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Révoltes en Syrie

lundi 28 mars 2011, par Alain Gresh

L’un des derniers pays restés à l’abri des révoltes arabes vient à son tour d’être touché. Alors que la répression se poursuit au Bahreïn, dans l’indifférence des Etats mobilisés contre les crimes du régime libyen (je joins ci-dessous un appel de solidarité avec le peuple du Bahreïn qui, pour l’instant, n’a été repris par aucun média) ; que l’on semble s’engager vers un dénouement au Yémen ; que les manifestations se multiplient et se durcissent en Jordanie, la Syrie a été frappée à son tour : non seulement la ville de Deraa dans le sud du pays connaît de graves troubles, mais ceux-ci se sont étendus dans différentes agglomérations du pays, et ont fait des dizaines de morts.

Tout a commencé à Deraa, avec l’arrestation de quelques enfants d’une dizaine d’années qui avaient inscrit des slogans hostiles au gouvernement sur les murs de la ville. Les mères, venues réclamer leur libération, se sont affrontées avec la police, certaines ont été arrêtées et, selon des témoins, rasées. Cette étincelle a mis le feu aux poudres, car la poudre était bien sèche.

Comme le note Joshua Landis, un des meilleurs points d’observation de la Syrie, sur son blog Syria Comment (« Deraa : The Government Takes off its Gloves : 15 Killed », 23 mars 2011) : « Deraa est très pauvre et musulmane (sunnite). Elle réunit tout ce qui pose problème en Syrie : une économie en faillite, une explosion démographique, un mauvais gouverneur et des forces de sécurité autoritaires. »

Ces problèmes ne sont pas différents de ceux qui ont embrasé le reste du monde arabe, même si le cas de la Syrie est particulier (ce qui est le cas de chaque pays). La dimension la plus inquiétante, bien évidemment, est la question confessionnelle : le pays est dirigé par une minorité, les alaouites, alors que 60% de la population est sunnite - même si le régime a su tisser une alliance étroite avec la bourgeoisie sunnite de Damas - et qu’environ 10% sont des chrétiens. Sans oublier une importante minorité kurde, dont une partie n’a toujours pas la nationalité syrienne.

Comme le souligne Landis à propos des manifestations de Deraa :

« Pour la première fois hier (le 22 mars), nous avons entendu des slogans confessionnels, alors que jusque-là l’opposition s’en était tenue à un message modéré de démantèlement de l’état d’urgence, d’une nouvelle loi sur les partis, et de l’extension de la liberté. Mais jeudi, les manifestants ont abandonné les slogans plus modérés, et scandé : "Non à l’Iran, non au Hezbollah, nous voulons un musulman qui craigne Dieu". » Cela rappelle les slogans des Frères musulmans dans les années 1970 et les années 1980 qui reprochaient au président Assad (alaouite) d’être un incroyant.

Si Deraa est une ville sunnite, Lataquie se situe au coeur du pays alaouite. Et le risque là-bas est un affrontement communautaire direct. De violents heurts ont eu lieu entre manifestants et des milices favorables aux Assad, des rumeurs ont circulé que des groupes d’alaouites armés descendaient des montagnes pour tuer des sunnites. La Garde républicaine et l’armée sont entrées dans la ville pour s’interposer (Joshua Landis, « Syria Dividing : Most Large Cities Calm. The Troubles in Latakia Lead to Army being Deployed », 26 mars). Des nouveaux heurts étaient signalés encore le 27 janvier (« Deaths as Syria protests spread », Al-Jazeera english).

Le régime est-il menacé ?

Il cherche à utiliser sa posture résistante dans le conflit israélo-arabe. Mais, comme le souligne Abdebari Atwan, rédacteur en chef du quotidien arabe Al-Quds (Londres) – un des quotidiens connus pour son franc parler, son soutien aux Palestiniens et son opposition aux ingérences des Etats-Unis –, dans son éditorial du 27 mars (PDF) : « La solidarité avec la résistance libanaise (le Hezbollah), l’accueil des secrétaires généraux des organisations palestiniennes (notamment le Hamas) alors que toutes les capitales arabes leur avaient fermé la porte au nez, sont des positions respectables pour lesquelles nous sommes gré au régime syrien et pour lequel il a payé un prix élevé. Mais nous ne voyons aucune contradiction entre ces positions et la satisfaction des demandes du peuple syrien et, s’il existe une contradiction, nous préférons que le régime suspende son soutien au peuple palestinien et à sa cause et qu’il réponde aux demandes de son peuple d’étendre les libertés et de combattre la corruption (...) Car les peuples opprimés ne sont pas capables de libérer les territoires occupés et les armées des dictatures ne sont pas capables de mener une guerre victorieuse. »

Le site de la télévision du Hezbollah reflète l’embarras de nombreuses forces face aux événements de Syrie, forces qui n’y voient que la main de l’impérialisme. Al-Manar reprend les déclarations du président Hugo Chavez affirmant que la Syrie est victime d’un complot américain qui vise à recréer un scénario libyen (« Chavez : US Plots to Topple Syria’s Assad, Seeks Libya Scenario there », 27 mars) (Dans un article du Monde diplomatique d’avril, en vente le 30 mars, Serge Halimi reviendra sur le soutien de certaines forces progressistes au colonel Moammar Kadhafi).

Le régime cherche aussi à se présenter comme garant de l’unité du pays, de sa diversité confessionnelle. Mais la peur d’un scénario irakien suffira-t-elle à arrêter les manifestants ? Rien n’est moins sûr. Le pouvoir a organisé des manifestations de soutien dans plusieurs grandes villes, la chaîne Al-Jazira y a été conspuée comme la couverture des troubles par les médias internationaux. D’autre part, il a annoncé quelques réformes : sur le plan social, l’augmentation de 30% des salaires des fonctionnaires ; sur le plan politique, la fin de l’état d’urgence (dont les modalités restent à définir), une nouvelle loi sur les partis, sur la presse. Le président Assad devrait s’adresser très bientôt au pays pour expliciter les contours de la réforme, conscient que les présidents Ben Ali et Moubarak avaient, avant lui, fait des concessions qui n’avaient fait que renforcer la contestation.

Dans une déclaration à CBS, la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a non seulement exclu tout type d’intervention militaire en Syrie mais affirmé que pour les deux partis américains, le président Bachar Al-Assad était « un réformateur » (cité par Joshua Landis, « Clinton Calls Bashar al-Assad a “Reformer” - Syria Lifts Emergency Law », 27 mars).

Peter Harling, directeur de projet à l’International Crisis Group et qui suit l’actualité syrienne depuis plusieurs années à partir de Damas, écrit dans une tribune du quotidien Le Monde (« La Syrie doit rechercher une troisième voie », 22 mars) :

« Le président syrien, qui a su cultiver une certaine popularité à titre individuel, notamment grâce à ses succès en politique étrangère, dispose en théorie d’un capital politique qu’il serait grand temps d’investir, au service d’une vision pouvant servir de troisième voie entre la perception du statu quo et les incertitudes d’un bouleversement. Mais ce capital peut se dévaluer rapidement. »

« La résurgence d’un culte de la personnalité régressif, les apparitions présidentielles paternalistes (sans gardes du corps ou pour l’inauguration de tel ou tel projet), et les rencontres avec les délégations de passage ne constituent pas une forme de leadership adaptée aux circonstances : confiance en soi et reconnaissance internationale sont au mieux des composantes d’un projet collectif à mettre en oeuvre, mais reste à savoir lequel. »

« La résistance, très bien, mais quid de la Syrie ? Pendant ce temps, on voit mal comment une répression grandissante, qui se fait nécessairement sous la responsabilité du président et en son nom, pourrait servir de base à un tel projet. » (...)

« Personne dans la région ne peut croire qu’il n’y a pas un prix élevé à payer pour des décennies de retard. Ce prix n’est autre qu’une transformation en profondeur des structures et des pratiques du pouvoir, vers une participation politique véritable, une redistribution économique équitable, et une normalisation des relations avec des pans entiers de la société, le tout sur la base d’un dialogue à engager immédiatement plutôt que des actions discrétionnaires. »

A l’initiative du Comité pour la défense des droits de l’Homme et la démocratie dans la péninsule Arabique (cddhdpa@wanadoo.fr), un certain nombre de personnalités ont signé le suivant

Appel pour le peuple de Bahreïn

Tandis que, avec l’aval des Nations unies, des opérations militaires se mettent en place pour arrêter les massacres contre le peuple libyen, la situation à Bahreïn se détériore dans une indifférence inquiétante. Des pays comme l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis qui se sont engagés à fournir des avions contre le colonel Kadhafi participent à l’écrasement du soulèvement pacifique que connaît Bahreïn depuis plus d’un mois. L’état d’urgence a été proclamé, plusieurs dirigeants de l’opposition ont été arrêtés pour crimes de « sédition », alors qu’armée, police largement mercenaires et « citoyens loyaux » se déploient et ouvrent le feu à balles réelles sur des manifestants désarmés. La presse et les organisations de droits de l’Homme témoignent d’entraves répétées apportées par les services de sécurité à l’accès des blessés aux hôpitaux et de tirs et agressions contre médecins et ambulances. De nombreux journalistes étrangers ont été expulsés et d’autres se sont vu refuser un visa, comme si le pouvoir craignait leur témoignage. Le gouvernement français, mobilisé contre Kadhafi, reste particulièrement silencieux face à l’action d’un appareil répressif auquel il vend, par accord, « notre savoir-faire » depuis 2008.
Malgré sa taille, Bahreïn constitue une clé du processus démocratique au sein des monarchies absolues de la région et de l’ensemble du monde arabe. Il faut donc agir pour dissuader la répression et l’intervention de troupes étrangères, et soutenir fermement le mouvement pacifique de démocratisation bahreïnien.

Signataires au 26 mars 2011
Pouria Amirshahi, secrétaire national du PS aux droits de l’homme, à la coopération et au développement.
René Backmann, journaliste
Tarek Ben Hiba, président de la Fédération des Tunisiens citoyens des deux rives
Annette Benmussa, paysanne
Christian Bertola, militant écologiste
Martine Billard, députée de Paris
Laurent Bonnefoy, chercheur
Hafez Bouhlel, enseignant
Monique Cerisier-Ben Guiga, sénatrice socialiste
Jean-Paul Chagnollaud, professeur des universités
Mouhieddine Cherbib, militant des droits de l’homme
Monique Crinon, sociologue et philosophe, co-présidente du CEDETIM-IPAM
Olivier Da Lage, journaliste
Hosham Dawod, directeur du programme Proche et Moyen-Orient à la FMSH
Harlem Désir, député européen, secrétaire national à la coordination du Parti socialiste
Bernard Dreano, coprésident du réseau Helsinki Citizens’ Assembly
Françoise Duthu, ancienne députée au Parlement européen
Mireille Fanon-Mendes-France, Fondation Frantz Fanon
Jacques Fath, responsable des relations internationales du PCF
Françoise Germain-Robin, journaliste
François Gèze, éditeur
Jérôme Gleizes, commission transnationale Europe écologie-Les Verts
Catherine Grèze, députée européenne, Europe écologie-Les Verts
Maurice Godelier, directeur d’études à l’EHESS
Nathalie Goulet, sénatrice centriste, vice-présidente du Groupe d’amitié des pays du Golfe
Rémy Gruenenberger, paysan
Roger Heacock, professeur d’histoire, Université de Birzeit
Bernard Hourcade, directeur de recherche au CNRS
Kamel Jendoubi, président du Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’ Homme en Tunisie
Farhad Khosrokavar, directeur d’études à l’EHESS
Jean-Paul Lecoq, député communiste
Laurence Louër, chercheuse au CERI-Sciences-Pô
Christian Mahieux, porte-parole de l’union syndicale Solidaires
Gustavo Massiah, animateur du mouvement des Forums sociaux mondiaux
Pascal Menoret, chercheur, Université Harvard
José Luis Moraguès, CCIPPP
Karim Pakzad, chercheur à l ’IRIS
Marc Pellas, économiste, CDDHDPA
Gilles Perrault, écrivain
André Rosevègue, Union juive française pour la paix
Daoud Senni, militant Forum social des quartiers populaires
Michèle Sibony, enseignante
Denis Sieffert, journaliste
Michel Tubiana, président d’honneur de la Ligue des droits de l’homme
Marc Valeri, chercheur

117 commentaires sur « Révoltes en Syrie »

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  • permalien Azad :
    28 mars 2011 @12h36   »

    La Syrie, parangon du métissage (réel) et fer de lance de la sécularisation (affichée) au Proche-Orient , possède tous les ingrédients (bien fermentés sous la chappe de plomb baasiste) qui font les déchirements inter-tribaux.
    On pourrait arriver à un mix entre le Liban-façon-barbarie-ordinaire et un Irak-façon-Pax-Americana.
    Prenez :
    - une domination disproportionnée d’une petite minorité ethno-religieuse (avec, certes la complicité de la grande bourgeoisie sunnite),
    - un communautarisme (jamais éteint et qui s’affiche davantage à la lumière crépusculaire d’un régime en déroute),
    - un racisme officiel d’état (sanctionné comme il se doit par des lois racistes, pour que tout soit clair) conjugué à une constante NEGATION et persécussion à l’encontre d’une partie de sa population : la situation trop occultée, voire totalement ignorée ici comme là-bas des Kurdes est absolument ahurissante.
    http://camillelafrance.free.fr/mp3/...
    - et biens d’autres ingrédients tout aussi peu digestes...

