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Les cent clés du Proche-Orient

mardi 29 mars 2011, par Alain Gresh

Avec Dominique Vidal, et en collaboration avec Emmanuelle Pauly, nous publions une nouvelle édition des 100 clés du Proche-Orient (Pluriel-Fayard, Paris, 746 pages.) Ce dictionnaire raisonné du Proche-Orient existe depuis 1986. Il s’organise autour de cent mots clefs, de l’Egypte à Islamisme, de Ben Gourion à Bachar Al-Assad, de Yémen à Ben Laden. Il comporte également une chronologie de la région depuis 1945, les documents majeurs (de la promesse Balfour au discours du Caire du président Obama), une bibliographie et une liste de sites.

En voici l’avant-propos

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Le 100 clés du Proche-Orient

Là-bas où le destin de notre siècle saigne…

« Lève la tête, mon frère », lisait-on sur les banderoles hissées au-dessus des villages d’Égypte au lendemain du 23 juillet 1952, jour où les « Officiers libres » conduits par Gamal Abdel Nasser* [1] prirent le pouvoir. Près de soixante ans plus tard, le même mot d’ordre aurait pu être clamé par les manifestants qui, en moins de trois semaines, chassèrent Hosni Moubarak*. Dans des circonstances certes fort différentes, une même soif de dignité, une même volonté de mettre fin à l’humiliation, un même et fol espoir en l’avenir…

On ne sait jamais pourquoi les révolutions éclatent à tel moment plutôt qu’à tel autre. L’étincelle qui, pour paraphraser la formule de Mao Zedong, a mis le feu à la plaine… arabe - le suicide d’un jeune Tunisien à la fin décembre 2010 - était évidemment imprévisible. Mais, si elle a déclenché une spirale d’explosions, de bouleversements et de renversements inimaginables quelques mois plus tôt – à commencer par la fuite de dictateurs tunisien et égyptien –, c’est que tous les ingrédients d’une révolte s’accumulaient depuis des décennies. Dans tous les domaines, politiques, économiques, sociaux, le Proche-Orient et le Maghreb semblaient à la traîne du reste du monde, et les problèmes des citoyens s’entremêlaient de manière de plus en plus insupportable – comme en témoignent, chiffres à l’appui, les derniers rapports du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

S’il existe – ou plutôt existait : en ces jours de la mi-février 2011 où ces lignes sont écrites, on hésite encore à écrire au présent ou au passé – une « exception arabe », c’était d’abord celle-ci : les pouvoirs de cette région bénéficiaient d’une longévité sans pareille, et même la grande vague de démocratisation qui a emporté, à partir des années 1970, l’Amérique latine, l’Europe de l’Est, l’Afrique et l’Asie se brisa sur le mur de dictatures proche-orientales et maghrébines à caractère dynastique, qu’il se soit agi de monarchies ou… de républiques ! En Jordanie*, Abdallah II a succédé en 1999 à son père Hussein, lui-même héritier de son père Talal, déclaré fou en 1952 après avoir remplacé son propre père Abdallah, assassiné l’année précédente ; au Maroc, le roi Mohammed VI a remplacé en 1999 son père Hassan II, dont le début du règne remontait à 1961. Mais en Syrie* aussi, Bachar Al-Assad* a remplacé son père Hafez, arrivé au pouvoir en 1970 ; en Libye*, Mouammar Kadhafi* sévit depuis 1969 et prépare un de ses fils à prendre sa place ; Hosni Moubarak* avait remplacé Sadate* abattu en 1982, et son fils rêvait de prendre sa place. Ali Abdallah Saleh dirige depuis 1978 le Yémen*, dont il imaginait se faire désigner président à vie. Et il y avait vingt-trois ans que Ben Ali tenait la Tunisie entre ses mains – et celles de sa femme.

Dans des conditions propres à chaque pays, partout les droits individuels, politiques et d’expression étaient bafoués. Les moukhabarat, la police secrète honnie, déployaient leur toute-puissance : il n’était pas rare, en Égypte* et ailleurs, que des personnes arrêtées soient maltraitées, torturées ou tuées, parfois pour des raisons politiques, parfois sans raison aucune. La publication en janvier 2011 par Wikileaks des télégrammes en provenance de l’ambassade américaine au Caire ont confirmé la réalité de ces pratiques, qui n’empêchaient pas les États-Unis* ou l’Union européenne* de saluer ce fidèle allié de l’Occident, tout en dénonçant vigoureusement des comportements similaires en Iran*. Présent jusque dans la vie quotidienne, cet arbitraire sans limite, qui mettait les citoyens à la merci des forces de l’ordre ou de fonctionnaires corrompus, a servi de détonateur à la révolte de 2011. En finir avec ces humiliations, retrouver une dignité bafouée, tel est le cri des manifestants, du Caire à Tunis. Il s’accompagne d’une soif de justice sociale. L’État né des indépendances avait, du temps des expériences socialistes arabes, souvent assuré à ses citoyens un minimum de protection, une certaine couverture sociale, un accès à l’enseignement. Il s’est délité sous les coups de boutoir des politiques néolibérales, de la corruption et de la mondialisation. La libéralisation entamée dans les années 1990 s’est accompagnée du bradage des entreprises d’État, d’enrichissements personnels fabuleux, d’une incroyable prédation des richesses nationales – la fortune des familles de Ben Ali et de Moubarak est évaluée à plusieurs dizaines de milliards de dollars (le Produit national brut de la Tunisie dépasse à peine 70 milliards de dollars).

La poussée démographique, résultat d’une transition démographique retardée (mais désormais largement amorcée), déverse sur le marché du travail des millions de jeunes – ils sont plus de 1,5 million à avoir fêté leurs vingt ans en 2010 en Égypte ! – sans autre perspective que l’émigration vers le Golfe ou vers l’Europe. Même l’université qui, naguère, ouvrait l’accès au fonctionnariat, n’offre plus de possibilités à une jeune génération de plus en plus frustrée : contrainte de vivre chez ses parents jusqu’à 30 ans et au-delà, ne pouvant fonder un foyer, elle doit survivre de travaux précaires non qualifiés, alors qu’elle voit se pavaner les « nouveaux riches » . Célébrés par les rapports élogieux des organisations financières internationales, les chiffres de croissance affichés par les champions du libéralisme économique — Le Caire, Tunis ou Amman — masquaient mal une pauvreté grandissante et des inégalités abyssales. Depuis plusieurs années, des mouvements sociaux avaient éclaté en Égypte – grèves ouvrières et luttes paysannes notamment – comme en Tunisie (Gafsa), en Jordanie ou au Yémen. Mais jamais encore ne s’était exprimée ouvertement et massivement cette volonté de transformation politique. L’exemple tunisien a fait sauter un verrou en rendant possible l’impensable : la chute en quelques semaines, d’un dictateur, sous les coups de boutoir d’une révolte populaire.

La mondialisation de l’information à travers les chaînes satellitaires, au premier rang desquelles Al-Jazira*, a facilité la propagation de l’incendie, de Tunis au Caire, et d’Amman à Sanaa, en passant par Alger : les téléspectateurs arabes ont pu voir en direct le scénario tunisien – manifestations, répression, résistance et finalement fuite du tyran. L’usage par la jeunesse des réseaux sociaux sur Internet, de Facebook à Twitter, a consolidé le mouvement et permis des formes d’organisation inédites, malgré l’absence de formations politiques influentes.

Tout commence en fait avec la Nakba palestinienne (1948), humiliation pour toute une région et début d’un engrenage mortifère. Les guerres qui suivent avec Israël (1956, 1967, 1973, 1982) et dans le Golfe (1980-1988, 1990-1991, 2003), plus deux intifadas, une nouvelle guerre du Liban (2006) et un massacre à Gaza (hiver 2008-2009) pèseront soixante ans durant sur la région et contribueront à sa pétrification. La course aux armements en pompera les ressources et la tension permanente offrira aux régimes en place un prétexte à la répression – au nom de la lutte contre l’ennemi sioniste. Mais ce verrou devait sauter à partir du moment où Le Caire et Amman signaient des accords de paix avec Israël, et où le reste du monde arabe assistait sans rien faire (ou presque) au lent étouffement des Palestiniens. Que l’on ne s’y trompe pas toutefois : les peuples arabes gardent la Palestine au cœur, et leurs régimes démocratiques seront d’autant plus enclins à « durcir » leur position qu’Israël, malgré l’offre de paix du sommet de Beyrouth (2002), régulièrement réitérée, refuse toute concession sérieuse aux Palestiniens.

Le mouvement de 2011 ouvre sans doute une nouvelle page dans l’histoire du monde arabe contemporain. La prise du pouvoir au Caire, le 23 juillet 1952, des « officiers libres » de Gamal Abdel Nasser inaugure une première vague de changements, jalonnée d’événements marquants : la révolution algérienne, déclenchée le 1er novembre 1954 ; l’accession du Maroc et de la Tunisie à l’indépendance ; de puissantes manifestations contre le régime du roi Hussein en Jordanie ; des mouvements sociaux et des tentatives de coups d’État en Arabie saoudite. À partir du Caire, la radio La Voix des Arabes galvanise ces mouvements, qui débouchent en 1958 sur la création de la République arabe unie (RAU) regroupant l’Égypte et la Syrie. Puis, le 14 juillet, des officiers renversent la monarchie irakienne. En 1962, le même scénario se déroule au Yémen, tandis que s’intensifie la lutte contre les Britanniques autour d’Aden et du futur Yémen du Sud. Cette vague se brisera sur la guerre de juin 1967. Plusieurs raisons expliquent ce revers historique du mouvement national arabe : les interventions occidentales ; l’incapacité des nouveaux régimes à engager leur pays sur la voie du développement économique ; l’autoritarisme grandissant (mise au pas des syndicats, système de parti unique, limitations croissantes de la liberté d’expression). Ces traits négatifs accompagneront les coups d’État militaires qui suivront 1967 et accentueront progressivement à la fois le caractère dictatorial des régimes, l’essoufflement du nationalisme arabe et la montée de l’islamisme*.

La vague actuelle est conduite par la jeunesse – 65% des Arables ont moins de 25 ans, ce qui en fait la population la plus jeune du monde –, née avec la mondialisation, ouverte sur le monde. Cette génération aspire à des responsabilités nouvelles pour faire face aux défis immenses que ses aînés n’ont pas su ou pu relever, qui plus est dans une région à bien des égards cruciale.

Carrefour de trois continents, berceau de civilisations majeures, cœur de trois grandes religions monothéistes, le Proche-Orient a attiré de nombreux conquérants depuis des millénaires : Pharaons et Hittites, Macédoniens et Romains, Omeyyades et Abassides, Croisés et Ottomans, Britanniques enfin… Pour ces derniers, c’était aussi la « life line » (ligne vitale) qui irriguait leur Empire, via le canal de Suez. Après la disparition de la Palestine, au fur et à mesure que le Royaume-Uni abandonnait tous ses bastions, les États-Unis prirent le relais, choisissant Israël et l’Iran du Chah comme principaux leviers de leur hégémonie.

