Le Monde diplomatique
Accueil du site > Défense en ligne > Des dépenses militaires dans la plus grande discrétion

Des dépenses militaires dans la plus grande discrétion

jeudi 7 octobre 2010, par Philippe Leymarie

En ces temps de restrictions budgétaires et de mobilisation populaire avec grèves reconductibles, le gouvernement français s’efforce de ne pas attirer l’attention sur certaines dépenses, d’apparence quelque peu « somptuaire », qui pourraient agiter le chiffon rouge. Parmi d’autres, la modernisation de la panoplie de la dissuasion nucléaire, l’achat à « l’ami Dassault » de chasseurs Rafale supplémentaires, et la livraison dans quelques semaines du nouvel avion présidentiel intercontinental…

« Air Sarko One » – surnom déjà largement répandu de l’Airbus A330 exploité pendant dix ans par Air Caraïbe, et racheté par l’Etat français au loueur américain ILFC – est en phase finale d’essais à Bordeaux-Mérignac, où il est aménagé par la société Sabena Technics depuis mai 2009. Il devrait être livré à la Direction générale de l’Armement (DGA) à la fin de ce mois, puis affecté à l’escadron de transport, d’entraînement et de calibration (ETEC, ex-Glam), qui gère le parc de transport aérien des personnalités gouvernementales.

L’A330-200, adapté aux besoins de son hôte futur du moment – déplacements fréquents, lointains, rapides, nocturnes, etc. –, ne pourra pas en principe, en raison de ses dimensions, utiliser la piste de Villacoublay, dans l’ouest parisien, d’où opèrent la plupart des appareils gouvernementaux, en tout cas s’il est à pleine charge. Il embarquera et débarquera le plus souvent le président et sa suite à Orly, mais sera basé à Evreux, dans l’Eure, pour plus de sécurité.

L’Elysée, pour justifier cet achat, invoque :

- sa large autonomie (qui permettra d’éviter les sauts de puce, avec de fatigantes escales, accompagnées d’un protocole pesant) ;
- l’économie réalisée sur un achat d’occasion (un coût de la moitié du neuf, diminué de la revente des deux A319 actuels, bien qu’aggravé par l’aménagement VIP) ;
- une pollution moindre ;
- et surtout l’efficacité plus grande de la gestion gouvernementale (grâce à un équipement dernier cri en matière de communications, transmissions, sécurité, navigation, confort).

Chère heure de vol

Ce long courrier à moyenne capacité – 12 000 kilomètres d’autonomie, entre 253 et 380 passagers en version grand public – est destiné à remplacer les deux Airbus A319 actuels, de 6 900 km de rayon de vol – dont l’heure de vol a été facturée en moyenne 11 684 euros en 2009 à l’Elysée et aux ministères-clients. L’heure de vol sur le nouvel A330-200 pourrait revenir à 18 000 euros environ.

L’appareil comportera, outre une configuration « VIP » (chambre, salle de bains, bureau, salle de réunion, cabines pour les « suites »), un système de communications cryptées, un dispositif de protection anti-missiles, ainsi qu’un ensemble de médicalisation de type Morphée (qui le rendra apte à des évacuations sanitaires).

Ces travaux d’aménagement (d’un coût d’une trentaine de millions d’euros) s’ajoutent à l’achat de la machine (60 millions), et font partie d’un plan de renouvellement des avions gouvernementaux (180 millions au total) dont une première phase était inscrite au budget 2010 du ministère de la Défense.

Cadeau pour Dassault

Encore plus fort : le « chèque-cadeau », ou en tout cas la belle rallonge accordée tout récemment au groupe Dassault. Pour assurer à l’avionneur un plan de charge minimal, en l’absence de tout succès de la vente à l’export du chasseur Rafale, le ministère français de la défense anticipe ses propres acquisitions, pour un coût supplémentaire de 800 millions : la préparation de la loi de finances 2011 a contraint le ministère à admettre ce tour de passe-passe, mais personne ne souhaite s’étendre sur le sujet, et surtout pas Le Figaro...

Ainsi, une commande de 11 appareils par an sera inscrite au budget entre 2011 et 2013 : au lieu des 22 chasseurs qu’il était prévu d’acquérir sur l’ensemble de cette période, 33 seront livrés, soit 11 machines de plus que prévu initialement. Mais le ministère, dont les crédits sont en baisse, va devoir du coup retarder d’autres programmes, qui étaient sur les rails pour les prochains budgets, comme la rénovation des Mirage 2000D, la commande des ravitailleurs multirôles MRTT, ou le financement des programmes de drones.

Dassault assure que ces Rafale auraient été commandés de toute façon par l’armée de l’air française, et qu’il s’agit simplement – avec ce « décalage » – de sauvegarder la chaîne de production, et donc un savoir-faire. Reste que le soutien de l’Etat français à cet avionneur unique, monopoliste, dont l’activité militaire repose sur la seule commande publique, apparaît comme un coup de pouce de plus au groupe privé Dassault.

Serge Dassault, son patron, est aussi sénateur UMP, et possède notamment le quotidien gouvernemental Le Figaro. Il s’apprête, apparemment – avec la bénédiction, voire sur commande de l’Elysée – à prendre possession du quotidien populaire Le Parisien  [1].

