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Libye : les enjeux d’une zone d’exclusion aérienne

lundi 7 mars 2011, par Philippe Leymarie

En « acceptant la programmation d’une zone d’interdiction aérienne au-dessus de la Libye » (selon la formule d’Alain Juppé, le ministre français des affaires étrangères, de passage au Caire dimanche), et en déclarant soutenir pleinement le Conseil national libyen, créé par les représentants de l’insurrection, la France entend se placer en première ligne de la mobilisation internationale anti-Kadhafi. Une opération rattrapage un peu voyante, de la part d’un gouvernement qui avait été à la traîne face au « printemps arabe ». Et menée au risque de l’accusation d’ingérence ; et de la contradiction avec l’exécutif américain, qui paraît peu pressé de créer une no-fly zone équivalente à une entrée en guerre frontale avec le régime libyen…

(Actualisé au 9 mars 2011)

La France, avec la Grande-Bretagne, travaille sur un projet de résolution qui serait soumis au Conseil de sécurité de l’ONU, imposant une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Libye. Cette mesure semble rencontrer l’adhésion d’institutions comme la Ligue arabe (qui a prévu une réunion de crise le 12 mars ), le Conseil de coopération du Golfe et l’Organisation de la conférence islamique. De leur côté, les Occidentaux vont se concerter les 10 et 11 mars à Bruxelles, au sein de l’Otan et de l’Union européenne.

Face aux bombardements de l’aviation de chasse de Kadhafi, la création d’une « zone d’exclusion aérienne » (« no-fly zone », ou NFZ) serait-elle la potion magique, susceptible de rencontrer le plus grand consensus international, sans prendre le risque physique et politique d’une intervention à terre ?

Suffirait-il de priver la Libye officielle de son espace aérien, de faire à sa place la « police du ciel », pour que ce qui reste d’Etat libyen ne puisse plus ni bombarder, ni observer, ni transporter quoi que ce soit par la voie des airs ? Que cet Etat ne puisse plus recevoir le secours d’armements, munitions, voire de mercenaires venus de l’extérieur ? Et que soit facilitée au contraire la tâche aux défenseurs des « zones libérées » de l’est du pays, qui seraient « couverts » (en tout cas, pour ce qui vient du ciel), ravitaillés, soignés ?

Etablir cette no fly zone pour empêcher le colonel Kadhafi de bombarder son peuple, « c’est compliqué », a reconnu par exemple l’ex-ministre de la défense Paul Quilès [1]. Mais, pour l’ancien ministre socialiste, « à quoi sert l’armée, à quoi servent les dépenses militaires, à quoi servent les plans de l’OTAN, à quoi servent ces réflexions coûteuses si on n’est pas capables de monter une telle opération ? ».

Pas si simple ! Et d’abord parce que la mise en œuvre d’une no-fly zone impliquerait – comme l’a rappelé en début de semaine dernière le général Mattis, patron du Central command américain – la destruction préalable ou au moins concomitante des moyens de défense anti-aérienne dont disposent les forces fidèles au « Guide » (les radars, la DCA, les batteries de missiles Sam, etc.). Et donc d’entrer en guerre – ce qui renvoie à des considérations plus politiques…

Mauvaise idée

Voyez ce qu’en dit par exemple le journaliste américain Thomas E. Ricks - le contraire pourtant d’un pacifiste [2], qui énumère dans Foreign Policy – à l’adresse du public américain surtout – les six raisons (résumées ci-dessous) pour lesquelles l’établissement d’une telle zone serait une « mauvaise idée » :

- comme il faut au préalable détruire ses infrastructures antiaériennes et de communication, cela revient à entrer en guerre avec Kadhafi (« En avons-nous envie ? ») ;
- « Humm », une autre guerre américaine avec un Etat arabe, « est-ce vraiment souhaitable » ?
- jusqu’à quand voulons-nous continuer cet état de guerre, que ferons-nous avec les opposants, avec les équipages fait prisonniers ?
- et si nous entrons en guerre avec ce gouvernement, pourquoi ne pas « finir le travail » plus vite, en ciblant directement le régime et ses centres de commandement – ce qui rendrait la no-fly zone caduque ? Et pourquoi pas des troupes au sol, tant qu’on y est ? (« Je préférerais encore … »)
- « Vous voyez ce que je veux dire ? »
- enfin, les exemples de no-fly zone (Irak et même Serbie) ne sont pas probants, selon Thomas E. Ricks.

Bonne idée … limitée

Wayne White, chercheur au Middle East Institute, estime que la plupart des réserves à l’égard de cette mesure d’exclusion aérienne tomberaient si la no-fly zone était géographiquement limitée par exemple aux secteurs « libérés » de l’est du pays : les moyens nécessaires seraient réduits ; les destructions des infrastructures anti-aériennes du régime Kadhafi seraient également circonscrites ; une implication (actuellement problématique) de l’OTAN ne serait plus nécessaire ; dans un cadre ainsi plus limité, autour des Etats-Unis, quelques pays européens comme le Royaume-Uni ou la France ne pourraient se dérober (au risque, pour eux, d’affronter la colère des millions de Libyens, des défenseurs des droits humains, de la communauté internationale).

