Le Monde diplomatique
Accueil du site > Nouvelles d’Orient > L’Egypte, les religieux et les religions

L’Egypte, les religieux et les religions

dimanche 13 février 2011, par Alain Gresh

Comme le remarque Olivier Roy, dans une tribune du Monde (13-14 février) intitulée « Révolutions post-islamistes » (le pluriel a été omis dans la version électronique) :

« L’opinion européenne interprète les soulèvements populaires en Afrique du Nord et en Egypte à travers une grille vieille de plus de trente ans : la révolution islamique d’Iran. Elle s’attend donc à voir les mouvements islamistes, en l’occurrence les Frères musulmans et leurs équivalents locaux, être soit à la tête du mouvement, soit en embuscade, prêt à prendre le pouvoir. Mais la discrétion et le pragmatisme des Frères musulmans étonnent et inquiètent : où sont passés les islamistes ? »

La plupart des observateurs n’en sont pas revenus : les islamistes n’ont pas joué un rôle central dans le renversement du régime Moubarak (ni de celui de Ben Ali). Pourtant, les signes de l’islamisation n’étaient-ils pas visibles partout depuis des années ? De plus en plus de filles portant le foulard (parfois même le niqab) ; de plus en plus de mosquées ; un respect de plus en plus sévère du jeûne du ramadan.

Et si, justement, le paradoxe résidait dans cette islamisation de la société :

« Une autre illusion d’optique est de lier la réislamisation massive qu’ont semblé connaître les sociétés du monde arabe au cours des trente dernières années avec une radicalisation politique. Si les sociétés arabes sont plus visiblement islamiques qu’il y a trente ou quarante ans, comment expliquer l’absence de slogans islamiques dans les manifestations actuelles ? C’est le paradoxe de l’islamisation : elle a largement dépolitisé l’islam. La réislamisation sociale et culturelle (le port du voile, le nombre de mosquées, la multiplication des prêcheurs, des chaînes de télévision religieuses) s’est faite en dehors des militants islamistes, elle a aussi ouvert un “marché religieux” dont plus personne n’a le monopole ; elle est aussi en phase avec la nouvelle quête du religieux chez les jeunes, qui est individualiste mais aussi changeante. Bref les islamistes ont perdu le monopole de la parole religieuse dans l’espace public, qu’ils avaient dans les années 1980. »

D’autres raisons permettent de comprendre la relative impuissance des mouvements religieux (y compris coptes) dans les manifestations actuelles. L’article de Husam Tammam et Patrick Haenni, « Egypte : les religieux face à l’insurrection », Religioscope, 11 février, permet de comprendre les positions des divers protagonistes, celle de l’Eglise copte, dont le portrait dans les médias occidentaux est souvent flatteur, comme celle d’Al-Azhar :

« Les institutions religieuses officielles, tant musulmanes (al-Azhar et Dar al-Fatwa) que chrétiennes (l’Eglise copte), prises dans des rapports d’allégeance avec le régime, ont encore plus raté le coche de la dynamique révolutionnaire. »

« Le grand shaykh d’al-Azhar, Ahmed al-Tayyeb, a tout d’abord soutenu le régime avant de revenir difficilement sur ses positions avec des propos moins alignés, mais très en retard sur les revendications du soulèvement. (...) Le pape Shenouda, de son côté, appela tout au long du soulèvement la population chrétienne à ne pas se joindre aux protestations. »

« La dépendance politique du leadership des institutions cléricales, tant chrétienne (l’Eglise copte) que musulmane (al-Azhar), est d’ailleurs très mal reçue et risque de remettre en cause durablement les liens avec leurs bases. En atteste la colère des jeunes coptes sur la place Tahrir vis-à-vis des positions du patriarche Chenouda, la démission du vice-porte-parole d’Al-Azhar Mohamed Rifaï al-Tahtawi (qui descendit ensuite dans la rue avec les manifestants) ou encore la participation des imams et prédicateurs d’al-Azhar venus se joindre en habits officiels au mouvement de protestation. (...) De leur côté également, nombre de Coptes rejoignent les protestations. Leur prière dans la rue aux côtés des musulmans prend alors la figure d’un double refus : non seulement du régime, mais aussi du soutien politique sans faille de l’Eglise à un régime dont beaucoup de Coptes considèrent qu’il n’a rien fait pour eux, quand ils ne disent pas qu’il a cautionné l’islamisation et la confessionnalisation des identités dans le pays. »

Les auteurs insistent aussi sur la mouvance salafiste, la plus conservatrice, favorisée depuis des années par le pouvoir égyptien pour lutter contre les Frères musulmans (lire aussi François Burgat, « Salafistes contre Frères musulmans », Le Monde diplomatique, juin 2010) :

« La nébuleuse salafiste s’est tout autant trouvée en rupture profonde avec la dynamique de la rue. Dès le début et jusqu’à maintenant, sa position a été sans équivoque : il faut boycotter le mouvement de protestation, car la protestation équivaut au chaos. Il convient de préférer l’iniquité du pouvoir au vide que sa contestation risque d’engendrer (les salafistes se fondent pour cela sur une fatwa du penseur islamique médiéval Ibn Taimiyya, affirmant que 70 années de pouvoir inique valent mieux qu’un jour sans pouvoir). »

(...)

« Jusqu’à la phraséologie, leur position est alignée sur l’orientation prise par le wahhabisme officiel des clercs du royaume saoudien. Le mufti du royaume avait, dans la même veine, déclaré que tous les mouvements de protestation dans le monde arabe étaient des machinations occidentales contre la communauté musulmane. »

Quant aux Frères musulmans, revenons à ce qu’en dit Olivier Roy :

« Cette évolution touche aussi les mouvements politiques islamistes, qui s’incarnent dans la mouvance des Frères musulmans et de leurs épigones, comme le parti Nahda en Tunisie. Les Frères musulmans ont bien changé. Le premier point c’est bien sûr l’expérience de l’échec, aussi bien dans l’apparent succès (la révolution islamique d’Iran), que dans la défaite (la répression partout menée contre eux). La nouvelle génération militante en a tiré les leçons, ainsi que des anciens comme Rachid Ghannouchi en Tunisie. Ils ont compris que vouloir prendre le pouvoir à la suite d’une révolution conduisait soit à la guerre civile, soit à la dictature ; dans leur lutte contre la répression ils se sont rapprochés des autres forces politiques. Bons connaisseurs de leur propre société, ils savent aussi le peu de poids de l’idéologie. Ils ont aussi tiré les leçons du modèle turc : Erdogan et le parti AK ont pu concilier démocratie, victoire électorale, développement économique, indépendance nationale et promotion de valeurs sinon islamiques, du moins “d’authenticité”. »

« Mais surtout les Frères musulmans ne sont plus porteurs d’un autre modèle économique ou social. Ils sont devenus conservateurs quant aux mœurs, et libéraux quant à l’économie. Et c’est sans doute l’évolution la plus notable : dans les années 1980, les islamistes (mais surtout les chi’ites) prétendaient défendre les intérêts des classes opprimées et prônaient une étatisation de l’économie, et une redistribution de la richesse. Aujourd’hui les Frères musulmans égyptiens ont approuvé la contre-réforme agraire menée par Moubarak, laquelle consiste à redonner aux propriétaires terriens le droit d’augmenter les baux et de renvoyer leurs fermiers. Si bien que les islamistes ne sont plus présents dans les mouvements sociaux qui agitent le delta du Nil, où l’on observe désormais un retour de la “gauche”, c’est-à-dire de militants syndicalistes. »

Sur l’évolution des Frères et notamment le rôle de nouvelle génération, on pourra lire, toujours de Husam Tammam et Patrick Haenni, un texte ancien (2004), mais très éclairant : « “Downsize it” for heaven’s sake – La démocratie, aphorisme islamiste de l’anti-autoritarisme libéral », sur le site IslamismScope.

Les bouleversements en Tunisie et en Egypte auront-ils un effet sur cette vision occidentale de l’islam et de l’islamisme ? On peut à la fois l’espérer et en douter.

550 commentaires sur « L’Egypte, les religieux et les religions »

0 | 100 | 200 | 300 | 400 | 500

  • permalien Deïr Yassin :
    13 février 2011 @13h42   »

    On lira dans l’article d’Olivier Roy surtout ceci :

    "Les jeunes savent que les régimes islamistes sont devenus des dictatures : ils ne sont pas fascinés ni par l’Iran ni par l’Arabie Saoudite.

    Ceux qui manifestent en Egypte sont précisément ceux qui manifestaient en Iran contre Ahmedinejad (pour des raisons de propagande le régime de Téhéran fait semblant de soutenir le mouvement en Egypte mais c’est un règlement de compte avec Moubarak). Ils sont peut-être croyants, mais séparent cela de leur revendications politiques : en ce sens le mouvement est "séculier", car il sépare religion et politique."

    Que le vent de liberté souffle sur l’Iran aussi.

