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De Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

jeudi 17 mars 2011, par Alain Gresh

L’entrée de troupes saoudiennes et émiraties à Bahreïn, sous l’égide du Conseil de coopération du Golfe et à l’appel du roi, la proclamation de l’état d’urgence, l’arrestation de nombre d’opposants, marquent une étape dans la crise qui secoue la petite île depuis plusieurs semaines. D’autre part, l’offensive des troupes fidèles au colonel Mouammar Kadhafi se poursuit. Même si la propagande du régime ne peut être prise au pied de la lettre (plusieurs villes dont Kadhafi a annoncé la chute restent aux mains des rebelles), il est évident que le pouvoir a reconquis certaines villes. Cette double offensive marque-t-elle un tournant dans les révoltes arabes nées depuis la chute de la dictature tunisienne ?

Il faut rappeler les ingrédients de cette révolte arabe, similaires dans chaque pays : des pouvoirs autoritaires pour lesquels les citoyens ne sont rien que des pions ; de pseudo-réformes économiques libérales qui ont aggravé la pauvreté et les inégalités, permis la constitution d’immenses fortunes et le pillage du pays ; l’arrivée des classes d’âge les plus nombreuses à l’âge adulte, ces jeunes étant souvent mieux formés que leurs aînés mais ne trouvant pas de travail à la hauteur de leurs espérances.

A partir du moment où le peuple tunisien a fait la démonstration que l’on pouvait renverser un dictateur, le mouvement s’est étendu et a touché tous les pays, sans exception. Les mesures habituelles prises pour calmer la population (concessions économiques, promesses de réforme ou répression) n’en sont pas venues à bout – au contraire. D’autant que la chaîne de télévision Al-Jazira a créé une scène médiatique arabe unifiée et qu’Internet a renforcé la solidarité entre les différents groupes, notamment ceux des jeunes, qui se sont mobilisés.

Ce qui a disparu dans le monde arabe, c’est la peur. Et, quels que soient les aléas du mouvement – et il est évident qu’il y aura des avancées et des reculs –, ce qui s’est passé est maintenant irréversible.

Néanmoins, la situation de chaque pays est différente, son histoire et son système politique aussi. Il existe parfois une dimension confessionnelle (et éventuellement nationale), avec les divisions, plus ou moins instrumentalisées, entre chiites et sunnites, entre Arabes et Kurdes, etc., qui peuvent peser sur l’avenir.

C’est le cas notamment à Bahreïn, dont la majorité de la population est chiite, mais où la dynastie régnante sunnite s’appuie sur une fraction non négligeable de la population (30%). Le roi a réussi à faire descendre dans la rue des dizaines de milliers de ses partisans, ce que n’ont pu faire les pouvoirs tunisien et égyptien.

Une autre dimension tient à la relation entre Bahreïn et l’Iran. A plusieurs reprises, Téhéran a pu revendiquer ce territoire et il existe la peur dans les monarchies arabes du Golfe qu’un changement à Bahreïn se fasse au bénéfice de la République islamique. Cela explique la décision avant tout saoudienne d’envoyer des troupes dans l’émirat, ce qui n’est pas sans rappeler des exemples historiques, comme le note Olivier Da Lage sur son blog le 14 mars, sous le titre « Sous les réformes annoncées, la répression est à l’œuvre et c’est l’Arabie saoudite qui est à la manœuvre » : « Telles les armées du Pacte de Varsovie envahissant en août 1968 la Tchécoslovaquie pour mettre fin au Printemps de Prague au nom de la fraternelle solidarité du camp socialiste face aux menées contre-révolutionnaires encouragées par les impérialistes, on voit aujourd’hui les forces d’Arabie Saoudite, des Emirats arabes unis – à l’heure où j’écris ces lignes, il n’est pas question du Koweït ni du Qatar – traverser les 25 kilomètres de bras de mer séparant Bahreïn de la terre ferme pour mettre en œuvre la “doctrine Abdallah de souveraineté limitée” au sein des monarchies du Golfe. »

Cette décision a été prise par une famille royale dont les membres influents ont plus de 75 ans et qui s’inquiète aussi de l’évolution au Yémen. Elle n’arrive pas à comprendre les changements qui se produisent dans le monde arabe, y compris en Arabie. Cette invasion a de nombreuses dimensions inquiétantes.

D’abord, l’arrivée de soldats saoudiens, pour l’essentiel sunnites, et qui professent un profond mépris pour les chiites, va aviver les divisions chiites/sunnites (une partie des sunnites bahreïnis s’étaient ralliés au mouvement demandant des réformes démocratiques), et pas seulement à Bahreïn. La province est de l’Arabie, principale zone de production pétrolière, reliée à Bahreïn par un pont, risque de connaître des troubles, d’autant que la population y est soumise à nombre de discriminations.

Plus largement, les clivages entre sunnites et chiites, déjà profonds au Liban et en Irak, risquent de s’approfondir et de détourner les révoltes arabes de leur but : instaurer des régimes démocratiques et représentatifs.

L’ampleur de la répression et l’usage de la force contre des manifestants pacifiques à Bahreïn apparaissent dans un rapport que publie Amnesty International le 17 mars, « Evidence of Bahraini Security Forces’ Brutality Revealed ». Un texte en français, plus court, a été publié le 15 mars : « Condamnation de la violente répression à Bahreïn ».

Cette répression s’est évidemment renforcée durant les dernières heures, notamment avec l’arrestation de plusieurs membres de l’opposition. La prise de contrôle d’hôpitaux par les forces de l’ordre a suscité une protestation de Navi Pillay, haut-commissaire des Nations unies pour les droits humains (« U.N. rights boss urges Bahrain to rein in forces », Reuters, 17 mars).

D’autre part, un certain nombre de responsables chiites (ministres, juges, etc.) ont démissionné.

Face à ces événements, il faut noter la « prudence » des médias occidentaux (mais aussi d’Al-Jazira) et de tous ceux qui appellent par ailleurs à une intervention militaire en Libye. Si l’Iran a fermement condamné et rappelé son ambassadeur à Manama, la secrétaire d’Etat Hillary Clinton a déclaré (« Remarks to the Traveling Press », Le Caire, 16 mars) : « Ce qui se passe à Bahreïn est inquiétant et détourne malheureusement l’attention et les efforts des problèmes politiques et économiques, dont la résolution est la seule manière d’avancer pour résoudre les différences des Bahreïnis. Nous avons expliqué cela de manière claire et à plusieurs reprises. Nous avons déploré l’usage de la force. Nous avons dit non seulement aux Bahreïnis, mais aussi à nos partenaires du Golfe que la sécurité n’était pas la réponse à ce qui se passait. » Malgré ces réserves, Washington n’est pas disposé à trop se fâcher avec ses alliés (Craig Whitlock, « White House appears reluctant to take hard line with Arab monarchies », The Washington Post, 17 mars 2011.)

En Libye, la situation n’arrête pas de se détériorer alors que, depuis la résolution prise par le Conseil de sécurité imposant un certain nombre de sanctions contre le colonel Kadhafi, le 26 février, les divisions au sein des Nations unies, de la Ligue arabe et de l’Union africaine persistent.

Pour comprendre la prudence de l’Afrique, il faut lire l’article publié par le New York Times du 15 mars, « Libyan Oil Buys Allies for Qaddafi ». Il démontre que le colonel, par son aide à de nombreux projets, par sa vision d’une union africaine, jouit d’un certain prestige, y compris dans les populations et que certains sont prêts à s’engager pour lui, non pas pour de l’argent, mais par conviction ! On peut certes le regretter, mais c’est ainsi...

En revanche, les gouvernements arabes ont suspendu la Libye de la Ligue arabe : une première. Ils ont même appelé – à l’exception de l’Algérie et de la Syrie – à l’instauration d’une zone d’exclusion aérienne. Le Conseil de sécurité discute ce 17 mars de ce projet, la France et le Royaume-Uni y étant les plus favorables.

Faut-il intervenir en Libye ? Si l’on met à part les pitreries de Bernard-Henri Lévy toujours prompt à prôner des expéditions militaires (surtout quand il se retrouve sur la tourelle d’un char israélien pour regarder l’écrasement de Gaza), la question est légitime. Les exemples récents dans l’histoire peuvent éclairer les difficultés.

Ainsi, en 1979, le Vietnam est intervenu au Cambodge pour renverser le régime des Khmers rouges. Cette action militaire n’a pas obtenu l’aval de l’ONU (qui a conservé pendant des années le siège du Cambodge aux Khmers rouges !). Elle a pourtant mis un terme au génocide perpétré par le pouvoir et on ne peut que s’en réjouir.

En 2003, les Etats-Unis sont intervenus en Irak contre l’un des plus brutaux dictateurs du Proche-Orient. Les raisons évoquées (armes de destruction massive) étaient fausses, mais le régime était tombé, ce qui ne pouvait que satisfaire la majorité de la population. Pourtant, huit ans plus tard, qui peut soutenir qu’une telle invasion, qui n’avait pas été acceptée par les Nations unies, a été bénéfique au peuple irakien ?

Il ne fait aucun doute que le régime libyen est profondément impopulaire et ne dispose d’aucune base de masse. Bien sûr, c’est une appréciation en partie subjective, mais elle résulte d’une lecture attentive de ce qui s’écrit, y compris à partir de Tripoli, et d’un suivi des transmissions par les télévisions des images du terrain.

Si une intervention occidentale est hors de propos et serait contre-productive, ne faudrait-il pas que la Ligue arabe, et en premier lieu l’Egypte, ouvre ses frontières à des armements qui permettraient aux rebelles de combattre ? D’autant plus que leur résistance avec des armes légères se poursuit, malgré les déclarations triomphantes du régime libyen.

Il est parallèlement nécessaire de condamner avec force l’intervention des pays du Golfe, et en premier lieu de l’Arabie saoudite, à Bahreïn : l’arrestation d’opposants, la violente répression, le déploiement de troupes étrangères, ne peuvent que compromettre toute solution politique. Et ces recours à la violence sont un encouragement aux autres dirigeants du monde arabe (Yémen notamment) à suivre ce chemin.

Comme exemple de double langage de la France, il faut citer les déclarations du porte-parole du Quai d’Orsay, le 17 mars (PDF) sur la Syrie et sur Bahreïn :

Sur le premier pays, il déclare :

« La France condamne les violences contre les manifestants et les arrestations qui ont suivi cette manifestation. La France appelle les autorités syriennes à libérer toutes les personnes détenues pour avoir participé à des manifestations, ou en raison de leurs opinions ou de leurs actions en faveur de la défense des droits de l’Homme. La France appelle la Syrie à mettre en œuvre les engagements internationaux auxquels elle a souscrit en matière de droits de l’Homme notamment s’agissant de la liberté d’opinion et d’expression. La liberté d’expression et d’opinion et le droit à la liberté de réunion pacifique sont notamment consacrés par la Déclaration Universelle des droits de l’Homme. »

Sur Bahreïn :

« Nous rappelons l’importance de respecter la liberté de manifester pacifiquement et la nécessité de ne pas recourir à un usage excessif de la force. Plus que jamais, le dialogue nous parait nécessaire pour restaurer durablement la confiance et répondre aux attentes qui se sont exprimées. Nous souhaitons que ce dialogue puisse rapidement s’engager et que toutes les parties y contribuent de manière responsable et constructive. »

Aucune évocation des arrestations de responsables politiques, des morts, ni, bien sûr, de l’intervention saoudienne.

Université populaire

Je suis en train de mettre sur pied une université populaire autour des thèmes abordés sur ce blog. Un certain nombre d’entre vous qui ont contribué au forum de discussion ont déjà été sollicités. Si vous êtes intéressés, vous pouvez écrire à cette adresse : iremmo.up@gmail.com pour obtenir les renseignements nécessaires. Les formations de cette université populaire débuteront en septembre prochain, à Paris. Mais nous consacrerons dès les 13 et 14 mai quatre séances aux « révoltes arabes ».

457 commentaires sur « De Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ? »

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  • permalien Yvan :
    17 mars 2011 @19h27   »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    A inscrire à l’actif de M. Lévy, la "kouchnerisation" de Juppé.

    Le philosophe romano-reporter en traitant directement avec le Président de la République des questions de la politique française, à mis en évidence pour qui ne l’aurait pas remarqué, que le Ministre qui a son bureau au quai d’Orsay en qu’on a vu récemment comploter avec les révolutionnaires égyptiens, est comme ses prédécesseurs, un simple locataire.

  • permalien qlq1 :
    17 mars 2011 @19h32   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    Une chose est sure ,les dictateurs arabes ont compris que pour écraser les manifestations de leur peuples,il faut envoyer des chars pas des chameaux..

  • permalien Lou :
    17 mars 2011 @19h55   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    Merci pour cet article monsieur Gresh, pouvez-vous m’éclairer ?

    La province est de l’Arabie, principale zone de production pétrolière, reliée au Bahreïn par un pont, risque de connaître des troubles, d’autant que la population y est soumise à nombre de discriminations.

    "risque de connaître des troubles," de la part de qui et pourquoi ?
    Est-ce parce que la population professe le chiisme ?

    la pratique est tolérée dans la province orientale d’ach-Charqiya, et notamment dans la ville de Qatif.

  • permalien commissaire maigros :
    17 mars 2011 @20h41   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    la contre révolution c’est d’abord ce verou d’un islameuropéen donné pour représentatif d’un monde musulman sans alternative , d’autant plus carressé par les penseurs qui ont trouvé dans ce copinage contre nature l’illusion d’une action perimondialisée ; la contre révolution ? nul besoin de se pencher beaucoup pour en saisir les contacts les plus insidieux , les plus cupides , les affects les plus passéistes : attention la contre revolution peut partir de chez vous , elle y est si bien installée ....mais comment s’en débarasser ...