    Alors, il est fort peu probable que les USA et -surtout- la Turquie laissent s’ouvrir la boite de Pandore, on n’assistera pas à des conflits et autres rêglements de comptes inter-ethniques massifs (Hama, février 82, traumatisme tu mais pas oublié).
    La Syrie sera tout simplement complêtement mise au pas et , vidée de toute possibilité de résistance à l’axe Washington-Ankara-Tel Aviv, deviendra un autre bon et docile client de la région comme le sont la Jordanie ou l’Egypte. On s’arrangera seulement pour que les Syriens puissent consommer assez pour "oublier".
    Les Palestiniens se verront privés du baiser de la mort du grand frêre syrien et les Kurdes continuerons d’exister assez peu pour ne pas être trop visibles (... la Turquie gardant toujours un oeil sur eux).
    Printemps syrien (et arabe) : chronique d’une confiscation annoncée.

  • permalien Laurent Szyster :
    28 mars 2011 @13h34   « »

    En Janvier 2011, dans le rapport de la Commision des Droits de l’Homme à l’ONU, la Syrie félicitait la Libye pour ses avancées humanitaire.

    C’était le bon temps, avant que la marmite n’explose et qu’on découvre qu’il y avait plus d’un conflit au Proche Orient ...

  • permalien Yvan :
    28 mars 2011 @13h56   « »

    Comme la pérennisation de l’état d’urgence, la contestation n’est pas une nouveauté en Syrie :

    Déjà en 1998 :

    Le président syrien Hafez el-Assad a sonné l’hallali contre son frère Rifaat. Privé de toutes ses fonctions au sein du Baas, exclu même de ce parti sous l’accusation de trahison et placé en résidence surveillée à Lattaquié, Rifaat el-Assad est aujourd’hui menacé par une série d’investigations plus ou moins secrètes ordonnées par le régime syrien. Celles-ci s’emploient à percer sa formidable assise financière, qui fait de lui l’un des hommes les plus riches de Syrie. Soit pour pouvoir instruire un procès à charge contre lui, ce qui est aujourd’hui possible puisqu’il est redevenu un citoyen ordinaire. Soit pour l’amener à plier et à négocier. Selon des sources concordantes, Damas a récemment dépêché en Europe des missions d’enquête dans le but de démêler l’écheveau compliqué des sociétés que Rifaat contrôle directement ou indirectement. L’une d’elles a travaillé à deux reprises, dont l’une récemment en France, pays où, jusqu’alors, de François de Grossouvre à Charles Pasqua, de François Mitterrand à Jacques Chirac, les appuis politiques les plus hauts ne lui ont jamais manqué. Mise à l’écart. En juillet 1997, Rifaat est toujours l’un des trois vice-présidents du pays. Il l’est depuis 1984. En réalité, ce poste traduit sa mise à l’écart. Pour avoir tenté de renverser son frère, alors hospitalisé, en novembre 1993, il a été privé de tout pouvoir et contraint à l’exil.

    et encore en 2007 :

    La direction provisoire du Baas syrien, établie à l’étranger (une dissidence), a évalué la fortune de la famille Assad au pouvoir et de ses proches (le cousin du président Bachar Assad et son associé en affaires, Rami Makhlouf, son beaufrère Assef Chawkate et son frère Maher Al Assad...) à plus de 40 milliards de dollars. Les dissidents appellent leurs compagnons du Baas et les militaires syriens à se préparer pour hisser le drapeau de la liberté en Syrie

    ... mais jusqu’à maintenant c’était un monopole d’état.

  • permalien khalil :
    28 mars 2011 @14h09   « »

    Certes ,le régime en syrie a failli dans sa perspective du changement ,mais au regard des autres régimes arabes ,il reste le mondre mal ,ceci dit , ce qui se passe actuellement audelà des aspirations légitimes de la population syrienne , et sans tomber ds la théorie du complot ,est un programme bien défini ,concocté par les services des renseignements americains et israeliens par le biais des services interposés des régimes à la solde de la CIA et la Mossade en l’occurence les services jordaniens ,saoudiens , emaratis et la droite extremiste libanaise ,le but est de se débarasser d’un régime qui soutient les resistances arabes contre l’mpérialisme americain et le colonialisme isrélien.mais ce qu’oublient ces comploteurs ,c’est que la nuisance au régime syrien ouvrirait les portes à de nouvelles dones concernant le conflit israélo-arabe ,tout sera permis ,et une guerrilla d’une nouvelle dimension verra le jour et embraserait toute la région et aboutirait au démantélement des régimes despotiques liés à israél ( arabie saoudite, jordanie,emirats ..).

  • permalien aflp91 :
    28 mars 2011 @14h43   « »

    Plutôt que "soutien de certaines forces progressistes au colonel Moammar Kadhafi", peut-être peut-on comprendre hypersensibilité à l’interventionnisme occidental et états-uniens en particulier ?
    Personnellement, je dois reconnaître que j’ai beaucoup de mal à imaginer les pires prédateurs de l’histoire récente (États-Unis, Angleterre, France pour ne citer qu’eux) en preux chevaliers des "droits de l’homme" ...

  • permalien Laurent Szyster :
    28 mars 2011 @15h31   « »

    Quoi, il y auraient des dizaines de milliers de Kurdes dépourvus de nationalité en Syrie ? Et une petite minorité confessionnelle y monopoliserait le pouvoir ?

    C’est pas croyable ! On nous cache tout, on nous dit rien ...

    A quand la "Syrian Apartheid Week" ?

    Et tan qu’on y est, la "Bahreini Apartheid Week" pour la majorité chiite exclue du pouvoir, la "Koweiti Apartheid Week" pour ses bédouins apatrides, sans oublier bien sur la "Jordanian Apartheid Week" en défense des 70% de citoyens Palestiniens de seconde zone et bien sur une "Egyptian Apartheid Week" contre la discrimination des Coptes.

  • permalien chamil :
    28 mars 2011 @18h06   « »

    Ce qui devrait étonner les "pro-américains" et les "anti-impérialistes" affichés est que la vague démocratique qui réveille le monde arabe ne connaît pas les (fausses) frontières entre "régimes progressistes" et "régimes pro-occidentaux". En réalité, les uns et les autres sont dirigés par des dictateurs dont le premier souci est de survivre. Quitte à de tortueuses alliances, dont la famille Assad a été l’une des expertes il est vrai.

    Il est vrai que les médias occidentaux sont plus retors et moins locaces sur les "amis" (on se rappelle de Moubarak et Ben Ali contre lesquels les occidentaux se déchaînent... après leur chute). Mais il n’en reste pas moins que de Bachar al Assad à Mohamed VI, tous les dirigeants autoritaires montrent leur vrai visage face à leurs peuples. La dictature n’a pas d’honneur ni de décence.

  • permalien chamil :
    28 mars 2011 @18h10   « »

    Dans une déclaration à CBS, la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a non seulement exclu tout type d’intervention militaire en Syrie mais affirmé que pour les deux partis américains, le président Bachar Al-Assad était « un réformateur » (

    Tout est dit. Reconnaissons à l’impérialisme US une franchise quelquefois étonnante dans l’aveu de ses vrais intérêts et amitiés.

  • permalien Laurent Szyster :
    28 mars 2011 @19h40   « »

    Ainsi donc "La solidarité avec la résistance libanaise (le Hezbollah), l’accueil des secrétaires généraux des organisations palestiniennes (notamment le Hamas) alors que toutes les capitales arabes leur avaient fermé la porte au nez, sont des positions respectables pour lesquelles nous sommes gré au régime syrien et pour lequel il a payé un prix élevé."

    On verra, une fois qu’il pourra donner son avis, ce que le peuple syrien pense vraiment de la solidarité avec le Hezbollah, le Hamas, le FPLP et autres portes-flingues du régime syrien.

    J’ai comme l’intuition que les Syriens auront assez avec leurs problèmes internes - entre riches et pauvres, laïcs et islamistes, Sunnites, Syriaques, Alaouites, Kurdes, etc - pour s’occuper des affaires des autres.

    Ce qui finalement devrait être une bonne chose pour les Palestiniens, qui n’en peuvent plus d’être instrumentalisé pour le plus grand bénéfice des tyrans du crû.

  • permalien Stolypine :
    28 mars 2011 @21h34   « »

    Un renversement de régime en Syrie provoquera sans aucun doute de profonds changements au proche-orient.
    Dans le meilleur des cas, une démocratie en Syrie signerait un accord de paix avec Israël en réglant les différends territoriaux (Golan), relâcherait son emprise sur le Liban et cesserait de soutenir le Hezbollah, enfin l’Iran serait isolé plus que jamais.
    Dans le pire des scénarios, le régime en place résiste et la guerre civile éclate (cas de la Libye) et cherche la fuite en avant en déstabilisant le Liban et entraine une guerre avec Israël.
    Entre les deux, une palette de choix s’offre aux Syriens, souhaitons qu’ils fassent les bons choix.

  • permalien Lou :
    28 mars 2011 @21h58   « »

    à Monsieur Alain Gresh

    Vous semblez accrocher au mois de janvier :
    Des nouveaux heurts étaient signalés encore le 27 janvier (« Deaths as Syria protests spread », Al-Jazeera english).

    (« Chavez : US Plots to Topple Syria’s Assad, Seeks Libya Scenario there », 27 janvier)

    ≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈
    Mounadil al Djazaïri a traduit un article de Joshua Landis :

    Alors que la contestation monte, la Syrie peut-elle s’en sortir en douceur ?

    Joshua Landis Syria Comment (USA) 25 mars2011 traduit de l’anglais par Djazaïri

  • permalien K. :
    28 mars 2011 @22h22   « »

    ...contrairement aux idées reçues, les dirigeants syriens étaient prêts à accepter en 2000 un accord de paix avec Israël, accord incluant la reconnaissance diplomatique. ... l’échec final des pourparlers [est] dû, comme l’ont raconté les négociateurs américains, au refus d’Ehoud Barak de prendre les décisions courageuses qui s’imposaient et qui auraient, peut-être, conduit la région sur une autre voie que celle d’aujourd’hui.

  • permalien K. :
    28 mars 2011 @22h42   « »

    Hillary Clinton ne représente qu’une des tendances de la polyphonique administration US et a de plus elle-même maintes fois tourné casaque depuis le début des soulèvements arabes.

    MARK LANDLER du “New York Times” rapportait il y a deux jours que « les officiels américains sont tiraillés entre la crainte que les problèmes de la Syrie puissent déstabiliser des voisins comme le Liban et Israel, et l’espoir qu’ils puissent affaiblir un des alliés-clés de l’Iran. »

    Un espoir partagé par Bruce Riedel, membre du très influent “think tank” US “Saban center”, qui pense que parmi tous les soulèvements arabes, celui du peuple syrien pourrait être le seul accueilli favorablement par USIsrael, parce que, tenez-vous bien, les dirigeants syriens ont toujours refusé les avances de paix d’USIsrael...., préférant s’acoquiner avec les vilains de la région.

    L’Israélien du Ha’aretz Zvi Bar’el voit les choses très différemment et de manière... disons très originale : USIsrael veut réellement que le régime syrien reste en place, parce que ce régime empêche l’Iran et le Hezbollah de se déchaîner contre Israel.....

    Nasrallah, who managed to stage a political revolution within Lebanon, risks finding himself without a political patron and perhaps disconnected from his geographic links to Iran.

    Paradoxically, the threat facing Hezbollah is also Assad’s defensive shield. When Hillary Clinton said Sunday that the United States would not intervene in Syria militarily, she cited lack of international consensus. But Washington, Israel, Turkey and Iran all have great reasons to want Assad to remain at the helm. The Syrian president has grown closer to the United States in recent years, earning his reward in the form of the return of an American ambassador to Damascus after a six-year hiatus. He is seen as a safety valve against a violent attack by Hezbollah on Israel or against its physical takeover of Lebanon. He has also made known his disagreements with Iran following the controversial visit of Ahmadinejad to Lebanon.

    Assad’s fall may open a path for Iran into Lebanon, without it having to consider Syria’s position any longer.

  • permalien Mourad :
    28 mars 2011 @23h14   « »

    De tous les dirigants du monde arabe, Bachar el Assad est peut-être le seul qui mérite de rester au pouvoir. C’est un homme éclairé, espérons seulement qu’il ait l’intelligence de prendre les bonnes décisions au bon moment et que son peuple reste soudé et mène une contestation pacifique, et dé-confessionalisée.