Une découverte a rendu le Proche-Orient décisif pour l’avenir de la planète : celle de l’or noir, dont il fournit plus de 30 % de la production et détient plus de 56 % des réserves – plus 40 % des réserves gazières. Censé s’épuiser d’ici à la moitié de ce siècle, le pétrole représente encore 60 % de l’approvisionnement de près de sept milliards d’humains en énergie primaire. Et les énergies alternatives se développent lentement. Si bien que l’Agence internationale de l’énergie (AIE) l’affirme : « La demande mondiale d’énergie primaire croîtra de 1,5 % par an entre 2007 et 2030 […] — soit une hausse totale de 40 % ». Or, précise-t-elle, « les combustibles fossiles restent les sources d’énergie primaire prédominantes […] et représentent plus des trois quarts de l’augmentation totale de la consommation énergétique entre 2007 et 2030 ».

Bref, durant cette période, parallèlement à celle de charbon, la demande de pétrole « devrait augmenter de 1 % par an […] et passer de 85 millions de barils/jour (Mb/j) en 2008 à 105 millions de Mb/j en 2030 ». Et d’ajouter : « Étant donné que la production de pétrole conventionnel des pays non membres de l’OPEP culmine vers 2010, la production supplémentaire devra venir des pays de l’OPEP détenteurs de la majorité des réserves récupérables de pétrole conventionnel. » Pour faire face à cette demande accrue, le Proche-Orient jouera donc un rôle capital. La part des cinq principaux membres de l’OPEP dans la région — Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Koweït, Iran et Irak — dans la production mondiale devra donc doubler, passant de 20 % en 2008 à 40 % en 2020. De la fiabilité de leurs gouvernements du point de vue de l’Occident dépendra donc la sécurité de l’approvisionnement de celui-ci.

Enfin, avec une population de 300 millions d’habitants et un produit intérieur brut de 1 900 milliards de dollars en 2009, le Proche-Orient offre un marché non négligeable. Malgré la nouvelle crise de l’automne 2008 et ses lourdes conséquences, les revenus du pétrole en 2009 y ont représenté 485 milliards de dollars - contre 755 en 2008 (le cours du baril avait dépassé 140 dollars en juillet, avant de retomber sous 40 fin décembre, et de regrimper progressivement au-dessus de 80 début 2011). S’y sont ajoutés, toujours en 2009 et selon la Banque mondiale, les investissements directs étrangers (19,2 milliards), mais aussi les revenus du tourisme (30 milliards) et les envois de fonds des migrants (31,8 milliards). À en croire le Fonds monétaire international (FMI), les pays exportateurs du Proche-Orient auraient bénéficié d’un taux de croissance de 6 % et accumulé, de 2004 à 2008, 1 300 milliards de dollars d’actifs extérieurs. Ces États placent au moins la moitié des rentrées annuelles de l’or noir dans l’économie occidentale et, de plus en plus, dans leurs propres fonds souverains (3 000 milliards de dollars avant la crise) : il leur reste néanmoins un pouvoir d’achat considérable.

On le mesure aux sommes pharamineuses dépensées pour le renforcement de leur arsenal militaire. Dans la période 2005-2009, les États du Proche-Orient ont importé 17 % des armes conventionnelles vendues dans le monde. Selon le Stockholm International Peace Research Institute (Sipri), leurs dépenses d’armements se sont montées à 103 milliards de dollars en 2009, soit + 40 % par rapport à 2000. L’Arabie saoudite arrive en tête, avec 41,3 milliards de dollars, loin devant Israël (13,5), les Émirats arabes unis (13) et l’Iran (9).

Cette place centrale de la région s’est renforcée avec la fin de la guerre froide. Le sous-secrétaire d’État Nicholas Burns l’avait souligné en 2007 : « Le Proche-Orient occupe pour le président Bush, pour la secrétaire d’État Rice et occupera pour leurs successeurs la place que tenait l’Europe auprès des différentes administrations du XXe siècle. » L’administration Bush a remis à l’ordre du jour l’enjeu stratégique d’alors, avec son concept de « Sud-Ouest asiatique » : les néo-conservateurs américains entendaient enserrer celui-ci — du Golfe au Caucase et à l’Asie centrale — dans un dense réseau de bases militaires, comme au temps de l’encerclement de l’URSS. Comparaison pertinente : outre l’Iran et la Syrie, le dispositif américain visait les seules puissances potentiellement dangereuses, à long terme, pour Washington — la Russie et surtout la Chine. En quelques mois, l’armée américaine (qui disposait déjà de bases ou de facilités à Chypre, en Turquie, en Israël, en Jordanie, en Égypte, en Arabie saoudite, au Qatar, à Oman, à Bahreïn, aux Émirats arabes unis, au Koweït et au Pakistan) a ainsi pris pied en Ouzbékistan, au Tadjikistan, au Kirghizstan, en Géorgie, au Yémen, à Djibouti, en Afghanistan et en Irak…

Lorsqu’il remplace George W. Bush à la Maison Blanche, Barack Obama mesure le bilan tragiquement négatif de son prédécesseur. En Irak, il aura fallu le « surge » (sursaut) conçu par le général David Petraeus pour éviter une défaite humiliante aux États-Unis et leur permettre de commencer un retrait de leurs troupes qui devrait se terminer fin 2011. Mais le pays reste instable et divisé. C’est encore pire en Afghanistan : les talibans, donnés pour battus en 2002, contrôlent à nouveau les deux tiers du pays et interviennent jusqu’au centre de Kaboul. Sans oublier le Pakistan, où eux-mêmes et leurs alliés locaux donnent du fil à retordre aux troupes gouvernementales, bien au-delà des zones dites tribales. En outre, en renversant la dictature de Saddam Hussein, les États-Unis ont renforcé d’autant les positions de l’Iran. Et Téhéran en a profité pour développer sa capacité nucléaire civile, voire, selon certains, militaire, défiant les sanctions prônées par Washington. Même la Syrie a échappé aux suites de l’assassinat du Premier ministre Rafic Hariri, le 14 février 2005. Le régime baasiste n’a pourtant rien cédé sur son alliance avec Téhéran et sur son soutien au Hezbollah comme au Hamas. Quant au « processus de paix » israélo-palestinien, il a été littéralement pulvérisé par le soutien inconditionnel de George W. Bush à Ariel Sharon, qu’il a laissé reconquérir la Cisjordanie, puis à Ehoud Olmert, qui a pu impunément attaquer le Liban puis la bande de Gaza – alors même que l’ensemble du monde arabe proposait de reconnaître Israël en échange de la création d’un État palestinien en Cisjordanie et à Gaza, avec Jérusalem-Est comme capitale.

Jamais ne se sont déroulés simultanément, au Moyen-Orient, autant de conflits : Afghanistan, Irak, Kurdistan, Liban, Palestine, Soudan, Somalie, sans parler de la recrudescence de la piraterie au large du golfe d’Aden. À quoi s’ajoute la perspective d’un conflit avec l’Iran, Israël poussant Washington à empêcher par la force le régime de Téhéran de se doter de l’arme atomique… Autre sujet de préoccupation : le rôle des milices s’affirme au détriment des États, rendant plus complexe toute solution des conflits. En Irak, elles ont mis en échec la principale armée occidentale ; en Afghanistan, l’Organisation du Traité de l’Atlantique nord (OTAN) ne parvient pas à les réduire. Au Liban, le Hezbollah a non seulement résisté pendant trente-trois jours à l’intervention israélienne de 2006, mais il a modifié les règles du jeu : des centaines de milliers d’Israéliens ont dû quitter leur foyer. De même, si les tirs du Hamas sur Sderot n’ont tué que 13 personnes en cinq ans, ils ont matérialisé l’insécurité des Israéliens aujourd’hui. Pour la première fois depuis sa naissance, Israël ne peut plus protéger l’ensemble de ses citoyens.

Entre les multiples guerres du Proche-Orient, mille et un liens se tissent désormais. Armes, hommes, techniques traversent des frontières de plus en plus poreuses, ce dont Al-Qaida profite largement. En Afghanistan se répandent des formes de lutte nées en Irak, notamment les attentats-suicides (inconnus pendant l’occupation soviétique) — on en retrouve en Algérie — ou l’usage des bombes IED (improvised explosive devices, engins explosifs improvisés) contre les transports de troupes.

Ces évolutions soulignent la faillite de la politique de George W. Bush, dont son successeur doit tenir le plus grand compte. Certes, Barack Obama se fixe aussi pour objectif de réaffirmer le leadership des États-Unis (« L’Amérique est à nouveau prête à diriger », déclare-t-il devant le Capitole, lors de son investiture, le 20 janvier 2009). Mais il sait aussi que la montée en puissance des États émergents restreint chaque jour un peu plus le pouvoir de l’Occident. D’où son changement de méthode : au hard power (pouvoir dur), il préfère substituer le soft power (pouvoir doux) — sauf en Afghanistan, où il envoie, à peine élu, 30 000 GI’s supplémentaires mener cette « bonne guerre ». Cette orientation nouvelle, le président l’annonce avec emphase au Caire, le 4 juin 2009 (lire en annexes). Au « choc des civilisations » cher à Samuel Huntington, il oppose le dialogue avec l’islam — allant jusqu’à définir comme son « devoir de président des États-Unis de combattre les stéréotypes négatifs de l’islam ». Fustigeant le sort réservé par Israël aux Palestiniens, il exige l’arrêt de la colonisation et prône la coexistence de deux États, reconnaissant même l’« influence » dont jouit le Hamas, qu’il se garde de qualifier de « terroriste ».

Mais le gel total de la colonisation, propice à la reprise du soi-disant « processus de paix » qu’il va tenter d’arracher à Tel-Aviv se réduit en novembre 2009 à un « moratoire » de dix mois ignorant Jérusalem et les (nombreuses) constructions en chantier ou déjà décidées. À peine les négociations israélo-palestiniennes directes relancées par Washington début septembre 2010, Benyamin Netanyahou renonce à ce « gel », décision dont les États-Unis prendront acte bien que cela mette fin aux tractations. Comme celle de tous ses prédécesseurs, la politique internationale du président Obama s’avère tributaire des échéances intérieures, dans lesquelles le lobby pro-israélien intervient désormais directement. Ainsi, accommodant avec le Premier ministre israélien tant qu’il n’avait pas fait passer sa réforme de la santé, le président américain lui a battu froid ensuite, notamment après l’annonce en mars 2010 de la construction de 1 600 nouveaux logements à Jérusalem-Est en pleine visite du vice-président Joseph Biden, mais a dû se réconcilier avec lui à l’approche des élections de midterms de novembre 2010…

Ce scrutin se soldera par une défaite cinglante du Parti démocrate, qui perdra la majorité à la Chambre des représentants et la conservera de justesse au Sénat. La percée des candidats ultra-réactionnaires des « tea parties » embarrasse cependant aussi le Parti républicain, dont le candidat à la présidentielle de 2012 serait handicapé par un profil aussi extrémiste. Le président dispose donc encore – s’il veut en faire usage – d’une certaine marge de manoeuvre.

Dans son discours à l’Assemblée générale des Nations unies, le 27 septembre 2010, l’hôte de la Maison Blanche déclare certes : « Si nous essayons de puiser ce qu’il y a de meilleur en nous, lorsque nous reviendrons l’année prochaine, nous pourrons avoir un accord qui nous amènera à accueillir un nouveau membre des Nations unies : un État de Palestine souverain, indépendant, vivant en paix avec Israël. » Mais Georges Bush n’avait-il pas prôné la création d’un État palestinien... avant de laisser Ariel Sharon, au printemps 2002, reconquérir militairement la Cisjordanie ?

