Le Monde diplomatique
Accueil du site > Nouvelles d’Orient > Du Liban à l’Irak, juger les criminels ?

Du Liban à l’Irak, juger les criminels ?

mardi 16 novembre 2010, par Alain Gresh

Des rumeurs persistantes annoncent l’inculpation de plusieurs membres du Hezbollah par le Tribunal spécial pour le Liban, instance mise en place après l’assassinat, le 14 février 2005, de l’ancien premier ministre Rafik Hariri. Je reviendrai sur cette affaire dans les prochains jours, mais je rappelle que ce tribunal a été, dès sa création, orienté par la volonté politique de l’administration américaine – une administration qui, paradoxe, refuse toute compétence à la Cour pénale internationale (lire « Offensive concertée contre le régime syrien », Le Monde diplomatique, décembre 2005). La question posée est de savoir qui décide d’inculper les criminels ? Qui décide que tel crime mérite d’être poursuivi ou non ?

Peu de médias ont repris l’appel d’Amnesty International du 10 novembre : « Après les aveux de George W. Bush, il faut que les Etats-Unis ouvrent une information judiciaire concernant des actes de torture ». L’ancien président vient de publier ses Mémoires, Decision Points, où il reconnaît avoir autorisé l’usage de méthodes d’interrogatoire qui relèvent de la torture.

« Aux termes du droit international, le fait que l’ancien président admette avoir autorisé des actes s’apparentant à la torture suffisent pour que les Etats-Unis soient dans l’obligation d’enquêter sur ses propos et, s’ils sont corroborés, de le poursuivre », a déclaré Claudio Cordone, directeur général d’Amnesty International.

Au-delà de cette accusation, il reste d’autres motifs d’inculper l’ancien président américain, que je rappelais dans « Guerre d’Irak, le crime » (31 août 2010).

« Cette guerre d’agression (de 2003), non provoquée, déclenchée sous le faux prétexte de chercher des armes de destruction massive, est d’abord une violation des principes des Nations unies qui, le 14 décembre 1974, à travers leur assemblée générale, adoptaient un texte définissant l’agression. »

Cette guerre a eu des conséquences terribles pour le peuple irakien (plus de 100 000 morts), la destruction de l’Etat et de ses infrastructures, la déstabilisation de la région.

Une des conséquences à terme les plus préoccupantes est l’instauration d’un système confessionnel sur le modèle libanais. L’accord pour la formation d’un nouveau gouvernement à Bagdad, intervenu la semaine dernière à l’issue de huit mois de négociations, s’appuie sur ce qui est désormais une règle non écrite : la présidence à un Kurde, le poste de premier ministre à un chiite et le poste de président du parlement à un sunnite.

Dans ce système, les minorités sont devenues des cibles d’autant plus faciles qu’elles ne bénéficient pas de la protection d’un Etat inexistant. Les agressions contre les chrétiens sont le reflet de cette situation et nous rappellent que, sous le régime baasiste, ils bénéficiaient au moins d’une certaine sécurité. Peut-on s’étonner que certains regrettent le temps de la dictature de Saddam Hussein ?

Ce système confessionnel a été inauguré dès 2003 par le général David Petraeus, à l’époque commandant la 10e division aéroportée américaine, qui prit le contrôle de Mossoul et instaura un système électoral tribal, avec des urnes différentes pour chaque confession...

Que changera la constitution d’un nouveau gouvernement ? Pas grand-chose, sans doute. Les sunnites risquent de se sentir un peu plus marginalisés et certains des miliciens ralliés en 2007-2008 pourraient passer à l’opposition armée, voire à l’alliance avec Al-Qaida.

Et le principal vainqueur serait... le président Ahmadinejad – selon Juan Cole, un excellent observateur de l’Irak, sur son site Informed Comments, « Sunni Arabs Return to Parliament but Shiite-Kurdish Ascendancy Holds : Ahmadinejad Congratulates his Candidate, al-Maliki » (14 novembre). Cole rapporte ce commentaire de Iranian News Report :

« Au cours d’une conversation téléphonique, Ahmadinejad a félicité le premier ministre Nouri Al-Maliki pour la formation du nouveau gouvernement. “La formation de ce gouvernement est une grande victoire pour le gouvernement irakien, pour le parlement, pour la nation, pour les différents groupes politiques”, a-t-il déclaré samedi soir (13 novembre). “La République islamique est prête à approfondir ses relations avec l’Irak, notre voisin et notre ami”, a-t-il poursuivi. Al-Maliki pour sa part a dit sa satisfaction de l’aide apportée par la République islamique d’Iran et affirmé que “l’expansion des relations avec l’Iran est également une demande irakienne”. »

Qui jugera les responsables américains pour les crimes commis au nom de la démocratie et des droits humains ? La bêtise politique n’étant pas, elle, passible des tribunaux...

463 commentaires sur « Du Liban à l’Irak, juger les criminels ?  »

0 | 100 | 200 | 300 | 400

  • permalien K. :
    16 novembre 2010 @15h19   »

    Peu de médias ont repris l’appel d’Amnesty International du 10 novembre.

    A ceux que ça pourrait intéresser j’ai personnellement remarqué que le site de Norman Finkelstein débusque régulièrement ce genre d’appel et plus généralement des articles objectifs sur les Etats-Unis et Israel émanant non seulement d’ONG ayant pigon sur rue mais aussi de MSM.

    http://www.normanfinkelstein.com/

  • permalien Yann :
    16 novembre 2010 @17h02   « »

    Voltaire (Droit, 1771) :

    Il est défendu de tuer ; tout meurtrier est puni, à moins qu’il n’ait tué en grande compagnie, et au son des trompettes.

  • permalien steph :
    16 novembre 2010 @17h18   « »

    S’il faillait juger tous les criminels de guerre américains (& leurs alliés) depuis 1945, ça ferait du monde, même si certains sont morts tranquillement dans leur lit depuis...

  • permalien steph :
    16 novembre 2010 @17h36   « »

    Ceci dit concernant la constitution du gouvernement irakien, je ne sait pour cela pourrait être une victoire, mais certainement pas pour les Américains toujours, rappelons que Iyad Allawi est citoyen U.S. et qu’avant l’invasion américaine de l’Irak cela faisait bien longtemps qu’il n’y avait plus mis un pied...

  • permalien Yvan :
    16 novembre 2010 @18h05   « »
    Du Liban à l’Irak, juger les criminels ? Tous les criminels !

    Bush avait raison quand il proclamait "mission accomplie".

    Il avait bien réussi à détruire l’état-nation irakien, car la mission de tout colonisateur est d’imposer son mode de fonctionnement aux colonisés.

    Un clou chasse l’autre et les états-nations imposés par les colonisateurs précédents (France, Angleterre, Allemagne), sur les vestiges d’un empire ottoman, lui-même successeur de la Oumma arabique qui s’était imposée aux empires Perses, ont certainement vus leurs jours comptés à partir de la reprise en main de la région par les USA au moment de l’affaire de Suez.

    La nouvelle société irakienne fonctionne donc maintenant sur le modèle communautaire US, avec la substitution du pouvoir central par des pouvoirs identitaires régis par le darwinisme social.

    Il est intéressant de voir dans des régions déjà largement colonisées comme l’Europe une apparente coexistence des deux systèmes. Le nord étant plutôt protestant et communautaire et le sud centralisé et catholique.

    En réalité cette coexistence est un leurre. En prenant l’exemple de la France, la tentative de romanisation de l’islam, comme au moment de la création de l’état-nation France, Napoléon avait romanisé le judaïsme et le protestantisme en leur imposant une structure en consistoire, est en réalité l’utilisation de procédés centralisateurs pour favoriser les replis communautaires.

    Ainsi, si l’instituteur attachait la main gauche des gauchers, c’est parce que le citoyen français devait être droitier, mais si le curé interdit la burqa dans l’espace public, c’est pour stigmatiser une religion et la refouler dans l’espace privé.

    Ainsi ce n’est pas par hasard si l’ancien ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire, a choisi de venir en aide aux minorités chrétiennes plutôt que chiites en Irak, c’est un message envoyé aux communautés musulmanes françaises...

    Et ce n’est pas par hasard non plus si son ministère à disparu et si l’immigration est rattachée au ministère qui gère aussi la brigade anti-terroriste et les cultes.

  • permalien K. :
    16 novembre 2010 @18h41   « »

    Le magazine indien “outlook” a récemment interviewé Noam Chomsky :

    Q. Par quel mécanisme les médias deviennent la voix du gouvernement et de l’élite ?

    R. C’est très simple. Dans son introduction à “La Ferme des animaux” - presque personne n’a lu l’introduction, car elle n’a pas été publiée - George Orwell écrit que les Britanniques (le public pour lequel il écrivait) ne devraient pas être trop complaisants face à sa satire sur les crimes du totalitarisme ennemi. Il a dit que dans l’Angleterre libre, les idées inacceptables pouvaient être supprimées volontairement, sans recours à la force.

    Il a dit que les raisons en sont que la presse appartient à des hommes riches qui ont toutes les raisons de ne pas vouloir voir certaines idées s’exprimer. Dans la période moderne plus récente, en général, les médias sont soit des grandes entreprises ou des parties de méga entreprises ou sont étroitement liés au gouvernement. L’autre raison - peut-être plus importante - est juste que si vous avez une bonne éducation, il vous a été inculqué que certaines choses ne doivent tout simplement pas être dites.

    Q. : Comme quoi ?

    R. : Par exemple, vous ne dites pas ou même ne pensez pas que l’invasion de l’Irak est une agression criminelle comparable à celle qui a conduit des gens à être pendus à Nuremberg, vous vous contentez de dire que cela a été une erreur stratégique ce qui est précisément ce que le parti communiste [soviétique] avait déclaré dans les années 1980 [au sujet de son invasion de l’Afghanistan]. [Les soviétiques] vivaient sous la contrainte. En Occident, ce n’est pas la coercition, c’est juste de la soumission volontaire à une culture intellectuelle qui demeure massivement dans d’étroites limites qui restreignent l’analyse, les reportages, et la condamnation de l’action gouvernementale.

    Prenez l’article de ce matin (5 Octobre 2010) du New York Times. Il s’agit d’un article par un bon correspondant, Steven Lee Myers, qui dit que l’Irak, plongé dans des conflits sectaires et le chaos, a de sérieux problèmes, qui sont tous les résultats de la démocratie. Je ne le pense pas. Je pense que c’est le résultat de l’invasion américaine. Mais vous ne pouvez pas le dire ou le penser.

  • permalien K. :
    16 novembre 2010 @18h53   « »

    Qui jugera les responsables américains pour les crimes commis au nom de la démocratie et des droits humains ?

    Les yankees auraient donc envahi l’Irak au nom de la démocratie et des droits humains ?

  • permalien Zulfikar-Ansar :
    16 novembre 2010 @19h09   « »
    Le secret de la résolution 1559...et le secret de Rafik Hariri (1/2)

    Bonsoir à tous,

    Ci-dessous, de larges extraits de l’article du journaliste Jean ‘Aziz, publié dans le quotidien libanais Al-Akhbar qui montre bien les enjeux et les calculs actuels au Liban derrière le Tribunal Spécial pour le Liban. Cet article est paru le samedi 6 novembre 2010.

    J’ai essayé de le traduire du mieux que j’ai pu en tentant, surtout, de le rendre le plus compréhensible possible.

