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Sous le patronage des Nations Unies

Propagande soporifique pour l’année de la chimie

lundi 24 janvier 2011, par Hervé Le Crosnier

Régulièrement, les Nations Unies pilotent des « années internationales » sur des thèmes scientifiques. Un processus de décision, puis d’organisation permet à une discipline de déployer des activités souvent à base pédagogique ou médiatique. C’est ainsi que l’Année internationale de la chimie qui va se tenir en cette année a été proposée par l’Ethiopie, siège de la Fédération africaine des associations de chimie, et pôle de l’industrie chimique mondiale.

La résolution de 2008 qui lance l’opération est claire : « La chimie est essentielle à notre compréhension du monde et du cosmos. De plus, les transformations moléculaires sont au cœur de la production de nourriture, de médicaments, de carburant, et d’innombrables produits manufacturés et d’extraction. Tout au long de l’année internationale de la chimie, le monde entier célèbrera cette science et ses apports essentiels à la connaissance, à la protection de l’environnement et au développement économique . »

Dès les premiers pas, il s’agit donc d’éviter les mots qui fâchent, de retourner les idées comme les cartes d’un jeu biseauté : il n’existe pas de produits toxiques et éco-toxiques, aucun de ces cancers environnementaux et maladies chroniques n’encombrent l’horizon, il n’y a jamais eu ni armes, ni accidents chimiques. La chimie dont veut parler cette « année internationale » est un rêve bleu : le développement économique de l’industrie chimique protège l’environnement.

Les points mis en avant par le site français de l’organisation sont du même bois de cèdre imputrescible :

L’année internationale de la chimie donnera une impulsion mondiale à cette science, sur laquelle se fondent notre vie et notre avenir. Nous espérons :
- accroître l’appréciation et la compréhension de la chimie par le grand public et le sensibiliser davantage à la chimie compte tenu des défis du développement durable ;
- encourager l’intérêt des jeunes pour la science ;
- générer l’enthousiasme face à l’avenir prometteur de la chimie ;
- célébrer la contribution des femmes à la science à l’occasion du 100e anniversaire de l’attribution du prix Nobel de chimie à Marie Sklodowska-Curie.

C’est beau comme du Séguéla.

Quoi de plus excitant pour les publicitaires qui ont concocté cet événement que de mettre en avant une des femmes scientifiques les plus reconnues : Marie Curie. Les icônes, c’est tout naturel, font consensus, ce qui est bien pratique pour éviter les débats. C’est ainsi que l’International Union of Pure and Applied Chemistry (IUPAC), une association internationale regroupant les secteurs de la recherche et de l’industrie chimique, et co-organisateur, avec l’Unesco de cette Année internationale de la chimie) consacre son numéro de janvier de la revue Chemistry international à Marie Curie, et qu’il est prévu de diffuser ce numéro spécial dans tous les événements liés à l’initiative, à commencer par la séance de lancement du 27 janvier au siège de l’Unesco, à Paris.

Car il s’agit de susciter des vocations. La chimie en effet a mauvaise presse. Oh, ce n’est pas sur les sites officiels que vous le découvrirez. Dans ce monde des Bisounours la chimie est la solution à tous nos maux, c’est « notre vie, notre futur » qu’il convient de « célébrer », comme nous y convie le diaporama d’accueil du site international. La chimie est sur ce site « au cœur des challenges du futurs : l’air propre, l’eau potable, une nourriture saine, des médicaments essentiels, des matériaux avancés, des produits éco-compatibles et une énergie durable » : rien ne manque à l’appel.

C’est quand même extraordinaire, ce monde réconcilié, cette moquette moelleuse où peuvent se congratuler les géants de l’industrie et les chercheurs nobélisés, et où s’étouffent tous les vilains mots qui font que la société s’interroge, parfois s’inquiète, et quelquefois en meurt. Il ne sera pas question de Bhopal (il y a 25 ans, une vieille histoire ?), de Seveso ou de la circulaire du même nom qui prévoit une surveillance accentuée des sites industriels, d’AZF et de la sécurité des sites industriels, ni même des termes barbares qu’il convient d’écarter : toxicité, toxicologie, éco-toxicologie... et plus encore, ces termes bannis entre tous par les grandes compagnies : la régulation, l’autorisation de mise sur le marché, le contrôle des circulation des produits chimiques, et parfois même leur interdiction.

