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Au Japon, le séisme déclenche l’alerte nucléaire

samedi 12 mars 2011, par Hervé Le Crosnier

Après le tremblement de terre, puis le tsunami, voici l’explosion dans la centrale nucléaire de Fukushima, dont on ne sait pas encore quelles seront les conséquences (la centrale est à seulement 300 km de Tokyo).

Dans cette situation, la première pensée va au Japonaises et aux Japonais, qui viennent de connaître le plus grand séisme depuis Kobé, en 1995. Et parmi eux, à ces pompiers qui prennent actuellement l’avion pour rejoindre la centrale. Ces « liquidateurs » vont risquer leur vie pour sauver le pays et, plus encore, limiter les conséquences planétaires de l’explosion du réacteur. Alors que la radioactivité dans la centrale atteint d’ores et déjà chaque heure la quantité admissible annuelle, tout incident supplémentaire se traduira par un accroissement des risques pour les intervenants.

Il faut avoir un courage à toute épreuve pour intervenir en connaissant les conséquences. L’expérience des liquidateurs de Tchernobyl ne peut pas être oubliée. Et pour celles ou ceux qui n’ont jamais été informés, il faut absolument lire le livre La Supplication, de Svetlana Alexievitch [1].

Si des gens méritent à titre collectif un prix Nobel de la paix, ce sont bien les liquidateurs de Tchernobyl, et désormais ceux de Fukushima.

En face de ces hommes et ces femmes qui vont souffrir pour faire face, il y a celles et ceux qui ont joué avec le feu... nucléaire. Et c’est à eux qu’il faut s’adresser maintenant pour obtenir des informations qui nous permettent réellement de choisir, démocratiquement et scientifiquement.

Car le nucléaire est une technologie très particulière : il n’est jamais confiné, et les risques portent sur deux types d’événements :
— d’abord le risque lié à « l’accident » : panne, explosion, et conséquences d’événements extérieurs — tsunami, risques terroristes, comme cet avion qui le 11 septembre 2001 devait s’écraser sur la centrale de Three Mile Island. Dès lors, l’éjection dans l’atmosphère de quantité de matériaux radioactifs va provoquer des cancers et d’autres maladies dont le suivi n’est, d’ailleurs, pas vraiment au point ;
— ensuite, le risque des « faibles doses », car les centrales, et les autres maillons de la chaîne nucléaire, notamment les transports, les sites de stockage et les sites d’extraction du plutonium comme La Hague, diffusent régulièrement des éléments radioactifs qui se retrouvent ensuite dans les rivières, la mer, les plages, les forêts...

Cette absence de confinement, qui fait qu’une dispersion de produits radioactifs touche toute la planète, concerne les deux types de risques. Tchernobyl, malgré les efforts des douaniers français, nous a montré l’étendue des zones touchées par les accidents. Mais d’autres informations laissent entendre que les éléments radioactifs circulent de plus en plus. Par exemple, alors que le plutonium n’existait pas dans la nature avant 1945, on en trouve désormais dans les dents de lait des enfants britanniques.

C’est donc toute la planète qui est concernée quand certains décident de développer la filière nucléaire. Or la décision est prise de manière opaque, sans débat public, sans réelle information contradictoire et scientifique des populations.

En particulier, nous manquons d’informations essentielles pour une prise de décision. Chaque technologie possède des risques. La question n’est jamais celle de la sécurité absolue, mais du rapport entre le risque et les avantages souhaités. Or, nous ne disposons pas d’études réelles sur les points essentiels :

  • Quelle est la rentabilité économique du nucléaire... sur toute la durée de vie de la filière ? En effet, le nucléaire a une durée de vie largement supérieure à la durée de fonctionnement (rentabilité d’un point de vue économique immédiat qui est trop souvent mis en avant). Il convient, pour mesurer le coût économique réel d’inclure dans les modèles le suivi des déchets, jusqu’à ce que les risques deviennent insignifiants, soit sur des siècles. Puis le « démantèlement » des centrales... l’expérience de Brennilis en Bretagne nous montre que les coûts réels (et les problèmes techniques rencontrés) sont largement supérieurs aux évaluations [2]. Et enfin, l’évaluation du coût des accidents, pris en charge par la société en général, et donc jamais inclus dans les calculs de rentabilité effectués par les acteurs de la filière. Une sous-partie de cette question serait de connaître avec une bonne précision le bilan énergétique global de la filière. Quelle proportion de l’énergie produite est réellement utilisable, une fois déduites les pertes en ligne (centrales évidemment éloignées des lieux de consommation), l’énergie engloutie dans la construction, puis dans le traitement des déchets, et enfin dans le démantèlement. Sans parler des coûts de toute nature en cas d’accident ;
  • Quel est le réel impact sanitaire du nucléaire, à la fois par les faibles doses [3] et bien évidemment par les accidents ? Dans ce cadre, on ne peut se limiter aux morts immédiates (une trentaine à Tchernobyl) : il faut comptabiliser les suites pour les populations avoisinantes ou les liquidateurs. La morbidité (maladies, mal-être, problèmes chroniques...) mérite toute notre attention. Les études autour de Tchernobyl ont toujours minimisé cet aspect [4]. Et quand le médecin biélorusse Yury Bandazhevsky a montré les conséquences de Tchernobyl sur les enfants nés après l’accident, le pouvoir a préféré l’enfermer en prison. Les conséquences au Japon, qui dispose d’un excellent appareil statistique et d’un suivi médical particulièrement performant et compétent en matière de nucléaire — l’héritage d’Hiroshima et Nagasaki — mériteront toute notre attention. On ne pourra pas toujours rejeter les malades comme étant victimes d’un symptôme de paranoïa atomique ;
  • Quel est l’enjeu du nucléaire énergétique sur la paix dans le monde ? Non seulement les filières dites « civiles » sont la source des produits utilisés par les armes nucléaires (à la fois pour les matériaux fissibles à haute énergie pour la bombe et les matériaux dits « appauvris » pour les armes pénétrantes), mais aussi pour les « bombes sales », utilisables par des agents non étatiques. Les centrales nucléaires ne sont-ils pas autant de points de faiblesse exploitables par des attaquants ? L’exemple japonais nous montre que l’accident n’est pas forcément lié à des causes « internes » aux centrales ;
  • Quel est l’impact social de l’industrie nucléaire ? Pourquoi l’emploi précaire est-il devenu la norme dans une industrie pour laquelle la vie même des ouvriers est la force de travail qu’on achète pour intervenir en zone contaminée ? L’excellent roman La Centrale, d’Elisabeth Filhol, est une enquête parmi ces précaires du nucléaire en France [5]... on imagine la situation dans des pays où la pauvreté, et donc le besoin de vendre ce qu’on a pour nourrir sa famille, est plus fort. De quel modèle du travail se prévaut la filière nucléaire ? Et de quel modèle d’indifférence se drapent les « permanents » ? Celui qui fréquente des travailleurs du nucléaire a évidemment des anecdotes à raconter sur le mélange de peur de l’irradiation et de bravade qui pousse souvent, en cas de surdose, à accuser les détecteurs de radioactivité plutôt qu’à reconnaître les rejets.