En revanche, selon White, ne pas établir cette NFZ à l’est revient à :

- laisser les insurgés à la merci des avions, hélicoptères et armes lourdes de Kadhafi ;
- laisser bombarder des zones d’extraction et d’exportation des hydrocarbures, ce qui risque de compromettre pour longtemps la production libyenne, de prolonger la tension sur les marchés du brut, d’infliger des dommages environnementaux, etc. ;
- sans parler des dommages sur le plan politique, pour toute la région (qui sortent du cadre de cet article).

Usine à gaz politico-militaire

En tout état de cause, avant de pouvoir lancer une telle opération, il faut en passer par une série d’étapes :

- obtenir un feu vert préalable du Conseil de sécurité des Nations unies, ce qui n’est pas gagné (il faudra convaincre ou obtenir la neutralité de la Chine et de la Russie) ;
- désigner un « opérateur » : soit l’OTAN, soit l’Union européenne, soit une coalition ad hoc (emmenée comme d’habitude par les Etats-Unis), soit les Etats-Unis seuls, etc. ;
- se mettre d’accord sur les frontières de la zone d’exclusion, ses limites dans le temps, les types d’avions concernés par la mesure, les règles d’engagement des militaires chargés de faire respecter l’interdiction, etc.
- définir une chaîne de commandement articulée en fonction de l’ensemble de ces critères ;
- une telle mesure, qui permettrait de faire respecter l’embargo sur les armes décidé à l’encontre de Tripoli, et qui pourrait au moins limiter la capacité d’action des forces fidèles à Kadhafi, n’est pas une garantie de la chute du régime, contrairement à ce que croient certains : ainsi la zone d’exclusion imposée par les Américains sur le nord et le sud irakiens, dans les années 1990 et jusqu’en 2003, n’avait pas empêché le régime de Saddam Hussein de se maintenir et de réprimer son opposition. Et il avait fallu attendre onze ans, et envoyer cent cinquante mille hommes à terre pour le faire tomber.

On avait dit les Américains tentés fin février par cette mesure d’exclusion aérienne, mais il n’est pas sûr qu’ils soient disposés à s’engager trop avant. Le Pentagone a néanmoins fait converger vers la Libye des moyens amphibies significatifs (avec 2 000 marines), et dispose de bases aériennes de l’OTAN en Méditerranée ; en outre, le porte-avions Enterprise pourrait être dirigé vers les côtes libyennes, et constituer un instrument utile pour faire respecter justement une éventuelle zone d’exclusion aérienne [3].

« Gamme complète »

Le porte-parole du Pentagone, le colonel de marines Dave Lapan, avait reconnu mardi 1er mars que les Etats-Unis « sont en train de repositionner leurs forces navales et aériennes dans la région » pour préparer « une gamme complète d’options », à la demande du président Obama, dans le cadre de ce qui n’est qu’une « phase de planification et préparation » pour une intervention en Libye.

Les opérations pourraient être dirigées depuis Naples où se trouvent à la fois le Commandement des forces navales des Etats-Unis en Europe, le quartier général des forces navales du Commandement Africa (Africom) et celui de la Force conjointe alliée (OTAN), le tout sous la houlette d’un amiral unique, l’américain Sam J. Locklear. Outre la no-fly zone, les autres options pourraient être une coupure des télécommunications libyennes, pour isoler Tripoli et ses centres de commandement ; ou encore l’ouverture de « couloirs humanitaires », qui devraient être sécurisés par des éléments débarqués à terre… Avec la possibilité, ou le danger d’un engagement au sol à plus long terme ...

Mais les Américains ont actuellement une foule de crises à gérer : Afghanistan, Pakistan, Irak, Iran, l’agitation autour du Golfe et au Yémen, les post-révolutions en Egypte et en Tunisie, le sempiternel dossier israélo-palestinien, la piraterie au large de la Somalie, le terrorisme au Sahel ou ailleurs, sans parler de la Corée, etc… Le secrétaire américain à la défense, Robert Gates, entendu mercredi 2 mars par un comité de la Chambre des représentants, a été très prudent et on ne peut plus clair : une no-fly zone revient à lancer une invasion américaine par les airs. « Ça commence par une attaque contre la Libye pour détruire ses capacités de défense aérienne. C’est ainsi qu’on aménage du zone d’exclusion aérienne. Et alors, vous pouvez faire circuler vos avions sans craindre que vos hommes ne soient abattus. »

Implications techniques

Sur un plan technique, l’établissement d’une NFZ nécessite également des moyens de contrôle importants :

