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Au Sahel, un nouveau front à haut risque

mercredi 22 septembre 2010, par Philippe Leymarie

L’enlèvement au Niger de sept employés d’Areva et Vinci (cinq Français dont une femme, un Togolais et un Malgache), quels qu’en soient les développements à venir, constitue un défi lancé au gouvernement français ainsi qu’à l’ensemble des pays des confins sahariens, qui jouent chacun leur jeu dans une partie de billard à plusieurs bandes. L’Elysée, qui multiplie les préparatifs à une intervention de type militaire, semi-clandestine, très technique, et finalement lourde – avec les conséquences géopolitiques qui peuvent l’accompagner –, engage la France dans ce qui pourrait être un nouveau bourbier, sur fond d’uranium, de terrorisme, de déstabilisation d’Etats sahéliens, et d’interventionnisme de l’ancienne métropole coloniale. Cela correspondrait bien peu au nouveau cours que le président Sarkozy prétend donner aux relations franco-africaines...

La cible française. Une note des services de renseignement, dont la teneur a été publiée par Le Monde le 21 septembre, recense les raisons d’une « focalisation antifrançaise » dans la région du Sahel, due à une conjonction d’éléments, notamment :

- l’expédition franco-mauritanienne contre un camp d’Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) le 22 juillet dernier ;
- la présence militaire française qui se poursuit en Afghanistan ;
- le vote le 14 septembre de la loi interdisant le port du voile intégral dans les lieux publics ;
- une diplomatie jugée dans l’ensemble plutôt pro-israélienne.

Les autorités à Paris ne cessent ces derniers jours d’évoquer un niveau élevé de menace sur le territoire et sur les intérêts français, au risque de développer un climat de peur dans l’opinion (et de susciter des interrogations quant à de possibles arrière-pensées politiciennes). Bien qu’on ne puisse reprocher au gouvernement de tenter de faire libérer les otages d’Arlit, un coup de pied militaire dans la fourmilière - choisie de préférence à une action de type policier ou services de renseignement - risquerait de rendre cette menace bien plus réelle.

Coup de poing

Le profil retenu pour l’opération , qui n’en est qu’au stade des préparatifs, semble celui d’une intervention coup de poing, brutale, rapide, relativement « invisible » : d’où le choix du Commandement français des opérations spéciales (COS) qui a, parmi ses spécialités, la détection, le renseignement, l’action en profondeur, l’élimination ciblée, l’extraction, etc. – le tout en milieu extrême et hostile, et sous une forme quasi-clandestine. Dans la pratique, les actions du COS sont le plus souvent connues après coup, ou jamais.

Il y a au moins deux conditions, souligne un ancien attaché militaire français au Niger, l’ex-colonel Gilles Denamur [1], à la réussite d’une opération de ce type :

- disposer de renseignements sûrs à 100 % (ce qui est d’autant plus difficile que les otages ont vraisemblablement été séparés, comme il est d’usage) ;
- s’assurer du soutien des gouvernements de la région (ce qui n’est pas gagné, eux-mêmes n’ayant jamais réussi à développer une coopération efficace à leurs frontières, en matière de sécurité, et étant peu désireux de mobiliser troupes et crédits dans ces espaces désertiques et rebelles).

L’idéal, pour les intervenants français, serait d’établir une coordination étroite avec les forces armées de ces pays, voire une coopération active, ou au minimum de bénéficier des informations de leurs services de renseignement.

Opérations glissantes

AQMI, qui a revendiqué la prise d’otages, a mis en garde les autorités françaises mardi soir contre « toute autre stupidité » (par « autre », entendez : après l’attaque du 22 juillet). Dans l’immédiat, les éléments français déployés au Niger, en Mauritanie, ainsi peut-être qu’au Burkina, se contentent de tenter de localiser les preneurs d’otages, grâce aux :

- interceptions de signaux (les émissions des balises, GPS, téléphones satellite, radars, scan) à l’aide d’aéronefs, de stations d’écoute, etc. ;
- images recueillies par les avions d’observation (les Atlantic et Mirage basés pour l’occasion à Niamey), et par les satellites (des demandes auraient été faites aux Américains) ;
- renseignements humains (contacts avec les services amis, envoi de commandos, interrogatoires de villageois ou voyageurs, etc.).

Des agents de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), des unités du Commandement des opérations spéciales (COS), ainsi que des personnels de l’armée de l’air sont mobilisés dans but, dans plusieurs pays de la région. Parallèlement, les autorités françaises cherchent à sélectionner d’éventuels intermédiaires, pour s’enquérir de l’état de santé des otages, voir engager une possible négociation.

Attention aux opérations glissantes ! Elles sont une spécialité française : on commence par de l’humanitaire, de l’échange d’informations, de la coopération douçe, du sauvetage de ressortissants... Et on se retrouve, quelques jours ou semaines plus tard, avec une intervention en bonne et due forme, doublée d’une face voilée, et de tout un tas de conséquences géopolitiques à gérer, pas toutes très positives. Le tout sans avoir informé l’opinion, sinon sous forme d’aimables mensonges, au moins par omission. En principe, la France officielle ne souhaite plus se comporter en "gendarme du continent", mais les actions notamment au Tchad et en Centrafrique ces dernières années invitent à la prudence ...

Trafics dans le désert

Un coup de force pour libérer les otages détenus dans les sanctuaires d’AQMI serait hors de portée des armées locales, et sans doute périlleux pour les éléments français. Régis Belleville, qui sillonne le secteur depuis plus de dix ans, le décrit ainsi : « Si ce n’est pas l’Afghanistan, ce sont des régions isolées, montagneuses, escarpées, où les clans locaux, depuis toujours rétifs à toute autorité, assistent les hommes d’Al-Qaida, par intérêt ou à cause de relations familiales.