  • permalien ρam :
    13 février 2011 @14h33   « »

    Comparaison n’est pas raison, les événements actuels en Egypte n’ont strictement rien à voir avec ce qui c’est passé en Iran ni en 2009 ni en 1979, pas plus qu’avec les événements en Europe de l’Est dans les années 1990. On peut bien évidemment affirmer l’inverse par parti pris idéologique, ou par gout de la provocation, mais sur un plan historique et factuel, cela n’a aucune pertinence.

  • permalien all.solitaire :
    13 février 2011 @14h43   « »

    hosni moubarak c’est un dictateur doit rendre l’agent du peuple
    égyptiens sans dire plus !

  • permalien Rouzbeh :
    13 février 2011 @14h51   « »
  • permalien Rouzbeh :
    13 février 2011 @15h40   « »
  • permalien Lou :
    13 février 2011 @16h06   « »

    14 février
    Iran : Manifester au nom de l’Egypte et de la Tunisie

    Les chefs de l’opposition iranienne, Mir Hussein Moussavi et Mehdi Karubi, ont déposé une demande d’autorisation pour un rassemblement de soutien aux soulèvements en Egypte et Tunisie, le 14 février (25 Bahman), ont indiqué leurs sites internet [liens en anglais et farsi].

    Cela pose un dilemme au gouvernement iranien, qui avait lui-même écrasé les manifestations de masse de l’an dernier. L’information a inspiré à plusieurs cyber-activistes d’ajouter leur ‘touche verte’ à l’internet, en partageant leurs idées et espoirs d’une nouvelle ère pour le mouvement de contestation iranien.

    Une page Facebook 25 Bahman (14 février) vient d’être lancée, qu’ont déjà rejointe plus de 18.000 personnes. On y trouve des information à imprimer et distribuer, et des vidéos incluant des séquences d’information sur le mouvement de contestation égyptien.

    L’affiche ci-dessous invite les gens à manifester à Téhéran le 14 février et cite l’article 27 de la constitution iranienne qui garantir la liberté de réunion sans armes et tant que les assemblées “ne nuisent pas aux principes fondamentaux de l’Islam.”

  • permalien ρam :
    13 février 2011 @16h15   « »

    @ Lou

    Ils se réveillent un peu tard vos deux amis, il y eu vendredi 11 février des manifestations de soutien aux peuples égyptien et tunisien organisées conjointement aux célébrations de 32ème anniversaire de la révolution iranienne, pourquoi donc ne s’y sont-ils donc pas associés, ces deux grands américanophiles ? Cela ne collait peut-être pas avec l’agenda de leurs sponsors, ou n’en ont-ils pas eu l’autorisation ou l’instruction peut-être ? ;-)

  • permalien Orangerouge :
    13 février 2011 @16h16   « »
    Pourquoi les "observateurs" des médias occidentaux ont-ils de tels biais d’interprétation ?

    Une interview passionnante de Jacob Cohen :

    Ce français, juif marocain d’origine, a été sioniste dans sa jeunesse au Maroc, et il a passé 17 ans dans la franc-maçonnerie. Une grande partie de sa famille vit en Israël.

    Cet interview en trois parties est absolument passionnante, car Jacob Cohen y parle très simplement de ce qu’il a vécu et observé. Sa sincérité est évidente et à l’écouter parler, tout à coup le voile se lève et tout devient évident :

    http://www.dailymotion.com/video/xe...
    http://www.dailymotion.com/video/xe...
    http://www.dailymotion.com/video/xe...

    Les "Romans-vérités" de Jacob Cohen dont le "Printemps des Sayanim" (L’Harmattan) qui vient de sortir s’inspirent de ce parcours. Son parcours particulier lui a permis de comprendre une face cachée du fonctionnement de nos sociétés, française et occidentales.

    Je pense que Le Monde Diplomatique devrait publier une interview de Jacob Cohen.

  • permalien sébastien :
    13 février 2011 @16h58   « »

    Élection générales dans les territoires palestiniens cette année, mais le Hamas boycott.
    http://www.france-palestine.org/art...
    Sur les révolutions égyptiennes et tunisiennes, il faut savoir que c’est un geste proscrit par la religion, à savoir un suicide, qui à servit de détonateur.
    Donc il serait en effet réducteur de considérer que le fondamentalisme est à l’origine de ces révolutions, qui ont plusieurs causes, comme toutes les révolutions.

    Nous sommes certainement devant quelque chose de nouveau.

  • permalien Rouzbeh :
    13 février 2011 @17h05   « »

    Maroc manifestations Mohamed VI :LES FACEBOOKERS MAROCAINS APPELENT A UNE GEANTE MANIFESTATION LE DIMANCHE 20 FEVRIER 2011 A RABAT

    http://saidabiida.blog.fr/2011/02/1...

  • permalien Du rotary au col mao :
    13 février 2011 @17h17   « »

    Les islamistes actuels sont libéraux en économie, ce qui fait que certains milieux d’affaires occidentaux (par ex. le journal britannique The Economist) sont assez favorablement disposés à leur égard.

  • permalien ρam :
    13 février 2011 @17h24   « »

    @ sébastien

    Élection générales dans les territoires palestiniens cette année, mais le Hamas boycott.

    La quasi totalité de la communauté internationale n’a-t-elle pas boycotté le résultat des dernières élections législatives dans lesquelles Hamas avait obtenu une victoire aussi nette qu’indiscutable ? Votre hasbara est un peu faible, non ? ;-)

  • permalien Nathan :
    13 février 2011 @17h43   « »

    C’est clair que les manifestants de la place Tahrir possèdent une ou deux révolutions d’avance sur les Frères musulmans. Au moment où les manifestants réclamaient la dissolution du Parlement (c’est fait) et du gouvernement nommé par Moubarak (ce n’est pas pas encore fait), les Frères musulmans en étaient encore à apporter leur soutien inconditionnel au Conseil suprême des Forces armées.

    En tout cas, le soulèvement démocratique et (relativement) pacifique du peuple égyptien apporte jusqu’ici un démenti cinglant à ceux qui rêvaient d’une prise du Palais d’Hiver ou à un scénario rappelant la prise de pouvoir par les Khomeynistes (pourrissement de la situation, exploitation politique des dissensions au sein de l’armée). Il est vrai qu’il n’y avait pas en Egypte un individu providentiel à barbichette capable de fédérer un grand nombre de gens fanatisés et chauffés à blanc par des mots d’ordre politico-religieux.

  • permalien Karim :
    13 février 2011 @17h43   « »

    Le texte d’Olivier Roy est une belle illustration de l’orientalisme franchouillard, revampé certes...Que de clichés et à chaque ligne, c’est époustouflant, la caste intellectuelle française est définitivement momifiée !

    D’un côté Le communautarisme pré-moderne oriental, avec son lot d’échec ou de tyrannie (forcément puisque l’intellectuel ethnocentré parisien le dit), communautarisme et projets d’Islam politique ou nationalistes laics, appartenant au passé d’une histoire linéaire menant au progrès et à la post-modernité.

    De l’autre côté de l’impensée binaire du néo-orientaliste gaugauche, entrant enfin dans la modernité, dans l’universalité d’une condition humaine (unipolaire et bien sûr définie ’scientifiquement’ et ’objectivement’ par l’euro-américain et ses outils conceptuels), l’arabe "mouderne", la foule sentimentale d’individus (enfin) consommateurs jusque dans leur Islam. Et là le néo-orientaliste rive-gauche est fier : il a une longueur d’avance sur le vieil orientaliste rétrograde qui a peur de l’Islam, alors qu’il suffit de comprendre que l’Islam et ses vécus, expériences politiques, sociales et individuelles peuvent être maitrisés par l’islamologue de salon (ou de ’terrain’) comme évoluant inévitablement et massivement vers la post-modernité via l’Islam consumériste à la Saoudienne, évidemment embrassé par ces gentils arabes et orientaux qui n’attendaient que d’entrer dans le progrès individuel et le post-politique fin de l’histoire.

    Amen, la messe est dite... Il est né le nouvel orientaliste. La fabrique éducative française produit toujours autant d’analphabètes diplômés et scribes de la reconceptualisation coloniale, il n’y a pas à dire...

  • permalien ρam :
    13 février 2011 @18h05   « »

    PS :
    "consternant" voulais-je dire...

    Quiconque consulte les archives du site du MB depuis le début du mouvement, ne pourra que constater que la dissolution des chambres et du gouvernement, l’abrogation de la constitution, et le départ de Mubarak, figuraient dès le départ dans les revendications du MB, ne vous en déplaise Nathan !

  • permalien Nathan :
    13 février 2011 @18h06   « »

    En somme, avant il y avait le Book (Bible, Evangiles, Coran...)

    Maintenant, il y a Facebook.

  • permalien ρam :
    13 février 2011 @18h17   « »

    Si ce n’est que en Egypte vous oubliez que tout l’internet a été coupé par le régime pendant un bon bout de temps Nathan ! ;-)

  • permalien ρam :
    13 février 2011 @18h25   « »


    Illustration...