    (…) Rafic Hariri grâce à ses moyens, ses contacts et son réseau international savait ou croyait savoir que qu’il était plus "grand" que le "grand jeu libanais", ou du moins qu’il était partie intégrante de la scène régionale dans la vision de Bush Jr et Chirac
    Ainsi, Hariri était certain que sa dimension politique lui permettait de tenter l’expérience [bouter les Syriens et éliminer Bachar Al-Assad] sans prendre trop de risque - ou comme on dit dans le jargon boursier faire de la "spéculation politique" qui lui donnerait les deux résultats escomptés suivants :

    Ou il sortait "gagnant-gagnant" comme disent les experts financiers : si la tentative américano-française avait réussi il aurait "régné" sur Damas [en imposant son agenda] et Beyrouth.

    Ou, si la tentative échouait, alors Riyad [c’est-à-dire l’Arabie Saoudite et son roi Abdallah] se serait fortement impliquée pour sauver sa tête et son pouvoir. (...) Hariri avait supposé que sa "tête" était plus importante que le régime [syrien] qu’il pensait changer...

    Ce calcul s’avéra faux, calcul qu’il payera de sa vie le 14 février 2005 et que Bellemare ne révélera pas où Hariri s’est trompé (...]

    Ce qui passe aujourd’hui [le bras de fer entre la majorité de Saad Hariri - le fils de Rafik - et l’opposition ressemble à la fin 2004 dans bon nombre de détails. Les observateurs notent que Saad Hariri semble agir comme son père : "il est plus grand que le jeu libanais" et semble aussi que l’expérience précédente n’ait pas d’effet sur lui et son entourage si ce n’est renforcer les mesures de sécurité.

    Pour le reste, rien a changé ; Si Jeffrey Feltman à casser Bachar Al-Assad, "il serait gagnant" et, s’il échoue, le roi Abdallah d’Arabie interviendra et Hariri Jr ne sera pas perdant.

    La formule peut être exacte d’un point de vue pragmatique , elle peut se révéler vraie concernant sa propre personne, mais elle ne prend pas en compte le prix et des dommages à autrui et au pays. Et la question suivante demeure sans réponse : dans le jeu actuel , si les comptes de Saad Hariri sont clairs, quelles sont les calculs des visiteurs de Bkerké [Siège de l’Eglise maronite où réside le Cardinal Mar Nasrallah Sfeir, Patriarche de tous les maronites d’Orient et personnalité politique incontournable] ?

  • permalien Zulfikar-Ansar :
    16 novembre 2010 @19h10   « »
    Le secret de la résolution 1559...et le secret de Rafik Hariri (2/3)

    Si Feltman gagne, qu’est-ce qu’ils gagnent ? Un autre Irak à la manière de l’église syriaque catholique Saiydat al-Najat [allusion à la prise d’otages par des membres présumés d’Al Quaeda contre des catholiques dans l’église Notre-Dame du Perpétuel secours, au centre de Bagdad qui a fait plusieurs dizaines de morts le 31 octobre 2010] ? Ou bien une autre Egypte [pays musulman sunnite avec une faible minorité chrétienne copte politiquement de peu de poids] ? Ou encore un deuxième Israël ?

    Si Feltman est vainqueur, Hariri s’installera au pouvoir et le consolidera par la naturalisation des Palestiniens du Liban [Musulmans sunnites comme lui] . Mais que gagneront les autres [sous entendu, ses alliés du 14 mars] ?

    Si Feltman perd, l’aventure se terminera t-elle par la visite de sauvetage du roi Abdallah à Damas ? Mais cette visite pourra -t-elle sauver les autres ?

    Avec la montée actuelle de la Turquie, il serait peut-être utile de rappeler la notion de « janissaire » du temps du Sultanat...[Créé en 1334 par Orhan, le deuxième sultan ottoman, le corps des janissaires était exclusivement composé d’enfants chrétiens. Ils étaient des soldats d’élite de l’infanterie turque, qui servait à la garde du sultan.]

    [Fin de l’article].

    Sur un plan régional, les Etats-Unis semblent inquiets de l’alliance stratégique entre la Turquie, l’Iran, l’Irak et la Syrie.

    En effet, non seulement ces pays forment une continuité territoriale allant de l’ouest de l’Afghanistan jusqu’à la Méditerranée, mais elle est conforme à la politique de Ahmet Davutoglu, ministre des affaires étrangères turque depuis le 1er mai 2009, dont la vision a été clairement énoncée dans son ouvrage paru en 2001, Strategic Depth [ que l’on peut traduire par "Profondeur stratégique", ouvrage non traduit ni en anglais, ni en français] dans lequel il définit la politique étrangère du gouvernement Erdogan [depuis son avènement en 2003] qui peut être résumée par "zéro problème avec nos voisins".

    La profondeur stratégique est à la fois stratégique (la Turquie a des frontières communes avec une vingtaine de pays) et historique, du fait de la longue histoire de l’Empire ottoman dans cette région.

    Dès lors, on comprend pourquoi, le 31 octobre 2010, Israël a été défini comme une menace stratégique pour la Turquie par l’état major turc. Chose remarquable :l’Iran, a Syrie, la Grèce et la Russie ne figuraient pas parmi les pays menaçants.

  • permalien Zulfikar-Ansar :
    16 novembre 2010 @19h10   « »
    Le secret de la résolution 1559...et le secret de Rafik Hariri (3/3)

    En octobre 2009, le Président syrien Bashar al-Assad a dévoilé sa stratégie de repositionnement des "quatre mers" [Four seas strategy] comme le centre vital de l’investissement, le commerce et le transit d’énergie au Moyen-Orient.

    La vision du président Assad apparaît comme le « lien d’intégration économique" entre l’Egypte, l’Irak, la Turquie et l’Iran, qui est, sans doute, trop grande et hors d’atteinte pour la Syrie dans la région. Ce n’était pas un hasard si Assad a d’abord présenté "stratégie des quatre mers" lors d’une conférence conjointe à Ankara avec le président turc, Abdallah Gül, l’année dernière [octobre 2009].

    Assad avait déclaré qu’ "une fois l’espace économique entre la Syrie, la Turquie, l’Irak et l’Iran sera effectif, il permettra de relier la Méditerranée, la mer Caspienne, la mer Noire, et le golfe Persique pour devenir le passage obligé pour le monde entier pour ce qui est de l’investissement, les transports voire plus.

    Le gouvernement syrien s’est engagé à consacrer 50 milliards de dollars dans le développement des infrastructures d’ici 2015, dont l’objectif est de faire da la Syrie un exportateur net de pétrole dans un avenir proche.

    L’élection de Nouri Al-Maliki en Irak, comme l’a rappelé M. Alain Gresh, a été la victoire de l’Iran d’Ahmadinejad...L’Arabie Saoudite a été marginalisée et les Etats-Unis ont dû l’accepter.

    Reste encore la seule carte pour les Usraéliens : le Liban.

    La presse libanaise proche de l’opposition commence à parler : il semble que l’"odeur de sainteté" de Rafik Hariri commence à se gâter. Mais ça, on le savait depuis bien longtemps - notamment depuis la publication de l’ouvrage de René Naba "Rafic Hariri, un homme d’affaires premier ministre" paru en 1999 (éditions L’Harmattan).

    Rafic Hariri avait un projet : endetter le Liban, faire la paix avec Israël sur le dos des Palestiniens en leur accordant la nationalité libanaise rendant ainsi sa confession sunnite la plus importante au Liban- une pierre, deux coups.

    En réalité, le slogan "Le Liban d’abord" tel qu’il est entonné aujourd’hui par les partisans de Saad Hariri rappelle étrangement celui de Bachir Gemayel, ancien chef de la milice des phalangistes (copié sur le modèle fasciste italien de Mussolini) devenu président pour quelques jours avant d’être liquidé probablement par les Syriens. Gemayel considérait le peuple palestinien comme "le peuple de trop" [sans blague, pour lui lsraël, ça ne lui posait pas problème].

    Avec les Hariri, le droit de retour des Palestiniens est occulté ou...plutôt piétiné.

    Ce sont les changements actuels sur le plan régional qui, je crois, risquent de marginaliser Israël : l’Etat colon se rêvait en superpuissance régionale en devenant un acteur incontournable sur le plan énergétique...La guerre du Liban de 2006 et le Hezbollah ont tout chamboulé.

    Salutations à tous. A bientôt.

  • permalien Yvan :
    16 novembre 2010 @19h52   « »
    Death business

    L’Irak rétrogradé par les agences de notation anglo-saxones :

    France24 - Maplecroft publie sa liste noire

  • permalien Noval :
    16 novembre 2010 @20h00   « »

    " La question posée est de savoir qui décide d’inculper les criminels ? "

    Réponse : tout dépend de l’acception généralement donnée dans le cadre présent au terme " criminels ".

    Une certaine loi appliquée scrupuleusement (...) en Amérique du Nord et en Europe veut que personne (mais alors absolument personne ...) ne décide d’inculper certains criminels. Il suffit pour cela de commettre, ès-qualités de dirigeant d’un Etat moyen-oriental et de manière cruelle et féroce, certains actes que la morale civilisationnelle contemporaine réprouve et, en même temps, de déclarer qu’ils sont commis au nom du sionisme pour que les qualificatifs " crime " et " criminel " disparaissent. Et ce au simple motif que la qualité de sioniste exclut nécessairement celle de criminel. En d’autres termes, une même personne ne saurait être à la fois dirigeant sioniste et criminel.

    Inversement et parce que la magie du sionisme consiste également et surtout à prendre des vessies pour des lanternes, tout anti-sioniste avéré ou même potentiel ne peut être qu’un dangereux criminel doublé à l’occasion d’un terroriste tout aussi dangereux.

  • permalien K. :
    16 novembre 2010 @20h01   « »

    http://georgescorm.com/personal/dow...

    (..)

    Cette justice internationale qui n’en est qu’à ses balbutiements a complètement perdu la boussole, notamment dans le cas du Liban où elle n’est plus aujourd’hui qu’au service d’intérêts géopolitiques.

    D’ailleurs, on peut remonter aux deux commissions d’enquête internationale mandatées par les Nations unies pour aider la justice libanaise dans son enquête sur l’assassinat de Rafic Hariri : elles ont usé et abusé de faux témoins manifestes. La commission présidée par le juge allemand Detlev Mehlis était la risée de beaucoup de Libanais devant l’invraisemblance des faits énoncés sur la base de faux témoins. Et aujourd’hui, ce tribunal
    international spécial sur le Liban qui a succédé à la Commission d’enquête, qui n’avait donc pas encore abouti, se refuse à réinterroger ces faux témoins pour comprendre ce qui s’est passé.

    Le TSL est en train de mettre sous tension le Liban avec toutes ces fuites organisées, ce qu’un ambassadeur européen a d’ailleurs confirmé récemment en disant : « Oui, mais ce n’est pas grave, nous continuerons à entretenir des relations avec le Hezbollah... »

    Nous sommes dans un chaos invraisemblable, où les Nations
    unies, instrumentalisées par les Etats-Unis et certains Etats européens, sont hautement responsables.

    (..) La justice pénale internationale est faite pour les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre et les déplacements forcés de population. Nous avons eu cela de 1975 à 1990 au Liban, je faisais d’ailleurs partie d’un groupe de personnalités qui demandaient à l’époque de faire un tribunal spécial pour le Liban. On a quand même eu 150.000 morts, 18.000 disparus et 600.000 déplacés. Les Nations unies n’ont pas bougé.

    De plus, la justice pénale ne s’occupe même pas de crimes terroristes.

    Venir brusquement créer un tribunal pour l’assassinat d’un
    homme politique, alors qu’il y a en a eu toute une série au Liban avant celui de Monsieur Hariri... Juste après son assassinat, il y a d’ailleurs eu celui de Madame Bhutto, au Pakistan, dans des conditions similaires. Personne n’a jamais bougé. John Kennedy a été assassiné, Aldo Moro a été assassiné, Olof Palme... Jamais un spécialiste de droit international n’a dit : « Il faut créer un tribunal
    spécial. »

    Dès le départ, il y avait donc une arrière-pensée politique quand on a créé ce tribunal au Liban.

