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Boycott d’Israël, un appel indigne

mardi 2 novembre 2010, par Alain Gresh

Dans le quotidien Le Monde daté du 2 novembre, une trentaine de personnalités signent un appel intitulé « Le boycott d’Israël est une arme indigne ».

Il commence ainsi :

« Une entreprise commence à faire parler d’elle en France, consistant à promouvoir un embargo d’Israël tant dans l’ordre économique que dans celui des échanges universitaires ou culturels. Ses initiateurs, regroupés dans un collectif intitulé Boycott, désinvestissement, sanctions, ne s’embarrassent pas de détails. Au vu de leur charte, tout ce qui est israélien serait coupable, ce qui donne l’impression que c’est le mot même d’Israël que l’on souhaite, en fait, rayer des esprits et des cartes. »

« L’illégalité de la démarche ne fait pas de doute et la justice française ne tardera pas à la confirmer. »

Les signataires font référence à des condamnations prononcées par des tribunaux français sur injonction politique (« Quand la France laisse entrer les produits des colonies et poursuit ceux qui s’y opposent »), contre des militants appelant au boycott. Mais, ce qu’ils oublient de dire c’est que, même d’un point de vue purement juridique, il est parfaitement légal d’appeler au désinvestissement et aux sanctions contre un Etat. Le seul point de litige est celui que soulignait Willy Jackson dans un article du Monde diplomatique (septembre 2009), « Israël est-il menacé par une campagne de désinvestissement ? » :

« S’il fait appel à la liberté de chacun de consommer ou de ne pas consommer, le boycott peut contrevenir à certaines dispositions légales lorsqu’il se transforme en incitation à une action collective. En France, par exemple, l’article 225 alinéa 2 du code pénal modifié par la loi n° 2004-204 du 9 mars 2004 portant adaptation de la justice aux évolutions de la criminalité dispose que toute discrimination qui consiste « à entraver l’exercice normal d’une activité économique quelconque » est punie de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende. Ainsi, autant chacun peut librement choisir ce qu’il achète et l’afficher publiquement comme attitude individuelle, autant le fait d’appeler au boycott pourrait tomber sous le coup de cet article. »

Mais même sur ce point, deux remarques s’imposent :

- d’abord, une grande partie des produits israéliens qui entrent en France comportent une composante qui implique une activité économique dans les colonies de Cisjordanie et de Jérusalem-Est. Et c’est en en permettant l’accès libre de ces produits que le gouvernement français viole le droit international. La Cour de justice de l’Union européenne a adopté le 25 février 2010 une résolution stipulant que les produits originaires de Cisjordanie ne peuvent bénéficier du régime douanier préférentiel de l’accord CE-Israël. Quelles mesures les signataires de cet appel préconisent-ils pour arrêter ce scandale ?

- la question que pose le boycott est celle de l’impunité. Comment ne pas comprendre l’indignation devant une occupation qui se poursuit depuis plus de quarante ans sans aucune mesure prise par la communauté internationale contre cette violation du droit international ? Et s’il n’y avait pas eu la flottille de Gaza, le blocus de ce territoire se serait-il (légèrement) assoupli ? Si la société civile n’était pas intervenue, Gaza vivrait encore sous le même blocus (pourtant condamné du bout des lèvres par les Etats-Unis, l’Union européenne, et sans doute la majorité des signataires de ce texte). Les porteurs de valise, qui aidaient le Front de libération nationale algérien violaient la loi, comme la violaient ces Américains qui refusaient de partir au Vietnam.

Les signataires [1] poursuivent :

« Mais la justice sera bien en peine de sanctionner ce qui est essentiel dans cette affaire. C’est pourquoi, nous, associations, citoyens de tous bords, acteurs de la vie de notre pays, tous également attachés à la paix au Moyen-Orient et, donc, à l’avènement d’un Etat palestinien viable et démocratique aux côtés d’Israël, nous sommes convaincus que les boycotteurs se trompent de combat en prenant le parti de la censure plutôt que celui de la paix, celui de la séparation plutôt que celui de la possible et nécessaire coexistence – celui, en un mot, de la haine et non de la parole et de la vie partagées. »

Qui est aujourd’hui, en parole au moins, contre la création d’un Etat palestinien ? Même le président George W. Bush et Benyamin Netanyhou s’y sont ralliés en paroles. Et alors ? Le refus de considérer que l’on a d’un côté un occupant et de l’autre un peuple occupé, d’un côté un Etat puissant, de l’autre une Autorité impuissante, fausse tout possibilité de solution.

Il est significatif que ce texte sur la nécessaire coexistence soit publié alors même que le gouvernement israélien cherche à faire adopter un texte pour empêcher les Palestiniens citoyens d’Israël de pouvoir habiter dans des quartiers juifs (lire le texte de Zvi Bar’el, « South Africa is already here », Haaretz, 31 octobre 2010)

« La possibilité de critiquer, même de manière vive, le gouvernement israélien concernant sa politique vis-à-vis des Palestiniens n’est pas ici en cause. Peu de gouvernements sont autant sévèrement jugés, y compris par certains d’entre nous. Mais la critique n’a rien à voir avec le rejet, le déni, et, finalement, la délégitimation. Et rien ne saurait autoriser que l’on applique à la démocratie israélienne un type de traitement qui n’est réservé aujourd’hui à aucune autre nation au monde, fût-elle une abominable dictature. »

Critiquer Israël ? Finkelkraut, Encel et Lévy critiques du gouvernement israélien ? On croit rêver. En pleine guerre de Gaza, ils justifiaient les crimes commis par l’armée israélienne et, encore plus révoltant, Bernard-Henri Lévy pénétrait dans Gaza assis sur la tourelle d’un char israélien. Quant aux signataires membres du Parti socialiste, faut-il rappeler que leur parti est lié au Parti travailliste, qui a mené les guerres au Liban et à Gaza et qui, aujourd’hui, aux côtés d’Avigdor Lieberman, participent au gouvernement de Benyamin Netanyahou ? et que leur parti est resté passif durant l’invasion de Gaza ?

Certains des signataires critiquent peut-être le gouvernement israélien, mais comment cette critique se traduit-elle en actes ? Ne sont-ils pas coupables de non-assistance à un peuple en danger ?

Quant à l’argument selon lequel on applique à la démocratie israélienne un traitement qui n’est réservé à aucun autre pays, il appelle deux remarques :

- le fait qu’Israël soit démocratique (pour ses citoyens juifs seulement) ne l’empêche pas de commettre des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité. La France martyrisant l’Algérie durant la guerre d’indépendance était aussi un pays démocratique. Faut-il s’étonner que les Palestiniens ne fassent pas la différence entre une bombe démocratique et une bombe dictatoriale ?

- d’autre part, il est vrai que le traitement du gouvernement israélien est sans équivalent : aucun Etat n’a violé impunément autant de résolutions du conseil de sécurité des Nations unies depuis plus de quarante ans, résolutions votées aussi bien par les Etats-Unis que l’Union européenne.

« D’autant que, de plus, la globalité du rejet et sa bêtise font que l’on emporte dans le même mouvement les forces qui, en Israël, œuvrent jour après jour au rapprochement avec les Palestiniens en sorte que les partisans du boycott sont, aussi, des saboteurs et des naufrageurs d’espérance. »

Oui, il y a des forces en Israël qui luttent avec courage, mais ce ne sont pas celles auxquelles les signataires font allusion : faut-il rappeler que non seulement le Parti travailliste mais aussi le mouvement La Paix maintenant ont justifié les guerres du Liban et celles de Gaza ?

Et le texte se poursuit :

« La paix ne se fera pas sans les Palestiniens. Mais elle ne se fera pas non plus sans les Israéliens. Et moins encore sans les intellectuels et les hommes et femmes de culture qui, quels que soient leur pays d’origine ou leur parti pris politique, travaillent à rapprocher les peuples. Céder à l’appel du boycott, rendre impossibles les échanges, infliger aux chercheurs israéliens, par exemple, ou aux écrivains on ne sait quelle punition collective, c’est abandonner toute perspective de solution politique au conflit et signifier que la négociation n’est plus dans le champ du possible. »

L’argument est repris sans cesse pour affirmer qu’on ne peut pas boycotter la culture. Rappelons d’abord que la coopération culturelle et scientifique entre Israël et l’Union européenne concerne avant tout des laboratoires et des universités qui participent directement au complexe militaire israélien. Quant à l’argument sur le boycott des livres ou du cinéma, je renvoie à la polémique autour des cinémas Utopia (« Yann Moix et Le Figaro condamnés »).

Conclusion des signataires :

« Nous n’acceptons pas cet aveu d’échec. Nous pensons que notre rôle est de proposer un chemin de dialogue. C’est pourquoi, nous, signataires, sommes résolument contre le boycott d’Israël et pour la paix – et, précisément, contre le boycott parce que nous sommes pour la paix. »

Mais de quel dialogue, de quelle paix parle-t-on ? Qui pourrait être contre la paix ? Les questions qui se posent sont pourtant simples et devraient interpeller les signataires : la paix est-elle possible avec l’occupation et la colonisation ? Comment obtenir la fin de la colonisation qu’ont poursuivie depuis 1967 tous les gouvernements israéliens sans exception ? Comment mettre fin à l’occupation ? Le mouvement de boycott-désinvestissement-sanction (BDS) représente la réponse de la société civile à l’impuissance de la communauté internationale et pose une simple question : Israël se retirera-t-il des territoires occupés s’il n’y a aucune pression, aucune sanction ? La réponse, pour tout observateur de bonne foi, est non. En ne faisant rien, les signataires sont les complices non seulement de la politique d’occupation, mais aussi de la poursuite de l’impasse avec tous les risques qu’elle fait peser sur l’avenir de la région.

Notes

[1] La liste des signataires :

Yvan Attal, comédien ; Pierre Arditi, comédien ; Georges Bensoussan, historien ; Michel Boujenah, comédien ; Patrick Bruel, comédien et chanteur ; Pascal Bruckner, essayiste ; David Chemla, secrétaire général de JCALL, ; Bertrand Delanoë, maire de Paris ; Frédéric Encel, géopolitologue ; Alain Finkielkraut, philosophe ; Patrick Klugman, avocat ; François Hollande, député (PS) de Corrèze ; Georges Kiejman, avocat ; Anne Hidalgo, première adjointe au maire de Paris ; Bernard-Henri Lévy, philosophe ; Mohamed Sifaoui, essayiste ; Yann Moix, écrivain ; Bernard Murat, directeur de théâtre ; Jean-Marie Le Guen, député ; Pierre Lescure, directeur de théâtre ; Serge Moati, journaliste ; Daniel Racheline, vice-président de JCALL ; Arielle Schwab, présidente de l’UEJF ; Dominique Sopo, président de SOS-Racisme ; Gérard Unger, président de JCALL ; Manuel Valls, député-maire d’Evry ; Michel Zaoui, avocat.

On comparera cette liste à celle des personnalités qui se sont prononcées contre l’inculpation de Stéphane Hessel, Alima Boumediene-Thiery et tous ceux qui ont été mis en cause dans la campagne de boycott]. On notera, parmi elles, Michel Rocard, Laure Adler, Raymond Aubrac, Etienne Balibar, Jean Baubérot, Miguel-Angel Estrella, Eva Joly, Jean Lacouture, Noël Mamère, François Maspero, etc.

216 commentaires sur « Boycott d’Israël, un appel indigne »

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  • permalien sam :
    2 novembre 2010 @15h54   »

    Comme d’habitude, votre article degouline de haine contre israel.
    Aucun mot sur votre site à propos de l’attentat crapuleux perpetré contre les chretiens d’orient ce week end en Irak. Allez vous defilé, ce samedi entre republique et bastille, avec la même ardeur que contre Israel, pour denoncer les crimes des amis du Hamas que vous defendez ?

  • permalien Nacim :
    2 novembre 2010 @16h46   « »

    SAM toujours cette bonne vieille méthode du "regardez ailleur ce qu’il se passe pendant qu’israel massacre...."

    Il n’est pas incompatible d’être à la fois concerné par la souffrance Palestinienne et de la distinguer des agissements criminel d’une bande de dégénéré se revendiquant d’alquaida....

    Soit dit en passant (et je parle en temps que fil d’immigré musulman..) il est surprenant que personne ne soulève le degrès de nuisance assumé de ce groupe terroriste à l’égard des musulmans en général... car tout prouve que cette officine agit selon un calendrier à faire palir d’envie un néoconcervateur USRAELIEN....

    A l’aube d’élection de mi mandat, Alkaka se rappel au bon souvenir du peuple américain, qui sous l’impulsion de lobbys pro sionistes sont de plus en plus islamophobe... Le tea party n’en demandais pas temps Merci BEN LALA...

    Le sinode des évêques du MO se termine avec une mise en garde salvatrice contre l’utilisation du religieux par israel pour justifier de ces crimes dans la région ! et hop revoilà BEN LALA qui fait explosé une église catholique en irak.....

    Si cette immonde individu de Ben Larbin avait un peu de concidération pour les musulmans, voilà bien longtemps qu’il se serait pendu !

  • permalien Noval :
    2 novembre 2010 @16h46   « »

    " la question que pose le boycott est celui de l’impunité "

    Impunité que certains s’octroient en restant tranquillement chez soi, comme si de rien n’était ... Nous vivons décidément une drôle d’époque !

    http://www.haaretz.com/news/diploma...

  • permalien Richard :
    2 novembre 2010 @17h02   « »

    Alain Gresh :

    "Comment ne pas comprendre l’indignation devant une occupation qui se poursuit depuis plus de 40 ans sans aucune mesure prise par la communauté internationale contre cette violation du droit international ?"

