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Jours intranquilles à Beyrouth

dimanche 16 janvier 2011, par Alain Gresh

La révolution tunisienne a permis à la presse libanaise une courte pause. Les quotidiens du 15 janvier titrent sur la victoire du peuple, reprenant les mots d’un poème que tous les écoliers arabes ont appris, « si un jour le peuple veut vivre, alors la nuit doit finir... » [1]

Mais ni ce coup de tonnerre dans le ciel arabe, ni même la visite officielle du prince de Monaco, reçu par le président Sleimane, n’ont pu venir à bout des inquiétudes qui ont saisi le Liban depuis la démission du gouvernement et l’annonce que « le procureur du Tribunal spécial remettra ses mises en accusation lundi », le 17 janvier, pour examen par le juge (LeMonde.fr, 15 janvier). Le pays vit au ralenti, la circulation, toujours difficile, est plus fluide, le soir certains quartiers ont perdu de leur animation.

Les révélations (qu’il faut prendre avec une grande prudence, d’autant qu’elles avaient déjà été faites en décembre et sont « relancées » aujourd’hui) par un site conservateur américain Newsmax.com (14 janvier), selon lesquelles le rapport ne mettrait pas seulement en cause des membres du Hezbollah, mais aussi l’ayatollah Khamenei et d’importants responsables syriens, ont fait monter la tension (Ken Timmerman, « Israel Cautiously Monitors Lebanese Crisis »).

Les 17 et le 18 janvier, le président mènera des consultations avec les membres du parlement et devrait proposer un nouveau premier ministre.

Le 12 janvier, avec leur démission, les ministres de l’opposition ont fait chuter le gouvernement. Une des bizarreries de ce pays : malgré la constitution d’un gouvernement d’union nationale au printemps 2008, on continue de parler de majorité et d’opposition. Dans le premier camp, le premier ministre Saad Hariri et la majorité de la communauté sunnite ainsi qu’Amine Gemayel et Samir Geagea représentent une moitié environ des chrétiens ; dans le second, le Hezbollah et Amal mobilisent l’ensemble, ou presque, des chiites et le général Michel Aoun est soutenu par l’autre moitié des chrétiens – cette division des chrétiens, qui rend difficile un discours simpliste sur la menace du Hezbollah, est souvent oubliée dans les médias (lire Nicolas Dot-Pouillard, « Révolution chez les chrétiens du Liban », Le Monde diplomatique, juin 2009).

La majorité peut aligner 55 députés, l’opposition 57 et, au centre, si l’on peut dire, le bloc dirigé par Walid Joumblatt du Parti socialiste progressiste, leader druze, naguère allié à Hariri et qui a pris ses distances, s’est rapproché à la fois du Hezbollah et de la Syrie. Sa position déterminera l’issue de la crise actuelle. Il compte 11 députés. Si l’on ajoute quelques indépendants, on atteint le nombre de 128 élus.

Après une longue crise, déjà, qui avait débouché en mai 2008 sur la prise de contrôle militaire par le Hezbollah et ses alliés de Beyrouth, des accords négociés à Doha (Qatar) avaient permis de constituer ce gouvernement d’union nationale. (Lire « Une semaine qui a ébranlé le Liban », Le Monde diplomatique, juin 2008). Celui-ci a survécu, cahin-caha, y compris aux élections de juin 2009 perdues par l’opposition, qui avait toutefois obtenu plus de voix que la majorité.

Mais il n’a pas résisté aux rumeurs qui courent depuis plusieurs mois, et qui disaient que le procureur général du Tribunal spécial sur le Liban (TSL) sur l’affaire Hariri allait demander l’inculpation de membres du Hezbollah. Le 31 mars 2010, Hassan Nasrallah, le secrétaire général du Hezbollah, révélait que des adhérents de son parti avaient été entendus par le procureur, mais à simple titre de témoins (« Nasrallah, le Hezbollah et l’assassinat de Rafic Hariri »). C’est le 16 juillet que le même explique, dans un discours, que Saad Hariri l’a informé que des adhérents de son parti seraient inculpés par le TSL. Désormais, la stratégie du Hezbollah comme celle de l’opposition va être de demander au gouvernement de dénoncer les accords liant le Liban et les Nations unies sur le TSL, d’arrêter son financement, de retirer les juges libanais qui y siègent.

Des tentatives de médiation syro-saoudienne durant la seconde moitié de 2010 ne déboucheront pas, les positions des deux camps se révélant inconciliables sur le TSL. L’opposition exige désormais que le gouvernement qui sera constitué rompe avec le tribunal. Appuyée par la Syrie, réussira-t-elle ?

Pour le Hezbollah, comme pour la Syrie, l’enjeu dépasse largement le Liban. Le TSL, dont l’enquête serait « politisée » – et nul ne peut nier qu’elle l’a été, comme le prouve l’affaire dite des « faux témoins » (qui avaient mis en cause, dès le lendemain de l’attentat contre Hariri des responsables syriens) –, participe d’un complot visant à affaiblir la résistance et ses alliés, à la priver de ses armes, à la discréditer. Son analyse s’inscrit dans un cadre régional d’affrontement avec Israël et les Etats-Unis.

C’est aussi, paradoxalement, l’analyse de l’actuelle administration américaine, qui continue à considérer le Hezbollah comme une organisation terroriste et à vouloir l’affaiblir à tout prix. Nombre d’analystes au Liban pensent que Washington a contribué à l’échec de la médiation syro-saoudienne en poussant Hariri à maintenir un soutien fort au tribunal. [2]

Dans ce contexte, le compromis semble difficile. Nasrallah doit parler le 16 janvier au soir et on en saura sans doute plus.

Une nouvelle fois, il apparaît que les enjeux libanais dépassent largement les frontières de ce pays et que, tant que l’affrontement avec Israël perdurera et que la Palestine restera occupée, le Liban a peu de chances de connaître autre chose que des trêves et de pouvoir décider seul de son sort.

Notes

[1] Un lecteur a donné la citation exacte et je l’en remercie : Le poème arabe dont parle Alain Gresh est "La Volonté de vivre" du poète tunisien Abû al-Qâsim al-Châbbî, un des plus grands poètes du monde arabe et qui pourtant est mort à l’âge de 25 ans. "Lorsqu’un jour le peuple veut vivre Force est pour le destin de répondre Force est pour les ténèbres de se dissiper Force est pour les chaînes de se briser".

[2] L’histoire de la commission d’enquête et du tribunal, de sa politisation, de sa manipulation, dépasse le cadre de cet envoi, au-delà même de savoir pourquoi on juge certains criminels et pas d’autres.

331 commentaires sur « Jours intranquilles à Beyrouth »

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  • permalien une bille :
    16 janvier 2011 @11h09   »

    "Retenez moi ou je fais un malheur"

    De déclarations d’intentions, en menaces, si, au cas où,... la rumeur au Liban est plus destructrice que les bombes.

    Personnellement j’ai hâte que cette foutue commission rende ses conclusions quelles qu’elles soient et qu’on enterre une bonne fois pour toute cette affaire ( l’affaire du TSL) qui de toute façon est totalement délégitimé.

    Il faut bien se rendre compte qu’aujourd’hui le TSL ne sert qu’à alimenter l’affaire du TSL, et que tant qu’elle ne sera pas close, aucune enquête sérieuse ne pourra être commencée.

  • permalien une tunisienne :
    16 janvier 2011 @11h16   « »

    TSL plutot TSR tribunal contre la Resistance

    personne n est dupe

  • permalien Stolypine :
    16 janvier 2011 @11h30   « »

    Et si le peuple libanais, à l’instar du courageux peuple tunisien, se soulevait et chassait le Hezbollah, le Liban, libéré de ces terroristes pourrait enfin prendre son envol....

    Avec des si...

  • permalien Orangerouge :
    16 janvier 2011 @11h38   « »
    Famille Hariri ...

    La famille Hariri : ce sont ceux qui ont fait, en France sous Chirac, de tellement bonnes affaires dans l’immobilier, qu’ils logent maintenant à Paris gratuitement notre ancien président...

    C’est vrai qu’au Liban, personne n’est plus nécessiteux que Jacques Chirac et Bernadette...

    Cette histoire met au grand jour la fallite des institutions démocratique française, jusqu’à la Présidence, devant l’affairisme, et couvre de honte les Français.

    Un Tribunal International, ça coûte cher et moi je pense qu’il y a beaucoup d’autres enquêtes plus urgentes à faire.

  • permalien Liban Libre :
    16 janvier 2011 @12h06   « »
    Hariri aura aussi le choix entre la prison ou l’Arabie Saoudite

    Le dernier scandale au Liban ne fait que ressérer l’étau autour de Hariri et de ses magouilles. On en a marre de son tribunal.

    Un enregistrement audio a dévoilé hier une rencontre entre Saad Hariri et Mohamad Zouheir a-siddiq... qui n’est autre que le faux-témoin roi de l’affaire. Participaient également à cette réunion Wissam el Hassan, le très controversé chef de la police secrète libanaise (aux mains de Hariri depuis l’emprisonnement des 4 généraux, tiens tiens emprisonnés suite aux témoignages de Zouheir al Siddiq)... mais aussi autre participant, Gerhart Lehman le bras droit du premier juge d’enquête de l’ONU Detlev Mehlis.

    La manière dont Hariri et sa clique manipulent les gens et la communauté internationale autour de cette affaire est une honte.

    Vous pouvez visualiser et écouter l’entretien Hariri-Siddiq-Lehman-elHassan à travers ce lien :
    Enregistrement audio Hariri-Al Siddiq : le scandale qui fait tomber tous les masques

  • permalien une tunisienne :
    16 janvier 2011 @12h23   « »

    Stolypine :
    16 janvier @11h30 «  »

    Et si le peuple libanais, à l’instar du courageux peuple tunisien, se soulevait et chassait le Hezbollah, le Liban, libéré de ces terroristes pourrait enfin prendre son envol....

    Avec des si...

    le courageux peuple tunisien se tient a cote du Hezbollah

    c est vous qui fantasmer avec vos si......

  • permalien sébastien :
    16 janvier 2011 @12h33   « »

    Une tunisienne "le courageux peuple tunisien se tient a cote du Hezbollah"
    Si c’est vrai, on s’en fiche !
    Au Liban vous avez des pro et anti Hezbolah, et ils sont aussi légitime l’un que l’autre.
    Un libanais m’a bien dit que les israélien n’ont pas torturé sa famille, les syriens oui.

  • permalien
    16 janvier 2011 @12h44   « »

    « Le problème avec le Liban est très simple, même si les puissances occidentales préfèrent l’ignorer. Il s’agit d’un État confessionnel. Il a été créé par les Français, le Mandat [colonial] français après la Première Guerre mondiale. Le problème c’est que pour devenir un Etat moderne, il doit se “de-confessionaliser”. Mais le Liban ne peut pas procéder ainsi. Son identité c’est le sectarisme et c’est là son drame. Et cela a, veuillez-le noter Président Sarkozy, un point de départ français.

    Les Chiites du Liban, dont le Hezbollah est le parti dirigeant, sont peut-être quarante pour cent de la population. Les Chrétiens sont une minorité. Si le Liban a un avenir, il sera en temps voulu d’être un pays musulman chiite. Nous pouvons ne pas l’aimer, l’Occident peut ne pas l’aimer. Mais c’est la vérité. Pourtant, le Hezbollah ne veut pas diriger le Liban. Maintes et maintes fois, il a dit qu’il ne veut pas d’une république islamique. Et la plupart des Libanais acceptent cela. »

    Robert Fisk.

  • permalien Zulfikar-Ansar :
    16 janvier 2011 @12h45   « »

    Un libanais m’a bien dit que les israélien n’ont pas torturé sa famille, les syriens oui.

    Sans blague !!! Il est vrai que 22 ans d’occupation israélienne au Liban se sont déroulées sans la moindre anicroche, c’est sûr...

    Prenez de longues vacances Sébastien Sayan.

  • permalien
    16 janvier 2011 @12h52   « »

    On peut ajouter que ceux qui voudraient faire des parallèles ineptes entre le Liban et la Tunisie sont complètement “à l’ouest”, les situations n’ont de toute évidence strictement rien à voir !