« Ces régions, et notamment le massif de Timerine, à 450 km au nord-est de Tombouctou, sont des escarpements rocheux, des blocs de rochers délités, très découpés, traversés d’Est en Ouest par une grande bande sableuse qui sert de lieu de passage à tous les trafics. Il y a des puits ancestraux, des micro-climats locaux pour les troupeaux, comme de petits jardins préservés pour les tribus berabiches, avec lesquelles les gars d’AQMI ont noué des liens familiaux. Là, ils sont tranquilles. Si quoi que ce soit bouge, ils sont prévenus [2]. »

Il y a risque en outre – en cas de « dommages collatéraux » au cours d’une attaque – de susciter des vocations parmi les jeunes civils, devenant de nouveaux combattants AQMI. Il est de toute façon difficile, comme en Afghanistan, de distinguer les rebelles de la population civile. Et aussi de détecter d’éventuels suspects (qui peuvent s’abriter dans des grottes, sous des filets, ou utiliser des dromadaires plutôt que les 4x4, etc.).

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Le Sahel est une région désertique immense, mais bien loin d’être vide. Zone de transit de nombreux migrants subsahariens, elle est aussi devenue une « marge intérieure » de l’Afrique septentrionale à peine contrôlée par les pays riverains et où s’épanouissent tous les trafics.
Source : Philippe Rekacewicz, Atlas du Monde diplomatique, Paris, 2006.

« Porte de l’enfer »

Le cycle de la vengeance. La prise d’otages a été revendiquée par le groupe d’Abdelhamid Abou Zeid, une des « katibas » (phalanges armées) d’AQMI, qui est considérée comme responsable de l’assassinat en 2009 de l’otage britannique Edwin Dyer, et de la mort de l’otage français Michel Germaneau en juillet dernier. La prise d’otages actuelle semble une action de représailles après l’attaque, le 22 juillet, par des soldats des forces spéciales mauritaniennes, formés et soutenus sur le terrain par des éléments du COS français, d’un camp d’AQMI en territoire malien. Abdelmalek Droukel, un des hommes forts d’AQMI, avait alors affirmé que « Sarkozy [avait] ouvert une porte de l’enfer à son peuple », et ordonnéd’exécuter le vieil otage.

La stratégie d’AQMI. Défaite en Afghanistan et en Irak, pourchassée jusqu’à un certain point au Pakistan, en Arabie saoudite et jusqu’en Tchétchénie, la mouvance Al-Qaida a refait surface :
- au Yémen (où elle est combattue par le gouvernement local, avec le soutien technique de l’armée américaine),
- en Somalie (où elle joue sur l’anarchie et les divisions régnant dans ce pays, mais reste sous la menace des soldats américains déployés à Djibouti),
- et surtout dans le Sahel ouest-africain : l’allégeance de l’ex-Groupe pour la prédication et le combat (GSPC [3]), avec sa demi-douzaine de « katibas » autonomes, son encadrement en majorité algérien, et ses quelque quatre cents combattants d’origine mauritanienne ou touarègue (du Mali ou du Niger), font de cette zone des confins sahariens, immense, très peu habitée et administrée, un refuge commode pour les rebelles.

Des « moudjahidins » d’AQMI semblent avoir, ces dernières années, noué des liens étroits avec les tribus nomades, en majorité touarègues, grâce aux échanges commerciaux, à des complicités dans les trafics illégaux (cigarettes, drogues, armes), voire à la polygamie – qui permettrait à certains de ces combattants ultra-mobiles de se sentir presque partout « chez eux ». Après la destruction d’un de ses camps et la perte de sept de ses combattants, le 22 juillet, AQMI éprouvait la nécessité de montrer sa force, pour décourager toute nouvelle intrusion dans ce qu’elle considère à la fois comme son terrain de chasse (otages, trafics divers) et son « émirat ».

Zones grises

Le Mali dans l’œil du cyclone… entre Mauritanie, Niger et Algérie - et peut-être la Libye. Le pays dirigé par le président Amani Toumani Touré, ex-général, était surtout occupé ces jours-ci à la célébration du 50e anniversaire de son accession à l’indépendance. Le nord du pays, où se seraient réfugiés les preneurs d’otages, est une « zone grise », où l’administration et l’armée malienne sont peu présentes, ou pas du tout.

Le pouvoir malien ne souhaite pas s’engager à priori dans une escalade militaire avec AQMI. Il a d’ailleurs souvent été sollicité par les gouvernements étrangers, soucieux d’épargner leurs ressortissants pris en otages. Il aurait refusé ces derniers jours l’utilisation par l’armée française de l’aéroport de Kidal, au nord du pays, contraignant Paris à organiser un dispositif à partir de bases plus lointaines, au Niger, en Mauritanie et au Burkina. Cerpendant, des instructeurs du COS français avaient déjà contribué à former plus de deux cents soldats de l’armée malienne [4].

Des critiques se sont faites entendre au sein de la classe politique malienne  : « On a laissé AQMI s’installer, et aujourd’hui notre pays est le théâtre d’une guerre entre forces étrangères », constate sous couvert d’anonymat un ancien ministre « scandalisé » [5] - « Nous sommes en guerre, mais nous ne le savons pas ! », assure Aminata Traoré, figure malienne de l’altermondialisme , qui considère la « guerre contre le terrorisme » comme une injonction faite par les Occidentaux aux pays pauvres, au même titre que la privatisation des entreprises. « Nous prétendons être maîtres de notre destin, mais la Mauritanie poursuit AQMI sur notre territoire. »

Le Burkina Faso, plaque tournante. Ce pays toujours géré par l’ex-militaire Blaise Compaoré, le successeur (l’assassin ?) de Thomas Sankara, est un spécialiste des médiations régionales (Côte d’Ivoire, Guinée [6]), mais aussi des trafics d’armes ou de diamants (Liberia, Sierra Leone). Moustapha Chafi, « émissaire du président burkinabé dans toutes les échauffourées africaines depuis quinze ans »  [7], a été l’artisan par exemple de la libération de deux otages espagnols en août dernier . C’est également au Burkina, un des derniers « bons alliés » (traduisez : sans problèmes) de la France en Afrique francophone, qu’une base arrière du COS aurait été discrètement établie ces derniers jours, sans doute dans le nord du pays, en vue d’une éventuelle intervention, le moment venu.