- des moyens radars, soit en mer – ceux des frégates antiaériennes, par exemple, aptes à surveiller des portions de zones côtières –, soit en l’air, à bord d’AWACS à l’échelle de tout un pays, ou de Hawkeye (embarqués sur les porte-avions américains ou le Charles de Gaulle français) pour un théâtre plus limité, ou encore par satellites (seuls les Américains et quelques Européens disposent de ces technologies de surveillance depuis les airs ou l’espace) ;
- des escadrilles de chasse, pour exercer la police du ciel, avec assez d’appareils pour « tenir le ciel » en permanence, jour et nuit, et des moyens de ravitaillement en vol (qui, là encore, sont l’apanage de quelques pays seulement, dont les moyens sont déjà mobilisés en Afghanistan, dans le Golfe, etc.) ;
- outre d’éventuels porte-aéronefs (qu’il faudra assurer d’un flux de soutien constant), les bases aériennes de l’OTAN en Italie, Espagne, Crète et Chypre pourraient être mises à contribution, comme lors de l’instauration d’une no-fly zone au dessus de la Bosnie en 1994-1995 [4] ; la base de Solenzara, en Corse, pourrait également servir ;
- l’envoi de porte-avions au large des côtés libyennes serait le signal avant-coureur de la mise en œuvre d’une zone d’exclusion : deux bâtiments sont mobilisables à 72 heures, l’Enterprise américain, en attente en mer Rouge ; et le Charles de Gaulle français, actuellement à quai à Toulon.

Bal des ingérences

Reste que l’exclusion est une mesure de force, d’ingérence. Toute aérienne soit-elle, c’est-à-dire en apparence virtuelle, dans le coton des nuages, elle touche une corde sensible : la souveraineté de l’Etat, de la nation… sur quoi la cohabitation – ou la division – du monde est bâtie. Cela reste un dénominateur commun minimum - même si la multilatéralisation, le système de l’ONU et les autres institutions régionales, continentales, mondiales ont eu pour effet d’encadrer cette autonomie des Etats. Ainsi, la Chine, la Russie, l’Inde sont réticentes, voire franchement opposées à ce qu’elles considèrent comme de l’ingérence pure et simple.

La Ligue arabe, qui refuse en principe une intervention militaire directe venue de l’extérieur en Libye, avait proposé mercredi 3 mars d’instaurer elle-même cette zone d’exclusion, en liaison avec l’Union africaine : une louable initiative régionale, peut-être ; mais aucun des Etats membres des deux organisations (76 Etats en tout) ne serait capable, sur le plan technique, de la mettre en œuvre – seul ou en coopération –, en tout cas avec une garantie d’efficacité minimale.

Restent donc, comme acteurs éventuels, les Européens, avec le support ou sous le parapluie des Américains. Robert Gates affirmait d’ailleurs dans une interview au Wall Street Journal et au Weekly Standard la semaine dernière que « la France et l’Italie ont les structures qui permettraient de mettre en acte l’opération (NDLR : d’exclusion aérienne) plus rapidement ».

Londres et Paris ont lancé des préparatifs communs en vue de l’éventuelle création de cette zone d’exclusion. Mais à un stade exploratoire. En début de semaine dernière, Alain Juppé, nouveau ministre français des affaires étrangères, avait d’ailleurs affirmé : « La France ne pense pas que dans le contexte actuel une intervention militaire des puissances de l’OTAN serait bien reçue au sud de la Méditerranée, et qu’elle pourrait être contre-productive ». Une position répétée au Caire, dimanche dernier - mais le ministre n’avait pas connaissance encore du soutien affiché par plusieurs organisations régionales arabes ou islamiques.

Quant à l’Allemagne, selon Guido Westerwelle, chef de sa diplomatie, elle ne veut ni participer, ni même débattre d’une intervention militaire. Membre de l’OTAN, la Turquie y est également opposée : « L’OTAN ne peut intervenir militairement que lorsqu’un pays allié est attaqué », a prévenu le premier ministre turc Erdogan.

Notes

[1] Il reprenait, sur RFI le 3 mars, une formule de l’amiral Mike Mullen, chef d’état-major américain, pour qui la mise en place d’une telle zone serait « extraordinairement compliquée ».

[2] Thomas E. Ricks a été chargé des questions militaires au Washington Post de 2000 à 2008. Il est l’auteur de The Gamble : General David Petraeus and the American Military Adventure in Iraq, 2006-2008, Penguin Books, New York, 2009.

[3] Mais pas indispensable : les avions de chasse basés en Europe du Sud (France, Espagne, Italie, Malte) sont à une heure et quelque des côtes libyennes, et ravitaillables en vol.

[4] Cette opération, sur trente trois mois, avait nécessité plus de 100 000 sorties d’appareils de l’OTAN, par moitié chasseurs, l’autre en avions de ravitaillement ou d’observation. Quatre avions de chasse serbes avaient été abattus. Cf. « NATO weighing Libyan no-fly zone », de Slobodan Lekic (The Associated Press-AP).

