Le Monde diplomatique
Accueil du site > Nouvelles d’Orient > Quand Washington entérine la colonisation israélienne

Quand Washington entérine la colonisation israélienne

dimanche 14 novembre 2010, par Alain Gresh

Lors de la rencontre entre Benyamin Nétanyahou et Hillary Clinton le 11 novembre, les Etats-Unis ont fait de nouvelles propositions pour obtenir la reprise des négociations israélo-palestiniennes suspendues depuis le 26 septembre.

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elles sont un cadeau à Israël et n’assureront en rien des négociations fructueuses, mais relanceront un processus sans fin qui légitimera la poursuite de l’occupation. Qu’on en juge :

Israël accepte de geler les constructions de colonies en Cisjordanie pendant trois mois, mais pourra continuer ses activités à Jérusalem-Est (sur la délimitation de Jérusalem-Est, lire l’envoi sur Jabal Abou Ghneim – Har Homa). Au bout de cette période de trois mois, et si les négociations n’ont pas abouti, les Etats-Unis accepteront la reprise des constructions.

Faut-il rappeler que la construction de toutes ces colonies, en Cisjordanie comme à Jérusalem, est illégale du point de vue du droit international ? Que les Etats-Unis ont voté les résolutions du Conseil de sécurité dénonçant ces constructions ? Et qu’en acceptant un tel accord, ils acceptent désormais la colonisation ? (Sur la manière dont l’administration Obama a perdu cette bataille contre la colonisation, lire Geoffroy Aronson, « Barack Obama Loses the Battle for a Settlement Freeze », « Report on Israeli Settlement in the Occupied Territories », Washington, septembre-octobre).

En échange de ces « concessions », l’administration Obama s’engage, selon ce que rapporte la presse israélienne (Barak Ravid et Natasha Mozgovaya, « U.S. offers Israel warplanes in return for new settlement freeze », Haaretz.com, 14 novembre) :

- la vente de 20 chasseurs F-15, d’une valeur de 3 milliards de dollars ;

- l’utilisation par les Etats-Unis de tous les moyens, y compris le droit de veto, pour empêcher toute tentative de résolution concernant la Palestine devant les Nations unies ou dans d’autres forums ;

- opposition à la campagne de délégitimation d’Israël.

Durant la rencontre Nétanyahou-Clinton, les officiels américains, toujours selon Haaretz.com, ont mis en avant leurs efforts pour bloquer le rapport Goldstone ; pour empêcher des résolutions dénonçant l’attitude israélienne après l’attaque contre la flottille vers Gaza dans les eaux internationales ; empêcher toute résolution l’Agence internationale pour l’énergie atomiques de dénonciation du programme israélien ; augmenter les pressions sur l’Iran et la Syrie pour limiter leurs activités nucléaires.

Que les Etats-Unis puissent se vanter d’empêcher l’adoption de textes par les Nations unies ; qu’ils puissent entériner le programme nucléaire militaire israélien tout en dénonçant l’Iran, montre le peu de cas qu’ils font du droit international dont ils prétendent se réclamer.

La presse n’a fait aucune mention de la demande israélienne de reconnaître le caractère « juif » de l’Etat d’Israël, mais il semble que Washington s’est rallié à cette demande.

Dennis Ross, l’assistant spécial d’Obama et directeur du Proche-Orient pour le Conseil national de sécurité, qui depuis trente ans a toujours défendu les positions israéliennes, expliquait récemment devant l’AIPAC, le lobby pro-israélien (« Ross talks Iran, Israel with AIPAC », 25 octobre 2010) :

« Franchement, le degré de coordination sécuritaire entre les Etats-Unis et Israël est sans précédent. J’ai participé à ce type de discussions depuis trente ans et je n’ai jamais vu des discussions aussi intenses et fructueuses, reflétant le sérieux de notre coopération avec Israël. »

On comprend, dans ces conditions, que Nétanyahou ait suggéré au cabinet israélien d’approuver l’accord – non sans avoir demandé encore quelques concessions supplémentaires de Washington. Pourtant, même en l’état, cette entente, non seulement renforcera les engagements américains, mais mettra la balle dans le camp de l’Autorité palestinienne qui sera placée devant le dilemme :

- soit refuser de reprendre les négociations tant que la colonisation se poursuit à Jérusalem-Est ; et perdre ses « appuis » américaines et européens – qui soutiennent l’Autorité, pour reprendre une formule, comme la corde soutient le pendu ;

- soit les reprendre, légitimant ainsi la poursuite de la colonisation et perdant un peu plus de son autorité dans la population palestinienne.

Le plus étrange dans ces tractations, c’est l’idée que, pour que les négociations aboutissent, il faut « rassurer » Israël. Depuis quarante ans, tout montre que rien ne peut « rassurer » les gouvernements successifs d’Israël, tant leur vision de la sécurité repose sur une notion de supériorité absolue et totale, qu’aucun pays du monde ne peut obtenir, sinon en se lançant, ce qui est le cas d’Israël, dans des guerres perpétuelles...

118 commentaires sur « Quand Washington entérine la colonisation israélienne »

0 | 100

  • permalien Yann :
    14 novembre 2010 @13h19   »
    Pile je gagne, face tu perds

    Encore une fois, puisque nos gouvernements corrompus soutiennent toujours plus - en actes - Israël, la seule stratégie est le boycott.

    La résistance est la voie.

    Il nous faudra du courage - les Palestiniens et d’autres peuples persécutés en ont bien - pour sortir de l’impasse.

    Le pouvoir politique n’en a aucun, si ce n’est pour accroître la profitation sous toutes ces formes.

    Unissons les luttes pour que le combat prenne véritablement sens dans nos vies.

    Ou alors acceptons ce monde injuste pour nos enfants et bon vent !

  • permalien Steph :
    14 novembre 2010 @13h28   « »

    Le simple fait de parler de "gel de la colonisation" est une sinistre plaisanterie, a-t-on déjà entendu un policier, un juge, un ami ou même un parent demander à un criminel d’interrompre momentanément ses crimes ? C’est quoi ce délire ?
    Le simple fait de reprendre ce terme c’est cautionner l’hypocrisie absolue de cette farce sinistre Monsieur Gresh !

  • permalien ouedralid@yahoo.fr :
    14 novembre 2010 @14h12   « »

    La seule manière d’arreter l’injuste dans son injustice c’est de l’en empecher par tous les moyens .La seule voit legitime qui reste c’est vivre indigne ou perir digne. Il faut arreter Israel.

  • permalien Yann :
    14 novembre 2010 @14h18   « »

    erratum : sous toutes ses formes

  • permalien Nathan :
    14 novembre 2010 @14h18   « »

    Il est clair qu’Obama se fait complètement manipuler par Netanyahou, leque dirige le pire gouvernement de droite qu’Israël ait connu. Obama déçoit beaucoup : il se révèle un président faible sur la scène internationale, incapable de faire bouger les choses. Ça vaut tout autant pour sa soumission à l’égard de la Chine ou des financiers de Wall Street. Quelle différence avec Clinton, qui lui, a eu au moins le mérite d’essayer quelque chose au Proche-Orient.

  • permalien Yvan :
    14 novembre 2010 @14h31   « »
    Quand Washington entérine la colonisation israélienne... et plus si affinité

    France24 - Israël envisage un gel de 90 jours de la colonisation en Cisjordanie

    Dans le cadre de son soutien à Israël, Washington s’opposerait aussi à toute tentative visant à empêcher Israël d’exercer son droit à l’auto-défense.

    L’administration Obama va également demander au Congrès de donner son feu vert à la livraison de 20 avions de combats supplémentaires d’une valeur de trois milliards de dollars afin de permettre à Israël de conserver son "avantage qualitatif" vis-à-vis des autres armées de la région, a ajouté la source.

    Enfin, les Etats-Unis vont conclure un accord de sécurité global avec Israël, parallèlement à la conclusion d’un accord avec les Palestiniens, en vue de répondre "aux besoins de sécurité d’Israël, selon la source.

    ... oui je sais, ça n’a rien à voir, mais qu’est-ce que j’y peux si on nous prend pour des tanches !

    D’un autre côté, il faut bien défendre l’occident contre la barbarie !

  • permalien Nathan :
    14 novembre 2010 @15h23   « »

    Netanyahou et sa sinistre bande ont très bien compris une particularité psychologique d’Obama et l’exploitent admirablement. Obama est certes un pragmatique mais comme il n’a pas de véritable vision, il "micromanage", c’est-à-dire qu’il se perd dans les détails. Les Israéliens aussi adorent se battre sur des queues de cerises. C’est la raison pour laquelle ils ont enfermé Obama dans le piège des "trois mois de gel supplémentaires" en réclamant en échange des concessions et des cadeaux incroyables. Et Obama est allé tout droit s’enferrer dans les mâchoires du piège.

    Clinton voyait plus large et c’est la raison pour laquelle il est parvenu à extraire ses fameux "paramètres". On est d’accord ou pas, mais cela avait le mérite de mettre à plat les données du problème.

  • permalien K. :
    14 novembre 2010 @16h28   « »

    ...l[a] vision de la sécurité d’Israël repose sur une notion de supériorité absolue et totale ...

    Ce n’est pas tout, loin s’en faut.

    La vision de la sécurité d’Israël repose sur une notion de supériorité absolue et totale ET sur la réduction de la majeure partie des populations de la région à l’état de serfs et, spirituellement, intellectuellement et moralement, de loques humaines.

    ... qu’aucun pays du monde ne peut obtenir, sinon en se lançant, ce qui est le cas d’Israël, dans des guerres perpétuelles...

    Est-ce à dire que les guerres perpétuelles peuvent assurer la sécurité d’un pays ?

  • permalien K. :
    14 novembre 2010 @19h37   « »

    Le “Monde islamique” n’est pas prêt de se saisir de “la main tendue” par le président yankee.

    Masdar Mas’oudi, deputy chairman of Indonesia’s largest Islamic group :

    "La solution du problème palestinien est la clé de nombreux problèmes entre l’Occident et le monde musulman. Notre demande à Obama et aux États-Unis n’est pas déraisonnable : Si le problème de la Palestine pouvait être résolu, ce serait plus que suffisant."...

  • permalien K. :
    14 novembre 2010 @20h30   « »

    Vous avez un Etat surpuissant, appuyé lui-même par plusieurs Etats surpuissants, qui ignore complètement les principes du droit international et les résolutions des Nations unies, et [vous avez] une fraction palestinienne du Fatah et de Mahmoud Abbas qui a déclaré être prête à protéger l’armée occupante et les colonies de peuplement et qui est le seul négociateur que reconnaissent Israël, les pays européens et les Etats-Unis.

    On est en plein délire.

  • permalien salah :
    14 novembre 2010 @20h39   « »

    La question que je me pose qu’est ce qui pousse Israël à accepter de "geler les constructions de colonies en Cisjordanie " pendant trois mois alors que toutes les parties savent pertinemment à l’avance qu’on ne négocie pas avec Israël , un Etat qui dicte ses directives, qui impose sa ligne de conduite à tout gouvernement américain ,peu importe le nom de la personne qui se trouve à la table de la « négociation » . Malheur à tout membre de l’équipe de tout président des Etats-Unis qui refuserait de se plier à ces conventions d’usage sous peine de voir non pas la colonisation gelée ,plutôt les dons de quelques donateurs aux candidats des partis politiques américains. Que ces partis politiques américains se rassurent ,les dons des riches arabes du golf ne réclament rien en contre partie . C’est de l’argent frais qui entre au pays en transitant par les partis ,qui alimente la caisse de l’Etat et celle-ci verse sa participation pour aider Israël à encore plus coloniser .
    Pourquoi trois mois de perdus ? C’est la question que je pose . Je soupçonne les banquiers américains d’être à l’origine de cette « concession » . Elle doit certainement leur permettre d’avoir une part de bénéfice du festin organisé à la santé des arabes payeurs .

