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Afghanistan, défense européenne, OTAN, nucléaire : à quand le débat ? (I)

lundi 21 février 2011, par Philippe Leymarie

« Quelle sécurité en Europe et dans le monde, après le sommet de Lisbonne ? » : un modeste colloque, organisé fin janvier au Sénat à Paris par une parlementaire communiste, Michelle Demessine, a permis de faire le point sur trois questions qui ne sont jamais débattues en France, sinon dans des cercles restreints : l’Afghanistan, et pourquoi y rester ? L’Europe de la défense et l’OTAN : quelle utilité, quelle répartition, quel équilibre ? Et la dissuasion nucléaire : a-t-elle encore un sens ? En voici les extraits les plus saillants, en commençant par le volet Afghanistan...

La guerre que mène là-bas l’OTAN, sous direction en fait américaine, dépasse désormais en durée celle qu’y avaient menée les Soviétiques, a fait remarquer d’emblée l’ancien ministre socialiste Paul Quilès, qui continue de suivre de près les questions de défense.

Selon lui, le projet de désengagement progressif annoncé lors du sommet de l’OTAN fin novembre à Lisbonne par le président Barack Obama est « peu crédible ». Il s’agirait de pacifier les provinces une à une, pour les rendre aux civils et militaires afghans, et de retirer une fraction proportionnelle des troupes étrangères, avec un objectif de transfert total – et donc d’évacuation des forces de l’OTAN et des Etats-Unis – fixé à 2014.

Mais l’interface afghane – le régime du président Karzai – est fragile :

— il est contesté jusque dans Kaboul, sa capitale, théâtre d’attentats répétés, et il a une autorité encore moindre ailleurs dans le pays ;
— il est peu représentatif de la majorité pachtoune du pays ;
— les élections ont été contestées ;
— l’administration est corrompue, mêlée au trafic de drogue (qui a explosé depuis la chute du régime taliban, il y a dix ans) ;
— le transfert à l’armée afghane est en partie illusoire (20 % de taux annuel de désertion) ;
— la crispation est toujours aussi forte avec les voisins (Pakistan, Inde) ;
— le coût financier est écrasant : 350 milliards de dollars pour les USA (sans commune mesure avec les 460 millions d’euros engagés par exemple par la France) ;
— le conflit est plus meurtrier que jamais : 10 000 morts l’an dernier, dont 711 soldats de l’OTAN, 1 200 policiers et au moins 2 500 civils.

Alignement français

Conclusion de Paul Quilès :

— une victoire militaire est impossible ;
— l’alignement du président Sarkozy sur son homologue américain sonne faux, car il n’est en rien associé à la décision ;
— la présence de ces troupes occidentales dans un pays musulman, en soutien à des institutions locales discréditées, alimente la propagande fondamentaliste (dénonciation de la « croisade »).

L’ancien ministre socialiste plaide pour une initiative politique que la France aurait dû prendre au sein du Conseil de sécurité des Nations unies : une conférence internationale, avec l’ensemble des voisins de l’Afghanistan, devant déboucher sur un statut non-aligné pour ce pays, de nouvelles institutions, le retrait des troupes étrangères, des garanties de sécurité régionale, etc.

Pour ce qui est de la France, elle devrait se dissocier immédiatement de l’opération actuelle, commencer à retirer son contingent (pour être en phase avec le début de désengagement américain, prévu pour juillet prochain) [1], et augmenter son aide civile au développement.

« Actionnaire à 1 %»

Autre opinion exprimée à ce colloque : celle du général Vincent Desportes, l’ex-patron du Collège interarmées de défense (CID). Une tribune publiée par Le Monde le 2 juillet dernier, lui avait valu une réprimande de l’état-major. Il qualifiait l’opération de l’OTAN en Afghanistan de « guerre américaine », dans laquelle la France (comme l’Europe dans son ensemble) est sans voix : « Quand vous êtes actionnaire à 1 %, vous n’avez pas la parole. »

Dans son exposé au Sénat, le général désormais en retraite a d’abord relevé le décalage important entre le discours politique et la réalité sur le terrain, les informations diffusées par les divers acteurs du conflit étant peu fiables. Pour les militaires occidentaux, juge-t-il, c’est « la quadrature du cercle » : ils doivent à la fois assurer la protection et rechercher l’adhésion de la population ; mais en même temps contrer l’adversaire et protéger leurs propres soldats, au fil d’un « micro-management du champ de bataille ». Le tout débouchant sur une « impasse tactique », avec pertes croissantes, en raison d’une « étonnante capacité de résistance de l’adversaire ».

