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Face-à-face tendu à Bahreïn

mardi 1er mars 2011, par Alain Gresh

C’est le 14 février que se déroule à Bahreïn la première manifestation contre la dynastie régnante et que tombe la première victime ; le lendemain, lors de ses funérailles, un autre jeune homme est tué. Dans un geste spectaculaire, le roi présente alors ses excuses pour les morts, et les opposants occupent pacifiquement la place des Perles. Le 17 février au matin, l’armée donne l’assaut, tuant cinq personnes, dont certaines assassinées dans leur sommeil, sous la tente. Le lendemain, une nouvelle fois, l’armée se retire et, depuis, un calme précaire prévaut, même si les manifestations se poursuivent sans discontinuer. L’histoire singulière de cet archipel de quelques dizaines d’îles situé dans le Golfe, sa proximité avec l’Arabie saoudite et la présence du quartier général de la Ve flotte américaine, expliquent aussi bien la forte politisation de la population que les chassés-croisés de la monarchie et les incertitudes qui demeurent.

Deux siècles de domination perse, avant la colonisation britannique, ont marqué le pays, dont la majorité de la population, contrairement à la famille régnante (Al-Khalifa) sunnite, est chiite. Téhéran prétendit d’ailleurs annexer le Bahreïn lorsque Londres renonça, en 1968, à son protectorat. Mais la consultation organisée en 1970 sous le contrôle de l’ONU aboutit à l’indépendance, proclamée en août 1971. La vie à Bahreïn est marquée par une agitation politique chronique et par la présence de forces d’opposition, de gauche radicale et islamiste puissantes. La dissolution, en 1975, de l’assemblée élue deux ans plus tôt — signe, alors, d’une démocratisation balbutiante — et la découverte d’un « complot iranien » en 1981, puis d’une tentative de coup d’Etat en 1985, renforcent le caractère répressif du régime.

Mais l’opposition, de plus en plus dominée par les islamistes chiites (après la révolution iranienne de 1979), ne désarme pas, encouragée par les difficultés économiques, notamment le chômage, très élevé parmi les chiites, et par les discriminations. Elle réclame le retour à la Constitution de 1973 : des milliers de citoyens signent une pétition en ce sens en octobre 1994. Le mois suivant éclate une véritable intifada, qui se poursuivra plusieurs années. Des dizaines de personnes sont tuées, des centaines arrêtées ; la torture est une pratique courante.

En 1999, l’arrivée au pouvoir du nouvel émir cheikh Hamad bin Isa Al-Khalifa, succédant à son père décédé, permet une certaine ouverture démocratique : libération des opposants et retour dans l’émirat des exilés, reconnaissance de l’égalité entre les citoyens, abolition des lois d’exception et restauration de la liberté de parole. Une nouvelle Charte nationale, plébiscitée par référendum en février 2001, scelle la réconciliation nationale, mais celle-ci ne durera pas.

L’émir se proclame roi en février 2002. Il promulgue, sans consultation, une Constitution qui institue une Assemblée nationale bicamérale dont quarante membres sont bien élus, mais dont quarante autres sont désignés par le roi. Ce « coup d’Etat constitutionnel » s’accompagne d’une série de décrets royaux limitant le jeu politique. Les principaux mouvements de l’opposition (Al-Wefaq et Al-Waad, de gauche) boycottent les élections législatives d’octobre 2002 auxquelles, pour la première fois, les femmes sont autorisées à voter. Un compromis est finalement trouvé et l’opposition accepte de participer au scrutin du 2 décembre 2006.

C’est au même moment qu’éclate un scandale : des documents divulgués par un fonctionnaire britannique d’origine soudanaise révèlent que le gouvernement octroie la nationalité à des citoyens pakistanais ou arabes à condition qu’ils soient sunnites et que, d’autre part, il finance directement des journalistes et des candidats qui lui sont favorables. Les résultats du scrutin de 2006 ont confirmé l’influence du parti islamiste chiite Al-Wefaq, qui emporte 17 sièges sur 40. Mais la coexistence se révèle ardue et le gouvernement ne prend pas en compte les revendications de l’opposition. La protestation passe à nouveau dans la rue en 2010, et, même si les élections ont lieu au mois de novembre avec la participation d’Al-Wefaq (18 sièges), elles sont boycottées par un mouvement plus radical à l’égard du pouvoir, Al-Haq, et par les organisations de défense des droits humains qui cherchent à dépasser le clivage sunnites/chiites (lire Cortni Kerr et Toby C. Jones, « A Revolution paused in Bahrain », Middle East Report on line (Merip), 23 février). le mécontentement grandit qui débouche sur les manifestations du 14 février, la répression, puis le face-à-face qui se prolonge.

Les acteurs principaux sont d’abord les organisations nationales. Face à la mobilisation, perçue par une partie de la population comme chiite, voire manipulée par l’Iran, les forces favorables à la monarchie ont manifesté de manière massive, regroupant des dizaines de milliers de partisans, le plus souvent sur une base confessionnelle. Il faut toutefois noter que lors des dernières élections, on a assisté à un recul des islamistes sunnites, notamment des Frères musulmans.

Al-Wefaq s’est rallié au mouvement de protestation et ses députés ont décidé de quitter l’assemblée nationale. La libération par les autorités de tous les prisonniers politiques, l’amnistie accordée à Hassan Moushaimaa, un dirigeant du mouvement Al-Haq qui a pu rentrer d’exil (lire « Bahrain unrest : Shia dissident Hassan Mushaima returns », BBC News, 26 février), ont été des premières victoires. Mais elles ont mis aussi en évidence les divergences entre ceux qui réclament l’abolition pure et simple de la monarchie et ceux qui se prononcent pour une monarchie constitutionnelle, ces derniers craignant que des revendications plus radicales ne débouchent sur un affrontement entre sunnites et chiites.

Quant à la famille royale, elle semble divisée et pourra difficilement accepter l’idée même d’une monarchie constitutionnelle. Après avoir tenté d’acheter la population en offrant l’équivalent de 2 650 dollars à chaque famille, après avoir tenté la répression, les options sont limitées. Le roi et le prince héritier sont favorables au dialogue avec les oppositions, tandis que le premier ministre, en poste depuis plus de quarante ans, est partisan d’une ligne plus dure (lire Olivier Da Lage, « Bahreïn : dissensions chez les Al Khalifa ? », 20 février 2011.)

Les événements ne peuvent laisser indifférente l’Arabie saoudite, qui a toujours considéré la stabilité de Bahreïn comme relevant de la sécurité nationale, d’autant que ce petit royaume jouxte sa province est, à majorité chiite et où sont concentrées les richesses pétrolières. Les Saoud pourraient intervenir directement si cela est nécessaire, en utilisant le pont de 20 kilomètres de long qui relie l’île au royaume, pont inauguré en 1986 et dont tous les observateurs avaient noté à l’époque la dimension militaire.

Pour ajouter aux contradictions, Bahreïn abrite le quartier général de la Ve flotte américaine, et Washington a décidé d’y investir un demi-milliard de dollars, d’où les déclarations embarrassées de la Maison Blanche face à la répression. Le 25 février, le chef d’état-major américain, l’amiral Mike Mullen, en visite à Bahreïn, a déclaré que ce pays était un allié crucial (critical long-time ally). Et le président Obama a mis tout son poids dans le soutien à la volonté du roi d’entamer des réformes.