Les protocoles collectifs tels le modèle REACH (Registration, Evaluation, Authorisation and Restriction of Chemicals, enregistrement, évaluation, autorisation et restriction des produits chimiques) mis au point par l’Union Européenne, dont la première phase vient de s’achever en décembre 2010, sont hors-jeu... Sans parler évidemment du contrôle a posteriori des effets secondaires, notamment dans le domaine des médicaments, ce qu’heureusement aucune affaire récente n’est venue remettre au goût du jour. La chimie « du futur » sera bien évidemment débarrassée de toute préoccupation commerciale, de toute pression sur les dirigeants, de tout conflit d’intérêt... Une chimie tout entière dévouée au bien-être de l’humanité.

Ce qui est affligeant dans cette approche propagandiste, qu’on croirait issue des vieilles lunes de l’avenir radieux et de la manipulation de masse, c’est qu’elle va finir par mettre à mal l’imaginaire scientifique dont les populations ont besoin. La chime est effectivement partout. Elle est nécessaire. Elle constitue bien une recherche centrale visant à la fois à comprendre la structure des molécules, le lien entre ces structures et les fonctions, et la capacité à les utiliser au mieux pour obtenir des effets favorables (médicaments, matériaux, tissus, production alimentaire, etc.). Rien ne serait plus dommageable que de perdre confiance dans une telle science.

Mais ce n’est pas en poussant sous le tapis les questions sensibles que l’on pourra dans un même mouvement regagner la confiance des populations, et transformer la chimie (recherche et industrie) en un domaine réellement respectueux de l’environnement, de la santé et du bien-être. Tout produit a des effets secondaires, toute industrie peut connaître des accidents, et on s’aperçoit de plus en plus que les « seuils » de toxicité sont des protections illusoires. Nier ces réalités équivaut à faire obstacle à tout ce qui ferait une saine relation entre science et société :

  • décider collectivement du type d’équilibre entre avantages et inconvénients, et non repousser sur les générations futures les questions essentielles ;
  • améliorer les processus de synthèse, d’extraction ou de purification jusqu’à ce que des produits réellement certifiés soient obtenus et puissent être utilisés en minimisant les inconvénients. Cela comporte la nécessité de laisser le temps à la recherche, et d’avoir une approche multidisciplinaire (que d’autres approches, allant de l’impact écologique, toxicologique à l’impact social et culturel, puissent compléter la mise au point chimique du caractère principal d’une molécule ou d’un processus) ;
  • faire de la recherche scientifique une activité ouverte, installée sur la durée, ce qui impose de réfléchir à la place des brevets dans l’activité des chercheurs, et à limiter le champ de ceux-ci à l’essence industrielle, et non au contenus des savoirs mis en branle ;
  • accepter que des comités réellement indépendants reprennent les documents émanant des entreprises qui veulent commercialiser un produit chimique et les examinent afin d’accompagner la décision politique. Ceci ne sera vraiment possible qu’avec la publication ouverte des données toxicologiques et des données des expériences in vitro et in vivo. Mais cela demande aussi que le secteur de la recherche publique soit assez fort et vigoureux pour que la société puisse disposer d’un réel vivier de chercheurs indépendants.

Communiquer, ce n’est pas s’imposer à coup de techniques promotionnelles. C’est au contraire échanger entre points de vue différents, accepter les controverses.

À ce titre, il convient de saluer l’initiative de l’Institut des sciences de la communication du CNRS, qui propose de débuter cette année internationale de la chimie par un colloque acceptant de poser ce type de questions. Ce sera le mardi 1er février 2011, de 8h à 17h45, au CNRS, 3 rue Michel-Ange, Paris 16e, à l’Auditorium Marie Curie. Voir le Programme complet [pdf].

