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De l’Irak à l’Arabie saoudite

jeudi 10 mars 2011, par Alain Gresh

Aucun Etat du monde arabe n’échappe à la contestation. On a assisté à des manifestations à Oman et au Koweït, même si la situation la plus dramatique est en Libye, au Yémen et à Bahreïn. En Irak aussi, les protestations se multiplient tandis que la Toile saoudienne bruisse de rumeurs d’action pour le vendredi 11 mars.

En Irak même, « libéré » il y a huit ans par les troupes américaines, le gouvernement de M. Nouri Al-Maliki est contesté et ne trouve à répondre, « démocratiquement » évidemment, que par la répression et en faisant envahir les sièges de deux partis d’opposition, dont le Parti communiste, par sa police. Le chroniqueur Robert Dreyfuss a pu écrire dans The Nation un article où il dressait un parallèle entre Maliki et Moubarak « Iraq’s Revolt : Is Maliki Mubarak ? » (7 mars). « Durant deux semaines, Maliki a déchaîné la force totale de ses milices privées contre les manifestants, tuant des dizaines de personnes, bloquant les rues avec des barricades pour empêcher les rassemblements pacifiques, etc. »

Au Kurdistan, « libéré », lui, depuis 1991, se confirme l’arbitraire du pouvoir des deux partis qui se le partagent et dont la presse occidentale ne se lasse pas de chanter les louanges depuis vingt ans. Bernard Kouchner inventa même pour eux le droit d’ingérence humanitaire. Mais il semble que les Kurdes eux-mêmes se lassent de ces partis rongés par le népotisme, l’autoritarisme, la corruption. Pour répondre aux manifestations, le Parti démocratique du Kurdistan et l’Union patriotique kurde n’hésitent pas à utiliser les mêmes méthodes que les dictatures, faisant attaquer les manifestants par des gangs armés (« Iraqi Kurdistan : Prevent Attacks on Protesters, Human Rights Watach, 7 mars) ou fermant des stations de radio indépendantes (« CPJ condemns attack on radio station in Iraqi Kurdistan », 8 mars). On trouvera ici images et textes sur ces événements.

La monarchie saoudienne semble aussi nerveuse en cette veille de vendredi 11 mars, alors que des appels à manifester ont circulé sur le Net. Ce jour sera le neuvième anniversaire d’un événement qui a marqué le pays, l’incendie d’une école de filles à La Mecque.

« Tôt dans la matinée du 11 mars (2001), un incendie éclate dans l’école de filles n° 31, à La Mecque. Une quinzaine d’adolescentes, entre 12 et 17 ans, trouvent la mort dans cette tragédie. La direction de l’enseignement des filles publie dans l’après-midi un communiqué, aussitôt relayé par la télévision officielle, faisant assumer aux victimes leur destin : “Les blessées et les morts ont été provoquées par la bousculade des étudiantes et non par le feu.” »

(...) « Plus de la moitié des 5 millions de scolaires sont des filles et elles dominent en nombre, y compris à l’université, où elles réussissent souvent mieux que les garçons, même si certains secteurs leur restent encore fermés. Pourtant, l’affaire de l’école n° 31 allait mettre au jour les carences du système ».

« L’essayiste Raid Qutsi les éclaire dans une tribune intitulée “La tragédie de l’école doit sonner l’alarme”. Huit cents élèves fréquentaient le collège, dont les capacités avaient été prévues pour 250 ; le bâtiment était loué depuis treize ans, alors que légalement cette location ne peut excéder dix ans. D’autre part, l’édifice était vétuste, ne disposait ni de sorties de secours ni d’alarme incendie. Dans les jours suivants, la presse fut submergée de reportages sur l’état de délabrement des bâtiments scolaires, sur l’incompétence de la direction de l’enseignement des filles, sur les programmes inadaptés au monde moderne, sur une pédagogie fondée sur l’apprentissage par cœur. »

Cette tragédie a marqué la naissance d’une opinion publique en Arabie (lire « Balbutiements de l’opinion publique en Arabie saoudite », Le Monde diplomatique, mai 2002.) Le prince héritier Abdallah, devenu roi en 2005, tentera de réformer le pays et ses institutions, d’instaurer un climat plus ouvert, mais il se heurtera à de nombreux obstacles : gérontocratie, corruption, faiblesse de l’administration, etc. Désormais, l’incertitude pèse sur la succession du roi, âgé de plus de 85 ans et dont l’héritier (son frère Sultan) est presque aussi vieux et malade que lui.

Les manifestations dans le monde arabe et, surtout, le lâchage du président Moubarak par les Etats-Unis ont suscité une forte inquiétude à Riyad (lire « Ce que change le réveil arabe », Le Monde diplomatique, en kiosques).

C’est dans ce cadre que se sont multipliés les appels au roi, dont trois ont eu un certain écho. Le premier s’intitule « Demands of Saudi Youth for the Future of the Nation » (5 mars). Il demande la libération de tous les prisonniers de conscience, l’instauration d’une monarchie constitutionnelle, la lutte contre la corruption, la création d’emplois, l’association des jeunes aux institutions, l’ouverture de cinémas et de théâtres, etc.

Une seconde pétition s’intitule « Vers un Etat de droit et d’institutions ». Elle demande des élections parlementaires, une séparation des fonctions du roi et du premier ministre et la libération de tous les prisonniers politiques. Plus de 1 500 personnes l’ont signée, dont certains islamistes qui s’étaient opposés à la promotion des femmes par le roi Abdallah (lire « Saudi Arabia : Free Cleric Who Backs Change », Human Rights Watch, 28 février).

Quant à la troisième pétition, publiée le 26 février sous le titre Déclaration nationale pour la réforme, elle a été signée par 330 personnes incluant de nombreux réformistes libéraux.

On a même vu un prince, le millionnaire Walid Bin Talal, un neveu du roi et l’un des hommes les plus riches du monde, plaider pour la réforme et soutenir son père Talal, le frère d’Abdallah, un des apôtres les plus persistants de la réforme (« A Saudi Prince’s Plea for Reform », par Alwaleed Bin Talal Bin Abdulaziz Al-Saud, The New York Times, 24 février).

A ces textes se sont ajoutées d’autres expressions de protestation, de petites manifestations, notamment chez les chiites, l’appel à former un parti politique dont certains des promoteurs ont été arrêtés, l’arrestation puis la libération d’un religieux chiite, etc. Et, surtout, des appels sur Facebook à des manifestations importantes le 11 mars.

Face à cette montée des mécontentements, le roi a d’abord répondu par un plan social de plusieurs dizaines de milliards de dollars, et l’augmentation du salaire des fonctionnaires de 15%. Le gouvernement a aussi annoncé sa volonté de faire passer le nombre de Saoudiens travaillant de 3,9 millions à 5,04 en deux ans et à augmenter le nombre de fonctionnaires de 75 000.

Par ailleurs, en plus des arrestations mentionnées, le pouvoir a multiplié les déclarations condamnant toute manifestation. Le 5 mars, le ministère de l’intérieur publiait un communiqué affirmant que les manifestations, rassemblements et sit-in étaient interdits dans le royaume et que les forces de l’ordre étaient habilitées à prendre toutes les mesures nécessaires contre ceux qui violaient la loi. Le 6 mars, le conseil des grands oulémas adoptait un communiqué pour condamner toute protestation comme contraire à l’islam (sur le rôle des oulémas, on pourra lire le remarquable livre que vient de publier Nabil Mouline, Les Clercs de l’islam. Autorité religieuse et pouvoir politique en Arabie Saoudite, XVIIIe-XXIe siècle, PUF). Le 7 mars, le conseil consultatif (majliss al-choura) publiait une déclaration allant dans le même sens. Et le 9 mars, en réponse à des déclarations du gouvernement américain affirmant le droit à manifester, le ministre saoudien des affaires étrangères convoquait une conférence de presse pour dire que le royaume rejetait toute ingérence extérieure.

Toutes ces déclarations décourageront-elles les protestataires ? Le remaniement ministériel que l’on annonce manifestera-t-il une volonté d’ouverture ? Quoi qu’il en soit, la vague qui submerge actuellement le monde arabe ne s’arrêtera pas aux portes de la monarchie saoudienne.

185 commentaires sur « De l’Irak à l’Arabie saoudite »

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  • permalien Lou :
    10 mars 2011 @11h40   »

    Alain Gresh :
    Le 5 mars, le ministère de l’intérieur publiait un communiqué affirmant que les manifestations, rassemblements et sit-in étaient interdits dans le royaume et que les forces de l’ordre étaient habilitées à prendre toutes les mesures nécessaires contre ceux qui violaient la loi.

    et en Palestine ?
    Numéro d’équilibriste de Leïla Shahid dans le Politis de la semaine dernière :

    Leïla Shahid : « J’éprouve bonheur, fierté et espoir ! »

    (...)
    Mais les premières manifestations ont été interdites…

    C’est vrai. Mais elles intervenaient au lendemain d’une campagne très violente d’Al-Jazira contre l’Autorité palestinienne, avec la publication de documents sur les négociations israélo-palestiniennes. Ce qu’on a appelé la « Jaziraleaks », à la manière de WikiLeaks. L’Autorité craignait que les manifestations ­fassent partie de cette campagne. Quand il a été admis qu’il s’agissait vraiment de rassemblements de solidarité avec l’Égypte, le gouvernement a octroyé plusieurs permis de manifestations auxquelles plusieurs dirigeants ont participé.

    Mahmoud Abbas a tout de même eu des mots de soutien à Moubarak…

    Le Président Abbas a été déstabilisé par ces événements. Surtout par rapport à l’Égypte, qui joue un rôle clé dans la diplomatie arabe. Il est convaincu que les Palestiniens ne parviendront pas seuls à un État. Or, depuis 1948, l’Égypte est le pays le plus important dans la région. Qu’elle ait soutenu bien ou mal les Palestiniens, depuis Nasser, on peut évidemment en discuter. Mais elle a toujours été présente dans le conflit, aux côtés des Palestiniens.
    (...)

  • permalien Yvan :
    10 mars 2011 @12h01   « »
    De l’Irak à l’Arabie saoudite, la light democracy

    Le mandat de M. Saleh, au pouvoir depuis 32 ans, s’achève en 2013.

    Jeudi, dans un discours prononcé devant des milliers de personnes à Sanaa, le président yéménite Ali Abdallah Saleh a promis un référendum d’ici la fin 2011 sur une Constitution ouvrant la voie à un régime parlementaire, souhait de l’opposition.

    Est-ce bien le rôle d’un président "démocrate" d’octroyer des droits ?

  • permalien Ph. Arnaud :
    10 mars 2011 @12h04   « »

    Les mouvements qui agitent actuellement le monde arabe pourraient-ils se ranger dans la série des révoltes simultanées, comme en 1848 en Europe, en 1968 en Europe, aux Etats-Unis et au Japon, ou en 1989, en Europe centrale et orientale ?

  • permalien Deïr Yassin :
    10 mars 2011 @12h55   « »

    @ Ph. Arnaud

    Je me demande bien pourquoi vous êtes toujours si friand de comparaison et de digressions abusives. Il ne vous suffit pas d’analyser un événement sui generis dans son contexte ?

    J’ai bien compris que le monde arabe en soi ne vous intéresse pas plus que cela. On a eu TROIS lignes de votre part sur les révolutions arabes, et seulement parce que je vous ai demandé. Et votre réponse consistait à dire que vous espériez que l’Occident n’allait pas s’en sortir comme cela.

    Déjà la complexité d’une comparaison entre les différentes révoltes arabes - il faut en plus les comparer avec les révoltes de 1968 ? Il fallait l’oser !

    Sauf si bien sûr vous cherchez un prétexte pour nous donner des cours sur l’histoire européenne ex cathedra.

  • permalien Vitigis :
    10 mars 2011 @13h39   « »
    De l’Irak à l’Arabie saoudite, ou pourquoi je suis myope (par A. G.)

    un événement sui generis

    Eh bien, justement, l’événement ne comporte pas beaucoup de particularités "arabes". Les non-Arabes voient des gens qui leur ressemblent en train d’essayer de secouer un joug étouffant sans grand sectarisme idéologique. On est frappé par le caractère pacifique des manifestations. Pas de cris de haine. Pas d’actes de cruauté comparables (excusez-moi) aux attentats sur les marchés bondés etc.

    Vous n’aimez pas les comparaisons... mais comment comprenons-nous la réalité sinon en en comparant les facettes ?
    Ici (excusez-moi) on pourrait penser aux révoltes hongroise et polonaise de 1956...

  • permalien Ph. Arnaud :
    10 mars 2011 @14h46   « »

    J’ai omis deux autres moments de mouvements de soulèvement, d’une part ceux de l’Amérique latine, de 1810 à 1825, et, d’autre part, ceux des ex-colonies des puissances européennes, des années 1945 à 1950.

    Je note d’ailleurs, à ce propos, qu’au cours des années, tous ces mouvements tendent à se concentrer dans un délai de plus en plus court : quinze ans pour l’Amérique latine, cinq ans pour les colonies européennes, un an pour les PECO (pays d’Europe centrale et orientale), trois mois pour les pays arabes.

    Peut-être faut-il voir là-dedans un effet de l’accélération et de la multiplication des moyens de communication (et télécommunication), une certaine uniformisation des modes de pensée liée aux phénomènes précédents ainsi qu’à la mondialisation.

    Ce qui est curieux, c’est que les pays arabes qui, tous, ont connu, à un moment de leur histoire, des mouvements de révolte ou de manifestation amples ou violents, n’en connaissent de simultanés que maintenant, alors que, précisément, leur histoire, leur population, leur économie, leur niveau social (en global et en redistribution), leur taille, sont tous différents.

    Par ailleurs, il est (pour le moment du moins) intéressant de noter que cette révolte ne concerne, au sein du monde musulman, que les seuls Arabes, alors que les différences de régime politique ou de niveau de vie ne sont pas spectaculaires avec des pays musulmans non-arabes : Iran, Afghanistan, Pakistan, Bengladesh, Nigeria…

  • permalien Orangerouge :
    10 mars 2011 @15h29   « »

    @ Ph. Arnaud

    En 1968, la télévision, en montrant le début du mouvement dans aux Etats-Unis, a joué, je pense, dans la contagion Etats-Unis Europe.

    Je ne sais pas s’il la télévision a pu jouer en 1989 pour le dégel des pays de l’Est (accessibilité des télévisions occidentales ?).

    Seuls les révolutionnaires concernés pourront confrmer le rôle éventuel d’Al Jazeera (et des réseaux sociaux) dans l’inspiration entre pays arabes.

    Al Jazeera n’est peut-être pas autant écoutée dans les pays non arabophones ?

    En tout cas les américains accordent une grande efficacité à cette chaine : elle est interdite dans toute une partie des Etats-Unis ... ;-)

  • permalien X :
    10 mars 2011 @16h12   « »

    Eh bien, justement, l’événement ne comporte pas beaucoup de particularités "arabes".

    aie ! Particularités arabes ?je m’attends au pire..

    Les non-Arabes voient des gens qui leur ressemblent en train d’essayer de secouer un joug étouffant sans grand sectarisme idéologique. On est frappé par le caractère pacifique des manifestations. Pas de cris de haine. Pas d’actes de cruauté

    Ah bon ? Et moi je suis frappée par vos préjugés

    comparables (excusez-moi) aux attentats sur les marchés bondés etc.

    les attentats une "spécificité" "arabe" ?

    le terrorisme n’a pas de "race", pas de religions. Par contre, quelque soit la tranche d’histoire que vous choisissez le terrorisme est toujours fabriqué, mis au point et sert les intérêts des Puissances du Moment.

