Le Monde diplomatique
Accueil du site > Défense en ligne > « Entente frugale » entre Paris et Londres

« Entente frugale » entre Paris et Londres

jeudi 4 novembre 2010, par Philippe Leymarie

« Spectaculaire », « historique », du « jamais vu » ont martelé les dirigeants français et britanniques, après la conclusion mardi à Londres, à la va-vite, d’une série d’accords de coopération militaire, notamment dans le secteur (sensible) du nucléaire. Il n’est pas sûr que cette nouvelle Entente cordiale [1], baptisée aussitôt « Entente frugale » par le quotidien britannique Daily Mail, soit si extraordinaire qu’il est proclamé à Paris comme à Londres…

D’abord au niveau des intentions et arrière-pensées. Côté britannique, elles sont limpides. Et limitées, comme l’a expliqué le ministre de la défense Liam Fox, dans un entretien publié par le Sunday Telegraph à l’avant-veille de la signature des accords :

- il ne s’agit « pas d’une réédition du projet de coopération militaire accrue dans un cadre européen » (comme cela l’avait été à Saint-Malo, en 1998) ;
- « pas plus qu’il n’est question d’une poussée en vue de constituer une armée européenne à laquelle nous nous opposons » ;
- « mais de prouver que la coopération en Europe n’a pas toujours besoin de se situer à un niveau européen, et peut se développer à l’échelon bilatéral entre deux Etats ».

Clairement, Londres ne s’engage dans une coopération militaire intense avec un de ses voisins que… pour se passer de l’Europe – ce qui ne manque pas de sel, au moment où la responsable de la politique européenne en matière de diplomatie et de défense, Mme Catherine Ashton, est précisément, sur pression de Londres, une Britannique [2]…

L’Europe sous protectorat

A aucun moment, d’ailleurs, dans la conclusion de cette batterie d’accords, il n’a été question des perspectives ouvertes par le nouveau traité européen de Lisbonne - notamment les « coopérations structurelles renforcées », qui permettent à certains Etats plus à même d’avancer dans certains domaines de défense et sécurité, de prendre les devants en petit groupe, quitte à entraîner les autres. On est au contraire, dans ces traités de Londres, sous le régime du bilatéral, de l’intérêt mutuel, du pragmatique.

Il faut se souvenir que Paris avait conditionné son retour plein au sein de l’OTAN à un renforcement de l’Europe de la défense – objectif qui semble avoir été passé par pertes et profits. Le ministre français de la défense lui-même, le centriste Hervé Morin, à l’issue d’une réunion peu enthousiasmante avec ses homologues de l’OTAN en septembre dernier, avait exprimé le désenchantement français (ou simplement le sien ?) : « Les Etats ont démissionné, pour la plupart, sur une ambition simple : disposer d’un outil militaire permettant de peser sur les affaires du monde. L’Europe est en train de devenir un protectorat ».

De fait, la Grande-Bretagne et la France restaient ces dernières années les deux seules nations européennes à consacrer entre 1,6 et 1,8 de leur produit intérieur brut aux dépenses de défense, et à disposer d’une panoplie militaire complète, avec la gamme des unités, des spécialités, et des matériels permettant de faire face à tout type de situation, dans les environnements terre-air-mer, et jusqu’à l’exercice de la dissuasion nucléaire (apanage de moins d’une dizaine d’Etats dans le monde). A elles deux, la Grande-Bretagne et la France représentent la moitié de toutes les dépenses de défense en Europe, et le deux tiers des crédits de recherche et développement (R et D).

Et il est vrai aussi que ce standing est menacé par le piètre état des finances publiques de ces deux nations, engagées dans des politiques assez drastiques de réduction de leurs dépenses en matière de défense. Pour les Français, 6 000 emplois et 3 milliards d’euros de « dégraissage » annuel ; et pour les Britanniques, une cure d’amaigrissement qui consiste en une révision à la baisse de toutes les ambitions, y compris dans des capacités qui faisaient leur fierté ( Royal air force, Royal navy), y compris dans le domaine nucléaire.

A géométrie variable

C’est là que l’intérêt mutuel des deux « grands » militaires d’Europe se cristallise : une étude en commun, voire un partage de certaines « capacités » (tests et simulation nucléaires, escorte de porte-avions, ravitaillement aérien et transport tactique, drones, etc.) peut alléger les factures – encore que cela reste à prouver.