25 commentaires sur « Libye : les enjeux d’une zone d’exclusion aérienne »

  • permalien Rician :
    7 mars 2011 @20h01   »

    Mais qui donc a fourni des armes au (au choix) : dictateur, fou, guide, Libyen, et pour quoi faire ? Voir lien ci dessous.
    http://www.guardian.co.uk/news/data...
    Aujourd’hui, les mêmes peuvent toujours parler de droits de l’homme, crimes de guerre, crimes contre l’"HUMANITE" (pauvre humanité) et surtout droit des champs pétrolifères à se laisser à la disposition du plus fort.

  • permalien shahrashad :
    7 mars 2011 @21h58   « »
    Libye-UK : toujours les mêmes....

    La réabilitation de Khadafi est dans une large mesure l’oeuvre de Tony Blair.

    Afin de sécuriser des parts pour BP dans le pétrole libyen, Blair - et le Prince Andrew qui trempe dans pas mal de traffics militaro-hydrocarbures de la région - ont organisé la réhabilitation de Khadafi au mépris des victimes de Lockerbie et des Droits de l’Homme les plus élémentaires.
    Et après on se plaint de l’attitude des Libanais vis à vis de l’attentat contre Hariri et la commission d’enquête de l’ONU...
    L’Italie a suivi de près la GB car elle a toujours gardé des contacts étroits avec la Libye (et maintenant sa dette publique repose sur la pérennité libyenne...).

    Tout, dans la gestion de l’affaire Lockerbie, respire la manipulation d’opinion et le déni de justice, notamment le fait que le responsable de l’attentat ait été libéré soi-disant pour raisons humanitaires et médicales mais en réalité suite à un accord secret impliquant BP.

    On ne sait plus dans cette histoire si c’est Blair qui a creusé politiquement la tombe de Brown ou bien l’inverse.

  • permalien shahrashad :
    7 mars 2011 @22h10   « »

    Je trouve plus simple et moins risqué de restituer aux insurgés les deux avions Mirage F1 qui ont déserté à Malte.
    Charge à eux d’utiliser ces 2 avions au mieux, pour distribuer des tracts, pour inciter d’autres pilotes officiels à déserter et à les rejoindre, pour contrer les offensives pro-Khadafi, etc.
    Cela revient à armer les insurgés avec des armes déjà payées par la Libye.

    La Noflyzone va effectivement nous entrainer dans la guerre, Malte sera bombardée en représaille, etc. et ensuite on devra participer à la reconstruction d’un tissu de tribus touaregs. "Unraveling the Desert"... Là pour le coup, AQMI va s’en mêler.

    Armer les insurgés avec des armes nouvelles serait donner un feu vert à la Chine pour faire de même avec Mobutu (rappelez vous le bateau chinois chargé d’armes, bloqué en Afrique du Sud, qui a fait le tour de l’Afrique pour trouver un point de débarquement).

    Je pense que deux avions libyens qui retournent en Libye, ce serait un bon début pour tester les réactions diplomatiques de tout le mode, et voir ce que les insurgés sont capables d’en faire.
    Charge à eux de ne pas bombarder des civils avec ces deux avions F1.

  • permalien Yvan :
    7 mars 2011 @22h16   « »

    Juppé dans cette affaire est un peu comme Galouzeau au moment de la guerre en Irak, il est à contre-courant de la politique de Washington et se joint à la pression des républicains, pour que les USA déclarent la guerre à la Libye (comment faire autrement ?) :

    McCain calls for no-fly zone over Libya, criticizes Obama’s handling of situation - Political Hotsheet - CBS News

    Mais là son rôle est moins glorieux car les positions se sont inversées.

  • permalien PIerre :
    8 mars 2011 @01h10   « »

    "Mirage F1" dans quels autres pays on tue "français" ???

  • permalien Yann :
    8 mars 2011 @01h12   « »
    Dignité versus colonialisme

    Que la France ou les Etats-Unis osent attaquer
    ("no-fly zone") la Libye...

    La révolution des peuples se répercutera alors en Occident !

    Ces gouvernants criminels ont créé les conditions
    de l’oppression des peuples.

    Les Libyens ont besoin de se libérer de tous ces criminels.

    Aidons les révolutionnaires
    en jetant nos dirigeants qui luttent contre tout
    ce dont nous aussi nous avons besoin.

  • permalien Brice :
    8 mars 2011 @10h35   « »

    "...La Noflyzone va effectivement nous entrainer dans la guerre, Malte sera bombardée en représaille ..."

    Mince, je viens de prendre des billets pour Malte pour le mois d’avril. Vous pensez que c’est risqué ?

    Juppé commence fort en tout cas... c’est incroyable de prendre ce genre de décision.