  • permalien K. :
    16 novembre 2010 @20h23   « »

    On se demande bien pourquoi les yankees n’ont pas envahi l’Arabie Saoudite au nom de la démocratie et de la justice.

    Condamnation de deux journalistes à 50 coup de fouets pour avoir ....rapporter que des manifestations s’étaient tenues en protestation à des coupures d’électricité.

  • permalien bert :
    16 novembre 2010 @20h32   « »

    Kissinger n’a jamais été jugé (pensez, un prix nobel de la paix...), et les efforts de Bertrand Russel pour le Vietnam n’ont pas eu beaucoup de résultats judiciaires.
    Bush, Wolfowitz, Cheney, Bremer, autant de complices qui ne se soucient pas des conséquences de leurs décisions, et pour certains passent une partie de l’année au doux soleil du sud ouest français...

    Mais personne ne s’est soucié de poursuivre Saddam Hussein avant 1990 (au moins), alors que sa responsabilité dans la boucherie de la guerre Iran Iraq était patente. Le massacre d’Al Habja, que les médias des Etats-Unis tentèrent d’imputer aux iraniens, était pourtant connu, celui là et d’autres...
    La complicité des firmes occidentales dans l’utilisation d’armes chimiques était elle aussi connue, et documentée...
    Les accords de Genève de 1988 ont dédouané l’URSS et ses dirigeants de toute responsabilité dans les massacres de la guerre en Afghanistan entre 79 et 88, et sont allés jusqu’à permettre aux soviétiques d’éviter le paiement de dommages de guerre.
    Vae victis, je suppose, dans un cas, et aussi, "selon que vous soyez, puissant ou misérable..."

  • permalien Nathan :
    16 novembre 2010 @20h36   « »

    "Venir brusquement créer un tribunal pour l’assassinat d’un
    homme politique, alors qu’il y a en a eu toute une série au Liban avant celui de Monsieur Hariri... Juste après son assassinat, il y a d’ailleurs eu celui de Madame Bhutto, au Pakistan, dans des conditions similaires. Personne n’a jamais bougé. John Kennedy a été assassiné, Aldo Moro a été assassiné, Olof Palme..."

    Dans tous ces cas, on sait qui sont les assassins. Et dans le cas de Benazir Bhutto, il y a eu une enquête des Nations-Unies.

    Et au Liban, a-t-on l’intention de connaître un jour la vérité ou la vérité fait-elle peur ?

    Par ailleurs, l’expression "venir brusquement créer un tribunal" laisse supposer que ce tribunal a été imposé au Libanais alors que ce sont les Libanais eux-mêmes qui ont demandé la mise en place d’une enquête internationale.

  • permalien Lou :
    16 novembre 2010 @20h52   « »

    Hassan Nasrallah le 11/11/10

    Parlons maintenant de la résistance et des dangers qu’elle a confrontés, après sa victoire en 2000. A cette date, nous sommes entrés dans une nouvelle phase.
    Le premier épisode est celui de la confrontation avec la Communauté internationale. La résolution 1559 était la première procédure. Sylvan Shalom, l’ancien ministre israélien des Affaires étrangères, dit avoir entrepris une tournée autour du monde pour convaincre les présidents des pays d’adopter cette résolution. Il voulait confronter la résistance libanaise à toute la communauté internationale. Ces efforts israéliens ont coïncidé avec une réunion entre Jacques Chirac et George Bush qui se sont mis d’accord sur le contenu de la résolution 1559. Donc, il s’agit d’une résolution américano-française. Sachant qu’avant la publication de la 1559, la résistance ne faisait pas partie de la formule politique interne libanaise.

    Pour Chirac, la priorité était de chasser les troupes syriennes du Liban. Mais pour Bush, il fallait en finir avec la résistance.
    Hier, Sylvan Shalom a dit que l’acte d’accusation conduira à la mise en œuvre de la résolution 1559. Certes, il a tort.
    Peut être croyait-il que toutes les pressions et intimidations pousseront la résistance à se plier à la volonté de la communauté internationale ? Ce ne sont que de mauvaises estimations.

  • permalien s=exp(j*pi) :
    16 novembre 2010 @21h31   « »

    s=exp(j*pi) :
    16 novembre @21h13 « 
    @ anonyme de 20h53

    Mon pseudo peut être réécrit autrement. Comment ?
    Vous pourriez déduire qq ch de l’écriture que j’ai choisie. Quoi ?

    Et vous, combien de pseudos ?

    On verra dans 1 heure où vous en serez mais je ne lirai votre réponse à la 3e question que si vos deux réponses sont bonnes.

    Vous perdez du temps pour répondre aux questions.

  • permalien steph :
    16 novembre 2010 @21h45   « »

    Pour ce qui est du "Tribunal spécial pour le Liban" c’est en effet un tribunal très spécial, on peut le dire ! Depuis le début ça sent l’arnaque à plein né... L’assassinat en lui-même était plus que louche, ce qui est frappant, c’est l’ampleur des moyens mis en œuvre, seul un État a pu faire une chose pareille, et le côté saugrenu si j’ose dire de celui-ci, il est évident que personne ni au Liban ni en Syrie n’avait intérêt à assassiner Hariri et que par contre il constituait un casus belli rêvé contre la Syrie. Vu qu’à l’époque la Syrie était la cible à abattre d’un trio USA, France, Israël, difficile de ne pas penser à chercher le coupable parmi ces trois là. Tout bon flic vous dirait : "A qui profite le crime ?"
    Là où ça en devient grotesque, c’est quand voyant que l’on ne pouvait pas coller ça sur le dos des Syriens, on a escamoté le coupable désigné ! Cette bonne blague, c’est du Walt Disney, c’est Merlin l’enchanteur ! A quelles buses voudraient-ils faire croire une fable aussi grossière ?

  • permalien K. :
    16 novembre 2010 @21h49   « »

    Dans un article de 2009 ou il loue Obama de ne pas avoir engagé des poursuites judiciaires contre son prédécesseur, Fred Hiatt du Washington Post reconnait que l’administration Bush a bien commis des crimes passibles de poursuites judiciaires, mais qu’il vaut mieux ne pas le faire, parce que cela pertuberait le cycle « pacifique » de l’alternance politique entre Démocrates et Républicains, ce qui pourrait déclencher « un cycle débilitant sans fin » (Pour le Liban par contre, on est prêt à engager « un cycle débilitant sans fin », soit disant pour la mort d’un seul homme.)

    Réaction de Glenn Greenwald aujourd’hui :

    [Si] George W. Bush se sent tellement libre de se pavaner en se frappant la poitrine et en se vantant de ses crimes de guerre, [c’est] parce que Fred Hiatt et ses camarades des médias, se faisant passer pour des chiens de garde du pouvoir politique, ont délibérément créé un climat où de tels crimes peuvent non seulement être commis, mais publiquement et ouvertement avoués, en toute impunité.

    Et aujourd’hui le même WAPO donne l’explication suivante sur l’obscène vantardise de Bush le petit :

    That’s because senior lawyers in his administration - most of them political appointees - provided him with secret memos declaring waterboarding and other standard torture tactics legal.

  • permalien Orangerouge :
    16 novembre 2010 @22h01   « »
    Toutes ces montagnes d’argent qu’on dilapide dans des guerres sanglantes qui n’ont d’utilité que pour les fabricants d’armes.

    Et pendant ce temps Haïti s’enfonce parce qu’on n’aura pas mis quatre sous dans les équipements sanitaires (les latrines quoi !).

    Plus de mille morts ... de l’indifférence.

    http://www.lemonde.fr/ameriques/art...

  • permalien Yann :
    16 novembre 2010 @22h02   « »
    Juger les criminels Obama, Sarko and co. ?

    Obama, le criminel de guerre actuel, devrait être jugé en priorité.

    Et Sarkozy aussi.

    A part ça, les Zarrrabes nous font peur... Nous, on les tue, tous les jours : hier, aujourd’hui, demain.

    Grâce à la guerre, les affaires tournent pour nos gouvernants et leurs cliques.

  • permalien qlq1 :
    16 novembre 2010 @22h16   « »

    Moi ,je ne sais toujours pas qui a tué JFK,et Olof palme...

    merci Zulfikar-Ansar ..
    ne me souvenant pas bien de"la période Rafik Hariri "
    on regardant le petit hariri ..je l’imagine mieux..j’espere que j’ai tout faux !!

  • permalien K. :
    16 novembre 2010 @22h23   « »

    Si la torture n’est pas efficace et est même contre-productive, comme l’affirment des officiels Etatsuniens, pourquoi les yankees y tiennent-ils quand même ?

    Parce qu’elle leur permet d’“étayer” leurs mensonges :

    Abu Zubaydah, who after capture in Pakistan in 2002, was subjected to temperature extremes, music played at debilitating volumes and sexual humiliation. He was subjected to beatings, isolation, wall standing, continuous cramped confinement, sleep deprivation and waterboarding. Zubaydah was suspected of being a high-ranking al-Qaida leader. Bush administration officials claimed Zubaydah told them that al-Qaida had links with Saddam Hussein. He also claimed there was a plot to attack Washington with a "dirty bomb". Both claims are now recognised to be false, even by the CIA, which also admits he was never a member of al-Qaida.

  • permalien BÖe :
    16 novembre 2010 @22h25   « »

    Obama a déjà été jugé Yann, il l’ont déclaré coupable prix Nobel de la paix…

  • permalien K. :
    16 novembre 2010 @22h45   « »

    A quoi sert la torture ?

    A trouver des prétextes pour envahir un pays :

    Des documents déclassifiés et publiés par un institut américain indépendant montrent comment la guerre en Irak a été planifiée dès l’arrivée au pouvoir de George W. Bush, et comment Donald Rumsfeld s’est minutieusement attaché à récolter tous les prétextes possibles à une invasion.

    PS :

    Pourquoi Israel n’a-il pas fait l’objet d’une enquête dans le cadre de l’assassinat de Hariri ?

    Pourquoi le TSL prend-t-il des renseignements de l’Etat sioniste ?

    Et surtout, surtout, pourquoi n’y a-t-il jamais eu de Tribunal pour les innombrables crimes de guerre et crimes contre l’humanité israéliens ?

    Pour permettre à Israel de commettre encore plus de crimes.

  • permalien Lou :
    16 novembre 2010 @22h53   « »

    Communiqué faisant suite à l’entretien avec le Général Michel AOUN, président du Courant patriotique libre

    Le Président SARKOZY a rappelé que la France était l’amie de tous les Libanais et qu’elle s’entretenait avec tous les courants politiques du pays, qui illustraient la vitalité de la démocratique libanaise.

    et dans la même foulée...

    Le chef de l’Etat a enfin rappelé l’appui de la France au Tribunal spécial pour le Liban et à la poursuite de son action en toute indépendance dans le cadre du mandat que lui a confié le Conseil de Sécurité des Nations Unies.

  • permalien s=exp(j*pi) :
    16 novembre 2010 @23h19   « »

    @anonyme de 20h54

    Vous avez perdu. Voir post Christian "crèche babyloup".

    signé
    s=exp(j*pi)

  • permalien K. :
    17 novembre 2010 @12h18   « »

    Apparemment certaines analyses rationnelles et compétentes de l’invasion US de l’Irak ont une prémisse commune (et totalement erronnée) avec les analyses irrationnelles et farfelues, celle qui veut que si les yankees ont envahi l’Irak c’est au nom de la démocratie et de la justice.

