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Nucléaire iranien, guerre ou négociations ?

mercredi 10 novembre 2010, par Alain Gresh

Téhéran, qui a accepté le principe de négociations avec le groupe « 5+1 » (les membres du conseil de sécurité et l’Allemagne), a proposé que la réunion ait lieu en Turquie. La chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, intermédiaire des grandes puissances sur ce dossier, a réagi en affirmant qu’elle attendait « une proposition officielle de l’Iran » pour se déterminer. Mme Ashton avait proposé une rencontre à Vienne du 15 au 18 novembre. La Turquie a donné son accord de principe pour accueillir les négociations interrompues depuis octobre 2009, et les dates proposées par Téhéran sont le 23 novembre ou le 6 décembre.

L’Iran a développé des relations fortes avec la Turquie, notamment depuis l’accord cosigné par les deux pays et le Brésil en mai 2010. Que prévoyait ce texte ? « D’abord que, conformément au TNP, l’Iran a droit à l’enrichissement ; ensuite, que le pays accepte l’échange de 1 200 kilos d’uranium faiblement enrichi (UFE) contre 120 kilos d’uranium enrichi (UE) à 20%, indispensables au fonctionnement de son réacteur de recherche ; que les 1 200 kilos d’UFE seraient stockés en Turquie, le temps que l’Iran reçoive ces 120 kilos d’UE ; que l’Iran transmettrait à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), dans la semaine suivant le 17 mai, une lettre officielle formalisant son accord. En renonçant à une partie importante de son uranium, Téhéran limite sérieusement ses capacités à produire une bombe. »

On le sait, cet accord fut rejeté par les Etats-Unis (qui, pourtant, avaient confirmé par lettre au Brésil un soutien à la démarche) et de manière encore plus radicale par la France. Quelques jours après, le 9 juin, le Conseil de sécurité des Nations unies votait de nouvelles sanctions, malgré l’opposition du Brésil et de la Turquie. Non contentes de ces mesures, les Etats-Unis et l’Union européenne décidaient des sanctions unilatérales contre l’Iran, malgré les critiques de la Russie et de la Chine.

Depuis, à plusieurs reprises, il a été question de reprendre les négociations et la proposition de Téhéran se situe dans ce cadre, au moment où Israël hausse le ton et demande, par la voix de son premier ministre, « une menace militaire crédible » contre l’Iran. Benyamin Nétanyahou a formulé cette exigence lors d’un entretien avec le vice-président américain Joe Biden, le 7 novembre. « La seule manière de s’assurer que l’Iran n’obtienne pas d’armes nucléaires est de brandir une menace crédible d’action militaire contre lui s’il n’arrête pas sa course à la bombe atomique. »

Au même moment, un important sénateur, Lindsey Graham, déclarait au forum de Hallifax sur la sécurité internationale que toute action militaire contre l’Iran devrait inclure, non seulement ses installations nucléaires, mais aussi couler sa marine, détruire ses forces aériennes et porter de sévères coups aux Gardiens de la révolution (« Lindsey Graham Makes The Case For Strike On Iran », The Huffington Post, 6 novembre). Sur cette réunion, on lira aussi Roger Cohen, « An Unknown soldier » (The New York Times, 8 novembre), qui met en garde contre une nouvelle guerre au Proche-Orient, une expédition contre l’Iran.

Le secrétaire américain à la défense Robert Gates a rejeté les propositions israéliennes : « Je ne serais pas d’accord pour dire que seule une menace militaire crédible [peut convaincre] l’Iran de prendre des mesures pour mettre fin à son programme d’armes nucléaires. (...) Nous sommes prêts à faire ce qui est nécessaire, mais en ce moment, nous continuons de penser que l’approche économique et politique que nous avons adoptée a en fait un impact sur l’Iran » (dépêche AFP, 8 novembre).

Quant à l’attitude de la France (et du Royaume-Uni), elle se caractérise par la surenchère, comme le confirme l’article du Monde daté du 5 novembre, « Nucléaire iranien : Paris et Londres s’opposent à un projet d’offre américaine » (non disponible librement sur le site).

Extraits :

« Dans une nouvelle tentative de “main tendue” à l’Iran, l’administration Obama prépare depuis cet été une nouvelle offre diplomatique pour tenter de résoudre l’imbroglio nucléaire. Cette initiative, selon nos informations, contrarie fortement les responsables français et britanniques. La question de l’unité des grandes puissances sur ce dossier paraît ainsi posée, au plan transatlantique. Paris et Londres ont fait part de fortes réserves. A la fois sur la méthode américaine, qui a consisté à discuter de la nouvelle approche d’abord avec les Russes et les Chinois, avant d’en parler aux Européens ; et sur le contenu même du schéma proposé, qui risquerait de légitimer les activités iraniennes d’enrichissement d’uranium, alors que le Conseil de sécurité de l’ONU réclame leur suspension depuis 2006. »

En quoi consiste cette proposition ?

« Un nouveau projet d’évacuation d’uranium enrichi iranien vers l’étranger, allant bien au-delà de celui déjà proposé en octobre 2009 (mais rejeté par Téhéran). L’objectif est de priver l’Iran, pendant un certain temps, de la capacité de franchir le pas, s’il devait le décider, vers la fabrication de matière fissile utilisable dans une arme atomique. (...) La grande nouveauté est que Washington proposerait que l’Iran évacue vers la Russie 2 000 kilogrammes d’uranium faiblement enrichi (à moins de 5 %), sur les quelques 3 000 kilogrammes qu’il détient aujourd’hui. Cette matière serait alors transformée pour servir de combustible à la centrale nucléaire iranienne de Bouchehr (de fabrication russe). Selon David Albright, dont le point de vue coïncide avec l’analyse faite à Paris et Londre, un tel projet “fournirait à l’Iran la légitimité internationale qu’il recherche depuis longtemps pour l’enrichissement d’uranium”. En donnant à Téhéran la possibilité de poursuivre sur cette voie, il serait encore plus difficile, argue-t-il, de contrôler par des inspections qu’aucun détournement de matière nucléaire n’ait lieu à partir du site de Natanz. »

Rappelons que le Traité de non prolifération prévoit explicitement le droit à l’enrichissement.

« (...) L’administration Obama se lance-t-elle dans un solo diplomatique susceptible de marginaliser les Européens ? Français et Britanniques ont insisté, dans des entretiens avec les officiels américains, pour qu’un front commun soit soigneusement préservé. Il serait prématuré, jugent-ils, de faire une offre spectaculaire et inédite à l’Iran, alors que l’effet des sanctions, que Washington ne cesse parallèlement d’accroître, au plan unilatéral, commence à peine à se faire sentir. »

En bref, Paris et Londres, comme Tel-Aviv, poussent l’administration Obama à l’intransigeance.