  • permalien jean :
    8 mars 2011 @16h38   « »

    il n’en a pas marre Sarkozy de nommer des idiots romantocs aux affaires étrangères, il n’a qu’à aller sauver le monde tout seul s’il en a tellement envie...et après on s’étonne de la montée du fn...
    peuvent ils penser aux intérêts de la France de façon digne et cohérente et rester calmes sur le cas lybien ? pour le futur, il faudra penser à ménager dans les critiques Gadaffi fils qui peut être un leader crédible pour la Lybie.

  • permalien Stan :
    8 mars 2011 @18h32   « »
    Index des révolutions arabes sur ODI

    A voir, l’indice de prévision des révolutions arabes sur l’observatoire des idées

    http://observatoiredesidees.blogspo...

  • permalien shahrashad :
    9 mars 2011 @05h07   « »

    « "...La Noflyzone va effectivement nous entrainer dans la guerre, Malte sera bombardée en représaille ..."

    Mince, je viens de prendre des billets pour Malte pour le mois d’avril. Vous pensez que c’est risqué ? »

    Non, pas du tout, vous avez bien fait.

    Il n’y aura pas de NoFlyZone de toutes façons car la Russie et la Chine s’y opposent, et les USA ne conçoivent la NoFlyZone que par et suivant l’ONU (car ils n’en veulent pas mais cherchent à faire porter le chapeau à d’autres : logique).
    Les USA profitent simplement de l’occasion pour éclairer très désavantageusemement les rôles de la Russie et de la Chine dans les traffics d’armes de Khadafi.

    http://www.nytimes.com/2011/03/04/world/africa/04weapons.html?_r=1

    ... Mais... vous ne voyagez pas avec Ryan Air, au moins ?

    Newsweek entre dans les détails des accords US-UK-Libye pour la réhabilitation de Khadafi

    http://www.newsweek.com/2011/03/06/can-buy-me-love.html

    Le Triangle "BBB" (Bush-Blair-Berlusconi) est pas mal chargé au passage. Ça fait toujours plaisir.

  • permalien Nathan :
    9 mars 2011 @09h18   « »

    Kadhafi dénonce maintenant un “complot colonialiste”. Décidément, le “colonialisme” a bon dos et est mis à toutes les sauces. L’Occident soutient un dictateur, c’est du colonialisme. Des peuples s’insurgent contre ce dictateur, c’est également du colonialisme (dixit le dictateur). On intervient, c’est une ingérence intolérable. On n’intervient pas, c’est de la non-assistance à peuple en danger. Pile tu gagnes, face je perds.

    Remarquons une fois de plus, la grande intelligence de nos amis chinois. Ils se sont bornés à regretter les violences d’où qu’elles viennent sans condamner ouvertement la dictature de Kadhafi (et pour cause : il font la même chose chez eux). C’est beaucoup plus intelligent vu que le sort des armes est loin d’être scellé. La Chine se ménage ainsi un avenir où tout reste possible. Si Kadhafi se maintient au pouvoir, elle restera dans ses bonnes grâces en espérant que sa neutralité plus ou moins bienveillante sera récompensée de quelques contrats juteux. Et s’il est renversé, elle trouvera bien un moyen de gagner la partie. C’est ce qu’on appelle “garder tous ses fers au feu”.

    La différence ? Nous jouons au morpion tandis qu’eux, ils jouent au go. Plutôt que de barboter dans ce qu’un intervenant de ce blog appelle justement notre “double-bind”, coincé entre la défense de nos intérêts et notre posture de belle-âme défendant les droits de l’homme, - une véritable quadrature du cercle - il serait peut-être plus sage de suivre l’exemple de la Chine et profitons-en pour lire à ce propos, le “Traité de l’efficacité” du philosophe et sinologue François Jullien.

  • permalien shahrashad :
    9 mars 2011 @17h31   « »
    Chine-Libye : un Myanmar en Méditerranée ?

    @Nathan.

    La Chine est obligée de condamner l’insurrection libyenne car elle souhaite avoir un seul discours national et international sur le sujet. Dans sa situation - mauvaise année céréalière, succession de Hu jintao en cours, etc. - ça relève plus du bon-sens que du jeu de go.

    Elle souhaite aussi rassurer ses alliés africains, notamment le Soudan et le Zimbabwe. La lecture que vous proposez est certainement instructive, mais je crois que vous conviendrez qu’elle a peu de chance de rallier à l’Intelligence (Intelligence Pro-Soudan et Pro-Zimbabwe, donc) l’opinion publique française (ou européenne), avec l’entêtement de laquelle il va probablement falloir composer.

