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Lettre du Japon

A Tokyo, après la grande secousse

dimanche 13 mars 2011, par Christian Kessler

J’étais dans mon appartement à Tokyo lorsqu’est survenue la première secousse, à trois heures moins le quart de l’après-midi. Elle a duré anormalement longtemps et a été d’une violence inouïe (8,8 sur l’échelle de Richter), telle que je n’en ai jamais connue depuis plus de vingt ans que je suis au Japon. Tout a volé dans mon appartement, seul mon ordinateur a résisté. J’ai réussi à me cramponner au seuil d’une porte, là où c’est le plus sûr — non sans avoir au préalable sorti à toute vitesse mon kit anti-tremblement de terre qu’on peut acheter dans tous les magasins avec le casque, l’eau et la torche. Cela m’a paru très long.

A peine ce tremblement terminé, la secousse suivante, très violente également (environ 6,6), a entraîné quelques scènes de panique. Dans mon quartier, les habitants comme les employés sont sortis dans la rue. Mon immeuble a oscillé de nombreuses minutes et maintenant, alors que je tape ce texte, il bouge de nouveau. De nombreuses répliques suivent, assez fortes. Heureusement, le gaz se coupe automatiquement ; sinon les explosions seraient innombrables. Sortir de chez soi est conseillé. Mais comme dehors il y a partout des poteaux électriques et des fils, des panneaux publicitaires, c’est encore pire. Le mieux est se mettre sous la table, au seuil d’une porte et pour le reste prier, serrer les dents.

Les trains, métros, shinkansen (TGV japonais) sont bloqués, le téléphone est coupé, alors que partout on entend les sirènes des pompiers et de la police. Dans mon quartier, quelques incendies. Le supermarché, d’habitude ouvert 24 heures sur 24 et 365 jours par an, est fermé. A ce moment-là, on craint maintenant que le tsunami de Sendai (nord-est), avec des vagues de huit mètres de haut, n’atteigne Tokyo, où, il faut le rappeler, de nombreux quartiers sont sous le niveau de la mer.

Grâce à un téléphone satellitaire, j’ai pu joindre des Français, car je suis responsable auprès de l’ambassade des ressortissants en cas de séisme majeur. Des dégâts, mais pas de blessé dans la communauté française connue de l’ambassade. J’essaye de leur donner des indications : laisser la porte ouverte la nuit, poser à côté de soi un kit de survie pour pouvoir partir en catastrophe. Les aires de dégagement prévues par la cellule de crise japonaise sont trop peu nombreuses ; je conseille donc d’aller dans les parcs. Les autorités nippones devraient ouvrir le palais impérial, vaste zone libre (« centre vide » comme disait Roland Barthes) au milieu de la ville. Mais cela n’a encore jamais été envisagé !

 

Ça y est : la nuit, longue et froide, est derrière moi. Je l’ai passée dans le petit parc, minuscule, à côté de chez moi. Les plus à l’aise, c’étaient les SDF du coin qui se gaussaient de nous. Pas de chance : le matin, le bain collectif est fermé. Je reflue vers mon appartement. Dans mon quartier, on me félicite. Pourquoi ? Il paraît que M. Nicolas Sarkozy a dit des choses sympathiques sur le Japon. Je l’ignorais. Le moral revient chez tout le monde et… chez moi. Je vais au supermarché, mais, là encore, je repars : il y une queue ; elle se termine je ne sais où – dans une rue adjacente probablement.

On l’a dit souvent : le Japon, ce sont les gares et les trains. Beaucoup de gens attendent la reprise du trafic. Ils ont passé la nuit comme ils le pouvaient et sont pressés de voir l’état de leur logis et de retrouver leur famille. Les camions à haut-parleur crachent les noms des innombrables lignes de train et de métro qui commencent à fonctionner. Il a fallu vérifier toute la nuit les rails, les passages à niveau par milliers dans la capitale de 32 millions d’habitants. Mais quand les Japonais retroussent leurs manches, leur discipline est fascinante.

