la guerre

    @ M. Gresh

    ... il m’aurait semblé intéressant d’y ajouté le ’coup de bol’ le plus fantastique de l’histoire, a savoir la proximité des villes anglaises des mines de charbon qui conduisit très rapidement la révolution industrielle.

    C’est peut être cette raison particulière, a contrario des causes ci dessus toute pouvant être attribué à une supériorité intellectuelle occidentale dans une course au développement partagée par de nombreux autres empires, qui permet de crever l’orgueil colonial dont vous parlez par la suite.

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