    @Ph Arnaud : vous omettez mai 1998, le président Suharto d’Indonésie a été renversé à la suite de manifestations de masse( à la suite de la crise financière asiatique de 1997) :)

    Toutefois je partage le point de vue de Deir Yassine. Pourquoi voulez vous nous comparez à d’autre ?

  • permalien Deïr Yassin :
    10 mars 2011 @16h37   « »

    @ Vitigis

    "Vous n’aimez pas les comparaisons"

    Vous vous trompez, mais comparez ce qui est comparable.

    Les révoltes de 1968 et maintenant les mouvements d’indépendance latino-américaines - ce qui selon un sociologue mexicain furent l’équivalent d’une victoire de l’OAS en Algérie dans le sens que c’est fut la scission des colons de la Mère-Patrie et que les autochtones n’y ont eu aucune place - sont des mouvements à comparer avec ce qui se passe dans le monde arabe ?

    Avec tout les respect pour Cohn-Bendit et Compagnie, mais cela est carrément hilarant de comparer ’68 avec les centaines de jeunes et moins jeunes Arabes qui paient de leur vie pour se débarrasser des dictatures dans des pays, non pas du centre, mais de la périphérie.

    Sinon on pourrait aussi comparer avec les manifestations de la CGT, non ? Des gens qui défilent et protestent ....

    Les comparaisons dans l’espace et surtout dans le temps servent à certains ici à étaler leur ’connaissances encyclopédiques’ dans des domaines qui n’ont rarement de lien avec les articles de ce blog.

    Tant mieux si les Non-Arabes voient des gens qui leur ressemblent. Après tout rien ne ressemble plus à un être humain qu’un autre. Il faut cependant vous méfier des images que les MSM veulent bien vous transmettre.
    A écouter certains, on a l’impression qu’on veut vendre l’image d’un monde arabe qui ne rêve que de s’intégrer au consumérisme et la laïcité à l’occidentale. Toujours cette lecture à travers la grille occidentale.

  • permalien X :
    10 mars 2011 @16h48   « »

    Par ailleurs, il est (pour le moment du moins) intéressant de noter que cette révolte ne concerne, au sein du monde musulman, que les seuls Arabes, alors que les différences de régime politique ou de niveau de vie ne sont pas spectaculaires avec des pays musulmans non-arabes : Iran, Afghanistan, Pakistan, Bengladesh, Nigeria…

    les chaînes satellitaires arabes ont joué un grand rôle à fabriquer une conscience arabe. Je ne parle pas seulement d’Al Jazira . Ces chaînes satellitaires depuis qu’elles sont apparues dans lles années 80 du precedent siècles meme avec des programmes de divertissement( feuilletons, cuisine, jeux televisés, Star Academy et autre pop star, football, emissions religieuses...) ont joué le rôle que n’a pas su faire la Ligue Arabe durant 60 ans : réunir les Arabes autour d’un projet et les faire rêver ! Maintenant le projet a pour slogan achaab yourid iskat al nidham le peuple veut faire tomber le régime.

    Une autre chose importante qui a retenue mon attention : la place de la poésie et des poètes dans ces révoltes. La révolution tunisienne a repris un poème de Abul Kacem Echaabi " La volonté de vivre" ecrit il ya pres de 80 ans qui a connu une nouvelle vie puisqu’il est repris par tous Arabes qui se revoltent.

    Lorsqu’un jour le peuple veut vivre,
    Force est pour le destin de répondre,
    Force est pour les ténèbres de se dissiper,
    Force est pour les chaînes de se briser.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Abul_K...

    De plus, en Egypte, c’est le retour ( mais a -t-elle vraiment oublié) Ahmed Najm et Cheikh Imam

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Ahmed_...

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Cheikh_Imam

  • permalien X :
    10 mars 2011 @17h09   « »

    à propos du sujet du fil :
    sur l’Iraq : j’aurais aimé vous voir souligné le caractère non confessionnel, ce qui est une première en Iraq depuis l’instauration d’un regime parlementaire sur base confessionnelle, des manifestations reprimée par le premier Ministre Al Maliki.

    sur l’ Arabie : le pacte entre les Oulémas wahabites et la dynastie Saoud. Chacun protège l’autre. Jusqu’à quand ? Notez que le wahabisme grace à l’argent des petro- dollars est devenu l’islam mondial. ce n’est pas la même chose. Quand vous croyez critiquez l’islam en Europe( comme le voile integral) en fait vous critiquez le wahabisme.

  • permalien Nobo :
    10 mars 2011 @18h14   « »
  • permalien Shiv7 :
    10 mars 2011 @18h22   « »

    A écouter certains, on a l’impression qu’on veut vendre l’image d’un monde arabe qui ne rêve que de s’intégrer au consumérisme et la laïcité à l’occidentale. Toujours cette lecture à travers la grille occidentale.

    J’ai bien peur qu’il ne s’agisse pas d’une simple lecture occidentale (il suffit d’aller voir sur place), mais bien plutôt d’une gangrène occidentale qui infecte le monde entier, les arabes ne faisant nullement exception. En effet rien ne ressemble plus à un homme qu’un autre homme.

  • permalien gloc :
    10 mars 2011 @18h58   « »

    Ph. Arnaud : Par ailleurs, il est (pour le moment du moins) intéressant de noter que cette révolte ne concerne, au sein du monde musulman, que les seuls Arabes (...)

    ... et peut-être aussi quelques Berbères, Kabyles, Imazighen, Libyens, Maures, Gétules, Garamantes, Numides, Chleuhs, Rifains, Chaouis, Chenouis, Beni Snous, Mozabites, Chlous, Siwis, Touaregs, Infusens, Matmatis, Jbalas, Ghomaras, Teknas, Reguibats, Seneds, Kutuma, Zénètes, Grecs, Phéniciens Turcs, Français, Espagnoles Italiens,Albanais et Vandales (s’cuses pour les oubliés).

    Autrement comment comprendre que la première mesure annoncé par M6, c’est :

    A partir de ces prémisses référentielles immuables, Nous avons décidé d’entreprendre une réforme constitutionnelle globale, sur la base de sept fondements majeurs : .

    Premièrement : la consécration constitutionnelle de la pluralité de l’identité marocaine unie et riche de la diversité de ses affluents, et au cœur de laquelle figure l’amazighité, patrimoine commun de tous les Marocains, sans exclusive.

    Discours du roi Mohammed VI du Maroc : le texte intégral | Rue89

  • permalien Ph. Arnaud :
    10 mars 2011 @19h07   « »

    En quoi les révoltes arabes sont-elles comparables à d’autres événements, tels que ceux de 1848 (France, Italie, Autriche, Hongrie, Allemagne), ou des années 1945-1950 (Vietnam, Al-gérie, Inde, Madagascar) ou, plus récemment, des événements de 1989 (Pologne, RDA, Tchécoslovaquie, Hongrie, Roumanie) ? Et même, j’y reviens, à 1968…

    Elles le sont à deux égards. D’une part, il s’agit de mouvements de libération, d’émancipation, de liberté [il existe, d’ailleurs, des mouvements inverses, où la réaction re-prend du poil de la bête : en 1815, en 1849, où tous les mouvements nationalistes ont été écrasés, des années 1925 à 1936, où des mouvements « fascisants » se sont implantés dans un grand nombre de pays d’Europe, et de 1980 à 1995 où, dans un autre genre, la plupart des pays occidentaux ont dû subir la réaction ultralibérale].

    D’autre part, ce qui est (à chacune de ces occasions) exceptionnel, c’est qu’une révolte se propage d’un pays à l’autre alors que, dans les années passées, des révoltes ou des manifestations avaient eu lieu, mais sans sauter d’un pays à l’autre.

    Dans le cas de 1848, les peuples ont peut-être éprouvé, instinctivement, que le pouvoir oppresseur (l’Autriche) était au bout du rouleau. Même chose pour les années 1945-1950 : les pays colonisés ont senti que les puissances coloniales (France, Angleterre) avaient été diminuées par la guerre (battues par l’Allemagne et le Japon). En 1989, les peuples d’Europe centrale ont dû sentir la lassitude de l’URSS. Mais, actuellement, qu’est-ce qui fait se propager l’étincelle de la révolte d’un pays arabe à l’autre ? Quel est le « pouvoir » - supérieur et commun à chaque dictature arabe – dont les peuples arabes sentent l’affaiblissement ? En quoi et où réside-t-il ?

    Il me revient en mémoire deux autres mouvements collectifs, qui touchent d’ailleurs la même zone, celle de l’Amérique latine : d’une part, les guérillas des années 1958-1972, et, d’autre part, la vague d’arrivées au pouvoir de gauche (plus ou moins), par les urnes (Uruguay, Venezuela, Equateur, Chili, Honduras, Nicaragua, Brésil, Argentine, etc., et ce depuis sept ou huit ans…

    Les révoltes sud-américaines des années 1810-1825 doivent être considérées d’un point de vue dialectique : si elles apparaissent comme des victoires « d’OAS locaux » (avant la lettre), il n’en reste pas moins que, par rapport à la situation antérieure, elles sont un progrès, celui de la délivrance d’un pouvoir colonial. Comme le disait Karl Marx, le capitalisme est un état de l’humanité inférieur au socialisme, mais supérieur au féodalisme qui l’avait précédé…

  • permalien Ph. Arnaud :
    10 mars 2011 @19h16   « »

    A Gloc

    Lorsque je disais « arabes », je n’entendais pas les seuls arabophones mais tous les pays dont la langue première (ou majoritaire) est l’arabe et qui se retrouvent dans la Ligue arabe.

    Cette dénomination était, pour moi, une façon de dire : cette révolte ne regarde pas [pour le moment, je précise] des pays comme la Turquie, l’Iran, le Pakistan, le Bengladesh, l’Indonésie, le Nigeria qui, bien que musulmans, ne sont pas arabes.

  • permalien Ph. Arnaud :
    10 mars 2011 @19h31   « »

    A Shiv 7

    Peut-on faire grief aux révoltés arabes de s’intégrer au consumérisme ? Compte tenu de l’inégalité criante des revenus (par exemple en Egypte), de la conscience de la richesse scandaleuse amassée par certains dirigeants – et hommes d’affaires proches du pouvoir – compte tenu de l’ouverture des pays arabes aux télévisions du monde entier, à Internet et aux réseaux sociaux, compte tenu des émigrés arabes dans les pays d’Europe, et qui témoignent, auprès de leurs compatriotes restés du niveau de vie de leurs pays hôtes, comment les Arabes n’aspireraient-ils pas à consommer ?

    Les revendications sociales ne sont d’ailleurs pas absentes de l’ensemble des manifestations : des employés de Carrefour Tunisie ont fait grève pour obtenir de meilleures conditions de travail, des ouvriers égyptiens se sont aussi insurgés contre leurs patrons.

  • permalien Ph. Arnaud :
    10 mars 2011 @20h00   « »

    A tous

    En me référant aux révoltes de 1968, notamment en France, je vois un rapprochement avec les actuelles révoltes arabes.

    En 1968, on était encore en pleine guerre froide (il y avait la guerre du Vietnam, les guérillas d’Amérique latine, des colonies portugaises, plus ou moins liées à l’URSS). En France, la CGT et le PC étaient encore très puissants et apparaissaient comme la plus forte opposition au pouvoir gaulliste et capitaliste.

    Or, ce qui est remarquable, c’est que cette révolte, tout en visant le capitalisme et une société qui, dans les mœurs, était encore très conservatrice, n’a pas été initiée par la CGT ou le PC ou n’a pas prôné une société selon les vœux de ces dernières organisations.

    On a d’ailleurs mis sur le même plan (et cela est caractéristique, malgré la disparité des situations) les révoltés du Printemps de Prague et ceux de Berkeley, de Paris, de Francfort ou de Milan. Les révoltés de Prague se présentaient comme de gauche, voire marxistes, mais antisoviétiques.

    Qu’est-ce que cela a à voir avec les pays arabes ? Depuis (au moins) une dizaine d’années, ce qui, en Occident, est présenté comme l’opposition majuscule aux actuels pouvoirs arabes, ce sont les islamistes. Or, de ce que j’ai pu voir des révoltes, en Tunisie, Egypte, Libye ou ailleurs, c’est que les islamistes n’apparaissaient ni comme les initiateurs, ni même comme les forces dominantes. Cela durera-t-il ? Les islamistes prendront-ils le dessus ou seront-ils marginalisés ? L’actualité à venir s’annonce intéressante…

  • permalien K. :
    10 mars 2011 @20h44   « »

    @ Ph. Arnaud 10 mars @19h31,

    Le “consumérisme” est un luxe que la plupart des travailleurs des pays arabes ne peuvent s’offir. S’ils demandent des augmentations salariales c’est avant tout pour des besoins de base : nourriture, logement décent, éducation et soins de santé.

    Le prix d’une nourriture suffisante et saine et des logements sont hors de la portée de la plupart de ces travailleurs, ainsi que les prix des hopitaux et écoles privés, le secteur public dans ces domaines offrant des services lamentables (soit dit en passant les dirigeants syriens feraient bien de ne pas négliger ces secteurs, comme parait-il ils le font déjà).

  • permalien gloc :
    10 mars 2011 @21h08   « »

    @Ph. Arnaud,

    Si je vous citais M6, c’était pour vous susurrer que si les pays en révolte était peut-être de "gouvernement arabe", ils étaient loin d’être de "population arabe", et que peut-être des conflits préexistants se sont révélés à ce moment.

    Dans les pays du Maghreb pour peu que vous sortiez des hôtels, vous apprenez vite à identifier qui est qui et a adapter votre comportement en conséquence.

    Par contre dans les pays essentiellement arabes (population et gouvernement) votre analyse est beaucoup moins pertinente. Dans le Golf, le cas particulier de Barhein où 1/3 de la population n’est pas Arabe, est particulièrement instructif.

    ... et la réaction du ministre saoudien des affaires étrangères Saoud el Fayçal, tout aussi éclairante : « le changement ne devait pas se faire par des manifestations "mais par le dialogue" et qu’il "couperait la main" des opposants au régime de sa tribu face à la révolte qui secoue le monde arabe, (...) »

  • permalien K. :
    10 mars 2011 @21h17   « »

    En pourcentage de PIB, le budget de la défense de l’Arabie Saoudite est le premier au monde selon The Economist.

    Ceci dans un pays dont le chiffre du PIB par habitant est un leurre encore plus criard qu’ailleurs.

  • permalien Ph. Arnaud :
    10 mars 2011 @21h47   « »

    A K

    J’entends bien ce que vous dites des besoins réels des Arabes, souvent loin des tablettes iPad, 4 x 4, piscines, repas fins, voyages aux Seychelles, etc. Je précise néanmoins ma pensée sur quelques points :

    Les revendications des ouvriers de Suez (avant la chute de Moubarak) ou des employés de Carrefour Tunisie (après la chute de Ben Ali) sont des revendications à caractère économique – ou social – pas politique.

    Si l’on est résolument optimiste, et que, dans les pays débarrassés de leurs dictatures, s’instaure la démocratie, on ne voit pas pourquoi les préoccupations des habitants ne se porteraient pas, désormais, sur des revendications d’ordre économique et social.

    Ces revendications seront-elles de nature collective (recherche de plus d’égalité, de services publics) ou individuelle (salaires plus élevés) ? Là aussi, on peut supposer qu’il y aura des deux, comme on le constate, par exemple, chez les Chinois. Je pense même que, compte tenu de la proximité plus grande des pays arabes avec les pays européens (proximité géographique et humaine, avec les croisements de population dans les deux sens) qu’il y a de fortes chances pour que les Tunisiens, Egyptiens (et plus si affinités…) se comportent comme les Européens…

  • permalien Yann :
    10 mars 2011 @21h59   « »
    Politico-économico-libres !

