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Quand Washington entérine la colonisation israélienne

dimanche 14 novembre 2010, par Alain Gresh

Lors de la rencontre entre Benyamin Nétanyahou et Hillary Clinton le 11 novembre, les Etats-Unis ont fait de nouvelles propositions pour obtenir la reprise des négociations israélo-palestiniennes suspendues depuis le 26 septembre.

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elles sont un cadeau à Israël et n’assureront en rien des négociations fructueuses, mais relanceront un processus sans fin qui légitimera la poursuite de l’occupation. Qu’on en juge :

Israël accepte de geler les constructions de colonies en Cisjordanie pendant trois mois, mais pourra continuer ses activités à Jérusalem-Est (sur la délimitation de Jérusalem-Est, lire l’envoi sur Jabal Abou Ghneim – Har Homa). Au bout de cette période de trois mois, et si les négociations n’ont pas abouti, les Etats-Unis accepteront la reprise des constructions.

Faut-il rappeler que la construction de toutes ces colonies, en Cisjordanie comme à Jérusalem, est illégale du point de vue du droit international ? Que les Etats-Unis ont voté les résolutions du Conseil de sécurité dénonçant ces constructions ? Et qu’en acceptant un tel accord, ils acceptent désormais la colonisation ? (Sur la manière dont l’administration Obama a perdu cette bataille contre la colonisation, lire Geoffroy Aronson, « Barack Obama Loses the Battle for a Settlement Freeze », « Report on Israeli Settlement in the Occupied Territories », Washington, septembre-octobre).

En échange de ces « concessions », l’administration Obama s’engage, selon ce que rapporte la presse israélienne (Barak Ravid et Natasha Mozgovaya, « U.S. offers Israel warplanes in return for new settlement freeze », Haaretz.com, 14 novembre) :

- la vente de 20 chasseurs F-15, d’une valeur de 3 milliards de dollars ;

- l’utilisation par les Etats-Unis de tous les moyens, y compris le droit de veto, pour empêcher toute tentative de résolution concernant la Palestine devant les Nations unies ou dans d’autres forums ;

- opposition à la campagne de délégitimation d’Israël.

Durant la rencontre Nétanyahou-Clinton, les officiels américains, toujours selon Haaretz.com, ont mis en avant leurs efforts pour bloquer le rapport Goldstone ; pour empêcher des résolutions dénonçant l’attitude israélienne après l’attaque contre la flottille vers Gaza dans les eaux internationales ; empêcher toute résolution l’Agence internationale pour l’énergie atomiques de dénonciation du programme israélien ; augmenter les pressions sur l’Iran et la Syrie pour limiter leurs activités nucléaires.

Que les Etats-Unis puissent se vanter d’empêcher l’adoption de textes par les Nations unies ; qu’ils puissent entériner le programme nucléaire militaire israélien tout en dénonçant l’Iran, montre le peu de cas qu’ils font du droit international dont ils prétendent se réclamer.

La presse n’a fait aucune mention de la demande israélienne de reconnaître le caractère « juif » de l’Etat d’Israël, mais il semble que Washington s’est rallié à cette demande.

Dennis Ross, l’assistant spécial d’Obama et directeur du Proche-Orient pour le Conseil national de sécurité, qui depuis trente ans a toujours défendu les positions israéliennes, expliquait récemment devant l’AIPAC, le lobby pro-israélien (« Ross talks Iran, Israel with AIPAC », 25 octobre 2010) :

« Franchement, le degré de coordination sécuritaire entre les Etats-Unis et Israël est sans précédent. J’ai participé à ce type de discussions depuis trente ans et je n’ai jamais vu des discussions aussi intenses et fructueuses, reflétant le sérieux de notre coopération avec Israël. »

On comprend, dans ces conditions, que Nétanyahou ait suggéré au cabinet israélien d’approuver l’accord – non sans avoir demandé encore quelques concessions supplémentaires de Washington. Pourtant, même en l’état, cette entente, non seulement renforcera les engagements américains, mais mettra la balle dans le camp de l’Autorité palestinienne qui sera placée devant le dilemme :

- soit refuser de reprendre les négociations tant que la colonisation se poursuit à Jérusalem-Est ; et perdre ses « appuis » américaines et européens – qui soutiennent l’Autorité, pour reprendre une formule, comme la corde soutient le pendu ;

- soit les reprendre, légitimant ainsi la poursuite de la colonisation et perdant un peu plus de son autorité dans la population palestinienne.