D’autres, néanmoins, n’ont pas attendu l’échéance évoquée par Barack Obama. Déjà, après la déclaration d’indépendance adoptée par le Conseil national palestinien d’Alger, le 14 novembre 1988, 94 des 192 membres de l’ONU avaient reconnu l’État ainsi proclamé, 11 autres ayant accueilli des délégations palestiniennes au statut plus ou moins diplomatique au cours du processus d’Oslo. Fait nouveau, 9 des 12 États d’Amérique latine (dans l’ordre le Venezuela, le Brésil, l’Argentine, l’Équateur, la Bolivie, le Guyana, le Chili, le Pérou, le Paraguay) ont noué des relations officielles avec l’État de Palestine , la plupart reconnaissant les frontières des territoires occupés par Israël en juin 1967 ; l’Uruguay et le Surinam annonçant qu’ils en feraient autant en 2011 - seul ne résiste que le régime colombien, allié de longue date d’Israël. Enfin plusieurs membres de l’Union européenne envisagent eux aussi une reconnaissance, dont certains ont déjà élevé le statut de la délégation de Palestine. Mais, à la mi-février 2011, seul Chypre a franchi le pas de la reconnaissance formelle.

Reste que, pour obtenir coûte que coûte la reprise des négociations, Washington a non seulement renoncé progressivement à toutes ses exigences, mais promis de surcroît à Benyamin Netanyahou la reconnaissance internationale du caractère juif de l’État d’Israël ainsi qu’un nouvel accroissement de son aide militaire... En toile de fond de ces zigzags, c’est une question stratégique que soulève une partie de l’establishment politico-militaire. En témoigne ce discours du général David Petraeus, alors chef du Centcom, la zone militaire couvrant toute la région, devant le Sénat. « Les tensions israélo-palestiniennes se transforment souvent en violence et en confrontations armées à grande échelle. Le conflit provoque un sentiment anti-américain, à cause de la perception du favoritisme des États-Unis à l’égard d’Israël. La colère arabe sur la question palestinienne limite la puissance et la profondeur de nos relations avec des gouvernements et des peuples de cette zone et affaiblit la légitimité des régimes modérés dans le monde arabe. Pendant ce temps, Al-Qaida et d’autres groupes militants exploitent la colère pour mobiliser. Le conflit offre également à l’Iran une influence dans le monde arabe via ses satellites, le Hezbollah libanais et le Hamas. » Ce que, devant le Parlement israélien, le directeur du Mossad, Meïr Dagan, a traduit crûment : « D’atout, Israël devient progressivement un fardeau pour les États-Unis. »

Depuis des lustres, des dirigeants américains s’interrogent sur les vertus et les vices de leur compagnonnage avec Israël. Cet État constitue — par son ancrage occidental, sa puissance économique, son avance technologique et bien sûr sa force de frappe militaire — le meilleur instrument de défense des intérêts de l’Occident ; et il dispose d’un lobby suffisamment influent pour peser sur tout gouvernement. Mais se compromettre avec sa politique de colonisation et ses agressions régulières contre ses voisins arabes alimente le terreau sur lequel prospèrent les ennemis de l’Amérique.

Cette seconde dimension, aucune administration américaine depuis 1967 ne l’a mieux comprise que celle de George Bush père. Ce président républicain fut le premier à menacer Israël de mesures de rétorsion pour le contraindre à s’inscrire dans la stratégie de Washington. C’était au lendemain de la première guerre du Golfe, et les États-Unis craignaient d’être accusés de pratiquer le « deux poids deux mesures » s’ils ne faisaient pas un geste sur la question palestinienne après avoir libéré le Koweït. D’où la convocation d’une conférence de paix à Madrid. Le Premier ministre israélien Itzhak Shamir refusait toutefois d’y prendre part. Le secrétaire d’État James Baker menaça donc de ne pas accorder la garantie nécessaire des États-Unis au prêt de 10 milliards de dollars dont Tel-Aviv avait désespérément besoin pour accueillir les centaines de milliers de Juifs — et de non-Juifs — arrivant alors d’URSS. Et le chef de gouvernement israélien se rendit à Madrid fin octobre 1991…

Quinze ans plus tard, le même James Baker cosigne, avec le démocrate Lee Hamilton, un rapport bipartisan sur la guerre d’Irak rappelant à George Bush… fils le caractère central du conflit israélo-palestinien. « Les États-Unis ne seront pas capables d’atteindre leurs objectifs au Moyen-Orient s’ils ne traitent pas directement du conflit israélo-arabe. Il doit y avoir un engagement renouvelé et prolongé en vue d’une paix globale sur tous les fronts. » Et la commission de recommander « des négociations viables conduisant à un accord de paix définitif dans l’esprit des indications du président Bush sur la solution à deux États, négociations qui traiteraient du statut final concernant les frontières, les colonies, Jérusalem, le droit au retour et la fin du conflit ».

Mais de ce linkage entre le conflit israélo-palestinien et les autres guerres du Proche-Orient, tous les dirigeants américains ne sont pas, loin de là, convaincus. Force est de constater que la relance, avortée, des négociations israélo-palestiniennes en septembre 2010 se déroulait, on l’a vu, sans que Washington n’ait fait prolonger le gel de la colonisation. Quant à l’Union européenne, longtemps en pointe sur le Proche-Orient, elle semble, malgré de belles déclarations de principes, cautionner la politique du gouvernement Netanyahou en « rehaussant » ses liens avec Israël au lieu de suspendre son accord d’association avec lui jusqu’au respect par Tel-Aviv du droit international. La France de Nicolas Sarkozy pousse à cette évolution, après avoir renoncé à la politique équilibrée définie par le général de Gaulle au profit d’un alignement quasi systématique sur Israël.

Près de quatre-vingt-dix ans après la dissolution de l’Empire ottoman, le Proche-Orient ne connaît donc toujours ni la paix, ni le développement. Nous évoquerons les raisons, multiples, de cette situation dans les entrées concernées de ces 100 Clés du Proche-Orient : héritage de la domination coloniale, succès mais aussi échecs du mouvement national arabe, dégénérescence souvent dictatoriale des pouvoirs « socialistes », absence d’alternatives progressistes, repli faute de mieux sur l’identité musulmane, etc. Mais cette tragédie procède d’abord de l’état de guerre incessant généré par le conflit israélo-palestinien.

Le judéocide perpétré par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale a bouleversé la carte du Proche-Orient. Privés de visas occidentaux, les survivants n’avaient souvent plus d’autre choix que l’immigration en Palestine, alors sous mandat britannique. Le mouvement sioniste en tira une légitimité dont il ne jouissait pas jusque-là, même au sein des communautés juives. Dans les opinons publiques européennes, la mauvaise conscience de ceux qui avaient collaboré au génocide rejoignit la bonne conscience de ceux qui l’avaient combattu pour prôner la création d’un État juif. Et, avant de s’engouffrer dans la guerre froide, les États-Unis et l’Union soviétique s’unirent pour partager la Palestine en un État juif, un État arabe et une zone internationale pour Jérusalem et les Lieux saints, les deux États étant appelés à coopérer dans un grand nombre de domaines.

Mais la communauté internationale ne se donna pas les moyens d’imposer la décision prise par la jeune Organisation des Nations unies (ONU), le 29 novembre 1947. Le partage provoqua une guerre civile judéo-palestinienne, que les forces juives, supérieures en nombre et en armement, mirent à profit pour expulser quelque 400 000 Palestiniens. Déclenchée le 15 mai 1948, au lendemain de la proclamation de l’indépendance d’Israël, l’intervention des armées arabes ne renversa pas la tendance : l’État juif augmenta son territoire d’un tiers, conquérant une partie de l’État arabe, dont le reste fut annexé par la Transjordanie (la Cisjordanie) ou passa aux mains de l’Égypte (la bande de Gaza). Et 400 000 autres Palestiniens furent contraints à l’exil. En six mois, résume l’historien Ilan Pappé dans Le Nettoyage ethnique de la Palestine, «  plus de la moitié de la population autochtone de la Palestine, soit près de 800 000 personnes, avait été déracinée, 531 villages détruits et onze villes vidées de leurs habitants ».

Le refus d’Israël, avec la complicité de la communauté internationale, de laisser le peuple palestinien jouir de son droit à l’autodétermination a provoqué une escalade sans fin. Le Proche-Orient lui doit cinq affrontements majeurs : 1948, 1956, 1967, 1973 et 1982, plus dix ans de guerre civile au Liban, deux attaques occidentales contre l’Irak, deux intifadas, une offensive israélienne contre le Liban en 2006 et une autre contre la bande de Gaza durant l’hiver 2008-2009… On ne saurait évidemment établir un lien mécanique entre le corps à corps en Terre sainte, les tourments du pays du Cèdre, les plaies de l’Irak et celles de l’Afghanistan. Mais tous se nourrissent de la négation des droits palestiniens. C’est pourquoi la paix entre Israël et ses voisins constitue la condition nécessaire, même si elle n’est pas suffisante, de l’apaisement de tous les conflits de la région. Tous ces bouleversements nous ont incités à proposer au lecteur — dans un format de poche plus accessible aux jeunes — une nouvelle actualisation d’un ouvrage dont la première édition remonte à 1986. Sur le fond, la démarche qui nous guidait alors n’a pas changé : désenchevêtrer l’enchevêtrement proche-oriental, décoder ses codes, démythifier les mythes.

Comment ? Avant tout en faisant appel à l’ensemble des niveaux d’analyse. Le national, le régional et l’international. L’économique, le social, le politique, l’idéologique, le religieux, le stratégique, le militaire. Le minoritaire, l’ethnique et le confessionnel. Le géographique et l’historique. L’historique, par-dessus tout : car le passé, au Proche-Orient plus sans doute qu’en aucune autre partie du monde, écrase le présent. C’est une région dont chaque arpent de terre, chaque pierre, chaque visage aussi porte en lui des millénaires de création — et de destruction — humaine. Les ignorer, c’est se priver de toute possibilité d’intelligence de la réalité présente.

C’est pourquoi nous avons opté pour un ouvrage à entrées multiples, afin que le lecteur puisse trouver simplement son chemin : chronologie des principaux événements survenus depuis la Seconde Guerre mondiale ; puis dictionnaire proprement dit, comportant cent vingt-trois mots classés par ordre alphabétique ; annexes, ensuite, reproduisant les principaux textes consacrés au conflit israélo-arabe, de la déclaration Balfour du 2 novembre 1917 au discours tenu au Caire le 4 juin 2009 par Barack Obama ; index de tous les noms de personnes citées dans le livre ; bibliographie par thèmes et pays ; enfin choix de sites sur la Toile.

Concluant notre préface à la première édition, nous formulions le souhait que le lecteur, spécialiste comme néophyte, constate dans cet ouvrage « un effort pour dépasser, non bien sûr les sensibilités qui sont les nôtres et dont nous ne faisons pas mystère, mais les a priori et les passions souvent étalées dès lors qu’il s’agit du conflit israélo-arabe ». À la sortie du livre, parmi les observations qui nous ont touchés, figure la reconnaissance de cet effort, que nous avons poursuivi dans cette édition. Parce que l’espoir de paix n’a pas de meilleur nourriture que la tolérance et la connaissance réciproques.