On peut comprendre les enthousiasmes des années 1930 à 1950, quand régnait l’idée d’une énergie « inépuisable », à haut rendement et à faible coût. Il s’agissait de maîtriser le feu, une activité que les hommes adorent... Mais pouvait-il encore en être de même après Tchernobyl ? Peut-on encore continuer ? Car l’argument de la « sécurité » renforcée dans les centrales concerne principalement les problèmes internes, notamment les moyens de faire face aux mauvaises décisions humaines. Mais devant les actes externes à haute énergie (séisme, tsunami, mais aussi tempête, attaque terroriste ciblée...) peut-on offrir des garanties suffisantes ? Certes, dès l’alerte sismique, les centrales japonaises se sont mises en mode arrêt... mais c’est une opération longue, et qui peut mal tourner, comme nous en suivons l’exemple avec attention depuis hier. Y aurait-il une « sécurité » qui serait à la hauteur de l’événement ? À la hauteur des conséquences sociales et sanitaires de l’accident ?

C’est à ce genre de questions que la communauté scientifique, mais aussi les citoyens concernés doivent s’atteler, pour que le choix de continuer ou sortir du nucléaire soit appuyé sur des données globales et cohérentes, et non des présupposés soit idéologiques (la mystification du progrès et de la maîtrise humaine sur les événements), soit plus spécifiquement d’intérêts économiques. Les puissances publiques pourraient consacrer leurs efforts à ces réflexions ouvertes, plutôt que de servir de VRP internationaux aux transnationales de la filière.

Ajoutons un dernier point sur l’information concernant le nucléaire. Nous sommes maintenant devant un cas d’école. Ce que nous disent les journalistes est-il fiable ? Quelles sont leurs sources ? Reprendre les fils horaires des informations, des dénégations, des démentis, des confirmations et des errements de l’information depuis le séisme montre les limites d’une information planétaire alors même que des enjeux économiques, mais aussi politiques, militaires et idéologiques sont en jeu.

Certes, le rôle des médias n’est pas de faire « paniquer » les populations. Souvent la panique peut provoquer des catastrophes pire encore. Mais en est-il de même à distance ? Faut-il faire son deuil d’une information appuyée sur les faits au profit d’une « information de guerre », c’est-à-dire pilotée par les besoins de sécurité des puissances publiques ? Enfin, faut-il prendre les populations pour ignorantes et croire que nul ne peut percevoir l’inquiétude sous l’agitation ? Et dans ce cas, l’absence de transparence n’est-elle pas plus inquiétante encore ?

Les accidents sont des moments très sensibles durant lesquels on doit à la fois agir en serrant les dents (le risque est là, il faut faire face), et préparer le lendemain, tirer les leçons et envisager les conséquences. Malheureusement, une fois l’émotion partie, la routine, les compromissions, l’absence de réflexion globale, et surtout l’immunité dont jouissent les acteurs des filières créant des accidents (pas seulement le nucléaire...), tendent à évacuer les questions. Après tout, s’il y a encore des vivants pour continuer à informer, c’est que le risque a certainement été « vaincu »...

Ulrich Beck, dans son livre prémonitoire La société du risque (écrit avant Tchernobyl, et paru la semaine suivante, augmenté d’une préface à chaud [6]) expliquait qu’une fois le risque advenu, pour continuer d’exister, les sociétés avaient comme principale obsession de tout simplement le nier... jusqu’à la prochaine fois ?

Notes

[1] Cf. Dominique Chouchan, « Les survivants de Tchernobyl », Le Monde diplomatique, avril 1999.