  • permalien Yvan :
    17 mars 2011 @20h51   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    Alors que ce matin encore Kadhafi annonçait sa victoire contre les "terroristes", il est subitement tombé dans le camp terroriste, en menaçant le monde de représailles.

    C’était l’erreur qu’attendaient les nations Unis pour justifier une intervention.

    Crise libyenne : Kadhafi menace les avions occidentaux

    La menace est terrifiante. Alors que le Conseil de sécurité de l’ONU se réunit ce jeudi soir pour voter un projet de résolution prévoyant des mesures militaires en Libye de protection des civils, Tripoli se dit prêt à s’attaquer à des avions et des bateaux à la fois civils et militaires en Méditerranée. C’est ce qu’aurait indiqué le ministère libyen de la Défense selon l’AFP citant l’agence officielle Jana.
  • permalien Yann :
    17 mars 2011 @21h22   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    Merci pour votre article, M. Gresh.

    Mais, à mon avis, le pouvoir égyptien, qui reste pour l’instant entre les mains de l’armée, n’a aucun intérêt à aider les révolutionnaires libyens.

    L’armée égyptienne, dirigée par Tantawi, aux ordres des Etats-Unis, ne peut agir que pour l’empire.

    Rami Zurayk (The limits to the revolution, 15/03/2011) :

    Why can’t Arab countries intervene in support of the rebels in Libya ? Well for one, both Tunisia to the west and Egypt to the east are still operating with the ancient regime mentality, as the revolutions have not yet been completed. Two, they won’t be allowed by the Empire and its European acolytes. In this case, how to oppose the plans of the Empire ? I can’t help thinking of the International Brigades in the Spanish civil war.

  • permalien Lou :
    17 mars 2011 @21h22   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    Libye/ONU : Paris et ses partenaires prêts à agir dès la résolution

    Alors qu’on lui demandait à la porte du Conseil si Paris entendait participer à des frappes aériennes en Libye, M. Juppé a assuré que "la France est disponible avec d’autres pour mettre en oeuvre la résolution du Conseil de sécurité, y compris dans ce domaine".

    "J’espère que dans quelques heures, le Conseil de sécurité va adopter la résolution que nous avons préparée avec nos alliés, spécialement les délégations britanniques et libanaises", a ajouté le ministre, venu à New York pour tenter d’obtenir le vote d’un texte autorisant "tous les moyens nécessaires", hormis une occupation, pour enrayer l’avance des troupes fidèles au colonel Kadhafi.

    ¿¿¿délégations libanaises ???

  • permalien Stolypine :
    17 mars 2011 @22h59   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    Dans les interventions militaires cités, il y en a deux qui auraient mérité d’être cité, à Kolwezi et la Bosnie.
    Dans le premier cas, l’intervantion rapide a permis une sortie heureuse de la crise en épargnant un grand nombre de vies humaines.
    Dans le second, il a fallu malheureusement attendre trois longues années avant de pouvoir intervenir, laissant les polpulations à la merci de milices sanguinaires, lorsqu’enfin l’intervention fut décidé, la crise fut stoppé et la paix signé.

  • permalien Caius Gracchus :
    17 mars 2011 @23h01   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    on ne peut pas dire que les dictateur arabes soutiennent Kadhafi ! au contraire ils appellent à l’intervention contre lui... ils sont donc pour la victoire des insurgés, ou du moins leur non défaite, quand les mêmes interviennent au Bahreïn contre les manifestant.
    Donc ils penent que le meilleur moyen de préserver leur emprise c’est bien d’aider les "révolutionnaires" Libyens, pas le contraire !

    En tout cas en ce qui nousconcerne, il semble qu’on va repartir comme en 56 !

    Bon 100ième anniversaire de l’invasion italienne en Libye !

  • permalien K. :
    17 mars 2011 @23h42   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    Maintenant que la résolution a été adoptée, reste à voir si des pays arabes vont participer à l’intervention militaire, sachant que l’Egypte s’y refuse

    Pour la petite histoire, le par ailleurs excellent Immanuel Wallerstein s’est complètement gourré dans ses prévisions :

    ...there is not going to be any significant military involvement of the western world in Libya. The public statements are all huff and puff, designed to impress local opinion at home. There will be no Security Council resolution because Russia and China won’t go along. There will be no NATO resolution because Germany and some others won’t go along. Even Sarkozy’s militant anti-Qaddafi stance is meeting resistance within France.

  • permalien Yann :
    18 mars 2011 @00h07   « »
    Contre-révolution

    Glenn Greenwald :

    (...) our conduct in the Middle East isn’t driven by humanitarian objectives no matter how manipulatively that flag is waved. It’s driven by a desire to advance our perceived interests regardless of humanitarian outcomes, and exactly the same would be true for any intervention in Libya. Even if we were capable of fostering humanitarian outcomes in that nation — and that’s highly doubtful — that wouldn’t be our mission.

    Il y a quelques jours, ne pensant pas que la résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies serait votée, j’avais dit que demander au Conseil de sécurité d’intervenir était "de la com". Je m’étais gravement trompé.

  • permalien Lou :
    18 mars 2011 @00h10   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    Oui K.

    Libye/ONU : le Qatar et les Emirats participeront à des opérations conjointes

    Je ne comprends pas , il y a un décalage entre les dépêches et ce qui se passe à l’ONU et sur AJE

  • permalien Orangerouge :
    18 mars 2011 @00h18   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    La résolution ouvre un champ d’intervention large :

    La résolution adoptée par le Conseil autorise "toutes les mesures nécessaires" pour protéger les civils et imposer un cessez-le-feu à l’armée libyenne.

    http://www.20minutes.fr/ledirect/68...

  • permalien K. :
    18 mars 2011 @00h23   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    On emploiera donc, outre la zone d’exclusion proprement dite, "toutes les mesures nécessaires" pour protéger les civils, mais on "exclue une force d’occupation."

    Le Qatar et les Emirats arabes unis seraient les pays arabes qui répondraient à l’appel des Etats-Unis.

    En espérant très fort que cela ne conduise pas à un autre Irak.

  • permalien Orangerouge :
    18 mars 2011 @00h25   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    Yann, l’intérêt bien compris des européens n’est pas d’avoir une longue guerre civile à leurs portes : cela laisse le champs libre à des mouvements qui peuvent être violemment anti-occidentaux. Evidemment cela n’est juste que si l’intervention qui va se faire ne se traduit pas par un chaos épouvantable.

    Kadhafi risque d’être retors. Il faut espérer que la décision d’intervention augmente les défections autour de lui.

    Si l’intervention réussi, les européens peuvent espérer améliorer leur image, et faire oublier combien d’armes ils ont vendu aux dictateurs.

  • permalien K. :
    18 mars 2011 @00h40   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    Déja vu : Les “Arabes” doivent passer à la caisse pour financer l’intervention militaire :

    Burns said the U.S. sought the partnership with Arabs "both in measures that would be taken and also in the financial support for them."

  • permalien K. :
    18 mars 2011 @00h45   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    ...cela laisse le champs libre à des mouvements qui peuvent être violemment anti-occidentaux

    Et aussi à beaucoup de sang et de larmes arabes, Orangerouge.

    Espérons que ça va réussir.

  • permalien Orangerouge :
    18 mars 2011 @00h53   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    Oui K, espérons.

    J’aurais préféré que les américains ne participent pas. Je pense que leur stratégie militaire privilégie toujours la vie de leurs hommes à la vide des civils.
    Mais peut être celles des armées françaises aussi, du reste, je n’ai aucune expertise sur ce thème.

    Je pense aussi aux villes qui ont déjà été reprises par Kadhafi. Je crains que le bilan des morts ne prenne en compte que ceux qui sont parvenus à un hôpital, pas ceux qui ont été capturés par Kadhafi.

  • permalien Orangerouge :
    18 mars 2011 @00h54   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    la vie de leurs hommes à la vie des civils.

  • permalien marc :
    18 mars 2011 @01h03   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    @ Yvan
    Merci pour le lien sur La tribune
    mais dans ce type de presse, il y a toujours matière à s’interroger :
    "La menace est terrifiante" ... pour qui ? pour les révoltés ?
    Pour les partisans de Kadhafi qui vont se prendre les bombes ?
    Pour les "domages collatéraux"

    Que Kadhafi soit capable d’abattre des avions civils, il l’a prouvé et reconnu, capable de pire, rien d’impossible.
    Qu’il soit aussi capable de nous faire rire -jaune- avec son "grave secret" menaçant Sarkozy, ce dernier s’évertuant à torpiller l’indépendance de la Justice avec ses complices de l’actuelle majorité, (quid de celle qui suivra), il faudrait une bonne dose d’incivisme pour avoir besoin d’un témoin supplémentaire de cette trempe.
    Tant qu’il ne sera pas jugé, sur la base des témoignages existants, on n’a pas de quoi ici être fiers.

    @ Lou
    "spécialement les délégations britanniques et libanaises"
    Utilité de le spécifier ? Ce ministre, en plus de ses vieilles casseroles,
    sait d’emblée se montrer à la hauteur de l’incompétence de celui qui l’a précédé.

    Le risque de partition de la Libye se précise.
    Sur place, ils vont déguster avec la traduction de
    "toutes les mesures nécessaires" "pour proteger les civils".

  • permalien Yann :
    18 mars 2011 @02h06   « »
    Contre-révolution versus le pouvoir du peuple

    Alain Gresh :

    Si une intervention occidentale est hors de propos

    C’est une intervention soutenue - ou tolérée - par l’ensemble des grandes puissances qui va avoir lieu si les citoyens occidentaux ne se soulèvent pas contre !

    Le Brésil s’est couché. Dilma donne le ton de sa présidence.
    Vive le multilatéralisme !

    Les Emirats arabes unis vont donc être militairement impliqués
    à Bahreïn - actuellement (pour casser la révolution)
    et en Libye (pour... casser la révolution aussi).

    [UAE : Artists Boycott Guggenheim-Abu Dhabi]

    Fillon était d’ailleurs à Abu Dhabi le 13 février
    où il a lancé un "appel contre l’idée du choc des civilisations"
    ... et probablement aussi d’autres idées humanistes...

    Avec l’engagement militaire du Qatar en Libye,
    je comprends mieux l’insistance d’Al Jazeera (English)
    pour nous bourrer le crâne depuis le début
    avec la nécessité d’une "no-fly zone".

    Orangerouge :

    Si l’intervention réussit, les Européens peuvent espérer améliorer leur image, et faire oublier combien d’armes ils ont vendues aux dictateurs

    Non. Nous ne sommes absolument pas d’accord là-dessus.
    Encore une fois : cette propagande gouvernementale ne me trompe pas.

    Il est temps de battre le pavé !! Avant qu’il ne soit trop tard.

  • permalien Alain Gresh :
    18 mars 2011 @06h26   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    A Lou

    La province Est de l’Arabie saoudite est peuplée en majorité de chiites. Ceux-ci ont été soumis longtemps à de nombreuses discriminations et la région a connu une sorte d’Intifada en 1979. Depuis l’accession du roi Abdallah au trône, certaines mesures ont été prises pour faciliter les pratiques religieuses chiites, pour ouvrir un dialogue, pour permettre à certains chiites d’accéder à des postes de responsabilités. De nombreux responsables de cette région ont aussi tenté de situer leur action dans un cadre national (lire « Les chiites, "partenaires de la nation" »).

    Mais les discriminations restent nombreuses et les chiites souvent victimes d’un grand mépris. La situation est donc instable dans cette province de l’Est.

  • permalien Yvan :
    18 mars 2011 @07h18   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    Marc : « mais dans ce type de presse, il y a toujours matière à s’interroger »

    C’est bien son intérêt.

    On peut lire la presse pour y conforter ses opinions, on peut aussi lire la presse pour y trouver des informations.

    Ici apparait la coexistence entre le monde bi-polaire de l’époque Reagan-Bush et de la guerre froide et le monde multi-polaire du discours du Caire.

    Alors que certains ont voté pour une intervention en faveur des opposants à Kadhafi, les autres ont voté dans le cadre de la lutte anti-terroriste ("ceux qui ne sont pas avec nous, sont contre nous").

    Si le vote est majoritaire, la "décision" n’est pas unanime.

  • permalien antiparapharmaciste primaire :
    18 mars 2011 @07h39   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    Après le vote d’une résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU prévoyant la création d’une zone d’exclusion aérienne et autorisant le recours à la force, il va peut-être falloir que nos amis français et britanniques dépassent le stade des rodomontades, ils ne pourront semble-il pas compter sur Uncle Sam, qui après avoir traîné des pieds n’a pas l’air disposé à faire plus qu’un soutient logistique, de couverture radar, de brouillage des télécommunications et d’observations par satellite. L’Allemagne ne participera pas, l’Italie mis à part mettre à disposition sa base aérienne de Sicile a tout l’air de vouloir en faire le moins possible et la Turquie ne bougera pas le petit doigt. Le Canada envoie six chasseurs CF-18 Hornet, autant dire service minimum, elle en avait envoyé 25 en Irak lors de la dite guerre du Golfe. Quant à faire participer l’Egypte aux opérations militaires aériennes, rien n’est moins sûr… Cela commence très mal pour les deux petits coqs Cameron et Sarkozy qui juraient pourtant leurs grands dieux de frapper dès la signature de la résolution, rien n’a eu lieu depuis à cette heure…

  • permalien antiparapharmaciste primaire :
    18 mars 2011 @07h45   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    J’ai oublié nos amis belges qui ont déclaré vouloir mettre la main à la pâte, ils me pardonneront... (M’enfin la Belgique combien de divisions ?)

  • permalien Nathan :
    18 mars 2011 @08h17   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    BHL, un pitre peut-être, un pitre sans doute… mais un pitre plus pugnace que nos révolutionnaires qui eux, ne savent plus sur quel pied danser. Ah où est le temps des Brigades internationales ? Aujourd’hui, nos “révolutionnaires” préfèrent attendre que le sale boulot soit effectué par les “puissances occidentales” qu’elles vouent aux gémonies à longueur de journée. A la suite de quoi, nos révolutionnaires critiqueront l’intervention, bien sûr, si ce n’est déjà fait… C’est tout bénéf : les autres vont au charbon et on garde les mains propres.

