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En Egypte, rien n’est joué

mardi 8 février 2011, par Alain Gresh

La chaîne satellitaire Al-Arabiyya, concurrente d’Al-Jazira et proche de l’Arabie saoudite, publie une étonnante nouvelle : l’ancien ministre de l’intérieur, l’homme responsable depuis des années de la répression, des arrestations et de la torture en Egypte, Habib Al-Adly, est soupçonné d’être derrière l’attentat contre l’Eglise à Alexandrie le 31 décembre dernier (« Probe starts on Adly’s reported role in Alex church attrack. Ex-minister suspected behind Alex church bombing », 7 février).

« Selon des sources diplomatiques britanniques, l’ancien ministre de l’intérieur a établi depuis six ans une organisation dirigée par 22 officiers qui employait d’anciens islamistes radicaux, des trafiquants de drogue et des sociétés de sécurité pour mener des actes de sabotage à travers le pays au cas où le régime serait en difficulté. »

Il faut ajouter, concernant les coptes, que le pouvoir voulait attiser les divisions entre musulmans et chrétiens pour pouvoir se présenter comme le garant de la stabilité. D’ailleurs, depuis le début des événements, et alors que la police a disparu des rues, aucun attentat contre un lieu de culte chrétien n’a eu lieu. Dans de nombreux cas, des prêtres et des imams ont prêché ensemble et des jeunes ont assuré la sécurité.

Pendant ce temps, s’est tenue dimanche une rencontre entre le vice-président Omar Suleiman, l’homme des services secrets, avec l’opposition (y compris, et cela est historique, avec les Frères musulmans). Elle vise avant tout, pour le pouvoir, à diviser l’opposition et à éluder la demande centrale des manifestants, le départ immédiat du président Moubarak.

Certes, Moubarak a choisi un vice-président et annoncé qu’il ne se représenterait pas en septembre à l’élection présidentielle ; un nouveau gouvernement a été nommé et certains des éléments les plus compromis et les plus corrompus (comme l’ancien ministre de l’intérieur) ont été arrêtés ; les dirigeants du Parti national démocratique, le parti presque unique, ont démissionné et ont été remplacés. Et on sent des craquements dans le système, qui se reflètent jusque dans la presse officielle, comme Al-Ahram (ainsi, la Une du journal, jusque-là réservée aux activités du président, titre le 8 février sur le fait que les organisations qui ont commencé à manifester le 25 janvier tentent de créer un rassemblement politique).

La libération de Wael Ghonim, chef du marketing de Google au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, et l’un des instigateurs de la manifestation du 25 janvier, confirme les atermoiements du pouvoir (Issandr El Amrani, « Wael Ghonim relaunches the revolution », The Arabist, 8 février).

Mais, pour l’essentiel, s’il est ébranlé, le régime policier reste en place. La disparition des forces policières ne doit pas faire illusion. Le témoignage d’un journaliste du New York Times sur son arrestation et sur ce qu’il a vu dans des prisons secrètes (des centaines de prisonniers politiques, des gens battus et torturés, etc.) le prouve (Souad Mekhennet et Nicholas Kulish, « 2 Detained Reporters Saw Police’s Methods », 6 février).

En deuxième lieu, l’armée. Son haut-commandement est profondément lié à Moubarak, lui-même un militaire (le pouvoir, depuis 1952, est contrôlé par l’armée). Elle est aussi, ne l’oublions pas, une force économique, dirigeant non seulement l’industrie militaire, mais aussi des industries civiles. Elle assure à une partie de ses membres, notamment aux officiers supérieurs, des revenus substantiels. Elle a refusé de participer à la répression, mais elle n’est pas du côté des manifestants. Elle cherche aujourd’hui, comme Moubarak, à mettre un terme au mouvement et à assurer une transition « tranquille » qui équivaut à maintenir le même régime sans Moubarak. L’armée est sans doute divisée (et elle rechigne aussi à intervenir pour ne pas se diviser davantage), elle n’est pas à l’abri des courants qui irriguent la société égyptienne, mais pour l’instant, elle a réussi à maintenir son unité et vise la stabilité.

Dans cette situation ouverte, alors que la victoire des forces démocratiques n’est pas assurée, loin de là, nombre d’intellectuels et de politiques français et étrangers s’inquiètent des menaces qui pèseraient sur l’avenir de l’Egypte et pas sur le maintien de la dictature (lire Pascal Boniface, « Adler, BHL et Finkielkraut anxieux face à la perspective d’une Egypte démocratique », 7 février) ! Pour ceux-là, qui ont rarement protesté contre la répression en Egypte ou en Tunisie (des milliers de personnes arrêtées, torturées, condamnées), qui sont bien silencieux sur le Maroc, le danger ne vient pas du maintien du régime, mais des Frères musulmans.

Cette manière de décider pour les autres peuples est caractéristique d’une vision coloniale, d’une vision de grande puissance. Personne ne s’étonne que le président Obama affirme qu’il faut que Moubarak s’en aille, qu’il s’en aille maintenant (« now ! »). Personne ne s’étonne que, après avoir soutenu pendant des décennies le dictateur, les pays occidentaux expliquent qu’il est temps de changer. Il est d’ailleurs paradoxal que Moubarak utilise ces ingérences pour présenter l’opposition comme pro-américaine, voire pro-israélienne.

Tentons une comparaison osée. Imaginons que lors de l’élection présidentielle américaine de 2000, durant laquelle le résultat a été incertain et la ratification de la victoire de George W. Bush problématique, un dirigeant chinois, russe, ou égyptien, se soit rendu aux Etats-Unis pour expliquer au Sénat ce qu’il fallait faire…

En attendant, les manifestations ont repris en Egypte et l’opposition espère regrouper encore une fois un million de personnes. Avec toujours la même revendication : le départ immédiat de Moubarak...

Dans Le Monde diplomatique de février, en kiosques, un dossier est consacré à l’onde de choc dans le monde arabe, avec notamment un article de Sarah Ben Néfissa : « L’Egypte saisie par la fièvre régionale ».

480 commentaires sur « En Egypte, rien n’est joué »

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  • permalien Orangerouge :
    8 février 2011 @13h24   »

    Un article de Max LeVine, professor of history at UC Irvine and senior visiting researcher at the Centre for Middle Eastern Studies at Lund University in Sweden.

    Beaucoup de gens, y compris les dirigeants égyptiens, ont brandi la menace d’une mainmise des Frères Musulmans pour justifier la dictature en citant l’Iran comme un exemple historique. Mais la comparaison souffre à cause de nombreuses différences historiques. Les Frères Musulmans n’ont pas de dirigeant ayant la stature de Khomeini et ça fait des dizaines d’années qu’ils ont renié la violence. Il n’y a pas non plus un culte du martyr prêt à surgir de hordes de jeunes, comme ce fut le cas au cours de la Révolution Islamique.

    Plutôt que de tenter de prendre le contrôle du mouvement, qui à l’évidence ne l’aurait pas accepté, et même si les dirigeants voulaient profiter du moment, les Frères Musulmans sont probablement plus préoccupés à suivre le mouvement et à tenter d’y jouer un rôle que d’en prendre la direction.

    Mais il est clair aussi que la religion constitue une part importante de la dynamique qui se développe. En fait, la photo la plus représentative de la révolution est peut-être celle des gens sur la place de la Libération en train de prier, encerclant littéralement un groupe de tanks qui avaient été envoyés sur place pour asseoir l’autorité du gouvernement.

    Il s’agit là d’une image de l’Islam radicalement différente de celle que la plupart des gens ont l’habitude de voir, aussi bien dans le monde musulman que dans le monde occidental : un Islam qui s’oppose pacifiquement à la violence d’état ; une djihad pacifique (bien que ce soit déjà arrivé à d’innombrables reprises à travers le monde musulman, mais à une moindre envergure et sans la présence des médias internationaux pour en parler).

    http://www.legrandsoir.info/L-emerg...

  • permalien Orangerouge :
    8 février 2011 @13h31   « »
    Si les révolutions de 2011 réussissent elles créeront un système régional et global totalement différent

    suite de l’extrait d’article de Max LeVine :

    Pour ceux qui ne comprennent pas pourquoi le Président Obama et ses alliés européens ont eu tant de mal à se ranger aux côtés des forces de la démocratie, la raison est que la coalition des forces politiques et sociales derrière les révolutions en Tunisie et en Égypte – et peut-être ailleurs demain – constitue une menace bien plus grande au « système global », qu’Al Qaeda a juré de détruire, que tous les djihadistes d’Afghanistan, du Pakistan ou du Yémen.

    Fous de rage

    Tout gouvernement « du peuple », islamique ou laïc, se détournera des politiques néolibérales qui ont enrichi les élites régionales tout en enfonçant la moitié ou plus de la population sous le seuil de pauvreté de 2 dollars par jour.

    Ils refuseront de suivre les Etats-Unis ou l’Europe dans la guerre contre le terrorisme si cela signifie la présence massive de troupes étrangères sur leur sol.

    Ils ne seront plus passifs devant, ni ne soutiendront, l’occupation et le siège imposé par Israël dans le territoires palestiniennes occupées.

    Ils réduiront probablement les énormes sommes investies dans leurs armements qui servent avant tout à enrichir les fabricants d’armes occidentaux et à générer des gouvernements autoritaires, plutôt que d’apporter la stabilité et la paix dans leurs pays – et la région dans son ensemble.

    Il chercheront, comme la Chine, l’Inde et d’autres puissances émergentes, à déplacer le centre de gravité de l’économie globale vers leur région, où la main d’oeuvre bon marché et éduquée concurrencera la main d’oeuvre plus chère et aussi plus réglementée de l’Europe et des Etats-Unis.

    En bref, si les révolutions de 2011 réussissent, elles créeront un système régional et global totalement différent de celui qui a dominé la politique économique globale depuis des décennies, particulièrement depuis la chute du communisme.

    Ce système pourrait apporter la paix et une relative égalité qui a globalement fait défaut jusqu’à présent – mais il ne le fera de manière significative qu’en érodant un peu plus la position des Etats-Unis et d’autres économies plus « développées » ou plus « avancées ».

    Si Obama, Sarkozy, Merkel et leurs collègues n’arrivent pas à se faire à l’idée d’un tel scénario, en soutenant les droits humains et politiques des peuples du Moyen orient et de l’Afrique du nord, ils finiront par se retrouver face à un adversaire bien plus rusé et redoutable qu’Al Qaeda : 300 millions d’Arabes en mouvement, fous de rage et qui disent « ça suffit ».

    Mark LeVine
    http://www.legrandsoir.info/L-emerg...

  • permalien sebastien :
    8 février 2011 @13h40   « »

    Alain gresh, n’est-il pas contradictoire de dénoncer le silence complice de la France en Tunisie, et de parler de néo-colonialisme lorsqu’ Obanah dit qu’il faut que Moubarak parte ?

    Si les pays occidentaux se taisent, vous dites silences complice.
    Si ils demandent le départ du dictateur vous dites ingérence.

    Pour la victoire de Bush en 2000, nous n’avons pas vu le peuple américain décendre dans la rue par million pour demander le départ de Bush.
    Moubarak n’a pas été mal élu, et réélu, comme Bush en 2004. Et comparer la dictature de Moubarak avec la démocratie US n’est pas pertinant. Comparaison n’est pas raison, quoi que nous pensions de la Constitution des USA.