  • permalien Deïr Yassin :
    13 février 2011 @18h27   « »

    @ Karim
    C’est toujours utile de traiter d’orientaliste quand on n’aime pas une analyse. Si vous lisez les quelques 70 commentaires à l’article d’Olivier Roy, lisez surtout les commentaires des nombreux Arabes qui tous sans exception ont salué l’analyse d’Olivier Roy.
    Olivier Roy est un "orientaliste franchouillard" ? Je me demande si vous avez lu l’article ou si cela fut juste une excuse pour nous étaler votre maîtrise de la langue française et une terminologie pseudo-intellectuelle à deux sous. Et vous, ’aliéné’ peut-être ? Ou jaloux ?

  • permalien X :
    13 février 2011 @19h06   « »

    Plusieurs interprêtations sont possibles au nouvel appel à des élections générales que vient de faire Abbas.

    La plus évidente est que ça fait déjà un bon moment que son mandat est terminé. Mais se pose la question pourquoi maintenant. Chaque fois que Abbas sentait la soupe chaude autour de lui, il allait consulter, ou faire semblant de cosulter au Caire. Moubarak lui donnait une certaine couverture pour poursuivre les négociations et faire la pression,sur d’autres pays pour élargir la couverture.

    La révélation des documents de négociations par Jazeera (qui vient d’alleurs d’emporter Saeb Erakat ) porte un dur coup au camps du président. Dans un premier ils ont anoncé que l’Autorité allait publier ses propres documents ont fini par se contenter de dire que les documents ont été été modifiés. Mais c’est un coup dur à ceux qui pensaient que les négociations allaient apporter quelques chose. Par le fait même donne raison au Hamas qui n’a pas arrêté depuis le début de ce processus de leurs demander de se méfier des sionistes.

    Une autre possibilité est que Abbas ait senti que le vent ras le bol venant de lOuest et qui vient de défaires deux des régimes arabes qualifiés de modérés risque de l’emporter lui aussi. Les documents d’Al Jazeera lui ont enlevé le de soutien populaire qui lui restait et augment la colère du peuple au bord du rouleau depuis bien trop longtemps.

    Finalement il est possible qu’il n’ait pas réalisé jusqu’à maintenet que les sionistes se moquaient de lui en cherchant sans cesse à gagner du temps et des concessions. Ils s’accrochaient ou donnaient l’impression de s’accrocher à quelque chose qui devenait chaque jour un peu plus hors de portée.

    Pourquoi le Hamas rejette ces éléctions alors que c’est lui qui aurait profité le plus des déboirs du président. Cette question se serait de cette façon dans une situation normale ce qui est loin d’être le cas à cause de l’occupation.

    En fait la question qui doit être posée c’est que ferait le Hamas avec de telles éléctions ?

    Je pense que l’Autorité doit tout simplement se dissoudre et, quand à moi le Hamas aussi. La lutte pour la liberté du peuple palestinien doit être remise entre les mains du peuple palestinien. L’innemi du peuple palestinien n’est ni le Hamas ni le Fatah ni l’Autorité palestinienne.
    L’innemi est ailleurs.

  • permalien K. :
    13 février 2011 @20h39   « »

    .. un effet sur cette vision occidentale de l’islam et de l’islamisme ? On peut à la fois l’espérer et en douter.

    Si L’Express et Le Point sont représentatifs de l’Occident, on peut effectivement en douter.

  • permalien Yann :
    13 février 2011 @22h27   « »

    La révolution égyptienne se dirige maintenant, à pas de géant, vers la grève générale.

    Le régime, c’est-à-dire l’armée, tremble...

  • permalien elbé :
    13 février 2011 @22h45   « »

    J’éprouve comme un malaise devant ce texte. Un peu comme Karim, mais sans bien pouvoir le définir, ni être aussi péremptoire.
    Il me semble que ce qui me gêne dans l’article, (très rapidement) c’est une sorte de simplification binaire. Un binaire qui remplace cet autre qui est dénoncé. Je crois que ce qui se passe en Egypte et dans les pays arabes est bien plus complexe.

  • permalien Yvan :
    13 février 2011 @23h20   « »
    Le sabre et le goupillon

    Plus que les tyrans, ce qui semble être remis en cause aujourd’hui, c’est le pouvoir des militaires.

    C’est la première fois que le complexe militaro-industriel est remis en cause sur tous les fronts... depuis Eisenhower.

    Il semble que seuls les partis religieux, arrivent par leur influence sur les peuples (en particulier grâce aux garantis morales qu’ils offrent face à la corruption) à tenir tête au monstre.

    Des cadres de l’armée turque face à la justice | RFI

    La police turque a mis aux arrêts quelque 162 officiers de l’armée, en service ou à la retraite, dont certains de haut rang. Ils sont soupçonnés d’avoir pris part à un complot qui visait en 2003 à renverser le gouvernement du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan.
  • permalien Lou :
  • permalien K. :
    14 février 2011 @01h46   « »

    Hossam Tammam :

    La plus importante institution religieuse chrétienne, l’Eglise copte, a fait preuve de la plus flagrante partialité en faveur du régime.

    Le Pape Shenouda s’est dressé contre les protestations du 25 Janvier et a appelé les Coptes a ne pas y participer. Il a maintenu cette position tout au long de la révolution, déclarant ouvertement son soutien à Moubarak.
    De nombreux Coptes sont quand même descendus dans la rue, refusant de se conformer aux directives du pape.

    La révolution est venue alors que les Coptes préparaient le plus grand défi contre l’Eglise et son monopole de la représentation des chrétiens d’Egypte. Des dizaines d’articles ont été écrits au cours des derniers mois, faisant valoir que la voix des chrétiens doit être entendue en dehors de l’Eglise, dans les partis et les programmes politiques.

    La participation des chrétiens, surtout des jeunes chrétiens, dans ces manifestations constitue une autre révolution - celle qui est dirigée contre l’Eglise qui a utilisé un discours sectaire pour séparer les Coptes de la rue et rallier les chrétiens derrière le régime de Moubarak au motif qu’il offre des garanties à la communauté chrétienne.

  • permalien K. :
    14 février 2011 @01h57   « »

    Al-Qaradawi (proche des FM) sur Al-Jazira : Sur le plan des priorités la liberté passe avant la loi islamique.

  • permalien раm :
    14 février 2011 @08h24   « »

    C’est tout de même surréaliste ce à quoi l’on assiste ! Parce que la pègre raciste sioniste et la mafia hégémonique’neocon’ U.S. ont lancé une fatwa contre le Muslim Brotherhood et la République islamique d’Iran, le monde occidental tout entier adopte comme des veaux, pour paraphraser le Général de Gaulle, leurs dictats !
    Et “la Palestine occupée, les religieux et les religions” alors ? Ca ne serait pas plus intéressant d’en parler ? Et la dérive néo-fascite européenne sous l’étendard "islamophobe" ? Et l’apartheid en Palestine ? Et le martyre du ghetto de Gaza ? Et les crimes de guerre sionistes impunis et leurs violations continuelles du droit international ? Les Egyptiens sont libres de faire ce qu’ils veulent, ils sont chez eux !

  • permalien Nathan :
    14 février 2011 @08h46   « »

    Entendu Antoine Basbous à la radio belge, ce matin.

    Pour lui, le prédicateur de charme Tariq Ramadan assisté des inévitables idiots utiles essaient de nous vendre une image très soft des Frères musulmans. A les croire, ils seraient proches de l’AK d’Erdogan. Rien n’est moins vrai. La vieille garde qui contrôle le mouvement est fondamentaliste et tant que ce mouvement n’aura pas renoncé à ses principes intégristes, il faudra s’en méfier comme de la peste.

    Basbous fait également remarquer que les manifestants de la place Tahrir sont désorganisés. Il est indispensable qu’ils se mettent d’accord sur un (ou des) projet(s) politique(s) et qu’ils choisissent leurs représentants sinon d’autres mouvements beaucoup plus organisés récupèreront le soulèvement à leur profit. La demande des manifestants d’avoir des élections à brève échéance pourrait en définitive se retourner contre eux s’ils ne s’organisent pas en force politique.

  • permalien Nathan :
    14 février 2011 @09h04   « »

    En Iran aussi, ça (re)commence à bouger... Tentative de manif prévue ce lundi 14.

    La mobilisation prenait de l’ampleur dimanche sur Facebook, avec près de 50 000 personnes ayant rejoint le groupe 25 bahman (14 février)

    http://iran.blog.lemonde.fr/2011/02...

  • permalien Bert :
    14 février 2011 @09h14   « »

    Une révolte, ce n’est pas une révolution. Pour l’instant, ce que nous avons pu voir en Tunisie et en Égypte, ce sont deux révoltes ayant poussé deux dictateurs à l’exil (doré).
    Réagir et deviner à chaud dans ces conditions est très prématuré, et nul n’est capable aujourd’hui de prévoir les mois à venir.
    Puisque le parallèle avec l’Iran est souvent cité, je suis (malheureusement :) assez âgé pour me souvenir que durant la révolution iranienne (qui en était encore au stade de la révolte), personne n’avait prévu le scénario qui fut celui qu’aujourd’hui il est bien plus facile d’analyser.

    Encore une fois, il n’y a toujours pas eu de révolution, ni en Tunisie, ni en Égypte.