59 commentaires sur « Nucléaire iranien, guerre ou négociations ? »

  • permalien Nathan :
    10 novembre 2010 @11h41   »

    Alain Gresh oublie de mentionner que l’Iran n’a pas du tout l’intention de discuter de son programme nucléaire à l’occasion de la réunion avec le groupe "5+1". Ahmadinejad vient encore de le déclarer.

    http://www.haaretz.com/news/interna...

  • permalien Olive :
    10 novembre 2010 @12h20   « »

    Ceux qui se sont imaginé que le Président américain aurait les mains liées après les élections de mi-mandat et le résultat attendu que l’on sait, pourraient bien déchanter, sans perspective de 2ème mandat n’aurait-il pas bien au contraire les mains libres et ne lui reste-t-il pas des moyens constitutionnels lui permettant de faire ce qu’il souhaite ?

    Quand à savoir si l’Iran aurait l’intention ou pas de négocier, pour ce qui est de ce à quoi ils ont droit, pourquoi donc iraient-ils ne serait-ce qu’envisager de négocier quoi que ce soit ?

  • permalien elbé :
    10 novembre 2010 @12h20   « »

    Dans cet article, Ahmadinejad dit que :

    "l’Iran a toujours été en faveur de pourparlers tenus sur une base rationnelle et logique :

    Mais la nation iranienne ne laissera personne violer ses droits fondamentaux ... ils doivent annoncer clairement leurs points de vue sur certaines questions internationales, at-il dit, se référant aux principaux
    pouvoirs."

    Où Nathan voit un problème ?

    L’enrichissement de l’uranium est un droit. L’Iran a donc raison de réclamer ce droit qu’on lui récuse.
    On le soupçonne de vouloir en enrichir plus pour permettre la fabrication de la bombe ?
    L’Iran répond en acceptant de le faire enrichir dans de moindres proportions dans un autre pays que le sien. Quel meilleur gage pourrait-il donné de sa bonne foi ?

    Mais c’est pourtant refusé.

    On veut donc qu’il n’enrichisse pas du tout d’uranium. Donc, plus de médecine nucléaire pour l’Iran etc . Ce qui est illégal de réclamer.

    Aujourd’hui, comme hier en Irak, l’adage qui veut que : Quand on veut tuer son chien, on l’accuse de la rage s’applique pour l’Iran.

    Rien ne sert à l’Iran de justifier son droit et de faire des compromis (quand d’autres, les plus belliqueux le violent en toute impunité et n’en font aucuns) , il est condamné d’avance !

  • permalien Yvan :
    10 novembre 2010 @12h31   « »

    Ce bref historique autour du nucléaire iranien montre que ce que craignent les puissances occidentales, c’est que plus qu’un nouvel Hiroshima, c’est le "non alignement".

    Israël reste dans son rôle historique de "rempart contre la barbarie", quitte à sombrer dans le ridicule le plus abouti en invoquant « une menace militaire crédible ».

  • permalien Ph. Arnaud :
    10 novembre 2010 @13h03   « »

    A Nathan

    Pour quelle raison les pays que les Occidentaux n’aiment pas n’auraient-ils pas le droit de se doter d’armement nucléaire ? Ne sont-ils pas davantage menacés, n’ont-ils pas été davantage agressés par ces mêmes Occidentaux (Irak, Iran, Corée du Nord, Cuba, Libye, Syrie…) que l’inverse ? Qu’est-ce que cette inversion des réalités ?

    De quel droit les Américains se trouvent-ils au Proche-Orient ? De quel droit menacent-ils, avec leurs bases, l’Iran, la Corée du Nord, la Syrie, le Yémen et Cuba et la plupart des pays du monde ? Ces pays sont-ils allés agresser les Etats-Unis ?

    Vu votre acharnement à empêcher l’Iran de posséder l’arme nucléaire, je vous ai, à plusieurs reprises, demandé si, en échange d’une renonciation totale au nucléaire ou à tout type d’arme de destruction massive, vous accepteriez que l’Iran acquière une DCA telle qu’elle transformerait toute attaque aérienne israélienne ou américaine contre lui en tir aux pigeons d’argile. Je vous ai, de même, demandé si vous accepteriez que ce même Iran possède des missiles anti-navires russes ou chinois qui, à toute tentative d’attaque contre lui, enverraient immanquablement par le fond les porte-avions américains croisant dans le Golfe ou en mer d’Oman.

    Autrement dit, l’Iran ne pourrait absolument pas menacer d’autres pays (donc Israël) de destructions massives, mais, d’un autre côté, toute la supériorité militaire des Occidentaux contre lui serait annihilée. Seriez-vous d’accord, oui ou non, avec cette proposition ? Seriez-vous d’accord pour qu’elle soit étendue à tous les pays que les Occidentaux n’aiment pas ?

  • permalien elbé :
    10 novembre 2010 @13h06   « »

    A Yvan,

    Deux possibilités peuvent découler de la politique israélienne qui ne tient aucun compte des (petits) efforts de ses alliés pour une solution de paix.

    1- Les alliés d’Israel se résignent totalement à négocier quoi que ce soit pour les palestiniens et continuent d’aider à l’aboutissement du projet israelien de dénier tous droits aux palestiniens. Donc de facto, un passage en force du fait accompli.

    2- A force de tirer sur la corde, exaspérés par l’autisme et les provocations israeliens, Israel finit par perdre tout soutien de ses alliés qui le laissent se dém...

    Bon là, faut pas rêver...mais sait-on jamais ??

    Une autre probabilité serait que de l’intérieur , la politique d’extrême droite israelienne finisse par révulser les israeliens eux-même, dans son implication sur les lois sociétales qui les touchent de plus près dans leur quotidien que ce qui se passe derrière le mur. Et ne voteraint plus pour ces fous.

  • permalien Tristan :
    10 novembre 2010 @13h18   « »

    Voila le titre de l’article que donne le lien de Nathan :

    Mahmoud Ahmadinejad asserts that Iran’s nuclear rights are ’not negotiable’ ; says talks with West will focus on resolving international problems to help establish peace.

    Malgré mes connaissances limitées de l’anglais, je vois bien que ce titre nous montre, une fois de plus, la taille des indiscutables mensonges de Nathan. L’Iran (en particulier Ahmadinejad), a bien l’intention de discuter de son programme nucléaire, d’ailleurs, il n’hésite pas à le faire, ici, ailleurs et partout.