Intitulé « La chimie face aux défis de la communication », ce colloque va mettre ensemble plusieurs approches de la chimie. Ainsi, à côté de représentants de la recherche (Gilberte Chambaud, directrice de l’Institut de chimie du CNRS) et de l’industrie (Franco Bisegna, European Chemical Industry Council), nous trouverons des acteurs de la société civile (Dorothée Benoit Browaeys, de l’association Vivagora, André Cicolella du Réseau environnement santé) ou du monde des décideurs politiques (Henri Bastos, responsable REACH à l’Agence de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, Liz Harriman du Massachusetts Toxics Use Reduction Institute).

Le colloque est ouvert à tou(te)s, sur inscription (gratuite – envoyer un mail à laura.maxim@iscc.cnrs.fr).

On trouvera plus d’information sur le site de l’ISCC.

Précision : je suis cette année en délégation auprès de l’ISCC (Institut des sciences de la communication du CNRS), et si je partage le positionnement de ce colloque et vous invite à y participer, le texte ci-dessus n’engage que moi.

18 commentaires sur « Propagande soporifique pour l’année de la chimie »

  • permalien komprenonlanarchi :
    24 janvier 2011 @17h43   »

    On voit bien dans cette année de la chimie une volonté des puissances industrielles d’imposer leurs lois dans le monde. Propagande chimique et soporifique en effet visant a implanter les OGM partout dans le monde en baffouant la liberté de tous,promulgation des lobbie pharmaceutique en afrique... decidément cette terre est l’eldorado des puissances mondiales qui depuis le temps des colonies pillent exploitent et detruise ce continent !

  • permalien gvdmoort :
    25 janvier 2011 @10h00   « »

    Ce qui est perturbant dans le discours, c’est la confusion entre la chimie - la science relative aux phénomènes qui affectent la structure de la matière (si je me souviens bien de ce qu’on m’a dit à l’école) - et la « chimie » comme secteur industriel et économique.

    Je ne sais pas s’il y a un autre secteur qui s’est ainsi assimilé quasi intégralement à une science ; le secteur des télécoms n’a pas exercé d’OPA sur la physique, ni celui des GPS sur la géographie, ni celui des industries extractives sur la géologie.

    J’ai déjà remarqué chez certains « chimistes » le procédé consistant à discréditer toutes les critiques suscitées par certains scandales sanitaires ou environnementaux, en prétendant qu’elles s’opposaient à une science (par essence inattaquable, elles émaneraient donc forcément de milieux obscurantistes), alors qu’elles dénonçaient des pratiques humaines.

    Ça risque encore d’être le cas en cette année de propagande, alors qu’elle pourrait être une année de réflexion.

  • permalien gerard :
    25 janvier 2011 @22h26   « »

    @gvdmoort : une science qui est identifiée à un secteur ? l’écologie qui est la science des rapports des êtres vivants à leur milieu est bien identifiée à un mouvement politique.

  • permalien koprenonlanarchie :
    26 janvier 2011 @01h11   « »
    l’ecologie un mouvement politique ??

    NON je suis desolé gerard l’ecologie n’est pas un mouvement politique. les "ecologistes" qui font de la politique ne sont que des gens qui ont trouvé une autre source de revenu. la vraie ecolologie celle qui propose la science des ecosystéme est essentielment une question agricole et c’est justement tant qu’on en fera une question politique qu’elle n’avancera pas, car nous sommes basé sur un systeme politique capitaliste et qui est en contradiction avec l’ecologie et son importance vital pour l’avenir. Et je ne parle pas de l’ecologie de nicolas hulot ou de yan arthus bertrand, je parle de celle qui prend en comte l’autonomie d’un ecosysteme naturel et de tout ses composants, alors arreter de parler de l’ecologie comme de la politique autant dire que la pluie le feu le vent sont de la politique

  • permalien Shiv7 :
    26 janvier 2011 @10h06   « »

    « La chimie est essentielle à notre compréhension du monde et du cosmos. De plus, les transformations moléculaires sont au cœur de la production de nourriture, de médicaments, de carburant, et d’innombrables produits manufacturés et d’extraction. Tout au long de l’année internationale de la chimie, le monde entier célèbrera cette science et ses apports essentiels à la connaissance, à la protection de l’environnement et au développement économique . »

    Traiter cela de propagande soporifique me parait bien en dessous de la realite, je n’en dirais pas plus, car il n’y aurait que l’injure pour qualifier un tel discours..

    la vraie ecolologie celle qui propose la science des ecosystéme est essentielment une question agricole

    Je vois que la naivete a encore de beau jour..
    Si il y a une vraie ecologie cela serait celle qui se pose des questions sur la nature de ce qui pousse l’homme a succomber a l’attrait de l’arbre de la science..