    La même prémisse, totalement erronnée donc (je répète pour ceux qui liraient en diagonale), sous-tend cet article rationnel du compétent Patrick Porter (à ne pas confondre avec le non moins rationnel et compétent Gareth Porter- qui, lui, n’a jamais dit que l’invasion s’était faite au nom de la démocratie et de la justice), “spécialiste des questions de défense au King’s College de Londres” (Angleterre).

    L’auteur réagit à une récente déclaration du nouveau chef des forces armées britanniques, le Général “Sir” David Richards, qui dit que « l’Occident est incapable de vaincre militairement Al-Qaïda et l’Islam militant » et qu’il fallait adopter une “nouvelle stratégie” qui allie « endiguement » ("containment" en anglais) et « prévention en amont », grace à la promotion de « l’éducation et de la démocratie » dans les Etats du Proche-Orient.

    Extraits (1) :

    (..)

    Mais à quoi ressemble l’"endiguement" ? C’est une idée à plusieurs significations. Pendant la guerre froide, l’endiguement signifie des choses différentes pour George Kennan, son architecte intellectuel et les ultérieurs présidents des États-Unis qui l’ont étendu et militarisé.

    Au mieux, c’est une idée pratique. Elle estime que, sans nous épuiser ou nous étendre démesurément, nous pouvons limiter une menace et réduire ses capacités opérationnelles, puis attendre patiemment qu’elle se flétrisse par son inutilité ou sa nuisance.

    Cela marche bien avec un ennemi auto-destructeur, que ce soit l’Union soviétique, avec son système marxiste-léniniste condamné d’avance et son impérialisme au-dessus de ses moyens, ou al-Qaida, un mouvement que rejettent habituellement les musulmans mêmes qu’il prétend représenter. Dans l’endiguement il ne s’agit pas seulement de survivre à l’ennemi, mais de limiter les coûts et d’éviter les comportements auto-destructeurs.

  • permalien K. :
    17 novembre 2010 @12h25   « »

    Article de Patrick Porter , extraits (2)

    Mais l’endiguement du général Richards est plus ambitieux. Il s’agit d’une "prévention en amont", "d’éducation et de démocratie" et - à en juger par d’autres récentes remarques de sa part - peut-être d’une future intervention militaire au Yémen. Il n’est pas favorable à plus d’interventions militaires aujourd’hui, mais il serait "loufoque de dire que nous n’y reviendrions pas un jour".

    Cela signifie utiliser notre (appauvrie) richesse, nos capacités (réduites) militaires et notre (douteuse) confiance dans le fait que nous savons ce qui est bon pour les autres. L’endiguement signifie sauver chirurgicalement des États faillis, ou prévenir leur échec. Cela signifie protéger et renforcer des régimes amis dans des frontières turbulentes. Après tout, le 9/11 ne s’est-il pas produit parce que des camps d’entraînement terroristes ont été créés en Asie centrale ? L’endiguement aujourd’hui signifie perturber cette réaction en chaîne.

    Cela concorde avec la stratégie britannique de sécurité nationale récemment dévoilée. Elle voit un monde incertain et chaotique, et appuie la prévention. Mais alors qu’elle voit le monde comme dangereusement imprévisible et non linéaire, elle évalue notre comportement comme rationnel et ses résultats prévisibles. En d’autres termes, nous mettrons de l’ordre dans le chaos. Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ?

    En l’occurrence, les choses qui pourraient mal tourner sont abondantes. En matière de coût, l’endiguement génère des engagements coûteux et de longue durée. Les interventions coûtent habituellement plus chères et prennent plus de temps que nous ne le pensons. Le président Bill Clinton avait déclaré que les troupes américaines ne resteraient en Bosnie que pendant 12 mois, mais elles y sont restées 10 ans. Les taliban, nous a-t-on dit il y a des d’années, étaient devenus une chasse d’eau cassée. La surestimation de notre puissance et la sous-estimation de la résistance a été une caractéristique de la guerre contre le terrorisme.

    Et il y a d’autres dangers. Que faire si, en nous désignant comme la police du monde, nous sommes des agents du chaos plutôt que l’ordre ? Notre militantisme aura probablement des effets pervers, des conséquences imprévues et des retours de bâton. Cela pourrait créer des guérilleros accidentels. Cela pourrait conduire les pays voisins dans de nouveaux affrontements avec nous. La promotion de la démocratie peut favoriser la violence communautaire ou le rejet de nouveaux régimes. La dernière décennie a apporté de nombreuses preuves de ces dangers.

  • permalien K. :
    17 novembre 2010 @12h39   « »

    Article de Patrick Porter , extraits (3)

    L’activisme confiant porte un danger supplémentaire de risque moral. Des groupes armés adroits peuvent exploiter et aggraver les conflits pour nous y attirer, en utilisant leur victimisation de façon stratégique pour aggraver les choses.

    Un projet sans fin d’ingénierie sociale armée n’est pas de l’endiguement. C’est une croisade libérale - plus proche du refoulement ("rollback"), pour utiliser un autre terme de la guerre froide. Ce le sera certainement, au moment où la propagande de nos ennemis se diffusera. Ceux qui croient que nous devons contrer la terreur de cette façon n’ont pas en tête une guerre sans fin. Mais c’est à cela que leur logique conduit. Si, demain, nous devons aller au Yémen, qu’en est-il de la Somalie du Nigeria ou du Soudan, d’autres incubateurs potentiel de réseaux terroristes ?

    L’islam radical se nourrit de beaucoup de choses et n’est pas réductible à une réaction contre les intrus occidentaux. Richards a raison à cet égard - le Djihad militant nous accompagnera toujours. Mais l’occupation militaire le dynamise et le flatte. Et si nous poursuivons les terroristes avec des bataillons partout où ils vont, nous leur concédons l’initiative de nous saigner encore plus.

    Et pourquoi devrions-nous penser que les États faillis ou fragiles sont intolérables pour notre sécurité nationale de toute façon ? Les attentats du 9/11 n’ont pas été fondamentalement « causés » par un Etat faible en Afghanistan (qui, incidemment, était dirigé avec plus de réussite qu’aujourd’hui).

    Les espaces critiques que les terroristes ont utilisé pour frapper les intérêts occidentaux étaient des écoles de pilotage en Floride et des lieux de rencontre à Hambourg. Les États-Unis aurait pu les interrompu plus tôt avec une application de la loi et une coopération inter-agences plus efficaces. Et depuis le 9/11, les États-Unis et leurs alliés se sont réformés, marginalisant al-Qaida de façon constante au rang de peste de troisième rang.

    Les États qui implosent dans un désordre violent ne sont pas accueillants pour les réseaux terroristes qui ont besoin de sanctuaire et de sécurité pour assurer une formation et comploter. Et étant donné que les terroristes islamistes sont souvent des professionnels modernes très bien formés qui utilisent les outils de la modernité alors même qu’ils aspirent à un empire perdu médiéval, il n’est pas évident que nous pouvons les acheter en rendant des musulmans à l’étranger, plus riches plus modernes et plus classe moyenne. Une décennie d’utilisation de cette stratégie devrait être un avertissement contre la sociologie naïve et l’utilisation étroite de la force militaire pour l’appuyer.

    (..)

  • permalien K. :
    17 novembre 2010 @12h48   « »

    C’était “3/3.”

    Si je peux me permettre, Porter aurait du préciser que le “Djihad militant” est une motivation très négligeable du rejet des yankees par les Musulmans, rejet qui s’explique essentiellement par l’appui inconditionnel à Israel aux dépens des droits les plus élémentaires des Palestiniens, et par l’appui non moins inconditionnel aux dictateurs de la région qui aliènent les populations qui en dépendent.

    Il n’est d’ailleurs pas cohérent, comme le fait Porter, d’affirmer à la fois que les musulmans ne portent pas du tout AQ dans leur coeur (ce qui est tout à fait vrai), et de suggérer que le “Djihad militant” est une menace non négligeable.

  • permalien sebastien :
    17 novembre 2010 @12h55   « »

    K "pourquoi n’y a-t-il jamais eu de Tribunal pour les innombrables crimes de guerre et crimes contre l’humanité israéliens ?"

    Un tel tribunal peut être crée par le Conseil de Sécurité de l’ONU, si il n’y a pas de véto, ou par l’Assemblée Générale de l’ONU, à la majorité des 3/2 des votants, car il s’agira d’une question relative à la paix, et à la sécurité.

  • permalien Deïr Yassin :
    17 novembre 2010 @13h01   « »

    @ sebastien 12h55
    Qui pourrait bien vouloir opposer son veto pour empêcher qu’un tel tribunal soit crée ?? On cherche en vain et on ne trouve pas ;-)

  • permalien Nathan :
    17 novembre 2010 @13h43   « »

    Porter : "L’islam radical se nourrit de beaucoup de choses et n’est pas réductible à une réaction contre les intrus occidentaux. Richards a raison à cet égard - le Djihad militant nous accompagnera toujours."

    Pourquoi, au fait ? Quelqu’un a une explication ?

  • permalien gloc :
    17 novembre 2010 @13h59   « »

    Nathan : « Quelqu’un a une explication ? »

    ... ce serait perdre son temps...

  • permalien samia lamine :
    17 novembre 2010 @14h28   « »

    @Nathan :

    Le vingtième siècle était anti URSS et le vingt et unième est islamophobe. Telle est la stratégie depuis 1945. La finalité est que les Usa en arrivent à mettre la main sur le monde et le moyen orient n’en est qu’une seconde étape. Meme leur baby l’entité sioniste ne leur est qu’un bras de service qui sera mordu par la suite.... Et même l’europe ! L’europe ,"ce vieux mode", selon l’expression ironique de Collin Paul, elle aussi, est bien une cible ! Sachez, donc, qui est l’ennemi de la paix !
    Pour ce qui est du dernier acte du scénario, j’essaye d’imaginer le dernier face à face des forces occidentales pro sionistes avec ce isreal qui n’a d’amis que son projet !!!
    Soyons clairvoyants !

  • permalien Noval :
    17 novembre 2010 @14h50   « »

    De passage à Paris, un soldat israélien présenté fièrement par certains comme étant "le plus décoré du pays ", a déclaré " qu’Israël n’a pas d’autres choix que celui de gagner toutes ses guerres "

    http://www.crif.org/?page=articles_...

  • permalien K. :
    17 novembre 2010 @19h16   « »

    Prenant prétexte du fait que la Grande-Bretagne va indemniser d’ex-détenus de Guantanamo faussement accusés et torturés avec la complicité de ses services, le “New York Times” verse des larmes de crocodile :

    (..)

    Les États-Unis n’ont pas indemnisé les victimes de détention illégale et d’abus, ni n’ont pris de mesures pour tenir responsables les architectes des atteintes aux droits humains. En effet, certaines des plus grandes victoires juridiques de l’administration Obama concernent la protection de fonctionnaires de l’ère Bush contre des poursuites intentées par des victimes avec des allégations crédibles d’enlèvement et de torture, rejetées par les tribunaux pour des motifs secrets spécieux, sans que l’on ait entendu le moindre témoignage.

    Parmi les anciens détenus que la Grande-Bretagne a accepté d’indemniser est Binyam Mohamed, un ancien détenu d’origine éthiopienne avec un droit de résidence britannique, qui a dit qu’il avait été torturé après que les autorités américaines l’ont envoyé au Maroc. En Septembre, une cour d’appel fédérale a rejeté son recours pour des raisons de sécurité non convaincantes présentées par les avocats de l’administration Obama.

