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A quoi sert Avigdor Lieberman ?

mercredi 29 septembre 2010, par Alain Gresh

Le ministre des affaires étrangères israélien est intervenu le 28 septembre devant l’Assemblée générale des Nations unies (lire le texte en anglais – PDF). Si les délégations palestinienne et iranienne ont quitté la salle pour protester, celles de l’Union européenne sont restées impassible devant cette attaque en règle contre toute perspective de paix et devant ses propositions d’échange de population qui aboutiraient à des pays ethniquement (ou religieusement) purs.

Que dit Avigdor Lieberman en substance ?

Voici ce qu’en rapporte le centre d’actualité de l’ONU (« Israël déclare être prêt pour une solution équitable avec les Palestiniens », 28 septembre).

Il s’attaque d’abord à trois « idées reçues » sur le conflit israélo-palestinien et le processus de paix.

« Contrairement à l’idée qui prévaut, selon laquelle le conflit israélo-palestinien est au cœur de l’instabilité au Moyen-Orient ou à l’origine de nombreux conflits dans la région, la réalité est entièrement différente. (...) 90% des conflits au Moyen-Orient, guerre Iran-Irak, guerre du Golfe, guerre au Yémen, guerre au Liban, guerre en Algérie, n’étaient pas liés à Israël . »

Ce qu’il oublie de souligner, c’est que la non-solution du conflit israélo-palestinien alimente la haine de l’Occident, comme l’ont reconnu pour la première fois de nombreux responsables américains, dont le général David Petraeus, actuel chef des troupes américaines en Irak. Devant la commission des forces armées du Sénat, alors qu’il commandait le Centcom, le commandement américain pour toutes les forces au Proche-Orient, le 16 mars 2010, il a déclaré :

« Les hostilités persistantes entre Israël et certains de ses voisins représentent un défi particulier pour notre capacité à faire avancer nos intérêts dans [notre] zone de responsabilité. Les tensions israélo-palestiniennes se transforment souvent en violences et en confrontations armées à grande échelle. Le conflit provoque un sentiment anti-américain, à cause de la perception du favoritisme des Etats-Unis à l’égard d’Israël. La colère arabe sur la question palestinienne limite la puissance et la profondeur de nos relations avec des gouvernements et des peuples de cette zone de responsabilité, et affaiblit la légitimité des régimes modérés dans le monde arabe. Pendant ce temps-là, Al-Qaida et d’autres groupes militants exploitent la colère pour mobiliser. Le conflit offre également à l’Iran une influence dans le monde arabe via ses satellites, le Hezbollah libanais et le Hamas. »

« La deuxième explication fausse qui a gagné en popularité, c’est l’idée selon laquelle la racine du problème, c’est ce qui est appelé “l’occupation”, les colonies en Judée-Samarie et les colons eux-mêmes, et que seul un Etat palestinien indépendant en Judée-Samarie et à Gaza peut assurer la paix à toute la région », a ajouté M. Lieberman, soulignant que la paix avec l’Egypte et la Jordanie avait été signée malgré les colonies.

Rappelons que la paix avec l’Egypte n’a pu être signée que parce qu’Israël a démantelé les colonies dans le Sinaï, et que la Jordanie a signé la paix en 1994 parce qu’elle n’avait pas de contentieux territorial avec Israël, ayant renoncé à toute souveraineté sur la Cisjordanie.

Les colonies en Cisjordanie et à Jérusalem-Est ne sont pas seulement illégales du point de vue du droit international, elles vont à l’encontre du but proclamé d’un Etat palestinien indépendant.

Enfin, troisième idée reçue selon le chef de la diplomatie israélienne, « le problème palestinien empêche un front international uni face à l’Iran ». Pour lui, « le même argument peut être utilisé ailleurs, le problème palestinien empêche une action contre la Corée du Nord, la piraterie en Somalie, la crise humanitaire au Soudan ». Pour Avigdor Liberman, « le lien entre l’Iran et le conflit israélo-palestinien est inverse », l’Iran utilise le conflit israélo-palestinien à ses fins, alors que « le problème de l’Iran doit être résolu en premier ».

Là encore, il ne répond pas à l’argument de l’administration américaine qui note que forger une alliance contre l’Iran avec les pays arabes modérés est plus difficile du fait que la Palestine reste sous occupation et que le régime iranien brandit la défense de la cause palestinienne.

A partir de cette analyse, le ministre souligne qu’un accord est difficile, impossible même à court terme.

« Le problème émotionnel est lié au manque de confiance entre les parties et aux questions de Jérusalem et de la reconnaissance d’Israël comme foyer du peuple juif. » Résoudre ce problème n’étant pas possible pour l’instant, il faudra « un accord intermédiaire sur le long terme ».

Cet idée d’accord intérimaire à long terme (le ministre ne pense pas qu’un accord sera possible avant des décennies), on ne voit pas très bien ce qui la différencie de l’occupation à long terme, puisque pour le ministre il faut continuer la colonisation, qui, d’ailleurs, n’a jamais cessé.

Mais le meilleur de son discours est pour la fin :

« Le principe qui doit guider la recherche d’un accord final, ce n’est pas la paix contre des territoires, c’est la paix contre l’échange de territoires peuplés. Je ne parle pas de faire bouger les populations, mais de faire bouger les frontières pour mieux refléter les réalités démographiques. »

En termes plus clairs : se débarrasser de la population arabe d’Israël qui ne peut faire de bons citoyens d’un « Etat juif ». Il est toujours étonnant qu’une telle proposition ne soulève que peu de réprobation au niveau international.

Il est vrai que Benyamin Nétanyahou a déclaré (« A l’ONU, Avigdor Lieberman irrite Benjamin Netanyahu », Rtbf.be, 28 septembre) :

« Le contenu du discours du ministre des affaires étrangères aux Nations unies n’a pas été coordonné avec le premier ministre. C’est le premier ministre Benjamin Netanyahu qui s’occupe des négociations diplomatiques. Les différents arrangements pour la paix seront définis uniquement autour de la table des négociations et nulle part ailleurs. »

Cette mise au point appelle elle-même deux mises au point : d’abord, le communiqué ne condamne pas explicitement les propositions racistes du chef de la diplomatie israélienne ; ensuite, Lieberman permet au premier ministre – qui a décidé la fin du moratoire sur la construction des colonies – d’apparaître comme « modéré ». Les Etats-Unis et l’Union européenne peuvent ainsi poursuivre une politique d’apaisement à l’égard d’un premier ministre dont il faudrait comprendre les problèmes internes, les problèmes d’alliance, le poids de son aile droite, etc. Cet argument n’est jamais employé quand on parle des Palestiniens, sans doute parce que nous sommes convaincus qu’il n’existe pas d’opinion publique palestinienne, mais simplement « la rue », masse informe et sans vraie volonté politique.

Cela étant, la question se pose de la possibilité de la création d’un Etat palestinien sur le territoire de la Cisjordanie et de Gaza. J’y reviens longuement dans un article, « Un seul Etat pour deux rêves » (Le Monde diplomatique, octobre 2010, en kiosques). En voici le début.

— 

« Le moindre danger, le moindre mal, serait la création d’un Etat unique avec des droits égaux pour tous ses citoyens », annonce le président du Parlement. Figure de la vie politique, un ancien ministre surenchérit : il n’existe plus désormais d’autre option que la proclamation d’un seul Etat sur tout le territoire historique de la Palestine, de la Méditerranée au Jourdain. Une jeune députée aux convictions religieuses bien ancrées défend les mêmes conclusions. Trois personnalités palestiniennes ? Trois membres de l’organisation islamiste Hamas ? Trois antisionistes européens ? Non : ce diagnostic a été formulé par trois membres éminents de la droite israélienne.

Le premier, M. Reuven Rivlin, récuse l’idée d’une menace démographique arabe et observe que cette manière de penser « amène à évoquer le transfert ou le fait qu’il faudrait tuer les Arabes. Je suis horrifié par ces propos. Je vais dans les écoles où, lors de simulations d’élections, Lieberman [le ministre des affaires étrangères, dirigeant du parti d’extrême droite Israël Beitenou] obtient 40 % des voix et j’entends des enfants dire qu’il faudrait tuer des Arabes. (…) Ce type d’attitude a été créé par la position condescendante des socialistes [le Parti travailliste] qui affirment : “Nous [les Juifs] ici et eux [les Arabes] là-bas.” Je ne l’ai jamais compris. Quand Jabotinsky [1] disait : “Sion nous appartient”, il voulait dire un premier ministre juif et un vice-premier ministre arabe [2] ».

Le second, M. Moshe Arens, s’est illustré comme ministre de la défense et ministre des affaires étrangères dans les années 1980. Parrain politique de M. Benyamin Netanyahou, catalogué comme un « faucon », il s’est exprimé dans une tribune du quotidien Haaretz : « Que se passerait-il si la souveraineté israélienne s’appliquait à la Judée et à la Samarie et que l’on offrait à la population palestinienne la citoyenneté israélienne ? Ceux qui, en Israël et à l’étranger, considèrent “l’occupation” comme un mal insupportable seraient soulagés par un changement qui libérerait Israël de ce fardeau [3]. »

(...)

Paris, 2 octobre

Je présenterai mon livre De quoi la Palestine est-elle le nom ? le samedi 2 octobre à 17h30, à la librairie Résistance, 4, Villa Compoint, Paris-17e.

Notes

[1] Vladimir Zeev Jabotinsky (1880-1940), leader de la droite sioniste. Ses thèses ont inspiré les partis de droite.

[2] Haaretz, Tel-Aviv, 15 juillet 2010.

[3] « Is there another option ? », Haaretz, 2 juin 2010.

396 commentaires sur « A quoi sert Avigdor Lieberman ?  »

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  • permalien Yann :
    29 septembre 2010 @15h36   »

    Le fait même que les Etats-Unis et les pays européens soutiennent la notion d’"Etat juif" prouve qu’ils approuvent tacitement un nettoyage ethnique.

    Nous aurons été prévenus.

  • permalien Yann :
    29 septembre 2010 @15h42   « »

    Quant au(x) sioniste(s) "modéré(s)" qui prétend(ent) ne pas être pour un "Etat juif" mais "seulement pour un état démocratique avec une majorité garantie de juifs", il ne s’agit que d’une mauvaise tentative de brouiller les pistes.

  • permalien Deïr Yassin :
    29 septembre 2010 @16h13   « »

    Finalement, le boulot de videur de boite de nuit et celui de Ministre des Etranges Affaires de l’Etat d’Israël, c’est du pareil au même : il s’agit d’éjecter ceux qui dérangent.

    Avigdor Lieberman est à l’image du pays qu’il représente : moche, agressif et très antipathique . . . et pas trop intelligent.

  • permalien Yasmina :
    29 septembre 2010 @16h28   « »

    Le conflit israélo-palestinien ne se résoudra jamais sur les bases actuelles.

    par Daniel Vanhove

    Quels que soient les effets d’annonces la plupart du temps surmédiatisés, le conflit israélo-palestinien ne pourra jamais être résolu sur les bases actuelles pour plusieurs raisons, dont l’une me paraît majeure et que je voudrais clarifier de façon à ce qu’elle soit bien comprise par tous ceux qui s’y intéressent, de près comme de loin. Cette raison en est que toutes les approches qui l’abordent pour y trouver une éventuelle solution en oublient un élément essentiel : l’injustice originelle. L’injustice fondamentale qui a prévalu à l’établissement du jeune Etat israélien en terres arabes, au lendemain de la guerre essentiellement européenne de 1945.

    L’Histoire n’a de sens que celle que les Hommes lui donnent. Et à distance de ces évènements datant de plus de 60 ans, comment comprendre cette partition de la Palestine, sans se rappeler au préalable qu’elle s’est faite sur le dos des premiers concernés, les Palestiniens, absents de cet odieux marchandage ? Les puissances coloniales de l’époque en ont décidé comme toujours, selon leurs propres intérêts et n’ont tenu aucun compte des Palestiniens qu’ils spoliaient ainsi impunément. Certes, ce n’est pas la première fois qu’un tel vol de territoires s’opère sur le dos des autochtones. Les exemples en cette matière sont innombrables. Mais c’est sans doute le dernier en date qui soit si bien relayé médiatiquement et ne peut donc être passé sous silence, comme dans le cas du pire génocide probable : celui des Amérindiens que les colons européens – encore eux ! – sont allés exterminer et chasser de chez eux pour s’approprier leurs immenses étendues. Pas étonnant dès lors, que nombre d’Américains et de Canadiens soutiennent le projet sioniste, étant eux-mêmes les actuels héritiers d’un vol de terres qui ne leur appartenaient pas. Sans compter l’influence majeure des lobbies pro-israéliens, œuvrant en coulisses pour conforter cette injustice flagrante. Avec en toile de fond, les incessants rappels pseudo-religieux de l’affaire. Et c’est sans aucun doute, la modernité des moyens de communication qui permet aujourd’hui de revenir sur ces évènements que plus personne ne peut ignorer : la partition de la Palestine s’est faite sans l’accord de ses habitants de l’époque, évalués à plus d’un million d’âmes

  • permalien Yasmina :
    29 septembre 2010 @16h33   « »

    suite2

    Oui, mais alors quoi, me direz-vous ? La paix serait-elle définitivement hors de portée selon cette première injustice ? Non, mais si l’on veut vraiment être honnête et impartial, la seule question à poser en priorité à l’ensemble des Palestiniens – et pas uniquement à ceux qui seraient les plus « modérés » selon nos critères – est de savoir :

    - s’ils acceptent le règlement final de notre guerre européenne par l’établissement d’une communauté juive sur leurs terres ;- dans l’affirmative à cette première question, savoir comment ils l’envisagent : deux Etats strictement indépendants ou un Etat binational ;

    - et dès lors, en partenariat avec eux, établir les dommages et intérêts que la politique menée tout au long de ces années leur a occasionnés, et exiger de ceux qui l’ont soutenue de s’engager à en assumer les frais, tant pour le passé que pour la reconstruction globale ;

    - dans le cas d’une réponse négative à la première question, réunir l’ensemble de la Communauté internationale à travers les instances de l’ONU – et non uniquement un « quartet » dont on connaît la partialité des membres – pour reposer le problème sur de nouvelles bases, en n’imposant rien à quiconque mais en travaillant à trouver d’autres pistes si la communauté juive tient envers et contre tout à l’établissement d’un Etat « juif » en un endroit de la planète – nous verrons bien alors, quels Etats proposeront une part de leur territoire pour la réalisation de ce « divin » projet…

    L’intérêt d’une telle démarche est qu’elle remettrait les compteurs à zéro – ou presque – et permettrait à chaque intervenant dans ce conflit de se positionner clairement, en premier lieu desquels les Palestiniens qui ne se verraient plus « imposer » une solution, mais seraient les premiers concernés à dire si oui ou non ils acceptent la cohabitation. Cela me semble le moins que l’on puisse faire vis-à-vis de ce peuple afin qu’il retrouve sa dignité et se relève de l’humiliation dans laquelle il a été traîné depuis si longtemps. Et si la solution s’oriente vers un Etat binational – celle de deux Etats distincts n’étant raisonnablement plus réalisable sur le terrain – les juifs désireux de rester en Palestine seraient les bienvenus comme ils l’étaient auparavant, le sont dans quantité d’autres pays, et comme le sont les chrétiens, les bouddhistes, les agnostiques ou les athées, etc… dans une société qui était un exemple en pays arabe pour la séparation entre l’appareil d’Etat qui doit rester laïc et les convictions personnelles de ses citoyens. Sans compter qu’enfin, une telle solution rétablirait la normalisation probable avec les pays avoisinant de la région.

    http://www.mondialisation.ca/index....