[2] Lire « Brennilis : 25 ans de centrale. Il est plus facile de construire une centrale nucléaire que de la démanteler », Le Canard enchaîné, 28 juillet 2010 ; Angélie Baral, « Nucléaire pas cher : la fin du rêve », Urbiz.fr, 25 août 2010.

[3] Cf. Jean-François Viel, La Santé publique atomisée. Radioactivité et leucémie, Les leçons de la Hague, La Découverte, 1998.

[4] Pour un bilan actualisé de la catastrophe, lire Alison Katz, « Conséquences de Tchernobyl », Le Monde diplomatique, décembre 2010.

[5] Elisabeth Filhol, La Centrale, POL, Paris, 2010.

[6] Traduit en français en 2001, Flammarion, Paris.

44 commentaires sur « Au Japon, le séisme déclenche l’alerte nucléaire »

  • permalien Shiv7 :
    12 mars 2011 @18h25   »

    Très bon article, surtout la conclusion qui démontre que le négationnisme dans certains domaines (sciento-sociologique) est plutôt de mise.
    C’est d’autant plus drôle que ce domaine, contrairement par ex. à l’histoire est une science exacte.
    Cela démontre que le moralisme ambiant de nos sociétés modernes à ses limites - limites que l’intérêt immédiat de chacun délimite - , tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil (on pourrait ajouter tout le monde il est un consommateur), jusqu’à l’explosion finale..
    (Dont j’avoue immédiatement, avant qu’on me le fasse remarquer, j’aurais également contribué..)

  • permalien PY :
    12 mars 2011 @18h27   « »

    A noter que les EPR, réacteurs nucléaires de "nouvelle" génération qui ont tant de mal à sortir de terre ont un inconvénient majeur s’ils devaient fonctionner un jour ; le temps pour une mise en arrêt complet et sécurisé d’un réacteur passe à presque trois jours...Un temps de réaction qui semble difficilement conciliable avec une quelconque sécurité.

  • permalien Yann :
    12 mars 2011 @18h43   « »

    Hervé Le Crosnier,

    Je découvre le blog "Puces savantes", bien que je sois "abonné" depuis longtemps à Nouvelles d’Orient.

    Merci pour votre article que je trouve remarquable.

    Vous mettez en mots ce que beaucoup ressentent, nous donnant un outil, au bon moment, pour avancer.

    A mon avis, le Monde diplomatique devrait, sans délai, traduire votre texte en anglais pour que sa diffusion s’élargisse.
    Je suis persuadé que cette traduction est une priorité.

    Pour m’informer sur la catastrophe nucléaire en cours, je consulterai le site de la Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité (Criirad).

    Naomi Klein :

    Aucune énergie qui peut empoisonner des populations entières au cours de désastres ne mérite d’être qualifiée de "propre".

  • permalien NeSaisPas :
    12 mars 2011 @18h59   « »

    [Modérateur ?]
    Le lien [1] concernant l’article les survivants de Tchernobyl de 1999 me semble ne pas fonctionner et je n’arrive pas à retrouver l’article via le moteur de recherche.

  • permalien L’équipe du Monde diplomatique :
    12 mars 2011 @19h17   « »

    @NeSaisPas

    C’est rectifié, merci de votre vigilance.

  • permalien GR :
    12 mars 2011 @19h59   « »

    Je suis étonné que nous ne voyions plus d’image de la centrale depuis celles de l’explosion.
    Pas vous ?

  • permalien th Mercier :
    12 mars 2011 @20h48   « »
    A propos des statistiques sur Hiroshima

    Cher Monsieur, Grand merci pour cet article.
    Mais quand vous écrivez : Le "Japon, qui dispose d’un excellent appareil statistique et d’un suivi médical particulièrement performant et compétent en matière de nucléaire — l’héritage d’Hiroshima et Nagazaki — (...)." , je crois me rappeler que les statistiques auxquelles vous faites allusion ont été faites par les américains et classées secret défense.
    Sont-elles publiques, et donc divulguées, à présent ?
    cordialement
    th M

  • permalien drex :
    12 mars 2011 @20h49   « »

    Article remarquable, merci.

  • permalien Hervé Le Crosnier :
    12 mars 2011 @21h04   « »

    Petit extrait du site de Europe1 à 21h :

    Quels risques après l’accident nucléaire ?
    Par Hélène Favier avec agences
    Publié le 12 mars 2011 à 19h58 Mis à jour le 12 mars 2011 à 20h51

    « Y-a-t-il un risque pour la santé des habitants des autres régions ? - "A l’heure actuelle, il semble que les risques pour la santé publique soient assez faibles. Nous constatons que le niveau de radiations émises par une centrale nucléaire est très bas", a assuré Gregory Hartl, porte-parole de l’OMS, l’Organisation mondiale pour la santé.

    Que va-t-il se passer dans les semaine qui viennent ? - Il faudra nettoyer les endroits contaminés : soit mettre une couche de terre par-dessus, soit racler la couche du sol contaminé. Mais une partie des éléments radioactifs va se détruire d’elle-même car le propre de la radioactivité est de disparaître toute seule avec le temps. Tout dépend des quantités. »

    Faut-il pleurer, faut-il en rire ?

    Un coup de bull et il n’y paraîtra plus.

    On croise les doigts... Pouvons-nous faire autre chose ce soir ?