    Cela ne fera aucun bien pour la réputation ternie de droits humains de cette nation que, dans le même temps où la Grande-Bretagne a pris la responsabilité [responsabilité mon oeil !] de son rôle relativement mineur dans le mauvais traitement des suspects de terrorisme, l’ancien président George W. Bush s’est vanté dans un nouveau livre qu’il avait personnellement autorisé l’utilisation répétée d’une forme de simulation de noyade appelée “waterboarding” sur Khalid Sheikh Mohammed, le cerveau accusé du 11 septembre.

    (..)

  • permalien Yvan :
    17 novembre 2010 @20h33   « »
    Irak, le procès, extrait de l’exposé des faits :
    Depuis 1990, début du régime de sanctions imposé par l’ONU, le taux de mortalité infantile a augmenté de 150% en Irak. En 2008, à peine 50% des enfants en âge d’entrer en école primaire étaient scolarisés, contre 80% en 2005 et près de 1 500 enfants étaient incarcérés dans des centres de détention. En 2007, les statistiques gouvernementales officielles dénombraient 5 millions d’orphelins en Irak. Plus de 2 millions d’Irakiens sont réfugiés hors du pays et près de 3 millions sont réfugiés (ou déplacés) à l’intérieur du pays. 70% des Irakiens n’ont plus accès à l’eau potable. Le nombre de chômeurs (sans indemnités) atteint officiellement les 50%, il est de 70% officieusement. 43% des Irakiens sont réduits à un épouvantable niveau de pauvreté. 8 millions d’entre eux auraient immédiatement besoin d’une aide d’urgence. 4 millions d’Irakiens sont sous alimentés et ont un urgent besoin d’assistance humanitaire. 80% des Irakiens ne disposent plus d’aucun système sanitaire (égouts et eaux usées). Les minorités religieuses sont au bord de l’extinction[4]. Dans une récente étude commanditée par Oxfam, 33% des femmes n’avaient reçu aucune assistance humanitaire depuis 2003 ; 76% des veuves n’avaient reçu aucune pension ; 52% des femmes étaient sans emploi ; 55% avaient été déplacées depuis 2003 et 55% avaient été victimes de violences – 25,4% avaient été victimes de violences de rue, aveugles ou indiscriminées ; 22% de maltraitances familiales ou conjugales ; 14% avaient subi des violences infligées par des miliciens ; 10% avaient subi des mauvais traitements ou avaient été enlevées ; 9% avaient été abusées sexuellement et 8% avaient subi des violences des forces multinationales[5]. En Irak, le Parlement est incapable de fonctionner, les bidonvilles ne cessent de s’étendre, les maladies prolifèrent de plus en plus, et on constate une véritable épidémie de maladies mentales. Le fait que des innocents soient quotidiennement tués fait désormais partie de la vie de tous les jours.

    La suite : L’irak : L’âge des ténèbres

  • permalien K. :
    17 novembre 2010 @21h56   « »

    Pourquoi les Etats-Unis ont-ils envahi l’Irak ?

    Pour Noam Chomsky, en 2007 :

    La directive officielle de la présidence signale comme premier objectif : « libérer l’Irak de façon à éliminer les armes de destruction massive irakiennes, les moyens d’y parvenir et les programmes qui y sont associés, afin d’empêcher l’Irak de briser l’équilibre et de devenir ainsi une menace encore plus dangereuse dans la région et au-delà ».

    [Lorsqu’il est devenu évident que la question des ADM et celle des liens de Saddam Hussein avec AQ ont été créées de toutes pièces par les yankees,] l’objectif est devenu la « promotion de la démocratie ». Les medias et les journaux et presque tout le monde universitaire, ont rapidement bondi sur la tribune, ont vite découvert qu’il s’agissait de la guerre la plus noble de l’histoire, poursuivant la mission messianique de Bush d’apporter la liberté et la démocratie au monde.

    La véritable raison pour l’invasion, sans aucun doute, c’est que l’Irak est la deuxième réserve de pétrole dans le monde, très facile à exploiter, et le pays se trouve en plein cœur de la plus grande réserve d’hydrocarbure du monde, ce que le Département d’Etat considérait déjà il y a 60 ans « comme une fabuleuse source de pouvoir stratégique ». L’objectif ce n’est pas d’accéder mais de contrôler (pour les entreprises pétrolières l’objectif est le profit).

    Le contrôle sur ses ressources donne aux Etats-Unis « un appréciable avantage » par rapport aux pays industrialisés rivaux, pour emprunter l’expression de Zbigniew Brezinski, qui répétait ce qu’avait dit George Kennan, un des responsables de la planification politique, qui avait reconnu que ce contrôle donnerait aux Etats-Unis « un pouvoir de veto » par rapport aux autres.

    Pour Paul Craig Roberts, en 2008 :

    La guerre d’Irak est une guerre pour l’expansion territoriale d’Israël. La "guerre contre la terreur" de Bush est un bobard qui sert à couvrir l’intervention des Etats-Unis au Moyen-Orient pour le compte du "grand Israël".

  • permalien K. :
    18 novembre 2010 @00h28   « »

    Nick Turse chez Tom Dispatch (complémentaire de l’article de Garteh Porter signalé par Yann sur un blog voisin), nous apprend que les yankees construisent comme des malades des infrastructures militaires autour du Golfe arabo-persique, creusant même le sol pour, à la manière du hezbollah, créer des installations souteraines :

    Petit extrait :

    Le 31 Aout, le President Obama annonce “la fin de notre mission de combat en Iraq.” Ce pourrait bien, cependant, se révéler être un autre moment “mission accomplie”. Après tout, le fait qu’il n’existe pas une réelle force aérienne Iraqienne ajouté au fait qu’il existe plus de troupes US dans ce pays aujourd’hui que cela était prévu en Septembre 2003, semblent indiquer que les choses prennent une autre direction.

    En fait, dans les jours qui ont suivi l’annonce du president il a été rapporté [par le New York Times] que de l’argent était versé à flots par l’armée U.S. pour améliorer les bases en Iraq et que [du matériel militaire de combat y était envoyé] poliment affublé de l’étiquette “conseil et assistance”.

  • permalien Nathan :
    18 novembre 2010 @08h38   « »

    Pour Paul Craig Roberts, en 2008 :

    La guerre d’Irak est une guerre pour l’expansion territoriale d’Israël. La "guerre contre la terreur" de Bush est un bobard qui sert à couvrir l’intervention des Etats-Unis au Moyen-Orient pour le compte du "grand Israël".

    Petit bémol 1. Le "grand Israël" c’est-à-dire l’Israël d’avant 1967 plus les territoires occupés et annexés, ne dépasse pas l’équivalent de deux départements français.

    Petit bémol 2. La menace que faisait peser le dictateur Saddam Hussein et initiateur de deux guerres (Iran, Koweit) sur les Etats du Golfe et leurs ressources pétrolières a sans doute pesé bien plus lourd que la défense des intérêts israéliens.

  • permalien Nathan :
    18 novembre 2010 @08h43   « »

    Yann : 18 novembre @01h11

    Gaza, juger les criminels

    Petit bémol. Le Hamas a reconnu publiquement avoir perdu 700 combattants lors de l’intervention israélienne à Gaza, confirmant ainsi les estimations initiales de l’armée israélienne.

  • permalien
    18 novembre 2010 @08h47   « »

    Et le Bilderberg dans tout çà ?

    Il ne faudrait peut-être pas l’oublier !

    Qui ces guerres ont enrichi et continuent d’enrichir ?

  • permalien K. :
    18 novembre 2010 @10h18   « »

    La BBC vient au secours de la civilisation et programme une série sur l’assassinat de Hariri dans laquelle, selon le quotidien libanais Al Akhbar cité par cet article du Guardian, le Hezbollah apparait clairement comme le responsable.

    On notera l’ignorance crasse du journaliste du Guardian concernant le paysage audio-visuel libanais, qui affirme que la TV « Al-Jadid » est “pro-syrienne”, alors qu’elle avait été fermée au temps du “Liban syrien”, pour avoir critiqué les conséquences sociales et économiques de la présence des dirigeants syriens au Liban.

    Il semble que le simplisme de certains journalistes concernant le Liban ait atteint un degré de simplisme tel que tout ce qui est antisioniste devient “pro-syrien” et “pro-iranien”.

  • permalien une bille :
    18 novembre 2010 @11h00   « »
    A propos du Liban de la Syrie et du sionisme :

    Devant le silence coupable de Nathan, je m’y colle.

    France24 - Israël décide d’évacuer le nord du village de Ghajar, au grand dam des habitants

    Le gouvernement israélien a approuvé mercredi le retrait de ses troupes de la partie nord du village de Ghajar, situé au Liban. Si cette annonce a bien entendu réjoui le gouvernement libanais, les habitants du village s’y opposent.
  • permalien Nathan :
    18 novembre 2010 @11h00   « »

    Lé dénommé K. oublie d’ajouter que cette émission de la BBC a été provisoirement déprogrammée parce qu’elle était susceptible d’aggraver les tensions au Liban.

    Cette décision de la BBC tranche avec la politique de certains stations arabes où tout ce qui peut envenimer la haine entre Israéliens et Arabes est fortement encouragé. Et ne parlons pas de cette série turque où les méchants agents du mossad s’en prennent aux enfants. On attend toujours avec impatience une série de la télévision turque sur le génocide d’un million d’Arméniens.

  • permalien
    18 novembre 2010 @11h10   « »

    Nathan :
    18 novembre @08h43
    Petit bémol. Le Hamas a reconnu publiquement avoir perdu 700 combattants lors de l’intervention israélienne à Gaza [...]

    Où çà ? Quand ça ? Source ?

  • permalien perplexe :
    18 novembre 2010 @11h56   « »

    une bille :
    18 novembre @11h00 «  »
    A propos du Liban de la Syrie et du sionisme :
    Devant le silence coupable de Nathan, je m’y colle.

    que voulez -vous démontrer ? Ne croyez vous pas que vous vous êtes tiré une balle dans le pieds ?

  • permalien Yasmina :
    18 novembre 2010 @12h03   « »

    Petit bémol 2. La menace que faisait peser le dictateur Saddam Hussein et initiateur de deux guerres (Iran, Koweit) sur les Etats du Golfe et leurs ressources pétrolières a sans doute pesé bien plus lourd que la défense des intérêts israéliens

    on l’a quand meme aidé à" initier" ces deux guerres, qui se sont revelées etre des pièges mortels pour son régime, pour l’Iraq et pour le nationalisme arabe. Au benefice de qui au fait ?

  • permalien une bille :
    18 novembre 2010 @12h28   « »

    perplexe : « que voulez -vous démontrer ? »

    Que pour une fois que Nathan avait l’occasion de ne pas torpiller le billet d’A Gresh en étant hors sujet, il loupe le coche.

    Pour la balle dans le pied je ne comprend pas de quoi il s’agit. Je sens à votre ton que vous êtes déçu que la réalité du quotidien ne s’accorde pas à votre idéologie, pour ma part ça me convient très bien parce que je fuis les idéologies et les chapelles parce qu’elles sont génératrices de haine.

    Désolé si je vous ai tiré une balle dans le pied, mais je ne suis pas armé et de toute façon le coup sera parti tout seul.