Dans sa « Complainte de Robert le Diable » (1960), Louis Aragon rend hommage à son camarade en surréalisme, Robert Desnos, mort en déportation le 8 juin 1945 au camp de Terezin, en Tchécoslovaquie : « Je pense à toi Desnos qui partis de Compiègne Comme un soir en dormant tu nous en fis récit Accomplir jusqu’au bout ta propre prophétie Là-bas où le destin de notre siècle saigne. » Avec les bouleversements du début de l’année 2011, le Proche-Orient cessera-t-il d’incarner ce « là-bas » ?

Notes

[1] Les * renvoient aux entrées du livre.

70 commentaires sur « Les cent clés du Proche-Orient »

  • permalien Yvan :
    29 mars 2011 @17h55   »

    « retrouver une dignité bafouée, tel est le cri des manifestants, du Caire à Tunis. »

    Quelle dignité ? Celle de l’empire ottoman ? Celle du colonialisme ? Celle du panarabisme ?

    Malheureusement aucune dignité n’a été perdue, heureusement tout reste à construire.

    « Même l’université qui, naguère, ouvrait l’accès au fonctionnariat, n’offre plus de possibilités à une jeune génération de plus en plus frustrée : contrainte de vivre chez ses parents jusqu’à 30 ans et au-delà, ne pouvant fonder un foyer, elle doit survivre de travaux précaires non qualifiés, alors qu’elle voit se pavaner les « nouveaux riches » . Célébrés par les rapports élogieux des organisations financières internationales, les chiffres de croissance affichés par les champions du libéralisme économique — (...)— masquaient mal une pauvreté grandissante et des inégalités abyssales. »

    Il s’agit là aussi d’une « exception occidentale ».

  • permalien Deïr Yassin :
    29 mars 2011 @18h54   « »

    "Malheureusement, aucune dignité n’a été perdue ..."

    Malheureusement, certains se permettent encore de parler à la place des peuples concernés.
    Un relent néo-colonialiste ??

    Sinon, pour ceux qui veulent savoir un peu plus :

    "Lorsque le monde parlait arabe"

    Un documentaire de Mahmoud Hussein - pseudo commun de deux grands intellectuels égyptiens, exilés en France depuis des décennies, Baghgat Elnadi et Adel Rifaat.

    - www.youtube.com/watch ?v=Dh5i...

    (les 12 parties se trouvent sur les deux premières pages de l’utilisateur ’Fedodoradulolo’)

  • permalien Yvan :
    29 mars 2011 @19h39   « »

    Deïr Yassin : Un relent néo-colonialiste ??

    Passe encore pour l’insulte à l’emporte pièce, mais donnez vous au moins la peine de trouver un exemple qui n’illustre pas mes propos.

    Il a eu des être humains au Moyen Orient avant les invasions arabes et ils ne parlaient pas l’arabe et très peu de contemporains d’Avicienne ont survécu vous savez. Votre argumentation ne vaut pas mieux que "France patrie des droits de l’Homme".

    Quand j’ergote sur le verbe "retrouver", c’est parce que je m’interroge a quel moment une dignité aurait été "perdue".

    Et je ne parle qu’en mon nom... et si vous considérez qu’une dignité a été perdue, ça n’engage que vous.

  • permalien Deïr Yassin :
    29 mars 2011 @20h04   « »

    @ Yvan

    "ça n’engage que vous"

    Bien entendu, mais c’est déjà ça !

    Quand vous parlez d’une dignité qui n’est pas perdue, parce qu’elle n’a jamais existé, je me demande quel Arabe vous a demandé de transmettre ce qu’il peut sentir au sujet de sa ’dignité’ sauf si vous êtes Arabe bien sûr.

    D’ailleurs, cela n’est pas parce que al-Andalus ou l’âge d’or du monde arabo-musulman sont loin derrière nous que nous l’avons forcement oublié.

    "Dignité" se dit al-Karâma en arabe. Nous avons au moins le mot pour décrire ce sentiment que nous n’avons pas perdu, parce que jamais connu ... Comme quoi la langue est en avance sur la réalité.

  • permalien K. :
    29 mars 2011 @23h35   « »

    Anne Orford, LRB :

    Naguère, comme aujourd’hui, les jeunes leaders étaient enflammés par des rêves de solidarité pan-arabe, par le désir de mettre fin aux règles d’oppression et d’exploitation, et par l’espoir d’un avenir meilleur. Cependant, cela leur a valu l’incrédulité cynique, la raillerie et l’hostilité farouche des dirigeants occidentaux.

    En Egypte, Libye, Congo et de nombreux autres États du Moyen-Orient et d’Afrique, les espoirs investis dans l’indépendance ont été détruits par une alliance entre les élites locales, qui en sont peu à peu venues à accepter que leur survie dépendait de puissants soutiens étrangers, et un leadership politique et affairiste occidental déterminé à faire en sorte que l’indépendance ne leur dénie pas l’accès aux ressources du monde décolonisé.
    En rejetant leurs dirigeants autoritaires, la vague actuelle de révolutionnaires arabes rejette également le système international qui a profité de leur existence.

    Alors que les États-Unis déclarent encore une fois qu’Israël a le droit de se défendre contre les terroristes pendant que les bombes pleuvent sur la Libye, alors que les manifestants continuent d’être tués à Bahreïn, en Syrie, au Yémen et en Irak, et que le nombre de personnes détenues continue de croître, l’idée que l’OTAN cherche à soutenir les combattants de la liberté de ce printemps arabe sonne de plus en plus creux.

    Le bombardement de la Libye au nom de révolution peut être légal, mais le droit international qui autorise une telle action a sûrement perdu sa prétention à être universelle.

  • permalien K. :
    30 mars 2011 @01h06   « »

    Est-il vrai, comme l’affirmait Alexander Haig récemment cité par Yoram Ettinger dans le “Yedioth Ahronot”, que les 3 milliards USD annuels fournis par les Etats-Unis à Israel, et autres gâteries comme les prêts garantis, ne sont rien par rapport aux dizaines de milliards USD que les US économiseraient annuellement grâce à la présence de l’Etat sioniste (Israel est « égale à 5 CIA » affirme l’auteur) dans la région ?

    Israel, on the other hand, was described by the late General Alexander Haig, who was a Supreme Commander of NATO and a US Secretary of State, as "the largest US aircraft carrier, which does not require even one US soldier, cannot be sunk, is the most cost-effective and battle-tested, located in a region which is critical to vital US interests. If there would not be an Israel, the US would have to deploy real aircraft carriers, along with tens of thousands of US soldiers, which would cost tens of billions of dollars annually, dragging the US unnecessarily into local, regional and global conflicts. All of which is spared by the Jewish State."

  • permalien Yvan :
    30 mars 2011 @07h22   « »

    @Deïr Yassin,

    "Dignité" ça se dit "agemmir" en amazight et les Marocains n’ont pas attendu que des colons débarquent de Yanbo pour en faire un des fondements de leur civilisation.

  • permalien Ibn Khaldoun :
    30 mars 2011 @07h35   « »

    Le "berberisme" mène à tout y compris au sionisme....

  • permalien Yvan :
    30 mars 2011 @07h48   « »

    Joli slogan : « Le "berberisme" mène à tout y compris au sionisme.... »

    Autant dire que le "palestinisme" mène au à tout y compris au sionisme !

  • permalien Yvan :
    30 mars 2011 @10h01   « »

    « Le judéocide perpétré par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale a bouleversé la carte du Proche-Orient. Privés de visas occidentaux, les survivants n’avaient souvent plus d’autre choix que l’immigration en Palestine, alors sous mandat britannique.Le mouvement sioniste en tira une légitimité dont il ne jouissait pas jusque-là, même au sein des communautés juives. »

    Au prix cependant d’une propagande négationniste amnésique concernant les accords de la Haavara.

    « Dans les opinons publiques européennes, la mauvaise conscience de ceux qui avaient collaboré au génocide rejoignit la bonne conscience de ceux qui l’avaient combattu pour prôner la création d’un État juif. »

    ... mauvaise conscience quelque peut "épurée" et bien souvent bien cachée par ses dirigeants (comme de Gaulle) et qui étrangement s’est traduite par une floraison de musées de l’holocauste, non pas en Europe, mais aux USA (Holocaust Museums), d’où étaient parties les théories nourrissant les phantasmes de ce fer de lance de l’anti-communisme et de la modernité qu’étaient le parti NAZI et ses financiers WASP... Comment expliquer autrement l’implication des USA en Palestine ?

  • permalien Idris Ier :
    30 mars 2011 @10h46   « »

    Petit conseil à Yvan : évitez d’enrégimenter les berbères marocains pour vous croisades plus que douteuses...

  • permalien Yvan :
    30 mars 2011 @11h12   « »

    @Idris Ier & @Ibn Khaldoun

    Petit conseil pour assouplir vos pompes neuves : utilisez une forme.

  • permalien Laurent Szyster :
    30 mars 2011 @12h54   « »

    Ainsi c’est Israël qui aurait en 1948 privé les Palestiniens de leur droit à l’autodétermination. Et moi qui croyait, bêtement, que Abadallah II avait annexé la Cisjordanie en 1949 tandis que l’Egypte occupait Gaza.

    On nous cache tout, on nous dit rien ...

  • permalien Deïr Yassin :
    30 mars 2011 @12h59   « »

    @ Yvan

    Je comprend mal votre agressivité. J’ai beaucoup de sympathie pour les diverses mouvements de revendications berbères, et ai pu constater avec plaisir que durant la manifestation en soutien à la démocratie au Maroc qui a eu lieu à Trocadero, dimanche le 20 février, les drapeaux amazigh flottaient avec les drapeaux marocains nationaux sans que cela fasse problème.

    Cela n’est pas toujours le cas concernant d’autres pays dont je ne citerai pas le nom pour éviter que certains hystériques nous réécrivent l’histoire de la diversité ethnique au Maghreb.

    Je ne suis donc pas dans une démarche ’négationniste’ vis-à-vis de la culture berbère ni de son plein droit de s’exprimer de toutes les manières qu’elle le souhaite sur la terre de ses ancêtres.

    Je vois d’ailleurs mal ce que les revendications légitimes des berbères ont à faire avec mon opposition à vos propos sur l’absence de dignité chez les Arabes. Que vous nous trouvez indigne, il n’y a pas de problème, cela est votre droit, mais de prétendre que la dignité n’est pas perdue (parce qu’elle n’a jamais existé) relève à mon avis d’une arrogance que je définis au moins comme paternaliste.

    Si j’ai parlé de ’comportement colonial’, j’ai fait allusion à cette manie qu’ont certains Toubabs (dont vous ?) de penser savoir quels sont les sentiments qui animent d’autres peuples, à savoir les sauvages.

    Après, si vous avez des comptes à régler avec les Arabes, très bien, moi aussi, figurez-vous, à commencer par ceux qui ont bradé les droits des Palestiniens.