    Croire que l’on peut separer (ou utiliser a certaine fins uniquement positive) la pure recherche scientifique des assiociations ou utilisations que l’on en fera, c’est ignorer completement la nature humaine.

    Il faut bien se dire, qu’une fois qu’une connaissance est aquise, rien ne peut empecher cette connaissance d’etre utilisee par l’homme ou l’humanite, et malheureusement cela est rarement a bon escient. Comment en pourrait-il etre autrement des lors que l’homme est tout sauf un sage ou un saint..

  • permalien Stolypine :
    26 janvier 2011 @23h03   « »

    La même confusion existe avec l’agriculture dite "biologique", elle a tendance à s’appropier ce terme qui couvre pourtant "la science du vivant" et non seulement ce type d’agriculture (les OGM aussi font partis de la biologie...). Par extension on utilise le suffixe bio à toute les sauces... qui englobe tout le vivant.

  • permalien komprenonlanarchie :
    27 janvier 2011 @11h26   « »
    ...

    ce sont tout simplement les derivés populaire d’un mot scientifique, tout comme sur une boite de conserve ou le poid est confondu avec la masse, c’est scientifiquement incorect....

  • permalien jean :
    27 janvier 2011 @17h07   « »

    "La chimie est essentielle à notre compréhension du monde et du cosmos."
    C’est vrai, et les réactions chimiques sont le noyau de la vie et le coeur du "métabolisme" planétaire.
    Si certaines applications de la chimie sont, en effet, nocives et dangereuses, la chimie, en tout cas la chimie fondamentale, apporte de réelles connaissances sur nos écosystèmes et notre planète en général.
    Je souhaiterais, pour ma part, saluer cette tentative d’informer sur cette science et ce d’autant plus que certaines réactions sur ce blog ne font que souligner que nombre de personnes ne la voient que d’un point de vue biaisé par des préjugés.
    L’écologie et le bien être ne sont pas contradictoire avec la chimie.
    C’est son application dans une logique capitaliste qui cause des dégats, la science, elle, nous apporte avant tout de précieuses connaissances.

  • permalien wobebli :
    27 janvier 2011 @18h26   « »
    Chimie : les racines du mal

    Moi qui suis Dr en chimie, je peux en parler : ce n’est pas la peine d’interresser les jeunes car il n’y a aucun débouché en chimie. C’est une science mature ou les procédés sont déjà optimisés pour la plupart. L’industrie chimique a des marges très faibles et le rendement de la recherche est faible lui aussi. Un nouveau produit passe difficilement le barrage du principe de précaution. Évidemment, on peut rêver d’une nouvelle chimie non polluante, mais pour cela il faut accepter de payer plus pour un moins bon produit. C’est comme quelqu’un qui dirait que le prix des hydrocarbures doit tripler pour lutter efficacement contre le réchauffement climatique, personne ne vas l’écouter. La chimie est donc morte, vive la pollution.

  • permalien Daniel :
    27 janvier 2011 @23h03   « »

    Je pense qu’il faut distinguer la science de l’industrie et de l’utilisation des techniques.
    Si est nous sommes capables de comprendre les pollutions, la biologie la structure du vivant, la biochimie moléculaire, c’est grâce à la science chimique.
    Si l’année de la chimie est faite pour promouvoir le lobby de l’industrie alors il faut la critiquer mais s’il s’agit de célébrer la connaissance je ne suis pas contre

  • permalien Key-Mist :
    28 janvier 2011 @16h14   « »
    Vilaine Chimie...