    Sans aller jusqu’à envahir la Libye (ou son espace aérien), ça nécessitera cependant de se déclarer anti- : anti-Khadafi, anti-Omar el Bachir, anti-Mobutu, pour éviter de se trouver plus tard accusé de ne pas l’avoir été assez (anti- ) comme une certaine Ministre des Affaires Étrangères redevenue députée pour manque d’anti-Ben Ali-sme.
    Ce genre de considérations liées à l’opinion publique - nationale ou internationale - agitent peu nos Amis Chinois, et pour cause.
    Rendons grâce par politesse à leur intelligence (une minute de silence cependant pour nos Amis Chinois qui n’ont pas eu la chance d’être du même avis que vos Amis Chinois), et retournons à la seule politique qui nous soit accessible et permise compte tenu de nos lois sur la Liberté d’Expression.

    La rebellion Libyenne va payer cher son manque d’organisation militaire et de cohésion diplomatique.
    Les pays occidentaux risquent fort de laisser Khadafi reprendre la main en invoquant le barrage diplomatique russe et chinois.
    Beaucoup de sang coulera, les avoirs de la Libye seront gelés suffisamment pour empêcher sa reconstruction, et la fuite des immigrants empêchera la Libye de fonctionner.
    Une enquête sur les crimes contre l’humanité aura lieu, et aboutira à un embargo économique et militaire de la Libye.
    Khadafi mourra à petit feu en l’absence de soins médicaux, voire négociera son exil contre des soins, mais ça peut très bien prendre encore deux ans.
    La magie d’une révolution en trois semaines sans intervention extérieure avait peu de chance de se répéter encore une fois.

  • permalien jnsplu :
    9 mars 2011 @18h16   « »
    Libye : Et si on laissait les Libyens régler leur différents seuls ?

    Les Libyens sont quand même de grands garçons et ils peuvent arriver à s’entendre entre eux. Et puis on reproche à Kadafi d’avoir des armes, les autres aussi sont armés comme on le voit à la télé tous les jours. Seule différence, l’aviation. Il faut quand même reconnaitre que Kadhafi depuis le début de la crise n’en a pas fait grand usage, ce qui serait tentant pour lui dans la situation ou on dit qu’il se trouve et peut être même justifié d’un point de vue de pérennité de l’Etat Libyen. Je crois pour ma part que dans cette affaire on nous ment de A à Z. La désinformation est flagrante. Les enjeux semblent être totalement autres que ce qu’on nous présente. Du jour au lendemain, le même Kadhafi qui était redevenu subitement fréquentable, c’est un tour de force qu’il faut lui reconnaitre tout de même et donc c’est un bon politicien et un bon diplomate, du jour au lendemain disais je il est redevenu subitement infréquentable et on lui re...trouve des qualités de dictateur qu’il exerce sur son peuple. Tiens donc ! Et avant il ne les exerçait pas ? Et puis de quoi je me mèle ? Et à Ghaza lors de l’opération plomb durci, n’y a t il pas eu de victimes civiles tuées dans des conditions affreuses avec des bombes prohibées par le droit international ?? Pourquoi n’a ton rien tenté contre les auteurs du massacre ?

  • permalien shahrashad :
    9 mars 2011 @22h23   « »
    Redonnons leurs jouets aux insurgés libyens

    @jnsplu

    Je suis d’accord avec vous qu’il faut laisser les insurgés Libyens se débarrasser eux-mêmes de Khadafi.
    Rendons aux insurgés les deux Mirages F1 qui ont atterri à Malte quand leurs pilotes ont déserté.
    C’est peu, mais c’est mieux que rien. Et ces deux Mirages F1 ont déjà été payés par la Libye à la France, donc ils sont en droit de les réclamer. Et comme l’UE a pris le parti diplomatique des insurgés, on devrait leur rendre ces deux avions de chasse.

  • permalien obrad@msn.com :
    10 mars 2011 @04h52   « »

    A mon avis, une personne instable libérèrent massacre son peuple me mérite pas une seconde chance. Les USA et UE doivent intervenir et présenter Kaddafi au tribunal international pour génocide

  • permalien Brice :
    10 mars 2011 @13h53   « »

    A mon avis les tentatives d’ingérence sont bien réelles. La Libye n’étant pas en position forte, Kadhafi doit être en phase de négociations avec l’occident... Tant que chacun y gagne, tout ira bien. Espérons que le peuple Libyen n’y perde pas trop : "nouveau" gouvernement d’accord, mais crise et guerre civile seront peut etre de la partie.

    @shahrashad : je voyage effectivement avec Ryan Air, pourquoi ?

  • permalien shahrashad :
    10 mars 2011 @19h49   « »
    Libye : pas d’intervention sans l’accord de l’ONU

    Pour aider les insurgés libyens sans intervenir militairement sur le sol libyen, il faut avant tout une représentation diplomatique, ce qui est chose faite.
    La France aura bientôt un ambassadeur à Benghazi.
    Il sera temps de retourner aux insurgés ces deux Mirage F1 garés à Malte, comme cadeau de bienvenue dans la communauté diplomatique.