    Pour sûr plus de 40 ans, cela ne fera-t-il pas 130 ans l’année prochaine ?

    Chafouins & Cie :

    "Mais la critique n’a rien à voir avec le rejet, le déni, et, finalement, la délégitimation."

    Comment pourrait-on bien de toute façon déligitimer un régime qui n’en a aucune ?

    Pour suivre leur raisonnement de faux-cul, j’invite en outre tout le monde qui s’honore de boycotter comme moi-même tout produit quel qu’il soit, commercial, culturel, artistique, intellectuel, émanent de régime inique à le faire savoir, sans bien entendu appeler à le faire puisque ce serait illégal, à faux-cul faux-cul et demi !

  • permalien Marcovitch :
    2 novembre 2010 @17h02   « »

    Article très linéaire et peu consistant, qui prouve clairement de quel côté vous êtes.
    Jouons au jeu "de quel côté vous êtes" (je suis le premier à jouer à ce jeu) :
    Allons voir si je suis fort à ce jeu :
    Vous êtes du côté Palestinien et contre les méchants Israéliens !
    Ouaih c’est ça j’ai gagné.
    Tus

  • permalien deMontigny :
    2 novembre 2010 @17h32   « »

    Ré-évaluons la chronologie des événements...

    Les européens témoignent de racisme envers les étrangers ; les juifs en particulier. Les anglais colonisent la Palestine. Le racisme extrême-droitiste triomphe lors du dégonflement de l’économie (un peu comme c’est le cas aujourd’hui). Les juifs deviennent boucs émissaires. Le guerre tire vers sa fin et les anglais donnent la Palestine aux juifs. L’économie se dégonfle à nouveau, le racisme européen via l’extrême-droite se manifeste à nouveau - cette fois, les boucs émissaires sont les musulmans.

  • permalien Ph. Arnaud :
    2 novembre 2010 @17h39   « »

    A Sam

    Ce que l’on voit, dans votre message, c’est surtout l’animosité contre le monde musulman (ou les Arabes, ou les deux), par l’amalgame que vous opérez entre les attentats en Irak, d’une part, et le Hamas, d’autre d’autre part. Les deux n’ont rien à voir, sauf pour dire : voyez, les Arabes (ou les musulmans), tous des gibiers de potence…

    Par ailleurs, je vous signale que, depuis les temps apostoliques jusqu’à nos jours il y a toujours eu des chrétiens en Irak – et qu’ils étaient, sous Saddam Hussein, tout à fait peinards. Comme en Syrie, d’ailleurs. Et c’est la « croisade » de Bush, censée apporter au monde musulman la « démocratie », la « tolérance », la « liberté religieuse », qui a fait de l’Irak un ter-rain de chasse pour les musulmans extrémistes*, terrain de chasse dont le gibier s’appelle chrétiens…

    [* Je souligne bien musulmans extrémistes, les deux termes n’étant – loin s’en faut – pas synonymes, les musulmans, notamment dans l’empire ottoman, ayant été beaucoup plus tolérants envers leurs minorités religieuses (les calvinistes hongrois chassés par la Contre-Réforme habsbourgeoise, les juifs chassés par les Rois catholiques) que les « bons » chrétiens l’étaient envers les leurs…]

  • permalien Nathan :
    2 novembre 2010 @17h41   « »

    Le post du dénommé Richard illustre bien le fait qu’une partie de ceux qui soutiennent le mouvement BDS déligitime totalement l’Etat d’Israël. Il ne s’agit pas pour eux de s’opposer à l’occupation post-1967, au blocus de Gaza ou à la discrimination des Israéliens arabes mais leur objectif est de détruire Israël. Merci Richard pour votre franchise.

  • permalien Ph. Arnaud :
    2 novembre 2010 @17h46   « »

    A Marcovitch

    Pourquoi ironisez-vous ? Parce que vous, lorsque vous voyez un adulte agresser un enfant en bas âge, votre premier réflexe est de prendre parti pour l’adulte ?

  • permalien Nathan :
    2 novembre 2010 @18h06   « »

    Ph. Arnaud : 2 novembre @17h39

    Par ailleurs, je vous signale que, depuis les temps apostoliques jusqu’à nos jours il y a toujours eu des chrétiens en Irak – et qu’ils étaient, sous Saddam Hussein, tout à fait peinards.

    "Tout à fait peinards"... C’est ça... Je n’aurais pas trouvé meilleur qualificatif... On trouve de tout aujourd’hui : des nostalgiques de Enver Hoxha, Kim il Sung, Mao, Pinochet, les colonels grecs, Pétain, Franco... et bien sûr, Saddam Hussein. Il parait qu’en Allemagne de l’Est, certains jeunes regrettent le règne de Honecker qu’il n’ont pas connu et en Russie, des militaires chargés de breloques comme des sapins de Noël défilent chaque année en souvenir du petit père des peuples (mais très grand assassin). Ah, cette passion pour l’homme fort !...

  • permalien sebastien :
    2 novembre 2010 @18h10   « »

    le boycott revisité, par un anti colonialiste israélien.

    http://uavj.free.fr/UAVJnews13.htm

    Et aussi :

    "Une campagne citoyenne de boycott et de sanctions contre la politique israélienne n’a de sens que dans une clarté totale : son orientation pour une paix assurant aux peuples du Moyen Orient la sécurité, dans le cadre de la légalité internationale, sur la base des résolutions de l’ONU.
    L’Union Européenne interdit l’importation de produits israéliens provenant des colonies. Il faut exiger la traçabilité des produits israéliens. Un boycott doit être exclusivement tourné contre la colonisation, et non contre Israël dans son ensemble.
    Il s’agit de combattre une politique, pas un peuple.
    Il faut, au contraire, soutenir les forces démocratiques israéliennes qui luttent au côté des forces démocratiques palestiniennes. UAVJ désapprouve un appel au boycott d’Israël, dans des termes qui contestent, implicitement ou explicitement, sa légitimité en tant qu’ État. Une telle orientation est inacceptable. Elle pousserait davantage de citoyens français juifs dans les bras des défenseurs inconditionnels de la politique de la droite israélienne, et renforcerait leur influence."

    http://uavj.free.fr/UAVJtxt35.htm

  • permalien K. :
    2 novembre 2010 @18h10   « »
    Le Boycott d’Israël est un appel indigne mais l’appel au boycott de Jean-Luc Godard est digne.

    Over the last month, articles in the Jewish press — including a cover story titled “Is Jean-Luc Godard an Anti-Semite ?” in The Jewish Journal — have revived a simmering debate over whether Mr. Godard, an avowed anti-Zionist and advocate for Palestinian rights, is also anti-Jewish.

  • permalien sam :
    2 novembre 2010 @18h11   « »

    @Ph. Arnaud
    Les attentats d’Irak comme les attentats kamikazes en Israel ou le lancement de roquettes à l’aveugle sur des populations civiles relevent de la même crapulerie. malheureusement, aucune autorité musulmane religieuse ou morale ne denonce cela.
    La population chretienne en Orient diminue bien avant la "croisade" de bush. Croyez vous que les chretiens du Liban, de Syrie, d’Egypte, etc... ont attendus bush pour immigrer vers des cieux plus tolerants ?

  • permalien Monky :
    2 novembre 2010 @18h20   « »

    Dans cette liste de signataires il y a beaucoup de personnes que je ne suis pas surpris de voir ici. Nombre d’entre eux tiennent en effet régulièrement des propos totalement "indignes" sur la Palestine et Israël. Ces gens se prétendent intellectuels et sont totalement incapables de faire la différence entre un occupant et un occupé. Ils contribuent de plus à renforcer l’antisémitisme en faisant croire qu’un juif ne peut que défendre Israël. Ils monopolisent les médias, masquant la réalité des nombreux juifs condamnant la colonisation mais qui sont malheureusement invisibles dans ces médias.
    Je pense que BHL et sa suite ont une grande part de responsabilité dans la monté d’un nouvel antisémitisme...

  • permalien Deïr Yassin :
    2 novembre 2010 @18h21   « »

    A l’équipe du Monde-Diplomatique.

    Le lien vers la liste des personnalités qui se sont prononcés contre l’inculpation de Stéphane Hessel etc NE MARCHE PAS.

  • permalien Orangerouge :
    2 novembre 2010 @18h22   « »

    Ceux qui refusent ce boycott d’Israël soutiennent en réalité la politique d’expansion coloniale d’Israël et son mépris des Droits Humains les plus élémentaires.

    On trouve parmi ces gens qui refusent le boycott :

    - des racistes pour qui une catégorie religieuse et raciale (pour eux c’est lié) particulière a des droits supérieurs aux autres ; Ceux là sont le déshonneur de leur communauté qu’ils ne représentent aucunement.

    - beaucoup de gens (notamment les politiques, et des gens de la caste médiatico-politique) qui espèrent des retombées positives en terme d’influence, de pouvoir, de cadeaux et d’argent de leur soutien à Israël.

  • permalien Ph. Arnaud :
    2 novembre 2010 @18h42   « »

    A Nathan

    Comme d’habitude, vous êtes expert en l’art de faire dire aux autres ce qu’ils n’ont pas dit… Et, en particulier, de généraliser un propos abusivement et au gré de vos fantasmes. Je reprends donc, posément [en employant des termes simples].

    1. J’ai dit que la situation des chrétiens sous Saddam Hussein (comme, d’ailleurs, celle des femmes) était meilleure qu’après la « délivrance » opérée par les Américains en 2003. [Je si-gnale aussi que, dans un pays aussi allié aux Etats-Unis que l’Arabie saoudite, l’exercice du christianisme est strictement interdit – et que la situation des femmes n’y est guère brillante. Mais que tout cela, au total, n’empêche guère les Américains de dormir].

    2. Cela n’empêchait pas le régime dudit Saddam Hussein d’être une dictature [soutenue par les Américains d’un bout à l’autre, en particulier dans les 12 dernières années, gracieusement accordées par ces mêmes Américains]. C’est vous qui m’inventez une attirance ou une sym-pathie pour Saddam Hussein, à l’instar de ces gens de droite qui vous classent à l’extrême gauche de Kim Il Sung dès lors que vous ne versez pas dans leur délire ultralibéral…

    3. Les anciens combattants soviétiques ne défilent pas chargés de « breloques » mais de médailles gagnées lors de la « grande guerre patriotique », qui vit ces mêmes Soviétiques contribuer de façon décisive à l’écrasement de la Wehrmacht – et corrélativement, à la fin de l’Holocauste. [Et ce contrairement aux Anglo-Américains, dont les filiales implantées en Allemagne, les Ford, General Motors, B.P., etc., contribuèrent jusqu’au dernier jour à alimenter la machine de guerre nazie…].

  • permalien
    2 novembre 2010 @18h56   « »

    à Deïr Yassin : c’est corrigé merci.

    L’équipe du Monde diplomatique

  • permalien Sakhra :
    2 novembre 2010 @19h11   « »

    Pourquoi ironisez-vous ? Parce que vous, lorsque vous voyez un adulte agresser un enfant en bas âge, votre premier réflexe est de prendre parti pour l’adulte ?

    Votre exemple est ahurissant : les Palestiniens ne sont pas des "enfants" mineurs face à des Isréaliens "majeurs" !!!

    Il s’agit de savoir plutôt si on est pour le droit international et la Justice ou pour la violation continue de ce droit international par ceux-la mêmes, qui nous balance sans cesse la résolution 181 de l’Onu, la seule qu’ils reconnaissent, parce qu’elle a permis la création de l’entité sioniste , dans des conditions très discutables.

  • permalien Ph. Arnaud :
    2 novembre 2010 @19h12   « »

    A Sam

    1. En trois ans, du retrait de la bande de Gaza à la guerre de Gaza fin 2008, les Qassam palestiniens ont fait 11 morts parmi la population civile israélienne. Les Israéliens, dans le même temps, ont tué 1700 Palestiniens…

    2. Les Palestiniens ne lanceraient pas de roquettes si les Israéliens ne les avaient pas expul-sés une première fois de chez eux en 1948 (puisque les (prétendus) appels des armées arabes aux Palestiniens à partir de chez eux ne sont que des inventions de la propagande), qu’ils les ont occupés jusqu’à très récemment, et qu’ils les maintiennent dans un blocus tout à la fois illégal, illégitime et ignoble.

    3. Les Palestiniens ne font que se défendre, et se défendre légitimement. Auriez-vous l’idée de qualifier de crapule une femme qui cherche à frapper aux testicules ou aux yeux un homme… qui cherche à la violer ?

    4. Les attentats d’Irak n’auraient pas lieu si les Américains n’avaient pas envahi le pays, s’ils n’avaient pas mis au chômage une armée et une police qui ne trouvait donc plus de raison d’existence, s’ils n’avaient pas divisé le pays en dressant les uns contre les autres chiites, sunnites et Kurdes [diviser pour régner], s’ils n’avaient pas distribué à gogo des armes et de l’argent aux sunnites pour lutter contre Al-Qaida en s’imaginant naïvement que ces mêmes sunnites ne se serviraient pas de ces armes pour leur propre compte.

    La crapulerie est du côté occidental, de façon écrasante…

  • permalien Ph. Arnaud :
    2 novembre 2010 @19h20   « »

    A Sakhra

    Vous avez mésinterprété ma comparaison entre Palestiniens et enfants, d’une part, Israéliens d’autre part. Ce que je voulais dire par cette comparaison, c’est deux choses :

    D’une part, la disproportion énorme des forces entre les parties en présence, disproportion que j’ai bien soulignée en ajoutant « en bas âge ».