    Mais ca qui fait mal a Nathan, et on peut très bien le comprendre, c’est qu’il ne peut pas accepter que les droits des juifs s’arrèteraient où pourraient commencer des droits similaires, mais pour des "goys".

    Pour les sionistes (en particulier les religieux, comme le fondamentaliste protestant que j’étais), les droits des juifs dépassent les droits des autres. Seul le peuple élu des protestants disposerait du même droit, en puissance dix.

    Mais je pense que pour n’importe quel juif ou protestant, qui a un minimum de bonne foi, cette position ne peut pas être moralement acceptable.

  • permalien Olive :
    10 novembre 2010 @14h51   « »

    Tristan :
    10 novembre @13h18 (...)

    L’article en question ne reprend pas professionnellement ni honnêtement ses propos si on se fonde sur ce qui a été rapporté par les agences de presse dignes de ce nom :

    "La nation iranienne ne négociera pas ses droits fondamentaux, (...) L’Iran est prête à tenir des discussions basées sur un pied d’égalité pour aider à régler les problèmes en cours, dissiper les inquiétudes internationales et établir la paix et la sécurité dans le monde."

    En triturant une déclaration, il n’est pas très difficile de lui faire dire ce qu’elle ne dit pas voire son contraire pour peu que l’on oublie les règles déontologiques minimales du journalisme bien entendu...

  • permalien Nathan :
    10 novembre 2010 @16h49   « »

    L’iran ne discutera pas d’un éventuel échange d’uranium lors de la prochaine réunion avec le groupe "5 + 1" a déclaré le porte-parole du ministre des affaires étrangères.

    Encore une belle embrouille en perspective.

    http://news.yahoo.com/s/afp/2010110...

  • permalien Olive :
    10 novembre 2010 @17h11   « »

    Pourquoi iraient-ils échanger ce qu’ils ont le droit de produire ? Va-t-on demander aux Français d"échanger leur Cognac contre du Bourbon par exemple ? Ou aux Belges d’échanger leurs moules frites contre du couscous ?

  • permalien Olive :
    10 novembre 2010 @17h26   « »

    De plus pour ce qu’il s’agit "d’embrouille", ce ne sont pas me semble-t-il les Iraniens qui affichent ouvertement une "politique d’ambiguïté" en matière de nucléaire...

  • permalien Noval :
    10 novembre 2010 @17h29   « »

    Imagine-t-on dans le journal Le Monde ou dans un autre média occidental dominant un article intitulé L’Unesco, Israël et la fête de la philosophie ?

    http://www.lemonde.fr/proche-orient...

  • permalien Olive :
    10 novembre 2010 @17h53   « »

    Noval :
    10 novembre @17h29

    "La philosophie est, par nature, le libre exercice de la pensée, le contexte de répression qui prévaut aujourd’hui en Iran est incompatible avec les valeurs de culture, d’humanisme et de tolérance dont l’Unesco est le symbole."

    J’imagine que l’on doit en déduire que pour le Quai d’Orsay le contexte (de répression sociale ne manqueront pas de dire certaines mauvaises langues...) qui prévaut aujourd’hui en France est compatible avec les valeurs de culture, d’humanisme et de tolérance dont l’Unesco est le symbole.

  • permalien nezam :
    10 novembre 2010 @18h03   « »

    je suis sure que l’Iran a deja, depuis deux ans les moyens de la dite bombe,si se n’est pas deja stoque plusieurs ,car de nos jours,pas dificile d’en produire ,pour un peuple qui a la matiere dite grise et les moyens financier considerable et les contactes internationale.

  • permalien dik :
    10 novembre 2010 @21h13   « »

    J’ai cru entendre que l’Iran va bientôt procéder aux premiers essais des As300 dont la Russie vient officiellement de lui refuser la livraison.

  • permalien Byblos le maronite :
    10 novembre 2010 @21h59   « »
    Nucléaire iranien, guerre ou négociations ? Et le nucléaire israélien, etc.?

    @ Nathan et quelques autres « hasbari »

    Et Israël ?

    Quand compte-t-il suivre le bon exemple donné par l’Iran, et adhérer au traité de Non Prolifération des Armes nucléaires ?

    Quand compte-t-il suivre le bon exemple donné par l’Iran, et se soumettre aux inspections de l’AIEA ?

    J’aurais beaucoup d’autres questions de ce genre sur plein d’autres sujets. Mais je préfère les remettre à plus tard.

  • permalien Olive :
    10 novembre 2010 @22h16   « »

    dik :
    10 novembre @21h13

    J’ai cru entendre que l’Iran va bientôt procéder aux premiers essais des As300 dont la Russie vient officiellement de lui refuser la livraison.

    Ce sont des systèmes de missiles sol-air S-300 que la Russie a finalement renoncé à vendre à l’Iran. D’autres pays dont la Chine produisent ces systèmes sous licence russe en les rebaptisant à l’occasion. L’Iran a juste indiqué qu’ils allaient procéder prochainement à des tests de ce type de systèmes produits par leurs soins sans préciser s’il s’agissait de “retro-engineering” comme ils le font pour d’autres matériels, ni dans cette hypothèse de la provenance des originaux ayant servi de modèles éventuels. Il s’agit en outre de systèmes de DCA à courte et moyenne portée, donc purement défensifs, donc rien de très extraordinaire somme toute...

  • permalien Yann :
    10 novembre 2010 @23h56   « »
    Nucléaire iranien, prétexte à la guerre ?

    Flynt Leverett et Hillary Mann Leverett (The Race for Iran, 10/11/2010) :

    Il n’y a aucune raison de croire en la "bonne volonté" des Etats-Unis concernant la prochaine étape des discussions sur le nucléaire avec l’Iran.

    (...)

    Nous pensons que le manque de sérieux stratégique - et visiblement, de plus en plus, de simple honnêteté - dans l’approche diplomatique des Etats-Unis sur le nucléaire avec l’Iran - pourrait être sur le point de provoquer une importante résistance internationale.

  • permalien Yann :
    11 novembre 2010 @00h04   « »
    Nucléaire iranien, prétexte à la guerre ?

    Flynt Leverett et Hillary Mann Leverett (The Race for Iran, 10/11/2010) :

    Il n’y a aucune raison de croire en la "bonne volonté" des Etats-Unis concernant la prochaine étape des discussions sur le nucléaire avec l’Iran.

    (...)

    Nous pensons que le manque de sérieux stratégique - et visiblement, de plus en plus, de simple honnêteté - dans l’approche diplomatique des Etats-Unis sur le nucléaire avec l’Iran - pourrait être sur le point de provoquer une importante résistance internationale.