Ruineuse dissuasion

Beaucoup plus fort, et toujours sous un épais voile de silence : la modernisation du parapluie nucléaire militaire, notamment de la composante maritime de la dissuasion, avec le lancement – « dans la plus grande discrétion », précisent nos confrères du site Mer et Marine, un des mieux informés du genre – du programme de refonte de ses trois premiers sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) du type Le Triomphant. Ils vont être progressivement portés au standard du Terrible, le SNLE livré à la marine le 20 septembre dernier, avec la mise en œuvre du nouveau missile à très longue portée M51.

« Qu’il s’agisse de la Marine nationale, du ministère de la défense ou de DCNS, commente Mer et Marine, c’est actuellement le silence radio sur le programme IA M51, malgré son importance. Il fait même office de « sujet tabou », tous les acteurs impliqués ayant manifestement reçu l’ordre de ne pas communiquer sur le sujet. Selon certaines sources, l’Etat ne souhaite pas de publicité autour du projet, considéré comme très sensible au moment où le pays se met à l’heure de la rigueur budgétaire. En hauts lieux, on craindrait que les sommes engagées dans le nucléaire ne fassent l’objet de critiques, voire soient utilisées par les opposants à la politique gouvernementale. »

Car, actuellement, « c’est bien l’ensemble des moyens de la dissuasion française qui est renouvelé et nécessite, par conséquent, la mobilisation d’une enveloppe budgétaire très importante. Ainsi, un rapport parlementaire précise que pas moins de 20,2 milliards d’euros sont affectés aux forces nucléaires de la marine et de l’armée de l’Air sur l’actuelle loi de programmation militaire (2009-2014). Cela représente près de 20 % des crédits d’équipements du ministère de la défense sur ces cinq années ».

Au total, voilà le type d’« investissements » qui – s’ils étaient mieux connus du grand public – ne manqueraient sans doute pas de scandaliser ceux qui s’apprêtent, par exemple, à perdre des journées de salaires dans le sillage des grèves reconductibles lancées à partir du 12 octobre. Même s’ils savaient que, comme les autres secteurs, la défense subira une cure d’amaigrissement, avec pour 2011 :

- la perte de 6 000 postes,
- une amputation de 3,5 milliards sur ses crédits,
- et la poursuite du programme de fermeture de régiments et du regroupement des unités autour d’un nombre plus limité de « bases de défense » inter-armées.

Notes

[1] Ce qui, selon les calculs de l’ex-patron de presse Jean-François Kahn, reviendrait à laisser contrôler par une même personne – et laquelle ! – 65 à 70 % de la presse quotidienne nationale du matin.

33 commentaires sur « Des dépenses militaires dans la plus grande discrétion »

  • permalien Ph. Arnaud :
    7 octobre 2010 @21h00   »

    A M. Leymarie

    Je trouve (pour le moins) étonnant qu’à l’inverse des constructeurs civils, qui ont eu le succès qu’on sait avec l’Airbus, la France (en dehors du Jaguar et de l’Alphajet), n’ait pas cru bon de coopérer avec les autres pays européens pour produire soit un avion multi rôles (type Tornado ou Typhoon) soit un chasseur-bombardier décliné en diverses versions : intercepteur, chasseur embarqué, appui au sol, reconnaissance, bombardier, etc.

    Résultat : l’Europe est divisé entre les utilisateurs du Gripen (Suède, Hongrie, République tchèque), du Typhoon (Allemagne, Italie, Royaume-Uni, Espagne, Autriche) et du Rafale, ce qui divise autant face aux Etats-Unis avec leur F-35 Lightning ou leur F-18 Super Hornet (« remastérisé » du Hornet).

    Je ne suis pas certain que le Rafale soit autant l’appareil miracle que vante la propagande française… Ne serait-ce que par son prix

  • permalien Fred., de L. :
    7 octobre 2010 @23h38   « »

    Le rafale n’a pas le succès qu’il mériterait uniquement du fait de la politique suicidaire menée depuis 2003... politique atlantiste à souhait.

    Le Brésil ne signe pas suite au camouflet subit lors de l’accord turquobrésilien avec les iraniens... Le Vénézuela souhaitait étudier le Rafale... les officiels français n’ont même pas daigné s’y intéresser.

    Le contrat pour les Mistral avec les russes n’est pas signé pour le même genre de raisons... à quoi bon signer avec les français si les français mènent une politique étrangère stupide et suicidaire, et va-t-en-guerre "à la américaine".

  • permalien Murmure :
    8 octobre 2010 @08h49   « »

    Tout ça pour ça : « les sauts de puce », Monsieur Leymarie, vous avez tout résumé en 4 mots.

  • permalien cpolitic :
    8 octobre 2010 @11h42   « »

    Le pire étant évidemment l’avion présidentiel qui devrait au moins être notifié dans le budget de l’Elysée !

    Quant à Dassault, il serait bon de liquider ce gouffre à papa et d’acheter des EuroFighters. Moins chers et tout aussi bons pour ce que nous faisons avec !

    La rigueur budgétaire pour tous.

  • permalien Paul Laurendeau :
    8 octobre 2010 @12h45   « »

    L’armée ne fait pas partie de la société civile

    http://ysengrimus.wordpress.com/200...