    D’autre part le caractère gratuit, méchant, de l’agression, qui ne peut avoir lieu, précisément, qu’entre des parties dont les forces sont disproportionnées. Et non, par exemple, comme un affrontement entre parties équilibrées.

  • permalien
    2 novembre 2010 @19h24   « »

    SAM toujours cette bonne vieille méthode du "regardez ailleur ce qu’il se passe pendant qu’israel massacre...."

    Dites, vous vous excitez tout seul, là, il n’y a pas de massacre de Palestiniens pour le moment.
    Et c’est le moment de dire que la méthode en question est la favorite du Diplo et de ses commentateurs. Je me rappellerai toujours que M. Gresh commençait son article sur les attentats du 11 septembre 2001 par une évocation du 11 septembre 1973 (coup d’Etat militaire au Chili appuyé par les USA).
    Et combien de fois ai-je vu "oui, mais, et les prisonniers palestiniens en Israël"...
    Au Diplo, on a de la peine à imaginer l’humanité comme un panier à crabes : il y a les bons et les mauvais. Mais pour devenir mauvais, il suffit de ne plus être opprimé. Alors, on devient par exemple un "paysan enrichi", voué ipso facto aux gémonies.

  • permalien Lou :
    2 novembre 2010 @20h01   « »

    L’état d’Israël prêt à soutenir financièrement une campagne de réhabilitation de l’Etat hébreu

    Pour Ayalon, si la campagne de délégitimation persiste, elle constituera un véritable obstacle à la paix. Il soutient que pour venir à bout de ce danger, Israël doit s’unir. "Nous avons besoin d’un réseau plus large que les institutions officielles. Au 21e siècle, la communauté toute entière doit faire front pour résoudre ces problèmes."

    Et d’assurer que le gouvernement est prêt à soutenir financièrement une campagne de réhabilitation de l’Etat hébreu. Redorer son image ne sera, toutefois, pas une mince affaire. "Nous ne pourrons faire ça seuls", précise Ayalon.

  • permalien Deïr Yassin :
    2 novembre 2010 @20h02   « »

    Si on compare les signatures de la liste "Boycott d’Israël, un appel indigne" avec celles du soutien à Stéphane Hessel, Alima Boumediene-Thiery et autres, on voit que ces signataires ne jouent pas dans la même catégorie :

    En soutien à Stéphane Hessel et compagnie : Jacques Aron ("Le sionisme n’est pas le Judaïsme"), Jean-Christophe Attias et Esther Benbassa, Raymond Aubrac, Etienne Balibar, Simone Bitton, Pascal Boniface, Jean-Paul Chagnollaud, Gisèle Halimi, Jean Lacouture, Danielle Mitterrand, Edgar Morin, Maurice Rajsfus, Enzo Traverso entre autres.

    Et les politiques : Olivier Besancenot, Jean-Louis Bianco (enfin, un socialiste), Marie-George Buffet, Daniel Cohn-Bendit (JCall déjà du passé ?), Eva Joly, Alain Krivine, Alain Lipietz et Jean-Luc Mélenchon. A s’en souvenir aux prochaines élections.

    Je suis étonnée de voir Dominique Sopo, le président de SOS-Racisme, signer’ l’appel du BHL’ mais il a peut-être des ambitions au PS comme tous ses prédécesseurs.

  • permalien Nathan :
    2 novembre 2010 @20h12   « »

    Ph. Arnaud : 2 novembre @18h42

    1. J’ai dit que la situation des chrétiens sous Saddam Hussein (comme, d’ailleurs, celle des femmes) était meilleure qu’après la « délivrance » opérée par les Américains en 2003.

    A condition de ne pas se trouver dans la ligne de mire de l’une de ses expéditions punitives comme l’attestent les 27 églises détruites lors de l’offensive contre les Kurdes.

    According to the HRW during the Anfal campaign, the Iraqi government :
    Massacred 50,000 to 100,000 non-combatant civilians including women and children ;
    Destroyed about 4,000 villages (out of 4,655) in Iraqi Kurdistan. Between April 1987 and August 1988, 250 towns and villages were exposed to chemical weapons ;
    Destroyed 1,754 schools, 270 hospitals, 2,450 mosques, 27 churches ;
    Wiped out around 90% of Kurdish villages in targeted areas.

    http://en.wikipedia.org/wiki/Al-Anf...

  • permalien Cana :
    2 novembre 2010 @20h34   « »

    le serpent s’excite devant une pacifique campagne civile de BDS.
    Pourquoi ? le giron européen et français qui a nourri le sionisme colonial se sent-il légèrement bousculé sur le flan du Droit si bafoué ailleurs ? Serait-ce parce que cette campagne civile fait un pas de côté pour danser sur un autre air que celui-ci :
    Les Arabes =Nazis qui animaient les 1ers massacres( continus jusqu’à ce jour) dirigés par Ben Gourion et qui font écrire ceci par Idith Zertal :
    En 1948"A Safsaf...à Habun...à Salha ( avant Kafr Kassem), où flottait le drapeau blanc. Il y eut un véritable massacre. ...entre 60 et 70 personnes.Où ont-ils appris un comportement aussi cruels, pareils à celui des nazis !( se demande Yosef Nahmani , officier supérieur de la Hagannah, dans son journal)...Un officier m’a raconté que les plus acharnés étaient ceux qui venaient des camps"P.238-"La nation ou la mort." NOUS N’OUBLIERONS JAMAIS ça.
    Qu’est-ce qui les rend furax nos BHL gonflés à bloc par une chansonnette qui ne marche décidément pas à l’unanimité avec quelques sons (BDS) discordants. Tout le monde ne chante pas :
    Les Arabes = les nazis, et plus récemment les musulmans = les terroristes , avec des variations sur ce thème autour du choc des civilisations , nouvelle croisade impériale.

  • permalien schlomoh :
    2 novembre 2010 @20h39   « »

    sur le même sujet j’ai écrit ça :
    http://la-feuille-de-chou.fr/?p=12833

  • permalien Deïr Yassin :
    2 novembre 2010 @20h40   « »

    CE SOIR sur ARTE, 22H50

    "De Brooklyn au désert" : sur les colons en Cisjordanie.

  • permalien Cana :
    2 novembre 2010 @20h44   « »

    le serpent s’excite devant une pacifique campagne civile de BDS.
    Pourquoi ? le giron européen et français qui a nourri le sionisme colonial se sent-il légèrement bousculé sur le flan du Droit si bafoué ailleurs ? Serait-ce parce que cette campagne civile fait un pas de côté pour danser sur un autre air que celui-ci :
    Les Arabes =Nazis qui animaient les 1ers massacres( continus jusqu’à ce jour) dirigés par Ben Gourion et qui font écrire ceci par Idith Zertal :
    En 1948"A Safsaf...à Habun...à Salha ( avant Kafr Kassem), où flottait le drapeau blanc. Il y eut un véritable massacre. ...entre 60 et 70 personnes.Où ont-ils appris un comportement aussi cruels, pareils à celui des nazis !( se demande Yosef Nahmani , officier supérieur de la Hagannah, dans son journal)...Un officier m’a raconté que les plus acharnés étaient ceux qui venaient des camps"P.238-"La nation et la mort." NOUS N’OUBLIERONS JAMAIS ça.
    Qu’est-ce qui les rend furax nos BHL gonflés à bloc par une chansonnette qui ne marche décidément pas à l’unanimité avec quelques sons (BDS) discordants. Tout le monde ne chante pas :
    Les Arabes = les nazis, et plus récemment les musulmans = les terroristes , avec des variations sur ce thème autour du choc des civilisations , nouvelle croisade impériale.

  • permalien Ph. Arnaud :
    2 novembre 2010 @20h49   « »

    A Sam

    Vous dites : « …il n’y a pas de massacre de Palestiniens pour le moment. » Oui, comme vous le dites si suavement, « pour le moment »…

    Ce n’est pas Alain Gresh mais Ignacio Ramonet qui, en octobre 2001, a (très opportunément) rafraîchi la mémoire de tous éditorialistes et autres américanolâtres. Ce rappel était éminemment sain après tout le cinéma (dans tous les sens du terme) dont les Américains nous avaient gavés durant au moins trois jours.

    Par comparaison, il s’agissait même d’une saturation, d’une monopolisation plus grande encore que le débarquement sur la lune du 21 juillet 1969. Alors que l’annonce des massacres des Tutsis au Rwanda (qui fit 500 000 morts au bas mot, sinon 800 000, à comparer aux 3000 du 11 septembre 2001…) fut interrompue durant au moins 24 heures pour laisser place à un événement autrement important, autrement émouvant (pour les téléspectateurs du Nord) : la mort d’Ayrton Senna le 1er mai 1994…

    Ce qui a surtout frappé – humilié, inquiété - les Américains, ce ne sont pas ces 3000 morts (du même ordre que ceux de Pearl Harbour, événement militairement mineur), mais le crime de lèse-majesté perpétré contre Sa Seigneurie américaine, qui avait l’habitude de frapper sans recevoir de réponse.

    Cela dit, oui, il y a des causes sans nuances avec des bons d’un côté et des mauvais de l’autre ; l’ANC et l’apartheid, les mouvements de libération nationale et les armées des mé-tropoles colonisatrices, Allende et Pinochet, Battista et Castro, Lumumba et Mobutu, Ben Barka et Hassan II, et, dans le cas qui nous occupe, les Palestiniens et les Israéliens…

  • permalien viviane :
    2 novembre 2010 @21h15   « »

    moi ce qui m’étonne c’est qu’on prétende que le boycott empechecrait le "raprochement" entre israelien et palestiniens épris de paix, mais qui organise le blocus de Gaza ? qui fait en sorte que pour tous les palestiniens vivant dans les territoires occupés selon la designation consacrée ne peuvent se déplacer librement ? jouent a la roulette russe a chaque fois qu’ils vont en visite chez un parent refugié parce qu’ils ne sont pas surs de pouvoir rrentrer a leur retour ou de ne pas etre arretés pour avoir parlé avec un libanais donc forcement membre du hezbollah et se retrouver en taule durant des mois voire des années ? ameer makhoul... ou encore un an parce qu’on ne saurait traduire "innocent" en musulman ?http://www.haaretz.com/print-editio...

  • permalien thivend.pierre@orange.fr :
    2 novembre 2010 @21h33   « »

    J’avais une haute estime pour Pierre Arditi ; qu’est-il allé se compromettre avec les BHL, Finkielkraut, Encel et cie ?
    Pierre

  • permalien Tsadik36 :
    2 novembre 2010 @21h38   « »

    Je suis à peu de choses près d’accord avec Nathan quand il écrit : "une partie de ceux qui soutiennent le mouvement BDS déligitime totalement l’Etat d’Israël. Il ne s’agit pas pour eux de s’opposer à l’occupation post-1967, au blocus de Gaza ou à la discrimination des Israéliens arabes mais leur objectif est de détruire Israël".

    Effectivement, il s’agit AUSSI non pas de "déligitimer" Israël (on ne peut "déligitimer" ce qui n’est pas légitime et ne l’a jamais été) mais de mettre en évidence chaque fois que c’est possible cette absence de légitimité, qui découle de l’impossibilité pour une puissance coloniale de l’acquérir jamais.

    Et, de fait, il ne s’agit pas seulement de lutter contre l’occupation et l’annexion rampante des conquêtes militaires de 1967 ou contre le blocus de Gaza (épiphénomène). Il s’agit aussi du refus de considérer - si sincères puissent-ils être, c’est sans intérêt - les militants du prétendu « camp de la paix » israélien comme autre chose que des voleurs qui passent aux aveux mais entendent conserver le butin.

    Cela exclut-il qu’on puisse imaginer une paix négociée ?

    Nullement. Mais un accord basé sur le retour intégral aux frontières de facto du 5 juin 1967 devrait tout à un certain réalisme (résignation ?) et très peu à la justice et au droit.

  • permalien Yvan :
    2 novembre 2010 @22h01   « »

    BHL, Lévy, Lanzmann... Comment ils confisquent le débat sur Israël - Analyses

    « Le problème, c’est le système médiatique autour de ces personnes, qui laisse passer des énormités que l’on ne devrait pas pouvoir publier sans réponse, juge Alain Gresh, journaliste au Monde diplomatique spécialiste du Proche-Orient, et auteur du blog Nouvelles d’Orient. Alors que BHL profère des absurdités factuelles sur le blocus Gaza, Laurent Joffrin ne lui répond pas sur ce plan-là, factuel, comme si c’était inutile. C’est très problématique. »
  • permalien Ph. Arnaud :
    2 novembre 2010 @22h20   « »

    A Nathan

    Ce que vous oubliez de préciser, c’est que ces églises n’ont pas été détruites en tant que telles (comme actuellement, par un gouvernement mis en place par les Américains) mais en tant qu’elles se trouvaient dans un territoire habité par les Kurdes.

    Le plus grand massacre de catholiques commis au XVIe siècle et le plus grand saccage d’églises eurent lieu lors du Sac de Rome, effectué par les soldats de Sa Majesté Très catholique le roi d’Espagne, quelques décennies plus tard, principal soutien du concile de Trente…

  • permalien Richard :
    2 novembre 2010 @22h35   « »

    Tsadik36 :
    2 novembre @21h38
    (...)
    Et, de fait, il ne s’agit pas seulement de lutter contre l’occupation et l’annexion rampante des conquêtes militaires de 1967 ou contre le blocus de Gaza (épiphénomène). Il s’agit aussi du refus de considérer - si sincères puissent-ils être, c’est sans intérêt - les militants du prétendu « camp de la paix » israélien comme autre chose que des voleurs qui passent aux aveux mais entendent conserver le butin.
    (...)