  • permalien X :
    30 mars 2011 @13h59   « »
    Sur la dignité

    Yvan,
    Je pense que vs faites de la confusion entre dignité et force voire force militaire. On peut être faible et avoir sa dignité. Dans les cas d’occupation que vs citez les arabes ont fait bcp de sacrifices pour retrouver leur indépendance et leur liberté contre des forces coloniales plus puissantes. Ils avaient de la dignité contrairement à ce que vous dites. Le fait que les régimes politiques qui ont suivi se sont transformés, en dictatures et en régimes despotiques policés et brutaux leur a fait perdre leur dignité. On se demandaient comment se fait il que ces gens acceptent ce qu’ils subissent sans broncher. Ce qui améne à un certain mépris. C’est un exemple qui met en évidence ce manque de dignité. Aujourd’hui ils disent haut et fort NON et paient le prix qu’il faut pour. Et on les admire. Il retrouvent et vont retrouver le respect. Ils retrouve bel et bien la dignité qu’ils ont perdue.

  • permalien Yvan :
    30 mars 2011 @15h01   « »

    Deïr Yassin : « Je comprend mal votre agressivité. »

    Je ne vois pas en quoi de faire l’impasse sur votre sibylline allusion à la puanteur néo-coloniale, suite à ma remarque sur "la perte de dignité" ressentie par certains manifestants, peut-être perçu comme "agressif".

    Je n’ai pas de passion particulière pour les berbères, ni de ressentiment contre les arabes, mais il se fait que j’ai passé pas mal de temps entre Zarzis et Tetouan, et que j’y ai surtout rencontré des Berbères.

    Et il se fait aussi que le seul homme politique que j’y ai croisé, bien qu’originaire de Kabylie, était le plus anti-kabyle de tous, Boumedienne (je reste malgré tout persuadé que c’est parce que que son panarabisme était politiquement, à ce moment, plus opportun).

    Je partage l’opinion de ceux qui sur ce site s’insurgent contre le colonialisme européen et l’impérialisme US, dans la mesure où je suis contre l’impérialisme et le colonialisme en général, et d’où qu’il vienne. Donc je suis contre ceux qui ne dénoncent que le colonialisme européen et que le l’impérialisme américain.

    Quand des manifestants veulent "retrouver leur dignité" alors qu’ils sont supposés avoir été libérés du colonialisme (européen) depuis 50 ans, il faut bien admettre qu’un autre colonialisme s’est substitué au premier, parce que que c’est le propre du colonialisme de maintenir l’"indigène" dans l’indignité.

    Si c’est ce que vous vouliez dire par « Un relent néo-colonialiste ?? ».... alors nous sommes d’accord.

  • permalien Deïr Yassin :
    30 mars 2011 @16h49   « »

    @ Yvan

    Si j’ai écrit ’relent néo-colonial’ - et je m’excuse de vous avoir vexé - ce que votre ’aucune dignité a été bafouée’ ainsi que les phrases qui précèdent impliquent qu’aucune dignité n’a jamais existé et que je ne vois pas ce qui vous fait dire cela étant donné que vous ne faites pas partie du groupe dont il est question.

    Je ne veux pas dire par là que vous n’avez pas le droit de critiquer, mais que cette phrase m’avait frappée comme particulièrement offensive de la part de quelqu’un de l’extérieur.

    Sans vouloir être prétentieuse - et d’ailleurs cela ne m’englobe pas vu que je ne vis pas sur place- mais je pense par exemple que le peuple palestinien dans son ensemble se comporte avec beaucoup de dignité malgré tout ce que lui arrive et quoique disent certains.

    Boumedienne était originaire de la région de Guelma, et d’après ce que je sache, cela ne se trouve pas en Kabylie, ni la Grande ni la Petite, sauf si la région y a été transférée depuis. La Numidie, oui, berbères à l’origine oui, mais ’en Kabylie’, cela fait un peu ’maximaliste’ comme revendication, je crois.

    Je suis d’accord avec vos remarques sur l’impérialisme qui n’est pas qu’occidental. Il suffit de voir comment certains ici sont capables de rayer de l’histoire les ethnies non-arabes de l’Afrique du Nord ou islamiser le Moyen Orient avec un trait de plume.

  • permalien Yvan :
    30 mars 2011 @17h42   « »

    Vous n’avez pas à vous excuser, puisque je vous le répète une troisième fois je n’ai pas entendu vos propos. Bien je vous ait offert une porte de sortie honorable, vous souhaitez revenir sur le sujet. Je respecte votre choix mais je persiste à ne pas me sentir concerné.

    Boumedienne est né à Aïn Hassainia, d’une famille originaire de Jijel, qui est loin de la péninsule arabique, en Petite Kabylie.

  • permalien Henri :
    30 mars 2011 @18h36   « »

    une guerre civile judéo-palestinienne

    En 1947, le terme palestinien désignait la population juive de la Palestine mandataire. Jamais les populations arabes ne sont identifiées à ce terme avant la fin des années 50.

    les forces juives, supérieures en nombre et en armement

    La population juive représentait 30 à 35% de la population du territoire sous mandat, difficile de penser qu’ils soient supérieurs en nombre.
    Quant à l’armement, les juifs n’avaient que quelques armes introduites en contrebande et une petite production locale de mortiers faits avec des tuyaux (Les fameuses Davidka, presque aussi dangereuses pour leurs servants que pour l’ennemi).
    Ce n’est qu’à partir d’avril 1948 que les premières livraisons d’armes arrivent, trois mois après l’entrée massive de troupes arabes dans le territoire sous mandat.
    La supériorité des juifs sur les arabes dans ce conflit n’est ni numérique ni liée à l’armement, mais elle résulte de deux facteurs :
    Les juifs de Palestine s’étaient engagés aux cotés des alliés durant la seconde guerre mondiale et avaient acquis une expérience de la guerre et de l’organisation d’une armée.
    Les juifs de Palestine, après les émeutes arabes de 1929, 1936 et 1947 savaient que le refus du partage territorial conduirait à une guerre sans merci. A la lumière de la Shoah, ils savaient que personne ne les aiderait s’ils ne s’aidaient pas eux-mêmes.
    Le général "Ein Breira" (en hébreu : il n’y a pas d’autre choix) est le vrai facteur de supériorité dans ce conflit.

  • permalien K. :
    30 mars 2011 @19h26   « »

    Comme celle de tous ses prédécesseurs, la politique internationale du président Obama s’avère tributaire des échéances intérieures, dans lesquelles le lobby pro-israélien intervient désormais directement.

    Et le lobby conseille maintenant aux partisans juifs de Obama de bien faire comprendre à ce dernier que s’opposer aux justes desseins de Netanyahou serait « suicidaire politiquement. »

    The question is whether, in the coming months, Jewish Democrats will make it clear to their party’s leader that a betrayal of Israel is not only wrong but political suicide.

  • permalien Laurent Szyster :
    30 mars 2011 @20h09   « »

    Décidément j’ai de terrible lacunes en histoire contemporaine du Proche Orient !

    Moi, idiot que je suis, je pensais que les deux interventions US en Irak avait pour but la défense des approvisionnement pétrolier au Koweit et puis le contrôle du pétrole irakien. Mais non, c’était un sombre complot "sioniste".

    Bêtement aussi j’avais cru comprendre que la guerre civile au liban a commencée en 1975 et qu’elle était due en grande partie à la constitution au sud d’un état dans l’état par l’OLP.

    Vraiment, merci à M. Vidal de m’ouvrir les yeux !

  • permalien Deïr Yassin :
    30 mars 2011 @21h55   « »

    @ Henri

    Vous nous servez la propagande déjà maintes fois réfutée sur ’les Juifs inférieurs en nombre et pauvrement équipés face à cinq ou sept armées arabes’, selon le degré de chutzpah.

    Le mythe du David contre Goliath servi à des sauces nouvelles chaque semaine.

    Je vous conseille Avi Shlaim "The Debate about 1948". International Journal of Middle East Studies, vol. 27, No. 3 (1999), p. 287-304.

    Sinon ce livre coédité par le même Avi Shlaim, professeur à Oxford, et considéré LE spécialiste de la guerre ’47-49 :

    - http://books.google.fr/books?id=h3E...

    Le titre vous va à merveille : "The War for Palestine : rewriting the history of 1948".

    Vous trouvez le chapitre 3 sur le net : "Israel and the Arab Coalition in 1948" où Shlaim réfute le nombre supérieur des armées arabes. Cela fut bien le contraire. La même chose vaut pour votre propos sur l’infériorité en armes.

    Dans votre "l’entrée massive de troupes arabes dans le territoire sous mandat" vous avez oublié de spécifier que ces troupes n’ont pas dépassé les frontières de ce qu’allait devenir l’Etat arabe, sauf à Jérusalem, destiné à être sous contrôle international. Cela fait beaucoup d’imprécisions et d’approximations, d’un seul coup ....


    @ Yvan

    "loin de la Péninsule arabique"

    Vous ferez mieux de réviser vos cours de "Qu’est-ce qu’un Arabe". Etre Arabe n’a rien à voir avec la Péninsule arabique.

    Marrant, le dernier qui m’a dit cela fut un ultra-sioniste : ’que les Arabes - à savoir les Palestiniens - n’avaient qu’à retourner dans la Péninsule Arabique.’ Comme quoi ...

  • permalien Deïr Yassin :
    30 mars 2011 @22h05   « »

    @ Szyster 20h09

    "Décidément j’ai de terrible lacunes en histoire contemporaine du Proche Orient"

    Depuis le temps qu’on vous le dit ...

  • permalien Sakhra :
    30 mars 2011 @22h05   « »

    @ Yvan,

    Et il se fait aussi que le seul homme politique que j’y ai croisé, bien qu’originaire de Kabylie, était le plus anti-kabyle de tous, Boumedienne (je reste malgré tout persuadé que c’est parce que que son panarabisme était politiquement, à ce moment, plus opportun).

    C’est lui, qui vous l’a dit ?

    Boumédiène n’était pas kabyle, mais chaoui.Il est bien né à Ain Hassainia, qui n’est pas en petite Kabylie, mais à 15 km de Guelma, et Guelma se trouve dans la région chaouie et non dans la région kabyle.Son père, chaoui était arabophone, et sa mère berbérophone parlait le chaoui.
    Comme l’immense majorité des Algériens, Boumédiène était berbère de culture et de civilisation arabe.
    Ni les Egyptiens, ni les Libanais, ni les Syriens ne viennent de la péninsule arabique....Leur culture (y compris celle des chrétiens) et leur civilisation sont arabes...

    Au fait, savez-vous d’où vient le mot "Kabyle" ?Sa racine n’est-elle pas arabe.

    Autre chose, le mot "dignité" se dit "thirougza"en parler de la région kabyle. "agemmir" doit se dire, mais peut-être dans le parler" shelha" marocain et ouest algérien.Comme dans tous les pays,, il y a des différences régionales, en Algérie,mais pas d’Etats , ni de nations différentes.

    Quant aux supplétifs des "sionistes modérés" de ce blog, malheureusement pour eux, ils sont nombreux les "hystériques, qui dénoncent la vision néo-coloniale de l’Algérie, divisée entre ethnies Arabes "sauvages" et "Kabyles" descendants des Gaulois, al hamdoullillah ...la culture berbère est le patrimoine de tous les Algériens.
    En Algérie, on ne pourra pas sortir les chites C/ les sunnites, alors on essaie "Kabyles" c/ Arabes", pour mieux déguiser l"arabophobie" et l"’islamophobie " des supplétifs, en quête de "reconnaissance".
    Un hystérique "kabyle" (qui a sûrement la haine de soi",)

    "L’utilisation du fait berbère dans l’Algérie coloniale"
    Qui est encore d’actualité :
    suite..