  • permalien Orangerouge :
    11 novembre 2010 @12h50   « »

    L’ancien président américain Carter, dans le quotidien suisse Le Temps, sur la situation en Palestine : il dénonce les politiques américains et européennes (et Israël évidemment) :

    http://www.letemps.ch/Page/Uuid/953...

    Les articles du Temps ne sont gratuitement consultables que pendant un temps très limité.

  • permalien Nathan :
    11 novembre 2010 @14h58   « »

    @ Ph. Arnaud

    Un peu comme dans le football moderne où l’on ne fait plus vraiment de différence entre l’attaque et la défense, une arme dite défensive peut être un auxiliaire précieux pour un arsenal offensif. Si l’Iran place des S300 ou toute batterie équivalente de missiles sol-air autour de sa base militaire de Imam Ali près de Khoramabad, où sont entreposés des Shahab et des Fajr qui seront peut-être un jour équipés de têtes nucléaires, les S-300 deviendront ipso facto des armes offensives. Par conséquent, votre raisonnement ne tient pas la route.

  • permalien Olive :
    11 novembre 2010 @15h10   « »

    Orangerouge :
    11 novembre @12h50

    L’ancien président américain Carter, dans le quotidien suisse Le Temps, sur la situation en Palestine : il dénonce les politiques américains et européennes (et Israël évidemment)

    C’est vrai que Jimmy Carter fait une analyse très lucide de la situation, le seul truc qui me gène personnellement, c’est lorsque l’on se souvient de lui quand il était aux manettes, on ne peut pas dire qu’il ait franchement brillé, et puis la facilité qu’il a à faire marche arrière sur ses déclarations quand il subit des pressions, c’est tout de même très embêtant, et il est coutumier du fait. Ceci dit ce qu’il déclare dans cet article est tout à fait pertinent et fait froid dans le dos.

    Orangerouge :
    11 novembre @12h50

    Les articles du Temps ne sont gratuitement consultables que pendant un temps très limité.

    Non il suffit de se créer un compte pour les lire quand ils sont archivés, c’est gratuit.

  • permalien dik :
    11 novembre 2010 @18h50   « »

    @ Olive

    Merci pour l’info cc les missiles sol-air AS 300. Ce qui est admirable concernant l’armement iranien est qu’il est principalement défensif et, de surcroît, iranien (pas de chantage à l’utilisation ou d’appoint en pièces détachées).

  • permalien K. :
    11 novembre 2010 @20h47   « »

    Que dirait aujourd’hui le Général De Gaulle sur l’ONU ?

    ...selon les critères du Programme de développement de l’habilitation des femmes de l’ONU même, l’Arabie saoudite fait pire que l’Iran concernant l’égalité des sexes. Aucun des deux pays ne figure en bonne place, mais des 93 pays classés, seuls le Yémen fait pire que l’Arabie saoudite.

    Et que nous apprend d’autre Joshua Keating ?

    Que l’Arabie Saoudite a obtenu son siège dans une “nouvelle agence de l’ONU vouée à la promotion des droits des femmes” alors que la candidature de l’Iran a été rejettée, “après un intense lobbying des Etats-Unis”.

  • permalien K. :
    11 novembre 2010 @21h24   « »

    SAN FRANCISCO, Californie, le 10 novembre 2010 (IPS) - "Les États-Unis confondent délibérément al-Qaïda avec d’autres groupes à travers le monde luttant pour leur indépendance ou leur libération, mais ce n’est qu’un moyen pratique pour obtenir le soutien des gens et les effrayer" dit l’auteur et journaliste Reese Erlich.

  • permalien Orangerouge :
    11 novembre 2010 @21h59   « »

    merci Olive

  • permalien Orangerouge :
    11 novembre 2010 @22h05   « »
    Coopération "culturelle" entre les gouvernements d’extrême droite français et israélien

    Mais Arte a tellement subventionné le cinema israélien que la chaîne franco-allemande s’accorde une pause.

    http://un-echo-israel.net/Arte-susp...

  • permalien Olive :
    12 novembre 2010 @05h29   « »

    Noyés comme nous le sommes dans le flot d’une propagande quotidienne orwellienne, il est parfois bon d’essayer de clarifier ce qui n’est pas forcément aussi complexe que l’on voudrait nous le faire croire.
    Que reproche-t-on donc à l’Iran en fait ?
    Je pense que cela peut se réduire à trois points seulement :

    - 1) D’avoir mis à bas il y a de cela 30 ans la tyrannie mise en place par les USA pour contrôler leur pays et ses ressources.
    - 2) De contester l’hégémonie des 5 grands au sein des organisations dites internationales.
    - 3) De ne pas reconnaitre la légitimité d’un régime colonial mis en place par ces mêmes organisations dites internationales, maintenu par l’hégémonie militaire, financière et politique des USA, et de soutenir le mouvement de libération et de résistance palestinien.

    Le reste n’est-il pas que littérature en fait ?

    Sinon j’ai beaucoup apprécié une intervention plus haut tentant pathétiquement de nous "expliquer" que "défensif = offensif", c’est amusant et très osé sur un plan strictement logique, (Vrai = Faux ?) Orwell aurait beaucoup aimé !

  • permalien gloc :
    12 novembre 2010 @06h37   « »
    Nucléaire iranien, guerre, négociations et la banalisation du mal...

    Nathan : « Un peu comme dans le football moderne où l’on ne fait plus vraiment de différence entre l’attaque et la défense, une arme dite défensive peut être un auxiliaire précieux pour un arsenal offensif. »

    Passer à des considérations footballistiques en apparence futiles sur le nucléaire comme s’il s’agissait d’un armement conventionnel pour un "guerre en dentelle", est une entreprise de banalisation criminelle dont les premières victimes ont été il y a peu de temps des minorités visibles.

    L’attitude de l’Iran est exemplaire à ce sujet. Elle arrive à avoir la dissuasion sans l’armement (il suffit pour le comprendre de voir les réactions que produisent dans le monde le moindre clignement d’œil d’Ahmadinejad). Israël par contre qui possède l’arme atomique à titre "confidentiel"(... et très onéreux) dans une région dénucléarisée est condamné à l’utiliser si il veut être crédible et dissuasif.