  • permalien Noval :
    14 février 2011 @09h30   « »

    On sait que chaque intervention médiatique de Tariq Ramadan est pour ses hôtes un rare moment de grand journalisme ; un épisode unique où celles et ceux qui ont en charge de distiller la bonne parole font toujours preuve d’une objectivité et d’un professionnalisme exemplaires.

    Exemple récent :

    http://www.acrimed.org/article3536.html

  • permalien Jeff :
    14 février 2011 @09h32   « »

    Antoine Basbous, l’éternel invité de nos médiacrates ? Celui qui sert de caution scientifique à la pensée molle du journalisme "nous et les autres" (genre Yves Calvi) ?

    Quelques rappels :

    Les OPA d’Antoine Basbous sur le Maghreb

    Le propriétaire de l’Observatoire des pays arabes OPA qui fait de l’anti-islamisme son principal fonds de commerce, s’attaque depuis quelques jours violemment à la Tunisie, qualifiant son régime de dictature et affirmant que son peuple est affamé. Avant de se reconvertir dans l’islamisme, le libanais Antoine Basbous, qui faisait partie de l’équipe mise en place par Bachir Gemayel à Tel-Aviv à la fin des années 70 et au début des années 80, a sciemment minimisé les émeutes qui se déroulaient en même temps en Algérie.

    Il faut dire que l’Observatoire des pays arabes -qui est en réalité un cabinet conseil et non un centre de recherche scientifique comme son nom pourrait le laisser supposer- facture ses prestations à beaucoup d’arabes producteurs de pétrole. Basbous est également connu pour ses affinités algériennes. Il est le chouchou du pouvoir algérien et des médias locaux qui lui ouvrent leurs écrans et leurs colonnes pour faire l’éloge de la réussite de l’Algérie face aux terroristes, notamment contre AQMI. Récemment invité par les télévisions françaises, Basbous n’a pas pipé mot sur le fiasco des services algériens au Sahel où ils se font ridiculiser par Al Qaïda. En contrepartie de ses éloges, Basbous recevrait un soutien sonnant et trébuchant pour faire tourner son « cher » Observatoire. Le chercheur libanais, qui est issu de l’aile maronite chrétienne libanaise la plus fanatique, critique à chaque sortie commandée, les Etats musulmans et qualifie certains peuples arabes de sous-développés, qui manquent d’éducation et de civisme. D’après des sources à Tunis, les attaques de Basbous aujourd’hui contre la Tunisie n’ont qu’une seule raison : les Tunisiens n’auraient jamais cru dans « les loyaux services du monsieur en matière de lutte contre l’intégrisme et le terrorisme ».

    On peut parfois le confondre avec Antoine Sfeir. A juste titre, car comme retourneurs de veste qui ont leur rond de serviette dans tous les magazines TV politiques, on ne fait pas mieux.

  • permalien Orangerouge :
    14 février 2011 @09h34   « »

    Bert : et alors .... ?

    Personne n’a la boule de cristal sur rien. Et personne ne détient un label rouge pour mettre un tampon sur les rébellions des peuples comme sur les poulets.

    Il n’y a une seule manière de faire la révolution.

    On peut constater que ces rébellions massives ont mis dehors des despotes et ont engagé leur pays vers des transformations majeures qui peuvent permettre, si tout se passe bien, à des démocraties de se mettre en place.

  • permalien Orangerouge :
    14 février 2011 @09h36   « »

    Mon commentaire précédent s’adressait à Bert

    Il n’y a pas une seule manière de faire la révolution.

  • permalien раm :
    14 février 2011 @10h31   « »

    @ Nathan

    En Iran aussi, ça (re)commence à bouger...

    En Syrie ça a bougé aussi il n’y a pas longtemps, mais que sur les réseaux dit "sociaux" étrangers au grand dam de certains...
    Pour paraphraser les Shadoks :

    « Ce n’est qu’en essayant continuellement que l’on finit par réussir. Autrement dit : plus ça rate, plus on a de chances que ça marche. »

  • permalien раm :
    14 février 2011 @10h36   « »

    @ Bert

    Une révolte, ce n’est pas une révolution. Pour l’instant, ce que nous avons pu voir en Tunisie et en Égypte, ce sont deux révoltes ayant poussé deux dictateurs à l’exil (doré).

    Autant pour la Tunisie je souscris tout à fait à votre proposition malheureusement, autant pour l’Egypte je pense que vous vous trompez !

  • permalien Noval :
    14 février 2011 @10h38   « »

    " En Iran aussi, ça (re)commence à bouger... "

    Tant mieux !

    Et au fait, en Israël, toujours rien de neuf ? Toujours emmurés dans ce "ghetto mental " dont ils n’arrivent ni à se départir ni à sortir ?

  • permalien une tunisienne :
    14 février 2011 @12h44   « »

    ρam :
    13 février @18h17 «  »

    Si ce n’est que en Egypte vous oubliez que tout l’internet a été coupé par le régime pendant un bon bout de temps Nathan ! ;-)

    les blogueurs tunisiens ont relayés les revendications des blogueurs égyptiens pendant cette coupure pour l’a faire connaître au monde entier. Les Egyptiens ont fait pareil pour nous pendant notre révolte. Ils étaient médusés par nos jeunes et n’arrêtaient pas de commenter admiratifs : Amaltouha ! Quif amaltouha ? Il y a une grande interactions entres nos deux communautés. Nous nous rendons service mutuellement( traductions de textes entres l’arabe, le français, l’anglais) et chacun apprend de l’expérience de l’autre et surtout de ses erreurs

  • permalien une tunisienne :
    14 février 2011 @12h46   « »

    Orangerouge :
    14 février @09h34 «  »

    Bert : et alors .... ?

    Personne n’a la boule de cristal sur rien. Et personne ne détient un label rouge pour mettre un tampon sur les rébellions des peuples comme sur les poulets.

    Il n’y a une seule manière de faire la révolution.

    On peut constater que ces rébellions massives ont mis dehors des despotes et ont engagé leur pays vers des transformations majeures qui peuvent permettre, si tout se passe bien, à des démocraties de se mettre en place.

    pas mieux.

  • permalien une tunisienne :
    14 février 2011 @12h54   « »

    elbé :
    13 février @22h45 «  »

    J’éprouve comme un malaise devant ce texte. Un peu comme Karim, mais sans bien pouvoir le définir, ni être aussi péremptoire.
    Il me semble que ce qui me gêne dans l’article, (très rapidement) c’est une sorte de simplification binaire. Un binaire qui remplace cet autre qui est dénoncé. Je crois que ce qui se passe en Egypte et dans les pays arabes est bien plus complexe.

    pareil pour moi.

    Ceci dis aucune analyse de ce dont j’ai lu ne me satisfait pleinement.

    Est ce que quelqu’un peut m’expliquer pourquoi à la place des portraits des présidents déchus Ben Ali et Mourarak les gens mettent des calligraphies de verset de Coran( en rapport sur la force de Dieu, la chute de Phararon et Hamman et ses soldats.... ) et du nom de ALLAH à la place ?

  • permalien Nathan :
    14 février 2011 @14h18   « »

    @ Noval,

    En Israël, rien de neuf, hélas....

    Par contre, des nouvelles de la dictature islamique d’Iran : après Karroubi, Moussavi est également assigné à domicile afin qu’il ne puisse pas participer à la manifestation d’aujourd’hui.

    http://www.bbc.co.uk/news/world-mid...

    Des nouvelles aussi de la dictature syrienne. Une blogueuse syrienne condamnée à 5 ans de prison.

    http://www.reuters.com/article/2011...

  • permalien Yvan :
    14 février 2011 @14h20   « »
    C’est le paradoxe de l’islamisation : elle a largement dépolitisé l’islam.

    L’Autorité Palestinienne ausi est en recherche de légitimité :

    Le gouvernement palestinien démissionne - LeMonde.fr

    Samedi, la direction palestinienne a annoncé des élections générales d’ici à septembre afin de mettre à l’épreuve sa légitimité, après les fuites sur les négociations de paix avec Israël et la débâcle des régimes égyptien et tunisien, auxquels elle était liée. Elle avait auparavant convoqué des élections municipales pour le 9 juillet, première consultation palestinienne depuis 2006. Ces deux scrutins ont aussitôt été rejetés par le mouvement islamiste Hamas, vainqueur des législatives il y a cinq ans, qui contrôle la bande de Gaza.

    Ce qui était considéré comme inacceptable par l’"Occident" en 2006 devient subitement possible.

    "La dépolitisation de l’Islam" est très certainement aussi l’analyse du Hamas, qui préfère camper sur sa légitimité passée, même si celle-ci a conduit pour de très mauvaises raisons à la situation de blocage actuel.

    En ce sens le Hamas rentre tout aussi paradoxalement dans cette catégorie de "ceux qui encouragent la démocratie uniquement lorsqu’ils ne sont pas au pouvoir ; et une fois au pouvoir ils sont sans scrupules dans la suppression des droits d’autrui", fustigés par Obama, bien que n’ayant jamais eu l’occasion d’exercer le pouvoir qu’il était en droit d’exiger.