    Alors le financement dont elle se réclame… je vous demande un peu…

  • permalien
    8 octobre 2010 @13h43   « »

    Derrière le RAFALE, il y a des ouvriers qui bossent à Mérignac par exemple.

    eux ils sont contents de cet achat, ils vont pouvoir garder leurs emplois.

    faudrait peut-être y penser !!!!!

  • permalien Antoine. :
    8 octobre 2010 @14h36   « »

    Bonjour.
    A moins que je ne me trompe, la France a, à l’origine, participé au programme Typhoon mais voulait une version aéronavale. Cette divergence a amené sa sortie du programme et le développement du Rafale. Toutes les nations possédant un porte-avion/aéronef achètent donc du matériel étasunien : F-18 ou F-35. D’ailleurs, ce dernier est acheté par des pays européens comme les Pays-Bas ou la Hollande au détriment d’appareils européens fonctionnant parfaitement.
    Le coût de l’avion présidentiel aurait dû effectivement être intégré dans le budget de l’Elysée. Mais si la Cour des Comptes ou le Parlement ne dit rien...

  • permalien Ph. Arnaud :
    8 octobre 2010 @15h18   « »

    A l’interlocuteur anonyme de 13 h 43

    Vous dites : « Derrière le RAFALE, il y a des ouvriers qui bossent à Mérignac par exemple. Eux ils sont contents de cet achat, ils vont pouvoir garder leurs emplois. Faudrait peut-être y penser !!!!! »

    Argument irrecevable à tous les égards :

    - D’abord parce qu’en invoquant la protection de l’emploi, on justifie les pires saloperies : les bombes à sous-munitions, les industries polluantes non protégées (comme Bhopal ou Seveso ou Tchernobyl) ou tous les travaux où le salarié est exploité jusqu’au trognon, car comme le disent ineffablement les ultralibéraux, « n’importe quel travail, à n’importe quelles conditions, ça vaut toujours mieux que rien »…

    - Ensuite parce que la politique de refus de coopération en matière militaire (pratiquement depuis la guerre) nous a condamnés, nous Français, au fiasco que l’on sait en matière de vente à l’étranger : même la petite Suède réussit à faire mieux avec son Gripen ! Et, de surcroît, pour une France soucieuse (en paroles) de l’indépendance nationale face aux Etats-Unis, en écartelant les Européens entre plusieurs constructeurs, elle fait précisément le jeu de ces mêmes Etats-Unis…

  • permalien Antoine. :
    8 octobre 2010 @16h09   « »

    A Ph.Arnaud.

    Les bombes à sous-munitions ont été interdite : la France n’en produit et n’en possède plus.
    Pour les industries polluantes, il existe en Europe (certes depuis la catastrophe de Seveso) des réglementations et ces industries produisent des matériaux, objets courants comme les hydrocarbures. Pour les conditions de travail, les politiciens n’ont qu’à faire leur boulot (restriction des délocalisations...).
    "L’écartelement" des marchands d’armes européens n’est pas plus de la responsabilité de la France que de l’Espagne ou l’Allemagne et autres pays producteurs qui défendent tous leur pré-carré.
    Pour ce qui est "refus de coopération en matière militaire", vous oubliez que la France participe à quasiment toutes les opérations et structures européennes à caractère militaire et/ou civilo-militaire (eurocorps, EUMM Géorgie, opération Atalante...). Et pour ce qui est du matériel : programmes FREMM et A400M en particulier.

  • permalien Ph. Arnaud :
    8 octobre 2010 @18h14   « »

    A Antoine

    Vous avez fort bien compris ce que j’ai dit à propos des sous-munitions et industries polluantes. Elles ne sont qu’un exemple parmi d’autres que l’invocation de la préservation de l’emploi est une excuse commode pour justifier toutes les vilenies, que celles-ci soient commises en Europe ou dans le tiers monde (comme à Bhopal).

    Pour l’aviation, c’est la même chose : depuis les Mystère et Ouragan des années 1950, l’aviation française est enchaînée à la maison Dassault en matière d’aviation de chasse et de bombardement. Et la France n’est pas sur le même plan, depuis la guerre, que les autres pays européens : elle a un niveau supérieur, ayant participé, avec une part importante, à tous les programmes majeurs (Ariane, Airbus, Concorde) de l’aviation européenne en matière civile. Elle ne l’a pas fait, dans le domaine militaire majeur, celui du fer de lance des aviations militaires, auquel, précisément, n’appartient pas l’A400M.

  • permalien Yvon GRAÏC :
    8 octobre 2010 @20h51   « »

    N’oublions pas le scandale financier des médecins et hôpitaux militaires lire :
    http://www.ccomptes.fr/fr/CC/docume...

    il y a aussi des niches militaires à raboter et à utiliser au service de tous !

  • permalien Alf :
    9 octobre 2010 @04h08   « »

    Dans ce genre de cas du rafale les problématiques de coopération entre les états membres sont un sacré nœud à problèmes dont on se passerai bien pour éviter de jeter l’argent par les fenêtres... Certes on ne peut se permettre de jeter Dassault aux orties sans perdre un savoir faire stratégique mais les bêtises auraient pu être évitées dès le début.

