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Après la chute du Raïs, l’armée égyptienne sur le fil

vendredi 11 février 2011, par Philippe Leymarie

« Le peuple a fait tomber le régime ! Le peuple a fait tomber le régime ! », scandait vendredi soir une foule en délire, sur la place Tahrir au Caire, devenue symbole du mouvement de contestation déclenché le 25 janvier. « Armée égyptienne, il faut faire un choix : le régime ou le peuple ! », proclamait la veille une des principales banderoles, au moment où le pouvoir paraissait vaciller. Alors que le président Hosni Moubarak a finalement démissionné et quitté Le Caire, offrant aux manifestants une victoire aux débouchés incertains, tous les regards se tournent vers l’armée qui a préféré sacrifier le Raïs, pour avoir des chances de préserver et l’unité du pays, et sa propre cohésion...

Actualisation au 13 février - Le Conseil suprême des forces armées, qui exerce le pouvoir depuis vendredi, a annoncé ce dimanche deux concessions politiques, destinées à désarmer la fraction de la population qui exige un vrai changement de régime, au delà de l’élimination du vieux Raïs : la suspension de l’actuelle constitution qui sera amendée par un comité ad hoc ; et la dissolution du parlement, élu (mal !) en décembre dernier. Les militaires promettent de rendre le pouvoir aux civils dans les six mois. Samedi, ils avaient assuré que le pays respecterait les traités internationaux qu’il a signés.

Acteur politique majeur. « Compte tenu des conditions difficiles que traverse le pays, le président Mohammed Hosni Moubarak a décidé d’abandonner le poste de président de la République et chargé le conseil suprême des forces armées de gérer les affaires du pays », avait déclaré vendredi en fin d’après-midi le vice-président Omar Souleimane, dans une brève allocution télévisée, suscitant aussitôt l’ explosion de joie que l’on sait dans la rue égyptienne.

Contrairement à ce qu’avait promis Moubarak dans son discours en forme de testament, jeudi soir, la transition ne s’est donc pas faite dans les formes constitutionnelles : un général a simplement passé le bâton à un de ses plus fidèles adjoints, également général, sous le contrôle d’un comité d’autres généraux présidé par un vieux maréchal.

Depuis la prise du pouvoir par les « officiers libres », en 1952, derrière Gamal Abdel Nasser, les militaires monopolisent le pouvoir en Egypte. Les successeurs de Nasser — Sadate, Moubarak, et maintenant Souleimane — étaient ou sont tous des généraux. Et le premier ministre qui avait été nommé ces derniers jours par le président Moubarak est l’ancien chef de l’armée de l’air, général Ahmad Chafik.

L’armée égyptienne reste, selon le chercheur Tewfic Aclimandos, « l’institution la plus respectée du pays ». Beaucoup plus que les services de sécurité ou la police — elle « passe pour la moins corrompue », avec en outre un rôle social ou psychologique original : « Dans l’imaginaire des Egyptiens, elle incarne à la fois l’institution qui ressemble le plus à un Etat légal et rationnel, et au fonctionnement d’une famille [1]. »

Clivages au sein de l’armée. Forte de 450 000 hommes (711 000 avec les réserves) [2], l’armée égyptienne est un immense réservoir humain, qui peut être mobilisé en cas de péril national ou aux frontières ; c’est aussi une force militaire relativement moderne — une des seules du continent africain à disposer d’une panoplie interarmes complète et d’une capacité d’intervention sur toute la gamme des moyens.

Mais elle ne constitue pas un ensemble homogène, sur le plan technique comme sur celui des sensibilités politiques. Ainsi, l’armée de l’air est réputée plutôt proche des services de renseignement, et de la « ligne Moubarak » incarnée aujourd’hui par le général Souleimane, qui a maintenu la paix avec Israël au prix de nombreuses concessions. La marine, et surtout les blindés, sont en retrait, notamment depuis les défaites militaires face à Israël.

L’infanterie et l’artillerie, qui comptent de loin les plus gros bataillons, sont plus proches de la population, se reconnaissent dans une « ligne arabe » qui est celle de la rue et de l’opinion publique, et se montrent plus volontiers critiques sur la gestion de la guerre à Gaza ou de la crise israélo-palestinienne par l’ex-président Moubarak (qui était mise en œuvre, en fait, par l’actuel vice-président en titre).

Bien que plutôt laïque et républicaine au sommet, à l’exemple de l’armée turque, l’armée est à l’image de la société, et donc aussi travaillée par les milieux islamistes radicaux — dont les Frères musulmans — au niveau de la troupe surtout, mais aussi aux échelons inférieurs d’officiers. Des dissensions pourraient surgir en son sein, surtout si la rue ne se satisfait pas des « arrangements » successifs forgés par les principaux détenteurs du pouvoir.

Pouvoir parallèle. Le Conseil suprême des forces armées égyptiennes, qui n’a cessé de siéger depuis jeudi, est présidé par le ministre de la défense, le maréchal Hussein Tantaoui (un cacique de l’ancien régime, en poste depuis 1992). Il comprend les principaux chefs de corps, tous nommés par Hosni Moubarak, et pour la plupart associés à la répression contre l’opposition et à la corruption qui rongeait le régime, mais soucieux de ne pas être emportés par la vague de contestation actuelle — comme vient de l’être le Raïs.