  • permalien Sakhra :
    30 mars 2011 @22h08   « »

    Mahfoud Kadache, historien Algérien :

    Les milieux administratifs ne renonçaient pas au berbérisme. La manœuvre coloniale apparut à la veille de la guerre de libération[28], nettement et grossièrement dans le petit ouvrage de l’Houssine Mtougui, condensé de toute la thèse berbériste.

    Le grand scandale pour l’auteur est que les Berbères « surtout dans les villes aiment assez qu’on les prennent pour des Arabes » « car les Berbères ont bien tort de s’incliner devant ce gobinisme oriental, car ce n’est pas en reniant ses origines qu’on se grandit, c’est en avouant, en les revendiquant et de leur rappeler qu’ils n’ont rien à gagner à se recommander de la civilisation arabe », car « l’arabe classique est une langue morte, la civilisation dite arabe c’est bel et bien une civilisation berbère, elle ne doit rien aux Arabes, la Berbérie n’a jamais été l’Orient, elle en est plus que jamais éloignée. » L’avenir c’est le continent européen, la Berbérie « est devenue l’intermédiaire indispensable entre l’Europe occidentale et le continent noir, elle se situe sur un axe nord-sud dont les événements font le plus apparaître la solidarité… L’Eurafrique, les Etats-Unis français d’Eurafrique l’avenir est là. »

    Que disent les "berbéristes" aujourd’hui ?

  • permalien Yvan :
    30 mars 2011 @23h00   « »

    @Sakhra,

    Ne vous donnez pas la peine de recopier mes messages, je pense qu’une seule version suffit.

    - A aucun moment je n’ai dit que Boumedienne était Kabyle (là vous avez perdu votre temps). A ce propos savez-vous que le nom "Ain Hassainia", n’est pas Arabe ?

    - Si je vous parle du Maroc et de l’amazight , ce n’est pas pour vous parler du kabyle (là aussi vous avez perdu votre temps).

    - Les Malgaches les Algériens, ou les Vietnamiens, ne venaient pas de France, pourtant pendant un siècle ils ont étés de culture française c’est le principe de tout colonisateur d’imposer sa culture au colonisé (là encore vous auriez pu gagner du temps). Ce n’est tout de même pas par hasard si le Malik du Magheb fait remonter ses origines à l’oasis de Yambo en Arabie Saoudite.

    Si vous le voulez, Boumedienne peut vous dire lui-même ce qu’il pense des Kabyles, comme ça on gagnera tous de temps : ici.

    ... et en voilà les conséquences : Algérie : politique d’arabisation

  • permalien K. :
    30 mars 2011 @23h04   « »

    Il est curieux que certains aspects du discours d’avant-hier (28/03) de Obama sur l’opération en Libye (devant un parterre de militaires...), aient été complètement occultés par la plupart des médias.

    Barack Obama y affirme vouloir orienter les Etats-Unis vers un interventionnisme qui ne sera pas seulement motivé par la défense de « la sécurité » des Etats-Unis, mais aussi par la défense de ses « intérêts » et de ses « valeurs », ces dernières imposant, entre autres, aux Etats-Unis de « prévenir les génocides » et de « garder la paix »

    There will be times, though, when our safety is not directly threatened, but our interests and our values are. Sometimes, the course of history poses challenges that threaten our common humanity and our common security—responding to natural disasters, for example ; or preventing genocide and keeping the peace ; ensuring regional security, and maintaining the flow of commerce. These may not be America’s problems alone, but they are important to us. They’re problems worth solving. And in these circumstances, we know that the United States, as the world’s most powerful nation, will often be called upon to help.

    Un éventail de motifs d’intervention suffisamment large pour que les contradictions entre les différents motifs sautent aux yeux, y compris aux yeux des esprits les mieux intentionnés comme Jim Lobe, pour le coup trop bien intentionné, puisque ne rendant compte qu’incidemment* de l’aspect unilatéraliste de la “doctrine Obama”.

    Obama : I’ve made it clear that I will never hesitate to use our military swiftly, decisively, and unilaterally when necessary to defend our people, our homeland, our allies and our core interests. That’s why we’re going after al Qaeda wherever they seek a foothold. That is why we continue to fight in Afghanistan, even as we have ended our combat mission in Iraq and removed more than 100,000 troops from that country.

    * Jim Lobe : « an "Obama Doctrine" that, while not nearly as aggressive and unilateralist as that of his predecessor, George W. Bush, nonetheless prescribed a leading or an "exceptional" role for the United States in protecting and promoting its "values" around the world. »

  • permalien Wajdi :
    30 mars 2011 @23h26   « »
    araboberbère

    A ce propos savez-vous que le nom "Ain Hassainia", n’est pas Arabe ?

    Bizarre, je me mets à comprendre le kabyle maintenant ! Je peux comprendre que l’on essaye de monter les berbères contre les arabes, mais de là à se couvrir de ridicule à ce point...

  • permalien Yvan :
    30 mars 2011 @23h34   « »

    @Wajdi

    Savez-vous que le mot "berbère" est d’origine romaine ?

  • permalien X :
    31 mars 2011 @00h00   « »

    Yvan,
    L’origine du Ain ....n’est pas arabe mais berbère, et l’origine du mot berbère lui même n’est pas berbère mais romain, et l’origine du mot romain n’est peut être pas romain mais ....
    Arrêtez, ça devient ridicule. Et ça C’est du français made in France.

  • permalien Orangerouge :
    31 mars 2011 @00h29   « »
    Bahreïn : le blogueur Mahmood Al-Yousif arrêté

    Vers 3 heures du matin heure locale de Bahreïn, le blogueur Mahmood al-Yousif a été arrêté à son domicile.

    Avant de suivre la police, le blogueur a publié ce tweet :

    "Police est là pour moi"

    http://fr.globalvoicesonline.org/20...

  • permalien Yvan :
    31 mars 2011 @07h31   « »

    @x

    Bien sûr que c’est ridicule, mais je préfère que ce soit vous qui le disiez. C’était juste pour répondre à la remarque ridicule de Sakhra : « Au fait, savez-vous d’où vient le mot "Kabyle" ?Sa racine n’est-elle pas arabe. » et à la remarque encore plus ridicule de Deïr Yassin, qui prétendait que Boumedienne, n’était pas d’une famille originaire de Kabylie avec la passion d’une mère juive.

    ... mais au-delà du ridicule, il y a là un fameux trousseau de clé, pour qui veut non seulement comprendre le Moyen Orient, mais aussi sa zone d’influence en l’occurrence , ici le Maghreb (Extrême-Occident ?).

    Á l’heure où les évangélistes américains investissent la Kabylie, et où la CIA infiltre les insurgés libyens (et pourquoi pas les marocains et les algériens ?), il est bon de savoir comment fonctionne la société nord africaine qui sans scrupule, des phéniciens aux grecs a bien volontiers acceptée de passer de berbero-romaine (et même judeo-bérbère), à arabo-kabyle (là je fais l’économie des différentes dynasties, et inter-dynasties) arabo-andalous, turco-maghrebine, puis franco-algérienne (et italo- et hispano-), arabo-algérienne, islamo-algérienne (avec ces mosquées ostentatoires des Saouds qui sont venues remplacer les petites mosquées maghrebines dans les années 80), pourvu qu’on ne touche pas un poil de la culture des peuples imazighen.

  • permalien Henri :
    31 mars 2011 @09h36   « »

    @Deir Yacine

    Il faudra que vous m’expliquiez comment avec un tiers de la population, les juifs pouvaient se trouver en supériorité numérique !!

    Quant à l’armement les sources que vous citez reconnaissent la supériorité arabe jusqu’au printemps 1948.

    Si ...les troupes arabes n’ont pas dépassé les frontières...
    ce n’est pas par un choix que vous sous entendez comme éthique :
    Les armées arabes ne se sont pas déployées au delà du territoire qui leur était attribué.
    mais c’est plus simplement faute de réussite militaire.

    Il est certain que l’absence de commandement unique et de volonté stratégique et politique ont été des facteurs non négligeables de la défaite arabe. Le commandement sioniste avait lui des buts clairs : survie des populations et établissement d’un État.

  • permalien Orangerouge :
    31 mars 2011 @10h25   « »
    Racisme crasse doublé de sexisme, d’Yves Calvi et Dominique Renyé, à la télévision française :

    A C dans l’air, hier soir, on parle "des Français", "des musulmans", des "femmes" ... des entités bien séparées dans les têtes d’Yves Calvi et Dominique Renyé dans cette émission parfois informative mais bel et bien raciste et sexiste.

    Sur un plateau où dominent comme toujours de manière écrasante, les hommes, blancs, et de préférence défenseurs de la politique israélienne d’épuration ethnique, Yves Calvi et Dominique Renyé, ont eu le culot d’interroger le représentant du moment des "musulmans" : "vous comprenez, les femmes elles ont lutté pour leurs droits, elles aimeraient bien savoir ..." (soupçon sous-entendu que les musulmans ne reconnaîtraient pas l’égalité homme-femme).

    Renyé est un homme, vraiment très à droite, et n’a jamais un mot contre l’épuration ethnique menée par Israël, cela explique qu’il soit l’un des intervenants quasi-permanents des émissions de Calvi.

    Je lutte pour mes droits contre les salopards qui s’attribuent tous les pouvoirs :

    Les hommes, blancs, racistes et sionistes, qui ont le quasi-monopole de l’expression médiatique et politique en France, sont les premiers ennemis des femmes, et n’ont aucun droit de parler en leur nom !

  • permalien Yann :
    31 mars 2011 @10h46   « »

    you didn’t need to be an expert on Libya to know which way the wind was blowing…
    Max Ajl, 31/03/2011

    Revolution is a delicate flower : we don’t know how to make it bloom, but we do know from history quite well know to kill it : foreign intervention.
    (...)
    One thing is correct : legitimacy matters, and the absurd adventurism of the opposition elements in Libya shows that they knew from the outset that they could not gain legitimacy. In lieu of a social program, they called for a bombing program. The West surveyed the scene until it decided that the opposition — helmed by a former Qaddafi henchman, advised on economic matter by Ali Tarhouni, a US-educated professor of economics (yes, that’s all we need to know), its defense forces led by CIA asset Khalifa Hifter — would be a set of scoundrels even more pliant to power than post-2004 Qaddafi.
    (...)
    There is no point in being confused about this. It was going a bad way from the outset, and now blathering Arab Marxists are calling for bombarding Tripoli to prevent the bombardment of Benghazi.
    (...)
    Opposition to imperialist wars need not be well thought-out. We know enough history to know that we always make it worse. Opposition should be instinctual. Period. If by some miracle the bombs of the empire produce revolution, I’ll happily repent. Until then, count the bodies. Each one. They’re not just Obama’s this time. They’re also yours.