  • permalien Yvan :
    18 mars 2011 @08h42   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    Libye : l’ONU accepte le recours à la forceInsurrection en Libye

    Le texte a été adopté par 10 voix sur les 15 membres du Conseil de sécurité. La Chine, la Russie, l’Allemagne, le Brésil et l’Inde se sont abstenus. Le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle a prévenu qu’aucun soldat allemand ne participera à une intervention militaire en Libye, qui comporte des "risques et des dangers considérables".

    En revanche, l’Australie a espéré que la résolution n’arrivait pas "trop tard", ajoutant que "si la zone d’exclusion aérienne était imposée" elle pourrait "envisager une participation". Le Canada va de son côté fournir six avions de chasse CF-18 pour la mise en oeuvre de la résolution. Le Qatar et les Emirats Arabes Unis se sont également dit prêts à participer à des opérations militaires conjointes dans le cadre du mandat des Nations unies.

  • permalien gloc :
    18 mars 2011 @08h52   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    Nathan : « Ah où est le temps des Brigades internationales ? »

    Votre lyrisme révolutionnaire ne doit pas vous faire oublier que les brigades internationales intervenaient contre un coup d’état militaire qui avait renversé un gouvernement démocratiquement élu.

    Autrement dit, encore une fois, vous avez bien la musique, mais pas les paroles.

  • permalien X :
    18 mars 2011 @09h06   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    Lou :
    17 mars @21h22 «  »
    Libye/ONU : Paris et ses partenaires prêts à agir dès la ré

    solution

    Lou, le Liban siège au conseil de sécurité comme membre non permanent en ce moment

  • permalien K. :
    18 mars 2011 @09h15   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    La quadrature du cercle telle que présentée (sans être qualifiée comme telle) par le “New York Times” :

    Les Saoud estiment que de véritables réformes dans le Golfe, parmi lesquelles accorder des droits significatifs aux chiites, seraient fatales pour eux, et tous les espoirs des Etatsuniens pour apaiser le climat dans le Golfe reposeraient sur la mise en place de solides réformes par les autorités bahreinis, autorités qui ont la génante particularité d’être sous l’entière dépendance des Saoud.

    ..

    But where the United States and the Saudis split is over how to prevent Iran from gaining traction. While American officials say the Saudi and Bahraini governments can head off trouble by making political reforms, the Saudis believe that political reforms would only open the door to greater instability.

    “Our message to Saudi Arabia is that if you want to avoid the fate of Mubarak, you need to move toward genuine and gradual reform,” said Mr. Malley of the Crisis Group. “But what the Saudis are hearing instead is that reform is actually the path to Mubarak’s fate.”

    In many ways, Mr. Malley and other Middle East experts say, the crisis in Bahrain and Saudi Arabia makes dealing with Egypt and Tunisia look easy. While Egypt is another crucial American ally, Mr. Obama could publicly side with the protesters in Tahrir Square without roiling global oil markets or inviting in Iran.

    The Obama administration has vested a lot of its hopes of resolving the conflict in Bahrain with the crown prince, Sheik Salman bin Hamad al-Khalifa, who is leading government efforts to start a dialogue with the protesters.

    The prince, a 1992 graduate of American University in Washington, was described in a 2009 diplomatic cable made public by WikiLeaks as “very Western in his approach.”

  • permalien X :
    18 mars 2011 @09h20   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    Mme la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton à Tunis hier : conférence de presse tres chahutée :

    Evoquant, par ailleurs, les "horribles violences" et les derniers développements en Libye, Mme Clinton a mis l’accent sur les efforts internationaux visant à protéger les civils et à mettre fin aux exactions de Gueddafi.
    Elle a, dans ce cadre, tenu à remercier la Tunisie pour sa gestion humanitaire "impressionnante" de cette crise.
    "Durant une période difficile pour votre pays, vous avez fait montre d’une générosité incroyable pour soulager les souffrances des réfugiés sur la frontière", a-t-elle relevé.
    Elle a, dans ce sens, indiqué que la communauté internationale examine actuellement, au sein du Conseil de sécurité des Nations unies, la meilleure manière "d’empêcher Gueddafi d’éliminer l’opposition et de tuer d’autres citoyens innocents". "Ni les Etats-Unies ni aucun autre pays n’agira unilatéralement, toute action sera issue d’une décision concertée au sein du Conseil de sécurité", a-t-elle précisé.
    "Les Etats-Unis soutiendront les décisions du Conseil de sécurité et nous œuvrerons pour une large participation qui inclut les pays arabes, en vue d’assurer le suivi du cours que vont prendre les choses", a-t-elle fait observer.

    http://www.lapresse.tn/18032011/249...

  • permalien Fa :
    18 mars 2011 @09h25   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    @Yann

    Orangerouge :

    "Si l’intervention réussit, les Européens peuvent espérer améliorer leur image, et faire oublier combien d’armes ils ont vendues aux dictateurs"

    Non. Nous ne sommes absolument pas d’accord là-dessus.
    Encore une fois : cette propagande gouvernementale ne me trompe pas.

    Il est temps de battre le pavé !! Avant qu’il ne soit trop tard.

    Je suis de même avis que vous : l’Europe, comme l’oncle S, a depuis longtemps
    prouvé qu’elle n’avait que du mépris pour les autres peuples et depuis quelques temps pour les Arabes plus particulièrement .
    Donc, si elle intervient en Libye, tout en laissant Bahreïn écraser la révolte de son peuple, ce n’est certainement pas pour aider les révolter.
    M Gresh et d’autres journalistes intègres en ont déjà donné beaucoup exemples.

    Quant à battre le pavé, faut trouver un moyen plus efficace pour que ça ne se termine pas comme lors de la 2e intervention en Irak où de nombreux pas sur le pavé n’ont servi à rien.

  • permalien X :
    18 mars 2011 @09h40   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    La visite en Tunisie de la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, jeudi, a été marquée, comme attendu, par un succès officiel et un rejet populaire, l’un et l’autre très compréhensible.

    Hommage aux jeunes tunisiens
    La responsable américaine, qui voulait visiblement rendre hommage aux jeunes tunisiens qui ont fait la révolution, a participé à un talk-show sur le plateau de la chaîne privée Nessma TV, en présence d’un groupe de jeunes triés sur le volet, en majorité des jeunes femmes parlant anglais.
    Par-delà la polémique suscitée par cette exclusivité accordée aux frères Karoui (ou plutôt à leur coactionnaire Tarak Ben Ammar), l’idée n’était pas mauvaise. Au contraire, Mme Clinton a joué le jeu et a répondu à toutes les questions avec une grande aisance. « La difficile tâche de bâtir une démocratie n’est pas aussi spectaculaire qu’une révolution. On la mène dans les bureaux, les maisons, les écoles, les édifices publics. C’est souvent frustrant (...) mais c’est ce qui reste à faire », a-t-elle dit. Une leçon de simplicité, de spontanéité et de professionnalisme que nos hommes politiques – souvent si mornes et tristes à en mourir – seraient bien inspirés de retenir. Rien que pour cela, le talk-show de Nessma TV était utile.

    Des soupçons légitimes
    On notera, à ce propos, que neuf jours seulement après la fuite de l’ex-président Ben Ali en Arabie saoudite, Washington a dépêché à Tunis un haut fonctionnaire du département d’Etat, Jeffrey Feltman. Le 23 février, le secrétaire d’Etat adjoint américain chargé des Affaires politiques, William Burns, a débarqué à son tour à Tunis, pour encourager les nouvelles autorités à « assurer la stabilité » et « organiser des élections libres et transparentes dans les meilleurs délais ». Quelques jours auparavant, deux sénateurs John McCain et Joseph Lieberman, avaient effectué le voyage en Tunisie. « Le gouvernement américain et le Congrès sont aujourd’hui déterminés à soutenir la Tunisie durant cette importante période de transition. Notre rôle est de fournir une assistance urgente. La Tunisie constitue un exemple, pas seulement dans la région, mais dans le monde », avait dit le sénateur Mc Cain.
    S’il est compréhensible – les Américains veulent comprendre ce qui se passe en Tunisie et prendre langue avec ses nouveaux dirigeants –, un tel empressement, au moment où toute la région est en ébullition, notamment la Libye voisine, a de quoi susciter des soupçons légitimes. Il incombe aux Américains de les dissiper par des gestes forts…

    http://www.kapitalis.com/fokus/62-n...

  • permalien bert :
    18 mars 2011 @09h44   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    On nous rejoue le coup de Jospin en Yougoslavie. La France entre en guerre sans que le parlement, donc le peuple, ne puisse même s’exprimer...
    D’un parlement consulté, puis avisé, on est passé à un parlement qui devra regarder la TV s’il désire être informé...
    Une telle aventure militaire me paraît irréfléchie, et manquant de bases solides.
    L’autre parallèle avec la Yougoslavie, c’est que si jusque là le dictateur libyen n’avait pas encore massacré la population (on se calme, il a effectivement fait tirer "sur le peuple", mais des massacres ? faut jamais s’emballer, on nous fait le coup depuis Timisoara, et même avant), il aura avec les frappes aériennes de bonnes raisons de le faire...

    Cette aventure militaire ne promet rien de bon, et même pas pour les sondages de Mr Sarkozy, qui joue là son va-tout (pour la xème fois) mais ne pratique en fait que la terre brulée...Si tout va mal (comme prévu, avec notre gouvernement), il sera au Japon pendant le plus fort de la crise...

    Mais bon, je suis sur qu’ensuite, ce sera Bahrein, où des armées étrangères sont intervenues pour tirer sur le peuple qui demande des réformes...Ce sera encore plus simple, la Vème flotte US est déjà sur place...

    dans tous les cas, je suis surpris que l’on puisse engager la France dans une guerre sans même une simple information des bons électeurs qui, n’est ce pas, gouvernent...

  • permalien Orangerouge :
    18 mars 2011 @10h51   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    La construction d’un Droit International (encore très lacunaire) est un moyen important pour aller vers une planète un peu moins barbare

    Un bon blog d’un juriste, Gilles Devers (avocat) :

    Libye : Ce qu’autorise l’ONU
    à lire ici :
    http://lesactualitesdudroit.20minut...

    Et cette réponse de Gilles Devers à l’un des commentaires, qui clarifie les concepts et qui souligne que les Etats-Unis ne se conforment toujours pas à un droit international commun :

    Les US qui agressent l’Irak et envahissent ce pays, c’est de l’impérialisme et une violation grave du droit international

    La France qui voudrait envoyer son armée bombarder un pays tiers, c’est de l’impérialisme.

    La France qui agit pour un vote du Conseil de sécurité, et prépare, dans le cadre strict de ce mandat, une coalition militaire, pour faire respecter le droit international humanitaire, qui s’applique aussi aux conflits armés non internationaux, c’est parfaitement dans les clous.
    Petite précision.

    Hier, il y a encore eu un massacre du à l’impéritie US. Bombardement à partir d’un drone d’une assemblée dans un village du Pakistan. Prétexte US : nous avions de bonnes infos pour savoir qu’il y avait des talibans. Il s’agissait d’une réunion que là bas tout le monde connaissait, entre des chefs des villages et des représentants talibans, pour régler un certains nombre de différents. Résultat des courses : 38 morts, dont au moins la moitié sont des pakistanais, chefs de village, des sages.

    Si la France, ou la Norvège, qui vont participer à la coalition militaire commettaient de même faits, les responsables pourraient être traduits devant la CPI , car ces grands pays, respectueux du droit, on ratifié ce traité qui revient à dire : faire la guerre sans les crimes de guerre.

    Mais les US veulent faire des crimes de guerre, chaque fois que ça leur semble bon. C’est pour cela qu’ils ne ratifient pas le traité. Des bandits.

    Ecrit par : gilles devers | 18.03.2011

  • permalien Cana :
    18 mars 2011 @10h52   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    Nous avons besoin de vraiment décoder ce qui se passe.
    et je ne comprends pas pourquoi le Liban vient se fourrer là-dedans ? A moins que celà soit une réplique à la disparition de l’imam Moussa Sadr en Libye, sous les auspices de Kaddafi.
    Après avoir assisté à la prestation hier soir de BHL avec Taddei et écouté sa rhétorique répétitive ciblant l"affreux Kaddafi et son éloge de l’interventionnisme militaro humanitaire (sic !) de Sarko en Libye et aucun mot pour les civils tués de Bahrein qui sont déclarés hors de propos . Oui hors question. on peut se poser quelques questions :

    - Et si Sarko copiait ses amis sionistes qui pour redorer leur blason avant les élections , allaient faire un tour chez les voisins avec des tonnes de bombes à déverser sur eux . ex des opérations "Plomb durci" "Paix en galilée" "les raisins de la colère" "Punition et vengeance " au Liban et à Gaza. Apparemment le président français aspire vers cette gloriole. doublé d’une rhértorique sur le danger des immigrants et des immigrés qui vont envahir la France . Tout celà va faire remonter la popularité du Chef. résultat un durcissement du gouvernement avec l’électorat d’extremes droite ( acquis) . Comme en Israêl.
    - L’idée de balancer l’armée égyptienne sur ce front serait " géniale" dans l’optique de Clausewitz. car ( comme pour l’armée de Saddam) affaibli par la guerre du Koweit qui a précédé l’invasion yankee de l’Irak, elle serait lancée contre son voisin et probablement affaiblie . De plus on ne voit pas comment une armée lourde va appuyer des rebelles ( dont on ne sait qui ils sont et ce qu’ils représentent ). Et si un front militaire allait s’ouvrir entre l’Egypte et la Lybie. la France et ses alliés+ BHL en tête auraient réussi à semer la guerre civile en Libye , et ouvrir un front de guerre à la frontière égypto-libyenne.
    Rien de meilleur pour mettre à l’épreuve l’armée égyptienne par un petit ? exercice guerrier, et pour distraire de la révolution égyptienne.
    la simple observation de ce qui se passe au Proche Orient depuis l’installation de colons en Palestine et l’arrêt en 1978 de la guerre du Vietnam et l’ouverture de la croisade de l’empire pour "créer" un nouvel P.O. ( on y est) peut nous conduire à une autre lecture des évènements. Sans nous focaliser hypnotiquement sur ce cinglé de Kaddafi dont on peut trouver d’autres moyens pour l’écarter qui ne donnent pas la part belle à la domination occidentale au PO et bientôt en Afrique.