  • permalien Yasmina :
    18 novembre 2010 @12h50   « »

    Après avoir fallacieusement déclaré le 30 août « la fin de la Mission de Combat en Irak », […] Obama a lâché ce qui était peut-être le mensonge le plus énorme, le plus honteusement malhonnête de la soirée : “A travers ce remarquable chapitre de l’histoire des États-Unis et de l’Irak, nous avons assumé nos responsabilités ». Nous avons assumé nos responsabilités ! Non, Monsieur le Président ! Certainement pas ! Pas tant que de nombreux Américains, et de très haut rang, n’auront été jugés pour crimes de guerre. Pas avant que les États-Unis n’auront payé des centaines de milliards de dollars de réparations sans restrictions aux Irakiens pour le viol de leur pays et l’extermination de sa population. Pas avant que les États-Unis n’aient ouvert leurs frontières à tous ceux et celles qui ont été et vont être chassés d’Irak par l’épouvantable niveau de destructions que nous avons infligé à leur pays, ou qui le quitteront pour fuir les ignobles crapules et les fanatiques qui nous doivent aussi bien la puissance que la totale liberté d’action qu’ils ont acquise dans le pays. Pas avant que vous-même, Monsieur le Président, faisant pénitence avec le sac et la cendre, n’ayez proclamé une Journée Nationale de la Honte, à célébrer chaque année par des lamentations, des réparations et des confessions, pour les crimes contre l’humanité que nous avons commis en Irak[22].

    par Dirk Adriaensens

    l’Irak : l’âge des ténèbres

  • permalien Deïr Yassin :
    18 novembre 2010 @16h09   « »

    @ Nathan 08h38
    "Le "Grand Israël", c-à-d Israël avant 1967 plus les territoires occupées et annexés [’occupés’ aussi, car l’annexion est reconnue par personne] ne dépasse pas l’équivalent de deux départements français"

    Dans ce cas, au lieu de s’accaparer de la Palestine toute entière, les sionistes auraient dû demander deux départements aux Français, ils en ont 95 !

    @ Nathan 08h38
    "La menace qui faisait peser le dictateur Saddam Hussein sur les Etats du Golfe et leurs ressources pétrolières a sans doute pesé bien plus lourd que la défense des intérêts israéliens"

    Cela n’est pourtant pas ce que pensent Walt & Mearsheimer, Jeffrey Blankfort, des hommes politiques comme le démocrate James Abourezk ou le républicain Paul Findley, et tant d’autres.

    @ Nathan 18 nov 11h00
    "On attend avec impatience une série de la télévision turque sur le génocide d’un million d’Arméniens"

    Oui, comme celle de la télé israélienne - La-Seule-Telé-Libre-Du-Seul-Pays-Libre-Au-Moyen-Orient - sur l’expulsion et la dépossession de minimum 800.000 Palestiniens.
    Et ce feuilleton interminable "La Nakba" a de quoi battre tous les records des telenovelas brésiliens : plus de 60 ans pour inspirer les scénaristes.

  • permalien Noval :
    18 novembre 2010 @17h34   « »

    " On attend toujours avec impatience une série de la télévision turque sur le génocide d’un million d’Arméniens. "

    Il faut être parfaitement cynique pour proférer une telle phrase.

    Tant qu’Israël vivait une lune de miel du genre " je t’aime moi non plus " avec la Turquie, ses dirigeants ont toujours fait opposition, et ce dans toutes les instances internationales, à la reconnaissance de ce génocide bien réel. Au grand bonheur de la Turquie qui savait pouvoir compter sur ce soutien si désintéressé ...

    Double bénéfice pour Israël :

    - bonne coopération commerciale et stratégique avec la Turquie,
    - et, surtout, surtout pouvoir affirmer et démontrer à la face du monde, de manière altruiste et vertueuse que depuis la nuit des temps il n’y a eu qu’un seul génocide. Un génocide unique. Un génocide incontournable. Un génocide auquel aucun autre ne saurait faire ombrage.

    Après le massacre d’innocents et pacifistes citoyens turcs commis récemment par Israël, la Turquie mit fin à la lune de miel du genre " je t’aime moi non plus " . Parce que ce massacre cynique a fait perdre à Israël un " allié " jusqu’alors précieux, on assiste de temps à autre à des affirmations d’un incroyable cynisme telle que celle rapportée ci-dessus.

  • permalien K. :
    18 novembre 2010 @17h55   « »

    "Le "Grand Israël", c’est bien plus qu’Israël avant 1967 plus les territoires occupés en ce temps d’extrémisme sioniste triomphant. ne dépasse pas l’équivalent de deux départements français"]

    Par ailleurs la soit disant reconnaissance par le Hamas de 700 combattants tués est un pur mensonge, à ajouter à une très longue série de mensonges.

  • permalien K. :
    18 novembre 2010 @17h57   « »

    Erratum : ...c’est bien plus... en ces temps d’extrémisme sioniste triomphant.

  • permalien K. :
    18 novembre 2010 @18h00   « »

    ...la notion d’extrémisme étant banale dans le sionisme :

    Dans un contexte plus politique, David Ben Gourion considérait que le sud-Liban jusqu’au fleuve Litani devait faire partie d’Eretz Israel. Cette vision a été reprise par plusieurs dirigeants israéliens. Les motivations sont que le Litani constitue une frontière naturelle nette et que cette région du sud-Liban contrôle un partie des sources en eau du territoire israélien et en constitue elle-même une réserve importante.

  • permalien gloc :
    18 novembre 2010 @18h26   « »

    La question des responsabilités du génocide arménien est importante à poser à un moment comme l’accord Syke-Picot avait bouleversé les cartes d’état-majors, les équilibres géopolitiques ont étés remis en question par les guerres US et Israéliennes et où se pose la responsabilité des occupations aujourd’hui.

    Pointer du doigt la seule Turquie est pour le moins paradoxal, dans la mesure où l’empire ottoman regroupait Turquie, Arabie, Liban, Syrie et Palestine et une multitude de peuples appartenant à toutes les religions du livre.

    Il n’y a aucune raison pour la Turquie assume plus de responsabilité dans ce génocide que le Liban, la Syrie, Israël, et les émirats arabes.

    C’est comme si on demandait à la ville de Vichy de s’excuser pour les déportations.

  • permalien Deïr Yassin :
    18 novembre 2010 @18h26   « »

    Ya lubnani
    Vos deux liens ne marchent pas, ni l’un ni l’autre.

    Pour faire court et pédagogique : pour certains sionistes extrémistes (demain qui sais, peut-être ’modérés’), Eretz Israël va du Nil à l’Euphrate.

  • permalien Deïr Yassin :
    18 novembre 2010 @18h32   « »

    @ gloc
    Je suis désolée mais votre comparaison est pour le moins farfelus. Le génocide arménien a eu lieu dans un contexte historique particulier mais fut le fait des nationalistes turcs en jouant, certes, sur des animosités entre Kurdes et Arméniens.

  • permalien K. :
    18 novembre 2010 @19h16   « »

    Le lien sur le Grand Israel :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Terre_...

  • permalien Nathan :
    18 novembre 2010 @19h23   « »

    Deïr Yassin : 18 novembre @16h09

    @ Nathan 08h38
    "Le "Grand Israël", c-à-d Israël avant 1967 plus les territoires occupées et annexés [’occupés’ aussi, car l’annexion est reconnue par personne] ne dépasse pas l’équivalent de deux départements français"

    Je me suis borné à rappeler une réalité géographique car l’expression "Grand Israël" reprise dans le contexte de la guerre en Irak aurait pu laisser croire aux esprits un peu trop malléables que le "Grand Israël" s’étendait jusqu’au Tigre et à l’Euphrate. 12 kilomètres séparent Netanya (Israël) de Tulkarem (Palestine). Vous ratez un carrefour en Israël et vous vous retrouvez face au mur. A force de diaboliser Israël, je ne suis pas sûr que les intervenants s’en rendent compte. Il y aussi des gens qui croient que les juifs se comptent par centaines de millions.

    Oui, comme celle de la télé israélienne - La-Seule-Telé-Libre-Du-Seul-Pays-Libre-Au-Moyen-Orient - sur l’expulsion et la dépossession de minimum 800.000 Palestiniens.

    Sauf que de nombreux intellectuels israéliens reconnaissent désormais la réalité de la nakba, grâce notamment au travail des nouveaux historiens. Tandis qu’en Turquie, le grand écrivain Orhan Pamuk - n’importe quel pays devrait s’enorgueillir de posséder un écrivain de cette envergure - a cru bon de parler du génocide des Arméniens à la suite de quoi il a reçu un si grand nombre de menaces de mort qu’il a préféré s’expatrier.

  • permalien gloc :
    18 novembre 2010 @19h31   « »

    @Deïr Yassin,

    Il est facile de jouer sur l’étiquette "Jeunes-Turcs", et le nom de la Turquie actuelle.

    En réalité le parti des "Jeunes-Turcs" était anti-occidental et allié avec d’autres mouvements séparatistes comme le Dasnak arménien. C’est le jeu des puissances occidentales en particulier la France l’Angleterre et l’Allemagne, consistant à monter les minorités les une contre les autres qui a conduit à la radicalisation de ce parti et à son orientation xénophobe.

    C’est pour ça que je pense que c’est une question qu’il serait urgent de résoudre aujourd’hui.

    Je ne vois pas en quoi comparer la responsabilité du peuple Turc quant aux crimes des membres de l’UPC, et la responsabilité des Vichyssois quant aux crimes du gouvernement de Vichy est farfelu.

  • permalien BÖe :
    18 novembre 2010 @19h57   « »

    Qu’est-ce donc que l’UPC, Gloc SVP ?

  • permalien Deïr Yassin :
    18 novembre 2010 @20h01   « »

    @ Nathan
    Avec vous il y a toujours des "sauf que".
    Vous n’avez pas parlé des turcs individuellement mais de la télé turque, donc indirectement de l’Etat turc.

    On pourrait s’imaginer que la télé israélienne - puisque ce pays est ’occidental et démocratique’ et ayant donc une télévision indépendante - aurait le courage de nous faire ce série sur la Nakba qui date quand même de 62 ans maintenant.

    Les Français, la télévision incluse, ont commencer à s’ouvrir sur la guerre d’Algérie, pourquoi pas Israël, cette Lumière-Des-Nations ?

    Pour les menaces de mort, Ilan Pappe en a reçu beaucoup aussi, ainsi que sa femme et ses fils.


    @ gloc

    "C’est comme si on demandait à la ville de Vichy de s’excuser pour les déportations"

    Je ne suis vraiment pas un grand spécialiste du génocide arménien mais je sais reconnaître une connerie quand j’en lis une ;-)


  • permalien K. :
    18 novembre 2010 @20h03   « »

    Seule la fumisterie du sionisme modéré permet d’écrire,

    l’expression "Grand Israël" reprise dans le contexte de la guerre en Irak aurait pu laisser croire aux esprits un peu trop malléables que le "Grand Israël" s’étendait jusqu’au Tigre et à l’Euphrate.

    Il était plus que clair qu’il s’agissait d’aider Israel à voler les terres d’autrui (le dada préféré de l’Etat sioniste) et non pas à conserver ce qui était déjà acquis.

    Les esprits ne sont pas si malléables qu’ils puissent gober cette invraisemblable fumisterie sioniste.

    Vous n’avez pas répondu : Les 700 combattants du Hamas tués, à part le ministére sioniste des affaires mensongères et le MEMRI et assimilés, qui c’est qui le dit ?

  • permalien gloc :
    18 novembre 2010 @20h06   « »

    @BÖe

    C’est une faute de frappe, lire CUP (Comité Union et Progrès)

  • permalien K. :
    18 novembre 2010 @20h26   « »

    Pour que les esprits malléables ne soient pas tentés de gober les mensonges sionistes :

    Michel Bôle-Richard (Correspondant de “Le Monde” à Jérusalem)

    Comme l’explique l’expert militaire [Israélien juif] Reuven Pedatzur, "il n’y a pas eu de guerre à Gaza, pas même une vraie bataille", puisque, face à la puissance de feu des Israéliens, les combattants du Hamas ont préféré se replier et attendre l’ennemi au coeur des villes, où Tsahal n’a pas osé s’aventurer de peur de subir trop de pertes.