Notes

[1] Cité par l’AFP, 21 septembre 2010.

[2] AFP, 21 septembre 2010.

[3] Lire Mathieu Guidère, « Une filiale algérienne pour Al-Qaida », Le Monde diplomatique, novembre 2006.

[4] La coopération militaire américaine avec le Mali est également une des plus avancées du continent.

[5] Philippe Bernard, envoyé spécial du Monde, 21 septembre 2010.

[6] Lire Bruno Jaffré, « Le Burkina Faso, pilier de la “Françafrique” », Le Monde diplomatique, janvier 2010.

[7] Voir sa biographie dans Jeune Afrique, 12 septembre 2010.

37 commentaires sur « Au Sahel, un nouveau front à haut risque »

  • permalien tueursnet :
    22 septembre 2010 @14h22   »

    A.Q.M.I. n’a pas dit son dernier mot

    « Al Qaïda nous menace. Et nous voilà tous à la masse !
    Comme des limaces qui n’ont pas le moindre pouvoir d’y faire face.
    Mais ce n’est pas Al Qaïda qui constitue la véritable menace mais nos interfaces, médias et médiateurs, qui provoquent le plus de casse.
    Quatre vérités pour ne pas perdre la face :
    Première vérité :
    Cette menace n’est rien d’autre que la souffrance de celui qui a peur de souffrir. Et qu’est-ce qu’il risque au pire ? Mourir ? Et qu’est-ce que la mort si ce n’est la peur de souffrir
    Deuxième vérité :
    Ce qui nous frappe, ce n’est pas la menace de ces illuminées mais l’absence de lumière sur la vraie cause de notre cécité. L’ignorance en l’occurrence.
    Troisième vérité :
    Au lieu de chercher l’ennemi à l’extérieur, il faut le chasser de l’intérieur
    Quatrième vérité :
    Pour venir à bout de cette alerte rouge, il faudrait songer un peu plus souvent à la plénitude de celui qui a réussi à faire le vide. En lui et non autour de lui. »
    http://www.tueursnet.com/index.php?...

  • permalien K. :
    22 septembre 2010 @14h34   « »

    Je ne vois rien qui puisse prouver que Sarkozy a les moyens de ses “ambitions”.

  • permalien Yann :
    22 septembre 2010 @15h39   « »

    Ah !... Voilà qui tombe à point nommé au moment où la rue française gronde.

  • permalien Sakhra :
    22 septembre 2010 @17h21   « »

    Il s’agit d’avoir "son Afghanistan" dans le Sahel, à lui tout seul ?

  • permalien Pellet Jean-Marc :
    22 septembre 2010 @17h29   « »

    ce que j’écrivais le 16 septembre...
    jeudi 16 septembre 2010 4 16 /09 /2010 21:48
    Niger / et AQMI entra dans Arlit...

    Depuis ce matin le Niger refait la "une" dans les différents médias.

    Cinq ressortissants français enlevés, plus deux "africains" cela fait sept, le hasard peut-être ?

    Ce qui est sûr c’est que ce kidnapping a été bien préparé et organisé par des "locaux" qui connaissaient bien leurs proies.

    Une fois la cible récupérée il suffisait de rejoindre à l’extérieur d’Arlit les amis pour livrer le butin.

    Ensuite, en voiture pour le grand large, affaire désormais classique.

    Seulement il faudrait arrêter de prendre les gens pour des guignols en faisant croire que les organisateurs de ces rapts sont ceux qui promènent dans le Ténéré...

    Aqmi et les brigands ne sont que des hommes de mains payés pour ce genre de boulot, les commanditaires eux sont des "haut-placés" que ce soit au Mali ou au Niger.

    Ce n’est pas en tirant sur les lampistes que le problème serra réglé.

    La corruption et les trafics en tous genres s’organisent aux sommets de ces États avec la complicité active à tous les niveaux et ce jusqu’à l’armée elle même.

    Pourquoi faudrait-il que le populo crève de faim quand d’autres se la coulent douce dans des villas somptueuses à Bamako ou à Niamey ?

    De plus croyez vous que les militaires Haoussas qui ne connaissent en rien le terrain puissent faire la course avec nos preneurs d’otages ?

    Pour en finir, plutôt que d’envoyer le GIGN à l’assaut d’Aqmi, vous feriez mieux de fouiner du côté de certains notables et gros "commerçants", mais comment faire pour à la fois garder Imouraren et nettoyer la pègre ?

    Le Niger crève de cette corruption généralisée, corruption acceptée et entretenue par la France et les autre pays partenaires.

    Imouraren vaut bien que nous fermions les yeux...

    Pellet Jean-Marc

  • permalien Aziz Enhaili :
    22 septembre 2010 @17h36   « »

    S’il est vrai que l’annonce cette semaine par M. Brice Hortefeux du sérieux de la menace terroriste sur le sol parisien tombe à un moment opportun d’un point de vue politique franco-français pour un Sarkozy destabilisé et ne sachant désormais à quel saint se vouer, il vaudrait mieux éviter les réflexions faciles et simplistes. Car, ne l’oublions pas, le terrorisme jihadiste algérien (GIA hier, AQMI aujourd’hui) a une histoire avec la vielle puissance coloniale. Aussi, rappelons-nous tous que quand les terroristes frappent, ils ne font pas de distinction entre cibles « légitimes » et
    « illégitimes ». Car pour eux, tous sont des cibles à frapper pour répandre effroi et terreur et faire plier leurs adversaires à leurs desseins.