  • permalien Nathan :
    29 septembre 2010 @17h01   « »

    Yasmina s’indigne de la proposition de Lieberman mais cela ne l’empêche pas de citer sans vergogne ce Daniel Vanhove qui lui est en faveur de l’expulsion de tous les juifs israéliens de Palestine (afin qu’ils constituent un nouvel Etat américain).

    Mais à côté de ce Vanhove qui sort d’on ne sait où, la proposition de Lieberman, un échange de territoires et de populations, paraît modérée.

    Et dire que c’est ça, leurs "idéologues" !

    Ainsi, puisqu’il est établi que les Etats-Unis soutiennent inconditionnellement et, envers et contre tout, le gouvernement et le peuple israéliens, pourquoi ne pas offrir à ces derniers, l’un des plus grands espaces qui soit – la superficie des USA est de 9.630.000 km² et celle d’Israël de 20.770 km², soit moins de 0,25 % du territoire américain – en leur permettant d’y édifier leur Etat ? Les espaces désertiques ne manquent pas dans le Sud-Ouest des USA et quelques grands déserts pourraient bien accueillir ceux qui semblent avoir un penchant atavique pour la chose.

    http://www.palestine-solidarite.org...

  • permalien Yasmina :
    29 septembre 2010 @17h25   « »

    Yasmina s’indigne de la proposition de Lieberman

    je m’indigne de l’acte d’injustice envers les Palestiniens, du vol de leur pays

    suite 3 de l’article

    L’intérêt d’une telle démarche est qu’elle remettrait les compteurs à zéro – ou presque – et permettrait à chaque intervenant dans ce conflit de se positionner clairement, en premier lieu desquels les Palestiniens qui ne se verraient plus « imposer » une solution, mais seraient les premiers concernés à dire si oui ou non ils acceptent la cohabitation. Cela me semble le moins que l’on puisse faire vis-à-vis de ce peuple afin qu’il retrouve sa dignité et se relève de l’humiliation dans laquelle il a été traîné depuis si longtemps. Et si la solution s’oriente vers un Etat binational – celle de deux Etats distincts n’étant raisonnablement plus réalisable sur le terrain – les juifs désireux de rester en Palestine seraient les bienvenus comme ils l’étaient auparavant, le sont dans quantité d’autres pays, et comme le sont les chrétiens, les bouddhistes, les agnostiques ou les athées, etc… dans une société qui était un exemple en pays arabe pour la séparation entre l’appareil d’Etat qui doit rester laïc et les convictions personnelles de ses citoyens. Sans compter qu’enfin, une telle solution rétablirait la normalisation probable avec les pays avoisinant de la région.
    Par ailleurs, nonobstant une décision israélienne purement « formelle » de prolonger le moratoire au sujet de la colonisation, au nom de la sauvegarde de pourparlers actuels directs avec M. Abbas, il conviendrait pour être honnête de ne pas se voiler le visage et de voir bien en face que dans les faits, la colonisation n’a jamais cessé. Il faut dire et redire, que c’est encore et toujours une histoire de dupes. Comme toutes celles que tente de nous faire avaler le gouvernement sioniste, alimentées et retransmises en cela par nos médias complices ?

  • permalien Yvan :
    29 septembre 2010 @18h01   « »

    « En termes plus clairs : se débarrasser de la population arabe d’Israël qui ne peut faire de bons citoyens d’un « Etat juif ». Il est toujours étonnant qu’une telle proposition ne soulève que peu de réprobation au niveau international. »

    Pour la France il n’y a rien d’étonnant puisque le ministre français de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire, ne dit rien d’autre en se déclarant : "très heureux" si son ministère peut "fabriquer de bons Français.

  • permalien Yvan :
    29 septembre 2010 @18h29   « »

    A propos de la création d’un état palestinien et sans préjugé de l’article de M. Gresh, je m’étonne que la solution la plus simple ne soit jamais évoquée, à savoir la fin de l’occupation militaire de la Palestine.

    Les colonies passeraient sous le contrôle du gouvernement palestinien, et chacun agirait en fonction de ses convictions.

    On veut nous faire croire que le problème, c’est la colonisation, alors qu’en réalité le véritable problème c’est une occupation sans objectifs stratégique réel.

    En tortillant du popotin avec sa fin du moratoire Netanyahu, n’a fait qu’éluder le véritable problème, la fin d’une occupation illégale.

    Le simple fait d’envisager cette possibilité, permettrait à chacun de mettre dans l’ordre dans ses arrières pensées, et calmerait les ardeurs des colons.

    Si Israéliens et Palestiniens veulent la paix ils ne pourront qu’en passer par là, quitte plus tard (beaucoup plus tard), à envisager la création d’une superpuissance régionale avec leur voisins).

  • permalien sioux :
    29 septembre 2010 @19h02   « »

    Bonjour,
    la délégation européenne quitte la salle pour le discours du président Iranien, et reste pour ce discours d’un racisme odieux.

    Beaucoup constatent aujourd’hui ce qu’ils ne percevaient pas hier. Même un autre événement du type Kennedy ou autre ne changera pas le fait que beaucoup se réveillent et voient aujourd’hui ce qu’ils ne voyaient pas avant.

    Ils obtiennent par leur comportement l’effet inverse à celui qu’ils recherchent. Trop c’est trop, ils ne peuvent plus nous faire avaler que le tueur d’enfants est une victime.

  • permalien Yann :
    29 septembre 2010 @19h58   « »

    29 septembre @16h28 (Juifs ou Israéliens ?)

    Nathan :

    Le dénommé Yann n’a pas choisi l’expression "solution finale" par hasard mais dans un but bien précis. Celui de faire croire que la proposition de Lieberman est équivalente à la solution finale des nazis, à savoir une extermination. Indirectement, il cherche également à faire l’amalgame entre sionistes et nazis.

    Lieberman, décrivant en 2006 ses prochaines priorités au gouvernement, affirmait vouloir faire émerger

    "une vision stratégique pour la solution finale, c’est-à-dire à quoi Israël ressemblera dans 20 ou 25 ans ... Ce n’est pas seulement une question de territoire et de frontières, mais du caractère de l’État - est-ce que ce sera un Etat sioniste, un Etat juif ou un Etat comme les autres ? Je veux qu’il soit un Etat juif. "

    [push through "a strategic vision for the final solution of how Israel will look in 20 or 25 years’ time ... It’s not only an issue of territory and borders but of the character of the state - will it be a Zionist state, a Jewish state, or a state like others ? I want it to be a Jewish state."]

  • permalien Yann :
    29 septembre 2010 @20h02   « »
    Il exagère !
  • permalien Lou :
    29 septembre 2010 @21h33   « »

    Avigdor Liberman : « Le monde doit connaître la triste vérité » / Itamar Eichner – Yediot Aharonot

    Dans un entretien accordé hier soir au Yediot Aharonot, Avigdor Liberman a tenté d’expliquer ce qu’il a réellement voulu dire dans son discours devant l’assemblée générale des Nations-Unies, un discours qui a donné lieu a des réactions indignées et qui a conduit le Premier ministre Netanyahu a publier un communiqué dans lequel il prend ses distances avec les propos de son ministre des Affaires étrangères.

  • permalien Deïr Yassin :
    29 septembre 2010 @21h44   « »

    @ Yann
    Vous n’avez pas encore compris qu’il y a un vocabulaire qui est la propriété exclusive de certains, qui ne concerne que leur histoire et même quand ils en usent et abusent contre leur adversaires (’nazi’, ’Hitler’ ’ils veulent tous nous tuer/jeter à la mer’), ou comme ici ’la solution finale’, il faut leur pardonner. Oui, cela relève de l’antisémitisme de souligner l’incohérence. C’est leur droit exclusif hérité de la souffrance du passé. Lieberman en tant que ’survivant’ peut utiliser la ’solution finale’ mais quand vous le résumez, vous devez utiliser une autre formule.
    Respectez leur douleur :-)

  • permalien Lou :
    29 septembre 2010 @22h09   « »

    L’informatique au centre de la stratégie de défense israélienne
    Hier, 17h13

    Depuis, le ministre de la Défense, Ehud Barak, a décrété que le développement d’un arsenal cybernétique constituait une priorité nationale de nature à pouvoir protéger le pays contre une attaque de missiles.

    Dans ce contexte, Israël a été rapidement soupçonné d’être à l’origine de l’introduction d’un virus informatique baptisé Stuxnet dans les systèmes de la centrale nucléaire iranienne de Bouchehr.

    Ce "ver informatique" particulièrement sophistiqué aurait infecté les ordinateurs personnels de certains employés mais il pourrait s’être infiltré bien plus profondément dans les serveurs gérant le programme nucléaire iranien. Israël n’a fait aucun commentaire.

    La « cyber-guerre » n’est plus un mythe

    Des entreprises touchées

    La thèse de l’offensive contre le nucléaire iranien ne tient plus quand on sait que des grandes entreprises indiennes et indonésiennes sont désormais touchées et que Stuxnet menace maintenant les systèmes informatiques des grandes entreprises partout dans le monde. Et surtout, la guerre électronique mondiale est beaucoup plus silencieuse : les radars syriens ont été neutralisés par un ver israélien afin de faciliter un raid aérien sur une centrale nucléaire, les télécommunications grecques ont été infectées par un ver stupéfiant qui pouvait actionner 29 programmes différents et en 2008, un ver russe introduit dans l’ordinateur d’un « touriste » américain a mis en péril toute l’informatique militaire des États-Unis.

    Attention aux mafias

    Or, Stuxnet a été conçu en janvier 2010, lancé en juin et sa plus grosse nocivité aujourd’hui serait que des mafias s’en emparent pour exercer un racket sur les multinationales. Deux hypothèses : un cyber-missile inachevé, trop voyant, a échappé à un organisme d’État ou quelqu’un veut relancer le marché de la sécurité informatique des entreprises, dix ans après le très profitable « bug de l’an deux mille ».

  • permalien Yann :
    29 septembre 2010 @22h46   « »
    Paix ssi justice (cad fin de l’occupation)

    La démission du langage précis

    http://jordantimes.com/?news=30455

  • permalien K. :
    29 septembre 2010 @22h49   « »

    Another negotiation tactic is bad guy/good guy. Bad guy/good guy tactic is when one negotiator acts as a bad guy by using anger and threats. The other negotiator acts as a good guy by being considerate and understanding. The good guy blames the bad guy for all the difficulties while trying to get concessions and agreement from the opponent.[Churchman, David. 1993. Negotiation Tactics. Maryland : University Press of America. Pg 13.]

  • permalien gilles :
    29 septembre 2010 @23h17   « »

    si on se résume, ce m. est raciste en souhaitant des transferts de territoires avec les populations ; donc,

    - l’algerie a applqué une solutions raciste avec les non musulmans (la valise ou le cerceuil) ;
    - idem la turquie et la grèce ;
    - idem rebelote la turquie à chypre ;
    - idem, les palestiniens qui n’envisagent pas d’état avec un seul juif (cf. récents propos de M. Abbas)
    - idem les allemands et les polonais ;
    - idem les allemands et tchèques ;
    - ect.....

    ce m. a le droit d’exposer son opinion isolée ; l’histoire dira si ce n’est pas la solution.....

  • permalien K. :
    29 septembre 2010 @23h58   « »

    Daniel Luban explique un autre tour de passe passe sioniste, en l’occurence celui du sioniste “modéré,” représenté ici par le plus honteusement fumiste d’entre eux, Jeffrey Golberg (que la fin du pseudo gel réjouit au plus haut point, mais qui choisit de prendre comme prétexte de sa jubilation le fait que en « J Street », organisation nocive à Israel à ses yeux- les arguments qu’il avance étant aussi psychédéliques que son esprit- “a perdu la bataille sur le gel de la colonisation”) :

    Goldberg est peut-être l’exemple classique de l’expert sioniste apparemment "libéral" qui vante avec ostentation les mérites de son opposition à la colonisation comme la preuve de sa bonne foi libérale. De cette manière, il espère gagner une crédibilité plus grande quand il appelle à l’envahissement de l’Irak, ou au bombardement de l’Iran, ou à terminer le travail lors de l’assaut contre Gaza.

    En cela il est typique de beaucoup d’experts juifs de l’Establishment- Alan Dershowitz est un autre exemple - qui utilisent leur opposition nominale à la colonisation comme une feuille de vigne pour couvrir leur support généralement inconditionnel du gouvernement israélien.

    En général, ces experts procèdent de cette manière sachant qu’ils ne seront jamais forcés d’agir en conformité avec leurs déclarations contre les colonies.

  • permalien Deïr Yassin :
    30 septembre 2010 @00h11   « »

    @ gilles 29 sep 23h17

    Votre comparaison avec

    "l’Algérie [qui] a appliqué une solution raciste avec les non-musulmans (la valise ou le cercueil)".

    Parfois cela est quand même un avantage de connaître reste qu’un minimum d’histoire pour en parler.

    L’analogie avec l’Algérie serait plutôt la suivante : si les Français de l’OAS avait réussit à rompre le lien avec la "Mère-Patrie", et qu’après "l’Indépendance", ils auraient mis en place une expulsion des Algériens autochtones vers les pays limitrophes.

    Car vous savez, j’espère, que les Israéliens sont des colons et des descendants de colons, non ?? Tout comme les Français d’Algérie.

    Pour les soi-disant propos d’Abbas sur ’un Etat palestinien sans un seul juif’ : cela tourne en boucle sur les sites sionistes, mais personne a pu nous fournir la moindre preuve. C’est un peu comme ’les radios arabes qui ont appelé les Palestiniens à fuir’. De la pure Hasbara.

  • permalien Ph. Arnaud :
    30 septembre 2010 @00h19   « »

    A Gilles

    Vous ne faites qu’aligner des arguments spécieux.

    L’Algérie n’a pas chassé les Français en tant que « Français » mais en tant qu’envahisseurs, comme la France (aidée de ses alliés) a chassé les Allemands en 1944 en tant qu’envahisseurs.
    La Turquie n’a chassé les Grecs en 1920/22 que parce que la Grèce l’avait attaquée.
    La Turquie n’est intervenue à Chypre en 1974 que parce qu’il y avait eu un coup d’Etat qui voulait réaliser l’Enosis (c’est-à-dire le rattachement de Chypre à la Grèce) au détriment de la minorité turque de l’île.
    Dire que Mahmoud Abbas refuse des juifs en Cisjordanie est une malhonnêteté : car il ne s’agit pas, en l’occurrence, de « juifs », mais de colons étrangers dont l’implantation est faite pour empêcher toute viabilité à un futur Etat palestinien…
    Quant à l’expulsion des Allemands de Pologne et de Tchécoslovaquie, elle était parfaitement justifiée en 1944, compte tenu des avanies infligées par les Allemands à ces pays.

    Avigdor Lieberman, en l’occurrence, a donc tort de A jusqu’à Z.

  • permalien Sakhra :
    30 septembre 2010 @00h19   « »

    si on se résume, ce m. est raciste en souhaitant des transferts de territoires avec les populations ; donc,

    l’algerie a applqué une solutions raciste avec les non musulmans (la valise ou le cerceuil) ;

    C’est l’OAS, CE SYNDICAT DU CRIME,qui le dit.
    Et les Harkis, collabo, ils étaient Juifs, Chrétiens ?

    Mais, le plus important : remettre les choses à leur place :

    - Les Palestiniens, que le fasciste , videur de boites de nuit, veut "vider"(déformation professionnelle ?) sont les autochtones, sont chez eux (contrairement au videur, qui n’a jamais été un autochtone).Ce n’est pas aux Palestiniens à partir, mais bien à lui à retourner dans sa Russie, s’ils ne supporte pas les Arabes.