    En ce qui concerne "l’Air Sarko One", qui rappelons le avait été commandé avant la crise, disons que cela risque de devenir très embarrassant pour le gouvernement car les médias et internet vont largement s’en emparer... On en rigolerai presque. -_-’

    Enfin, tout cela n’est que de "pâte à médias", le jour où les médias s’intéresseront à autre chose qu’aux détails croustillants on pourra y voir plus clair dans ce qui nous intéresse. A savoir les réformes et la politique de reprise...

  • permalien Nag :
    9 octobre 2010 @21h37   « »
    ET ALORS ???

    Des dépenses militaires dans la plus grande discrétion :
    ET ALORS ?????

    La France et l’Europe doivent guarder leurs competences et la cohesion de leur forces armees sans quoi le continent deviendra un protectorat sino-americain sans aucune independance technologique. La defense national represente 1,8% de la richesse nationale cad le plus bas niveau de toute notre histoire. Pendant ce temps le reste du monde va en direction inverse...La defense ne constitue pas une dépense de luxe surtout à ce faible niveau. L’antimiltarisme de base de cette article n’est pas justifiée.

    Quant aux retraites : La France travaille 35h, a 5 semaines de vacances et un grand nombre d’avantages sociaux. Travailler 2 ans de plus est assez nécessaire et légitime pour préserver le système. Je ne vois pas le lien avec le domaine militaire. Meme en economisant 20% sur la defense ou d’autre ministéres dans la foulée le financement des retraites ne serait pas assuré.

  • permalien Lorie :
    9 octobre 2010 @22h45   « »

    Défense militaire,milliardaires qui bénéficient du bouclier fiscal,robots travaillant à la place des hommes et ne payent rien pour les retraites:biensur qu’il y a de l’argent pour qui veut s’en rendre compte !L’image,datant du XVIIIème,du paysan,portant un seigneur et un ecclésiastique sur son dos,pourrait etre remplacée de nos jours par un travailleur portant un rentier(pardon un actionnaire)et un banquier !
    Les retraites n’ont besoin que d’une réforme:revenir à 81,et non d’un grand bond en arrière !

  • permalien joszik :
    10 octobre 2010 @11h20   « »

    Un avion militaire qui serait passé dans les mains d’une société américaine ?....
    C’est super chaud ! Quand on connait la propension des US à faire tomber les avions en Amérique du sud, je craint que le prochain président, s’il emprunte ce moyen de transport, ne se retrouve éparpillé dans la forêt de Fontainebleau.

  • permalien Ph. Arnaud :
    10 octobre 2010 @11h56   « »

    A Nag

    1. L’indépendance technologique peut très bien s’acquérir par les moyens civils : ni l’Allemagne ni le Japon (qui n’ont rien à envier à la France en matière de technologie) ne possèdent l’armement nucléaire de la France.

    2. Pourquoi l’Europe devrait-elle imiter les autres pays du monde lorsque ceux-ci font n’importe quoi ? Ce n’est pas parce que les Etats-Unis consacrent autant d’argent à la Défense que le reste du monde réuni qu’on doit les suivre sur cette pente mortifère. [Bien au contraire : c’est ce niveau très élevé des dépenses américaines qui, suscitant la crainte chez les autres, les pousse à s’armer davantage : on a vu, en 1914, ce que donnait une course aux armements]. Quant aux « menaces », l’Europe n’en connaît pas, ni de la part de la Russie, ni – surtout ! – de la part du monde musulman…

    3. Cet article n’est pas antimilitariste : il pointe trois choses. D’abord l’inadéquation des dépenses aux besoins du monde militaire (les achats sont d’abord faits pour satisfaire la cupidité des copains marchands d’armes), ensuite le manque scandaleux de publicité sur ces dépenses, enfin le caractère déplacé desdites dépenses dans un moment où l’argent devrait servir à bien d’autres choses…

    4. Ce n’est pas – loin s’en faut ! –toute la France qui travaille 35 heures, et surtout pas en CDI, et surtout pas à un niveau de salaire décent (et les « avantages sociaux » sur lesquels vous daubez sont à l’avenant). Quant à l’allongement de la durée d’activité de deux ans, elle n’a strictement aucune autre justification que l’idéologie et la rapacité. Il existe des foules de raisons qui l’invalident. Ne serait-ce que celle-ci : comment prétendre faire travailler les gens au-delà de 60 ans, alors qu’à cet âge ils ne sont qu’à peine 40 % à avoir un emploi ?

  • permalien Nag :
    10 octobre 2010 @15h43   « »

    @ Ph. Arnaud

    1) Ces bien d’indépendane technologique militaire dont je parle ; une dimension importante en gèopolitique : La France n’a pas et n’aura jamais les machines à outil de l’Allemagne, les technologies militaires sont donc un vecteur important de notre diplomatie que nous ne pourrions pas remplacer par autre chose.(Il faut des dècènies pour atteindre ce niveau technologique et ce n’est pas la politique anti industrie pronnnée régulièrement ici qui aiderait en ca.) Les rafales n’ont pas tant avoir avec Dassault aviation qu’ils n’ont avoir avec la souverainetè technologique du pays. Les cadences sont au plus bas pour préserver cette souverainetè.