Pas question cependant de partager notre pouvoir de dissuasion nucléaire, ont déclaré en chœur les protagonistes de ces accords : il ne s’agit que de « de coopérer dans les technologies liées à la gestion des arsenaux nucléaires, afin de garantir nos capacités de dissuasion nucléaire indépendantes respectives ». C’est gentil, et très « politiquement correct ». Mais cela a-t-il un sens quand, dans le même élan, on déclare « n’envisager aucune situation où les intérêts vitaux de l’une de nos deux Nations pourraient être menacés sans que ceux de l’autre le soient aussi » ?

De fait, s’adosser militairement, et même stratégiquement à la Grande-Bretagne, allié privilégié des Etats-Unis, y compris donc dans la dimension nucléaire, revient à se rapprocher stratégiquement du « parrain » américain, qui détient les clés du nucléaire britannique [3]. Et à partager, de fait, les fameux « intérêts vitaux ». Lesquels – heureusement, et c’est ce qui laisse une petite marge de manœuvre ! – sont à géométrie variable, en fonction des moments, lieux, acteurs, circonstances…

Permanence à la mer

Alors, spectaculaire ? Oui, si on considère que certains accords touchent au nucléaire, secteur sensible ; et concernent le long terme, dans ce dernier cas. Historique ? On verra à l’usage, le contenu des arrangements étant plus « soft » qu’il n’y paraît.

Ainsi, la coopération nucléaire est surtout technique (vérification, par des technique spectrographiques, de la qualité des composants des charges nucléaires) et informatique (calculs de simulation des explosions, pour la mise au point des charges de prochaine génération), et n’entrera pas en vigueur avant 4 ou 5 ans.

Le « corps expéditionnaire » en projet (les Français préfèrent l’expression "force projetable"), adjonction d’unités d’intervention françaises et britanniques, qui seraient engagées sous les couleurs de l’OTAN, de l’ONU, d’une coalition, ou d’un des deux pays signataires ; ne sera pas permanent, au contraire de la Brigade franco-allemande.

On a beau assurer qu’il pourra être engagé « y compris dans des opérations de haute intensité », ce qui laisse penser qu’il serait fortement équipé, c’est surtout un dispositif-papier, une force éventuellement disponible « au cas où », un peu comme les « Battle groups » de l’Union européenne : des unités théoriquement en alerte, par périodes de six mois… qui n’ont jamais servi à rien. Au mieux, les deux pays rôderont un mode de travail commun, étudieront des règles d’engagement homogènes, perfectionneront leur "interopérabilité" (déjà bien avancée, sous la norme OTAN), et organiseront des exercices communs.

La « force aéronavale d’attaque intégrée » dont il est également question – qui comporterait un porte-avions de chacun des pays, avec son groupe aérien et son escorte navale, le tout étant fusionné pour permettre une meilleure permanence à la mer qu’actuellement – n’est pas envisagée avant 2020 : il y a encore du travail à faire en matière de « lissage » des formations, procédures, équipements, etc., (mais il est vrai que le choix récent des Britanniques pour le systèmes des catapultes sur leurs futurs porte-avions rend possible techniquement une éventuelle mutualisation franco-britannique). Quant aux drones « male » (moyenne altitude, longue endurance), il ne s’agit que d’une étude, ce qui n’engage à rien ou presque.

Souveraineté maximale

Reste que c’est bien le traité sur la coopération dans le nucléaire qui ouvre la voie à une série d’autres accords techniques. Il est « créateur de confiance », dans la mesure où – même limité – il crée une intimité franco-britannique sur la dissuasion, secteur de souveraineté maximale. Et permet à ces deux pays – qui jugent tous deux leurs moyens nucléaires à la limite basse du possible – de s’épauler dans des techniques et capacités concourant à l’exercice de la dissuasion. Et ensuite, d’aborder les autres domaines ...

Tout cela n’étant pas de nature à réjouir une partie des autres membres de l’Union européenne, dont l’Allemagne, plutôt soucieux de dénucléarisation. Et qui, pour leur sécurité, s’en remettraient plutôt à une forme ou l’autre de « bouclier » anti-missile qu’à un parapluie nucléaire franco-britannique dont ils ne détiennent pas les clés, et qui donne à Paris et à Londres une sorte de « magistère » nucléaire sur toute l’Europe.