    Tout à fait ! Mais on observera que d’abord ce prétendu « camp de la paix » est en voie d’extinction, il n’y a qu’à jeter un œil sur les résultats « des élections », ensuite que ceux d’entre eux dont on ne peut douter de la sincérité ont la cohérence de quitter la Palestine occupée tel un Gilad Atzmon par exemple et que comme lui ils sont le premiers à présenter ce prétendu « camp de la paix », cette soi-disant « gauche sioniste » comme étant une escroquerie intellectuelle visant à fournir une alternative sioniste au sionisme tel qu’on le connait.

  • permalien Cana :
    2 novembre 2010 @22h47   « »

    Schlomo je regrette , nous ne sommes pas sur la même longueur d’onde . Lorsque vous dites la Palestine sous israêl , je dirais plutôt la Palestine génocidée à petit feu, lentement . Que l’Histoire de la Palestine existe malgré la destruction des Palestiniens, rien ne peut abolir l’Histoire d’un peuple. Surtout si ce peuple a depuis des siècles tissé des liens de cultures et de civilisations autour de lui. croyez-vous que les Baalbeck , les Septembre Noir , les Sabra et Chatila, les Cana , tous les petits cousins de Kafr kassem et Deir Yassin vont simplement énoncer" la Palestine sous Israêl", affublé d’un rappel pour soutenir "les courageux israéliens" qui osent appuyer la campagne BDS. Certes c’est pas mal . Mais si loin de la réalité génocidaire du programme du gouvernement israélien. Mahmoud Darwiche le poète de la Palestine n’écrivait-il pas qu’il fallait consoler les tueurs d’avoir tué ?
    Nous n’oublierons jamais qu’il s’agit, depuis 1948 d’un programme de destruction des Palestiniens.

  • permalien HISTOIRE :
    2 novembre 2010 @23h11   « »

    Israël compte sur un affaiblissement du président américain

    http://www.lemonde.fr/ameriques/art...

    ===========================

    Ils l’affaiblissent ou ils comptent seulement ... ?

  • permalien Tsadik36 :
    2 novembre 2010 @23h20   « »

    @ Richard

    Gideon Levy est même d’avis que le soi-disant "camp de la paix" n’a jamais existé ( http://www.haaretz.com/print-edition/opinion/there-has-never-been-an-israeli-peace-camp-1.264264 ). Sa marginalisation actuelle, sa quasi-extinction, n’a donc que peu d’importance.

    Il en va tout autrement de gens comme Michel Warschawski, par exemple, même si contrairement à Atzmon il réside toujours à Jérusalem et n’est pas retourné vers son Alsace natale. Là n’est pas la question. Ce dont il s’agit est de savoir si ceux qui choisissent de vivre là et souhaitent y rester l’envisagent sur un pied d’égalité avec les Palestiniens ou dans un rapport colonial teinté d’orientalisme (au sens d’Edward Saïd).

    A cet égard, c’est pratiquement un chef d’oeuvre que nous livre le site web du Jerusalem Post, avec cet article ( http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1288001884927&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull ) qui explique que dans les jours qui viennent l’armée d’occupation va juger de la capacité de la justice de l’Autorité Palestinienne (qui ne dispose plus d’aucune légitimité démocratique) à juger comme il convient les auteurs palestiniens d’un attentat contre des colons.

    L’Autorité Palestinienne - qui dans les faits fait depuis déjà longtemps la majeure partie du "sale boulot" de l’occupant en assurant la répression contre la population occupée à sa place - est donc sommée de démontrer que ses juges sont capables de se montrer aussi implacables et indifférents que les juges militaires israéliens aux principes du droit, qui reconnaît le droit des peuples opprimés à résister, y compris par les armes (autre chose étant de savoir si c’est efficace et opportun).

    A ce prix, elle obtiendra la bénédiction de la "communauté internationale" et de l’occupant pour poursuivre leur oeuvre commune de destruction de la Palestine, entamée bien avant 1948 et qui n’est pas près de s’achever. Les accusés étant membres du Hamas, cela ne posera guère de problèmes de conscience à Salam Fayyad, l’homme du FMI, et à son compère pétainiste Mahmoud Abbas.

    Préserver les privilèges de la petite minorité qui se pavane et fait son beurre à Ramallah a un prix, et ils sont bien décidés à le payer, ou plutôt à le faire payer à leur peuple.

  • permalien K. :
    2 novembre 2010 @23h34   « »

    La logique des propagandistes israéliens.

    Pourquoi améliorer les conditions des prisonniers en Israël : en Chine la situation est bien pire ;

    pas besoin d’améliorer les services de santé : aux USA, 50 millions de personnes n’ont pas d’assurance ;

    pas besoin de réduire l’écart entre les riches et les pauvres : au Mexique, il est plus important ;

    nous pouvons continuer à assassiner sans procès : les Britanniques le font aussi ;

    les droits humains sont protégés ici : les Iraniens sont bien pires ;

    il n’y a pas de corruption en Israël : regardez ce qui se passe en Afrique ;

    les USA ont la peine de mort : adoptons-la, nous aussi ;

    il est même permis de tuer des journalistes dissidents : regardez les Russes.

    Nos jubilants propagandistes ont changé de tactique : nous ne sommes plus « l’armée la plus morale du monde », affirmation dont toute personne raisonnable peut voir le ridicule.

    Maintenant ils disent : « nous sommes aussi épouvantables que tous les autres ». [Mais] Israël n’est pas jugée uniquement en fonction de l’une ou l’autre de ses opérations militaires, mais à l’aune de son occupation qui dure depuis des décennies et dont on ne voit pas la fin. Une occupation aussi longue est sans pareille dans le monde moderne et c’est une honte ..,

  • permalien markolopa :
    2 novembre 2010 @23h40   « »

    Il y quelque chose que je ne comprends pas de ces signataires. Ne se rendent-ils pas compte que cet appel est — plus qu’autre chose — une propagande de l’initiative de boycott ? Sont-ils à ce point là aveuglés par leur narcissisme à point d’imaginer que l’opinion publique va se soumettre à ce mixte d’intimidation et d’arguments fallacieux ?

    Merci à ces signataires d’utiliser leur accès privilégié aux médias pour parler du boycott... et à Alain Gresh qui pour sa vigilance et son combat serein et intelligent contre ces faux défenseurs de la paix et de la justice.

  • permalien elbé :
    2 novembre 2010 @23h55   « »

    Effectivement la liste des signataires de l’une et l’autre pétition est parlante...

    La pauvreté des arguments , dont celui-ci toujours rabaché, qui pourtant, à l’épreuve des faits a démontré son inefficacité :
    Ceux qui boycottent Israel ne veulent pas la paix !
    Si on veut la paix entre israéliens et palestiniens, il ne faut pas montrer du doigt Israel. Ce serait mettre de l’huile sur le feu, en braquant les israeliens et en excitant la haine des arabes.

    Et les mêmes de ne JAMAIS se gêner pour pourfendre les palestiniens quand ils se révoltent et même quand ils ne se révoltent pas...Les mêmes de cracher sur les arabes ou les musulmans en général.

    Ils nous disent aussi que ce serait retarder d’autant un futur état palestinien.

    Mais je ne vois pas ce que la complaisance vis à vis d’Israel depuis plus de 40 ans a apporté comme contribution à un état palestinien...

    Ils prennent vraiment les gens pour des c.

    L’indulgence et la diplomatie n’ayant rien donné seules des sanctions et le boycott par les populations, (puisque les états ne bougent guère) sont, pour l’instant, susceptibles de faire bouger les choses.

    Et contrairement à ce que certains disent, notemment les sionistes "modérés", dans un rapport de force tel celui qui se joue là-bas, une autre force, pacifique celle là, ( à défaut d’une autre) peut et doit se révéler efficace.

    Sinon, on n’ aurait pas, aux plus hauts sommets décidés de pénaliser le boycott. Ce qui prouve qu’Israel s’inquiète vraiment de l’impact du boycott sur son économie et son image.

  • permalien Richard :
    3 novembre 2010 @00h26   « »

    Tsadik36 :
    2 novembre @23h20
    @ Richard
    (...) Il en va tout autrement de gens comme Michel Warschawski, par exemple, même si contrairement à Atzmon il réside toujours à Jérusalem et n’est pas retourné vers son Alsace natale. Là n’est pas la question. Ce dont il s’agit est de savoir si ceux qui choisissent de vivre là et souhaitent y rester l’envisagent sur un pied d’égalité avec les Palestiniens ou dans un rapport colonial teinté d’orientalisme (au sens d’Edward Saïd). (...)

    Effectivement mais je suis de ceux qui doutent qu’au terme de l’aventure sioniste, nombreux seront ceux voudront rester au Moyen Orient, mais enfin l’avenir nous le dira...

  • permalien Deïr Yassin :
    3 novembre 2010 @01h55   « »

    Le premier sur la liste des signataires du "Boycott d’Israël, un appel indigne" est l’acteur Yvan Attal. Je ne le connais pas bien comme acteur, mais j’espère qu’il a plus de talent dans ce domaine que comme défenseur de l’Etat d’Israël.

    Chez Ardisson dans l’émission "Salut les Terriens", on a quand même eu droit à des énormités. Des extraits :

    "J’ai plutôt tendance à dire que l’armée israélienne est une armée exemplaire, et je le pense sincèrement. Je ne vois pas beaucoup d’armée qui sont capables d’envoyer des textos et des tracts pour dire aux civils : "cassez-vous. Ne jouez pas le jeu du KHamas".

    "Pourquoi les Palestiniens ne font pas le sacrifice de la Cisjordanie et les israéliens ne font pas le sacrifice d’un territoire près de Gaza, enfin j’en sais rien"

    Oui, on pourrait toujours essayer de fourguer le Néguev aux Palestiniens en contrepartie de la Cisjordanie.

    Comment un tel inculte peut avoir du temps à l’antenne me reste un mystère.

    - www.dailymotion.com/video/xb...
    La ’performance’ de Attal à partir de min : 3:00

  • permalien Yvan :
    3 novembre 2010 @06h25   « »

    Le Liban préconise de mener de front une « lutte contre l’antisémitisme » et « une lutte contre le terrorisme d’état »

    Cette proposition fait suite à une première proposition de la France visant à mener « la lutte contre l’antisémitisme », initiée par le premier ministre François Fillon dans la foulée de la guerre de destruction israélienne de Gaza (Décembre 2008). Le Liban, à la conférence d’Istanbul, début octobre, a voulu compléter la proposition française en la couplant avec la lutte contre « le terrorisme d’état ».

    « Les médias audiovisuels ont fait leur devoir en condamnant le Mur de Berlin, mais observent une attitude honteuse quand il s’agit du « Mur de séparation » raciale en Palestine », a notamment relevé M. Hassan Hamadé, dans son intervention à la conférence d’Istanbul.

    « L’enfance est la victime de cet apartheid qui s’exerce contre le peuple palestinien. Les médias audiovisuels dits « libres » n’ont pas hésité à condamner l’Apartheid en Afrique du sud, mais observent une attitude honteuse vis à vis de l’Apartheid qui frappe le peuple palestinien (…). La souffrance de l’enfance palestinienne est presque absente des médias audiovisuels qui se veulent défenseurs des mineurs. Ces pratiques perverses ne pourraient qu’augmenter le nombre des femmes et hommes libres qui voient en cette injustice l’illustration de l’existence d’un rideau de fer beaucoup plus pervers que celui qui existait avant la chute du mur de Berlin », a ajouté M. Hamadé, déplorant cette « culture du mensonge ».

  • permalien sebastien :
    3 novembre 2010 @10h39   « »

    Je suis contre les poursuites contre Stéphane Hessel, et ceux qui lancent la campagne BDS.
    Les procès en diffamations : il y en aura dans les deux camps, des victoires, et des défaites.

    Les procès pour crime de guerre ?
    Les tribunaux poursuivant les israéliens vont-ils aussi poursuivre les crimes de guerre du Hamas et du hezbolah, sur les quels la campagne BDS est silencieuse.

    Une faiblesse criante dans la campagne BDS : quel est le but politique recherché ?
    Le démantèlement de l’Etat d’Israël, deux Etats vivant cote à cote ?
    C’est vague la dessus, qu’est ce que veut dire le respect de la légalité internationale ?
    Le démantèlement d’Israël ?
    Chacun peut voir midi à sa porte.

  • permalien barichane :
    3 novembre 2010 @11h11   « »

    Tout d’abord bonjour à tous ... aprés lecture de tous les commentaires j’ai constaté que leur majorité sème la haine entre des ETRES HUMAINS ...à mon avis : je pense que Notre Monde a changé... c’est fini la Guerre des RELIGIONS.... il est nécessaire de vivre en Paix ... et s’occuper d’Urgence du Problème de la Pollution qui a tendance à détruire petit à petit notre Race humaine .../ merci .

  • permalien Carole :
    3 novembre 2010 @11h26   « »

    Bravo Alain Gresh, il est temps qu’un journaliste ose dire ce que nous pensons. Personnellement je n’achète aucun produit d’ Israel et j’encourage tous mes amis et ma famille à faire de même. Depuis 60 ans Israel viole le Droit International en toute impunité. Les Etats Unis toujours prompt pour attaquer une démocratie socialiste ou un pays qui regorge de pétrole ne toucheront pas Israel car le lobby sioniste amèricain finance largement les campagnes electorales.La lacheté des occidentaux n’est plus à démontrer.