    Rien n’est en effet joué en Egypte.

  • permalien pierre guerrini :
    8 février 2011 @14h12   « »

    L’anxiété, ce souffle frais ...

    Entre anxiété de ce qui peut survenir encore et étrange tranquillité que procurerait la réalité de ce qui se tramait sans cesse, à l’ombre de nos consciences, à savoir le meurtre et la dictature, cet "incendie du Reichstag " Copte, et autres douceurs analgésiques de peurs et tressaillements de l’âme, l’anxiété, même forte !, revêt quand même l’aspect d’un vent de bonheur aux contours presque alanguis et bien voluptueux.

  • permalien joe l indien :
    8 février 2011 @14h18   « »

    le problème le plus grave va se produire dans 4 jours,une manifestation de l opposition qui était programmée a alger pour samedi a ete interdite par le pouvoir ;la misère va t elle pousser la jeunesse algérienne dans les bras des terroristes d aqmi qui veulent se réimplanter au nord du pays ?en effet,la tunisie et l egypte ne connaissent pas-ou plus pour l égypte-de problèmes de séditions armées ;l an prochain,les 50 ans de l indépendance algérienne-le 5 juillet- va t elle etre endeuillée par la mise en place d une théocratie islamique ?la nomenklatura algérienne corrompue va t elle contraindre le peuple a rejoindre les rangs de l insurrection djihadiste qui a fait allegeance a al qaeda ?les femmes,les minorités sexuelles,les kabyles,les minorités juive,chrétienne et chinoise vont elles etre prises pour cible-en tous cas,elles servivront de bouc émissaire aux islamistes.

  • permalien Kim :
    8 février 2011 @15h04   « »

    Excellent article, seul de sa catégorie dans la presse française.

    A sa lecture on se rend compte à quel point nos médias sont gangrénés par les néo-cons.

    Rien en effet sur les démonstrations multiples de fraternité entre Coptes et Musulmans.

    Rien non plus sur les accusations portées contre le ministre de l’intérieur égyptiens concernant l’attentat de l’église d’Alexandrie.

    Finalement notre régime politique (médias y compris) n’est-il pas aussi pitoyable que celui de Moubarak ?

  • permalien rose Sonia :
    8 février 2011 @15h23   « »

    joe l indien :

    8 février @14h18

    «  »
    des fantasmes à vous ?

    ou un scénario élaboré par des officines et hommes liges de l’imperialisme siocon ?

  • permalien K. :
    8 février 2011 @15h27   « »

    Le jeu des dirigeants occidentaux :

    Samedi 5 février, le New York Times révélait que le gouvernement américain négociait avec l’armée égyptienne un plan pour envoyer Moubarak en Allemagne (le président égyptien aurait un cancer) pour un « check-up médical prolongé » si besoin, lui fournissant une porte de sortie digne si les manifestations continuent.

    [Et maintenant] Der Spiegel rapporte qu’Hosni Moubarak a un plan pour quitter l’Egypte et faire un « séjour à l’hôpital » en Allemagne, et que ce plan est plus concret que ce que les responsables veulent bien le laisser entendre.

  • permalien Orangerouge :
    8 février 2011 @15h32   « »

    Oui Kim, je suis d’accord.
    En tout cas le fonctionnement des démocraties occidentales est très entravé.

    - Entravé d’une part par l’enfermement des membres des "partis de gouvernement" (UMP et PS) dans une caste de privilégiés, qui n’a plus de contact avec la vie réelle des citoyens, et qui perd le sens des valeurs les plus élémentaires.

    - Entravé d’autre part, par l’irrigation de cette caste par les réseaux d’influence des pouvoirs économiques et financiers, dont, en France, les firmes de fabrication d’armes. Ces firmes contrôlant d’ailleurs de nombreux médias (groupe Dassault, groupe Lagardère).

    Quand est-ce qu’on ouvre en France le problème aigu du contrôle des médias ? Internet ne résout pas ce problème car nous sommes une minorité à utiliser Internet pour y rechercher de l’information. La plupart pensent la trouver dans les journaux télévisés.

  • permalien HERVE :
    8 février 2011 @16h08   « »

    Frank Wisner Jr soutient Moubarak ... mais les autorités américaines considèrent que ses déclarations n’engagent que lui.

    Si vous voulez en savoir plus sur son père (qui portait le même nom), vous pouvez jeter un coup d’oeil à

    http://www.scribd.com/BEGHINSELEN

    Frank Wisner Sr a dirigé les réseaux Stay-behind en Europe, ainsi que l’OPC.

    Sur les relations difficiles entre l’OPC et la CIA :

    http://history.state.gov/historical...

    Voir aussi :

    http://www.fas.org/sgp/advisory/sta...

  • permalien rose Sonia :
    8 février 2011 @16h36   « »

    Cette manière de décider pour les autres peuples est caractéristique d’une vision coloniale, d’une vision de grande puissance. Personne ne s’étonne que le président Obama affirme qu’il faut que Moubarak s’en aille, qu’il s’en aille maintenant (« now ! »). Personne ne s’étonne que, après avoir soutenu pendant des décennies le dictateur, les pays occidentaux expliquent qu’il est temps de changer. Il est d’ailleurs paradoxal que Moubarak utilise ces ingérences pour présenter l’opposition comme pro-américaine, voire pro-israéliennep>

    Qui ça "personne" ?

    les medias arabes ont relevé cette contradiction. Ainsi que Khamanei et Hassan Nasrallah hier dans un discours télévisé en hommage à la révolution du peuple égyptien et du peuple tunisien.

  • permalien fc :
    8 février 2011 @17h13   « »

    Puisque Mr Gresh est passé sur france24, chaine de la France "à l’international" ; j’en profite pour dire que je suis affligée par cette chaine raciste et DÉMOCRATIQUEMENT libérale de marché et de capitaux, qui ne représente pas grand monde en "francophonie" d’en bas (de l’escalier) même pas les juges qui "grondent" en Sarkonie du 8 février !
    Combien de pauvres aux USA ? 4O millions ? et en United Europe ? en France, en Allemagne ?
    Quand France 24 va-t’elle nous parler de la dictature mondiale du capitalisme ? Ce merveilleux modèle...

    Les Egyptiens doivent-ils se convertir pour complaire à france24 ?

    Par ailleurs, les Frères m sont-ils 1)"pro-Palestiniens" ? cf blocus de Gaza ; 2) favorables au néolibéralisme, Sont-ils nationalistes ?
    Merci mes infos à ce sujet sont contradictoires.

  • permalien Nathan :
    8 février 2011 @17h28   « »

    Kim : 8 février @15h04

    A sa lecture on se rend compte à quel point nos médias sont gangrénés par les néo-cons.

    Rien en effet sur les démonstrations multiples de fraternité entre Coptes et Musulmans.

    Soit Kim ne vit pas en France soit il ne lit pas la presse. J’ai eu la curiosité de chercher quels organes de presse avaient publié la dépêche AFP à propos de la fraternisation des chrétiens et des musulmans sur la place Tahrir.

    Voici ce que cela donne...

    http://www.liberation.fr/depeches/0...

    http://www.la-croix.com/afp.static/...

    http://www.lexpress.fr/actualites/1...

    http://www.lepoint.fr/monde/egypte-...

    http://www.france24.com/fr/20110205...

    http://tempsreel.nouvelobs.com/actu...

  • permalien HERVE :
    8 février 2011 @17h44   « »

    Il manifesto, 6 février 2011,

    http://www.mondialisation.ca/index....

    À Washington on décide qui gouvernera au Caire

    Après plus de trente ans de service honorable pour les États-Unis (durant lesquels il a accumulé une richesse personnelle estimée à plus de 30 milliards de dollars), le moment est venu pour Moubarak de céder le bâton de commandement : c’est ce qu’on a décidé à Washington. Le temps presse. La marée montante du soulèvement populaire risque d’emporter non seulement le dictateur mais l’appareil de pouvoir que les USA ont construit en Égypte. Le président Obama fait donc pression pour une « transition ordonnée et pacifique » qui, sur la base de « réformes constitutionnelles » guère mieux précisées, efface la figure désormais insoutenable du dictateur, mais laisse intacts les piliers de la domination états-unienne sur le pays, d’importance stratégique pour Washington sur l’échiquier moyen-oriental.

    Pour Washington, il est fondamental de maintenir le contrôle de la structure portante des forces armées égyptiennes, que les États-Unis ont financées, équipées et entraînées (voir il manifesto du 3 février ). Les instructions sur la sortie de secours ? ont été données par le secrétaire d’État états-unien à la défense, Robert Gates, au chef d’état-major égyptien, général Sami Enan ; celui-ci a été convoqué à la fin du mois de janvier au Pentagone, avec qui il s’est ensuite tenu en contact étroit. Le président Obama a ainsi fait les louanges des forces armées égyptiennes pour « leur professionnalisme et leur patriotisme », en les indiquant comme garants de la « transition pacifique et ordonnée ».

    Selon le plan de Washington, cette transition devrait débuter avec un gouvernement « transitoire » soutenu par les forces armées et si possible chapeautée par Omar Souleiman, vice-président tout récemment nommé, à qui la charge a été confiée le 29 janvier. Un homme fort qui jouit de la plus grande estime à Washington : auparavant directeur des services secrets militaires, chef des services secrets égyptiens depuis 1993, il a organisé avec la Cia l’enlèvement d’Abou Omar en 2003 à Milan, et son transport en Égypte. Plusieurs autres personnes « suspectées terroristes » ont été transportés secrètement en Égypte, dans le cadre du programme « Rendition » de la Cia, et y ont été torturées par Souleiman et ses agents. Un des prisonniers, al-Libi, fut contraint sous la torture de « révéler » une connexion (inexistante) entre Saddam Hussein et al Qaeda, argument utilisé par Washington pour justifier l’invasion de l’Irak en 2003. Avec Souleiman comme garant de la transition « démocratique », le « nouveau visage » pour la présidence pourrait être l’actuel secrétaire de la Ligue arabe, Amre Moussa, ex-ministre des affaires étrangères de Moubarak en 1991-2001.

    (...)

  • permalien Laurent Szyster :
    8 février 2011 @17h44   « »

    Alain Gresh produit des perles de la pensée magique "antisioniste".

    Il commence bien sur par le complot du jour, oubliant fort opportunément de nous rapporter que d’après Al-Arabya c’est un groupe salafiste qui a commis l’attentat pour le compte d’un caïd qui voulait "discipliner les Coptes" en leur rappelant qui les "protège".

    A propos de Omar Souleimane convoquant toute l’opposition - y compris les Frères Musulmans - c’est pour " diviser l’opposition". Sans explications, c’est comme ça, puisqu’on vous le dit !

    Puis, rituel obligé du quart-d’heure de la haine "antisioniste", il dénonce avec Pascal Boniface ces pelés, ces galeux dont viendrait tout le cynisme des occidentaux. Haro sur "Adler, BHL et Fienkelkraut" !

    On n’étrillera pas ici les confrères anonymes du Monde ou de la presse arabe, qui pourtant disent exactement la même chose que les trois "sionistes" :

    "La presse arabe inquiète du retour en force des Frères Musulmans"

    http://www.lemonde.fr/proche-orient...