  • permalien X :
    31 mars 2011 @11h02   « »

    Près de quatre-vingt-dix ans après la dissolution de l’Empire ottoman, le Proche-Orient ne connaît donc toujours ni la paix, ni le développement.

    en plus d’avoir trahi c’étaient des naïfs( ceux qui se sont alliés avec les anglais et français contre l’Empire Ottoman)

    Nous évoquerons les raisons, multiples, de cette situation dans les entrées concernées de ces 100 Clés du Proche-Orient : héritage de la domination coloniale, succès mais aussi échecs du mouvement national arabe, dégénérescence souvent dictatoriale des pouvoirs « socialistes »

    Il serait intéressant d’avoir le point de vu des intéressés eux- mêmes , les gens ordinaires et pas seulement l’élite intectuelle : pourquoi ça na pas marché ?
    ,

    absence d’alternatives progressistes, repli faute de mieux sur l’identité musulmane, etc.

    pourquoi "faute de mieux" ? Heureusement qu’il reste notre identité musulmane ,à quoi s’accrocher pour se sauver et résister( le fameux soumoud et sabr) quand tout le reste a foiré. A moins de s’immoler par le feux !

    je fais très bien la différence entre "identité musulmane et "islamisme". Ce dernier pour moi est le résultat de l’entente entre le wahabisme( financé par les Saouds et les monarchies du Golfe) et la CIA. Voyez l’histoire des Frêres Musulmans comment ils ont changé apres leur exil saoudien apres la repression de Nasser les années 60 de l’ancien siècle. En fait les "islamistes" qu’ils en aient conscience ou pas sont des vassaux de l’Amérique.

  • permalien X :
    31 mars 2011 @11h22   « »

    Yvan

    il est bon de savoir comment fonctionne la société nord africaine qui sans scrupule, des phéniciens aux grecs a bien volontiers acceptée de passer de berbero-romaine (et même judeo-bérbère), à arabo-kabyle (là je fais l’économi blabla bla

    Que voulez dire exactement ?

    Peut etre ceci En 202 av. J.-C., par sa victoire à Zama, Scipion le Père, dit l’Africain, qui s’était assuré le concours des princes numides locaux - ayons ici une pieuse pensée pour nos princes arabes aujourd’hui, et célébrons pour eux la Prière de l’Absent ! - a mis fin à la puissance militaire de Carthage qui fut totalement désarmée : elle livra tous ses blindés, pardon, tous ses éléphants ; de sa puissante flotte, elle ne garda qu’une dizaine de navires, et dut s’engager à payer une indemnité de 10.000 talents (il n’y avait pas encore de pétrole à partager), échelonnés sur 50 ans.

    http://oumma.com/Comme-Carthage-il-...

  • permalien Deïr Yassin :
    31 mars 2011 @12h27   « »

    @ Henri

    La guerre a duré de novembre ’47 au printemps ’49, et de postuler que les Arabes étaient mieux armés est donc une manipulation.

    "Il faudra que vous m’expliquez comment avec un tiers de la population, les juifs pouvaient se trouver en supériorité numérique !!!

    Depuis quand le nombre d’une population reflète la taille d’une armée ? La composition sociologique de la population juive en Palestine et l’arrivée de sionistes de la diaspora y est pour quelque chose. Vous pourriez aussi vous mettre à effectivement lire des choses sur le sujet au lieu de nous présenter la Hasbara habituelle.

    L’article de Avi Shlaim que j’ai déjà mentionné en parle. Il est sur le net. Sinon vous avez ceci aussi :

    - www.press.umich.edu/pdf/9780...

    Avi Shlaim a aussi écrit "Collusion Across the Jordan : King Abdullah, the Zionist Movement, and the Partition of Palestine" sur la traîtrise d’Abdullah qui avait secrètement négocié avec le mouvement sioniste : il a accepté l’Etat d’Israël, a promis de ne pas l’attaquer contre un ’droit’ d’annexion des territoires destinées à l’Etat arabe selon le Plan de Partage.

    Vous avez aussi Simha Flapan : "The Birth of Israel : Myth and Realities".

    Un article d’introduction de Dominique Vidal :
    - www.monde-diplomatique.fr/19...

    Je ne sous entends rien du tout. Personnellement, je ne reconnais pas le droit de l’ONU - sans parler des circonstances du vote - de donner la terre des gens à d’autres aussi tragique soit leur histoire. Si les armées arabes avaient massivement attaqué dans toute la Palestine, cela ne m’aurait pas choqué, mais cela ne fut pas le cas. Ils n’ont pas dépassé les frontières de l’Etat arabe.

    Au lieu de me ’demander des explications’ alors que j’ai posté plusieurs références : si vous pourriez m’expliquer comment cela se fait que le massacre de Deïr Yassin a pu avoir lieu ?

    Plusieurs semaines avant la date de l’Indépendance de l’Etat hébreu, un village qui se trouvait dans une territoire destinée à l’Etat arabe et dont les habitants avaient déclaré leur neutralité et leur volonté de vivre paisiblement avec leur voisins juifs. Si vous pourriez m’expliquer cela ...

    Aujourd’hui le "Kfar Shaul Mental Health Center", un hôpital psychiatrique se trouve dans les bâtiments qui restent du village Deïr Yassin... avec une vue en direct de Yad Vashem. L’histoire ne dit quelles sont les maladies qui s’y soignent mais cela doit être la paranoïa, la schizophrénie, et ce maladie si présent en Israël : ’blaming the victims’.

  • permalien Stan :
    31 mars 2011 @17h15   « »

    Des conflits qui risquent par ailleurs de perdurer, à voir sur l’observatoire des idées le "simulateur de révolution arabe"

    http://observatoiredesidees.blogspo...

  • permalien Zulfikar-Ansar :
    31 mars 2011 @18h59   « »

    Bonsoir à tous,

    Sur la question relative au nombre des forces armées juives et arabes en 1947-1949, on peut lire ce billet, ce dessous, de Dominique Vidal posté le 18 février 2008

    Blog Visions cartographiques : La Palestine des archives aux cartes

    Bonne fin de semaine à tous.

  • permalien Nathan :
    1er avril 2011 @16h27   « »

    Ce qui a eu lieu aujourd’hui en Afghanistan me rappelle certains intervenants sur ce blog.

    Le 20 mars, un pasteur du nom de Terry Jones brûle un exemplaire du Coran. Pure provocation imbécile, bien sûr.

    Aujourd’hui, plusieurs centaines d’Afghans se vengent sur des représentants des Nations-Unies aux cris de "Mort aux Etats-Unis, mort à Israël". Bilan : une dizaine de morts.

    Ce que Israël a à voir dans tout ceci m’échappe complètement.

    Ah, la tribu des Yahouds ! Quel bouc émissaire commode !

  • permalien Deïr Yassin :
    1er avril 2011 @18h01   « »

    Et Nathan dans sa position préférée : celle de victime. Il adore cela.

  • permalien Tristan :
    1er avril 2011 @20h34   « »

    @Nathan

    Ce que Israël a à voir dans tout ceci m’échappe complètement.

    On peut le regréter, mais, il se trouve qu’Israël polarise le monde.

    L’ONU est vue, de plus en plus, comme étant l’auto déclarée "communauté internationnale", entre les mains de ceux qui se nomment "l’occident judéo-chrétien".

    Effectivement, c’est très malsain, cette indentifiaction USA, Israël et juifs. Avec, surtout, qui lie le toute, le sionisme eschatologique du fondamentalisme protestant (même, des fois, clairement antisémite).

    Mais, dans cette histoire, je ne crois pas que la dizaine de morts soient des juifs ou des Israéliens, et les USA comme l’ONU sont un peu pour quelque chose, dans la situation catastrophique dans laquel se trouve l’Afghanistan, aujourd’hui.

    J’aurais sérieusement peur pour les juifs, le jour de la chute des USA. Ceux qui s’indentifient comme judéo-chrétiens, aujourd’hui, vont très certainement se retourner contre le bouc émissaire commode, à ce moment là.

    Je sais bien, l’extrême droite, comme l’UDC, en Suisse, jure qu’ils sont, à jamais, des judéophiles. Moi, je ne leur ferait vraiment pas confiance. Oui, ils sont sionistes et défendront Israël contre les "barbares musulmans". Mais, si le bouc émisaire "arabo-musulman" se relève (ce qui va sûrement arriver), ils devront trouver une autre cible.

    J’ai bien peur que les imbéciles comme Terry Jones feront partie des premiers à se retourner contre les juifs, le jour où ils se rendront compte que leur délire sioniste n’aura pas permis le retour du Christ, pour règler tous les problèmes du monde. Les boucs émisaires sont là pour ca : plutôt que de prendre ses responsabilités, c’est bien plus commode de la donner à d’autres

  • permalien Orangerouge :
    1er avril 2011 @22h23   « »
    Qui peut menacer le président des Etats-Unis ? Les sionistes.

    Un article d’un sioniste qui se termine par une menace parfaitement claire envers Obama :

    La question est de savoir si, dans les prochains mois, les démocrates juifs feront clairement comprendre au chef de leur parti qu’une trahison d’Israël est, non seulement une erreur, mais un suicide politique.

    http://www.commentarymagazine.com/2...

  • permalien K. :
    1er avril 2011 @23h29   « »

    ..."mort à Israël". Bilan (..) Ah, la tribu des Yahouds.

    “Yahoud” (sans le s), pour ceux qui ne le sauraient pas, est le mot arabe signifiant juifs (au pluriel).

    Les Afghans n’ont pas dit “juifs” mais “Israel”, et je ne sais pas si dans les langues afghanes, juifs se dit “Yahoud”.

    - Amira Hass :

    Israël est assez habile pour agir comme la partie menacée et cacher ses mortelles performances.

    - Zeev Sternhell (par ailleurs bien indulgent avec la droite européenne) :

    ...in this country [Israel] the racists, the extreme and clerical right is the government, with only a vacuum opposing it.

    - Gilles Paris :

    La jeunesse israélienne : à droite toute

    En complément, Carlo Strenger, haaretz.com/blogs/strenger-than-fiction/as-israel-perpetuates-occupation-its-youth-sees-little-value-in-peace-and-freedom-1.353487

    Israeli youth grows up seeing a parliament that passes nationalist, often outright racist laws, hears a Prime Minister who keeps fanning fear of Israel’s imminent demise by Iranian attack, and is told the world hates Israel no matter what it does.

  • permalien K. :
    2 avril 2011 @00h12   « »

    Nassurdine Haidari, “adjoint au maire PS du 1er secteur de Marseille”, devrait éclairer Zeev Sternhell.

  • permalien X :
    2 avril 2011 @04h00   « »

    Sans la création forcée d’Israël et l’humiliation des musulmans qui a suivi cet act d’agression, Ben Laden aurait été encore aujourd’hui l’homme d’affaire prospère qu’il fut. Et il n’aurait eu aucune raison de faire sauter les tours jumelles et les USA n’aurait pas eu de raison d’aller faire la guerre à l’Afghanistan.

    Ss oublier que la politique us de la région est très influencés par les sionistes, incluant les guerres et la paix.

    Et comme Nathan les afghans voient bien que le gvnmt de Tel Aviv est fasciste et que son fascisme est dirigé contre des musulmans.

    Ce qq raisons qui pourraient expliquer les cris afghans. Mais il y ’en auraient bien d’autres.

  • permalien gloc :
    2 avril 2011 @07h11   « »

    Nathan : Ce qui a eu lieu aujourd’hui en Afghanistan me rappelle certains intervenants sur ce blog.