On notera la couverture assez « nuancée » des manifestations par Al-Jazira, qui a joué un rôle décisif pour répercuter les soulèvements égyptien et tunisien et qui relaie les événements de Libye sans cacher son soutien à l’opposition au colonel Kadhafi : l’émir du Qatar, sponsor de la chaîne, ne veut pas fâcher ses voisins saoudiens, avec qui il vient de se réconcilier.

48 commentaires sur « Face-à-face tendu à Bahreïn »

  • permalien K. :
    1er mars 2011 @20h50   »

    Yes, It Could Happen Here
    Why Saudi Arabia is ripe for revolution.
    BY MADAWI AL-RASHEED | FEBRUARY 28, 2011

    Selon Madawi Al Rashid, universitaire britannique originaire de l’Arabie dite saoudite, les chiites de son pays d’origine font très attention à ne pas faire de vagues car ils savent que les Saoud n’hésiteraient pas à les exploiter pour exciter les passions sectaires et étouffer ainsi dans l’oeuf toute velléité de soulèvement des sunnites de ce pays contre les Saoud.

    Puis arrive le “prédicateur chiite” :

    [Il existe] des craintes de voir le pays être saisi à son tour de violentes tensions politiques à la suite de l’arrestation d’un prédicateur chiite partisan de réformes.
    Cette arrestation (..) fait redouter à certains le spectre de dissensions entre la majorité sunnite et la minorité chiite d’Arabie saoudite,...

  • permalien Lou :
    1er mars 2011 @21h12   « »

    Bahreïn : nouvelle manifestation, la contestation entre dans sa 3e semaine
    MANAMA (AFP) - 01.03.2011 19:46

    Des milliers de manifestants ont défilé mardi dans la capitale de Bahreïn où la contestation pour un changement de régime dans cette monarchie du Golfe est entrée dans sa troisième semaine.
    "Nous sommes tous frères, sunnites et chiites", ont scandé les manifestants, en majorité chiites, qui ont défilé du quartier de Salmaniah vers le centre de Manama. Les femmes en voiles noirs marchaient d’un côté de la route et les hommes de l’autre.
    (...)


    Des femmes manifestent le 1er mars 2011 sur la place de la Perle à Manana.

    A Genève, en marge d’une session du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, la ministre bahreïnie du Développement social, Fatima Al-Blouchi, a affirmé que les autorités craignaient que les manifestations ne conduisent à "une scission du pays".

    "Bahreïn a toujours été une nation multiculturelle", a-t-elle dit. Les communautés sunnite et chiite s’y côtoient ainsi que des juifs et des chrétiens, a-t-elle relevé, expliquant que ces communautés avaient vécu jusqu’à présent "en harmonie".

  • permalien Orangerouge :
    1er mars 2011 @21h41   « »
    L’UE doit se préoccuper de la situation des sans papiers qui sont en prison en Lybie, à sa demande

    Les organisations internationales ne disposent d’aucune information sur les nombreux migrants sans-papiers détenus dans les prisons libyennes.

    L’Union européenne a confié à la Lybie de Kadhafi une partie de la « gestion » en amont des migrations africaines en raison de ses 1770 kilomètres de côtes qui en font une zone d’embarquement vers l’Europe (Malte, Lampedusa en Italie).

    Les États membres se sont montrés « bienveillants », en versant de l’argent pour que le dictateur verrouille ses frontières maritimes, avec le soutien direct de l’Italie, et procède à des arrestations dans les rues.

    « Ceux qui n’ont pas de papiers sont littéralement coincés là-bas. Or, ils sont nombreux parmi les Maliens, les Guinéens, les Burkinabés, les Nigériens, les Nigérians, les Togolais, les Béninois, etc. Sans passeport, il est improbable qu’ils soient autorisés à sortir. Leur situation est particulièrement préoccupante ».

    Source : Carine Fouteau

    http://www.mediapart.fr/journal/int...

  • permalien Sakhra :
    1er mars 2011 @22h43   « »

    La bourse de Ryadh, déjà déprimée depuis plusieurs semaines, a chuté de 5% dimanche dernier après la publication d’une lettre ouverte au Roi d’Arabie Saoudite signée par 119 universitaires, militants et hommes d’affaires qui réclament la mise en œuvre urgente d’un programme de réformes politiques et sociales. La lettre au roi déplore la corruption, le népotisme et la fracture entre l’État et la société.

    Un site du réseau social Facebook appelant à une « journée de colère » le 11 mars dans toutes les villes d’Arabie saoudite le 11 Mars a vu son nombre d’abonnés augmenter de 400 à 12 000 ces derniers jours. Les spécialistes de ce pays essentiel pour l’approvisionnement et la régulation du marché pétrolier global s’inquiètent de la situation de la jeunesse du pays. Deux-tiers de la population saoudienne est âgé de moins de 30 ans, le chômage des jeunes est environ trois fois la moyenne nationale et la durée d’attente pour l’obtention d’un logement social est de 18 ans

    http://www.maghrebemergent.info/ene...

    Aljazeera va-t-elle couvrir la journée du 11 mars, en Arabie séoudite ?.
    Quant à la couverture des évènements en Libye, il est vrai qu’on a la désagréable impression que la chaine "règle" ses comptes avec Guedafi, sans faire dans la dentelle, en relayant même les rumeurs les plus saugrenues....ça rappelle la Roumanie ?
    Dommage.

  • permalien antiparapharmaciste primaire :
    1er mars 2011 @23h30   « »
    Face-à-face tendu à Bahreïn...

    Les événement actuels à Barhein valaient bien une article en effet, la situation est intéressante à plus d’un titre, merci pour ce billet intéressant lui aussi !

    "La Chaussée du Roi Fahd" n’est en outre pas banale et certainement pas innocente comme vous le soulignez fort pertinemment :

  • permalien Lou :
    2 mars 2011 @00h14   « »

    K. avait traduit un extrait de cet article de Tom ENGELHARDT

    Le déclin à l’américaine dans un monde nouveau (TomDispatch), traduit par VD sur le Grand Soir

    La vie dans une chambre acoustique

    Une bonne partie des prévisions de Washington de ces dernières années se sont révélées risibles, avant même d’être balayées par les événements en cours. Choisissez n’importe quelle phrase des années Bush. Que penser de « Vous êtes avec nous ou contre nous » ? Il est frappant de voir à quel point ces phrases sonnent creux aujourd’hui. A revoir les hypothèses désespérément erronées de Washington sur la marche du monde, le moment est peut-être venu de faire preuve d’un minimum de modestie devant des événements que personne n’avait prédits.

    Ce serait le bon moment pour Washington - qui depuis le 11 septembre 2001 s’est montré incapable de comprendre l’évolution réelle du monde et s’est entêté à se méprendre sur la nature du pouvoir global - de faire une pause et de réfléchir un peu.

    Il se trouve que ça n’a pas l’air d’être le cas. En fait, il se peut tout simplement que Washington en soit incapable, malgré ses milliards de dollars dépensés en « renseignements ». Et par « Washington », je n’entends pas uniquement l’administration d’Obama, ou le Pentagone, ou nos commandants militaires, ou la vaste bureaucratie du renseignement, j’entends aussi tous ces experts et membres des groupes de réflexion qui pullulent dans la capitale ainsi que tous les médias qui nous rapportent leurs faits et gestes. C’est comme si tout l’éventail de personnages qui composent « Washington » vivaient dans une sorte de chambre acoustique, isolés de l’extérieur, où ils n’entendraient plus qu’eux-mêmes.