    Et franchement, cela ne m’étonnerait pas que des services secrets étrangers encouragent la contestation syrienne. On sait comment ca marche : quand une dictature pro-américaine chancelle, l’occident attend de voir ce qui se passe sous prétexte qu’il ne veut pas s’ingérer dans des affaires qui ne le concernent pas, mais quand c’est une dictature anti-américaine qui chancelle, alors l’occident ne se gène pas pour larguer quelques bombes en soutien aux contestataires ou pour mener des actions plus discrètes.

  • permalien L’équipe du Monde diplomatique :
    28 mars 2011 @23h35   « »

    @Lou

    C’est rectifié, merci de votre vigilance.

  • permalien K. :
    28 mars 2011 @23h36   « »

    Pour en revenir à l’image de “réformiste” que Mme Clinton prête à Assad, peut-être veut-elle tout simplement parler des “réformes” néolibérales du régime syrien de ces dernières années,, engagées d’ailleurs sous les fortes pressions de l’administration US et des organismes qui en dépendent.

    Dans un article brillant, Samir Aita faisait récemment remarquer dans le blog de Johua Landis que les “réformes” demandées à la Syrie étaient les mêmes que celles qui avaient été engagées par l’Egypte de Moubarak et la Tunisie de Ben Ali, celles-là mêmes qui expliquent, en partie et nonobstant les "taux de croissance", les soulèvements egyptien et tunisien, et qui expliquent sans doute aussi en partie le soulèvement syrien.

  • permalien Lou :
    28 mars 2011 @23h39   « »

    Le pouvoir israélien redoute un vide politique à Damas

    Yoav Limor, commentateur militaire de la télévision publique
    « Que se passerait-il si le pouvoir à Damas tombait dans des mains irresponsables ? »

    Ben Ami, ancien ministre des Affaires étrangères,
    "il faut bien admettre que les dictatures sont stables et savent imposer leur volonté aux éléments incontrôlés »

    « Contrairement à Kadhafi, Bachar el-Assad est perçu comme quelqu’un de sérieux et d’efficace, ce qui pourrait le sauver », souligne un diplomate israélien.

    Quant à la Tunisie :

    Tunis condamne l’appel aux juifs tunisiens à émigrer vers Israël

    La Tunisie a exprimé lundi sa "vive condamnation et son refus catégorique" de l’appel des autorités israéliennes encourageant les juifs tunisiens à émigrer vers Israël pour échapper aux "difficultés économiques" dans leur pays.

    Selon l’agence de presse officielle TAP, la réaction des autorités tunisiennes fait suite aux déclarations de la ministre israélienne de l’Immigration et de l’intégration Sofa Landver qui encouragent "les juifs tunisiens à émigrer vers Israël, tout en leur promettant une aide financière et divers avantages, sous prétexte qu’ils endurent en Tunisie une situation économique difficile".

  • permalien Ana :
    28 mars 2011 @23h45   « »
    Une Israeli Racist Democracy Week qui ne passe pas

    Laurent Szyster 28 mars @15h31 :

    Quoi, il y auraient des dizaines de milliers de Kurdes dépourvus de nationalité en Syrie ? Et une petite minorité confessionnelle y monopoliserait le pouvoir ?

    C’est pas croyable ! On nous cache tout, on nous dit rien ...

    A quand la "Syrian Apartheid Week" ?

    Et tan qu’on y est, la "Bahreini Apartheid Week" pour la majorité chiite exclue du pouvoir, la "Koweiti Apartheid Week" pour ses bédouins apatrides, sans oublier bien sur la "Jordanian Apartheid Week" en défense des 70% de citoyens Palestiniens de seconde zone et bien sur une "Egyptian Apartheid Week" contre la discrimination des Coptes.

    Visiblement, Laurent Szyster ne goûte pas le privilège accordé à la démocratie raciste israélienne.

  • permalien K. :
    28 mars 2011 @23h53   « »

    "La Syrie ne peut pas rester le dernier de la classe arabe"
    Entretien avec Samir Aïta
    23.03.2011

  • permalien Deïr Yassin :
    29 mars 2011 @00h09   « »

    @ Mourad 28 mars 23h14

    "De tout les dirigeants du monde arabe, Bachar el-Assad est peut-être le seul qui mérite de rester en place"

    Vous voulez dire que les Syriens sont peut-être les seuls qui ne méritent pas de choisir leur leader ? Ma foi, si le lionceau est ’éclairé’, qu’est-ce qu’on peut demander de plus ? Cela fait tellement "Siècle de Lumières", et puis, c’est connu, les Arabes ne sont pas vraiment près pour la démocratie, un despote éclairé qui ’prend des bonnes décisions’ leur va ...
    Je le trouve particulièrement illégitime. Au moins Kadhafi et Assad père ont fait leur propres coups d’état pour arriver au pouvoir. Le fiston n’a même pas eu besoin de faire cela ...

  • permalien Deïr Yassin :
    29 mars 2011 @00h32   « »

    Erratum : ’ne sont pas prêts’

  • permalien Syria Observer :
    29 mars 2011 @01h57   « »

    Quel dommage, M. Gresh, que vous vous apuyez tellement sur les propos de Landis, qui est pourtant bien connu comme étant presque porte-parole innofficiel du régime syrien, et qui n’hésite jamais à publier les pires mensonges comme étant des faits. Il y a quelques annees, Landis avait publié un article demandant au president Bush de supporter Bashar Assad et de l’aider à réprimer la majorité sunnite ! (Facilement trouvable, sur le site du New York Times.)

    Au lieu de mettre au premier plan les soi-disantes craintes de violence communautaire, n’aurait-il pas fallu aussi parler des demandes des Syriens, et de la situation dans laquelle ils se trouvent aujourd’hui, se battant seuls face à un régime que tout le monde veut apparement sauver ?

    Il y a beaucoup d’experts sur la Syrie bien plus experts que Landis, et qui publient en anglais et en francais. Vous vous trompez gravement en continuant de lire, et de partager, les insinuations de Syria Comment. La tolérance et la convivialité syrienne ne commencent pas avec l’arrivée de ce régime mais le pré-datent de centaines d’années. Ce n’est pas à cause de ce régime qu’il n’y a point de problèmes, mais au contraire en dépit de celui-ci.

    En espérant vous relire sur la Syrie, à l’appui d’autres sources.

  • permalien X :
    29 mars 2011 @05h42   « »

    Laurent Szyster :
    28 mars @15h31 «  »
    Quoi, il y auraient des dizaines de milliers de Kurdes dépourvus de nationalité en Syrie ? Et une petite minorité confessionnelle y monopoliserait le pouvoir ?

    C’est pas croyable ! On nous cache tout, on nous dit rien ...

    A quand la "Syrian Apartheid Week" ?

    Et tan qu’on y est, la "Bahreini Apartheid Week" pour la majorité chiite exclue du pouvoir, la "Koweiti Apartheid Week" pour ses bédouins apatrides, sans oublier bien sur la "Jordanian Apartheid Week" en défense des 70% de citoyens Palestiniens de seconde zone et bien sur une "Egyptian Apartheid Week" contre la discrimination des Coptes.

    Au Bahrein il n’y a pas de colons. Il N’y’ en pas non plus en Syrie ni en egypte. En fait il y’a des colons seulement en Palestine. Comme il y’en avait sous le Régime d’Appartheid de l’Afrique de Sud.

    Au Bahrein on ne détruit pas les maisons des chiites. On ne fait pas ça non plus en Syrie ni en Egypte pour. En On ne fait ça qu’en Palestine occupée. Comme en on fgaiasait sous le Régime d’Appartheid de l’Afrique de Sud.

    Je pourrais continuer longtemps comme ça mais en résumé il y’a un seul régime raciste, avec des lois racistes, des colons et des dirigeants fascistes. C’est Israel.

    L’Egypte est déjà une démocratie et les coptes y ont leur place. Au Bahrein, le respct des droits des chiites aménera, au pire, à une monarchie constitutionelle. En Israel le respect des droits des palestiniens amènerait tout simplement à la disparition d’Israel.

  • permalien K. :
    29 mars 2011 @08h32   « »

    Il y a beaucoup d’experts sur la Syrie bien plus experts que Landis, et qui publient en anglais et en francais.

    Qui sont-ils ?

  • permalien gloc :
    29 mars 2011 @09h08   « »

    « Qui sont-ils ? »

    Chaque libanais né avant 2005... et peut-être même après ?

  • permalien Sid :
    29 mars 2011 @15h54   « »

    « Cela rappelle les slogans des Frères musulmans dans les années 1970 et les années 1980 qui reprochaient au président Assad (alaouite) d’être un incroyant. »

    Enfin une bribe de reconnaissance de l’intolérance de l’islam politique par l’auteur du présent blog (avec lequel je tombe souvent d’accord par ailleurs...)

    Pour le reste, on voit bien qu’il suffit que la moindre alumette craque pour que les "communautés" commencent à se menacer voir s’entretuer. Après ça qui va encore oser nous vanter les mérites du multiculturalisme ethnoconfessionnel ? En France, on a dit :"Les religions c’est dedans, pas sur la place publique ni dans l’hémicycle" et c’est très bien comme ça...

  • permalien Syria Observer :
    29 mars 2011 @17h25   « »

    A K et gloc :

    Voici une liste non-exhaustive, qui commence avec les Syriens. Enre autres, on peut nommer :

    Murhaf Jouejati - George Washington University
    (What Syria learned from the war : http://www.bitterlemons-internation...)
    (http://nesa-center.org/faculty/jouejati)

    Rime Allaf - Royal Institute of International Affairs
    (Les Syriens se révoltent au-delà des clivages : http://www.liberation.fr/monde/0101...)
    (La Syrie, otage et geôlière du Liban : http://www.rimeallaf.com/articles/a...)

    Samir Aita - Monde Diplo Arabe
    (Syria : a monopoly on democracy : http://mondediplo.com/2005/07/11syria)

    Bassam Haddad - George Mason University
    (http://www.democracynow.org/seo/201...)
    (http://web.me.com/bassamhaddad/Bass...)

    Salam Kawakibi -
    (The private media in Syria : http://www.strescom.org/research/pr...)

    Rana Kabbani - Auteur
    (Letters to the Arab world ; Syria : http://www.bbc.co.uk/programmes/b00zn0wj)

    Ammar Abdulhamid - Auteur
    (Syrians have broken the fear barrier :
    http://www.guardian.co.uk/commentis...)

    Bassma Kodmani
    (Who rules in Damascus ? : http://www.mafhoum.com/press9/257P56.htm)
    (Une génération arabe traumatisée par la défaite :
    http://www.monde-diplomatique.fr/20...)

    Non-syriens :

    Patrick Seale - Auteur et journaliste
    (The Syrian time bomb : http://www.foreignpolicy.com/articl...)

    Alan George - Auteur de "Neither Bread Nor Freedom"
    (http://books.google.at/books?id=dFd...)

  • permalien D.P :
    29 mars 2011 @19h30   « »
    La Syrie torture pour le compte de la CIA...

    A l’ attention des admirateurs de la démocratie syrienne

    * * *

    Les vols secrets de la CIA

    |
    Durant les années de présidence de George W. Bush, la CIA kidnappait des personnes « suspectées de terrorisme » et les transportait par le biais de « restitutions » extraordinaires dans des Etats comme l’Egypte et la Syrie où elles ont été torturées et maltraitées. Un rapport d’Amnesty International prouve que les services secrets européens ont aussi collaboré à ces pratiques. (...)

    http://www.amnesty.ch/fr/themes/gue...

  • permalien
    29 mars 2011 @20h18   « »

    Au nom des jeunes de la révolution de 15 mars,
    cette révolution est une révolution
    contre la dictature et la répression et la
    cooruption du régime syrien. C’est une
    révolution contre le racisme. Nous
    sommes tous unis selon nos différentes
    confessions contre ce régime qui tue des manifestants désarmées. Et comment ne pas révolter contre des sanguinaires qui arrachent les ongles des enfant !!!!
    Il ne faut pas oublier de mentionner que
    le peuple syrien a été humilié depuis hafez alaasad
    et son héritier illégitime c’est à dire depuis 40 ans.
    La France et les états unis qui prétendent
    être defendeur des droits de l’homme affirment leur soutien
    au régime syrien illégitme pour plein d’interêt

  • permalien anti-la dictature de la famille alaassa :
    29 mars 2011 @20h50   « »

    j’attire l’attention de l’auteur sur un point très important : lorsque les manfifestants ont scandé : "Non à l’Iran, non au Hezbollah, nous voulons un musulman qui craigne Dieu", c’est tout simplement pour dénoncer l’intervention des milices de Hezbollah et les membre du garde révolutionnaire iranienne qui participent au génicide à la ville de Deraaa. il est à souligner aussi que le régime syien et ses médias de mauvaises foi sont arrivés à faire un lavage de cerveau à plein de monde et cela est plus dangereux parce qu’il me semble que les écrivains doivenrt tirer des conclusions des révolution de la tunisie et de l’égypte et même de la lybie qui ont été accusé de ce genre d’accusations.
    le régim syrien joue bien le jeu des confessions, il est clair que ce qui s’est passé à lattaquié, ce ne sont pas les islamistes parce que le régime syrien les a tués de 1979 à1982., mais ce sont les groupes armées de Noumir alassad(e cousin d’alassad) qui travaillent sous ordre de maher alassad le frère de bachar, c’est eux qui ont tué et semé la tereur......
    un dernier point : le peuple syrien est un peuple courageux qui mêrite d’etre libre et nous somme capable ,ous les jeunes syriens sous toutes nos religions d’être libre de cette dictature soutenue en premier lieu par la france.