  • permalien Deïr Yassin :
    16 janvier 2011 @13h08   « »

    Le poème arabe dont parle Alain Gresh est "La Volonté de vivre" du poète tunisien Abû al-Qâsim al-Châbbî, un des plus grands poètes du monde arabe et qui pourtant est mort à l’âge de 25 ans.

    "Lorsqu’un jour le peuple veut vivre
    Force est pour le destin de répondre
    Force est pour les ténèbres de se dissiper
    Force est pour les chaînes de se briser"

    Ces vers ont été intégrés à la fin de l’hymne national tunisien, "Humat al-Hima" par le nationaliste tunisien Mongi Slim au moment du retour de Bourguiba dans son pays en 1955.

    Un autre poème de Châbbi est "Aux tyrans du monde" que ceux-ci feront bien de lire :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Ela_To...

  • permalien Zulfikar-Ansar :
    16 janvier 2011 @13h34   « »
    Les paradoxes du discours occidental sur le monde arabo-musulman (1/5)

    Bonjour à tous,

    Le coup de tonnerre de la révolution tunisienne a montré combien le discours médiatique occidental est biaisé et partial. Comme bon nombre l’ont rappelé, il a fallu attendre la fuite de Ben Ali pour que la Maison Blanche déclare dans un communiqué que « le peuple tunisien avait le droit de choisir ses dirigeants ». Cette fois, les Etats-Unis sont dans l’impasse. Cette révolution a brillé par son absence de mouvements islamistes. C’est la jeunesse et la classe moyenne (qui est la classe sociale dominante dans toute démocratie comme l’avait bien diagnostiqué Alexis de Tocqueville dans « De la Démocratie en Amérique ») qui ont porté cette révolution.

    Toutefois, comme le rappelait, hier soir, le rédacteur en chef du quotidien Al-Quds Al-Arabi, Abdel Bari Atwan, que la Tunisie abrite une base militaire américaine. Il a rappelé aussi, qu’en 1981, Ben Ali qui était encore un militaire fut envoyé au Pologne sur ordre américain comme nouvel ambassadeur afin d’ « observer » de près le mouvement Solidarnosc de Lech Walesa qui était en opposition au pouvoir prosoviétique du général Jaruselzki. Ben Ali était avant tout un agent des services secrets américains et européens en y incluant le Mossad. Les bombes lacrymogènes de la police tunisienne étaient de fabrication israélienne.

    Les Etats-Unis sont dans une impasse. Cette révolution inquiète les Israéliens. Si l’Egypte était tenté par l’aventure…Ce serait les accords – infâmes – de Camp David qui sauteraient et remettraient tout en cause dans la région. Cependant, la Tunisie n’est pas encore au bout de ses peines… les Chancelleries occidentales ne manqueront pas d’agir en coulisses…

    A mon humble avis, la révolution tunisienne aura un impact encore plus important que la guerre de juillet de 2006 au Liban qui fut non pas une victoire (car une vraie victoire aurait vu l’Etat d’Israël capituler au sens où on l’entend traditionnellement) mais une mise en échec de la politique israélienne. La guerre du Liban de 2006 avait confirmé la libération de mai 2000 lorsque les Israéliens ont dû pour la première fois de l’histoire du conflit israélo-arabe se retirer sans la moindre compensation politique ou territoriale.

  • permalien Zulfikar-Ansar :
    16 janvier 2011 @13h35   « »
    Les paradoxes du discours occidental sur le monde arabo-musulman (2/5)

    Selon, l’ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin, qui trois jours avant la fuite de Ben Ali, soutenait ce dernier car « on aurait les islamistes à la place ». A se demander avec quels yeux il a bien observé le mouvement populaire tunisien…

    Il y a tout de même des paradoxes que l’on observe à longueur d’années et que les médias dominants ne prennent jamais la peine de relever…

    Le premier paradoxe : Les Chrétiens d’Orient seraient victimes de l’islam dont les mouvements islamistes radicaux chercheraient à les purger des pays où l’Islam est fortement majoritaire. Selon la classification de l’hebdomadaire français "Le Point" du 7 janvier 2011 dont la couverture était « La chasse aux Chrétiens d’Orient) avait classifié en 3 catégories la situation des Chrétiens d’Orient dans les pays où l’islam est majoritaire : Une situation grave (Arabie Saoudite, Egypte, Algérie, Irak et Pakistan entre autres), Une situation préoccupante (Iran, Tunisie, Turquie) et une situation acceptable (Liban, Syrie, Maroc et Israël...).

    Rappelons un fait souvent oublié : Le pape copte Shenouda III avait refusé d’accompagner Sadate à Jérusalem en novembre 1977 contrairement au Mufti d’Egypte d’Al Azhar. Le pape Shenouda III allait être déporté dans le désert pendant 45 mois (‼ ! ) par le futur « prix Nobel de la paix » Sadate. Ce dernier avait refusé à la fin des années 70 la demande de protection que les Coptes avaient demandé aux autorités égyptiennes de les protéger contre les islamistes radicaux.

    La judaïsation rampante de Jérusalem par l’Etat d’Israël au mépris du droit international qui en a fait un racisme institutionnalisé en détruisant des centaines de maisons palestiniennes n’est évidemment pas une situation grave. Ni la destruction de mosquées depuis 1948.

    Que la Palestine mandataire se soit vidée de ses Chrétiens depuis 1948 - ces derniers ne représentant plus qu’1% de la population. Que l’Etat d’Israël exige que les Palestiniens le reconnaissent comme Etat juif, là encore, cela passe inaperçu. Mais il est vrai que "Le Point" considère la situation comme acceptable. Qu’aucun pays membre de l’OTAN ne s’est préoccupé du sort des Chrétiens d’Irak.

    Le deuxième paradoxe : Comment le vainqueur (Rafic Hariri) des accords de Taëf (1989) ayant réduit considérablement les prérogatives des Chrétiens libanais, devient l’emblème et le symbole de « la Révolution du cèdre » et le martyr des forces chrétiennes conservatrices (Forces libanaises et Phalangistes).

  • permalien Zulfikar-Ansar :
    16 janvier 2011 @13h36   « »
    Les paradoxes du discours occidental sur le monde arabo-musulman (3/5)

    Avant l’assassinant de Rafic Hariri, le 14 février 2005, l’actuelle "majorité" constituée du parti du Futur de Saad Hariri et de ses alliés chrétiens (Forces libanaises et Phalangistes), qui, historiquement ont toujours été à l’extrême droite, étaient de farouches opposants à Hariri père.

    La rhétorique des Forces libanaises (Samir Geagea) et du parti des Phalanges (Amine Gemayel) était encore plus virulente que l’actuelle contre le Hezbollah et ses alliés. Pour s’en convaincre, il suffit de lire les éditoriaux d’Issa Goraëb, rédacteur en chef du quotidien francophone libanais, L’Orient le Jour, pour s’en convaincre. Le paradoxe, ici, c’est qu’aujourd’hui, ils sont les alliés du régime le plus réactionnaire de la région : l’Arabie Saoudite wahhabite qui est toujours le bailleur de fonds d’Al Quaida. La coalition du 14 mars vient de solliciter 3 milliards de dollars au roi d’Arabie pour se "refaire".

    Troisième paradoxe : L’Iran est, de par sa géographie, situé à un carrefour de trois grandes régions : Le Monde arabe à sa frontière Ouest, le Caucase à sa frontière Nord et l’Asie du Sud-ouest sur sa frontière Est. Or, L’Iran, comme par "hasard", n’a des problèmes qu’avec les Arabes du Golfe...Pourtant, même s’ils ne partagent pas la même langue, ils ont en commun l’islam comme religion.

    Quatrième paradoxe : Les pays arabes - à majorité sunnite - du Golfe arabo-persique ont sur leur sol les principales bases américaines du monde qui ont contribué à anéantir l’Etat irakien de Saddam Hussein qui était également sunnite. La destruction de l’Irak de Saddam Hussein a rendu l’Irak sous influence iranienne mais aussi turque, et cala a contribué à affaiblir la position de l’Arabie Saoudite qui se serait contenté d’un nouveau dirigeant issu du parti Baath.

    Paradoxalement, le premier décret de Paul Bremer, administrateur de l’Irak nommé par Washington, fut, le 23 mai 2003, de démanteler l’armée irakienne et ses services de sécurité plongeant de fait l’Irak dans le chaos. Revers cinglant pour les monarchies du Golfe : soutenir une guerre pour arriver à une situation pire que celle qui prévalait.

    Cinquième paradoxe : Les régimes "modérés" arabes (selon le vocable usité dans les médias occidentaux) furent ceux qui encouragèrent les partis islamistes afin d’éradiquer le nationalisme arabe incarné par Gamal Abdel Nasser, dont idéologie, faut-il le rappeler, était laïque.

    Les tensions intercommunautaires en Egypte se sont accentuées sous Sadate, l’homme qui est vu comme un grand homme d’Etat en Occident pour avoir fait la paix - tout seul, sans aviser personne - avec Israël. Aujourd’hui, l’Egypte vend son gaz naturel à Israël à un prix inférieur au marché. Et Moubarak a encouragé l’essor des Salafistes pour contrer les Frères Musulmans.

  • permalien Zulfikar-Ansar :
    16 janvier 2011 @13h36   « »
    Les paradoxes du discours occidental sur le monde arabo-musulman (4/5)

    Sixième paradoxe : Le plus petit pays arabe, le Liban, est le seul pays à avoir bouté Israël en dehors de son territoire sans avoir fait la moindre concession honteuse et en ayant ramené tous ses prisonniers des geôles israéliennes - contrairement au plus grand pays arabe du point de vue de la démographie : l’Egypte. En Algérie, le 9 janvier 2011, Ali Belhadj, le N°2 de l’ex-parti du Front Islamique du Salut a failli être lynché par les émeutiers à Bab El Oued, (Alger). Les émeutiers lui ont crié : « Les années 1990 ne reviendront jamais ». En Tunisie, c’est également la question sociale qui est à l’origine des émeutes.

    Septième paradoxe : L’islam serait donc une religion conquérante, puisque Marine Le Pen considère que la France serait sous occupation, tandis que le bras armé de l’Occident, l’OTAN et l’armée américaine, ont plusieurs centaines de bases militaires essaimées de Casablanca à Islamabad....

    Huitième paradoxe : Les pays arabes du Golfe ont acheté pour 130 milliards de dollars d’armes aux Etats-Unis - montant record - et n’ont toujours pas la moindre capacité de projection de puissance, c’est-à-dire qu’ils n’ont ne sont pas capables de diriger ses forces militaires hors des frontières de son territoire contrairement à l’Etat d’Israël. De plus, Israël, bénéficie d’une aide massive des Etats-Unis, maintient la pression sur son parrain pour conserver son avantage qualitatif. Les pays arabes ont les moyens de la puissance grâce à la manne pétrolière mais n’en ont pas les attributs : Technologie, économie, sites de recherche…

    Neuvième paradoxe : A chaque fois, qu’un processus démocratique a pu voir le jour dans le monde arabo-musulman comme l’Iran de Mossadegh en 1953, Mehdi Ben Barka en 1965, l’Algérie en 1991, le Hamas en 2006, les élections législatives libanaises de 2009 (L’Arabie saoudite a dépensé plus de 700 millions de dollars pour soutenir la coalition du 14 mars), la Tunisie en 1981, les puissances occidentales se sont opposées à ces mouvements, dès lors qu’elles y voyaient une manifestation d’indépendance. A contrario, lorsque des régimes dictatoriaux alliés sont contestés par des mouvements populaires massifs, on constate un mutisme consternant.

    Dixième paradoxe : Au vu des guerres et conflits israélo-palestinien (sunnite), d’Irak (minorité implorante sunnite), d’Afghanistan (sunnite), du Pakistan (sunnite), du Soudan (sunnite) qui est en voie de partition et du programme nucléaire iranien , on peut légitimement se poser la question s’ils ont vraiment une politique autonome et indépendante ?