  • permalien Sakhra :
    18 mars 2011 @11h04   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    0rangerouge, bonjour,

    Si la France, ou la Norvège, qui vont participer à la coalition militaire commettaient de même faits, les responsables pourraient être traduits devant la CPI , car ces grands pays, respectueux du droit, on ratifié ce traité qui revient à dire : faire la guerre sans les crimes de guerre.

    En théorie, oui.Mais Gilles Devers ne devrait pas oublier que le droit international, plus que le droit interne n’est que l’expression d’un rapport de force....Qu’a-t-il pu faire contre les crimes de guerre de l’entité sioniste jusqu’à ce jour, malgré sa compétence et son engagement ?

  • permalien Lou :
    18 mars 2011 @11h05   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    merci X

    le Liban siège au conseil de sécurité comme membre non permanent en ce moment

    Je ne différenciais pas entre les pays prêts à l’action militaire et les "parrains" de la résolution à l’ONU , c’est la résolution qui a été préparée avec les délégations britanniques et libanaises.
    De plus le Liban représente aussi la Ligue Arabe dans cette affaire , non ?

    Merci Alain Gresh, l’article Les chiites, « partenaires de la nation » est bien éclairant.

  • permalien Orangerouge :
    18 mars 2011 @11h12   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    Pourquoi Sarko n’a pas besoin de consulter le Parlement  : la réponse de Gilles Devers :

    Il n’y a pas déclaration de guerre, car il s’agit de la mise en œuvre d’un mandat de l’ONU.

    Si on en était resté à la déclaration de Sarko de la semaine dernière, il aurai fallu, en droit, un vote du parlement pour déclarer la guerre à la Libye. Mais c’était tellement incongru, avec BHL comme porte parole, que la question, dans le réel ne s’est pas posée.

    Il ne fait pas de doute qu’en répondant au mandant de l’ONU, la France engage une action qui entre « dans l’organisation générale de la défense nationale ». Aussi, le chef de l’Etat, dans le cadre de l’article 15 décide. Cela relève de sa fonction.

    Ecrit par : gilles devers | 18.03.2011

    La Constitution française :

    Au titre de l’article 15 de la constitution,
    « le Président de la République est le chef des armées. Il préside les conseils et les comités supérieurs de la défense nationale.

    Au titre de l’article 34,
    « La loi détermine les principes fondamentaux :
    - de l’organisation générale de la défense nationale » ;

    Au titre de l’article 35,
    « La déclaration de guerre est autorisée par le Parlement.
    « Le Gouvernement informe le Parlement de sa décision de faire intervenir les forces armées à l’étranger, au plus tard trois jours après le début de l’intervention. Il précise les objectifs poursuivis. Cette information peut donner lieu à un débat qui n’est suivi d’aucun vote.
    « Lorsque la durée de l’intervention excède quatre mois, le Gouvernement soumet sa prolongation à l’autorisation du Parlement. Il peut demander à l’Assemblée nationale de décider en dernier ressort.
    « Si le Parlement n’est pas en session à l’expiration du délai de quatre mois, il se prononce à l’ouverture de la session suivante ».

    http://lesactualitesdudroit.20minut...

  • permalien Orangerouge :
    18 mars 2011 @11h20   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    Oui Sakhra je suis bien d’accord.

    Déjà faire appliquer le Droit au sein d’un pays c’est pas toujours facile et ça coûte souvent cher (avocats),

    A l’international, ce droit est encore en grande partie à construire à travers les traités entre états. Et là les Etats-Unis n’ont aucune vergogne à refuser de signer les traités qui vont vers une gouvernance collective un peu ethique (sur la reconnaissance de la Cour Pénale Internationale (CPI), comme sur les règles environnementale).

    Ensuite à l’international, qui va imposer l’application du Droit ? Qui est légitime pour faire la police ? Donc effectivement ça relève vraiment beaucoup du rapport de force.

    Ceci dit, je pense que réclamer l’application du Droit International est un axe puissant d’apaisement du monde, pour lequel il faut se battre.

  • permalien une bille :
    18 mars 2011 @11h22   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    Il est vrai que pour Sarkozy, la Libye est souvent d’actualité au voisinage des élections.

    Puisque les ayants droits de Kadhafi sur le cadavre encore chaud et gesticulant du "bibendum de la contre-révolution" semblent vouloir régler leurs succession en réclamant le pot-de-vin versé en échange d’on ne sait trop quoi.

    Les bons compte faisant les bons amis il serait légitime que Sarkozy réclame les 460 millions de dollars versés en règlement du racket sur la vie des infirmières bulgares.

  • permalien Sakhra :
    18 mars 2011 @11h24   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    Aujourd’hui, nos “révolutionnaires” préfèrent attendre que le sale boulot soit effectué par les “puissances occidentales” qu’elles vouent aux gémonies à longueur de journée

    "Sale boulot" ? mais qui peut rapporter gros pour ces "puissances occidentales ! et qui paie la note ?
    Dans un premier temps :
    "un révolutionnaire" parmi ceux qui n’ont jamais appelé à cette intervention , ni approuvé vous l’a dit :

    Déja vu : Les “Arabes” doivent passer à la caisse pour financer l’intervention militaire

    Dans un deuxième temps : la Libye a d’énormes réserves en pétrole et gaz , en plus des puits qui sont déjà exploités.Là aussi c’est un très bon investissement...Et, il y a tout le fric de Gueddafi dans leurs banques, utile par ces temps de crise.

    Enfin, je sais que "ces puissances occidentales" font des miracles quant à formater leurs opinions publiques : en leur faisant croire, que quand ils s’en vont en guerre, c’est pour sauver la veuve et l’orphelin, pour combattre le méchant , et soutenir le gentil, le tout au nom de l’idéal chrétien de charité....Mais qu’elles réussissent à ce point, c’est effarant...
    A moins, que sur ce blog, il y en a qui prennent les "enfants du Bon Dieu pour....des "canards sauvages" ?(merci Audiard ?)

  • permalien Lou :
    18 mars 2011 @11h25   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    Université populaire

    Pour une éducation populaire

    la conférence gesticulée de Franck Lepage à gauche et l’émission avec Mermet à droite.

    Franck Lepage rend hommage dans ces conférences gesticulées à Christiane Faure :
    L’éducation populaire, Monsieur, ils n’en ont pas voulu...

  • permalien Shiv7 :
    18 mars 2011 @11h31   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    Une chose m’échappe, le texte qu’Yvan post ci dessus dit ceci ;

    La menace est terrifiante. Alors que le Conseil de sécurité de l’ONU se réunit ce jeudi soir pour voter un projet de résolution prévoyant des mesures militaires en Libye de protection des civils, Tripoli se dit prêt à s’attaquer à des avions et des bateaux à la fois civils et militaires en Méditerranée. C’est ce qu’aurait indiqué le ministère libyen de la Défense selon l’AFP citant l’agence officielle Jana.

    Le texte de Libyen dit ceci ;

    "Toute opération militaire étrangère contre la Libye va exposer tout le trafic aérien et maritime en Méditerranée au danger", a indiqué un porte-parole du ministère. "Et tout élément mobile civil ou militaire sera la cible d’une contre-offensive libyenne", a-t-il ajouté. "Et le bassin méditerranéen sera exposé à un grave danger non seulement à court terme mais aussi à long terme."

    Donc en somme la simple menace (tronquée dans la première citation) à suffit aux nations unies pour en quelque sorte offrir la possibilité a Kadhafi de mettre cette dernière à exécution..
    Dans le genre escalade d’un conflit, c’est difficile de trouver mieux, c’est-y pas beau la politique ? ..
    (d’autant que chacun connait la personnalité de Kadhafi, non y a pas à dire nos dirigeants sont de fins psychologues.. surtout que vu l’avancée actuelle de la contre révolution il n’est rien de moins certain que cette décision tardive des nations unies sauvent la moindre vie, au contraire. )

    Kadhafi risque d’être retors. Il faut espérer que la décision d’intervention augmente les défections autour de lui.

    Il est tout autant possible que ce soit l’inverse, malheureusement.

    Non seulement nos dirigeants sont cupides mais de plus ce sont des ânes, en outre je me demande jusqu’a quel point la disparition des 4 journalistes américains n’a pas justifié cette décision.

  • permalien Sakhra :
    18 mars 2011 @12h02   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    @ tous, et notamment ceux qui n’approuvent pas l’intervention militaire, et ils sont nombreux....
    1- La responsabilité pleine et entière des conséquences de cette intervention est d’abord celle du criminel Gueddafi.Il a méthodiquement fait tout ce qu’il fallait pour, et notamment son dernier discours.Perdu pour perdu, il préfère détruire son pays , le laisser en ruines.

    2- La Ligue Arabe portera également une grande responsabilité, notamment les roitelets du Golfe : Arabie, Qatar et sa chaine, et tous les autres.
    Le considérant sur lequel s’est basée la résolution du CS est clair :

    Rappelant la condamnation par la Ligue arabe, l’Union africaine et le secrétaire général de l’Organisation de la Conférence islamique des violations graves des droits de l’homme et du droit humanitaire international qui ont été commis en Libye,

    .

    Ce sont ces mêmes monarchies,qui ont accompagné les US dans leur destruction de l’Irak. Alors qu’ellesl sont restées insensibles aux souffrances des Palestiniens, des Libanais, les voilà qui veulent nous faire croire que le peuple libyen les interpelle...et que le peuple de Bahrein qui se soulève n’a aucune raison de le faire, et qu’il est manipulé par "une puissance" étrangère"...Ce sont les mêmes, qui acceptent de participer à la curée...Le Qatari doit être reçu par son ami Sarko, auj, il me semble.

    3-Aucune ingérence, aucune intervention étrangère n’a apporté du bien à un peuple arabe...C’est toujours un désastre, qui s’en est suivi..
    Au niveau interne :- c’est Gueddafi qui risque de se retrouver une virginité, lorsqu’il combattra des troupes étrangères, venues porter atteinte à la souveraineté nationale.L’ex des Talibans, qui ont recruté beaucoup plus avec l’occupation US.
    - Il y a à parier que Al Qaida a déjà préparé un enregistrement qui sera diffusé sur aljazeera pour appeler à la guerre contre les "croisés"..et là la résolution du CS y répond :

    Autorise les Etats membres (..) à prendre toutes les mesures nécessaires (..) pour protéger les civils et les zones peuplées par des civils sous la menace d’attaques y compris Benghazi

    - Parmi les Libyens, il y en a surement de sincères, qui attendent beaucoup de cette intervention.Pas tous..D’autres ont un autre agenda.
    - La résolution précise :

    tout en excluant une force étrangères d’occupation sous quelque forme que ce soit dans n’importe quelle partie du territoire libyen,

    Mais là, quand un gouvernement aura été mis en place et reconnu sur le plan international, il pourra être "sollicité" et accepter que ces forces soient maintenues sur le territoire libyen...Al Qaida oblige. L’ONU n’y pourra rien.

  • permalien Sakhra :
    18 mars 2011 @12h07   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    Le Séoudien est en train d’annoncer des nouvelles mesures pour "désamorcer" la révolte dans le Royaume.Je vais écouter, je continuerai plus tard.

  • permalien Yann :
    18 mars 2011 @12h13   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    The West is intervening to stop the revolution not to save it
    John Rees, 17 March 2011

    The revolutionaries have actually been fighting back effectively in the last two days. The events have been virtually unreported in the mainstream media which has largely reflected the government line that Gaddafi is on the verge of crushing Benghazi. They have reported this for two successive nights yet it has not happened.

    In fact the revolutionaries have created an airforce which they did not have three days ago. Pilots have defected. They have brought down three or four Gaddafi jets. They have captured tanks and taken the surrender of hundreds of Gaddafi troops. Saif Gaddafi’s 48 hour deadline came to an end, and Benghazi Ajdabia and Misrata were all in the hands of the Libyan people. Reports today say there are no Gaddafi troops for 50 miles west of Benghazi.

    So the UN rush to intervene is to get control of the situation before the example of popular power that is Benghazi turns the tables on Gaddafi. If the Libyan revolution were to win without the West’s aid then no dictator, even one willing to use murderous force, even in Saudi Arabia or Bahrain, would be safe. And that is the last thing that the West’s leaders want.

    What are the West up to ? After failure in Iraq and Afghanistan the West want to rehabilitate the ‘humanitarian intervention’ argument. They want to get a foothold in fast developing Arab revolutions which have so shaken the imperial architecture of the Middle East.

    And on the domestic front they want to whip up the chauvinism that always attends war. How marvelous for Obama if all eyes shift from Wisconsin to the USAF in Libya. How terrific for David Cameron if all eyes shift away from the great TUC anti-cuts demo on the 26th March to the RAF flying over Tripoli.

    [Super pour Sarko aussi, non ?!]

    But as the jets bomb the Libyan people, with the inevitable ‘collateral damge’ that will cause, as liberation passes from the hands of the Libyans to the hands of the Western powers, it will be working people here and in Libya who are the losers. On the one hand, Libyan nationalism may bolster Gaddafi, and on the other the Gulf autocracies, who back the action, will be strengthened.