    Reuven Pedatzur :

    Au début de l’offensive terrestre, le haut commandement a décidé d’éviter de mettre en danger la vie des soldats, même au prix de nuire gravement à la population civile. C’est pourquoi, les FDI ont fait usage de force massive au cours de leur avance dans la bande de Gaza. Comme l’a expliqué un commandant de le brigade Golani, s’il y a une suspicion qu’une maison peut être piégée, même si elle est remplie de civils, elle doit être visée et touchée, pour veiller à ce que ce qu’elle ne soit pas minée – ce n’est qu’après qu’elle doit être approchée.

    Sans entrer dans les aspects moraux, de telles tactiques de combat permettent d’expliquer pourquoi il n’y a pas eu de
    cas où il était nécessaire de prendre d’assaut les maisons
    où les combattants du Hamas pouvaient être coincés.

    Les dégâts et la mort de nombreux civils ont été les autres résultats de cette méthode de combats. Selon les
    statistiques des FDI, près des deux tiers des Palestiniens tués étaient des civils.
    En outre, même si cela a été l’un des buts de la guerre, pratiquement aucun des combattants du Hamas n’a été fait prisonnier, et le centre de détention mis en place pour les emprisonner est resté presque vide.

  • permalien gloc :
    18 novembre 2010 @20h49   « »

    Deïr Yassin : Je ne suis vraiment pas un grand spécialiste du génocide arménien mais je sais reconnaître une connerie quand j’en lis une ;-)

    Je vous souhaite la même réussite quand vous en dites une ☺

  • permalien Nathan :
    18 novembre 2010 @21h15   « »

    A la demande générale :

    Le Hamas admet avoir perdu 600-700 hommes lors de l’opération "Plomb durci".

    http://www.haaretz.com/news/diploma...

  • permalien K. :
    18 novembre 2010 @22h30   « »

    En admettant que cette information d’un quotidien saoudien soit vraie,

    200 à 300 membres du Hamas ayant pris part aux combats, 400 à 500 agents de police ou de sécurité n’ayant pas participé aux combats, et 700 civils, dont 350 de moins de 18 ans, sans compter les estropiés à vie, et les infrastructures vitales (eau, électricité..) délibérément visées, le tout lors d’une agression totalement immotivée avec un rapport de force de 1/1000000 dans une prison à ciel ouvert, il n’y a que l’esprit insane du sionisme “modéré” pour découvrir là un bémol.

  • permalien Noval :
    18 novembre 2010 @22h31   « »

    " Tandis qu’en Turquie, le grand écrivain Orhan Pamuk - n’importe quel pays devrait s’enorgueillir de posséder un écrivain de cette envergure - a cru bon de parler du génocide des Arméniens à la suite de quoi il a reçu un si grand nombre de menaces de mort qu’il a préféré s’expatrier. "

    A l’inverse d’un propagandiste sioniste qui a nécessairement la mémoire sélective, on reconnaît la marque d’un " grand écrivain " au fait qu’il n’a ni la plume, ni ses écrits et encore moins son humanité sélective. Ainsi en est-il de Orhan Pamuk.

    Parce qu’il fait partie de cette catégorie d’hommes qui regardent ses semblables avec lucidité, qualité que doit nécessairement bannir tout propagandiste sioniste , Orhan Pamuk peut tranquillement dénoncer tel génocide et en même temps déclarer " Que l’Occident ait une responsabilité envers le monde non occidental est indéniable, et je peux comprendre la colère de certains, leur sentiment d’humiliation, comme en Palestine. L’histoire du monde est faite par l’Amérique et l’Europe, ils décident qui doit être tué, ils influencent même notre vie quotidienne : ce qu’on doit manger, comment on doit vivre, quels nouveaux gadgets on peut acheter… "

    http://www.lesinrocks.com/actualite...

  • permalien Noval :
    18 novembre 2010 @22h38   « »

    Et hop ! Encore une plainte à l’encontre de criminels de guerre :

    http://www.lalibre.be/toutelinfo/be...

  • permalien s=exp(j*pi) :
    18 novembre 2010 @22h48   « »

    @ Nathan (19h23) @ Deir Yassin (20h01)

    "Sauf que ... Tandis que..."

    " ... Tandis qu’en ISRAEL, le grand historien ILAN PAPPE - n’importe quel pays devrait s’enorgueillir de compter parmi ses ctoyens un scientifique d’une telle objectivité - a cru bon de publier sur le Nettoyage ethnique de la Palestine ; il s’est trouvé alors l’objet d’un tel ostracisme, de telles persécutions à son endroit et à l’encontre de ses étudiants qu’il a estimé qu’il ne pouvait plus travailler en ISRAEL et qu’il devait s’exiler."

    Tiens, je crois avoir lu qq ch d’approchant. Ah oui, "Sauf que, ... Tandis que, ... ."

    Ces démocraties se ressemblent tellement et leur pratique de la tolérance est si comparable ...

  • permalien Noval :
    18 novembre 2010 @22h48   « »

    En hommage à Abraham Serfaty, décédé ce jour.

    Extrait de son ouvrage " Ecrits de prison sur la Palestine : « Le sionisme est avant tout une idéologie raciste. Elle est l’envers juif de l’hitlérisme [...] Elle proclame l’Etat d’Israël « Etat juif avant tout », tout comme Hitler proclamait une Allemagne aryenne. ».

  • permalien Deïr Yassin :
    18 novembre 2010 @23h15   « »

    Avec tous mes respects pour Haaretz, mais je ne me contenterais pas d’un article d’un journal israélien sur le sujet des ’combattants du Hamas’ durant Plomb Durci.

    J’ai beau essayé de chercher : je ne trouve pas l’interview de Fathi Hamad sur al-Hayât, ni en arabe ni en anglais. J’aurais voulu connaitre les mots exactes. On connait bien les ’détournements sionistes’ en matières linguistiques.

    Parmi les soi-disant 700 combattants du Hamas, on compte certainement les centaines de policiers tués déjà durant les premiers bombardements de 24 stations de police. Ces policiers ne sont pas considérés des cibles militaires, mais civiles, et "700 combattants du Hamas" est simplement impossibles sur environ 1450 morts dont presque 400 mineures.
    Je suis désolée, je ne trouve trace de cet article que sur des sites pro-israéliens, et je n’y crois donc pas.

  • permalien s=exp(j*pi) :
    18 novembre 2010 @23h26   « »

    @ Noval (22h38)

    Oui, ça en ferait du beau monde entre les mains de la Justice (l’institution). En tant que Belch, je ne suis cependant pas rassuré. Je pense notamment à certain précédent concernant SHARON Ariel, numéro de matricule de moi inconnu, Général en retraite de l’Armée d’Occupation Israélienne, alors Premier Ministre en exercice du Gouvernement Israélien ; une plainte avait été déposée à son encontre. Comme cela aurait beaucoup embêté tout le monde, la Loi dite de compétence universelle fut promptement modifiée : l’indépendance entre le pouvoir politique et le pouvoir judiciaire n’avait jamais été plus claire(ment une fiction). On fit en sorte que les plaignants "ne soient pas dans les conditions". Ainsi, il n’y avait RIEN à examiner !

    On a seulement oublié un petit détail à l’époque : la Justice doit rendre ses arrêts en droit et en équité p.ex et j’attends toujours celui qui me montrera où était alors l’équité. On a aussi jeté par-dessus bord la protection du faible ; je sais, le faible n’a pas toujours raison, mais la Déclaration Universelle stipule bien que tout homme a droit que sa cause soit entendue, non ? Pourquoi, justement ne pas vouoir seulement entendre ?

    Sur base de ce triste précédent, j’ai les pires craintes concernant cette affaire. Ne nous restent vraiment que les abominables fables du cynique LAFONTAINE : "selon que vous serez ..."

  • permalien Deïr Yassin :
    18 novembre 2010 @23h42   « »

    @ s=exp(j*pi)
    Vous êtes Belch ? Etant non-francophone, je pose certainement une question stupide : Est-ce un ’détournement’ de Belge ??
    Bienvenu. ’Nathan’ est ’Belge’ aussi - enfin quand il n’est pas Français ou Juif - et franchement un autre vent du plat pays nous fera du bien :-(

  • permalien K. :
    18 novembre 2010 @23h45   « »
  • permalien K. :
    18 novembre 2010 @23h59   « »

    A propos du journaliste du Guardian, Ian Black, que j’ai précédemment cité, Abou Khalil écrit :

    Ian Black is a Zionist propagandist whose ties to Israeli intelligence have never been hidden.

    Let me add that he knows nothing about the Arab world. Look at him here : "Today extracts were broadcast on al-Jadeed TV, a pro-Syrian channel." Only one as ignorant as Ian Black would identify New TV [al-Jadid TV] as "pro-Syrian"—I am certain he got that from MEMRI or from his friends in the Israeli terrorist army. Let me teach a lesson to Black : No TV station suffered from the cruelty and pressures of Syrian intelligence in Lebanon like New TV.

    ..

    Le documentaire proposé par la BBC est, o surprise, saoudien.

  • permalien Nathan :
    19 novembre 2010 @00h00   « »

    Les "persécutions" subies par Ilan Pappé ont été fortement exagérées par l’intéressé et d’autres historiens contestant la vision officielle des événements de 1948 peuvent travailler et enseigner sans problèmes en Israël, même en ce moment sous un gouvernement d’extrême-droite. En revanche, Ohran Pamuk a failli aller en prison pour ses propos. D’ailleurs, en Turquie, près d’un siècle après les faits, toute reconnaissance publique du génocide arménien est passible de lourdes peines de prison.

    @ noval
    N’oubliez pas d’ajouter les Etats musulmans (voire islamiques) à votre liste. Epuration ethnique presque totalement réussie. Plus de juifs. Bientôt plus de chrétiens.

  • permalien s=exp(j*pi) :
    19 novembre 2010 @00h08   « »

    @Deir Yassin

    Tout ce qu’il y a de plus belge : un mélange de Flamand, d’Ardennais et d’autres tribus du coin. Mais, comme l’écrit JACQUART, "il n’y a pas de races". Je suis d’accord avec lui.

    Et, pour répondre à votre question, "Belch" évoque de façon ironique les libertés de prononciation que mes compatriotes sont censés prendre et prennent parfois avec une prononciation ou une diction correcte.

  • permalien s=exp(j*pi) :
    19 novembre 2010 @00h22   « »

    @ Nathan

    Pourquoi faudrait-il vous croire plutôt que PAPPE ? Est-il un menteur ?
    Avez-vous lu ses déclarations lorsqu’il a dû s’établir dans une univ étrangère ?

    Et afin d’être précis, qu’est-ce que c’est que des "persécutions", c’est différent de "vraies" persécutions ? Et des "persécutions" NON EXAGEREES, puisque celles qui nous furent rapportées étaient exagérées d’après vous, qu’est-ce que c’est exactement, concrètement ?

    Pourquoi, en 1975 aurai-je dû croire Radio MOSCOU et pas l’Archipel du GOULAG de SOLJENITSINE ? Si vous l’ignorez, je vous donnerai ma réponse.

  • permalien Deïr Yassin :
    19 novembre 2010 @00h31   « »

    @ Nathan
    Vous avez la mémoire très courte et très sélective. Vous avez vous-même, il y a peu de temps, chanter les louanges de Sylvain Cypel et son "Les Emmurés".

    Vous ne vous rappelez donc pas de "l’affaire Katz" où Pappe n’a pu garder son poste à l’Université de Haïfa que grâce à une mobilisation internationale ?