    D’où l’exigence citoyenne de vigilance quand il est notamment question de terrorisme jihadiste sans frontières.

    À la place, l’État français devrait revoir l’ensemble de sa stratégie antiterroriste pour qu’elle soit adaptée à un monde en plein bouleversement. À suivre.

  • permalien libérer l’Afrique :
    22 septembre 2010 @17h43   « »

    Je crois que la France se trompe d’adversaire ! S’appuyer sur des régimes illégitimes, sources du malheur des populations locales, pour prétendre se venger est un leurre. Ce faisant, elle accroît l’importance d’AQIM en Afrique au Sud du Sahara ! Le véritable problème, comme l’avais souligné Jacques Chirac, c’est l’accumulation par la dépossession de l’Afrique de ses richesses par les firmes politico-maffieuses françaises ! Qui sème du vent récolte la tempête ; et la lutte continue...

  • permalien Sakhra :
    22 septembre 2010 @17h47   « »

    À la place, l’État français devrait revoir l’ensemble de sa stratégie antiterroriste pour qu’elle soit adaptée à un monde en plein bouleversement. À suivre.

    Comme installer une base militaire et revenir en Afrique sous prétexte de terrorisme, par exemple : uranium oblige ?

  • permalien Damso :
    22 septembre 2010 @18h26   « »

    Que font les autorités Togolaises et Malgaches voire l’union africaine pour libérer leurs compatriotes qui se trouvent parmi les otages d’AQMI ? Jusque là, c’est la France seule qui se démêle pour libérer ses otages. Je sens une certaine complicité des autorités africaines à l’égard de AQMI. Est-ce un nouveau deal pour eux ?

  • permalien
    22 septembre 2010 @19h02   « »

    Uranium, pétrole… Toutes ces ressources qui sont la source de conflits, etc. !

  • permalien Pat :
    22 septembre 2010 @19h19   « »

    Philippe Leymarie :

    “Une note des services de renseignement, dont la teneur a été publiée par Le Monde le 21 septembre, rassemble les indices d’une « focalisation antifrançaise » dans la région du Sahel”

    On peut s’étonner que sur un blog de la qualité de celui du Monde Diplomatique, une propagande gouvernementale grotesque soit reprise comme parole d’évangile.
    Alors que nombre d’analystes sérieux doutent fortement que Al-Qaida ait quoi que ce soit à voir avec ces événements, et qu’ils seraient plutôt la conséquence du rejet de la politique néo-coloniale occidentale et française en particulier, qu’est ce qui vous autorise à soutenir la thèse douteuse des autorités françaises sans le moindre esprit critique ?

  • permalien Observateur :
    22 septembre 2010 @19h32   « »

    Pourquoi seuls les français sont visés par la nébuleuse AQMI ? Et pourquoi seuls mes moines français ont été égorgés par ...... ?
    Et si on se refère aux confessions d’un ancien agent des services secrets du régime militaire d’Alger selon lesquelles AQMI est une création d’Alger tout comme les bandes du polisario ?
    Le polisario étant en déroute peut agir sous les ordres de ses maîtres algèriens et s’attaquer aux intérêts français.
    Le régime algèrien ne pardonne pas à la France sa position sur le problème du sahara marocain créé par Alger nuire à l’intégrité territoriale du Maroc.

    Le Parti Populaire espagnol, en retour, s’est mobilisé contre le Maroc et commets des provocations en série pour montrer à ses amis les généraux d’Alger que le P.P. est disposé à tout mettre en oeuvre pour déstabiliser le Maroc et favoriser la création des centaines d’aassociation de outien au "peuple sahraoui" de Bouteflika. On avait assisté à la mascarade de l’affaire Aminatou Haider et avfec quelle ferveur la droite espagnole s’était mobilisée derrière cette energumène. Des journalistes espagnols avaient accompagné Haider de Lanzarote à Laayoun et de Laayoun à Lanzarote. Il n’y avait aucun journaliste français ni aucun envoyé de télévision française pour couvrir la pseudo grève de la fin de cette agent algèrien. Le pouvoir d’Alger n’oubliera pas. La chaine Aljazeera avait aussi couvert le cas Aminatou du début jusqu’à la fi

    ALQAEEDA n’existait pas avant le 11 septembre et AQMI n’existait pas avant le commencement de la déconfiture des bandes du polisario.

    Il n’y a n’i peuple saharaoui ni droit à l’autodétermination, ce qu’il y a c’est une polique expansionniste des généraux d’Alger qui veulent élever Bouteflika au rang de gendarme du Maghreb et du bassin méditerranéen.

    Un régime qui a expluslé plus de 350.000 marocains dansz des nuits glaciales en décembre 1975 en les entassant dans des camions de l’armée algèrienne avant de les disperser dans des conditions hitlèriennes dans divers points de la frontière algèro-marocaine, ce régime ne peut prétendre défendre le peuple sahraoui. En décembre 1985, le célèbre journaliste Béchir BENYAHMED, directeur de Jeune Afrique avait, dans un article paru en décembre 1985, écrit que Boumediène avait déclaré lors d’un conseil de ses ministres tenu en décembre 1975 que "l’Algèrie livrerait au Maroc une guerre de cent pour l’empêcher de parachever son intégrité territoriale.........." M. BENYAHMED avait conclu son article en disant avec ironie : Comptez avec moi dix années se sont écoulées déjà..........." Les années continuent cette sale guerre par polisario et certaines formations politiques espagnoles interposés !!