  • permalien Zulfikar-Ansar :
    16 janvier 2011 @13h37   « »
    Les paradoxes du discours occidental sur le monde arabo-musulman (5/5)

    Enfin, je ne prendrai pas congé sans rendre hommage aux martyrs tunisiens tombés durant cette révolution en citant ce que la France a produit de mieux : Victor Hugo (1802-1885) :

    Oh ! Ceux-là, ces porteurs d’âmes à leur insu, ces donnants qui n’ont pas demandé de reçu, ces prêteurs qui croyaient la banqueroute sûre, ces désintéressés qui n’ont pas fait l’usure de leurs bonnes actions, ces purs entre les purs, ces héros, il est juste que la tombe leur soit une surprise auguste, Dieu doit à de tels saints l’étonnement des cieux.

  • permalien une tunisienne :
    16 janvier 2011 @14h17   « »

    Enfin, je ne prendrai pas congé sans rendre hommage aux martyrs tunisiens tombés durant cette révolution en citant ce que la France a produit de mieux : Victor Hugo (1802-1885)

    merci Zulkicar Ansar.

    tres bonne analyse du reste

  • permalien Yvan :
    16 janvier 2011 @14h45   « »
    Quiet days in New York...

    Hariri : un document audio révèle la fabrication des faux témoignages [Voltaire]

    Depuis plusieurs semaines, de hauts responsables du Tribunal —voyant la chute de celui-ci imminente— se sont mis à vendre au prix fort les documents auxquels ils ont accès.

    Egalement en violation du secret de l’instruction, l’acte d’accusation aurait été présenté à New York la semaine dernière par le département d’Etat US au roi Abdallah Ier d’Arabie saoudite, au président français Nicolas Sarkozy et à Saad Hariri (alors Premier ministre libanais), indique la presse libanaise. Il avait été prévu de le rendre public samedi 15, mais cela a été reporté au lundi 17 en raison de la démission du gouvernement libanais. Les ministres états-unien et français des Affaires étrangères, Hillary Clinton et Michèle Alliot-Marie ont publiquement commenté le contenu de l’acte d’accusation confirmant ainsi qu’elles en avaient illégalement eu connaissance.

  • permalien Yvan :
    16 janvier 2011 @15h00   « »

    La Tunisie à Paris, les mêmes questions partout dans le monde :

    France : la marche de la fierté tunisienne à Paris · Global Voices

  • permalien Orangerouge :
    16 janvier 2011 @15h42   « »

    Merci Zulfikar-Ansar de toutes ces informations et analyses.

  • permalien Nathan :
    16 janvier 2011 @15h55   « »

    A mon humble avis, au Liban chacun doit savoir dans son for intérieur que les assassins de Rafik Hariri sont des Arabes (hezbollah ou services syriens ou les deux) et quelles que soient les manoeuvres de la milice pro-iranienne au Liban, la vérité éclatera bientôt, en dépit de l’omerta qui règne dans ce pays divisé en clans mafieux. De toutes façons, ce n’est ni la première ni la dernière fois qu’un chef d’Etat arabe se fait assassiner. Et le fils Hariri aurait intérêt à se méfier, il pourrait bien finir comme son père.

    D’autre part, chacun sait que ce sont des islamistes (égyptiens ou étrangers) qui ont fomenté l’attentat contre l’église copte d’Alexandrie (après avoir reconnu un attentat contre la cathédrale syriaque de Bagdad). Il faut espérer que les Egyptiens parviennent à mettre le grappin sur les assassins.

    A ce propos, je suis étonné que nos arabophones patentés ne nous traduisent pas de temps à autre ce qui peut se lire sur les sites djihadistes, car ceux qui ne connaissent pas l’arabe comme moi doivent se contenter de sources de deuxième main. J’ai lu, par exemple ici, que les noms d’une centaine de coptes canadiens étaient listés sur le site islamiste Shumukh-al-Islam.

    http://www.thestar.com/news/canada/...

    K. ou Zulfikar-Ansar auraient-ils l’amabilité de traduire les communiqués ou articles parus sur ce site pour notre édification personnelle ? Ça serait peut-être plus utile que de faire des éditos ou des copier-coller.

  • permalien Zulfikar-Ansar :
    16 janvier 2011 @16h02   « »

    K. ou Zulfikar-Ansar auraient-ils l’amabilité de traduire les communiqués ou articles parus sur ce site pour notre édification personnelle ? Ça serait peut-être plus utile que de faire des éditos ou des copier-coller.

    Commencez donc par nous analyser le texte de Badiou et le texte de Rodinson, hein ? Puisque cela fait depuis septembre 2009 que vous nous faites attendre.

    Et puis, occupez-vous de vos juifs extrémistes comme...Ovadia Yossef

  • permalien j’ai pas de télé :
    16 janvier 2011 @16h06   « »
    Saad Harriri est au Liban ce que Ben Ali est à la Tunisie.

    J’espère que les révolutionnaires, le peuple libanais, le Hezbollah vont se sortir de l’emprise USA comme les Tunisens le font avec la France.

    N’est ce pas MAM, DSK, Sarko, Miterrand, De lanoé ...

  • permalien Alain Gresh :
    16 janvier 2011 @16h40   « »

    A Liban libre

    La conversation diffusée par la télévision libanaise sur les conversations entre Rafic Hariri et le faux témoin, a été traduite partiellement en anglais sur le site Qifa Nakbi (15 janvier)

    « Saad al-Hariri Caught On Tape with “False Witness” Muhammad Zuhair al-Siddiq »

  • permalien
    16 janvier 2011 @16h44   « »

    Nathan :
    16 janvier @15h55 «  »
    A mon humble avis, au Liban chacun doit savoir dans son for intérieur que les assassins de Rafik Hariri sont des Arabes

    Mis à part ce genre de proposition raciste, qu’avez-vous donc de pertinent et de factuel à écrire sur le sujet ? Etiez-vous présent lors de l’attentat ? Etes-vous juge ou policier et auriez-vous des preuves ? Et quelle importance cela a-t-il qu’un assassin soit “Arabe”, “Caucasien”, “Han”, “Africain sub-saharien” ou que sais-je, serait-il plus assassin ou moins assassin pour autant ?

  • permalien Deïr Yassin :
    16 janvier 2011 @16h57   « »

    Parlant d’extrémistes juifs, on a aussi Dov Lior (le Grand Rabbin de Hebron et à la tête du Conseil des Rabbins de Judée-Samarie) qui par le passé a chanté les louanges de Baruch Goldstein, justifié les meurtres de non-juifs et les expérimentations médicales sur des "terroristes arabes", et exprimé que "la vie de 1000 non-juifs ne vaut pas l’ongle d’un juif" :

    - http://en.wikipedia.org/wiki/Dov_Lior

    Dernièrement, il a sorti cette énormité-ci :

    - www.ynetnews.com/Ext/Comp/Ar...

    Avec toutes mes excuses à Zulfikar-Ansar - je sais que cela fait une éternité qu’il attend l’analyse du texte d’Alain Badiou - mais pendant que les nouvelles sont encore toutes chaudes, si Nathan pourrait nous donner son avis sur les propos de Silvan Shalom que je lui remets pour lui faciliter la tache :

    http://english.ahram.org.eg/NewsCon...

  • permalien K. :
    16 janvier 2011 @17h09   « »

    Au sein de l’institution qui l’embauche, la “Saban Center for Middle East Policy” de la très sioniste « Brookings institution », Shibley Telhami, un des très rares auteurs véritablement professionnels de ce "think tank" étasunien, s’occupe notamment de jauger annuellement “l’humeur politique” de l’opinion publique arabe, avec des résultats qui, chaque année, démolissent les tonnes de propagande mensongère véhiculée par les innombrables médias des Saoud.

    L’auteur montre bien que le principal objectif du TSL est de réussir là où les tensions sectaires nées de la confessionnalisation de l’Irak par les Etats-Unis et les évènements libanais de 2008 ont échoué : détruire l’immense popularité du Hezbollah et plus particulièrement de Hassan Nasrallah auprès de la majorité des Arabes sunnites non libanais.

    Fait remarquable, à ce jour, [Hassan Nasrallah] a survécu aux moments de tensions entre chiites et sunnites au Moyen-Orient. Alors même que le sectarisme était particulièrement prononcé en Irak et au Liban, Nasrallah a réussi à conserver sa popularité dans les pays arabes à majorité sunnite comme la Jordanie et l’Egypte. Et même quand il entra dans un duel avec le gouvernement soutenu par les sunnites de Fouad Siniora suite à la guerre de 2006, plus d’Arabes dans ces pays ont pris le parti de Nasrallah que celui du gouvernement libanais.

    Ce qui est essentiel pour la popularité de Nasrallah c’est non seulement son efficacité apparente dans son opposition à Israël, - qui reste critique,- mais également la projection de lui-même en tant que nationaliste arabe, en tant que nationaliste libanais, alors même qu’il œuvre en même temps pour sa propre communauté chiite. Cette image serait inévitablement l’objet d’attaques si des preuves impliquant son groupe dans l’assassinat de Hariri sont avancées.

  • permalien Zulfikar-Ansar :
    16 janvier 2011 @17h28   « »

    Bonsoir Deir Yassin,

    En fait, le créneau de Nathan consiste à établir une comptabilité macabre des attentats visant des victimes civiles innocentes perpétrés par des salafistes - encore faut-il le prouver. L’implicite de son discours, c’est que la religion musulmane produit des barbares...Ça ne vole pas plus haut que ça.

    S’ il était cohérent, il tiendrait également une comptabilité tout aussi macabre qui consisterait à recenser les victimes des drones américains et autres crimes des forces de l’OTAN éparpillés un peu partout en Afghanistan ; sans oublier les crimes de l’armée israélienne en Palestine. On pourrait à la rigueur comprendre.

    Et, il pourrait se demander quelle est donc cette civilisation - l’américaine - dont le budget militaire annuel équivaut à la moitié du PIB de tout le continent africain !!! Quel serait ici le terme qui conviendrait le mieux à cette "grande civilisation" ?

    Enfin, sur Alain Badiou, un article critique lui a été consacré dans le Monde Diplomatique de janvier 2011 par par Evelyne Pieiller, "Dans la caverne d’Alain Badiou" à la page 26 du journal, je crois.

    Si Nathan était sincère, il s’en serait inspiré....enfin, c’est difficile pour un comptable de son espèce...

    Très amicalement.

    Et Salutations à tous. Et en particulier à Orangerouge et Noval : je les avais oubliés la fois dernière.

  • permalien K. :
    16 janvier 2011 @17h47   « »

    Comme très souvent, “Qifa Nabki” fait de la diversion : il dit bien que Hariri a menti quand il avait prétendu ne jamais avoir rencontré Siddiq et que ce n’est pas rien, mais il insiste en même temps sur le fait que l’enregistrement montre que Hariri n’est pas l’employeur de Siddiq : « ..this audio actually seems to confirm that he was the recipient of Siddiq’s testimony, not the originator of it » (souligné par QN)

    Or, comme comme le fait remarquer un de ses intervenants, l’important n’est pas seulement que Hariri a menti, mais que Siddiq lui a fait part des futurs attentats à venir sans que Hariri, malgré sa milice privée et l’appui occidental, n’ait été en mesure de les prévenir. Et qui donc Hariri cherche-t-il à protéger en niant avoir connu Siddiq et refuser une réunion du cabinet sur ce personnage ?

    C’est une histoire beaucoup plus sombre que Qifa Nabki et certains de ses intervenants veulent bien le faire croire.

    Par ailleurs une deuxième partie du “Hakika Leaks” doit être diffusée ce soir sur la même Télé.

  • permalien K. :
    16 janvier 2011 @18h03   « »

    On peut lire un échange entre Qifa Nabki, qui veut absolument que Siddiq n’était pas au courant de ces attentats et qu’il n’en parle qu’à posteriori pour fanfaronner, et le même intervenant qui cite des passages qui prouvent le contraire.

  • permalien sébastien :
    16 janvier 2011 @18h48   « »

    Zulficar 15 ans de guerres civiles n’ont pas laissées de traces au Liban, de traumatismes, et de rancunes ?
    Vous pensez que les syriens ont mieux agis que les israéliens, qu’ils n’ont pas torturés, ni massacrés de civils ?

    Torture syrienne raconté par un libanais : Vous êtes à poil et ont vous introduit une bouteille dans l’anus, en la cassant en prime.
    Il n’y a pas que les syriens qui l’on fait, et le font, je vous l’accorde !