Le général considère que les théories contre-insurrectionnelles, « aussi intelligentes soient-elles », ne peuvent suffire à régler un problème qui est surtout stratégique et politique. Que « le messianisme occidental est essoufflé ». Qu’il n’est plus temps de faire de la réforme sociétale, ou même de la reconstruction, mais de s’en tenir à un simple rétablissement d’un niveau acceptable de sécurité : « L’ambition du secrétaire d’Etat Robert Gates est de laisser l’Afghanistan au moins en l’état où les Soviétiques l’avaient laissé », ce qui n’est même pas le cas actuellement. Il faudra en tout cas accepter de considérer ce pays comme une nation multiethnique, avec un pouvoir décentralisé, une influence majoritairement pachtoune [2], et un fonctionnement plus tribal que démocratique.

Guerre en silence

Cela suppose aussi que l’Afghanistan cesse d’être un pion, un élément de la « profondeur stratégique » de certains pays de la région, qui défendent chacun leurs intérêts : « Un pouvoir acceptable à Kaboul suppose qu’il le soit aussi à Islamabad et New-Delhi. La solution afghane passe par la solution au Cachemire. ». Mais il est vrai qu’eux resteront après le retrait occidental ...

Conclusion du général : « Le temps joue contre nous, fait le jeu de la Chine ou de l’Iran, et nous transforme de plus en plus en force d’occupation. Les coalisés se délitent. Après les élections de mi-mandat, la question afghane est oubliée aux Etats-Unis. Cette guerre n’est pas populaire : il faudra quitter bientôt l’Afghanistan. Mais si un seuil de stabilisation n’est pas atteint, ce sera pire qu’en 2001, Al-Qaida revenant sous l’égide des talibans, voir menaçant la stabilité du Pakistan. »

Ce militaire tout juste passé au cadre de réserve affirme « ne pas connaître la solution », mais estime en tout cas qu’« on n’a pas le droit de conduire une guerre en silence. C’est à la nation de confirmer ou d’infirmer la mise en jeu de la vie de ses soldats, souvent moins militaristes que les politiques » [3] Si les soldats français sont à effectifs relativement réduits en Afghanistan, juge-t-il, c’est que les forces armées sont "en limite de leurs moyens" : « Elles enregistrent des succès tactiques notables, même si, stratégiquement, ce n’est pas très sensible », estime Vincent Desportes.

L’argument de la légitime défense – invoqué par l’OTAN, la France, etc. – est « usé jusqu’à la corde », selon Paul Quilès : « La démocratie, la tranquillité de nos populations, la défense des droits des femmes : pourquoi ne pas l’exiger en Arabie saoudite, alors ? » Quant au « On y restera le temps qu’il faudra » formulé par le président Sarkozy et ses ministres, c’est « le degré zéro, le contraire d’une position politique ».

Notes

[1] Evalué ces derniers mois à 3 750 personnels environ, le contingent français a compté jusqu’à 4 200 soldats ces dernières semaines, du fait de la participation d’unités navales et aériennes supplémentaires.

[2] Alors que les postes de direction sont en majorité tadjik.

[3] Au 23 février 2011, 54 soldats français ont perdu la vie en Afghanistan depuis le déclenchement de cette guerre, fin 2001.

17 commentaires sur « Afghanistan, défense européenne, OTAN, nucléaire : à quand le débat ? (I) »

  • permalien une bille :
    21 février 2011 @11h56   »
    Afghanistan, défense européenne, OTAN : à quand le débat ? (1)

    Que de futilités ! Pour l’instant l’urgence présidentielle est de "sauver le soldat Florence Cassez".