  • permalien André (UJFP) :
    3 novembre 2010 @11h43   « »

    Bonjour,
    - Il me semble qu’il y a un élément que Alain Gresh ne rappelle pas et qui sauf erreur n’est pas évoqué dans les commentaires : le boycott n’est pas une initiative européenne, c’est une réponse à l’appel le plus large qu’ait jamais initié la société civile palestinienne, plus de 170 associations, syndicats, partis à ce jour. C’est important, car il y a toujours le risque qu’un boycott pénalise la population concernée. Appeler au boycott d’Israël est de la part du peuple palestinien un acte de courage.
    - de retour d’Israël Palestine depuis hier dans le cadre d’une mission commune d’associations juive et arabes laïques françaises,, je peux ajouter trois petites choses
    * si le "camp de la paix" version ’la Paix maintenant’ n’existe guère comme l’explique bien G.Lévy, il y a encore en Israël une poignée de militants anticolonialistes qui aujourd’hui appellent au "boycott from within", un boycott de l’intérieur qui soutient politiquement l’appel au BDS. Des universitaires soutiennent même le boycott de leurs propres instituts
    * je ne peux ici développer les exemples de la "guerre de basse intensité" que mène Israël contre le peuple palestinien, reprenant puits par puits, mètre carré par mètre carré, maison par maison (à Jérusalem Est) ; que ceux qui voient en Tsahal une armée éthique aillent à Hébron constater l’humiliation quotidienne subie par les habitants de la part d’une armée protégeant les colons les plus extrémistes.

  • permalien Deïr Yassin :
    3 novembre 2010 @12h13   « »

    @ sebastien

    Vous demandez : "quel est le but recherché de la campagne BDS ?"
    Réponse : sortir de l’impasse dans laquelle se trouve Israël/Palestine en faisant pression sur les seuls décideurs actuels, à savoir les Israéliens.

    Beaucoup d’Israéliens, des sionistes convaincus, sont pour le BDS pour ’sauver Israël d’elle-même’. Parce qu’ils voient l’Etat binational s’installer petit à petit sur le terrain, et qu’ils espèrent sauver un Etat juif avant qu’il soit trop tard.

    Cela n’est bien évidemment pas ni mes préoccupations ni celles des Palestiniens en général. Vous trouvez des deux côtés des gens en faveur de la solution à deux Etats, et d’autres en faveurs d’un Etat ’binational’.

    Je ne sais pas si vous lisez et comprenez l’anglais mais ici un article de Neve Gordon que vous devez connaitre. Un des premiers Israéliens à prôner le BDS de l’intérieur :

    - http://jfjfp.com/?p=4667
    Son article commence après l’introduction.

    Ici une conférence qui dure 30 minutes. Il parle très lentement et très clairement. Il y aborde les perspectives de la solution à deux Etats vs celle d’un Etat binational ou fédéré comme il l’explique.

    Il insiste bien sur le fait que selon lui, l’Apartheid est présent partout du Jourdain à la Méditerranée.

    Neve Gordon n’est pas du tout un anti-sioniste viscéral, comme certains aiment les nommer. Il fut pendant longtemps pour deux Etat, mais Netanyahou lui a fait changer d’avis.

    Il dit que la solution à deux Etat a été coopté par l’extrême-droite israélienne dans son discours mais dans le seul but de faire perdurer l’Apartheid.

    - www.youtube.com/watch ?v=4EmL...

  • permalien Deïr Yassin :
    3 novembre 2010 @12h24   « »

    Une lettre qui a déjà été posté mais vaut mieux deux fois qu’une.

    Michel Warschawski : "Oui au BDS contre Israël : Une réponse à Uri Avnery"
    http://www.alternatives.ca/fra/jour...

  • permalien Lucien :
    3 novembre 2010 @12h54   « »
    Deux questions à Alain Gresh

    1. Sur quoi se fonde votre affirmation selon laquelle « une grande partie des produits israéliens qui entrent en France comportent une composante qui implique une activité économique dans les colonies de Cisjordanie et de Jérusalem-Est » ?

    2. Où vous situez-vous, entre ceux qui prônent le boycott des produits provenant des territoires occupés et ceux qui prônent un boycott total d’Israël, y compris ses activités économiques (très largement majoritaires) situées à l’intérieur de la « ligne verte » ainsi que ses activités culturelles et sa recherche universitaire ?

  • permalien Yvan :
    3 novembre 2010 @13h16   « »

    Quitte à être censuré pour une troisième fois, je persiste à vouloir faire mon commentaire, d’une part parce qu’on m’y invite et ensuite, parce qu’il ne tombe dans aucun des cas de censure prévu par A. Gresh sur son site, et parce qu’il en vaut bien un autre.

    Faire croire aux Palestiniens qu’un microcosme parisien pour des raisons qui leur appartiennent, se mobilisent contre la campagne de boycott, ou la lapidation de Sakineh Mohammadi, ou la persécution des Tibétains des Ouïgours, ou des Iraniens, c’est au mieux être au mieux naïf au pire malhonnête.

    A chaque jour sa légitime indignation si possible islamophobe (mais Tchéchènes et Ouïgours montrent qu’elle peut être maccartiste) dans un maximum de media de la presse économique jusqu’aux magazines de mode (comme montré dans mon précédent post effacé).

    La réalité est bien différente, et quiconque fait lui-même ses courses sait que la seule chose que les consommateurs regardent en cette période de chômage, c’est les prix. Les gesticulations folkloriques d’intellectuels est parfois entrevue au zapping de Canal+, mais guère plus.

    Les sites pro-palestiniens qui évoquent avec nostalgie le boycott de l’Afrique du Sud, oublie que ce boycott à réussi parce qu’il était porté par la presse de masse elle même engagée dans la lutte des droits civiques américains. Actuellement cette presse est 100% israélienne.

    La réalité la voilà :

    Faire croire que l’action du consommateur final, sera efficace, est aussi pathétique que de faire croire aux enfants qu’ils sauveront la planète en éteignant la lumière pour se laver les dents.

    La campagne de boycott est bien moins efficace (en dehors de l’image médiatique des sus-nommés) que les flottilles pour Gaza.

  • permalien Nathan :
    3 novembre 2010 @13h25   « »

    La plupart des signataires de la pétition anti-BDS étant des artistes et des intellectuels (et aussi quelques hommes politiques il est vrai), il me semble que ce n’est pas tant contre le boycott des produits israéliens qu’ils s’insurgent mais plutôt contre le boycott culturel. Qu’on refuse de consommer des agrumes israéliens, a fortiori si ceux-ci proviennent des territoires occupés, est compréhensible. Mais ce qui choque, c’est de refuser par principe de lire un roman de Zeruya Shalev ou d’aller voir un film d’Amos Gitaï. Faut-il s’interdire d’écouter la voix d’en face ? En laissant entrevoir des réalités complexes, les écrivains et les artistes ne sont-ils pas ceux qui permettent de dépasser les clivages abrupts et les oppositions tranchées ?

  • permalien Robespierre :
    3 novembre 2010 @13h43   « »

    Si un appel digne du sophiste sioniste en chef, j’ai nommé BHL. Si les signataires sont contre le boycott mais c’est bien entendu parce qu’ils sont pour la paix (de là à savoir quelle paix). De même que Bush a envahi l’Irak pour apporter la démocratie à ces arriérés d’Irakiens, les européens ont colonisé pour exporter la civilisation ou encore toute autre chose, la réforme Fillon des retraites avait pour but de sauver le régime par répartition.
    En tout cas, je me souviendrai de certains signataires : Delanoë qui aggrave son cas(esplanade Ben Gourion, Gilad Shahit), Hollande, Hidalgo. Le PS est encore bien plus sioniste que je le pensais. Ne parlons pas de SOS-Sionisme.

  • permalien Noval :
    3 novembre 2010 @14h04   « »

    On ne sait s’il faut en rire ou en pleurer ... :

    http://ambisrael.wordpress.com/2010...

  • permalien Deïr Yassin :
    3 novembre 2010 @14h25   « »

    @ Nathan 3 nov 13h25

    "Il me semble que ce n’est pas tant contre le boycott des produits israéliens qu’ils s’insurgent mais plutôt contre le boycott culturel"

    Il me semble que que vous sortez cette analyse de votre chapeau. Rien n’indique une telle distinction, et connaissant BHL, Finkielkraut, Encel et notre ’Al Pacino national’ Attal, cela m’étonne beaucoup qu’ils font une distinction quelconque.

    "Faut-t-il s’interdire d’écouter la voix en face"

    On l’a assez entendu, la voix en face. Cela fait 62 ans qu’elle nous berne. Au lieu de parler au monde, cette voix ferait mieux de parler aux Israéliens pour les raisonner.

    Il s’agit de faire pression sur les Israéliens pour qu’ils changent de politique, et personnellement, je pense que le boycott culturel et universitaire est aussi, voire PLUS, efficace que le boycott économique qui se contourne plus facilement.

    Le boycott culturel est aussi Ken Loach et Mike Leigh qui refusent d’aller en Israël, Annie Lennox qui refusent d’y chanter alors qu’elle a deux enfants avec un Israélien. Tout cela force l’Israélien même le plus ’introverti’ de réaliser que le monde entier - civil en tout cas - en a marre.

  • permalien Roger :
    3 novembre 2010 @15h10   « »
    Boycott d’Israël : qu’est-ce qui est vraiment « indigne » et « illégal » ?

    Sur le même thème : Boycott d’Israël : qu’est-ce qui est vraiment « indigne » et « illégal » ? http://www.michelcollon.info/Boycot...

  • permalien sebastien :
    3 novembre 2010 @15h15   « »

    MICHEL WARSCHAWSKI
    « Pour nous, le Sionisme n’est pas un mouvement de libération nationale, mais un mouvement colonialiste, et l’État d’Israël est et a toujours été un État colonial. La paix, ou, mieux, la justice, ne peuvent être réalisées sans une totale décolonisation (on peut dire dé-sionisation) de l’État d’Israël »

    C’est son droit de le penser, mais dans ce cas il doit quitter Israël, cesser de profiter, et de faire fonctionner, (par ces impôts), l’Etat raciste/colonial crée par le sionisme.

    Pour l’immense majorité des israéliens, et même des juifs, considèrent le sionisme comme un mouvement de libération national, car il a mené à l’indépendance du pays des israéliens.
    Sans le sionisme, il n’y aurait pas d’israéliens.

    Si on désionise Israël, peut-on parler encor d’Israël ?

    par contre, il me semble que Mustafa Bargouti, un des initiateur de la campagne BDS, estime qu’il est possible d’adapter cette campagne celon les situation particuliére.

  • permalien Laurent Szyster :
    3 novembre 2010 @15h24   « »

    Voici les trois raisons invoquées par Alain Gresh justifiant un boycott total d’Israel, suivies chaque fois de leur réfutations :

    * d’abord qu’une grande partie des produits israéliens qui entrent en France comportent une composante qui implique une activité économique dans les colonies de Cisjordanie et de Jérusalem-Est

    Quelle partie des films israéliens, les romans en hébreux et des publications universitaires est fabriquée en Cisjordanie ou Jérusalem-Est ? Confondre houmous et idées, agrumes et arts, l’antisionisme l’a fait !

    * la question que pose le boycott est celle de l’impunité.

    Puisque les organisations française participant à ce boycott ne forment pas une cour de justice internationale reconnue, elles n’ont pas le droit de juger et encore moins de punir une nation.

    La seule autorité que ces organisations peuvent revendiquer est morale.

    Il se trouve qu’elles vont la chercher au mauvais endroit.

    * aucun Etat n’a violé impunément autant de résolutions du conseil de sécurité des Nations unies depuis plus de 40 ans

    Mais ce n’est pas parce qu’aucun autre Etat n’a violé autant le droit international et humanitaire. Il y a en fait des tas d’Etats qui on fait bien pire sans que les foudres de l’ONU ne s’abattent sur eux.

    On attend toujours la condamnation de la France pour complicité de crimes contre l’humanité au Rwanda et on attendra sans doute au moins jusqu’à ce que le droit de veto au Conseil de Sécurité lui soit retiré.

    L’autorité de l’ONU est politique pas morale, ses jugement sont par définition amoraux.

    La fréquence à laquelle l’Etat d’Israel est condamné par l’ONU n’indique donc pas que son comportement est le plus immoral parmi les nations.

    En conséquence ce n’est pas en se basant sur les condamnations répétées de ce tribunal des "Animaux Malades de la Peste" que l’on peut s’arroger le droit moral d’appeler au boycott "sans équivalent" de la seule nation juive.

    L’indignité est chez ceux qui crient "Haro sur le baudet !"

    Car il ne faut pas s’y tromper, l’objectif du BDS n’est pas la paix au Proche-Orient.

    Le but de la constellation "antisioniste" en France c’est de projeter sur le conflit israélo-palestinien les contraditions post-coloniales de la République pour mieux en nier les réalités, de charger Israel des pêchés coloniaux français passés et présents et d’offrir aux "indigènes" et aux "petits blancs" de l’Hexagone un bouc émissaire.

    Voila comment et sur le dos de qui une certaine gauche entend réconcilier le prolétariat divisé par la fracture coloniale.

  • permalien Ph. Arnaud :
    3 novembre 2010 @15h50   « »

    A Sébastien

    Le problème n’est pas qu’Israël soit juif (si j’ose dire…) mais qu’il soit occidental, avec ce que cela implique : niveau de vie supérieur, culture européenne, vie politique calquée sur les institutions européennes, relations économiques, culturelles, militaires, stratégiques, etc. ma-joritairement nouées non pas avec les voisins (comme cela devrait être le cas, à l’instar, par exemple, des pays européens), mais avec l’Amérique du Nord et l’Europe de l’Ouest.