    Ensuite, si cette reconnaissance diplomatique donne aux insurgés un accès aux fonds libyens gelés, ceux-ci pourront se procurer d’autres armes par des voies officielles. J’imagine que si la France entame un processus diplomayique avec les insurgés, elle peut aussi leur fournir des armes à crédit, payables quand les insurgés auront effectivement pris le contrôle du pays.
    C’est certainement un peu un pari, mais après tout, Blair, Bush et Berlusconi avaient pariés sur Khadafi, et ça ne s’avère pas concluant.

    À long terme il y a aussi quand même le risque de voir un Khadafi succéder à un Khadafi. Saif-el-Islam semble beaucoup mieux éduqué mais absolument aussi dérangé que son père.
    Personne en dehors du clan Khadafi n’a intérêt à ce que Saif-el-Islam Khadafi règne sur la Libye pour les trente prochaines années.

    Ceci étant dit, en l’absence de résolution de l’ONU aucune intervention directe par des troupes non-libyennes sur le sol ou l’espace aérien libyen n’est envisageable.

    @Brice : ça dépend, vous partez de Paris ou de Lyon ?

  • permalien Nathan :
    10 mars 2011 @22h07   « »

    Décidément Sarkozy n’a pas la main.

    Il y a deux mois, il persistait à soutenir le dictateur tunisien contre vents et marées alors que le peuple tunisien réclamait le départ de Ben Ali.

    Aujourd’hui, coup de barre à gauche, il est le seul à reconnaître l’opposition libyenne comme la seule force légitime du pays juste au moment où les troupes fidèles à Kadhafi reprennent progressivement le contrôle du pays.

    Et pour corser le tout, Kadhafi menace maintenant de révéler "un grave secret" sur Sarkozy, peut-être l’un ou l’autre menu fait lié au financement de sa campagne électorale..

    Question : est-ce que Hu Jintao irait s’embourber dans un merdier pareil ?

  • permalien shahrashad :
    11 mars 2011 @02h00   « »
    Libye : des risques pour Sarkozy ?

    @nathan

    La santé politique de Sarkozy, dans cette histoire, ça me paraît secondaire. À moyen terme, l’intérêt de l’Europe est de voir avancer la démocratie autour de la Méditerranée, même s’il y a des sacrifices à court terme comme la publication d’informations compromettantes.
    À mon avis ça motive en partie les propositions de Sarkozy de "bombarder le bunker de Khadafi" (qui est certainement protégé par des boucliers humains de toutes façons, donc c’est irréaliste).
    Et à court terme, l’intérêt des insurgés - qui continuent plutôt à attirer la sympathie - est d’avoir une reconnaissance diplomatique officielle.

    C’est certain que les dirigeants chinois ont moins d’autonomie que les dirigeants occidentaux du fait qu’ils sont élus par leurs pairs et non pas par le peuple, car ils doivent effectivement composer non pas avec l’opinion publique à des échéances électorales précises, mais avec celle de collèges gouvernementaux divers de manière beaucoup plus continue. C’est compatible avec une économie plannifiée.

  • permalien Nathan :
    11 mars 2011 @19h41   « »

    Maintenant que les troupes fidèles à Kadhafi avancent vers Benghazi, les intervenants de ce blog qui étaient farouchement opposés à une intervention étrangère sont-ils toujours du même avis ?

    Et s’ils ont changé d’avis, que pensent-ils de devoir donner raison à Sarkozy, une de leurs bêtes noires ?

  • permalien shahrashad :
    11 mars 2011 @20h08   « »
    Libye : Un droit d’ingérence sur le sol français ?

    @Nathan

    En dehors de Sarkozy, la plupart des dirigeants européens sont sensibles à la sécurité physique de leurs électeurs.
    Lancer une offensive sur territoire libyen sans mandat de l’ONU c’est prendre le risque de massacrer des civils puisqu’il y aura inévitablement des boucliers humains sur à peu près tous les objectifs envisagés. C’est prendre le risque de se faire condamner par l’ONU, dans le meilleur des cas.
    Dans le pire des cas, la Libye s’autorisera à intervenir contre des civils sur le sol français, par exemple en posant une bombe dans le RER.
    Mais ça ne changera rien à la condamnation de la France par l’ONU.

    Intervenir comme aux Malouines, contre une invasion étrangère, ou bien sous mandat de l’ONU comme au Liban en 2006, ça n’a rien à voir avec une intervention non autorisée par l’ONU, contre un régime représenté à l’ONU, au côté d’insurgés qui ne siègent pas à l’ONU.

    Ce sont des choses totalement différentes.
    Ce que Sarkozy propose comme intervention militaire, dans l’état actuel du Droit ça équivaut à intervenir en lieu et place de la police dans une bagarre familiale armée chez les voisins. "LOPPSI-8" ?

  • permalien Nathan :
    13 mars 2011 @11h15   « »

    Je suis surpris que plus personne ne daigne commenter la situation en Libye.