    - Ceux qui sont partis d’Algérie, (pas seulement les non musulmans et tous les non musulmans ne sont pas partis), ceux-là n’étaient pas chez eux, ils occupaient un pays qui n’était pas le leur, l’Algérie n’était pas une "province française, c’était une colonie"(De Gaulle).Ils étaient des "Lieberman", en quelque sorte....

  • permalien
    30 septembre 2010 @09h02   « »

    @ l’intention du FDIIste Gilles

    Les noms ("gentilés") désignant les habitants d’un pays, d’une province, d’une localité.... (Note de l’expéditeur : et même donc d’un quartier de grande ville !!!) prennent la majuscule initiale : les Français, les Anglais, les Poitevins, les Parisiens.
    Les noms de langues correspondants gardent une minuscule : parler le français, l’anglais, le poitevin...
    L’adjectif garde la minuscule : la population française, la cuisine anglaise, le
    Marais poitevin, le Bassin parisien.
    L’usage est incomplètement fixé et les codes typographiques diffèrent quant au traitement de l’attribut : Il est anglais (adjectif) ou Il est Anglais (nom). L’Imprimerie nationale tranche en faveur du nom, comme on le fait par exemple en allemand (Sie ist Franzüsin).
    L’Académie considère que l’on a affaire à un adjectif, que l’on ne dira jamais Elle est Suissesse, mais Elle est suisse, et met donc la minuscule : Ils sont albanais, corses... Elle n’est pas parisienne.
    Enfin, on distingue généralement les noms désignant proprement des habitants de leurs emplois dérivés : les Albigeois aiment leur ville ; la croisade contre les albigeois, Cathares du Midi de la France, au XIIe siècle.

    Je ne sais pas pour l’hébreu, mais pour le français, c’est comme çà ;-)))

  • permalien Nathan :
    30 septembre 2010 @10h37   « »

    Le terme de "solution finale" utilisé par certains a bien évidemment pour but de diaboliser l’adversaire en comparant celui-ci aux nazis mais là n’est pas l’essentiel.

    L’essentiel, c’est qu’il empêche le débat sur la proposition Lieberman, laquelle est déjà en soi ambigüe.

    Par exemple, Lieberman cherche-t-il à expulser les Palestiniens de Galilée vers un hypothétique Etat palestinien mais en conservant la portion de territoire où ils habitaient ou souhaite-t-il effectuer un échange de territoires (et de populations) afin de constituer deux Etats plus ou moins homogènes ? Ce n’est pas du tout la même chose. La deuxième option peut parfaitement s’inscrire dans une solution à deux Etats.

    En effet, la solution à deux Etats prévoit soit le retour sur les lignes de 1967 (c’est la position de la majorité des Palestiniens et des Arabes), soit le rattachement des colonies juives les plus importantes à Israël en échange d’une cession de portions du territoire israélien à l’Etat palestinien (c’est la position d’une majorité d’Israéliens).

    Oublions un peu le personnage Lieberman, son idéologie et ses intentions et réfléchissons plutôt à l’idée. Si en échange de Ma’ale Adoumim et d’Ariel, les Palestiniens reçoivent une portion non négligeable de la Galilée, est-ce si répréhensible que ça ? De toutes façons, la majorité des Israéliens et des Palestiniens veulent un Etat plus ou moins homogène (un Etat juif d’un côté, un Etat palestinien de l’autre). Ils n’ont pas envie de vivre ensemble. Autrement dit, le désir des Israéliens d’avoir un Etat homogène peut devenir une excellente carte à jouer pour les Palestiniens. En cédant sur ce point, les Palestiniens pourraient exiger en échange bien plus que ce qu’ils s’attendent à recevoir. Ils pourraient obtenir davantage que les 22% de la Palestine ainsi qu’une continuité territoriale.

  • permalien Yasmina :
    30 septembre 2010 @10h46   « »

    idem rebelote la turquie à chypre

    les Turcs Ottomans prirent possession de l’île en octobre 1571.( juste avant la Bataille de Lépante...) Auparvent elle était une possession de la République de Venise.L’île demeure turque pendant trois siècles, avant d’être laissée en 1878 au Royaume-Uni « pour être occupée et administrée » par cette dernière. Toutefois, la Porte conserve néanmoins la souveraineté légale sur l’île, même si elle est désormais sous administration britannique. Un accord secret entre les Ottomans et la Grande Bretagne : le sultan autorise l’occupation militaire de Chypre par les Britanniques en échange de leur soutien lors de la future conférence internationale( Congres des Nations de Berlin)

    En 1914, lors de l’entrée en guerre de la Turquie dans la Grande Guerre, le Royaume-Uni annexe Chypre et en fait un protectorat, puis, en 1925, malgré le vœu des Grecs de l’île, une colonie. La suite c’est du classique : d’une lutte de libération contre la colonisation britannique, les Britanniques manoeuvrèrent si bien qu’il en firent une lutte entre les 2 communautés les Grecs et les Turcs......
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoi...

  • permalien Ph. Arnaud :
    30 septembre 2010 @11h13   « »

    A Nathan

    Je serais étonné que les Israéliens (et pas seulement ceux qui sont derrière Lieberman) ac-ceptent de céder ne serait-ce qu’un centimètre carré de Galilée ! Il me semble que la stratégie des Israéliens les plus nationalistes (et le rêve de nombre d’autres) est pourtant claire : pourrir la vie des Palestiniens de Cisjordanie jusqu’à ce que ceux-ci fichent le camp– et l’annexion, qui ira alors de soi, ne suscitera aucune protestation internationale.

    Ce que l’on peut se demander, c’est si les Israéliens, ayant toutes les forces pour eux (l’appui des Etats-Unis et de l’Europe, l’abstention des autres), et ne voulant rien céder, ne se mettent pas, précisément, en position de tout perdre…

    Si, en 1789, la mince couche de privilégiés avait accepté de s’ouvrir aux fractions les plus élevées de la bourgeoisie, elle aurait pu conserver 95 % de ses privilèges. Elle a voulu tout garder et, pour 5 % (ou des broutilles de ce genre) a tout perdu.

    Je sais que, vu la disproportion des forces, l’hypothèse d’une victoire des Palestiniens ap-paraît non seulement improbable, mais totalement fantaisiste. Mais combien de choses « fan-taisistes » ne sont-elles pas arrivées ? Il y a 35 ans, après la victoire du « communisme » en Indochine, en Angola et au Mozambique, qui aurait pu imaginer que les contemporains ver-raient les dépouilles de la famille impériale de Russie inhumées en grande pompe dans un Leningrad rebaptisé Saint-Pétersbourg, en présence de l’ancien agent du KGB Poutine, se s-gnant à tour de bras ?

  • permalien gloc :
    30 septembre 2010 @11h50   « »

    Ph. Arnaud : « Si, en 1789, la mince couche de privilégiés avait accepté de s’ouvrir aux fractions les plus élevées de la bourgeoisie, elle aurait pu conserver 95 % de ses privilèges. »

    Et moi qui croyais que c’était Louis XIV qui avait mis les bourgeois au pouvoir et la noblesse au rancart, et Louis XVI qui avait aboli les privilèges les lettres de cachets les questions préparatoires et préalables, les corvées, et tout ces mystérieux privilèges dont selon vous 5% auraient pu être sacrifiés.

  • permalien Ana :
    30 septembre 2010 @13h03   « »

    "L’objectif d’un Etat palestinien est hors d’atteinte"

    Ziyad Clot, avocat français, ancien négociateur et conseiller juridique de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) en 2007-2008. Rapidement, au fil des discussions, il acquiert la conviction que "le processus de paix est un spectacle". Pour Ziyad Clot, la solution pacifique ne peut plus passer que par un Etat unique israélo-palestinien. Ce dernier, en un sens, existe déjà... Mais Palestiniens et Israéliens doivent apprendre à vivre ensemble. Son ouvrage, incisif et subtil, sort ces jours-ci : Il n’y aura pas d’Etat palestinien (éditions Max Milo).

    Dans L’Express, 27 septembre 2010 :

    "Alors que le moratoire sur la colonisation israélienne n’a pas été prolongé, vous avez interviewé Ziyad Clot [lors d’un chat], ancien négociateur pour la partie palestinienne. Voici ses réponses."

  • permalien sioux :
    30 septembre 2010 @13h18   « »

    @Nathan,

    attention au point Godwin, vous fleuretez avec à chaque intervention.

    Posez-vous la question suivante : si, à cette époque bien triste de l’histoire que vous évoquez un gars avait pris la parole pour dire " Le terme de "solution finale" utilisé par certains a bien évidemment pour but de diaboliser l’adversaire ...... il empêche le débat sur la proposition ..., laquelle est déjà en soi ambigüe."

    Ça fait drôle, n’est-ce pas ?

    Aujourd’hui vous avez la possibilité de faire ce que d’autres en leur temps n’ont pas fait, c’est à dire que vous avez aujourd’hui la possibilité d’être un être humain.

    Profitez-en !

  • permalien Deïr Yassin :
    30 septembre 2010 @13h45   « »

    @ Nathan

    Réfléchissons à la proposition de Lieberman, comme vous dites, et je vous dirai pourquoi les Palestiniens accepteront JAMAIS ses plans. Supposons que Lieberman ou d’autres qui prônent des échanges de territoires, veulent vraiment échanger m2 contre m2.

    - D’abord, les transferts de population civile en territoires conquises sont contraires aux lois internationales et constituent une violation de la IV convention de Géneve.

    - Les populations israéliennes installées en Cisjordanie, subventionnées, encouragées et protégées par toutes les gouvernements depuis 1967, celui de Rabin inclut, sont donc à retirer dans l’Etat d’Israël sans aucune contrepartie.

    - Le gouvernement israélien ne les a pas installé par hasard, mais sur des territoires et des points stratégiques. Prenons le cas de Ma’ale Adoumim qui se trouve à l’est de Jérusalem et empêche une continuité territoriale entre la Cisjordanie et Jerusalem-Est. Et Ma"ale Adoumim n’est pas la seule, il suffit de voir un plan des colonies pour comprendre la visée sioniste.

    On parle toujours dans l’hypothèse de la solution à deux Etats.

    - Pour l’échange des territoires, Lieberman et Compagnie propose donc un échange entre des territoires peuplées de colons, illégalement installés selon toutes les conventions internationales CONTRE des territoires israéliennes (pas mon avis, mais encore on parle ’droit international’) peuplées majoritairement par des Palestiniens de nationalité israélienne.

    - Ces gens sont là légalement, sur des territoires souvent conquises en 1948 mais appartenant à l’Etat arabe selon la résolution 181. Même les Palestiniens vivant sur des territoires accordées à l’Etat d’Israël étaient censés y rester, et vivre comme citoyens égaux dans l’Etat d’Israël.

    Territoires illégalement peuplées de Juifs contre territoires légalement habitées par des Arabes. Un tel échange constitue donc une tentation de nettoyage ethnique.

    - Cela a été le but des gouvernements israéliens depuis des décennies en comptant sur le fait accompli, l’usure du temps et la complaisance internationale.

    - Ce que veulent les Israéliens : garder les 78% de la Palestine qu’ils se sont déjà accaparé, échangeant des territoires ’Araberrein’ contre des territoires peuplées d’Arabes, empêcher tout droit de retour à l’intérieur de l’Eat d’Israël. Et quoi encore ??

    Les Palestiniens ne l’accepteront jamais. Je propose plutôt de revenir sur le Plan de Partage et la résolution 181. Cela donnera la Galilée aux Palestiniens sans territoires d’échanges. D’ailleurs les frontières de l’armistice de 1949 n’ont jamais été validées donc tout peut encore se refaire selon les résolutions onusiennes.

  • permalien Nathan :
    30 septembre 2010 @14h13   « »

    30 septembre @13h45

    Je propose plutôt de revenir sur le Plan de Partage et la résolution 181. Cela donnera la Galilée aux Palestiniens sans territoires d’échanges.

    OK. Question : où vont s’installer les juifs israéliens qui vivent dans certaines portions de la Galilée et qui seront inévitablement délogés de là où ils vivent ? Où iront les juifs israéliens vivant à Tibériade, Safed, Nahariya ?

    Comme j’ai déjà eu l’occasion de vous le dire dans un post qui a été sucré pour des raisons que j’ignore, votre conception de l’Etat bi-national ne suppose-t-elle pas aussi le départ d’un grand nombre de juifs israéliens hors d’Israël ? En quoi votre solution est-elle différente de celles qui prônent ouvertement le départ d’un grand nombre de juifs israéliens (vous voyez à qui je pense), à part le fait que vous êtes plus diplomate et que vous évitez de le clamer ouvertement ?

    Autre paradoxe que je note chez vous : d’une part, vous prônez l’Etat bi-national mais d’autre part, vous ne ratez aucune occasion de dire que vous n’aimez pas les Israéliens, ni leurs moeurs, ni leur langue, ni leur bouffe, ni leur architecture etc... Je ne vous ne reproche pas et d’une certaine façon, je vous comprends. Mais alors, pourquoi vouloir cohabiter à tout prix avec des gens que vous n’aimez pas ? C’est ça que j’aimerais comprendre.

  • permalien koui :
    30 septembre 2010 @14h14   « »
    un seul etat pour 2 peuples qui se haissent ?

    Les judéo-isréliens veulent un état pour tous les juifs et seulement pour eux. Les musulmans palestiniens sont intolérants envers ceux qui sont différents (athées, nudistes, paiens, charcutiers, ivrognes, apostats, homosexuels, chrétiens et juifs). Juifs et palestiniens ne veulent pas vivre ensembles demain. C’est pourtant le rêve des plus ouverts d’entre eux, mais ce n’est qu’un rêve. Si les tcheques se sont séparé de leurs fréres slovaques, si les flamands envisagent de divorcer de leurs fréres wallons, pourquoi imaginer une patrie commune à 2 peuples qui se haissent tant. Cela arrivera peut être un jour aprés une longue cohabitation pacifique, mais rêver de cette solution pour demain, c’est comme rêver de "pas de solution". C’est pourquoi, l’extréme droite sioniste réaliste peut agiter cette hypothése gauchiste, car en attendant ce rêve fou, la colonisation continue.
    Une seule solution, la partition, une seule frontiere acceptable, la ligne verte, le reste n’est que songe creux, trahison ou diversion.

  • permalien Nathan :
    30 septembre 2010 @14h27   « »

    Ph. Arnaud : 30 septembre @11h13

    Je sais que, vu la disproportion des forces, l’hypothèse d’une victoire des Palestiniens ap-paraît non seulement improbable, mais totalement fantaisiste. Mais combien de choses « fan-taisistes » ne sont-elles pas arrivées ?

    En effet. Mais à ce compte-là, telle que je vois l’évolution des choses, il n’y aura plus de vie sur terre dans deux siècles. Catastrophes climatiques, crash financiers, conflit sino-américain, pandémies, fossé croissant entre les riches et les pauvres etc... le pire est à venir. Chacun voit bien qu’on va droit dans le mur. Donc d’une certaine façon, tout est relatif.

  • permalien Ph. Arnaud :
    30 septembre 2010 @14h32   « »

    A Gloc

    Louis XIV n’a pas mis la noblesse au rancart : il l’a mise au pas, ce qui est totalement différent ! Il l’a mise au pas après les troubles de la minorité de Louis XIII, ceux de la fin du règne de ce roi et ceux de la Fronde. Les nobles ne se sont plus dressés politiquement contre le pouvoir royal. Mais ils n’en ont pas moins continué à monopoliser les places de gouverneurs, d’intendants, de prélats, de ministres, de généraux, d’ambassadeurs et de conseillers du roi.