Les queues dans les gares sont comme toujours très disciplinées, chacun gardant sa place sans qu’il y ait le moindre resquilleur. Les contrôleurs sont prêts a pousser sur votre ventre, votre dos pour que les portes ferment – en s’excusant, mais fermement. Je suis écrabouillé entre un salarymen qui doit chercher à rentrer et une jeune lycéenne rieuse qui me dit avoir dormi chez une copine. Le moral revient bien. La sortie du train à la gare d’Ikebukuro, à deux stations de chez moi, ne se fait pas sans mal ; ça pousse, ça tire, mais toujours dans le calme total.

De cette gare partent de nombreuses lignes de train et de métro ; dans les cafés, on attend l’annonce sur les écrans de télévisions de la reprise du trafic. Ça me fait penser au récit du grand tremblement de terre du Kanto, en 1923, qui a détruit une grande partie de la ville et fait plus de cent mille morts. L’ambassadeur de France d’alors, Paul Claudel, n’avait pu que rester ébahi devant la rapidité avec laquelle la vie quotidienne reprenait ses droits et devant le calme d’une population qui s’attelle au travail sans rechigner.

Aujourd’hui, les journaux sont remplis de photos immenses du tsunami dans le nord et des incendies dans la baie de Tokyo. Sous l’apparente maîtrise des Tokyoïtes, on sent la nervosité. Les répliques, nous disent les spécialistes japonais (les meilleurs du monde), pourraient s’étendre sur plusieurs semaines ; le tsunami du nord-est pourrait venir frapper les côtes de la capitale, sans compter les centrales nucléaires. On découvre que certaines sont placées sur des lignes de faille. Alors, où trouver les fameux anzen na tokoro – littéralement : les lieux sûrs ?

L’histoire de l’archipel est jalonnée de ces secousses, comme en témoigne la légende : le poisson-chat géant Namazu, retenu prisonnier dans les entrailles de la Terre par le dieu Kashima, profite régulièrement d’un relâchement de ce dernier pour se débattre et faire trembler la terre au-dessus de lui. Dès l’école primaire, les écoliers sont astreints à des exercices d’alerte. Tout au long de leur vie, la journée spéciale du 1er septembre qui commémore le grand tremblement de terre de 1923, devenue journée de la prévention des catastrophes, est l’occasion d’exercices à l’échelle nationale. Pendant le tremblement de terre, alors que mon immeuble tanguait comme un bateau, je me suis juré d’y participer cette année. Et au cours de cette journée, je ne négligerai plus le camion-secoueur qui me mettra dans les mêmes conditions qu’un tremblement de terre.

 

Je prends connaissance des dernières nouvelles par l’ambassade et d’autres sources. Pour les pertes humaines le nouveau bilan provisoire fait état d’au moins dix mille morts selon la police de Miyagi ; en ce qui concerne les ressortissants français, sur les 137 présents dans la région Nord-Est, la plus touchée par le séisme rappelons-le, 116 ont été localisés et sont indemnes. Il faut savoir cependant, et on ne le dit guère, qu’un certain nombre de Francais ne sont pas inscrits sur les listes consulaires, car cela n’est évidemment pas obligatoire, ce qui fait qu’ils n’émargent pas au niveau de l’ambassade, sauf, comme cela a été le cas à quelques reprises hier, si les parents se renseignent de France. La France envoie en ce moment une équipe d’une centaine de personnes de la sécurité civile, afin de prêtre main forte aux autorités japonaises et de les aider dans leur efforts de secours. Là je ne sais pas si ça servira à grand chose, d’autant qu’en général les Japonais, s’ils aiment bien qu’on les aide, préfèrent encore le moment où on s’en va. J’en touche un mot à mes voisins, les visagent se ferment. La fierté nationale n’aime pas être chatouillée. Lors du tremblement de terre de Kobé, en 1995, la France avait pourtant trouvé des survivants sous les décombres, grâce à ses chiens, bien après le passage des équipes japonaises. Ca n’avait pas beaucoup plu ici.