    "Que veulent les Frères Musulmans"

    http://www.lemonde.fr/proche-orient...

    Enfin, il faut bien conclure par une note d’anti-occidentalisme primaire et une comparaison assez sotte pour flatter l’intelligence de son public.

    Car il n’y a que les sots pour s’étonner que les gouvernement des démocraties libérales défendent à l’étranger ceux qui se battent pour les libertés ... mais pas un parti prêchant au nom de dieu un populisme réactionnaire.

    Le discours d’Alain Gresh s’articule donc en quatre temps :

    1. Flatter la théorie du complot pour blanchir les islamistes qui sont fantasmés en "alliés objectifs" par des révolutionnaires sans troupes.

    2. Justifier péremptoirement le refus de négociations préalables à une transition pacifique pour mieux nier les objectifs réels des islamistes égyptiens, à savoir : "un homme, une voix, une fois".

    3. Marquer au sceau infâmant du "sionisme" l’idée raisonnable qu’étant donné les forces politiques en présence la vacance soudaine du pouvoir en Egypte ne favorisera que les ennemis de la démocraties.

    4. Enfoncer le clou en taxant de "colonial" le soutient des démocrates occidentaux à une transition pacifique des sociétés arabes vers la liberté.

    Pourquoi étaler autant de propos contradictoires, à la limite de l’incantation superstitieuse ? Parce que "rien n’est gagné" et le grand soir en Egypte est sans doute remis à plus tard.

    Grosse déception qui nécessite l’accusation des complots "islamophobes", des traîtres arabes, des "sionistes" français et de ces maudits américains.

    Pour une analyse de la société égyptienne et des rapports de forces politiques qui rendent aussi improbables en 2011 qu’en 1952 l’accession au pouvoir des Frêres Musulmans, vous repasserez ...

  • permalien HERVE :
    8 février 2011 @17h45   « »

    ( ... )

    La structure militaire constitue le principal instrument de l’influence états-unienne en Égypte. Mais ce n’est pas le seul. Depuis plusieurs années, tout en continuant à appuyer Moubarak, Washington appuie aussi une partie de ses opposants dans la société civile (cf. Le mouvement de protestation en Égypte : Les « dictateurs » ne dictent pas, ils obéissent aux ordres, par Michel Chossudovsky, 4 février 2011 ).

    Les principaux instruments de cette opération sont la National Endowment for Democracy (Ned) et la Freedom House, deux organisations « non-gouvernementales » engagées dans l’« expansion de la démocratie et de la liberté dans le monde entier ». Celles-ci sont en réalité des émanations du Département d’État, du Pentagone et de la Cia, qui les financent et en pilotent l’activité dans les zones critiques pour les intérêts états-uniens. La Ned, qui finance chaque année plus de 1.000 projets d’organisations non-gouvernementales dans plus de 90 pays, soutient économiquement en Égypte 33 organisations non-gouvernementales : elle fournit à chacune d’elles chaque année des financements de l’ordre de dizaines ou centaines de milliers de dollars.

    Des groupes d’opposants à Moubarak (généralement composés de jeunes intellectuels et professions libérales) ont été invités, par l’intermédiaire de la Freedom House, aux États-Unis où ils ont fréquenté des cours bimestriels de « défense de la démocratie ». Ils ont aussi été reçus officiellement au Département d’État : en mai 2008 par Condoleeza Rice, en mai 2009 par Hillary Clinton. Lors de la rencontre, la secrétaire d’État a déclaré que « c’est l’intérêt de l’Égypte d’aller vers la démocratie et de montrer plus de respect pour le droits humains ». Comme si les États-Unis, qui ont construit et financé l’appareil répressif de Moubarak, n’avaient rien à voir avec la violation des droits humains en Égypte.

    Washington est donc en train d’élever une nouvelle classe dirigeante égyptienne, destinée à donner un visage « démocratique » à un pays où le pouvoir continue à prendre appui sur les forces armées et dans lequel, surtout, l’influence états-unienne demeure dominante. Il reste cependant à vaincre la résistance de la vieille classe dirigeante qui s’était formée autour de Moubarak -officiers de l’armée, agents des services secrets, managers de l‘industrie de guerre, entrepreneurs- qui craint de perdre les privilèges qu’elle a acquis ou de devoir les partager. Il y a surtout le soulèvement populaire pas facile à mettre sur les rails, tracés par Obama, de la « transition ordonnée et pacifique ».

    Il manifesto, 6 février 2011,

    Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

    Manlio Dinucci est géographe.

  • permalien mourad :
    8 février 2011 @17h50   « »
    Questions à Alain Gresh

    Merci pour cet article,

    De nombreux articles sur internet laissent penser que l’egypte, depuis le début des manifestations, est le théâtre d’ingérences étrangères, qui auraient soutenu et encouragé (financièrement) les contestations populaires contre Moubarak, et qui sont responsable des violences qui secouent le pays. en effet, bcp de témoignages d’egyptiens montrent que les manifestations des premiers jours (pacifiques) ne sont pas celles des jours suivants (violences, manipulations, rumeurs en tout genre, désinformation... )

    alors, les contestations anti-moubarak en Egypte sont-elles vraiment strictement egyptiennes ? si les manifestations pro-moubarak ont été orchestrées par le gouvernement, il est en effet difficile de croire que les manifestations anti-moubarak sont uniquement des contestations populaires spontanées (ingérences ?). Comment se fait-il que Moubarak en l’espace de quelques jours soit devenu l’homme le plus haï de la planète ?

    Aussi, quel est l’impact des grands médias comme Al jazira sur la situation actuelle en Egypte ? car certaines personnes accusent la chaîne d’avoir contribuer au chaos en ’’excitant’’ la population egyptienne contre Moubarak, par la transmission d’informations fausses ou spéculatives (estimation de la fortune de Moubarak, rumeurs...), ou en jouant sur l’émotion, créant une atmosphère propice aux excès et à la passion anti-moubarak. alors peut-on vraiment parler d’impartialité ? al Jazira n’est elle pas devenue un média hégémonique, uniformisateur et donc dangereux (manipulation des masses) ? Du moins, il est certains que cette chaine, par son monopole dans le monde arabe, est devenu un véritable enjeu, alors quel crédit lui accordé ?

    bien que je sois évidemment contre Moubarak, depuis toujours, et en faveur de l’émergence de la démocratie en egypte comme dans le reste du monde arabe, il me semble trop simpliste de frapper un homme presque à terre (Moubarak) comme si il était le seul à etre responsable de la situation de son pays (Pour moi ca équivaut à jouer le jeu hypocrite des gouvernements occidentaux) Et depuis que l’occident lui a tourné le dos, j’ai une curieuse envie de prendre sa défense, alors qu’il y a encore un an, j’esperais sa chute (pour ne pas utiliser un mot plus violent) !!!

    je crois que Moubarak n’est qu’un bouc-émissaire dans cet affaire comme l’a été Saddam Hussein, un pion que l’occident à du se résoudre à sacrifier, les vrais coupables finissent toujours par s’en tirer...

    Merci d’avance de me répondre !

  • permalien le journal de personne :
    8 février 2011 @17h52   « »

    Le Caire brisé !

    C’est méchant pour tous les amants… cette victoire de la mort et sans laquelle l’amour ne serait pas entré dans l’histoire.
    Nous étions sur la grande place à manifester avec les manifestants, à crier avec les mécontents, à dire non au silence, à l’indifférence, à l’oppression…
    La plupart d’entre nous étaient à peine des hommes qui ont décidé du jour au lendemain de se donner la peine de rompre toutes les chaînes… d’un pouvoir aux abois, parce qu’il ne tient plus personne en laisse… à part… les CHIENS. Contre les cyniques il n’y a qu’une solution chimique à base d’acide sulfurique… que nous jetions dans les yeux de l’opinion publique… pour réclamer de tous, le droit à un minimum de dignité… à un maximum de liberté…
    L’homme de ma vie, c’est moi qui l’appelle ainsi, me portait sur ses épaules pour que sa petite louve crie encore plus fort que tous les loups… je hurlais « liberté pourquoi m’as-tu abandonnée ? »
    C’est à ce moment là que ça s’est passé… ou cassé ?
    Des agents troubles déguisés en faux frères ont foncé sur nous à cheval ou à dos de chameau pour nous ôter l’envie de refaire l’histoire. Ils voulaient dissuader le vent de souffler, ce que même Dieu n’a pas fait.
    Quand soudain, je vis le fils de mon père et ma mère, bondir sur moi avec une barre de fer…
    Il assena un coup mortel à celui qui me portait à bout de bras…
    Et lui défonça le crâne que je tenais contre mon ventre… et entre mes mains.
    Non… je ne vais pas pleurer… je ne vais pas pleurer…
    Et je ne pleurerai plus jamais… je suis restée debout… sans bouger… avec du sang couleur pourpre du Caire… mais pas une larme… vous m’entendez ? Pas une seule larme… je venais de mettre au monde : le plus bel enfant : la révolution égyptienne.
    Non je ne pleure pas… j’ai juste envie de lui dire : mon enfant, mon amant, c’est fou ce que je t’aime.
    http://www.lejournaldepersonne.com/2011/02/le-caire-brise/

  • permalien
    8 février 2011 @17h53   « »

    Par contre, nous entrons dans l’ère de la fin du "choc des civilisations" :

    La deuxième mort de Samuel Huntington

  • permalien Orangerouge :
    8 février 2011 @17h53   « »
    Qui cherche à faire exister des tensions interconfessionnelles ?

    L’ex-Ministre de l’intérieur égyptien, Habib El Adly, serait à l’origine de l’attentat du nouvel an contre les Coptes d’Alexandrie (qui a causé la mort de 24 personnes).
    Il a été mis en examen.

    Le clan Moubarak, les médias français et Nicolas Sarkozy, se sont servis de cet attentat d’Alexandrie pour accuser les Palestiniens et/ou les "islamistes égyptiens" en parlant « d’épuration religieuse » pratiquée, selon eux, contre les chrétiens du Moyen-Orient.

    Oumma (site musulman d’information et de débats) et La Vie (journal catholique) avaient été les seuls médias à souligner un fait singulier : l’absence de toute revendication formelle pour l’attentat d’Alexandrie. Cet élément méconnu du grand public n’a guère empêché la plupart des journaux français de reprendre à leur compte la version officielle du gouvernement égyptien.

    http://oumma.com/Un-membre-du-clan-...

  • permalien Orangerouge :
    8 février 2011 @18h08   « »

    Mourad, Moubarak et son clan sont toujours bien au pouvoir, hélas. Suleiman est un tortionnaire très proche de Moubarak.

    A terre avec 40 milliards ... je veux bien être "à terre" dans de telles conditions moi ...

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/...

  • permalien micha :
    8 février 2011 @18h17   « »

    quelqu’un pourrait-il confirmer cet info - que Moubarak partirait se "soigner" en Allemagne en emportant la somme rondelette de 70 Milliards de dollars ?

  • permalien Pache :
    8 février 2011 @18h34   « »
    Imprévisible, prévisible

    Il y a l’imprévisible : pourquoi un jour plus qu’un autre, un peuple ne supporte plus son joug ? et le prévisible : qui va l’accompagner, voire le guider dans sa révolte ?