  • permalien K. :
    30 mars 2011 @09h33   « »

    Les manifestations de soutien “paradoxales” au régime syrien se font tellement insistantes (les MSM “respectables” se chargeant de véhiculer le message) que je me demande s’il n’y a pas une part de volonté de décrédibilisation du régime syrien en tant que régime “résistant.”

    Il est quand même troublant de constater que dans le même temps une figure de l’opposition syrienne, réfugié politique aux Etats-Unis, est promu comme l’homme ayant le plus de chance de succéder à Bashar Al Assad.

    Par ailleurs un article de PATRICK SEALE, qui insiste notamment sur le danger potentiellement explosif d’exacerbation des tensions sectaires au Moyen-Orient suite à la crise syrienne, l’auteur donnant comme exemple Saad Hariri et son mufti personnel qui ont d’ores et déja décidé de jouer la carte du sectarisme pour déstabiliser le Hezbollah.

  • permalien chamil :
    30 mars 2011 @11h12   « »

    De tous les dirigants du monde arabe, Bachar el Assad est peut-être le seul qui mérite de rester au pouvoir. C’est un homme éclairé, espérons seulement qu’il ait l’intelligence de prendre les bonnes décisions au bon moment et que son peuple reste soudé et mène une contestation pacifique, et dé-confessionalisée.

    Et franchement, cela ne m’étonnerait pas que des services secrets étrangers encouragent la contestation syrienne

    En quelques lignes, tous les clichés orientalistes depuis la colonisation : les Arabes et autres "inférieurs" ne sont pas des êtres humains dignes de choisir librement leurs dirigeants, qui ont besoin d’avoir de "la poigne" qui leur sert "d’intelligence", et de rester "pacifiques" (sinon ce sont des terroristes confessionnels ou des sauvages : cf. le précédent de la guerre d’Algérie).

    Les manifestations de soutien “paradoxales” au régime syrien se font tellement insistantes (les MSM “respectables” se chargeant de véhiculer le message) que je me demande s’il n’y a pas une part de volonté de décrédibilisation du régime syrien en tant que régime “résistant.”

    C’est la théorie du complot dans toute son incohérence. Quand Israël soutenait ouvertement Moubarak ou Ben Ali, cela révélait la nature des deux dirigeants (ce qui n’était pas faux). Quand l’Etat sioniste fait de même avec son meilleur ennemi-ami syrien, c’est une manipulation...

    Pourtant, les dirigeants américains (surtout) et israéliens (parfois) ont de nombreuses raisons objectives de craindre le départ d’un des pires dictateurs du coin, qui a été un des vrais fourriers du nationalisme arabe authentique :

    http://www.massviolence.org/IMG/article_PDF/Le-massacre-de-Hama-fevrier-1982.pdf

    On appréciera cette démonstration d’amour américain à la Syrie d’Assad...

    Assad "prestataire de service"...

  • permalien chamil :
    30 mars 2011 @11h24   « »

    Pour répondre à Deïr Yassin :

    Je le trouve particulièrement illégitime. Au moins Kadhafi et Assad père ont fait leur propres coups d’état pour arriver au pouvoir. Le fiston n’a même pas eu besoin de faire cela ...

    Le plus énorme, pour les fans de Bachar al Assad qui semblent idolâtrer ce personnage à la mode nord-coréenne, c’est que son propre père en avait fait un second choix contraint suite à quelques péripéties en 1994... Plus royalistes que le roi, l’expression a ici une certaine saveur.

    Pour le reste, pour ceux dont la mémoire est courte, rappelons nous le temps pas si lointain des gentillesses réciproques entre deux humanistes bien connus, Messieurs Sarkozy et Assad, soulignées par le second. Les faits sont têtus, disait avec justesse Lénine.

  • permalien Haqqtiviste :
    30 mars 2011 @11h30   « »

    si jamais Tariq ramadan signe cette pétition ou appel, ils vont tous se retirer....

    on appelle ça la technique du retrait, pour ne pas avoir d’enfants non désirés...

  • permalien Haqqtiviste :
    30 mars 2011 @11h39   « »

    pour ceux qui croient que les alaouites sont musulmans, se référer à wikipédia pour une définition de l’islam et de l’alaouisme, puis noter les différences profondes. menfin, bientôt on va être obligé de dire que Ben Ali était démocrate !

  • permalien Nathan :
    30 mars 2011 @14h48   « »

    K : 30 mars @09h33

    Les manifestations de soutien “paradoxales” au régime syrien se font tellement insistantes (les MSM “respectables” se chargeant de véhiculer le message) que je me demande s’il n’y a pas une part de volonté de décrédibilisation du régime syrien en tant que régime “résistant.”

    Pourquoi chercher si loin et notamment (comme c’est de coutume avec K. dont c’est un trait de caractère) dans la veine conspirationniste ? D’abord, le dictateur syrien se décrédibilise déjà assez bien tout seul en faisant tirer sur la foule. D’autre part, les Etats-Unis, Israël ou les pays européens préfèrent encore avoir un régime dictatorial stable (même si Assad fils s’avère particulièrement retors et sournois) au chaos et à la guerre civile dont les conséquences peuvent être totalement imprévisibles.

  • permalien Petrossou :
    30 mars 2011 @15h25   « »

    Le régime Assad est un régime Nazi qui n’a aucun mérite. Les crimes commis contre son propre peuple ne sont rien a comparer devant ceux commis au Liban. Si le peuple Syrien avait choisi de les supporter c’est leurs problème. Il est impératif qu’il soit évincé et bientôt jugé.

    Ce qui fait peur au clan Assad n’est pas le peuple Syrien en tant que tel ou leur mouvement demandant des reformes, cela il pourra toujours le juguler d’une manière ou d’une autre, mais le T.S.L., qui une fois l’acte d’accusation publié il n’y échappera pas, et la ce sera l’hallali ! Je lui souhaite bien du plaisir en prison la ou il retient des milliers de prisonniers kidnappés par son armée au Liban.

  • permalien chamil :
    30 mars 2011 @16h37   « »

    Yoav Limor, commentateur militaire de la télévision publique
    « Que se passerait-il si le pouvoir à Damas tombait dans des mains irresponsables ? »

    Ben Ami, ancien ministre des Affaires étrangères,
    "il faut bien admettre que les dictatures sont stables et savent imposer leur volonté aux éléments incontrôlés »

    « Contrairement à Kadhafi, Bachar el-Assad est perçu comme quelqu’un de sérieux et d’efficace, ce qui pourrait le sauver », souligne un diplomate israélien.

    Le plus triste, c’est que ce catalogue de clichés anti-arabes, anti-démocratiques, colonialistes et réactionnaires peut être mobilisé par les partisans de Bachar comme en ce moment par ceux de Kaddhafi et Mahmoud Abbas.

  • permalien Tristan :
    30 mars 2011 @16h57   « »

    @Haqqtiviste

    pour ceux qui croient que les alaouites sont musulmants

    Ce que vous dites est minable, ca me fait penser à ce que disent des gens de ma famille, aux sujets des catholiques :

    pour ceux qui croient que les catholiques sont des chrétiens :

    Nous les appelons "papistes", car ils vénèrent le Pape, et les musulmans, on les appèle "mahométant", parce qu’ils vénérent Mahomet.

    Je connais, même, au sein des sectes "évengélistes", des gens qui s’envoyent l’anathème, au sujet de jour dédié à Dieu. Pour les sabatistas, ceux qui choisisse le dimanche sont des païens.

    J’imagine que vous connaissez, dans les religions chrétiennes, musulmanes (et juives), le devoir d’holocaust vis-à-vis des païens.

  • permalien amisraelhai :
    30 mars 2011 @17h43   « »

    Ce pays a ete de tout temps tres cruel envers sa population,
    plusieurs morts a l’actif de la famille Assad et pourtant personne
    ne veut le renverser car il apporte "une tranquilite a notre cher
    region"faisant plaisr aux israeliens par rapport leur fontiere,aidant
    tous les terroristes du coin ,frequentant sans gene l’Iran chiite,bref
    le calmant complet dans cette region et tout le monde est son ami
    mais des amis qui gardent un oeuil sur ce regine tout de meme
    corrompu et roublare et son President du moment se croit
    intelligent et a l’abri d’un seisme imminent.

  • permalien une bille :
    30 mars 2011 @18h08   « »

    Le Assad, "copié/collé" de Ben Ali, Moubarak et Kadhafi :

    FRANCE 24 - Bachar al-Assad dénonce une "conspiration" contre son régime

    Syrie "site-miroir" de la Tunisie, l’Égypte ou de la Libye ?

  • permalien sebastien :
    30 mars 2011 @18h11   « »

    K "Je pourrais continuer longtemps comme ça mais en résumé il y’a un seul régime raciste, avec des lois racistes, des colons et des dirigeants fascistes. C’est Israel."

    Il y a plein de pays que l’on pourraient qualifier de raciste, de facshistes, et de colonialistes.
    Les USA, la France, le Royaume Uni.

    Pourquoi cette fixette sur Israël ?

    pour la Syrie, il n’y a pas de raison que le vent di liberté qui soufle sur le monde arabe s’arrête à Damas.

  • permalien X :
    30 mars 2011 @18h44   « »

    Sébastien :

    Citer moi des pays où y a des colons du genre des colons en palestine, un pays qui démoli des maisons en fonction de la race de ses occupant s’il le faut sur ses habitants, qui occupe un autre peuple, qui vole les terres des gens selon leur race. Et je peu continuer longtemps avec ces horreurs.

    Demandez à Nathan pouquoi il a écrit le 31 décembre que Nétanayhou et Leiberman sont des fascistes.

    Il y’a du racisme partout mais nulle part il est égal à celui qui existe en Israel depuis l’effondrement de l’Apparthied.

    Concernant la Syrie je suis pour que le régime syrien tombe. Mais si vous pensez qu’un autre régime sera plus fovaorable au régime d’Apparthied Fasciste d’Israel vous risquez d’être déçu. Il suffit de lire les opinions dans les journaux isaelienne où on dit il vaut mieu une dictature stable qu’une démocratie .......

  • permalien jaljos :
    30 mars 2011 @19h01   « »

    bonjour
    au delà des commentaires annexes, je voudrais éclairer le lecteur sur un point essentiel : le président actuel de la syrie, malgré sa personnalité, un homme intelligent et sensible, n a jamais commandé la syrie livrée aux intérets d un triumvirat installé par le père. le fils a hérité de l image du père mais n a jamais pu imposer aux durs du régime les réformes institutionnelles qu il souhaitait dès son avènement. parmi ces réformes, il y avait celles des influences minoriaires, de la place dela femme, en syrie.

    merci

  • permalien Laurent Szyster :
    30 mars 2011 @19h32   « »

    @K,

    Au Sahara Occidental, les autochtones Sahraoui appellent "colons" les Arabes venus du Maroc. Parce qu’ils y ont été installés depuis 1975 par une politique très volontariste d’arabisation, protégés par l’armée d’occupation marocaine, à l’abris de plusieurs "murs" de sable fortifiés qui empêchent toute infiltration des guerrilleros sahraouis.

    On vous cache tout, on ne vous dit rien !

    Au Darfour le gouvernement soudanais a fait raser des centaines de villages entiers parce que le seul tort de leurs habitants est d’être africain, trop noir et pas assez arabe.

    Dois-je parler des centaines de millier de réfugiés Kurdes en Turquie qui vingt ans après la "sale guerre" ne peuvent toujours pas rentrer dans leurs villages dévastés ?

    Ou, plus à l’Est, des Papous d’Indonésie, lentement mais surement submergés par la colonisation indonésienne qui déforeste à tour de scie ? Avatar c’est pas virtuel pour eux.

    Faut-il évoquer les Chinois qui sont déjà majoritaire au Tibet ?

    En fait, des colons y’en a de toutes les confessions et de toute les couleurs. Alors, prétendre que seuls les "sionistes" sont des colons sur cette planète c’est en faire les boucs émissaires du passé peu reluisant des empires européens et des nationalismes post-coloniaux d’aujourd’hui.

    J’ajoute que choisir des Juifs pour porter les pêchés des nationalismes du monde entier est d’une médiocrité absolue.

    Faites preuves d’imagination que diable !

    Pourquoi ne pas s’en prendre aux coiffeurs ?