    That is why we must do all we can to stop this military intervention in Libya. Our cry must be ‘Stop the bombing, victory to the Libyan revolution’.

  • permalien X :
    18 mars 2011 @12h18   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    Shiv7 :
    18 mars @11h31

    je suis d’accord avec vous.

    Les États-Unis et l’OTAN appuient une insurrection armée dans l’est de la Libye dans le but de justifier une "intervention humanitaire".

    en tous cas en Tunisie on commence à réaliser que l’insurrection Libye est différente de la notre et de celle de l’Egypte. c’était en fait une tentative de coup d’état contre Kadafi, que la base des insurgées sont manipulés et qu’ils n’ont rien à voir avec leurs chefs auto proclamés, parachutés, des ex de Kadafi qui ont fait défection. Nous comprenons mieux le sort fait à la mediation Chavez.

    C’est clair qu’il y avait volonté de créer une guerre civile et donc les conditions pour une guerre humanitaire sous egide des Usa. Bon pretexte pour débarquer en Afrique avec armes et bagages pour y demeurer et faire du busness comme toujours.
    En tous cas, à Tunis je vois autour de moi de plus en plus des pro-Kadafi. Signe des temps, la bannière verte de la Jamahiria est réapparue .

  • permalien Nathan :
    18 mars 2011 @12h24   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    En tout cas, la population de Benghazi dit un grand merci à K., Sakhra, Shiv7 (lequel n’avait que des louanges pour le régime taliban) et quelques autres. C’est important de pouvoir compter sur des amis.

    Le "bottom line" dans cette affaire, c’est qu’en définitive les puissances occidentales doivent venir au secours des insurgés libyens tandis que nos révolutionnaires de salon défendent la survie d’un dictateur sanguinaire et sans scrupules.

  • permalien X :
    18 mars 2011 @12h31   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    tout ce que Kadafi a réussit à faire c’est semer la zizanie dans les rangs. Le pouvoir absolue rend fou.

    Je partage votre analyse aussi Sakhra.

  • permalien Ph. Arnaud :
    18 mars 2011 @12h44   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    A tous,

    Il est frappant de voir que huit ans après, pour ainsi dire jour pour jour (la deuxième guerre d’Irak avait eu lieu, me semble-t-il, le 19 ou le 20 mars 2003), un ministre français des Affaires étrangères plaide, à l’ONU, exactement le contraire de ce qu’avait plaidé son prédécesseur en 2003. A savoir, faire intervenir des armées occidentales contre un dirigeant arabe réputé tyran…

    Je dis bien réputé tyran car, de même qu’en 2003, les quelque décennies de dictature de Saddam Hussein n’avaient pas gêné grand monde en Occident, jusqu’à la révolte des Libyens, ces mêmes dirigeants occidentaux ne s’étaient pas trop émus de la dictature de Kadhafi…

    Je note enfin que les Occidentaux ne se pressent pas pour venir au secours des Bahreïnis, dont la violation des droits est encore plus flagrante du point de vue de la juridiction internationale, puisqu’ils ont été envahis par des armées étrangères. Comme, en 1968, les armées du pacte de Varsovie avaient envahi la Tchécoslovaquie…

  • permalien bert :
    18 mars 2011 @12h55   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    Ce que j’apprécie avec vos conclusions, Nathan, c’est qu’elles permettent de simplifier votre vision des choses, à défaut de celles des autres ou de la situation.
    Vous appliquez le théorème de Bush : "Ou vous êtes avec nous, ou vous êtes avec les terroristes".
    S’interroger sur l’opportunité d’un bombardement aérien en Libye n’est pas soutenir Khadafi, pas plus que questionner la politique israélienne est une preuve d’antisémitisme, ou que s’inquiéter de la politique à l’encontre de l’Iran serait la preuve d’un amour fou pour Ahmadinejad...

    Au plan interne, je m’inquiétais du fait que la France s’embarque dans une aventure militaire sans consultation populaire, sans discussion à l’assemblée, sans débat. Cela me paraît peu compatible avec notre supposée défense de principes démocratiques. Constitutionnellement, pas de problème, apparemment, mais politiquement, c’est autre chose. Démocratiquement, c’est carrément un scandale.

    Vis à vis de la Libye, je m’interroge sur les buts poursuivis. Abattre le pouvoir de Khaddafi, soit, aucun problème, je le considérais déjà comme un dictateur alors qu’il plantait sa tente dans le jardin de Mr Sarkozy, mais au bénéfice de qui ? Les révolutions, il y a ce qui les font, et ceux qui en profitent, disait un connaisseur...Et je ne sais pas qui va profiter de l’intervention militaire occidentale.

    Défendons-nous des principes, ou des camps ? Si ce sont des principes, alors le Bahrein, Djibouti, le Yémen doivent bénéficier de la même attention de la part de nos dirigeants. Si ce sont des camps, que l’on n’utilise pas de gros mots comme "dictateurs" ou "sanguinaires"...Comment peut-on d’abord offrir notre expertise sécuritaire à Ben Ali, puis discuter avec des militaires au pouvoir en Egypte, et enfin bombarder Khaddafi ?

    En m’interrogeant sur l’intervention militaire française, je ne donne aucun crédit à Khaddafi. Je discute une décision extrêmement prématurée, que je crois dictée par un irrépressible besoin d’exister sur la scène internationale de notre président : après avoir raté le coche en Tunisie et en Egypte, et se voir attaqué sur sa droite à la maison, rien ne vaut une fuite en avant internationale vers le Japon, en passant par la Libye. Et ca, ca n’est surement pas dans "l’intérêt des peuples" !

  • permalien Orangerouge :
    18 mars 2011 @12h55   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    Bonjour Ph. Arnaud,

    Pourtant juridiquement, cette intervention en Libye est sous mandat de l’ONU. Ce qui n’était justement pas le cas de celle des américains en Irak.

    Même si les bombes tuent dans les deux cas évidemment, je pense qu’il ne faut pas tenir pour rien du tout le fait que les pays dans ce cas là se conforment à, et donc renforcent, des éléments du Droit International. Voir mes posts plus haut 10h51 etc...

    Et même si je suis bien d’accord qu’il y a du boulot avant que le Droit International puisse expurger la barbarie de la planète, en commençant par la barbarie du plus gros fabricant et vendeur d’armes : les Etats-Unis.

  • permalien Lou :
    18 mars 2011 @13h16   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    Yémen : plus de 30 morts lors de tirs sur une manifestation à Sanaa

    SANAA - Plus de 30 personnes ont été tuées et plus de cent blessées lors de tirs sur une manifestation réclamant le départ du président yéménite Ali Abdallah Saleh vendredi à Sanaa, selon un nouveau bilan de sources médicales.

    Selon des témoins, des partisans du régime ont ouvert le feu sur la manifestation depuis les toits des habitations proches de la place de l’Université, où se tient depuis le 21 février un sit-in pour réclamer le départ de M. Saleh.

    "La plupart des blessés sont touchés par balles à la tête, au cou et à la poitrine", a affirmé un médecin à l’AFP.

    Les manifestants scandaient "le peuple veut la chute du régime" et un grand nombre d’entre eux brandissaient des cartons jaunes, à l’initiative d’un groupe de jeunes qui avait appelé cette journée "vendredi de l’avertissement" lancé au président Saleh, au pouvoir depuis 32 ans.

    La police a lancé des grenades lacrymogènes sur les manifestants et a également tiré à balles réelles, selon un journaliste de l’AFP.

    (©AFP / 18 mars 2011 13h01)

  • permalien X :
    18 mars 2011 @13h47   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    Lou :
    18 mars @13h16 « 

    Yémen : plus de 30 morts lors de tirs sur une manifestation à Sanaa

    Le president Abdallah Salah qui se kadafise....

  • permalien Caius Gracchus :
    18 mars 2011 @13h50   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    Juste en passant on pourrait aussi s’interroger sur la légalité d’une telle intervention en Libye.
    En premier ce n’est pas parce que c’est une décision du Conseil de sécurité qu’elle est légale. elle ne donne qu’un paravent de légalité, pas la légalité.

    En second lieu sur qu’elle base est fondée cette intervention ? Pas sur charte de l’ONU (sauf bien sur à la tordre comme c’est le cas actuellement). Néanmoins si on lit quelques spécialiste, il y a une jurisprudence qui autorise une intervention étrangère en cas de grave danger sur une population civile et soit la culpabilité, soit l’impuissance du gouvernement en place à y mettre fin. On pense évidemment à de grave et avéré risque de famine, de génocide (comme au Rwanda) ou de répression de masse. A l’évidence ce n’est pas le cas de la Libye. Contrairement aux Mediamensonges, Kadhafi ne bombarde pas les population civile (et ne l’a sans doute jamais fait) (il suffit de voir les bilans dans les villes bombardées)... ne pratique plus de massacre de masse (si tant est qu’il l’ait fait... faire tirer sur des manifestant et provoquer ainsi des dizaines voire des centaines de morts (mais comme en Egypte et en Tunisie) c’est condamnable et odieux, mais rien à voir avec un danger d’exécution massive ou de massacre encore mois de Génocide).
    L’idée d’éviter un bain de sang à Bengazi ne repose que sur une crainte a priori, pas sur des faits ou un commencement d’exécution.
    Par contre prendre partie dans une guerre civile pour une faction contre une autre est contraire au droit international.
    En outre j’ai du mal à comprendre de de quelle justice il peut s’agir quand ceux chargé de l’exécution de la résolution sont déjà en contentieux avec l’Eétat concerné : comme ancien occupant, le Royaume uni, comme la France s’étant affrontée au Tchad avec la Libye, comme les Etats unis ayant à plusieurs reprises bombardés le territoire Libyen et essayé d’assassiner son leader.

  • permalien Lou :
    18 mars 2011 @14h00   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    La Libye annonce la fin de toutes les opérations militaires

    TRIPOLI - La Libye a annoncé vendredi qu’elle mettait fin à toutes les opérations militaires à la suite de la résolution votée par le Conseil de sécurité de l’ONU dans la nuit, a indiqué le ministre des Affaires étrangères libyen Moussa Koussa lors d’une conférence de presse.

    (©AFP / 18 mars 2011 13h43)

  • permalien Nathan :
    18 mars 2011 @14h11   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    La Libye annonce un cessez-le-feu.

    Alors, Bert, vous pensez toujours qu’il fallait d’abord discuter de l’intervention au Parlement ou d’entamer une longue consultation populaire ?

    J’allais vous écrire ceci :

    1. Croyez-vous qu’on ait le temps de procéder à une consultation populaire à ce sujet ou même d’en débattre au Parlement ? Si rien n’est fait, Benghazi tombe dans quelques jours.

    2. Ne croyez-vous pas qu’il existe probablement en France une majorité pour soutenir l’intervention en Libye. En tout cas l’UMP et le Parti socialiste (par la voix de Martine Aubry), c’est-à-dire les deux partis français les plus importants, ont l’air d’être globalement en faveur d’une opération.

    3. D’après ce que je peux comprendre, il s’agit d’une opération visant à empêcher les troupes de Kadhafi de progresser vers Benghazi et de se livrer à un massacre et non pas à déterminer à la place des Libyens quels sont leurs représentants légitimes. C’est aux Libyens d’en discuter entre eux.

    4. Etiez-vous également contre les interventions en ex-Yougoslavie (et notamment en Bosnie) ? Etiez-vous contre l’opération "Provide Comfort" destinée à sécuriser un territoire pour les réfugiés kurdes ? Etiez-vous contre l’intervention des forces internationales en Somalie ?

    5. Si la France n’avait pas eu un rôle actif dans cette affaire ou si les Nations-Unies n’avaient pas voté en faveur de l’intervention, qu’auriez-vous dit en cas de massacre à Benghazi ? N’auriez-vous pas été de ceux qui se seraient plaints que la France ait fait à nouveau preuve de lâcheté, comme ce fut le cas lors du génocide au Rwanda ?

  • permalien Orangerouge :
    18 mars 2011 @14h17   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    Oui Lou c’est aussi sur le live du Monde :

    La Libye vient d’accepter la résolution de l’ONU appelant à un cessez-le-feu immédiat, vient de déclarer le ministre des affaires étrangères.

    vendredi 18 mars 2011 13h40
    13h41 Elle a décidé de suspendre toutes les opérations militaires. Cet arrêt vise à protéger les civils, conformément à la résolution des Nations unies, précise le ministre.

    vendredi 18 mars 2011 13h41
    13h42 La Libye incite à l’ouverture d’un dialogue avec toutes les parties, ajoute le chef de la diplomatie libyenne.

  • permalien Lou :
    18 mars 2011 @14h22   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    Moussa Koussa, le ministre libyen des Affaires étrangères

    après avoir expliqué que la Libye respectera la résolution des Nations unies :

    La Libye a maintenant la connaissance de la présente résolution, et conformément à l’article 25 de la Charte des Nations Unies, et en tenant compte du fait que la Libye est un membre à part entière de l’ONU, nous reconnaissons qu’il est obligatoire d’accepter la résolution du Conseil de sécurité.

    le ministre libyen des Affaires étrangères conclut :

    "La Libye estime aussi qu’il est très étrange que les Nations Unies dans sa résolution permette l’utilisation de la puissance militaire et il y a des signes que cela pourrait bien avoir lieu.

    "Cela va clairement à l’encontre de la Charte des Nations Unies, et c’est une violation de la souveraineté nationale de la Libye. Et c’est aussi une violation de l’article 4 (2) de la Charte des Nations Unies.

  • permalien Orangerouge :
    18 mars 2011 @14h31   « »
    La situation très précaire et dangereuse des travailleurs africains en Libye

    Une belle série de photos commentées sur le site du Monde sur les sub-sahariens qui se cachent en Libye.

    A la frontière égyptienne, manifestement les Egyptiens ne sont pas très accueillant avec ceux qui parviennent à fuir, surtout s’ils n’ont pas de papiers et ne sont pas arabophones.