Ces derniers jours, ce conseil faisait déjà figure d’« organe de contrôle », si ce n’est de « pouvoir parallèle » auprès du vice-président Souleimane (qui n’a pas participé à ses réunions). Cet organe quasi-secret s’est efforcé de louvoyer pour préserver l’unité du pays, et celle de l’armée. Vendredi , avant la prière de la mi-journée, il avait fait lire à la télévision un « communiqué au peuple » dans lequel il affirmait se porter garant des réformes promises par le président la veille au soir, notamment des élections libres, et mettait en garde contre toute atteinte à la sécurité de la nation.

Scénarios de crise. L’armée s’était tenue jusque-là en réserve, n’intervenant pas pour empêcher les manifestations au centre de la capitale. Quelques scènes de fraternisation avaient même eu lieu, au niveau de la troupe. La police paraissant largement disqualifiée, les forces armées savaient qu’elles seraient en première ligne en cas d’adoption d’une ligne répressive, pour en finir par exemple avec les manifestations de la place Tahrir, ou pour tenter d’étouffer la contestation sociale dans les entreprises en province.

Si l’armée s’en tenait au contraire à une attitude plus attentiste, pour gagner du temps, elle prenait le risque d’un pourrissement, mais peut-être aussi d’une radicalisation du mouvement de protestation, qui exigerait la tête du vice-président, puis de celle des chefs militaires. La démission forcée et ultra-rapide du président Moubarak, obtenue sous la contrainte de la rue mais aussi de ses pairs, a donné à l’establishment militaire un répit.

La personnalité du général Omar Souleimane, à qui Moubarak avait promis jeudi soir de transmettre toutes ses prérogatives, pourrait relancer la contestation dans les milieux les plus radicaux. Vice-président désigné par le Raïs il y a seulement quelques jours, cet officier incarne la « part d’ombre » de l’ancien (ou toujours actuel ?) régime : il chapeautait les services de renseignement égyptiens depuis une vingtaine d’années.

Mais il est peu populaire, trop bien connu de ses concitoyens à l’intérieur (il a contribué, notamment, à mater les Frères musulmans), et plus apprécié à Washington ou à Jérusalem, en tant que gestionnaire d’une paix qui fait peu de cas de la cause palestinienne. Un des enjeux de l’après-Moubarak était de savoir si la nouvelle Egypte endossera les accords de Camp David : l’annonce (verbale) faite par le conseil militaire, samedi, qu’il respectera les traités signés par l’Egypte, est sans doute de nature à rassurer pour le moment Israël et les Etats-Unis.

Le jeu des Américains. Dès jeudi après-midi, le patron de la CIA à Washington donnait par anticipation le numéro un égyptien partant ! De son côté, le président Barack Obama n’avait cessé ces dernières semaines d’exiger publiquement des concessions de la part de son allié Moubarak, puis de le prier de s’effacer… pour la « bonne cause », sur un mode très interventionniste.

Il s’activait en coulisses ou non, depuis plus d’une semaine, incitant l’armée à gérer de son mieux la transition, pour éviter une explosion ou une révolution politique susceptible d’entraîner des effets stratégiques éventuellement négatifs pour Washington ou Jérusalem. L’exécutif américain avait « lâché » sans plus de procès Moubarak, son allié de toujours. On comprend mieux pourquoi, à trois reprises, jeudi soir, dans son discours-testament, le Raïs avait martelé qu’il refusait la contrainte ou les pressions étrangères ...

Les Etats-Unis exercent un contrôle de fait sur l’armée égyptienne, au moins sur le plan technique : Washington lui attribue chaque année une aide équivalant à l’ensemble de son budget d’équipement (1,2 milliard de dollars), notamment en remerciement des « services rendus » à la frontière avec Israël. Les forces égyptiennes, qui mettent au rebut leur ancien armement soviétique, s’équipent de plus en plus aux Etats-Unis. La plupart des officiers supérieurs égyptiens y ont été formés, et sont en rapport avec leurs homologues américains, notamment le chef d’état-major, le général Sami Anan.

L’œil sur le Canal. Personne n’oublie, pas plus au Caire qu’ailleurs dans le monde, que le sort de l’Egypte conditionne également le passage dans le Canal de Suez (qui avait été fermé entre 1967 et 1975, à la suite de la guerre des Six jours, le contournement du continent africain imposant un doublement des frais et délais de transport). 34 000 navires — dont les bâtiments des flottes de guerre américaine et européennes — empruntent chaque année le canal, dont 2700 pétroliers.

L’ouvrage est protégé par une unité spéciale de l’armée. Doublé par un oléoduc Suez-Méditerranée, il rapporte 3,6 milliards d’euros de royalties chaque année : c’est la troisième source de revenus du pays, après le tourisme et les transferts financiers. On comprend que les développements des conflits sociaux à Suez et Port-Saïd aient été observés avec attention et crainte. Comme le sera le régime post-Moubarak...

Notes

[1] Cité par Jean Guisnel, sur LePoint.fr : « Armée égyptienne : l’Etat, c’est elle ».

[2] A quoi s’ajoutent près de 400 000 paramilitaires (garde-frontière, garde nationale, police, etc.)