    Il y a quelques jours, certains habitués de ce blog - et notamment l’individu en mille pseudos, qui a opportunément disparu des écrans radar - ne souhaitaient en aucun cas une intervention étrangère. Qu’en est-il maintenant que les troupes loyales à Kadhafi foncent vers Benghazi, dont elles ne sont plus éloignées que de 200 kilomètres ? Et que pensent-ils de l’attitude de la France, le seul pays à ce jour à reconnaître l’opposition libyenne ? Que pensent-ils du camarade Chavez qui a cherché à sauver la tête de son ami, le boucher libyen ? Que pensent-ils des Chinois et des Indiens, qui sont les seuls sur place à pomper encore le pétrole libyen, alimentant ainsi les caisses de la famille Kadhafi ? Que pensent-ils des Russes, premier fournisseur d’armes à la Libye, et dont l’extrême discrétion va sans aucun doute être payante ?

  • permalien chamil :
    13 mars 2011 @13h52   « »

    Si Kaddhafi reste au pouvoir, on peut dire adieu aux révolutions démocratiques. Il apparaît désormais en plein jour que les militaires algériens arment, soutiennent et assistent le dictateur libyen. Avec la complicité des dictatures de la Ligue arabe dans les faits.

    Face à la sainte alliance des dictateurs qui sont prêts à noyer dans le sang les révoltes populaires, l’intervention occidentale serait la moins mauvaise des solutions. Sans quoi les charniers vont se multiplier en Libye.

  • permalien Patrick Rogel :
    17 mars 2011 @12h01   « »
    Moyens aériens nécessaires

    Le décision est bien sûr politique, la France n’intervenant qu’après résolution de l’ONU puis en coalition, sauf dans le cas de rétablissement de souveraineté dans les DOM-TOM, où, dans ce cas, l’opération aérienne est nationale. Mais bon, La France peut déroger à cette règle et monter une opération ad-hoc avec les Britanniques. Effectivement, « la France et l’Italie ont les structures qui permettraient de mettre en acte l’opération », notamment grâce à leurs destroyers anti-aériens Horizon. Mais le Royaume-Uni aussi avec ses Type 45 (équivalents) et, surtout, ses Tornado SEAD.
    DSI HS n°13 a publié un tableau proposant les divers scénarios d’intervention de l’AdA et le nombre d’avions nécessaires :
    * Une intervention extérieure moyenne du type Kosovo avec frappes de destruction et de précision dans la profondeur, appui des forces au sol, maintien de la supériorité aérienne et missions de prévention dans le cadre d’une opération de stabilisation de longue durée nécessiterait 60 Rafale (contre 100 Mirage pour le Kosovo en raison de l’intensité plus réduite de l’engagement libyen) ;
    * Une intervention extérieure d’interposition du type Tchad ou Côte d’Ivoire avec frappes de précision, contrôle du théâtre et dissuasion d’acteurs extérieurs, renseignement, appui des forces au sol, coordination avec les forces spéciales, dissuasion des acteurs violents et action psychologique nécessiterait 15 Rafale (un peu plus que pour le raid US contre la Libye de 1986) .

  • permalien surmely alain :
    19 septembre 2011 @17h48   «

    1) Dominique de Villepin s’est vu confier par l’Elysée la mission de négocier avec le régime de Khadafi:n’était-il pas l’ennemi juré et personnel de M.Sarkozy ?
    2)MM Sarkozy et Cameron interviennent lourdement en Libye afin de venir au secours des Libyens aspirant à se débarrasser de leur dictateur.Comment comprendre cette phrase profondément injurieuse et non moins célèbre de l’ancien Ministre d’Etat ministre de l’Intérieur :"Quand il y en a un ça va c’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes"(avec les rires d’encouragement de M.Copé,responsable politique de premier plan comme chacun sait).Comment peut-on comprendre également les discours également très négatifs de MM.Sarkozy et Cameron sur le multiculturalimse,qualifié par l’un comme par l’autre d’"échec" ?

    Y aurait-il un discours à l’intérieur de l’UMP,destiné aux initiés munis du décodeur adéquat et un discours à l’extérieur de l’UMP adressé aux simples citoyens soumis à des propos pour le moins contradictoires ?En réalité,on l’aura compris,trois hypothèses interprétatives peuvent être avancées :hypocrisie de ce parti politique et de ses dirigeants,complexe de supériorité par rapport aux citoyens « ordinaires » ou encore problème psychique voire mental grave.En ce qui concerne la troisième hypothèse je n’irai pas plus avant n’étant pas qualifié pour m’y hasarder et ne souhaitant nullement être désobligeant.Pour ce qui est des deux premières hypothèses il me semble en revanche,pour rester sur un terrain « strictement » politique et professionnel,qu’il y aurait déjà pas mal de grain à moudre.

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