    C’est pareil, même chose chez nous !

  • permalien Yvan :
    2 mars 2011 @08h31   « »
    Face-à-face (marxiste ?) tendu à Bahreïn

    A Barhein aussi il semble que l’interprétation communautaire des évènements soit tombée en obsolescence.

    AFP : Bahreïn : nouvelle manifestation, la contestation entre dans sa 3e semaine

    "Nous sommes tous frères, sunnites et chiites", ont scandé les manifestants, en majorité chiites, qui ont défilé du quartier de Salmaniah vers le centre de Manama. Les femmes en voiles noirs marchaient d’un côté de la route et les hommes de l’autre.

    (...)
    "Nous défilons pour affirmer l’unité entre les chiites et les sunnites à Bahreïn", a déclaré cheikh Mohammed Habib al-Moqdad, un des 25 militants accusés de terrorisme et graciés récemment par le roi Hamad.
    (...)
    "Bahreïn a toujours été une nation multiculturelle", a-t-elle [Fatima Al-Blouchi, ministre du développement social] dit. Les communautés sunnite et chiite s’y côtoient ainsi que des juifs et des chrétiens, a-t-elle relevé, expliquant que ces communautés avaient vécu jusqu’à présent "en harmonie".
  • permalien Yvan :
    2 mars 2011 @08h56   « »

    La résistance des nostalgiques du "monde selon Busch" : Pakistan : le ministre des minorités religieuses a été assassiné - LeMonde.fr

  • permalien K. :
    2 mars 2011 @09h09   « »

    Le mécanisme le plus commun de diffusion de la richesse de l’Arabie saoudite à la famille royale est le système formel du budget des allocations mensuelles que les membres de la famille Al Saoud reçoivent, selon le câble [wikileaks].

    Géré par le "Bureau des décisions et des règles" du ministère des Finances , qui agit comme une sorte de bureau d’aide sociale [sic] pour la royauté saoudienne, les allocations royales dans le milieu des années 1990 s’est compris d’environ 800 $ par mois pour le "membre le plus humble de la branche la plus distante de la famille" à 200.000 $ - $ 270 000 par mois pour chacun des fils survivants de Abdoul-Aziz Ibn Saoud, le fondateur de l’Arabie saoudite moderne.

  • permalien Fa :
    2 mars 2011 @13h30   « »
    La « menace iranienne » par Noam Chomsky

    http://www.medelu.org/spip.php?arti...
    La « terrible menace iranienne » est largement reconnue comme le problème de politique internationale le plus important pour le gouvernement de Barack Obama. Le général Petraeus a informé le Comité sénatorial des forces armées en mars 2010 que « le régime iranien est la principale menace étatique pour la stabilité » dans la sphère d’influence du US Central Command [1], le Moyen-Orient et l’Asie centrale, la principale région du monde intéressant les Etats-Unis. Le terme « stabilité » a ici son sens technique usuel : fermement sous contrôle étasunien. En juin 2010, le Congrès des Etats-Unis a renforcé les sanctions contre l’Iran, avec des peines encore plus sévères contre les entreprises étrangères [2].

    Le gouvernement Obama augmente rapidement sa capacité d’attaque sur l’île africaine de Diego Garcia, revendiquée par le Royaume-Uni qui avait expulsé la population pour permettre aux Etats-Unis de construire une base militaire pour les attaques dans la zone d’action du Central Command. L’US Navy rapporte avoir envoyé un navire ravitailleur de sous-marins vers l’île, pour des sous-marins à propulsion nucléaire équipés de missiles guidés Tomahawk pouvant porter des têtes nucléaires. Chaque sous-marin a la force de frappe d’un groupe de combat aéronaval typique. Selon un rapport de cargaison de la US Navy obtenu par le Sunday Herald de Glasgow [3], l’équipement militaire expédié par Obama comprend 387 « bunker busters » [4], servant à détruire les structures souterraines renforcées. La projet de développement de ces bombes, les plus puissantes de l’arsenal après les bombes nucléaires, avait été inité sous l’administration Bush, mais languissait. A sa prise de pouvoir, Obama a immédiatement accéléré le projet, et ces bombes sont sur le point d’être déployées plusieurs années en avance sur les prévisions, visant spécifiquement l’Iran.

  • permalien Fa :
    2 mars 2011 @13h31   « »
    La « menace iranienne » par Noam Chomsky, suite

    « Ils se préparent totalement pour la destruction de l’Iran », selon Dan Plesch, directeur du Centre d’études internationales et de diplomatie de l’université de Londres [5]. « Les bombardiers et missiles de longue portée étasuniens sont prêts pour détruire 10 000 cibles en Iran en quelques heures », dit-il. « La force de frappe des Etats-Unis a quadruplé depuis 2003 », accélérant sous Obama.

    La presse arabe rapporte qu’une flotte américaine (avec un navire israélien) est passée par le canal de Suez en route pour le Golfe persique [6], où sa mission est de « mettre en oeuvre les sanctions contre l’Iran et superviser les bateaux en provenance ou à destination de l’Iran. » Des médias britanniques et israéliens rapportent que l’Arabie Saoudite garantit à Israël un couloir de passage pour bombarder l’Iran (démenti par l’Arabie Saoudite) [7]. De retour d’Afghanistan pour assurer aux pays de l’OTAN que les Etats-Unis maintiendraient leur engagement après le remplacement du général McChrystal par son supérieur, le général Petraeus, le président du Comité des chefs d’États-majors interarmées [8] Michael Mullen s’est rendu en Israël pour rencontrer le chef d’état-major des forces armées israéliennes Gabi Ashkenazi (remplacé le 14 février 2011 par le général Benny Gantz), les hauts responsables militaires ainsi que les services de renseignement, poursuivant la coopération stratégique entre Israël et les Etats-Unis. La rencontre a porté sur « la préparation, par Israël et les Etats-Unis, à la possibilité d’un Iran nucléarisé », selon Haaretz, Mullen insistant sur le fait qu’il « cherche toujours à voir les problèmes sous la perspective israélienne. » Mullen et Ashkenazi ont maintenu un contact régulier par une ligne téléphonique sécurisée.

    Les menaces grandissantes d’action militaire contre l’Iran sont bien sûr en violation de la Charte des Nations unies, et en violation spécifique de la résolution 1887 du Conseil de sécurité de septembre 2009, qui réaffirme l’appel à tous les États à résoudre pacifiquement les différends liés au nucléaire, en accord avec la Charte, qui bannit l’usage ou la menace de la force.