    Et là, nous feignons l’ignorance quand il est bien compréhensible, et donc relativement prévisible que les peuples acceptent d’être accompagnés, voire guidés par ceux qui ont précédemment construit une relation de confiance avec eux en les aidant quand ils avaient besoin de pain et de sens.

    En Iran et en Algérie, en son temps, ce furent les organisations islamistes qui jouèrent aux petits frères des pauvres quand les responsables politiques rassemblés en une oligarchie (qui n’a rien avoir avec une élite) se partageaient la richesse du pays, en toute impunité et arrogance, verrouillant la contestation face à l’injustice par un système policier répressif.

    En Tunisie comme en Egypte, pour des raisons différentes, les groupements islamistes n’ont pas accompagné les peuples qui souffraient. Ils ne peuvent être des interlocuteurs naturels. Et si ils prennent aujourd’hui part à la révolte, et surtout tentent de participer à la construction de l’après, c’est en fins politiques, mais avec assurément la conscience qu’ils n’ont pas la majorité derrière eux.

    Si les responsables occidentaux, principaux responsables de ces autocraties avides et aveugles, parviennent - grâce à leurs contradictions et gênés par leurs propres peuples critiques - à laisser les peuples tunisiens et égyptiens gérer les évènements et construire la suite, nous pourrons garder confiance en la maturité - même nouvelle pour bon nombre d’entre eux - des artisans des révolutions pour reconstruire leurs propres pays d’une façon certainement pas moins digne que nos supposées démocraties décaties.

  • permalien mourad :
    8 février 2011 @19h02   « »
    @ orange rouge

    mais ces comptes seront probablement en partie geler... donc ce n’est pas la peine de tomber dans la surenchère..

    Ce que j’veux dire, c’est qu’il est difficile dans un tel contexte de faire la part entre le vrai et le faux. tellement de chiffres différents ont été avancés concernant la fortune de Moubarak !

    Est-ce de l’information ou de la désinformation, de la surenchère médiatique qui s’est soudain mise à matraquer Moubarak de façon synchronisé depuis (seulement) une quinzaine de jours, après trente ans de silence ou de quasi silence.

    le vrai problème ce n’est pas combien de milliards il a cumulé grâce à la corruption durant son long règne (tout le monde sait qu’il est très riche et ce n’est malheureusement pas le seul), mais le vrai problème est que l’Occident est AUSSI COMPLICE ET COUPABLE DE LA RUINE DE L’EGYPTE et le fait que c’est seulement maintenant que les médias nous en parle !!!

    Mais finalement ca ne devrait plus étonner personne quand on comprend que l’information n’est que le reflet de la pensée de ceux qui financent ces mêmes médias.

  • permalien ρəm :
    8 février 2011 @19h30   « »

    « En attendant, les manifestations ont repris en Egypte et l’opposition espère regrouper encore une fois un million de personnes. Avec toujours la même revendication : le départ immédiat de Moubarak... »

    Alain Gresh

    Chose faite quasiment au décuple aujourd’hui encore ! ;-)

    Walk Like An Egyptian Mr Gresh !

  • permalien Orangerouge :
    8 février 2011 @19h35   « »

    Oui Mourad,

    Et la France et les Etats-Unis font énormément d’argent en vendant des armes de destruction massive à ces dictateurs faciles à corrompre. En plus comme on l’a vu grace à Eva Joly sur l’affaire Elf, les flux de corruption peuvent revenir en parti dans la caisse de l’UMP ou du PS, et dans les poches de leurs dirigeants.
    Pour le droit occidental, la corruption est légale sur les grands contrats d’armement ou d’approvisionnement en matière première jusqu’à un certain taux.

    Le Royaume-Uni en ce moment refuse de cesser les ventes d’armes à l’Egypte.
    http://www.guardian.co.uk/world/201...

    Le Monde Diplomatique, The Guardian (avec l’aide de la traduction du navigateur le plus répandu, si on est pas "fluent" en anglais) et pour le Monde arabe, Al Jazeera, sont des sources d’information de qualité.
    Pour la France aussi le Canard Enchainé.
    Avec cela on arrive à être bien informé !

  • permalien souslevent :
    8 février 2011 @19h39   « »

    merci pour les points de vue de cet article et pour les informations et observations que contiennent ces commentaires, particulièrement celles communiquées par Hervé et celle de mourad.

    et quelle émotion à lire le poème tragique et magnifique que nous offre "journal de personne", le caire brisé !

    ma réflexion est par rapport à ce que nous appelons "la crise" : Le lobby sioniste, les états unis (c’est à dire nous) et la finance mondiale ont peur de la démocratie au moyen orient (et en général). Ils ont raison, le système craque de partout et son effondrement pourrait bien venir comme un ouragan de ce moyen orient sous tutelle, laissé pour compte autant de notre occident que des "grands pays émergents" comme la Chine. Et cela pourrait nous faire très mal, nous qui sommes aussi privilégiés, frileux, amorphes et sans idées devant une telle perspective. Mais notre intérêt le plus grand est de soutenir sans crainte ni hésitation l’émergence de la démocratie.

  • permalien Nathan :
    8 février 2011 @19h51   « »

    Kim : 8 février @15h04

    A sa lecture on se rend compte à quel point nos médias sont gangrénés par les néo-cons.

    Rien en effet sur les démonstrations multiples de fraternité entre Coptes et Musulmans.

    Je regrette, la dépêche AFP qui traitait de la fraternisation entre musulmans et chrétiens sur la place Tahrir a été reprise par tous les média français. Il suffit de taper Google News pour s’en rendre compte.

  • permalien ρəm :
    8 février 2011 @19h53   « »

    Quoi qu’il en soit, ce qui se passe au Maghreb et au Moyen-Orient est historique et irréversible, la conclusion ne sera qu’une affaire de temps, peu importe en fait. Les puissances hégémoniques, néo coloniales moribondes, et coloniales sionistes, peuvent bien trembler, elles n’ont encore rien vu ; qu’en sera-t-il quand ce sera aux peuples chinois, indiens, russes, etc. de se mettre à cette danse macabre et salvatrice ? Tremblez mes amis les riches, les racistes, les voleurs, les tortionnaires, et les assassins, ce n’est rien encore au vu de ce qui vous attend ! Des milliards de miséreux vont un jour ou l’autre vous apprendre cruellement ce qu’est la justice !

  • permalien Lou :
    8 février 2011 @20h08   « »

    « L’Egypte risque de suivre l’exemple de l’Iran » / Tzvika Brott, Itamar Eichner et Noah Kliger – Yediot Aharonot))

    « L’Egypte risque de suivre l’exemple de l’Iran, de menacer ses propres citoyens et de réprimer ses voisins » a mis en garde le Premier ministre Netanyahu qui s’exprimait hier à la Knesset devant plusieurs centaines de parlementaires venus d’Europe.

    Près de 500 députés, sur les 736 que compte le Parlement européen, sont attendus à Jérusalem du 5 au 8 février prochain.(...)
    Selon le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Emploi à Jérusalem, le rôle du Parlement européen s’est renforcé depuis que le traité de Lisbonne est entré en vigueur le 1er décembre 2009. Dorénavant, c’est le Parlement européen (et non plus le Conseil des ministres de l’Union européenne) qui décide de la politique commerciale et qui doit avaliser les accords de libre-échange. Pour Israël, la visite de la majorité des parlementaires européens est de nature à améliorer les relations entre les deux partenaires.

    Pour combien de temps encore ?

  • permalien ρəm :
    8 février 2011 @20h09   « »

    La vacuité de votre argumentation Nathan est proprement sidérale ; qui lit les dépêches AFP (ou autres) en France ? Le beauf moyen et "normal" au sens mathématique du terme, boit la TV, la radio et les torchons régionaux, qui se gardent bien de reprendre toutes les dépêches d’agences de presse, vous devriez le savoir aussi bien que moi... Votre harbarisme a une dimension quasiment cosmique, le savez-vous ?

  • permalien Deïr Yassin :
    8 février 2011 @20h13   « »

    MAM en Tunisie, François Fillon en Egypte ;
    Premières infos, à sortir demain dans le Canard Enchaîné.

    François Fillon qui était en vacances en Egypte fin décembre, aurait pris un avion appartenant au gouvernement égyptien et à ses frais entre Assouan et les temples d’Abu Simbel.

    - http://tempsreel.nouvelobs.com/actu...

  • permalien K. :
    8 février 2011 @20h18   « »

    Pressé d’expliquer hier comment les Etats-Unis pouvaient décemment s’appuyer sur Iznogoud Souleymane pour l’initiation de la démocratie en Egypte, M. GIBBS, porte-parole de la Maison-Blanche, répond que ce n’est pas une question de personnalité, mais de processus...

    ...this is about a process. It’s not about a personality.

    Ce n’est pourtant pas ce qui avait été dit au sujet de Moubarak, avec le “il faut qu’il parte maintenant.

    Mais il y a bien plus important : il est à craindre qu’après le “processus de paix” israélo-palestinien, les Etats-Unis veulent créer le “processus de démocratisation” de l’Egypte.

    Ce qui semble corroboré par les propos de l’agent egyptien de la CIA, rapportés par un des journalistes présents à la Conférence de presse :

    Apparently Vice President Suleiman has made remarks on Egyptian television that Egypt is not ready for democracy, that it may not be time to lift the emergency law, and that the protest movement is fueled by outsiders looking to undermine Egypt. The question is, has the administration spoken to him about these statements, challenged him to explain them in any way ?

    ...l’Egypte n’est pas prête pour la democratie, ce n’est peut-être pas le moment pour lever l’Etat d’urgence, et le mouvement de contestation est alimenté par des éléments étrangers cherchant à nuire à l’Egypte.

  • permalien Orangerouge :
    8 février 2011 @20h35   « »

    Lou

    Est-ce que ce ne sont pas plutôt 400 à 500 parlementaires venus des pays européens (parlementaires nationaux des 27 pays européens, ils sont très nombreux) et non 500 parlementaires du parlement européen (qui sont seulement 700) qui vont se réunir à Jérusalem ?

    http://www.efi-eu.org/content/view/...

    http://www.lesmotsontunsens.com/le-...

    Si c’est ce cas de figure c’est la Chambre de Commerce France-Israël, "Israel Valley" qui désinforme et veut gonfler l’influence du lobby sioniste.

  • permalien Orangerouge :
    8 février 2011 @20h46   « »
    Les politiques français UMP et PS adorent pendant leurs vacances avoir, en ambiance, les cris des gens qu’on torture

    Et puis, dans les dictatures, ces happy few pensent être bien protégés des vols de Rollex ...

    Chacun sa sensibilité ...

    Mais être français aujourd’hui, c’est avoir vu ses valeurs et sa dignité jetées dans une boue sanglante par Fillon et Alliot-Marie.

    Oh lala ! Nous qui ne nous prenons pas pour de la merde d’habitude ...

  • permalien K. :
    8 février 2011 @20h53   « »

    Grève illimitée d’ouvriers egyptiens de campagnies du canal de Suez. Pour l’instant seules 5 campagnies sont concernées.

    Le Pentagone déploie des navires de guerre à proximité des cotes egyptiennes.