  • permalien Haruspex :
    12 mars 2011 @21h16   « »

    Ce billet sur les risques nucléaires m’a immanquablement fait pensé à cet autre billet sur les risques financiers (mais pas seulement), écrit par l’économiste Alexandre Delaigue :

    http://econoclaste.org.free.fr/dotc...

    "L’affaire Kerviel n’est en réalité qu’un épisode d’un problème beaucoup plus général : la capacité des organisations, et des sociétés, à se protéger contre des risques majeurs. Pour faire simple : nous ne savons pas faire. Et alors que les technologies que nous utilisons sont de plus en plus complexes, nous savons de moins en moins faire."

    Je vois par ailleurs un parallèle entre les dirigeants français issus des grandes écoles et leurs homologues japonais issus de Tôdai, Waseda ou autre Keio. Car en effet, qui a décidé d’installer des centrales nucléaires dans le pays le plus sismiquement actif du monde, en dépit de l’aversion de la population japonaise pour cette technologie ? Quel coût final aurait une catastophe de type Tchernobyl ?

  • permalien Yann :
    12 mars 2011 @21h55   « »

    Naomi Klein ajoute :

    L’avenir turbulent a besoin d’énergies non toxiques.

  • permalien marcel :
    12 mars 2011 @22h46   « »

    a t’on distribué de l’iode aux populations avoisinantes ,

  • permalien marcel :
    12 mars 2011 @22h52   « »

    " faibles doses" n’est-ce pas plutôt la notion paradoxale d’un effet bénéfique des doses faibles ?

  • permalien
    12 mars 2011 @23h03   « »

    Les Japonnais ont beneficie de l’energie bon marche obtenues de
    ses centrales nucleaires.
    Apres ce seisme, d’autres populations en plus des Japonnais vont soffrir des radiations.
    Qui va payer pour les pauvres gens qui n’ont pas tirer benefice.

    Mon commentaire est essentiellement dirige au Europeens qui sont entrain de beneficier de l’emergie "pas cher" du nucleaire.

    Au cas, d’un accident, L’afrique et meme le moyen orient risquent d’en patir.

    Ne serait il pas juste pour l’occident, utilisateur du nucleaire, de payer un tribu au reste du monde, vu que l’occident est entrain de mettre toute la planete en danger.

    L’occident tue pour avoir le petrol, l’occident tue aussi par son nucleaire.

  • permalien Micoula :
    12 mars 2011 @23h37   « »

    Très bel exposé sur cette catastrophe en particulier et sur le nucléaire en général, mais une petite erreur de frappe gênante même en dehors de la Bretagne : Brénnelis s’écrit plutôt Brennelis.

  • permalien lindesve :
    13 mars 2011 @05h58   « »
    JAPON et AURILLAC

    La théorie des dominos ne s’applique pas uniquement à la chute des dictatures du monde arabe mais aussi à l’explosion des centrales nucléaires au Japon. Le nuage radioactif va t-il s’arrêter à la frontière comme après l’explosion du réacteur de Tchernobyl ou va t-il essayer de passer en force ? Je viens de poser la question à mon député UMP de Saint-Mandé tendance Marine Le Pen / Christian Vanneste, celui qui crache sur NKM quand elle dit qu’elle voterait plutôt PS que FN au second tour. Il a essayé de me rassurer. Je lui ai demandé si je devais quand même prendre de l’iode radioactif le moment venu.

    Paragraphes supprimés pour ne pas dépasser 3000 caractères

    J’espère que quand Sarkozy renouvellera la liste des députés autorisés à se présenter sous l’étiquette majorité présidentielle en 2012 (si si j’y crois ; je pensais que le ressort de Sarko était cassé quand il a nommé Alain Juppé au MAE, mais là il vient de rebondir sur la Libye aiguillonné par BHL) il lui dira : " Casse-toi et va rejoindre la liste Vanneste / Chantal Brunel ". Pourtant, il n’y a pas que du mauvais chez Christian.

    Pour ma part, j’aime bien sa proposition de loi visant à modifier les conditions de constitution de partie civile par les associations de type LICRA, CRAN, MRAP et SOS Racisme qui me bassinent et n’arrêtent pas d’embêter mon ami de Facebook Eric Zemmour. Par contre aucune proposition de loi sur la suppression de tous les boucliers fiscaux. Avec le bouclier fiscal je connais un traideur de LCL à qui sa femme de ménage coûte 5 euros de l’heure. Un scandale ! Encore mieux que le rapport Henri Proglio/salarié EDF.

    Quant à moi, je paufine mon blog pour être fin prêt en Janvier 2012 pour faire un petit coucou aux français qui sommeillent avec Pernaud Ricard ou avec la remplaçante de Poivre dit d’Arvor sur TF1, le monsieur du plagiat (Que vous êtes joli ! Que vous me semblez beau ! Sans mentir, si votre ramage se rapporte à votre plumage...) et arrêter de faire le coucou sur le blog des autres. Signé : Furax

    NB : Très bonne récompense (je travaille bénévolement et mommentanément pour un généalogiste) à celui ou celle qui pourra me dire sur daniel.quintin@sfr.fr s’il y a un lien de parenté entre la députée UMP de Paris Martine Aurillac et un homme politique dénommé Aurillac qui en novembre ou décembre 1973 (un entrefilet sur la dernière page du Monde de l’époque que j’ai dû égarer, mais je ne désespère pas de le retrouver) festoyait au Chili pendant que Pinochet au pouvoir depuis le 11 septembre jetait en mer les opposants après les avoir torturés.