    Louis XVI n’a pas aboli les lettres de cachet. Au début de son règne, Malesherbes avait tenté de le faire en réunissant une commission ad hoc, mais celle-ci fut supprimée après son départ (en 1776). Au demeurant, aussi bien cette (éventuelle) suppression que celle des questions ordinaire et extraordinaire (et non préparatoire et préalable) ne concernaient que le droit pénal et non la répartition des revenus, des charges et des honneurs. Quant aux privilèges, ils ne furent abolis que dans la nuit du 4 août 1789, moment où, de jure, le roi était toujours sou-verain mais où il ne l’était déjà plus de facto (depuis le refus des Etats généraux de se séparer).

    Vous omettez enfin, lors des dernières années de l’Ancien Régime, l’action de la réaction nobiliaire, qui vit la noblesse se réserver les postes à l’armée et dans la marine et la fermer aux roturiers, notamment par l’exigence des quatre quartiers de noblesse. (Edit de Ségur, 1781). Les privilèges étaient donc toujours bien vivaces et les privilégiés bien vigoureux en 1789, et c’est, notamment (et je souligne bien notamment), parce que Louis XVI n’eut pas, à l’instar de son beau-frère Joseph II, l’énergie de s’imposer à ses privilégiés que la Révolution se déclencha en France.

  • permalien Ph. Arnaud :
    30 septembre 2010 @14h50   « »

    A Nathan

    Pour évoquer une éventuelle disparition de l’Etat d’Israël, vous mettez en parallèle les « catastrophes climatiques, krachs financiers, conflit sino-américain, pandémies, fossé croissant entre les riches et les pauvres etc. ».

    Holà ! Tout doux ! La disparition de l’Etat d’Israël ne serait pas un cataclysme de cette ampleur, juste la fin d’un fait colonial, comme il y en a tant eu depuis les années 1950, que les oppresseurs s’en aillent (Indochine, Algérie) ou qu’ils restent (Afrique du Sud) avec un statut moindre.

    Au demeurant, ce ne serait jamais que la seconde fois que serait expulsée une prothèse occidentale en Palestine, la première fois ayant été l’élimination des Etats croisés.

  • permalien Deïr Yassin :
    30 septembre 2010 @15h48   « »

    @ Nathan
    Vous savez aussi bien que moi que si la communauté internationale n’est pas capable de, c-à-d ne veut pas, imposer la solution à deux Etats sur les frontières de ’67 et l’application de la résolution 242, c’est encore plus improbable qu’ils vont imposer le Plan de Partage et la résolution 181. Donc la question de Juifs de Galilée ne se posent même pas.

    Pour les 500.000 colons en Cisjordanie, cela est uniquement un problème israélien, et ne regarde aucunement les Palestiniens. Vous pouvez les expédier où vous voulez.

    Pour ma position binationale par rapport à celle de Mollah Omar : je ne prône pas l’expulsion systématique de tous les Juifs venus depuis la première aliyah. Par contre, s’ils n’aiment pas vivre avec les Arabes, ils peuvent partir. Rien ne les empêche, pas moi en tout cas.

    Je ne vois pas ce qu’il y a est de choquant la-dedans. Pour vous sensibiliser un peu, voilà une analogie hexagonale : Vous ne pensez pas (question rhétorique, puisque je connais votre réponse) que des étrangers qui vivraient en France, en méprisant les Français de souche, refusant d’apprendre leur langue, les considérant des moins que rien, ne voulant ni habiter avec eux ni les côtoyer de près ou de loin, feront mieux de repartir vivre ailleurs ? Et on ne parle même pas d’étrangers venus comme conquérants.

    Je n’ai jamais dit que je n’aimais pas les Israéliens. En tout cas, sauf en parlant d’eux comme une entité politique uniforme. Sur le plan personnel et individuel, j’en connais certains, tout à fait exceptionnels, avec qui je cohabiterais avec grand plaisir. Il faut dire qu’ils sont presque tous à l’étranger actuellement.

    Que je n’aime pas le son de l’hébreu : bien, j’ai des très mauvais souvenirs liés à cette langue, et admettez-le, l’Ivrit est encore plus moche que le hollandais ; que je n’aime pas leur bouffe, qu’est-ce que cela a à voir ?? Je ne suis pas obligée de bouffer chez eux.

    Pour votre :

    "Alors, pourquoi vouloir cohabiter à tout prix avec des gens que vous n’aimez pas ?"

    Figurez-vous, j’ai comme l’impression que ce sont eux qui veulent à tout prix ’cohabiter’ avec nous. Ils sont même venu s’installer dans nos maisons sans qu’on les invite. Je veux retourner CHEZ MOI, je peux parfaitement faire abstraction des intrus et éviter de côtoyer ceux qui ne me plaisent pas.

    De toute façon, vous perdez votre temps ici. Vous ferez mieux d’aller vendre votre solution à deux Etats sur les frontières de ’67 à vos ’frères’. Ce sont eux, en premier lieu, qui n’en veulent pas. Nous autres, nous attendons. Le sionisme est en train de creuser sa propre tombe. D’ici quelques décennies, on se contentera de remettre la terre sur son cercueil et de réciter le kaddish. Amen.

  • permalien
    30 septembre 2010 @16h23   « »

    ./...

    Contrairement à de nombreux ouvrages, le journal passionnant publié par Ziyad Clot n’a rien de l’exercice de style d’un responsable nourrissant encore quelques espoirs pour sa carrière. Bien au contraire. On peut même raisonnablement présumer qu’après la publication de ce récit non autorisé, au ton souvent très personnel, cet avocat franco-palestinien, entré un peu par hasard dans l’équipe d’experts chargés de conseiller l’OLP sur les dossiers en souffrance depuis plus de soixante ans, ne sera pas le bienvenu, et pour longtemps, à Ramallah, le siège d’une bien fragile Autorité palestinienne, décrite sans aucun fard.

    C’est, comme il l’assure lui-même, parce que "les meilleurs cerveaux palestiniens, les professionnels les plus expérimentés ne veulent plus entendre parler depuis bien longtemps de processus de paix" que le jeune homme se retrouve brutalement lesté de la question des réfugiés, l’une des plus sensibles du contentieux, avec celles de Jérusalem et des frontières. Un sujet sensible pour le mouvement national palestinien né dans les camps de réfugiés, même si l’actuelle direction, rivée en Cisjordanie, n’entretient plus que des relations distendues avec sa base d’origine.

    ./...

    Gilles Paris (Le Monde, le 29/09/10)
    http://www.lemonde.fr/idees/chroniq...

  • permalien gloc :
    30 septembre 2010 @17h58   « »

    Ph. Arnaud : « Louis XIV n’a pas mis la noblesse au rancart : il l’a mise au pas, ce qui est totalement différent ! »

    J’espère que vous affirmez ça avec ironie... au cas où, j’ai tout de même envoyé un courriel à J.B. Poquelin, qui a commis la faute de goût idéologique d’imposer à la noblesse des spectacles où elle était relégué comme élément de décor. J’espère qu’il n’est pas trop tard et qu’il pourra rectifier le tir.

    Pour les lettres de cachet, vous avez raison, Louis XVI ne les a pas abrogées, il en avait juste limité l’usage, puisque si en en croit Frantz Funck-Brentano : « En trois années, la révolution a délivré plus de lettres de cachet pour affaires d’Etat, - et dont la plupart ont eu les plus tragiques conséquences - que le gouvernement royal en huit siècles. »

    Je dois vous avouer que l’idée d’une noblesse refusant de céder 5% de ses prérogatives à une bourgeoisie qui la tenait par les bourses depuis le Moyen-âge est fort réjouissant.

    Comme est aussi réjouissant cette idée qu’en 1789 (peut-être dans la matinée du 14 juillet ?) cette grosse bourgeoisie ait considéré que trop c’est trop, et ait envoyer le peuple vers le 1er empire.

    Il est certain que dans ce cas les Israéliens ont intérêt à composer avec les palestiniens en leur concédant 5% de leurs prérogatives au risque de tout perdre.

    Au cas où ce serait J.B. Poquelin qui aurait eu raison et que les Lumières du siècle des Lumières n’aient pas étés des hors la loi, alors il faut bien admettre que la position d’Israël depuis toujours à savoir ne jamais céder sur rien est la plus raisonnable de son point de vue... en tout cas jusqu’à présent ne l’a jamais affaibli.

  • permalien gloc :
    30 septembre 2010 @18h10   « »

    @Ph. Arnaud,

    j’ajouterai que votre comparaison entre les Israéliens et la noblesse est quelque peu loufoque dans la mesure ou il serait plus juste de les comparer aux bourgeois puisque comme eux ils sont en recherche de pouvoir de légitimité de ce pouvoir au détriment d’un ordre établi mais affaibli.

  • permalien sioux :
    30 septembre 2010 @18h32   « »
    Sacrée Leçon !!

    @tous les va-t’en-guerre

    Voici ce que dit Rami Elhanan, israélien de 60 ans, qui a perdu sa fille de 14 ans dans un attentat :

    "Je ne crois pas que les pourparlers de paix en cours entre Israéliens et Palestiniens puissent aboutir. Notre premier ministre, Benyamin Nétanyahou, tente de donner le change à ses partenaires américains et européens, mais en réalité, il ne fera aucune concession pour trouver une solution au conflit. Or, c’est au plus fort, à l’occupant, à l’agresseur, d’agir pour améliorer la situation du plus faible, de l’occupé, de l’agressé. La solution ne viendra pas de la sphère politique. Il faut alors que les citoyens, israéliens mais aussi des autres pays développés, fassent pression sur le gouvernement israélien et aident le peuple palestinien. C’est pourquoi nous comptons continuer à agir, comme par exemple en boycottant les produits venant des colonies, et à communiquer, dans les médias ou lors de conférences."

    source : http://www.lemonde.fr/proche-orient...

  • permalien
    30 septembre 2010 @19h08   « »

    OK. Question : où vont s’installer les juifs israéliens qui vivent dans certaines portions de la Galilée et qui seront inévitablement délogés de là où ils vivent ? Où iront les juifs israéliens vivant à Tibériade, Safed, Nahariya ?

    c’est simple : Dans un monde soucieux de la justice,
    "on"( les pays vainqueurs de la WW2) demanderait ( poliment) aux habitants d’origine ou à leur descendants s’ils accepteraient que d’autres venus d’ailleurs , résiderait dans leurs maisons et sur leurs terres. S’ils acceptent, on les dédommage et grassement. S’ils refusent, ils reprennent possession de leurs biens et les juifs israéliens déguerpissent . Mais pour ne pas creer une autre injustice envers les juifs israeliens qui doivent partir, "on"(les pays vainqueurs de la WW2) doit se soucier de leur sort et les réinstaller aux pays de leur choix et aussi leur payer des compensations financières.

    Nathan, je me demande comment vous élevez vos enfants ? Un vol c’est un vol et reste un vol meme 60 ans après.

  • permalien Lou :
    30 septembre 2010 @20h42   « »

    Rapport sur les violations israéliennes des droits humains
    +
    PCHR

    Durant la semaine du 23 au 29 septembre :

    * les FOI ont tué 5 Palestiniens, dont un pêcheur et un bébé, dans la bande de Gaza et en Cisjordanie ;
    * un membre de la résistance est décédé des suites suites de ses blessures dans la bande de Gaza ;

    Vendredi 24 septembre

    En début de matinée, Mohammed Mahmoun Abu Sara, âgé de 13 mois, du village d’al-‘Eissawiya, près de Jérusalem, décède pour avoir respiré des gazs lacrymogènes.

    Selon les enquêtes menées par le PCHR et le témoignage d’un pêcheur, qui était sur le bateau, à environ 09h00, le vendredi 24 Septembre 2010, Mohammed Mansour Bakr, 20 ans, et trois de ses cousins ont navigué sur un bateau appartenant à leur famille en face de la plage d’al-Soudaniya, au nord de la ville de Gaza, pour la pêche.


    le bateau de la famille BAKR

    Alors qu’ils étaient à 2.000 mètres de la plage et à une distance similaire de la frontière maritime, une vedette israélienne s’est approchée à une distance de 100 mètres et a commencé à fortement tirer sur le bateau de pêche sans aucune raison ni avertissement. Mohammed a été abattu d’une balle dans le côté droit. Il est tombé à l’intérieur du bateau et il seignait au milieu des cris de ses cousins demandant aux soldats israéliens de cesser le feu, que Mohammed a été blessé. Toutefois, les soldats israéliens ont continué à tirer. Environ 10:00 minutes plus tard, les FOI ont reculé, les Bakr ont pu rejoindre la plage et transportés leur cousin Kamal à l’hôpital Nasser à Beit Lahia, mais il est décédé.

    Samedi 25 septembre

    Vers 5 h du matin, des sources médicales de l’hôpital-institut Nasser en Egypte déclarent que Mohammed Salem al-‘Amarin, 21 ans, du quartier d’al-Zaytoun dans le sud-est de la ville de Gaza, est décédé après avoir été blessé par les FOI dans le centre de la bande de Gaza, le 14 septembre.

    Mardi 28 septembre
    A environ 22:30, un avion de combat israélien a tiré un missile sur un certain nombre de militants de la résistance palestinienne à l’est du camp de réfugiés d’al-Boreij dans le centre de la bande de Gaza. En conséquence, 3 militants ont été tués par des éclats du missile :

    1. ’Awni Rafiq’ Abdul Hadi, 19 ans, du camp de réfugiés d’al-Boreij ;

    2. Alaa ’Mohammed Abu Zbaida, 25 ans, de al-Boreij camp de réfugiés, et

    3. Mohammed Khaled ’Eid, 23 ans, du camp de réfugiés Nussairat.

  • permalien Sakhra :
    30 septembre 2010 @20h57   « »

    « Que se passerait-il si la souveraineté israélienne s’appliquait à la Judée et à la Samarie et que l’on offrait à la population palestinienne la citoyenneté israélienne ? Ceux qui, en Israël et à l’étranger, considèrent “l’occupation” comme un mal insupportable seraient soulagés par un changement qui libérerait Israël de ce fardeau [3]. »

    (...)

    Mais a-t-il demandé son avis à la population palestinienne ?
    Peut-être que les Palestiniens préfèreraient leur citoyenneté palestinienne ? La Palestine existait avant l’Etat d’Israel, et la création de cet "Etat"l’a été sur la base d’une éviction territoriale....

    De Gaulle avait aussi ,cru régler le problème del’Algérie colonisée,en octroyant la citoyenneté française aux Algériens en 1958 ?

  • permalien elbé :
    30 septembre 2010 @20h59   « »

    Nathan, vous vous voulez pragmatique : Vous partez du principe que les israéliens étant là et devant demeurer là, que doit-on faire concrètement ?

    Et comme proposition, vous ne trouvez que d’avaliser une injustice et une illégalité territoriale !

    Car vous savez bien, qu’outre un fort relent raciste, l’échange de populations sur deux territoires distincts (soi-disant voulue par les israeliens) est un leurre.

    Sinon pourquoi Israel continue t-elle la colonisation ? Quelle confiance lui accorder ? Toutes les négociations n’ont été que de la poudre aux yeux.
    Donc, cette proposition injuste en soi, n’en est même pas une. Les uns et les autres le savent.
    C’est pourquoi, personne ne dit chiche !