    Infographe
    "Le Monde Magazine" : Libye, l’exode des travailleurs noirs africains
    18.03.11 | 14h10

  • permalien antiparapharmaciste primaire :
    18 mars 2011 @14h34   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    La France n’a pas joué un rôle plus actif que le Royaume Uni par exemple, il faut arrêter ces cocoricos grotesques, c’est Cameron qui le premier a plaidé pour la mise en place du contrôle de l’espace aérien libyen et n’a cessé de tanner les Yankee pour qu’ils cessent de tergiverser et de traîner les pieds, Uncle Sam a eu beau finir par accepter de voter cette résolution, il laisse les Britanniques et les Français se démerder avec sa mise en œuvre, et pour le moment l’immédiateté, puis l’imminence version Sarkozy, prennent des allures pathétiques d’éternité jusqu’à preuve du contraire, ou comme disait un certain Coluche, de quelque chose qui dure très très longtemps, surtout sur la fin... S’étant déjà fait traité de clown, il devrait éviter de tendre des bâtons pour se faire battre le petit locataire de l’Élysée...

  • permalien Yann :
    18 mars 2011 @14h54   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    Mohammed Al Daaysi :

    Lulu, ce n’est pas de la pelouse et de la pierre. Lulu est un Désir, un souhait, un coeur que l’on sent, un appel à entendre ; Lulu est dans vos coeurs au fond de vos âmes.

    angry arabiya :

    Notre Perle [Pearl], nous ne t’avons pas abandonnée, nous reviendrons.

  • permalien Orangerouge :
    18 mars 2011 @15h01   « »
    La légalité à géométrie variable franco-américaine

    Paris/Guantanamo : 5 ex-détenus jugés

    Avec Reuters
    18/03/2011 | Mise à jour : 14:14

    - Cinq Français qui furent détenus au camp américain de la base de Guantanamo après être passés par les camps d’entrainement afghans d’Oussama ben Laden à la fin des années 1990 ont été condamnés vendredi à la même peine d’un an de prison ferme.

    Cette peine prononcée par la cour d’appel de Paris couvre la détention provisoire déjà effectuée après leur retour du camp américain de Guantanamo. Camp. Les condamnés ne retourneront donc pas en prison.

    - C’était le troisième procès de l’affaire. En 2007 en première instance, le tribunal correctionnel de Paris avait prononcé une condamnation identique, mais ils avaient tous été relaxés en appel en 2009, une autre formation de la cour d’appel jugeant irrégulière l’enquête française menée contre eux.

    La Cour de cassation a cependant annulé cet arrêt et cette dernière décision est la conséquence de cette décision. Me William Bourdon, un des avocats de la défense, a cependant annoncé qu’il allait de nouveau saisir la Cour de cassation.
    Selon leur avocats, les cinq hommes ont aujourd’hui refait leur vie, fondé des familles et auraient un emploi.

    - Remis en deux fois par les Etats-Unis à la France en juillet 2004 et mars 2005, Khaled ben Mustapha, Mourad Benchellali, Nizar Sassi, Redouane Khalid et Brahim Yadel disent avoir été maltraités et torturés pendant les deux ans et demi à trois ans passés dans le camp de détention américain sur l’île de Cuba.

    Les juges d’instruction antiterroristes français les ont poursuivis et emprisonnés à nouveau à leur retour pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste" pour sanctionner leur passage dans les camps d’entraînement afghans d’Al Qaïda en 2000-2001.

    - La défense conteste la légalité du dossier, qui repose notamment sur des interrogatoires faits hors procédure judiciaire par des agents de renseignement français à Guantanamo, en 2002.

    - La défense a produit en appel des télégrammes diplomatiques américains dévoilés par WikiLeaks qui montrent que les juges d’instruction antiterroristes français venaient fréquemment à l’ambassade des Etats-Unis à Paris rendre compte des moindres péripéties de la procédure.

    - Le camp américain de Guantanamo a été construit à l’extérieur des Etats-Unis (sur une partie de l’ile de Cuba), pour permettre au gouvernement américain de violer les lois américaines en detenant des personnes sans jugement et en pratiquant la torture.

    Obama avait promis de fermer ce camp, promesse qu’il a totalement violée ayant signé pour le maintien de ce camp de la honte.

  • permalien Orangerouge :
    18 mars 2011 @15h27   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    Evidemment Kadhafi a une conception tout personelle du "cessez le feu".

    Live du Monde :

    Ajdabiya. Selon des témoins et un journaliste de l’AFP sur place, des combats ont encore lieu vendredi après-midi aux alentours d’Ajdabiya, ville clé dans l’est de la Libye encore sous contrôle partiel des rebelles mais où les forces fidèles à Mouammar Kadhafi ont effectué des percées.

    De nombreuses explosions ont notamment été entendues en provenance de Zuwaytinah, un petit port pétrolier situé à 30 km au nord-ouest d’Ajdabiya et à 160 km de Benghazi. Selon des sources médicales et des insurgés, les environs du port ont été visés par des bombardements.

  • permalien Naima :
    18 mars 2011 @15h40   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    Mais ou allons nous ?
    Y’a t’il quelqu’un dans le monde Arabe qui va oser poser la question ?
    N’est il pas evident qu’ils sont entrain de s’auto eliminer pour etre classer en Zones 1-2 et 0, bientot on leur dira a quelle categorie,
    toutes ces nations- mini emirats ou meme tout un lot(libye-algerie-tunisie et egypte) appartiendront, et le plus gros joker l’Arabie Saoudite---son tour viendra.
    Et c’est le tour de Cameron apres Blair en Iraq- de jouer le cowboy en libye- pour mettre quelques milliards de cote pour detruire et reconstruire la libye, un divertissement investissement pour ses British Islands et de leur bankrupcy imminente, s’il ne font pas cette guerre !
    Pour le bien de ces peuples-idiots—stupides-voleurs-terroristes...alors qu’ils n’ont pas encore fini la vaisselle de la derniere garden partie avec les ledits dictateurs- mercenaires tueurs- et leur progeniture-femmes-maitresses dans leur salons...

  • permalien Sakhra :
    18 mars 2011 @15h41   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    L’armée égyptienne a commencé à faire passer des armes aux rebelles libyens avec l’aval de Washington, rapporte le Wall street Journal vendredi

    C’est par là qu’il aurait fallu commencer...Nul besoin d’une armada occidentale.

    http://fr.jpost.com/servlet/Satelli...

    Le roi d’Arabie a annoncé une série de mesures : Création d’une instance chargée de combattre la coruption, création d’emplois, augmentation des salaires, projets de constructions de logements....
    Quant au reste : il a menacé très fort quiconque porterait atteinte à la stabilité du régime, appelant l’armée et la police à sévir pour la défense du pays et sa stabilité....
    Il faut croire qu’il n’a rien compris...Il partira tôt ou tard (lui sûrement plus tôt) lui et son régime...et que les Lieux Saints de l’Islam soit libérés de cette pègre.Amin.

  • permalien X :
    18 mars 2011 @16h00   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    Le roi d’Arabie a annoncé une série de mesures : Création d’une instance chargée de combattre la coruption, création d’emplois, augmentation des salaires, projets de constructions de logements....

    les "Saoudiens" jugent ces mesures hors sujet :(en tous cas d’apres les twitts que je reçois) ces mesures sont considerées comme de la "corruption" une façon de les acheter alors que ce qu’ils demandent sont des réformes politiques, pas de l’aumône !

  • permalien Sakhra :
    18 mars 2011 @16h06   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    @ Caius Gracchus,

    Vous avez raison de poser la question de la légalité de la résolution du CS.
    Sur le plan de la forme, c’est une résolution prise dans le cadre du chapitre 7 de la Charte, et le CS a été saisi par la ligue des Etats Arabes

    Pour le fond, la tentative de la rattacher au droit humanitaire international (conflit interne) est vraiment limite:il n’y a pas de "génocide" prévisible, à moins de le fabriquer...en grossissants les faits : "l’ aviation de Gueddafi, qui bombardait des villes"(quand on sait ce que c’est , on peut s’interroger),qui aurait dû faire des milliers de morts, etc...Des villes rasées ?

    C’est un précédent. S’appliquera-t-il au Bahrein, où là il y a intervention étrangère réelle ?(le Koweit en son temps avait mobilisé la communauté internationale).S’appliquera-t-il au Yémen, où les massacres sont aussi importants alors même que l’opposition est sans armes ?

  • permalien Sakhra :
    18 mars 2011 @16h10   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    @ X,Aslama

    C’est pour ça que j’ai dit que le vieux sénile n’avait rien compris !

  • permalien bert :
    18 mars 2011 @16h18   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    @ Nathan

    Une "longue consultation populaire" ? "Une discussion au parlement"...?
    Bien sur, je le pense toujours ! Ce qui vous paraît une perte de temps, c’est pour moi l’essentiel démocratique. Me voir engager dans une aventure militaire sans consultation préalable ni préalable parlementaire me révulse.
    Le fait que le régime Khaddafi annonce cette réaction ne me fait pas changer d’avis, je ne sacrifie pas la démocratie à l’"efficacité", si tenté soit qu’une quelconque efficacité soit prouvée en l’espèce. Les jours à venir nous éclaireront là dessus, mais permettez moi de ne pas partager votre optimisme.

    "Si rien n’est fait, Benghazi tombe dans quelques jours."
    Vrai, mais qu’est ce que représente Benghazi ? Qui sont ceux qui ont pris la tête de la rébellion libyenne ? Sont-ils plus légitimes, plus démocrates, plus libéraux que Khadafi ?
    Je vous ai déjà posé la question : Si l’on défend des principes, je marche, mais alors, défendons les aussi au Bahrein, par exemple ! Si l’on choisi son camp, je ne marche plus, surtout quand le camp en question m’est totalement inconnu !

    "Ne croyez-vous pas qu’il existe probablement en France une majorité pour soutenir l’intervention en Libye"
    Entre les probabilités tirées de quelques indiscrétions journalistiques et un véritable débat parlementaire argumenté, mon choix est fait ! De plus, le fait que quelques politiques expriment un avis n’est pas un processus démocratique. Il y a ce que l’on appelle des débats et des votes. Mais j’ai compris que selon vous, en cas d’urgence, il faut s’en passer ! Soit, mais y a t’il urgence ? Et si oui, à quoi ?

    "D’après ce que je peux comprendre, il s’agit d’une opération visant à empêcher les troupes de Kadhafi de progresser vers Benghazi et de se livrer à un massacre"
    C’est probablement "ce que vous avez compris", mais cela n’est fait ni pour me rassurer, ni pour garantir que ce soit la réalité des fondements de l’action. Des massacres ? J’exige des preuves. Je vous l’ai dit, on m’a fait le coup, Timisoara, ou les "camps de la mort" en Serbie, les massacres de kosovars en 99, voire même AlHabja, que l’on m’a présenté, en 88, comme étant probablement le fait des iraniens...

    "et non pas à déterminer à la place des Libyens quels sont leurs représentants légitimes. C’est aux Libyens d’en discuter entre eux."
    Mais si justement, Nathan ! Cette interventionnisme apparaît après la visite des représentants de l’opposition à paris, et leur reconnaissance officielle ! cela suffit, justement, car en l’espèce, les formes sont sauves !

    Vos questions de la fin reviennent toujours à ce dont je vous parlais dans mon précédent post : vous résumez toujours la situation en deux solutions opposées, péremptoirement exposées, et en fonction desquelles il faudrait se décider. Cette dialectique, et ce manichéisme assez simpliste, permet d’enfermer le débat, mais pas le débat lui même.

  • permalien Yvan :
    18 mars 2011 @17h20   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    Où les questions de légitimité deviennent la question des légitimités.

    Source : Libye - Gouvernement - Partis politiques - Élections

  • permalien Fa :
    18 mars 2011 @18h40   « »
    La guerre en Libye, l’occupation militaire étrangère au Bahrein et l’anéantissement des révolutions arabes

    http://www.med-in-marseille.info/sp...

    Ainsi donc, le laborieux débat sur l’instauration d’une "zone d’interdiction aérienne" en Libye a débouché sur une résolution de l’ONU qui constitue un feu vert pour un engagement militaire international en Libye. Sans "occupation" militaire terrestre, est-il précisé. Simultanément, l’armée saoudienne et la police émiratie débarquent au Bahrein pour participer à l’écrasement d’une révolution démocratique et pacifique : un assaut militaire a été donné mercredi 16 mars 2011 pour démanteler le campement sur la place de la Perle, renommée place Tahrir en référence explicite à la révolution égyptienne.

    Des hélicoptères ont tiré sur le peuple : il y a des morts, des dizaines de blessés qui ne peuvent accéder à l’hôpital de Manama assiégé par l’armée et les blindés saoudiens. Le pouvoir instaure la loi martiale et procède à l’arrestation de figures de l’opposition démocratiques, chiites et sunnites. Au Bahrein donc, on répond à un mouvement de lutte pour les droits civiques par la répression sous occupation militaire étrangère... et sous le regard de la Vème flotte U.S. qui y dispose déjà d’une base navale.

    Certains pays, comme les Emirats-Arabes-Unis qui participent ouvertement à l’occupation militaro-policière du Bahrein, se sont aussi portés volontaires pour l’intervention internationale en Libye. Ainsi, des régimes directement impliqués dans la répression dans un pays arabe, prétendraient agir contre répression et massacres dans un autre pays arabe ? Quelle hypocrisie ! Les militants de la solidarité internationale ne peuvent cautionner sous aucun prétexte cette duplicité qui menace l’avenir des révolutions démocratiques en cours dans l’ensemble du monde arabe, arabo-berbère et africain. En tout cas, et au-delà de la nécessaire évaluation des intérêts géo-stratégiques complexes en jeu, nous devrions nous interroger sérieusement sur notre rôle dans la situation actuelle. Comment pourrions-nous nous réjouir devant la militarisation croissante en Libye et ailleurs ? Je voudrais le dire franchement aux amis libyens sincères dans leurs aspirations à la liberté : nous condamnons inconditionnellement les massacres des populations en Libye par Kadhafi et son régime. Mais je suis outré par les slogans "One, two, three, Viva Sarkozy" clamés à Benghazi, et par l’association du Conseil National de transition avec le va-t-en-guerre Bernard Henri Lévy.