En ce qui concerne l’épineux problème des centrales nucléaires qui alimentent maintenant nombre de conversations, deux scénarios émergent peu à peu.

Le premier ce serait, en bref, de mettre sous contrôle ces centrales à risques ou défectueuses. Il resterait le risque d’une contamination liée au relâchement contrôlé des gaz radioactifs, mais on nous dit que, dans ce cas, ce serait un risque négligeable pour Tokyo. A voir ! Les autorités et les scientifiques semblent pencher vers cette option, mais on sent beaucoup d’hésitation et les discours à n’en plus finir des spécialistes, du premier ministre Naoto Kan arborant l’uniforme requis de ceux qui y travaillent — ce qui fait toujours son effet dans le public — et des journalistes spécialistes d’un soir, ne sont pas fait pour rassurer. Mais, revers de la médaille pour lui et son gouvernement, journaux et publics n’épargnent pas de leurs critiques un exécutif trop lent d’après eux à prendre la mesure du danger. Là aussi, cela renvoie au séisme de Kobé.

Second scénario, le pire mais à envisager, l’explosion d’un réacteur avec le dégagement d’un panache radioactif, lequel suivant les vents pourraient être sur Tokyo en quelques heures seulement. J’imagine la panique. La géographie se rappelle ainsi à nous : toujours à un maximum de 100 km des côtes, jamais éloigné d’un réacteur nucléaire, où aller ? On est pris dans la nasse, celle d’une île. Car on avait trop oublié que le Japon ce sont des îles. Avec les tsunamis et la fermeture des aéroports, ce mot d’île prend tout son sens. Je me sens, disons-le, coincé alors qu’en temps normal, je ne m’aperçois pas de cette contrainte des limites. Ca pèse sur le moral. La période critique sera dans les trois ou quatre jours à venir nous dit-on.

Avec mise à l’arrêt d’une partie du parc nucléaire, on annonce des coupures d’électricité, ce qui ne me gênera pas car dans mon immeuble elles sont fréquentes quand, l’hiver surtout, on pousse un peu sur le chauffage en laissant aussi tourner sa machine à laver... Il faut dire qu’avec la masse de gens qui s’agglutinent dans la mégalopole de Tokyo, cela ne paraît guère étonnant. Inquiétant aussi, la prévision (mais peut-on prévoir !) d’un autre séisme de force 7 plutôt dans le nord du Kantô (la plaine qui entoure Tokyo) avec une probabilité de 70 % dans les jours qui viennent. Mince alors, moi qui avais commencé à ranger, après avoir débarrassé mon appartement de tout ce qui était cassé. Bon, c’est pas dans les prochains jours que j’irai faire des courses pour tout remettre en l’état. Vaut mieux laisser tout comme c’est. D’ailleurs je m’aperçois que mon voisin d’en face a laissé la porte ouverte ; à l’intérieur, on dirait qu’un cambrioleur est passé et a tout chamboulé.

On passe aux recommandations et il y en a. Tous ceux qui n’ont pas une raison particulière de rester dans la région du Kantô, nous dit l’ambassade, sont invités à s’éloigner pour les quelques jours. Ca ne me concerne pas car comme professeur d’université et bien que ce soit les vacances, j’ai du travail ici. Pour les ressortissants vivant à proximité des centrales, il est conseillé de se calfeutrer à leur domicile après avoir fait des réserves d’eau et, en cas de sortie, de porter un masque respiratoire. On parle de plus en plus d’absorber de l’iode, c’est ce que disent les autorité japonaises et que me confirment mes voisins. Je n’aime pas ça, on se remémore d’autres accidents nucléaires, d’ailleurs Tchernobyl est dans les bouches.