  • permalien K. :
    16 janvier 2011 @18h55   « »

    Joshua Landis à Jim Lobe :

    L’actuelle administration US est en train de perpétuer au Liban la politique de l’administration Bush le petit, alors même qu’elle sait que cette politique est incapable de venir à bout du Hezbollah et tout ceci au nom du « prestige US », au détriment de la stabilité du Liban.

    Landis strongly criticised the administration’s position as a continuation of Bush’s failed efforts to weaken Hezbollah at all costs.

    "They’ll allow Lebanon to languish," he told IPS, "because they want to save American prestige and continue their fight against Hezbollah, which they know they can’t win."

    Dans le même article Jim Lobe cite l’infame Elliot Abrams qui confirme également que la création d’une instabilité au Liban était le seul “levier” qui restait aux Etats-Unis pour contrer le Hezbollah :

    Indeed, Abrams praised the administration’s support for Hariri and the STL but admitted that such statements were "perhaps all we can do for now... (A)t bottom, this is far less a test of the United States than of the Lebanese," he stressed.

  • permalien K. :
    16 janvier 2011 @20h05   « »

    L’Etatsunien Nicholas Noe est l’un des très rares auteurs qui parle des Etats-Unis et d’Israel en disant “nous” tout en ayant et le souci d’une paix authentique et celui du civil libanais.

    Dans un article intitulé « Lebanese government collapse : a history of missed opportunities » (La chute du gouvernement libanais : une histoire d’occasions manquées) il montre que la “paix” USisrael n’est autre qu’une volonté de domination complète et sans concession du Liban.

    La politique des États-Unis est semblable à celle des années Bush - appliquer une pression à court terme et espérer un miracle.

    (..)

    L’administration US n’aurait pas dû en arriver là.

    Il y a onze ans, un accord de paix entre la Syrie et Israël - qui aurait conduit au désarmement du Hezbollah étant donné les 30.000 soldats syriens du pays [et surtout étant donné que le Hezbollah n’aurait plus pu recevoir des armes]- s’est effondré parce que, comme un haut négociateur israélien sur le Liban et la Syrie, le Maj général Uri Sagi, l’a expliqué par la suite [dans le Maariv traduit en anglais par Didi Remez], le président Bill Clinton a "menti" au feu président syrien Hafez El-Assad sur le fait d’avoir dans sa poche un retrait complet d’Israël du plateau du Golan (jusqu’à la rive nord-est du lac Tibériade), et le Premier ministre israélien Ehud Barak s’est rétracté pour des raisons électorales quant à rendre les derniers 100m du territoire.

    Nicholas Noe affirme que que l’actuel comportement US va encourager Israel à lancer une énieme agression contre le Liban.

  • permalien K. :
    16 janvier 2011 @20h26   « »

    Peut-on imaginer un ambassadeur des Etats-Unis en France rendre visite à des hommes politiques français pour leur dire comment voter ?

    C’est ce qu’a fait aujourd’hui Maura Connelly, l’ambassadrice US au Liban, selon le média hariro-saoud “Now Lebanon” :

    Connelly discusses forming new cabinet with Fattouch

  • permalien
    16 janvier 2011 @20h44   « »

    K. :
    16 janvier @20h26 « 

    Peut-on imaginer un ambassadeur des Etats-Unis en France rendre visite à des hommes politiques français pour leur dire comment voter ?

    Si on se fonde sur les fuites diplomatiques Wikileaks, ce sont des hommes et des femmes politiques français qui rendent visite à l’ambassadeur US, ce n’est pas mieux !

  • permalien Zulfikar-Ansar :
    16 janvier 2011 @21h18   « »

    Vous pensez que les syriens ont mieux agis que les israéliens, qu’ils n’ont pas torturés, ni massacrés de civils ? (...)
    Torture syrienne raconté par un libanais : Vous êtes à poil et ont vous introduit une bouteille dans l’anus, en la cassant en prime.

    Décidément, Nathan et Sébastien forment une sacrée paire !

    Le premier est passionné par les scènes macabres (corps déchiquetés, attentats meurtriers etc..) ...et le second par l’anatomie...

    Bon, rapidement, les Syriens ont été appelés à la rescousse des Maronites en 1976 par le président de la République libanaise de l’époque, Soleimane Frangieh. Les Syriens ont été mandatés par la Ligue arabe. La politique syrienne au Liban a toujours été une politique d’équilibre : aucune confession ne doit devenir trop dominante.

    Il est vrai que les Syriens ont investi le Liban et installé un appareil sécuritaire énorme au Liban et commis bien des exactions.

    Mais, comparativement, le bilan des Israéliens et de loin plus lourd. La destruction systématique des infrastructures libanaises est une constante israélienne.

    Il faut aussi bien connaître l’histoire contemporaine du Liban avant de juger. Ce court extrait d’un texte de René Naba d’août 2010 permet d’y voir plus clair :

    Un chiffre suffit à illustrer l’importance de Beyrouth en tant que plaque tournante de la guerre de l’ombre (5). Entre 1945 et 1995, c’est à dire au cours des trente premières années de leur indépendance, dix huit coups d’état sanglants ont secoué le Monde arabe, la plupart fomentés depuis la capitale libanaise, dont huit en Syrie et trois, rien que dans l’année qui a suivi la défaite en 1949, avec les coups de force du Colonel Hosni Zaim, le 29 mars 1949, du Général Sami Hennaoui, 14 Août 1949, et du général Adib Chichakli, 19 décembre 1949.

    Voilà pour quelles raisons les Syriens ne peuvent être neutres au Liban...qui il faut s’en souvenir était une partie intégrante de la Syrie.

    Sans oublier que durant la guerre de 2006, 250 000 Libanais ont trouvé refuge en Syrie.

    Apparemment, il ne sert à rien de vous le répéter....

  • permalien K. :
    16 janvier 2011 @21h32   « »
    Jours glorieux à Tunis

    "On se rappelera que c’est seulement quand les États-Unis se sont assurés que Ben`Ali avait quitté le pays, que la Maison-Blanche a publié la déclaration disant que le peuple tunisien a le droit de choisir ses dirigeants", a écrit As’ad AbuKhalil, un professeur de sciences politiques à l’UC Berkeley sur son populaire blog "Angry arab."

    Le président Barack Obama, dans un communiqué publié vendredi, a condamné l’usage de la violence contre les manifestants et a appelé le gouvernement à tenir des élections libres qui "reflètent la véritable volonté et les aspirations du peuple tunisien."

    Mais, pour beaucoup dans la région, le manque d’encouragement des États-Unis a également rendu l’accomplissement du peuple tunisien d’autant plus savoureux.

    "Pour une fois, c’est le peuple arabe qui est passé aux actes. C’est à cela que ressemble la victoire," a écrit Robin Yassin Kassab, un romancier syro-britannique, sur son blog Qunfuz.

  • permalien Nathan :
    16 janvier 2011 @21h51   « »

    K : 16 janvier @20h26

    Peut-on imaginer un ambassadeur des Etats-Unis en France rendre visite à des hommes politiques français pour leur dire comment voter ?

    Vous savez parfaitement que les hommes politiques libanais consultent également la Syrie et l’Arabie saoudite (il font tellement de séjours là-bas qu’il faudrait créer une agence de voyage). Sans oublier le Hezbollah qui prend directement ses ordres de Téhéran (le séjour d’Ahmadinejad dans le Sud-Liban faisait penser à la tournée d’un monarque dans une des ses provinces éloignées). Apparemment, ça vous gêne moins.

  • permalien Laurent Szyster :
    16 janvier 2011 @22h00   « »

    Le conflit israélo-palestinien n’est qu’un prétexte utilisé par le Hezbollah pour refuser de se désarmer et parvenir à sa fin, c’est à dire régner sans partage sur le Liban. On l’a bien vu en 2006 quand le parti de dieu a déclenché une guerre pour mettre fin à l’enquête du capitaine Wissam Eid.

    http://beirutspring.com/blog/2008/0...

    Mais quoi qu’il se passe au Liban, quoi que les Libanais fassent et disent, pour Alain Gresh tout ramène finalement aux USA, à Israël, l’occupation, bref aux truismes "antisionistes".

    When all you got is a hammer, everything looks like a nail.

    En conséquence de quoi, les mêmes commentateurs feront ici les même dénonciations rituels de la machination "sioniste" derrière chaque attentats, chaque assassinats au Liban.

    Mais n’est-ce finalement pas l’objectif de ce blog ? Toujours ramener les nouvelles d’Orient à l’influence forcément néfaste d’Israël et des USA.

    Quoi qu’il advienne et quelle que soit la nouvelle !

  • permalien
    16 janvier 2011 @22h01   « »

    "Peut-on imaginer un ambassadeur des États-Unis en France rendre visite à des hommes politiques français pour leur dire comment voter ?"

    Pas besoin, les hommes (et femmes) politiques français savent très bien voter à l’avantage des États-Unis. Et comme le faisait remarquer un autre commentateur, ce sont eux qui vont chercher leurs consignes de vote, lorsqu’ils ont un doute...

  • permalien Nathan :
    16 janvier 2011 @22h09   « »

    Contrairement à ce que prétend Zulfikar-Ansar, je ne suis pas ici pour faire une comptabilité macabre mais pour rétablir un peu de bon sens face aux allégations mensongères et aux exagérations de toutes sortes. Certains voient dans l’attentat d’Alexandrie ou dans l’assassinat d’Hariri la main du Mossad. C’est grotesque. L’attentat d’Alexandrie a été précédé de menaces précises contre des coptes de la part de la mouvance al-Qaida qui les accusent d’avoir converti des musulmanes de force. Quant à l’assassinat de Rafik Hariri, on ne voit pas où était l’intérêt des Israéliens de faire tuer un dirigeant libanais pro-occidental. Sans oublier que cet assassinat a été suivi de nombreux autres , dont celui de Samir Kassir, dont curieusement personne ne parle ici.

    Tout le monde sait que le Mossad cible les ennemis déclarés d’Israël et ne perd pas son temps à tirer sur tout ce qui bouge. Le simple fait que des antisionistes viscéraux et leurs soutiens croient ou feignent de croire à ce genre d’inepties prouve si besoin en était qu’ils vivent dans un état d’irréalité. Cela prouve aussi qu’ils n’ont même pas appris à connaître leur ennemi.

    Il en va de même lorsque Zulfikar-Ansar prétend que Ben Ali serait un agent du Mossad. Encore une exagération, d’autant plus inutile qu’il lui suffisait de dire que les Israéliens étaient fort satisfaits du régime Ben Ali. Tant que Ben Ali était au pouvoir, il y avait là-bas un régime fort (et stable) et il n’y avait pas à craindre un soulèvement de la rue arabe, toujours susceptible de dégénérer vers l’expression de sentiments anti-occidentaux ou anti-israéliens (peut-être pas en Tunisie mais probablement en Egypte). De ce point de vue, Sylvan Shalom dit cyniquement tout haut ce que d’autres Israéliens pensent tout bas. On pouvait également dire comme Deïr Yassin, que les mafias s’entendent toujours entre elles, car il est sûr qu’elles faisaient des affaires juteuses ensemble. Ça me semble plus juste comme appréciation. Pas besoin d’en rajouter une couche.

    A part ça, s’il s’avérait que le plus haut dignitaire chi’ite ou presque - celui qui se fait appeler pompeusement "chef suprême", à ne pas confondre avec le suprême du chef - a commandité le meurtre d’un premier ministre sunnite libanais, ça serait quand même énorme. Est-ce que ça ébranlerait pour le moins du monde les certitudes d’un K ou d’un Zulfikar-Ansar ? Probablement pas.

  • permalien
    16 janvier 2011 @22h10   « »

    Laurent Szyster :
    16 janvier @22h00 «  »

    Le conflit israélo-palestinien n’est qu’un prétexte utilisé par le Hezbollah pour refuser de se désarmer

    C’est vrai que si le Hezbollah se mettait à cultiver des fleurs et à organiser des séjours mystiques contemplatifs, ça en arrangerait certains, mais je ne crois pas que ce soit dans leurs intentions...

  • permalien
    16 janvier 2011 @22h19   « »

    Notez que si les sionistes se désarmaient et réintégraient spontanément leurs pénates initiales et respectives, ce n’est peut-être pas exclu qui sait ?