52 commentaires sur « Après la chute du Raïs, l’armée égyptienne sur le fil  »

  • permalien Johan :
    11 février 2011 @18h47   »

    Un article (en anglais) qui explique bien la situation en Egypte, en décrivant les différents groupes en jeu et les dissension au sein de l’armée et de l’Etat :
    http://www.jadaliyya.com/pages/inde...

  • permalien une bille :
    11 février 2011 @18h49   « »

    Comme dans toutes les armées de conscrits, dire "l’armée égyptienne" n’est pas suffisant.

    L’armée égyptienne, oui, mais laquelle ? | Daniel Lemay | Crise dans le monde arabe

    La chute du "parrain" n’est pas la chute de la pieuvre. Le premier employeur d’Égypte devra bien compter sur les citoyens, s’il veut garder ses prérogatives... la démocratie ne l’emmènera pas dans ce sens...

  • permalien K. :
    11 février 2011 @20h09   « »

    Omar Souleimane, (..) gestionnaire d’une paix qui fait peu de cas de la cause palestinienne.

    Décidément...

    La pax Usisraelia n’est une “paix” pour les habitants de la région.

    Omar Souleimane était un gestionnaire de cette paix là.

    Il ne faisait pas “peu de cas de la cause palestinienne”, il participait activement à sa ruine.

    Et il a activement participé à la mort d’un million de civils irakiens et aux souffrances de millions d’autres.

  • permalien Nathan :
    11 février 2011 @20h41   « »

    K., notre politologue attitré retarde d’une guerre. C’est le dénommé Tantawi, ministre de la défense et chef du Conseil militaire suprême qui est le patron dorénavant.

    Comme le disait Bertrand Badie tout à l’heure sur France Inter, l’armée n’a pas pris le pouvoir en Egypte puisque elle l’a toujours eu.

    Cela dit, il y a peut-être un autre vainqueur ce soir après le peuple égyptien, c’est Obama. Le M-O se démocratise selon ses voeux et maintenant, Obama a une carte majeure pour faire pression sur les Israéliens.

  • permalien le roi fou :
    11 février 2011 @21h19   « »

    http://www.newyorker.com/online/blo...

    Un article très informatif du New Yorker, qui met en évidence le passé de tortionnaire de Suleiman. Un homme d’état irréprochable, à n’en pas douter.

  • permalien Hélène :
    11 février 2011 @21h27   « »

    Après le camouflet infligé à Obama par le gouvernement israélien concernant la poursuite de la colonisation, c’est peut-être bien en effet la réponse du berger à la bergère...

  • permalien burcuors :
    11 février 2011 @21h34   « »

    Je ne vois pas comment on peut parler de la demission de Moubarak ici. Pour qu’un règime totalitaire prend fin, il faut faire le grand netoyage de tout ceux qui entourent le ’’leader’’.La demission de Moubarak fait la une des journaux à travers le monde, ce qui ne changera rien à la politique du pays tant est aussi longtemps que Soulieman prend la releve.J’encourrage fortement le peuple à continuer leur volonté de JUSTICE !

  • permalien x :
    11 février 2011 @23h43   « »

    Nathan,
    Je ne sais pas si Obama a du temps à perdre avec Netanyahou mais il n y a rien à faire tout à été éssayé selon moi. Le minimum acceptable pour les palestiniens est bcp trop pr israël. Les palestiniens vont devoir souffrir encore malheureusement :
    - les réfugiés veulent exercer leur droit au retour, ex ceux du Liban ne peuvent en aucun cas devenir libanais.
    - les colons ont fait de la Cisjordanie un gruyère et ils ont le vrai pouvoir à Tel Aviv ,
    - les juifs veulent encore plus de terre et des ressources des palestiniens
    - Aux yeux des peuples arabes, en général et palestinien en particulier l’Autorité palestinienne a autant de crédibilité que vous quand vous parlez de l’intérêt des arabes.

    La question qui se pose ce soir qui est le prochain dictateur à partir et c’ est pour quand le tour d’Abbas et sa clique. Le temps de l’Autorité est bel et bien révolu.

  • permalien deMontigny :
    11 février 2011 @23h50   « »

    Effectivement. Ce qui importe est de pérenniser le statu quo ; un état inféodé aux anglo-saxons. Cela se fait à travers une élite à la fois imbue de reconnaissance matérielle et craintive des représailles potentielles que pourrait amener la désobéissance aux ordres...

    Le peuple doit tenir bon afin que ses efforts portent fruit.

  • permalien Indigné :
    12 février 2011 @00h00   « »

    http://www.lemonde.fr/idees/article...

    Depuis près de deux semaines, le peuple égyptien défie son gouvernement autocrate et, ce faisant, convoque l’Histoire. L’heure est effectivement grave. Si le régime égyptien, si central d’un point de vue économique, géostratégique et sécuritaire, tombe, alors tout est effectivement possible dans le monde arabe et au Moyen-Orient. Les administrations du monde entier, au premier rang desquelles les Etats-Unis, Israël, l’Europe et les Etats arabes dans leur ensemble, le savent, le sentent et se sont mobilisées dans les coulisses d’un drame populaire qui, en s’allongeant dans la durée, leur permet de chercher des alternatives, de protéger leurs intérêts, de se préparer, pour le meilleur ou pour le pire. Derrière les discours de circonstances célébrant la démocratie, la liberté et les droits de l’homme, les calculs les plus froids et les plus cyniques sont à l’oeuvre. De Washington à Tel-Aviv, du Caire à Damas, Sanaa, Alger, Tripoli ou Riyad, la même préoccupation demeure : comment contrôler le mouvement, comment en tirer profit ?