  • permalien Steph :
    14 novembre 2010 @20h50   « »

    Les précédents gouvernements quelle qu’en soit leur étiquette n’ont pas fait ni mieux ni pire que l’actuel : kif-kif ! La politique d’un régime ou presqu’un quart des soi-disant citoyens (sans parler des autres bien sûr...) n’ont pas plus de droits que du bétail, n’intéresse personne, a fortiori quand elle produit les mêmes ignominies depuis trop longtemps... Pour ce qui est des présidents US c’est pareil, aucun n’a jamais rien produit de concret, pas plus Bill Clinton que les autres, c’est du vent pour gogos et tout le monde s’en contre fiche aujourd’hui !

  • permalien K. :
    14 novembre 2010 @20h57   « »

    Je vais finir par croire que les Yankees ont vraiment une relation amoureuse désintéressée avec les sionistes : Même le fait que la Chine, leur principal rival, profite de leur support aux sionistes pour gagner des faveurs dans la région, ne les arrête pas.

    China also plays on the tension between the West and global Islam in order to limit American influence there.

  • permalien Steph :
    14 novembre 2010 @21h01   « »

    salah :
    14 novembre @20h39

    La question que je me pose qu’est ce qui pousse Israël à accepter de "geler les constructions de colonies en Cisjordanie " pendant trois mois alors que toutes les parties savent pertinemment à l’avance qu’on ne négocie pas avec Israël (...)

    Accepter un éventuel moratoire sur la colonisation ne les engage à rien bien au contraire :

    - 1) Ils ne les respectent pas...
    - 2) C’est reculer pour mieux sauter.
    - 3) Cela leur permet de faire accréditer leur politique inacceptable du fait accompli.

  • permalien
    15 novembre 2010 @00h21   « »

    C’est vraiment amusant ce que fait remarquer Mr. GRESH avec justesse : alors que ce sont les Palestiniens qui sont bafoués et piétinés, les efforts de la « communauté internationale » visent à rassurer ... Israël !!!

    Moi j’ai plus qu’une chose à dire : BOYCOTT Israël  !

  • permalien psaïn :
    15 novembre 2010 @00h31   « »

    La seule solution, pour faire pression sur la politique ISRAÉLIENNE en vue d’une paix et de la création d’un état PALESTINIEN, se nomme BOYCOTT

  • permalien Robespierre :
    15 novembre 2010 @10h17   « »

    C’est bien, rien ne change, la négociation perpétuelle se perpétue. J’aimerais bien par contre qu’on m’explique la différence entre Bush et Obama car sur le fond je n’en vois aucune (mais au moins avec Bush on savait à quoi s’en tenir dès le début).

  • permalien Böe :
    15 novembre 2010 @11h34   « »

    Rien que dans le titre du billet, je trouve qu’il y a déjà quelque chose de franchement surréaliste. Nous sommes fin 2010 soit 43 ans après la guerre dite des six jours, pour ne pas remonter au delà et il aurait fallu tout ce temps pour nous rendre compte que Washington entérinerait la colonisation de la Palestine ? Même si à l’époque l’Administration américaine ne jugeait pas nécessaire d’entreprendre cette attaque, s’y est-elle opposée ? Avec quel matériel militaire celle-ci a-t-elle pu être possible ? Les États Unis n’ont-ils pas positionné leur 6ème flotte en Méditerranée pour pallier à l’éventualité d’un échec de cette attaque ? Ont-ils depuis entrepris quoi que soit de tangible pour faire cesser l’occupation des territoires qui s’en est suivie en Cisjordanie, à Gaza, à Jérusalem et dans le Golan Syrien ?

  • permalien Largo :
    15 novembre 2010 @18h42   « »

    Aucun président américain ne pourra imposer quoi que se soit à l’enfant gâté de la communauté internationale, Israel, car qu’il soit républicain ou démocrate, il ne dispose pas tous ses attributs ; en l’occurence ses deux c.......s puisque une est detenue par la Knesset et l’autre par l’AIPAC et les différents lobbys juifs américains.
    On a bien vu les manigances souterraines à propos de la couverture sociale si chère à Obama, et dernièrement toutes les campagnes de dénigrement qui ont fait perdre les éléctions aux démocrates et ce n’étaient que des coups de semonce......attendons la suite......elle vaudra le déplacement.

  • permalien Lou :
    15 novembre 2010 @21h10   « »
    Quand ils s’indignent ...

    Photographie : Gaza sous l’œil de Kai Wiedenhöfer

    Le CRIF dénonce l’exposition du Musée d’art moderne consacrée à Gaza
    15/11/10

    Le CRIF est indigné par l’exposition présentée au Musée d’art moderne de Paris sur des personnes mutilées à Gaza.

  • permalien Nathan :
    15 novembre 2010 @21h32   « »

    Liban : le verdict approche

    The Wall Street Journal reported last week that the UN tribunal is close to indicting senior Hezbollah commanders for Hariri’s murder, with investigators likely to indict between two and six members of the Shi’ite Muslim militia before the end of the year, including Mustafa Badreddine, brother-in-law of Imad Mugniyeh.

    Le coup d’Etat probable de la milice supplétive pro-iranienne aussi.

    http://www.haaretz.com/news/diploma...

    Les pays occidentaux laisseront-ils faire ?

  • permalien K. :
    15 novembre 2010 @21h52   « »

    L’ancien colonel US Patrick Lang, à propos des derniers cadeaux de l’administration US à Israël :

    Dans toute mon expérience de négociateur avec Israël pour le compte du gouvernement US, je ne me souviens pas d’avantages aussi importants dans nos nombreuses ententes verbales et écrites avec eux.

    (..)

    Il n’y a pas de traité entre les États-Unis et Israël parce que les Israéliens et leurs confratenels associés aux Etats-Unis reculeraient d’horreur devant une telle chose, en tant qu’elle reviendrait à permettre aux “Gentils” un certain degré de contrôle sur eux.

    Yankees “want to have their cake and eat it too

  • permalien K. :
    15 novembre 2010 @21h53   « »

    Le lien Patrick Lang :

    http://turcopolier.typepad.com/sic_...

  • permalien Deïr Yassin :
    15 novembre 2010 @21h55   « »
    Quand Washington accueillait des Nazis

    La CIA a protégé et utilisé des milliers de Nazis :

    http://fr.news.yahoo.com/79/2010111...

  • permalien une bille :
    15 novembre 2010 @22h30   « »

    Ce n’est pas un scoop, mais un rideau de fumée...


    - Pseudo-révélations du New York Times : des nazis s’étaient réfugiés aux USA [Voltaire]

    - savants_nazis

    ... sur certains aspects de la politique US d’aujourd’hui !

  • permalien steph :
    15 novembre 2010 @22h49   « »

    Lou :
    15 novembre @21h10
    Quand ils s’indignent ...

    J’ai tenté de vous dire que comme opération de communication consistant à se tirer une balle dans le pied, j’ai rarement vu mieux que celle du CRIF que vous citez, mais il semblerait que ce soit un sujet sensible ou que certains manquent d’humour peut-être ?

  • permalien Lou :
    15 novembre 2010 @22h54   « »

    WASHINGTON, 14 novembre (Xinhua)

    Le président américain Barack Obama a salué dimanche la proposition israélienne concernant un gel de trois mois de la construction de logements pour les colons juifs, en la qualifiant de "prometteuse".

    "Je salue le Premier ministre Netanyahu pour adopter ce qui à mon avis est une mesure très constructive", a déclaré à la presse M. Obama, de retour à Washington à l’issue d’une tournée de 10 jours en Asie.

    "Ce n’est pas facile pour lui de le faire, mais je pense que c’est un signal qu’il est sérieux", a-t-il ajouté.

    M. Obama a déclaré qu’il souhaitait voir lsraël et les Palestiniens retourner rapidement aux négociations sur le statut final afin d’éviter de nouveaux gels.

    (...)

    La proposition concernant un nouveau gel de la colonisation a été présentée dimanche par M. Netanyahu à son cabinet au complet lors de la session hebdomadaire. Mais lors de la réunion, cette proposition a rencontré une opposition féroce de la part des radicaux du Likoud, ce qui laisse douter qu’elle ne soit approuvée au final.

  • permalien K. :
    15 novembre 2010 @23h00   « »

    C’est fou comme la popularité d’Israel prospère en Turquie :

    La série TV turque la plus populaire en Turquie veut inculquer l’esprit de résistance contre les sionistes aux Turcs.

  • permalien Nathan :
    15 novembre 2010 @23h06   « »

    Qu’ils fassent d’abord une série sur le génocide des Arméniens et après on verra...

  • permalien K. :
    15 novembre 2010 @23h20   « »

    Neve Gordon, sur le deal du président yankee :

    Imaginez un shérif offrant au chef d’un gang criminel l’accord suivant : “Si vous êtes d’accord pour cesser de voler vos voisins pendant trois mois, je vous donne des armes de pointe et bloque tous les efforts déployés par d’autres services de justice visant à restreindre vos activités criminelles.

    (..)

    Dans de telles situations il est important de garder à l’esprit que c’est le shérif (Obama), et non le chef de gang (Netanyahou), qui est le principal coupable.

  • permalien kamil :
    15 novembre 2010 @23h45   « »

    vraiment honteux et lâche de la communauté internationale et de la part de nos dirigents. israel doit etre boycote et arreter de pietiner le droit international et la dignité de ceux qu’il colonise, c’est impradonnable et triste.
    le boycott est la seule solution, pour l’instant.
    je me demande si on verra un jour la paix au moyen orient...

  • permalien s=exp(j*pi) :
    16 novembre 2010 @01h27   « »

    Un texte peut-être méconnu. Arnon SOFFER est bien prof d’univ (je crois que PAPPE en parle qq part) et on s’attendrait à un peu de rigueur d’un intellectuel.

    http://www.amitiesquebec-israel.org...

    Voyez ce que se propose SOFFER : une série d’enclaves sur le modèle de GAZA (il ne pense pas qu’aux habitants de Gaza).

    Voyez comment il décrit sa vision : "Ces gens deviendront des animaux encore plus féroces, et ce avec l’aide d’un islam insensé." A ses yeux, ces gens sont DEJA des animaux féroces.

    Et écoutez l’avenir de GAZA et de ses habitants : "La tension à la frontière sera épouvantable. Cela va être une guerre terrible. Ainsi, si nous voulons rester en vie, nous allons devoir tuer et tuer et tuer. Toute la journée, tous les jours."

    J’avais levé les yeux, effaré, en me disant qu’il n’avait pas pensé à qq ch de terrifiant, un problème insoluble, qu’il avait parlé sans réfléchir. Erreur,voici le problème : "La seule chose qui m’inquiète est de savoir comment faire pour que les hommes, jeunes et moins jeunes, à qui incomberont ces meurtres pourront rentrer chez eux, au sein de leurs familles, et se comporter comme des êtres humains normaux." J’étais anéanti.

    A mon avis, il n’y a pas de moyens de résoudre le "problème" de M SOFFER : nous savons quand nous commettons le mal et rien ne nous blesse plus que d’entendre alors appeler les choses par leur nom, simplement.

    Mais depuis 2004, il y a eu 2008 et d’autres prisons sont en train de se mettre en place en Cisjordanie et d’autres meurtres ou massacres (pardon : "tuer et tuer et tuer...") sont exécutés ou se préparent. Tout le "processus" n’est que l’oripeau ou le paravent qui vise à donner un aspect présentable aux saloperies, petites ou grandes que le gouvernement israélien, son armée et ses soldats doivent commettre sur la voie de M SOFFER et de ses semblables. M SOFFER ne représente pas tous les israéliens ? Certainement et ceux-là ont bien du mérite de résister à l’endoctrinement : quel était le pourcentage qui approuvaient (j’ai lu 90%, un score proche des anciens régimes de l’EST / et on ne peut pas mener une pareille opération sans un large soutien du public). Nos gouvernants n’ignorent pas ce qui se passe, il voient ce qu’est l’avenir (au moins pour les mois à venir) et ils laissent faire, plus grave, ils se taisent et certains vont jusqu’à dire que c’est pour garder un poids dans la négociation ! Ce "processus" de malheur aura de beaux jours devant lui aussi longtemps que l’on ne voudra pas appeler les choses par leur nom puis en tirer les conséquences sous forme d’actes concrets ressentis par le gouvernement israélien. Je crains qu’il faille encore attendre des années.