    Les israéliens veulent la totalité des territoires et sans palestiniens. Ceux ci seraient chassés vers les pays avoisinants ou au mieux dans des réserves où on les calmerait avec de la dope et de l’alcool pour leur ôter du cerveau toute idée de rébellion.

    La paix, oui mais pas n’importe comment et pas à n’importe quel prix. Sinon ce ne serait pas la paix mais l’étouffement d’une aspiration légitime. On n’est plus à l’époque où les américains et les australiens pouvaient faire cela avec les natifs et bâtir leurs nations sur des cimetières sans encourir opprobre.
    Pas de chance pour les israeliens ! Z’arrivent trop tard. Et puis ils ont en face d’eux une très ancienne et puissante civilisation qui a eu, en outre , l’expérience des croisades. Ce n’était donc, ni le bon moment, ni la bonne population pour une entreprise de colonisation.

    Comptez pas sur les palestiniens pour se laisser bouffer sans réagir .Mais si Israel arrivait à ses fins, ce qu’à Dieu (ou Justice) ne plaise, vous voudriez en plus leur consentement béat ?
    Ben, vous ne manquez pas de culot ! Mais ça, on le savait déjà...

  • permalien Kazuki :
    30 septembre 2010 @22h42   « »

    Bien dit elbé ! Non mais des fois !

  • permalien K. :
    30 septembre 2010 @22h53   « »

    Pas de Chutzpah par contre avec Nathan Thrall, qui parle de “Notre ami" Fayyad (extraits) :

    Fayyad a tenté de renforcer sa crédibilité auprès des Palestiniens en participant à des actes de "résistance pacifique"- des manifestations contre le mur de sécurité d’Israël et des destructions par le feu de produits fabriqués dans les colonies israéliennes. Mais Sam Bahour, un entrepreneur palestinien et défenseur des droits civils, m’a dit que la récente décision du gouvernement "d’adopter un petit élément" d’un boycott, est une simple "façade" destinée à couvrir "un Etat sécuritaire musclé dont les objectifs essentiels sont de mettre en échec le Hamas et les critiques du gouvernement."

    Le 25 août [2010], quand des des partis politiques indépendants de gauche ont tenu un rassemblement contre les pourparlers directs avec Israël qui a commencé une semaine plus tard, ils ont été violemment dispersés par les forces de sécurité de l’AP.

    Dans son rapport distribué aux hauts membres de la Maison Blanche et du personnel militaire plus tôt cette année, le colonel Dermer a écrit : "Alors que les officiels israéliens et [US] ont vu, avec des yeux plutôt myopes, les récents succès de l’AP sur le terrain comme une victoire contre le terrorisme, des Palestiniens méfiants les considérent comme de nouvelles initiatives de protection du régime [celui de l’AP].

    "Une des lacunes des efforts des États-Unis, croit-il, "est le caractère indéfini de la mission USSC et le but final recherché. Le but de l’Autorité palestinienne est-il de vaincre militairement le Hamas ? De se venger de la perte de Gaza ? De maintenir l’ordre au nom d’Israël ? Ou est-il de jeter les bases de la sécurité d’un Etat palestinien libre et indépendant démocratique ? " Gandhi Amin, directeur à la “Commission Indépendante des Droits de l’Homme”, un médiateur de l’AP, m’a dit : "Je n’ai aucun espoir pour le plan de Fayyad. Je regarde le terrain et ne voit qu’un rôle accru des agences de sécurité. "

    En Octobre, Dayton prendra sa retraite et sera remplacé par un général trois étoiles de la Force aérienne, Michael Moeller. Au cours de l’année prochaine, Moeller devrait recevoir une appropriation USSC jamais égalée.

    Sa tâche, alors que les délais à respecter concernant à la fois le plan de Fayyad et la fin de l’approche des négociations israélo-palestiniennes, sera de faire avancer deux objectifs inconciliables : la construction d’une force palestinienne qui peut garantir la sécurité d’Israël tout en diminuant la perception que les États-Unis soutiennent fermement ce que de nombreux résidents de la Cisjordanie, comme le politicien indépendant Moustafa Barghouti, en sont venus à décrire non pas comme une occupation, mais deux.

  • permalien K. :
    1er octobre 2010 @07h44   « »

    Netanyahou : “L’année dernière le Palestiniens étaient à un pas du gouffre, cette année nous leur avons fait un pas en avant.”

    Secretary of State Hillary Clinton et al, la larme à l’oeil : “Les Palestiniens ont fait un pas en avant grace à Netanyahou. Une ovation debout pour le grand monsieur !"

    Voir : Henry Siegman : Netanyahu’s Freeze Scam

  • permalien K. :
    1er octobre 2010 @07h58   « »

    Netanyahou : “L’année dernière le Palestiniens étaient à un pas du gouffre, cette année nous leur avons fait faire un pas en avant.”

    Secretary of State Hillary Clinton et al, la larme à l’oeil : “Les Palestiniens ont fait un pas en avant grace à Netanyahou. Une ovation debout pour le grand monsieur !"

    Voir : Henry Siegman : Netanyahu’s Freeze Scam

  • permalien Deïr Yassin :
    1er octobre 2010 @09h08   « »
    Une journée ordinaire dans La-Villa-Dans-Le-Jungle

    L’affaire du meurtre d’un résident de Silwan par un gardien para-militaire : suite

    http://www.richardsilverstein.com/t...

  • permalien Ph. Arnaud :
    1er octobre 2010 @09h46   « »

    A Gloc

    La référence à Molière est insignifiante (au sens de non signifiante) : sous le règne de Louis XIV, comme sous celui de ses successeurs, la noblesse a continué à monopoliser les hautes charges, dans l’Etat, les provinces et l’Eglise. Et c’est elle qui, jusqu’à la Révolution, a dicté les valeurs. En outre, à la veille de la Révolution, la noblesse – et en particulier la grande noblesse – tenait la première place dans l’industrie minière et la métallurgie, mais aussi une place impor-tante dans des secteurs clés du grand commerce maritime et du textile. [Voir Noblesse d’affaires au XVIIIe siècle, par Guy Richard, Armand Colin, 1974]. Et, encore une fois, vous ignorez la réaction nobiliaire des dernières décennies d’Ancien Régime, notamment l’édit de Ségur de 1781.

    Votre comparaison des lettres de cachet avec les pratiques de la Terreur est aussi sans fon-dement : la période de la Convention fut celle d’une guerre étrangère et civile, où les diri-geants français durent (avec succès, d’ailleurs et légitimement) appliquer des mesures drasti-ques. Et comment pouvez-vous prendre au sérieux, sur la Révolution, un polygraphe comme Funck-Brentano, mort en 1947 (alors que, depuis, la recherche historique, notamment sous l’influence de l’école des Annales, a accompli des progrès considérables) et qui, de surcroît (si j’en crois Wikipedia) collabora à l’Action Française ?

    Je persiste donc bien à comparer la noblesse d’avant 1789 à l’Etat d’Israël aujourd’hui. En 1789, cette noblesse accaparait les plus hauts postes, elle donnait le ton, elle avait, fort intelli-gemment, investi dans des secteurs d’avenir (bien loin des craintes de déroger), et, non contente de cela, elle se refermait encore. Et c’est précisément cette fermeture qui exaspéra les hautes classes bourgeoises qui, simplement, lui retirèrent son appui au printemps et à l’été 1789.

    Aujourd’hui, de même, l’Etat d’Israël a tout et il voudrait davantage (à savoir la Cisjordanie). Compte tenu de la disproportion écrasante des forces, un retrait de Cisjordanie – où ne réside que 10 % de la population juive – ne représenterait qu’une concession minime, qu’il se refuse précisément à faire.

  • permalien gloc :
    1er octobre 2010 @10h44   « »

    Ph. Arnaud :

    « La référence à Molière est insignifiante (au sens de non signifiante) »

    « Et comment pouvez-vous prendre au sérieux, sur la Révolution, un polygraphe comme Funck-Brentano, mort en 1947 »

    Je me demande si n’êtes pas animé par un stérile esprit de chicane.

    Si je vous affirme que Louis XVI a aboli les lettres de cachet vous me dites que c’est faux, si je vous donne raison en citant un historien, vous me répliquez, que cet historien n’est pas sérieux.

    En plus vous faites des références, à une "noblesse d’affaires" antérieure à 1789 et totalement incompatible avec une culture féodale qui selon vous aurait disparue en 1789.

    Bien sûr vous glissez discrètement sur l’évidence que sans les "monarchies éclairées" le siècle des Lumière serait resté bien sombre.

    La vérité, c’est que votre comparaison entre les privilèges féodaux qui ont eu leur justification économique et leur légitimité politique dans un monde agricole, avec une entreprise de colonisation totalement illégale, est sans objet.

    Vous faites un parallèle entre le passage du monde agricole au monde pré-industriel, avec une aventure idéologique de toutes façon condamnée en tant que telle. C’est inepte.

  • permalien Nathan :
    1er octobre 2010 @11h49   « »

    @ Deïr Yassin

    Ne vaut-il pas être premier dans son village que deuxième à Rome ? Ne préférez-vous pas vivre dans un pays qui soit le vôtre plutôt que de vivre dans une entité binationale au sein de laquelle vous serez de toutes façons, pour des raisons de rapports de force économiques, les parents pauvres et des citoyens de seconde zone ? J’ai le sentiment que beaucoup de Palestiniens préfèreraient vivre dans un pays où ils pourraient décider souverainement de leur avenir sans avoir à se référer à ceux qui ont, il faut bien le dire, causé leur malheur.

    @ Elbé

    Je suis capable de tenter de répondre à des arguments mais pas à des sermons. Vous ne faites qu’asséner votre vérité sans laisser d’espace pour le débat. Il en va de même pour votre post sur Caroline Fourest dans lequel vous n’avancez aucun fait ou argument concret.

  • permalien Ph. Arnaud :
    1er octobre 2010 @12h19   « »

    A Gloc

    Je redis effectivement que Louis XVI n’a pas aboli les lettres de cachet, la tentative de Malesherbes ayant tourné court. Par ailleurs, je réfute totalement le parallèle de Funck-Brentano entre les lettres de cachet et les emprisonnements (suivis d’exécutions) de la Convention. Ces lettres de cachet répondaient à des situations individuelles de temps de paix. Les emprisonnements de la Convention à des temps de guerre.

    En outre, ce n’était pas tant pour le préjudice qu’elles faisaient subir à leur victime que ces lettres de cachet étaient jugées anormales (voire iniques) par l’opinion de la seconde moitié du XVIIIe siècle – d’autres régimes, à commencer par la Convention firent pire. Ce que l’opinion ne pouvait plus supporter, à une époque de prise de conscience des droits, de codification des règles et d’affirmation de principes universels, c’était que, précisément, les lettres de cachet s’affranchissaient de tout cela.

    Je n’ai, par ailleurs, nulle part employé le terme de « féodal » [et je ne l’ai même pas employé une seule fois, sous sa forme d’adjectif ou de nom, depuis que je suis entré sur ce blog]. C’est vous qui me l’accolez pour me faire dire des choses que je n’ai pas dites. J’ai dit que la noblesse [qui, par l’intermédiaire du haut clergé, possédait encore plus que ce qu’elle détenait en tant que deuxième ordre] se pensait peut-être comme classe mais, surtout, comme caste : avant 1789, elle détenait le pouvoir politique (y compris à travers les parlements), le pouvoir social par la possession de la terre et l’investissement dans les nouvelles activités économiques et, enfin, le pouvoir idéologique, puisque les bourgeois n’avaient de cesse, une fois enrichis, que de s’intégrer à ses rangs.

    Quant aux Lumières (que je n’ai pas évoquées), elles ne se sont pas faites, en France, contre la noblesse, voire contre l’aristocratie. Les nobles ont été membres de loges et d’académies de province, souscripteurs de l’Encyclopédie, voire mécréants notoires. Le sentiment de caste ou de classe n’est pas incompatible avec l’ouverture à la modernité scientifique, technique, littéraire ou philosophique. Vous connaissez le mot prononcé dans Le Gué-pard : « Tout changer pour que rien ne change »… Quant aux « monarchies éclairées » (notamment celles de Joseph II, Frédéric II ou Catherine II), ne leur donnez pas plus que ce qu’elles ont fourni.

    Au demeurant, je n’ai fait le parallèle avec la noblesse d’avant 1789 que pour évoquer ce qui arrive à un pouvoir qui ne veut rien céder. J’aurais pu tout aussi bien choisir l’exemple de la France en Algérie ou en Indochine.

  • permalien Pelagius :
    1er octobre 2010 @14h04   « »

    Dans quelques décennies, le monde va revenir sur le génocide contre la population palestinienne par des adherant Juifs Américains, européenne, nord-africains. Ils vont nous pose une question simple :
    ’Vous saviez que le génocide était en cours, qu’il était scientifiquement menée, pourquoi avez-vous gardé le silence, pourquoi n avez vous pas fait quelque chose ?’

    Ma réponse est toute prête :
    ’Parce que j’avais peur que les gens qui semblent raisonnables comme ’Nathan’ m’accuserait d’anti-sémitisme. Parce que c’était plus facile de se taire et laisser les intellectuels juifs dans les médias, l’armée juive en Israël de justifier et imposer le génocide. Parce que j’avais peur d’être qualifié d’antisémite et perdre mon travail et ma crédibilité.’

  • permalien Deïr Yassin :
    1er octobre 2010 @18h18   « »

    @ Nathan

    "Ne préférez vous pas vivre dans un pays qui soit le vôtre plutôt que de vivre dans une entité binationale au sein de laquelle vous serez de toute façon . . . des citoyens de seconde zone"

    "J’ai le sentiment que beaucoup de Palestiniens préfèreraient vivre dans un pays où ils pourraient décider souverainement de leur avenir"

    Vous avez tout à fait raison. Si vous pourriez l’expliquer à votre ’famille élargie’ pour qu’elle plie bagages . . .

    D’ailleurs, je pense honnêtement que vous sous-estimez le niveau d’études, le dynamisme et la créativité du peuple palestinien. Si vous connaissez leur adaptation et les multiples réussites dans la diaspora, vous n’aurez pas de soucis à vous faire pour eux. Pour les Israéliens, oui, parce qu’en situation d’égal à égal, je ne suis pas sûre qu’ils gardent leur ’suprématie’.

    @ Pelagius

    J’ai bien aimé votre post qui effectivement reflète un sentiment que beaucoup expriment en privé. Mais pour qu’on ne vous accuse pas d’antisémitisme - ce qu’on va faire quoi que vous disiez de toute façon - il vaut peut-être mieux trouver un mot plus approprié que ’génocide’ qui est très compliqué et renvoie normalement à des exterminations systématiques d’une population entière. Nous ne sommes pas encore là : non pas qu’une frange des sionistes n’y songent pas, mais je pense que ’nettoyage ethnique’’ décrit mieux la situation . . . pour le moment.

    Ici une réflexion sur "les 8 étapes du génocide" :
    http://abagond.wordpress.com/2009/0...