  • permalien Orangerouge :
    21 février 2011 @12h33   « »
    Afghanistan, défense européenne, OTAN : à quand le débat ? (1)

    Comment se fait-il que la France puisse être engagée dans une guerre sans que ses citoyens en débattent un minimum ? N’y a-t-il rien à ce sujet dans notre constitution ?

    Il n’y a que Dassault et Lagardère (qui tiennent nos médias) qui ont voix au chapitre. Je ne doute pas qu’ils sachent "courtiser" efficacement nos politiques.

    En attendant la mort fauche pendant que les pseudo "intellectuels" télévisés font diversion.

  • permalien bert :
    21 février 2011 @13h44   « »
    Afghanistan, défense européenne, OTAN : à quand le débat ? (1)

    Sans aller jusqu’au débat quant à la présence française en Afghanistan, j’avoue ma tristesse en apprenant qu’un gosse de 18 ans vient d’être tué au combat...On aura entendu beaucoup de leçons données à d’autres pays quant à l’emploi d’enfants à la guerre...Et notamment aux afghans eux mêmes...
    De plus, comme il y a deux ans, je suis effrayé de voir que l’armée française continue de sous-estimer terriblement son adversaire sur le terrain. Envoyer combattre en Afghanistan des gosses de 18 ans qui ne peuvent avoir reçu d’entraînement très poussé, c’est vraiment les envoyer au casse-pipe. Le vietminh ne pouvait pas monter de canons sur les collines surplombant Dien Bien Phu, disait-on...Aujourd’hui, quoi ? Les afghans et leurs supplétifs ne sauraient combattre nos armées technologiquement supérieures...?

  • permalien
    21 février 2011 @19h07   « »
    Afghanistan, défense européenne, OTAN : à quand le débat ? (1)

    c est a nouveau, très certainement ,un fils d ouvrier qui vient de tomber sous les balles de l insurrection talibane ;en voit la supercherie de cette guerre,dix ans après,l otan n a toujours pas trouvé omar et ben laden,alors qu en colombie,la cia assassine systématiquement les dirigeants des farc-qui est une vraie résistance,pas une bande de fanatiques qui,une fois au pouvoir,s accomodent bien du capitalisme-normal puisque soutenus par cuba-dernier pays au monde avec la corée du nord a ne pas etre intégré au système capitaliste mondial-pas comme la monarchie saoudienne qui flirte avec les usa depuis 1945 il me semble.

  • permalien dsz :
    22 février 2011 @07h50   « »
    Afghanistan, défense européenne, OTAN : à quand le débat ? (1)

    De plus, Sarkozy avait probablement menti sur ce dossier pendant la campagne électorale, puisqu’il était ministre de l’intérieur en charge de la lutte anti-terroriste...

    J’ai vu un coût des opérations côté US estimé à 1000Md, pas 350 !?!

    Il y aurait eu d’autres possiblités sur le terrain, en rémunérant mieux les Afghans, en employant moins des matériels lourds d’un coût horaire prohibitif pour ce type de conflit. Mais en amont, il ne fallait pas s’aligner...

    Concernant la France, l’absence de pensée stratégique autonome devrait être considérée comme un crime commis contre la nation !

    cf blog IRC
    http://www.la-france-contre-la-cris...

  • permalien bert :
    22 février 2011 @08h42   « »
    Afghanistan, défense européenne, OTAN : à quand le débat ? (1)

    Les taleban ne sont pas "une bande de fanatiques".
    Le "fanatisme" est aussi le courage et la perception de la valeur d’un combat, qu’elle que soit notre propre façon de juger. Il y a de tout dans les taleban, et je n’irais pas plus juger du "fanatisme" des taleban que de la "violence culturelle et technologique" des soldats occidentaux.
    Encore une fois, se tromper sur ses ennemis, c’est perdre la guerre. Et si l’on croit se battre contre le fanatisme en Afghanistan, on retomber 30 ans en arrière. L’Union soviétique, déjà, combattait le fanatisme afghan au nom de la civilisation.