  • permalien Yvan :
    16 novembre 2010 @06h16   « »
    Quand Washington entérine la colonisation israélienne... mais pas les queues de cerises...

    Où Obama en "décernant" un prix Nobel de la paix à Netanyahu entend le mettre au pied de tous ses murs :

    France24 - Le gouvernement israélien divisé face au plan américain de gel des colonies

  • permalien steph :
    16 novembre 2010 @11h27   « »

    Pour ceux qui se feraient encore des illusions sur le caractère diabolique des manœuvres hégémoniques américaines au Moyen Orient comme dans le reste du monde d’ailleurs, Mme Sonia Frangié, la fille de l’ancien président de la république libanaise le défunt Souleimane Frangié, rapporte dans une interview accordée à Radio Nour, le dialogue qui a eu lieu entre l’architecte de la politique étrangère américaine Henry Kissinger et feu le président Frangié :

    “ Il a dit au président Frangié : « Le Liban est une erreur de l’histoire.. Vous n’êtes pas une nation ! » Bien sûr, le président Frangié s’est révolté et lui a demandé : « Que voulez-vous ? » ; Kissinger a répondu : « Je vous le dis, nous avons décidé de soulager Israël en chassant les chrétiens du Liban, et en y implantant les Palestiniens » ... C’est tout ce que voulait Kissinger ! Implanter les Palestiniens ... et Kissinger a poursuivi en disant : « on implante les Palestiniens au Liban et comme cela les chiites seront en nombre égal avec les sunnites, il y aura un équilibre entre eux. Et vous les chrétiens nous vous accueillerons dans les ambassades des États-Unis, le Canada et le Venezuela ... Il vous suffira d’aller dans ces pays quand que vous le voulez » ... et effectivement ces ambassades nous étaient ouvertes tous le temps ... le président Frangié avait bien compris et il avait l’air effrayé. C’était la première fois dans sa vie qu’il l’avait tellement au point de me dire : « j’ai vu Satan ».”

  • permalien Deïr Yassin :
    16 novembre 2010 @11h53   « »

    @ "Steph"
    Comme à vos habitudes, vous ne mettez pas de lien. Je suppose que votre extrait sur fond blanc est un extrait de quelque part, mais comme on ne sait jamais, si vous pourriez nous mettre un lien pour qu’on puisse juger de la pertinence nous-mêmes.
    Merci d’avance.

  • permalien biladi :
    16 novembre 2010 @14h45   « »

    c’est quoi "des négociations fructueuses" ?

  • permalien BÖe :
    16 novembre 2010 @16h52   « »

    Je reformule : ;-)

    Deïr Yassin :
    16 novembre @11h53

    Eh dites donc ** ******, Steph a la gentillesse de nous citer un article, intéressant au demeurant, en bonne due forme et indique ses sources, que voulez-vous de plus ?
    Si vous n’avez pas confiance, mais ** ** ****** savez-vous, vous prenez vos jolis petits doigts et vous pianotez "Kissinger" + "Frangieh" + "al Nour" sur votre moteur de recherche favori et vous allez trouver ça. Vous ne pensez pas que plutôt que d’******** sans raison vos interlocuteurs, il ne serait pas plus intéressant que vous exprimiez cordialement sur le sujet ?

  • permalien K. :
    16 novembre 2010 @17h12   « »

    Le “Yedioth Ahronot” cite un récent rapport de l’organisation britannique “Just Journalismpour taper sur leLondon Review of Books”, accusé de parti-pris contre Israel :

    British organization Just Journalism on Monday published a scathing study on the way Israel is being covered by London Review of Books – one of the most important and widely circulated literary magazines in the world.

    Ce qu’omet de dire le “Yedioth Ahronot”, c’est que tout indique que “Just Journalism” est composé de hasbaristes, c-à-d de propagandistes profondément malhonnêtes d’Israel.

  • permalien K. :
    16 novembre 2010 @23h04   « »

    La tactique américaine laisse perplexe (les rubricards Défense et Affaires palestiniennes du Haaretz estiment qu’on peut légitimement se demander à première vue si l’administration américaine a toute sa tête)

  • permalien K. :
    17 novembre 2010 @11h41   « »

    Henry Siegman, “The National Interest”, 10/11/2010 :

    (..)

    Le fait que Netanyahu semble croire que c’est le premier ministre d’Israël, et non pas l’occupant de la Maison Blanche, qui détermine la politique américaine au Moyen-Orient ne devrait vraiment pas être très surprenant pour le président Obama. Dans le sillage de la récente proposition du président Obama de prodiguer une corne d’abondance étonnante de cadeaux au Premier ministre Benjamin Netanyahu - (..)- en échange, semble-t-il, de rien de plus que l’accord de Netanyahu de parler au président Mahmoud Abbas pendant deux autres mois (..), ce n’est pas une conclusion déraisonnable.

    Comment comprendre autrement ce que le vice-président Joe Biden a déclaré à M. Netanyahu le 8 Novembre à la Nouvelle Orléans devant un parterre de représentants des Fédérations juives, à savoir que les différences entre Israël et les Etats-Unis sur le sujet des constructions à Jérusalem et en Cisjordanie ne sont que "de nature tactique" ? La continuation de l’occupation militaire d’Israël et sa négation de tous les droits de millions de Palestiniens depuis près d’un demi siècle, n’est-elle rien de plus qu’une question tactique mineure pour les États-Unis ? Est-ce que c’est ce que le président Obama a dit au monde arabe et musulman dans son discours au Caire ?

    Le président Obama devra prendre ses propres mots sur le processus de paix au Moyen-Orient et ses profondes implications morales et stratégiques pour l’Amérique plus sérieusement qu’il ne l’a fait à ce jour s’il attend de Bibi Netanyahou qu’il en fasse de même.

  • permalien samia lamine :
    17 novembre 2010 @13h42   « »

    Faut-il rappeler que la construction de toutes ces colonies, en Cisjordanie comme à Jérusalem, est illégale du point de vue du droit international ? Que les Etats-Unis ont voté les résolutions du Conseil de sécurité dénonçant ces constructions ?

    Décidément, parier sur des négociations interminables et perdantes d’avance constitue une perte de temps pour tous les partenaires ET pour le monde entier qui sévit dans l’insécurité faute de paix au moyen orient. Pourquoi le monde s’obstine t-il à brimer les résistances (sous toutes ses formes) contre l’entité sioniste ? Pourquoi s’obstiner à avaler des cachets pseudo pacifiques mais rongeurs de la conscience mondiale et de l’énergie humaine, que distribuent les charlatans de la politique qui sont partis pris dans les colonisations au moyen orient.
    Precher la résistance devient-il à ce point une honte dans ce siècle ? Y en ras le bol !!! Fed up of that world !!!
    Mais qu’on entende les cris de tout l’univers qui désepère à force de déception. Quoi ? toute notre angoisse, tout ce désordre, toute la déchéance dans le monde pour les yeux de cette entité ???

  • permalien K. :
    17 novembre 2010 @14h28   « »

    On en est là :

    Les cadeaux de Obama ne sont pas suffisants dit le cabinet israélien.

    Les cadeaux de Obama sont insignifiants s’ils ne s’accompagnent pas de la promesse écrite de Obama disant que les Etats-Unis ne s’opposeront pas à la colonisation de “Jerusalem-Est” (comme il nous a été expliqué, “Jerusalem-Est”, c’est la Cisjordanie comprise dans la géographie sioniste).

    Les Etats-Unis ont beau jurer leurs grands dieux qu’ils ne s’opposeront jamais à la colonisation de la quasi totalité des territoires palestiniens par Israel mais qu’une déclaration écrite rendrait beaucoup plus difficile pour Obama d’essayer de couillonner les musulmans avec sa “main tendue”, rien n’y fait.

  • permalien K. :
    17 novembre 2010 @14h36   « »

    Le linge sale de l’AIPAC déballé, avec un petit (re)tour du coté du pays des merveilles :

    The FBI claimed that it had enough evidence for convictions, but all the charges were dropped nonetheless.

  • permalien K. :
    18 novembre 2010 @12h37   « »

    C’est fabuleux.

    Les sionistes se plaignent que les yankees sont en train de perdre pied dans la région.

    On se demande bien pourquoi.

  • permalien K. :
    18 novembre 2010 @12h46   « »

    http://electronicintifada.net/v2/ar...

    In this essay I examine four major crises in the "special relationship" between the US and Israel : the 1949 Lausanne Conference ; the 1956 Suez Crisis ; the October 1973 War ; and the 1991 Madrid Peace Conference. I demonstrate that while Israel has on occasion publicly acceded to American demands, privately it has received concessions and agreements that rewarded its intransigence and improved its negotiating position at the expense of Palestinian rights. I argue that American pressure was negligible when compared to the policy options available to the different presidential administrations. Finally, I offer recommendations for Palestinians and their supporters.

  • permalien Noval :
    18 novembre 2010 @15h34   « »

    Sans doute parce que les Américains ont à ce jour toujours répondu " non " aux pressantes demandes israéliennes d’aller guerroyer en leur compagnie quelque part dans le Golfe Persique en renvoyant ainsi la résolution du conflit israélo-palestinien aux calendes grecques, un journaliste a demandé au vice-premier ministre israélien (et criminel de guerre) Moshé Yaalon : « Pensez-vous qu’il est judicieux de se mettre à dos un Président américain dont le soutien serait nécessaire ultérieurement, par exemple contre l’Iran ? »

    Réponse de l’intéressé : « C’est vrai, mais il y a des moments où il faut dire ‘non’ même aux Américains ...

    http://www.israel7.com/2010/11/mosh...

  • permalien Zulfikar-Ansar :
    18 novembre 2010 @20h47   « »
    Israël n’a jamais été un partenaire sérieux pour la paix (1/7)

    Bonsoir à tous,

    Ci-dessous, des extraits d’un article d’Alan Hart, spécialiste du conflit israélo-palestinien, auteur de l’ouvrage Zionism : The Real Enemy of the Jews(Le sionisme : Le véritable ennemi des juifs, non traduit en français) qui éclaire un fait souvent occulté : c’est Yasser Arafat qui n’avait pas d’interlocuteur israélien sérieux.

    Extraits  :

    (...)
    A un certain moment, je l’ai interrompue, pour dire : "Mme le Premier ministre, je voudrais être bien certain de comprendre correctement ce que vous êtes en train de dire… Vous êtes en train de dire qu’au cas où Israël serait en danger d’être vaincu sur le champ de bataille, il était prêt à emmener en Enfer l’ensemble de la région et le monde entier derrière lui ?".

    Sans même une seconde d’hésitation, avec sa voix éraillée capable de charmer – ou d’intimider – les présidents américains selon le besoin du moment, Golda me répondit : "Oui, c’est en effet, exactement, ce que je suis en train d’expliquer."

    (...)La vérité historique, à ce sujet, c’est que le terrain a été préparé, du côté palestinien, par Yasser Arafat, dès 1979 – soit voici, de cela, plus d’un quart de siècle.

    Cette année-là, 1979, Yasser Arafat a convaincu le Conseil National Palestinien, la plus haute instance décisionnaire du côté palestinen, de soutenir son choix de la démarche politique (et non plus militaire, ndt) et – chose inouïe, à l’époque – de compromis avec Israël (impensable, pour les Palestiniens, car accepté un Etat d’Israël dans ses frontières de 1967 requiert d’eux qu’ils renoncent à revendiquer non moins de 78 % de leur territoire national…).