  • permalien раm :
    14 février 2011 @14h23   « »

    @ une Tunisienne

    les blogueurs tunisiens ont relayés les revendications des blogueurs égyptiens pendant cette coupure pour l’a faire connaître au monde entier.

    Nul n’en doutera et ce n’auront pas été les seuls à le faire, peut-être ce que l’on appelle "le téléphone arabe". ;-)
    Toutefois il n’en demeure pas moins que pendant six jours du 28/01 au 02/02/2011 inclus, le seul moyen de communiquer vers et hors d’Egypte était le téléphone satellite...

  • permalien une tunisienne :
    14 février 2011 @14h28   « »

    le seul moyen de communiquer vers et hors d’Egypte était le téléphone satellite...

    tout à fait. twitter aussi via les portables de la place Tahrir entre autres que les amis retwittaient dans le monde entier. Bien à vous

  • permalien раm :
    14 février 2011 @14h32   « »

    @ Nathan

    ...afin qu’il ne puisse pas participer à la manifestation d’aujourd’hui

    Quelle manifestation d’aujoud’hui ? Où ? Quand ? ;-(

  • permalien Nathan :
    14 février 2011 @14h33   « »

    On peut suivre ici les manifestations en Iran grâce à Twitter...

    http://iran.blog.lemonde.fr/

  • permalien Nathan :
    14 février 2011 @14h36   « »

    Le Guardian transmet également des infos sur ce qui se passe à Téhéran :

    http://www.guardian.co.uk/world/blo...

  • permalien раm :
    14 février 2011 @14h37   « »

    @ une Tunisienne

    Malheureusement non ! Le teléphone cellulaire était coupé lui aussi, le seul moyen restant était le téléphone satellite, c’est de cette façon que al-Jazeera et The Guardian ont réussi à continuer à sortir des informations...

  • permalien une tunisienne :
    14 février 2011 @14h43   « »

    You’ve been following the extraordinary events in Egypt. What reading do you make of the Egyptian revolution ? Can you compare both the Tunisian and the Egyptian uprisings : what’s their common denominator (if any) ?They are both one uprising. One World, One Revolution :) Often people think of it in terms of “contagion” or something. But in reality we’ve been ready, we, people of the internetz, for a revolution to start in any part of the Arab world. We’ve been supporting each other and trying hard since long time, and you know how important Internet was for the revolution. Egyptians actively supported the Tunisian Revolution as any Tunisian national did : they launched DDoS attacks, they’ve been demonstrating for Sidibouzid, they shared information, they provided technical support… etc. And now Tunisians are doing the same for Egyptians. It’s really a new citizenship. Egyptians are de facto Tunisian citizens.

    http://globalvoicesonline.org/2011/...

  • permalien раm :
    14 février 2011 @14h44   « »

    @ Nathan

    Vous rigolez ? Sur votre page du Guardian on parle de Barhain, la seule vidéo soi-disant d’Iran montre des vues de voitures et de motos rouler bien pénard sur une autoroute, il n’y même pas une photo !!!! Pour qui nous prenez-vous donc ?

  • permalien une tunisienne :
    14 février 2011 @15h16   « »

    Pourquoi , pour le moment ça ne peut marcher en Syrie( d’apres Al Jazira)

    http://english.aljazeera.net/indept...

    Syria : ’A kingdom of silence’

    Analysts say a popular president, dreaded security forces and religious diversity make a Syrian revolution unlikely.

  • permalien K. :
    14 février 2011 @15h19   « »

    @ Yvan,

    Pourriez-vous m’aider à saisir la “complexité” des choses ? Parce que moi, honnêtement, après tout ce temps, tout ce que j’ai compris de vos posts est que, Obama, quand les Arabes réussissent quelque chose c’est grace à lui, et quand ils échouent c’est à cause d’eux.

  • permalien HN :
    14 février 2011 @15h23   « »

    Déjà, un "Mots croisés" sur les révoltes arabes avec comme invités Pierre Lellouche et Alain Finkielkraut, ça part très mal...

    Ceci appuie la démonstration de Nathan sur le niveau du journaliste Yves Calvi...

    Cdlmt

  • permalien Bert :
    14 février 2011 @15h51   « »

    @ Orange Rouge :

    Et alors ? Et alors, pour l’instant, tout ce qui apparaît visible, c’est le départ des deux autocrates, mais dans un premier cas, le système politique est toujours le même, et dans le second, c’est l’armée qui a récupéré (gardé ?) la main. En clair, je dis que pour l’instant, à part le nom des dirigeants, rien n’a vraiment changé !

    "Et personne ne détient un label rouge pour mettre un tampon sur les rébellions des peuples comme sur les poulets."

    Je ne crois pas avoir dit le contraire...

    "Il n’y a pas une seule manière de faire la révolution."

    Je persiste à dire qu’il ne s’agit pas de révolutions...Pour l’instant !

    "On peut constater que ces rébellions massives ont mis dehors des despotes"

    Il me semble avoir dit la même chose...

    "et ont engagé leur pays vers des transformations majeures"

    Pas d’accord...Lesquelles ?

    "qui peuvent permettre, si tout se passe bien, à des démocraties de se mettre en place."

    Jusqu’aux mois de janvier/février, la Tunisie et l’Égypte étaient dites des démocraties...Qu’est ce qu’une démocratie ?

  • permalien раm :
    14 février 2011 @16h08   « »

    @ Bert

    Ce que vous omettez concernant l’Egypte, c’est que l’insurrection a optenu outre la destitution du tyran :

    - La destitution du gouvernement du tyran
    - La dissolution des assemblées
    - L’abrogation de constitution sur mesure du tyran
    - Des garanties concernant l’élaboration démocratiques d’une nouvelle constitution
    - Un calendrier concernant les élections législatives à venir
    - Un calendrier concernant les élections présidentielles à venir
    - Un processus judiciaire effectif à l’encontre des responsables de malversations & crimes

  • permalien Tristan :
    14 février 2011 @16h17   « »

    @Bert

    oui, il s’agit bien de rébellions, mais, comment jugez-vous ce qui se passe, en Bolivie, depuit la grande rébellion de la guerre du gaz (à El Alto) ?

    Les pouvoirs en place ont eu de la peine à mâter les rébellions ou de les récupérer, comme ca avait été le cas des grandes rébellions de 68.

    L’avenir nous aidera à faire un meilleur jugement sur ce qui se passe, actuellement.

    Mais, il me semble que ca pourrait bien être le debut de grandes révolutions, un peu comme les minables rébellions de 1789.

  • permalien Yvan :
    14 février 2011 @16h46   « »

    K : « ce que j’ai compris de vos posts est que, Obama, quand les Arabes réussissent quelque chose c’est grace à lui, et quand ils échouent c’est à cause d’eux. »

    Je suis prêt à vous aider dans la mesure où je peux moi-même comprendre votre post. A quel moment et à quel propos j’ai prétendu de telles choses.

    Pour tout vous dire, je ne sais même pas ce que peut bien pouvoir dire "réussir quelque chose" ou "rater quelque chose" en politique. Et pour être plus précis, je ne comprends pas a travers votre post, si vous considérez le choix du Hamas comme un "échec" où si c’est l’initiative de l’AP qui est un "échec" à cause de la désaffection du Hamas.

    Si ce qui vous interroge dans mes posts, c’est qu’ils fassent souvent référence au discours du Caire, il faut bien admettre que c’est parce que ce discours a bien été prononcé (et je me rends compte qu’il a été très peu entendu).

    Si vous faites référence à mon dernier post, il se base surtout sur une citation d’Olivier Roy, qui concerne l’évolution des rapports entre l’islam et la politique, à la lumière de laquelle j’essaye de comprendre le comportement du Hamas.

    Si le Hamas refuse les élections dans l’intérêt des Palestiniens il faudrait qu’il explique sa démarche. Si c’est dans l’intérêt du Hamas il faut bien admettre que la Hamas entre dans la catégorisation d’Obama.

  • permalien Nathan :
    14 février 2011 @17h22   « »

    Des images de la manifestation à Téhéran aujourd’hui.

    http://www.youtube.com/watch?v=3Pm6...

  • permalien Nathan :
    14 février 2011 @17h40   « »

    D’autres infos sur les manifs en Iran :

    http://www.rahana.org/en/?p=9790

    Des tweets et des images :

    http://onemillionneda.com/index.html

  • permalien Yvan :
    14 février 2011 @17h40   « »
    Ah les séries américaines !

    Ils se croyaient à Dallas :

    Les dernières heures de Moubarak au pouvoir racontées par la presse égyptienne - LeMonde.fr

    Selon Al Akhbar (officiel), les deux fils du président en sont presque venus aux mains après l’enregistrement du discours du 10 février, objet d’un "montage" afin d’introduire des propos plus fermes envers les manifestants. "Tu as pourri le pays quand tu as ouvert la voie à tes copains (des milieux d’affaires) et voici le résultat. Au lieu que ton père soit honoré à la fin de sa vie, tu as œuvré pour salir son image", s’est écrié Alaa à l’adresse de son frère, rapporte le quotidien, selon lequel tout le palais présidentiel a entendu la dispute.