    Car enfin qui, en Egypte et dans le monde arabe, veut vraiment une démocratie réelle ? Hormis les peuples et les voix de la société civile, qui donc a intérêt à ce que les protestations de masse parviennent à atteindre leurs objectifs de liberté, de dignité et de démocratisation réelle ? On entend aujourd’hui Barack Obama, Angela Merkel, David Cameron ou d’autres faire la leçon aux peuples en expliquant ce qui est juste et attendu du point de la démocratie, alors que ces mêmes dirigeants n’ont pas hésité, des décennies durant, à composer avec les pires dictateurs, dont bien sûr Moubarak, qu’ils appellent aujourd’hui à devenir plus démocrate. Qui donc est assez naïf pour croire à ces discours de récupération politicienne ?

    Les voix, qui se font entendre de l’intérieur de la société civile égyptienne et dans les rangs de l’opposition, sont devant des choix historiques. La machine de propagande du régime marche à plein régime et a effectivement réussi à jeter le trouble dans de nombreux esprits et à semer la division entre les citoyens égyptiens. Il appartient aux forces d’opposition de rester mobilisées, non violentes et unies dans la protestation, à l’instar de ces extraordinaires images de citoyens coptes et musulmans engagés côte à côte sur la place Tahrir ("libération") au Caire.

    ..................

  • permalien Ibn khaldoun :
    12 février 2011 @01h41   « »

    ce n’est pas fini, c’est la fin du début, cela peut prendre 20 ans, mais c’est quoi 20 ans, au moins maintenant on a un modèle pour faire les changements dans le monde arabe...et ce n’est pas um modèle islamiste et qui n’est pas en contradiction avec la culture musulmane.

  • permalien Nobo :
    12 février 2011 @02h50   « »

    Q’un hommage lui soit rendu :

    Salut à toi Peuple Egyptien !

  • permalien X :
    12 février 2011 @06h06   « »

    Aparemment c’est l’Algérie qui va prerndre la flamme de la liberté. En Algérie les militaires font partie intégrante de la dictature et sont probablement les grands profiteurs du système.

    Dans le cas où le peuple algérien prend effectivement le relai ce ne sera pas une patie facile. Le peuple algérien aura besoin d’un soutien moral et effectif pemdant cette période qui risque de faire beaucoup de dégat mais la liberté la joie et surtout la dignité seront au rendez vous.

    Ce qui se produit en ce début de 2011 est vraiment incroyable mais il fallait s’y attendre ces dirrigeant sont allé beaucoup trop loin.

    J’ignore quelle est la fortune de président algérien mais il ne doit pas être mince.
    Mais on peut s’imaginer quelle est celle du roi du Maroc et on parle de celle du président soudanais et celui de bien pauvre Yémen ou de la riche Libye. Tous les présidents doivent payer.

    Quelle sera le premier monarque (absolu) à sauter Jordanie ou Maroc. La fin du cauhemare est proche.

    Vive l’ Algérie libre et démocratique et vive le peuple algérien.

  • permalien péon :
    12 février 2011 @08h53   « »

    Si seulement les gouvernements les plus corrompus d’Europe pouvaient suivre le même chemin bientôt (France, Italie en 1ère ligne).
    La phase 1 est accomplie en Tunisie et Egypte, restent les phases suivantes : démantèlement des réseaux de corruption, remise au pas des services de renseignement et de la police secrète tous dévoués à la politique usisraelienne, relance des économies bien au-delà du tourisme, justice sociale, etc... Autant dire qu’il y a du boulot !
    Chez nous, en Europe, lorsque le temps viendra, le travail sera encore plus complexe car nos sociétés sont des sociétés sous emprise sournoise déjà entrées dans le monde de Huxley, de Kafka, et dans bien des aspects paranoïdes de Philip K Dick. Le Maghreb des Justes nous montre la voie. Ne désespérons pas !

  • permalien ρəm :
    12 février 2011 @09h09   « »


    No comment...

  • permalien Nathan :
    12 février 2011 @09h19   « »

    Aux suivants... Ahmadinejad-Khamenei, par exemple.

    Hélas, ce sinistre régime tient bon. Hier, les émissions de la BBC sur les événements d’Egypte ont été brouillées.

    Le régime iranien se félicite de la chute de Moubarak mais se méfie comme de la peste des images qui montrent un peuple en révolte. Ça lui rappelle de mauvais souvenirs.

    http://www.guardian.co.uk/media/gre...

  • permalien ρəm :
    12 février 2011 @09h29   « »

    A en croire l’ancien ambassadeur au Caire Zvi Mazel, les sionistes seraient “dans la merde”, ayant perdu un allié “pragmatique et modéré” (sic) en la personne d’Hosni Mubabarak rapporte le Yedioth !