  • permalien Lou :
    1er octobre 2010 @21h45   « »

    En Israël, "la minorité arabe est en danger"
    par Hélène Sallon

    A l’appel du Haut comité de suivi des citoyens arabes d’Israël, qui représente les 1,2 million de citoyens arabes d’Israël, une grève générale et une manifestation étaient organisées, vendredi 1er octobre, pour commémorer les manifestations d’octobre 2000.
    (...)
    Du 1er au 9 octobre 2000, des affrontements meurtriers avaient opposé la population arabe aux forces de sécurité et à une partie de la population juive israélienne, lors de manifestations de solidarité avec le peuple palestinien après le déclenchement de la seconde intifada. La mort de treize citoyens arabes avait consommé la rupture entre la majorité juive et la minorité arabe. Depuis, le fossé n’a cessé de se creuser entre les deux communautés.
    (...)
    "

    Pour Jamal Zahalka, membre de la Knesset et chef du parti Balad, "si ces crimes restent impunis, cela encouragera la répétition d’événements similaires à l’avenir". Une situation qui a déjà cours, selon Jafar Farah, le directeur de Mossawa, l’association pour l’égalité des citoyens arabes d’Israël. "Depuis 2000, les meurtres de citoyens arabes par la police ou par des civils n’ont pas cessé. Quarante-cinq personnes ont été tuées au cours des dix dernières années, dont trente-six abattues par des officiers de police", explique-t-il.
    (...)
    Tous les représentants de la communauté arabe conviennent que le fossé entre les communautés juive et arabe s’est creusé. "Notre situation est devenue très dangereuse", estime Mohamed Zeidan. Il évoque le vécu au quotidien du "racisme, dans la rue, au travail, à l’université".

  • permalien Nathan :
    1er octobre 2010 @22h15   « »

    Deïr Yassin : 1er octobre @18h18

    D’ailleurs, je pense honnêtement que vous sous-estimez le niveau d’études, le dynamisme et la créativité du peuple palestinien.

    Pas du tout. Je n’en doute pas un seul instant. Je ne suis pas comme certains ici que je ne citerai pas et qui, tout en soutenant la cause des Palestiniens, prennent ceux-ci pour des sous-développés. Admettez que moi, je n’ai jamais dit que cette région devait se mettre au "niveau des Yéménites ou des Kurdes" (si tant est que cela veuille dire quelque chose).

    Il n’en reste pas moins qu’il existe ce qu’on appelle le mur de l’argent. Prenez mon modeste exemple. Si je le voulais (mais je ne le souhaite pas), je pourrais m’installer demain en Israël et demander la citoyenneté israélienne. Eh bien, tout en étant un homme relativement aisé, j’aurais du mal à me payer le prix d’un appartement à Tel-Aviv, ville où le mètre carré n’est pas loin de valoir celui de Paris. Pour prendre un autre exemple, les maisons arabes (édifiées par des familles palestiniennes chrétiennes dans les années 20-30) dans le quartier de Talbiya (Talbiyeh) valent quelque chose entre 5 et 10 millions de dollars !!!

    On oublie trop souvent qu’Israël est aussi un pays capitaliste développé où il existe une caste de super-privilégiés enrichis grâce à la techno-structure et qui mène le bal. Et je ne parle pas des milliardaires étrangers qui viennent s’acheter des immeubles entiers et qui investissent à tour de bras. De même, si j’étais arabe et gagnant raisonnablement ma vie quelque part dans le monde, il me serait absolument impossible de m’acheter un logement à Dubaï. Si j’étais chinois, il me serait impossible de m’acheter un appart’ moderne à Hong-Kong. Et je ne vois pas comment un entrepreneur palestinien pourrait rivaliser avec des entreprises israéliennes sur-capitalisées et hautement compétitives. Même s’il est plus doué que l’Israélien, même s’il a une meilleure idée, il partira avec un handicap. Je vous le répète : il y a le mur de la guerre, le mur de l’idéologie, le mur de la religion ET le mur de l’argent.

  • permalien Lou :
    1er octobre 2010 @22h27   « »

    Israël : rejet de l’appel de la Nobel de la Paix Maguire contre son expulsion
    AFP

    PETAH TIKVA (Israël) — Un tribunal israélien a rejeté vendredi l’appel contre l’expulsion d’Israël de Mairead Maguire, prix Nobel de la paix, qui avait participé à une flottille pour Gaza, a annoncé un porte-parole d’une association d’aide judiciaire.

    "Le tribunal a rejeté l’appel contre l’expulsion présenté par Mairead Maguire et décidé qu’elle serait expulsée dans les 48 heures, le temps de lui permettre, si elle le souhaite, de présenter un appel auprès de la Cour suprême", a déclaré à l’AFP Salah Mohsen, porte-parole de l’association Adalah.

    "Les avocats ont expliqué à Mairead Maguire la signification du jugement. Elle n’a pas encore décidé si elle acceptait d’interjeter appel" auprès de la Cour suprême, a-t-il ajouté.

  • permalien elbé :
    1er octobre 2010 @22h35   « »

    Nathan,

    La poursuite , par Israel des implantations de colonies est amplement parlant quant à sa volonté de paix et de partage...

    Quant à Caroline fourest, les exemples sont si nombreux sur ses erreurs, ses falsifications, ses raccourcis, qu’il y faudrait un bouquin.
    Je vous renvoie aux textes de T. Ramadan et au livre de C. Fourest, vous verriez vous-même que ce qu’elle en dit ne correspond absolument pas à ce qu’il écrit ou même à ce qu’il dit.

    3 exemples pour aller vite :

    - Elle dit que T.R a préfacé un ouvrage qui soutenait le fait que l’époux puisse battre sa femme. Nulle trace n’existe de cette préface , d’un livre dont elle ne peut donner le titre !
    - Elle écrit que T.R a dit de Tasliman Nasreen qu’elle a un discours réducteur et totalement occidentalisé. En lisant le texte de T.R, il apparait que ce sont des femmes du Bangladesh qui tiennent ce propos et non lui !
    - Elle décrit une rencontre entre T.R et Malek Boutih, le président de SOS Racisme. T.R serait arrivé comme un seigneur, se pavanant, les gens lui auraient fait une haie d’honneur, en s’inclinant presque. Alors qu’il est arrivé au pas de course, car en retard !
    Une prise de bec l’aurait opposé à M.Boutih. Il l’aurait sommé de s’aligner sur ses positions et d’"abjurer" la laïcité.
    M.Boutih ne reconnait absolument pas que l’entretien se soit passé de la façon qu’a décrite C.Fourest. D’autres témoins confirment que ce fut un entretien courtois et sympa.
    J’en passe et des meilleures. Lisez les tous deux, et comparez. Excellent exercice pour voir à l’oeuvre la manipulation.

    Elle peut parfaitement s’attaquer au bonhomme qu’elle a le droit de ne pas apprécier mais qu’elle le fasse avec des sources fiables qu’elle serait capable de citer correctement.
    C’est ça un bon journaliste. Ses falsifications démontrent qu’elle n’en est pas une.

  • permalien Hugo :
    1er octobre 2010 @23h05   « »

    Voici ce qu’a revele un Think Tank liberal americain de Washington a la suite du discours de Lieberman aux N.U et qui reflete bien le vrai ’profile" de l’homme :(desole, c’est en anglais mais pas difficile a comprendre) :

    (a) In 1998, Israel’s current foreign minister, Avigdor Lieberman called for the flooding of Egypt by bombing the Aswan Dam in retaliation for Egyptian support for Yasser Arafat.

    (b) In 2002, the Israeli daily Yedioth Ahronoth quoted Lieberman in a Cabinet meeting saying that the Palestinians should be given an ultimatum that "At 8am we’ll bomb all the commercial centers ... at noon we’ll bomb their gas stations ... at two we’ll bomb their banks ..."

    (c) In 2003, the Israeli daily Ha’aretz reported that Lieberman called for thousands of Palestinian prisoners held by Israel to be drowned in the Dead Sea and offered to provide the buses to take them there.

  • permalien Lou :
    2 octobre 2010 @00h00   « »
    Diplomatie comparée

    Equateur : Sarkozy exprime son "plein soutien" au président Correa

    AFP | 30.09.10

    M. Sarkozy "suit avec la plus grande attention et une très vive préoccupation la situation en Equateur", conclut le communiqué de l’Elysée.

    Le chef de la diplomatie, Bernard Kouchner, a pour sa part condamné "avec la plus grande fermeté" les violences en Equateur et appelé au respect de l’ordre constitutionnel, des institutions et du président.

    Equateur : Lieberman appelle les Israéliens à la prudence
    Par JPOST.FR ET AP
    01.10.10

    Le ministère des Affaires étrangères recommande aux Israéliens qui vivent, ou voyagent, dans la région de Quito (Equateur), à rester à l’abri, à ne pas sortir et à éviter les rassemblements et les lieux très fréquentés.

    Les autorités ont publié, jeudi, un communiqué dispensant toutes les consignes de sécurité à appliquer en raison des bouleversements dans l’Etat d’Amérique du Sud.

  • permalien Pelagius :
    2 octobre 2010 @01h29   « »

    @ Deir Yassim.
    Merci pour le link de cette page internet sur le génocide. Il me semble que ce link est basé sur le style d’exterminations genre Rwanda, et non pas le genre exprimée à travers la politique israélienne. Juste un petit exemple, tous les responsables israéliens et leurs partisans en Angleterre, aux États-Unis ou en France qui souhaitent vilipender les ’Palestiniens’ lorsque les bombes tombent sur Gaza, donnent une prononciation gutturale, méchante, ‘style Arabe’ au ‘H’ de Hamas - aucun autre mot ne ‘bénéficie’ de cette prononciation ; c’est un détail mais d’autant plus puissant par sa discrétion et son application méthodique.

    Je suis d’accord que ’nettoyage ethnique’ est une description plus pertinente. Mais pesons ce terme avec le terme « holocauste », terme qui trouve son chemin au moins deux ou trois fois par jour dans nos médias et qui engloutit périodiquement nos écrans et notre littérature. L’holocauste est utilisé comme une arme nucléaire morale pour faire taire toute opinion dissidente juive mais aussi la majorité comme nous qui murmurent des protestations contre l’étouffement de tout un peuple, les Arabes (mais aussi les Grecs) Palestiniens, au Moyen-Orient.
    Aissi, dans ce contexte, « Nettoyage ethnique » se lit comme un mécanisme de défense ‘juif’ plutôt que comme un crime contre l’humanité. Je préfère le terme, ’pré-holocauste’.

    Entre-temps, ce sont les gens comme ‘Nathan’ qui gagnent parce que je ai plus peur d’eux que disposé à défendre les Palestiniens.

  • permalien Yvan :
    2 octobre 2010 @06h48   « »

    Les commentaires vont bon train autour de la démission de Rahm Emmanuel. Elle vont de "les rats quittent le navire", à "prendre la mairie de Chicago".

    En voici un autre, en plein milieu des pourparlers pour la création d’un état Palestinien :

    Un changement radical de stratégie de Washington au Proche Orient et un message très fort envoyé à Netanyahu :

    M. Obama, le Proche-Orient et Rahm Emanuel - Les blogs du Diplo

  • permalien Yvan :
    2 octobre 2010 @06h52   « »

  • permalien Jeff :
    2 octobre 2010 @08h54   « »

    A propos de prononciation.

    Comme l’écrit Pelagius, les Israéliens prononcent le mot "hamas" en remplaçant le H fortement expiré par un son grasseyé et guttural équivalent au "kh" arabe (comme dans Khaled ou Khadija) ou à la jota espagnole. En fait, ils ne donnent pas un "style arabe" à ce mot, mais simplement un "style hébreu" car l’hébreu n’utilise pas le H fort, un son qui est parfois difficile à prononcer pour des langues occidentales. Il n’y a donc probablement aucune mauvaise intention à la base.

    Et "Hamas" n’est pas le seul terme à subir cette distorsion. Il y a également le mot "Hezbollah", entre autres (pas de chance !).

    Ce qui est énervant, en revanche, comme le souligne Pelagius, c’est d’entendre cette version hébraïsée dans la bouche de la plupart des commentateurs occidentaux. Il leur suffirait de visionner des chaînes comme Al-Jazeera anglophone, pour tenter de prononcer les mots correctement ou, du moins, pour éviter de transformer le H fort en jota ou en R parisien (par exemple en utilisant un H doux, comme peuvent le faire les anglophones et les Français qui aiment les Haricots, voire en omettant complètement cette première lettre pour ceux qui préfèrent les Zaricots).

    Mais bon, comme les sources de ces commentateurs proviennent en général des Israéliens (qui sont civilisés, eux), l’erreur se répète continuellement.

    Ma suggestion : lorsque votre interlocuteur vous parle du "Kh"amas, causez-lui de Tsa"kh"al. Normalement la correction ne se fait pas attendre...

    Mais Nidal en parle mieux que moi (même s’il se plante sur Carlos Ghosn) : Le Rrrizbollah aime le rrroumous.

  • permalien Jeff :
    2 octobre 2010 @09h03   « »

    "un son qui est également difficile à prononcer pour des langues occidentales".

  • permalien Mickaël :
    2 octobre 2010 @09h27   « »

    La remarque de Deir Yassin à Pelagius est très pertinente

    J’ajouterai personnellement que colonie , tout particulièrement, n’est pas non plus le bon mot/

    . Déjà parce qu’il n’y a pas de mère patrie lointaine, ni d’"évangélisation" , ni ... ni ..

    C’est du grignotage territoriale présenté comme une reconquête théocratiquement justifiée, par des civils plus ou moins fanatisés dont une partie est un mois par an au moins militaire.

  • permalien Nathan :
    2 octobre 2010 @11h02   « »

    En yiddish, on dit Hamas-Chmamas ou Hizbullah-Chmizbullah...

  • permalien Deïr Yassin :
    2 octobre 2010 @11h04   « »

    @ pelagius
    Vous avez raison, le lien renvoie effectivement à un travail théorique commencé sur le génocide cambodgien, et plus tard
    Tutsie. J’avais trouvé cela intéressant, et concernant la Palestine, nous sommes quand même assez avancé sur l’échelle.

    Comme le souligne justement Jeff, on peut tout de suite discerner où les journalistes occidentaux trouvent leur info en écoutant leur prononciation du ’h’ arabe.

    Pour l’éternelle chantage à l’antisémitisme dès qu’on touche à la tragédie palestinienne :

    - c’est justement pour éviter ces accusations que le vocabulaire est très important, tout en sachant qu’on vous accusera quand même. Je me rappelle encore d’avoir vu Olivier Besancenot se faire traiter implicitement d’antisémite par Finkielkraut, je crois. Le pauvre avait les larmes aux yeux et a été complétement déstabilisé. Il a plus d’expérience maintenant, je crois.

    Je pense donc que ’génocide’, ’nazi’ etc sont à éviter, parce que cela amène automatiquement vers une discussion sur le génocide juif et son ’Unicité’. Du temps gagné pour les défenseurs d’Israël.

    Quelqu’un avait parlé de ’génocide par doses homéopathiques’ en Palestine, et cela me va très bien.

    Je ne doute pas qu’une partie de l’extrême-droite, notamment, ultra-religieuse, s’y mettra si l’occasion se présente. A entendre certains discours, cela fait froid dans le dos. Cependant, à l’heure d’internet et des masse-média, j’espère que cela ne soit pas réalisable.

    J’ai assisté à une conférence il y a quelques années où le grand historien Ilan Pappe, maintenant exilé en Angleterre, disait qu’il ne fallait pas que les sympathisants de la cause palestinienne se laissent arrêter par l’accusation d’antisémitisme, que lui-même (dont les parents sont des Juifs allemands) en était régulièrement accusé, et que cela était bien sûr pour couper cour à tout débat sur la Palestine. Il avait aussi bien insisté sur le fait que pour lui, l’Etat d’Israël était un Etat d’Apartheid, et il parlait de la situation des Palestiniens de’ nationalité israélienne’. Lui-même vivait d’ailleurs dans un village arabe en Galilée avant de quitter La-Seule-Démocratie-Au-Moyen-Orient.