    ... ils étaient au Caire !

    Mais c’est initialement le très détesté ministre de l’intérieur qui semble avoir induit le raïs en erreur. "Le rapport qu’a fait parvenir Habib el-Adli au président Moubarak avant le mardi 25 janvier minimisait l’importance de la manifestation" qui a sonné le début de la révolte populaire, selon Al-Ahram. Par la suite, il a justifié auprès de M. Moubarak le "succès surprenant" de la manifestation en lui faisant croire que les Frères musulmans, bête noire du régime, "avaient mobilisé leurs jeunes conformément à des instructions de l’étranger". Mais le ministre était convaincu "qu’il s’agissait d’une ’poignée de familles’, que l’événement pouvait être ’contenu’ et que ’tout était sous contrôle’".
  • permalien Bert :
    14 février 2011 @17h56   « »

    @ Pam

    "- La destitution du gouvernement du tyran"

    Non, il gère toujours les "affaires courantes"

    "- La dissolution des assemblées"

    Oui, mais leurs attributions sont prises en charge par l’armée...

    "- L’abrogation de constitution sur mesure du tyran"

    Nuance, sa "suspension" !

    "- Des garanties concernant l’élaboration démocratiques d’une nouvelle constitution
    (...)"

    Des garanties offertes par un groupe de militaires, dont la main mise politique et économique sur le pays n’est peut être pas un gage évident de processus démocratique.

    Bref, je ne partage pas votre optimisme.

  • permalien Bert :
    14 février 2011 @18h05   « »

    @ Tristan

    Je ne connais rien à la Bolivie...

    Je sens (mais peux me tromper) une pointe d’ironie à l’évocation de 1789...Outre l’anachronisme évident, j’avoue ne pas être Liancourt, capable de répondre au roi qu’il s’agit bien d’une révolution, et pas d’une révolte...Il était bien mieux placé que je ne le suis pour en juger...

  • permalien K. :
    14 février 2011 @18h08   « »

    USAdarFarsi, le Twitter en farsi du Departement d’Etat US.

  • permalien Orangerouge :
    14 février 2011 @18h39   « »

    Ils ne pourraient pas twitter en direction des Israéliens ? Ces Américains, parfaits représentants de commerce des fabricants d’armes de destruction massive, et qui cherchent à se faire passer pour les appuis des révolutions arabes (qu’ils n’ont pas vue venir !)...

  • permalien Nathan :
    14 février 2011 @19h04   « »

    Des images de la manif’ et des échauffourées à Téhéran sur le blog de Armin Arefi : http://iran.blog.lemonde.fr/2011/02...

    Le sous-marin du Hezbollah essaie de minimiser et de faire croire qu’il s’agit d’un complot étranger (comme de coutume)... C’est normal, il est dans son rôle....

  • permalien раm :
    14 février 2011 @19h40   « »

    @ Nathan

    Téhéran est plein de journalistes étrangers, de toutes les agences de news & les médias connus, aujourd’hui tout particulièrement de journalistes turcs compte tenu de la visite de leur Président Abdullah Gül en Iran... Pourriez-vous m’expliquer pourquoi outre les "rapports" propagandistes habituels de Persian BBC et de VOA, aucun de ces grands médias internationaux n’a rien vu aujourd’hui à Téhéran ni ailleurs en Iran ? J’ai suivi tous les liens que vous avez mentionné, je n’ai vu qu’une scène de circulation banale sur une autoroute urbaine, un type perché au bout de la flèche d’une grue brandir une pancarte absconse, et une bande d’une dizaine de zigotos suicidaires brûler un drapeau au beau milieu du trafic de la circulation et encore sans ces loufoqueries ne soient datables...
    Pourquoi Nathan ? Expliquez-moi SVP !

  • permalien Vitigis :
    14 février 2011 @20h09   « »
    pam pam pam pam

    Mais qu’est-ce que "pam" trouve de si extraordinaire dans le régime iranien ?

  • permalien раm :
    14 février 2011 @20h28   « »

    @ Vitigis

    Ah ! Mis à part que c’est encore à ce jour, et plus pour très longtemps j’espère, compte tenu de ce que nos amis Egyptiens sont en train d’accomplir, le seul à s’être soustrait aux griffes de Uncle Sam, rien d’extraordinaire sinon, mais rien qui ne justifierait de le calomnier, et de vouloir le ranger dans le rang des esclaves de l’hégémonie impériale Yankee ! En plus j’ai horreur des mensonges, ça m’agace...

  • permalien Nathan :
    14 février 2011 @20h28   « »

    On peut lire un compte rendu de la manif à Téhéran sur le site de la BBC. Voici ce qu’en dit leur correspondant à Téhéran.

    Mohsen Asgari
    BBC News, Tehran
    Riding on the back of a motorbike, holding my mobile to take video footage, I went to central Tehran on Monday afternoon. My driver skilfully found back alleys to reach Azadi (Freedom) Square, the Iranian counterpart of Egypt’s Tahrir Square.

    Thousands of people made their way amicably and silently towards the square, most of them young. Many wore trainers, suggesting they were anticipating having to run away from the security forces to escape arrest.

    Riot police began to disperse the crowd before they even started the rally. Men on motorbikes belonging to the police and Republican Guards charged the protesters and beat them severely with batons. However, this merely emboldened them.

    When the troops fired tear gas at the crowd, it became very difficult to breathe. Some girls and women fainted. Many of the protesters were also detained. Others set rubbish bins on fire to combat the effects of the gas.

    My driver was hit by a paintball fired by a policeman and lightly injured, but he was still able to drive me back to the office. Once there, I was shocked to see that official and semi-official news agencies were saying everything was normal when for a couple of hours there had been total chaos.

    http://www.bbc.co.uk/news/world-mid...

  • permalien раm :
    14 février 2011 @20h51   « »

    @ Nathan

    - 1) Combien voit-on de personnes sur votre vidéo ? (que vous reprenez)
    - 2) Qu’est ce qui nous dit que c’est en Iran ?
    - 3) Qu’uest ce qui nous dit que cela date d’aujourd’hui ?
    - 4) Avez vous lu les câbles Wikileaks concernant la BBC et l’Iran ?
    - 5) Combien de temps allez-vous continuer à appliquer la devise des Shadoks précitée ? ;-)

  • permalien раm :
    14 février 2011 @21h08   « »

    Sinon Nathan dans le monde réel il y a eu aujourd’hui des protestations en particulier à Barhain et au Yemen, elles ne sont pas difficiles à documenter celles-là, il y a une tripotée d’articles, de photos, de témoignages etc. dans tous les médias dignes de ce nom...

  • permalien Nathan :
    14 février 2011 @21h42   « »

    CQFD. Preuve est faite. Ceux qui feignent de soutenir la démocratie pluraliste en Egypte tout en la refusant aux Iraniens sont de fieffés hypocrites.

  • permalien Deïr Yassin :
    14 février 2011 @21h48   « »

    Et pendant qu’on analyse les moindres faits et gestes des Frères Musulmans, personne mentionne le "Jewish Brotherhood" (cela sonne faux ’Frères Juifs’, il faut pourtant qu’on s’y habitue) :

    - http://972mag.com/nobody-mentions-t...

  • permalien Bert :
    14 février 2011 @22h00   « »

    Pam, vous niez une évidence...
    Il y a eu des manifestations à Téhéran aujourd’hui, et elles ont été réprimés violemment par la police.
    Reconnaitre un fort mécontentement iranien, une forte volonté des iraniens a vouloir d’importants changements de société dans leur pays et le départ de la plus grande part du gouvernement actuel, ce n’est pas pour autant imaginer que les iraniens aimeraient se "jeter dans les bras d’Israël ou des États-Unis"...
    Le pouvoir en place à Téhéran est pour une grande part corrompu, violent, et sans égard pour l’intérêt du peuple iranien à moyen et long terme.
    Cela ne veut pas dire que les israéliens ou les États-Unis veulent du bien aux iraniens non plus...
    Ce n’est pas parce que Israël ou les USA désinforment quotidiennement quant à la situation en Iran et aux volontés supposées du gouvernement iranien qu’il faut faire de même dans l’autre sens...

  • permalien раm :
    14 février 2011 @22h07   « »

    @ Nathan

    Et ceux qui tentent d’utiliser une insurrection qui a renversé leur meilleur allié Mubarak, pour essayer de destabliliser leurs ennemis de toujours, la Syrie, le Hezbollah, le Hamas, l’Iran, au seul motif que ces derniers ne se couchent pas devant l’hégémonie americano-sioniste, et pour ce faire recrutent des traîtres près à vendre leurs compatriotes et leurs frères à l’ennemi pour de l’argent, vous en pensez quoi Nathan ? ;-)

  • permalien раm :
    14 février 2011 @22h15   « »

    @ Bert

    Si vous avez des sources dignes de ce nom documentant sérieusement ce que vous affirmez, eh bien citez les donc !
    Pour ma part je n’en ai aucune relatant ce que vous indiquez...

  • permalien s=exp(j*pi) :
    14 février 2011 @22h32   « »

    Nathan :

    En Israël, rien de neuf, hélas....