    C’est un très beau texte qui n’a cependant aucune utilité !
    L’industrie chimique répond aux besoins des Hommes (même à ceux qui la dénigre) et j’ai le regret de vous annoncer qu’on ne peut absolument pas se passer d’elle...toutes mes condoléances.

    Pour répondre à l’éminent Docteur wobebli la chimie a encore de beaux jours devant elle. Pour avoir travaillé au sein d’un grand laboratoire pharmaceutique suisse (en tant que méchant chimiste) je suis en mesure d’affirmer que leurs marges sont plus que confortable. Bien qu’ils ne soient pas irréprochable au niveau environnemental de nombreux contrôles sont effectués pour limiter les diverses pollutions et contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, ils ne font pas tout ce que bon leur semble avec les déchets chimiques.

    Il faut arrêter de voir le mal partout et d’être parano en qualifiant cette année de la Chimie de "propagande"...J’en doute mais j’espère sincèrement que cela pourra changer le point de vu des pseudo-écolo borné à outrance.

    P.S. Jusqu’à présent j’utilisais en moyenne 10L de divers solvants par semaine mais pour vous faire plaisir j’essaierai dorénavant de diminuer ma consommation !!

  • permalien aurore :
    31 janvier 2011 @19h47   « »

    Bonjour à tous,

    Je suis réellement surprise de la façon dont certaines personnes peuvent voir la chimie. Si vous la considérée comme si dangereuse et mauvaise, je vous conseille de vous arrêter de l’utiliser ! Oh mais je parie que vous ne pourrez pas vous en passez... Imaginer un monde sans chimie, cela veut dire sans médicaments, ni voiture, ni ordinateur, ni électroménager, que de la nourriture biologique et encore elle risque d’être polluée par les vilains pesticides !

    Je trouve au contraire cette action de l’année de la chimie très honorable. Vouloir expliquer au monde ce qu’est la chimie, c’est comprendre de quoi est fait notre monde. Il y aura toujours de la pollution à plus ou moins grande échelle, et comprendre la chimie nous permettra de corriger dans une certaine mesure nos soucis de pollution. Mais sans savoir de quoi on parle, il sera difficile d’arranger les choses au jour d’aujourd’hui.

  • permalien Shiv7 :
    1er février 2011 @11h08   « »

    Quelque petits commentaire, en vrac, sur les commentaires.

    "La chimie est essentielle à notre compréhension du monde et du cosmos."
    C’est vrai, et les réactions chimiques sont le noyau de la vie et le coeur du "métabolisme" planétaire.

    Le monde n’a pas attendu notre connaissance de la chimie pour fonctionner, il n’y a donc aucune essientialite a comprendre cela..

    Si l’année de la chimie est faite pour promouvoir le lobby de l’industrie alors il faut la critiquer mais s’il s’agit de célébrer la connaissance je ne suis pas contre

    A partir du moment ou il faut celebrer quelque chose, c’est qu’elle est morte ou tout au moins moribonde, cette propagande de la chimie ou des sciences en generale me fait vraiment penser a la propagande communiste avant sa disparition..

    L’industrie chimique répond aux besoins des Hommes (même à ceux qui la dénigre) et j’ai le regret de vous annoncer qu’on ne peut absolument pas se passer d’elle...toutes mes condoléances.

    Y a pas de quoi, mais de quel droit estimer vous ce qui est un besoin dont les hommes ne peuvent se passer, ca ressemble a une dictature..

    Il faut arrêter de voir le mal partout et d’être parano en qualifiant cette année de la Chimie de "propagande"...

    Je dirais plutot, qu’il faut arreter de voir le bien partout..

    J’en doute mais j’espère sincèrement que cela pourra changer le point de vu des pseudo-écolo borné à outrance.

    Il semblerait que certain n’aille pas compris que l’ecologie est aussi une science bornee ou non qui repond a d’autres sciences bornee ou non..
    Cette gue-guerre inter scientistes me fait penser a ce qui se passe entre les religions, il faut vraiment etre borne pour ne pas voir que vous prier les memes divinite..

    Imaginer un monde sans chimie, cela veut dire sans médicaments, ni voiture, ni ordinateur, ni électroménager, que de la nourriture biologique et encore elle risque d’être polluée par les vilains pesticides !