    Je vous conseille un petit livre "Antisémitisme : l’intolérable chantage" La Découverte 2003, cosigné par des Juifs comme Etienne Balibar Rony Brauman, Judith Butler, Sylvain Cypel, Eric Hazan et quelques autres.

  • permalien Deïr Yassin :
    2 octobre 2010 @11h19   « »

    @ Nathan

    "En yiddish on dit Hamas-Chmamas ou Hizbullah-Chmizbullah"

    Le yiddish est une langue germanique dérivée, d’après ce que je sache, et vous nous faites donc que confirmer que ses locuteurs n’ont rien à foutre en Palestine, loin de chez eux.

    En français, on dit ’abruti’.

  • permalien Jeff :
    2 octobre 2010 @11h19   « »

    Appels de l’UJFP : Arraisonnement du « Bateau juif pour Gaza » - Récit de Yonatan et Itamar Shapira

    Les médias israéliens sont sous l’influence de la propagande de l’armée. Ils proclament que l’arraisonnement du bateau s’est déroulé tranquillement et sans violence des deux côtés. La vérité, c’est que si les passagers du bateau étaient effectivement non-violents, il n’en a pas du tout été de même de la marine israélienne…

    (...)

    Un officier s’est approché de nous en sortant son taser et en nous ordonnant d’arrêter de nous tenir l’un l’autre. Il m’a ensuite tiré deux décharges de taser dans l’épaule droite. Ça m’a fait un mal de chien, mais pas aussi mal que la décharge que j’ai reçue ensuite en pleine poitrine. J’ai totalement perdu le contrôle de mon corps et j’ai convulsé comme un épileptique. C’est ensuite qu’ils m’ont transféré sur un autre bateau.

    C’est ainsi que s’est déroulée l’« interception non-violente » du bateau juif pour Gaza. Évidemment, si nous avions été Palestiniens ou Musulmans, ils auraient tiré à balles réelles… Mais comme nous étions des Juifs et des Israéliens, bénéficiant de l’attention du monde, ils n’ont pas voulu nous faire ce qu’ils ont fait au Mavi Marmara. Bien sûr, ils ont ensuite saisi toutes les preuves filmées par Eli et Vish. Et les seules images qui restent sont celles filmées par l’armée. Ce serait formidable si une pression s’exerçait sur l’armée pour qu’elle restitue les images que nous avons filmées. Quelles raisons peut-elle invoquer pour les garder ? Il s’agit d’un formidable document sur les 48 heures de notre voyage et des messages que nous avons écrits sur les banderoles de tous ceux qui nous ont soutenus.

  • permalien Nathan :
    2 octobre 2010 @12h26   « »

    Il faut bien sûr distinguer antisionisme et antisémitisme. Cela dit, certains antisionistes sont antisémites, par exemple un certain humoriste français bien connu. Celui-ci s’en défend, bien sûr, mais cela ne l’a pas empêché de traiter les juifs de "chiens".

    Il existe aussi une sorte de zone grise où l’antisionisme, qui peut être parfaitement respectable, se mélange à des motifs moins avouables. Cela a moins à voir avec de l’antisémitisme qu’avec une dégradation du discours, une sorte de dérive pathétique qui atteint ceux qui hier encore, étaient plus lucides et étaient capables de faire une analyse du capitalisme.

    L’autre jour, j’ai entendu un des deux Dupondt belges, Jean Bricmont, déclarer que la shoah était la religion de notre temps. D’après lui, la soit-disant censure sur tout ce qui touche la shoah et la pénalisation du négationnisme, la fameuse loi Gayssot, constituaient un abcès de fixation et à ce titre, devaient être combattues. Il est quand même curieux que ce marxiste fasse une telle fixation sur le discours sur la shoah au point d’en oublier tous les autres problèmes bien plus considérables qui agitent le monde.

  • permalien Yann :
    2 octobre 2010 @13h12   « »

    En prolongement du dernier commentaire de Jeff,

    Le Monde, agent de la propagande sioniste ?

    Comment s’est déroulé l’arraisonnement de votre navire, l’Irene ?

    Rami Elhanan : Très calmement. (...) Les militaires ont été polis et très professionnels, à l’exception d’un officier qui a menacé avec un pistolet électronique un coéquipier, Yonatan Shapira, ancien officier israélien.

  • permalien Noval :
    2 octobre 2010 @13h22   « »

    Le lien entre " peuple " et " terre " est une constante chez tous les dirigeants fascistes ayant sévi en Europe tout au long du XXème siècle .

    Pour ne pas déroger à la règle et partant, de légitimer le sionisme autant que faire se peut, Avigdor Liberman déclarait ainsi le 28 septembre devant l’Assemblée générale de l’ONU que « 2000 ans d’exil du peuple juif ne pouvaient pas, et ne pourront jamais, remettre en cause le lien incassable entre le peuple juif et sa terre natale.

    Et le même de conclure , un brin mystique :" Israël, ce n’est pas seulement où nous sommes, c’est aussi qui nous sommes » ...

  • permalien Noval :
    2 octobre 2010 @14h00   « »

    Nathan - Message du 2 octobre 11h02

    Il est pitoyable de lire sous votre plume telles expressions yiddish sachant que pour les besoins de la cause ayant nécessité la création d’un nationalisme spécifique, le sionisme n’a eu de cesse de lutter contre ce beau pan de la culture juive laïque " made in Mitteleuropa ".

    De nos jours en Europe occidentale, les artistes fussent-ils nostalgiques qui se produisent dans cette langue doivent préalablement faire allégeance au sionisme, c’est dire ...

  • permalien Noval :
    2 octobre 2010 @15h29   « »

    Nathan - Message du 2 octobre 12h26

    " Il faut bien sûr distinguer antisionisme et antisémitisme. Cela dit, certains antisionistes sont antisémites, par exemple un certain humoriste français bien connu ".

    " L’intimidation sioniste " consiste depuis quelque temps à faire renvoyer devant les juridictions pénales (on croit rêver !) celles et ceux qui dénoncent à leur manière et avec leurs moyens les désastres humains causés par le sionisme. Voilà pour la France.

    Outre-Quiévrain, on ne s’en laisse plus conter par l’" intimidation sioniste ", même lorsqu’il s’agit d’un humoriste français bien connu :

    http://www.lesoir.be/debats/cartes_...

  • permalien Deïr Yassin :
    2 octobre 2010 @15h57   « »

    Parlant de la langue yiddish, je connais une adage qui va parfaitement pour ceux qui sont obsédé par l’antisémitisme.

    "Die selbe Drek mit andere Dekoratzye"

    On dirait de l’Allemand, et cela veut dire à peu prés : "La même merde avec une autre décoration/autrement décoré", n’est-ce pas, Nathan ? Et cela va à mon avis parfaitement pour la comparaison entre l’antisémitisme et le sionisme.

    "Certains antisionistes sont antisémites"

    Oui, les sionistes, par contre, sont l’exemple même d’humanisme, d’esprit universaliste et égalitaire. Ils ont tellement d’amour du prochain, que parfois cela déborde.

  • permalien K. :
    2 octobre 2010 @17h12   « »

    En yiddish, on dit Hamas-Chmamas ou Hizbullah-Chmizbullah...

    Non, non. Pas en Yiddish.

    En yiddish falsifié. En yiddish trafiqué. En yiddish trahi, sali, rabaissé, bestialisé. C’est à dire “modérément” sionisé.

    Avec en prime Sabra et Chatila et plus de 18.000 victimes civiles au Liban lors de la “première guerre” du Liban déclenchée sous le prétexte que “Abou Nidal abou Shmidal”, pourtant en guerre avec l’OLP, avait tenté d’assassiner un Ambassadeur israélien.

    Pouah ! c’est Tfeh ! en Libanais.

  • permalien Nathan :
    2 octobre 2010 @17h55   « »

    Deïr Yassin : 2 octobre @15h57
    "Die selbe Drek mit andere Dekoratzye"
    On dirait de l’Allemand, et cela veut dire à peu prés : "La même merde avec une autre décoration/autrement décoré", n’est-ce pas, Nathan ? Et cela va à mon avis parfaitement pour la comparaison entre l’antisémitisme et le sionisme.

    La plupart des juifs que je connais et qui parlent encore le yiddish seraient plutôt enclins à utiliser cette expression pour comparer antisémitisme et antisionisme (exception faite de certains progressistes juifs qui sont également de fervents yiddishistes).

    Un bel exemple nous a été fourni l’autre soir à l’Université libre de Bruxelles où l’on a pu assister à une sorte d’apologie d’un humoriste français notoirement antisémite sous le prétexte habile d’un débat en faveur de la liberté d’expression. Personnellement, je ne vois pas ce que les pro-palestiniens ont à gagner à fricoter avec cette engeance. Ils se déconsidèrent et déconsidèrent leur combat.

  • permalien
    2 octobre 2010 @18h31   « »

    Il faut bien sûr distinguer antisionisme et antisémitisme. Cela dit, certains antisionistes sont antisémites, par exemple un certain humoriste français bien connu. Celui-ci s’en défend, bien sûr, mais cela ne l’a pas empêché de traiter les juifs de "chiens".

    "Chiens", comme Eric Zemmour, humoriste français bien connu.

    Comme encore, parmi d’autres, Philippe Karsenty, Luc Rosenzweig, Elie Barnavi, Richard Prasquier, Alain Finkielkraut, cités par Laurent Zecchini dans "Un enfant est mort", de Charles Enderlin : autopsie d’une calomnie. (Le Monde, 21/09/10)

    http://www.lemonde.fr/livres/articl...

  • permalien Sakhra :
    2 octobre 2010 @19h36   « »

    @ Ph Arnaud,

    Au demeurant, je n’ai fait le parallèle avec la noblesse d’avant 1789 que pour évoquer ce qui arrive à un pouvoir qui ne veut rien céder. J’aurais pu tout aussi bien choisir l’exemple de la France en Algérie ou en Indochine.

    Si, en 1789, la mince couche de privilégiés avait accepté de s’ouvrir aux fractions les plus élevées de la bourgeoisie, elle aurait pu conserver 95 % de ses privilèges. Elle a voulu tout garder et, pour 5 % (ou des broutilles de ce genre) a tout perdu

    Je croyais que la révolution de 1789 avait aboli les privilèges de l’aristocratie, car c’était le principe même des privilèges, et non pas un pourcentage quelconque, qui était en cause.Il s’agissait de libérer l’individu des 3 ordres, d’en faire un sujet de droit et de proclamer l’égalité de tous les citoyens, non ?
    En tout état de cause,comparer une révolution sociale, avec la décolonisation n’est pas "signifiant" et je rejoins Gloc.

    La première concerne des classes sociales appartenant à un même peuple, occupant le même territoire, qui se sont trouvées en conflit,à un moment donné de leur histoire, pour le pouvoir politique.

    Les colonisés,et leur combat multiforme et pas seulement par les armes,(et aucun mouvement d’indépendance n’a prétendu gagner militairement, il y a d’autres victoires, politiques par ex) n’ont rien à voir avec la bourgeoisie du 18ème siècle, qui revendiquait sa participation au pouvoir politique, dont elle était exclue, alors qu’elle détenait en fait le pouvoir économique.
    Non, pour les colonisés, il s’agissait de libérer leur territoire conquis par la force par un Etat étranger, d’accéder à la souveraineté , de chasser le système colonial, ils ne revendiquaient pas un pourcentage de "privilèges", des miettes..., ou un partage quelconque.Il s’agissait de tout un peuple, toutes classes sociales confondues qui revendiquait la DIGNITE.

  • permalien Noval :
    2 octobre 2010 @19h51   « »

    Nathan,

    ... tout ce qui touche la shoah ...

    Pourquoi, à chaque détour ou angle de phrase, sortir ce terme hébreu ? Pour qu’il soit un incontournable en français et dans toutes les langues de notre vaste monde ?

    Soyez moins réducteur et utilisez le terme " génocide " lequel, au singulier comme au pluriel, ne comporte aucune essentialisation .
    A moins que ce soit cela qui vous gêne ?

  • permalien Nathan :
    2 octobre 2010 @19h54   « »

    K. 2 octobre @17h12

    "Avec en prime Sabra et Chatila..."

    It’s only half the story. Vous oubliez de dire que le massacre a été perpétré par la milice de l’un de vos compatriotes, le phalangiste Elie Hobeika, trois jours après que votre nouveau président, Béchir Gemayel, ait été assassiné par une autre bande de vos fanatiques.

    Et près de 30 plus tard, les mêmes ou leur descendance sont prêts à remettre ça. Parlez-nous aussi de Damour ou de Tel-al Zaatar. Vous n’avez pas besoin d’un coup de main des Israéliens pour vous entretuer. Vous vous débrouillez très bien sans eux.

  • permalien Noval :
    2 octobre 2010 @20h17   « »

    A l’attention de celles et ceux tentés par le tourisme sur la " terre biblique des Juifs " :

    http://www.haaretz.com/news/diploma...

  • permalien
    2 octobre 2010 @20h25   « »

    Nathan, 2 octobre @17h55

    Un bel exemple nous a été fourni l’autre soir à l’Université libre de Bruxelles où l’on a pu assister à une sorte d’apologie d’un humoriste français notoirement antisémite sous le prétexte habile d’un débat en faveur de la liberté d’expression.

    Henri Goldman, sur son blog :

    "Ainsi, la récente croisade du tout nouveau président du Comité de coordination des organisations juives de Belgique [CCOJB], Maurice Sosnowski, contre le chercheur de l’ULB Souhail Chichah, a des relents de maccarthysme. Le même président laissait entendre, lors du pélérinage annuel devant la caserne Dossin à Malines, qu’antisionisme et antisémitisme étaient les deux faces d’une même pièce."

    Le Soir, quotidien de référence belge :

    "L’Université libre de Bruxelles a-t-elle dérapé en offrant une tribune aux partisans et aux adversaires du polémiste français Dieudonné ? Le débat organisé, lundi soir, par le Cercle étudiant du libre examen (Librex) a viré au pugilat entre militants pro et anti-israéliens, malgré les précautions prises par le vice-recteur Marc Van Damme, qui modérait les échanges.

    "Les premiers accusent les seconds d’avoir tenu des propos antisémites, mais ils ne portent pas plainte. Les seconds accusent les premiers d’avoir nourri la tension. A l’issue du débat, le journaliste Mehmet Koksal, de l’agence Parlemento.com, a été contraint, sous la menace de sept militants pro-israéliens [des agents en civil du “service de sécurité de la communauté juive” alias BESC, Bureau Exécutif de Surveillance Communautaire], d’effacer des séquences filmées sur la voie publique. Une agression que « dénonce fermement » l’Association des journalistes professionnels (AJP). ./...

    "Un débat « orienté, haineux », commente Maurice Sosnowski, président du Comité de coordination des organisations juives, qui réclame des sanctions au Conseil d’administration de l’ULB. Même indignation, chez la députée bruxelloise MR Viviane Teitelbaum qui a « honte », dit-elle de son université où s’exprime « la haine du sioniste, du Juif sioniste, du Juif ». L’un et l’autre accusent M. Chichah d’avoir déclaré que les Juifs de l’Est, fuyant les nazis, étaient « sales »… Le chercheur, en fait, a comparé la représentation sociale actuelle des Roms au stéréotype des « Juifs de l’époque », « pauvres et pas très propres ».

    L’ULB accusée de pétrir la haine du Juif, Ricardo Guttierez (23 septembre 2010)
    http://archives.lesoir.be/l-ulb-acc...

    "Chiens", pourrait dire Dieudonné de Maurice Sosnowski, de Viviane Teitelbaum, du service de sécurité de la communauté juive, parmi d’autres.