    Bref, le problème est qu’Israël est, au Proche-Orient, comme une colonie – ou une tête de pont – des Occidentaux, à la manière dont l’étaient les Etats croisés (d’où l’échec définitif de ceux-ci). La différence entre juifs et musulmans n’est pas pire qu’entre sunnites et chiites ou, en Occident, qu’entre protestants et catholiques. Les juifs ont vécu longtemps beaucoup mieux en terre d’Islam que de Chrétienté et l’Islam peut fort bien intégrer cette minorité allo-gène en son sein. A beaucoup d’égards, la présence de 150 millions de musulmans en Inde représente une source de conflit bien plus grande, qui n’a cependant jamais débouché sur les affrontements qu’on connaît entre Méditerranée et Jourdain.

    Ce ne sont pas des juifs qui sont venus occuper les terres à l’ouest du Jourdain depuis les années 1880, ce sont des émigrants d’Europe centrale qui, au lieu de prendre la direction de Chicago, de New York, d’Oklahoma City, de Denver ou de San Francisco, ont pris la direction de Jaffa ou Saint-Jean-d’Acre et qui, au lieu de dérober des terres à des gens appelés Sioux, Cheyennes ou Séminoles, les ont dérobées à des gens appelés Arabes.

  • permalien Lallemand Jean :
    3 novembre 2010 @16h20   « »

    Est-il vrai que Perez ait dit que le cinéma israèlien devait être comme celui des USA, une arme idéologique qui couvre le monde ? Qu’en est-il des films israèliens qui critiquent la politique d’agression et d’occupation de leur Etat ? Qui les financent ? Qu"en est-il de la possibilité des artistes palestiniens de circuler librement dans le monde ? merci de me répondre

  • permalien parisi hamurabi :
    3 novembre 2010 @16h28   « »

    il est vraiment étonnant qu une france qui revendique sa laicité de voir que beaucoup de signataires sont de fervents défenseurs de la laicité il est fascinant de les voir signé cet appel pour défendre une colonie de slaves d’anglosaxons de latins de berberoarabes de confessions judaiques il est fascinant de voir ces soit disant laique s honorer de la defense d’une communauté d’extremiste religieux judaiques ou leur bible et leurs methodologies de lecture incites a la haine racial aux vols de terres , il est fascinant de voir ses laicard qui ne le sont pas d’apporter leur soutien à une démocratie fasciste d’extrémistes religieux appliquant la supériorité raciale, vivement le démentélement de cette abomination, quand à) moi je serais à republique bastille afin de voir la téte des extremistes religieux qui font honte au judaisme et leur arogance

  • permalien Deïr Yassin :
    3 novembre 2010 @16h49   « »

    @ sebastien

    Je pense que vous confondez Mustapha et Omar Barghouti.

    Evidemment, Mustapha Barghouti est pour le BDS, mais il est avant tout un homme politique, ayant quitté le "Palestinian People’s Party" (PPP, tendance communiste) dont il fut le secrétaire général pour fonder "Palestinian National Initiative" en 2002 comme une ’troisième voie’ entre Fatah et Hamas.

    Il fut deuxième aux dernière élections présidentielles, soutenu par une grande partie de la société civile ainsi que par le Front Populaire.

    - http://fr.wikipedia.org/wiki/Mousta...

    Omar Barghouti est effectivement un des instigateurs du mouvement BDS.

    http://en.wikipedia.org/wiki/Omar_B...

    Ici sur CNN :
    - http://mondoweiss.net/2010/09/bds-a...

  • permalien sebastien :
    3 novembre 2010 @16h54   « »

    Je vous ai dit plusieures foi, Arnaud, que votre vision était assez réductrice.
    Le sionisme est un nationalisme de défense contre l’antisémitisme, un retour à sion des juifs, un désir d’un Etat pour se protéger de l’antisémitisme, rendu impérieux aprés la Shoah, le génocide des juifs.
    Sans cela vous ne pouvez pas expliquer pourquoi tant de juifs sont parti en Palestine/Israël.

    Ne pas le voir c’est passer à coté d’une partie importante du probléme, Edouard saïd l’avait vu, soulignant que "les israéliens pas oppresseurs commes les autres", pour les raisons citées ci dessus.
    C’est aussi repris par le livre d’Alain Gresh, "De quoi la palestine est-elle le nom".

  • permalien deMontigny :
    3 novembre 2010 @17h21   « »

    @ Sébastien

    Qu’es-ce que la Palestine a à voir avec la Shoah ?

    Qu’es-ce que les palestiniens ont à voir avec le racisme extrême-doitiste de l’europe ?

    Pourquoi les anglais ont-ils le droit d’octroyer la terre d’autrui à des étrangers ?

  • permalien une bille :
    3 novembre 2010 @17h27   « »

    Ph. Arnaud : « qu’il soit occidental, avec ce que cela implique : niveau de vie supérieur »

    Au Moyen-Orient en particulier, ça reste justement à débattre. Les thèses de Herzl, sur le "rempart contre la barbarie" ne sont pas définitives.

  • permalien deMontigny :
    3 novembre 2010 @17h32   « »

    Il est intéressant de voir le deux poids ici présent ;

    Il est stupéfiant de voir l’ardeur avec laquelle les lobbies pro-sionistes mettent de pression sur les démocraties fantoches pour appliquer des boycotts contre les cibles impériales tels l’Irak de Hussein et l’Iran de la révolution. Quand on mentionne ne serait-ce qu’un soupçon de restrictions à l’encontre de l’état raciste, c’est un déluge de "réactions indignées" qui nous tombent à la figure.

    Ce qui est bon pour l’un n’est pas bon pour l’autre. L’état sioniste n’est qu’une relique de l’impérialisme anglo-saxon qui tire à sa fin.

  • permalien Ph. Arnaud :
    3 novembre 2010 @17h34   « »

    A Sébastien

    Vous raisonnez faux pour (au moins) trois raisons.

    - Vous raisonnez faux d’abord parce que vous vous placez du point de vue des juifs et non des Arabes, du point de vue des colonisateurs et non des colonisés. Les émigrants qui se sont précipités en grandes masses en Amérique du Nord entre 1870 et 1914 venaient de pays tels que la Russie, l’Autriche-Hongrie ou l’Allemagne, où le régime propriétaire était encore féroce, le régime social inégalitaire et le régime politique autoritaire.

    - Les Communards condamnés au bagne de Nouméa (et dont le combat était éminemment juste) lorsque, à l’issue de leur peine sont restés en Nouvelle-Calédonie, ont, à leur tour, aidé à réprimer les révoltes canaques. Comme les émigrants d’Europe centrale aux Etats-Unis ont persécutés les Noirs et les Indiens. En conséquence, la persécution (celle des juifs, en particu-lier en Europe) ne confère absolument aucun droit ! Et notamment pas le droit de persécuter les autres à son tour...

    - Vous raisonnez faux ensuite parce que vous établissez un lien, une continuité entre les juifs qui se trouvaient en Palestine à l’époque des derniers Etats juifs (sous les Romains) et les émigrants hongrois, autrichiens, russes ou polonais qui se sont mis à venir en masse à partir des années 1880. Or, il n’y a pas de lien des uns aux autres, ni juridique, ni même généalogique, l’idée d’une dispersion des juifs après la guerre d’Hadrien étant largement controuvée. Donc, les immigrants d’Europe centrale en Palestine n’étaient que des colonisateurs, comme les pieds noirs d’Algérie, les Communards de Nouméa ou les Convicts de Botany Bay.

    Vous raisonnez faux, enfin, parce que les émigrants d’Europe centrale en Palestine ont commencé à partir en Palestine dès les années 1880, donc bien avant l’avènement d’Hitler et du nazisme, qui ne s’est fait sentir qu’à partir de la fin des années 1920, et qui étaient donc indiscernables – et totalement imprévisibles dans les années 1880.

  • permalien Noval :
    3 novembre 2010 @17h50   « »

    Laurent Szyster - Message du 3 novembre 15h24

    " la question que pose le boycott est celle de l’impunité. "

    Toute la raison d’être de la campagne BDS entreprise contre l’Etat d’Israël est contenue dans cette seule phrase, et uniquement dans cette phrase.

    Et cette impunité se décline et se conjugue à l’infini :

    - vols et spoliations,
    - occupations,
    - ethnicisation,
    - tortures et massacres,
    - assassinats ciblés,
    - crimes de guerre et/ou contre l’humanité,
    - impunité de ses dirigeants passés et actuels,
    - non-respect de décisions juridictionnelles internationales,
    - violation de décisions d’organisations internationales ...

    Quel autre membre actuel de l’ONU peut se targuer en toute impunité d’un tel palmarès ?

  • permalien Ph. Arnaud :
    3 novembre 2010 @17h58   « »

    A une bille

    D’après Les 100 clés du Proche-Orient, de Dominique Vidal et Alain Gresh, le PNB par habitant était en dollars de 2001, de 16 710 $ pour Israël. Le seul qui le dépassait était celui du Koweït, de 18 270 $. Derrière venait Bahreïn, avec 10 470 $. Après, on avait, dans l’ordre, l’Arabie saoudite, avec 8480 $, Oman avec 7600 $, le Liban, avec 4000 $, la Turquie avec 2530 $, la Jordanie avec 1670 $, l’Iran avec 1670 $, l’Egypte avec 1530 $, la Palestine, avec 1350 $, la Syrie avec 1010 $, le Yémen avec 450 $ et le Soudan avec 340 $.

    Il n’existe qu’un seul Etat dont le PNB/habitant dépasse celui d’Israël, c’est le Koweït. Or, cet Etat est tout petit et ne vit que d’une économie de rente, totalement artificielle. Même Ba-hreïn, qui a le même type de revenus – et une population encore plus faible, a un PNB 37 % plus bas. Et l’Arabie saoudite, qui vit aussi de sa rente, n’a que quasiment la moitié du PNB d’Israël !

    Or, tous ces pays vivent une économie de rente et, du point de vue de la population, ne re-présentent quasiment rien. Même la Turquie, le plus « européen » des pays musulmans (par la structure de son économie) n’a que 15 % du PNB/hab d’Israël. Or, la Turquie, l’Iran, l’Egypte, le Soudan, le Yémen représentent une part écrasante de la population du Proche-Orient et, également, de leur force militaire et politique. Ils sont donc autrement représentatifs du monde du Proche-Orient que les Etats pétroliers – ou financiers – du Golfe.

  • permalien michel :
    3 novembre 2010 @18h16   « »
    Boycott d’Israël, une stupidite

    Qu on se le dise
    Le sionisme est le mouvement de liberation du peuple juif.
    Il faut sur ce blog le repeter sans cesse.
    Le boycot des produits Israeliens est contraire a la loi

    Déclaration des Prix Nobel en réponse à la campagne BDS d’appel au boycott académique

    Convaincus que les appels au boycott, au désinvestissement et aux sanctions des institutions académiques et culturelles :
    - Vont à l’encontre des principes de liberté académique et scientifique
    - Contreviennent aux principes de liberté d’expression et de recherche
    - Sont susceptibles de constituer une discrimination en vertu de l’origine relative à un Etat nation
    - Nous soussignés, Lauréats du Prix Nobel, appelons les étudiants, les enseignants et administrateurs de facultés à vaincre et dénoncer les campagnes d’appels au boycott, au désinvestissement et aux sanctions à l’encontre des institutions académiques, universitaires ou affiliées à des centres de recherche et de formation israéliens.

  • permalien une bille :
    3 novembre 2010 @18h23   « »

    @Ph. Arnaud :

    C’est l’argument éternel du colonisateur pour soumettre le colonisé. Autrement pourquoi César aurait-il perdu son temps à écrire la Guerre des Gaules.

    On invente d’une façon totalement artificielle des critères d’excellence et on impose son mode de vie et sa culture pour soumettre les spoliés sous prétexte qu’on fait un score supérieur aux big hit.

    L’armée coloniale française à même expédié le prestidigitateur de salon Robert Houdin au Maghreb, pour qu’il fasse "passez muscade" et épater les marabouts.

    La réalité c’est que la seule chose que le colonisateur a de supérieur sur le colonisé , c’est la brutalité (et peut-être aussi l’avidité...). Comment peut-on parler de niveau de vie dans un pays comme Israël qui est en guerre depuis 63 ans d’incubateur ?

  • permalien yann :
    3 novembre 2010 @18h25   « »

    il faut tout simplement poser cette question : est-ce que le boycott de la "démocratie d’apartheid" sud-africaine était illégal ???

  • permalien
    3 novembre 2010 @18h56   « »

    Michel Collon réagit :
    http://www.michelcollon.info/Boycot...

  • permalien Ph. Arnaud :
    3 novembre 2010 @19h04   « »

    A une bille

    Je suis tout à fait d’accord avec vous pour estimer arbitraires les critères occidentaux de classement des sociétés, à savoir un classement au nombre de kilowatts heures, de joules, de litres d’eau consommés, etc.

    Ce que je veux simplement dire, c’est que, selon ces critères, l’Etat d’Israël est, au Proche-Orient, une entité qui détone, et qui, mutatis mutandis, est, à l’égard des populations environnantes, comme l’était la population européenne en Algérie avant 1962 à l’égard de la population musulmane.

    J’appelle populations environnantes à la fois celles des autres Etats et celle des Israéliens non juifs, d’une part et des Palestiniens, d’autre part, à l’égard desquels l’inégalité économique et sociale se double d’une inégalité politique et civique.