Autre question : la relation spéciale de Londres avec Washington – « organique » même, s’agissant de la dissuasion nucléaire – est-elle remise en cause ? Les avis divergent : pour certains, c’est un concept périmé [4], et c’est bien parce que cette relation est en cours de réévaluation que ce rapprochement stratégique avec Paris peut s’esquisser. Pour d’autres, elle n’est nullement menacée : ce tissu relationnel à tous les niveaux, appuyé sur une vieille complicité historique (et ethno-culturelle), permet à Washington de compter en Europe sur un allié dévoué, qui disposait jusqu’ici au moins d’une capacité d’intervention globale - à défaut bien sûr d’être un « acteur militaire global » comme l’Ami américain…

Notes

[1] Le 8 avril 1904, la France et la Grande-Bretagne signaient à Londres, les accords dits de l’Entente cordiale, prévoyant notamment le règlement des différends coloniaux, surgis dans la foulée du conflit de Fachoda en 1898. Ainsi, la France s’engageait à ne plus intervenir dans les intérêts égyptiens des Britanniques ; en contrepartie, ses projets au Maroc ne seraient pas contrecarrés par Londres. Les tensions à propos du Siam et de Terre-Neuve étaient également oubliées…

[2] Novice sur la scène diplomatique, et sans équipe au début, elle n’a pas fait d’étincelles. Ses premiers douze mois comme Haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, à la tête du Service européen pour l’action extérieure (SEAE) de l’Union ont été une suite de déboires, ratages, quiproquos et autres bizarreries bureaucratico-culturalo-politiques. Ce serait risible si ce n’était si grave : au moment où les sous se font rares, une usine à gaz se met en place, à Bruxelles, en doublon avec les diplomaties nationales des « 27 », sans les compétences et la volonté politique nécessaires pour justifier un tel investissement humain et financier.

[3] En vertu des accords dits « de Nassau », en 1962, qui lient la dissuasion britannique au dispositif américain.

[4] Le Débat stratégique, juillet 2010.

11 commentaires sur «  “Entente frugale” entre Paris et Londres »

  • permalien Richard :
    4 novembre 2010 @16h23   »

    La France & le Royaume Uni étranglent leurs classes laborieuses mais trouvent des moyens pour dépenser des fortunes dans des dépenses militaires aussi inutiles que ridicules. Être & avoir été...

  • permalien Patrick Rogel :
    4 novembre 2010 @18h45   « »

    La réintégration de la France dans l’OTAN, qu’on soit d’accord ou pas, s’est faite à la grande satisfaction de l’establishment militaire. Si Morin, en bon centriste partisan du fédéralisme européen et de l’atlantisme, a cru au discours qui la justifiait (rentrer dans l’OTAN pour faire avancer l’Europe de la Défense), c’est qu’il était bien cynique ou bien naïf... L’Amérique actuelle n’est ni unilatéraliste ni multilatéraliste, elle est multi-partnership et veut gérer ses problèmes de sécurité avec des partenaires sérieux. C’est se qu’on décidé de faire le Royaume-Uni et la France : un partenariat ad hoc. Et d’ailleurs, peu importe qu’il se fasse entre membres de l’OTAN ou hors, le débat est dépassé, tout comme l’organisation elle-même. De même l’Europe de la Défense qui ne pouvait être que la somme des capacités et des volontés nationales. Or que voit-on ? Une politique non concertée de réduction des budgets (et donc des moyens) et une protection des industries de défense alors qu’il faudrait accélérer l’intégration des industries. Au contraire, l’accord franco-britannique évoque des perspectives de coopérations industrielles sur la future génération de SNLE et SNA (hors missiles et chaufferie nucléaire dépendant des accords de Nassau). Plus immédiatement, les deux pays ont décidé "de coopérer dans les technologies liées à la gestion des arsenaux nucléaires, afin de garantir (leurs) capacités de dissuasion nucléaire indépendantes respectives". De là a y voir un "rapprochement stratégique du parrain américain", c’est un pas que je ne franchirai pas.

  • permalien marco :
    5 novembre 2010 @12h48   « »
    « Entente frugale " du bricolage..