    Franchement, c’est tout aussi pertinent et ça nous ferait des vacances, à nous les "sionistes" ...

  • permalien Sorgi :
    30 mars 2011 @19h57   « »

    @X,

    Depuis quand y a-t-il une race palestinienne ?
    Il s’agit, entre Israéliens et Palestiniens d’un conflit territorial et de l’affrontement entre deux nationalismes, le palestinien étant né par réaction à celui des juifs sionistes.
    Il n’y a pas d’Apartheid en Israël où plus d’un million d’Israéliens d’origine arabe bénéficient des mêmes droits et accomplissent presque des mêmes devoirs que leurs concitoyens de confession où d’ascendance juive. Je sais ces vérités n’arrangent pas ceux qui veulent compromettre l’état d’Israël. Qu’il y ait des manifestations de xénophobie, certes mais voyez combien les Palestiniens sont maltraités par les pays frères, le Liban par exemple où les palestiniens ont très peu de droits, sans pour autant qu’on les accuse d’entretenir des régimes d’Apartheid.

  • permalien X :
    30 mars 2011 @20h29   « »

    Sorgi :
    30 mars @19h57 « 

    Depuis quand y a-t-il une race palestinienne ?
    Il s’agit, entre Israéliens et Palestiniens d’un conflit territorial et de l’affrontement entre deux nationalismes, le palestinien étant né par réaction à celui des juifs sionistes.

    En Israel on ne les appelle pas les palestinien mais les arabes de façon péjorative et méprisante.
    J’ai posé qq questions précises concernant les colons (à propos pour mon information est ce qu’il y a aussi des arabe qui bénéficient du privilège d’être colon ?), les réfugiés les routes réservés aux juifs, la démolition des maisons etc etc. Sans parler des Lois racistes qui ne font que s’accumuler.

    Sans parler des partis extrémistes fascistes ulra religieux qui gouvernent cet état.

    Vous avez choisi la langue du bois pour répondre ce qui en dit long. C’est bel et bien un RÉGIME D’APARTHIED FASCISTE. une honte pour les humains.

  • permalien Sorgi :
    30 mars 2011 @20h51   « »

    Et comment croyez-vous que les "Européens de souche" appellent les "basanés" évoluant sur leur territoire : des arabes, qu’ils soient perses, algériens, libyens, de confession chrétienne ou musulmane et même juive. Mais après tout, les palestiniens ne sont-ils pas des arabes ? Je ne vois pas en quoi ce terme est péjoratif.
    Si des routes sont réservées aux juifs, c’est malheureusement pour des raisons de sécurité.
    Liebermann n’est pas un fasciste mais un politique de tradition russe, brutal et arrogant quant à Netanyahou, c’est un politique obsédé par la sécurité d’Israël. Tous les deux ne sont pas religieux même si le gouvernement ne tient que grâce aux différents partis religieux.
    Je comprends que vous soyez en colère mais ce n’est pas une raison pour raconter n’importe quoi !

  • permalien Deïr Yassin :
    30 mars 2011 @21h14   « »

    @ Sorgi

    "Il n’y a pas d’Apartheid en Israël où plus d’un million d’Israéliens d’origine arabe bénéficient des mêmes droits blahblahblah ..."

    La Hasbara bas de gamme redébarque !

    Tapez ’Israël’ + ’discrimination institutionnalisée’ + ’’arabe’ ou "Hafradah" (le mot hébreu qui remplace ’Apartheid’) et vous aurez des semaines de lecture.

    Ou bien ’la loi Katzir’/’Adel Kaadan’, et vous aurez une aperçu de ce que cela veut dire APARTHEID à l’intérieur de l’Etat d’Israël envers les Palestiniens de ’48 - ce comme cela qu’ils s’appellent eux-mêmes, que cela vous déplaise.

    Juste la dernière nouvelle au sujet de l’Apartheid :

    - www.haaretz.com/print-editio...

    Parlant pas de tout le reste : l’Etat d’Israël dépense 5 fois plus d’argent pour un écolier juif que pour un écolier arabe. 5 fois. ’Bénéficier des mêmes droits’ : Vous n’avez pas honte, vous !

  • permalien Charles Fayad :
    30 mars 2011 @22h08   « »

    M. Gresch,
    Vous considérez que 60% de la population syrienne est sunnite. Cela veut dire qu’il y a 40% de non sunnites répartis entre alaouites, kurdes druzes et chrétiens.
    Vu que la population syrienne est de 20 million au bas mot, les 40% font donc 8 millions de personnes. D’après vous M. Gresch, il y a en Syrie actuellement 8 à 9 millions de druzes, d’alaouites, de kurdes et de chrétiens. Expliquez nous, De grâce, nous simples autodidactes, votre lumineuse méthode de calcul. Vous aviez sûrement à l’esprit en établissant ce calcul-ci, les 60% de chiites en Irak…N’est ce pas ?

  • permalien Sorgi :
    30 mars 2011 @22h55   « »

    @ Deïr Yassin

    La Hasbara bas de gamme redébarque !

    Que voulez-vous, je n’ai malheureusement pas votre puissance intellectuelle. Alors, je fais avec mon bon sens et mes quelques connaissances.

    Je pense que si discriminations il y a, les arabes israéliens pourront, dans un futur que j’espère proche, quitter cet état honni et rejoindre l’état palestinien dont je suis sûr que l’avénement est proche.

  • permalien Nathan :
    30 mars 2011 @22h56   « »

    Le Washington Post publie une carte des bunkers, entrepôts et autres installations militaires du Hezbollah au Liban (les armes étant gracieusement fournies par l’Iran et la Syrie). La carte aurait été établie par l’armée israélienne. On constate, par exemple, que la ville de Khiam est truffée de bunkers et de sites militaires. On notera que le Hezbollah n’hésite pas à entreposer ses armes au milieu de la population civile.

    http://www.washingtonpost.com/wp-sr...

  • permalien X :
    30 mars 2011 @22h59   « »

    Sorgi :
    30 mars @20h51
    Et comment croyez-vous que les "Européens de souche" appellent les "basanés" évoluant sur leur territoire : des arabes, qu’ils soient perses, algériens, libyens, de confession chrétienne ou musulmane et même juive.

    Pourquoi ’’même’’ juive ?

    Je remarque que bien des sujets ne vous interesse pas colon démolition de maisons, réfugiés, partis ultra et fascistes (selon des israeliens même........

  • permalien dik :
    31 mars 2011 @00h04   « »

    Laurent Szyster

    Au Sahara Occidental, les autochtones Sahraoui appellent "colons" les Arabes venus du Maroc

    De dire pareille ignominie prouve que vous colportez n’importe quoi sans avoir la moindre idée de ce que vous dites. Sachez seulement, pour faire court, que le Maroc réclame de toutes ses forces, mais sans succès jusqu’à maintenant le retour de ses ressortissants sahraouis séquestrés à Tindouf sur le territoire Algérien ! Ces sahraouis fuient Tindouf quand ils peuvent pour rentrer au Maroc.

    Israël réclame aussi le retour des palestiniens exilés ??!

  • permalien Orangerouge :
    31 mars 2011 @00h22   « »

    Beaucoup de posts insupportables de propagande sioniste sur ce fil.
    Rappel :

    C’est Israël qui s’est fixé une identité raciste à lui-même, identité dont découle une politique constante d’épuration ethnique, donc une politique d’assassinats basée purement et simplement sur la notion de race (et même des assassinat d’enfants).

    Et les soutiens racistes crétins-bornés d’Israël que sont les chrétiens évangélistes américains, et les parties racistes des communautés juives françaises et américaines, en portent une énorme responsabilité.

  • permalien Deïr Yassin :
    31 mars 2011 @01h11   « »

    @ Sorgi 22h53

    Cela vous honore d’admettre vos limites intellectuelles. Il faut bien dire que vous essayez de défendre ce qui n’est guère défendable. Même Einstein y a renoncé !

    Nous savons bien pourquoi beaucoup d’Israéliens s’obstinent à nommer ’Arabes Israéliens’ ceux qui se définissent comme Palestiniens. Un ’Arabe’ est transferable d’un bout de l’Arabistan à un autre.

    Vous vous trompez, les Palestiniens de citoyenneté israélienne ne quittent pas leur terre pour rejoindre un Etat palestinien hypothétique ni par des transferts de population ni de territoire (land swap) qui relèvent tous les deux d’une tentation de nettoyage ethnique.

    Nous savons d’ailleurs tous les deux que les discriminations grandissantes envers les Palestiniens de ’48 ont pour but de les pousser à partir. C’est mal les connaitre.
    sabr wa sumûd

    D’ailleurs, aujourd’hui cela fut "youm al-ard" en Palestine :

    - http://en.wikipedia.org/wiki/Land_Day

  • permalien Laurent Szyster :
    31 mars 2011 @01h15   « »

    @Orangerouge,

    Peut-être la censure des commentaires "sionistes" de ces Nouvelles d’Orient a-t-elle pris des vacances pour le temps d’un printemps arabe ?

  • permalien X :
    31 mars 2011 @02h23   « »

    Sorgi :

    Vous avez ecrit :

    Depuis quand y a-t-il une race palestinienne ?

    Je vous ai répondu :

    En Israel on ne les appelle pas les palestinien mais les arabes

    Pour vous expliquer que la race dont il est question est Arabe

    vous m’avez ensuite écrit :

    Et comment croyez-vous que les "Européens de souche" appellent les "basanés" évoluant sur leur territoire : des arabes, qu’ils soient perses, algériens, libyens, de confession chrétienne ou musulmane et même juive.

    Bien que vos derniers propos n’avaient rien de logique dans une discussion normale, je vous ai demandé de m’éclairer sur le sens du terme même bien révélateur dans votre phrase.... silence radio,

    Même silence radio sur les colons, sur lesw autres droits des palestiniens.

    Suite

  • permalien Nathan :
    31 mars 2011 @08h38   « »

    On avait annoncé la fin de l’état d’urgence et des réformes en Syrie.

    Hier, le dictateur Assad a parlé pour la première fois depuis l’insurrection qui, rappelons-le, a fait près de 100 morts.

    Pas de fin de l’état d’urgence.

    Pas de réformes.

    En revanche, le dictateur n’a pas évité de recourir à l’argument d’une soi-disant-disant conspiration venue de l’étranger ayant pour but de déstabiliser le régime.

    C’est comme ça que ça se passe là-bas...

  • permalien K. :
    31 mars 2011 @08h59   « »

    Au Bahrein les agents de sécurité traquent les manifestants ou présumés tels* dans les hopitaux pour les en retirer et les battre selon Human Rights Watch.

    There is absolutely no justification for arresting someone solely because the person might have been wounded in a protest-related incident. It is against every tenet of humanity to deprive patients of critical and sometimes life-saving medical treatment, causing them grave suffering and perhaps irreparable harm.
    .Joe Stork, Middle East deputy director at Human Rights Watch .
    (Manama) - Bahraini authorities are systematically targeting demonstrators and bystanders wounded in anti-government protests for harassment and mistreatment, and in some cases denying them critical care, Human Rights Watch said today.

    Since the Bahraini Defense Force (BDF) took over the country’s largest public medical facility on March 16, 2011, security and military forces have sought out and threatened, beaten and detained patients injured by teargas, rubber bullets, birdshot pellets, and live ammunition. These patients also have been removed from hospitals or forcibly transferred to other medical facilities, often against medical advice. Human Rights Watch has been documenting these cases.

    *Apparemment certains types de blessure sont sensés être le signe indéniable de participation à des manifestations.

  • permalien Sorgi :
    31 mars 2011 @10h52   « »

    @ Deïr Yassin

    Vous n’avez certainement capté l’ironie de ma réponse concernant votre jugement sur mes capacités intellectuelles.
    Einstein : En dehors de sa discipline dans laquelle il excellait, son avis sur la question qui nous préoccupe n’est pas plus légitime que le mien.

    On pourrait attribuer aux arabes israéliens le nom de palestinien, si un état palestinien avait existé avant la création de l’état d’Israël. Comme vous le savez sans doute, cet état n’a jamais existé et la palestine n’était qu’une provence de l’empire turc peuplée d’une population qui n’avait pas le sentiment de former un peuple même si aujourd’hui ce sentiment existe.

    À propos de nettoyage ethnique, n’est-ce pas Mahmoud Abbas qui a déclaré récemment qu’il ne veut « pas de Juifs en Palestine... » ?

  • permalien Sorgi :
    31 mars 2011 @11h03   « »

    errata : province et pas provence (sans doute un désir de vacances), Vous n’avez certainement pas capté au lieu de : Vous n’avez certainement capté

  • permalien dik :
    31 mars 2011 @11h48   « »

    sorgi

    À propos de nettoyage ethnique, n’est-ce pas Mahmoud Abbas qui a déclaré récemment qu’il ne veut « pas de Juifs en Palestine... » ?