    @ Ph. Arnaud,

    A mon avis, les revendications sont :

    - politiques (juger les dirigeants corrompus)
    - économiques (distribuer équitablement les richesses)

    Le travail, c’est la politique par excellence, non ?!

  • permalien marc :
    10 mars 2011 @23h33   « »
    De l’Irak à l’Arabie saoudite, en passant par la Libye

    Merci à Lou nous transmettre ces extraits de Leïla Shahid.
    Comme ils sont en accès payant, quelques uns, dont je suis, n’auraient pas eu l’occasion
    (bien au chaud et le ventre plein, mais pour combien de temps ?) d’éprouver avec elle
    « bonheur, fierté et espoir ! »

    Mots simples, mot sublimes ...

    Comment s’étonner que devant ce qui se passe de ce côté-ci de la méditerranée, où le Peuple se fait dépouiller de son patrimoine, dépecer ses avancées sociales, dénier sa souveraineté référendaire et s’appauvrit lentement dans des états de plus en plus policiers,
    comment s’étonner que l’on soit un peu réveur, d’une part, mais surtout qu’on cherche à comprendre ?

    - Comment font-ils ?
    ou, en clair, - Comment ont ils fait pour botter leur Sarkozy, Strauss Kahn, ou leur Le Pen ?

    Aumentations de salaire de 15%, de l’emploi de 29%, çà laisse réveur, non ?
    Des promesses, certes, mais qui traduisent que la peur change de camp,
    sans actes de cruauté ...
    (@Ph. Arnaud ) Fallait ajouter "ni verbales ni physiques ;)
    et, "de la part de la population, contrairement aux pouvoirs" !

    Bon, plus sérieusement, l’accélération des mouvements est remarquable, effectivement.
    Remarquez que si l’on remplace la grille de décodage,
    (pays musulmans arabes/non-arabes) par (pays ami/ennemi ou soumis/non aligné)
    la boussole peut parfois indiquer le nord, surprenant non ?

    Malgré l’enthousiasme et la solidarité que j’éprouve pour ces Révoltes, je souhaite que l’histoire les retienne comme des Révolutions.
    Tout Peuple, au fond de son coeur, a soif de bonheur, de fierté, d’espoir,
    et de liberté.

    Ensemble ?
    Ou on continue à se chamailler pour des virgules ?
    Pourtant, pour poster ici, c’est la même soif, non ?

  • permalien Ph. Arnaud :
    11 mars 2011 @00h45   « »

    A tous

    Je me demande si, à l’instar des espèces animales qui, parfois, détectent des phénomènes physiques inaperçus de l’homme (tremblements de terre, violences météorologiques…), les peuples ne détectent pas, spontanément, certaines évolutions qui échappent aux analystes les plus sagaces.

    Je pense, par exemple, aux Français qui, en 1941 (alors qu’il était minuit dans le siècle), ont inversé une évolution de la natalité qui durait depuis au moins la Révolution. Comme s’ils discernaient que l’Allemagne allait être vaincue (et, après la déroute de mai-juin 40, il fallait oser y croire…).

    Je me demande s’il n’en va pas des révolutions comme des relations amoureuses : j’ai lu quelque part que les hommes [puisque ce sont eux qui, jusqu’à présent, sont censés faire les premiers pas] n’entreprennent des manœuvres de séduction que pour autant qu’ils y ont été poussés par certains indices : postures, gestes (dont Desmond Morris avait donné quelques clés, jadis, dans ses ouvrages). Je crois que les peuples saisissent, avec beaucoup de finesse, les moindres signes de faiblesse, d’hésitation, de perte de confiance des dirigeants et se mettent alors à pousser dans le sens le plus fragile…

    A cet égard, j’ai le sentiment que la Révolution française a débuté non pas le 14 juillet, mais lors de la séance entre Dreux-Brézé et Mirabeau, lorsque le premier, au lieu de « rentrer dans le tas », s’est retiré piteusement…

    Ce qui me semble néanmoins mystérieux, c’est non pas que tel ou tel dirigeant arabe ait donné un signe de faiblesse, mais que nombre d’entre eux, qui sont arrivés au pouvoir dans des circonstances variées, se sont maintenus, par des modalités diverses et dans des circonstances disparates, pendant des laps de temps différents – 23 ans pour Ben Ali, 30 ans pour Moubarak, 42 ans pour Kadhafi – aient atteint leur point de fragilité en même temps…

  • permalien Deïr Yassin :
    11 mars 2011 @09h15   « »

    @ Ph. Arnaud

    "Les révoltes sud-américaines des années 1810-1825 ....il n’en reste pas moins que par rapport à la situation antérieure, elles sont un progrès ..."

    D’un point de vue occidental, sans doute !

    Pour les autochtones qui formaient la grande majorité de la population, cela fut plutôt le contraire : leur statuts juridique, économique et social se sont dégradés au lendemain des Indépendances.

    "Celui d’une délivrance d’un pouvoir colonial"

    Pour les Amérindiens, un pouvoir colonial fut remplacé par un autre, et encore aujourd’hui, les peuples autochtones se considèrent majoritairement en état de colonisation.

    Comme si la création de l’Etat d’Israël et le départ du pouvoir colonial britannique - quoi qu’il avait un autre nom en Palestine - fut une délivrance pour les autochtones palestiniens. Remarquez, c’est comme cela que certains, entre autre Sébastien ici, essaient de nous vendre la création de l’Etat d’Israël.

    Cela n’est certainement pas par hasard que le concept de "colonialisme interne" fut forgé par la sociologie latino-américaine.

    Comme vos propos sur l’Islam et son ’retard’, votre usage de Marx et ses stades d’évolution appliqués à des sociétés extra-occidentales montre que vous êtes ethnocentrique - une espèce qui se vend en plusieurs tailles et couleurs.

    "Je pense ... qu’il y a de fortes chances pour que les Tunisiens, Egyptiens (et plus si affinités) se comportent comme les Européens."

    Hors du modèle occidental, point de salut. Que Dieu nous en préserve.

    PS. Suivant le schéma des chutes des tyrans, normalement Kadhafi devrait tomber aujourd’hui : 4 semaines après Moubarak qui est tombé 4 semaines après Ben Ali. Prions, prions ...

  • permalien Yvan :
    11 mars 2011 @09h47   « »

    @Ph. Arnaud

    Les théories des climats et des lieux ont traversé l’humanité depuis la plus haute antiquité de Lao Tseu à Hippocrate et ont interrogé les philosophes depuis Aristote à Hegel ( en passant par Ibn Khaldoun et Montesquieu).

    Dire que sur les failles telluriques l’activité humaine est plus fébrile, n’est pas nouveau, le Japon (c’est d’actualité), la Turquie et la Californie l’attestent.

    Que le comportement individuel des hommes est souvent en opposition avec le comportement, collectif Rousseau l’a mis en évidence dans le Contrat Social et la révolution française l’a gravé dans le marbre de la Charte des Droits de l’Homme et du Citoyen.

    Mais ça n’expliquera jamais pourquoi, en restant au nord de l’Afrique, l’Égypte a connu 3 dirigeants depuis 1952, la Libye 2 dirigeants depuis 1951, la Tunisie 2 dirigeants depuis 1957, le Maroc 3 dirigeants depuis 1957 et l’Algérie 14 dirigeants depuis la formation du GPRA en 1957... toutes choses égales par ailleurs (en dehors cependant d’une activité sismique importante du nord de l’Algérie - ?).

    La réalité est à mon avis beaucoup plus simple :
    - L’ancien empire ottoman après avoir imposé un système politique commun s’est peu à peu replié sur lui-même.
    - Dans un mouvement habituels de la Oumma, c’est au moment où des systèmes politiques régionaux allaient se développer que l’empire est devenu le terrain de jeu des enjeux européens, alors que le pétrole devenait le carburant de la société moderniste.
    - Le colonialisme s’est aliéné durablement le Moyen Orient interdisant tout développement d’une culture politique régionale.
    - Après deux guerres mondiales attestant de la faiblesse de l’occident, l’éviction des colons s’est faite dans la violence des coups d’états des renversements de régimes concupiscents, dans l’urgence, sans de réels projets politiques, autre que l’indépendance.
    - Sans projet post-colonial, les héros d’un jour sont tombés dans un népotisme, qui est devenu le système de transmission du pouvoir (sauf en Algérie où à la lumière des échecs du voisinage, une tentative de "turn over" des dirigeants à échoué sur le concept de "parti unique").
    - Ce népotisme a violemment combattu toute opposition et entraîné une immigration politique, qui s’est formée "hors sol" au contact des anciens colons.
    - Le développement des moyens de communication, a nourri le sentiment d’abandon des peuples du Moyen Orient, jusqu’à l’explosion actuelle.
    - Le renversement des élites entraîne le chaos, le retour des immigrés avec des projets "à l’occidentale". La méfiance vis à vis de ces "born again in politic" est encourageante, mais les peuples sont-ils prêts à sacrifier une génération et peut-être plus, pour développer leur propre système politique ?
    - Les peuples Moyen Orient n’ont toujours pas eu leur chance de développer des systèmes politiques modernes adaptés à leurs besoins.

  • permalien une Tunisienne X :
    11 mars 2011 @10h08   « »

    Les revendications des ouvriers de Suez (avant la chute de Moubarak) ou des employés de Carrefour Tunisie (après la chute de Ben Ali) sont des revendications à caractère économique – ou social – pas politique.

    @Ph.Arnaud

    si on reprends la genèse de la révolution tunisienne : au commencement un jeune diplômé chômeur, vendeur ambulant de fruits et légumes s’immole par le feu par désespoir et s’estimant blessé dans sa dignité( une gifle reçu d’une femme policière en public) . Sa ville natale Sidi Bouzid par solidarité avec sa famille
    manifeste contre le pouvoir local de la police. Très vite les manifestations prennent un caractère social, très vite pris en main au niveau des slogans et relayées par facebook et twitter , ensuite syndical ensuite politique au niveau de tout le pays pour changer le régime. c’était un mouvement crescendo : à chaque fois que le régime augmentait sa répression plus de gens soutenaient le mouvement et se joignaient aux révoltés et demandaient plus. La dernière semaine( celle du 14 janvier 2011) était une fin en apothéose puisque Tunis la capitale s’est ralliée au mouvement de protestation générale et que des gens de tous âges et de toutes catégories sociales sont descendus sur l’avenue Bourguiba manifester pour la fin du régime de Ben Ali au cri de "Dégage".

    http://www.dailymotion.com/video/xg...

    Par la suite, une contre -révolution s’est mise en place. Les revendications sociales comme celle des employés de "Carrefour" ou des hôtesse de l’air de Tunisair ou des employés qui demandent des augmentations salariales...en sont la preuve. Remarquez que ce sont ceux qui ont un déja un travail qui revendiquent( les bobos) alors que ceux qui ont débuté la revolution nos compatriotes des regions du Centre-Ouest et du Sud, les jeune chomeurs ne demandent rien. Faire échouer la révolution était le but. Très vite la Kasba( symbole du Pouvoir et du Gouvernement) est occupée par ceux qui ont fait la révolution( "les gueux") encadrés par des avocats et des partis de l’opposition, des étudiants, des lycéens, des femmes de toutes origines et conditions sociales avec des demandes uniquement politiques. Il ne fallait pas se laisser dévier et se surcharger de revendications non politiques. Le premier Ministre Ghannouchi rend son tablier le 27/02/11. Victoire ! Nous devons d’abord mettre en place un régime politique pour au moins un siècle( nouvelle constitution, nouvelle loi électorale, choisir un régime parlementaire ou présidentiel ...etc) et ensuite les demandes sociales et syndicales seront reglées. Chaque chose en son temps.

  • permalien Ph. Arnaud :
    11 mars 2011 @10h23   « »

    A Deir Yassin

    Je maintiens bien mon propos : les indépendances d’Amérique latine des années 1810-1825 représentèrent un progrès par rapport à l’époque précédente. Il en va d’elles, en effet, comme de la Révolution française : celle-ci, pour les ouvriers (par exemple), représenta une aggravation des situations par rapport à l’Ancien Régime. Les bourgeois, bien plus conscients de leurs intérêts que les nobles, furent souvent bien plus durs pour les classes inférieures.

    Néanmoins, par l’affirmation de principes nouveaux, par l’abolition des privilèges, cette Révolution allait enclencher un mouvement – qui produit toujours ses effets – et allait éroder peu à peu les positions de la classe qui en avait d’abord profité.

    [Au passage, je n’ai jamais dit que la création de l’Etat d’Israël avait été une délivrance pour les autochtones palestiniens. Au contraire, j’ai toujours dit qu’il s’agissait de la dernière création coloniale, celle des empires (le russe, l’austro-hongrois) qui n’avaient pas eu d’extension outre-mer].

    Même chose pour le « retard » que vous m’accusez d’appliquer à l’Islam. J’ai dit exacte-ment ceci : « L’Islam, me semble-t-il, n’a pas connu cette usure (si tant est que ce soit son destin). Pour des laïcs, c’est une forme d’archaïsme, de retard. Mais, pour des croyants (y compris chrétiens), c’est plutôt un signe de vitalité… ».

    Je ne comprends pas pourquoi vous considérez comme une infamie (une espèce de colonialisme déguisé) le fait de considérer que les Egyptiens ou Tunisiens en viennent à se com-porter (à l’égard de la société de consommation) comme les Européens. Si les Chinois le font, pourquoi les Arabes ne le feraient-ils pas ? Les Européens ont délocalisé des industries ou des services (centres d’appels) dans les pays arabes. Ceux-ci sont donc parfaitement au courant des instruments de consommation modernes. A force d’en fabriquer, pourquoi ne serait-il pas normal qu’ils veuillent en profiter ?

    Même chose pour les zones de maraîchage géantes implantées au Maroc, et qui ne profitent qu’aux Européens : un jour, les Marocains finiront bien par souhaiter les retrouver dans leur assiette (avec peut-être une meilleure qualité…).

  • permalien Ph. Arnaud :
    11 mars 2011 @10h44   « »

    A tous

    Ce qui me frappe dans les mouvements de revendication (révolte, soulèvement, révolution), c’est, précisément leur difficulté à se généraliser : en France, par exemple, alors que tout le monde à peu près est frappé par les mesures de la droite, et ce, depuis des années, chacun fait sa grève, sa manif dans son coin. Les mouvements généraux ont du mal à prendre et, lorsqu’ils prennent, à se généraliser (on l’a vu pour les retraites).

    Ce qui est déjà difficile à l’échelon national l’est encore plus à l’échelon international : actuellement, ce sont tous les pays du monde qui sont frappés par le retour de bâton de la crise de septembre 2008. Or, même en Europe (où il existe une certaine homogénéité des conditions et où l’existence d’institutions communes et d’une vie politique et économique communes) on se dit que les salariés grecs, portugais, espagnols, français, anglais, devraient se mettre en grève tous en même temps. Puisqu’on les force à avaler la même potion. Or, rien de tout cela ne se passe…

    C’est pour cela que je trouve remarquable (miraculeux presque) la généralisation des révoltes dans le monde arabe et que je les rapproche des soulèvements de 1989 dans l’ancien bloc soviétique, alors que ces derniers avaient, jadis, connu des soulèvements isolés – 1953, 1956, 1968 – qui, chaque fois, avaient été écrasés isolément…

    Pourquoi les dirigeants (je pense également à Mohamed VI) se sentent-ils fragiles en même temps, alors que les conditions historiques et politiques de leurs pays sont si différentes ? C’est comme si diverses sinusoïdes se trouvaient, d’un seul coup, toutes en concordance de phase…

  • permalien une Tunisienne X :
    11 mars 2011 @10h46   « »

    Je me demande s’il n’en va pas des révolutions comme des relations amoureuses

    les manifestants sont des jeunes diplômés ,éduqués, au chômage, n’ayant rien à perdre, n’ont ni dettes ni famille à charge. Bien au contraire le fait qu’ils ne puissent se marier faute d’argent et vivant dans des sociétés conservatrices( les relations hors mariages sont prohibées) leur a donné cette énergie pour renverser le régime.