  • permalien Sylvain :
    3 novembre 2010 @19h15   « »

    Yvan Attal, comédien signataire de l’appel intitulé « Le boycott d’Israël est une arme indigne » a déclaré en novembre 2009 sur Canal + à l’émission Salut les Terriens en réaction à une séquence vidéo du journaliste Stéphane Blakowski :

    « Je suis né en Israel et je suis toujours choqué de voir des reportages comme ca qui font passer les israéliens pour des bouchers. Moi j’ai plutôt tendance à dire que l’armée israélienne est une armée exemplaire. Et je le pense sincèrement. Je ne vois pas beaucoup d’armées qui sont capables d’envoyer des textos ou des tracts aux civils pour dire “cassez-vous", "ne jouez pas le jeu du Hamas, on va rentrer à Gaza” Et effectivement, le Hamas utilise les civils et ce genre d’images et de propagande etc... »

    Voici le lien, le reste est tout aussi intéressant...

  • permalien Nathan :
    3 novembre 2010 @19h34   « »

    Les statistiques de Vidal & Gresh sont anciennes. En termes de PIB/habitant, Israël est désormais dépassé par le Qatar, Les Emirats et le Koweit. Bahrein et l’Arabie saoudite le talonnent. Voir le site du FMI.

    Par ailleurs, on l’a souvent répété mais Ph. Arnaud ne veut pas en démordre. De 1880 à 1948, toutes les aliyots sauf une ont été motivées par les persécutions antisémites. Apparemment, il n’a jamais entendu parler des pogroms. Sébastien a parfaitement raison de dire que le sionisme est aussi un mouvement de libération nationale.

    http://en.wikipedia.org/wiki/Aliyah

    Par ailleurs, je constate que les cinémas Utopia dont il est question sur un autre fil continuent de diffuser des films israéliens. Les propriétaires de ces cinémas estiment sans doute que le cinéma et la culture en général transcendent les conflits même s’ils peuvent être instrumentalisés par des Etats. A ce que je sache, le cinéma chinois ne se confond pas avec le régime chinois même si ce régime peut en effet le considérer comme l’une de ses vitrines.

  • permalien Orangerouge :
    3 novembre 2010 @20h08   « »
    Qui a intérêt a soutenir les carnages et la colonisation par Israël ?

    Michel Collon, en interpellant les signataires de cet indigne "Point de vue", va au coeur du problème :

    Je crains que la chose véritablement indigne dans votre texte, ce soient vos motivations.

    Dans mon livre Israël, parlons-en !, j’ai indiqué que les trois plus puissants groupes médiatiques français - Lagardère, Dassault, Bouygues – sont tous trois aux mains de familles richissimes qui font de gros profits avec Israël et lui fournissent ses armes ou ses instruments de colonisation.

    Alors, si un artiste ou un intellectuel français ose s’opposer à ces groupes et dire la vérité, adieu carrière, adieu fortune ! Comme disait Bertolt Brecht : « Déplaire aux possédants, c’est renoncer à posséder soi-même. »

    Ceux qui vous lisent, ceux qui vous écoutent, auront toujours intérêt à se poser la question fondamentale : « Quels sont les intérêts derrière ce discours ? »

    http://www.michelcollon.info/Boycot...

  • permalien une bille :
    3 novembre 2010 @20h13   « »

    @Ph. Arnaud,

    L’intégration des élites de la Cisjordanie au modèle du colonisateur, est déjà bien avancé et l’imbrication de l’économie de la Cisjordanie à celle d’Israël est aussi contrôlée que celle d’Israël à celle des USA :
    L’économie de la Cisjordanie en chiffres - The Israel Project

    ... si bien que le boycott des produits israéliens de Cisjordanie revient à un boycott israélien et de fait multinational, si on veut être crédible.

    Cette osmose des économies est telle que d’après Slate il y aurait un projet secret ou Obama se substituerait à Abou Mazen dans les négociations avec Netanyahu :

    Israël-Palestine : le plan de paix secret d’Obama | Slate

    Les pays refusant les critères du dominateur sont souvent soumis à des blocus , ou des sanctions économiques, comme Gaza ou l’Iran, jusqu’à ce qu’un appauvrissement de leur économie selon les critères du colonisateur les isole de leur environnement et les obligent à la collaboration.
    NEW YORK : ONU - Ahmadinejad prédit la "fin du capitalisme", actualité Monde : Le Point

  • permalien Ph. Arnaud :
    3 novembre 2010 @20h15   « »

    A Nathan

    Le Qatar, les Emirats, le Koweït, Bahreïn et l’Arabie saoudite, on s’assoit dessus ! C’est in-signifiant (avec un tiret au sens de non signifiant). D’abord parce que tous ces Etats vivent d’une économie de rente, prédatrice et artificielle – et soutenue à bout de bras par les pays importateurs – et parce qu’en terme de population (sauf l’Arabie saoudite, et encore maigre-ment), ce ne sont des queues de cerises.

    Ce qui est représentatif, en matière de niveau de vie des pays musulmans, ce ne sont pas ces furoncles, c’est l’Egypte, l’Iran, la Jordanie, la Syrie, le Soudan. C’est comme si vous di-siez que la France, c’était les invités du Fouquet’s de Sarkozy…

    Les persécutions contre les juifs, c’est du prétexte, du réchauffé. Ces persécutions ont eu lieu de tout temps, et notamment au Moyen Age : ce qui est significatif, c’est que le mouve-ment a eu lieu au moment de la grande expansion européenne de peuplement outre mer, en Amérique, en Océanie, en Afrique, où de pauvres hères, persécutés chez eux, sont devenus d’horribles persécuteurs chez les autres…

    Pourquoi vous placez-vous toujours du côté des Européens et jamais des Palestiniens ? Pourquoi persistez-vous à considérer la Palestine comme une terre sans peuple pour un peuple sans terre, ce qui était éminemment faux ? Et pourquoi établissez-vous un lien entre les der-niers opposants à l’empire romain sous Hadrien en Palestine et les émigrants d’Europe cen-trale et orientale dans les années 1880, alors que ce lien n’existe pas ?

    Que les juifs d’Europe centrale et de Russie aient voulu vivre tranquilles, on le conçoit très bien. Mais pour émigrer, ils avaient, entre autres, l’Amérique du Nord, où ils ne se sont pas privés d’aller et où ils ont – et encore jusqu’à nos jours – très bien vécu. Pourquoi sont-ils al-lés entre Méditerranée et Jourdain, dans un lieu avec lequel ils n’avaient aucun lien ?

  • permalien sioux :
    3 novembre 2010 @20h32   « »

    Bonjour,
    Et ça continue. Il y en a toujours pour relancer le débat stupide : "qui était avant ? mais ici ils ont fait ça, là ils ont fait ci, nous on est pour la paix, eux non, ....."

    On s’en fout, seule compte la liste des signataires de ce papier absurde publié dans le monde. C’est une chance, ils se dévoilent. On en connaissait déjà pas mal, mais retrouver Sopo la dedans, ça en dit long...

    Regardez les noms, et mémorisez, on vote dans peu de temps.

    sioux

  • permalien l’oeil de cain :
    3 novembre 2010 @20h45   « »

    Israèl n’est pas au dessus des lois et traités qui régissent les relations internationales.
    Comment certains peuvent-ils avoir l’audace de s’offusquer que l’on rappelle à la comunauté internationale le non respect de ces règles ?

    Le comportement de l’état hébreux aujoud’hui est identique à celui de l’afrique du sud de l’apartheid.
    Pour quelles raisons des comportements identiques ont ils provoqué des réactions de la communauté internationale dans le premier cas, et l’absence de réaction dans le deuxième cas. Au nom de quel principe ?

    Comment justifier ce déni de justice, cette iniquité de traitement flagrante ?

    L’horreur de la schoa ne peut et ne doit en aucun cas servir à occulter voire à justifier les injustices commises par un état héritier en droite lignée de ce mythe ( hélas réel) qui fut fondateur pour Israèl.

  • permalien Orangerouge :
    3 novembre 2010 @20h46   « »
    Seuls les vendeurs d’armes approuvent les signataires de ce point de vue ignoble

    Les commentaires des abonnés du Monde à côté de l’article sont favorables au BDS et pratiquement tous scandalisés par ce texte.

    Quatre commentaires parmi d’autres :

    ANCIEN AMI D’ISRAEL
    03.11.10 | 18h08
    Qu’attendent-ils pour user de leur influence faire pression sur l’état hébreu ? Curieusement ces "intellectuels" qui sont bien loins des Spinoza ,Bergson etc sont restés silencieux quand pour des basses raisons électoralistes Nettanyayu a nommé le raciste Lieberman ministre des Affaires Étrangères .S’ils étaient cohérents ,ils auraient été bien inspirés de réagir et d’inviter l’ensemble des pays européens à boycotter ce ministre, jusqu’à ce que son gouvernement le débarque.

    Momo
    03.11.10 | 13h12
    Que des sionistes notoires signent cet appel ne me surprend pas, ils sont dans leur rôle soutenir mordicus le régime israélien envers et contre tous. En revanche que des personnes qui se veulent de gauche co-signent cet appel, ça me dérange et me choque, ont-ils oublies le boycott de l’Afrique du Sud au temps de l’apartheid, la souffrance d’un peuple oppressé ? Clairement ces personnes se trompent largement. Le boycott des palestiniens est lui bien réel...

    Pavel Kononov
    03.11.10 | 11h01
    Etrange de ne pas trouver Glucksman, Goupil et d’autres associés à cette mascarade... Ils comprennent qu’au final ce texte dessert les intérêts israéliens en rappelant qu’il existe un boycott de ce pays tant qu’il ne fera pas la paix et que ce boycott est efficace puisqu’il oblige les néoconservateurs français à monter au créneau. La présence de Valls est consternante à titre moral et désastreuse comme calcul politique en vue des primaires socialistes

    michel B
    02.11.10 | 20h17
    Cette tribune a deux intérêts : il souligne l’encragefondamentalement pro-israelien du PS et montre que la campagne BDS fait peur. Celle-ci se rattache à l’émergence d’un mouvement délibérément non violent de la part des palestiniens, étendu progressivement au plan international. En France, des militants sont traduits devant la justice pour incitation à la discrimination, selon le thème éculé qu’être contre la politique israélienne c’est être antisémite ; c’est une double trahison et une honte.

  • permalien Deïr Yassin :
    3 novembre 2010 @20h48   « »

    @ Michel 18h16

    "Le boycott des produits israéliens est contraire à la loi"

    N’importe quoi ! Comment vous allez obliger les gens à consommer des produis israéliens ??


    Et pendant que le maire socialiste de Paris signe un appel contre toute forme de boycott, la mairie de Copenhague, dirigée par une coalition à majorité social-démocrate, a voté le désinvestissement des compagnies compromises dans la colonisation.

    Comme quoi la social-démocratie scandinave est plus progressiste que le socialisme à la française. Il faut dire qu’il y a une "commission d’éthique" dans chaque grande entreprise, une idée à importer en France après celui de ’ombudsman’.

    - http://electronicintifada.net/v2/ar...

  • permalien Mylène :
    3 novembre 2010 @21h39   « »

    "La France martyrisant l’Algérie durant la guerre d’indépendance était aussi un pays démocratique."
    Ok, mais n’oublions pas que finalement, De Gaulle s’est mis a dos toute la communauté internationale (émission hier soir sur France 2)

    Nathan :
    Amos Guettai n’a rien a voir avec l’affaire, son film par ailleurs "terre promise" en dit long sur l’avidité des hommes à partager, magouiller, dès lors ou l’argent est en jeu lol
    Super propagande de nos chers intellos en verve... après tout nous avons de très bonnes relations commerciales avec Israël depuis des lustres pourquoi diable saccager ce projet ? Et ils pensent rendre service aux peuple israélien...
    Il y en a vraiment marre de ces bhv, ces finky et autres charlatants, ces sombres lumières... Quand je pense que le prix Nobel chinois n’a même pas eu l’auditoire qu’il mérite, emprisonné depuis des années, c’est tellement rageant et injuste... Par comparaison avec ce pauvre homme, ces godiches sont vraiment une honte pour la dignité humaine !

  • permalien K. :
    3 novembre 2010 @21h54   « »

    En parlant d’impunité.

    Il y a 54 ans presque jour pour jour le massacre de Kafr Kassem

    Les soldats impliqués [dans le massacre] ont été condamnés à des peines de prison, mais tous ont été pardonnés. Le commandant de la brigade a été condamné à payer une amende symbolique de 10 prutots (ancien cents israéliens).

  • permalien Tsadik36 :
    3 novembre 2010 @22h29   « »
    Pour la classe dirigeante israélienne, la paix est un luxe interdit

    L’économie israélienne, à laquelle on attache ici tant d’importance, est massivement dépendante des industries de l’armement et de la sécurité, et toute la classe dirigeante israélienne - où les fortunes sont extrêmement concentrées (curieusement, un article récent de Haaretz intitulé "Who are the few who control one trillion israeli shekels ?" semble avoir disparu de leur site web...) - l’est également.

    C’est un parcours classique qui conduit les enfants de cette classe ashkenaze dominante : ils entrent dans l’armée à 25 ans, ils finissent avec le grade de général, une pension confortable, une expérience appréciée par les industriels et un carnet d’adresse bien garni 20 ans plus tard. A 45 ans, une lucrative carrière politique leur tend alors les bras, ce qui n’exclut nullement le sens des affaires (légales et moins légales), bien au contraire.

    Israël est un gros client pour les industriels U.S. de l’armement (ce sont les contribuables étatsuniens qui paient, pour l’essentiel), et aussi un important fournisseur de technologies de défense et de sécurité, qui s’exportent très bien dans tous les pays occidentaux.