    "Rien de neuf", vraiment ! Dans les trois dernières semaines, combien de victimes palestiniennes, combien d’immeubles ou d’habitations démolis, combien d’hectares volés, ... ? Ah ! et Ameer Makhoul condamné sous prétexte d’avoir livré à un prétendu agent ennemi (pas besoin de preuves sur la qualité de ce dernier, pas besoin d’intention dans le chef de l’inculpé) des "secrets" qui sont connus du public : rien de neuf.

    Quelques-uns tentent de justifier ou de détourner la conversation ; pour le reste, la plupart ne comptent même pas, certains n’y pensent même plus.

    Mais d’autres connaissent de petites parcelles de vérité. Pour eux, ce n’est pas "rien de neuf" et ils ne supportent pas l’idée que ce puisse être "Business as usual".

  • permalien Nathan :
    14 février 2011 @22h53   « »

    exp(j*pi) : 14 février @22h32

    Vous m’avez très bien compris. Je voulais dire "rien de neuf" dans le bon sens, contrairement à ce qui se passe en Egypte, et c’est pour cette raison que j’ai ajouté "hélas"... Et épargnez-moi vos sermons, je crois connaître la situation presque aussi bien que vous.

    @ Deïr Yassin. Ces extrémistes existent bien sûr et ils étendent leur influence délétère mais le judaïsme rabbinique ne se résume pas à cette caricature et votre article semble très schématique et manichéen. Il y eut de très nombreux courants au sein du judaïsme (comme de l’islam). Mais comme je ne suis pas un spécialiste, pourquoi ne pas demander à Jerry Haber ce qu’il en pense ?

  • permalien K. :
    14 février 2011 @23h13   « »

    Nicholas Noe, à partir d’un article d’Anthony Shadid du NYT, aborde la question du risque d’une république islamique en Egypte sous un angle différent (et effectivement incroyablement occulté dans presque tous les débats sur le sujet) :

    Anthony Shadid a un article dans le New York Times qui se concentre exclusivement sur les aspects internes des FM et de l’Egypte pour montrer à l’Occident que l’Egypte ne suivra pas l’exemple de l’Iran.

    Le problème, c’est qu’il laisse de côté l’élément clé de l’histoire, (..), dont la conpréhension est cruciale pour les décideurs américains, [à savoir] comment les forces et les pressions extérieures ont contribué à miner les "gentils" [en Iran] et à accélérer la radicalisation de la révolution [iranienne].

    À ce stade, malheureusement, il semble se mettre en place exactement le même genre de gros bâton, avec nous ou contre nous, chez les régimes sunnites, en Israël et au sein du Congrès, qui conduirait alors vers une dynamique similaire.

    ...

    Dans un article précédent sur le même sujet Nicholas Noe écrit :

    C’est l’héritage qui doit être gardé à l’esprit - si les Etats-Unis, Israël et d’autres tentent de marginaliser [certains groupes], de faire pression et de façonner l’environnement politique en Égypte cela ne servira effectivement QU’à radicaliser l’environnement et saper les courants « modérés » qui sont supposés bénéfiques pour les intérêts américains et israéliens.

    Espérons que Obama est plus intelligent que ça ... mais peut-il résister aux pressions internes et israéliennes pour utiliser force et pression contre les courants qui ont exprimé leur opposition à nos politiques ?

  • permalien Deïr Yassin :
    14 février 2011 @23h21   « »

    @ Nathan
    "Mon" article est écrit par un Israélien, et son but - ou en tout cas le mien - n’était pas de critiquer le Judaïsme, mais de montrer l’hypocrisie ambiante : pendant que l’Occident nous bassine avec l’épouvantail des Frères Musulmans, d’autres fondamentalistes bien plus dangereux sévissent dans ’this shitty little country’.

    Je n’ai pas besoin de demander Jerry Haber ce qu’il en pense. Le lire suffit. Non, je préfère lui demander une bibliographie sur l’histoire juive ancienne puisqu’il en est spécialiste et il a exprimé à plusieurs reprises que les Juifs ne furent pas expulsés en masse après la destruction du Temple. Cela m’intéresse beaucoup plus.

  • permalien Orangerouge :
    14 février 2011 @23h53   « »

    Ca vaut ce que ça vaut : c’est un article du Monde sur celui qui dirige l’Egypte pendant la transition, le maréchal Mohamed Tantaoui.

    Rassurant à l’intérieur.
    Agé de 75 ans, Mohamed Tantaoui peut aussi se poser en garant de la stabilité et du renoncement à la violence. On l’a vu pendant les jours de soulèvement : l’armée a toujours su faire preuve de retenue, contrairement à la police, accusée de nombreuses violences. Les manifestations ont d’ailleurs été marquées par de nombreuses scènes de fraternisation entre la foule et l’armée.

    En outre, un ancien enquêteur auprès de Human Rights Watch disait vendredi à ABC News qu’en ce qui concerne les abus sur les droits de l’homme, l’ONG était "beaucoup plus confiante et optimiste sur ce qu’il va se passer", maintenant que l’armée dirige le pays.

    La plupart des observateurs font par ailleurs remarquer que le militaire n’a pas d’aspirations politiques. "Tantaoui n’a pas d’ambition présidentielle. Personne à l’intérieur du Conseil suprême de l’armée ne souhaite qu’il en ait", assure au Washington Post Hosam Sowilam, général à la retraite et ancien camarade de M. Tantaoui à l’école militaire

    http://www.lemonde.fr/proche-orient...

    Et il est extrêmement rassurant pour les Etats-Unis et Israël comme vous le savez déjà.

    Le Monde ne semble pas se souvenir de témoignages de journalistes étrangers arrêtés par l’armée qui parlaient de nombreux égyptiens arrêtés et de tortures.

    Par contre je ferais plus confiance au jugement de membre de de Human Rights Watch s’il est confirmé.

  • permalien K. :
    14 février 2011 @23h54   « »

    Jawaharlal Nehru, qui aurait été un témoin assidu des évènements egyptiens de son époque (une Egypte déjà dépecée par les puissances européennes avec l’aide de larbins locaux appelés “élite”- on comprend pourquoi ils haissent mortellement Nasser), a déclaré en 1935, alors qu’il se trouvait dans une geole de la GB impérialiste :

    La démocratie pour un pays oriental semble ne signifier qu’une seule chose : exécuter les ordres [de “libre-échange”, de privatisation, de cultures de rente, etc.. pour le seul profit de l’“élite”- et des entreprise occidentales bien sur] du pouvoir dirigeant impérialiste.

    Je vois mal USisrael et les “élites” Arabes, les Saoud en tête, avoir une définition moins misérable de la Démocratie quand il s’agit des pays du Moyen-Orient.

  • permalien раm :
    15 février 2011 @00h12   « »

    @ Bert

    Pour en revenir à nos moutons, libre à vous de faire l’appréciation qui vous convient, en l’occurrence de rester sceptique, il n’en demeure pas moins que les points que j’ai listés, pour s’en tenir au faits, montrent indiscutablement que les Égyptiens on pu obtenir des résultats que nos amis tunisiens n’ont malheureusement pas (encore ?) obtenu. Il semble donc difficile de mettre à ce jour ces deux insurrections sur le même plan.
    Pour ce qui me concerne, je suis très sceptique quand aux suites de l’insurrection tunisienne, car Mohamed Ghannouchi le Premier ministre de ben Ali est bel et bien au pouvoir, s’y agrippe, la constitution faite sur mesure pour un dictateur à vie, est toujours en vigueur, le calendrier électoral est pipé, (présidentielles puis législatives) et toute la classe politique de “l’ancien” régime, la mafia devrait-on plutôt dire, est toujours en place à la seule exception de Ben Ali, sa famille et sa belle-famille.
    Par contre concernant l’Égypte, je suis très confiant personnellement.

  • permalien раm :
    15 février 2011 @00h26   « »

    @ Orangerouge

    celui qui dirige l’Egypte pendant la transition, le maréchal Mohamed Tantaoui.

    C’est ce qu’affirment bon nombre de médias mainstream européens, mais cela me semble tout à fait abusif. Le gouvernement ayant été déchu de toute autorité, la présidence du Conseil suprême des forces armées égyptiennes n’a plus aucune notion hiérarchique par rapport à ses autres membres, Mohamed Tantawi n’est plus Ministre de la Défense, le Président n’est qu’un membre comme un autre avec des fonctions de porte parole, pas plus.

  • permalien K. :
    15 février 2011 @00h31   « »

    Ce que veut l’AIPAC maintenant : conditionner l’aide militaire à l’Egypte à son asservissement :

    Some Jewish groups, like the American Israel Public Affairs Committee, or Aipac, a prominent pro-Israel lobbying group, favor the Obama administration’s review of the substantial military aid the United States gives to Egypt, said Josh Block, a partner in the Davis-Block consulting firm and a former spokesman for Aipac.

    “It’s obviously appropriate for the administration to review America’s aid to Egypt,” Mr. Block said. “There are key factors to look at,” he said, including whether Egypt continues to support peace with Israel and sanctions against Iran ; helps in the pursuit of terrorists ; and allows international traffic, including Israeli and American transit, through the Suez canal.