    Il n’y a pas besoins d’avoir beaucoup d’imagination, ouvrer seulement un livre d’histoire..
    On se demande comment le monde a vecu jusqu’a l’avenement de ces belles choses..
    Qu’on ne puisse plus s’en passer ne prouve pas que ce soit une bonne chose, cela indique seulement notre degre d’intoxication et de sevrage...
    Mais j’oubliais, l’auto asservissement est le credo obligatoire et encore plus, voulu, de notre epoque..

    Je trouve au contraire cette action de l’année de la chimie très honorable.

    No comment, ci ce n’est que certains on une drole de notion de l’honneur..

    Mais sans savoir de quoi on parle, il sera difficile d’arranger les choses au jour d’aujourd’hui.

    En effet..

  • permalien Key-Mist :
    4 février 2011 @20h58   « »
    Réponse à Shiv7

    Le monde n’a pas attendu notre connaissance de la chimie pour fonctionner, il n’y a donc aucune essientialite a comprendre cela..

    Je parlais "d’écolo bornés" mais je n’aurai jamais imaginé que quelqu’un puisse être à ce point obscurantiste. Si vous pensez réellement qu’il est inutile de comprendre le monde qui nous entoure sous prétexte qu’il fonctionne tout seul, eh bien je vous plains !

    Y a pas de quoi, mais de quel droit estime(R) vous ce qui est un besoin dont les hommes ne peuvent se passer, ca ressemble a une dictature..

    Malgré vos nombreuses fautes d’orthographe vous devez savoir lire, prenez donc le temps de lire ceci : http://www.societechimiquedefrance....

    Après avoir lu ce texte pensez-vous vraiment que l’on peut se passer de la chimie...permettez moi d’en douter.

    Il n’y a pas besoin(S) d’avoir beaucoup d’imagination, ouvre(R) seulement un livre d’histoire..
    On se demande comment le monde a vecu jusqu’a l’avenement de ces belles choses..

    Pour votre information l’espérance de vie des français a augmenté de 10 ans en 50ans. La chimie n’en est pas l’unique responsable mais elle y a largement contribué.

    Avant de prononcer une opinion sur un sujet il est préférable d’être un minimum informé sur celui-ci, à priori vous n’avez pas la moindre idée de ce qu’est concrètement la Chimie...c’est dommage.

  • permalien Shiv7 :
    8 février 2011 @11h34   « »

    Key-Mist :

    Si vous pensez réellement qu’il est inutile de comprendre le monde qui nous entoure sous prétexte qu’il fonctionne tout seul, eh bien je vous plains !

    Je n’ai pas pretendu que cela etait inutile mais pas essentiel, c’est different.

    Malgré vos nombreuses fautes d’orthographe vous devez savoir lire,

    Merci. si j’ai besoin d’un correcteur, je sais o’u(desole pas d’accens sur mon clavier anglophone) m’adresser..

    Pour votre information l’espérance de vie des français a augmenté de 10 ans en 50ans.

    Quantite ne veut pas dire qualite, vous, au moins on sait ou vont vos preferences.

    Avant de prononcer une opinion sur un sujet il est préférable d’être un minimum informé sur celui-ci,

    Il faudrait vraiment vivre au milieu de la jungle(!..) pour n’avoir aucune idee sur la question.

  • permalien Key-Mist :
    12 février 2011 @01h47   « »
    @Shiv7

    Je n’ai pas pretendu que cela etait inutile mais pas essentiel, c’est different.

    Je suis ravi que vous y voyiez une utilité...votre cas n’est peut-être pas désespéré !

    Merci. si j’ai besoin d’un correcteur, je sais o’u(desole pas d’accens sur mon clavier anglophone) m’adresser..

    A vrai dire je ne faisais pas référence aux fautes d’accents mais aux autres fautes...donc si vous avez réellement besoin d’un correcteur n’hésitez pas.

    Quantite ne veut pas dire qualite, vous, au moins on sait ou vont vos preferences.