    Je ne vais pas défendre Mahmoud Abbas, les israéliens le feraient mieux que moi, mais ce qu’il voulait dire c’est : « Pas de colons en Palestine... »

  • permalien chamil :
    31 mars 2011 @12h30   « »

    Encore un fil de discussion qui dévie sur Israël/Palestine (quel rapport avec la révolte populaire syrienne d’ailleurs ?)...

    C’est une véritable obsession chez certains !

  • permalien Deïr Yassin :
    31 mars 2011 @12h54   « »

    @ Sorgi

    J’avais parfaitement capté l’ironie de votre réponse. Vous n’avez pas capté le mien, par contre. Ce qui confirme vos lacunes ...

    Cela n’est pas à vous de décider comment un ensemble de gens se considèrent et se définissent. Dans ce cas, je pourrais aussi bien postuler que ’le peuple juif n’existe pas’ - ce que je ne postule pas. Si les Juifs se sentent appartenir à un peuple, cela est leur droits, laissez nous donc décider si on se sent Palestiniens ou autre chose.
    Le peuple palestinien existe bel et bien, son sentiment d’appartenance est très forte, et inutile de dire que le sionisme est pour quelque chose ! Si vous voulez qu’on revendique l’intégration à la Grande Syrie de la Palestine historique, cela me va bien aussi. En effet, je préfère ...

    Vos propos sur Mahmoud Abbas ont été posté des centaines de fois par vos collègues propagandistes. On n’a jamais eu de sources sérieuses. Que les Palestiniens de nationalité israélienne peuvent difficilement se loger hors des ghettos qui leur sont accordés est par contre bien démontré.

  • permalien Yvan :
    31 mars 2011 @12h57   « »

    @Chamil,

    Israël peut-être le meilleur allié d’Assad...

    Un exilé en Grande-Bretagne dit :

    « Les Israéliens n’attendent que ça : découper la Syrie ! Un canton pour les druzes, un autre pour les orthodoxes, un pour les chiites, un pour les alaouites, un pour les Arméniens… »

    Le "système" Assad (et Sarkozy ?) vécu de l’intérieur sur Rue89

    ... même à son corps défendant.

  • permalien X :
    31 mars 2011 @15h53   « »

    Sorgi :
    30 mars @20h51

    Liebermann n’est pas un fasciste mais un politique de tradition russe, brutal et arrogant quant à Netanyahou, c’est un politique obsédé par la sécurité d’Israël. Tous les deux ne sont pas religieux même si le gouvernement ne tient que grâce aux différents partis religieux.

    Voilà ce qu’un autre sioniste bien connu au blog a écrit à propos des dirigeant d’Israel :

    Nathan :
    31 décembre 2010 @14h54 «  »
    Bien que je ne croie pas aux miracles, je souhaite pour l’année qui vient :
    ..............

    Que le gouvernement fasciste Netanyahou-Lieberman-Yishai sombre corps et biens.
    .............
    Que les colons et les rabbins fous aillent en enfer, ce qui est leur véritable place.

    Il se dénomme Nathan si vous voulez lui demander pourquoi il pense que Netanyahou et Lieberman et leur gvnmt sont fascistes.

    Nathan est connu pour être manipulateur et malhonnête, mais vous, vous confirmez la règle selon laquelle on peut toujours faire pire.

    Vous dites que :

    Liebermann n’est pas un fasciste mais un politique de tradition russe, brutal et arrogant.

    Il brutalise avec qui ?
    Nommez un juif qu’il a brutalisé. Sinon c’est un fasciste.

    Pesonnellement je ne vois pas de contradiction on peut être juif russe et fascsite.

    Peut être que vous pensez que le fait qu’il soit un politique de tradition russe est une excuse pour qu’il soit brtal.

    C’est quoi le sens de votre réponse ?

    Même chose pour Nétanyahou vous dites :

    Netanyahou, c’est un politique obsédé par la sécurité d’Israël.

    C’est l’excuse par excellence pour brutaliser les palestiniens dont des enfant voler plus de terre construire plus de colonies en territoir palestinien.

    Désolé je ne connaissais cette obsession sinon je ne l’aurais pas traité de fasciste. Je suis vraiment désolé mille pardons il a le droit de faire ce qu’il fait.

  • permalien chamil :
    31 mars 2011 @15h57   « »

    A Yvan

    Israël peut-être le meilleur allié d’Assad...

    Etendons la formule : tout dictateur du monde arabe est un allié d’Israël. Non seulement ils poursuivent le même but (casser la figure au maximum d’arabes au mépris de leurs droits), et en plus ils justifient le meilleur slogan publicitaire pro-israélien, "la seule démocratie au Moyen-Orient".

  • permalien X :
    31 mars 2011 @18h34   « »

    chamil :
    ... en plus ils justifient le meilleur slogan publicitaire pro-israélien, "la seule démocratie au Moyen-Orient".

    Remarquez que qd il s’agit de comparer les prouesses démocratiques d’Israel et ses valeurs humanitaires les zionistes comme vient de la faire Laurent Szyster ne trouvent pas mieu que le Soudan, le Maroc, la Chine

    L’allemagne nazie et le régime d’Aparthied se disait démocratiques tout comme les zionistes.

  • permalien Nathan :
    31 mars 2011 @18h51   « »

    chamil : 31 mars @15h57

    Etendons la formule : tout dictateur du monde arabe est un allié d’Israël.

    Quelques exemples : Nasser, Assad père & fils, Saddam Hussein, Kadhafi, Arafat...

  • permalien Deïr Yassin :
    31 mars 2011 @21h19   « »

    Israel’s favorit Arab dictator of all is Assad :

    - www.haaretz.com/print-editio...

  • permalien Lou :
    31 mars 2011 @22h55   « »

    Syrie : Strabisme politique

    (...)L’intervention du président syrien devant le Parlement hier n’était pas à la hauteur. Bachar Al-Assad a, bien entendu, pris les devants en indiquant que ses annonces vont être qualifiées d’insuffisantes. Et de fait, elles étaient bien insuffisantes. Et même en allant dans la logique de ceux qui envisagent le pire, c’est-à-dire une entreprise contre l’unité du pays, la qualité de la réponse apportée n’est pas à la hauteur. Face à la menace externe, le verrouillage politique, synonyme d’exclusion, est la plus mauvaise des réponses.

    Hier, dans le journal Essafir, la militante Nahla Chahal posait ouvertement la question : le régime syrien qui dispose, contrairement par exemple au régime de Moubarak, de l’atout de ses positions politiques justes à l’égard d’Israël et des États-Unis, saura-t-il les investir en démocratisant le pays ? Ou bien dilapidera-t-il cet atout dans la préservation d’un système autoritaire et corrompu qui n’a pas d’avenir ?

    Le discours de Bachar Al-Assad n’est malheureusement pas un indicateur que l’atout va être utilisé dans la logique d’un changement vertueux. Si le moment est « exceptionnel », pour reprendre le président syrien, sa réponse ne l’a pas été. C’est un discours lénifiant où l’on affirme l’importance de la réforme mais où aucune réforme n’est annoncée. Parler de « conspiration » est totalement déplacé. Comme si les Syriens ne pouvaient pas partager les aspirations à la liberté et à la citoyenneté qui s’expriment dans un monde arabe en état de saturation autoritaire !(...)

  • permalien X :
    31 mars 2011 @23h51   « »

    Pauvre Nathan, pour être dictateur il faut d’abord être chef d’état. Voir wkpd. De quel état était le chef Arafat ?
    Comme à votre habitude vous faites de la propagande minable sans même savoir de quoi vous parler.
    J’ai une question pour vous, vous qui n’arrêtez de répéter dictateur sans arrêt et même ss réfléchir comme vs venez de le faire : Un dictateur est il plus salaud qu’un fasciste ? Vous savez bien de qui veux parler. Je présume que les uns et les autres ne vous dérangent à condition qu’ils soient juifs puisque vs avez reconnu que l’actuel gvnmt de Tel Aviv est composé de fascistes mais vous vous opposez à leur jugement. Si vs avez une autre raison que leur religion dites le.

    Pour vous simplifier la vie Ne répondez que si vous n’êtes pas d’accord. Si vous ne répondez pas on déduira que c’est bien en
    raison de leur religion qu’ils ne doivent pas être jugés.

  • permalien Aleph :
    2 avril 2011 @15h09   « »

    Un dictateur n’est pas, PAR NATURE, mauvais pour son pays ou pour son peuple.

    Que dire de toutes ses démocraties Européennes qui ont déjà vendu l’intégralité de leur pays : L’eau, l’électricité, les autoroutes, bientôt tous les services publiques : la santé, l’éducation, la police même...si si.
    Même battre sa propre monnaie. L’Europe n’a aucun pouvoir à ce niveau et doit emprunter sa propre monnaie aux banques privées, avec intérêt...
    Plus d’état, plus de souveraineté. Plus de représentativité. Nada.

    Il faut vraiment être un éduqué-lavé du cerveau-depuis sa plus tendre enfance pour croire qu’il suffit d’aller voter pour être garanti de vivre en démocratie...

  • permalien chamil :
    2 avril 2011 @17h02   « »

    A Nathan

    Quelques exemples : Nasser, Assad père & fils, Saddam Hussein, Kadhafi, Arafat...

    Pour la famille Assad, ce sont des officiels israéliens eux mêmes (cf les sources citées) qui chantent avec des tremolo dans la voix les louanges du régime. Saddam Hussein était en contact avec les Israéliens en 1996, tout comme les sources l’indiquent pour Kaddhafi aujourd’hui.

    Pour le reste, n’est ce pas l’Etat d’Israel qui arme très officiellement le Fatah ( le parti d’Arafat si je ne m’abuse) pour contester la victoire démocratique dans les urnes du Hamas ?

    La réaction de violente hostilité d’Israël face aux révolutions démocratiques arabes ne peut s’expliquer de deux manières : soit l’opinion du pays est devenue vraiment raciste et ne considère plus les arabes comme des égaux, soit cet Etat craint de perdre son meilleur slogan marketing, "la seule démocratie bla-bla-bla"...

    Ou les deux ?

  • permalien chamil :
    2 avril 2011 @17h12   « »

    Que dire de toutes ses démocraties Européennes qui ont déjà vendu l’intégralité de leur pays : L’eau, l’électricité, les autoroutes, bientôt tous les services publiques : la santé, l’éducation, la police même...si si.

    Il est vrai que ces dictateurs, Ben Ali et Moubarak en tête, n’étaient pas fêtés dans les rapports du FMI, de l’OMC ou de la BM pour leur oeuvre de privatisation en masse du bien public. Ils n’ont pas au contraire profité de leur despotisme pour imposer des "réformes" qui auraient jeté en démocratie des millions de gens dans les rues.

    Ah si au fait.

    La stratégie du pire est commode uniquement pour les révolutionnaires de salon.

  • permalien chamil :
    2 avril 2011 @20h34   « »

    à Lou

    Hier, dans le journal Essafir, la militante Nahla Chahal posait ouvertement la question : le régime syrien qui dispose, contrairement par exemple au régime de Moubarak, de l’atout de ses positions politiques justes à l’égard d’Israël et des États-Unis, saura-t-il les investir en démocratisant le pays ? Ou bien dilapidera-t-il cet atout dans la préservation d’un système autoritaire et corrompu qui n’a pas d’avenir ?

    Je trouve ce passage du texte que vous citez particulièrement répugnant et cynique quand on connaît le vrai bilan de la famille Asssad en politique étrangère :

    1) attaque sanglante et systématique contre les palestiniens au Liban. Oublie-t-on que ce sont les phalangistes qui ont appelé la Syrie pour briser la gauche et les palestiniens en 1976 ? Que tous les groupes pro-syriens se sont attaqués à l’OLP durant la guerre civile (cf. les crimes anti-palestiniens d’Amal durant la "guerre des camps",heureusement stoppées par le Hezbollah) ?

    Que l’un des bouchers de Shabra et Chatilah, Elie Hobeika, est directement passé de la sous-traitance de Tsahal à celle de la Syrie ?

    2) Le modus vivendi avec Israël au Liban, privant ce pays de toute capacité de résistance (notamment militaire) face à ces deux Etats ?

    3) Le soutien concret en 1991 à l’attaque onusienne/américaine contre l’Irak en échange des mains libres au Liban contre le général Aoun ?

    4) Les attaques contre Arafat ?

    Sans parler du fait que l’anti-impérialisme (surtout verbal...) de la famille Assad ne saurait constituer en aucun cas une excuse pour les crimes contre l’humanité qu’elle a commis de sang froid depuis des décennies pour se maintenir au pouvoir. D’ailleurs, les officiels israéliens et américains semblent bien embarassés par les ennuis de leur meilleur ennemi-ami.

  • permalien K. :
    3 avril 2011 @17h30   « »

    The Larger Game in the Middle East : Iran

    Par David Sanger, New York Times, 02/03/2011

    Traduction de quelques extraits : (1/2)

    Un mardi après-midi, à la mi-Mars, dans la "Situation Room" de la Maison Blanche, alors que le président Obama écoutait les arguments de ses conseillers en sécurité sur les avantages et les inconvénients de l’utilisation de la force militaire en Libye, la conversation a bientôt viré sur l’impact dans une lieu vital bien plus plus stratégique : l’Iran.