    Ex-allié “pragmatique et modéré” de Tel Aviv

  • permalien ρəm :
    12 février 2011 @09h52   « »

    @ Nathan

    Vous pouvez tenter de railler de “vos politologues attitrés”, avec ce genre hasbara de comptoir, c’est clair que personne ne peut lutter :

    “Cela dit, il y a peut-être un autre vainqueur ce soir après le peuple égyptien, c’est Obama. Le M-O se démocratise selon ses voeux et maintenant, Obama a une carte majeure pour faire pression sur les Israéliens.”

    Vous avez bien fait d’ajouter “peut-être” !!!!

    Sinon on ne peut que partager votre peine, les événements d’aujourd’hui se passent bien en effet dans les tyrannies du monde arabe et du Maghreb grands alliés de l’Occident et de leur avant garde coloniale sioniste, pas en Iran, en Syrie ou à Gaza, c’est tragique pour vous, mais c’est ainsi, il faudra bien vous y faire ! ;-)

  • permalien hd210 :
    12 février 2011 @09h57   « »

    Je ne pensais pas rencontrer sur le site du monde diplomatique l’emploi du nom Jérusalem pour désigner Israël. Même les États-Unis ont refuser d’y installer leur ambassade.
    En droit, pour l’inutile et 99% des pays du monde c’est encore Tel Aviv la capitale.

  • permalien ρəm :
    12 février 2011 @10h30   « »

    @ Philippe Leymarie

    “Le Conseil suprême des forces armées égyptiennes, qui ne cessait de siéger depuis jeudi, est présidé par le ministre de la défense Hussein Tantaoui (en poste depuis 1992).”

    Je ne suis pas si sûr que vous M. Leymarie que les choses soient réellement ainsi aujourd’hui...
    Mohamed Hussein Tantawi Soliman n’était-il pas Président du Conseil suprême des forces armées égyptiennes au titre de son poste de Ministre de la Défense, et ce même Conseil suprême des forces armées égyptiennes n’a-t-il pas dissoud le cabinet ministériel ? Pour moi à ce jour le Conseil suprême des forces armées égyptiennes serait plutôt sans Président, non ?

  • permalien Nathan :
    12 février 2011 @12h29   « »

    En Algérie comme en Iran, la flicaille empêche toute manifestation.

    http://www.guardian.co.uk/world/201...

  • permalien ρəm :
    12 février 2011 @12h51   « »

    @ Nathan

    Cessez donc de rêver Nathan ! Des millions d’Iraniens viennent justement de célébrer le 32ème anniversaire de la Révolution islamique ! ;-)

  • permalien ρəm :
    12 février 2011 @13h12   « »

    “I assure you that despite all evil and complicated plans, and thanks to the resistance of nations, there will be a new Middle East but without the US and the Zionist regime.
    Be united and do not fear corrupt governments, and victory is near !”

    Mahmoud Ahmadinejad hailing the revolution in Egypt (Feb 11, 2011)

  • permalien Nathan :
    12 février 2011 @13h12   « »

    Foutaises. Pure propagande de la dictature islamique. Ce sont principalement des figurants payés par le régime. Par ailleurs, les photos montrent bien qu’ils n’étaient pas si nombreux. Et les manifestations de l’opposition iranienne ont été interdites.

    Un jour viendra...

    A popos, certains observateurs se se sont demandés pourquoi Wael Ghonim portait un bracelet vert lorsqu’il est apparu place Tahrir.

    Réponse de l’intéressé :

    As the peaceful protests after the disputed 2009 presidenti al election in Iran were named the “Green Movement,” Ghonim’s green wristband has become a source of interest for Iranians.
    Wael Ghonim, a Google executive who took time off from his job to be in Cairo during the protests, was freed last Monday after being held by Egyptian authoritie s for 10 days. He is one of the best known speakers for the Egyptian people’s movement.
    When asked by the Campaign whether the motivation behind his green wristband is Iran’s Green Movement, he said : “That was just a coincidenc e, but I’m happy you guys made the connection !”
    “I would tell Iranians to learn from the Egyptians, and we have learned from you guys that at the end of the day with the power of people, we can do whatever we want to do. If we unite our goals, if we believe, then all our dreams can come true,” is the prominent Egyptian activist’s message to Iranians on the threshold of the 14 February demonstrat ions.”

    http://www.huffingtonpost.com/socia...

  • permalien ρəm :
    12 février 2011 @13h41   « »

    @ Nathan

    “ Ce sont principalement des figurants payés par le régime.”

    Ah ! Ils ont des sacrés moyens alors ! Ah ! C’est vraiment une super production, les Yankee d’Holywood peuvent toujours aller se rhabiller ! ;-)

  • permalien K. :
    12 février 2011 @15h08   « »

    Gilbert Achcar : Pour un changement réel de régime en Egypte les meneurs devraient approcher et gagner la partie de l’armée n’appartenant pas à l’ "élite." Exigence d’autant plus nécessaire que le peuple se fait des illusions sur l’élite militaire en question.

    Malheureusement les groupes d’opposition structurés (FM, etc..) semblent trop intéressés par le pouvoir pour suivre ce chemin.

  • permalien ρəm :
    12 février 2011 @15h31   « »

    @ K.