  • permalien Fa :
    2 mars 2011 @13h33   « »
    La « menace iranienne » par Noam Chomsky, suite

    Certains analystes qui semblent être pris au sérieux décrivent la menace iranienne en termes apocalyptiques. Amitai Etzioni, par exemple, prévient que « les Etats-Unis devront affronter l’Iran ou abandonner le Proche-Orient », rien de moins. Si le programme nucléaire iranien se poursuit, affirme-t-il, la Turquie, l’Arabie Saoudite et d’autres États vont « se déplacer vers » la nouvelle « superpuissance » iranienne. Dans une rhétorique moins fiévreuse, une alliance régionale indépendante des États-Unis pourrait prendre forme. Dans le journal militaire américain Military Review, Etzioni exhorte à une attaque des États-Unis qui ciblerait non seulement les équipements nucléaires iraniens, mais aussi les équipements militaires non nucléaires, y compris l’infrastructure — c’est-à-dire la société civile. « Cette sorte d’action militaire est semblable aux sanctions : faire »mal« pour faire changer de comportement, mais par des moyens beaucoup plus puissants. »

    Mettant de côté ces discours enflammés, qu’est-ce exactement que la « menace iranienne » ? Une réponse qui fait autorité est donnée par le rapport de l’Armée et des services de renseignement pour le Congrès des États-Unis d’avril 2010 [9].

    Le régime clérical brutal iranien est assurément une menace pour son propre peuple, bien qu’il ne soit pas très haut placé dans la liste sur ce point en comparaison d’autres alliés des États-Unis de la région. Mais ce n’est pas ce qui préoccupe l’armée et le renseignement. Ils sont plutôt préoccupés par la menace que l’Iran représente pour la région et le monde.

  • permalien Fa :
    2 mars 2011 @13h34   « »
    La « menace iranienne » par Noam Chomsky, suite

    Le rapport exprime clairement que la menace iranienne n’est pas d’ordre militaire. Les dépenses militaires de l’Iran sont « relativement basses comparées au reste de la région », et bien sûr minuscules comparées à celles des Etats-Unis. La doctrine militaire iranienne est strictement « défensive, conçue pour ralentir une invasion et forcer une solution diplomatique à des hostilités. » L’Iran a seulement « une capacité de projection de forces limitée hors de ses frontières ». Concernant l’option nucléaire, « le programme nucléaire de l’Iran, et sa volonté de laisser ouverte la possibilité de développer des armes nucléaires, sont un élément central de sa stratégie de dissuasion. »

    Même si la menace iranienne n’est pas une agression militaire, cela ne veut pas dire qu’elle pourrait être tolérable pour Washington. La capacité de dissuasion iranienne est considérée comme un exercice illégitime de souveraineté, interférant avec les grands desseins de Washington. Spécifiquement, elle menace le contrôle des ressources énergétiques du Moyen-Orient par les Etats-Unis, une haute priorité depuis la seconde guerre mondiale. Comme l’a fait remarquer une personalité influente, exprimant ainsi un point de vue courant, le contrôle de ces ressources donne « un contrôle considérable sur le monde » (A.A. Berle).

    Mais la menace de l’Iran va au-delà de la dissuasion. L’Iran cherche aussi a étendre son influence. Son « plan quinquennal actuel cherche a étendre les relations bilatérales, régionales et internationales, à renforcer les liens de l’Iran avec les Etats amis, et augmenter ses capacités de défense et de dissuasion. Dans la lignée de ce plan, l’Iran cherche à gagner en importance, en contrant l’influenceaméricaine et développant des liens avec les acteurs régionaux, tout en défendant la solidarité islamique. » En bref, l’Iran cherche à « déstabiliser » la région, dans le sens technique du terme utilisé par le général Petraeus. L’invasion et l’occupation militaire des pays voisins de l’Iran par les Etats-Unis est la « stabilisation ». Les efforts de l’Iran pour étendre son influence aux pays voisins est la « déstabilisation », donc clairement illégitime. Il faut remarquer qu’une utilisation aussi révélatrice des termes est banale. Ainsi, l’expert renommé en relations internationales James Chace, ancien éditeur du journal Foreign Affairs [10], utilisait également le terme « stabilité » dans son sens technique quand il expliquait que pour retrouver la « stabilité » au Chili, il était nécessaire de « déstabiliser » le pays (en renversant le gouvernement élu de Salvador Allende pour y installer la dictature de Pinochet).

  • permalien Fa :
    2 mars 2011 @13h38   « »
    La « menace iranienne » par Noam Chomsky

    L’article est très long, pour la suite, suivre le lien

    http://www.medelu.org/spip.php?arti...

  • permalien Sakhra :
    2 mars 2011 @20h03   « »

    Le printemps arabe fait escale à Qatar ?
    Par Abed Charef.

    Une "révolution du 16 mars" est annoncé à Qatar.Mais les partisans de l’Emir répliquent, en piratant les sites qui leur sont hostiles...
    ....
    Réunis autour d’un groupe ,"Révolution pour la Liberté, 16 mars,Qatar"ces opposants se sont organisés sur Facebook pour dépasser, en 3 jours, le chiffre appréciable de 30.000 sympathisants.Sans mot d(ordre précis, sans leader apparent ils ont réussi une mobilisation exceptionnelle, mettant en lumière la face cachée de cet émirat devenu célèbre grâce à la chaîne Al-Jazeera.....
    Les partisans du 16 mars parlent de l’interdiction des partis d’opposition, de la disparition d’opposants...Ils évoquent les liens , publics, entre le Qatar et Israel, et publient des photos de rencontres de l’Emir avec des dirigeants israeliens...Ils rappellent l’appui et le rôle central de la base américaine dans l’occupation de l’Irak...
    ...
    Un animateur défie Al-Jazeera : "Va-t-elle parler de la révolution du 16 mars ?Ou va-t-elle l’occulter pour parler de la révolution libyenne ?"en rappelant avec une pointe d’ironie :"Al-Jazeera est trop occupée à propager la démocratie dans le monde arabe pour parler du Qatar".
    .
    La suite :
    http://www.lequotidien-oran.com/ind...

  • permalien Lou :
    2 mars 2011 @21h40   « »

    Bahreïn : le face-à-face se prolonge, et le dialogue se fait attendre

    Selon M. Khalil, responsable du parti chiite Wefaq, l’opposition souhaite que soit déterminée "une date limite et un calendrier précis des progrès à accomplir, notamment la mise en oeuvre de la charte nationale".

    Passée en 2001, cette loi fondamentale a été remplacée un an plus tard par une constitution qui a créé une chambre haute, nommée par le roi, et qui peut bloquer des lois votées par le Parlement, où siègent 40 élus.

    Le prince héritier Salman a été chargé de conduire le dialogue national et il s’est rendu mercredi en Arabie saoudite, monarchie sunnite qui ne souhaite par voir se prolonger une crise politique dans l’archipel, relié à ses provinces orientale par un pont de 24 km.

    Ce processus a également été encouragé par les Etats-Unis, dont la Vème flotte a son quartier général à Manama, et qui veut éviter que les tensions à Bahreïn ne soient un prétexte pour que l’autre grande puissance du Golfe, l’Iran chiite, n’y développe son influence.

  • permalien Lou :
    3 mars 2011 @00h39   « »

    Massacres de civils afghans par les forces de l’OTAN

    par Democracy Now !

    Plus de 200 Afghans ont été tués dans des attaques et des opérations militaires depuis les deux dernières semaines.
    (...)
    Samedi, un conseiller du gouvernement et enquêteur a déclaré que 40 des morts étaient des enfants.