    (..)

    Cet après-midi dans la "Situation Room" démontre de façon frappante un fait rarement mentionné quant aux réponses de l’administration aux soulèvements qui balayent la région : l’équipe d’Obama ne se fait pas d’illusions quant à l’importance à long terme du colonel Kadhafi.

    La Libye est un numéro de cirque. Contenir la puissance de l’Iran reste son objectif central au Moyen-Orient.

    Toute décision - de la Libye au Yémen à Bahreïn à la Syrie - est examinée sous le prisme de la façon dont elle aura une incidence sur ce qui était, jusqu’à la mi-Janvier, le calcul dominant dans la stratégie régionale de l’administration Obama : comment ralentir les progrès nucléaires de l’Iran, et accélérer l’avènement d’opportunités pour un soulèvement victorieux sur place.

    En fait, le débat Iran rend tout mouvement de pion dans la région plus compliqué. À la fin de cette ère de bouleversements, que la Maison Blanche estime aussi importante que les changements qui ont transformé l’Europe après la chute du Mur de Belin, les notions de succès ou d’échec pourraient bien être jugées par la question de savoir si l’Iran réalise ses ambitions de devenir la force la plus puissante de la région.

  • permalien K. :
    3 avril 2011 @17h32   « »

    The Larger Game in the Middle East : Iran

    Par David Sanger, New York Times, 02/03/2011 (2/2)

    Il y a seulement deux mois et demi, les choses semblaient très différentes. En Janvier, les responsables américains étaient assez confiants sur le fait qu’ils avaient acculé l’Iran : les nouvelles sanctions mordaient, les Russes ne livraient pas les armes sophistiquées que l’Iran voulait acquérir afin de parer à toute attaque israélienne ou américaine, et un virus informatique complexe, appelé Stuxnet, semait des ravages dans les effort iraniens d’enrichissement d’uranium.

    Mais cela a changé avec l’arrivée du printemps arabe. Soudain, les régimes autoritaires arabes qui avaient passé les deux dernières années à comploter avec Washington pour presser les Iraniens - le roi Abdallah d’Arabie saoudite a été cité dans les câbles WikiLeaks comme conseillant de "Couper la tête du serpent"- sont devenus plus préoccupés par leur propre rues que des centrifugeuses iraniennes à Natanz. Et les citoyens américains et européens se sont laissés distraire, alors même que le pétrole à 108 dollars le baril compensaient nombre de sanctions au sujet desquelles la Maison Blanche espérait qu’elles pourraient convaincre les citoyens iraniens que le programme nucléaire ne valait pas son coût de plus en plus élevé.

    Pendant des années, les États-Unis ont tenté en vain d’éloigner le président syrien Bachar al-Assad de l’Iran et de l’amener à se réconcilier avec Israël. Ils craignent que si son gouvernement s’effondre le chaos règnera, rendant la Syrie imprévisible et dangereuse.

    C’est une crainte raisonnable. Mais ces dernières semaines à la Maison Blanche a conclu qu’elle a beaucoup moins à perdre que les Iraniens si M. Assad est balayé. Et, comme certains dans le conseil de guerre de M. Obama l’ont fait remarquer, si les manifestants réussissent en Syrie, l’Iran pourrait être le prochain.

  • permalien K. :
    3 avril 2011 @18h39   « »

    Dans le dernier paragraphe, au lieu de,

    “Mais ces dernières semaines à la Maison Blanche a conclu...”,

    il faut lire,

    “Mais ces dernières semaines la Maison Blanche a conclu...”

  • permalien K. :
    3 avril 2011 @19h43   « »

    Financial Times, sur les conséquences "économiques" mondiales des "mesures sociales" prises par les roitelets du Golfe :

    ..

    Riyad payera les largesses du roi Abdallah en tapant sur les réserves du pays, d’une valeur estimée 450 milliards. Même ainsi, les prix devraient se situer en moyenne autour de 80 dollars le baril cette année pour que Riyad puisse équilibrer son budget. Il y a dix ans, elle y est arrivée avec des prix à environ 20 $ le baril.

    "La principale préoccupation est que les extras, qui sont en ce moment des dépenses discrétionnaires, se transforment en dépenses non discrétionnaires, en stimulant de façon permanente les besoins budgétaires," dit M. Morse.

    L’Arabie saoudite n’est pas la seule. D’autres membres des six pays du Conseil de coopération du Golfe ont annoncé des dépenses supplémentaires. Le Koweït, par exemple, a proclamé une prime exceptionnelle de 4.000 $ pour chaque citoyen et a promis des denrées alimentaires de base gratuites pour plus d’un an.

    L’augmentation des dépenses sociales n’aura pas pour seule conséquence de mettre la pression sur les prix du pétrole, mais réduira les fonds servant aux compagnies pétrolières d’État à investir dans la capacité de production future, disent les analystes et les dirigeants.

    Tant que les gouvernements se sentiront menacés par le mécontentement social, ils retarderont probablement toute baisse des subventions à l’énergie et et s’accrocheront aux mesures qui rendent l’essence moins cher que l’eau.

    Ce soutien financier a conduit à une croissance incontrôlée de la demande intérieure de pétrole, ce qui a a réduit les exportations de brut de la région. En Arabie Saoudite, la demande de pétrole a doublé au cours des 15 dernières années, transformant le pays en l’un des 10 premiers consommateurs mondiaux. Si la tendance se poursuit - ce qui serait le cas sans réformes radicales croient de hauts responsables saoudiens - Riyad et le Moyen-Orient dans son ensemble fourniront de moins en moins de pétrole pour l’exportation au fur et à mesure des années.

  • permalien Lou :
    9 avril 2011 @11h19   « »

    Les masques tombent, la tyrannie apparaît
    par Lamis Andoni , analyste et commentatrice pour le Middle Eastern and Palestinian Affairs

    La Syrie a fait preuve de discernement en refusant de se laisser entraîner dans des négociations ouvertes avec Israël sans avoir la garantie que les territoires syriens occupés lui seraient rendus. Cela a contribué à consolider sa position à l’inverse d’états apparemment plus soumis et cela a posé un dilemme à tous les Arabes qui se sont sentis obligés de choisir entre soutenir Damas ou soutenir les plans occidentaux dans la région.

    Mais c’est une erreur et parfois même une faute morale de garder le silence sur les crimes du régime syrien et de nier que leur politique est avant tout au service de leurs propres intérêts. La politique du régime qui consiste à « survivre à tous prix » l’a poussé à rejoindre la coalition contre l’Irak menée par les USA en 1990 et à coopérer avec enthousiasme à la "guerre contre la terreur" après le 11 septembre. Sa « posture de résistant » ne l’a pas empêché de torturer le Syrien Maher Arar suite à sa déportation controversée en Syrie selon la procédure (canadienne NdT) dite d’extraordinary rendition.

    L’usage cynique du langage politique révolutionnaire par le régime pour dissimuler les contradictions de ses positions politiques l’a certainement aidé. Mais les révolutions arabes ont fait tomber les masques de tous les régimes et la tentative du régime syrien pour réprimer la révolte a révélé son côté tyrannique. Bashar al-Assad, à en juger par son discours « j’accuse » (en français dans le texte NdT) vit en pleine illusion. Mais l’époque où il suffisait de crier à la conspiration pour dissimuler ses crimes sanglants est terminée, même si le président syrien ne l’a pas encore compris.

    Des troubles éclatent en Syrie, au moins 17 morts à Deraa

    (...) A Deraa, où les troubles avaient commencé le 18 mars, les forces de sécurité ont ouvert le feu sur des milliers de manifestants selon des habitants. Les protestataires ont incendié un bâtiment du parti Baas au pouvoir et déboulonné une statue du défunt frère du président, Basil.

    Selon une liste de noms citée par un bénévole de l’hôpital de Deraa et un militant, 17 personnes ont été tuées. Ce chiffre porte à plus de 90 morts le bilan de trois semaines de troubles.

    Des groupes armés ont tué 19 policiers et en ont blessé 75 à Deraa, a affirmé pour sa part la télévision d’Etat syrienne.

    (...)
    A Kamishli, dans le nord-est du pays, de jeunes Kurdes scandaient : "Pas de Kurdes, pas d’Arabes. Le peuple syrien est un. Nous saluons les martyrs de Deraa."

  • permalien Lou :
    17 avril 2011 @21h55   « »

    A propos des troubles en Syrie

    Un article Joshua Landis, Syria Comment (USA) 13 avril 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri

    La presse occidentale induite en erreur – Qui a tué par balles 9 soldats à Banias ?
    Pas les services de sécurité syriens.

  • permalien Oualahila Ar Tesninam :
    17 avril 2011 @22h27   « »

    On dira ce que l’on voudra, mais les troubles en Syrie n’ont rien à voir avec ceux qui ont eu lieu ou ont encore lieu en Tunisie, en Égypte, à Bahreïn ou au Yémen où ils ont initiés de l’intérieur et de l’intérieur seulement. En Syrie tout le monde sait pertinemment que ce n’est pas le cas et que quand le pouvoir syrien parle de sédition organisée par les ennemis du pays ce n’est malheureusement pas une fable.

  • permalien Deïr Yassin :
    17 avril 2011 @22h43   « »

    @ Afshin)
    On sait que vous avez un amour sans bornes pour le régime syrien. C’est bien vous qui avez dit il y a quelques semaine (apparatchik ou autre) que jamais les Syriens se révolteront.
    Heureusement que le ridicule ne tue pas, sinon vous aurez été sous terre depuis belle lurette.

  • permalien Oualahila Ar Tesninam :
    17 avril 2011 @23h13   « »

    "Celui qui redoute le ridicule n’ira jamais loin en bien ni en mal, il restera en deçà de ses talents, et lors même qu’il aurait du génie, il serait encore voué à la médiocrité."
    Emil Cioran - De l’inconvénient d’être né

  • permalien K. :
    18 avril 2011 @20h21   « »

    Joshua landis : Les manifestants en Syrie augmentent en nombre et en confiance.

    Nir Rosen souligne que, vu le sectarisme extrême qui se développe au Moyen-Orient, une guerre civile régionale opposant chiites et “apparentés” et sunnites, qui débuterait en Syrie, est probable.

  • permalien Lou :
    18 avril 2011 @22h31   « »

    Syrie : les USA ont financé l’opposition

    AFP
    18/04/2011

    Les Etats-Unis ont financé en secret des groupes de l’opposition syrienne et une chaîne diffusant des programmes critiques à l’égard du régime du président Bachar al-Assad, a rapporté aujourd’hui le quotidien américain Washington Post.

    Citant des télégrammes diplomatiques diffusés par Wikileaks, le journal indique que la chaîne Barada TV, installée à Londres, a commencé à émettre en avril 2009 mais s’est étoffée pour couvrir la vague de protestations en Syrie. La Syrie est en proie depuis le 15 mars à une contestation inédite du régime du président Bachar al-Assad.
    (...)
    Selon le Washington Post, la chaîne Barada TV est proche du Mouvement pour la justice et le développement, un réseau d’opposants syriens exilés. Le Département d’Etat américain a financé ce mouvement à hauteur de 6 millions de dollars depuis 2006.

    L’administration américaine a commencé à financer des figures de l’opposition sous la présidence de George W. Bush quand ce dernier a rompu ses relations avec Damas en 2005. Les financements ont perduré avec le président Barack Obama, selon le Washington Post qui ne précise pas si ce financement est actif ces dernières semaines.

  • permalien Lou :
    22 avril 2011 @20h44   « »

    La Syrie : tenir tête à Israël ne peut pas justifier tout le reste !

    20 Avril 2011

    « Tout le reste » étant énorme : un régime autoritaire, répressif et corrompu à souhait, qui prive lui aussi de pain, de liberté et de dignité son peuple ! 200 morts en un mois de contestation populaire, débutée le 15 mars par des revendications de réforme, et radicalisée avec le temps et la répression, au point de réclamer - quoique timidement – « la chute du régime », comme dans les autres pays arabes.

    Le régime syrien joue de sa spécificité : il est le fer de lance de l’opposition à l’influence américaine et à Israël. Il est le soutien du Hizbullah et des organisations palestiniennes, autant le FPLP, que le Hamas ou le Jihad islamique. C’est un capital de légitimité non négligeable, qui a son effet sur la modération des revendications et sur celle des condamnations.

    Ce régime est certainement haï par Israël, les Etats-Unis et plusieurs pouvoirs arabes encore en place. Il est l’objet de complots qui visent à le déstabiliser, voire à le renverser. C’est l’évidence même, comme d’ailleurs l’a bien souligné Bachar Assad lui-même dans son dernier discours. Que des groupuscules armés, encouragés ou commandités par ses ennemis puissent sévir dans le pays, profitant de l’état général de tension et de désordre, est certainement vrai.