    2) Ni l’Allemagne ni le Japon ne sont des exemples : Ils ont des milliers de soldats US sur leur sol et font tout pour les guarder.Leur vassalitè est assez complète. Les allemand sont si englués dans leur carcan institutionnel que le domaine militaire est tabou d’ou leur coté plus panchè business is business. Cela ne veut pas dire que toute l’Europe puisse faire de meme. La Grande Bretagne et la France sont spècialisées dans le domaine militaire ce dont bénéficie aussi leur copains europeens.

    3) Avec 1,8% en defense le niveau est bas et rien ne justifie que le pays aille plus bas encore. La politique éxtérieure et la sécurité du pays ne sont pas tributaire de la politique intérieur. Que dirions nous à l’avenir quand les europeens seront tellement faibles qu’ils ne compteront plus et que les conflits et problèmes du monde se règleront à Pekin.Une politique de defense doit etre a long terme et indèpendante des facteurs intérieurs sinon elle coule. On ne rectifie pas une defense 6 mois avant l’arrivé d’un problème. Nous sommes maintenant si bas que la cohesion de nos forces est en jeu:Nous n’avons plus de marges de manoeuvre !!!

    4) On peut ècrire tous les articles du monde le fait qu’il faille bosser dans la vie n’est pas un scoop. Tout les pays veillissant (Allemagne, Japon...) rallongent leur départ à la retraite. Nous devrions le faire comme garantie pour nos enfants : les baby boomers ont bènèficié de tous les avantages et les gènèrations à venir n’auront plus rien que des dettes. Des dizaines de milliards ca ne se trouvent pas comme ca. Taxer les industrie c’est la recette miracle pour les délocaliser (à moins d’être protecionniste). Et c’est pas bosser 2 ans de plus qui va nous tuer. On est un peu fainéant en France quand meme...

  • permalien Lorie :
    10 octobre 2010 @16h52   « »

    La durée de vie en bonne santé pour les hommes est 63ans,de 64 ans pour les femmes.Il faut laisser la retraite à 60 ans pour avoir 5 petites années de vie sympath !Seulement 5 !Si les vieux travaillent jusqu’à 67 ans(car la réforme est de mener les gens au travail jusqu’à 67 ans !),les jeunes seront sans travail,laissons les vieux se reposer(ils ne demandent que ça !)laissons les jeunes travailler(ils ne demandent que ça !)
    En fait,le vrai projet de la contre réforme est de supprimer la retraite par répartition,car qui travaillera jusqu’à cet age ?Pas grand monde !Les gens s’arreteront avant:chomage,maladie etc...et,avec les décotes ils n’auront plus rien pour vivre !Vive la copie du modèle américain !car c’est de ça qu’il s’agit !

  • permalien Ph. Arnaud :
    10 octobre 2010 @16h55   « »

    A Nag (n° 1)

    1. Contrairement à l’Allemagne et au Japon (et même à la totalité des pays européens à l’exception de l’Irlande), la France a une natalité bien plus forte : pour cette raison-là, la question des retraites ne se pose justement pas, en France, dans les mêmes termes que dans ces autres pays !

    2. Ce n’est pas l’allongement de la vie qui est important, mais l’allongement de la vie en bonne santé : or celui-ci est, en France, de 63 ans pour un homme et de 64 ans pour une femme – en moyenne, parce que c’est encore plus mauvais pour les travailleurs manuels. Donc, en lâchant un homme à 62 ans, vous ne lui accordez, en moyenne, qu’un an de retraite en bonne santé…

    3. Ce n’est pas le nombre d’actifs qui importe mais leur productivité : en 1910, plus de la moitié de la France travaillait dans l’agriculture et nourrissait 41 millions de personnes. En 2010, 3 % de la population doit nourrir 65 millions de personnes : donc, on crève de faim ?

    4. Ces gains de productivité, en 30 ans (de 1980 à 2010) ont ripé de 5 à 6 points au détriment du salariat et au bénéfice du capital. Les sommes ainsi vampirisées permettraient largement de payer les retraites sans enchérir le coût des produits français, puisque ceux-ci incluent, précisément, la rémunération du salariat et celle du capital : il n’y aurait que transfert de l’un à l’autre sans que le total bouge.

    5. Les Français ne sont pas fainéants du tout, ils ont une des toutes premières productivités du monde par salarié : c’est précisément celle-ci qui a permis que le gain de productivité se transforme pour eux, à la fois, en augmentation de salaire et en diminution du temps de travail. Or, le patronat ne peut supporter celle-ci puisqu’elle représente, directement, une amputation de ses dividendes…

    6. C’est une erreur fondamentale de vous imaginer que les générations futures n’auront pas à payer les retraites : les retraites sont toujours payées dans l’instant, par les actifs du moment, et non pas par l’argent épargné par les salariés au cours de leur vie (d’où l’arnaque intrinsèque des fonds de pension). La retraite ne peut être que par répartition : la richesse ne se transporte pas à travers le temps ! Les retraites seront toujours payées par les enfants…

    7. C’est une absurdité complète (qu’apparemment vous n’avez pas compris du tout) que de vouloir faire travailler les gens au-delà de 60 ans alors que, précisément, on les fiche à la porte avant parce qu’on les estime trop vieux : pas assez rapides, pas assez réactifs, pas assez mobiles, pas assez au fait des nouvelles technologies ! Qu’on commence par garder au travail la génération des 50 ans avant de faire travailler celle des 60…