    C’est peut-être un peu la vocation de toute opposition digne de nom d’exercer un pouvoir alternatif plutôt que de décorer les mûrs des geôles du pouvoir non ? ;-)

  • permalien deMontigny :
    12 février 2011 @17h40   « »

    Les Peuples Intransigeants

    Il semblerait qu’il soit de plus en plus difficile pour l’ordre établi de dire aux gens comment ils doivent vivre ; Afghanistan, Liban, Irak Continent Africain - que leur prend-il à ces gens de vouloir choisir autre chose que le ’’bon choix’’ de la liberté anglo-américaine...

  • permalien ρəm :
    12 février 2011 @19h32   « »

    Un article intéressant me semble-t-il sur le sujet :

    - How Hosni Mubarak misread his military men - Chris McGreal in Cairo

  • permalien ρəm :
    12 février 2011 @19h44   « »

    Un autre papier de Robert Fisk :

    - A tyrant’s exit. A nation’s joy - Robert Fisk

  • permalien mad :
    12 février 2011 @20h30   « »

    Le maréchal Tantaoui fait revenir les loups petit à petit.La révolution n’est qu’au début,Peuple d’Égypte réveil toi, le chemin est encore long .
    il est impossible que ce comité suprême de l’armée puissent organiser des élections démocratiques libres et transparentes.

  • permalien Karim B., Montréal :
    12 février 2011 @21h03   « »

    Sociotunisien a accusé les sionistes et non pas les Juifs.

    C’est comme parler des Islamistes : il sont musulmans mais tous musulman n’est pas islamiste.

    Du moins, dans le sens occidental du terme.

    Il y a bel et bien une différence entre Juifs et sionistes.

    Et j’ajouterai que Sociotunisien, malgré le caractère assez maladroit de sa fomulation, a réellement une intention profondéement humaniste, bienveillante et fraternel dans son propos qui n’est pas dénué d’une part de vérité...

    Mais si on considère l’idéologie coloniale sioniste comme bonne et qu’Israel incarne le judaisme et l’universalisme occidental en même temps comme vous le faites, il est normal que vous criez au scandal...

    Enfin, considérant tout vos propos sur l’Islam et les Musulmans au cours des dernières années votre, indignation est aussi creuse que votre lamentable suprémacisme et ethnocentrisme pro-occidental.

  • permalien Karim B., Montréal :
    12 février 2011 @21h05   « »

    K.

    les Frères musulmans ont choisis de ne pas se présenter aux élections alors comment pouvez-vous dire qu’ils sont plus intéressés à diriger l’Égypte qu’à aider l’Égypte ?

  • permalien péon :
    12 février 2011 @21h22   « »

    Un dernier recours de la propagande Usisraélienne couplée à la propagande Européenne est d’agiter le spectre de l’islamisme iranien, comme si toute analyse des évènements leur échappait. L’Egypte n’est pas l’Iran et vouloir faire l’amalgame est déjà envisager implicitement de fomenter des divisions entre shiites et sunnites, entre hezbollah et frères musulmans, coptes et sunnites pour créer le même bordel sanglant qu’en Irak. Les services spécialisés dans les troubles organisés et opérations spéciales sont déjà à l’oeuvre, car ce soulèvement populaire pacifique fait peur. Il n’a rien à voir avec les soi-disant "révolutions orange" organisées par l’Occident pour récupérer une influence sur de vastes territoires comme l’Ukraine ou la Géorgie. Les révolutions orange ont vécu car elles fleuraient bon les manigances des Etats occidentaux sous leadership étatsunien.
    Pour l’instant, les créateurs du cercle magique méditerranéen
    autour d’Israël et des potentats du golfe Persique doivent se contenter de marcher sur des oeufs. La Méditerranée qui commence à vouloir en faire à sa guise ? sacrilège pour l’OTAN, la CIA, le Mossad, Tsahal et leurs franchisés. Mais très bonne nouvelle pour les peuples qui relèvent la tête. Bientôt la France !

  • permalien ρəm :
    12 février 2011 @21h24   « »

    @ mad

    L’auteur de votre billet doit sûrement être marabout, à l’heure qu’il est personne ne sait qui décide et combien de personnes décident au sein du Conseil suprême des forces armées égyptiennes, même l’Administration américaine n’en sait rien et ça les emmerde sérieusement d’ailleurs. Au sein de ce conseil figurent des personnes qui ont des opinions et des personnalités très différente sinon même opposées, personne ne sait ce qu’il s’y dit. Ce qui est clair, c’est que ce conseil ne peut pas faire n’importe quoi, il n’a aucun intérêt à aller à l’encontre de la volonté populaire, ni de ses représentants politiques car il perdrait la bonne image qu’il a auprès d’eux et plongerait le pays dans une situation explosive, il n’a aucun intérêt non plus à provoquer les puissances étrangères, pas plus que de tenter une aventure de régime militaire qui serait sûre d’échouer. Aujourd’hui, c’était le jour des youyous, les égyptiens fêtaient la chute du tyran honni, tout le monde est perplexe, et tout le monde va observer ce que va faire ce conseil à partir de la semaine prochaine, ce qui est certain toutefois ces que les Yankee et les sionistes ont perdu un allié qui défendait leurs intérêts au détriment de ceux du peuple égyptien et contre sa volonté, cela ne va pas durer et ils le savent.