  • permalien Orangerouge :
    8 février 2011 @21h04   « »

    Deïr Yassin, Fillon vient de l’annoncer par la télévision, il a du y être contraint en apprenant que ce serait dans le Canard demain.

  • permalien K. :
    8 février 2011 @21h09   « »

    Ce que Israel veut, les Etats-Unis le veulent,

    Révélations WikiLeaks : Omar Suleiman est l’homme des Israéliens

    Le “processus militaire de démocratisation” de l’Egypte :

    State Department confirms Egyptian military ’elements’ participated in crackdown

    Watchdog : Egyptian Military Oppressing Journalists

  • permalien Lou :
    8 février 2011 @21h18   « »

    @ Orangerouge,

    En effet, vous avez raison :

    Une trentaine de députés et sénateurs français ont également fait le déplacement, dont les anciens ministres Hervé Mariton, Corinne Lepage et Eric Raoult, et la porte-parole du groupe socialiste à l’Assemblee nationale, Aurélie Filippetti.

    après Michèle Alliot-Marie en Tunisie, François Fillon en Egypte, nous demanderons à Hervé Mariton, Corinne Lepage, Eric Raoult et Aurélie Filippetti de nous narrer par le menu leurs vacances.

  • permalien Lou :
    8 février 2011 @21h33   « »

    Cris d’Égypte

    Ci-dessous la traduction française de l’article publié sur le site www.tayyar.org

    Preuves
    Services secrets britanniques : Le ministère de l’intérieur Egyptien fait exploser l’église

    (...) Cependant, c’est le lieutenant Fathi Abdel Wahid qui fera exploser la voiture grâce à l’utilisation d’une télécommande. Il fait exploser la voiture tandis que le conducteur Abdel Rahman Ahmed se trouve encore à son bord. Ceci fut le crime terrifiant qui secoua l’Egypte et le monde dans la nuit du nouvel an 2011. Le lieutenant se rendit alors chez Ahmed Khaled et lui demande d’appeler le leader des Guond Allah, Mohamed Abdel Hadi, pour qu’il se rende dans un appartement à Alexandrie pour discuter de la suite des événements. Dès qu’ils pénètrent tous deux dans un appartement de la rue Abdel Moneim Riad, le lieutenant Fathi les arrête et les conduit au Caire à bord d’une ambulance très moderne. Ils arrivent dans un immeuble du ministère de l’intérieur dans le gouvernorat de Guizeh où ils sont détenus jusqu’au soulèvement populaire de vendredi. Ils réussissent à prendre la fuite et tente de trouver refuge à l’Ambassade de Grande Bretagne.(...)

    Et voilà comment la Révolution égyptienne contribue aussi à faire jaillir la vérité.

  • permalien ρəm :
    8 février 2011 @21h36   « »


    Photo de famille... C’est beau l’amitié, l’affection et la fidélité, non ?

  • permalien Lou :
    8 février 2011 @22h05   « »

    la Chambre de Commerce France-Israël, "Israel Valley" a repris l’article de l’AFP

    Tapis rouge pour des parlementaires européens pro-israéliens à la Knesset

    "Nous voyons maintenant que nous avions raison quand nous disions que la principale raison de l’instabilité de la région n’est pas liée au conflit israélo-palestinien", leur a dit le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman au sujet des mouvements populaires dans le monde arabe.

    "Quel est le lien entre le conflit et ce qu’il se passe au Liban et en Egypte, en Tunisie et en Algérie ?", a-t-il demandé.

    "La véritable menace pour l’Autorité palestinienne ce n’est pas le sionisme mais le Hamas et le Jihad islamique tout comme les autres pays sont menacés par les Frères musulmans, Al-Qaïda et autres mouvements extrémistes", a-t-il estimé.

    La visite des parlementaires européens, venus d’une trentaine de pays, est organisée par le groupe de pression des Amis européens d’Israël (AEI) et vise à redorer l’image d’Israël en Europe.(...)
    Le président du groupe d’amitié France-Israël au Sénat, Jean-Pierre Plancade, a déclaré à l’AFP être venu "pour témoigner de l’amitié et de la solidarité avec Israël à un moment où en Europe une action de boycottage est engagée contre ce pays".

    et pour le même prix :

    Nicolas Sarkozy sera l’hôte d’honneur du traditionnel dîner du CRIF qui réunira près d’un millier de personnes.

  • permalien ρəm :
    8 février 2011 @22h34   « »

    Wikileaks : Une hotline secrète entre ’Israël’ et Omar Suleiman, l’homme pressenti pour remplacer Moubarak

    Le nouveau vice-président de l’Egypte, Omar Suleiman, est un favori de longue date d’’Israël’ qui s’entretiendrait quotidiennement avec le gouvernement de Tel Aviv par une "hotline" secrète avec Le Caire, révèlent des documents exfiltrés par Wikileaks.

    “5. (S) In terms of atmospherics, Hacham said the Israeli delegation was "shocked" by Mubarak’s aged appearance and slurred speech. Hacham was full of praise for Soliman, however, and noted that a "hot line" set up between the MOD and Egyptian General Intelligence Service is now in daily use. Hacham said he sometimes speaks to Soliman’s deputy Mohammed Ibrahim several times a day. Hacham noted that the Israelis believe Soliman is likely to serve as at least an interim President if Mubarak dies or is incapacitated. (Note : We defer to Embassy Cairo for analysis of Egyptian succession scenarios, but there is no question that Israel is most comfortable with the prospect of Omar Soliman.)”

  • permalien K. :
    8 février 2011 @23h04   « »

    L’Egypte risque de suivre l’exemple de l’Iran, de menacer ses propres citoyens et de réprimer ses voisins

    ...a dit Netanyahou ?

    Peut-être, mais il a aussi dit que L’Egypte de Sleimane pourrait suivre l’exemple de l’Iran en 2009, et briser l’actuel soulèvement egyptien par la violence.

    Egypt could ruthlessly suppress the uprising against President Hosni Mubarak like Iran crushed mass protests after a disputed June 2009 election, Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu warned [sic- pour le “warned”].

  • permalien Yvan :
    8 février 2011 @23h22   « »

    Tout reste possible. L’acharnement du pouvoir à se maintenir sans faire de concessions irréversibles montre qu’il n’a pas compris l’ampleur du mouvement populaire. En traitant le problème comme une émeute de la faim (augmentations de salaires, vagues promesses sociale) il montre son impossibilité de sortir de 30 ans de dictature.

    D’autre part avec ses arrangements cosmétiques avec le Frères musulmans ont certainement dans l’esprit de Moubarak qui se voulait un rempart contre l’islamisme, la valeur de menace terroriste adressée à l’"occident".

    Pour l’instant, ces vieilles recettes n’ont pas l’air de fonctionner, parce que les relais habituels de cette rhétorique en occident (comme Pines ou Lévy) sont carbonisés depuis Plomb Durci, et loin de s’affaiblir, la détermination du peuple égyptien semble comme on l’a vu aujourd’hui se renforcer.

    Enfin l’ébauche le libération des médias comme gage de bonne foi vis à vis de Washington, semble être un élément accélérateur du mouvement de protestation.

  • permalien K. :
    8 février 2011 @23h27   « »

    Il y a eu jusqu’à présent entre 297 (HRW) et plus de 300 (ONU) personnes assassinées par le régime en Egypte, alors que les services de “sécurité” se sont montrés “pacifiques.”

    Combien y en a-t-il eu en Iran en 2009 ?

  • permalien K. :
    8 février 2011 @23h47   « »
  • permalien ρəm :
    8 février 2011 @23h50   « »
  • permalien ρəm :
    9 février 2011 @00h00   « »

  • permalien Orangerouge :
    9 février 2011 @00h01   « »
    La Chambre de commerce France-Israël se prêterait-elle à de la manipulation de l’information ?

    Le texte que la Chambre de Commerce France-Israël (IsraelValley) met sur son site cherche à gonfler l’attractivité de Jérusalem en nous faisant croire que 500 députés du Parlement européens s’y déplacent. En réalité il s’agit de députés des Parlements nationaux de l’UE.

    Le texte, qui est signé du nom de Bendelac, à Jérusalem, commence par cette phrase :

    "EXCLUSIF – Le Parlement européen pourrait presque tenir une session plénière à Jérusalem. Près de 500 députés, sur les 736 que compte le Parlement européen, sont attendus à Jérusalem du 5 au 8 février prochain."

    http://www.israelvalley.com/news/20...

    La formulation de la phrase prête vraiment à confusion : ce sont en réalité des députés des parlements nationaux des 27 pays de l’Union Européenne (et non des parlementaires du Parlement européen qui sont effectivement 736) : les 400 à 500 qui iront à Jérusalem sont donc à rapporter à un nombre total de parlementaires qui doit se trouver plutôt quelque part entre 7000 et 10 000 (d’autant plus qu’il y a non seulement des parlementaires mais aussi des sénateurs ...).

  • permalien ρəm :
    9 février 2011 @00h02   « »

    @ K.

    Le bitmap est aussi pourri que ceux qu’il représente... ;-)

  • permalien Ph. Arnaud :
    9 février 2011 @00h21   « »

    Laurent Szyster

    1. Les mouvements islamistes ont été choyés, financés, encouragés, sponsorisés durant plus de 40 ans par les Occidentaux (et spécialement les Américains) pour faire pièce à un imaginaire « danger » soviétique et au nationalisme arabe. Les Américains n’ont que ce qu’ils méritent…

    2. L’Etat le plus férocement islamiste est l’Arabie saoudite, alliée des Occidentaux jusqu’à la moelle. Et, en Irak, les chrétiens vivaient tranquilles depuis les temps apostoliques jusqu’à Saddam Hussein. Et il a suffi de la « croisade » de Bush le Petit pour qu’ils soient chassés, dans un gouvernement à la botte de l’oncle Sam…

    3. Les « démocraties » « libérales » (avec beaucoup de guillemets) ne défendent pas la liberté mais leurs intérêts, en soutenant les pires dictatures (par exemple celle de Suharto, qui a massacré 200 000 Timorais, chrétiens pour l’énorme majorité). En Egypte, le soutien aux manifestants, c’est du pipeau, pour essayer de sauver les meubles. Les « démocraties libérales » (ou démocratures) défendent n’importe quoi (et de préférence le pire) du moment qu’il s’agit de l’intérêt des riches et de leurs intérêts stratégiques.

  • permalien Yann :
    9 février 2011 @00h37   « »

    @ Yvan,

    Le régime de Moubarak, les Etats-Unis et ses laquais n’ont que trop bien compris l’ampleur du mécontentement égyptien.

    Comme l’a dit hier, sur France Info, le juge Trévidic (en charge des dossiers des "moines de Tibérine" et de "Karachi" - rien que cela !), à propos de Sarkozy :

    Il faut être trèèèès dur avec ce multirécidiviste et lui appliquer la peine plancher.

    Tous ces criminels s’accrochent au pouvoir car tous risquent vraiment très gros une fois déchus...

    Moubarak va tomber.
    Et ça va faire mal, mais alors trèèèèès maaaaaaal !
    Car Suleiman et tous les autres criminels ou corrompus aussi vont être pourchassés par le peuple pour qu’ils soient jugés.

    C’est comme en écologie. La disparition d’une espèce animale en haut de la chaîne alimentaire est un signe très négatif de l’état des autres animaux plus bas dans la chaîne.
    Nous, le plancton, on s’en sortira, finalement.