  • permalien Olive :
    12 novembre 2010 @07h19   « »

    Personnellement je serais tenté de me joindre à ceux qui considèrent que personne ne peut utiliser d’armement nucléaire stratégique. Si les USA ont pu le faire au Japon, c’est uniquement parce qu’ils étaient seuls à le posséder à l’époque. Depuis cela les auraient bien arrangés de pouvoir le faire à nouveau à une ou deux occasions, mais ce n’est plus possible. Le pays qui le ferait aujourd’hui, quel qu’il soit, signerait non seulement son propre arrêt de mort, mais celui de la planète entière et c’est bien en cela que l’armement nucléaire est absurde et dangereux...

  • permalien K. :
    12 novembre 2010 @07h45   « »

    De nombreuses années de sanctions [contre l’Iran] couplées à des politiques économiques sous-optimales en Iran, ont abouti à une économie faible et une fragilisation de la classe moyenne. Le dernier cycle de sanctions de l’ONU, des États-Unis, et de l’UE contre l’Iran est de nature à pousser des millions de personnes dans la pauvreté et la misère.

    Alors que disparaissent les opportunités économiques de renforcement d’une solide classe moyenne, les jeunes Iraniens, qui ont historiquement été les agents du changement dans le pays, vont perdre leur base sociale.

    Ironie du sort, alors, les sanctions peuvent accroître le pouvoir du gouvernement iranien et affaiblir le mouvement d’opposition nationale, au détriment des intérêts US.

    Reste à définir de qui et de quoi on parle quand on évoque les “intérêts US.”

  • permalien Yasmina :
  • permalien Tristan :
    12 novembre 2010 @16h22   « »

    @Yasmina

    Merci pour le lien.

    On ne peut que trop bien comprendre, après, pourquoi TOUTE l’Amérique du Sud DOIT soutenir la politique nucléaire de l’Iran.

    Et, comme il y a de plus en plus de dirigeants, en Amérique du Sud, qui sont assez intelligent pour comprendre où sont leurs intérêts, ca va sûrement se faire.

    Avec l’aide technique de Téhéran et de l’AIEA, il se pourrait bien que la Bolivie devienne un pays producteur de combustible nucléaire, pour nourrir les centrales qui doivent fournir en électricité tous les grands centre urbain du continent.

    Mais c’est assez triste de penser que tous les restes du monde devront passer par une troisième guerre mondiale, pour en arriver là. J’en pleurs déjà les morts.

  • permalien Inconnu :
    12 novembre 2010 @16h25   « »

    Toujours sur le même lien publié par Yasmina ; mais rien de surprenant non plus de la part des très responsables journalistes MSM :
    Ahmadinejad citant Khomeyni -qui devient par le cours naturel des choses ou des puissances occidentales si on veut- :
    Ahemedinejad veut rayer Israel de la carte

  • permalien Rouzbeh :
    12 novembre 2010 @16h30   « »

    « Un peu comme dans le football moderne où l’on ne fait plus vraiment de différence entre l’attaque et la défense, une arme dite défensive peut être un auxiliaire précieux pour un arsenal offensif. Si l’Iran place des S300 ou toute batterie équivalente de missiles sol-air autour de sa base militaire de Imam Ali près de Khoramabad, où sont entreposés des Shahab et des Fajr qui seront peut-être un jour équipés de têtes nucléaires, les S-300 deviendront ipso facto des armes offensives. Par conséquent, votre raisonnement ne tient pas la route. »

    Et si ma grande mère en avait une « paire », peut-être pourrais-je l’appeler grand père !
    Avec ce genre de « raisonnement », ni l’Iran ni d’autres pays dans la région, n’auraient le droit de se défendre !!! Est-ce que ce sont des pro-israéliens qui fixent les règles internationales ?
    Comment un être humain peut-il devenir aussi cynique ? Cela n’est pas étonnant, puisqu’il faut défendre l’indéfendable dès qu’il s’agit d’Israël, de près ou de loin.

  • permalien deMontigny :
    12 novembre 2010 @17h22   « »

    Le secrétaire américain à la défense Robert Gates a rejeté les propositions israéliennes : « Je ne serais pas d’accord pour dire que seule une menace militaire crédible [peut convaincre] l’Iran de prendre des mesures pour mettre fin à son programme d’armes nucléaires. (...) Nous sommes prêts à faire ce qui est nécessaire, mais en ce moment, nous continuons de penser que l’approche économique et politique que nous avons adoptée a en fait un impact sur l’Iran »

    Ceci fait partie de l’approche militaire ; affaiblir matériellement le pays en question dans la mesure du possible avant de l’aggresser ; tel fut le cas pour l’Irak de Saddam Hussein - le nombre de morts par embargo rejoint presque le nombre de morts résultant de la guerre, et un pays affaibli à ce point sera une proie beaucoup moins vigoureuse et déterminée...

    Nous assistons ici à un processus ; stigmatisation, diabolisation, isolation, étouffement et, enfin, destruction. Bref, le processus qui est appliqué à toute nation qui tente de faire valoir sa solidarité face à l’impérialisme anglo-saxon.

  • permalien Olive :
    12 novembre 2010 @18h14   « »

    Tristan :
    12 novembre @16h22

    Ne soyez pas si pessimiste, si je puis me permettre, voila plus de trente ans que les USA, leurs valets et leurs protégés, menacent l’Iran, ils ont bien tenté par le biais de leur grand ami d’alors Saddam Hussein d’en venir à bout, mais sans succès. S’ils pouvaient sans risque mater ce trublion, pourquoi ne l’ont-ils pas encore fait ? Et puisqu’ils ne l’ont pas encore fait, comment le feraient-ils aujourd’hui ?

  • permalien Olive :
    12 novembre 2010 @18h24   « »

    Ceci dit, c’est vrai que l’analyse citée par Yasmina est fort intéressant, merci !

  • permalien s=exp(j*pi) :
    12 novembre 2010 @19h37   « »

    @ Nathan / foot / armes défensives-offensives

    Ainsi donc, si un pays est accusé par ISRAEL de vouloir se doter d’armes nucléaires, une grande partie de ses armements défensifs deviendraient offensifs et notamment tout ce qui pourrait gêner une première frappe.

    Seraient donc offensifs les chasseurs, missiles AA, la DCA et tous les moyens de détection associés tels les radars, les projecteurs et même les équipes de guet visuel. Et il ne suffirait pas que le pays en question renonce à se doter de moyens de défense pour régler le problème d’agression, puisqu’il pourrait toujours être accusé de vouloir s’en doter. Il ne reste donc plus qu’une et une seule solution, celle de BIBI : atomiser le pays et ses résidents.