    « l’entente frugale » apparaît comme un bricolage fait dans l’urgence d’une réalité budgétaire, alimenté par une volonté idéologique. Plutôt que de construire une défense européenne, notre honte nationale fait éclater ce projet en prenant des mesurettes bilatérales.
    Qu’elle est l’effacité de cette entente, autre que l’effet d’annonce produit ?
    Construire une stratégie à moyen et long terme semble impossible pour le gouvernement. Sauf, lorsqu’il s’agit de piller le patrimoine commun des français.
    Par exemple, que dire du traité de Lisbonne, imposé comme constitution européenne, qui a été dévoyé par nos gouvernants pour sauver les banques en 2008. Ceux qui prônaient ce texte, en demande aujourd’hui la modification…
    Ces bricolages répétés sont inquiétants…

  • permalien Maraud Alpha :
    7 novembre 2010 @06h34   « »

    Le simulacre de la ruine, ...

    Les accords sur le nucléaire.
    Nous touchons un point sensible de nos souverainetés plus psychologique que réel même si au fond sur le plan de la dissuasion nucléaire et de ses outils, cela ne change stricto-sensu rien. Chacun restant maître chez soi..
    Le nouveau laboratoire sera complété par un centre de recherche commun qui sera implanté à Aldermaston dont les coûts sont estimés à environ 700 millions d’euros !.
    Quant à nos moyens de "contrôle et d’essais nucléaires" par la simulation c’est une vaste fumisterie financière qui nous coûte la peau du cul !. Plus de 3 milliards d’euros sur 15 ans plus le renouvellement de nos vecteurs fusées M51, missiles ASMPA, aéronefs Rafale et la refonte de nos 4 sous-marins lanceur d’engin (SNLE) et de nos 6 nouveaux sous-marins nucléaires d’attaque Barracuda que j’estime plus près des 30 milliards et plus près des 40 si l’on rajoute l’A400M et le 330MRTT que des 20 dont Phillippe Leymarie s’est fait l’écho dans son billet intitulé « Des dépenses militaires dans la plus grande discrétion »

    La simulation.
    . Le laser mégajoule (LMJ) n’est fait que dans le but de pouvoir valider des choix technolgiques sur des conditions thermodynamiques par la fusion d’un ballonet chargé à quelques machcro µg deutérium /tritium (identiques à celles rencontrées lors du fonctionnement de nos armes D + T = 4 He + n + 17.6 MeV.)., si nous y arrivons un jour ?. Nous ne sommes pas certain de ce choix politique indirect !..
    Car ce n’est qu’un maillon de la chaîne entre l’accélérateur à induction pour la radiographie et l’imagerie X, (AIRIX) ouvert en l’an 2000 à Monrovilliers pour modéliser nos détonnateurs et qui sera reprit par l’Epure franco-britannique au Valduc à partir de 2014 !. La ligne d’intégration laser (LIL) prototype d’une chaîne laser du Laser Mégajoule, elle a été développée et mise au point pour en valider les choix technologiques et ouverte en 2002 ; le bâtiment du LMJ s’est terminé en 2008 ; celui de l’ILP à été inauguré qu’en janvier 2009 et Tera 100 a été mis sous tension qu’en mai de cette année !.. La direction des applications militares (DAM) a du pain sur la planche pour la prochaine décénie !. Vaste programme de modélisation entre les 4 années de conception et la dizaine d’années en fabrication d’une arme ; la question se posera sur les pertes de notre savoir faire depuis 1996 ? Sans pour autant que tous ces investissements de recherche fondamentale sur les plasmas auront des applications civiles contrairement à ce que l’on vous fait croire !..
    Comme si les bombes atomiques avaient des retombées économiques civiles, elle en possèdent, en effet ; celle d’une destruction totale !...

  • permalien Maraud Alpha :
    7 novembre 2010 @06h49   « »

    Remarque sur le traité d’interdiction des essais nucléaires

    Par principe ; l’arrêt de toute explosion d’essai d’armes nucléaires freinent le développement et le perfectionnement des armes en mettant fin au développement des nouvelles !. Il est donc sensé représenté une mesure efficace de désarmement nucléaire et de non-prolifération sous toutes ses formes.
    Les Etats possesseurs d’armes nucléaires, et plus particulièrement les USA et la France ont, au contraire, lié leur adhésion au traité à une validation de l’expansion de leurs programmes de conception d’armes nucléaires !. Les installations de fusion par plasma qui sont la base des programmes américains et français violent la lettre du traité. Le National Ignition Facility américain à Livermore NIF et le Laser Mégajoule français LMJ du CESTA à Le Barp près d’Arcachon sont conçus dans le but de créer des petites explosions thermonucléaires en laboratoires. Selon l’analyse de l’IEER (Nuclear Safety Smokescreen) elles se feraient en violation de l’article Ier du traité, qui interdit toute explosion nucléaire. Etant donné que le Royame-Uni contribue aux efforts américains au NIF, il viole donc également l’article 1er interdisant également tout encouragement ou soutien apporté aux explosions nucléaires !.