  • permalien elbé :
    2 octobre 2010 @20h51   « »

    "Cela dit, certains antisionistes sont antisémites"

    - Et certains sionistes sont des antisémites !

  • permalien elbé :
    2 octobre 2010 @21h15   « »

    Quand le boycott est assimilé à de l’anti-sémitisme, vous risquez de paraître devant un tribunal. Intimidations et chantages deviennent plus intensifs dès qu’on s’en prend à la politique israelienne. Le terrorisme, c’est aussi d’empêcher de penser , de dire et de faire.

    Ainsi cette sénatrice qui doit comparaitre devant un tribunal

  • permalien K. :
    2 octobre 2010 @21h25   « »

    “Fanatiques” ? possiblement, mais que le fanatisme personnifié, un sioniste, se permette, c’est vraiment le comble ....

    Gareth Porter, sur le quasiment mainstream “Huffington Post” (les sionistes vont finir par dégouter jusqu’à leur plus fervents partisans) :

    Le rapport de la mission d’enquête du Bureau du Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) sur l’attaque israélienne contre la flottille de Gaza publié la semaine dernière montre de façon concluante, pour la première fois, que le citoyen américain Furkan Dogan et cinq citoyens turcs ont été assassinés par exécution par les commandos israéliens.

    Le rapport révèle que Dogan, le citoyen de 19 ans des États-Unis d’origine turque, était en train de filmer avec une petite caméra vidéo sur le pont supérieur du Mavi Marmara quand il a été abattu de deux balles dans la tête, une dans le dos et dans la gauche jambe et le pied et qu’il a été reçu une balle dans le visage à bout portant alors qu’il gisait à terre.

    Selon le rapport, Dogan était apparemment "étendu sur le pont encore conscient ou semi-conscient, depuis un certain temps" avant d’être abattu d’une balle au visage.

    (...)

  • permalien Rouzbeh :
    2 octobre 2010 @21h36   « »

    On peut dire aussi : "Et certains juifs sont des antisémites !"
    Le printemps des sayanims , de Jacob Cohen.
    http://www.dailymotion.com/video/xe...

  • permalien jcpress :
    2 octobre 2010 @22h06   « »

    Pour une fois, je déroge au devoir de lecture que j’aurais dû effectuer, en parcourant l’article d’Alain Gresh rédiger de façon exhaustive et circonstancié ; je ne l’ai pas lu ; c’est là tout le paradoxe de ma critique qui ne s’inscrit pas dans la logique journalistique. C’est uniquement le titre qui interpelle ma réflexion, en ceci que l’éternel conflit israélo palestinien semble être définitivement entré dans une espèce d’histoire de l’humanité, à laquelle les Nations Unis se sont habituées et dont elles prennent part avec une passivité et une position évidente qui laisserait augurer d’un quelconque intérêt au profit d’Israël ! Il est délicat, comme nous ne sommes pas sans le savoir, de vitupérer contre la politique israélienne qui est appliquée, à l’heure actuelle, et même depuis longtemps, à l’encontre d’un peuple chassé de ses terres, en toute impunité, sous le regard détourné de l’Occident ! On voit bien que les hommes politiques européens et occidentaux en général sont rebutés à prendre une position ferme qui permettrait d’infliger de sévères sanctions à l’état d’Israël ! Le prétexte est donné aux terroristes islamistes pour continuer une guerre psychologique aux occidentaux qui accusent une "lassitude agressive" ! Au risque de passer, comme la plupart de mes confrères qui s’aventure sur ce terrain, pour un antisémite, je pense et de surcroit, crois qu’il faut continuer à avoir le courage de ses opinions, quand bien serions-nous moins nombreux... Jean Canal de presselibre.fr

  • permalien K. :
    2 octobre 2010 @23h08   « »

    PSYCHOPATHES :

    Le commentaire célèbre du professeur Yeshayahu Leibowitz au début de la première guerre du Liban sur les « phénomènes de judéo-nazisme », comme conséquences inévitables d’un "régime d’occupation", avait suscité un tollé en Israël. Il y a certaines choses que vous ne devez pas dire à haute voix, ou même les penser. C’était en 1982. L’occupation durait depuis 15 ans et Leibowitz, de sa voix forte, criait ce que quelques autres disaient - s’ils le faisaient, c’était dans un murmure, et jamais, à Dieu ne plaise, dans l’armée elle-même.

    (..)

    En 1989, quelques années après que Leibowitz a parlé de judéo-nazis et environ un an après le début de la première Intifada, le pays fut secoué par un rapport de Avi Benayahu (le porte-parole des FDI de l’époques) dans le journal de gauche aujourd’hui disparu, Al Hamishmar. Selon l’article, un groupe de soldats israéliens en poste à Ramallah se désignaient eux-mêmes comme "l’escadron Mengele."

    Dans un suivi de l’histoire, le Correspondant du Haaretz Dan Sagir a interviewé un commandant de compagnie dans le corps de blindés dont l’unité a servi à Jénine, au début de l’Intifada. « Le bataillon savait que nous étions une compagnie de "tueurs" ». « Nous étions pour une solution agressive. Nous avons essayé de tirer en utilisant tous les moyens, nous avons injecté du gaz dans les écoles d’où des pierres étaient lancées sur nous. Dans le bataillon, nous étions connus comme la "compagnie Auschwitz" » ou la "Demjanjuk" car nous avons utilisé massivement du gaz. »

    Quand R. voit une colonne de prisonniers approchée, menée par les canons des fusils M-16 de ses copains dans l’unité, il dit, absolument calme, le ton sérieux : "Maintenant, l’Aktion commence."

  • permalien Ph. Arnaud :
    2 octobre 2010 @23h43   « »

    A Sakhra

    Je maintiens bien ma comparaison entre la Révolution française, d’une part, et la décoloni-sation, d’autre part. Je la maintiens d’ailleurs davantage pour le cas de la décolonisation algérienne que pour celui de la décolonisation vietnamienne (celle qui s’est achevée en 1954). Je m’explique.

    Que s’est-il passé en 1789 ? La mince couche des deux premiers ordres a refusé bec et on-gles, de payer sa quote-part de la dette du royaume – bien plombée, entre autres, par la guerre d’Amérique. L’exaspération du Tiers, jointe à des causes proches (mauvaises récoltes récentes et hausse vertigineuse du prix du blé) et à des causes lointaines – influence de la franc-maçonnerie, des Philosophes, des jansénistes, des athées, des encyclopédistes, de l’anglomanie, de la Révolution américaine, etc., a abouti à l’explosion de l’été.

    Je prends sur moi de comparer la situation de l’Algérie en 1954 avec celle de la France de 1789 : la population algérienne musulmane y vivait dans un état d’infériorité juridique, politique et social par rapport à la population européenne. En 1789, si certains grands bourgeois avaient des fortunes considérables, c’étaient tout de même les nobles et le haut clergé (noble lui aussi) qui accaparaient – plus que proportionnellement à leur nombre et à leur talent, les grandes propriétés foncières et les hautes places du royaume.

    Il me semble qu’entre les deux guerres (ou entre 1945 et 1954), si la France avait accordé l’égalité juridique aux Algériens et avait procédé à une égalisation des conditions par partage des terres et élévation de la condition des musulmans, elle aurait pu se faire l’économie d’une guerre. Cela n’aurait sans doute pas empêché l’indépendance du pays, mais les Européens auraient pu continuer à jouer un rôle, politique et économique, dans un pays dominé par les musulmans.

    Que se serait-il passé en 1789, si le roi avait été, par exemple, le comte de Provence ? Ce qui se passa en 1814, lorsque ce même comte de Provence accéda au pouvoir sous le nom de Louis XVIII ; c’est-à-dire un royaume de France complètement transformé administrativement, avec un gigantesque transfert de propriétés, mais où les nobles auraient – comme lors de la Restauration, continué à tenir une place considérable. Et où nombre d’entre eux auraient gardé leur tête sur les épaules…

    En 1991, les Israéliens ont eu une occasion unique de faire la paix. Après la première guerre du Golfe, les Palestiniens étaient au fond du trou : si les Israéliens avaient payé d’audace, ils pouvaient, à ce moment, tout leur donner. Au lieu de cela, ils ont préféré les enfoncer encore…

  • permalien Pelagius :
    2 octobre 2010 @23h46   « »

    @ Nathan et ses confrères,
    Félicitations Nathan, etc. Votre capacité d’alterner entre la raison et la tendresse parvient presque a transformer le nettoyage ethnique des Palestiniens en un acte de charité et de compassion. Mais oui, mais bien sûr, vous respectez les Palestinien. Si seulement ils pouvaient écouter votre histoire a l’heure du coucher et s’endormir, heureux, dans un sommeil eternel.

    Mais mon cher, vous n’êtes en rien comme ces Serbes ou ces Turcs stupides, qui n’avaient aucune idée comment utiliser l’arme la plus puissante dans l’élimination d’une nation : les mots.

    Mais, hélas pour vos efforts, la situation est simple. Israël élimine les Palestiniens et d’autres groupes ethniques en Cisjordanie, à Gaza et en Israël. De plus, Israël et des activistes juifs terrorisent en Israël propre la population juive pour qu’ils soutiennent ce nettoyage ethnique. Voila.

    La seule solution pour sauver la dignité du monde israélien juif est un pays israélien, multiethnique, laïque et dans ses frontières de 1967.

  • permalien anid :
    3 octobre 2010 @00h45   « »

    De toute façon, l’Etat d’Israel dans sa forme actuelle est condamné à la désintégration. Ses ressources idéologiques et mythiques non seulement sont épuisées, mais elles sont en train de se retourner contre lui. Pourquoi ? Parce qu’elles sont fondées sur des mensonges et en plus, ses processus historiques sont artificiels. A. Lerberman n’est qu’une symptomatique d’une pseudo-société qui marche sur sa tête, livrée aux processus auto-destructeurs inévitables.

  • permalien hachadi :
    3 octobre 2010 @01h40   « »

    ce n’est pas la peine de commenter les declarations de lieberman,meme sans rien dire,je sais tres bien ce qu’il va dire.se serait absurde de parler de la paix avec ce specimen.

  • permalien Nathan :
    3 octobre 2010 @11h09   « »

    Noval : 2 octobre @19h51

    Pourquoi, à chaque détour ou angle de phrase, sortir ce terme hébreu ? Pour qu’il soit un incontournable en français et dans toutes les langues de notre vaste monde ?
    Soyez moins réducteur et utilisez le terme " génocide " lequel, au singulier comme au pluriel, ne comporte aucune essentialisation .

    Pourquoi n’utiliserai-je pas le terme "Shoah" ? Pour vous faire plaisir ? Je n’empêche pas les Palestiniens d’employer le mot "Nakba" pour décrire leur exil forcé. Et les Arméniens et les Tutsis peuvent utiliser le terme qui leur convient pour décrire leur malheur.

    D’autre part, dois-je vous rappeler que l’hébreu a quelque chose à voir avec les juifs et donc que les juifs ont parfaitement le droit d’user de leur langue sacrée pour décrire quelque chose qui les concerne.

    Personnellement, je n’ai rien contre d’autres appellations comme "holocauste" ou "destruction" (c’est le terme utilisé par l’historien Raul Hilberg). Génocide aussi sauf que ce terme a été complètement banalisé, frelaté et dévoyé par la vulgate journalistique et la propagande (exemple : le "génocide de Jénine" qui n’avait rien d’un génocide).

    En fait, je trouve qu’il est intéressant d’utiliser un terme singulier pour souligner la singularité de ce génocide. Bon, je sens déjà les hordes de critiques qui vont me rétorquer que je place ce génocide au dessus de tous les autres et que je me minimise du coup la souffrance d’autrui. Tel n’est pas le cas. Quand je dis que ce génocide est singulier, je veux dire qu’il n’est à nul autre pareil. On n’a en effet jamais vu une destruction programmée d’un peuple menée à l’échelle industrielle. Ce qui ne veut pas dire que ce génocide soit tombé du ciel. Il est inscrit dans l’histoire.

  • permalien Deïr Yassin :
    3 octobre 2010 @11h50   « »

    Sur le shoah, holocauste, Holocauste, génocide etc

    Cela serait intéressant d’analyser la différence de vocabulaire dans les différentes langues. D’après ce que je sache, l’utilisation du mot ’shoah’ est propre à la langue française, hormis l’hébreu, bien entendu.

    En anglais, je ne me rappelle pas d’avoir vu ce mot utilisé.
    Le mot "shoah’ signifie ’catastrophe’, si je m’en abuse, et est ainsi assez ’neutre’ comparé avec ’holocauste" qui signifie ’le sacrifice par le feu après immolation’, utilisé dans la tradition grecque et israélite. Ce mot a donc une signification quasi-religieuse.

    Ce qui me dérange avec le mot "shoah’, ce qu’il signifie uniquement la destruction systématique des Juifs, et ne laisse aucune place aux Tziganes, Roma-Sinti qui ont subi exactement la même génocide et basée sur les même critère ethnico-religico-racialiste.

    D’ailleurs, ce été à Rome, j’ai vu une plaque commémorative dans le centre historique qui m’avais interpellé. J’avais reproduit les mots exactes mais les retrouvent plus, donc cela est un peu par mémoire.

    La plaque était sur un mur près de l’Eglise Santa Maria Maggiore, et contenait à peu près ceci :

    "Ceci est une plaque offerte par la communauté hébraïque de Rome [en petites lettres] pour tous les ROMA-SINTI, nos frères de souffrance dans l’entreprise criminelle génocidaire nazie [en grand]."

    Franchement, cela m’avais beaucoup touché, et on pourrait espérer la même ’générosité’ de la part de la communauté juive de France. Ici à Paris, des plaques commémoratives, on les voit un peu partout, mais aucune allusion aux ’gens de voyage’. Elie Wiesel et Compagnie ont peut-être plus d’influence en France qu’en Italie.

  • permalien Nathan :
    3 octobre 2010 @14h37   « »

    Chaque année, des juifs belges viennent se recueillir devant la plaque commémorative de la déportation des Roms à la caserne Dossin de Malines. La plaque se trouve à droite, juste à côté de l’entrée.

    http://fr.academic.ru/dic.nsf/frwik...

  • permalien Yann :
    3 octobre 2010 @19h16   « »
    Sarkoland Israël, même combat : racisme comparé

    Le ministre de l’Intérieur israélien copie le ministre de l’Intérieur français - et vice versa :

    Nous ne pouvons pas devenir un refuge pour étrangers ’criminels’.

    [03/10/10, 17:42 Interior Minister Yishai : We cannot become a refuge for ’criminal’ foreigners (Haaretz)

    Qui donc est coupable d’amalgames ?

  • permalien Gégé :
    3 octobre 2010 @19h21   « »

    Nathan :
    "Les Dupont Dupond" (Michel Collon et Jean Bricmont) ..." (2 fois)

    Michel Collon est un des rares journalistes d’investigation encore libre qui ne se vautre pas dans la "courtis-ânerie" (propension de l’immense majorité des journalistes à glapir auprès de leurs maîtres patrons de presse), Jean Bricmont est professeur de physique théorique à l’université de Louvain et dialogue en direct avec Noam Chomsky (himsef !).

    Chers diplonautes je vous encourage à reconsidérer la chance que nous avons de dialoguer avec Nathan dont le niveau d’intelligence est tel (vous aviez remarqué à la consistance de son argumentation) qu’il peut considérer Bricmont ou Collon comme des idiots (je dirais même plus ...)

    En parlant d’intelligence, je remarque que certains (comme Ph. Arnaud par exemple) ont eu celle "d’arrêter de nourrir les trolls" ...

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