    Des peuples sont en train de se libérer du joug de l’impérialisme et leur combat résonne en chaque esprit libre, dans le monde, comme un appel à la solidarité et à la rébellion.

    Il s’agit de prendre en main notre avenir ou de nous laisser nous aussi écraser par cette clique mafieuse avide de notre sang et de notre âme.

    La liberté a un prix.

    Tout ca pour vivre en paix.

  • permalien Laurent Szyster :
    9 février 2011 @01h19   « »

    Heureusement tout à l’inverse d’Alain Gresh, il ya des journalistes sérieux, rigoureux (et pas complotistes pour un sou) en France, Yves Calvi par exemple :

    http://www.arretsurimages.net/vite....

  • permalien X :
    9 février 2011 @05h23   « »

    Les sionistes paniquent et se mettent à décortiquer toute déclaration venant des MB pour trouver n’importe quoi.
    Ils oublient de quoi est constitué le paysage poliqtique en Israel :

    Des partis fascistes (le sioniste du blog a admis que les dirigeants de coalition au pouvoir Netanyahou et l’ex videur sont des fascistes,

    Des partis ultra religiueux (fanatiques de samedi qui n’ont que faire des droits des femmes et des laiques qui veulent avoir une vie normales)

    Des ultranationalistes (rasistes). .............

    Sans parler des juifs talibans colons (la honte de l’humanité dans ce 20 e siècle .

    Le ce beau monde est protégé dans ses crimes (vols extorions et assssinats) par l’armée la plus humaniste de l’univers.

    Malgré toute cette m.. Le sioniste semble inquiet pour l’intérêt des jeunes egyptiens et egyptiennes des MB.

    Lundi la construction d’autres logements pour les colons extrémistes a été autorisée par le gouvernement qui a en même temps légalisé plusieurs dizanines d’autres construites sur des terres volées aux palestiniens et considérées jusqu’alors comme illégales.

    La voloté de paix les étouffent. Nathan onseille aux arabes de s’occuper de leur gagne pain et d’envoyer leurs enfant à l’école. Les armes c’est l’affaires des extrémistes écrivaut il.

  • permalien ρəm :
    9 février 2011 @07h12   « »

    US embassy cables : Suleiman takes hard line on Iranian ’devils’

    5. (S) IRAN : The Egyptians dismiss news reports that the GOE is moving towards normalization with Iran. Aboul Gheit met with his Iranian counterpart on the margins of UNGA. Omar Soliman takes an especially hard line on Tehran and frequently refers to the Iranians as "devils." But bilateral contacts are on the rise. Soliman will press you for an assessment of Iranian activity in Iraq and also of al Maliki’s ties to Tehran. Mubarak and Soliman are furious about Bashar Al Assad’s collaboration with Iran. They want the USG to improve relations with Damascus to lure Bashar back to the Arab fold. But Egyptian influence is very limited and Cairo is out of ideas.

  • permalien Yvan :
    9 février 2011 @08h00   « »

    Yann : Le régime de Moubarak, les Etats-Unis et ses laquais n’ont que trop bien compris l’ampleur du mécontentement égyptien.

    S’il l’avait compris il ne resterait pas en place à essayer de "soudoyer" le "peuple égyptien au prétexte qu’il est le meilleurs "expert" du "peuple égyptien".

    Boutros-Ghali nous éclaire sur la nature de cette expertise, il s’agit d’"ingratitude".

    Marwan Hamed nous avait déjà informé sur la nature de cette "connaissance" de ce que les dirigeants actuels appellent le "peuple égyptien".

    Je crois que malheureusement, c’est cette de indifférence de 30 ans que n’arrivent pas à sortir Moubarak et ses laquais.

    Aujourd’hui, le problème en Égypte, et pour le monde, ce n’est pas le peuple, c’est Moubarak.

  • permalien Nathan :
    9 février 2011 @08h08   « »

    Sympathique confrérie, tout de même…

    Il existe plusieurs tendances au sein de la confrérie. L’organisation est tenue par des élèves de Sayyid Qutb, théoricien égyptien et membre des Frères musulmans pendu en 1966 sous le régime de Nasser. Ces membres sont partisans d’un théocratie intégrale. Ils coexistent au sein de la confrérie avec les salafistes, qui prônent une restauration de la communauté musulmane des origines de l’islam et une interprétation rigoriste des textes. Troisième composante, aujourd’hui minoritaire : les islamo-démocrates, qui s’efforcent de concilier démocratie et charia.

    Selon Stéphane Lacroix, "la plupart des militants ne s’identifient à aucune des trois tendances évoquées et il est difficile de dire si un consensus existe au sein du mouvement". "Si des conservateurs occupent aujourd’hui des postes de direction, c’est parce que les Frères ont été l’objet de mesures ultra-répressives de la part du pouvoir, explique pour sa part Joshua Stacher, chercheur à l’université de Kent (Etats-Unis). Depuis les élections législatives de 2005 [au cours desquelles ils avaient obtenu 88 sièges, soit un cinquième de l’Assemblée], leurs membres ont été arbitrairement arrêtés. La répression a favorisé la fragmentation du groupe, et donc la mise en avant des voix les plus conservatrices."

    Mais "l’appareil est moins divisé que les militants", estime toutefois Tewfik Aclimandos. "L’organisation est parfaitement en mesure de serrer les rangs et de se mettre en ordre de marche si la nécessité l’exige. Les bolcheviks aussi étaient très divisés en 1917..."

    Les Frères musulmans ont beaucoup à gagner à la transition démocratique engagée. Elle pourrait notamment leur permettre d’accéder à une liberté de mouvement nouvelle, à une visibilité médiatique inédite et au droit de participer aux élections. Pour ces raisons, "ils n’ont aucune raison de s’opposer à cette évolution, estime Tewfik Aclimandos. "Mais ils ne sont pas démocrates pour autant : contrairement à certains compagnons de route et à une minorité de membres de la confrérie qui s’efforcent de mêler charia et démocratie, l’appareil n’a pas opéré sa conversion démocratique."
    En matière de respect des libertés fondamentales, de reconnaissance de l’égalité des citoyens (quels que soient leur sexe et leur confession), ou de positionnement international, la confrérie a du chemin à faire. D’après l’historien, elle a toujours en vue la construction d’un Etat musulman. Elle n’a pas renoncé à son "agenda théocratique", et son pragmatisme ne signifie pas qu’elle transigera sur ses fondamentaux idéologiques.

    http://www.lemonde.fr/proche-orient...

  • permalien chbo :
    9 février 2011 @08h10   « »
    En Egypte, comme ailleurs

    Les évènements qui secouent le monde arabe de l’Algérie au proche orient ne seraient-ils pas, en somme, le coup d’envoi de la mise en pratique de la PEV (Politique Européenne de Voisinage) développée depuis 2004 à propos de laquelle très peu de médias se sont exprimés. Il s’agit en fait d’étendre les marchés où le libéralisme sévit et commence à se sentir à l’étroit. Il faut donc étendre, entreprendre et conquérir de nouveaux territoires et bien entendu on commence par ses voisins. Un petit tour sur le site http://ec.europa.eu/world/enp/polic... est très instructif. Pour ma part, je dirais qu’il n’y a pas de théorie du complot mais qu’il existe réellement un complot, une volonté mise en scène et organisée par l’oligarchie libérale industrielle dont le groupe Bilderberg n’est que la face à peine voilée et qui utilise toute sa puissance financière ainsi que la corruption à tous les niveaux civils, militaires et politiques pour parvenir à ses fins qui sont la domination mondiale économique sans alternative possible. Ce qu’expérimente une partie du monde arabe aujourd’hui a été orchestré et mis en place par cette puissance financière que rien ne semble pouvoir arrêter.

  • permalien ρəm :
  • permalien ρəm :
    9 février 2011 @08h25   « »

    @ Nathan

    Au moins 50 morts et là, vous étiez du côté de la matraque.

    Pensez-vous vraiment Nathan que les lecteurs du Blog d’Alain Gresh seraient des enfants naïfs prêts à avaler des fables aussi grossières ? N’avez-vous donc pas honte, d"affabuler et de mentir à ce point, s’agissant de faits que tout un chacun peut aisément vérifier ? N’avez-vous donc aucune fierté ? Pitoyable...

  • permalien Orangerouge :
    9 février 2011 @08h30   « »

    Yves Calvi, à C dans l’air, quand la flottille de la Paix turque s’est fait massacrer par une armada de l’armée israélienne, a pris fait et cause pour les tueurs israéliens.
    Sans la moindre pudeur alors même que neufs personnes ont été assassinées par les israéliens.

    La télévision française est tenue par les sionistes et Yves Calvi tient à sa luxueuse soupe.

    Il passe probablement ses vacances au dessus des geôles israéliennes, où s’entasse des civils et des enfants, il a les mêmes goûts que Fillon.

  • permalien ρəm :
    9 février 2011 @08h55   « »

    Over 297 killed in Egypt protests : HRW

    After visiting just nine hospitals in Egypt, the independent organization Human Rights Watch (HRW) puts the death toll of Egyptian protesters at almost 300.

    Heba Murayef, a representative of the global human rights organization said on Tuesday that it is very difficult to compile statistics of those injured, detained and killed during the anti-government protests in crisis-hit Egypt.

    "This is a work in progress but the latest death toll we have right now is 297. We base this on visits to five hospitals in Cairo, two hospitals in Alexandria and one hospital in Suez ; which means that the actual death toll is going to be much, much higher because we were only able to give statistics on hospitals we have managed to visit," she added.

    Murayef further pointed out that between January 25 and 28 over 1,000 people appear to have been arrested.

    "In that period, Egyptian human rights lawyers estimate at least 1,400 people were arrested. Many of these arrests were short term, maybe for eight hours and then subsequently released," she went on to say.

    According to Murayef, many human rights workers and activists have also been arrested in the process of doing their work.

    The HRW report comes as the anti-government protests in troubled Egypt have entered its 16th consecutive day.

    Cairo’s Liberation Square remains flooded with demonstrators who call on President Hosni Mubarak to immediately step down.

  • permalien Nathan :
    9 février 2011 @09h20   « »

    Tout le monde peut vérifier que la dictature iranienne a réprimé dans le sang et la terreur le soulèvement démocratique de 2009 suite aux élections présidentielles truquées.

    Un jour, le peuple iranien effacera ce régime inique des pages du temps.

  • permalien ρəm :
    9 février 2011 @09h35   « »

    @ Nathan
    La répétition d’une contre-vérité patente n’en fera jamais une vérité, malheureusement pour vous... Une fois de plus, tout le monde peut juger de la vacuité de votre propagande, lorsque l’on traite de faits, il n’est pas difficile de les documenter sérieusement... ;-)

  • permalien Yvan :
    9 février 2011 @09h41   « »

    Rappel de la loi de Tocqueville :

    Il arrive le plus souvent qu’un peuple qui avait supporté sans se plaindre, et comme s’il ne les sentait pas, les lois les plus accablantes, les rejette violemment dès que le poids s’en allège.