    On revient à la mer qui tue partout, en Bretagne, au Chili, à Kopipi ou au Japon. La boucle est bouclée.

    S’il y a un lien de parenté, il ne restera plus à Martine qu’à écrire un livre comme l’a fait le fils Jardin sur son grand-père collabo. Cela soulagera sa conscience.

  • permalien
    13 mars 2011 @08h12   « »

    @GR : il faut de l’électricité aux webcams pour fonctionner et i y a des coupures. Restent donc les hélicos de la télé mais la zone est interdite - et même si elle était autorisée, quel caméraman civil prendrait le risque de survoler une zone fortement contaminée ?

  • permalien jonsnow :
    13 mars 2011 @12h43   « »

    Les questions soulevées par l’auteur sont pertinentes.

    Une autre question est de savoir s’il y a encore un homme politique en France capable d’en voir la pertinence aujourd’hui.
    En tout cas pas au gouvernement. Besson a assuré hier que toutes les centrales françaises étaient capables de resister à n’importe quel evenement (c’est quoi ses compétences exactement pour dire ça ?), Moriset à renchérit en disant que toute la transparence sur les circonstances de l’accident japonais sera faite (on acceptera la version japonaise en gros), et comme ça toute la journée.

    Il n’y a que les Verts qui ont osé parler ; mais comme ils ne pèsent pas grand chose on les ecoutera d’une oreille...

    Bref y a un sacré boulot de nettoyage politique à faire.

  • permalien Lolo2105 :
    13 mars 2011 @13h03   « »

    Je trouve qu’on s’inquiète à tort. Notre bon ministre de l’industrie Eric Besson vient de nous apprendre que les autorités japonaises contrôlaient la situation. Alors...

  • permalien olivier :
    13 mars 2011 @13h22   « »

    La meilleure des énergies… pour le meilleur des mondes

    Nicolas Imbert / Emmanuel Delannoy

    (...) Cet accident vient rappeler une évidence, que nous préfèrerions tant oublier : aucune technologie humaine n’est infaillible, que ce soit face aux risques naturels, ou aux défaillances humaines. Par les puissances énergétiques colossales qu’elle mobilise, et par sa concentration extrême, l’exploitation de l’énergie nucléaire reste, et restera toujours, intrinsèquement dangereuse. (...)

    Notre modèle énergétique actuel, concentré, centralisé, vulnérable, et pour tout dire dangereux n’est pas une fatalité. Il est un héritage d’une époque récente où le développement technologique des pays dits industrialisés était avant tout un instrument de pouvoir, un reflet de la puissance et de l’autorité des Etats. Il est le révélateur d’une vision, d’une ambition, largement partagée entre élites politiques et élites technocratiques de l’époque, dans laquelle l’homme moderne se voit triomphant de la nature et de ses caprices. (...)

    Pourtant, ce modèle n’est pas une fatalité. De même que nous avons su concevoir des infrastructures de communication décentralisées où, à l’instar d’internet, chacun est à la fois producteur, distributeur et consommateur, certains ont déjà mis en œuvre et démontré qu’il était plus réaliste et efficace d’adopter un modèle de production énergétique décentralisé. (...)

    Autrefois limité à de faibles consommations, ce modèle a su profiter de la technologie pour prétendre désormais alimenter tout type de réseau, s’il est couplé, pour certains pics de charge, à des énergies traditionnelles telles que les turbines à gaz ou les multi-générations alimentées par des énergies fossiles.

    Non seulement ce modèle est techniquement robuste. Mais il permet d’exploiter localement des technologies avec des ressources disponibles à proximité, de créer en masse des emplois sur le territoire où l’énergie est consommée. Il permet également de développer une innovation collaborative, sans mobiliser d’énormes moyens ni prendre un risque d’investissement insensé sur une seule technologie.(...)

    http://www.terra-economica.info/Cen...

  • permalien le journal de personne :
    13 mars 2011 @14h48   « »

    Le séisme des cœurs

    Je vous parle de fraternité
    Et vous me renvoyez à la dure réalité
    Aux plaques tectoniques
    de notre écorce cérébrale…
    Aux tremblements des peurs
    Et au déferlement des pleurs
    Et la terre continue de trembler et de nous faire trembler…
    Et un beau jour… ou peut-être une nuit… on décide de ne plus trembler… et on se met à bouger…
    à prendre le large au lieu de subir les vagues successives de cette nature imbécile…
    Oui…oui on ne peut pas changer les lois de la science physique mais on peut changer de politique…
    parce que là, il ne s’agit plus de science mais de conscience…
    cette petite flamme qui tremble et qu’aucun vent ne peut éteindre…
    ma conscience politique… qui voudrait avant de mourir assister à l’éveil d’une autre conscience…
    d’autres consciences, à une sorte d’effervescence… vive la révolution des consciences.

    http://www.lejournaldepersonne.com/2011/03/seisme/

  • permalien Shiv7 :
    13 mars 2011 @18h14   « »

    Ce billet sur les risques nucléaires m’a immanquablement fait pensé à cet autre billet sur les risques financiers (mais pas seulement),

    En effet il y a non seulement des similitudes entre les différents domaines ultra spécialisés de notre sociétés, mais de plus un risque de contamination et d’effets dominos entres eux, un bogue informatique mondial pouvant très bien entraîner à sa suite une catastrophe nucléaire (ou/et autre domaine pointu a risque technologique) et une chute de la finance mondiale, et vice versa. Sans compter bien entendu les catastrophes naturelles qui peuvent en être le détonateur initial.