  • permalien une Tunisienne X :
    11 mars 2011 @11h32   « »

    C’est comme si diverses sinusoïdes se trouvaient, d’un seul coup, toutes en concordance de phase…

    tout à fait.

    Peut être aussi le fait de connaître ce que vous occidentaux pensez de nous ! L’image que vous nous renvoyez via vos médias que nous regardons et lisons est humiliante et nous ne nous reconnaissant pas dans vos yeux. Peut être que au fond nous vous crions : regardez nous sommes pareils à vous des êtres humains faits de chair et de sang nous avons des rêves et nous souhaitons le meilleur pour nos enfants. Nous nous révoltons aussi contre l’image que vous avez fabriqué pour nous. Nous nous libérons du carcan mis en place par nos Ben Ali et consorts dont les intérêts convergent avec vous occidentaux. le temps des homme lige est révolu.

    PS : vous vous félicitez de l’absence des "islamistes".
    1/ les "islamistes" sont une invention occidentale. C’est un point de vue occidental.
    2/ l’islam est implicite en nos sociétés. C’est l’air que nous respirons...

    Alors qu’il fait semblant de critiquer « l’hypocrisie de l’Occident », dont il est un pur produit, Zizek déclare dès la première phrase de son article paru dans Libération (1) qu’il est « frappé » par l’absence du « fondamentalisme musulman » dans les révolutions tunisienne et égyptienne. La vérité, c’est que Zizek a construit toute sa réflexion sur un vœu pieux : un monde arabe déculturé sans islam, sans musulmans et sans identité spécifique. Ce monde arabe « lactifié », blanchi et occidentalisé, fantasmé par Slavoj Zizek serait uniquement mu par un désir de se noyer dans un « universalisme décharné », sous lequel se dissimule l’imposition des valeurs occidentales. Ne comprenant rien au monde arabe, mais, acculé à se prononcer sur la révolution égyptienne qui s’impose au monde entier, Zizek a repeint un monde arabe à l’image de l’Occident

  • permalien une Tunisienne X :
    11 mars 2011 @11h34   « »

    Dans cette perspective, Slavoj Zizek fait semblant de s’enflammer pour des « révoltes » qui s’attaqueraient « seulement » à des régimes répressifs, à la corruption et à la pauvreté, en revendiquant uniquement la liberté et l’espoir de meilleures conditions économiques. Lourd de signification, ce « seulement » qui est à la base de toute sa réflexion, montre la volonté de Zizek de préserver les intérêts occidentaux dans le monde arabe sous couvert de pseudo-rhétorique révolutionnaire. Dans le monde arabe, toute révolution a nécessairement un caractère anti-impérialiste du fait des rapports de domination existant au niveau international. Vouloir passer ce fait sous silence n’est qu’une imposture visant à protéger les intérêts occidentaux.

    De même, en dehors d’une petite ligne sur la politique de soutien à Moubarak d’« Israël », Zizek passe sous silence la politique coloniale sioniste qui est pourtant un problème central pour l’ensemble du monde arabe. Ainsi, il laisse croire à son public occidental que les révolutions traversant le monde arabe sont « strictement » sociales et démocratiques c’est-à-dire sans contenu anti-colonialiste et anti-sioniste. Tout mouvement populaire dans le monde arabe s’inscrit dans une perspective de libération nationale car la nation arabe vit quotidiennement la colonisation directe en Palestine ou en Irak et les politiques néo-colonialistes sur le reste de son territoire. La crainte agitant actuellement les dirigeants sionistes montre bien que ceux-ci ne se font aucune illusion sur le caractère anti-colonialiste et anti-sioniste des révolutions en cours, aussi bien en Tunisie qu’en Égypte

    La volonté de Slavoj Zizek de mettre au centre des oppositions politiques dans le monde arabe la « gauche » et les « islamistes », s’inscrit évidemment dans ce cadre de défense des intérêts et valeurs de l’Occident. La vérité des trois dernières décennies est que les affrontements entre la « gauche » et les « islamistes » n’ont profité qu’à l’Occident et aux régimes croupions qui lui sont soumis. L’Occident et ces régimes ont très bien su jouer, en fonction des rapports de force, les « islamistes » contre la « gauche » ou la « gauche » contre les « islamistes ». Les actuelles révolutions sont, en partie, le fruit des tentatives de dépassement de ces oppositions afin de remettre en cause les pouvoirs en place et les rapports de domination sur la scène internationale. Réactiver ces oppositions comme étant la « contradiction principale » traversant le monde arabe, n’est que la dernière trouvaille occidentale pour phagocyter les révolutions à l’œuvre.

  • permalien une Tunisienne X :
    11 mars 2011 @11h37   « »

    Cette tentative de phagocyter les révolutions arabes, Slavoj Zizek nous la présente hypocritement sous la forme d’« une aide fraternelle de la part de la gauche radicale » occidentale qui serait « indispensable ». Il vrai que les peuples arabes ont attendu l’« aide » de Zizek et de ses amis fraternalistes pour mener à bien leur révolution. Zizek et ses amis se pensent comme les juges et les guides universels de révolutions qu’ils ne feront sans doute jamais dans leur propre pays en raison des risques qu’elles comportent. Ils se considèrent comme les esprits devant diriger les corps des Arabes qui luttent sur le champ de bataille. Cette attitude est révélatrice d’une perception du monde marquée du sceau de la culture occidentale de la suprématie. Il faut être profondément imbu de sa supériorité d’occidental pour se croire autorisé à donner des leçons, depuis une capitale européenne, à des peuples qui se sont soulevés malgré la répression policière et qui sont en train de mener leur révolution.

    Durant la Révolution algérienne, Frantz Fanon nous avait déjà mis en garde contre les agissements de ces défenseurs des valeurs blanches qu’ils ont, de leur propre chef, rebaptisé « universelles » :

    « Dès que le colonisé commence à

    https://mecanoblog.wordpress.com/20...

    le reste de l’article sur mecanoblog

  • permalien gloc :
    11 mars 2011 @11h41   « »

    Ph. Arnaud : Ce qui me frappe (...)

    Ce qui me frappe, c’est qu’on puisse faire des parallèles entre des politiques choisies dans un cadre démocratique comme en France, et des politiques imposées par des systèmes maffieux comme au Proche Orient.

    Ce qui me frappe, c’est qu’on ne comprenne pas qu’après 50 ans de racolage de populations laborieuses maintenues par contrat tacite sous le seuil de pauvreté, par les maquereaux de la République, ces populations finissent par se lasser d’un système politique qui se déclare ne pas être fait pour elles, et que finalement elles passent les rabatteurs par pertes et profits.

    Ce qui me frappe c’est que non seulement on ne prête qu’aux riches, mais que le degré d’endettement des peuples est inversement proportionnel à son aptitude à dresser des barricades.

    Ce qui me frappe c’est que le moindre employé de bureau en CDD n’a pas le moindre regard sur les employés du premier Club Med à prix cassés.

    Ce qui me frappe c’est qu’on ne puisse pas comprendre, que quand on est perçu comme bénéficiant d’un système esclavagiste, on soit considéré comme de mauvais conseil par les esclaves.

    J’arrête là, j’ai la migraine !

  • permalien tourte a la creme :
    11 mars 2011 @11h46   « »

    Bonjour,
    Je ne sais pas si vous avez aussi cette impression mais à aucun moment, dans aucun Média, on a parlé de l’arabie saoudite (jusqu’à quelque jours). Que ce soit pour chercher "à qui le tour" on a toujours des belles cartes analysant les risques en Syrie, en Irak, en Iran... mais rien sur l’arabie saoudite. Quand on connait la situation (qui est pour une grande partie de la population la même que dans les autres pays, i.e population jeunes, alphabetisée, et très précaires) on se demande en quoi se pays ne mérite pas que l’on se pose la question, que tout les journaux semblent se poser : à qui le tour.
    Après l’aveuglement sur la financiarisation (cf irlande), sur la situation dans le monde arabe (cf tunisie) pourquoi les médias continuent à occulter des informations, et ne font pas leur travail. Les journalistes auraient du, après une tel manifestation de leur incompétence à fournir les informations, se poser des questions et arreter de se voiler la face là où l’occident ne veut pas regarder. (on peut aussi penser à l’affaire sakineh où personne n’a fait remarquer que l’arabie saoudite pratique le même genre d’imondices que le diable irannien)

  • permalien une Tunisienne X :
    11 mars 2011 @12h00   « »

    La révolution arabe et la reconquete de l’identité par Abdelaziz al-Hays https://mecanoblog.wordpress.com/20...

    On considère la révolution populaire arabe qui s’est déroulée en Tunisie et en Égypte, comme étant la révolution de masses la plus importante qui ait eu lieu à l’époque contemporaine après les révolutions française, bolchevique et iranienne. Aujourd’hui, dans le monde arabe, on assiste à une approbation populaire générale de cette révolution en raison de son opposition à l’injustice. Elle est aussi considérée comme un passage obligé après une phase de « blocage » par laquelle est passée la société arabe. Elle est également unanimement acceptée car elle est l’expression de la voix des masses ; voix qui est restée très longtemps dans l’attente.

  • permalien Lou :
    11 mars 2011 @12h08   « »

    Réfugiés : Sarkozy pour la création de "zones humanitaires en Afrique du Nord"

    BRUXELLES - Le président français Nicolas Sarkozy a proposé vendredi "la création de zones humanitaires en Afrique du Nord" pour accueillir les "déplacés", à son arrivée à Bruxelles pour un sommet extraordinaire sur la situation en Libye.

    (©AFP / 11 mars 2011 11h50)

    ça y est le temps des colonies est revenu et Sarkozy contrôle maintenant l’Afrique du Nord.

  • permalien une Tunisienne X :
    11 mars 2011 @12h42   « »

    gloc :
    11 mars @11h41

    je partage votre opinion.

    courage Deir Yassine :)

  • permalien une Tunisienne X :
    11 mars 2011 @12h53   « »

    Il suffit, pour comprendre la révolte qui s’annonce des nantis du Golfe, de se reporter à la « Nouvelle République d’Alger » du lundi 28 février laquelle nous apprend que les Qataris via Facebook se sont donnés rendez-vous le 16 mars prochain pour interpeller collectivement et massivement leur Émir ! Que lui reprochent-ils ? Et bien « d’être au service d’Israël » ne supportant plus « l’avidité de son épouse Cheikha Mouza, accusée d’avoir accaparé les richesses du pays pour faire du Qatar un lieu de vice et de débauche ». Que demandent-ils : « ni plus ni moins que la fermeture des bases américaines et de la rupture des relations avec Israël ». Le monde arabe n’a donc plus aucune illusion quant à ses dirigeants et c’est bien là que le bât blesse. De sorte que la théorie des dominos semble bien devoir se vérifier avec un effondrement général… peut-être in fine une sorte de révolution globale remettant en cause le système ultralibéral, les dictatures de la City et de Wall Street !

    http://www.geopolintel.fr/article34...

  • permalien Noval :
    11 mars 2011 @14h55   « »

    Lorsqu’un philosophe s’adresse à un Président va-t-en-guerre :

    http://www.palestine-solidarite.org...

  • permalien Shiv7 :
    11 mars 2011 @17h40   « »

    @ Ph. Arnaud 10 mars @19h31

    En aucun cas je ne fais grief aux révoltés arabes d’éventuellement succomber au consumérisme, mon grief est uniquement adressé à cette idéologie en tant que telle et à ces pourvoyeurs principaux (car finalement tout le monde en devient pourvoyeur..) à laquelle il est très difficile de résister vu les moyens mis en œuvre pour justement y succomber.

    De plus en aucun cas cette idéologie peut cesser les inégalités (a aucun niveau de richesse) car il y en aura toujours qui possède plus même si les disparités diminuent.
    La misère de ce fait est permanente (également à tous les niveaux de richesse) car l’insatisfaction n’est jamais comblée.

    Le vers est dans le fruit dans la mesure où le consumérisme institue la croyance que c’est par la possession d’objets ( ou services ou autre) et la dépendance qui en découle que l’on est plus heureux et libre alors qu’en réalité c’est précisément l’inverse.

    Cette idéologie n’est pas vieille et pas naturelle à l’homme puisqu’elle a été sciemment mise au point aux USA (et depuis sans cesse améliorée) au siècle dernier afin d’écouler les stocks des usines de montage de Ford qui grâce a l’invention du travail à la chaîne et du gain de production ainsi gagné se sont retrouvé avec des montagnes de produit à écouler.

  • permalien Shiv7 :
    11 mars 2011 @17h42   « »

    @ K 10 mars 20h44

    Le consumérisme avant d’être un fait (il n’est nullement nécessaire d’avoir la possibilité de consommer indécemment pour y croire, d‘autant plus dirais-je) est surtout un état d’esprit et c’est dans ce sens qu’il fait surtout des ravages.

    Ainsi j’ai vu de nombreux exemples dans les pays pauvres d’Asie où les niveaux de vies sont comparables aux pays que vous citer, des gens ayant à peine de quoi manger ou se soigner et ayant quelque branches de cocotier comme toit succomber à l’attrait d’un téléphone portable (ce dernier étant particulièrement traître dans la mesure où ce n’est pas l’achat de l’objet qui coûte chers mais son utilisation) , d’une TV (cette dernière étant particulièrement néfaste au niveau des idéologies qu’elle insinue dans les mentalités, dont le consumérisme), d’une moto, cette dernière étant peut être la plus utile dans la mesure où elle permet d’avoir des gains supplémentaires grâce au rayon d’action plus grand qu’elle permet.

    J’ai vu aussi de nombreux paysans vendre leur parcelle de terre afin de s’offrir des choses qui sont loin d’être de première nécessité, sans parler de la classe moyenne s’endettant outre mesure pour s’acheter de gros 4x4 dont-ils ont toutes les peines du monde à faire le plein d’essence..

    Dans les sociétés riches comme la Suisse, la situation n’est pas meilleure dans la mesure ou un pourcentage de la population non négligeable a pas mal de difficulté à joindre les deux bouts, s’endettant et se réduisant en un état d’auto esclavage, se rendant même pas compte que leurs situations est entièrement la conséquence de leurs adhésion au consumérisme.

  • permalien Nathan :
    11 mars 2011 @19h31   « »

    Noval : 11 mars @14h55

    Lorsqu’un philosophe s’adresse à un Président va-t-en-guerre :

    "Philosophe" est un grand mot pour cette espèce de graphomane ampoulé et amphigourique qui fait immédiatement penser au maire de Champignac (ou à Garaudy). Je préfère déjà mille fois Alain Badiou. Au moins lui, ne s’abaisserait jamais à parler de "sionisme mondial" qui rappelle un peu le qualificatif en vogue avant-guerre, celui de "juiverie internationale".

  • permalien Orangerouge :
    11 mars 2011 @19h32   « »

    @ Noval et Lou (qui saluait les positions de Juppé),

    Le petit président de la France raciste semble avoir arraché le Ministère des Affaires étrangères à Juppé.