    Chacun serait ensuite sommé de comprendre qu’il s’agissait d’une attaque destinée à faire disparaître une menace grave et imminente car, aussi longtemps qu’un seul citoyen de ce pays « agressif » resterait vivant, il pourrait tenir une arme et appuyer sur un bouton déclenchant le feu atomique. Même si rien de tout cet armement n’existe encore, il importerait de supprimer la menace dès qu’elle est dénoncée par ISRAEL ; en somme, ce serait de la légitime défense.

    Le Belch que je suis ressent ce qui précède comme un ramassis d’élucubrations complexe, immoral et très dangereux.

  • permalien Tristan :
    12 novembre 2010 @20h13   « »

    @Olive

    mater ce trublion

    Il me semble que l’Empire pourait bien lancer une troisième guerre mondiale, juste pour cette raison : parce que c’est un "très mauvais" exemple pour toute l’Amérique latine.

    Les USA n’arrivent pas à reprendre le contrôle absolu de leur double continent par les moyens normaux (corruption, coups d’état, assassinats et canonnière).

    Leurs guerres en Irak et en Afghanistan montrent plus leur faiblesse que leur force et a plus aidé à renforcer l’Iran qu’à l’affaiblir.

    L’Empire n’est qu’un tigre de papier et le Roi est nu.

    Mais ils ne peuvent pas déclarer la guerre à un pays d’Amérique du Sud pour l’exemple, ils n’arriveraient pas à le justifier. Voila pourquoi je pense que pour regagner leur orgueil blessé, l’Iran est une cible privilégée.

    Mais une grande guerre (comme la première et la deuxième), ca peut commencer vraiment pour des stupidités. Et, mis à part des milliers de victimes et des horreurs infernales, personne ne peut savoir ce qui peut en sortir. Entrer dans une guerre, c’est facile, mais en sortir, c’est beaucoup plus dûre.

    Oui, je suis pessimiste, mais j’attends à être surpris, et que les choses se passent différemment. Je ne suis pas optimiste, même si je pense, aussi, que les USA n’ont pas les moyens de "mater le trubion" et qu’ils seraient bien stupide de le tenter.

    On a bien vu, lors des première et deuxième guerres mondiales, que les empires qui ont déclenché la guerre ont fini entièrement démantelé, à la fin. Même la France et le Royaume-uni, deux fois gagnant, ont eu le même destin (le XXème siècle leur fut fatale)

  • permalien Nathan :
    12 novembre 2010 @21h55   « »

    Selon un rapport des Nations-Unies, La Corée du Nord continue de livrer du matériel nucléaire et balistique à l’Iran, à la Syrie et à la Birmanie. La Chine aurait bloqué depuis 6 mois la publication de ce rapport.

    (dépêche AFP)

    http://news.yahoo.com/s/afp/2010111...

  • permalien s=exp(j*pi) :
    13 novembre 2010 @00h48   « »

    @Nathan / Exportations Coree du Nord

    Alors, ce ne serait pas encore l’assemblage final de l’ogive et du lanceur ? L’Iran ne serait pas encore prêt à frapper ni même à menacer ? Au fait, l’article semble bien vague ("les enquêteurs", "le rapport", "matériel, savoir-faire, technologie liés à ...") ne serait-il pas lié à un article de l’AP de fin mai :

    http://www.foxnews.com/world/2010/0...

    Notez qu’il n’est guère plus précis mais il ne semble évoquer de transfert de technologie nucléaire que vers la Syrie et encore, sous forme d’aide à la conception et à la construction d’un réacteur
    thermique. Par ailleurs, si quelqu’un peut m’expliquer en quoi un magnétomètre serait indispensable dans un programme de dévelopement d’armements nucléaires, je lui serais reconnaissant.

    Mais peu importent les détails bien sûr : puisqu’il est impossible de démontrer que les pays cités ne constituent pas une menace, les atomiser d’urgence est indispensable.

    On croirait entendre à nouveau le pitoyable discours de Powell à la tribune de l’ONU pour en appeler à démolir l’Irak.

    S’il y a quelque chose de raisonnable à tenter, c’est évidemment de négocier et "sans préconditions", càd en remettant en cause les statuts boîteux ; sur ce thème, celui d’Israel n’est guère défendable.

  • permalien
    14 novembre 2010 @10h38   « »

    Nathan :
    12 novembre @21h55
    Selon un rapport des Nations-Unies, (...)

    Les vraix/faux rapports nucléaires secrets de L’ONU made in Tel Aviv, c’est un peu comme l’arlésienne, on nous en parle régulièrement et au bout du compte, ils ne sont jamais officiellement publiés bien sûr, elle usée cette ficelle là...

  • permalien K. :
    14 novembre 2010 @10h44   « »

    Atul Aneja, “The Hindu”, 12/11/2010 :

    (..)

    La diplomatie coercitive des États-Unis, centrée cette année sur l’embargo sur l’essence en Iran, n’a pas bien fonctionné. En modifiant leurs usines pétrochimiques, les Iraniens ont raffiné du brut supplémentaire, qui non seulement répond à leurs besoins de consommation interne, mais génère aussi un surplus pour satisfaire les besoins énergétiques de l’Afghanistan, l’Irak et l’Arménie.

    Sauf pour la droite [sic] israélienne qui est actuellement au pouvoir, et ses défenseurs irréductibles aux Etats-Unis, qui croient que la destruction du régime iranien est une entreprise sacrée messianique, les officiers militaires professionnels du Pentagone qui verraient une guerre contre l’Iran, basée sur des frappes aériennes militaires, comme une option réaliste ne doivent pas être nombreux.

    (..)

    ... la guerre contre le terrorisme a un front politique qui doit être abordé avec beaucoup plus d’urgence et d’intensité que cela n’a été fait par l’administration Obama. Le vol des terres palestiniennes occupées pour permettre de frénétiques constructions israéliennes a accentué l’agonie des Palestiniens qui ont déjà été chassées de leurs terres par les pogroms déclenchés par l’armée israélienne en 1948 et 1967.

    Comme les gouvernements précédents des États-Unis, l’incapacité ou la réticence de l’administration Obama à confronter Israël pour ses délits graves contre les Palestiniens, (..), est condamnée à demeurer une source durable d’animosité envers les Etats-Unis.

  • permalien Ph. Arnaud :
    14 novembre 2010 @12h38   « »

    A Nathan (message du 11 novembre à 14 h 58)

    Soit vous ne comprenez pas ce que je veux dire, soit, au contraire, vous le comprenez fort bien et essayez de détourner mes propos car j’évoque une hypothèse qui vous gêne. Je reprends donc.