Le plus étrange dans ces tractations, c’est l’idée que, pour que les négociations aboutissent, il faut « rassurer » Israël. Depuis quarante ans, tout montre que rien ne peut « rassurer » les gouvernements successifs d’Israël, tant leur vision de la sécurité repose sur une notion de supériorité absolue et totale, qu’aucun pays du monde ne peut obtenir, sinon en se lançant, ce qui est le cas d’Israël, dans des guerres perpétuelles...

118 commentaires sur « Quand Washington entérine la colonisation israélienne »

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  • permalien K. :
    16 décembre 2010 @16h16   « »

    Editorial du Guardian : « Middle East peace process : Dead but not buried »

    La “communauté internationale” ne veut pas enterrer le mort (le mort étant le “processus de paix”)

  • permalien
    20 décembre 2010 @16h37   « »

    Un télégramme diplomatique exfiltré daté du 26/02/2009 à Tel-Aviv qui me semble se passer de commentaire.

    -----------------
    PALESTINIAN TRACK


    ¶6. (C) Turning to peace with the Palestinians, Netanyahu said the reason the process had not worked so far was that while 70 percent of Israelis were willing to make concessions, the same number were convinced that there was no real Palestinian partner. Netanyahu warned that when Israel left Lebanon is created a first Iranian base, that when it left Gaza it created a second Iranian base, and if Israel "promised" a third retreat from the West Bank it would see the same results. There were three options, according to Netanyahu - withdrawing to the 1967 borders (that would "get terror, not peace") ; doing nothing ("just as bad") ; or "rapidly building a pyramid from the ground up." Netanyahu suggested a rapid move to develop the West Bank economically, including "unclogging" bureaucratic "bottlenecks." He promised to "take charge personally" (as Prime Minister) to facilitate this bureaucratic reform, which would occur in tandem with political negotiations and cooperation with Jordan to build up Palestinian Authority security capacity. Netanyahu noted that there were larger demonstrations against the Gaza operation in Madrid and London than in the West Bank. He said this was because the West Bankers recognized that Hamas represents the prospect of "violent, crazy" people in charge of their society ; they should be offered real alternatives in order to have the strength to resist the radicals.

    Obama vient de prendre les commandes, Netanyahu se prépare à faire de même. On notera en outre que pas un mot n’est dit à propos des massacres à Gaza qui viennent d’avoir lieu...

  • permalien K. :
    20 décembre 2010 @23h07   « »

    Télégramme US :

    l’espoir de paix avec les Palestiniens brisé par "l’inertie" d’Israël

    “Inertie” est un très doux euphémisme.

  • permalien K. :
    20 décembre 2010 @23h48   « »

    Martin van Creveld :

    Rendre la Cisjordanie ne créerait aucun dommage à la sécurité d’Israel.

  • permalien K. :
    21 décembre 2010 @21h39   « »

    Une Lapalissade qui sera néanmoins qualifiée de “déclaration controversée” par les MSM :

    L’ex président brésilien Lula : Une paix au Moyen-Orient est impossible avec les Etats-Unis comme médiateurs.

  • permalien
    21 décembre 2010 @22h00   « »

    Un article sinistre mais pas absurde du tout :

    - Tell that to the Liberty’s survivors, Mr. Lieberman - Alan Hart

    Outre le fond de l’article bien entendu et le rappel historique du coulage du bâtiment US Liberty pendant la guerre de 1967, on notera la stupidité abyssale de la réponse de Lieberman à la question de son homologue australien et une enquête d’opinion non rendue publique pour le moins intéressante...

  • permalien Yasmina :
    22 décembre 2010 @09h06   « »

    des encarts" crime de guerre israéliens" sur les autobus de Seattle( Etat de Washington).
    L’idée est intéressante. Quantité d’Américains qui s’informent de façon sélective, fréquentent des sites comme VeteransToday, IfAmericansknew, ou des sites d’auteurs, sont scandalisés, le manifestent.

    Ils paient par leurs impôts ce qu’Israël fait subir aux Palestiniens.

    Les médias, entièrement propriété de Sionistes, ne relaient que de la propagande, et qui plus est, délibérément.