    Comme je l’ai indiqué dans mon livre Arafat (c’est le titre de l’édition américaine ; le titre de la version anglaise est Arafat, Terrorist or Peacemaker ?), il a fallu à Arafat six longues années pour persuader ses collègues de la direction du Fatah, puis les autres membres du Conseil National Palestinien d’accepter la réalité de l’existence d’Israël.

  • permalien Zulfikar-Ansar :
    18 novembre 2010 @20h47   « »
    Israël n’a jamais été un partenaire sérieux pour la paix (2/7)

    Quand ce vote fut finalement acquis, en 1979, sa politique de voie politique, précisément, et de compromis recueillit 296 voix, contre 4. Arafat, qui avait risqué sa vie, ainsi que sa crédibilité afin de retourner totalement son peuple, se trouvait alors à l’apogée de son pouvoir ; dès lors – et cela, le président Carter le savait parfaitement – il aurait pu y avoir des négociations couronnées de succès en vue d’une paix réelle et durable, fondée sur une authentique solution à deux Etats – Israël, étant rentré dans ses frontières d’avant juin 1967, et Jérusalem – de préférence avec un statut de ville ouverte – étant la capitale des deux Etats.

    Mais le problème, ça a été qu’Arafat n’avait pas de partenaire avec lequel il pût faire la paix, du côté israélien. Le sionisme, en effet, n’était pas, et n’est toujours pas, aujourd’hui, le moins du monde intéressé par une quelconque paix dans des termes acceptables pour la grande majorité des Palestiniens et pour les autres Arabes et les musulmans vivant ailleurs dans le monde.

    Alan Hart poursuit en évoquant les accords d’Oslo vite enterrés suite à l’assassinat d’Ytzah Rabin par Ygal Amir.

    Il est vrai qu’en 1993 (grâce, pour partie, aux habiles manœuvres scénographiques et à l’entregent du président Clinton, Arafat avait un "éventuel" partenaire de paix israélien, en la personne d’Yitzhak Rabin. Mais celui-ci, nous le savons, fut assassiné par un sioniste fanatique.
    A Rabin ont succédé des dirigeants israéliens dont l’objectif premier était de redémoniser le dirigeant palestinien et même de le détruire. Arafat le terroriste, ils pouvaient s’en satisfaire.

    Mais Arafat le faiseur de paix, le négociateur ? Non : ils ne pouvaient le tolérer (Barak n’offrait-il pas, en permanence, « 95 % » des revendications (minimalistes, ndt) d’Arafat ? Oh que non : même ça, Barak ne l’a jamais fait ! C’était, là encore, pure propagande ! Arafat a-t-il été empoisonné ? Probablement.

    Puis, il poursuit sur la résolution de partage adoptée par l’Onu du 29 novembre 1947 :

    D’après la première version – toujours en circulation – de l’Histoire, Israël s’est vu remettre son certificat de naissance et "donc" sa légitimité par la Résolution de Partage adoptée par l’Onu le 29 novembre 1947. C’est absurde.

  • permalien Zulfikar-Ansar :
    18 novembre 2010 @20h48   « »
    Israël n’a jamais été un partenaire sérieux pour la paix (3/7)

    Primo, l’Onu, en l’absence de consentement de la majorité du peuple palestinien n’avait aucun droit à décider du partage de la Palestine, ni à assigner une quelconque partie de son territoire à une minorité d’immigrants étrangers afin de leur permettre de créer leur Etat.(...)

    Mais cette résolution de l’Assemblée générale n’était qu’une proposition – ce qui signifie qu’elle n’était pas exécutoire, qu’elle ne pouvait devenir une décision politique sans avoir été avalisée par le Conseil de Sécurité.

    La vérité, c’est que la proposition de partage de l’Assemblée générale n’a jamais été soumise au vote du Conseil de sécurité.

    Pourquoi ? Parce que les Etats-Unis savaient très bien qu’au cas où – par malheur – cette proposition aurait été retenue, elle n’aurait pu être imposée dans les faits qu’au moyen de la guerre ; et le Président américain de l’époque, Truman, n’était absolument pas disposé à recourir à la guerre pour imposer la destruction de la Palestine.

    Alan rappelle que :

    En droit international, seuls, les Palestiniens étaient fondés à accorder à Israël la légitimité à laquelle il aspirait. Cette légitimité était même la seule chose que les sionistes ne pussent arracher aux Palestiniens par la force brute. Une compréhension complète de la véritable nature de l’entreprise coloniale sioniste requiert également que l’on connaisse cette donnée de fait.

    et :

    La plupart des juifs ayant immigré en Palestine, en réponse à l’appel sioniste, n’avaient aucun lien biologique de quelque nature que ce fût avec les Hébreux de l’Antiquité. (...)
    L’idée selon laquelle il y aurait – ou pire, qu’il y ait, aujourd’hui – deux peuples ayant une égale légitimité à revendiquer un même territoire est tout simplement un contresens historique.

    Sur la question des deux Etats :

    La réalité actuelle, c’est que la solution à deux Etats est déjà morte, à défaut d’être enterrée…, tuée par les faits accomplis d’Israël en matière de colonisation, qu’Israël poursuit encore aujourd’hui en Cisjordanie – en baffouant totalement les résolutions de l’Onu, en défiant le droit international, et même en défiant – une fois n’est pas coutume – du vœu clairement exprimé par l’administartion Bush.

  • permalien Zulfikar-Ansar :
    18 novembre 2010 @20h48   « »
    Israël n’a jamais été un partenaire sérieux pour la paix (4/7)

    Les perspectives d’Alan Hart :

    Personnellement, je pense que les sionistes vont procéder à un round final d’épuration ethnique – afin de chasser tous les Palestiniens de la Cisjordanie, en Jordanie et au-delà. Ce sera, là, je le crains, la solution finale sioniste au problème palestinien…

    Si cela se produit, la Cisjordanie sera rouge de sang, essentiellement du sang palestinien. Et les journalistes honnêtes ne pourront pas qualifier ce massacre autrement que d’holocauste sioniste.

    Enfin, il conclut :

    Je persiste à penser que ce rêve pourrait devenir réalité, mais seulement dans le contexte d’une solution à UN SEUL ETAT au problème palestinien.

    Par définition, il s’agirait d’un Etat laïc et démocratique, dont tous les citoyens, Arabes et juifs, jouiraient de droits égaux. Oui ; cela signifierait la désionisation de la Palestine.

    Evidemment, ce serait la solution idéale à laquelle je souscris, mais la réalité sur le terrain est autre :

    Dans un article récent paru dans le Monde diplomatique d’octobre 2010, "Un seul Etat pour deux rêves" (pp. 10-11), M. Alain Gresh, cite le document de recherche suivant qui est très éclairant sur bien des plans : Palestine, un Etat ? Quel Etat ?"de Jean-François Legrain.

    D’abord, J.-F. Legrain rappelle que la réconciliation palestienne (Fatah et Hamas) a été systématiquement torpillée par les Américains et les Israéliens. L’espoir que l’élection de Barack Obama a pu susciter chez les Palestiniens et le monde arabe s’est vite estompée suite au torpillage du rapport Goldstone et le volte-face sur les colonisations israéliennes par l’adminsitration américaine.

    Faute de réconciliation nationale, les élections législatives palestiniennes prévues pour 2010 ne pouvaient avoir lieu.

    Le Congrès du Fatah réuni à Bethleem en août 2009, une première depuis 20 ans, sous occupation israélienne a vu l’acclamation de Mahmoud Abbas à la direction suprême dans un climat d’opacité où les représentants de Gaza ont été marginalisés au sein du Comité central et du Conseil révolutionnaire (principales organes décisionnelles du parti). "Sur les quelque 2350 ( ?) participants, seuls deux cents environ venaient de l’extérieur."

  • permalien Zulfikar-Ansar :
    18 novembre 2010 @20h50   « »
    Israël n’a jamais été un partenaire sérieux pour la paix (5/7)

    D’autre part, J.-F. Legrain doute que Marwan Bargouthi, dont le nom est souvent cité comme successeur potentiel et souhaité de Mahmoud Abbas à la tête de l’Autorité Palestinienne, ne pourrait en aucun cas prétendre directement à la présidence du Conseil Exécutif de l’OLP puisqu’il n’en est pas membre...et dont la popularité sur le terrain est exagérée puisque :

    Deux élections récentes, par ailleurs, relativisent quelque peu sa supposée capacité fédératrice.Lors des élections législatives de janvier 2006, il a été élu, certes, mais sur la liste Fatah dans le scrutin à la proportionnelle, une liste qui, par ailleurs, a échoué à donner la victoire à son mouvement alors qu’il en était la tête."

    J.-F. Legrain finit par émettre plusieurs hypothèses :

    1. Le maintien de l’Autorité palestinienne sous une forme ou sous une autre

    2. La dissolution de l’Autorité palestinienne

    3. Un passage de témoin : d’une Autorité intérimaire d’autonomie à un État

    4. Hamas, la fin de l’occupation et l’État

    5. Une résolution du Conseil de sécurité sur l’État de Palestine

    6. Le recours à l’État de Palestine de 1988

    7. Les successions de Mahmoud Abbas

    En conclusion, J.-F. Legrain retient le scénario suivant : "Si la dissolution de l’Auatorité Palestinienne venait bien à se concrétiser et cela en l’absence probable d’une résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU concrétisant un État de Palestine sur l’ensemble des territoires occupés en 1967, le nécessaire passage de témoin vers une autre structure de type étatique ne nécessiterait pas la création d’un nouvel État.

    En effet, l’État de Palestine existe déjà et relève de l’OLP. Unilatéralement proclamé en novembre 1988 à Alger par le Conseil national palestinien (CNP, parlement en exil), il est présidé depuis octobre 2008 par Mahmoud Abbas lui-même (après une vacance de trois années qui a fait suite au décès de Yasser Arafat, son premier président).

    Mais, ce ne serait pas sans danger pour l’Autorité Palestinienne et son administration actuelle :

    Bien que purement formel et encouragé par le mentor américain et le gouvernement israélien, l’unilatéralisme palestinien manifesté par le transfert des compétences de l’Autorité Palestinienne à un État de Palestine permettrait à Israël d’obtenir enfin des Palestiniens eux-mêmes la légitimation de son propre unilatéralisme, bien réel celui-là, depuis longtemps mis en oeuvre mais aujourd’hui contesté de plus en plus ouvertement.L’État qui était censé achever la libération nationale, ne serait, dans ce cas de figure, que la consécration, par les Palestiniens eux-mêmes, de l’occupation et du refus israélien de voir leurs droits nationaux reconnus

  • permalien Zulfikar-Ansar :
    18 novembre 2010 @20h50   « »
    Israël n’a jamais été un partenaire sérieux pour la paix (6/7)

    Leur concrétisation, néanmoins, se heurtera à une inconnue de taille : la réaction de la population palestinienne.

    On peut citer, encore une fois, Maxime Rodinson qui, durant l’été 1998, avait été interviewé par Régine Dhoquois-Cohen pour la reuve Confluences Méditerranéepour commérmorer son article "Israël, fait colonial ?" paru 31 ans auparavant dans la revue les Temps Modernes en mai 1967.

    Rodinson ne croyait pas à la solution d’un Etat binational pour les raisons suivantes :

    D’abord, Rodinson répondait à la question si les gouvernements israéliens ont présenté des différences dans leur politique ou s’il voit une continuité, qui trouve sa logique dans les prises de position du Congrès sioniste de Bâle en 1897 ?