    Donc il faut s’attendre à tout tant que lma communauté internationale reste passive en ce qqui concerne le problème de la paix dans la région du sahel et du Maghreb.

  • permalien kamel1802 :
    22 septembre 2010 @20h14   « »
    Otages ou Uranium ?

    Ce branle-bas de combat au Sahel africain déployé par la France rappelle celui de Bush en Irak pour se garantir les réserves de pétrole à l’horizon des Etats Unis.
    Au Sahel nigérien une mine à ciel ouvert pompe une richesse nucléaire inestimable. Sarkozy ne peut lâcher ce terroir précieux pour son pays au prix d’une intervention armée ciblée et sans vague.
    Al kaida à l’esprit bien borné, vient d’offrir au Président français une occasion en or pour soigner sa côte auprès de ses citoyens empêtrés dans une crise politique, économique et sociale. Les Dirigeants, despotes corrompus de la région se tairont au prix de précieux cadeaux sous la table.
    Sauver les otages ou la mine d’Arlit....c’est Kif Kif !

  • permalien Pat :
    22 septembre 2010 @20h35   « »

    Je préciserai que ce que les analystes précités observent est frappé du sceau du bon sens :

    - La France se donne le beau rôle en cachant ses agissements néocoloniaux scandaleux derrière une fable de menace terroriste virtuelle.
    - Le gouvernement français met en avant des faits divers pour faire diversion et tenter de masquer l’échec patent de sa politique catastrophique.
    - Agiter la menace d’un Al-Qaïda virtuel, c’est enfoncer le clou d’une politique xénophobe de choc des cultures populiste nauséabonde.
    - Les populations locales extrêmement pauvres ont les meilleurs raisons du monde de vouloir s’insurger contre une exploitation des ressources de leur pays dont ils ne voient pas la couleur et dont les profits scandaleux engraissent les trusts les plus riches de la planète.

    Observateur :
    22 septembre @19h32

    Il n’y a n’i peuple saharaoui ni droit à l’autodétermination, ce qu’il y a c’est une polique expansionniste des généraux d’Alger qui veulent élever Bouteflika au rang de gendarme du Maghreb et du bassin méditerranéen.

    Votre haine des Algériens vous aveugle, bien sûr qu’il existe un peuple sahraoui et qu’ils ont un droit légitime à l’autodétermination !

  • permalien dominique24 :
    22 septembre 2010 @21h01   « »

    On pourrait se demander si cet affrontement à venir n’aiderait pas à créer un rideau de fumée comme l’a été le guerre d’Irak pour Bush aux EU, et masquer ainsi des problèmes internes.
    Ou comme cela continue à être le cas au Pays basque, du coté espagnol, pour le gouvernement central de Zapatero. Dialectique étroite dont tous les gouvernements espagnols passés et présents de ces 30 dernières années ont largement profité.

    Une recette bien éculée, mais à la française cette fois, dont Sarkozy pourrait bien tirer profit en essayant de rassembler un large éventail politique derrière lui.

    Et là pour le coup ils n’hésiteront probablement pas à ressortir De Gaulle. Et Sarkozy à s’identifier avec lui afin de resserrer les rangs de son large électorat libéral de droite fascisante ou modérée, et socialiste opportuniste, et peut-être même aussi la frange plutôt traditionnellement orientée à gauche mais déroutée par un discours populiste tel que "Tous derrière moi pour vaincre le terrorisme !".

  • permalien Lorie :
    22 septembre 2010 @21h52   « »

    Et peut-etre toute cette histoire pour faire peur aux gens pour qu’ils n’aillent pas à la manif demain !

  • permalien Pat :
    22 septembre 2010 @22h02   « »

    dominique24 :
    22 septembre @21h01

    Et là pour le coup ils n’hésiteront probablement pas à ressortir De Gaulle. Et Sarkozy à s’identifier avec lui afin de resserrer les rangs de son large électorat libéral de droite fascisante (...)

    Ah ! Comparer Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa à Charles de Gaulle, ce serait à peu près comme comparer Georges W. Bush à Franklin D. Roosevelt... Une forme d’humour j’imagine.

  • permalien olmel :
    22 septembre 2010 @23h17   « »

    Dernière nouvelle : AQMI a déclaré vouloir faire sauter tous les citoyens français qui iraient manifester demain ! Non, je déconne...

  • permalien François Gèze :
    23 septembre 2010 @00h41   « »

    Cher Philippe Leymarie,

    Le ton prudent de votre papier est appréciable, mais je rejoins certains des commentaires précédents soulignant ses lacunes. Il est par exemple étonnant que vous n’évoquiez aucunement le rôle de la Libye de Kadhafi dans l’instrumentalisation de longue date des rébellions tchadiennes et touarègues dans la région, ce qui en fait un acteur important de ce « nouveau front à haut risque ».

    Il est plus étonnant encore que vous parliez d’AQMI sans le moindre questionnement, comme si ce groupe islamiste supposé écumer le désert saharien (pour y convertir qui ?) était « tombé du ciel ». Sans même vous interroger sur l’absurdité de cette « menace » de 200 à 500 individus (selon les estimations « officielles ») « activant » dans une zone désertique plus grande que l’Europe… Un discours qui reprend donc sans distance celui des services américains (depuis 2001 et la Global War on Terror de Bush Jr) et français, comme le fait la presse mainstream dont le Diplo entend en principe se démarquer. Cette presse qui reproduit régulièrement par exemple cette carte absurde « Made in CIA » – Le Monde est coutumier du fait – affichant la « zone d’influence » de l’AQMI au Sahel : plusieurs millions de km2, incluant prétendument sept pays (Algérie, Maroc, Libye, Mauritanie, Niger, Mali, Tchad). En bref, du grand « n’importe quoi ».