    Alors que Juppé semblait capable d’avancer d’une manière négociée sur une action un peu raisonnable susceptible de limiter les attaques de civils lybiens par Kadhafi (avec le matériel de guerre que les occidentaux lui ont vendu), Sarkozy part dans des déclarations grandiloquentes sans avoir manifestement échangé avec les autres pays européens.

    Tout me parait parti pour sombrer.

    Cela me navre parce que j’espérait qu’avec Juppé on pouvait trouver une forme d’aide aux révolutionnaires lybiens qui soit réelle et digne.

    Avec l’argent du pétrole qui continue d’arriver à Kadhafi, et l’aide probable qu’il doit recevoir de divers salauds. Il est en train de gagner la partie et les révolutionnaires reculent.

  • permalien Lou :
    11 mars 2011 @19h49   « »

    @ Orangerouge

    "Le solo absolu de Sarkozy sur la Libye heurte nos partenaires européens"

    Brice de Nice : Tout donne à penser que le président de la République a court-circuité son ministre des affaires étrangères en reconnaissant la légitimité des opposants à Kadhafi ? Est-ce la réalité ? Si oui, comment a réagi Alain Juppé ?

    Natalie Nougayrède  : Oui, manifestement, le ministre des affaires étrangères n’a pas été tenu informé au préalable de la décision de Nicolas Sarkozy, qui a été annoncée par les représentants de l’insurrection libyenne, et non pas officiellement par l’Elysée. C’est un épisode pour le moins cocasse et qui a placé la France dans une position d’isolement, jeudi, à Bruxelles.

    Alain Juppé, d’après les témoins, était stupéfait d’apprendre cette nouvelle par un appel téléphonique, alors qu’il était en entretien avec son homologue allemand, Guido Westerwelle.

  • permalien Orangerouge :
    11 mars 2011 @19h59   « »

    Oui Lou

    Ajoutons à ça les ridicules rodomontades de BHL (j’ai coupé le son quand je l’ai vu apparaître à la télé : sans le son, tout y était quand même).

    La France touche le fond une fois de plus.

    Kadhafi massacre avec des armes fabriquées par le Royaume-Uni et la France (et la Russie). Et on va se mettre dans une position tellement absurde qu’on ne pourra même pas essayer de réduire un peu l’effet de ces ventes d’armes à ce cinglé dictateur.

    Effarant, ignoble, invraisemblable, cette gouvernance Sarko

  • permalien dik :
    11 mars 2011 @20h23   « »

    Je suis étonné que personne n’évoque le cas pour le moins bizarre de la Libye. Ce pays est soumis aux quatre volontés d’un tyran et de ses fils. Pourtant, le tyran se qualifie de guide sans aucun pouvoir et ses fils, eux, n’ont aucun titre ! Grâce au pétrole qui paye tout et n’importe quoi, le pays est tenu en laisse depuis 42 ans d’une main de fer que le tyran se laisse d’ailleurs baiser par M. Berlusconi !

    Pour se maintenir en place, malgré une révolution pacifique de son peuple apuyée par une grande partie de l’armée, Kaddafi n’a pas hésité à embaucher des milliers de mercenaires d’Afrique et de l’Europe de l’est pour mater les insurgés. Après 22 jours de combats meurtriers, le tyran est en passe de réoccuper le terrain perdu malgré une condamnation internationale.

    Qu’attend-on pour reconnaître le Conseil national libyen comme seul représentant de la la Libye afin de booster la résistance ? Je me demande si la "Communauté internationale" n’est pas en train, justement, de punir les insurgés pour leur refus de toute intervention armée de l’étranger.

  • permalien Orangerouge :
    11 mars 2011 @20h35   « »

    à gloc 11 mars @11h41

    Je n’ai pas eu le sentiment une seconde que Ph. Arnaud mettait sur le même plan les mouvements de 68 et les révolutions arabes.

    Son questionnement porte sur la manière dont des mouvements se déclenchent et se propagent. Face à une question de ce type, il est utile de comparer des mouvements à diverses époques et lieux, même s’ils ont très différents.
    C’est une question intéressante, et quelques repères dans l’histoire c’est utile à la réflexion.

    Ceux que ça n’intéressent pas ne sont pas obligés de lire, je trouve abusif de faire un fromage là dessus.

  • permalien Orangerouge :
    11 mars 2011 @20h39   « »

    dik, avant de donner de si brillantes leçon vous avez un article et quelques centaines de commentaires à lire :

    http://blog.mondediplo.net/2011-02-...

  • permalien Orangerouge :
    11 mars 2011 @21h14   « »
    et en France, comment nous libérer du sionisme ? Quand tous les médias font la propagande d’un gros type qui représente les intérêts d’Israël et des riches

    ASSEZ !

    http://programmes-tv.blog.lemonde.f...

    Et sans vergogne, il est connu pour harceler les femmes ...

  • permalien Deïr Yassin :
    11 mars 2011 @22h05   « »

    @ Ph Arnaud 10h23

    "Je maintiens bien mes propos : les indépendances d’Amérique latine des années 1810-1825 représentent un progrès par rapport à l’époque précédente"

    Et je maintiens bien que vous êtes totalement incapable de voir le monde hors de votre prisme occidentalocentré.

    Ces indépendances furent effectivement un progrès pour les Criollos - les descendants des colons - qui ont pris le pouvoir après la rupture avec l’Espagne, mais pour les autochtones, les indépendances représentaient bel et bien un recul, notamment au niveau du statut légal, et cette situation a perduré dans certains pays jusqu’à tard dans le vingtième siècle.
    Progrès, tu parles !

    Le fait que vous mêlez encore une fois un événement européen - ici la Révolution Française - aux indépendances latino-américaines, montre que vous êtes incapable de percevoir l’Autre en soi, hors de ses liens (imaginaire ou pas) avec l’Occident. Qu’est-ce que la Révolution Française vient faire dans la vie des Zapoteques, Mapuches et autres Quechuas au lendemain des soi-disons indépendances ?

    C’est MOI qui ai mentionné l’Indépendance de l’Etat d’Israël : puisque vous êtes friand de comparaisons et ne pouvez pas vous en passer, j’en ai fait une.

    Vous avez bien parlé des indépendances latino-américaines comme des délivrances. Bien, les sionistes postulaient aussi que leur lutte fut anti-colonialiste, et que leur but était de mettre les Britanniques dehors. Comme par enchantement, les Palestiniens avaient disparus de leur scénario - exactement comme les Criollos qui comptaient bien se libérer de l’Espagne sans même considérer les autochtones.

    Vous croyez que les Algériens arabes et berberes auraient considéré comme un "progrès" si les pieds-noirs avaient réussi a se libérer de la Mère-Patrie et avaient déclaré l’indépendance de l’Algérie ?

    Bolivar et San Martin furent pour les Amérindiens ce que Ben Gourion et Rabin furent pour les Palestiniens. Les Etats d’Amérique latine sont bien des Etats fondés sur le colonialisme, le génocide, l’ethnocide et la marginalisation des autochtones, tout comme les USA, le Canada ou Israël.
    Et ces révoltes ’indépendantistes’, vous avez le culot de les comparer avec les révoltes dans le monde arabe.

    Vos propos sur l’Islam dont j’ai fait mention ne sont pas ceux que vous résumez. Il y a quelques semaines vous avez bien écrit que comme l’Islam a surgi 6 siècles après le Christianisme, il était maintenant dans l’équivalent du quatorzième siècle chrétien comme si toutes les religions, idéologies et sociétés passeront forcement par la même évolution téléologique.

  • permalien Nathan :
    11 mars 2011 @22h08   « »

    Personnellement, je ne conseillerais pas à Strauss-Kahn de se présenter car :

    Les antisémites l’attaqueront parce qu’il est juif.

    L’extrême-droite l’attaquera parce que c’est un "cosmopolite".

    L’extrême-gauche l’attaquera parce qu’il est au FMI.

    Les socialistes l’attaqueront parce qu’il n’est pas socialiste.

    Les antisionistes viscéraux l’attaqueront parce que c’est un ami d’Israël.

    Les féministes l’attaqueront parce que c’est un dragueur.

    Les maigres l’attaqueront parce qu’il est gros.

    Les intellectuels l’attaqueront parce que sa femme a travaillé à TF1.

    Les glabres l’attaqueront parce qu’il a les sourcils broussailleux.

    Etc, etc...

  • permalien dik :
    11 mars 2011 @22h30   « »

    Orangerouge

    Vous seriez plutôt une orangeamère ! Vous me renvoyez à un article du 24.02, quand les morts et blessés se comptaient par dizaines. Nous en sommes aujourd’hui à des centaines sinon des milliers et confrontés à un grave problème humain, pas seulement en Libye mais aussi à ses frontières.

    D’un autre côté, mon post n’était pas passé la 1ère fois une demi-heure avant. Quand il est passé finalement, j’ai eu le plaisir de trouver deux ou trois insertions ayant évoqué la Libye entre-temps.

    Modérez vos propos, ce serait tout à votre honneur !

  • permalien Deïr Yassin :
    11 mars 2011 @22h39   « »

    Nathan nous sort sa chanson préféré : l’antisémitisme.
    L’accusation de "juif" et "cosmopolite" couvre bien la même chose, et ne compte que trois pelés et un tondu.
    Par contre, l’amitié de DSK avec Israël est matière à débat. ’Ami d’Israël’ est d’ailleurs bien un euphémisme pour décrire la relation de DSK avec "La-Seule-Machin ....".
    Ses fameux "je me lève chaque matin en me demandant ce que je peux faire pour Machin", "je suis entré en politique pour Machin", et "je pense que c’est le devoir de chaque Juif de la diaspora d’oeuvrer pour Machin" est bien plus qu’une amitié.
    Quand des associations d’étudiants de Paris 6, il y a quelques années, ont prôné la rupture avec des universités israéliennes, il s’est ramené avec Anne Sinclair sur le parvis à Jussieu pour s’y interférer.
    Et c’est vrai : il n’est pas socialiste, social-démocrate tout au mieux, et avec un mode de vie et une adresse qui ne sont pas compatible avec l’étiquette ’socialiste’.
    Il est d’ailleurs ami avec BHL et Elie Wiesel. Déjà ça ....

  • permalien Rouzbeh :
    11 mars 2011 @22h49   « »

    DSK : Pourquoi on n’en veut pas !

    http://dev.fakirpresse.info/tchofak...

  • permalien Nathan :
    11 mars 2011 @23h09   « »

    Deïr Yassin : 11 mars @22h39

    Nathan nous sort sa chanson préféré : l’antisémitisme.
    L’accusation de "juif" et "cosmopolite" couvre bien la même chose, et ne compte que trois pelés et un tondu.

    Je ne crois pas que ça se résumera à "trois pelés et un tondu" surtout s’il se retrouve au deuxième tour contre Marine Le Pen comme le laisse présager le sondage CSA (pour ce que valent les sondages, bien sûr).

    http://www.lemonde.fr/politique/art...

    Non seulement on lui rappellera qu’il est juif mais dans d’autres officines, on se fera un plaisir de lui rappeler qu’il est "yahoud".

    Quant à sa fameuse phrase "Je me lève chaque matin...", que l’on repasse en boucle jusqu’à plus soif (je dois l’avoir lue au moins un bon millier de fois), je me demande dans quelles circonstances exactes il l’a dite. Il faudrait peut-être connaître le contexte avant de porter un jugement. J’aimerais aussi savoir quelle est sa position sur le conflit israélo-palestinien. A mon avis, il doit être proche du mouvement pour la paix et en faveur d’un Etat palestinien indépendant sur les frontières de 1967.

    Cela dit, je n’ai pas du tout envie qu’il se présente comme candidat. Ça va encore nous retomber sur la gueule. Ça suffit, on a donné...

  • permalien Orangerouge :
    11 mars 2011 @23h28   « »

    Ce qui est bien clairement démontré par Strauss-Kahn, c’est que quand on est un ami d’Israël, on a d’immenses moyens de communiquer en France.

    Continuez à dire "nous" Nathan ... ça en dit plus que toutes les argumentations.

  • permalien Orangerouge :
    11 mars 2011 @23h35   « »
    Le chéri des sondages
  • permalien Orangerouge :
    11 mars 2011 @23h37   « »
    Obligation de neutralité ?

    Je croyais que le Directeur du FMI, Dominique Strauss-Kahn, avait une obligation de neutralité pendant son mandat au FMI ?

    http://www.israelvalley.com/news/20...

  • permalien Orangerouge :
    11 mars 2011 @23h40   « »

    dik, désolée. Mon post se voulait un peu ironique, mais je ne souhaitais pas être agressive.

  • permalien Deïr Yassin :
    12 mars 2011 @00h10   « »

    DSK a confié à "Tribune Juive" en 1991 :

    "Je me lève chaque matin en me demandant comment je peux être utile à Israël"

    Il a exprimé dans un autre interview :

    "Je considère que tout Juif de la diaspora doit partout où il le peut apporter son aide à Israël. C’est pour ça d’ailleurs que c’est important que les Juifs prennent des responsabilités politiques"

    Dans le même interview, il a dit au sujet de la politique - selon certains - trop pro-arabe de la France :

    "En somme, dans mes fonctions et dans ma vie de tous les jours, à travers l’ensemble de mes actions, j’essaie de faire en sorte que ma modeste pierre soit apportée à la construction de la terre d’Israël"

    Ces propos étaient certainement pas destinés à sortir du cercle fermé. Cela n’est pas une seule fois, mais à plusieurs reprises que DSK a prononcé de telles choses. Cela est son droit, mais les électeurs sont en droit de le savoir aussi, et de le prendre en considération quand ils votent. Après tout il n’agit pas de double-loyauté pour un petit pays paisible.
    Je n’ai aucune idée de qui il est proche. BHL, son pote, est aussi officiellement pour deux Etats sur les frontières de ’67 ...

    "Je n’ai pas du tout envie qu’il se présente comme candidat. Cela va encore nous tomber sur la gueule. Cela suffit, on a donné ..."

    Oui, comme cela vous pourriez aussi jouer aux victimes : il ne s’est pas présenté parce que blahblahblah. Comme si on allait reprocher à Alain Krivine qu’il soit Juif.
    Par "nous", je suppose que vous faites références aux Moules-Frites. Toutes mes excuses aux autres Belges ;-)

  • permalien Lou :
    12 mars 2011 @00h31   « »

    et en attendant , nous avons à l’Élysée un drôle de petit garçon qui toujours voudrait bien être Président de la République Française et qui sait bien qu’il n’y arrivera jamais vraiment.

    Il le démontre encore cet après midi en projetant sur Arnaud Parmentier, journaliste du Monde, sa propre angoisse :

    Vers 27:53
    Arnaud Parmentier , Journal Le Monde : Monsieur le président , petite question, vous avez parlé d’armes chimiques ce matin , est-ce que vous avez des éléments qui attestent d’un usage probable ou possible d’armes chimiques par le ... par Monsieur Kadhafi ?
    Deuxième question : quand je vois ce qui se passe, comme il faut des faits tangibles pour vous permettre éventuellement d’intervenir, alors qu’est-ce qui fait qu’on puisse intervenir avant que l’irréparable ou qu’un crime particulièrement gênant sur des civils soit commis et troisième solution si Monsieur Kadhadi gagne sur le terrain comment on s’en sort, est-ce qu’on a pas une situation, j’allais dire à l’irakienne, à l’ancienne ?