  • permalien Fa :
    18 mars 2011 @18h42   « »
    La guerre en Libye, l’occupation militaire étrangère au Bahrein et l’anéantissement des révolutions arabes

    Suite et fin

    Amis libyens, je voudrais aussi vous entendre condamner clairement les exactions racistes et les menaces à grande échelle à l’encontre des migrants noirs africains, égyptiens et autres, qui composent 1/4 de la population du pays. Je voudrais vous voir soutenir l’ensemble des peuples en lutte, à commencer par ceux du Bahreïn et du Yémen, aujourd’hui victimes d’une répression terrible menée avec la complicité directe de ceux qui prétendent par ailleurs vous venir en aide. Amis de la solidarité internationale, lorsque nous soutenons le peuple libyen, ne taisons pas notre solidarité avec les luttes de tous les peuples arabes.Et n’ayons pas peur du débat contradictoire entre nous, y compris avec nos camarades libyens. Pas d’unité à minima ! Ne soyons pas complices de la balkanisation de la Libye et des pays de la région. Souvenons-nous aussi du précédent d’une Somalie démantelée sous les auspices d’une intervention militaro-humanitaire internationale sous le joli nom de "Restore hope", Restaurer l’espoir...

    Publié le 18 mars 2011
    par Mogniss H. Abdallah agence IM’média

  • permalien Shiv7 :
    18 mars 2011 @19h07   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    Kadhafi qui accepte une résolution des nations unies ?
    Qui plus est à la limite (ou au delà) de la légalité, (comme l’a fait remarquer entre autre la Chine.. au moment du vote), voilà qui n’a pas fini de me surprendre, y a quelque chose qui ne cadre pas..

    J’ai bien l’impression que nos petits va en guerre, sauveur de veuves et dénudeur de burka (hein Nathan ?), sont en train de se faire mener par le bout du nez..

    Le Kadhafi doit bien se marrer, alors que nos zorros de l’apocalypse ont eu toutes les peines du monde à se décider, les voilà coupé net dans leur élan, du moins provisoirement, car chacun sait la notion de la vérité (sans parler de celle de la légalité) qu’a le leader libyen.

    Autre possibilité, il joue le jeu (cessation de massacres réels et/ou supposés) et quoi ensuite ? Pourparler avec l’opposition et toutes les chances du monde que Kadhafi garde le pouvoir, avec les suites supposées (règlement de compte) d’un tel cas de figure.
    Avec en prime une nouvelle virginité pour ce dernier qui a évité une nouvelle probable invasion de la Libye (même si au départ elle lui était relativement due), voir de plus une victimisation de la Libye et de l’Islam (non aligné empire) en général qui interviendrai dans les deux cas par un effet d’impression (!) d’ingérence de la souveraineté d’un pays.

    Enfin tout cela n’est que supputations, et si il y a bien une chose de sur c’est qu’une bonne partie de la planète connectée (si on excepte les victimes potentielles directement ou indirectement concernées) peut reprocher bien des choses, a juste titre, à Kadhafi, mais peut lui être reconnaissant du suspens qu’il sait, volontairement ou non, introduire dans l’histoire..

    La chute de mon commentaire peut paraître cynique, mais elle ne fait qu’interpréter l’ambiance générale, Baudrillard ne dit-il pas que le peuple ne veut pas la révolution mais le spectacle de la révolution.. (avec la réserve de la parenthèse du paragraphe précédent).

  • permalien jean :
    18 mars 2011 @19h10   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    pourquoi al jazira et qatar agressent à la fois les insurgés du Bahrein et la Lybie ? pourquoi les occidentaux s’unissent avec les islamistes ? encore le pétrole
    ce qui est révoltant c’est que al jazira a récupéré les révolutions progressistes en Tunisie et en Egypte...
    ce qui est révoltant c’est que la ligue arabe parle aux noms des arabes...
    ne nous étonnons pas de futures révolutions purificatrices qui laveront les compromissions avec la face obscure et médiévale de cet occident cupide et haineux des arabes.

  • permalien Sakhra :
    18 mars 2011 @19h10   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    La guerre "humanitaire".....

    Les médias vont donc déclencher les hostilités. Kadhafi, le « bouffon » est en train de bombarder son peuple [8]. Cette idée incessamment martelée finira par porter l’émotion est à son comble. Qui, dans ces moments d’intense exercice mental, ne se représenterait pas le visage de ce Kadhafi « le fou », « le criminel ». Ce personnage terrifiant, ce bédouin aux verres fumées qui voit tout sans être vu. Il ne répond pas aux codes de la société occidentale. Il est méprisant. « C’est sûr, il est en train de massacrer son peuple », entend-on dire. Comme on ne peut éternellement rester dans l’imagination, des images vont finir par être montrées à la télévision. Et là, on s’aperçoit que la révolution en Libye ne se déroule pas comme en Tunisie ou en Egypte. Ici, c’est un groupe de personnes qui a pris les armes et occupent des villes où le pétrole est produit. Alors, le langage va changer. Désormais, on passe de la révolution à l’insurrection. Les médias parlent désormais des insurgés [9] et des rebelles [10]. Mais en dépit du nouveau vocabulaire médiatique, beaucoup d’esprits sont déjà structurés et prêts à accepter « l’invasion humanitaire ».

    Ensuite, les ONG d’obédience pétrolifères (FIDH, AI, HRW) entrent en scène. Elles donnent un chiffre de 6.000 morts. Aussitôt, les médias reprennent ce chiffre et le répètent afin que l’émotion atteigne effectivement son paroxysme et y reste. Ces organisations dites de défenses des droits de l’homme vont revoir ensuite ce chiffre à la baisse. Quelques heures après avoir parlé de 6.000 personnes massacrées, le nombre de victimes passe à 2.000 personnes [11], puis, elles seront de 3.000. Même quand les images de télévision (France24) montrent comment les combats se déroulent et qui sont les rebelles [12], on persiste à dire que ce sont des populations civiles qui sont massacrées. Le vendredi 4 mars 2011, sur la RSR (radio suisse romande), un habitant d’une ville sous contrôle rebelle a déclaré que les pilotes de l’armée nationale ne bombardent pas les populations civiles. Mais qui a écouté ça ? Qui scrute les reportages à la télévision et en tire par lui-même des conclusions ?

    http://www.michelcollon.info/Libye-...

  • permalien gloc :
    18 mars 2011 @19h24   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    Shiv7 : « Autre possibilité, il joue le jeu (cessation de massacres réels et/ou supposés) et quoi ensuite ? »

    ... pourquoi pas les premières élections de l’histoire de la Libye ?

  • permalien Tristan :
    18 mars 2011 @19h43   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    @gloc

    ... pourquoi pas les premières élections de l’histoire de la Libye ?

    he he, je pense que si Kadhafi est rusé, il devrait être capable de les organiser.

    En Bolivie, on a bien eu Hugo Banzer Suarez, qui est indiscutablement responsable de bien plus de morts que Kadhafi, qui est arrivé, après quelques tentatives, à la présidence de la république, de manière très démocratique.

  • permalien antiparapharmaciste primaire :
    18 mars 2011 @20h04   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    Ah ! Sans rire :

    “19h32 : Des avions français et britanniques pourraient survoler la Libye dès ce vendredi soir
    Des avions de combat français et/ou britanniques pourraient survoler la Libye ce vendredi soir ou samedi matin afin d’envoyer un signal politique au dirigeant libyen Mouammar Khadafi, a indiqué une source diplomatique française. Ces survols pourraient avoir lieu avant la rencontre sur la crise libyenne qui réunira samedi à Paris des représentants de l’Union européenne, de la Ligue arabe et de l’Union africaine. « L’idée n’est pas de frapper la Libye mais de faire un geste politique », a déclaré cette source.”

    Les rodomontades continuent dans l’hexagone ! Pitoyable !
    Attention quand même, la Corse est dans le rayon d’action des chasseurs de ce fou furieux, Dieu fasse que cela ne lui passe pas par l’esprit, ce serait tragique pour nos amis corses qui ne méritent bien sûr vraiment pas ça, et ça ferait tout de même franchement désordre...

  • permalien gloc :
    18 mars 2011 @20h08   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    Tristan : « si Kadhafi est rusé, il devrait être capable de les organiser. »

    Si Kadhafi était rusé, ça finirait par se savoir, et comme ses collègues régionaux, depuis 1969, il aurait eu le temps d’en organiser des élections.

    La réalité c’est que Kadhafi est un usurpateur qui ne connait que le langage de la brutalité la plus bestiale et qu’il maintient sa tyrannie grâce à un régime de terreur. Introduire une ombre de démocratie dans son discours par des menaces dans sa langue ne pourra lui être que profitable.

  • permalien Deïr Yassin :
    18 mars 2011 @20h25   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    @ Tristan 17 mars 19h34
    "Maintenant je ne connais pas la Libye"

    @ Tristan 18 mars 19h43
    En Bolivie, on a bien eu Hugo Banzer Suarez qui est indiscutablement responsable de bien plus de morts que Kadhafi"

    On dirait que vous ne connaissez pas l’histoire de la Bolivie, non plus !

    Est-ce que vous avez la moindre idée du nombre de disparus durant la dictature de Banzer ? C’est peut-être encore votre ’intuition’ qui vous fait avancer de telles bêtises.

    Je n’ai pas la moindre sympathie pour la dictature de Banzer, mais cela ne fut ni celle de Videla ni de Pinochet, et il n’y a aucune comparaison possible avec les 42 années de dictature sanguinaire de notre"Guide".

    Vous êtes marrant, vous.

  • permalien H. :
    18 mars 2011 @20h57   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    Toujours la politique du"deux poids, deux mesures". Où est le souci du peuple lybien dans tout cela ?
    Quant à BHL, un pitre peut-être, mais un pitre dangereux, passé maître dans la manipulation et la désinformation, avec un culot, ’chutzpah’, je crois qu’on dit, sans limite (en mettant à profit son réseau de relation et de pouvoir dans la sphère médiatique, et dans la sphère politique au plus haut niveau), et des accents lyriques et catastrophiques d’un "humanisme", de préférence de "gôôche", très sélectif. Dangereux, car c’est à la guerre et au sang qu’il appelle - tant que c’est celui des autres et de préférence celui des Arabes... Qu’il se soucie du peuple lybien... mon oeil ! Marque-t-il par ailleurs, une quelconque ’compassion’ envers les Yéménites et les Barheïnis, qui eux, se font massacrer sans armes ? En appelle-t-il à une intervention urgente de la France, de la "communauté internationale", et des Etats arabes pour protéger la population civile ?

  • permalien antiparapharmaciste primaire :
    18 mars 2011 @21h10   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?



    1945


    2011

  • permalien Tristan :
    18 mars 2011 @21h34   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    @Deïr Yassin

    Est-ce que vous avez la moindre idée du nombre de disparus durant la dictature de Banzer ? C’est peut-être encore votre ’intuition’ qui vous fait avancer de telles bêtises.

    A cette époque, ils aimaient beaucoup remplir des avions d’étudients, ouvrir les portes en plein vol, et les jeter directement dans l’Amazonie. Mais, je prenais en compte, aussi, tous les morts liés au trafic et à la consommation de drogue, tenu par cette famille.

    En fait, savoir qui est responsable du plus de mort ne m’interresse pas énormemment.

    Je regrète surtout la mort et la disparition de Marcelo Quiroga Santa Cruz, qui était très bien parti pour mettre en place le jugement de responsabilité des crimes de la dictature de Banzer. Le dictateur a fini par mourir d’un cancer, bien plus tard, sans jamais se retrouver face à la justice, après quelques années à la tête du gouvernement où il avait été élu "démocratiquement".

    Je pense que Kadhafi doit avoir les capacités de réussir le même genre de parcours.

    Pour la démocratisation du pays, c’est, il me semble, une option bien meilleur qu’une guerre civile à la libanaise, avec différentes factions armées depuis l’extérieur.

    Je pense que l’option Chavez, d’une négociation, c’est toujours la meilleur solution, pour la Libye, et que l’Allemagne, le Brésil, l’Inde et d’autres pays, devraient pouvoir sortir gagnant, en misant sur cette voie.

    Je ne comprend pas quels arguments vous font penser qu’avec l’arrivée des rebelles au pouvoir, par les armes, la démocratisation et la prospérité de la Libye seraient assurées.

    Moi, je vois, plutôt, ca, comme étant un précédant, applicable n’import où dans le monde.

    On peut trouver de nombreux rebelles, dans de nombreux pays, et de nombreuses puissances, disposées à leur fournir des armes. Ca me semble, de loin, les pires choix, des trucs que l’ONU ne doit, pour rien au monde, soutenir.

  • permalien Nathan :
    18 mars 2011 @21h34   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    Très significatif l’extrait d’un de nos deux Dupondt nationaux, l’ex-PTB Michel Collon. Le voici qui tente de minimiser le nombre de civils tués en Libye par les troupes de Kadhafi ou indirectement des suites du conflit, afin de faire croire que les chiffres sont démesurément grossis par la "propagande occidentale". Tout d’abord, qu’en sait-il ? Est-il sur place ? A-t-il compté les cadavres ? Et puis, mettons que le nombre de victimes s’élève à 1500 morts. Ce serait autant que les victimes de l’intervention israélienne à Gaza. Ah, que n’a-t-on entendu à propos de Gaza, et notamment de la bouche de Michel Collon ? C’était un génocide ! Un nouvel holocauste ! Un nouveau ghetto de Varsovie ? "Pire qu’Auschwitz" ai-je lu sur des calicots lors de la manif antiisraéienne de 2009. Et ici, changement de décor, c’est l’inverse. De l’exagération hyperbolique, on est passé à la minimisation.