    Pourtant, il ne manque pas d’autres analyses et études montrant les pièges liés à la reprise sans distance de ce discours de propagande et tentant, sur la base d’enquêtes de terrain ou de simples analyses raisonnées des « informations ouvertes » disponibles, de mieux cerner les vrais acteurs qui sont derrière la « menace d’AQMI au Sahel ».
    Je vous invite par exemple à lire l’ouvrage assez costaud de l’anthropologue britannique Jeremy Keenan, Dark Sahara : http://us.macmillan.com/thedarksahara

    Et aussi certains de ses papiers sur les récentes affaires d’« otages AQMI » au Sahara :

    « Al-Qaeda in the Sahel. Jeremy Keenan explains how a Saharan front in the ’global war on terror’ was fabricated » (Al-Jazira 29.8.10).

    « The heart of al-Qaeda in the Sahel. French raid to free hostage held in Mali reveals much about key players in the region » (Al-Jazira 29.8.10)

    « ’Secret hand’ in French Sahel raid » (Al-Jazira 29.8.10)

    Et encore, si je peux me permettre, l’un des articles (il y en d’autres, faciles à trouver) que j’ai rédigés avec Salima Mellah, il y a quelque temps déjà, pour expliquer pourquoi il est plus que probable qu’AQMI, héritier du GSPC algérien, est une simple créature des services secrets de l’armée algérienne, le DRS :

    « “Al-Qaida au Maghreb”, ou la très étrange histoire du GSPC algérien » (Algeria-Watch, 22.9.07)

    Bref, cher Philippe Leymarie, il me semble que l’affaire est un peu plus compliquée que vous le laissez entendre...

    François Gèze

  • permalien
    23 septembre 2010 @01h11   « »

    Que cache « la réaction rapide et inconditionnelle » de la France dans la zone du Sahel et la mobilisation d’une centaine de militaires ?

    DERNIÈRE RÉVÉLATION SUR LE RAPT DES SEPT ÉTRANGERS AU NIGER
    Un agent de la DST parmi les otages

  • permalien Ahmed :
    23 septembre 2010 @04h56   « »

    Bravo M. Gèze. Tout ce que vous, Mme Mellah, M. Keenan avaient déjà dit en 2005 à 2007 se confirme. Je lis depuis M. Keenan et la fabrication AQMI se confirme de plus en plus. Me demande même si la prise d’otages d’Arlit n’est pas elle aussi fabriquée pour justifier une militarisation du Sahel pour barrer la route à la Chine, aux russes et autres parties à la recherche de sources d’énergie de ce côté du monde. Etonné de l’absence de l’aide americaine dans le cadre de la lutte contre le terrorisme s’ils prennent vraiment au sérieux cette affaire. Après leur execices coûteux des Flintlock, ils disparaissent et sont incapables ou "non willing" d’aider à attraper un seul supposé terroriste entre les prises d’otages. Malgré leurs équipements de surveillance, leurs drones et leur agents partout. Ma grande surptise quand je lis hier que Paris demande l’aide des US pour traquer AQMI comme ils ne traquaient rien despuis 2002 à maintenant. Je ne sais pas ce qui s’est passé pour que les deux abandonnent l’Algérie et utilisent maintenant le Burkina et la Mauritanie pour les aider à faire le boulot. Les US et la France vont en vitesse supérieure pour la militarisation du Sahel pour une raison au moins : faire main basse sur les ressources energétiques de cette partie du continent africain en changeant les regimes ici et là. Une chose aussi est certaine : ils ont piégé l’Algérie qui perd de "son aura" au profit du Burkina Faso ! Où est Kadafi dans tout ça ? Il n’a certainement pas pris sa retraite.

    Vivement un autre dossier de vous, Melah et Keenan sur l’évolution de cette histoire dont plus personne ne comprend les soubassements tellement les alliances ont changé depuis quelques temps.Content de savoir que vous existez encore.

  • permalien Martine :
    23 septembre 2010 @11h11   « »

    Le simple fait que le "Le Monde Diplomatique" puisse écrire au sujet d’une éventuelle stratégie d’intervention française contre AQMI, dans le Sahel, prouve que le plan, si plan il y a, est déjà foireux.
    Dans ce cas là, il serait urgent d’attendre, avant toute nouvelle connerie opérationnelle.
    Ne l’oublions pas, le vrai danger vient, le plus souvent, de l’intérieur. Sans généraliser et sans stigmatiser, il serait préférable de regarder du côté de certaines banlieues françaises, car ce qui se dit (idéologie anti-française) et ce qui circule (argent et armes) n’est pas fait pour rassurer le futur national, voire européen...

  • permalien Pat :
    23 septembre 2010 @11h49   « »

    Martine :
    23 septembre @11h11

    Ne l’oublions pas, le vrai danger vient, le plus souvent, de l’intérieur. Sans généraliser et sans stigmatiser, il serait préférable de regarder du côté de certaines banlieues françaises

    " Sans généraliser et sans stigmatiser " mais en tenant tout de même des propos implicitement xénophobes ! Allons, un peu de courage Martine ! Quand on tient des propos respectables, il n’est pas nécessaire de prendre des pincettes pour ce faire...

  • permalien priffe :
    23 septembre 2010 @15h26   « »

    First, please stop referring to Keenan’s wild ideas about how it all started. He has never provided a shred of evidence for his main idea that CIA and DRS founded the GIA/SFPC/AQIM.
    Although there are facts that point to an involvement at some level of the DRS, especially in the early 1990’s, his ideas are ridiculous and not worthy of a professor at the academy.