    Nicolas Sarkozy : Vous avez fait un lapsus amusant qui qui en dit long sur votre tempérament, vous avez parlez de troisième solution. Parfois, il m’arrive de penser que vous voudriez bien cette place,[sourire crispé de NS et on entend un rire gras ] et que vous me verriez bien à la votre , j’ai compris que c’est des questions que vous me posiez donc , parfait ;
    bon ben, sur l’opportunité de frappes défensives et ciblées, je me suis exprimé en détails, je peux pas vous en dire plus,
    sur les cas chimiques, je n’ai pas d’informations précises, mais chacun sait que Monsieur Kadhafi, d’ailleurs c’était à porter à son crédit à l’époque, s’est séparé de stock d’armes nucléaires, enfin d’armes, en tout cas de réserves et de processus, à l’époque et c’était d’ailleurs à porter à son crédit, je l’avais souligné moi-même.
    Le fait qu’il puisse y avoir ou pas des armes chimiques, je n’ai pas d’informations précises, mais enfin disons que certains des acteurs se posent la question .
    Et vous me dîtes qu’est-ce qui se passe si Monsieur Kadhafi l’emporte, ben justement c’est une ... c’est une solution que nous n’envigasons pas … que nous n’envisageons pas politiquement, puisque pour nous, il n’est plus un interlocuteur. Et justement tout ce que nous faisons c’est de nature à encourager tous ces lybiens qui veulent une démocratie et ...et...et qui doivent pouvoir s’appuyer sur un soutien politique économique euh.... sans faille de l’Europe. Srrr [sorte de soupir]On peut pas considérer que le fait que Monsieur Kadhafi reste en place soit autre chose qu’une très mauvaise nouvelle pour l’ensemble des pays de la région , quel signal , mais je vous l’ai dit de la même façon, sans vouloir comparer les situations en Côte d’Ivoire... (...)

  • permalien Lou :
    12 mars 2011 @00h33   « »

    Bon, à la limite, pour ne pas l’enfoncer complètement, on peut le prendre comme un comique, un fantaisiste quoi, qui jouerait le rôle d’un Président de la République Française :
    "Oui , j’ai parlé d’armes chimiques mais j’en sais rien.
    Quoi, si monsieur Kadhafi l’emporte, ah ça sera une mauvaise nouvelle."

    Pour le one man show, le site est là

  • permalien Sakhra :
    12 mars 2011 @01h25   « »

    les Algériens arabes et berberes auraient considéré comme un "progrès" si les pieds-noirs avaient réussi a se libérer de la Mère-Patrie et avaient déclaré l’indépendance de l’Algérie ?

    ou" le mythe kabyle" colonial revisité ?

    Ainsi, André Santini, député-maire UDF d’Issy-les-Moulineaux, ou Claude Goasguen, conseiller UMP de Paris et député sarkozyste, compagnons de route des Berbères de France, dont ils relaient les revendications à l’Assemblée nationale, ne font pas mystère de leur engagement berbériste. Selon André Santini, « les Berbères sont des laïcs, ils pratiquent un islam modéré. Ils ont un caractère tolérant, ils ont notre conception de la laïcité. Ils se regroupent sans être arro- gants et ne sont pas envahissants [5] ». Et, pour Claude Goasguen, « ils ont un culte musulman moins intégriste que les autres, car ils ont été islamisés plus tardivement [6] ». Pour l’un et l’autre, qui partagent en l’espèce le même credo que les « intégralistes » de la laïcité à gauche, l’imaginaire compte plus que la réalité. Peu leur importe que la wilaya (préfecture) de Tizi-Ouzou, capitale de la Grande Kabylie, compte aujourd’hui le plus grand nombre de mosquées en Algérie (731 sur 15 000), ou que l’islam kabyle soit extrêmement conservateur et relati- vement imperméable à tout esprit de réforme [7].
    Il est donc difficile de ne pas voir dans ces propos un écho, plus ou moins conscient, des théories et pratiques coloniales forgées lors de la conquête française de l’Algérie. L’utilisation du berbérisme contre l’islam est en effet une vieille idée qui puise son origine dans cette histoire. Et il faut revenir aux travaux de l’historien Charles-Robert Ageron dont la thèse parue en 1968 reste une référence incontournable, pour comprendre dont la thèse parue en 1968 reste une référence incontournable, pour comprendre les fins du mythe kabyle.

    Tous les Algériens ont une origine berbère, ils ont été arabisés par l’Islam, qu’ils ont adopté depuis plus de 8siècles...Il en est de même des Libanais, Tunisiens, Marocains, Lybiens, Palestiniens etc..Ethniquement les Arabes sont dans la péninsule arabique.

    Tous les peuples arabes aujourd’hui se retrouvent dans une culture et une langue arabes communes, et gloc peut faire l’inventaire de toutes les tribus, sous-tribus, archs etc..IL Y A UN MONDE ARABE , qui se retrouve dans un passé commun, une histoire partagée, un présent partagé et j’espère , un avenir commun , libéré des potentats au service du néo-colonialisme.

    C’est en arabe, que du Maghreb, aux pays du golfe , les peuples appellent à la chute des pouvoirs en place :
    "Echaab yourid isqat ennidam"...

  • permalien Byblos :
    12 mars 2011 @03h48   « »

    Sakhra écrit : « Tous les Algériens ont une origine berbère, ils ont été arabisés par l’Islam, qu’ils ont adopté depuis plus de 8siècles...Il en est de même des Libanais, Tunisiens, Marocains, Lybiens, Palestiniens etc..Ethniquement les Arabes sont dans la péninsule arabique.

    Tous les peuples arabes aujourd’hui se retrouvent dans une culture et une langue arabes communes, et gloc peut faire l’inventaire de toutes les tribus, sous-tribus, archs etc..IL Y A UN MONDE ARABE , qui se retrouve dans un passé commun, une histoire partagée, un présent partagé et j’espère , un avenir commun , libéré des potentats au service du néo-colonialisme. ».

    J’adhère intégralement à ces propos et j’ajoute que tous les Arabes ne sont pas musulmans, de même que tous les musulmans ne sont pas arabes. Enfin, si le monde arabe est bigarré c’est peut-être parce que dans son Histoire et sa culture, il y a toujours eu de la place pour la différence.

  • permalien Deïr Yassin :
    12 mars 2011 @06h02   « »

    @ Sakhra
    Si vous utilisez un extrait de mon commentaire, ayez la gentillesse de ne pas le faire dire ce que je n’ai pas dit en le découpant à votre guise.

    D’ailleurs, que cela vous déplaise, il y a bien en Algérie, en plus des Arabes (on sait que ce sont des Berbères arabisés) des Berbères et berbèrophones : Kabyles, Chaouis et Mozabites, et cela n’est pas à vous de décider s’ils se sentent arabes ou non. Que la France ait joué sur le "diviser pour mieux régner" enlève rien au droit à chacun de revendiquer sa seule identité berbère (et algérienne).

    Je ne vois pas ce que "le mythe colonial kabyle revisité" vient faire avec mes propos. D’autant plus que vous avez opportunément omis la partie interrogative de ma phrase.

    Si vous voulez réécrire l’histoire de l’Algérie à votre image, libre à vous. Pour ce qui est de la Palestine, par contre - et me rappelant de votre hystérie quand certains ici ont eu le malheur de ne pas avoir la même opinion sur l’Algérie que vous - je vous prie de bien laisser sa réécriture éventuelle aux Palestiniens.

    "Ils ont été arabisés par l’Islam, qu’ils ont adopté depuis plus de 8 siècles... Il en est de même des Libanais ... Palestiniens"

    Cela vaut peut-être pour l’Algérie, puisque vous le dites mais c’est un raccourci tendancieux en ce qui concerne la Palestine et une négation de mes compatriotes chrétiens. Pour le reste du Moyen Orient, je ne me prononcerai pas.

    "Ethniquement les Arabes sont dans la péninsule arabique"

    Je ne me prononcerais pas sur les Arabes en Algérie mais les Palestiniens sont bien (hormis les Circassiens, Arméniens et quelques autres) "ethniquement arabe".
    Une ’ethnie’ n’est pas à lié à une origine ’raciale’ quelconque ni un groupe statique, mais signifie ’avoir un héritage socioculturel commun’.

    "Les Arabes pour débutants" :
    "Les Arabes sont un groupe ethnique composé d’individu anthropologiquement différent ... s’identifiant par des liens entre autre linguistique ou culturels, repartis sur une vaste zone qui s’étend d’Oman à la Mauritanie".

    - http://fr.wikipedia.org/wiki/Arabes

  • permalien Nathan :
    12 mars 2011 @08h08   « »

    Orangerouge : 11 mars @23h28

    Continuez à dire "nous" Nathan ... ça en dit plus que toutes les argumentations.

    Si vous lisiez vos propres commentaires (notamment à propos de Gilad Atzmon), vous sauriez que ce "nous" est en vous. C’est vous qui voyez les juifs sous la forme d’un groupe homogène et soudé, et poursuivant on ne sait quels objectifs. Comme vous l’a fait remarquer Deïr Yassin, vous n’avez jamais vu le moindre Palestinien de votre vie mais je doute que vous ayez rencontré beaucoup de juifs. Ce qui ne vous empêche pas de jacasser et de généraliser...

  • permalien Nathan :
    12 mars 2011 @08h32   « »

    C’est clair que si DSK se présente et a fortiori s’il est élu, il y aura un déferlement de haine sur sa personne bien pire que celui qui s’est abattu sur Sarkozy. On lui rappelle déjà toutes ses casseroles et ses coups tordus... et au final, on lui rappellera ses origines. C’est réglé comme papier à musique. Il y aura des tas de "Orangerouge" qui se feront un plaisir d’y contribuer (admirez déjà en quelques posts, la condensation freudienne entre le sioniste et le "violeur" de jolies femmes").

  • permalien Noval :
    12 mars 2011 @09h15   « »

    Nathan - Message du 11 mars 19h31

    "Philosophe" est un grand mot pour cette espèce de graphomane ampoulé et amphigourique "

    Diable et sapristi !

    Mais alors quels qualificatifs seraient appropriés pour désigner les squatteurs de médias Alain Finkielkraut, André Glucksmann et autres Bernard-Henri Lévy ?

    " lui, ne s’abaisserait jamais à parler de "sionisme mondial" qui rappelle un peu le qualificatif en vogue avant-guerre, celui de "juiverie internationale"

    Pour ce qui me concerne, je cloue au pilori toutes celles et ceux qui font de l’expression " juiverie internationale " et de tous ses multiples dérivés leur fonds de commerce.

    Je suis cependant obligé de constater que ceux qui manient méthodiquement ce type d’expression nauséabonde pour exprimer leur vision des hommes et du monde ont été reçus tout récemment en grande pompe en Israël . Ayant pris soin de laisser pour l’occasion leur antisémitisme congénital mais non leur racisme tout autant congénital dans leurs pays d’origine, leurs hôtes ont su leur faire apprécier de visu et sur pièces toute l’élégance (...) du sionisme.

    Je note que ce déplacement n’a soulevé la moindre protestation d’organismes généralement prompts à voir en Europe des antisémites à tous les coins de rue. Le Crif a notamment fait preuve pour l’occasion d’une discrétion inversement proportionnelle à la diabolisation médiatique entreprise à l’encontre d’une Marine Le Pen ...

    Morale (provisoire) de l’histoire : pour tenter de s’absoudre de son racisme, le sionisme n’a décidément aucun scrupule .

  • permalien gloc :
    12 mars 2011 @09h31   « »

    Tous les Algériens ont une origine berbère, ils ont été arabisés par l’Islam, qu’ils ont adopté depuis plus de 8siècles...

    Il faut tout de même un certain culot pour balancer de tels raccourcis, en dépit de l’histoire.

    Le Maghreb succombant aux charmes de la mission civilisatrice de l’arabisation, c’est faire l’impasse tout de même sur la période (entre autres) de 1519 à 1830 où Alger a été Turque.

    Je veux bien que la propagande (ici panarabe) se veut simplificatrice, mais il faut tout de même rester dans des limites crédibles. L’amalgame, Nord Af’ / Maghrébins /Arabes / Musulmans / Indigènes, qui a fait les délices de la bonne conscience coloniale en est de moins en moins partagé au Maghreb.

    C’est même depuis l’indépendance le point majeur vers lequel reviennent systématiquement tous les débats en Algérie :

    Batna II, le retour - Point Zéro - El Watan

  • permalien Sakhra :
    12 mars 2011 @09h38   « »

    P. Stamboul :

    « La Révolution en Egypte, c’est mauvais pour les Juifs » Ces propos paranoïaques de Zvi Mazel, ancien ambassadeur d’Israël en Egypte n’ont rien de surprenants.

    Un « bon Arabe »

    Dans l’Histoire, les dirigeants sionistes ont toujours recherché le « bon » Arabe, celui qui faciliterait l’entreprise coloniale. Cela a été le féodal vendant ses terres en Palestine au début du XXe siècle, la dynastie Hachémite (jordanienne) avec qui un accord de partage de la Palestine a été conclu dès les années 1930 ou plus tard les phalangistes libanais, alliés indéfectibles des Israéliens y compris lors du massacre de Sabra et Chatila

    http://oumma.com/La-Revolution-en-E...

  • permalien Sakhra :
    12 mars 2011 @10h17   « »

    Le Maghreb succombant aux charmes de la mission civilisatrice de l’arabisation, c’est faire l’impasse tout de même sur la période (entre autres) de 1519 à 1830 où Alger a été Turque.

    Le Maghreb a été arabisé, avec l’Islam : il faut du culot pour parler de la "mission civilisatrice de l’arabisation", ou une ignorance grasse de l’histoire du Maghreb.

    Les Maghrébins ont été d’autant plus facilement arabisés, que les parlers berbères-amazigh , (qui étaient d’usage strictement oral jusqu’à ces dernières décennies,où, il y a une tentative de codification) et l’arabe appartiennent à la même famille chamito-sémitique.D’autre part, l’aire berbérophone s’étendait de l’Egypte au Maroc, et de l’Algérie au Niger....
    La présence ottomane en Algérie, pendant des siècles n’a absolument pas influé sur le paysage linguistique : les Algériens durant cette présence ont continué à parler arabe , et du reste, quand le père Bugeaud a signé le Traité de la Tafna (violé avant que l’encre ne sèche), c’est en arabe que ce traité a été rédigé, et non en turc....

    Par contre, le colonialisme français de peuplement avait décrété que la langue arabe était une langue étrangère(Décret Chautemps), et seule la langue française était la langue de l’Algérie française....

  • permalien Sakhra :
    12 mars 2011 @10h48   « »

    D’ailleurs, que cela vous déplaise, il y a bien en Algérie, en plus des Arabes (on sait que ce sont des Berbères arabisés) des Berbères et berbèrophones : Kabyles, Chaouis et Mozabites, et cela n’est pas à vous de décider s’ils se sentent arabes ou non. Que la France ait joué sur le "diviser pour mieux régner" enlève rien au droit à chacun de revendiquer sa seule identité berbère (et algérienne).

    Il y a une différence, entre Arabes et Berbères arabisés : il faut choisir, et ce n’est votre culture de wiképédia qui va y aider....
    Qu’il y ait des parlers berbères d’ailleurs différents les uns des autres et minoritaires n’enlève rien à l’arabité des Algériens, qui se revendiquent comme musulmans culturellement (malgré les tentatives d’évangélisation du cardinal Lavigerie, et celle des évangélistes sionistes d’aujourd’hui..
    Quand on n’ a retenu de l’Algérie que le "bakchich" découvert dans ce pays et l’histoire écrite par Benjamin Stora, il vaut mieux s’abstenir de parler de ce que l’on ignore...
    L’instrumentalisation du "berbérisme" hier et aujourd’hui par la droite française sioniste et son appui au MAK et autres mouvements "berbéristes" a certainement vos faveurs...on le comprend facilement, pas les miennes...A chacun ses préférences .