  • permalien sébastien :
    16 janvier 2011 @22h25   « »

    Zulficar : "Voilà pour quelles raisons les Syriens ne peuvent être neutres au Liban...qui il faut s’en souvenir était une partie intégrante de la Syrie."
    Personne n’est neutre au Liban, et les alliances ce font et se défont.
    En 1982 les israéliens ont été accueilli poliment par beaucoup de libanais, ce ne fut pas le cas en 2006.
    Il n’empêche que se pays est très divisé, marqué par 15 ans de guerre civile.
    Il y a dans le peuple libanais un courant très important anti syrien, méfiant vis à vis du Hezbolah, et ce ne sont pas des sionistes pour autant.

  • permalien sébastien :
    16 janvier 2011 @22h28   « »

    PS : la guerre civile à fait plus de ravage au Liban que les attaques israéliennes en 1982 et 2006.

  • permalien
    16 janvier 2011 @22h33   « »

    Nathan :
    16 janvier @22h09 «  »

    Quant à l’assassinat de Rafik Hariri, on ne voit pas où était l’intérêt des Israéliens de faire tuer un dirigeant libanais pro-occidental.

    Ah que si !

    - 1) Faire accuser la Syrie et les forcer à quitter le Liban qu’ils protégeaient.
    - 2) En profiter pour attaquer une nouvelle fois le Liban. (qu’ils imaginaient désarmé...)
    - 3) Essayer d’en remettre une couche en tentant maintenant de faire accuser injustement le Hezbollah qui les a ridiculisé en 2006.

  • permalien
    16 janvier 2011 @22h38   « »

    sébastien :
    16 janvier @22h28 «  »
    la guerre civile à fait plus de ravage au Liban que les attaques israéliennes en 1982 et 2006.

    Si ce n’est que cette guerre “civile” n’en était pas une... Une guerre civile met aux prises des compatriotes, sans interventions étrangères, là ce n’était pas le cas !

  • permalien K. :
    16 janvier 2011 @22h43   « »

    Laurent Szyster :
    16 janvier @22h00 «  »
    Le conflit israélo-palestinien n’est qu’un prétexte..

    Peut-être n’étiez-vous pas encore né ? Mais peut-être alors faudrait-il avoir un minimum de connaissances historiques avant de lancer votre puérile hasbara ?

    Vous ne savez donc pas qu’Israel a sauvagement agressé et à plusieurs reprises le Liban avant l’avènement du Hezbollah ?

    Vous ne savez pas que depuis 1968 [le Hezbollah est né en 1982], l’armée israélienne a fait entre 50 000 et 60 000 victimes civiles au Liban ? Et que la grosse majorité a été tuée avant l’avènement du Hezbollah ?

    Vous ne savez pas que votre criminel de guerre Ehoud Barak avait déclaré que ce sont les actes criminels de votre cher Israel qui ont "créé le Hezbollah" ?

    Vous n’êtes pas au courant que le Liban est le seul pays qu’Israel a quitté contraint et forcé, par le Hezbollah, après l’avoir occupé pendant 22 ans ?

    A moins que vous ne soyiez persuadé que l’asservissement par les sionistes relève du droit divin ?

  • permalien Yvan :
    16 janvier 2011 @23h28   « »
    Il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre

    K : « Mais, pour beaucoup dans la région, le manque d’encouragement des États-Unis a également rendu l’accomplissement du peuple tunisien d’autant plus savoureux. »

    A propos de chronologie et d’encouragements :

    ContreInfo :: Barack Hussein Obama : discours du Caire (traduction)  5 juin 2009

    Par conséquent, permettez-moi de le dire clairement : aucun système de gouvernement ne peut ou ne devrait être imposé par un pays à un autre.

    (...)

    Ce point est important car il y a ceux qui encouragent la démocratie uniquement lorsqu’ils ne sont pas au pouvoir ; et une fois au pouvoir ils sont sans scrupules dans la suppression des droits d’autrui. (Applaudissements) Quel que soit là où il prend forme, le gouvernement du peuple et par le peuple est le seul étalon par lequel on mesure tous ceux qui sont au pouvoir : il faut conserver le pouvoir par le consentement du peuple et non la coercition ; il faut respecter les droits des minorités et participer, dans un esprit de tolérance et de compromis ; il faut mettre les intérêts du peuple et le déroulement légitime du processus politique avant ceux de son parti. Sans ces ingrédients, les élections ne créent pas une vraie démocratie à elles seules.

  • permalien K. :
    16 janvier 2011 @23h33   « »

    L’UNIFIL est arrivé à obtenir la libération du berger libanais chrétien Charbel Tanios Khoury que le glorieux tsahal avait kidnappé il y a quelques jours.

    C’est le troisième enlèvement au Sud-Liban en 12 mois. Il y a eu, rien que pour le 14/01/2011, 14 violations de l’espace aérien libanais par l’aviation israélienne.

    Il y a eu des milliers d’enlèvements et de violations des espaces terrestres aériens et maritimes libanais depuis l’avènement de l’Etat sioniste.

    Le Hezbollah viendrait à disparaitre que ce droit divin s’étendrait à la surveillance des termites en tant que “menace existentielle”.

  • permalien Lou :
    16 janvier 2011 @23h39   « »

    Sayed Nasrallah : l’opposition ne nommera pas Saad Hariri

    Pour comprendre ce qui s’est passé : ce sont les Américains et les Israéliens qui ont refusé cette initiative arabe, mais ils l’ont laissée avancer, parce qu’ils misaient peut-être qu’elle n’allait pas aboutir à un accord.. Mais lorsqu’ils ont vu qu’elle a été accomplie, ils ont alors intervenu en force et ont affiché leur refus
    C’est la seule explication
    Nous savions bien entendu d’après les déclarations américaines et leurs enjeux qu’ils ne peuvent permettre que l’initiative réussisse..
    (...)
    Pourtant, nous étions prêts à faire beaucoup de concessions pour faire éviter au Liban le pire..
    Il y a une contrepartie que je vais vous révéler : celle liée au dossier des faux-témoins.(...)
    Or l’une des contreparties était de classer l’affaire des faux témoins !!
    Pourquoi êtes-vous si soucieux de classer ce dossier alors que vous devez être les plus attachés au jugement des faux-témoins ??
    Aujourd’hui seulement nous comprenons très bien pourquoi il est interdit de voter sur cette affaire au conseil des ministres, et pourquoi dans ce pays, il faut torpiller la tentative de saisir la conseil juridique dans cette affaire…
    A la vue de ce qui a été révélé dans la chaine alJadid ( New TV) (( qui a diffusé samedi soir les bandes sonores de la discussion qui a eu lieu lors de rencontres entre le Premier ministre Saad Hariri, et le principal faux-témoin dans l’affaire Zouheir Siddik , en présence du chef du département des renseignements le colonel Wissam ElHassan et du vice-commissaire de l’enquête internationale Gerhard Lehman, peu de temps après l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri, ndlr))
    (...)
    A cette occasion, j’aimerais féliciter le peupe tunisien pour sa révolution historique et sa bravoure… Mais il faut prendre les leçons de cette révolution.. surtout celle de ce régime ( de Ben Ali) et de son équipe qui ont toujours travaillé pour les intérêts de la France, des États-Unis et des occidentaux, alors que ces derniers ont refusé de l’accueillir, et ont même expulsés leurs proches…
    Le Liban ne peut continuer que si les gens dialoguent entre eux
    Mais si les libanais ne peuvent pas parvenir à une solution, nous aurons un problème.. Et si les USA s’ingèrent, ceci va compliquer encore plus les choses
    L’autre équipe insiste à ne pas résoudre les choses…
    Nous ne permettrons que notre réputation et notre dignité soit mis en cause ou que l’on nous incombe injustement et à tort l’assassinat du martyre Rafic Hariri, même de par le doute.
    Dans ce cas, nous déciderons ce que nous aurons à faire…

  • permalien
    16 janvier 2011 @23h42   « »

    Le seul souci avec Obama, c’est qu’il fait strictement l’inverse de ce qu’il dit dans ses discours, depuis son élection c’est 1984...

  • permalien K. :
    17 janvier 2011 @00h33   « »

    Israel : Aussi bien la dictature que la démocratie dans les pays arabes sont dangereuses pour la “sécurité” nationale d’Israel.

    Peu après que son second ait déclaré que la démocratie dans les pays arabes était « une menace pour la sécurité nationale d’Israel », Netanyahou déclare que la révolution tunisienne est « le reflet de l’instabilité des pays arabes », “instabilité” qui justifie qu’Israel ne s’engage pas résolument en faveur de la paix, puisque rien ne dit que les nouveaux gouvernements respecteraient les traités :

    Netanyahu added that the Tunisian unrest also highlights an important issue regarding a possible Middle East peace treaty, saying that there is doubt whether or not such an agreement would be followed by all sides in the long run in view of the pervasive political instability in the region.

    "We don’t know if a peace agreement would be respected and so any peace deal would have to include on-the-ground security arrangements," the premier said.

    Qu’est-ce qui pourrait remédier à l’instabilité sinon des gouvernants choisis par les peuples ?

    Nous savons que le monde arabe doit créer plus de 100 millions de nouveaux emplois au cours des 15-20 prochaines années pour répondre aux besoins des jeunes qui entrent dans les différents marchés du travail. A défaut, il ne faut pas être surpris que les émeutes remplissent nos rues, et qu’une réelle instabilité devienne un dangereux modèle.

  • permalien Stolypine :
    17 janvier 2011 @02h56   « »

    @un inconnu

    Si ce n’est que cette guerre “civile” n’en était pas une... Une guerre civile met aux prises des compatriotes, sans interventions étrangères, là ce n’était pas le cas !

    Ah bon ? la guerre civile russe et la guerre d’Espagne n’était donc pas des guerres civiles selon vous ? Toutes les guerres civiles ont leur lots d’interventions étrangères.

  • permalien Tristan :
    17 janvier 2011 @05h12   « »

    @Stolypine

    Toutes les guerres civiles ont leur lots d’interventions étrangères

    Effectivement

    J’imagine que, comme moi, vous trouver minable, l’argument de Sébastien :

    la guerre civile à fait plus de ravage au Liban que les attaques israéliennes en 1982 et 2006.

  • permalien Stolypine :
    17 janvier 2011 @07h06   « »

    Effectivement

    J’imagine que, comme moi, vous trouver minable, l’argument de Sébastien :

    la guerre civile à fait plus de ravage au Liban que les attaques israéliennes en 1982 et 2006.

    Non pas vraiment, c’est même pertinent.

  • permalien
    17 janvier 2011 @07h39   « »

    Stolypine :
    17 janvier @02h56 «  »
    @un inconnu

    <...> Ah bon ? <...> Toutes les guerres civiles ont leur lots d’interventions étrangères.

    Vous savez très bien que cette guerre a été initiée et était orchestrée de l’étranger, les Libanais n’étaient que des pantins tragiques dans cette tragédie.
    Les historiens ne s’y sont pas trompés, c’est bien comme cela qu’ils présentent cette guerre tragique, la présenter autrement comme vous le faites, c’est du révisionnisme historique pur et simple.
    Il ne faut pas pas être un prix Nobel pour faire la différence avec une véritable guerre civile comme la Guerre de sécession par exemple, un gosse fait déjà bien le distingo, inutile de prendre les gens pour des buses.
    Cette volonté de tenter de travestir des fais historiques montre bien le caractère pathétique de ceux qui défendent cette cause inéfendable qu’est le sionisme, quand on a tort et qu’on le sait, il ne reste plus que le mensonge...

  • permalien Yvan :
    17 janvier 2011 @07h51   « »

    M. Jean-Paul Lecoq. Et Ben Ali ?

    Mme Michèle Alliot-Marie, ministre d’État. Le deuxième problème est effectivement celui des décès et des violences constatées à l’occasion de ces manifestations.

    M. Maxime Gremetz. Cinquante-deux morts !

    Mme Michèle Alliot-Marie, ministre d’État. On ne peut que déplorer des violences concernant des peuples amis.

    Pour autant, je rappelle que cela montre le bien-fondé de la politique que nous voulons mener quand nous proposons que le savoir-faire de nos forces de sécurité, qui est reconnu dans le monde entier, permette de régler des situations sécuritaires de ce type.