    Illustration :

    Egypte : le retour en héros sur la place Tahrir de Wael Ghonim | euronews, monde

  • permalien Ph. Arnaud :
    9 février 2011 @09h43   « »

    Nathan

    Le régime iranien ne vous dérange pas parce qu’il est (dites-vous) « dictatorial », mais op-posé aux intérêts américains et israéliens. Si, demain, sans changer en quoi que soit, il acceptait des porte-avions américains dans ses ports et des avions israéliens sur ses bases, on ne vous entendrait plus du tout…

    Les Etats-Unis et Israël ont soutenu le régime d’apartheid et soutiennent aujourd’hui, le régime oligarchique et sanguinaire de la Colombie. Si les Etats occidentaux se préoccupaient des droits de l’homme, ça se saurait.

  • permalien ρəm :
    9 février 2011 @09h49   « »

    Time to change Obama Mideast team

    Marwan Bishara argues it is time for changing Obama’s Mideast team and Washington’s policy towards Egypt.

    Q : Where does Washington stand today ?

    A : Caught in the headlights, the Obama administration has been playing catch up with the revolution since its beginning.

    It started by taking a cautious position underlining the strategic relationship with the regime while showing sympathy to the demonstrators, then equating between the dictator and the dictated (refusing to spell out the D word), asking ’both sides’ to show restraint, as if the peaceful demonstrators under attack by the regime’s mobs were equally violent to the regime’s security forces.

    When the revolution showed no signs of waning - it rather expanded throughout Egypt’s cities- the Obama administration called for peaceful and orderly transition starting "now".

    Soon after however, it adopted a more passive approach, embracing the new vice-president’s management of the transition, as if entrusting the fox with the hen house.

    In the process, it seems that the security and the military arm of the regime regrouped and rebounded under Omar Suleiman’s new leadership, that made certain cosmetic changes including marginalising some of the political faces of the ruling party and the regime.

    Q : How do you explain the surprise and fumbling of the Obama administration over the last two weeks ?

    A : Washington has treated the democratic revolution as a problem or a crisis that begs for carefully implemented solution, instead of supporting it as an opportunity for badly needed change both in Egypt and in US strategy towards the region.

    The assumed discrepancy between Washington’s short term interests with the regime of Hosni Mubarak and America’s long declared ideals of freedom and democracy, have to a large degree paralysed the administration and deterred it from taking a daring long-term look that sees ideals and interests as mutually reinforcing.

    Instead it remained vague towards supporting the transition, though it disagreed with its special envoy to Egypt, former ambassador Frank Wisner, who openly supported preserving Mubarak on top of the regime as it moves forward.

    It’s rather peculiar that president Obama would send the Mubarak regime’s lobbyist in Washington to lobby the Egyptian dictator !

    Lire la suite (...)

  • permalien ρəm :
    9 février 2011 @10h02   « »

    @ Yvan

    Rappel de la loi de Tocqueville

    Les lois & autres fatwa valent ce qu’elles valent...
    J’ai décréter une fatwa sur les spaghetti pas assez “al dente” à la maison, j’ai du mal à la faire admettre... ;-)

  • permalien X :
    9 février 2011 @10h05   « »

    Un jour, le peuple iranien effacera ce régime inique des pages du temps.

    Possible. Mais avouez tout de même que ce qui vous dérange ce n’est pas que ce rgime soit une dictature mais c’est parcequ’il présente une menace sérieuse régime d’Appartheid en Israêl. Un peu de respect pour vos interlocuteurs !

    Les régimes qui tombent ceci de commun : ils ont des relations officielle ou secrêtes avec Israel. Pour que le régime Iranien tombe (par cette vague) il faut d’habord qu’il établisse des relations avec Israel. Et pour que les régimes démocratiques à venir retrouve la stabilité il faut qu’il coupe tout lien avec les fascistes de Tel Aviv, e seul RÉGIME RACISTE de la planète. C’est la volonté des peuples.

  • permalien Orangerouge :
    9 février 2011 @10h12   « »

    Les exactions de la police se poursuivent en Egypte :

    Le journal égyptien Youm7 a rapporté les violences de la police dans la ville de Al-Wadi al-Jadid dans le Sud-Ouest du pays.

    100 personnes ont été blessées dont 8 sérieusement, une personne aurait été tuée.

    Beaucoup de jeunes auraient été arrêtés au hasard et emmenés par la police dans un endroit inconnu.

    http://www.guardian.co.uk/news/blog...

  • permalien Yasmina :
    9 février 2011 @10h16   « »

    Ph. Arnaud :
    9 février @09h43

    je me rappelle que l’année dernière, ou peut être avant, lors d’un échange avec vos contradicteurs habituels au sujet du Hezbollah , du Hamas et de la resistance en général vous aviez écrit en fin de commentaire et d’argumentation qu’"on devrait remercier les Arabes car ils se battent aussi pour nous". ( je cite de mémoire) . L’actualité vous donne raison comme toujours.

    vous êtes un visionnaire Ph. Arnaud en plus d’être un homme juste.

  • permalien K. :
    9 février 2011 @10h48   « »

    Au moins 50 morts et là, vous étiez du côté de la matraque.

    Merci Nathan d’amener la preuve que Netanyahou est un fumiste psychopathe : dans la nébuleuse cérébrale sioniste, en matière d’assassinat 50 personnes font 5000 quand il s’agit d’Iraniens, et 300 en font 3, que dis-je, 0.3, quand il s’agit d’Egyptiens.

    La fumisterie psychopathique étant commune et aux sionistes type Netanyahou et aux sionistes “modérés”, il est inutile de répondre à la deuxième partie de la phrase.

  • permalien ρəm :
    9 février 2011 @10h52   « »

    La mobilisation massive d’hier a surpris ceux qui à Washington, Tel Aviv, Bruxelles, etc. pariaient sur une reprise en main par la junte d’Omar Soliman , sa clique et ses sbires. Le New Tork Times par exemple en a été très contrarié, lui qui avait bâti un scénario avec Super Mamy Clinton à Munich en actrice principale et une “happy end” annoncée, et s’est vu contraint de signaler les manifestation monstres d’hier... Les organisateurs de l’insurrection populaire n’ont pas encore jeté toutes leurs forces dans la bataille et appellent à une Méga journée de protestations demain dans toute l’Egypte !


    Le Caire hier mardi 09/02/2011

  • permalien Nathan :
    9 février 2011 @10h53   « »

    Ph. Arnaud : 9 février @09h43

    Le régime iranien ne vous dérange pas parce qu’il est (dites-vous) « dictatorial », mais op-posé aux intérêts américains et israéliens. Si, demain, sans changer en quoi que soit, il acceptait des porte-avions américains dans ses ports et des avions israéliens sur ses bases, on ne vous entendrait plus du tout…

    Pas du tout. La démocratie est indivisible, qu’elle se manifeste en Egypte ou en Iran. Ou en France. Par contre, je suis sûr qu’on ne vous a pas beaucoup entendu lorsque Saddam Hussein gazait les Kurdes, par exemple.

    A propos de démocratie, le mouvement Kefaya est admirable mais on se demande si les millions de gens qui ne veulent plus du régime Moubarak sont préparés pour le cas où, comme on le souhaite, des élections ont lieu en Egypte. Le régime de Moubarak ayant étouffé toute opposition politique véritable, on se demande qui va représenter ce mouvement et quel sera son programme politique, économique et social. Il serait dommage que les Egyptiens n’aient d’autre alternative que le régime actuel ou les islamistes de tout poil.

  • permalien gloc :
    9 février 2011 @11h05   « »

    papy-troll : Les lois & autres fatwa valent ce qu’elles valent...

    Ça manquait à l’univers un truc comme ça !

  • permalien Ph. Arnaud :
    9 février 2011 @11h12   « »

    Nathan

    Saddam Hussein gazait les Kurdes avec la bénédiction des Américains ! Reagan avait mis son veto à une loi destinée à bloquer le commerce américain avec l’Irak et Washington avait envoyé un télex à ses ambassades dans le monde leur demandant d’affirmer que les Kurdes de Halabja avaient été gazés par les Iraniens…

    Les Etats-Unis ont soutenu Saddam Hussein de 1963 jusqu’à sa chute (et lui ont même offert, gracieusement, 12 ans de pouvoir supplémentaire, préférant sa dictature à une anarchie qui aurait contrarié leurs intérêts). Il faut une bonne dose d’impudence pour accuser de dictature quelqu’un qu’on a précisément poussé dans cette voie…

    Aujourd’hui, les Etats-Unis font de même avec Moubarak : se rendant compte qu’il est de-venu un canard boiteux, ils s’efforcent de limiter les dégâts, mais il n’y a, dans cette attitude, aucune once de préoccupation humanitaire, juste un souci féroce de leurs féroces intérêts…

  • permalien ρəm :
    9 février 2011 @11h33   « »

    “They have killed us with police bullets, they have sent thugs against us, and now they have launched a propaganda campaign against us, and still millions come !” said Sarah Abdel Ghany, 24. (Cairo February 8, 2011)

  • permalien Denys Picard :
    9 février 2011 @12h05   « »

    Alain,

    Rien est joué, tout est joué, en fait, tout n’apparaît être qu’un jeu, sauf pour ceux qui sont dans la rue, sauf pour ceux qui crèvent naturellement...Je ne crois plus à ces révolutions spontanées. Ce qui émerge de tout cela en fait, c’est que les révolutionnaires se sont battus pour mettre en place, au pouvoir, ceux qui les tourmentent et les torturent depuis si longtemps. Ce que l’on comprend c’est que le leadership militaire ne voulait pas que Moubarak mette son fils au pouvoir, n’acceptait pas cette succession et y préférait Suleiman. En fait, les journaux Égyptien eux-mêmes expliquaient en Septembre 2010 que pour que Suleiman puissent accéder au pouvoir, cela prendrait un "soft coup"...et c’est ce que Suleiman a préparé. Il s’est servi de l’Internet, probablement assisté par les services d’intelligences Occidentaux, Israéliens et de Google afin de fomenter se soulèvement populaire pour signifier à Moubarak qu’il n’était plus en contrôle et que son fils n’était pas un choix très populaire parmi l’exécutif militaire. C’est la raison pour laquelle les militaires n’ont pas réagi. De plus, puisqu’on sait que Suleiman est le choix que Israël fait sien depuis 2009 comme successeur le plus intéressant de Moubarak, il y a de quoi s’inquiéter. Surtout que la sympathie pour la Palestine de la part de Suleiman n’est pas très élevée. Obama, suivant la stratégie du sénateur sioniste américain despotique Charles Schumer, veut étrangler la Palestine. Obama sait que la dernière ligne de soutien matériel de la bande de Gaza est le commerce illicite par souterrain avec sa frontière Égyptienne. Donc, Suleiman pourrait forcer une fin a ce trafique afin de satisfaire et Obama et Netanyahu. Bref tout cette histoire est assez dégueulasse, mais j’espère quelle vous permettra au moins de bien comprendre que Obama et son administration ne sont que despote et pourriture sioniste et qu’il n’y a rien a espéré d’eux. En attendant, je verse une larme pour la sincérité de ceux qui se battent et se sont battus pour leurs rêves dans la rue...

    Denys Picard

  • permalien ρəm :
    9 février 2011 @12h44   « »

    11:33am More strikes now taking place in Mahalla and Suez. About 10,000 workers at various factories in different cities over the past 24 hours have gone on strike. Most are demanding better wages and conditions but they are also adding momentum to pro-democracy protestors.