    Réponse :

    Il y a des éléments de continuité et des éléments de différence. La continuité c’est que, m algré tout, aucun gouvernement israélien n’a renoncé au principe de la légitimité abolue de l’installation d’Israël sur ces terres-là. Certains Israéliens isolés l’ont dit, mais aucun gouvernement, ou aucun mouvement politique. Ils ont toujours considéré qu’ils étaient là par droit divin ou droit historique. (...). J’ai reçu une jour une letrre d’un médecin juif français très réputé, inventeur d’un test, le test Baruch. Il me disait : "les Juifs sont possesseurs légitimes de cette terre depuis tojours et les Arabes sont dans la situation de locataires sans titres (sous-entendu : "on devrait pourvoir les expulser"). C’est la vision ancienne, religieuse entre autres, que l’on peut retrouver dans le Talmud, par exemple. On imagine que le monde a commencé de la manière suivante : il y a eu une distribution des terres faite par Dieu et de toute éternité ; la Tchécoslovaquie a été attribuée aux Tchèques et aux Slovaques, la France aux Français et Israël aux Israëliens

  • permalien Zulfikar-Ansar :
    18 novembre 2010 @21h09   « »
    Israël n’a jamais été un partenaire sérieux pour la paix (7/7)

    Un rapport au Temps complètement figé...Il n’y a, théoriquement, dans cette vision pas d’Histoire.

    A la question de l’Etat binational, Rodinson n’y croyait pas :

    Je ne crois toujours pas à l’Etat binational mais enfin je fais des vœux pour que cela marche. On ne peut pas prévoir l’avenir. C’est en effet la solution que je préférerais mais ce que j’ai dit à Cuba me paraît toujours valable, c’est-à-dire que les Etats binationaux, ça ne marche pas dans la période actuelle. On a des exemples : l’Inde et le Pakistan, Chypre.

    Enfin, Régine Dhoquois-Cohen1 lui rappelle ce qu’il avait dit, déjà, en 1968 dans une conférence que Rodinson a tenue à Cuba :

    La solution que prône l’OLP est de retrouver la Palestine mandataire désormais indépendante, avec coexistence des deux communautés, or divers événements récents me font penser que cette voie n’est pas possible. Je vois partout des groupes ethniques se séparer ; tout indique que l’on ne peut pas revenir si facilement une société pacifiquement pluricommunautaire...La solution de tolérance religieuse préconisée par Yasser Arafat par le biais de la laïcité est peut-être bonne en France, sans problème ethnique, mais elle n’est pas possible en Palestine.

    Il faudrait donc au moins provisoirement établir deux structures politiques : cela pourrait les habituer à coexister et plus tard, un jour peut-être, arrivera-t-on à la solution d’une seule structure. "Ce jour est-il arrivé"

    A la lecture de tout ce qui précède, on peut dire que non seulement l’Etat binational est un rêve...mais que la solution à deux structures politiques (deux Etats) le soit également.

    Salutations à tous. A bientôt.

    Notes

    1. Le titre de l’article paru dans Confluences Méditerranée était "Israêl, fait colonial, 30 ans après" paru durant l’été 1998.

  • permalien Deïr Yassin :
    18 novembre 2010 @21h55   « »
    Un Barghouti peut en cacher un autre

    @ Zulfikar-Ansar

    Je pense que vous confondez Marwan et Mustafa Barghouti.

    Marwan Barghouti, membre du Fatah, est incarcéré depuis 2002. Après la mort d’Arafat, il a effectivement annoncé sa candidature pour les élections législatives en 2006. Il a par la suite retiré sa candidature en faveur de Mahmoud Abbas. Juste avant la date limite de depot de candidatures, sa femme l’a enregistré comme candidat indépendant. Suite aux pressions du Fatah, il s’est retiré aussi comme candidat indépendant "au nom de l’unité palestinienne". Il n’a donc pas participé aux élections.

    Mustapha Barghouti, ex-leader du PPP (Palestinian People’s Party - affiliation ’communiste’) a participé comme leader de Palestinian National Initiative - crée avec entre autres Edward Saïd et Haider Abdel-Shafi - et soutenu par le Front Populaire dont le leader Sa’adat est incarcéré. Il fut deuxième après Abbas.

    Marwan et Mustafa sont des cousins éloignés. Il y a aussi Omar Barghouti, l’instigateur du mouvement BDS, Bashir Barghouti, feu ex-leader communiste.

    - www.en.wikipedia.org/wiki/Mu...

    PS. Merci beaucoup pour votre analyse.

  • permalien Deïr Yassin :
    18 novembre 2010 @22h32   « »

    Rodinson et l’Etat bi-national (cité par Zulfikar-Ansar).

    D’ailleurs, j’ai du mal à comprendre les propos de Rodinson sur l’Etat bi-national et son "ça ne marche pas dans la période actuelle : On a des exemples : l’Inde et le Pakistan . . . "

    En quoi, Inde et le Pakistan est l’exemple d’un Etat binational ? Avant la partition, il ne s’agissait pas de deux peuples vivant sur les mêmes terres, mais des dizaines, voire des centaines de peuples, et la division fut fondé sur l’opposition Hindu vs Musulman, cela dans un contexte colonial britannique, les maîtres de "Indirect Rule", ou ’diviser pour mieux régner’.
    Je trouve son exemple particulièrement mal choisi.

  • permalien K. :
    18 novembre 2010 @22h40   « »

    Neve Gordon, professeur de sciences politiques à l’université Ben Gourion et auteur d’une importante étude sur l’occupation, pense que le Premier ministre israélien est simplement en train d’entrer dans le rôle que veut lui faire jouer Obama.

    « Il va prendre la "marchandise" proposée par les USA, mais il tiendra ferme sur les questions clés qui assurent l’échec des négociations. De cette façon, il gagnera le mérite d’avoir laissé se dérouler les négociations, et il laissera les Palestiniens endosser la responsabilité d’être sortis des négociations. »

    Cela ressemble étrangement à une répétition des dernières négociations de paix, à Camp David en 2000. L’intransigeance israélienne a bloqué les négociations, mais c’est Yasser Arafat, le dirigeant palestinien, qui a été accusé par les USA et Israël de les avoir fait échouer.

  • permalien Lou :
    18 novembre 2010 @23h10   « »

    Netanyahu fait le médiateur entre Yishaï et Obama / Itamar Eichner, Orly Azoulay et Akiva Novick – Yediot Aharonot

    Binyamin Netanyahu a notamment réussi à convaincre les Américains de s’engager par écrit à ne pas demander d’Israël de gel supplémentaire de la construction après cette nouvelle période de quatre-vingt-dix jours, si celle-ci est approuvée.
    (...)
    Le Premier ministre a indiqué aux deux ministres qu’un des points du document américain impliquera que le gel ne sera pas appliqué à Jérusalem. M. Netanyahu s’est aussi engagé à publier durant cette période de gel des appels d’offres pour la construction de centaines de logements dans la ville. Eli Yishaï a cependant réclamé un engagement explicite selon lequel si Israël publie ces appels d’offres, les Américains ne réagiront pas par une condamnation : « Je ne veux pas que les Américains soient surpris. Si on se dirige vers un accord, je veux qu’ils approuvent d’avance la liste des appels d’offres », a-t-il dit.
    (...)
    C’est pourquoi Eli Yishaï réclame, en plus des promesses américaines, un engagement selon lequel, immédiatement après la fin du gel, sera approuvée la construction de milliers de logements à Beitar, Maalé Adumim et d’autres localités.

    Un autre problème est apparu hier dans le cadre du dialogue avec les Américains concernant les promesses faites à Israël dans le domaine de la sécurité et notamment la livraison de vingt avions furtifs F-35 supplémentaires à Israël. En Israël on souhaite que l’engagement sur ce point soit explicite tandis que les Américains préfèrent une formulation plus vague car une telle mesure nécessite l’approbation du Congrès.

  • permalien Zulfikar-Ansar :
    19 novembre 2010 @02h22   « »

    @Deir Yassin,

    Bonsoir,

    Concernant Marwan Barghouti, en relisant le texte de Jean-François Legrain que j’ai cité, je ne vois pas de confusion (Cf. pp. 29 et 30 de l’article). Il s’agit bien de Marwan dont il parle lorsqu’il met en doute sa capacité fédératrice.

    Il évoque Mustafa Barghouti à la page 18 dans le cadre du Congrès du Fatah de 2009 - qui était candidat à l’élection présidentielle de janvier 2005.

    Pour ce qui est de Maxime Rodinson, l’article n’est pas en ligne. Par conséquent, vous ne pouvez malheureusement pas vérifier sur le champ.

    Bien entendu, il n’y avait pas d’Etat binational mais une colonie anglaise. Le Pakistan a été fondé le 14 août 1947, c’est-à-dire la veille de l’indépendance de l’Inde (15 août 1947)... malgré les voeux du Mahatma Gandhi. Le Pakistan est né d’une partition : un Etat pour les Musulmans indiens.

    Ce que Rodinson a voulu dire, c’est que le phénomène d’Etat-nation était déjà en place et ce phénomène n’a fait que s’amplifier, surtout après la fin de la guerre froide.

    Si vous avez l’occasion de lire l’ouvrage d’Eric HOBSBAWM, L’Empire, la démocratie, le terrorisme (André Versaille éditeur Le Monde diplomatique,2009) , il explique comment nous avons assisté à l’émergence de nouveaux Etats. Et il semble que cela n’est pas fini...les Kurdes veulent leur Etat, les Soudanais...Et même au Liban où l’idée d’une fédération refait surface.

    Cela dit, Hobsbawm met en évidence la crise de l’Etat depuis les années 70. En gros son analyse est la suivante :

    2 piliers fondamentaux sont à la cause de cette crise :

    1. La loyauté des citoyens n’est plus ce qu’elle fut
    2. Le désir de servir l’Etat ne trouve plus preneur.

    La crise de l’Etat remonte aux années 70. Le laissez-faire de l’idéologie néo-libérale a poussé l’Etat à se désengager de bon nombre de services publics. L’Etat a fait confiance aux mécanismes du marché plutôt que la mobilisation des citoyens aux problèmes socio-économiques.
    Si les succès de l’économie ont été indéniables, la souveraineté du marché ne peut pas constituer un complément à la démocratie libérale. La participation au marché s’est substituée à la participation politique. Le consommateur a remplacé le citoyen.

    Toutefois, le phénomène de partition demeure : le Monde arabe n’est plus "Qawmi" comme au temps de Nasser, et il n’y a pas eu d’idéologie de rechange depuis comme le répète Georges Corm.

    Anouar Al-Sadate, pour justifier les accords de Camp David avait dit aux Égyptiens qu’il fallait choisir entre l’Arabité et l’Egyptiannité...

    On assiste globalement - toujours- à un phénomène de partition et non de "fusion".

    Amicalement.

  • permalien K. :
    19 novembre 2010 @12h26   « »

    ???

    ...des progrès ont été faits concernant presque tous les points de désaccord. Binyamin Nétanyahu a notamment réussi à convaincre les Américains de s’engager par écrit à ne pas demander d’Israël de gel supplémentaire de la construction après cette nouvelle période de quatre-vingt-dix jours, si celle-ci est approuvée.

  • permalien K. :
    19 novembre 2010 @12h29   « »

    L’info avait déjà été révélée par Lou plus haut.