    Afghanistan : au moins 2420 victimes civiles en 2010

    Par RFI

    En Afghanistan, le nombre de victimes civiles du conflit qui oppose Otan et insurgés a atteint un nouveau record l’an dernier. Au moins 2 421 personnes ont été tuées, d’après les décomptes d’une organisation afghane des droits de l’homme. Les Nations unies avaient de leur côté estimé à 2 420 le nombre de victimes civiles sur les dix premiers mois de 2010.

  • permalien K. :
    3 mars 2011 @01h09   « »

    "L’Iran cherche à contacter les oppositions arabes pour influer sur l’issue des événements", a déclaré mercredi la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton en citant les situations en Egypte, à Bahreïn et au Yémen.

    "They are using Hezbollah ... to communicate with counterparts ... in (the Palestinian movement) Hamas who then in turn communicate with counterparts in Egypt," the chief US diplomat said.

    "We know that they are reaching out to the opposition in Bahrain. We know that the Iranians are very much involved in the opposition movements in Yemen," she said.

  • permalien K. :
    3 mars 2011 @09h47   « »

    L’activiste saoudien Faisal Ahmed Abdul-Ahadwas aurait été tué par les autorités de son pays.

  • permalien chamil :
    3 mars 2011 @13h51   « »

    Une autre explication doit être évoquée : l’anti-chiisme qui s’est développé dans les médias depuis plusieurs années, sous la double pression des wahabittes, des sionistes et des médias occidentaux.

    Pour détourner l’attention d’elle, l’Arabie saoudite, pourtant vraie épicentre de l’extrémisme religieux, a multiplié les attaques contre les chiites. Cela a été plus net en 2001, et plus encore après 2003 lorsque les chiites irakiens, longtemps persecutés et abandonnés de tous, se sont réveillés.

    Le sionistes se déchainent contre les chiites libanais, qui leur ont infligé leur première vraie défaite militaire. Le clan Harriri est resté très silencieux lors de la guerre entre Hezbollah et Israël d’ailleurs... Maintenant, Israël accuse le Hamas d’être un produit iranien !

    Enfin, en Occident, depuis 1979, les chiites sont vus comme des fanatiques congénitaux, alors même que l’islamisme chiite est relativement modéré et surtout très politique et qu’il n’a jamais entrainé les atrocités de l’islamisme sunnite.

    De ce fait, tout mouvement des chiites est considéré inconsciemment comme un danger. A Bahreïn comme ailleurs.

  • permalien Rouzbeh :
    3 mars 2011 @14h17   « »
  • permalien K. :
    3 mars 2011 @20h08   « »

    Merci qui ?

    Merci les peuples arabes !

    Consider the recent rise in the price of oil just a faint and early tremor heralding the oilquake to come. Oil won’t disappear from international markets, but in the coming decades it will never reach the volumes needed to satisfy projected world demand, which means that, sooner rather than later, scarcity will become the dominant market condition. Only the rapid development of alternative sources of energy and a dramatic reduction in oil consumption might spare the world the most severe economic repercussions.

  • permalien Lou :
    3 mars 2011 @21h14   « »

    Tunisie : élection d’une Assemblée constituante le 24 juillet

    (AFP)
    Le président tunisien par intérim Foued Mebazaa a annoncé jeudi soir, dans un discours télévisé à la nation, l’élection le 24 juillet d’un Assemblée constituante, chargée d’élaborer une nouvelle Constitution pour l’après-Ben Ali.

    "Nous proclamons aujourd’hui l’entrée dans une nouvelle ère (...) dans le cadre d’un système politique nouveau qui rompt définitivement avec le régime déchu", a déclaré M. Mebazaa.

    Pour cela, des élections seront organisées le 24 juillet pour "la formation d’une Assemblée nationale constituante qui élaborera une nouvelle constitution", a-t-il

    (AP)
    Il a déclaré que la nouvelle loi suprême devra être "le miroir des aspirations du peuple et des principes de la révolution".

    Il a ajouté qu’elle remplacera l’actuelle Constitution "dépassée par les événements", déplorant qu’elle ait été entachée par des amendements successifs introduits par l’ancien régime.

    Dans une allocution radio-télévisée très attendue, M. Mébazzaâ a précisé que l’élection sera précédée par l’élaboration d’un nouveau code électoral par une instance qui regroupera des personnalités nationales, des représentants des partis politiques et des composantes de la société civile.

  • permalien Orangerouge :
    3 mars 2011 @23h23   « »
    Privations, tabassages, viols et de conditions sanitaires déplorables, pour le compte de l’Union Européenne

    On commence à savoir la teneur des marchandages estivaux entre les Sarkozy et le colonel Khadafi.

    Mais l’intérêt subit pour le régime libyen ignore ses tractations constantes avec l’Union européenne en matière d’immigration.

    Car si les éclats sanglants du régime sont maintes fois documentés (le DC-10, le chantage nucléaire, Lockerbie...), la mort lente des migrants dans les geôles libyennes ne suscite nul émoi.

    Il faut dire que cette co-production européo-libyenne se déploie hors des conventions de Genève et loin des regards.

    Les migrants n’ont rien, pas même la notoriété des infirmières bulgares.....

    Fin juillet 2007, alors qu’était sur le point de se dénouer la crise des infirmières, 600 demandeurs d’asile érythréens détenus dans la prison de Misratah pressaient publiquement l’Union européenne d’intervenir auprès des autorités libyennes pour obtenir leur libération.

    Faisant état de privations, tabassages, viols et de conditions sanitaires déplorables, ce groupe, qui compte de jeunes enfants et des nourrissons nés en captivité, réclame en outre protection, en soulignant qu’aucune organisation internationale, aucune ambassade étrangère ne leur est accessible pour le dépôt de leur demande d’asile.

    Relayé par Amnesty International, cet appel est resté sans écho. Rien ne garantit que, comme cela s’est déjà produit récemment, ils ne seront pas expulsés de force vers leur pays, où le sort qui les attend est des plus incertains.

    L’avenir confirmera sans doute que, pour obtenir la libération des otages bulgares, l’UE a joué les apprentis sorciers en fournissant la Libye en matériel d’armement.

    Qui dira le prix payé pour que la Libye joue le rôle de garde-frontière de l’Europe, au service de la guerre que l’UE mène contre les migrants ?

    http://www.vacarme.org/article1408.html

  • permalien Rouzbeh :
    4 mars 2011 @10h49   « »

    Could Iran be next ?
    by Serge Halimi

    http://mondediplo.com/2011/03/iran

  • permalien Yasmina :
    4 mars 2011 @14h17   « »

    chamil :
    3 mars @13h51 « 

    je partage votre avis. A quand la dé-saoudisation de l’Arabie ?