Le supermarché à côté est toujours mal achalandé mais les trains, métros, Shinkansen, sauf vers le nord, fonctionnent à peu près normalement. Reste que de nombreux amis ici, essayent toujours de s’informer de leur parenté dans la région de Sendai, proche de l’épicentre. L’Institut franco-japonais où j’ai autrefois enseigné, et le lycée international français seront fermés pour inspection. C’est en effet plus sage. Mon appartement que je croyais mal préparé est droit comme un I. On a tellement parlé dans ce pays, aux normes sismiques les plus contraignantes du monde, des défauts de fabrication, du non respect de ces normes par des entrepreneurs peu scrupuleux, que ma peur pouvait se comprendre. Mais non, après inspection, pas de faille, pas la moindre petite fissure ; l’appartement a résisté alors que devant mes yeux je vois encore, au plus fort du séisme, le balcon monter et descendre comme si j’étais sur un toboggan. Je suis rassuré pour dormir tranquille ce soir, en attendant demain avec un autre problème peut-être ! Bah, shigatakanai, comme disent les Japonais, c’est comme ça, la fatalité, la loi de la nature qui reprend ses droits… mais j’ajouterais aussi celle des hommes qui jouent avec le feu nucléaire. Le Japon redécouvre sa dépendance au nucléaire et sa vulnérabilité.

Christian Kessler est historien et professeur à l’Athénée Français de Tokyo, et aux universités Musashi et Aoyama Gakuin (Tokyo).

28 commentaires sur « A Tokyo, après la grande secousse »

  • permalien naima,gharbi de Bruxelles :
    13 mars 2011 @18h58   »

    Bonjour,
    ce témoignage est boulversant par l’ampleur de la catastrophe.
    Il est très bien écrit et vu votre vécu monsieur,les quelques fautes d’orthographe sont excusables et paraissent telle une goutte dans la mer.
    Vous êtes digne et courageux.
    Que Dieu vous protège de cette radioactivité tant redoutée de tous.

  • permalien cosy :
    13 mars 2011 @19h24   « »

    bonsoir
    je vous lis avec emotion
    bravo pour cette terrrible experience que vous nous partagez
    avec sang froid
    vous auriez du etre grand reporter
    courage a vous
    nous pensons a vous a vous tous
    bien chaleureusement
    francoise bruxelles
    19 heures ce dimanche

  • permalien Varois :
    13 mars 2011 @19h43   « »

    Bonjour du Sud de la France où nous suivons de près les événements, sur le net surtout et la télé à moindre degré. Nous sommes avec vous tous. Les pertes humaines sont terribles et nous en sommes tous très émus. Très émus devant autant de destruction, la nature nous rappelle que nous sommes peu de chose devant les éléments. Nous prions que les centrales nucléaires résistent et qu’elles soient sécurisées au plus vite pour le salut de tous.
    Du fond du coeur.
    BN

  • permalien BN :
    13 mars 2011 @21h45   « »
    On pense à vous

    Ici à Bruxelles, à des milliers de kilomètres de Tokyo, je garde les yeux rivés sur le fil des infos, et je retiens mon souffle à chaque nouvelle qui tombe.
    Le courage et fierté des Japonais est impressionnante et admirée depuis toujours, mais devant une telle catastrophe on serait mieux armé et on se relèverait plus vite avec l’aide de toute la communauté (ce n’est pas une marque de faiblesse que d’accepter l’aide -au regard d’un occidental, mais ça l’est malheureusement au Japon).
    Je pense à vous, nuit et jour depuis ce 11 mars.
    BN

  • permalien Patrice :
    13 mars 2011 @21h45   « »

    Cher Christian,

    Bravo pour ce beau texte plein d’informations, on aimerait aussi un si bon témoignange d’un FRançais de Morioka MIyako ou Sendai Patrice de Paris mais qui fut 11 à Iwate Daigaku, Morioka,

  • permalien Bossea :
    13 mars 2011 @21h54   « »

    Merci Monsieur pour ce texte intéressant et sensible. Nous pensons à vous les expatriés et évidemment aussi au peuple japonais meurtri dans sa chaire. Courage.