  • permalien gloc :
    12 mars 2011 @10h54   « »

    @Sakhra,

    Votre intéressante démonstration sur le "sémitisme" berbère, vous amène à considérer Israël comme un état arabe, avouez que vous frisez le ridicule !

    Avez vous remarqué que les régimes contestés sont pour la plupart issus du panarabisme ?

    Kabyles.net - Le Kabyle et la révolte « arabe »

  • permalien Sakhra :
    12 mars 2011 @11h13   « »

    La renaissance du mythe capable
    http://www.ldh-toulon.net/spip.php?...

    Votre intéressante démonstration sur le "sémitisme" berbère, vous amène à considérer Israël comme un état arabe, avouez que vous frisez le ridicule !

    Où ai-je démontré le "sémitisme " berbère ? En parlant de "langues chamito-sémitiques" ?
    Le ridicule devrait rendre "muet", car l’arabe, l’hébreu, les différents berbères appartiennent à la même famille...Les linguistes vous l’apprendraient si vous les lisiez....

    Panarabistes,les régimes qui tombent ? Là aussi, le ridicule ne rend pas muet....Non les régimes qui tombent ont en commun, non le panarabisme, mais la "soumission" et la prostitution aux intérêts impérialo-sionistes, qui les ont soutenus, armés, protégés contre leurs propres peuples.

  • permalien gloc :
    12 mars 2011 @11h31   « »

    Les "racines arabes" du Maghreb sont aussi stupides que les "racines chrétiennes" de la France et participent aux mêmes détournements de l’histoire.

    C’est comme si l’Iliade et l’Odyssée appartenaient à la culture Saoud ("si la Turquie était européenne ça se saurait !") ou comme si les Francs de Mer du Nord avaient abandonné leur langue germanique et s’étaient mis à parler un latin vernaculaire pour devenir "la fille aînée de l’église".

    Avec de tels trifouillages identitaires, le capitaine Filagare n’a pas fini de pleurer la nuit dans ses montagnes.

  • permalien Nathan :
    12 mars 2011 @11h32   « »

    Quand je pense que certains frémissent d’horreur lorsque Sarkozy ose évoquer les "racines chrétiennes" de la France (sans nier pour autant d’autres influences et apports). Mais l’arabisme ou le panarabisme de Sakhra est bien plus radical : il ne tolère aucune autre culture, point-barre. Ça fait penser un peu à la soviétisation forcée des populations d’Asie centrale. C’est aussi la raison pour laquelle Sakhra se méfie comme de la peste du soulèvement de la jeunesse arabe, laquelle bien sûr, n’est pas insensible aux charmes de l’Occident, ce qui ne convient pas du tout à Sakhra qui cherche désespérément à le faire entrer dans son vieux moule panarabe.

  • permalien L’anonyme de 22h20 :
    12 mars 2011 @13h02   « »

    A Sakhra

    J’ai plein d’amis Kabyles qui se prénomment Larbi. Comme chacun peut aisément le constater , dans Larbi , il y a Arabe. Il est facile de deviner que par ce prénom, les parents voulaient signifier aux colonialistes français que le "diviser pour régner" ne prend pas avec eux. C’est aussi une manière de les défier en choisissant un tel prénom à leurs progénitures. S’il y a une région en Algérie où les les Pères Blancs multipliaient leurs actions et leur prosélytisme, c’est bien en Kabylie. Cela prouve que l’Islam y était bien ancré, et jusqu’à aujourd’hui. Que Cela plaise ou non à Ferhat M’Henni, Said Saadi et compagnie.

  • permalien Deïr Yassin :
    12 mars 2011 @13h22   « »

    @ Sakhra 10h48
    Vous vous trompez. Ma connaissance concernant l’identité berbère, arabe ou berbère arabisé ne relève pas de ’wikipedia’.
    Je vous ai mis une entrée wikipedia pour votre :

    "Ethniquement les Arabes sont dans le péninsule arabique"

    car vous avez apparemment des lacune en "matière arabe" que même ’wikipedia’ peut combler, sauf si c’est "ethniquement" qui vous pose problème.

    "Quand on a retenu de l’Algérie que le "bakchich" découvert dans ce pays et l’histoire écrite par Benjamin Stora, il vaut mieux s’abstenir de parler de ce qu’on ignore"

    Je pense qu’il est temps que je vous rends votre "mensonge éhontée" que vous m’avez sorti à l’occasion d’un de mes posts antérieurs.

    N’empêche que Stora a écrit des choses intéressantes sur l’histoire des Juifs en Algérie, mais cela vous dérange certainement, toute stalinienne que vous êtes ! Son "Ils venaient d’Algérie" sur l’immigration algérienne en France est très intéressant aussi.

    Pour votre "il vaut mieux s’abstenir de parler de ce qu’on ignore", je vous le rends bien volontiers au sujet de votre réécriture de l’arabisation de la Palestine.

    Je n’ai nullement contesté l’arabité de l’Algérie mais si des individus à titre personnel ou collectivement souhaitent revendiquer leur berberité et seulement celle-là, cela est leur droit.

    "L’instrumentalisation du "berberisme" hier et aujourd’hui par la droite française sioniste et son appui au MAK et autres mouvements "berberistes" a certainement vos faveur"

    Comment se fait-il que les extrémistes se ressemblent ? Vous mettez "berberisme" et "berberistes" entre guillemets, exactement comme quand les Israéliens extrémistes parlent des Palestiniens !!!

    J’ignore ce que vous essayez d’insinuer : je ne suis ni sioniste, ni de droite et encore moins française ! J’ai dit ce que je pense doit être la solution du conflit au Moyen Orient : un Etat binational, et vous avez beau vous moquer quand j’ai écrit que cela est ’par réalisme’, c’est comme cela.

    Vous, par contre, n’avez jamais eu la franchise de dire ouvertement quelle est votre préférence - non pas que votre opinion aura une influence quelconque sur la solution finale - mais on devine que vous avez les mêmes préférences que notre ’changeur de pseudo’, c-à-d "tous les Juifs dehors" - ce qui est votre droit le plus absolu aussi.
    Et parlant de réalisme : on vous voit beaucoup plus frileux quand il s’agit d’être jusqu’au-boutiste en Algérie. Vous êtes consciente des capacités de nuisance de l’armée algérienne, et prône la prudence. Cela change un peu ....

    PS. En suivant votre ’instrumentalisation du berberisme’, je suppose que maintenant que la droite française sioniste par intermédiaire de Sarkozy a pris officiellement la partie des insurgés en Libye, vous êtes donc logiquement devenue pro-Kadhafi, n’est-ce pas ? Ennemi commun oblige !

  • permalien Deïr Yassin :
    12 mars 2011 @14h32   « »

    Avant qu’on nous demande pourquoi on ne l’a pas mentionné.

    Cinq colons israéliens dont trois enfants assassinés hier soir dans la colonie Itamar, proche de Nablus, habitée par des colons ’idéologiques’.
    Et avant qu’on nous saute dessus : Personnellement et sincèrement, je condamne l’assassinat des 3 enfants de 11 ans, 3 ans et un bébé. Cela n’est pas digne de la résistance palestinienne, et en plus - mais cela est secondaire - cela ne sert pas du tout la cause JUSTE des Palestiniens. Laissons le stigmate de meurtriers d’enfants au camp en face.

    - http://tempsreel.nouvelobs.com/actu...

    Il paraît qu’Yvette va porter l’affaire devant l’ONU. Il n’a pas froid aux yeux, notre ex-videur de boîte de nuit. Qu’il amène le dossier "Plomb Durci" aussi.

  • permalien Orangerouge :
    12 mars 2011 @14h57   « »

    Si on en croit l’article il n’y a pas d’indices sur qui a commis ces meurtres. Il n’y a d’indiqué dans l’article que ce qu’en supposent les Israéliens.

  • permalien Orangerouge :
    12 mars 2011 @15h51   « »
    Signer contre les humiliations imposées par Israël à ceux qui se rendent en Palestine occupée

    Sur le site Europalestine :

    Madjid Messaoudene a adressé une lettre au ministre français des affaires étrangères pour qu’il intervienne afin de faire cesser les pratiques israéliennes illégales, qui empêchent ou découragent les militants de se rendre dans les territoires palestiniens (cf notre article du 10 mars 2011). Cette lettre est désormais disponible sous forme de pétition et nous appelons à lui donner la plus grande ampleur possible.

    Les humiliations et les pressions israéliennes visant les militants de la paix doivent cesser :

    Signer la pétition. Faites la passer à vos amis

    http://www.mesopinions.com/Les-humi...

    Le site Europalestine :
    http://www.europalestine.com/spip.p...

  • permalien Orcus :
    12 mars 2011 @16h24   « »

    Du Maroc au Bangladesh plutôt

  • permalien Lou :
    12 mars 2011 @18h26   « »

    le contexte du crime dans l’article d’Al Jazeera

    5 colons tués en Cisjordanie occupée

    le contexte dans l’article d’Al Jazeera

  • permalien Lou :
    12 mars 2011 @19h51   « »

    Netanyahu s’insurge contre le terrorisme

    AFP
    12/03/2011 |
    Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a assuré, dans une adresse à la nation, que le "terrorisme ne dictera pas la carte" de la colonisation juive en Cisjordanie occupée, après l’assassinat d’une famille de colons par des présumés palestiniens.

  • permalien Yvan :
    12 mars 2011 @20h12   « »
    Le prix à payer

    Netanyahu : « Israël agira vigoureusement pour châtier les assassins de la famille de colons » | RFI

    C’est la politique de l’ardoise. Quelques heures seulement après l’attaque meurtrière sur la colonie de peuplement d’Itamar, dans le nord de la Cisjordanie, de jeunes colons ont attaqué à coups de pierre deux villages palestiniens proches de Naplouse. La police et l’armée israélienne ont renforcé leur activité dans le secteur pour tenter d’empêcher des actes de violence.

    Gilles Paris apporte des précisions sur le contexte :

    Guerre ou paix - Blog LeMonde.fr

  • permalien Lou :
    12 mars 2011 @21h17   « »

    Le cameraman d’Al Jazeera Ali Hassan Al-Jaber a été tué dans une embuscade près de Benghazi par les forces de Kadhafi.

    Trois membres de l’équipe d’Al Jazeera Arabic étaient avec Al-Jaber dans la voiture quand l’attaque s’est produite.

    Bibah Wild Mehadi, qui était assis à côté de Al-Jaber n’a pas été blessé dans l’attaque.

    Bibah dit que le caméraman d’Al Jazeera a reçu plusieurs balles, l’une d’elles a probablement atteint son cœur. L’attaque s’est produite samedi après-midi, autour de 4H30 , heure locale.

  • permalien Sakhra :
    12 mars 2011 @21h42   « »

    N’empêche que Stora a écrit des choses intéressantes sur l’histoire des Juifs en Algérie, mais cela vous dérange certainement, toute stalinienne que vous ête !s

    .... mais on devine que vous avez les mêmes préférences que notre ’changeur de pseudo’, c-à-d "tous les Juifs dehors" -

    Ce n’est "stalinienne", qu’il fallait dire, mais "anti-sémite" : l’histoire des Juifs d’Algérie me dérange ???? et "tous les Juifs dehors"...Le décor est planté ,par une devineresse mandatée...Il s’agit de mériter le" respect " des sionistes islamophobes, pardi...

    Et parlant de réalisme : on vous voit beaucoup plus frileux quand il s’agit d’être jusqu’au-boutiste en Algérie. Vous êtes consciente des capacités de nuisance de l’armée algérienne, et prône la prudence. Cela change un peu ....

    Proner la prudence ? Quand, dans quel post ?Ou alors, c’est encore la devineresse, qui ....devine ?
    Je rappelle tout de même, :
    - que les Algériens ont payé un prix exorbitant pour leur indépendance, durant une guerre de 7ans.
    - qu’en octobre 88, ils ont payé aussi par des milliers de morts, des acquis démocratiques et des libertés publiques.
    - qu’ils ont encore payé le principe des élections libres, et celui d’un homme, une voix, par 200.000 morts, quelques 15.000 disparus et des traumtismes qui sont encore présents...

    Quand vous serez capable de payer ce prix, vous pourrez parler...

    PS. En suivant votre ’instrumentalisation du berberisme’, je suppose que maintenant que la droite française sioniste par intermédiaire de Sarkozy a pris officiellement la partie des insurgés en Libye, vous êtes donc logiquement devenue pro-Kadhafi, n’est-ce pas ? Ennemi commun oblige

    Mais, bien sûr, voyons ! ...On reste confondu par tant de perspicacité et d’intelligence....!!!!

    C’est le même délire que celui du "sioniste modéré" qui lui, raconte que je me méfie comme de la peste du soulèvement de la jeunesse arabe.

    C’est le même crédo...finalement.

    Heureusement, que moi, je connais d’autres Palestiniens et Palestiniennes....

  • permalien Lou :
    12 mars 2011 @22h58   « »

    Libye : un cameraman d’Al-Jazira tué dans une embuscade

    Ali Hassan Al Jaber, né en 1955 et de nationalité qatarie, a été mortellement touché de trois balles et "toutes les tentatives de le sauver ont échoué", a précisé la Al-Jazira.

    Un autre correspondant de la chaîne, Nasser Al-Haddar, a été blessé "à la suite de tirs nourris contre eux", a-t-elle ajouté. "Al-Jazira ne se taira pas face à ce crime et poursuivra ses auteurs en justice", a promis M. Khanfar.

    A Benghazi, des milliers de Libyens sont descendus dans la rue pour rendre hommage au journaliste tué et à la chaîne Al-Jazira, selon des images montrées par la télévision. "Le sang du martyr Ali Jaber va dessiner la fin du tyran", selon une banderole portée par des manifestants et montrée par Al-Jazira.

    Dans les premiers jours de la révolte, Al-Jazira avait accusé les renseignements libyens de brouiller son signal dans le pays.

  • permalien Ph. Arnaud :
    12 mars 2011 @23h52   « »

    A Deir Yassin

    Remarque liminaire : vous qui me reprochez de faire des comparaisons, vous ne frémissez cependant pas d’écrire : « Bolivar et San Martin furent, pour les Amérindiens, ce que Ben Gourion et Rabin furent pour les Palestiniens ». [Message du 11 mars à 22 h 05]. Mais peut-être ai-je mal lu…

    Je maintiens, par ailleurs, que les indépendances des pays d’Amérique latine (des années 1810 à 1825) furent un progrès, entendues dialectiquement. Et ce, comme le fut la Révolution française elle-même. Vous ne pouvez juger de l’histoire d’après ce qui est arrivé après (par exemple estimer que l’instauration du suffrage universel, en 1848, ne fut pas démocratique, parce que les femmes n’y eurent pas droit : ce n’est pas cela qui est important, mais que le suffrage, avant, étant censitaire, ne réservait le pouvoir qu’à quelques dizaines de milliers de personnes).