  • permalien Lou :
    6 mars 2011 @00h47   « »

    Quand Hillary Clinton vante Al-Jazira

    Les États-Unis sont en train de perdre la « guerre de l’information » dans le monde, a déploré Hillary Clinton, selon qui les chaînes étrangères comme Al-Jazira présentent une information de qualité supérieure à celle offerte par les chaînes américaines. Je cite un extrait du témoignage de la secrétaire d’État devant la commission des relations étrangères du Sénat :

    « Que vous l’aimiez ou non, (la chaîne Al-Jazira) est vraiment efficace. Et son auditoire s’élargit aux États-Unis parce qu’elle offre de la vraie information. Vous n’êtes peut-être pas d’accord avec ce qu’elle dit, mais vous avez l’impression d’avoir de la vraie information 24 heures sur 24 plutôt qu’un million de commerciaux et des débats entre des têtes parlantes qui ne sont pas très informatifs pour nous, sans parler des étrangers. »

  • permalien K. :
    6 mars 2011 @11h20   « »

    Al Jazira anglais fait correctement son travail de journaliste :

    Amnesty : Qatari blogger detained

  • permalien jean :
    6 mars 2011 @12h20   « »

    une intervention française peut être au Bahrein ?

    non la ce n’est pas pareil, les opposants sont chiites et n’ont aucun lien avec aq et le pétrole est "safe" avec la base atlantiste, de plus ils sont vraiment pauvres et illétrés parfois des chomeurs, quelle horreur

    les opposant lybiens par contre ont plus de classe, cultivés riches avec du boulot grâce à Gadaffi, racistes contre les noirs, ils sont même romantiques en pleine crise d’adolescence avec des nostalgiques de la monarchie et du colonialisme et des utopies religieuses...ils ressemblent tellement à Juppé et aux bordelais en fait

    en Lybie ce serait intéressant par contre car il y a du pétrole et la possibilité de favoriser l’islamisme radical pour affaiblir le monde arabe et le maintenir divisé et soumis

  • permalien jean :
    6 mars 2011 @16h54   « »

    Al Jazira fait bien son boulot tant que cela ne touche pas les intérêts, pétroliers surtout, du Qatar.
    Sur la question de la Libye, elle va trop loin , on ne voit que les mêmes images et elle traite ce cas comme si c’était l’Egypte vendue de moubarak ou la Tunisie mafieuse de ben ali, des pays aux forts taux de chômage et d’analphabètes à la botte des occidentaux et à l’arabité castrée comme la Jordanie à cause de nombreux compromis avec israel.
    En effet, elle a fait du bien aux révolutions progressistes en Egypte et en Tunisie et aux soulèvements au Moyen-Orient, mais en Libye elle favorise le comportement régressif d’une partie de la jeunesse, des islamistes, certains nostalgiques de la monarchie et du colonialisme et de tribus cupides rivales au pouvoir central pour qui plus de liberté veut dire plus de pétrole.
    C’est toujours intéressant d’avoir autre chose que les médias débiles aux US et médiocres en Europe mais la chaîne donne surtout l’illusion d’être informé.
    Globalement, le ton grave et monocorde de la chaîne, les images lancinates sur un même sujet, la place trop importante accordé aux islamistes et à trop de personnalités obscures difficiles à cerner, sont assez nauséeux...

  • permalien K. :
    9 mars 2011 @21h59   « »

    L’article de Madawi Rashid précédemment cité est traduit en français sur slate.fr

    Après-demain 11 mars, « jour de rage » en Arabie Saoudite :

    In recent days at least three different public statements calling for reform have been issued, each with hundreds of influential signatories. Several new political movements have been launched including the Islamic Umma party, led by ten well-known clerics ; the National Declaration of Reform, headed by the well-known reformer Mohammed Sayed Tayib, with Islamist, liberal, Shia and Sunni members ; Dawlaty, an amorphous online movement with several thousand signatories and thousands more accumulating every day ; and the Al Dustorieen movement of lawyers, linked to Prince Talal bin Abdulaziz, who are calling for a response from the king on a petition they submitted in 2005.

    Malgré la fatwa wahabite décrétant “contre-islamique” les manifestations.

  • permalien Yann :
    13 mars 2011 @15h53   « »
    "Les chars ne nous arrêteront pas."

    Des Bahreïnis déclarent que
    cet homme est le héro de leur révolution
    et que ce sont des personnes comme lui qui vont libérer Bahreïn :
    Face-To-Face Shooting in Bahrain, 13/03/2011

    Au Yémen aussi, les "autorités" tentent de tirer profit, en douce,
    de la catastrophe au Japon
    pour écraser les révolutionnaires.

    Les forces armées
    - appuyées, en douce, par les gouvernements occidentaux -
    accentuent leur violence meutrière
    contre les manifestants pro-démocratie.

  • permalien Lou :
    14 mars 2011 @21h38   « »

    Bahreïn : le prince héritier appelle au dialogue

    Publié le 13 mars 2011

    Le prince héritier de Bahreïn Salman ben Hamad Al-Khalifa a de nouveau appelé l’opposition au dialogue, affirmant que le pouvoir lui avait fait « la meilleure proposition » possible.

    « J’espère qu’ils vont se joindre au dialogue sans conditions. Nous leur avons donné la meilleure proposition qu’ils pouvaient espérer », a déclaré aux journalistes le prince Salman, à l’issue d’une entretien samedi avec le secrétaire américain à la Défense

    Publié le 14 mars 2011

    Les pays du Golfe envoient des troupes à Bahreïn

    Mohammad Fadhel
    Agence France-Presse
    Manama

    Les pays du Golfe ont envoyé lundi des troupes à Bahreïn pour soutenir la monarchie sunnite, en proie à une contestation grandissante de l’opposition chiite qui a crié à « l’occupation étrangère ».

    La présidence américaine a appelé les pays du Golfe à « faire preuve de retenue, à respecter les droits des Bahreïnis, et à agir de manière à soutenir le dialogue au lieu de le saper ».

    Sur la place de la Perle à Manama, foyer de la contestation populaire, les manifestants se préparaient à une veillée d’armes, se déclarant déterminés à faire face à toute attaque, alors que la tension communautaire était vive dans la capitale bahreïnie aux rues quasi-désertes.
    (...)
    « Le peuple de Bahreïn fait face à un réel danger, celui d’une guerre contre les citoyens bahreïnis sans déclaration de guerre », ont souligné les sept composantes de l’opposition, dont le puissant Wefaq chiite, dans un communiqué.

    « Nous considérons l’entrée de tout soldat, de tout véhicule militaire dans les espaces terrestre, aérien ou maritime du royaume de Bahreïn comme une occupation flagrante », a ajouté l’opposition.

    Elle a appelé la communauté internationale à « protéger le peuple de Bahreïn du danger d’une intervention militaire » et à « convoquer pour cela le Conseil de sécurité » de l’ONU.

    Qui ça ?
    La communauté internationale !

  • permalien X :
    15 mars 2011 @14h57   « »

    Un monde stupéfait assiste à des révolutions annoncées qui se terminent en échos de révolte, en soubresauts sanglants où des morts s’alignent sans qu’il y ait d’ébranlement de la base de l’Etat, comme le Yémen en donne la preuve. Le cas d’école restera Bahreïn où la répression fut une fusillade des manifestants par des forces de l’ordre instruites par des experts étrangers au pays. Ce pays, chacun le voit, est la base de la cinquième flotte états-unienne et une sorte de pistolet braqué contre l’Iran. La formule de la docilité du gouvernement est connue : il s’agit de rendre l’Etat ingouvernable, en le confiant à une minorité de fait, en l’occurrence une famille sunnite contre une population chiite dont le lien avec l’Iran est historique.

    Comment se maintient cette couche de dirigeants ? Par la voyoucratie dont le dernier exemple aura été l’attaque d’étudiantes bahreïnis du Centre d’études anglaises par des jeunes gens et des auxiliaires de la police en civil qui, brandissant le portrait du Premier ministre en poste depuis 1971, ont attaqué et dévasté le local universitaire, au point que les garçons ont dû former un corps de protection de ces filles apeurées.