    Une organisation, dirigée par Ed Mast un ancien membre d’ISM, présent quand Rachel Corrie a été tuée dans la bande de Gaza par un bulldozer Israélien, tandis qu’elle tentait de le faire arrêter pacifiquement, en se mettant devant la maison qu’il allait détruire (Simone Bitton en a fait un film), a financé une campagne d’affichage d’une durée d’un mois, dans un but d’information et de prise de conscience. La campagne a coûté près de 1800 $ et débute le 27 décembre, deux ans, jour pour jour, après le début de Gaza. 12 bus et métros, au lieu d’afficher les habituelles publicités, auront cette affiche. http://www.ifamericansknew.org/

  • permalien
    26 décembre 2010 @15h44   « »
    Quand Washington entérine la colonisation israélienne (depuis 130 ans)

    Pour ceux qui attendaient la paix pour Noël, on a trouvé l’explication :

    Le Père Noël a trouvé mieux à faire...

  • permalien jj :
    1er janvier 2011 @09h49   « »

    Quand Benjamin Netanyahu dit en février 2009 aux Américains qu’il n’est pas question d’évacuer la Cisjordanie, mais d’adopter "une solution" du type de l’Afrique du sud de l’apartheid, n’est-ce pas suffisamment clair ?

    P 261219Z FEB 09
    FM AMEMBASSY TEL AVIV
    TO RUEHC/SECSTATE WASHDC PRIORITY 0661
    INFO RUEHXK/ARAB ISRAELI COLLECTIVE PRIORITYC O N F I D E N T I A L SECTION 01 OF 03 TEL AVIV 000457

    SIPDIS

    E.O. 12958 : DECL : 02/26/2019
    TAGS : PREL PGOV KPAL IS IR SY
    SUBJECT : CODEL CARDIN DISCUSSES IRAN, SYRIA, PALESTINIANS, AND ISRAEL ELECTION WITH BENJAMIN NETANYAHU
    <...>
    Netanyahu warned that when Israel
    left Lebanon is created a first Iranian base, that when it
    left Gaza it created a second Iranian base, and if Israel
    "promised" a third retreat from the West Bank it would see
    the same results. There were three options, according to
    Netanyahu - withdrawing to the 1967 borders (that would "get
    terror, not peace") ; doing nothing ("just as bad") ; or
    "rapidly building a pyramid from the ground up."
    Netanyahu
    suggested a rapid move to develop the West Bank economically,
    including "unclogging" bureaucratic "bottlenecks." He
    promised to "take charge personally" (as Prime Minister) to
    facilitate this bureaucratic reform, which would occur in
    tandem with political negotiations and cooperation with
    Jordan to build up Palestinian Authority security capacity.
    <...>

  • permalien jj :
    9 janvier 2011 @12h41   « »

    Petit exemple anodin mais très révélateur du racisme viscéral qui sévit aujourd’hui en Palestine occupée...

    Hier soir une parlementaire étasunienne à été victime d’un dingue qui lui a tiré une balle dans la tête à bout portant et a ensuite vidé le chargeur de son arme semi-automatique dans la trentaine de personnes présentes sur place tuant 6 personnes dont une fillette et un juge fédéral et en blessant grièvement une bonne douzaine.

    Dans le Haaretz, un média soi-disant “de centre-gauche”, on peut lire les titres suivants :

    - Jewish congresswoman in critical condition after Arizona shooting attack
    - Near fatal shooting of Jewish congresswoman shakes [Jewish] Arizona community
    - Shooter of Jewish Congresswoman listed ’Mein Kampf’ as favorite book

    Observons :

    Qu’ailleurs dans toute la presse du globe, vous ne lirez pratiquement jamais dans les news corrélatives à ce fait divers tragique la moindre référence à sa religion bien entendu...

    En guise de communauté juive dans ce fin fond de l’Arizona, ils ont péniblement réussi à trouver 2 ou 3 personnes !

    Gabrielle Giffords elle-même ne parle jamais de sa confession judaïque, son époux n’est d’ailleurs pas juif, elle ne s’est pratiquement jamais non plus exprimée sur la question de la Palestine, mis à part une malheureuse co-signature d’une lettre adressée au Secrétaire d’État US l’invitant à œuvrer pour la paix dans la région.

    L’auteur de l’attaque, manifestement pas sain d’esprit à en juger par son blog, cite effectivement “Mein Kampf” dans sa liste de lecture, mais il cite également le “Manifeste du Parti Communiste” parmi d’autres lectures saugrenues...

  • permalien Abdelkrim BADJADJA :
    13 janvier 2011 @07h21   « »

    Question : Qui représente les USA au Conseil de sécurité ?
    Réponse : ISRAEL !

    Par Abdelkrim BADJADJA

    http://badjadja.e-monsite.com/

    Les USA, la plus puissante nation sur terre, ont perdu peu à peu leur indépendance face à Israël depuis la guerre des six jours de 1967, lorsque des pilotes américains avaient revêtu l’uniforme de l’armée sioniste pour combattre les Arabes.