    M. Roland Muzeau. Quelle honte !

    M. Pierre Gosnat. Et Ben Ali ? Répondez à la question !

    Mme Michèle Alliot-Marie, ministre d’État. C’est la raison pour laquelle nous proposons aux deux pays de permettre, dans le cadre de la coopération, d’agir dans ce sens, afin que le droit de manifester soit assuré de même que la sécurité. (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP.)

    M. Jacques Desallangre. Quelle duplicité !

    http://www.assemblee-nationale.fr/1...

    Situation en Tunisie : la France prend acte de la transition constitutionnelle

    La France prend acte de la transition constitutionnelle annoncée par le Premier ministre GHANNOUCHI.

    La France souhaite l’apaisement et la fin des violences. Seul le dialogue peut apporter une solution démocratique et durable à la crise actuelle.

    La France se tient aux cotés du peuple tunisien dans cette période décisive.

    http://www.elysee.fr/president/les-...

  • permalien
    17 janvier 2011 @07h57   « »

    Lou :
    16 janvier @23h39 «  »
    Sayed Nasrallah : l’opposition ne nommera pas Saad Hariri

    Je trouve cette position tout à fait cohérente et pertinente, Saad Hariri n’a pas eu un comportement honnête en tant que Premier ministre, il dit “Oui” à tout le monde et en réalité laisse ses amis Saoudiens et Yankee tirer les ficelles en sous-main et diriger le Liban à l’encontre des intérêts du pays. Saad Hariri ce Monsieur “Oui Oui” est clairement malhonnête, il n’est pas digne d’être Premier ministre et de diriger le pays, ce qu’il n’a jamais fait d’ailleurs !

  • permalien Nathan :
    17 janvier 2011 @10h07   « »

    S’il s’avère que Khamenei aurait ordonné l’assassinat de Hariri, ce serait tout de même énorme. Et ça en dit long sur ce qui risque de se passer en Irak dès le départ des troupes américaines (le retour de Moqtada el-Sadr au pays est de très mauvaise augure). Sans oublier les autres ambitions régionales de l’Iran, notamment en Afghanistan et à l’égard des pays du Golfe. You haven’t seen anything yet.

  • permalien
    17 janvier 2011 @10h53   « »

    Hypothèse absurde Nathan ! La hasbara des "si" ne peut convaincre que des naïfs... Rafiq Hariri a je vous le rappelle été assassiné le 14 février 2005, à qui voudriez-vous faire croire que si quelqu’un depuis tout ce temps avait eu le moindre soupçon de preuve concernant les assassins et leurs commanditaires cela pourrait bien ne s’être su depuis des lustres ? Il faut être sérieux tout de même Nathan !

  • permalien Ph. Arnaud :
    17 janvier 2011 @12h38   « »

    A Nathan (message de 10 h 07)

    Vous dites : « Et ça en dit long sur ce qui risque de se passer en Irak dès le départ des troupes américaines (le retour de Moqtada el-Sadr au pays est de très mauvaise augure). »

    Les troupes américaines n’ont rien à faire en Irak (ni, d’ailleurs, où que ce soit dans le monde : le seul lieu où la présence des troupes américaines est à l’intérieur des frontières des Etats-Unis).

    Moqtada al-Sadr étant irakien, sa présence à l’intérieur de l’Irak est tout à fait légitime (à la différence de celle des Etats-Unis). Par ailleurs, il est tout à fait normal que l’Iran – comme, d’ailleurs, l’Arabie saoudite – ait des ambitions régionales. Mais ce n’est pas à des puissances étrangères à s’en soucier, et encore moins aux puissances occidentales, et encore moins aux Etats-Unis…

  • permalien Nathan :
    17 janvier 2011 @13h05   « »

    On peut s’étonner que M. Alain Gresh ne tienne pas compte de l’hypothèse selon laquelle Khamenei aurait effectivement donné son feu vert à l’assassinat et Rafik Hariri et ce que signifierait une telle initiative pour l’ensemble de la région. Cette hypothèse n’est pas si farfelue que ça. S’il s’avère, comme on le laisse entendre, que le TSL va inculper prochainement certains membres du Hezbollah, il est peu probable qu’au sein d’un mouvement aussi organisé et hiérarchisé (à l’image d’une milice fasciste), l’ordre ne soit pas venu d’en haut, c’est-à-dire du chef suprême en personne et transmis ensuite au responsable des pasdarans au Liban puis aux hommes de main du Hezbollah.

    On peut s’étonner que M. Alain Gresh n’envisage pas au moins cette hypothèse, laquelle est bien moins fantaisiste que l’implication du Mossad.

  • permalien HN :
    17 janvier 2011 @13h16   « »

    il est peu probable qu’au sein d’un mouvement aussi organisé et hiérarchisé (à l’image d’une milice fasciste)

    Ou à l’image d’une armée régulière......

  • permalien
    17 janvier 2011 @13h21   « »

    Nathan :
    17 janvier @13h05 «  »
    On peut s’étonner que M. Alain Gresh ne tienne pas compte de l’hypothèse selon laquelle Khamenei aurait effectivement donné son feu vert à l’assassinat et Rafik Hariri

    Ca prouve juste, s’il en était encore besoin, que notre ami Alain Gresh est un garçon équilibré et sain d’esprit !

  • permalien Yann :
    17 janvier 2011 @14h09   « »
    Rebel Music

    Mohamed Bhar - Bouzid a dit non

    Les braves font surface
    Et toute nuit a sa fin

  • permalien Nathan :
    17 janvier 2011 @14h40   « »

    K : 16 janvier @20h26

    Peut-on imaginer un ambassadeur des Etats-Unis en France rendre visite à des hommes politiques français pour leur dire comment voter ?

    Réponse :

    Les dirigeants syrien, turc et qatari ont entamé lundi une réunion à Damas pour évoquer la crise politique au Liban liée au Tribunal spécial pour le Liban (TSL) enquêtant sur l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri, selon l’agence officielle Sana.
    Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, l’émir du Qatar cheikh Ahmad ben Khalifa al-Thani, arrivés peu auparavant dans la capitale syrienne, et le président syrien Bachar al-Assad "ont commencé leur réunion", a indiqué l’agence Sana sans donner de détails.

    Ça en fait du monde. Une vraie armée mexicaine. Ils n’ont pas besoin aussi d’un coup de main des habitants des îles Tuvalu et Vanuatu ?

  • permalien sebastien :
    17 janvier 2011 @14h54   « »

    Arnaud : "Par ailleurs, il est tout à fait normal que l’Iran – comme, d’ailleurs, l’Arabie saoudite – ait des ambitions régionales."

    Que voullez-vous dire ?

    On a les ambitions que votre puissance vous permet d’avoir.

    La France à des ambitions africaines, et les USA ont des ambitions mondiale parceque leur puissance le leur permet, et que des gens dans le monde l’acceptent.

    Pour en rester au sujet, le Liban, c’est évident que les pays occidentaux, et les syriens, ont des liens dans le pays, et ne se génent pas pour y intervenir.

    C’est compliqué, mais le Liban fut crée par la France au détriment de la Syrie. Les français espéraient ainsi permettre l’existance d’un pays arabe chrétien, qui était donc sensé être naturélement tourné vers l’Europe.

  • permalien
    17 janvier 2011 @14h55   « »

    Entre des puissances étrangères comme les USA, la France ou l’Arabie saoudite qui s’ingèrent dans la politique intérieure libanaise, et des pays amis du Liban qui proposent leurs bons offices pour tenter d’aider à résoudre une crise au Liban, quel est le rapport ? Aucun !
    Si par exemple le Premier ministre Turc Recep Tayyip Erdoğan intervient, c’est uniquement par sympathie et par solidarité, la Turquie n’a aucun intérêt inavouable à procéder ainsi...
    Je parle même pas de ceux qui interfèrent dans la politique intérieure libanaise dans le seul but de lui nuire, j’imagine que vous verrez de qui je veux parler...

  • permalien Ph. Arnaud :
    17 janvier 2011 @14h56   « »

    A Nathan (message de 14 h 40)

    Parlant des dirigeants qatari, syrien et saoudien présents à Damas, vous dites, ironisant pe-samment : « Ça en fait du monde ! ». « Ça » en fait moins que l’écrasante présence occidentale (depuis le XIXe siècle dans la région), encore alourdie de la participation américaine.

    Je vous rappelle au passage que les Américains sont grossièrement intervenus en 1958 au Liban bien avant que n’existent le Hezbollah ou le pouvoir des el-Assad en Syrie, qui servent de prétextes à toutes les ingérences occidentales…

  • permalien
    17 janvier 2011 @15h07   « »

    sebastien :
    17 janvier @14h54 «  »

    le Liban fut crée par la France au détriment de la Syrie. Les français espéraient ainsi permettre l’existance d’un pays arabe chrétien, qui était donc sensé être naturélement tourné vers l’Europe.

    Ce n’est pas faux pour une fois ce que vous dites, ce que l’on doit toutefois y ajouter, c’est que la France n’a aucune légitimité à intervenir hors de l’Hexagone, pas plus que n’importe quel autre pays ou mouvement idéologique, qu’en droit international c’est interdit, et que le temps des croisades et des colonies est révolu !

  • permalien Ph. Arnaud :
    17 janvier 2011 @15h17   « »

    A Sébastien

    Vous dites : « les USA ont des ambitions mondiale parce que leur puissance le leur permet, et que des gens dans le monde l’acceptent… »

    Mais quels « gens » l’acceptent ?

    -Les peuples de l’Amérique centrale et méridionale, écrasés depuis 1850 par des oligarchies soutenues à bout de bras par les Etats-Unis ?

    Les peuples égyptien, marocain ou congolais, dont les Etats-Unis ont soutenu les dictateurs Moubarak, Hassan II et Mobutu durant des années ?

    Le peuple iranien, dont les Etats-Unis ont soutenu leur dictateur de shah durant 35 ans, et à qui ils ont imposé une guerre de 8 ans, un blocus et des tentatives répétées de déstabilisation ?

    Le peuple philippin, que, depuis 1898, les Etats-Unis maintiennent dans une sujétion de droit, puis de fait ?

    Le peuple chinois, auquel les Etats-Unis dénient le droit de récupérer sa province de Taï-wan (qui n’a aucune existence légitime) ?

    Le peuple russe que, depuis 1991, les Américains ne cessent d’humilier en fomentant des complots à sa périphérie et en prétextant d’un danger imaginaire pour pointer des fusées à ses frontières ?

    Le peuple turc, que les Américains ont tant humilié en 1991 qu’il a refusé le passage des troupes américaines en 2003 ?

    Le peuple espagnol, auquel un ancien franquiste, fils et petit-fils de franquiste a imposé, contre l’écrasante majorité de sa population, l’ignoble guerre de 2003 ?

    Le peuple grec, à qui les Américains ont imposé la guerre civile de 1945 à 1949 et la dictature des colonels de 1967 à 1974 ?

    Le peuple français auquel son dernier dirigeant, après le sursaut d’indépendance et de di-gnité du gaullisme, a imposé de revenir dans la niche de l’OTAN avec la laisse américaine ?

    Qui, dans le monde, accepte la domination américaine, en dehors d’une minorités de pourris, de riches, de racistes ou d’ultralibéraux ?

  • permalien sebastien :
    17 janvier 2011 @16h35   « »

    Arnaud "Le peuple français auquel son dernier dirigeant, après le sursaut d’indépendance et de di-gnité du gaullisme, a imposé de revenir dans la niche de l’OTAN avec la laisse américaine ?"

    Qui à élu Sarkozy ?
    Poser la question c’est y répondre.
    Pareil pour Blair et Berlusconi, et tous leurs amis qui ont été élus.
    Pour les dictateurs, c’est autre chose.

    Pour le Liban, la France avait reçut un mandat de la SDN pour administrer ce pays ainsi que la Syrie, et les préparter à l’indépendance, dans un délai de 30 ans à partir de 1918.
    Nous avons instauré le systhéme confessionel dans ce pays.

  • permalien Orangerouge :
    17 janvier 2011 @17h14   « »

    Je ne sais pas quoi penser de cela.