    La direction, dit-on, était chiite ? Autant s’étonner qu’une institution corse soit catholique ! Mais sous le voile de cette attaque et de ces saccages de locaux nous reconnaissons la patte du chat qui se glisse pour attraper les souris, et celle des conseillers en communication répressive, si l’on veut ainsi désigner ce laboratoire que constitue le monde arabe pour les maîtres de la révolution permanente ou du chaos minimum qui animent ces « troubles ».

    Pourquoi Bahreïn est-il la clef des troubles actuels ? Parce que dans l’ouragan que l’on nous présente, dévastateur des oligarchie arabes, il est l’œil immobile du cyclone, ce qui désigne l’intouchable présence du cerveau qui entend mesurer la sensibilité des pays à l’entour qu’il réajuste à sa politique impériale : « Rome n’est plus dans Rome, elle est toute où je suis. » 1

    Cela désigne l’âme du corps états-unien qui est étendue comme un fantôme à l’extérieur du continent, hors de son corps naturel, et forme une entité multipliant ses pentagones parmi les pays entraînés à un soulèvement contre ses propres dirigeants, surtout lorsqu’il s’agit de plier ces derniers aux injonctions nouvelles de la politique états-unienne d’encerclement et d’étouffement du voisin iranien.

  • permalien X :
    15 mars 2011 @15h00   « »

    Le différend anglo-iranien et la prise de Bahreïn en 1906.
    Une citation de Winston Churchill devant le Parlement en 1913, du temps où il était Premier Lord de l’Amirauté renseignera sur les intentions britanniques : « Le but final de notre politique est de faire de l’Amirauté le propriétaire et le producteur indépendant du pétrole dont elle a besoin. »

    « On ne pouvait être plus clair. A la fin de la première guerre mondiale, la production du seul bassin de Masjed-Soleimann dépassait le million de tonnes, et les deux millions étaient atteints en 1922. La courbe allait régulièrement croître au fils des années. » 2 L’auteur défunt de ce commentaire, petit-fils de l’ambassadeur de Perse à la Cour de Russie, présente ainsi la question de Bahreïn, dont la signification géopolitique est invariable depuis ce temps qui n’est reculé qu’au regard de la sensibilité et non de la raison humaine : « Le différend pétrolier anglo-iranien ne fut pas la seule question délicate qui opposa dans l’entre-deux guerres les gouvernements de Londres et de Téhéran. Il y avait également la fameuse affaire des îles Bahreïn, sises dans le golfe Persique, riches en pétrole et considérées aujourd’hui encore par les Iraniens comme partie intégrante de l’Iran ; elles constituent d’ailleurs, du point de vue administratif la 14e province iranienne. Depuis 1906, profitant de la faiblesse des gouvernements qui se succédèrent sous Mozaffar-ed-Din Shah, puis sous Mohammad-Ali Shah, les Anglais avaient placé cette île sous leur protectorat. Afin de faire valoir les droits iraniens sur Bahreïn, le gouvernement de Reza Shah saisit à plusieurs reprises entre 1928 et 1936 la Société des Nations de cette affaire. Ces tentatives n’ont jamais abouti et le problème reste entier aujourd’hui encore . » 3

    Le sens de la révolte arabe ou la ruse de l’Histoire.

    La perplexité dont font preuve les experts européens, hormis MM. Cameron et Sarkozy, envers le mouvement initié en Tunisie et qui entraînerait par un effet de dominos l’ensemble de cette nation arabe supposée, repose sur un antécédent : la dernière révolte de 1915, sous l’égide de Mac Mahon, depuis le Caire, conduisit au renforcement de l’emprise anglo-américaine, et à cet égard la politique des Berlusconi ou de l’Europe traditionnelle, autour de l’axe allant du Benelux à l’Italie du Nord, marquée par les déclarations d’un Yves Leterme, ministre des Affaires Etrangères du Royaume de Belgique ou de la Hollande bientôt reconstituée comme avant 1830, ne veut pas s’engager dans une stratégie contraire aux intérêts à long terme de l’Europe réelle.

  • permalien X :
    15 mars 2011 @15h02   « »

    Bien sûr le temps n’est plus exactement celui où la compagnie aérienne allemande Junkers assurait de 1927 à 1932 la quasi totalité du trafic aérien à l’intérieur de l’Iran, où le gouvernement iranien chargeait en 1927 un expert financier comme le dr. Boetzke puis le dr. Lindenblatt convaincu plus tard d’affaires frauduleuses et qui dut quitter le pays, d’organiser la Banque nationale (Melli Iran) qui venait d’être fondée 4.

    Mais l’Europe a ses intérêts naturels, tout comme l’Iran, tout comme la population de Bahreïn, et c’est pour empêcher la croissance de ce lien naturel, pour affaiblir les pays européens et l’Iran, que le chaos est maintenu avec renversement ou pression sur des dirigeants arabes qui ne voudraient pas se lancer dans la nouvelle campagne anglo-américaine, tout comme leurs pères étourdis avaient obéi aux injonctions de Londres et du Caire occupé contre l’Empire ottoman.

    La ruse de l’Histoire est que le tableau de l’avant-scène qui est représenté, celui d’une marche vers la liberté est en réalité l’exercice d’une double répression, contre les populations, ainsi que le démontre ce qui se passe à Bahreïn et au Yémen notamment, et aussi contre les dirigeants indociles auquel le sort de Ben Ali est promis ! Ce dernier et son équipe ont été dégagés par les Etats-Unis non parce qu’ils étaient trop, mais pas assez soumis aux injonctions stratégiques, notamment anti-iraniennes et anti-européennes et manifestaient des velléités d’autonomie, d’où l’accusation de tyrannie lancée par Obama contre le général exilé de force.

    Et la pression se prolonge sur tous les dynastes qui pourront se racheter s’ils montrent du doigt l’antre de la Bête, celle qui a tant de fois failli manger la liberté anglaise, et recevait en 1939 -à l’université de Téhéran-7500 volumes dans la langue et souvent l’esprit même de Martin Heidegger. Voyez que l’on a le droit de s’inquiéter et de demander à nos laboratoires de l’agitation une recette pour maintenir la jeunesse arabe dans un état d’inquiétude. Qu’elle revendique, pourvu qu’elle craigne l’Iran et ceux qui freinent le gouvernement global.

    Dernière question ? A-t-on effectivement consulté par référendum la population de Bahreïn pour son indépendance en 1971 ? A votre avis ?

    http://www.geopolintel.fr/article34...

  • permalien K. :
    15 mars 2011 @15h15   « »

    Slate.fr :

    ...la minorité chiite au Bahreïn

  • permalien K. :
    15 mars 2011 @22h37   « »

    On sait que l’entrée des troupes saoudiennes au Bahrein a été précédée la veille de la visite de Robert Gates en Arabie Saoudite.

    Tandis que dans un article le NYT suggère que les Etats-Unis n’étaient pas au courant de cette intervention saoudienne..,

    The United States had little advance warning of the intervention, one of Mrs. Clinton’s aides said.

    ... dans un autre article (même date) il laisse entendre le contraire :

    The Saudi official said the United States was informed Sunday that the Saudi troops would enter Bahrain on Monday.

    ..