  • permalien Ph. Arnaud :
    10 octobre 2010 @17h15   « »

    A Nag (n° 2)

    Il n’y a aucune raison (bien au contraire !) d’augmenter notre budget de la défense parce que d’autres pays l’augmentent : c’est ce qu’on appelle la course aux armements. Et, contrairement à ce que vous imaginez, cela ne conduit pas à la paix mais à la guerre (voyez en 1914)…

    La part du budget consacrée à la défense n’a pas empêché les Etats-Unis d’être battus au Vietnam et l’URSS en Afghanistan. Elle n’a pas empêché non plus l’URSS de disparaître en tant que régime, d’être éclatée en tant qu’Etat, d’être affaiblie (la Russie, considérée comme l’Etat successeur a perdu la moitié de sa population, les côtes de Baltique et de mer Noire, les ressources agricoles de l’Ukraine, les ressources minières et énergétiques de l’Ukraine et de l’Asie centrale et de connaître une baisse dramatique de sa production industrielle et de sa population)…

    Et face à tout cela, son gigantesque appareil militaire n’a rien pu faire…

    En revanche, le haut niveau d’armement des Etats-Unis leur a permis d’attaquer un certain nombre de pays dans le monde qui ne leur avaient rien fait du tout…

    Contrairement à ce qui de 1870 à 1945, la France n’a plus d’ennemi. Et, depuis 1989, la « menace » militaire soviétique (qui n’a jamais existé) est révolue. L’Europe n’est menacée ni par la Russie ni par le monde musulman, ni par le tiers monde.

  • permalien ylo :
    10 octobre 2010 @17h52   « »

    Les rafales achetés plus tard auraient coutés 15 à 20 % plus cher... le prix des obsolescences en vue (l’electronique souffre de la dispo de composants... limitée dans le temps) et la R&D associée. Quand à la dissuation, c’est tout ce qu’il nous reste et s’en passer serait pour le moins imprudent dans un monde troublé.

    Quand a avoir acheté des typhoon, programme ou chaque pays a foutu son grain de sel (ou de sable) dans les rouages... actuellement cloués au sol !? Ce sont les autres qui auraient du acheter chez Dassault et laisser EADS faire des airbus !

  • permalien Ph. Arnaud :
    10 octobre 2010 @18h34   « »

    A ylo

    Les Rafale n’auraient coûté plus cher que parce que la France n’a qu’un fournisseur. Quant à la dissuasion, c’est toujours la même rengaine : quand on n’a pas d’ennemis, on s’en invente…

    Et pour le Rafale, arrêtez les plaisanteries ! Si l’avion était si bon, la France en aurait déjà placé : les Typhoon sur lesquels vous daubez ont été vendus à l’Arabie saoudite et à l’Autriche (qui, en ayant déjà le Drakken, aurait pu se tourner vers le Gripen. Même pas…)

  • permalien Nag :
    10 octobre 2010 @22h19   « »

    @ Phil

    1)Il ne s’agit pas d’augmenter le budget mais de le guarder à un niveau de l’ordre de 1,5 à 2% du PIB ce qui est assez modeste et loin d’être écxessif. Je ne vois pas bien la comparaison avec l’URSS qui dépenssait 40% de son PIB en la matière.

    2)La guerre est surtout une volonté politique (voir la trinité de Clautzwitz), les armes ne sont qu’un composant de la trinitè. Au Rwanda ce ne sont pas les machettes et les kalach qui furent dèterminantes mais la volonté politique d’exterminèe une population.

    3)Ce n’est pas tant la force absolue qui compte mais plutot la force relative. Si il n’y avait que les USA et la Chine puissant en la matière, viverions nous dans un monde meilleur ? Pas sur... Le fait qu’il y ai d’autres puissances (Europe, Brèsil, Russie, Inde...) rèèquilibre l’èchèquier mondial. La montèe en puissance des autres puissance du globe dilue la puissance US. Votre analyse correspond plutot à de l’idéologie qu’à une analyse stratégique. La force militaire peut etre structurante ou destructurante cela dèpend de qui en possède et en quelle quantitè.

    4)De plus les capacités militaires ne sont pas simplement une question de defense mais aussi d’influence diplomatique. Avoir une capacité de gestion de crise et etre structurant en Europe dans ce domaine est un bon investissement en matière de politique exterieure. Si la France va plus bas nous perdrons des pends entier de capacitès que nous aurions bien du mal à rècupèrer. Vous n’etes visiblement pas conscient de cet état de fait : La France guarde ces capacitès et sa polyvalence mais sans exces.

    CC : Dire que 1,8% relève du luxe prend plutot l’allure de l’acharnement idéologique contre les armées, plutôt que d’un calcul en matière de défense ou de politique ètrangère. Cela constiturait une très mauvaise dècision de realpolitik. Cela au moment même ou le monde va rentrer dans une phase de profonds changements géopolitiques avec potentiellement la fin de la puissance US et le dèbut d’une aire multipoliare sur fond de crises eschatologiques comme la pènuries des ressources.

  • permalien Ph. Arnaud :
    11 octobre 2010 @10h18   « »

    A Nag

    1. Je n’ai jamais employé le terme « luxe » pour parler des 1,8 % de la défense. C’est vous qui me le prêtez pour conférer à mes propos un caractère excessif (qui n’existe qu’au regard de vos valeurs).