    Avec Israël et ses soutiens on sait que tout est possible ...

    http://oumma.com/Pour-Farid-Smahi-l...

  • permalien Ph. Arnaud :
    17 janvier 2011 @17h17   « »

    A Sébastien

    S’agissant de la légitimité des Sarkozy, Berlusconi, Aznar, vous dites : « Qui à élu Sarko-zy ? Poser la question c’est y répondre. »

    Si vous voulez insinuer par là que le retour de la France a été approuvé par le peuple fran-çais, et que ce retour est légitime, je le conteste radicalement ! Sarkozy ne s’était pas engagé là-dessus : en fait, derrière des promesses électorales creuses et mensongères, il a fait passer, en politique intérieure, un programme scandaleusement favorable aux riches et aux ultralibé-raux et, en politique extérieure (ceci étant d’ailleurs lié à cela), un programme asservi aux Américains (et, je le signale, aux pires, ceux de Bush, pas ceux d’Obama – même si je ne me fais pas d’illusion sur ce dernier).

    Les Espagnols qui, en 2003, avaient Aznar pour dirigeant (donc qui l’avaient élu démocra-tiquement), et qui, massivement, avaient manifesté contre la guerre de Bush, n’étaient pas pour cette guerre – pas plus que les Italiens ou pas plus que n’importe lesquels des peuples d’Europe centrale que leurs dirigeants envoient se faire tuer en Afghanistan et en Irak pour complaire au maître américain.

    Un vote, une élection ne sont pas nécessaires pour assurer la légitimité : quatre mois avant Sedan, le régime de Napoléon III a été approuvé à 83 % par plébiscite. Quatre mois plus tard, il ne s’est trouvé personne pour le défendre.

    Je persiste et je signe donc : pour rechercher la protection des Américains, il faut être riche, ultralibéral, crapule ou aliéné…

  • permalien Orangerouge :
    17 janvier 2011 @17h37   « »
    Deux folles et Ben Ali en Tunisie

    Là c’est pas des missiles des sionistes que je vais me prendre. Mais ceux d’un autre réseau d’influence bien placé dans les médias.
    Ca me changera.

    Il y a des choses qui doivent être dites.

    http://www.minorites.org/index.php/...

  • permalien sebastien :
    17 janvier 2011 @17h40   « »

    Les français ont élu Sarkozy alors qu’on l’appelait Sarko l’américain, et les dirigeants européens dons les états ont adhérés à l’OTAN on été élu, et réélu en conaissance de cause.

    Le peuple italien était contre la guerre en Irak en 2003, mais il à réelu Berlusconi aprés qu’il ait soutenu la guerre en Irak.
    Il avait été batu en 2006, mais il est revenu en 2008.

    Pareil pour Blair réelu par les britanniques en 2005, 2 ans aprés la guerre en Irak.

    Tous les dirigeants qui ont été élu, ou réelu, en Europe depuis 2001, ont approuvé l’engagement en Afghanistan, c’est du moins le cas en France, Allemagne, Royaume Uni, Espagne, Italie.
    Les dirigeants ont été réélu en connaissance de cause.

    Tous les peuples ne sont pas fondamentalement anti-américains.

  • permalien Orangerouge :
    17 janvier 2011 @17h54   « »
    Gaza : demain 18h30 rassemblement contre l’impunité Place Saint-Michel

    Amnesty International France appelle à un rassemblement public sur les massacres de GAZA, ce mardi 18 janvier à 18h30, Place Saint-Michel à Paris, pour dire "Non à l’impunité : justice pour les victimes !".

    Gaza : 2 ans après, l’impunité demeure et les victimes restent sans justice

    http://www.europalestine.com/spip.p...

  • permalien Nathan :
    17 janvier 2011 @17h58   « »

    Très amusant (et quelque peu paradoxal). Ahmadinejad et Erdogan discutent au téléphone et conviennent de tenter de "résoudre" la crise libanaise en promettant d’éviter les "considérations politiques" et les "interventions étrangères".

    http://english.farsnews.com/newstex...

  • permalien Nathan :
    17 janvier 2011 @18h09   « »

    Très comique aussi. Comme on peut le constater sur ces photos, la jeunesse tunisienne en révolte est dûment représentée au sein du nouveau gouvernement.

    http://www.lemonde.fr/afrique/artic...

  • permalien Jeff :
    17 janvier 2011 @18h39   « »

    Pourquoi toujours ces sarcasmes, Nathan ?

    Que cherchez-vous à dire ?

    Lisez-vous l’avenir ?

  • permalien Zulfikar-Ansar :
    17 janvier 2011 @18h42   « »

    Bonsoir à tous,

    Selon les informations relayées par le quotidien Al-Quds Al-Arabi, Ben Ali se serait enfui de Tunisie en étant déguisé en femme voilée...
    Ouais, encore un paradoxe. Ce laquais etats-unien se tire dans un accoutrement symbolisant ce qu’il a toujours combattu..

    Pathétique et lamentable fin pour un général...

    Sa femme Layla Ben Ali (Layla Gin pour les intimes) a fait un tour à la banque centrale de Tunisie en emportant 1 tonne et demi de lingots d’or.

    Voilà ce que notre diplomatie a soutenu. Grandiose, ceux qui nous "représentent".

    Et j’en profite, une fois, pour dire que la Belgique est toujours sans gouvernement, une fois, depuis 218 jours...suivez mon regard, une fois.

    Elle risque de battre le record détenu, une fois, par l’Irak qui est de 289 jours...

    Ce n’est pas bon pour notre standing, une fois....

  • permalien Tristan :
    17 janvier 2011 @18h46   « »

    @17 janvier @07h39

    Je ne sais pas si on peut dire de la guerre de sécession, que c’était vraiment une vrai guerre civile, comme vous les définissez.

    Il y avait, du côté des sudistes, très clairement, le soutien des grandes puissances, comme La Grande Bretagne et La France.

    Mais, la différence, c’est que les puissances qui ont provoqué cette guerre civil n’ont pas été jusqu’à intervenir militairement, comme l’a fait Israël, au Liban, quand ils ont vu que leurs pions ne pouvaient pas gagner.

    Mais, c’est vrai que la mauvaise foi des sionistes, est vraiment très proche de l’infini.

  • permalien Ph. Arnaud :
    17 janvier 2011 @19h01   « »

    A Sébastien

    Je conteste toujours autant votre interprétation, je la conteste radicalement, et je la conteste de toutes les façons ! Aussi bien Blair que Sarkozy ou Berlusconi n’ont pas été élus sur des thèmes de politique étrangère mais intérieure : ils ont d’ailleurs été trompés sur la seconde comme sur la première.

    On peut très bien approuver des aspects de politique économique et sociale sans pour autant approuver la politique étrangère. Les Français conservateurs qui, en 1851 et 1852, ont approuvé le coup d’Etat de Louis-Napoléon Bonaparte et qui, durant 18 ans, en ont bien profité, n’avaient pas pour autant approuvé les guerres de Crimée, d’Italie, du Mexique ou la guerre finale avec l’Allemagne, qui a emporté le morceau…

    S’ils ne sont pas fondamentalement anti-américains, c’est qu’ils sont, au sens marxiste du terme, « aliénés » : c’est qu’ils votent, sans connaissance de cause, contre leurs intérêts. On ne peut être pour les Américains (tels qu’ils sont depuis 1945) sans être riche, ultralibéral, crapule, trompé. Ou imbécile…

  • permalien Xum :
    17 janvier 2011 @19h10   « »

    Bonjour Zulfica - Ansar

    Merci de votre analyse que j’ai trouvée tres intéressante et pertinente mais attention à ne pas tomber dans l’excès inverse lorsque vous écrivez ceci : "Et, il pourrait se demander quelle est donc cette civilisation - l’américaine - dont le budget militaire annuel équivaut à la moitié du PIB de tout le continent africain !!! Quel serait ici le terme qui conviendrait le mieux à cette "grande civilisation" ?" Il y a également bcp de choses positives que la civilisations américaine a apporté au monde, tout comme la France de Sarkozy a eu également son Victor Hugo !

    Bien à vous

  • permalien Xum :
    17 janvier 2011 @19h15   « »

    A tous :

    "Sa femme Layla Ben Ali (Layla Gin pour les intimes) a fait un tour à la banque centrale de Tunisie en emportant 1 tonne et demi de lingots d’or."

    Pour précision, 1,5 de tonnes d’or équivalent à pres de 45 millions d’euros.

  • permalien K. :
    17 janvier 2011 @19h26   « »

    Comment peut-on sérieusement mettre sur le même plan l’intervention d’hommes politiques de la région dont le souci premier est de ne pas voir des troubles délétères s’installer au Liban parce qu’ils risquraient justement de se propager dans toute la région, avec celle des yankees, qui habitent à des milliers de kilomètres de là et dont le seul souci est une hégémonie au détriment des peuples de cette même région -puisqu’elle a pour seul objet le renforcement de la domination de son bestial satellite israélien ?

    Qui peut sérieusement croire que les yankees sont attachés à Hariri et sa bande parce qu’ils seraient des parangons de la vertu démocratique ? On a bien vu comment ils n’ont pas hésiter à lâcher le Chah quand il s’est affaibli politiquement et ont favorisé l’installation des enturbannés d’Iran en lieu et place des forces démocratiques de gauche de ce pays.

    Un triste anniversaire : le cinquantenaire de l’assassinat de Patrice Lumumba, « le premier leader démocratiquement élu » du Congo Kinshasa, sous la supervision, entre autres, de la CIA qui aidera 4 ans plus tard le sanguinaire Mobutu à prendre le pouvoir.

    Patrice Lumumba parmi une longue liste, de l’Afrique noire à l’Amérique latine.

    Qu’ils viennent nous dire que la loi de la jungle est la seule loi humaine possible dans les relations internationales, passe encore- quoiqu’il est certain qu’ils ne nous serineraient pas la même rengaine s’ils étaient de l’autre coté de la barrière-, mais qu’en même temps ils nous servent leur abracadabrant “pourquoi nous haïssent-ils si ce n’est pour nos valeurs ?” prouve qu’on a affaire à des gens très peu sérieux.

  • permalien K. :
    17 janvier 2011 @20h47   « »

    Coup de chapeau rétrospectif à Rami G. Khouri qui expliquait après les dernières “élections présidentielles” tunisiennes en 2009 que la « complaisance » et la « docilité » des masses dans « l’Etat sécuritaire arabe moderne » sont le résultat d’une longue série de « contraintes et d’intimidations » et sont facilitées par l’horrible spectacle de l’Irak “libéré” du dictateur Saddam Hussein par les US.

    Mais Rami Khoury prédisait que la “stabilité” offerte par les Ben Ali, aussi appréciée soit-elle par les Arabes, ne saurait les satisfaire longtemps. Parce qu’elle s’accompagne, « tapie sous la surface », du sentiment d’humiliation et de honte d’avoir à vivre comme des « humains partiels » à qui « il n’est pas permis d’exercer les éléments essentiels d’un des droits humains fondamentaux - s’exprimer librement, entendre des vues divergentes, exprimer des identités culturelles et autres, s’organiser et se mobiliser pacifiquement pour le changement social et politique. »

  • permalien Nathan :
    17 janvier 2011 @21h21   « »

    Vous savez, Zulfikar-Ansar, les blagues sur les Belges racontées par des Français sont à peu près aussi marrantes que les blagues sur les Juifs racontées par les antisémites. Beaucoup plus marrant - et profond, absurde, insolite - est l’humour juif des Juifs et l’humour belge des Belges.

    Puisqu’on aborde ce sujet, j’ai retrouvé de l’humour juif dans la pièce de George Ibrahim : "Chroniques d’une occupation" vue au Théâtre de Poche à Bruxelles il y a quelques années. Ça faisait drôle... Les Palestiniens se retrouvaient face aux Israéliens (qu’on ne voyait jamais) un peu comme les Ostjuden face aux Cosaques et cette situation tragique engendrait le même rire noir et désespéré.

  • permalien Yann :
    17 janvier 2011 @22h10   « »

    Sincèrement, je connais très peu la politique libanaise (je lis Alain Gresh, Qifa Nabki, K. qui sont de vrais spécialistes) mais pour y comprendre quelque chose, il faut être trèèèèèèèèèèèèès patient :

    U.N. prosecutor files sealed indictment in killing of former Lebanese leader

  • permalien K. :
    17 janvier 2011 @22h58   « »

    Les dirigeants arabes prennent des mesures... sociales pour contenir “l’effet Tunisie”.