    Non seulement tous les systèmes deviennent tellement compliqués en eux même au point que plus personne ne les maîtrises réellement, mais ils sont de plus tous imbriqués les uns dans les autres dans des réseaux ou implications mondiales.
    Paradoxalement la sur-maitrise technologique de notre planète a rendu cette dernière plus fragile (globalement) qu’à aucune époque de l’histoire connue de l’humanité.

    Qu’on vienne pas me chanter que mon discours donne dans le catastrophisme apocalyptique et qu’il y a une multitude de fusibles, de circuits de préventions ou protections, car c’est précisément tous ce fatras qui rend n’importe quel systèmes finalement ingérable, le trop ou le mieux étant l’ennemi du bien et d’autre part l’effet entropique étant l’aboutissement de tout organisme ou système poussé à son maximum.

  • permalien alex :
    13 mars 2011 @18h15   « »

    PARTAGEZ CE PAPIER SVP

  • permalien John :
    13 mars 2011 @19h45   « »

    Excellent article, merci !

    Il est bien malheureux qu’il faille (encore) une catastrophe pour relancer le débat sur le nucléaire. Sans vouloir épiloguer, celui-ci est promu à se tarir de toute manière...

    Pour ma part, il est évident que le nucléaire fait parti d’un tout au sens où, comme la malbouffe, comme l’exploitation des pays du Sud, il est pratiquement hors de contrôle. Trop d’enjeux financiers dans les hautes sphères, trop de ramifications obscures, trop d’implication de la part d’acteurs n’ayant aucun lien entre eux, mais aussi trop d’inconscience !

    Encore une fois, quelle place pour le débat public ?

    Aujourd’hui, qui irait contrer cette marche forcée à la tête de laquelle on ne peut identifier aucune personne physique ? La machine s’est emballée. Changer de voie, revenir quelques pas en arrière et remettre en question nos modes de consommation relève d’un défi, de l’utopie.

    Je suis inquiet car je ne vois pas vraiment d’alternatives, je ne vois qu’un navire à la dérive. L’engagement individuel au quotidien pour remettre en question ce modèle, s’il est à tout point de vue indispensable, me parait très insuffisant. La prise de conscience pour un avenir durable doit avoir lieu à une échelle planétaire, car si c’est bien une révolution qu’il nous faut, c’est la lucidité du plus grand nombre sur la marche du monde qui peut l’initier.

    Pour reprendre Ernest Bloch, "l’utopie n’est pas la fuite dans l’irréel, c’est l’exploration des possibilités objectives du réel et la lutte pour leur concrétisation."

    Alors continuons la marche !

  • permalien chelia :
    13 mars 2011 @22h17   « »

    "le propre de la radioactivité est de disparaître toute seule avec le temps" ?? en tout cas si l’on prend au sérieux un certain documentaire "into eternity" de Michael madsen, il faudrait isoler pendant une durée minimale de 100 000 ans des déchets nucléaires pr parvenir à les rendre inoffensifs.

  • permalien mariejeannejourdan :
    13 mars 2011 @23h35   « »

    La densité des centrales nucléaires au Japon fait froid dans le dos, et, encore une fois, une catastrophe naturelle compliquée par l’action de l’homme, le nucléaire dans le cas présent, peut avoir des conséquences planétaire par contamination radioactive, notamment pour nos concitoyens d’outre mer, en Polynésie.
    L’inconscience fille de la cupidité également fait froid dans le dos, on sait que le Japon est menacé par des tsunamis et le scénario actuelle de trois centrales menacée et une explosion d’un réacteur n’a rien de surprenant, mais le Japon n’est pas le seul a construire "risqué" pour une centrale nucléaire.
    Cependant le Japon a des excuses, son entrée en guerre au cours de la seconde guerre mondiale était motivé du fait d’une surpopulation sur un territoire exigü, avec en plus des régions très montagneuses, une capacité économique menacée par une absence de matières premières. De l’autre côté de la mer d’Okhotsk, la Sibérie Orientale presqu’inhabitée, et pourtant après la seconde guerre mondiale, la Russie "confisquera" au Japon la moitié nord des îles Skhalines. Si le Japon avait eu des terres continentales, il n’aurait certainement pas construit des centrales sur la côte pacifique, et aujourd’hui c’est toute la planète qui se sentirais moins menacée.
    Il est clair qu’à ce jour, aucune population ne peut être à l’abri d’un cataclysme majeur, et qu’il faut donc prévoir pour toute population une terre d’asile.
    Ami lecteur je vous invite à lire sur les liens suivant une proposition d’organisation au niveau de l’ONU de la planète en grandes régions planétaires, et notamment la fédération coréo-nippone centrée sur la mer du Japon et d’Okhost, comme l’union méditerranéenne autour de la méditerranée.
    fédération coréo-nippone :http://Oz.fr/BHNal
    sur le site http://www.ecolobabisme.com

  • permalien
    14 mars 2011 @10h46   « »

    Je trouve dommage que le monde diplo se laisse aller a l’actu sensationaliste a base de dents de lait des nourrisons Anglais. Presque la moitié des articles sur la catastrophe japonaise (qui a déjà délogé de l’actu a peu près tout le reste, quid de la Lybie ? De la Cote d’Ivoire ?) concerne un hypothétique nouveau tchernobyl quand le pays commence a peine a compter ses morts. Merde, les articles partisans ne peuvent t’il pas attendre un jour ou deux ? Cette course contre la montre me dégoute.