  • permalien
    22 février 2011 @09h02   « »
    Afghanistan, défense européenne, OTAN : à quand le débat ? (1)

    il est possible qu il y ait plusieurs groupes insurrectionnels,y compris des insurgés non fondamentalistes mais plutot progressistes,comme en yougoslavie pendant la seconde guerre mondiale ou il y avait d un coté les tchetniks de mihailovitch -monarchistes-,et de l autre les partisans de tito -il en fut de meme en grèce et en albanie.les médias occultent certainement une probable résistance marxiste en afghanistan.

  • permalien bert :
    22 février 2011 @12h27   « »
    Afghanistan, défense européenne, OTAN : à quand le débat ? (1)

    Je ne connais pas la composition des groupes taleban précisément, du moins pas depuis 2001. Je doute qu’il y ait des marxistes parmi eux, bien que certains commandants de l’époque, sans être marxistes, utilisaient un système de commandement très imité de groupes marxistes. Je suppose qu’il n’y a plus de maoïstes non plus.
    Le groupe RAWA, au Pakistan, est le seul qui existe encore à ma connaissance dans ce genre.

    Il y a des nationalistes, notamment pachtounes, mais ce ne sont pas les plus combattifs militairement, je suppose.

    Pour autant, les fondamentalistes religieux, du moins bon nombre d’entre eux, ne sont pas des "fanatiques" (ce qui ne veut pas dire que de nombreux combattants soient fanatisés). Le terme est bien trop réducteur, et très occidental, en tout cas ne permet pas d’essayer de saisir les causes défendues, et les moyens employés.

  • permalien
    22 février 2011 @14h06   « »
    Afghanistan, défense européenne, OTAN : à quand le débat ? (1)

    la présence de l inde-qui dispose d une base militaire au tadjikistan a douchanbe-indique qu il y a des chances d une présence de marxistes parmi l insurrection afghane,les naxalites combattent pour renverser le système féodal des castes dans toute l inde-la proximité de la chine ne compte pas,pékin ne soutient plus aucune cause révolutionnaire-

  • permalien bert :
    22 février 2011 @16h55   « »
    Afghanistan, défense européenne, OTAN : à quand le débat ? (1)

    Je ne crois pas que les naxalites aient suffisamment d’influence au sein de l’armée indienne pour parvenir à disposer des installations indiennes au Tajikistan. Et si cela pouvait être le cas, il serait encore très difficile de parvenir à infiltrer l’Afghanistan, particulièrement par le nord (Badakhshan...), peu perméable aux doctrines marxistes a priori.
    L’Inde a soutenu de nombreux courants politiques contre les taleban, et, du fait de leur alignement avec l’URSS, le régime communiste à Kaboul jusqu’en 89/92, mais je ne crois pas qu’il y ait une quelconque influence "marxiste" en provenance de l’Inde.

  • permalien
    22 février 2011 @17h10   « »
    Afghanistan, défense européenne, OTAN : à quand le débat ? (1)

    vous avez peut etre raison,mais il faut se dire qu une extension de la "guerre populaire" a l afghanistan et toute l asie centrale serait préférable a la mise en coupe par les talibans ou par l otan-qu il faut renvoyer dos a dos.le parti communiste russe dirigé par guennadi ziouganov devrait proner une alliance avec la résistance naxalite au lieu de laisser les ultralibéraux au pouvoir au kremlin transiter l équipement militaire atlantiste via la fédération de russie et ses (ex)satellites d asie centrale qui doivent s émanciper des tutelles russe,américaine,islamiste,ainsi que du néoimpérialisme indien et de l expansionnisme chinois qui veut également prendre pied dans la région.

  • permalien marc :
    22 février 2011 @20h31   « »
    Afghanistan, défense européenne, OTAN : à quand le débat ? (1)

    @ Orangerouge :
    Rien dans la constitution ?
    cf. Article 35
    Cette constitution de 58 est-t-elle adaptée à l’époque présente ?

    Merci à Bert de pointer le fond du problème : (21-13h44)
    Envoyer sa propre jeunesse à la boucherie ...
    La guerre, toujours la guerre ! Et pour quelle raison ? Défense ou agression ?