    Rappel des faits historiques

    Nous savons tous que les pays occidentaux éprouvent un complexe de culpabilité vis-à-vis des Juifs après l’horrible génocide qu’ils ont subi durant la deuxième guerre mondiale.

    A la fin de la seconde guerre mondiale, les Occidentaux décident d’apaiser quelque peu leur sentiment de culpabilité vis-à-vis des Juifs en présentant la facture…aux Arabes.

    Aujourd’hui

    Toujours tiraillés par des remords qui ne sont plus d’actualité, les pays occidentaux couvent de leur protection, et de leur soutien indéfectible l’état guerrier d’Israël.

    Que veut Israël ?

    Le beurre et l’argent du beurre, à savoir : la reconnaissance « de jure » de l’état d’Israël par tous les pays arabes, et un pseudo-état palestinien qui soit démilitarisé avec des frontières flexibles.

    Et les USA dans ce scénario ?

    Après les pilotes américains enfilant l’uniforme israélien, des dollars par milliards ont été versés directement au trésor de l’état sioniste, et indirectement sous forme d’armement sophistiqué afin de maintenir un déséquilibre militaire au profit d’Israël.

    Mais cela ne suffit pas pour satisfaire Israël, les USA ont complaisamment cédé leur fauteuil au Conseil de sécurité de l’ONU chaque fois que le nom d’Israël est évoqué pour une sanction possible par le Conseil de sécurité.

    Lorsque les USA avaient invité « fermement » leur protégé Israël à stopper la reprise de la construction des colonies en territoire palestinien, afin de relancer le processus des négociations, Israël est passé outre.

    Comment expliquer qu’un petit état de moins de cinq millions d’habitants puisse dicter ses volontés à la première puissance de la planète ? Par l’argent tout simplement, aux USA toute politique dépend de l’argent qui la soutient.

    Quelle solution au conflit arabo-israélien ?

    La solution ne dépend plus des agitations des gouvernements, américain ou arabes. L’avenir est entre les mains des opinions publiques tant en Amérique que dans le monde arabe.

    Question finale

    Faudrait-il parvenir au seuil d’une troisième guerre mondiale pour rétablir le monde sur des bases équilibrées, chaque pays ayant droit au respect, à la sécurité, à la prospérité ?

  • permalien Nathan :
    13 janvier 2011 @10h30   « »

    Je me demande ce que Deïr Yassin pense des résultats de cette enquête menée auprès des habitants palestiniens de Jérusalem-Est.

    A la question préféreriez-vous être citoyen d’Israël ou d’un futur Etat palestinien, 35% répondent d’un futur Etat palestinien mais 30% répondent qu’ils préféraient vivre en Israël.

    Plus significatif encore, si on leur demande s’ils décideraient de déménager vers une autre localité à l’intérieur d’Israël au cas où leur quartier ferait partie d’un futur Etat palestinien, 40% d’entre eux répondent par l’affirmative.

    When asked if they would move to a different location inside Israel, if their neighborhood became part of Palestine, 40 percent said they were likely to move to Israel, and 37percent said they will not move. In comparison, 27percent said they are likely to move to Palestine if their neighborhood became part of Israel, and 54percent said they will not move.

    When asked to provide the top reasons they chose one citizenship over the other, those who chose Israeli citizenship stressed freedom of movement in Israel, higher income, better job opportunities and Israeli health insurance.

    Those who chose Palestinian citizenship referred to nationalism and patriotism. Both groups, in each possible scenario, expressed concern over the possibility of losing access to the Al Aqsa Mosque because it’s unclear where the permanent border will be.

    http://www.haaretz.com/news/diploma...

  • permalien jj :
    13 janvier 2011 @15h01   « »

    Déjà dans un pays digne de ce nom, & en paix bien entendu, les enquêtes d’opinion ont une fiabilité, à supposer qu’elles soient sincères, à peu près nulle, alors quand des braves gens sont questionnés par l’occupant ou un de ses alliés, et ce sous la supervision de l’occupant, tout le monde voit bien ce que cela peut valoir...

  • permalien qlq1 :
    13 janvier 2011 @15h40   « »

    ..c’est pas l’entité raciste qu’ils préfèrent...mais les dirigeants traitres qu’ils fuient...

  • permalien Nathan :
    13 janvier 2011 @20h31   « »

    A mo avis, ils seraient encore bien davantage à fuir les charmes d’une Palestine gouvernée par le Hamas.