    Petit détail supplémentaire, Michel Collon n’hésite pas à qualifier Human Rights Watch d’ONG au service des intérêts pétroliers, c’est-à-dire qu’il reprend à son compte une accusation lancée par les groupes sionistes, lesquels estiment que HRW a un biais anti-israélien. Un antisioniste rabique reprenant à son compte une allégation des sionistes, il fallait le faire...

    http://online.wsj.com/article/SB124...

  • permalien H. :
    18 mars 2011 @21h41   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    Merci Yann pour vos images, je parle surtout du dessin de la statue de la Perle, et des textes sensibles qui l’accompagnent.

    Le gouvernement de Barheïn vient de faire abattre cette statue, car devenue un emblême très cher au coeur des contestataire...!

    Quand un pouvoir oppressif en vient à détruire un monument central de la ville, sous prétexte qu’il est devenu un symbole pour les révolutionnaires (!), on peut s’attendre à tout de sa part...!

  • permalien Tristan :
    18 mars 2011 @22h03   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    @gloc

    Aurait-il été à l’école francaise, pour savoir manier le régime de terreur ?

    La réalité c’est que Kadhafi est un usurpateur

    A vous lire, on pourrait vous croire monarchiste.

    Est-ce que vous pourriez comparer Kadhafi avec Napoléon, les deux étant des usurpateurs ?

    Mais c’est intéressant, comme vision de Kadhafi : effectivement, il semble beaucoup utiliser la menace, dans ses discours.

    C’est un début d’argument qui pourrait me convaincre : habitué à manier la carote et le bâton, il a, peut-être, de la peine à penser différemment.

    Va-t-il finir comme l’OGRE, ou une autre fin est-elle possible ?

  • permalien Jeff :
    18 mars 2011 @22h14   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    @ antiparapharmaciste primaire

    Je ne comprends pas bien l’analogie photographique que vous avez postée.

    Comme l’écrit H., ce monument n’était-il pas un symbole pour les rebelles de Bahreïn ?

    Est-ce que vous sous-entendez que les révoltés de Bahreïn sont à mettre sur le même plan que le national-socialisme allemand des années 30-40 ??

  • permalien Deïr Yassin :
    18 mars 2011 @22h15   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    @ Tristan

    @ Tristan 21h34
    "En fait, savoir qui est responsable du plus de mort ne m’intéresse pas énormément"

    C’est certainement pour cela que vous avez écrit il y a à peine deux heures :

    "En Bolivie, on a bien eu Hugo Banzer Suarez qui est indiscutablement responsable de bien plus de mort que Kadhafi"

    Je vous conseille de lire au moins un minimum sur la vie et la règne de Kadhafi avant de vous lancer ...

    "Je ne comprends pas quels arguments vous font penser qu’avec l’arrivée des rebelles au pouvoir, par les armes, la démocratisation et la prospérité de la Libye seraient assurées"

    Et moi, je ne comprends pas ce qui vous fait penser que je pense cela.

    @ Nathan
    Il n’y a pas que Collon qui revoit les chiffres à la baisse. J’ai entendu plusieurs "spécialistes" - dont Antoine Sfeir (d’où les guillemets), guère un Kadhafiste convaincu (enfin, il est convaincu de rien, il se contente de tourner sa veste) - ainsi que le politologue syrien Salam Kawakibi, et d’autres dont je ne me souviens plus, dirent que les chiffres de 6.000 morts qu’on a eu il y a déjà plusieurs jours ont été largement gonflés.
    Après si vous voulez accuser Michel Collon de révisionnisme, cela vous regarde ...

  • permalien Jeff :
    18 mars 2011 @22h24   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    Très informateurs sont les câbles de Wikileaks concernant le Liban.

    Nidal en commente quelques-uns dans les liens suivant :

    - Le câble qui enfonce encore Saad Hariri

    - Encore plus compromis que Saad Hariri et Elias Murr : les élucubrations de Boutros Harb

    - Joumblatt en 2006 : « Envahissez mon pays »

    De quoi se faire une bonne idée des trahisons pitoyables du camp Hariri vis-à-vis de la nation libanaise.

  • permalien Shiv7 :
    18 mars 2011 @22h25   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    ... pourquoi pas les premières élections de l’histoire de la Libye ?

    En effet Gloc j’ai été quelque peu naif sur ce coup là, mais encore plus quand j’ai cru que nos tarzans de la virtualité seraient bloqués momentanémant dans leur élan, car non seulement comme l’a indiqué Afshin ; (source peu sure car non précisée, comme ne manquerait pas de le remarquer notre shérif du blog..comme si une source établie était la garantie absolue d’un fait réel)

    ..Des avions français et britanniques pourraient survoler la Libye dès ce vendredi soir..

    On a eu de plus droit au TJ aux images virtuelles des futurs cibles qui sautaient, c’est rapé pour le suspens..

    Je suis non seulement naïf, mais de plus je dois venir d’une autre époque si ce n’est planète ;

    « L’idée n’est pas de frapper la Libye mais de faire un geste politique »,

    Moi qui est toujours cru que la politique consistait en palabres et manoeuvres subtiles .., ah mais j’oubliais avec Kadhafi (et accessoirement son peuple) il faut des mots (maux) convainquant..

    C’est un peu comme la guerre humanitaire dont Sakhra à la grâce de nous expliquer les mécanismes, quoi de mieux, en effet, qu’un bon suppositoire (si possible téléguidé version chirurgicale, pour éviter une contamination du docteur) à l’uranium enrichi fragmenté pour remettre un homme (aussi accessoirement un peuple) d’applomb..

    C’est dingue comme l’humanitarisme 2011 peut nous renforcer dans notre sentiment d’une humanité accomplie, j’en verse une larme.., je suppose que notre dénudeur de burka au phosphore (allias le sioniste modéré patenté du blog) sera, pour une fois, d’accord avec moi ?

  • permalien antiparapharmaciste primaire :
    18 mars 2011 @22h34   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    Jeff :
    18 mars @22h14 «  »
    @ antiparapharmaciste primaire

    Je ne comprends pas bien l’analogie photographique que vous avez postée.

    Comme l’écrit H., ce monument n’était-il pas un symbole pour les rebelles de Bahreïn ?

    Est-ce que vous sous-entendez que les révoltés de Bahreïn sont à mettre sur le même plan que le national-socialisme allemand des années 30-40 ??

    Non c’est bien évidemment l’inverse que je voulais souligner, en 1945 c’est un symbole d’une monstruosité que l’on a détruit, et aujourd’hui c’est un symbole de revendication de la liberté et de la justice que l’on détruit dans l’indifférence générale et avec la complicité tacite d’Uncle Sam et de ses alliés, d’autres monstres en fait...

  • permalien Tristan :
    18 mars 2011 @23h02   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    @Deïr Yassin

    "En Bolivie, on a bien eu Hugo Banzer Suarez qui est indiscutablement responsable de bien plus de mort que Kadhafi"

    Joli, avoir réussi à découvrir le mot traître de ma phrase, l’argument d’autorité qui permet de faire avaler n’importe quoi à n’importe qui. BRAVO

    Là, je défends juste une sortie de crise par la négociation, un peu sur le modèle du Chili.

    Je comparais un Kadhafi avec un Hugo Banzer Suarez, peu importe celui qui a fait les pires horreurs.

    C’est que rien ne ressemble, en Libye, à ce qui s’était passé en Egypte et en Tunisie. il n’y a pas d’institutions étatiques capablent d’assurer une transition.

    Voila pourquoi, il me semble que la famille Kadhafi reste incontournable, représentant une partie de la population, et que n’importe quelle solution doit prendre en compte cela.

    Il me semble que la négociation Chavez reste la meilleur proposition sur la table, avec, entre autre, sa demande d’inclure son ami Jimmy Carter et sa fondation, si ca doit déboucher sur l’organisation d’élection.

    Je n’arrive pas à comprendre quelle autre solution vous pourriez défendre, quels acteurs pourraient intervenir pour éviter que la situation (comme en Irak), soit pire que sous la dictature.

  • permalien gloc :
    18 mars 2011 @23h14   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    Tristan : « A vous lire, on pourrait vous croire monarchiste. »

    J’avoue ne pas comprendre grand chose à vos propos.

    En quoi dire que Kadhafi a usurpé le pouvoir fait de moi un monarchiste ?
    Quel rapport avec Napoléon qui usurpé le pouvoir de la 1ere république dont il avait été élu 1er consul.

    Quant à "l’école française du régime de terreur", vous m’apprenez quelque chose. Peut-être faites vous référence du régime appelé "la terreur" pendant la révolution ? Dans ce cas cette période d’épuration n’a aucun rapport avec Kadhafi, puisque celui n’a fait son coup d’état que pour son propre compte et qu’il a toujours été le seul et unique "épurateur" ?

    Ce n’est pas parce que Kadhafi a appelé "révolution" le remplacement de Idris 1er par lui-même qu’il faut le croire. C’est là qu’est l’usurpation, faire croire qu’on est révolutionnaire alors qu’on n’est rien d’autre qu’un gros parvenu.

  • permalien Lou :
    18 mars 2011 @23h38   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    Bahreïn : les autorités détruisent le monument place de la Perle, à Manama

    Jeudi soir, le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a mis en garde contre l’usage excessif de la force dans un appel téléphonique au roi de Bahreïn Hamad Ben Issa Al-Khalifa.

    Auparavant, la haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Navi Pillay, avait également dénoncé comme "choquante et illégale" la répression lancée cette semaine contre les manifestants qui réclament des réformes depuis plus d’un mois.

    Bahreïn a reçu le soutien de son puissant voisin l’Arabie Saoudite qui a dépêché vers Manama un millier de militaires, faisant partie du Bouclier de la Péninsule, la force commune des pays du Conseil de Coopération du Golfe (CCG).

    Les Emirats arabes unis ont également envoyé des troupes pour aider le régime de Manama, et vendredi le Qatar a lui aussi annoncé sa participation à cette opération.

    L’opposition, dont six figures de l’aile dure ont été arrêtées jeudi, réclame des réformes pour obtenir une plus grande participation politique et a refusé la proposition du pouvoir d’un dialogue national avant que ne démissionnent des personnalités clefs du régime.

    Emirats arabes unis, Qatar : les cautions arabes des "parrains" au conseil de sécurité.

    Les "parrains" jouent avec le feu dans des régions pétrolières, c’est dangereux.

    Explosion de joie dans la nuit du 17 au 18 mars 2011 à Benghazi

  • permalien K. :
    18 mars 2011 @23h45   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    Les Wikileaks “guerre des 33 jours” par Nidal :

    http://seenthis.net/tags/liban

  • permalien Tristan :
    18 mars 2011 @23h47   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    @gloc

    "l’école française", aussi appelée "école de Panama", enseigne l’utilisation de la terreur, dans la lutte antisubversive, en particulier pour les militaires, en Amérique Latine. Aussi grâce aux expériences françaises, dans l’art de faire parler un arabe, même si il n’a rien à dire.

    C’est vous qui aviez parlez de "régime de terreur".

    Ok, Kadhafi et Napoléon, deux personnes à avoir usurpé la révolution, pour crée leur propre dynastie, et se réclamant révolutionnaire, c’est une utilisation du terme "usurpé" très correcte, juste, j’avais compris autre chose.

  • permalien Shiv7 :
    18 mars 2011 @23h53   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    Moi, je vois, plutôt, ca, comme étant un précédant, applicable n’import où dans le monde.

    On peut trouver de nombreux rebelles, dans de nombreux pays, et de nombreuses puissances, disposées à leur fournir des armes. Ca me semble, de loin, les pires choix, des trucs que l’ONU ne doit, pour rien au monde, soutenir.

    Je suis tout à fait d’accord avec ce que dit Tristan, c’est la porte ouverte à toutes les manipulations qui jusqu’à ce jour se faisait déjà, mais sous le manteau ou sur un coup de force, maintenant cela devient légitime.

    Si Kadhafi était rusé, ça finirait par se savoir,

    Nous dit Gloc, peut être pourra t-il nous dire pourquoi on le surnomme le renard du désert ?

  • permalien K. :
    19 mars 2011 @00h37   « »
    Du Bahreïn à la Libye, la contre-révolution ?

    Marc Lynch :

    Les États-Unis peuvent voir la préservation du régime de Bahreïn comme essentielle à leur position stratégique, compte tenu de leurs préoccupations concernant la Cinquième Flotte et le risque de perdre un élément clé de leur stratégie, depuis des décennies, d’endiguement de la puissance iranienne.

    Mais ce que le régime de Bahreïn fait pour se maintenir au pouvoir peut tout aussi bien gravement nuire à la position de l’Amérique. La dure répression, immédiatement après la visite publique du secrétaire à la Défense Robert Gates, suggère soit une complicité américaine soit de l’impuissance.

    Le refus de réformes en profondeur rend probablement la survie du régime plutôt moins que plus probable. Et enfin, le parti-pris d’une présentation sectaire des évènements par les autorités de Bahreïn a le potentiel de rebondir sur les autres pays arabes avec des populations chiites importants, dont l’Arabie saoudite et le Koweït. Il peut aussi conduire les dirigeants de l’Irak à adoter avec plus d’assurance une position chiite pro-iranienne, le Premier ministre Nouri al-Maliki et ses rivaux cherchant à gagner en popularité auprès des chiites irakiens qui s’identifient avec leurs homologues de Bahreïn.

    Si l’administration Obama espère définir une nouvelle vision pour la région, elle doit abandonner ces concepts et lignes de division dépassés.

    Bahreïn, malheureusement, avec l’aide de ses alliés régionaux, les a ramenés à la mode.

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