    Second, I am amazed at the lack of response from Bamako to what is going on in Malian territory. If you do not defend your territory, or if you maltreat the people living on part of your territory, you run the risk of eventually loosing your right to that territory. Just recently, is was ruled that Serbia had effectively lost Kosovo. Sudan is about to be split in half. With the separatist movement that may reignite at any time, this is a real risk that ATT and Bamako central government are ignoring.
    Same goes for Niger.

    Third, for this to happen we would have to see a greater degree of organization among the touareg. Even if history shows that this is not likely, if it was to happen, it would change the desert permanently. At least Sahara would then have keepers of the land with a fierce interest to protect their territory.
    Touareg people, you need to sit down and drink tea together.
    Preferrably without the presence of colonel Q.
    No mediators, just yourselves.

  • permalien Ahmed :
    23 septembre 2010 @18h37   « »

    Priffe,

    Do you have a shred of evidence against what Keenan, Gèze and Mellah are saying ? We have been waiting since 2004 for counter-arguments against what these people are saying. It is always they have not a shred of evidence on this, on that. Check El Watan of today on what Canard Enchainé has published. Collusion between Algeria, the US and even France to manipulate each AQIM franchise and collude together to prepare for the militarization of the Sahel area is very obvious. Keenan has more thsn 40 yars acquaitance with the area and has been even involved with negotiations for the release of the 32 hostages. Respect the gentleman at least. Who is you to question his knowledge and professorship ?

    Where is El Para and why Algeria has refused to the German and to the Swiss to get the guy and question him over the hostages taking and death of a woman in 2004 ? You tell us, please.

    Why the Tamanrasset Center was sitting duck while Mauritanians were struggling alone to stop AQIM’s attacks against their country ? They have declared war to no one.

    The only thing we hear is : no foreign military, no ransom, rely on Algeria to solve your terrorism problems. But there is nothing, besides fighting via the press against France, Mali or the US while Algeria has a US military base in Tamanrasset for years (and In Gao in Mali according to the AFRICOM Chief military in an interview with RFI in January 2010). People are watching, reading and thinking. For what use all this surveillance equipment and tons of $$ if Flintlock can’t get a hand on a single terrorist ? When there is hostage taking, AQMI is found. After ranson payment and all the insults against Mali, no news until the next hostage taking.

    Let’s talk about the Tuaregs and secession attempts in Mali and Niger. Who is behind that so that the Tuareg do not ask the same thing from the other 2 neighboring countries. This is not your cup of tea here. People are not stupid all the time.

  • permalien Pat :
    23 septembre 2010 @20h01   « »

    François Gèze :
    23 septembre @00h41
    (...)
    « Al-Qaeda in the Sahel. Jeremy Keenan explains how a Saharan front in the ’global war on terror’ was fabricated » (Al-Jazira 29.8.10).

    « The heart of al-Qaeda in the Sahel. French raid to free hostage held in Mali reveals much about key players in the region » (Al-Jazira 29.8.10)

    « ’Secret hand’ in French Sahel raid » (Al-Jazira 29.8.10)
    (...)

  • permalien Priffe :
    24 septembre 2010 @17h46   « »

    Ahmed,
    with his long experience and label as "expert" one would expect more. He is endlessly making the same accusations, built not on evidence but hearsay, nameless sources and reverse logic.
    What he writes raises more questions than gives answers.
    I would really like to know more about the degree of DRS complicity and who El Para was/is. Not an easy task to reveal until someone on the inside decides to tell the real story. But reading Keenan only makes me frustrated.
    As it is, he appears paranoid and there are already enough of conspiracy theories and frustration in the desert.
    I don’t see how the situation can improve unless the touaregs are more positively involved.

  • permalien Collapsus Calami :
    25 septembre 2010 @06h25   « »
    Un Vietnam pour Sarkozy ?

    Je ne savais pas que le Sahara Occidental était un repère de narcotrafiquants en plus d’être un repère de terrorisme intégriste.

    J’aurais dû le savoir. Mais j’ai des excuses... apparemment, Sarkozy ne le savait pas non plus.

    Ce ne sera pas un remake des Époux Claustre. Ni des otages US en Iran sous Carter. Ça ressemble plutôt à un enlèvement Colombien, avec des narcotrafiquant révolutionnaires. Communistes là-bas, Fondamentalistes ici.

    Eh ben Sarko, t’es pas sorti de l’auberge !
    On la rejoue Infirmières Bulgares ? On envoie Miss France 1983 défendre le bout de gras ?
    Je comprend que Fillon ait souhaité jeter l’éponge : Sarkozy sera bientôt une casserole pour sa majorité.

  • permalien Priffe :
    25 septembre 2010 @11h43   « »

    Some of Keenan’s allegations :
    - GIA was infiltrated by DRS (probably true, infiltration would be their job)
    - Hassan Hattab founder of GSPC was a DRS agent
    - El Para was DRS and the 2003 kidnappings done by CIA and DRS
    - Abou Zeid and Yahia Djouadi are DRS and MBM is also somewhat DRS
    - Drug smuggling is controlled by DRS and Mali state security
    - the touareg rebellions were started by DRS and 100 US soldiers in Kidal region May 2006
    Hence "the West" is behind it all.
    Does anyone believe all of this ? How about names, documents, other sources, anything to corroborate what he says ? There are many valid questions about the DRS and foreign involvement, but clearly Keenan doesn’t have the answers.

  • permalien Wood :
    25 septembre 2010 @23h01   « »

    Vous parlez d’uranium dans le titre, puis plus du tout dans l’article... Je suis curieux : quel est le rapport ? Où se trouvent les gisement et qui les exploite ?