  • permalien péon :
    12 février 2011 @21h44   « »

    Je ne suis pas sensible à "l’accompagnement" des derniers évènements Egyptiens par Obama, notamment le départ de Moubarak demandé par le peuple, qui me semble au contraire être une manoeuvre très rusée de la part d’Obama. N’est-ce pas Cocteau (je n’en suis pas si sûr) qui disait qu’en cas de doute, ou de déstabilisation, il valait mieux feindre d’être l’organisateur des choses plutôt que d’admettre d’être dépassé ?
    N’oublions pas qu’Obama est en état d’échec récurrent sur tous les dossiers du Proche et Moyen Orient depuis son investiture. Il a besoin de se refaire une dimension historique au prix de contorsions invraisemblables avec Israël et sa chère Hillary Clinton.

  • permalien ρəm :
    12 février 2011 @21h58   « »

    @ péon

    Vous semblez en effet plus sensible aux théories du complot ! Ah ! ;-)

  • permalien mad :
    12 février 2011 @22h06   « »

    @ pam :
    Le plan se déroule, presque, comme prévu par Washington sauf pour souliemane, son sauvetage n’est pas assuré.

  • permalien ρəm :
    12 février 2011 @22h10   « »

    @ mad

    C’est votre droit le strict de le croire, mais bien peu d’analystes géopolitiques dignes de ce nom pensent que ce soit le cas...

  • permalien ρəm :
    13 février 2011 @12h05   « »


    Illustration ?

  • permalien Nathan :
    13 février 2011 @13h54   « »

    Apparemment, le gouvernement nommé par Moubarak restera aux affaires pendant quelques mois encore, contrairement aux voeux des manifestants de la place Tahrir qui réclament sa démission ainsi que la dissolution du Parlement. Les manifestants entendent occuper la place aussi longtemps que leurs revendications ne seront pas satisfaites mais l’armée ne l’entend pas de cette oreille et veut dégager la place.

    http://af.reuters.com/article/egypt...

  • permalien ρam :
    13 février 2011 @14h46   « »

    @ Nathan

    Apparemment, le gouvernement nommé par Moubarak restera aux affaires pendant quelques mois encore

    "aux affaires" n’est probablement pas vraiment le terme qui convient, car il y a tel que je l’ai déjà cité 4 anciens ministres poursuivis pour malverations financières, dont les avoirs ont été gelés en Egypte et devraient l’être comme demandé en UE, et qui sont assignés à résidence et bannis de voyage à l’étranger. Apparemment on leur demande plutôt d’assurer le tout venant du job pendant un certain temps, sans qu’ils n’aient plus aucun pouvoir de décision, uniquement pour permettre la continuité des affaires administratives et économiques.

  • permalien ρam :
    13 février 2011 @15h01   « »

    Voici une excellente nouvelle pour le peuple égyptien :

    "Egypt’s Higher Military Council has dissolved parliament and suspended the constitution, it will govern for six months or more until the parliamentary elections."

    Deux mesures indispensables qui n’ont malheureusement pas (encore ?) été prises en Tunisie, où notre "ami" Mohamed Ghannouchi continue à se moquer du peuple tunisien et à s’accrocher au pouvoir.

  • permalien Tristan :
    13 février 2011 @20h33   « »

    @pam

    oui, c’est vraiment incroyable.

    En comparaison de la Bolivie, où les choses se sont passé vraiment très tranquillement, jusqu’à la possibilité d’avoir un nouveau parlement et une nouvelle constitution (après la fuite de Gony), là, en Egypte, ils ont décidé d’aller bien plus vite, comme, de toute facon, ils auraient fini pas en arriver là.

    On verra, aussi, en Tunisie, comment ca va finir.

    Mais, je prefère attendre encore quelques années, avant d’avoir un avis définitif, sur le sujet.

  • permalien ρam :
    13 février 2011 @23h06   « »

    @ Tristan

    J’ai également été très impressionné par ce qu’ont fait les Egyptiens, ils ont été tout simplement parfaits ! On aurait pu craindre par exemple que Mohamed ElBaradei essaie de jouer une carte perso, ou que le Muslim Brotherhood tente de récupérer le mouvement populaire pour son compte, ou encore que l’armée reste légaliste quoi qu’il arrive, mais vraiment je trouve qu’ils ont tous été parfaits ! Le seul truc que je trouve dommage et un peu incompréhensible, c’est que Hosni Mubarak ne soit pas encore inculpé et au moins assigné à résidence avec ses avoirs gelés… Bien qu’elle ne soit pas finie bien entendu, je pense que l’on ne peut voir leur révolution que comme une réussite dors et déjà et comme étant réellement exemplaire ! Chapeau bas les Egyptiens !

  • permalien le journal de personne :
    14 février 2011 @07h34   « »

    Dégage-toi toi-même
    Le peuple désire la chute du régime
    Le peuple désire la chute du régime
    Le peuple désire la chute du régime
    Le peuple désire la chute du régime
    Le peuple désire la chute du régime
    Le peuple désire la chute du régime
    http://www.lejournaldepersonne.com/2011/02/degage-toi-toi-meme/

  • permalien mil :
    14 février 2011 @19h07   « »
    Union Juive Française pour la Paix

    - Communiqués de l’UJFP : Les révolutions en Tunisie et en Egypte : Un espoir pour le peuple palestinien

    http://www.ujfp.org/modules/news/ar...