    Que survienne la paix, et c’est la catastrophe pour toute cette industrie, et pour d’innombrables dirigeants israéliens à qui elle permet de bâtir des fortunes colossales.

    S’il y avait la paix, il ne faudrait pas tellement longtemps à Washington pour réduire considérablement ses aides de toutes sortes, à commencer par l’aide militaire directe (3 milliards de dollars par an). L’industrie israélienne de l’armement perdrait sa "référence nationale" indispensable pour accéder aux marchés d’exportation.

    Bien vite, une part significative des "élites" économiques israéliennes irait faire son business ailleurs. N’oublions pas que la plupart ont un deuxième passeport (U.S., britannique, canadien ou français, le plus souvent).

    Il suffit d’observer les variations de l’émigration juive vers Israël et aussi des "alya à rebours" en fonction de la conjoncture économique américaine pour mesurer que l’attachement à la soi-disant terre des ancêtres pèse souvent peu face au business...

    Bref, dix ans après l’instauration d’une paix durable, que resterait-il de toute cette économie guerrière high-tech ? Quinze à vingt ans après, grand maximum, Israël ne serait guère plus qu’une sorte de seconde Jordanie, avec quelques jolis atouts touristiques et une réputation détestable (cela s’évapore moins vite qu’une prospérité bâtie sur le sable de l’aide étrangère massive).

    Voilà, en bref, pourquoi Israël ne peut pas se permettre de faire la paix, et pourquoi ses dirigeants feront longtemps encore en sorte que cela n’arrive pas.

  • permalien Orangerouge :
    3 novembre 2010 @22h35   « »

    Tsadik, ton lien vers l’article du Haaretz ne fonctionne pas. Si tu en as un autre...

  • permalien sam :
    3 novembre 2010 @23h26   « »

    @Tsadik36, quel delire ?
    Israel n’a pas d’autres choix que de faire la paix, ne serait ce que pour des raisons demographiques si elle veut garder le caractere juif du pays.
    Par contre les palestiniens eux ont interêt à ne pas faire la paix puisqu’ils sont les privilégiés de l’aide humanitaire internationale.
    Un Palestinien reçoit 27 fois plus d’aide au developpement qu’un Congolais. En 2008, en termes d’aide publique par habitant, un Palestinien a reçu 682 dollars, un Irakien 340 dollars, un Afghan 179 dollars, un Congolais 25 dollars et un Pakistanais moins de 10 dollars. Ou encore : les Palestiniens mobilisent près de 80 % de l’aide humanitaire internationale alors qu’il n’y a aucune pénurie dans les territoires. Et il existe une agence spécialisée à l’ONU pour les seuls Palestiniens, l’UNWRA. Comment justifier ces privilèges alors des centaines de milliers de personnes meurent de faim un peu partout dans le monde ? Tout se passe comme si les Palestiniens devaient conserver leur statut symbolique de peuple-victime. On reconnaît la stratégie consistant, pour les pays arabes depuis 1948, à préserver et à prolonger indéfiniment le statut de « réfugiés » des Palestiniens en ne les intégrant pas.

  • permalien Nathan :
    4 novembre 2010 @00h06   « »

    Suite post de Tsadik36, j’ai jeté par curiosité un oeil sur la liste des 50 premières entreprises israéliennes. Seules une demi-douzaine d’entre-elles sont clairement liée aux industries de l’armement, comme Elbit ou Rafael. Les autres appartiennent au secteur de la banque, des assurances, de l’immobilier, de la chimie, de l’agro-alimentaire, du secteur pharmaceutique (tel TEVA, n°I mondial du médicament générique), du secteur médical, de l’énergie, des télécoms, de l’informatique et de l’Internet.

    Mais devant la grande sagesse d’un Tsaddik autoproclamé, je ne peux que m’incliner.

    http://duns100.dundb.co.il/ts.cgi?t...

  • permalien Ph. Arnaud :
    4 novembre 2010 @00h11   « »

    A Sam

    Vous dites : « Israël n’a pas d’autres choix que de faire la paix… ». Et pourtant, depuis 1967, Israël ne cesse de faire la guerre car qu’est-ce que la colonisation, sinon la conquête d’un autre pays, c’est-à-dire la guerre ? Que sont les check-points multipliés sur toute la Cisjordanie, sinon les équivalents des points de contrôle de la ligne de démarcation, que les Fran-çais connurent de 1940 à 1944 ? Que sont les interdictions pour les Palestiniens de construire en Cisjordanie, sinon la guerre ? Que sont les interdictions de couples arabes mixtes (Palestiniens/Arabes Israéliens) d’établir leur résidence en Israël, sinon l’équivalent des interdictions de résidence notifiées aux Noirs d’Afrique du Sud par les autorités de l’apartheid, c’est-à-dire la guerre ?

    Les Palestiniens, des privilégiés, avec 682 dollars par habitant en 2008 ?!!! Cette somme représente 1,86 dollar par habitant et par jour… Parce que 27 fois des clopinettes, ce sont toujours des clopinettes. Votre discours se calque exactement sur celui de la droite et du patronat qui poussent des cris d’orfraie sur les « privilégiés » du RSA…

    Les Palestiniens n’ont pas un statut de peuple-victime, ils sont un peuple victime ! Et pour-quoi voudriez-vous que les autres pays arabes les intègrent chez eux ? Parce que – comme d’autres s’imaginent que tous les Noirs se ressemblent - vous croyez que tous les Arabes sont interchangeables ? Parce que vous vous imaginez qu’un Palestinien peut être tout aussi bien chez lui à Bagdad qu’à Rabat mais qu’un Israélien ne peut être chez lui qu’à Jérusalem ? Parce que vous vous raccrochez à cette idée – aussi ignoble que fausse – que, vu la surface de leurs territoires, les habitants des autres pays arabes peuvent bien se tasser pour faire de la place aux Palestiniens ?

  • permalien K. :
    4 novembre 2010 @00h37   « »

    La page sur les oligarques israéliens : http://www.haaretz.com/themarker/ol...

    Israel n’a pas d’autres choix que de faire la paix,

    L’industrie de la sécurité privée (dans les territoires occupés pour être volés) :

    Ari Avtaha
    K-9 Solutions
    Mikud Security Modi’in
    Ezrachi
    Momentum S.O.S.
    Netz 2 Bitachon
    Radwin
    S.B. Security Systems (Shmira Ubitahon)
    Sheleg Lavan
    Yahav Oranit

    L’industrie de la construction (dans les territoires occupés pour être volés) :

    Ackerstein Industries- Afcon Industries Group- Allied Holdings- AM General- Ari Avtaha -AS&E American Science and Engineering- Ashtrom Group- Athlone Global Security (AGS)- Avi Cranes- B.G. Ilanit Gates and Urban Elements- Barad Company for Landworks, Development and Roads- Bezeq - The Israeli Telecommunication Corporation- Biri Barashi Land Works, Development, Infrastructure and RoadsBobcat Company- Cape Gate- Caterpillar- CEIA Costruzioni Elettroniche Industriali Automatismi- Cement Roadstone Holdings (CRH)Chemonics International- Chevrolet- Clal Group -Comodan Far East -Controp Precision Technologies- D.N. Kol Gader- DataCard Group (Credentia)DefenSoft E.D.I.G Construction Management- plus des dizaines d’autres.

    Industrie de matériel d’équipement (équipement de l’armée israélienne évoluant dans les territoires occupés pour les voler) :
    http://www.whoprofits.org/Involveme...
    Aeronautics Defense Systems- AM General- Artivision Technologies- AS&E American Science and Engineering- Athlone Global Security (AGS)B.G. Ilanit Gates and Urban Elements- BlueBird Aero Systems, plus des dizaines d’autres dont certaines sont retrouvées dans l’industrie de la construction.

    L’industrie de l’exploitation de la Production et des Ressources des territoires occupés pour être pillés : 27 entreprises : http://www.whoprofits.org/Involveme...

    Dans ce dernier lien on comprendra que l’aide donnée aux Palestiniens sert essentiellement à consommer biens et services ...israéliens.

  • permalien K. :
    4 novembre 2010 @00h44   « »

    Who are the few who control one trillion Israeli shekels ?

    http://www.haaretz.com/themarker/wh...

  • permalien Noval :
    4 novembre 2010 @09h27   « »

    " Israël suspend sa collaboration avec l’UNESCO après un défférent sur des lieux saints "

    Lorsque telle décision d’une organisation internationale déplaît ou condamne Israël, sa réaction systématique est de l’ignorer ou de la bafouer. Si en l’espèce, Israël a décidé de suspendre sa collaboration, cela signifie sans doute qu’il faut laisser faire la diplomatie officieuse et celle parallèle ...

    Pour mémoire ; en 2009, le poste de directeur(trice) général(e) de l’UNESCO était renouvelé. Etaient en présence principalement deux candidats :
    - Irina Bokova, de nationalité bulgare,
    - Farouk Hosni, de nationalité égyptienne.

    Afin que ce poste échappe à ce dernier, jugé comme étant à la fois antisémite et un ennemi d’Israël, les habituels Claude Lanzmann, Bernard-Henri Lévy, Elie Wiesel and Co ont envahi les médias pour soutenir la candidate bulgare . Résultat : Irina Bokova fut élue.

    Les dirigeants de l’UNESCO feraient-ils preuve d’ingratitude ? ...

  • permalien Camine :
    4 novembre 2010 @10h18   « »
    Israël boycotte la paix

    Le vrai problème est que l’on ne peut pas faire la paix avec une entité qui a peur de la paix.
    Oui, Israël a une peur maladive de la paix.
    Depuis sa création, il n’a cessé de détruire, spolier et annexer ce qui appartient à autrui. Cela donne une très mauvaise conscience. Cela donne des boutons de penser que l’on peut un jour rendre des comptes si la paix est instaurée.
    La Terre entière comdamne Israël pour ses assassinats, pour la mort des enfants, des femmes et des innocents...et l’Humanité ne peut oublier les crimes que cette entité a commis contre elle.
    Ceux qui s’indignent et avec eux l’entité israëlienne ont un problème à résoudre tôt ou tard. Peuvent-ils vivre dans un Etat qui accueille de la même manière tous ses habitants. Un seul Etat démocratique dans lequel vivent ses fils sur la terre de leurs pères victimes d’un fait colonial, à côté de ceux qui croient que la Tora leur confère un titre de propriété foncière.

  • permalien Sakhra :
    4 novembre 2010 @11h07   « »

    La "dignité" selon BHL et consorts ?

    C’est quand un Etat "souverain" de la "communauté internationale" change ses lois pour assurer l’impunité des criminels de guerre et des criminels contre l’Humanité ?
    Décidemment, le sionisme a réussi le miracle de changer le sens des mots : la nuit devient le jour, la dignité devient l’indignité, la résistance devient le terrorisme, les anticolonialistes ne sont plus que des antisémites etc.......ETC...

    Crimes de guerre :Londres va changer une loi menaçant les dirigeants israéliens.

    http://www.lematin.ch/flash-info/mo...

  • permalien sebastien :
    4 novembre 2010 @11h18   « »

    Arnaud les thèses de Shlomo Sand Sont contestées, l’hébreu est une langue autochtone notamment par la génétique.
    C’est vous qui raisonnez faux, car vous refuser d’admettre qu’il puisse exister un point de vue israélien valable, vous ne voulez jamais vous placer du coté juif.
    Le sionisme est une réaction à l’antisémitisme, qui à pressenti ce qui allait ce passer à savoir le pire.
    Lissez « L’Etat des juifs » de Théodore Herzl, il est démontré que l’antisémitisme apparaissant au 19 eme siècle était d’un genre nouveau, l’Affaire Dreyfus à l’appui.

    Vous vous asseyez sur tout ce qui vous dérange.
    Insignifiante l’Arabie Saoudite et les monarchies du Golf ?
    Elles comptent plus d’habitants qu’il n’y a de palestiniens de jordaniens, et de libanais réunis, autant d’habitants que l’Algérie.

  • permalien Sakhra :
    4 novembre 2010 @11h28   « »

    Les porteurs de valise, qui aidaient le Front de libération nationale algérien violaient la loi, comme la violaient ces Américains qui refusaient de partir au Vietnam

    Antigone répondant à Créon , qui lui reprochait d’avoir violé "sa loi"(interdiction d’ensevelir Polynice, frère d’Antigone) :

    J’ai violé" Ta Loi "mais j’ai obéi aux Lois non écrites, celles qui sont de toute éternité.

    La dignité était-elle du côté d’Antigone ou de celui de Créon ? Le débat est toujours d’actualité et il le sera encore, car, il y aura toujours des "Antigone" qui se dresseront face à tous les "Créon" de la terre.

    A tous, le film sur Miterrand, le "guillotineur des Algériens" sera diffusé ce soir sur A2 : je m’étais trompé de date , et je m’en excuse.

  • permalien Deborah :
    4 novembre 2010 @13h02   « »

    Je ne hais ni Israël ni aucun autre pays. Même si - à choisir - je ne choisirai sûrement pas Israël, toute juive que je suis.
    C’est même parce que je suis juive, ex enfant cachée, parents massacrés par les nazis, que je n’accepte pas qu’Israël opprime depuis toutes ces décennies les Palestiniens et dans des proportions abominables. On ne peut pas passer son temps à remémorer et parfois même ressasser les drames du passé et se conduire, comme le fait Israël, en oppresseur.
    Donc je boycotte les produits israéliens quels qu’ils soient. Oui je sais, on va me ressortir la haine de soi. Belle trouvaille qui permet de ne pas réfléchir plus loin que le bout de son nez

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