  • permalien Yasmina :
    19 novembre 2010 @14h13   « »

    A Deir Yassin

    Sonia Frangié traduite en français sur le site d’Al Manar la première partie déja postée par Steph :

    16/11/2010

    Dans cette deuxième partie de l’interview fait par le correspondant de Radio Nour, Mme Sonia Frangié raconte ce qui a provoqué la colère de Kissinger : « mon père lui avait répondu : « Allez et informez les enfants de votre peuple (les Israéliens) que le Liban a six mille ans et quand les européens ont occupé la région nous n’avons pas pu les chasser ni le premier jour ni le deuxième jour, mais après deux cents années nous les avons déraciner de nos terres, et un jour nous serons capable d’arracher ce corps étranger qui s’appelle Israël de nos terres ». Mme Franjieh a souligné que Kissinger a compris qu’on ne pouvait plaisanter sur ce sujet. Et donc Kissinger a demandé au président Frangié : « A qui vous donnerez ces lieux saints ? » s’attendant de Frangiè qu’il réponde aux Chrétiens, mais sa surprise a été telle quand le président Frangié a répondu : « je les donnerai aux musulmans », Kissinger lui a demandé alors pourquoi, et le président lui a répondu : « historiquement les lieux saints sont restés saints : ils n’ont pas été transformés en musée comme les juifs le font avec les églises et les mosquées que vous leur avez donné , vous n’avez qu’à vous rendre à Jérusalem pour voir ce qui s’y passe ».

    Mme Frangiè s’est dite étonnée par la présence de gens qui défendent la politique de Kissinger, les invitant à lire les livres de Kissinger et d’Ariel Sharon. Elle a ajouté que ces derniers se rendaient souvent à Bikfaya (ndrl : le fief du parti des Kataëb et des Gemayel), qui était devenu une seconde maison pour eux, « ils avaient un siège au Liban qui s’appelait Bikfaya » a ajouté Mme Frangiè.

    Et de conclure : « la terre nous appartient, ils ont l’argent et nous avons les hommes, dans la guerre de 2006, ils nous ont affronté avec la plus grande flotte militaire, mais sur le terrain quand ils ont dû nous affronter, ils n’étaient plus des hommes, mais des chats entrain de miauler et de pleurer."

  • permalien Nathan :
    19 novembre 2010 @16h10   « »

    L’autre soir, en vidant une vieille caisse, je suis tombé sur un recueil d’articles de Maxime Rodinson paru chez Maspéro. Il y avait là un des premiers articles écrits de sa main – et je dois dire qu’il fallait du courage et de l’honnêteté pour avoir prié Maspéro de l’insérer dans ce recueil ou du moins, de ne pas s’y être opposé. A cette époque-là, en 1952, Rodinson était encore un bon petit soldat communiste, et l’un des apparatchiks du PCF, Jean Kanapa, lui avait intimé d’écrire un article sur les ignobles trostsko-sionisto-titistes (pour la plupart juifs) qui avaient été accusés de comploter en Tchécoslovaquie et en URSS contre la grande révolution prolétarienne et stalinienne (c’était l’époque du procès des blouses blanches et du procès Slansky). Et Rodinson de s’exécuter. C’était une autre époque et un autre contexte politique mais je remarque que la diabolisation du sionisme existait déjà en ce temps-là que ce sport est resté un grand invariant. Autre temps, autres mœurs, mais quelque chose ne bouge pas.

  • permalien Deïr Yassin :
    19 novembre 2010 @17h16   « »

    @ Zulfikar-Ansar
    C’était le début de votre 5eme post qui m’a fait douter sur la confusion Marwan et Mustafa Barghouti mais en vous relisant, j’ai compris que vous ne parlez que des élections législatives et non pas présidentielles.

    Merci pour la référence du nouveau Hobsbawm que je vais lire dès que possible.


    @ Nathan
    Incroyable que l’on puisse continuer à s’étonner du fait que, pour la grande majorité des gens qui n’ont pas été intoxiqué par la propagande sioniste, celui-ci est aperçu comme un colonialisme.
    Heureusement qu’il existait et existe encore des gens comme Rodinson, capables d’avoir de l’empathie pour ses victimes.

  • permalien K. :
    19 novembre 2010 @18h12   « »

    Diabolisation ?

    ’I saw Ariel Sharon murder 2 Palestinian toddlers in Lebanon’

  • permalien K. :
    19 novembre 2010 @20h19   « »

    Dr Farhang Jahanpour (ancien professeur et doyen de la Faculté des lettres de l’Université d’Isfahan, Iran, et ancien “Fulbright Research Scholar” à Harvard. Il est diplomé associé de la Faculté des Etudes Orientales et responsable des Etudes moyen-orientales au Departement de Formation Continue à l’Université d’Oxford)

    Il est possible de forcer un règlement inéquitable aux dépens de Palestiniens en plein moment de faiblesse, mais un tel accord ne durerait pas et la plaie purulente continuerait à empoisonner l’ensemble du Moyen-Orient.

  • permalien Noval :
    19 novembre 2010 @21h37   « »

    Pour faire suite au message de K.

    " Je ne connais pas cette chose appelée règle internationale. Je jure que je brûlerais tout enfant palestinien qui sera né dans ce quartier. La femme palestinienne et son enfant sont plus dangereux que l’homme, parce que l’existence des enfants palestiniens signifie que des générations continueront, mais l’homme cause un danger plus limité.” - Ariel Sharon

  • permalien Noval :
    19 novembre 2010 @21h53   « »

    Voici le lien de mon dernier message :

    http://www.info-palestine.net/artic...

  • permalien Lou :
    19 novembre 2010 @23h40   « »

    Le différend des avions furtifs / Eli Berdenstein et Yonathan Haleli – Maariv

    Selon des membres de l’entourage du Premier ministre, le dernier point de désaccord à régler pour que soit approuvée la proposition américaine de reprise des pourparlers concerne la livraison à Israël de vingt avions furtifs F-35 supplémentaires. En Israël on avait compris que ce serait là un supplément gratuit qui serait accordé à Israël en plus de l’aide militaire américaine. Aux Etats-Unis, en revanche, on affirme qu’il a toujours été question que le prix des avions, du moins en partie, soit déduit de l’aide militaire.

    Le gouvernement américain accepte que le gel de trois mois de la construction dans les colonies soit une mesure unique après laquelle il ne sera pas réclamé d’autre gel. C’est ce qu’affirmait hier un responsable américain. Washington a également indiqué que les quartiers juifs de Jérusalem ne seront pas concernés par le gel. Le mot « Jérusalem » n’apparaîtra cependant pas dans la lettre détaillant les engagements américains et cette entente sera sous-entendue. Toujours selon ce responsable, les Américains attendent d’Israël qu’il s’abstienne de toute provocation à Jérusalem durant les trois mois du gel.

    - le beurre et l’argent du beurre , ça ira ?
    - Non, il faut aussi le sourire de la crémière.

  • permalien Noval :
    20 novembre 2010 @11h32   « »

    En ces temps de délégitimation d’Israël, un projet de commémoration donne de l’urticaire aux Américains :

    http://www.jpost.com/International/...

  • permalien s=exp(j*pi) :
    20 novembre 2010 @19h40   « »

    @ Nathan

    Vous parlez de diabolisation du sionisme en tant que sport. Sur base de quels propos concrets ?

    Le 16, à 01h27, je signalais un lien datant de 2004

    http://www.amitiesquebec-israel.org...

    où Arnon SOFFER décrivait ce qui adviendrait à GAZA :

    "Ces gens deviendront des animaux encore plus féroces, et ce avec l’aide d’un islam insensé. La tension à la frontière sera épouvantable. Cela va être une guerre terrible. Ainsi, si nous voulons rester en vie, nous allons devoir tuer et tuer et tuer. Toute la journée, tous les jours."

    Il ajoute ensuite :

    "La seule chose qui m’inquiète est de savoir comment faire pour que les hommes, jeunes et moins jeunes, à qui incomberont ces meurtres pourront rentrer chez eux, au sein de leurs familles, et se comporter comme des êtres humains normaux."

    Ca datait de 2004. Environ 4 ans plus tard, le gouvernement israélien et l’EM de l’armée décidaient de mettre le massacre en pratique. Je me permets des réflexions au sujet de ces faits. S’agit-il de diabolisation du sionisme ?
    Si oui, il faudrait :
    - refuser de voir (un bandeau sur les yeux)
    - refuser d’entendre (cire dans les oreilles / because la radio)
    - s’arranger pour ne pas sentir l’odeur du sang (pince sur les naseaux)
    - veiller à ne pas se souvenir des propos de SOFFER (lobotomisation localisée) afin de ne pas se poser de question.

    Si un meurtre est commis et si un témoin affirme qu’une saloperie a été commise, qui faut-il arrêter : l’auteur des faits ou le témoin ?

    Les gouvernements israéliens et les EM de l’armée israélienne n’ont pas ménagé leur peine pour accumuler les saletés ; ne seraient-ils pas les premiers responsables de ce qui se dit ensuite ? Uri AVNERY en a parlé en ce sens dans une chronique évoquant la délégitimisation d’ISRAEL.

  • permalien K. :
    20 novembre 2010 @20h17   « »

    Robert Fisk : « ça pue l’apaisement ».

    Celui qui se résoud à l’injustice d’un peuple contre un autre peuple est un apaiseur. Celui qui préfère la paix à tout prix, - ne parlons pas des 3 milliards de dollars offerts à la partie coupable - est un apaiseur. Toute personne qui ne prend pas le risque des conséquences de la défense de la morale internationale contre l’avidité territoriale est un apaiseur. Ceux d’entre nous qui ne voulaient pas envahir l’Afghanistan ont été condamnés comme des apaiseurs. Ceux d’entre nous qui ne voulaient pas envahir l’Irak ont été vilipendés comme des apaiseurs. Pourtant, c’est précisément ce que Obama a fait avec sa pathétique et incroyable initiative visant à quémander de Netanyahu 90 jours de soumission au droit international.

    Obama est un apaiseur.

    Le fait que l’Occident et ses élites politiques et journalistiques - j’inclue le New York Times a la réputation de plus en ternie- prennent au mot cette idiotie, comme si elle pouvait sérieusement être considérée comme une autre "étape" dans le "processus de paix", visant à mettre ce non-sens mystique "sur les rails", montre à quel point nous avons abandonné tout sens du rationnel au Moyen-Orient.

    Cela révèle jusqu’où l’Amérique (et, par notre incapacité à condamner cette folie, l’Europe) a permis à sa peur d’Israël - et jusqu’où Obama a permis à sa peur des partisans d’Israël au Congrès et au Sénat - d’aller.

    Personnellement, cette histoire d’avoir “peur” d’Israel est un pur bobard.

  • permalien elbé :
    20 novembre 2010 @22h51   « »

    je remarque que la diabolisation du sionisme existait déjà en ce temps-là que ce sport est resté un grand invariant. Autre temps, autres mœurs, mais quelque chose ne bouge pas.

    Diabolisation, évidemment ! Mais c’est bien sur !
    Plus sérieusement, cher Nathan, si la critique du sionisme perdure, (ne bouge pas, comme vous dites ) c’est peut-être parce que le sionisme persiste dans son entreprise de colonisation, non, Nathan ?

  • permalien Lou :
    21 novembre 2010 @00h31   « »

    Une chanson de militants israéliens devant l’opéra de Tel Aviv :

    Boycott Apartheid ! Boycott Apartheid !

    Il est temps de dire à Israël : NON

  • permalien Gaby :
    21 novembre 2010 @12h51   « »

    Il a dit au président Frangié : « Le Liban est une erreur de l’histoire.. Vous n’êtes pas une nation ! »

    Abstraction faite du caractère effectivement satanique du personnage, force est de constater qu’il avait tout de même historiquement raison sur ce point, le Liban, Israël, la Palestine et la Jordanie ne sont que des créations de toutes pièces par les Britanniques et les Français, la Syrie Ottomane s"étendait du nord de la Syrie moderne au nord du désert du Sinaï, nul ne peut le contester.

  • permalien elbé :
    21 novembre 2010 @21h28   « »

    Oui Gaby, on appellait même la Palestine,du nom de Syrie méridionale.

    Mais les choses changent, des nations se forgent aussi au cours du temps et des épreuves communes. Au nom de ces épreuves et contre les diktats d’envahisseurs.

    Ce qui était vrai à une période ne l’était plus quand Kissinger l’a dit.

    Une autre parole de Kissinger :(mais rien à voir avec le sujet de nation)

    Si vous n’êtes d’accord avec Israel qu’à 98%, vous êtes antisémite !