    - Pierre Stambul, membre du Bureau National de l’Union Juive Française pour la Paix

    (...) Vis-à-vis des Palestiniens, les dirigeants israéliens ont toujours proclamé « qu’ils n’avaient pas de partenaire pour la paix ». Moubarak était pour les Israéliens le partenaire rêvé, celui avec lequel on pouvait multiplier les réunions luxueuses à Charm-el-Cheikh. Ce partenaire domestiqué a laissé faire, sans jamais réagir, les pires ignominies contre les Palestiniens. Moubarak a toujours été le complice efficace des Israéliens dans le blocus contre Gaza. Ce blocus qui est un véritable crime de guerre s’est prolongé après le massacre de l’opération « plomb durci » (1400 morts, quasiment tous civils en 2008-2009). Le gouvernement israélien a bien conscience qu’il n’est pas prêt de retrouver un tel complice. Pour l’opinion et les médias israéliens qui rêvent toujours que les Palestiniens finiront à terme par devenir des indigènes domestiqués vivant dans leurs réserves, les révolutions en cours leur rappellent que la paix ne peut pas reposer sur des accords partiels avec des dictatures. Et bien sûr cette opinion, sérieusement travaillée par le « complexe de Massada » (c’est-à-dire l’idée que dans cette guerre les seules victimes sont les Juifs) ne voit dans les manifestations de Tunis ou du Caire que l’expression de l’islamisme radical et de l’antisémitisme. Il y a d’ailleurs une rumeur insistante qui court en Israël ou dans plusieurs communautés juives, affirmant que des synagogues ont été attaquées en Tunisie. Toutes les nouvelles que nous avons prouvent exactement le contraire, mais cette rumeur est significative. (...)
    http://www.ujfp.org/modules/news/ar...

  • permalien Jeune Arabe :
    14 février 2011 @22h39   « »

    "A qui le tour ?" ...
    Ces jeunes de FaceBook ou Twitter ceux, qui ont dans leur majorité, une formation universitaire ont pu s’en exprimer, en donnant une leçon très rugueuse aux autres peuples qui ont subi l’oppression "sociale" et l’esclavage "politique". Ils prouvaient que leur conscience politique, pendant cette ère d’Internet, est plus approfondie et assez profonde que personne ne peut le croire...

    Les jeunes arabes vivaient hélas hors temps, ils ne s’intéressaient plus à leur sort, ni au priorité du pouvoir qui l’on gouverne... Ces " abuseurs dans les boîtes de nuit" n’arrivant pas à s’adapter au changement actuel vis-à-vis à ce qui l’entoure...Ils ignorent probablement ce que est la démocratie...C’est ainsi - ou bien plus - que l’on qualifiait. C’est comme ces descriptions de hante, il y des mois, que les occidentaux (de différentes tendances médiatiques et politiques) l’ont traité.
    Suite sur : http://savoir-la-verite.blog.tdg.ch/archive/2011/02/14/a-qui-le-tour-ce-sont-les-jeunes-arabes-qui-decident.html

  • permalien раm :
    14 février 2011 @23h04   « »

    @ Jeune Arabe

    En effet, mais il y a des pays où ce n’est pas gagné d’avance, en Lybie, en Algérie en particulier, les systèmes sont tellement répressifs que s’y opposer relève de l’héroïsme...
    Pour ce qui est de l’Arabie Saoudite, du Koweit, des EAU, cela me semble improbable, ces pays ont les moyens d’acheter la paix sociale avec leurs nationaux...
    Par contre au Yemen, à Bahrein et en Jordanie, ça me semble jouable...

  • permalien HN :
    15 février 2011 @16h10   « »

    @Indigné
    "Car enfin qui, en Egypte et dans le monde arabe, veut vraiment une démocratie réelle ? Hormis les peuples et les voix de la société civile, qui donc a intérêt à ce que les protestations de masse parviennent à atteindre leurs objectifs de liberté, de dignité et de démocratisation réelle ?"

    Cet homme a tout compris de la politique internationale, voire de la politique en général et le dit dans un journal. Lui, il va pas faire long feu au Monde... Ah je viens de voir que c’est Tariq Ramadan...
    Cf son "portrait" dans nos merdias sur http://www.acrimed.org/article3536.html.

    Cdlmt

  • permalien kitir1111@gmail.com :
    17 février 2011 @00h53   « »

    A la fin l’armée égyptienne a assumé son Réole essentielle en choisissant le destin de peuple qui faisait preuve de courage peut rare dans le monde arabe ces jours. En même, il reste de l’armée du monde arabe à suivre l’exemple en faveur ses peuple opprime par les régimes tyrans, et attention à la jeunesse égyptienne de l’opportuniste et les voleurs de rêves du peuple qu’ils sont nombreux et en plusieurs formes.

  • permalien apparatchik :
    19 février 2011 @09h01   «
    Après la chute du Raïs, l’armée égyptienne avec son peuple !

    L’Egypte fêtait hier en masse sa révolution :

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