  • permalien nomdedieu :
    14 mars 2011 @14h01   « »

    Une centrale qui pète, tu as raison, pas de quoi en faire en fromage...

  • permalien blah :
    14 mars 2011 @14h32   « »

    Oh oui, excuse moi de trouver ça légèrement déplacé que des lobbys ce soient jetés sur ce qui n’est encore qu’un accident (hein, autant battre le fer tant que c’est chaud, dès fois que ça ne se transforme pas en une catastrophe) alors qu’il y a encore des cadavres qui flottent a coté.

  • permalien Simon :
    14 mars 2011 @14h51   « »

    Ma fille, travaillant à Tokyo, est actuellement en train de se demander si elle doit quitter temporairement la région. Je lui ai transmis votre article qui l’aidera sûrement à prendre une décision.

    Merci.

  • permalien elisabeth :
    14 mars 2011 @16h16   « »

    cet article pose malheureusement très bien tous les problèmes du nucléaire. Et tout ça on le savait mais l’homme est fou et présomptueux, croyant toujours dominer la nature. on vot le résultat

  • permalien lanature2012 :
    14 mars 2011 @18h02   « »

    il faudrer qu’ils nous montre l’interrieur de la centrale vue d’un helicoptère pour etre sur qu’ils ne mentes pas

  • permalien Tistou :
    14 mars 2011 @18h18   « »

    Bonjour,
    Je vois que l’ensemble des commentaires émis sont en faveurs à un démantèlement voir même à un dégout de ces édifices.
    Mais notre ordinateur, ou notre Iphone, ou tout autre appareil électronique fonctionne comment ? A l’électricité non ?
    Le propre de l’homme est d’avancer, malheureusement, vous me direz peut être trop vite ...
    Mais à l’heure actuelle vu que tout est question de rentabilité, il faut à chaque pays toujours plus d’énergie.
    Donc, oui, on joue avec le feu.
    Mais lorsque nous oublions d’éteindre une lumière, nous sommes, nous aussi fautif !
    Pour l’instant, au plus grand désarroi de l’huminatié il n’y a malheureusement aucun autre moyen de subvenir à nos besoins énergétiques. Sauf, si nous voulons revenir au temps des cavernes ?
    Des recherches sont en cours afin de dompter une énergie plus importante et moins polluante et très certainement plus dangereuse.

    Je pense que, pour ma part, deux choix s’offrent à nous soit nous régressons, soit nous tentons le tout pour le tout. Sachant que toute l’humanité va en dépendre si nous tentons pas, nous aurons rien le jour venu afin de partir de notre belle planète lorsqu’elle arrivera à la fin de sa vie.
    Ceci n’engage que moi, bien entendu.
    Je ne suis pas érudit, tout ce que je contaste, c’est que à l’heure actuelle je ne vois pas grand monde se passer de notre électricité ...

  • permalien Patricia :
    14 mars 2011 @18h53   « »

    Merci... merci de nous donner une occasion de réfléchir... et j’espère aussi, d’agir. Du moins d’aller s’informer. Petit message que j’ai ajouté sur ma page FB avec une copie de votre article : "Le besoin de savoir est un droit... le besoin d’informer est une responsabilité... À chacun son intégrité !
    Je suis d’accord avec les personnes qui suggèrent que cet article soit traduit et distribué plus largement. Je le distribuerais aux journaux locaux de la province du Nouveau-Brunswick. Merci ! et bravo...

  • permalien Yann :
    14 mars 2011 @19h18   « »

    CRIIRAD (Commission de Recherche et d’Information ndépendantes sur la Radioactivité), 14/03/2011 à 13 h

    Un terrible manque de transparence

    (...)

    Si les informations sur les ordres de grandeur des activités, des concentrations et des doses ne sont pas publiées pendant la phase de crise, il y a fort à craindre qu’il sera très difficile d’établir après coup la réalité des niveaux d’exposition.

  • permalien Yann :
  • permalien la mouche :
    15 mars 2011 @06h43   « »

    je vois que tout le monde parle, journalistes, hommes politiques....mais personne ne s’est jamais inquiété du sort des salariés de la sous-traitance du nucléaire. je suis philippe billard et dénonce ce qui se passe au travail dans les centrales nucléaire edf et ce depuis des années et cela me vaut une procédure de licenciement que je vis depuis bientôt six ans. je n’ai plus le droit de rentrer en centrale, depuis mai 2006.
    edf et ses collaborateurs, boites de sous-traitance, font tout pour que ce qui se passe à l’intérieur ne soit pas su et pour cause, nous sibissons, nous, les salariés de la sous-traitance la pire des maltraitance du travail, expositions aux divers cancérogènes, mutagènes, reprotoxiques, et agents chimiques, stress... sans aucun suivi médical digne de ces expositions professionnelles et sans aucun suivi médical post professionnel.
    pourtant, déjà de nombreux salariés souffrent de la maladies dues à ces expositions, cancers et autres. alors pour nous la catastrophe nucléaire, nous la vivons tout les jours dans les centrale edf et les conditions de travail se dégradent de jour en jour. allez sur le site www.sst-nucleaire-chimie.org et vous saurez. ainsi que sur le site du débat public de l’epr de penly et vous y trouverez le cahier d’acteurs des salariés de la sous-traitance le numéro 14 , www.debatpublic-penly3.org
    ne nous laissez plus seul à combattre un lobbying qui ne veut que son bien acquis sur la soufrance des salariés de la sous-traitance