    De même, la Révolution se traduisit-elle par un durcissement du statut des métayers et manouvriers, les bourgeois acheteurs de terres nobles ayant souvent incorporé les droits seigneuriaux dans les baux. Mais il n’empêche : elle fut progressiste à long terme, ayant fourni aux plus pauvres les principes et les armes pour infliger à leurs nouveaux maîtres ce que ceux-ci avaient infligé aux anciens…

    Par ailleurs, ce fut la Révolution elle-même qui donna une impulsion décisive à ce qui n’aurait été, à Saint-Domingue, qu’une révolte d’esclaves et qui transforma celle-ci en indépendance. Et si l’indépendance mexicaine n’avait pas eu lieu en 1821, il est douteux qu’un Indien comme Benito Juarez aurait pu être président…

    Si j’ai dit que l’Islam, étant né six siècles après le christianisme était dans l’état où celui-ci était en 1410, à l’époque du Grand Schisme, donc bien avant même la Réforme (et même le hussitisme), cela ne signifie nullement que j’imagine pour l’Islam une évolution semblable à celle du christianisme. Je m’explique :

    Si l’on imagine que l’évolution historique peut être symbolisée par la série de nombres 1, 2 et 3 et que l’on demande d’en imaginer la suite, on peut très bien, pour cette suite, énumérer les nombres 4, 5, 6, 7, 8, etc., soit la série des entiers. Mais on peut aussi imaginer (en dehors de 1), la suite des nombres premiers et dire : 5, 7, 11, 13, 17. Mais on peut aussi dire 5, 8, 13, 21, 34, etc., c’est-à-dire considérer que chaque nombre est la somme des deux précédents, et ainsi de suite…

    Il s’ensuit donc que si j’ai dit que, dans les débuts, la chrétienté et l’Islam avaient pu avoir (sous certaines conditions) des évolutions apparentées comme l’étaient deux suites commençant chacune par 1,2 et 3, c’est à tort que vous concluez que ces suites devraient, ultérieurement, évoluer selon les mêmes principes…

  • permalien Deïr Yassin :
    13 mars 2011 @11h29   « »

    @ Sakhra

    "Il s’agit de mériter le "respect" des sionistes islamophobes"

    Qu’est ce que les sionistes islamophobes a à voir avec mon commentaire. Que vous êtes totalement obsédée par les sionistes - vous les voyez partout, même derrière les revendications légitimes des mouvements berbères - on l’a bien compris, mais je ne vois pas en quoi cela me concerne, sauf si c’est pour jeter le discrédit, faute d’arguments.

    C’est bien vous qui me reprochez de n’avoir lu que Benjamin Stora sur l’Algérie. Le seul livre de Stora que j’ai mentionné concernant l’Algérie est son "Les Trois Exils : Juifs de l’Algérie", et je ne peux donc que conclure que ce qu’il y écrit vous dérange. Sinon pourquoi me le reprocher ?

    En tapant ’Stora’ dans le moteur de recherche interne, grande fut ma surprise de voir que vous avez vous-même fait référence à Stora à quelques reprises. Non seulement au livre qu’il a coécrit avec le grand historien algérien Harbi - que j’ai lu aussi, cela fait au moins DEUX historiens ! - mais aussi au livre dont j’ai fait mention sur les Juifs en Algérie.
    Il ne suffit donc pas de crier fort - il faut un minimum de cohérence aussi.!

    "Quand vous êtes prêt à payer ce prix, vous pourriez parler ...."

    C’est vrai à vous lire ici, on a l’impression que ce prix vous l’avez payé vous toute seule. Je n’ai pas de leçons à recevoir de votre part en ce domaine, ni d’ailleurs de comment je dois concevoir la solution du futur de la Palestine. Vos insinuations plus que perceptibles, vous pouvez donc vous les garder.

    Je constate toutefois que l’adhérence à un Etat binational ’par réalisme’ n’a que votre mépris (ce qui ne vous empêche pas de poster des commentaires par des "bi-nationalistes" notoires), et comme cela est un peu l’avant-dernière solution, avant la revendication d’une Palestine sans juifs, je ne peux que m’imaginer que cela a votre préférence. Vous n’avez en tout cas jamais exprimé la moindre sympathie pour deux Etats sur les frontières de ’67 - et il n’y a pas 36 d’autres solutions.

    Je ne vois, d’ailleurs, pas en quoi revendiquer une Palestine débarrassée des Juifs venus depuis 1882 ainsi que leur descendants est "antisémite". Cela est une option politique, à mon avis totalement extrémiste, non-souhaitable et surtout non-réalisable mais je ne vois pas en quoi elle serait antisémite.
    Encore un mauvais procès que vous me faite, faute d’arguments, et surtout faute de vouloir répondre : "quelle est votre préférence". Que vous voulez garder vos préférences pour vous, cela est votre droit, mais alors ne méprisez pas celles des autres. Surtout quand - contrairement à vous - ils sont directement concernés.

    "Heureusement que moi, je connais d’autres Palestiniens et Palestiniennes"

    Ah, c’est eux qui vous ont demandé d’être notre porte-parole ? Je croyais que cela fut par auto-proclamation. Toute mes excuses.

  • permalien Orangerouge :
    13 mars 2011 @11h43   « »

    Je ne pense pas que les insultes bas de gamme fasse avancer le débat ici.
    Ni d’imputer à des posteurs des positions qu’ils n’ont pas prises.
    Les sous-entendus sur l’antisémitisme d’un posteur dès qu’il n’est pas d’accord, pourrait-on s’en passer ?

  • permalien Deïr Yassin :
    13 mars 2011 @11h58   « »

    "Je ne pense pas que les insultes bas de gammes fasse avancer le débat ici"

    Il faut y réfléchir vous-même aussi, à mon avis.

  • permalien Orangerouge :
    13 mars 2011 @12h12   « »
    Brouillage complet de la position de la France en matière de politique internationale

    ... S’il n’y a rien d’étonnant à ce que des bouffons de la République se rencontrent et s’épaulent dans la gestion d’une crise internationale aux dimensions humanitaires certaines, la question devient plus compliquée si on l’examine sous un autre angle.

    Si BHL devient ainsi incontournable dans la gestion diplomatique d’un dossier de politique étrangère aussi sensible, la question qui mérite d’être posée est à quoi joue la diplomatie française en Libye ?

    Pour certains observateurs, la diplomatie française est en train de compenser les impairs enregistrés lors des révolutions tunisienne et égyptienne.

    Critiquée pour avoir trop traîné les pieds avant de reconnaître le fait accompli révolutionnaire, Paris cherche à se refaire une virginité démocratique à peu de frais en prenant une position radicale en Libye et en se faisant passer pour la puissance occidentale la plus favorable à une intervention militaire contre le régime de Kadhafi.

    La France est le premier et le seul Etat à avoir reconnu la Conseil national de transition de Benghazi comme unique représentant légitime du peuple libyen.

    En voulant forcer la main à ses partenaires européens pour se donner des airs de leadership, la diplomatie française n’a fait que se ridiculiser puisqu’elle n’a pas été suivie lors de la dernière réunion des ministres es affaires étrangères des 27 qui ont reconnu le Conseil national libyen comme un « interlocuteur » mais pas comme « unique représentant » diplomatique et ont conditionné l’imposition d’une zone d’exclusion aérienne par un vote clair en ce sens du Conseil de sécurité.

    La France plus belliciste que les USA et la Grande Bretagne, il y a de quoi se poser des questions !

    Sur le fond, les puissances occidentales comme tous les membres de l’OTAN et de l’UE sont d’accord pour proclamer la fin de règne du régime de Kadhafi et leur sympathie pour l’opposition qui a pris le pouvoir à Benghazi.

    Sur le principe, elles sont également toutes d’accord pour imposer une zone d’exclusion aérienne en Libye en vue de neutraliser l’aviation de Kadhafi et aider les insurgés libyens à rétablir un rapport de forces militaires plus favorable après les récentes contre-offensives des forces pro-Kadhafi.

    Mais les divergences commencent quant aux modalités diplomatiques et militaires que pourrait prendre pareille intervention occidentale.

    Le début et la suite de l’article ici :
    http://oumma.com/La-diplomatie-para...

  • permalien Orangerouge :
    13 mars 2011 @12h19   « »
    Analyse des hésitations de la stratégie américaine face à la Lybie

    Extraits du même article cité plus haut :

    En effet, comme vient de le rappeler récemment le président Obama, les Américains et leurs alliés étudient toutes les options militaires possibles sur le terrain. Ils ne s’embarrassent plus de questions diplomatiques

    ... Par ailleurs, ils estiment que l’imposition d’une zone d’exclusion aérienne aura un effet militaire limité sur le rapport des forces sur le terrain dans la mesure où elle sera inefficace contre les hélicoptères de combat volant à basse altitude.

    C’est dire que les principaux protagonistes de l’OTAN reconnaissent qu’ils n’ont pas beaucoup de choix sur le terrain en vue de hâter la chute militaire du régime de Kadhafi s’ils continuent à exclure l’option d’une intervention militaire directe qui pourrait prendre la forme d’une intervention aéro-navale ciblée contre les bases des forces loyalistes et les résidences de Kadhafi.

    ... Second élément important, le responsable de la sécurité nationale, James Klaber, vient de déclarer devant la commission de défense du Sénat que les forces de Kadhafi risquent de sortir victorieuses de la guerre actuelle contre les opposants de Benghazi si le conflit ne trouvait pas une issue rapide.

    Les Américains se trouvent ainsi confrontés à un dilemme difficile.

    Soit ils interviennent militairement pour hâter la chute de Kadhafi au risque de s’embourber dans un nouveau conflit et d’offrir une nouvelle base aux attaques terroristes qui pourraient cibler les intérêts occidentaux dans la région. Soit ils tergiversent encore quelque temps au risque de voir la Libye s’enliser dans une guerre civile longue et génératrice des mêmes risques sécuritaires pour toute la région.

    La seule solution qui pourrait les arranger cyniquement c’est peut-être l’éventualité qui verrait à Kadhafi réussir à mater la rébellion et de reprendre le contrôle du pays.

    ... Finir par admettre ce dernier reviendrait à capituler et à avouer que toute leur dénonciation des crimes contre l’humanité commis par Kadhafi n’était que propagande de guerre !

    Même un compromis qui passerait par le départ de Kadhafi et un partage du pouvoir entre l’opposition de Benghazi et son fils, Seif al Islam, serait perçu aujourd’hui comme une défaite de l’Occident dans la région même si rien n’est impossible en diplomatie.

    http://oumma.com/La-diplomatie-para...

  • permalien Orangerouge :
    13 mars 2011 @12h34   « »
    L’imposteur et menteur BHL n’a aucun mandat d’aucune sorte pour intervenir dans la politique étrangère de la France. Représente-t-il les intérêts d’Israël ?

    ... selon le journal "le Monde" Bernard-Henri Levy a assisté à l’entrevue donnée par le président Sarkozy à la délégation du Conseil national de transition libyen venue à Paris demander une reconnaissance officielle.

    On peut se demander à quel titre BHL a participé à cette réunion diplomatique et surtout à quoi correspond l’intrusion de cet énergumène dans une crise politique et militaire qui n’a pas fini de révéler tous ses dangers potentiels.

    ...
    La presse israélienne se fait régulièrement l’écho des inquiétudes que nourrit la classe politique de ce pays au sujet des révolutions démocratiques qui soufflent sur le monde arabe et qui auront tôt ou tard un prolongement dans les territoires occupés.

    Le syndrome de la citadelle assiégée dans lequel se complaît une caste coloniale dont les symptômes cliniques ne présagent rien de bien rassurant risque-t-il de la précipiter dans une stratégie de la tension qui aurait l’avantage de fixer les énergies et l’attention des pays de la région dans des conflits internes longs et épuisants ?

    ... on sait qu’Israël a déjà joué à ce jeu au Liban, qu’il continue de jouer le jeu de la guerre interconfessionnelle en Irak et garde toujours dans ses portefeuilles d’investissement futurs d’autres éventuels conflits ethniques ou confessionnels qui pourraient être « encouragés » le cas échéant dans certains pays arabes.

    ...

    ... si par malheur l’apparition de BHL aux côtés de son ami Sarkozy représentait une intervention par procuration –ou par effraction- d’un autre larron qui semble avoir fait main basse sur la diplomatie française après avoir squatté les médias et les institutions de la République laïque.

    En s’affichant aux côtés de BHL lors de l’entrevue accordée à la délégation de l’opposition libyenne, Sarkozy a-t-il voulu signifier que désormais la diplomatie française s’aligne sur la stratégie israélienne en Libye ?

    L’intervention de BHL dans le dossier libyen confirmerait-elle l’information selon laquelle le Conseil national de transition libyen aurait promis de reconnaître l’Etat d’Israël une fois qu’il aura pris le pouvoir à Tripoli ?

    Après s’être aligné sur le discours du FN dans ses campagnes islamophobes en vue d’élargir sa base électorale, Sarkozy est-il à la recherche d’un autre soutien plus substantiel dans les sphères de la finance et de la communication ?

    En agissant ainsi, Sarkozy a-t-il voulu montrer au CRIF, dont les dernières nouvelles semblent dévoiler une préférence pour la candidature de DSK aux prochaines présidentielles, qu’il reste malgré tout « le candidat le plus israélien » ? Le CRIF est-il en passe de remplacer le Quai d’Orsay en France ?

  • permalien Orangerouge :
    13 mars 2011 @12h40   « »

    Le post ci-dessus est un troisième groupe d’extraits du même article :

    http://oumma.com/La-diplomatie-para...

  • permalien Nathan :
    13 mars 2011 @13h55   « »

    Remarquable article aux relents nauséabonds de Oumma.com mais qui cela étonne-t-il encore ?

    En s’affichant aux côtés de BHL lors de l’entrevue accordée à la délégation de l’opposition libyenne, Sarkozy a-t-il voulu signifier que désormais la diplomatie française s’aligne sur la stratégie israélienne en Libye ?

    Quelle est la stratégie israélienne en Libye ? Et d’abord y en a-t-il une ? Le site Oumma fait semblant d’en être persuadé mais ne cite aucune preuve et aucune source. Ce n’est rien que du vent.

    L’intervention de BHL dans le dossier libyen confirmerait-elle l’information selon laquelle le Conseil national de transition libyen aurait promis de reconnaître l’Etat d’Israël une fois qu’il aura pris le pouvoir à Tripoli ?

    Y a-t-il le moindre soupçon de début de preuve que l’opposition libyenne ait l’intention de reconnaître l’Etat d’Israël ? N’a-t-elle pas d’autres chats à fouetter en ce moment avec les troupes de Kadhafi qui foncent sur Benghazi ? Encore une rumeur et un mensonge de Oumma.

    En agissant ainsi, Sarkozy a-t-il voulu montrer au CRIF, dont les dernières nouvelles semblent dévoiler une préférence pour la candidature de DSK aux prochaines présidentielles, qu’il reste malgré tout « le candidat le plus israélien » ? Le CRIF est-il en passe de remplacer le Quai d’Orsay en France ?

    En quoi la présence de BHL lors d’une entrevue avec l’opposition libyenne servirait à montrer que Sarkozy reste le "candidat le plus israélien" ? Le lien m’échappe tant il est vrai qu’on est ici dans une logique délirante.

    Après s’être aligné sur le discours du FN dans ses campagnes islamophobes en vue d’élargir sa base électorale, Sarkozy est-il à la recherche d’un autre soutien plus substantiel dans les sphères de la finance et de la communication ?

    Equation antisémite typique (BHL = juif = finance). Et en plus grotesque car Sarkozy n’a pas attendu ces jours-ci pour avoir le soutien des milieux financiers et des patrons. En 1995 déjà, lorsqu’il soutenait le candidat Balladur, il avait tout le CAC 40 derrière lui. Je me souviens que même Bernard Arnault s’était déplacé pour honorer de sa présence une émission politique à laquelle Sarkozy avait été invité.

    Je ne parviens pas à comprendre comment on peut publier des insanités pareilles sur un blog qui se veut sérieux.

  • permalien X :
    13 mars 2011 @14h43   « »

    On dit, avec raison, que la liberté n’a pas de prix. Ceux qui trouvent que leur liberté leur a couté trop cher ne la méritent pas.

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