    Mais ceci n’explique pas cela ! Le fond du problème reste la nature du régime syrien : autoritaire, répressif et corrompu à souhait ! Le régime joue aussi implicitement des autres spécificités qui le caractérisent. Certaines sont relatives à la structure du pouvoir en Syrie, d’autres à la place géostratégique du pays.

    La Syrie moderne, de l’après sultanat ottoman, a connu une longue histoire de coups d’Etat successifs, de rivalités des Cités-Etats. Ces phénomènes si présents dans son histoire récente indiquaient l’absence d’une élite cohérente et élaborée sur le plan national, si bien qu’il est communément admis que c’est le pouvoir de Hafez Assad qui a pu y établir une sorte de stabilité et d’unité.

    (...)

    Syria Live Blog - April 22 7:40pm

    Activists have compiled a list of 68 people killed in protests today, including from Moadamia (8), Homs (15), Douma (8), Izraa (15), Zamalka (5), Harasta (3), Barzeh (2).

  • permalien Nathan :
    25 avril 2011 @09h15   « »

    L’armée du dictateur Assad tire ouvertement sur les manifestants. A quand une condamnation claire et nette sur ce blog ?

    http://english.aljazeera.net/news/m...

  • permalien Lou :
    26 avril 2011 @12h42   « »

    Syrie : Bachar envoie la troupe et les blindés

    Des troupes syriennes appuyées par des chars et des blindés ont pris d’assaut la ville méridionale de Deraa, ainsi que Douma, une banlieue de la capitale Damas, faisant de nombreux morts et procédant à des dizaines d’arrestations.

    Les forces de sécurité fidèles à Bachar al-Assad, le président du pays, ont également poursuivi une campagne répressive dans la ville côtière de Jableh pour le deuxième jour consécutif.

    Un militant a déclaré lundi soir que 18 personnes avaient été tuées rien que dans la ville de Deraa.

    Toutefois, le gouvernement insiste sur le fait que l’armée a été mobilisée pour débarrasser la ville des hommes armés.

    Rula Amin d’al-Jazeera et rapportant depuis Damas, a déclaré que le déploiement des troupes représentait une offensive « sans précédent » contre la vague de contestation qui a déferlé sur le pays depuis que le soulèvement a débuté le 15 mars.

    Elle nous a signalé la présence de points de contrôle renforcés dans le centre de Damas.

  • permalien Nathan :
    27 avril 2011 @08h45   « »

    Le ministre des affaires étrangères libanais a demandé à son représentant de s’opposer à une éventuelle résolution des N-U condamnant la Syrie.

    http://www.nowlebanon.com/NewsArtic...

    Au fait, je sais qu’il a un emploi du temps particulièrement chargé mais K. peut-il abandonner ses copier-coller pour nous donner son opinion sur la question ?

    Il est vrai que le rapport Goldstone a suscité beaucoup plus de commentaires sur ce blog que la répression en Syrie. A mon avis, le rapport doit être de 1000 à 1.

    Quelle magnifique illustration in vivo du "double standard" et de l’hypocrisie dans les milieux soit-disant "progressistes" !

  • permalien qlq1 :
    27 avril 2011 @10h04   « »

    Possible aussi ,que ce soit d’autres qui ,lui font ses devoirs..
    ou l’aident (induisent) a les faire..

  • permalien Yasmina :
    27 avril 2011 @16h25   « »

    http://www.mondialisation.ca/index....

    Depuis quelques jours, des groupes mystérieux tirent sur les manifestants et, surtout, sur les participants aux funérailles qui ont suivi les événements sanglants. De qui sont composés ces groupes ? Les autorités syriennes soutiennent qu’il s’agit de provocateurs, essentiellement liés aux services secrets étrangers. En Occident, par contre, même à gauche on avalise sans aucun doute la thèse proclamée en premier lieu par la Maison Blanche : ceux qui tirent sont toujours et seulement des agents syriens en civil. Obama est-il la bouche de la vérité ? L’agence syrienne Sana rapporte la découverte de « bouteilles de plastique pleines de sang » utilisé pour produire « des vidéos amateurs contrefaites » de morts et blessés chez les manifestants. Comment lire cette information, que je reprends de l’article de L. Trombetta dans La Stampa du 24 avril ? Peut-être les pages qui suivent, tirées d’un essai qui sera bientôt publié, contribueront-elles à jeter quelque lumière là-dessus. Si quelqu’un se trouvait étonné voire incrédule à la lecture du contenu de mon texte, qu’il n’oublie pas que les sources que j’y utilise sont presque exclusivement « bourgeoises » (occidentales et pro-occidentales). (Voir aussi addenda, NdT).

  • permalien Yasmina :
    27 avril 2011 @16h28   « »

    Le syndrôme du tireur d’élite. Les mystérieux flingueurs des révolutions colorées.

    par Tony Cartaluccihttp://www.mondialisation.ca/index....

    Imaginez être un régime politique luttant contre une marée de contestaires financés par l’étranger. Le monde entier vous regarde, une nation est déjà sous le coup d’une invasion étrangère pour “avoir fait la guerre à son propre peuple”, votre pays a été prévenu qu’il est le prochain sur la liste et est sur la liste d’attente des changements de régime depuis plus de 20 ans et votre opposition se rassemble pour enterrer les manifestants morts durant un récent clash avec les forces de sécurité. Que faites-vous ?

    Mettriez-vous des tireurs d’élite dans de nombreux bâtiments et feriez-vous ouvrir le feu à volonté sur la foule en deuil, assurant en cela un bain de sang public et une animosité internationale contre vous, ce qui provoquera une escalade à la fois des manifestations et de la pression internationale ? Le régime de Bashar Al-Assad n’a pas dirigé la Syrie depuis tout ce temps parce qu’il est stupide et insouciant. Si des régimes pouvaient rester au pouvoir il y a quelques décennies en régnant d’une main de fer, souvent aidés en cela par une complicité tacite de leurs partenaires occidentaux, les régimes politiques aujourd’hui comprennent la valeur d’une certaine finesse et responsabilité dans le nouvel-âge de l’impérialisme à face humanitaire.

    L’article d’Al Jazeera "’Nine killed’ at Syria funeral processions" (“Neuf morts dans une procession mortuaire syrienne”), une fois de plus ne se base que sur des “témoins oculaires”, dont la plupart désirent rester “anonymes”, afin de raconter la répression brutale du gouvernement syrien. Après les mensonges et exagérations avérés d’Al Jazeera durant leur couverture des manifestations égyptiennes, qui n’eurent d’égal que la malhonnêteté intellectuelle de la BBC, ces rapports doivent être pris avec un grain de sel. Quoiqu’il en soit, tout comme avec les récents massacres au Yémen et des processions mortuaires antérieures en Syrie, les manifestants ont toujours rapporté de mystérieux tireurs embusqués, présumés être des forces gouvernementales, placés sur les toits et tirant sans distinction sur les participants en deuil rassemblés. Le gouvernement maintient “qu’un groupe d’hommes armés inconnus, juchés sur les toits, ont tiré sur les manifestants et les forces de sécurité.”

  • permalien Yasmina :
    27 avril 2011 @16h35   « »

    Syrie : Israël et les Etats-Unis jettent de l’huile sur le feupar Gilles Munier

    Les manifestations qui ont lieu en Syrie font le bonheur des dirigeants israéliens. Bien que les contestataires syriens affirment être tous attachés à l’unité de la Syrie, le vieux rêve sioniste de partition du pays (1) en quatre Etats – sunnite, druze, alaouite, kurde - leur semble à portée de main.Invité aux Etats-Unis par le Centre S. Daniel Abraham pour la paix au Moyen-Orient (2) Shimon Peres a été reçu, le 5 avril dernier, à l’USIP - United States Institute for Peace - un think tank créé par le Congrès américain en 1984 pour « prévenir et résoudre les conflits dans le monde ». Il a appelé la « Communauté internationale » a soutenir la « transition en Syrie » (3). Apparemment sur la même longueur d’onde que les anciens chefs des services de renseignements israéliens – Mossad et Shin Beth – qui avaient présenté un nouveau plan de paix quelques jours plus tôt (4), il a offert de restituer à la Syrie le Golan, occupé en 1967 puis annexé en 1981.

    Alors qu’il ne devrait être question que du respect des résolutions des Nations unies, Shimon Peres a posé trois conditions : que la Syrie « divorce » d’avec l’Iran et le Hezbollah, que le plateau soit démilitarisé, que le retrait israélien s’effectue dans le cadre d’un traité de paix. Après avoir regretté le renversement de son ami Hosni Moubarak, il s’en est ensuite pris aux Frères musulmans égyptiens, incapables, selon lui, de faire reculer la pauvreté (« Le problème de l’Egypte », a-t-il déclaré, « n’est pas de prier dix fois par jour… »).

    Les Arabes du Golan (5) occupé, vaccinés contre les promesses fallacieuses des gouvernements israéliens successifs, ne se font pas d’illusion. Ils ont manifesté en nombre le 2 avril à Buqata, en brandissant des drapeaux syriens et des photos de Bachar al-Assad. « Nous sommes venus pour soutenir le dirigeant de notre patrie, que des gens tentent de gêner dans sa gestion du pays », a dit un druze à Ynet (6), site d’information israélien proche des colons.

    http://oumma.com/Syrie-Israel-et-le...

  • permalien Yasmina :
    27 avril 2011 @16h39   « »

    Le changement démocratique en Syrie sera-t-il rouge de sang ?
    par Mohamed Tahar Bensaada

    Ce que nous redoutions est malheureusement arrivé. Les manifestations pacifiques qui ont suivi la prière de vendredi ont été réprimées dans le sang. On compte des dizaines de victimes. Y a-t-il eu provocation comme le prétend le régime ? On n’en saura rien. Entre la propagande de la télévision syrienne et l’intox des télévisions satellitaires à la solde de la réaction arabe, l’opinion publique arabe est partagée.

    http://oumma.com/Le-changement-demo...

  • permalien Yasmina :
    27 avril 2011 @16h45   « »

    Daniel Schneidermann : « Tout est ramené en permanence sur les questions religieuses »
    27 avril

    Au programme d’OummaTV, un entretien avec Daniel Schneidermann. Le décryptage de l’image et de l’information n’a pas de secret pour le directeur de la publication du site Arrêt sur images , qui ne pouvait que se passionner pour les analyses à contre-courant du démographe et historien anticonformiste, Emmanuel Todd. La rencontre du journaliste de talent, véritable sémiologue des médias, avec l’intellectuel rare, au franc- parler revigorant, sur le plateau de la web-émission « Arrêt sur images » consacrée au printemps arabe, a créé une communion de pensée qui a inspiré un ouvrage original, et forcément détonant : « Allah, n’y est pour rien ! ». Un livre que nous vous recommandons particulièrement pour son nouvel éclairage sur la modernité et l’aspiration démocratique des peuples arabes, à l’heure où les médias et les prétendus experts analysent ces révoltes à travers le prisme de l’intégrisme religieux. Une interview réalisée par Fabienne Doucet, directrice adjointe de la rédaction Oumma.com

    http://www.oummatv.tv/Daniel-Schnei...

  • permalien Lou :
    29 avril 2011 @17h43   « »

    Sur France-Culture :

    Moyen-Orient : printemps ou hiver syrien ?
    27.04.2011

    Avec nous un grand intellectuel syrien, Farouk Mardam Bey, qui a dirigé chez Actes Sud l’ouvrage Sarkozy au Proche-Orient. Et en deuxième partie, nous aurons au téléphone de Madrid Barah Mikail, directeur de recherche sur l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient à la Fondation pour les Relations Internationales et le Dialogue Extérieur (FRIDE) à Madrid, auteur de La Syrie en cinquante mots-clés (éd. L’Harmattan)

  • permalien Lou :
    29 avril 2011 @20h00   « »

    Répression de la révolte : l’opposition prendra-t-elle les armes ?

    Par Joshua Landis, Syria Comment (USA) 26 avril 2011
    traduction Djazaïri

    Bachar al-Assad est déterminé à mater la révolte syrienne, c’est pourquoi il a fait appel à l’armée et à ses blindés et procède maintenant à l’arrestation des réseaux de militants et de leaders de l’opposition que ses services de renseignements ont pu localiser.

    Il y a un aspect “choc et effroi” dans cette opération. Les tanks ne sont à l’évidence pas utiles pour réprimer une rébellion urbaine, mais ils montrent la puissance de feu supérieure de l’Etat et la détermination du président. C’est une stratégie militaire classique – vite et fort. Dominer l’opposition avant qu’elle ait la possibilité de se renforcer et de se structurer durablement en termes de commandement. C’est précisément ce que l’armée US avait essayé de faire en Irak. C’est ce qu’elle n’a pas fait en Libye, quand elle a permis aux forces de Kadhafi de se regrouper et de reprendre le contrôle de Tripoli et de l’ouest libyen après son état initial de faiblesse et de confusion. (...)

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