    Tjrs à Bert (22-08h42) Oui, le terme "fanatique" n’est pas adapté pour décrire une population qui tente de résister à une occupation militaire étrangère.
    Population qui, bien que faisant avec ses moyens, ses cultures, ses croyances auquels nous sommes étrangers,
    - mérite notre estime -
    ne serait-ce qu’en souvenir des périodes où notre propre pays était occupé.

    Le reste c’est de la propagande de bétonneur, colonisateur ou marchand d’armes, comme ceux qui occupent l’essenciel de l’espace médiatique en France.
    Par contre, le débat sur à la présence française en Afghanistan
    est incontournable.
    A défaut, pourrait-on soutenirs que nous vivons dans une démocratie ?

    Suggestion : remplacer le terme "taliban" par celui de "résistant"
    Par exemple, pour approfondir la question de la composition des groupes "résistants",
    on pourra se reporter aux articles de Syed Saleem Shahzad
    et de Muhammad Idrees Ahmad
    ainsi que des références et liens fournis dans le "Manière de voir-110-Imprenable Afghanistan".
    Bien que je me sois particulièrement délecté d’en apprendre sur le nerf de la guerre : D’où vient l’argent des "résistants" ?

    Face à l’embourbement de ce conflit, à la passivité supposée de nos contemporains qui souhaiteront -peut-être- connaître les programmes des futurs candidats, le pessimisme semble être de mise.
    Mais, première lueur : Le colloque de Mme Michelle Demessine,
    les propos du général Desportes rassurent sur l’étincelle républicaine de nos compatriotes ;
    A l’étranger, l’annulation du voyage en Suisse de l’ancien président Bush
    sont des signes que rien n’est perdu, sauf cette guerre sale.

    Faudra-t-il un autre Nuremberg pour refroidir les ardeurs des dirigeants bellicistes ?

  • permalien bert :
    23 février 2011 @08h53   « »
    Afghanistan, défense européenne, OTAN : à quand le débat ? (1)

    Le terme taleban était adapté au mouvement militaire des années 94/96, puis au mouvement politico-militaire qui était en place jusqu’à 2001. Je crois qu’ensuite, il n’a été utilisé que pour identifier l’ennemi des forces occidentales en le reliant au précédent, pour assurer la continuité du soutien populaire dans les pays impliqués dans la guerre. je suppose que le terme est aussi utile à ceux qui aujourd’hui sont ainsi qualifiés, pour les mêmes raisons, l’identification avec les taleban "d’avant".
    J’avoue ne pas savoir de quoi sont composés les groupes actuels, je n’irais pas jusqu’à les qualifier de "résistants" a priori. L’implication pakistanaise, forte depuis les années 70, pourrait brouiller le schéma. Je crois avoir compris que la population afghane, notamment au sud du pays, est de plus en plus opposée à la présence des forces étrangères, mais est-ce un sentiment général, et est-ce que pour autant elle soutient les groupes armées qui les combattent ?

  • permalien konstantin_ts :
    23 février 2011 @11h48   « »
    Afghanistan, défense européenne, OTAN : à quand le débat ? (1)

    Je voudrais commencer par ce dernier : Guerre en silence
    Je pense que c’est la principale erreur de forces de la coalition ...
    Vous ne pouvez pas exécuter la tâche correctement, ne pas donner une évaluation honnête de ce qui se passe.
    En outre, une évaluation correcte devrait être compte tenu de ce qui se passe, car la présence soviétique en Afghanistan.
    Nous devons affronter la vérité et admettre que, puis avait lieu d’être une énorme erreur de l’Occident, qui est en fait financé par des éléments islamistes, et a donc appuyé la guerre civile en Afghanistan. Il faut comprendre que la stabilité et la paix dans ce pays est beaucoup plus important de connaître la satisfaction imaginaire de sa responsabilité. Il faut comprendre que le maintien des éléments criminels et de payer les activités criminelles, à gagner dans le petit, joue beaucoup. Il faut savoir que la culture d’un monstre à combattre son ennemi, il vous retrouverez dans ses serres.
    Nécessaires pour évaluer correctement le rôle de l’Union soviétique dans la résolution du problème afghan. Après l’Union soviétique n’a jamais fait une offre importante pour forcer la question. Regardez ce qui a été fait dans l’Union lors de sa présence là-bas, et ce qui se fait aujourd’hui dans le génie civil dans le pays ...
    Besoin d’abandonner les forces nuisibles pratique l’apaisement de la coalition de producteurs de drogue, parce que le médicament est la base économique de l’extrémisme ...