  • permalien Gaby :
    21 novembre 2010 @22h01   « »

    Ce qui est problématique avec les petits jeux d’apprentis sorciers des Britanniques et des Français, c’est qu’ils ne se sont pas contentés d’en créer ex nihilo de nouveaux, voir aussi les États du Golfe bien entendu, ils en ont aussi "oublié" ou "fait disparaître" au choix d’autres, voir le Kurdistan par exemple, et que dans tous les cas cela semble bien donner lieu à des conflits sans fin...

  • permalien michel :
    22 novembre 2010 @21h06   « »

    Quelle est la crédibilité des gens qui dissimulent les
    réalités en se cachant derrière la banderole de la justice et de la
    liberté pour promouvoir des régimes islamo-fascistes ? La réponse est
    simple : elle dépend directement de la crédulité de leurs
    lecteurs-électeurs, de leur envie de croire à ces fables — par amour
    des « Palestiniens » ou par envie d’haïr Israël ?

  • permalien s=exp(j*pi) :
    22 novembre 2010 @22h44   « »

    @ michel 22-11 // 21h06

    Vous parlez de dissimulation de réalités et de haine. Une bonne partie des intervenants apportent des info qui doivent être vérifiées parfois, mais où il faut admettre que l’on trouve des faits bien concrets.

    Prenons l’affirmation souvent psalmodiée de la "démocratie" d’Israel. Si qq’1 vous réplique qu’un pays qui occupe des territoires, en opprime la population, lui vole ses terres et son eau, détruit ses cultures, ses plantations, ses habitations, lâche des bandes de fanatiques dans les territoires occupés, lance des chiens militaires sur des enfants ou des vieillards, absout un officier ayant flingué une fillette de 13 ans, (liste non limitative) ... n’est pas une démocratie, que faites-vous ? Lire les sources rapportant des faits concret, ou accuser celui qui dénonce ces faits et tire cette conclusion de haine ?

    Si un meurtre est commis et si qq’1 le dénonce et demande justice, qui faut-il arrêter : le responsable des faits ou celui qui les dénonce ? Iriez-vous d’abord évaluer le rapport des forces entre les parties, examiner qui est "de votre bord" ou la recherche de l’équité vous guiderait-elle seule ?

    Je crains de lire votre réponse.

  • permalien Deïr Yassin :
    23 novembre 2010 @00h33   « »

    @ le Belch
    Comme je suis nulle en chimie, physique et tout ce qui s’apparente, j’ai peur de malmener votre pseudo et en donner la formule de la bombe atomique.

    Ne vous attendez pas à une réponse de Michel. C’est un ultra-sioniste qui a fait son aliyah il y a quelques années, qui se contente, d’habitude, d’envoyer des copier-coller de sites d’extrême-droite sionistes ou quelques formules genre "La vérité est dure d’entendre", "Le peuple juif est de retour sur sa terre".

    En effet, cela est la première fois que j’ai vu six lignes de sa part. Il a dû y mettre du temps.

  • permalien curieux inquiet :
    23 novembre 2010 @16h37   « »

    @ s=exp(j*pi) :
    Pourquoi ne voyons nous jamais un sioniste ou Israelien ou même Juif répondre honnêtement et précisément aux points que vous mentionnez :

    Prenons l’affirmation souvent psalmodiée de la "démocratie" d’Israel. Si qq’1 vous réplique qu’un pays qui occupe des territoires, en opprime la population, lui vole ses terres et son eau, détruit ses cultures, ses plantations, ses habitations, lâche des bandes de fanatiques dans les territoires occupés, lance des chiens militaires sur des enfants ou des vieillards, absout un officier ayant flingué une fillette de 13 ans, (liste non limitative) ... n’est pas une démocratie, que faites-vous ? Lire les sources rapportant des faits concret, ou accuser celui qui dénonce ces faits et tire cette conclusion de haine ?

    Si un meurtre est commis et si qq’1 le dénonce et demande justice, qui faut-il arrêter : le responsable des faits ou celui qui les dénonce ? Iriez-vous d’abord évaluer le rapport des forces entre les parties, examiner qui est "de votre bord" ou la recherche de l’équité vous guiderait-elle seule ?

  • permalien s=exp(j*pi) :
    23 novembre 2010 @20h44   « »

    @ Deïr Yassin // 23-11 / 00h33

    Merci pour l’info sur Michel. Si la seule réponse qu’il ait à donner, est que le "Peuple Juif est de retour sur sa terre (... et qu’il va en chasser tous les non juifs)", ça fait peur !

    Si mon pseudo vous semble trop "théorique", pourquoi pas "le Belch" comme alias, en effet.

    Le Belch

  • permalien s=exp(j*pi) :
    23 novembre 2010 @20h52   « »

    @ Curieux inquiet

    Pour ma part, je distingue entre Israélien, juif (religion / communauté) et sioniste et, pour le reste, je comprends mal que vous risquiez des poursuites pour plagiat.

  • permalien Lou :
    23 novembre 2010 @22h59   « »

    Jamel Zahalka : "seuls les idiots négocieront avec Israël"

    Le député arabe israélien, Jamel Zahalka, président du groupe du Rassemblement parlementaire, a qualifié le projet de loi "d’invention israélienne sans nulle autre pareille, ni dans le monde, ni dans l’histoire". Il a déclaré au site arabs48.com, "dans des situations d’occupation, des référendums sont organisés à l’intention des peuples qui ploient sous le joug de la colonisation afin qu’ils puissent décider de leur sort, et ceci est survenu des dizaines de fois au cours du siècle dernier, alors que la nouvelle loi israélienne décrète une consultation populaire des occupants afin qu’ils décident du destin des régions colonisées et du peuple sous occupation".

    Zahalka qui s’est opposé à ce projet de loi, lors du débat conduit par le parlement israélien, a souligné que "la Knesset n’a pas le droit de décider du sort d’al-Qods et du Golan, car ce sont des régions occupées, régies par la légalité internationale, et non par la loi israélienne. L’occupation d’al-Qods et du Golan n’est pas une question intérieure pour que la Knesset puisse statuer dessus".

    Il a, par ailleurs, affirmé que cette loi est un message clair qu’Israël ne veut pas la paix. "Seuls les idiots vont négocier avec Israël après l’adoption de cette loi qui fait voler en éclats toute possibilité de parvenir à une solution".

    "C’est l’extrême-droite israélienne qui appuie le plus cette loi, en vue d’empêcher tout règlement futur, et le soutien du gouvernement israélien, sous la présidence de Netanyahu, constitue une preuve irréfutable quant à ses vraies intentions", a indiqué le député arabe israélien en ajoutant : "tous ceux qui ont des illusions sur les négociations, qu’ils se réveillent…cette loi ne laisse pas de place même pas à un mirage de règlement".

    "Avec cette loi, le gouvernement israélien dresse des entraves sur la voie du règlement, celui qui veut avancer sur une voie, ne se met pas des obstacles, cela prouve qu’il ne veut pas marcher sur cette voie, et ne veut pas de cela de ses successeurs", a-t-il conclu.

  • permalien michel :
    24 novembre 2010 @18h59   « »

    Le député arabe israélien, Jamel Zahalka, président du groupe du Rassemblement parlementaire, a qualifié le projet de loi "d’invention israélienne sans nulle autre pareille,

    La democratie Israelienne est sans pareil.
    les deputes arabes qui siegent a la knesset peuvent cracher sur Israel. de plus ils sont payes.

    Je reve du jour ou un israelien fasse pareil dans un pays arabe.

    vous savez comme moi que ce n est pas demain la veille

  • permalien Gaby :
    24 novembre 2010 @19h13   « »

    Quand on ouvre des guillemets Michel pour citer quelqu’un, on les ferme à la fin de la citation, cela évide de mélanger commentaires et citation, et de faire dire à quelqu’un ce qu’il n’a pas dit, on apprend cela entre autres choses très utiles à l’école élémentaire...

  • permalien Deïr Yassin :
    24 novembre 2010 @20h16   « »

    @ Michel 18h59

    "La démocratie israélienne est sans pareil"

    Oui, il paraît que c’est même vous qui l’avez inventé - la démocratie, comme ’le désert verdoyant’, ’la terre sans peuple’ et ’l’agression défensive’.

    Puisque vous rêvez du jour où des Israéliens siègent dans un parlement arabe, cela est avec grand plaisir que je vous présente deux de vos/mes compatriotes :

    - Ilan Halevi, membre de l’OLP et ex-représentant de celui-ci ainsi que de l’Internationale Socialiste en Europe. Il se considère 100% juif et 100% arabe.
    Son livre "Sous Israël, la Palestine" est recommandable :

    - www.tv5.org/cms/chaine-franc...

    - Uri Davis, universitaire israélien, se définit comme ’Hébreu palestinien antisioniste’, membre du Fatah depuis les années ’80. Il a été élu en 2009 et siège au conseil révolutionnaire du Fatah.
    Son livre "Apartheid Israel : Possibilities for the Struggle Within" est aussi très recommandable.

    Je remarque que vous avez du mal avec les termes ’juif’, ’Israélien’ et ’arabe’. Jamal Zahalka n’a qu’une seule ’nationalité’ (au sens français du terme) : la nationalité israélienne. Cela est donc tout à fait normal qu’il siège à la Knesset.

    Vous rêvez de voir des Israéliens siégeant dans un parlement arabe. Est-ce qu’un citoyen jordanien ou marocain peut siéger à la Knesset ? Vous êtes sûr que vous ne parlez pas de ’juif’ ??
    Je sais, je sais, tout cela est compliqué . . .

  • permalien K. :
    26 novembre 2010 @09h05   « »
    Quand Washington [?] entérine la colonisation israélienne

    En l’occurence, “Washington” c’est le sioniste fanatique Denis Ross.

  • permalien K. :
    26 novembre 2010 @09h10   « »
    Quand Washington [?] entérine la colonisation israélienne

    “C’est comme si c’était fait”, semble-t-il dire.

  • permalien Noval :
    26 novembre 2010 @13h45   « »

    Voici ce que l’on doit pouvoir attendre d’un ami :

    http://www.haaretz.com/print-editio...

  • permalien Lou :
    4 décembre 2010 @23h13   « »

    WikiLeaks : haro sur le grand banditisme made in Israël

    02.12.10

    Nouvelle révélation de WikiLeaks concernant Israël. Le site a publié un câble diplomatique de l’ambassadeur américain à Tel-Aviv, James Cunningham, intitulé "Israël, terre promise pour le crime organisé ?". Le diplomate y exprime son inquiétude quant à la croissance du grand banditisme en Israël.

    Dans le câble, l’ambassadeur s’interroge sur la capacité de l’Etat d’Israël à gérer cette menace grandissante, et surtout sur la possibilité de voir des organisations criminelles israéliennes s’implanter aux Etats-Unis. Cunningham fait état des efforts de Washington pour se familiariser avec ce milieu et empêcher ainsi l’obtention de visas pour les membres d’organisations criminelles. Objectif : les empêcher de mettre les pieds aux Etats-Unis.

    Selon Cunningham, le grand banditisme a réussi à corrompre certains membres de la classe politique israélienne, même si de tels cas restent rares. Toujours d’après le câble, la police israélienne parvient en règle générale à enrayer ce phénomène qui a pris davantage d’ampleur ces dernières années. Et pour cause, les organisations criminelles profitent de menaces comme le terrorisme qui monopolisent les moyens des forces de l’ordre.

    L’ambassadeur a également déclaré que le "crime organisé unifie la société israélienne. Juifs et Arabes coopèrent régulièrement et s’allient pour augmenter leurs activités, comme le vol de voitures ou le racket."

  • permalien Lou :
    6 décembre 2010 @21h51   « »
    Quand Washington entérine la colonisation israélienne, le Japon...