  • permalien Jean :
    13 mars 2011 @22h34   « »

    Courage à vous et un salut fraternel venant de France au peuple Japonais.

  • permalien Catherine :
    13 mars 2011 @22h35   « »

    Votre témoignage m’a rassuré d’une certaine manière car j’ai une nièce à Tokyo qui étudie le japonais et nous essayons depuis le séisme de la persuader de rentrer en France. Ses parents et moi sommes tellement nerveux par la possibilité d’un autre séisme et sur ce que cela peut entrainer pour la centrale nucléaire. Mais comme vous, l’habitude des tremblements et le calme des japonais dans ces circonstances, semblent lui donner une résistance face à l’affolement et un recul que nous n’avons pas et qui nous semble folie. Elle prend donc tout son temps pour régler ses affaires avant de partir. Nous vous mettons sous le manteau de la vierge, qu’elle vous protège de tout mal et vous garde en paix sachant que vous êtes aimés comme ses enfants bien-aimés.Vous êtes dans nos prières en permanence. Tout Monaco où je vis vous soutient et merci pour votre témoignage si complet et si interessant.

  • permalien Pacific Snow Ice :
    13 mars 2011 @22h45   « »

    Bonjour , merci pour ce témoignage émouvant et toutes mes compassions aux peuples JAPONAIS pour cette douloureuse épreuve

  • permalien LeJeune :
    13 mars 2011 @23h00   « »

    Chapeau bas pour ce calme qui ne vous a pas quitté ou si peu durant d’aussi terribles évènements. Votre récit est émouvant et mes pensées et celles de ma famille, à qui j’ai lu à haute voix votre récit, vous accompagnent. Nous vous souhaitons ainsi qu’aux autres habitants du Japon d’être épargnés de toutes nouvelles souffrances et que les terribles menaces s’éloignent rapidement.

  • permalien Lecteur :
    13 mars 2011 @23h29   « »

    Oui... On découvre que le Japon a une industrie nucléaire. On aurait pu croire que, connaissant son histoire (mais ignorant ou connaissant quand même mal ce pays), le Japon aurait rejeté tout ce qui pourrait toucher au nucléaire. C’est même étonnant tant de nucléaire.

    Ensuite, je serais curieux de voir ce que va faire le Japon à l’avenir. Parce que j’imagine que c’est insupportable de voir tout ce qui arrive avec ce tremblement de terre. À vrai dire je ne sais pas, mais j’ai l’impression qu’ils font déjà beaucoup, si ce n’est même déjà presque l’impossible. Et après tous ces efforts, voir qu’on est encore impuissant... j’imagine qu’on a qu’une seule envie : celle que ça ne produise plus jamais. C’est-à-dire qu’il n’y ait plus de tremblement de terre. Je n’y connais rien, mais par exemple, provoquer artificiellement des micro-tremblements de terre dans le but d’empêcher l’arrivée d’un unique et gigantesque tremblement de terre. Ou dit autrement, faire un gigantesque bond en passant d’empêcher/limiter les dégâts d’un cataclysme à empêcher/limiter le cataclysme lui-même.

  • permalien Marie-Laure :
    14 mars 2011 @01h42   « »

    Merci pour ce témoignage.
    Vous êtes très courageux. J’ai été impressionnée par l’humilité des Japonais malgré leur souffrance.

    On a besoin de témoignage comme le votre surtout quand comme vous, on vit dans une île proche d’une zone de subduction (la Guadeloupe).

    Continuez à être courageux, il y aura des répliques mais de moindres importances. C’est vrai que dans des cas comme ça, on aimerait partir, loin, pour souffler un peu, mais, si vous pouvez, rester, aider les plus démunis, porter votre aide, soutenir vos étudiants, vous verrez que dans ces malheurs, on retrouve la joie d’être vivant.