    2. Le propos de Philippe Leymarie n’est pas antimilitariste, il pointe d’une part la clandestinité de décisions qui engagent beaucoup d’argent, et, d’autre part, l’inadéquation de ces dépenses par rapport aux besoins exprimés par les militaires. Ceux-ci aimeraient mieux, dans tous les secteurs, des matériels anciens mais bien entretenus, que des armements en or massif à la marge [à la marge en quantité] …

    3. Pour mettre beaucoup d’argent dans l’armée, il faut estimer qu’on a quelque chose à défendre. En quoi la France de Sarkozy, ultralibérale, xénophobe, répressive, pro-américaine, pro-israélienne, vaut-elle qu’on se batte pour elle ? Et où est l’ennemi ?

    4. Je ne vois pas, enfin, pourquoi la pénurie des ressources des ressources devrait nous amener à avoir une armée : pour s’emparer de ces ressources au détriment des autres ? Et pourquoi faire ? Pour continuer à consommer comme des gorets ? Comment ne voyez-vous pas qu’une coopération est, à tous les égards, meilleure qu’une concurrence, surtout si celle-ci débouche sur un conflit.

    Enfin, je ne comprends pas ce que l’eschatologie vient faire là-dedans…

  • permalien carnavon :
    11 octobre 2010 @19h24   « »

    Monsieur Philippe Leymarie aurait probablement embrassé le pacifisme béat de l’entre deux guerres en criant sur les marchands de canons et en priant signor mussolini et herr hitler de rester raisonnables !
    c’est avec cette consternante argumentation que nous avons donné nos avions et nos munitions aux républicains espagnols qui fusillaient à tour de bras au lieu de réarmer notre pays face à la menace fasciste. C’est à Riom que blum et consorts se sont péniblement expliqués... mais l’histoire ne semble pas repasser les plats et Philippe Leymarie continuera de penser qu’il vaut mieux un nouveau munich à de solides et intraitables positions politiques.
    Les émules d’Aristide Briand doivent être aux anges !

  • permalien Ph. Arnaud :
    11 octobre 2010 @21h41   « »

    A Carnavon

    Vous dites : « C’est avec cette consternante argumentation que nous avons donné nos avions et nos munitions aux républicains espagnols qui fusillaient à tour de bras au lieu de réarmer notre pays face à la menace fasciste ».

    1. Les franquistes ont beaucoup plus fusillé que les républicains, et, aujourd’hui encore, les morts républicains gisent dans des fosses communes ignorées et les tentatives de rouvrir ces tombes ont été sabotées par la « justice » espagnole, entravées et sabotées par le patronat espagnol, l’Eglise et l’armée espagnoles, qui sont toujours indécrottablement de droite…

    2. Le gouvernement républicain était le seul gouvernement légitime (car issu des urnes), alors que les franquistes étaient des factieux, qui voulaient redonner aux riches le peu de choses qui avaient été arrachées à ces derniers, ce qui était inique. Il était donc tout à fait normal, moral, légal et légitime d’armer ce gouvernement.

    3. L’armement des républicains par la France a considérablement été en-deçà de ce qu’il aurait dû être, saboté, entravé en France par la droite, le patronat, les radicaux, et, à l’extérieur, par les Britanniques.

    4. La menace fasciste se manifestait d’abord en Espagne car (vous paraissez l’oublier) Franco fut aidé par Hitler et Mussolini, qui expérimentèrent sur les Espagnols les tactiques qu’ils perfectionnèrent plus tard sur nous. Si Franco avait été ratatiné, Hitler y aurait regardé à deux fois avant d’entreprendre ses agressions, à commencer par celle de Munich.

    5. Vous continuez à chanter la vieille scie, ressassée par toute la droite, de Pétain jusqu’à nos jours, selon laquelle pendant que le Front Populaire encourageait la paresse des Français en instituant les congés payés, les Allemands construisaient des tanks et des autoroutes pour nous envahir : toujours le même cliché de l’Allemand travailleur et du Français insouciant. Or, ce cliché est faux ! Archifaux ! La défaite française a été voulue et organisée par la droite et le patronat, qui préféraient Hitler au Front Populaire…

  • permalien th Mercier :
    12 octobre 2010 @10h58   « »

    Cher Monsieur,
    merci pour cet article !

    Mais pourriez-vous nous préciser quels vont être les changements -s’ils existent - dans les retraites des militaires (puisqu’il est d’actualité de déclarer que les français doivent se "serrer la ceinture" ?
    En effet, d’après mes souvenirs, on peut prendre sa retraite après environ 15 ans de service dans l’armée, et cumuler dans le public (un officier peut toucher sa retraite, et devenir professeur ou créer une entreprise) ...

  • permalien ric :
    12 octobre 2010 @16h06   « »

    Bonjour,
    Bien que je n’approuve pas toutes ces dépenses militaires, il semblerait que le rafale soit un des meilleurs avion de chasse polyvalent au monde. J’ai lu dans la presse spécialisée que seul le F22 domine le Rafale dans les airs. Or le F22 aurait un MTBF de 1,7 heure (en moyenne une panne toutes les 1,7 heures de vol). La production du F22 est terminée. Et quand au F35, il ne vole pas encore, couterait une fortune et ne donnerait pas satisfaction...