  • permalien
    25 septembre 2010 @23h33   « »

    En effet Wood ! A défaut vous pouvez vous rabattre avantageusement sur : La puissance nucléaire française et l’uranium du Niger - Khadija SHARIFE.

  • permalien jabberwocky :
    26 septembre 2010 @20h18   « »
    Qu’en dit le lobby electronucléaire français ?

    Ce serait étonnant qu’un des otages soit exécuté en prélude à des négociations, mais cela dit, ce serait malheureusement un comportement possible de la part de narcotraficants, qui sont des commerçant de la peur.
    Je n’y crois pas non plus parce que les otages ont sans doute été séparés en groupes de deux ou trois, qu’aucun n’est sans doute déjà malade et une charge pour ses ravisseurs. Donc il sont sans doute tous en vie.

    Je vois mal, par contre, comment le lobby électronucléaire français pourrait pardonner à Sarkozy de ne pas avoir vu ça venir.
    Les mines d’uranium nigériennes vont tourner au ralenti, mais pour combien de temps ?
    On va les transformer en camps retranchés ? Et toutes les voies de transport du minerai aussi ?
    On va unir sur un front commun anti-narcoterrorisme tous les pays de la zone, alors qu’ils sont tous opposés les uns aux autres ?
    On va déclencher une guerre anti-narcoterrorisme de 10 ans comme les USA en Colombie, alors que des groupes industriels - notamment allemands - veulent développer la production d’énergie solaire dans la région ?

    Tout ça me paraît un imbroglio politico-industriel inextricable, surtout pour un gouvernement qui se fait aussi mal remarquer sur la scène internationale

  • permalien Jabberwocky :
    28 septembre 2010 @03h50   « »
    Le Quai d’Orsay avait "sensibilisé" des ONG, voyagistes, et entreprises, "dont Areva"

    Cette phrase me laisse absolument pantois.

    Le Quai d’Orsay avait "sensibilisé"... (un PowerPoint ? et quoi d’autre ? un e-mail ?) des ONG, des voyagistes (jusque là, ça reste une peu limité mais pas complètement dérisoire - des ONG et des voyagistes, ça peut éventuellement s’écarter des sentiers, autant avertir), des entreprises "dont Areva".
    Là, on passe une frontière... "dont Areva", un détail en somme.

    Le Quai d’Orsay "sensibilise" pêle-mêle des ONG et Areva, comme si l’arrêt de fonctionnement des unes et/ou de l’autre pourrait avoir des conséquences similaires pour la France en général.

    On croit rêver... Des mines qui fournissent en combustible un tiers des centrales nucléaires françaises, qui sont "sensibilisées" à un danger de piraterie du désert.
    Un peu comme si on s’était contenté de "sensibiliser" les navires marchands au large de la Somalie.
    Ou alors comme si on s’était contenté de "sensibiliser" quelques quartiers à La Faute-sur-Mer.

    Des employés qui dorment protégés par des hommes non armés, mais "sensibilisés" !

    Kouchner est vraiment complètement tombé sur la tête...

  • permalien houri smail :
    4 octobre 2010 @12h05   « »

    « focalisation antifrançaise » dans la région du Sahel !
    Pas du tout, car Aqmi n’a ni un quartier général, ni une base dans le désert du Sahara. C’est un réseau mobile et dispersé à travers tout le Maghreb qui bénéficie de la complicité et de la protection de narcotrafiquants et de contrebandiers de tous les pays riverains du Sahara, et en particulier des Touaregs dont la frustration et l’incertitude du sort constitue un terreau propice à ses activités. Ces membres frappent sans discernement en représailles à des attaques ou des pertes dans leurs rangs, ou prennent des otages étrangers pour les échanger contre des rançons. Ils peuvent donc s’en prendre à n’importe quelle nationalité, y compris celles des pays où ils activent. Alors de quel autre front à haut risque peut-on parler ?

  • permalien simorgh :
    6 octobre 2010 @08h36   « »

    En réalité ce sont les Chinois qui sont derrière et poussent au crime... les "bridés nouvelle vague" sont prêts à tout pour asseoir leur emprise sur l’Afrique et ses richesses.
    Financer des groupes de terroristes n’est qu’un moyen pour y parvenir.
    Ils ont besoin de minerais, de carburant, de terres agricoles... ils exportent leurs propres travailleurs au point de faire l’objet de rejets violents de la part des populations autochtones... et vous n’avez encore rien vu...
    La masse monétaire dont ils disposent leur permet déjà de pratiquement se payer la Grèce...
    Alors attendons et voyons... !

  • permalien K. :
    10 décembre 2010 @22h08   « »

    Cable WikiLeaks et l’AQMI.

    The content of cables relating to Algeria and the Sahel will not necessarily surprise readers, but the cables do bring out the relationships in the region, especially the closeness of US-Algerian cooperation and the tensions between Algeria and Mali. Given existing tensions between Mauritania and Mali, that could mean that Mali is somewhat marginalized by its neighbors and even by the US. Now that a great deal of AQIM’s high-profile kidnappings and clashes with authorities take place in Mali, disagreements between Algeria and Mali could prove problematic for tightening regional cooperation and advancing the counterterrorism effort.

  • permalien K. :
    23 mars @23h11   «

    Un petit air d’Honduras...en attendant la suite.

    Les Etats-Unis expriment haut et fort leur opposition à un coup d’Etat (contre le président malien Amadou Toumani Touré) dont l’auteur fait partie de la partie des troupes maliennes formées au contre-terrorisme par.... les Etats-Unis.

    Associated Press :

    A diplomat who requested anonymity because he is not authorized to speak to the press said that Sanogo, the coup leader, was among the elite tier of soldiers selected by the U.S. Embassy to receive military counterterrorism training in America. Sanogo, the official said, traveled "several times" to America for the special training.

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