    Je conteste formellement qu’offensif et défensif se ramènent au même. Il existe, dans la nature, des animaux inoffensifs (au sens de non offensifs) qui, néanmoins, se protègent bien contre les prédateurs par certaines caractéristiques : soit des piquants (comme le porc épic), soit un liquide nauséabond qu’ils émettent à l’approche d’un danger.

    Transposé dans le domaine humain, cela donne des pays tels que la Suisse, non offensif, mais qui, par sa géographie, la multiplication des abris souterrains, des caches, le minage des ouvrages d’art, la mobilisation d’une importante armée, suggèrent à un agresseur potentiel (un temps l’Allemagne hitlérienne) qu’il lui faudrait mobiliser une force très supérieure pour les vaincre.

    Même chose pour la Suède (dans la période de la guerre froide) qui, tout en ne menaçant personne – et notamment pas l’URSS ! – avait développé une défense qui laissait présager à cette même URSS, en cas d’attaque de sa part, une résistance bien supérieure à celle de la première guerre russo-finlandaise. Votre raisonnement ne tient donc pas la route.

    Je vous repose donc la question : dans le cas où une série de mesures internationales (inspections, pose de détecteurs, surveillance stricte des importations) rendrait impossible la pos-sibilité, pour certains pays (Iran, Cuba, Venezuela, Syrie, Libye, Corée du Nord, etc.) de se doter d’armes de destruction massive, seriez-vous d’accord pour que ces pays se dotent néanmoins d’armes défensives (l’équivalent des piquants du porc épic) qui rendraient inopérante l’énorme supériorité nucléaire des pays occidentaux sur eux ?

    Ou, pour être plus précis, seriez-vous d’accord pour que les pays occidentaux ne puissent absolument pas contrarier l’influence que les pays qu’ils considèrent comme parias (le Venezuela en Amérique latine, l’Iran au Proche-Orient, etc.) pourraient exercer sur les pays de la région ?

  • permalien K. :
    17 novembre 2010 @14h01   « »

    Déclaration du Secrétaire d’Etat à la Défense US Robert Gates hier : Netanyahou a tort, l’option militaire contre l’Iran est mauvaise parce qu’elle unirait les Iraniens et les rendrait plus décidés que jamais à acquérir l’arme nucléaire.

  • permalien K. :
    17 novembre 2010 @14h06   « »

    Les Likudniks commentent (en Français) la déclaration de Robert Gates.

  • permalien Yoyo :
    17 novembre 2010 @14h32   « »

    Bonjour,

    Un sondage pour compléter votre article :

    http://www.actualite-sondages.fr/in...

  • permalien steph :
    17 novembre 2010 @15h06   « »

    Intéressant merci !
    Cas typique du "sondage" malhonnête, introduire un critère tout à fait subjectif pour fausser le résultat, (La peur cultivée ad nauseam par les médias) ou comment éviter de faire apparaitre que sensiblement la moitié des sondés considèreraient que l’Iran aurait le droit au nucléaire comme les autres, et de n’avoir qu’une petite tranche de Camenbert d’un quart sur le graphique de secteurs !
    Arnaque élémentaire...

  • permalien K. :
    20 novembre 2010 @16h38   « »

    Les dernières données de Gareth Porter sur les “preuves” fabriquées des intentions militaires du programme nucléaire iranien :

    Les documents de renseignement les plus importants utilisés pour faire valoir que l’Iran avait un programme secret de recherche et de développement sur les armes nucléaires en 2003 - un ensemble de dessins techniques décrivant des tentatives d’adapter ce qui semble être une charge nucléaire dans le véhicule de rentrée des missiles balistiques iraniens à moyenne portée, le Shahab-3 - se révèlent entachés d’une erreur fatale : les dessins représentent un véhicule de rentrée qui avait déjà été abandonné [avant 2003] par le programme de missiles iraniens en faveur d’un modèle amélioré.

  • permalien K. :
    30 novembre 2010 @21h54   « »

    Si l’on doit se fier à ce que dit Ehoud Barak dans un cable wikileaks de Juin 2009, Israel devrait frapper l’Iran dans quelques semaines ou jamais :

    Si au bout de 18 mois maximum nous n’avons pas empêché l’Iran d’acquérir des « armes nucléaires » , « toute solution militaire provoquerait des dommages collatéraux inacceptables »

  • permalien K. :
    30 novembre 2010 @22h12   « »

    Blague mise à part, le plus probable, bien entendu, est que même lors d’entretiens destinés à être “classifiés”, les sionistes mentent, à leurs alliés compris.

    Gary Sick :

    Il peut être significatif que les alarmes d’Israël - et leurs délais sans fin - ont été une caractéristique permanente de son discours depuis au moins 1992. A cette époque, M. Netanyahu a averti à la Knesset que si quelqu’un (à savoir les États-Unis) n’intervenait pas, l’Iran aurait l’arme nucléaire dans les 3 à 5 ans à venir. Les estimations des renseignements 18 ans plus tard, sont que l’Iran pourrait fabriquer une arme nucléaire dans les 3 à 5 ans à venir.

  • permalien K. :
    30 novembre 2010 @22h49   « »

    Le lien Gary Sick, http://garysick.tumblr.com/post/172...

    Avec, selon la lecture de l’auteur des cables wikileaks, ce complément capital concernant leur très banal potus :

    Les États-Unis ont entrepris leur stratégie d’engagement avec l’Iran avec la claire conviction que ce serait un échec. Dans le même temps, ils se préparaient (et disséminaient à huis clos) à une stratégie de pression de rechange. C’est l’acte d’accusation le plus grave de tous.

    Selon les [fuites], l’administration Obama a mis au courant ses alliés presque dès le début - et avant même que l’Iran ait eu l’occasion de répondre aux offres d’engagement - que nous nous attendions à ce que cette initiative échoue et que nous préparions activement les mesures de pression qui suivraient immédiatement.

    Le fait que l’Iran ait pu ne pas être au courant de tout cela étant très improbable, les chances qu’ils répondent favorablement - avant même l’élection contestée de Juin 2009 et la répression brutale qui a suivi - étaient pratiquement nulles. La seule conclusion que je peux tirer de cela est que Obama n’a jamais été sincère au sujet de sa stratégie d’engagement. Elle n’a pas encore été essayée.

    En fait et très (désespérément) banalement, Obama n’a fait jusqu’à présent qu’appliquer la politique iranienne du “think tank” sionisto néocon Bipartisan Policy Center, dont on rappelera qu’en son sein se trouve celui-là même qui est responsable des derniers malheurs palestiniens, à savoir le monomane sioniste Dennis Ross.

    Le stade ultime de cet “engagement” pour le Bipartisan Policy Center de Dennis Ross est la solution militaire.