    Jéricho se dote d’un parc agro-industriel pour faciliter les exportations

    L’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) travaille d’arrache-pied pour établir un parc agro-industriel à proximité de Jéricho, en Cisjordanie, d’ici 2012. D’un coût de 100M$ (75,18M€), ce projet palestinien vise à faciliter l’exportation de marchandises et de biens agricoles locaux, via la Jordanie voisine.

    (...)

    L’étude de faisabilité de la route est déjà finalisée, mais Israël n’a pas encore délivré les autorisations nécessaires à sa construction. Cela pourrait prendre du temps, car l’Etat hébreu souhaite conserver une zone tampon dans cette région occupée depuis la guerre de 1967, pour se prémunir contre toute attaque en provenance des pays arabes.

    Pourtant, Israël est partie prenante du comité de consultation quadripartite qui comprend le Japon, l’Autorité palestinienne et la Jordanie.

  • permalien Lou :
    6 décembre 2010 @22h50   « »

    WikiLeaks expose l’influence croissante de la mafia israélienne
    par Justin Raimondo, Antiwar (USA) 2 décembre 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

    Les quatre parties de l’enquête de Cameron pour Fox News sur l’espionnage israélien aux Etats Unis semblaient postuler une connexion entre le gouvernement israélien et la mafia israélienne et, grâce à WikiLeaks, ce lien a été maintenant rendu visible. La connexion entre le général Ronen et Ben Shabat via le H.A.Sh Security Group montre que le reportage de Cameron reposait sur plus que de simples soupçons. Compte tenu des informations complémentaires fournies par ce câble, il est raisonnable de penser qu’un segment corrompu de l’armée et des forces de sécurité israéliennes est littéralement en relation d’affaires avec le crime organisé israélien.
    Si ce n’est pas alarmant – et bon à savoir – alors je ne sais pas ce que c’est. Pourtant nos experts assoupis, et les « journalistes » – qui veulent une histoire servie sur un plateau d’argent – se plaignent qu’on ne trouve aucune réelle nouveauté dans les câbles de WikiLeaks.

    C’est parce qu’ils ne cherchent pas.

  • permalien K. :
    8 décembre 2010 @16h40   « »

    Finalement, la moins délirante des explications dans cette délirante histoire, est que la demande de “gel pendant 3 mois” faite par les yankees n’avait pour objet que de justifier de somptueux cadeaux à Israel en pleine crise socio-économique US.

    Le porte-parole du ministère des Affaires Etrangères US, Philip Crowley, annonce que « Les Etats-Unis ont abandonné l’idée d’obtenir un gel de la colonisation israélienne en Cisjordanie » parce que, comme l’inénarrable Netanyahou, les yankees sont convaincus qu’il n’y a pas de relation entre la colonisation de “Jerusalem-Est” et le “processus de paix”.

    En effet, les Yankees ont..

    ...indiqué qu’ils allaient essayer désormais de parvenir à la paix en se concentrant sur les "problèmes centraux" du conflit.

  • permalien Lou :
    10 décembre 2010 @20h56   « »


    Hillary Clinton : Essayez, j’ai juste suivi 3 séances à l’atelier d’ombres chninoises.

    Tzipi Livni : je ne peux pas, moi j’ai les mains nouées

  • permalien K. :
    11 décembre 2010 @16h13   « »

    ((Hillary Clinton s’est encore adonnée à l’un de ses exercices préférés (et l’un des exercices préférés du journal “L’express”) : la manipulation éhontée et misérable.

    Dans une des plus “prestigieuses” institutions de l’establishment sioniste US, la “Brookings Institution’s Saban Center elle a déclaré (dans un discours qui par ailleurs annule explicitement toutes les décisions de l’ONU concernant la Palestine) :

    Il est vrai que beaucoup de travail reste à faire pour inverser une longue histoire de corruption et de mauvaise gestion [de la part de l’“Autorité Palestinienne”]. Mais les Palestiniens sont fiers des progrès qu’ils ont réalisés, et la Banque mondiale a récemment conclu que si l’Autorité palestinienne poursuit sa dynamique de construction d’institutions et de prestation de services publics, elle est - et je cite - "bien positionnée pour établir un état dans un proche avenir."

    Echaudé par la manipulation dont j’ai récemment fait l’objet, et avant de pester contre la BM, je suis remonté à la source.

    Si les mots cités par Mme Clinton sont authentiques, celle-ci les a retiré de leur contexte et a ainsi omis la partie essentielle du message.

    La BM dit aussi et surtout (voir page 4) (1/2) :

    Le principal moteur de la croissance, cependant, demeure l’aide financière extérieure.

    (..) .

    Une croissance économique durable en Cisjordanie et à Gaza, cependant, restent absente. D’importants changements dans l’environnement politique sont encore nécessaires pour que l’investissement privé augmente en particulier dans les secteurs productifs, permettant à l’Autorité palestinienne de réduire considérablement sa dépendance à l’aide des bailleurs de fonds.

    Les obstacles auxquels se heurte l’investissement privé en Cisjordanie sont multiples et innombrables, d’importantes restrictions du gouvernement d’Israel (Gdi) restant en place : (a) l’accès à la majorité des terres et de l’eau du territoire (zone C) est extrêmement limité ; (b) Jérusalem-Est - - un marché lucratif - est hors de portée ; (c) la capacité des investisseurs d’entrer en Israël et en Cisjordanie est imprévisible, et (d) de nombreuses matières premières essentielles aux secteurs productifs sont classées comme « à double usage »(civil et militaire) par le Gdi et leur importation nécessite des procédures complexes, générant des retards et une augmentation significative des coûts.

  • permalien K. :
    11 décembre 2010 @16h17   « »

    Suite et fin texte de la Banque mondiale :

    Il est encore trop tôt pour déterminer si le récent assouplissement partiel du blocus de Gaza a relancé son économie moribonde. Dans tous les cas, l’impact sur le secteur privé sera limité, tant que l’interdiction des exportations se poursuit.

    Malgré l’amélioration de ses performances budgétaires et le contrôle des dépenses dans les limites budgétaires, l’Autorité palestinienne est confrontée au [non respect] des engagements financiers des donateurs, qui pourrait s’élever a 300-400 millions US $ d’ici la fin de l’année.

    Si aucune mesure n’est prise dans un proche avenir pour surmonter les obstacles au développement du secteur privé et à la croissance durable, l’Autorité palestinienne restera dépendante des donateurs, et ses institutions, aussi robustes soient-elles, ne seront pas en mesure de créer ("underpin") un Etat viable.

  • permalien K. :
    11 décembre 2010 @16h32   « »

    I’m delighted that Prime Minister Fayyad is also with us. Prime Minister Fayyad has accomplished a great deal in a short amount of time under very difficult circumstances. Along with President Abbas, he has brought strong leadership to the Palestinian Authority and he has helped advance the cause of a two-state solution by making a real difference in the lives of the Palestinian people. So Mr. Prime Minister, welcome again to Washington and thank you for your very good work. (Applause.)

    Cela a apparemment suffi pour que M. Fayyad ne relève pas la misérable fumisterie de Mme Clinton.

  • permalien Lou :
    13 décembre 2010 @20h36   « »
    Quand Washington entérine la colonisation israélienne, l’Europe... ? ? ?

    L’ultimatum allemand / Eli Berdenstein – Maariv

    Une fois n’est pas coutume, c’est l’Allemagne, considérée comme une amie d’Israël, qui est à l’origine d’un projet de résolution sévère qui sera soumis aujourd’hui au vote du conseil des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne. Selon ce projet, si un accord de paix dans la région n’est pas conclu d’ici un an, l’UE reconnaîtra l’indépendance de l’Etat palestinien. Le ministre d’Etat allemand, Eckart von Klaeden, a transmis hier au Premier ministre Binyamin Netanyahu un message personnel à ce sujet de la part de la chancelière allemande, Angela Merkel.

    Au cours d’un débat sur le Proche-Orient qui s’est tenu la semaine dernière au sein de l’UE, le représentant allemand a proposé, au nom du « groupe des cinq » (l’Allemagne, l’Italie, la Grande-Bretagne, l’Espagne et la France), d’adopter une résolution condamnant Israël suite à l’échec de la relance les négociations directes avec les Palestiniens. Cette résolution devait comprendre la menace de reconnaître l’Etat palestinien.(...)

  • permalien Lou :
    13 décembre 2010 @23h27   « »

    Ils disaient :

    Le premier projet de résolution allemande, rédigé la semaine dernière, imputait directement à Israël la responsabilité de l’échec des contacts et de la non-reconduction du moratoire, tout en se gardant d’évoquer la responsabilité des Palestiniens. Il est possible que ce soit grâce aux efforts israéliens que cette formule problématique n’ait finalement pas été retenue. En effet, Israël est intervenu de manière intensive auprès de ses amis européens dans le but de modérer le texte de la résolution.

    et il ne fut pas difficile de faire ânonner [le blabla européen :

    13/12/2010

    Council conclusions on the Middle East Peace Process (English)

  • permalien alain.g. :
    15 décembre 2010 @16h24   « »

    La langue de bois, c’était du pipeau. Quand il s’agit de la Palestine, elle est en béton armé. De celui dont on fait les murs, sans doute.

    Le 14 décembre 2010, le représentant officiel des États-Unis d’Amérique peut déclarer sans mourir de honte instantanément, à l’occasion d’un entretien avec le président palestinien qui ne lui a pas sauté à la gorge : "Comme nous nous y attendions, il y a eu de très nombreuses difficultés, des obstacles et des revers." [AFP]
    Pauvre chou, t’en as du mal à convaincre le gouvernement israélien d’être un peu plus gentil.

    Si l’on en croit de nombreuses rumeurs, combien de dirigeants ou de régimes politiques à travers le monde, dont la faute était de déranger plus ou moins les plans et les prétentions des États-Unis à « défendre la liberté », ont été éliminés directement ou indirectement depuis une bonne cinquantaine d’années par ce surpuissant pays.

    Combien de fois sainte communauté internationale s’est vertueusement interposée dans les affaires intérieures d’un État au nom des valeurs... et patati et patata... Mais en Palestine il ne s’agit pas d’une affaire intérieure puisque c’est une expansion coloniale et tout le monde peut voir combien de souffrances dans le monde (les guerres au Moyen-Orient, le « terrorisme international », sont une conséquence de la souffrance palestinienne. Alors, on va se supporter tout ça ? Eh bien, oui. Sainte communauté internationale se le supporte. Gouvernements, classes dirigeantes, opinions publiques, balancent entre la stupidité et l’hystérie. Voir le soutien apporté par le gouvernement français aux attaques judiciaires contre le boycott des produits issus des colonies israéliennes. Oublié le combat contre l’apartheid, pourtant une « affaire intérieure ». Au fait, l’un des États qui ont collaboré le plus longtemps avec le régime sud-africain a été, si je me souviens bien, Israël en particulier en matière militaire et policière alors que même la Grande-Bretagne et les États-unis avaient lâché le régime. Oubliés tant d’autres saint qui servent beaucoup : saint droit international, sainte ONU et ses résolutions, etc.
    Même la CIA n’est plus ce qu’elle était.

    Alors, qu’est-ce qui coince ? La Palestine est, en fait, la dernière terre soumise au colonialisme occidental. C’est dure pour la nostalgie...
    Tout le reste : histoire, religion, et c’est lui qu’a commencé, non c’est lui, c’est moi le premier, non j’y étais déjà, tout ça, c’est des conneries face à la réalité.

    Sans doute la vie en société, et la diplomatie, sont-elles un tissu de compromis et d’imperfections avec une dose d’injustice. Mais tant que le colonialisme israélien dans les territoires occupés ne sera pas pris pour ce qu’il est et condamné sans nuances, parler de négociation est une insulte à l’encontre des Palestiniens.

    Alain G.

0 | 100

Ajouter un commentaire