  • permalien K. :
    15 février 2011 @00h35   « »

    @ Orangerouge,

    Le type de HRW fait partie du groupe ad hoc chargé de conseiller Obama sur l’Egypte. Il y a comme de la cooptation...

    @ Pam

    Iil est possible que la réputation de Wael Ghonim soit largement surfaite.

    Rien n’est clair pour l’instant.

  • permalien раm :
    15 février 2011 @00h40   « »

    PS :

    D’ailleurs personne ne pourrait imaginer raisonnablement que Tantawi aurait pu décider des mesures prises par le conseil depuis la destitution du tyran !!!! ;-)

  • permalien раm :
    15 février 2011 @00h48   « »

    @ K.

    @ Pam
    Iil est possible que la réputation de Wael Ghonim soit largement surfaite.
    Rien n’est clair pour l’instant.

    Si vous faites référence à ce que j’ai cité ce soir, je suis tout à fait d’accord avec vous ! J’ai cité la "nouvelle", pas plus... On verra bien quel sera le communiqué de l’Armée à ce sujet...

  • permalien раm :
    15 février 2011 @03h00   « »

    @ Nathan

    En fait il s’avère que quelques douzaines de partisans de Mir-Hossein Mousavi et Mehdi Karroubi se sont dans un premier temps affrontés avec des riverains du quartier rue Azadi, (pour ceux qui connaissent Téhéran pas très loin du Square Enqelab ou du Musée des tapis persans) après avoir mis le feu à des poubelles et dégradé diverses choses, la police étant intervenue au bout du compte pour séparer tout ce petit monde. Il y a eu des interpellations et des blessés, mais rien de dramatique ni de très original. Voila tout ce qui s’est réellement passé lundi et en tout état de cause aucune manifestation digne de ce nom.

  • permalien Bert :
    15 février 2011 @09h05   « »

    @ Pam

    J’avoue ne pas comprendre...Cherchez-vous à vous persuader vous même qu’il n’existe pas d’opposition au régime en place en Iran ? Que les gens sont en majorité satisfaits de leurs conditions d’existence, et de leurs dirigeants ? Que les interdictions de manifester, les restrictions imposées, sont des créations de la propagande occidentale ?
    Encore une fois, dénoncer les ridicules désinformations occidentales, et notamment venant des États-Unis ou d’Israël, relativement à l’Iran, ne devrait pas être un satisfecit de principe accordé au régime iranien, tout aussi lamentable !

    Pour ce qui est de l’Égypte, l’avenir, proche, je suppose, nous montrera ce qu’il en sortira. Pour l’instant, je reste sur mes positions.

  • permalien Orangerouge :
    15 février 2011 @09h39   « »

    K, quelles autres personnes sont dans le groupe ad hoc conseillant Obama sur l’Egypte ?

  • permalien Orangerouge :
    15 février 2011 @10h18   « »
    L’Egypte, une économie privatisée (Guardian)

    Cet article du Guardian est traduit par le site Info-Palestine. On remarque que le titre sur Info-Palestine met en cause l’armée alors que l’article du Guardian ne le fait pas.

    Extrait (traduction Google un peu améliorée) :

    Alors que le capitalisme de copinage a prospéré, les industries locales qui étaient autrefois l’épine dorsale de l’économie ont été laissés dépérir. Dans le même temps, les industries du secteur privé qui ont des effets dangereux pour l’environnement comme la fabrication de la céramique, du marbre et des engrais ont augmenté sans réglementation efficace et avec un coût très élevé pour la santé de la population.

    Une toute petite élite économique maîtrise la consommation-production et les importations visant a accumuler de grandes richesses.

    Cette élite comprend des représentants de compagnies étrangères, détenant des droits exclusifs d’importation dans l’électronique, les câbles électriques et les automobiles.

    Il comprend également les promoteurs immobiliers qui ont créé un boom de la construction d’ensembles immobiliers fermées et de résidences de luxe pour les super-riches. Une grande partie de ce développement s’est fait sur des terres publiques acquises à des prix très bas, sans appel d’offres ou avec appel d’offres biaisés.

    On estime qu’environ un millier de familles garder le contrôle de vastes zones de l’économie.

    Cette classe affaires a cherché à se consolider et de protéger sa richesse par le bureau politique. Le Parti national démocratique a été leur principal véhicule pour le faire. Cette alliance de l’argent et la politique est devenue flagrante ces dernières années quand un certain nombre d’hommes d’affaires sont devenus ministres du gouvernement dont les portefeuilles sont clairement en double emploi avec leurs intérêts privés.

    http://www.info-palestine.net/artic...

    http://www.guardian.co.uk/commentis...

  • permalien Noval :
    15 février 2011 @10h46   « »

    Alors que l’ Egypte était en ébullition et dès que la situation est apparue comme étant irréversible, les principaux dirigeants occidentaux - marris et contrits - ne se sont pas montrés avares en communiqués et déclarations appelant à " une transition pacifique vers la démocratie ", " le respect des libertés publiques ", " l’absence d’effusion de sang " et autres discours de circonstances ; parmi les prises de position occidentales figurait surtout - à titre d’admonestation et non plus de voeu pieux - , que " le nouveau régime égyptien respecte le traité de paix conclu entre Israël et l’Egypte ". Aux yeux des dirigeants occidentaux, cette dernière considération devant de loin, mais alors de très loin, l’emporter sur toutes les autres ...

    Parce que, n’est-ce-pas, si dans les circonstances actuelles, il y a un élément qui ne doit en aucune manière être perturbé, c’est bien cette paix à laquelle le pacifique Israël est si profondément attaché ainsi qu’il le manifeste depuis des lustres en toutes circonstances et à sa manière ...

    Parmi ceux ayant appelé au " respect du traité de paix israélo-égyptien " figure Catherine Ashton laquelle " s’est déclarée à de multiples reprises opposée à la colonisation israélienne, notamment à Jérusalem-Est, la considérant comme un obstacle à la paix ".

    Quoi de plus naturel pour cette opposante résolue à " la colonisation israélienne " que d’aller constater de visu comment le pacifique Israël construit toujours et encore la paix ?

    http://www.lemonde.fr/proche-orient...

  • permalien Deïr Yassin :
    15 février 2011 @11h15   « »

    Les infos de 11h00 sur TV5Monde :
    Des milliers d’Iraniens sont descendus dans la rue hier. On a vu des manifestants se faire tabasser, des poubelles brulées, il s’agit bien de beaucoup plus que d’une centaine de manifestants.
    Comme les télévisions étrangères n’ont pas été pas autorisées sur place, nous n’avons vu que des clips amateurs. Sans comprendre le farsi, ’Mubarak’ et ’Ben Ali’ , les slogans scandés par les manifestants, n’ont pas besoin de traduction.
    Selon les manifestants, il y a eu 1 morts, plusieurs blessés et des centaines d’interpellations.

    @ Bert)
    Vous perdez votre temps. Il n’a y RIEN à comprendre. Vous parlez à une machine de propagande.

  • permalien раm :
    15 février 2011 @11h29   « »

    @ Deïr Yassin

    Les infos de 11h00 sur TV5Monde

    Pure propagande ! ;-)

    Sur un plan strictement logique, on notera un gros souci : si aucun journaliste n’a pu être présent, sur quoi donc se fondent-ils donc pour rapporter cette "nouvelle", (fable !) hein ? ;-)

  • permalien Noval :
    15 février 2011 @12h02   « »

    Concernant les multiples interventions du caméléon pam :

    Comment peut-on, sans avoir une profonde aversion pour la res publica soutenir la marche vers la démocratie en Egypte et pour autant nier la répression féroce, brutale et sanguinaire en Iran ?

  • permalien
    15 février 2011 @12h07   « »

    @ Orangerouge,

    Votre question vient à point, parce qu’elle m’a permis de me rendre compte que j’ai dit de grosses bêtises :

    1- il ne s’agit pas d’un groupe “ad hoc”, mais de personnes invitées ponctuellement pour donner leur avis,

    2- le membre de HRW cité par le lien “ABC” de l’article du Monde (John Sifton), n’est pas le même (Tom Malinowski) que celui faisant partie des personnes invitées.

    Mes excuses.

    K.

  • permalien Deïr Yassin :
    15 février 2011 @12h18   « »

    @ K
    Merci de votre explication. En lisant votre post sur le cooptage de Human Right Watch dans son ensemble, je me suis dit que vous poussez la théorie de complot un peu trop loin :-)
    Leurs rapports sur la Palestine n’ont en tout cas rien de ’cooptés’.

  • permalien Orangerouge :
    15 février 2011 @12h44   « »

    pam affirme ne pas savoir si Al Jazeera est diffusé ou non en Iran. Il prétend qu’il ne soutient ni le régime iranien, ni le régime syrien.

    Par contre il connait le nombre de manifestants à Teheran (très peu) ... et il nous cite des noms de quartiers ... pour faire plus vrai ?

0 | 100 | 200 | 300 | 400 | 500

Ajouter un commentaire