    L’Egypte n’y participe pas et son ministre des AE Ahmed Aboul Gheit affirme que quiconque a la « fantaisie » de penser que la révolution tunisienne peut se reproduire en Egypte « ne fera de mal qu’à lui-même. »

    Il n’y a en fait pas de ministre des AE en Egypte, mais un ministre de la répression intérieure avec des “forces de sécurité interne” fortes de 1,5 millions d’hommes, soit 4 fois plus que dans l’armée.

    Pour les dirigeants egyptiens, l’ennemi est intérieur et c’est le peuple egyptien.

  • permalien jj :
    18 janvier 2011 @00h23   « »

    Je disais plus haut que je trouvais la décision du Hezbollah de refuser Saad Hariri comme Premier ministre cohérente, je n’ai pas changé d’avis entre temps, rassurez-vous, mais je trouve la déclaration de dimanche du Secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah pour le moins peu claire s’agissant du TSL. En fait j’ai l’impression que ça ne lui est pas particulier mais que toute la classe politique libanaise a fini par développer une incapacité chronique à appeler un chat un chat et à analyser clairement et simplement les pièges grossier qu’on leur tend de toute part, nos amis libanais me pardonneront de le dire comme cela, mais c’est ce que je pense réellement. J’avoue ne pas comprendre pourquoi tous les Libanais attachés à l’intérêt national de leur pays n’envoient pas tout simplement proprement balader tous ceux qui leur parlent de ce foutu TSL, qui n’est de toute évidence qu’une manoeuvre grossière destinée à leur nuire et qui l’a déjà fait suffisament. S’agissant d’un tribunal, ne serait-il pas plus utile d’enquêter sur les malversations en tout genre du clan Hariri ? Là au moins il y aurait matière à enquêter, non ? On voudrait nous faire passer l’ancien Premier Ministre Rafiq Hariri, pour un marthyr, un saint homme ! Nul doute que son assassinat soit répréhensible comme tout assassinat, mais comme saint homme, vous m’excuserez on trouve très facilement mieux ! Le clan Hariri est une mafia, tous les Libanais le savent, et Rafiq Hariri était un mafieux, personnellement je ne pleure pas les mafieux !

  • permalien Zulfikar-Ansar :
    18 janvier 2011 @01h40   « »

    Bonsoir JJ,

    Je comprends votre point de vue.

    Je ne vais pas trop m’attarder sur le sujet. Il n’y a pas véritablement de conscience nationale au Liban. Dans tout Etat moderne, il y a une séparation claire entre la société civile et l’Etat en tant qu’organisation politique et juridique.

    Au Liban, nous avons un lourd reliquat du féodalisme. Le fils Jumblatt (Taymour) héritera la position de son père Walid ; Sami Gemayel prendra sans doute la relève de son père Amin et Saad Hariri qui est un incompétent notoire a hérité de la position de son père. Pour le moment, le Hezbollah ne connait pas ce phénomène.

    Chaque communauté a un protecteur ou (hami- selon le concept d’Ibn Khaldûn). L’Union Soviétique était le protecteur de Jumblatt. Depuis l’effondrement de cette dernière, Jumblatt semble perdu et donc tergiverse. D’abord, la Syrie puis les Etats-Unis puis rebelote la Syrie et l’Arabie. Mais, on sent que ce n’est pas solide.

    Le Hezbollah est parrainé par l’Iran et il ne s’en cache pas. Les Gemayel par les Etats-Unis et la France et, durant l’occupation israélienne par Sharon (le légume de Tel-Aviv).

    Bref, ce pays n’est pas souverain et ne l’a jamais été. Tout est à construire.

    Au Liban, La société civile se prolonge dans tous les rouages de l’Etat. Ce qui est une aberration en Europe : on ne choisit pas un président parce qu’il est catholique, protestant ou juif. On le choisit en fonction d’un projet ou d’un programme.

    Cela dit, le Monde arabe, comme le rappelle George Corm dans son ouvrage "Le Proche-Orient éclaté" a connu deux séismes : la manne pétrolière et la création de l’Etat d’Israël.

    Le premier a littéralement attiré l’élite intellectuelle vers les pétromonarchies. La création de l’Etat d’Israël a créé une dynamique de guerres dont le rayon n’en finit pas grandir et par conséquent plonge cette région dans une instabilité permanente.

    On a tendance à oublier que l’Europe est devenu un environnement pacifié pour les Etats européens. La France ne craint plus pour ses frontières communes avec l’Allemagne et réciproquement.

    Ce n’est malheureusement pas le cas pour le Liban qui est réellement menacé par Israël de destruction. Dès lors, chaque confession libanaise doit intégrer cet élément dans ses calculs.

    Si l’environnement était pacifié, si la question palestinienne était réglée ainsi que la question des frontières, le Liban aurait certainement la possibilité d’abolir le confessionalisme et de servir de modèle de coexistence pacifique.

  • permalien Zulfikar-Ansar :
    18 janvier 2011 @01h40   « »
    Le Liban, un pays perpétuellement en sursis (2/2)

    On pense au changement que la Tunisie peut apporter par sa dynamique. Je crains que la révolution tunisienne doive faire face à trois ennemis (intérieur avec la police de Ben-Ali et son parti ; régional avec les régimes arabes craignant la contagion ; international : les Etats-Unis l’Europe et leur allié israélien peuvent craindre que des démocraties arabes remettent tout en cause notamment les alliances militaires.

    En effet, Nethanyahou a en effet déclaré : "Les gouvernements changent et nous ignorons ce qui se passera demain,. Nous ne pouvons pas signer un accord de paix aveuglément [avec les Palestiniens] car nous ignorons si cet accord sera honoré."

    Il n’a pas parlé de régime mais de gouvernements. Il oublie de préciser que les gouvernements changent aussi en Israël et que la remarque est aussi valable pour eux. Autrement dit, il n’y aura pas de solution politique. La colonisation est là pour l’attester.

    Et le Liban, où vivent environ 300 000 réfugiés palestiniens, a son sort scellé à la question palestinienne et par conséquent à l’Etat d’Israël dont , selon un sondage de 2003, 59% d’Européens le considéraient comme la principale menace pour la paix mondiale. Les années suivantes l’ont bien confirmé.

    Amicalement. A bientôt, j’espère.

  • permalien deMontigny :
    18 janvier 2011 @03h42   « »

    La chaîne de télévision indépendante libanaise NewTV a diffusé samedi 15 janvier un enregistrement audio d’une réunion secrète, tenue en 2005 à Marbella (Espagne). Y participent : Saad el-Hariri (fils de l’ancien Premier ministre assassiné), Mohamed Zuhair as-Siddik (le principal faux témoin), le commissaire Gerhard Lehman (numéro 2 de la Commission d’enquête onusienne) et Wissam el-Hassan (bras droit de Saad Hariri et directeur des services de renseignement).

    Au cours de la réunion, les conjurés décident de faire retomber le meurtre de Rafik el-Hariri sur quatre généraux libanais et neuf personnalités syriennes. Ils discutent aussi du paiement et de la protection du faux témoin.

    Rappelons qu’à la suite de cette réunion, quatre généraux libanais furent arbitrairement incarcérés durant quatre ans. Israël profita de la décapitation des services de sécurité libanais pour attaquer le pays. Sur la base du faux témoignage de M. as-Siddik, la Commission mit en cause les présidents en exercice de la Syrie et du Liban, Bachar el-Assad et Emile Lahoud, tandis que les Etats-Unis menacèrent d’intervenir militairement pour les arrêter. Le complot s’effondra lorsque les services secrets syriens démontrèrent l’inanité du faux témoignage.

  • permalien Jeff :
    18 janvier 2011 @07h42   « »

    @ deMontigny

    Cet enregistrement audio constitue une révélation fracassante, en ce que ces tractations en coulisses montrent parfaitement toute la partialité dont est entaché, dès le début, le TSL. Celui-ci a, semble-t-il, préféré garder encore secrets les résultats de son "enquête", contrairement à ce qui avait d’abord été annoncé pour le 17 janvier.

    Or, curieusement, je n’ai encore rien entendu ni vu dans les MMS français jusqu’à maintenant sur ces informations (hormis l’hypothèse sur l’implication de Khamenei).

  • permalien Yvan :
    18 janvier 2011 @08h05   « »

    MAM et Nicolas ne sont plus seuls, les grands démocrates se mobilisent :

    Mouammar est inconsolable : « Vous avez subi une grande perte ... Il n’y a rien de mieux que Zine pour gouverner la Tunisie »

    ... et avec courage, l’humaniste dénonce dans un sanglot la dictature dont sont victimes les Tunisiens :

    « Même vous, mes frères Tunisiens. Il vous est loisible de lire ce bavardage Kleenex inepte.
    Cet Internet, dont n’importe quel insensé, n’importe quel ivrogne peut s’enivrer et y écrire, vous le croyez ? L’Internet est comme un aspirateur, il peut avaler n’importe quoi. N’importe quel individu sans valeur ; n’importe quel menteur, ivrogne, pris de boisson ou sous l’effet de la drogue, peut bavarder sur Internet, et vous lisez ce qu’il écrit et y croyez. C’est un bavardage qui ne coûte rien. Allons-nous être les victimes de “Facebook” et “Kleenex”* et “YouTube” ! Allons-nous être victimes des instruments qu’ils ont créés pour qu’ils puissent rire de nos humeurs ? »

    *Kleenex fait référence à Wikileaks pour Kadhafi.

    ... ce qui fait dire à un blogueur tunisien :

    « C’est toujours un plaisir d’écouter parler #Kadhafi parce qu’on ne peut jamais savoir quelle merde va sortir de cette bouche »

  • permalien HN :
    18 janvier 2011 @09h54   « »

    Les français ont élu Sarkozy alors qu’on l’appelait Sarko l’américain, et les dirigeants européens dons les états ont adhéré à l’OTAN on été élu, et réélu en connaissance de cause.

    Je pense que les manipulations médiatiques sont qq peu occultées. Toute la clique de Sarkozy qui détient les grands tirages de la presse, Berlusconi règne en despote sur le PAF italien.
    Ce n’est pas rien non plus, ça offre des moyens de propagande gigantesques qui ne sont pas négligeables.

    Et surtout, "last but not least" !! Sarkozy avait Royal comme adversaire.....

    Cdlmt

    PS : Il est toujours amusant de lire Nathan dénoncer l’ostracisme, quand on connaît ses positions et ses méthodes. Est-on crédible quand on fustige les blagues sur les belges et les juifs, juste qqs posts en dessous d’une n-ième vitupération contre l’Islam et les musulmans ??

  • permalien HN :
    18 janvier 2011 @10h06   « »

    Oh j’ai retracé, faut voir la blague sur les belges... Super vexant... Du pur racisme... Hum... Héhé !
    En revanche, pour une fois, je suis tout à fait d’accord sur les humours belge et juif. Tordants j’en conviens.
    Les comédies belges sont autre chose que les niaiseries à la française qu’on nous survend depuis la vautre d’Astérix aux JO... Et pour quoi pas Astérix et l’équipe de France au Swaziland tant qu’on y est.

    Cdlmt

  • permalien HN :
    18 janvier 2011 @10h27   « »

    S’agissant de la légitimité des Sarkozy, Berlusconi, Aznar, vous dites : « Qui à élu Sarko-zy ? Poser la question c’est y répondre. »

    Je tiens à rebondir là-dessus, en répondant : "Des légumes".
    Je me demande encore comment de si nombreuses personnes dans la galère financière ont pu croire une seconde qu’un avocat d’affaire "puissasse" ou "voulûte" faire qqchose pour eux.

    Les gens se sont laissés porter par la vague sécuritaire et maintenant, ils l’ont dans le fion.

    Et que dire des sondages de popularité (dont il faut tout de même se méfier j’en conviens) qui ont atteint des niveaux jamais vus, inférieurs à celui de la mer, et ce même après un Chirac qui avait déjà battu des records de médiocrité et d’impopularité !!

    Cdlmt

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