    Les deux raisons principales qui se cachent derrière ces programmes de plus de 3 milliards d’euros est de maintenir la sûreté et la fiabilité des nos arsenaux nucléaires au prorata de leur vieillissement pour un avenir indéterminé ?. L’autre raison est de démontrer notre capacité à concevoir et développer des armes nucléaires de remplacement et leurs sous-ensemble associés. C’est simplement dans ce but que sont menées des expérimentations très poussées sur les armes nucléaires par modélisations informatiques . Par conséquent ne nous voilons pas la face ; nous violons le (TICE) délibérément ainsi que le traité de non prolifération (TNP) !!!...Tout cela n’augure rien de raisonnable sur le long terme car une quarantaine d’autres pays pourraient suivre le même chemin !!. Cette manière dominatrice, arrogante de concevoir la sécurité de la planète à l’égard du monde ne manquera pas d’isoler encore un peu plus la France et la Grande-Bretagne sur la scène internationale.

    J’ai donc une crainte fondée, déjà éprouvée avec notre Concorde ! sur la future "entente frugale" de l’armement franco-britanique interopérable qui redeviendrait trilatéral américano-anglo-français comme en 1950 ou notre industrie de défense aurait disparu et nous achèterions sur étagère "made in USA" comme cela a déjà commencé aujourdh’ui sous le règne de Notre Seigneurie vassal d’une politique hégémonique d’outre-atlantique incompatible avec nos valeurs républicaines !... Putain deux ans pour viré ces incompétents otanien pro-américain de l’union des moutons de panurge lavé du cerveau qui nous mène à la ruine ; aux urnes citoyens !.

  • permalien Lorie :
    7 novembre 2010 @11h49   « »

    Si on attend encore 2 ans pour virer ceux qui nous gouvernent on va en subir de toutes les couleurs.Un peu de révolte et pas de suivisme des syndicats serait une bonne chose !par ce que la démocratie se résume à"Votez toujours,je ferai le reste."ou"Cause toujours,tu m’intéresses".

  • permalien Hage :
    8 novembre 2010 @01h45   « »

    Ici la pauvrete du traite de Lisbonne, qui ne prevoit aucun executif a une Europe impuissante, solidifie la position d’une France, desormais vassalle du binome Americo-Britanique que Mr. Sarkozy semble lui avoir desormais choisi.

    Si l’on consulte les devoirs et prerogatives constitutionelles (articles 2, 3, et 5) du president de la France on peut et doit se poser quand meme quelques questions, sur la legitimite de ce president, dont on doit respecter la fonction, puisqu’il a ete democratiquement elu.

    Quand a la qualite de l’individu, la France pourrait mieux faire !

    Hage.

  • permalien Maraud Alpha :
    9 novembre 2010 @02h14   « »

    La représentativité et ses dérives !.

    Quand l’on ne représente que moins de 30% d’opinions favorables, j’aime aussi notre constitution dans son article 12 !. Conforté par la claque éléctorale prise par notre exécutif en mars 2010 des décisions auraient dû être prise en compte par Notre Seigneurie mais il ne se nomme pas Chiraq !...

    Le chef des armées.
    Certes ; au su de l’article 15 de notre constitution de la 5ème République écrite par d’anciens combattants, généraux de la seconde guerre mondiale, n’a plus lieu d’être !. Un chef des Armées ne peut se prévaloir de ce titre lorsqu’il est réformé au titre P4 !. (examen psychologique des armées) :
    http://bast64.over-blog.com/article...
    Pistonné par Chirac, (colonel de réserve, appellé "sous-bite" du contingent pour la guerre d’Algérie qu’il a effectué et c’est tout en son honneur de citoyen ayant rempli son devoir) pour rentrer par la petite porte comme balayeur de l’état major de l’Armée de l’Air à Balard et qui lui avait permis néanmoins de suivre ses cours en fac de droit !.... Vous saisirez pourquoi Notre Seigneurie n’aime pas les aviateurs ! et pourquoi il a décidé de tout regroupé sur ce site pour la modique somme de 3 milliards d’euros en 30 ans dont le parrain de son fils en sera le constructeur et le syndic pendant ce bail trentenaire avant que nous en soyons redevenu propriétaire !. Notre patrimoine militaire parisien sera quant à lui vendu à ses copains du Fouquet’s pour une poignée de figue !!!.. Alors chef des Armées ? Nous méritons mieux !.