    Bon courage, Bon courage !!!

  • permalien ilias :
    14 mars 2011 @07h54   « »

    Ce grand peuple millénaire sortira de cette épreuve toujours plus fort.Je suis très touché et ému suite à cette situation.

  • permalien jackie :
    14 mars 2011 @08h28   « »

    Mon fils habite TOKYO plus de nouvelles, avez vous des nouvelles sur d’éventuelles victimes..Merci une maman très inquiète

  • permalien Cana :
    14 mars 2011 @14h16   « »

    Le témoignage de Mr. Kessler est instructif avec beaucoup de retenue qui nous bouleverse. quant à l’ampleur de cette catastrophe naturelle et nucléaire elle ouvre à des perspectives inquiétantes pour le monde entier.
    Sur le terrain du Proche Orient nous sommes confrontés , à une moindre échelle , à une perspective du même genre avec les armes de destruction massives en usage fréquent et en toute légalité, par la principale puissance nucléaire de la région (Israêl) .
    Le monde est en danger et les catastrophes se multiplient.( Haîti, aux Etats Unis l’explosion d’une plate forme pétrolière , l’Ouragan de Louisane. etc..) Les Pays riches et nucléarisés nous font payer très chers leurs progrès.

  • permalien Clémence, Normandie, France :
    14 mars 2011 @14h59   « »
    Hauts les coeurs !

    Merci pour ce témoignage très touchant... Bon courage à vous, et à tous les Japonais. Je pense à vous.

  • permalien Jérome Panossian :
    15 mars 2011 @09h51   « »

    Cette question n’a, à ma connaissance, pas encore été clairement posée par les spécialistes et les politiques : pourquoi le Japon, autant pays de tremblements de terre que de tsunamis a-t-il construit tant de centrales nucléaires au bord de la mer ? Qui a pris les décisions, sur quelles bases ? C’est ce qu’on aimerait savoir car on sent (comme chez nous en France) pas très loin derrière, la force d’un lobby, une vision du court terme et du moindre coût.

  • permalien Connecteur :
    15 mars 2011 @12h35   « »

    Serai-ce une nouvelle étape de la transformation de l’espèce Humaine ?
    Darwin en a produit une théorie !
    Et là-bas, nouri de Thé au riz, ils vont muter. Nous dirons alors :
    "Au pays du soleil Levant, se lêvent les mutants"

    Le poête a toujours raison, la femme est l’avenir de l’homme, ne laissons plus nos sociétés "Machistes" construire une hégémonie planétaire, le Libéralisme va enfin mourir. Dommage pour ceux qui en paieront de leur existence. Bientôt, nous n’aurons, enfin, plus besoin d’armes.

  • permalien geneviève Doriat Pseudo MELIOS :
    15 mars 2011 @15h56   « »

    J’ai une peine immense de voir tout ce désastre, je suis allée au Japon et en garde un souvenir extraordinaire.
    Je trouve qu’on ne nous donne pas de précisions géographiques, il faudrait montrer sur une carte les villes touchées.
    A combien de Km se trouve NIKKO de la ville touchée la plus proche.
    On parle d’incendies dans la baie de TOKYO SANS AUTRES PRECISIONS
    Et Yokohama, y a-t-il eu des inondations ?
    Si vous avez des renseignements donnez-les et dites aux médias de ne pas faire de mélos, c’est terrible pour tout le Japon et pas seulement pour Mme X ou Y qui cherche quelqu’un.

  • permalien geneviève Doriat Pseudo MELIOS :
    15 mars 2011 @16h07   « »

    Donnez-nous tous les renseignements que vous pourrez nous donner.
    Le sud du Japon peut-il aussi être en ce moment victime d’un tremblement de terre ?
    Pourrait-on nous donner des informations sur le tremblement de terre de 1923, et sur celui de Kobé en 1995.
    Si vous le pouvez lisez "les fleurs d’Hiroshima" d’Edita MORRIS : courage des japonais.