  • permalien konstantin_ts :
    23 février 2011 @12h28   « »
    Afghanistan, défense européenne, OTAN : à quand le débat ? (1)

    Le problème de l’Afghanistan, c’est que dans les quatre décennies de guerre ont appris à gagner une activité criminelle. Et aujourd’hui c’est la même chose. Récemment s’est tenue une discussion de cette question dans le Congrès américain. Toutes les discussions descendit pour trouver des moyens de force les rebelles à de carrure moyenne, à se battre avec d’autres groupes d’insurgés. En fait, l’accent est mis sur incitation du peuple à la criminalité afin d’atteindre un seul but - le contrôle des États-Unis sur l’Afghanistan.
    Ici, dans ce blog ne traite pas le problème, mais tous les mêmes alliances douteuses.
    Besoin de s’écarter de cette pratique. La seule force à laquelle la coalition pouvez parier dans cette guerre - est adéquate, honnête, et ne tache pas les mains avec du sang et le peuple de drogue. Même si ces personnes ne souhaitent pas être contrôlés par les forces de la coalition et maintiendra sa politique. Si seulement cette politique est conforme à l’objectif principal - de stabiliser la situation et d’établir la paix et la primauté du droit en Afghanistan. Seulement dans ce cas, vous pouvez compter sur le succès.

  • permalien péon :
    23 février 2011 @21h13   « »
    Afghanistan, défense européenne, OTAN : à quand le débat ? (1)

    Alignement total et pratiquement inconditionnel aux décisions prises par l’état-major étatsunien et anglo-saxon, intégration de la défense française au sein de l’OTAN, accords secrets avec Israel sur d’autres "fronts" stratégiques, le tout sans débat démocratique : voilà l’axe de combat élyséen depuis 2007 et le tableau général de notre implication catastrophique en Afghanistan.
    Dans un arrière-plan de catastrophe diplomatique qui, de rampante est devenue éclatante avec les révoltes populaires arabes actuelles, l’action "énergique" élyséenne ressemble à un chaos précipité de coups médiatiques incohérents, une suite de gaffes et d’imbécillités qui seront impossibles à rattraper. Surtout, elles seront riches d’ennuis futurs en cascade.
    Mais pédagogiquement, elles resteront dans l’histoire comme des exemples accumulés de mauvaise anticipation et de gestion pour les futures écoles destinées aux élites. Mais elles pourraient l’être aussi pour les écoles primaires, les collèges et les lyçées de France.

  • permalien CFL :
    7 mars 2011 @14h51   «

    SENAT
    SEANCE PUBLIQUE DU 3 MARS 2011.
    QUESTIONS CRIBLES SUR LA SITUATION EN AFGHANISTAN
    A la demande du Groupe socialiste du Sénat eut lieu, le 3 mars 2011, une séance de questions sur la situation en Afghanistan.
    Le Groupe socialiste entendait ainsi mettre sur le devant de la scène parlementaire un sujet que le gouvernement s’applique consciencieusement à occulter : l’engagement de la France en Afghanistan et ses conséquences.
    Les sénateurs socialistes qui ont interpellé ce jour le gouvernement ont affirmé leur position concernant le retrait des troupes françaises d’Afghanistan, et, en particulier, réitéré leur demande d’un vote au Parlement sur l’engagement de la France dans cette guerre.
    Vous pourrez lire http://www.senat.fr/seances/s201103...
    les questions des sénateurs socialistes et la réponse, souvent indigente, toujours incomplète, du ministre de la défense.
    ***
    Questions de :
    M. JEAN-LOUIS CARRERE http://www.senat.fr/senateur/carrer...
    M. JEAN-PIERRE BEL http://www.senat.fr/senateur/bel_je...
    M. DIDIER BOULAUD http://www.senat.fr/senateur/boulau...
    VIDEO SENAT : http://videos.senat.fr/video/videos...
    ***
    2

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