    12:18 Workers nationwide continue to join protestors and numbers are still rising.

  • permalien Yasmina :
    9 février 2011 @12h58   « »

    Rien est joué, tout est joué, en fait, tout n’apparaît être qu’un jeu, sauf pour ceux qui sont dans la rue, sauf pour ceux qui crèvent naturellement...Je ne crois plus à ces révolutions spontanées

    .vous voulez dire que ceux qui tirent les ficelles sont les mêmes ? Que le peuple égyptien n’a pas trouvé son Rachid Ammar ? possible mais ceux qui se soulèvent ne suivent pas toujours les règles , et le scénario déjà tracé. Vous risquez d’être surpris par leur détermination.

  • permalien Frantz Fanon :
    9 février 2011 @13h19   « »

    Merci, Alain Gresh, pour nous rappeler l’arrogance du ’Yes we can’. Qu’est-ce que nos medias diraient, par exemple, si M. Hu Jin Tao, Président de la République Populaire de Chine, demandait devant la presse réunie à M. Sarkozy de finir MAINTENANT avec la politique raciste dans les banlieues, à la Suisse de suspendre les lois contre la liberté de culte ? Peau noire, masques blancs ...

  • permalien sebastien :
    9 février 2011 @13h21   « »

    Arnaud "Si les Etats occidentaux se préoccupaient des droits de l’homme, ça se saurait."
    le hic c’est que la quasi totalité des régimes anti occidentaux sont dictatorial. Vous êtes bien orphelin, comme tant d’autres, de l’URSS, régime totalitaire, mais sans le quel Israël n’existerait pas.

  • permalien ρəm :
    9 février 2011 @13h22   « »

    Décidément les traîtres sont légion chez nos amis égyptiens :

    "J’estime que le président Moubarak doit garder son poste jusqu’à la fin de son mandat présidentiel."

    Amr Moussa 09/02/2011

    Honte sur lui !

  • permalien ρəm :
    9 février 2011 @13h47   « »

    12:26 VP Suleiman warns regimes patience may thin if protests continue much longer.
    12:34 Massacre in Kharga kills 2 and injures 40 protestors after security fires live bullets.

  • permalien ρəm :
    9 février 2011 @14h12   « »

    @ sebastien

    le hic c’est que la quasi totalité des régimes anti occidentaux sont dictatorial.

    Dans vos cauchemards très certainement, dans les faits c’est une contre-vérité patente.
    Par contre a contrario bon nombre de régimes dictatoriaux sont soutenus par l’occident et nul ne peut raisonnablement le nier. Je ne vais pas vous les citer, car la liste est malheureusement bien trop longue et à moins que vous ne résidiez à Alpha Centauri, vous les connaissez aussi bien que moi...

  • permalien Orangerouge :
    9 février 2011 @14h13   « »

    sebastien vous êtes un peu rapide et occidentalo-centré dans vos jugements : "la quasi totalité des régimes anti occidentaux sont dictatorial"

    L’Inde, l’Indonésie, plusieurs régimes politiques de pays d’Amérique du Sud ne peuvent absolument pas être qualifiés comme vous le faîtes.

    Leur démocratie n’est pas parfaite ... et la nôtre ?

    Ensuite l’occident préfère souvent soutenir des régimes dictatoriaux là où il s’approvisionne en matières premières et pétrole.

    C’est moins cher (à court terme) d’arroser un dictateur que de payer ces matières premières à un prix raisonnable.

  • permalien ρəm :
    9 février 2011 @14h26   « »

    @ Orangerouge

    Votre exemple de l’Amérique du Sud est excellent ! Tous les pays hostiles à l’hégémonie US sont démocratiques, (Pour Cuba compte tenu de la guerre économique des US depuis des décennies avec des restrictions certes mais qui s’expliquent) et les rares pays encore pro US sont des régimes antisociaux et liberticides ou quasi dictatoriaux.

  • permalien ρəm :
    9 février 2011 @14h34   « »

    Un article professionel, (donc non propagandiste) à propos du Muslim Brotherhod sur le site The Guardian :

    The Muslim Brotherhood uncovered

    In an exclusive Guardian interview, Egypt’s Islamist opposition group sets out its demands.

  • permalien ρəm :
    9 février 2011 @16h03   « »

    Les rapports de témoins présents sur place en Egypte signalent que les menaces d’hier d’Omar Suleiman, ont eu l’effet inverse de celui qu’il recherchait, les protestataires étant encore plus remontés et déterminés. Au Caire outre l’occupation de la place Tahrir, des manifestants bloquent toujours le Parlement depuis hier. Dans la ville on signale en outre des milliers de grévistes chez les travailleurs et dans les personnels d’universités.
    A Alexandrie des milliers de protestataires manifestent aussi aujourd’hui.
    A Suez la grève est également suivie et prend de l’ampleur est-il indiqué dans les dépêches.

  • permalien baldo :
    9 février 2011 @17h35   « »

    Je regrette, mais vous n’êtes pas bien informé en ce qui concerne les attentats anti-coptes depuis le début de la "révolution" égyptienne, il y en a bien eu un en haute-Egypte qui a fait sept morts parmi les membres de cette communauté, même si l’évenement n’a reçu presqu’aucun écho dans la presse occidentale.

  • permalien Ph. Arnaud :
    9 février 2011 @17h42   « »

    A Sébastien

    Vous dites : « Le hic c’est que la quasi totalité des régimes anti occidentaux sont dictatoriaux. Vous êtes bien orphelin, comme tant d’autres, de l’URSS, régime totalitaire, mais sans le quel Israël n’existerait pas. »

    Il ne faut pas inverser l’ordre des causalités : il n’y a pas eu des dictatures qui, un beau jour, se sont établies, juste pour faire de la peine aux Occidentaux mais, au contraire, des régimes (Cuba, Iran, par exemple) qui sont nés en raison de l’oppression que faisait peser sur eux des dictateurs (Battista, Mohamed Reza Pahlevi…) à la solde des Etats-Unis. S’ils se sont (à vos yeux), transformés en dictatures, c’est pour se défendre de leur renversement violent par ces mêmes Occidentaux.

    Lorsque, dans le tiers monde, les dirigeants antioccidentaux jouent le jeu de la démocratie, ils se font renverser par la violence ou au terme d’élections trafiquées (Mossadegh, Arbenz, Allende, Ortega, Zelaya, Sankara, Lumumba…), et, bien entendu, on démolit tout ce qu’ils ont fait. Lorsqu’ils se défendent, on les traite de dictateurs.

    Tant que les Etats-Unis n’auront pas levé l’embargo sur Cuba et admis toutes les confisca-tions opérées par les Cubains sur leurs propriétés depuis 1958, tant qu’ils n’auront pas abrogé toutes les mesures contre la république islamique d’Iran, tant qu’ils n’auront retiré leurs troupes du Japon, de Corée du Sud et leurs porte-avions de cette région, je considérerai comme des jérémiades sans intérêt tout ce qui sera dit contre Cuba, l’Iran ou la Corée du Nord.

    Par ailleurs, n’ayant jamais été communiste, vos remarques sur l’URSS me laissent froid, y compris sur Israël.

  • permalien ρəm :
    9 février 2011 @17h43   « »

    Et qui en a fait écho, où et quand SVP ?

  • permalien sebastien :
    9 février 2011 @17h59   « »

    "L’Inde, l’Indonésie, plusieurs régimes politiques de pays d’Amérique du Sud ne peuvent absolument pas être qualifiés comme vous le faîtes."
    Ces régimes ne sont pas spécialement anti occidentaux. Un des principaux client du Vénézuela démocratique de Chavez sont.... les USA.
    je ne doute pas du caractére démocratique de la plus part des pays d’amérique latine, mais ils ne sont pas vicéralement anti-occident.
    Quant aux soldats US en Coré du sud, il ne sont qu’un argument pour justifier le régime Coré du nord, qui existait avant l’arrivé des américains en Coré du sud.

  • permalien ρəm :
    9 février 2011 @18h06   « »

    6.50pm : Al Masry Al Youm reports that 3,000 Egyptian national railways (ENR) employees have gone on strike with some sitting on rail lines to stop trains getting through, and bus drivers will start a strike tomorrow that will lead to the suspension of services.

  • permalien mad :
    9 février 2011 @18h08   « »

    Faut-il avoir peur des Frères musulmans ? Dans Mots croisés, hier soir, sur France 2, la question est répétée, martelée, par Yves Calvi. Le présentateur choisit même de commencer son émission par ce thème. Comme s’il s’agissait de la première question qui surgit au sujet des révolutions des pays arabes. Et il y revient, méthodiquement, pendant le premier quart d’heure de l’émission, relançant plusieurs fois chacun des invités.

    Amusez-vous à compter le nombre de relances de Calvi sur le thème : "Et les Frères musulmans ?"

  • permalien Denys Picard :
    9 février 2011 @18h20   « »

    @Yasmina :

    Je rêve et espère être surpris, mais ce qui me désole c’est de voir des gens faire confiance à ceux qui se moquent d’eux...Obama n’a aucune sympathie pour les simples gens, il les charme pour les déjouer, c’est ce qu’il fait aux USA en prétendant aider les moins nantis, il ne fait pourtant que consolider et enrichir l’Establishment.

  • permalien une bille :
    9 février 2011 @18h28   « »

    @mad , c’est vrai qu’à côté de Calvi, même Finki à l’air d’un crypto-frangin-musulman !

    C’est clair, Calvi a très peur.

  • permalien Yasmina :
    9 février 2011 @19h00   « »

    Denys Picard :
    9 février @18h20 «  »

    @Yasmina :

    Je rêve et espère être surpris, mais ce qui me désole c’est de voir des gens faire confiance à ceux qui se moquent d’eux...Obama n’a aucune sympathie pour les simples gens, il les charme pour les déjouer, c’est ce qu’il fait aux USA en prétendant aider les moins nantis, il ne fait pourtant que consolider et enrichir l’Establishment.

    oui, c’est possible. Mais ceux qui se soulèvent en ce moment dans le monde arabe sont ds jeunes , chômeurs pour la plupart qui n’ont ni dettes( c’est un point important car quelqu’un qui a des dettes a tendances à faire profil bas , à raser les mur, à ne rien réclamer ni revendiquer et donc à ne pas manifester ni se révolter de peur de perdre son emploi et de ne plus pouvoir payer ses dettes et traites. ...) ni engagement familial( célibataires pour la plupart) . Ils n’ont rien à cirer de Obama ni du FMI ni de Wall Sreet. Ils sont instruits, tres au fait des nouvelles technologies et de la démocratie dans le monde, des tenants et aboutissants de qui fait quoi et pourquoi dans le monde. Ils se révoltent en premier pour leur dignité. la Foi leur donne cette force pour résister aux forces de l’oppression déchaînées en ce moment. Lisez les slogans qu’ils brandissent. C’est très révélateur. Faudrait peut être qu’un sociologue nous explique tout ça.

    Ayez confiance.

  • permalien Deïr Yassin :
    9 février 2011 @19h06   « »

    Tarek Ramadan sera sur "Le Grand Journal’ tout à l’heure. Je suppose qu’il aura des choses intéressantes à dire sur l’Egypte.

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