  • permalien K. :
    6 décembre 2010 @20h47   « »

    J’ai écrit plus haut,

    ....le plus probable, bien entendu, est que même lors d’entretiens destinés à être “classifiés”, les sionistes mentent, à leurs alliés compris.

    Les “alliés”, les yankees en l’occurence, nous apprend WikiLeaks, confirment.

    A leur façon :

    "On ne sait pas si les Israéliens y croient [“y” c’est les dates auxquelles l’Iran acquiert la bombe : mi-années 1990, 1998, 1999, 2000, 2004, 2005, and finalement 2010] vraiment ou s’ils utilisent les pires scénarios pour entrainer les États-Unis à prendre des mesures d’urgence."

    PS : Azmi Bishara interrogé en ce moment sur Al Jazira en langue arabe : « Pourquoi les fuites WikiLeaks maintenant ? »

    Réponse du Palestinien : « ça, c’est une question d’Arabe » :-)) « Maintenant, c’est parce que c’est le moment qu’il a fallu pour les publier. »

  • permalien Lou :
    15 décembre 2010 @22h55   « »
    Levée des restrictions à l’encontre de Mordechaï Vanunu

    LDH, 19 novembre

    Si ces restrictions ne sont pas levées, elles l’empêcheront de se rendre à Berlin, le 12 décembre 2010, pour recevoir le prix Carl von Ossietzky, dont la Ligue allemande des droits de l’Homme a décidé de l’honorer.

    La Ligue allemande des droits de l’Homme a décerné ce prix à M. Vanunu en mémoire de Carl von Ossietzky, journaliste allemand connu pour son engagement exemplaire pour la paix, qui a été arrêté en février 1933, envoyé en camp de concentration, maltraité et condamné à des travaux forcés malgré son état cardiaque déficient. Il n’a reçu le prix Nobel de la Paix qu’en 1936. Mais les autorités nazies ne l’ont pas laissé sortir d’Allemagne pour recevoir sa distinction.

    Il serait vraiment regrettable que M. Vanunu ne soit pas présent lors de la cérémonie de remise du prix qui lui a été attribué. C’est pourquoi les organisations de défense des droits de l’homme soussignées - l’ACAT-France, Amnesty International France, la Ligue des droits de l’Homme (LDH) et la Fédération Internationale des Ligues des droits de l’Homme (FIDH) - vous demandent d’intervenir auprès de votre gouvernement pour obtenir que M. Vanunu puisse se rendre à Berlin le 12 décembre 2010.

    et comme Djazaïri nous le dit, la presse française ne nous a pas parlé de cette chaise vide-là, alors même qu’elle a amplement mentionné l’absence de Carl von Ossietzky pour le prix nobel de Liu Xiaobo

    Gideon Spiro : "La ténacité de Vanunu les rend fous"

    Quelle portée a son origine marocaine dans l’Israël d’aujourd’hui ?

    Les juifs du Maroc sont discriminés par l’establishment israélien d’origine européenne. Ils sont à la périphérie du pays et de la société, avec les emplois les plus ingrats et généralement subalternes et faiblement qualifiés et c’est pour toutes ces raisons qu’ils connaissent un taux élevé de délinquance. L’origine du problème est qu’en Israël, on n’a pas le minimum de respect pour tout ce qui vient du monde arabe Ce qu’a fait Vanunu a été pour eux une surprise à double titre en raison de tout ce contexte. Prenons le cas d’un colonel qui avait espionné pour l’Union Soviétique, ils l’avaient condamné à quinze ans de prison en cour martiale pour le laisser en liberté huit ans après. C’était un juif européen. Vanunu, au contraire, est méprisé en tant qu’oriental par l’establishment. « Comment a-t-il osé, ce juif marocain ? » C’est cette mentalité. Et il a accompli l’intégralité de sa peine…

  • permalien Lou :
    17 décembre 2010 @22h27   « »
    Nucléaire israélien,

    Initiation du processus pour permettre à Israël de rejoindre le (CERN)

    Les fonctionnaires du MAE ont visité les capitales des pays membres, ont été actifs au siège du CERN à Genève et ont présenté les réalisations scientifiques d’Israël.

    Avigdor Liberman a en outre déclaré que l’annonce faite aujourd’hui ,repose sur la reconnaissance internationale de ces réalisations, et place Israël dans la position qui lui revient, c’est-à-dire, à la pointe de l’activité scientifique internationale.

    Explosion photographiée le matin du 14 janvier 2009 au centre de Gaza.

    UA= Uranium appauvri

    Cette explosion atteste l’usage certain de GBU-39 en centre ville. Le panache de fumées et surtout la boule de feu indiquent des chaleurs "torrides" qu’aucune bombe ni au phosphore ni "classique" ne peut atteindre. La couleur blanche dans cette "boule de feu" semble indiquer une température supérieure à 1000°C, qui ne peut être obtenue que par l’apport de l’UA... Le panache de fumées noires est le résultat d’une "surcombustion" due à la carbonisation des éléments arrachés lors de l’explosion. Un panache qui monte à plusieurs dizaines de mètres d’altitudes au-dessus des maisons... Gare aux retombées.

  • permalien
    20 décembre 2010 @16h23   « »

    Si vous m’autorisez une petite remarque critique M. Gresh, je pense que le titre de votre article n’est pas judicieux car il ne reflète pas la réalité des faits.
    Les télégrammes diplomatiques étant (étrangement et malheureusement) publiés au compte goutes (pour l’instant tout au moins) tout le monde à eu le loisir de lire soigneusement les 1788 télégrammes rendus publics à ce jour.
    Dans ceux-ci il apparait on ne peut plus clairement, s’il en était encore besoin, que l’Iran est bel et bien et depuis longtemps déjà victime d’une guerre menée par ses ennemis à Tel-Aviv, Washington DC, Londres, Paris, etc. Une guerre financière, une guerre par l’intermédiaire de groupes terroristes grassement sponsorisés, une guerre de propagande par TV satellite, internet, etc, une guerre de services de renseignements, avec des espions infiltrés dans des partis politiques et même au parlement, une guerre de services secrets avec des assassinats de scientifiques et responsables politiques, une guerre cybernétique par des attaques virales, des attaques de serveurs, des tentative d’effractions etc.

    La guerre est déjà en cours qui pourrait le nier ?

  • permalien K. :
    20 décembre 2010 @22h51   « »

    Le virus Stuxnet et “la stupidité du Mossad

  • permalien K. :
    25 janvier 2011 @00h40   «

    Dupont est remplacé par Dupond

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