  • permalien aliciatom :
    16 mars 2011 @13h37   « »

    on pourrait envoyer un robot américain pour ce genre de situation !!!ou une personne qui se désigne pour aller dans les central en combinaison spatial pour y mettre un tuyau geant allant de la mer au central

  • permalien antiparapharmaciste primaire :
    16 mars 2011 @20h12   « »

    Je souscris tout à fait à l’analyse de l’auteur de cet excellent article. Les autorités japonaises nous chantant tout va très bien madame la marquise sont pathétiques, ce ne sera pas un nouveau Tchernobyl nous disent-elles, non en effet ce sera à l’évidence bien pire... Ce n’est pas un réacteur qui est touché, mais bien six d’une manière ou d’une autre. Soit le réacteur de Tchernobyl n’avait pas d’enceinte de confinement, mais à la centrale de Fukushima Daiichi déjà un a cédé, trois cœurs sont dors et déjà endommagés, deux réacteurs sont en feu à l’heure qu’il est, et la température des cœurs ou des entrepôts de combustible usagé des six réacteurs ne cesse d’augmenter de manière tout à fait incontrôlée. Le niveau de radiations a atteint un niveau tel que des ouvriers ne peuvent plus travailler sur place et même un survol en hélicoptère est impossible. Tout va très bien madame la marquise en effet et on n’est pas encore arrivé au pire, ça va venir malheureusement...

  • permalien JEAN MEYER :
    18 mars 2011 @23h20   « »

    Bonsoir,

    Comme toujours et du à leur culture Les Japonais ont montrés une discipline exemplaire........... Cette centrale a été calculée avec des vagues de 5/6 m de haut et non des vagues de 10 m de haut ! Celle a vraiment été construite les :<< pieds dans l’eau. Vraiment au bord de l’océan pacifique >> _ :<< leblogdejeanmeyer.hautetfort.com >>

  • permalien nonukatall :
    19 mars 2011 @06h06   « »

    "Si des gens méritent à titre collectif un prix Nobel de la paix, ce sont bien les liquidateurs de Tchernobyl, et désormais ceux de Fukushima."
    Mais c’est l’AIEA qui a eu le prix Nobel de la Paix.
    Bravo à Philippe Billard et ses camarades (post plus haut)

  • permalien dominique.mad@orange.fr :
    25 mars 2011 @10h49   « »

    Trois ‘‘ détails ’’ de l’histoire :
    Un : d’après l’Académie des Sciences de New York on arrive déjà à 980 000 décès par cancers radio induits, dont certains dans d’atroces souffrances, et des chutes vertigineuses inéluctables de l’espérance de vie dans des régions entières, et ce n’est pas fini.
    Deux : on atteint autour de Tchernobyl près de 160 000 km2 de terres impropres à toute production agricole et à toute villégiature pour au bas mot 100 000 ans, et ce n’est pas fini.
    Trois : les déchets de cette industrie sont des poisons irréductibles invisibles et mortels pour l’humanité pour des millénaires à venir et tous les projets de leur confinement sur ces périodes sont, évidemment, à la longue voués à des échecs, et ce n’est pas fini.
    Je ne me réjouis pas que la mort pleuve sur Kiev et sur Tokyo. Mais puisqu’il a fallu ça pour que les médias changent de ton, je me réjouis qu’on approche du temps où dénoncer et juger une bande de coquins irresponsables, et mettre un terme à leurs mensonges et leurs folies.
    Quels aspects de cette situation seraient tolérables ? qui demande un audit ? un référendum ? pour qui ? pour quoi ? … On ne discute pas avec l’apocalypse.
    Dominique Maddaléna Parmain.

  • permalien claude :
    29 avril 2011 @14h17   « »

    Pour plus d’informations et comprendre ce que les "nettoyeurs" peuvent supporter, je vous invite à lire "Je sui décontamineur dans le nucléaire" le seul et unique livre écrit par un travailleur du nucléaire qui a exercé pendant trente le métier de décontamineur sur les installations de france...
    Un récit authentique et formidablement transmit sur les héros de notre électricité journalière, sur les invisibles. Plus que des secrets ou des révélations, une oeuvre d’utilité publique.
    Visitez le site dédié : ledecontamineur.com

  • permalien esha :
    12 octobre 2011 @11h53   «
    Sortie du nucléaire : une utopie ?

    Sortir du nucléaire, est-ce possible ? Ce sera le thème d’une émission ce vendredi 14/10 à 19h sur le média numérique Opinews. Pas besoin de vous déplacer, tout se fait depuis vos ordinateurs avec 3 modes d’intervention possible 1/webcam (5 sur la même interface) 2/ Mode radio 3/ Tchat instantané. Venez-nous faire part de vos lumières ;-)

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