  • permalien Jean :
    15 mars 2011 @21h20   « »
    L’ Ambassade Française aux abonnés absents

    L’ Ambassade Française aux abonnés absents...

    "Quand la presse vous parlera de l’impréparation du gouvernement japonais, pensez donc a notre ambassade fermée et à ce message en forme de sauve qui peu indigne de la France, à ces "îlotiers" sensés nous aider, nous contacter, et qui sont introuvables. "

    article : " Je suis un Français du Japon en colère " :

    http://www.suppaiku.com/2011/03/je-...

  • permalien anonyme :
    17 mars 2011 @15h36   « »

    "J’étais dans mon appartement à Tokyo lorsqu’est survenue la première secousse, à trois heures moins le quart de l’après-midi. Elle a duré anormalement longtemps et a été d’une violence inouïe (8,8 sur l’échelle de Richter)"

    Faux, j’etais moi meme a Tokyo lors du tremblement de terre et il etait de niveau 5 sur l’echelle de Richter, et la replique juste apres a peine 4, cette violence inoui dont vous faites mention n’a pas eu lieu a Tokyo mais dans la region de Sendai, tristement il y a actuellement beaucoup d’articles de ce type qui ne refletent pas du tout la realite actuelle des choses.

    cordialement...

  • permalien joel :
    18 mars 2011 @04h03   « »

    relativement au précédent commentaire : un peu indécent de polémiquer sur la force des secousses sachant la situation vécue actuellement à Tokyo et les 10000 à 15000 morts...
    Et en plus anonymement, pour montrer son courage.

  • permalien inserer un nom pour valider votre commentaire :
    18 mars 2011 @06h55   « »

    cher joel, je comprend tres mal la relation entre mon anonymat et l’expression d’un point de vue, mon nom ne renforcera en aucun cas le fait que cet article partage des informations qui sont partiellement fausses et c’est ce que je condamnais ici dans mon dernier commentaire, Tokyo n’a subi aucun degat, cette article ne fait que rajouter a la panique vecu ici par la communaute francaise, la situation est critique et j’en suis tres attriste, mais ce qui est plus indecent a mon avis c’est de propager des informations imprecises et a la limite du sensationel qui n’aideront en aucun cas les lecteurs.

    sincerement.

  • permalien M.A :
    22 mars 2011 @19h14   « »
    Question

    Cher anonyme,
    je suis impressionée par votre honnêteté et je dois dire que le fait que l’on prenne les français pour des pigeons est plutôt consternant. Mais y a t-il tout de même bien eu un séisme de 8.9 ?

  • permalien anonyme :
    25 mars 2011 @05h08   « »

    oui, ce seisme a ete eleve a magnitude 9 sur la region du Sendai, environ 300km au Nord de Tokyo, qui a fait des degats enormes malheureusement, mais surtout le tsunami qui s’en est suivi a totalement balaye la ville, Tokyo n’a subi aucun degat, mais a vecu une certaine scene de panique surtout dans la communaute etrangere installe ici, la vie a Tokyo est redevenue quasie normale depuis, mais le spectre radioactif est toujours present et continue de nous inquieter.

  • permalien Jackie :
    5 avril 2011 @00h03   « »

    Une très grande émotion en lisant ces lignes, et une admiration profonde face au courage de nos amis Japonais, de leur civisme, et de leur solidarité Un exemple, une grande leçon qui doivent nous faire réfléchir sur notre comportement et malheureusement trop souvent notre arrogance

  • permalien Shikamaru :
    21 avril 2011 @14h32   «

    Magnifique texte. Boulversant. Il mérite d’être lu et connu de tous. Une pensé pour nos amis japonais et courage on vous soutien !

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