  • permalien Maraud Alpha :
    9 novembre 2010 @02h21   « »

    Motion de censure ?

    Quand à renverser ce régime anti-républicuain, et anti-démocratrique ; il ne peut se faire que par les urnes dans un Etat de droit. En effet ; l’article 49 alinéa 2 de notre constitution le prévoit. La motion de censure doit être présentée par au moins 1/10 des députés soit 58 sur 577 fixé par l’article 24 alinéa 3 et n’est adoptée qu’à la majorité absolue soit 289 voix sur 577. Jusqu’à présent une seule motion de censure a été adoptée en octobre 1962, renversant le gouvernement Pompidou à la suite de la décision de de Gaulle d’instituer par la voie du référendum , (procédure régie par l’article 11 de la Constitution) l’élection du président de la République au suffrage universel direct. En réponse à cette censure, l’assemblée est dissoute par le président. Le 27 octobre 1992, une tentative de censure du gouvernement Bérégovoy est faite suite au projet de la réforme agricole ; la motion ne recueillant que 286 voix sur 289 elle est donc rejettée !. Le vote d’une motion de censure est spécial, car seuls les votes pour à la motion sont comptabilisés !. La motion de censure peut aussi répondre à l’engagement de la responsabilité du gouvernement sur un texte (art. 49 al. 3 de la Constitution). En exemple notre retour du commandement intégré de l’Otan en avril 2009 ! et la décision devant un parlement étranger de l’envoi de notre corps expéditionnaire en Afghanistan mais pas l’adoption de la constitution européenne qui a été soumise au vote parlementaire majoritaire d’un parti UMP après le NON référendaire du peuple !. Ce mécanisme de « motion de censure provoquée » permet au gouvernement de faire adopter un texte sans vote par l’assemblée nationale, dès lors que celle-ci ne renverse pas le gouvernement par une motion de censure déposée et adoptée dans les conditions définies plus haut. Aucun gouvernement n’a été renversé dans ce cadre !.
    Le gouvernement n’étant pas responsable devant le Sénat, ni l’un ni l’autre n’y sont utilisables. Fillon peut cependant demander l’approbation d’une déclaration de politique générale, sans qu’un vote négatif ne puisse le contraindre. Lors de la première guerre du Golfe,en 91, Rocard obtint ainsi l’approbation du Sénat, pourtant majoritairement RPR !....Merde alors ! ; il me semble que l’opposition n’a pas encore la majorité absolue au palais Bourbon !!!...N’en déplaise à Lorie ! Quand un gouvernement gouverne à coup de 49.3 ce n’est jamais bon pour la démocratie Républicaine !....A quand un prochain gouvernement ?
    Pas avant ni après le sommet de Lisbonne qui n’en doutons pas accouchera d’une souris ?.

    Putain deux ans pour viré ces incompétents otanien pro-américain de l’union des moutons de panurge lavé du cerveau qui nous mènent à la ruine ; aux urnes citoyens !.

  • permalien Olive :
    10 novembre 2010 @13h11   « »

    Les coupes sombres dans le budget de la défense britannique font du bruit dans le Landerneau de la perfide Albion, une page fondamentale serait tournée dans la politique de défense et de politique étrangère du Royaume uni et nombreux sont ceux qui s’en émeuvent. Ces restrictions budgétaires sans précédent rendent in-envisageables des interventions militaires à venir du type de celles de l’Irak ou l’Afghanistan, mais également une guerre telle celle des Malouines en 1982... Reste à savoir ce qu’en pensent les Argentins qui n’ont jamais renoncé à faire valoir leurs droits sur ces iles de leur plateau continental, peut-être aurons-nous à suivre un de ces jours de nouvelles péripéties de nos amis sujets de sa Majesté égarés on ne sait trop pourquoi à des milliers de kilomètres de leurs belles iles britanniques, qui sait ?

  • permalien Guy Vincère (Kely Malaza) :
    16 novembre 2010 @16h54   «

    Merci pour tes excellents papiers Philippe.
    A quand tu fera des textes sur l’armée Malgache actuelle ?

Ajouter un commentaire