    Political analysts said that it was likely that the United States did not object to the deployment in part because it, too, saw a weakened monarchy as a net benefit to Iran at a time when the United States wants to move troops out of Iraq, where Iran has already established an influence.

    Pour Nick Turse la bonne version ne fait aucun doute :

    In the immediate wake of Gates’ visit, the Gulf Cooperation Council has conspicuously sent a contingent of Saudi troops into Bahrain to help put down the protests. Cowed by the Pentagon and its partners in the Arab lobby, the Obama administration has seemingly cast its lot with Bahrain’s anti-democratic forces and left little ambiguity as to which side of history it’s actually on.p>

  • permalien K. :
    15 mars 2011 @22h40   « »

    Amnesty International sur le Bahrein ici et ici.

  • permalien K. :
    15 mars 2011 @22h51   « »

    Les évènements en Libye, Bahrein et Yemen mettent en danger le “printemps arabe” dit le site McClatchy.

    Le “printemps arabe” est plus brillant que jamais rétorque
    Brian Whitaker
    .

  • permalien Lou :
    15 mars 2011 @23h59   « »

    Invasion de Bahrein : pourquoi Cameron n’est-il pas préoccupé ?

    Une régle valable pour kadhafi – une autre assez différente pour la famille al-khalifa qui règne sur Bahrein

    par Crispin Black, The Furst Post (UK) 15 mars 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri

    La famille régnante et tous ceux qui ont un peu de pouvoir sont sunnites, à part la Vème flotte des Etats Unis avec son importante base, probablement en majorité chrétienne, hors de la capitale.

    Les chiites ont du mal à trouver du travail dans la fonction publique et n’ont pas le droit d’entrer dans l’armée ou dans la police. Ils forment une majorité méprisée, pauvre et sujette aux discriminations et ils en ont assez de cette situation. Ils exigent avant tout une nouvelle constitution et des élections libres et honnêtes.
    Si les manifestants Bahreinis ne peuvent pas être persuadés ou intimidés afin qu’ils abandonnent les abords du quartier des finances, où ils campent en ce moment, alors l’armée saoudienne pourrait bien les en déloger par la violence.

    Espérons qu’on n’en arrivera pas là. Mais il y a dans cette affaire une leçon gênante pour le peuple et le gouvernement britanniques. Tout comme notre soutien au despotisme « apparemment bénin » de Kadhafi avait un coût moral, il y a un coût moral dans notre soutien constant à d’autres despotes « apparemment bénins » au Moyen Orient.

  • permalien K. :
    16 mars 2011 @08h00   « »

    Au Pentagone et le “lobby arabe” (les dirigeants arabes ennemis de leurs peuples) Nick Turse a oublié d’ajouter les néocons.

  • permalien K. :
    16 mars 2011 @21h12   « »

    Les Saoud jouent très saoudement le coup : attiser les tensions sectaires entre chiites et sunnites pour faire échouer la marche des soulèvements arabes.

    Avec la complicité très active, je dois le reconnaitre à mon grand regret, de al-jazira arabe.

  • permalien K. :
    16 mars 2011 @22h11   « »

    Pepe Escobar :

    Dans la Libye et le Bahreïn 2011 la grande révolte arabe semble avoir atteint la ligne rouge. Le changement de régime s’arrête ici – avec la Maison des Saoud classé au sommet de la pyramide des pays arabes dictatoriaux, suivi par ses serviteurs, les royaumes et émirats du Golfe.

    La cerise dans le gâteau de l’hypocrisie, c’est que la semaine dernière les ministres des Affaires étrangères du Conseil de Coopération du Golfe (CCG) ont déclaré que le régime de Kadhafi était devenu "illégitime". Ils ont appelé la Ligue arabe à "assumer ses responsabilités en prenant les mesures nécessaires pour arrêter l’effusion de sang" - alors même que la machine de répression du Bahreïn avait déjà tiré sur des civils non armés et que l’Arabie saoudite avait menacé de faire la même chose.

    Et ne vous attendez pas à ce que Al-Jazira du Qatar vienne à la rescousse, elle couvre favorablement l’invasion de Bahreïn par les Saoud, après avoir ignoré pendant des semaines les manifestations.

    Appelez cela l’esprit de corps [en français dans le texte] du CCG. Le Roi Hamad al-Khalifa du Bahreïn a déclaré un état d’urgence de trois mois- les apologistes insistent pour ne pas l’appeler loi martiale - et a autorisé le chef de ses forces armées de faire ce qu’il faut pour réprimer les manifestations, comme tuer son propre peuple.

  • permalien X :
    16 mars 2011 @22h23   « »

    Avec la complicité très active, je dois le reconnaitre à mon grand regret, de al-jazira arabe.

    heureusement il nous reste Al Manar.

    Vous savez K. personne n’est dupe( sauf ceux qui veulent bien l’être)

  • permalien Orangerouge :
    17 mars 2011 @11h04   « »
    Bahreïn : Hôpital encerclé, médecins battus et peut être arrêtés

    Les autorités de Bahreïn ont arrêté au moins cinq figures clés de l’opposition, au lendemain d’une répression contre les manifestants anti-gouvernementaux dans le centre de la capitale Manama.

    Le mardi Roi Hamad Bin Isa Al-Khalifa a déclaré l’état d’urgence pour trois mois et les troupes saoudiennes ont été appelés pour maintenir l’ordre.

    Le jour suivant à l’aube les troupes sont arrivées appuyées par des chars et des hélicoptères pour nettoyer la place centrale de la Perle, où des manifestants avaient campé pendant plusieurs semaines. Certains villages chiites ont été bouclé.

    Les troupes ont également encerclé l’hôpital principal Salmaniya, empêchant l’arrivée et le départ des médecins et des manifestants blessés.

    Il ya des informations indiquant qu’ils restent pris au piège, et que six membres du personnel médical ont été battus alors qu’ils tentaient de le quitter. D’autres médecins ont dit craindre qu’ils aient été arrêtés.

    Le gouvernement a dit qu’il avait pris en charge à l’hôpital parce qu’il était devenu un bastion de l’opposition.

    Il y avait un appel à de nouvelles manifestations dans l’après-midi. Mais peu après, un officier de l’armée a annoncé un 1600 (1300 GMT) - 0400 le couvre-feu direct à la télévision, et il n’y avait pas d’annonce de nouvelles manifestations.

    Le début et la suite ici :
    http://www.bbc.co.uk/news/world-mid...

  • permalien Orangerouge :
    17 mars 2011 @11h06   « »

    Bahreïn : dénonciation de l’ONU

    AFP
    17/03/2011 | Mise à jour : 10:36 La Haut commissaire de l’ONU aux droits de l’homme Navi Pillay a dénoncé aujourd’hui la prise d’assaut des hôpitaux et des centres médicaux par les forces de l’ordre au Bahreïn, violant la législation internationale.

    Je n’ai trouvé cette dépêche de l’AFP que sur le site du Figaro.

    Combien de journalistes français au Bahreïn ?

  • permalien Orangerouge :
    17 mars 2011 @11h29   «

    Il n’y aura jamais un média complètement indépendant. Parce qu’il faut bien qu’il soit financé par quelqu’un.

    Donc il faut une pluralité des médias et qu’ils n’aient pas tous les mêmes "points aveugles".

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