    J’ai uniquement parlé de l’espérance de vie, à aucun moment je n’ai fait allusion à la qualité de vie...
    Cependant je ne pense pas prendre beaucoup de risques à affirmer que la qualité de vie s’est également bonifiée ; vous seriez de mauvaise foi de prétendre le contraire.

    Il faudrait vraiment vivre au milieu de la jungle(!..) pour n’avoir aucune idee sur la question.

    Vous devez effectivement vivre au milieu de la jungle car "l’idée" que vous avez sur la question n’est en effet qu’une idée bien loin de la réalité.

    P.S J’espère malgré tout que mon lien vous a plu

  • permalien Shiv7 :
    14 février 2011 @09h52   « »

    @ Key-Mist :

    Je suis ravi que vous y voyiez une utilité...votre cas n’est peut-être pas désespéré !

    Je crains qu’au contraire mon cas soit desespere..(mais je me porte bien, je n’ai aucunement besoin de votre solicitude qui sent trop le petit missionnaire..), car si il y a bien une utilite qui parait desormais presque certaine, non pas seulement a la chimie mais a toutes les sciences appliquees, sera celle de faire disparaitre l’espece qui les a cree..

    J’ai uniquement parlé de l’espérance de vie, à aucun moment je n’ai fait allusion à la qualité de vie...

    Et bien parlons en ! Je dois surement etre de mauvaise foi, mais je n’ai absolument pas l’impression que la qualite de vie se soit amelioree, il n’y a qu’une quantifiquation non seulement de longueur (les 10 annees que l’on passe dans les asiles de vieux..) mais d’ajout de toutes sortes (artifices en tout genre) qui sont loins d’ameliore quoi que ce soit, tout devient de plus en plus soporifique..
    Du reste votre formulation "esperance de vie" resume bien la situation ; esperer vivre c’est sombrer dans l’illusion securitaire au detriment de la vie presente..

    Vous devez effectivement vivre au milieu de la jungle car "l’idée" que vous avez sur la question n’est en effet qu’une idée bien loin de la réalité.

    Pensez vous que la vie dans une ville(ou dans notre societe developpee) soit plus reelle que celle que l’on vit dans la jungle ?
    C’est quoi votre referent pour dire que quelque chose est reel ?

    Je reprend quelques affirmations precedentes :

    Si vous pensez réellement qu’il est inutile de comprendre le monde

    Pour moi comprendre le monde passe d’abord et essentiellement par la connaissance de soi, vouloir comprendre le monde sans ce connaitre prealablement, revient a utiliser des outils que l’on ne connait pas, c’est mettre la charue avant les boeufs..

    .. je n’aurai jamais imaginé que quelqu’un puisse être à ce point obscurantiste.

    Vour retarder d’un siecle, au jour d’aujourdui, ce qui est depasse c’est le scientisme..

    L’industrie chimique répond aux besoins des Hommes (même à ceux qui la dénigre)

    Vous etes vous deja pose la question de savoir d’o’u provienne la pluspart des besoins actuels de l’homme ?

    J’espère malgré tout que mon lien vous a plu

    Vous aurez compris que je ne suis pas tres interresse par votre lien et que meme si je ne connais pas toutes les applications de la chimie, je ne crois pas que cela me ferait changer d’avis, le probleme est plus profond..

  • permalien Key-Mist :
    14 février 2011 @14h01   «

    @Shiv7

    Vous aurez compris que je ne suis pas tres interresse par votre lien et que meme si je ne connais pas toutes les applications de la chimie, je ne crois pas que cela me ferait changer d’avis, le probleme est plus profond..

    Cela dénote bien votre étroitesse d’esprit ; je crains de ne plus rien pouvoir faire pour vous, je dois malheureusement me résigner à vous laisser dans votre ignorance et vos idées préconçues.

    Dernier petit conseil : si vous ne voulez pas « faire disparaitre l’espece » vous devriez éviter de surfer sur internet (http://www.maplanetebleue.net/2010/...) car vous faîtes parti des pollueurs Monsieur !...à moins que cela n’altère votre qualité de vie !

    C’est honorable d’avoir des convictions, encore faut-il être en accord avec celles-ci.

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