  • permalien ric :
    12 octobre 2010 @16h19   « »

    Ah oui, et au sujet du Typhoon, il semblerait que cet avion soit un échec. D’après ce que j’ai lu, le projet a été desservit par le trop grand nombre de commanditaires. Chacun y est allé de sa spécification, et du coup l’avion au final ne vaut plus grand chose. Des combats aériens ont été organisés entre divers avions de chasse et le rafale a montré sa supériorité en combat aérien sur tous les autres avions à part le F22.

    Le gripen quand à lui est loin de tenir une quelconque comparaison avec un rafale.

    Si le rafale ne s’est pas exporté, c’est probablement à cause du lobby de l’armement américain qui voit dans le rafale un très sérieux concurrent.

  • permalien parkway :
    13 octobre 2010 @10h37   « »

    A Ph Arnaud.

    pourquoi continuer à discuter stérilement avec les gens comme Nag ???

    il est trop tard pour les discussions vaines.

    il est clair que Nag est bien orienté, bien formaté, et que vous n’en tirerez plus rien.

    Nous sommes à une croisée des chemins où la violence retenue depuis très (trop ?) longtemps va devoir s’exprimer contre les fabricants (d’armes ?) et les poussent-à-la violence comme Nag ;

    Ne me dites pas que nag n’est pas au courant...

  • permalien Bambi noir :
    13 octobre 2010 @22h33   « »

    Je suis d’accord avec Parkway : quelqu’un aussi fin que Ph. Arnaud ne devrait peut-être pas trop s’essouffler à tenter de convaincre des gugus fervents de cette fameuse real politik bien-pensante de télévision qui, combinée au grand capitalisme, peuvent bien remplacer respectivement le clergé et le noble sur le dos du Tiers-État (pardon Lorie, du 9 octobre, mais finalement le banquier et l’actionnaire reviennent, symboliquement, au même me semble-t-il non ?...).

  • permalien Shame :
    15 octobre 2010 @10h45   « »

    Comment peut-on arguer de la préservation de l’emploi pour justifier la fabrication d’engins qui servent à tuer d’autres hommes, à détruire en quelques secondes ce que ceux-ci ou d’autres ont construit souvent péniblement ? Çà aussi çà crée de l’emploi ?
    J’ai honte de devoir écrire ceci à certains de mes semblables. Parfois je me dis qu’ils mériteraient de la prendre sur la gueule cette bombe fabriquée par des smicards bordelais, au nom de la préservation de l’emploi !

  • permalien clovis :
    27 janvier 2011 @13h04   «
    oui et alors ??

    Pour les ignorants : la france a essayé de coopérer avec des alliés européens pour faire un chasseur pour ça marine et son armée de l’air. (anglais, allemands...etc). Mais les besoins et spécificités techniques étaient trop éloignée. Par éxemple seule la france voulait des chasseurs pour une marine, c’est à des chasseurs pour porte-avions capables donc d’apponter. Les spécificités techniques des avions pour porte-avions sont trés différents de celles pour les chasseurs ne se posant que sur des bases aéro-terrestres. De plus les sytemes d’armement, d’emport d’arme, de pod de reconnaissance, l’électronique de était trop éloigné de nos spécificités et nos besoins. Donc le gouvernement français a bien fait ce claque la porte, et de construire le Rafale.
    Encore pour les ignorants qui se marrent car le Rafale ne s’exporte pas. Il y a quelques années le Rafale était en compétition pour un marché en Corée du Sud puis Singapour. Le Rafales s’est toujours retrouvé en tete des face aux concurrent. En Corée du su le Rafale plaisait bien à l’armée, et les dirigeant coréens étaient séduits, mais quand les US ont su cela (en plus nous étions à l’époque juste aprés l’affrontement diplomatique entre les US et la France sur le dossier irakine), Bush a fait comprendre à ses amis coréen qu’il était préférable de choisir un chasseur américain, sinon les US pourrait revoir certains accords de défense, c’est à dire en gros de menacer de retirer les hommes stationnés en Corrée du Sud pour les protéger du voisin du Nord. Contrat pour le Rafale perdu. Pareil pour Singapour où stationne une partie de la flotte US du Pacifique... Et pour finir, dans le domaine de la Défense, les contrats se gagnent avec des commissions occultes, c’est déplorable mais tous les industriels de l’armement au monde font ce genre de pratique, et les etas sont derrieres, c’est un secret de polichinelle et c’est tabou mais c’est comme çà. Et le gouvernement socialiste de jospin entre 98 et 2002 a voté une loi pour interdire ces pratiques en france ; c’est noble mais on voit également que ça pénalise les industriels de l’armement français comme le Rafale. Si il n’y a que la france qui interdit ces pratiques, à quoi ça sert à part foutre en l’aire nos exportations. Encore une fois certains naifs ont cru qu’en faisant cette lois ils allaient changer les pratiques au niveau mondial. Ca n’a rien changé, déja que les US exportent en faisant du chantage politique, et en plus leurs industriels de l’armement peuvent se permettre de verser des commissions occultes avec la bénédiction du gouvernement US.

Ajouter un commentaire