    Je n’ai pas lu l’enquête dans le détail. La voici.

    http://pechterpolls.com/?p=317

    Cela dit, ce genre d’enquêtes n’explique pas grand-chose. Si les Palestiniens pouvaient avoir la liberté relative, un certain niveau économique et la couverture sociale qu’ils ont en Israël mais aussi vivre dans leur Etat en plus, ils choisiraient cette dernière solution. Comme dit le proverbe, il vaut mieux être riche et en bonne santé que pauvre et malade.

  • permalien K. :
    25 janvier 2011 @23h35   « »

    Elliott Abrams espère que les documents dévoilés par Al-Jazira constitueront la dose ultime de désensibilisation.

    "La publication de ces “documents de Palestine” peut être salutaire," a écrit Elliott Abrams, l’officiel de premier plan du dossier Moyen-Orient dans la Maison Blanche de Bush, sur son blog au “Council on Foreign Relations”.

    "Tout ce qui aide l’opinion publique palestinienne à bouger vers plus de réalisme sur les compromis nécessaires pour la paix est utile"

  • permalien Lou :
    1er mars 2011 @22h18   « »

    A Hébron, des voitures palestiniennes endommagées

    Des dizaines de vitres de voitures brisées. C’est ce qu’ont découvert ce matin des Palestiniens de Hébron, à la suite de l’attaque supposée par des activistes de droite [activistes = colons israéliens d’extrême droite, je suppose].
    Cette action a lieu un jour après le blocage de rues à Jérusalem par des habitants des implantations [ = colons israéliens d’extrême droite, je suppose], qui auraient aussi mis le feu à des pneux et lancé un cocktail Molotov dans le village palestinien d’Hawara.

    Les activistes [= colons israéliens d’extrême droite, je suppose] ont indiqué que l’action de briser les vitres de voiture [des Palestiniens , je suppose] était une vengeance de "tag mehir" (le prix à payer) face à la violence utilisée par la police [israélienne , je suppose] pour évacuer les Fermes de Guilad [appelées "colonies sauvages" par les Israéliens et interdites. Toute la colonisation israélienne en Cisjordanie étant interdite selon le droit international]

    Les habitants [= colons israéliens d’extrême droite, je suppose] ont indiqué que la police [israélienne, je suppose] des frontières [israéliennes inexistantes] avait tiré des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes pendant la démolition de trois constructions de l’avant-poste non autorisé des Fermes de Guilad en Judée Samarie [= de l’avant-poste non autorisé des Fermes de Guilad , colonies illégales de Cisjordanie] .

    Les habitants [= colons israéliens d’extrême droite, je suppose] ont demandé une enquête immédiate [ à l’ONU, je suppose :-) ] sur l’incident.

    Netanyahu a décidé que les colonies sauvages bâties sur des terres palestiniennes privées seraient détruites / Barak Ravid et Haïm Levinson – Haaretz

    Plus tard, lors d’une réunion du groupe parlementaire du Likoud, le Premier ministre Netanyahu a cependant expliqué qu’Israël aura du mal à poursuivre la construction dans les colonies face à l’atmosphère qui règne sur la scène internationale. « Nous faisons des efforts pour préserver ce qui a d’ores et déjà été construit, mais il faut comprendre que nous sommes dans une situation internationale très difficile. On pourrait foncer droit dans le mur, mais ce n’est pas comme cela que j’agis. Le veto américain a lui aussi été obtenu au prix de nombreux efforts. On pourrait tout ignorer, mais moi j’ai une responsabilité globale », a-t-il déclaré.

  • permalien Lou :
    5 août 2011 @21h31   «

    Haaretz salue l’arrivée du nouvel ambassadeur américain à Tel-Aviv. Dan Shapiro, 42 ans est un proche d’Obama et Clinton. Il connaît Israël en profondeur, parle l’hébreu et l’arabe. Shapiro était en Israël avec ses parents pendant la guerre de Kippour. Il a aussi effectué une partie de ses études à l’université hébraïque de Jérusalem. Haaretz remarque en conséquence qu’ il sera difficile de la lui jouer (the usual « smoke-and-mirror show »), « il nous connaît trop bien ».
    (...)

    Haaretz a mis la main sur les chiffres de l’ambassade. 800 employés dont 200 américains détachés par 8 agences fédérales. Budget annuel : 44 millions de dollars dont 7 millions pour les opérations de com’ en direction de l’opinion israélienne.(...)

    pour un pays en quasi-faillite ...

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