    Là où les menaces de mort envers Orhan Pamuk sont à prendre au sérieux, ceux envers Ilan Pappe ne le sont pas ? On se demand bien pourquoi.

    Et Zeev Sternhell, pourtant pas un "Nouveau Historien" radical qui a été agressé par un fanatique d’extrême-droite sur le seuil de sa propre maison ?? Non, cela ne compte pas, parce que les Israéliens sont ’démocrates et d’ailleurs très pacifistes’.

    Si vous pouvez fournir des preuve concernant "toute reconnaissance publique du génocide arménien est passible de lourdes peines de prisons".
    Merci, et un peu plus sérieux que vos "700 combattants du Hamas" de ce matin qui à 21 heures est devenu "Hamas reconnait avoir perdu 600-700 de ses hommes" pour finalement s’avérer d’être entre 200 et 300, selon la personne interviewé, à savoir Fathi Hamad.

  • permalien BÖe :
    19 novembre 2010 @08h22   « »

    gloc :
    18 novembre @20h06
    @BÖe

    C’est une faute de frappe, lire CUP (Comité Union et Progrès)

    On se souviendra que cette organisation "nationaliste" ou "subversive" au choix selon le côté où l’on se place, avait pour le moins la bénédiction de l’Occident et la France en particulier. Elle a participé en 1907 au 2ème congrés de la dite "Opposition Ottomane" à Paris... C’est de ce fait assez cocace quand aujourd’hui la France essaye de coller ces massacres sur le dos de la Turquie, qui rappelons le n’existait pas à l’époque, et que ces massacres ont été précisement commis par une organisation sponsorisée à l’époque par la France... CQFD

  • permalien BÖe :
    19 novembre 2010 @08h33   « »

    Nathan :
    18 novembre @21h15 «  »
    A la demande générale :

    Le Hamas admet (...)

    Ah vous avez beaucoup d’humour ! Tout le monde sait en effet que le Hamas publie ses communiqués officiels dans la presse sioniste ! Hi hi ! ;-)

  • permalien Deïr Yassin :
    19 novembre 2010 @09h19   « »

    Selon la logique de "BÖe", les massacres commis par les groupes terroristes Stern, Irgun, etc ainsi par ce qui allait devenir la future armée israélienne n’a pas à ’coller sur le dos de l’Etat d’Israël’ sous prétexte qu’il n’existait pas avant le 15 mai 1948.

    Après une défense acharnée et sans faille de ’toute chose iranienne’, pendaison incluse, il va changer son fusil d’épaule et se mettre au service de la défense de toutes les exactions, pourvues qu’elles soient le fait des Turques.

  • permalien gloc :
    19 novembre 2010 @10h15   « »

    BÖe : C’est de ce fait assez cocasse ...

    C’est d’autant plus cocasse que le CUP à été créé pour renverser le sultan Abdülhamid II à qui était reproché la politique pro-occidentale, et la répression sanglante des révoltes arméniennes en 1895 (les massacres hamidiens). C’est dans cette période que l’empire Ottoman est passé du contrôle britannique (rempart contre la Russie) au contrôle Allemand (nécessité hégémonique et économique d’un empire naissant).

    Poser la question de juger les criminels au Moyen-Orient, revient à s’engager dans processus multi-séculaire dans la mesure où les accusateurs d’aujourd’hui sont souvent les criminels d’hier (selon les opportunités de la propagande). Il faut passer par des phases d’oublis pour que les descendants des protagonistes se jugeant hors de portée réclament justice.

    Mais les choses avancent :

    Le Figaro - Flash Actu : Génocide arménien reconnu par Israël ?

    La Turquie prend enfin connaissance de son passé - - Henry Morgenthau III

  • permalien Yasmina :
    19 novembre 2010 @12h22   « »

    je suis d’accord avec Gloc. Cette partie de l’histoire me touche particulièrement.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A...
    La responsabilité ( planification et exécution) du parti au pouvoir à l’époque, le comité Union et Progrès, plus connu sous le nom de « Jeunes-Turc », est etablis. Un proces a meme eu lieu en 1919 à Istamboul, capitale de l’empire Ottoman agonisant, pour condamner à mort les responsable du génocide. Il faut aussi tenir compte du role des empires centraux( Britanniques, francais...) pour leur incitation aux minorités( de l’Empire Ottoman) à s"emanciper. Ce qui a amené le gouvernements au pouvoir à réagir de façon implacable et à traiter les revendications comme mouvement de dissidence et comme traitrise.

    je pense qu’il faut laisser les historiens faire leur travail d’autant plus que les archives Ottomane, Britanniques, Russes, francaises, allemande ... de cette époque commencent à etre dans le domaine public et sont en attente d’etre etudié sérieusement. Parexemple ce n’est que recemment( depuis 2002 en fait) que l’on sait que le père du nationalisme turc, le géographe orientaliste linguiste Hongrois Armin Vambery était un espion au service de l’empire Britannique et rémunéré par le Foreign Office.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%81...

    Pour les historiens se referer à Jean -Paul Roux et Henry Laurens

  • permalien Yasmina :
    19 novembre 2010 @13h09   « »

    correction :

    Il faut aussi tenir compte du role des empires centraux( Britanniques, francais...) pour

    il faut tenir compte des puissances centrales( empire allemands, empires austro-hongrois et royaume d’Italie) et Empire Britanniques Empire français et Empire Russe....

  • permalien Tristan :
    19 novembre 2010 @13h36   « »

    Je vois que notre spécialiste de la traque de l’Afshin (Deïr Yassin), a décider que "BÖe", après "steph", vient de le remplacer. C’est vrai, certains signes ne trompent pas.

    Par contre, contrairement au dernier anonyme, elle n’a pas mis "s=exp(j*pi)" dans la même le même groupe des clônes d’Afshin.

    Enfin, j’espère que je ne vais pas mettre le feu au poudre, avec mon post.

    C’est un plaisir de lire les réponses de chaqu’un, en particulier les échanges entre Gloc et BÖe, qui parlent d’un sujet que je connais vraiment très mal.

    J’espère pouvoir continuer à vous lire, dans le respect et la bonne humeur et que vous puissiez vous limiter à quelques petites attaques aidant le développement du débat.

  • permalien K. :
    19 novembre 2010 @14h11   « »

    Amnesty international :

    Le jugement rendu contre Ahmed Ghailani met en évidence la nécessité de juger équitablement tous les détenus de Guantánamo.

    Les Yankees :

    Le jugement rendu contre Ahmed Ghailani met en évidence la nécessité de juger tous les détenus de Guantánamo selon une justice d’exception.

    Et pour la suite ?

    At issue is whether the Obama administration will try this close associate of Osama bin Laden via a military commission at Guantanamo or a jury of civilians in federal court in lower Manhattan or elsewhere. In a recent news conference, Attorney General Eric Holder mentioned that the decision was close. The response from New York’s politicians — Democratic Senator Charles Schumer, Republican Representative Peter King, and even Governor-elect Andrew Cuomo — was prompt. There would, they insisted, be no 9/11 trial in New York City. At week’s end, according to the Post, unidentified administration officials were backpedaling fast, saying that KSM would likely “remain in military detention without trial for the foreseeable future.”

  • permalien Yasmina :
    19 novembre 2010 @14h29   « »

    Des rumeurs persistantes annoncent l’inculpation de plusieurs membres du Hezbollah par le Tribunal spécial pour le Liban, instance mise en place après l’assassinat le 14 février 2005 de l’ancien premier ministre Rafik Hariri. Je reviendrai sur cette affaire dans les prochains

    j’ai suivi presque tout les talks shows des principaux medias arabe et j’ai l’impression qu’on se dirige vers un marché pour ne pas faire perdre la face au jeune Hariri et le camps pro-sioniste/americains.

    Sur le site Al Manar j’ai aprecié ce commentaire de Byblos qui poste aussi sur ce blog :)

    Avez-vous noté l’évolution des rumeurs concernant l’éventuel acte d’accusation du TSL ? D’abord, il s’est agi d’accuser le Hezbollah. Puis, le jeune Hariri a « révélé » (mais qui donc l’a mis dans la confidence ?) qu’on n’accuserait pas le Hezbollah lui-même, mais « certains de ses membres ». Maintenant, on parle de plus en plus de désigner comme « unique responsable » le martyr Emad Moghniyeh. Comme il est décédé, il n’y aura pas de procédure. Et le TSL sera enterré discrètement. Les USA, l’ONU, le jeune Hariri sont en train de supplier à l’unisson : « S’il vous plaît, aidez-nous à nous en sortir sans trop perdre la face ».

  • permalien Nathan :
    19 novembre 2010 @15h09   « »

    Il faut lire l’article de Robert Fisk dans "The Independent". Lui au moins n’est pas dupe, contrairement aux hypocrites qui font semblant de croire qu’il ne s’agit pas d’un règlement de comptes inter-arabe. Comme si les Arabes n’avaient jamais démontré qu’ils étaient parfaitement capables de s’entretuer et d’assassiner leurs leaders.

    http://www.independent.co.uk/opinio...

  • permalien Nathan :
    19 novembre 2010 @16h16   « »

    s=exp(j*pi) : 19 novembre @00h08

    @Deir Yassin

    Tout ce qu’il y a de plus belge : un mélange de Flamand, d’Ardennais et d’autres tribus du coin.

    Moi aussi je souhaite la bienvenue à un compatriote en levant mon verre de peket (j’ai cru comprendre que vous étiez liégeois). Tant que vous y êtes, essayez d’expliquer à Deïr Yassin a quel point notre système bi-national marche à merveille.

  • permalien Noval :
    19 novembre 2010 @16h58   « »

    s=exp(j*pi)

    Se livre-t-on en Belgique à l’encontre d’une quelconque partie de la population à une chasse aux sorcières du genre de celle que dénoncent ici certains de vos compatriotes ? Et très subsidiairement, avez-vous le sentiment qu’il existe en Belgique un racisme institutionnalisé servant de fil conducteur à la politique de votre pays ?

    http://www.upjb.be/spip.php?article189

  • permalien Sakhra :
    19 novembre 2010 @17h48   « »

    @ Noval,

    René Naba rend hommage à Abraham Sarfati, et Edmond Amran El Malah, l’honneur du judaîsme maghrébin...

    Que va nous sortir Nathan de ses vieilles caisses pour essayer de les discréditer comme il le fait pour Maxime Rodinson ?
    http://www.renenaba.com/?p=2917

  • permalien Deïr Yassin :
    19 novembre 2010 @17h55   « »

    Pour me joindre à Noval dans son hommage à Abraham Serfaty, un grand patriote marocain, ici un article sur Rue89 avec un interview de Serfaty.
    Il a été inhumé aujourd’hui au cimetière juif de Casablanca :

    - www.rue89.com/2010/11/18/mor...

  • permalien Nathan :
    19 novembre 2010 @19h00   « »

    Sakhra : 19 novembre @17h48

    Que va nous sortir Nathan de ses vieilles caisses pour essayer de les discréditer comme il le fait pour Maxime Rodinson ?

    Rien du tout. Sarfati était un homme très courageux et il aimait son pays (qui ne le lui pas tout à fait rendu). Et j’ai cité l’article de Maxime Rodinson parce que ça m’avait frappé et c’était juste pour illustrer le fait qu’une idéologie peut rendre aveugle. Rodinson a eu l’intégrité intellectuelle de le faire paraître pour montrer précisément ça.

    Une idéologie peut rendre aveugle : c’est le cas aussi du sionisme.

    Quand on se promène en touriste dans Essaouira, on se sent triste à l’idée de savoir que cette ville était à moitié juive.

0 | 100 | 200 | 300 | 400

Ajouter un commentaire