    Démonstration, s’il en est, que le crétinisme (le mot n’est pas bénin) est la valeur la mieux partagée par l’humanité.

    Nathan joignant sa petite voix fluette à l’indignation de l’"homme de dieu" :

    Dans des déclarations à la chaîne de télévision Sky News, M. Jones a demandé que les auteurs des meurtres soient traduits en justice. « Les gens qui ont fait ça devraient rendre compte » de leurs actes, a déclaré le pasteur, interrogé à son domicile en Floride.

    ... dans un bel œcuménisme sacrificiel :
    « Les chrétiens qui vivent dans des pays musulmens ne peuvent pas s’exprimer, c’est très difficile pour eux », a-t-il poursuivi. « C’est à nous, dans les pays occidentaux, les pays libres, de nous exprimer pour eux », a-t-il ajouté.
    voilà qui ne manque pas de "spirituel".

    La tribut des "nunuches" n’a pas fini d’empoisonner l’atmosphère... du Moyen Orient.

  • permalien K. :
    2 avril 2011 @10h12   « »

    Ce qui a eu lieu en Afghanistan il y a quelques mois.

    Avertissement : il s’agit d’images extrêmement crues et dérangeantes de morts violentes.

  • permalien gloc :
    2 avril 2011 @10h50   « »

    Il semble bien que le débat sur la laïcité se soit étendu à la "grande tribu internationale des crétins".

    Regain de violence en Afghanistan contre les forces et les représentations étrangères | RFI

  • permalien Orangerouge :
    2 avril 2011 @10h57   « »

    Ce n’est pas si loin du sujet, car la manière dont les Français sont informés explique beaucoup la manière dont ils perçoivent les musulmans en France, et plus loin, les évènements du Proche Orient.

    Comparons les informations sur Fukushima au jourd’hui dans le "journal de référence" français et dans le journal britannique "The independent" :

    http://www.lemonde.fr/asie-pacifiqu...

    http://www.independent.co.uk/news/w...

  • permalien Yann :
    2 avril 2011 @12h26   « »

    Chomsky :

    Those concerned for peace, justice, freedom and democracy should try to find ways to lend support and assistance to Libyans who seek to shape their own future, free from constraints imposed by external powers. We can have hopes about the directions they should pursue, but their future should be in their hands.

  • permalien Nathan :
    2 avril 2011 @15h31   « »

    Il faudrait plutôt parler de la façon dont les musulmans dans le monde sont informés de la situation en France. Le voile d’ignorance est probablement bien plus grand que de l’autre côté. Il y en a encore énormément qui s’imaginent que ce culte est interdit en France. Je me rappelle qu’une délégation d’imams français a du faire le voyage en Arabie saoudite ou en Iran (je ne me souviens plus lequel de ces deux pays) pour expliquer là-bas que les musulmans français étaient parfaitement libres de pratiquer leur religion et qu’il y avait des mosquées en France. Cette suspicion est d’autant plus grotesque que les autorités saoudiennes connaissent exactement le nombre de Français qui font le hadj à la Mecque, chaque pays ayant un quota de pèlerins).

  • permalien Orangerouge :
    2 avril 2011 @16h12   « »
    On sait qu’en Israël emprisonner des enfants, et tirer sur de jeunes adolescents, c’est courant

    Mais l’arrêtestation d’un enfant handicapé, ça je n’en avais pas encore trouvé de trace ...

    http://www.europalestine.com/spip.p...

  • permalien Nathan :
    2 avril 2011 @16h19   « »

    Je ne crois pas que Ben Laden soit devenu un djihadiste à cause de la présence sioniste en Palestine. En tout cas, ce n’est sans doute pas la cause unique. Depuis qu’il a retourné sa veste (il n’avait pas craché sur l’assistance de la CIA lorsque celle-ci l’aidait à lutter contre l’envahisseur soviétique) Ben Laden hait l’Occident et le monde non-musulman en général. Certes, il veut bouter les yahoud hors de Palestine mais cela fait partie d’un plan plus ambitieux visant à établir une sorte de Califat sur deux continents purifié de toute présence étrangère. Cela dit, je me demande ce que Ben Laden a déjà fait concrètement pour ses "frères" palestiniens. Que dalle !

    Le fait d’assigner un motif unique (le sort des Palestiniens) pour rendre compte de l’engagement d’un Ben Laden participe d’une sorte de pensée magique, qui diabolise tout et simplifie à l’extrême. C’est ainsi que l’on rend le sionisme responsable de tout. Israël fait office de "mana" (chez Mauss, c’est une sorte de terme magique qui peut recevoir toutes les significations et servir de grille d’explication à presque tout).

    C’est ainsi que K. peut allègrement associer, par exemple, sionisme et capitalisme (ou libre-marché), comme il l’a fait il y a quelques jours. Comme si le capitalisme n’était pas florissant à Beyrouth ou à Dubaï. Puisque ces deux idéologies sont l’objet de sa détestation, il se permet de faire l’amalgame entre les deux. C’est ce qu’on appelle penser avec ses tripes, pas avec sa tête.

  • permalien X :
    2 avril 2011 @16h37   « »

    Après le discour creu d’Assad, les syriens l’ont défiés et sont redescendu dans la rue vendredi pour réclamer la liberté. Bilan une dizaine de morts. Je pense que les syriens vient de franchir un point de non retour dans leur quête de la liberté.

    Malgré les morts et la brutalité des polices, on entendait hier et ce aujourd’hui plusieurs syriens répêter que la peur est partie. C’est le ponit de non retour Bacahr est foutue ce n’est qu’une question de temps.

    J’ai bcp d’admiration pour la résistance palestiniene, qui a pris une position courageuse et digne malgré malgré le sioutien qu’elle reçoit de l’actuel régime syrien. Plusieurs ont dit que si le soutien qu’ils reçoivent de la Syrie devait être utilisé pour priver les syriens de leur liberté il n’en voulaint pas.

    On ne peut pas dire que les fachos au pouvoir en Israêl ont la moindre dignité. Ils privent les jeunes palestiniens des sites facebook à travers lequel il voulait réclamer leur liberté. Mais avec la visibilité que le geste indigne donne au mouvement c’est l’inverse qui est en train de se produire.

    Si un dictateur quelconque avait fermé des sites internet les sionistes du blog n’auraient pas manqué d’indignation. Pour le peuple palestinien qui a besoin de liberté plus que n’importe qui c’est le silence.

    On n’en reparlera au 15 mai.

  • permalien Deïr Yassin :
    2 avril 2011 @19h10   « »

    @ X

    Vous dites en parlant des fachos au pouvoir en Israël (appellation que je partage) que :

    "Ils privent les jeunes Palestiniens de site facebook à travers lequel ils voulaient réclamer la liberté"

    Cela n’est pas Israël qui a fermé la page facebook appelant à la troisième Intifada, mais une plainte déposée par ADL (certes une officine pro-sioniste dont le but principal est la défense de l’Etat hébreu) et le Ministre de (Des)Information israélien auprès de "Facebook".

    Cette page facebook original appelait explicitement au meurtre des Juifs. Une telle haine de l’Autre n’a rien à voir avec un appel à se révolter, et a heureusement été enlevé. Une nouvelle page a d’ailleurs été mise en ligne tout de suite.

    Rendez-vous vendredi le 15 Mai, au lendemain de la commémoration de la Nakba.

    Pour les Palestiniens en Syrie, la situation risque effectivement de chauffer.
    Abd al-Bârî Atwân, le rédacteur en chef palestinien du quotidien pan-arabe ’Al-Quds al-Arabî’ a mis en garde contre faire des Palestiniens en Syrie des boucs émissaires comme cela fut le cas il y a quelques jours où l’entourage du lionceau a accusé les Palestiniens d’être les instigateurs des violences à Lattakia.

  • permalien Nathan :
    2 avril 2011 @19h45   « »

    Un article fort émouvant de Gideon Levy à propos d’un ami palestinien vivant à Gaza et qui a reçu l’autorisation de retourner pour quelques jours à Tel-Aviv après 18 ans d’absence (il travaillait alors au souk Hatikva où il s’était fait de nombreux amis).

    http://www.haaretz.com/weekend/maga...

  • permalien X :
    2 avril 2011 @20h51   « »

    Deïr Yassin
    Oui vs avez raison et c’est bien ce que je voulais dire et que j’ai peut être mal dit : Isarël a utiliser des gros moyens pour faire fermer des pages (3 pour le moment) palestiniens dont 2 appelant à une 3e intifada. Tout les moyens ont été utilisés : des lettres de ministres au patron de Facebook (qui se définit comme étant d’ origine juive ) aux poursuites réclamant de lui 1 G$ pour qu’ils obtiennent la suppression des pages en question.
    Comme vous je m’oppose aux à " tuer des juifs" mais pourquoi seulement les juifs. Si ils doivent boucler des pages qui appellent à tuer les juifs ils doivent appliquer les mêmes standards pour les autres humains.

    Nathan a écrit souvent que ses poils se dressaient ou qu’il avait froid dans le dos. Chaque fois qu’il a écrit avoir eu ce sentiment un ou des juifs avaient été visés. Pour le moment je pense que Facebook sera plus rationnel lorsque ses actions seront en vente en bourse.

  • permalien Deïr Yassin :
    2 avril 2011 @20h56   « »

    Fort émouvant, en effet, cet article de Gideon Levy, surtout le passage sur Motti, le Juif, qui avait l’habitude de battre ses travailleurs arabes !!!

    Si Nathan trouve fort émouvant cette description d’un Palestinien qui retourne trouver ses ’amis’ en Israël, cela est peut-être parce qu’on entend rien sur la violence ni l’oppression que subissent les Palestiniens - à part Motti qui avait l’habitude de battre ses travailleurs ... ni sur la paie que recevait Munir pour son travail. Ses amis l’aimaient tellement qu’ils l’ont même donné un prénom juif ! Que demande de plus le peuple. Un prénom juif.

    L’histoire ne dit rien non plus sur le lieu d’origine de Munir, car comme 90% des Gazaouis, il est probablement originaire d’un village à l’intérieur de l’Etat d’Israël.

    C’est bizarre. Je trouve cet article très loin du niveau habituel des articles de Gideon Levy. Comme quoi, certains aiment plus des descriptions édulcorées d’une certaine fraternité - à part Motti qui avait l’habitude de battre ses travailleurs - que la violence, pourtant le pain quotidien des Palestiniens.

    Gideon Levy est beaucoup mieux dans ses analyses de la société israéliennes que dans ce genre de mélodrame.

  • permalien Deïr Yassin :
    2 avril 2011 @21h13   « »

    @ X

    Je ne savais pas que la page avait été fermée encore une fois :-( Il faut que les gens qui y postent s’abstiennent des propos trop violents. Au lieu de "jeter les Juifs à la mer", on pourrait les encourager à apprendre à nager :-)) Je m’imagine que les organisations sionistes de France et Navarre passent leur temps à surveiller les commentaires postés.

    De toute façon, la prochaine fois que le peuple palestinien se met en marche, cela n’est ni Abe Foxman ni le Ministre de la Propagande qui les arrêteront.

    Pour ceux qui n’ont pas suivi cette guerre par ’facebook’ interposé :
    - www.arretsurimages.net/vite....

    Gilles Paris a aussi des informations sur son blog.

  • permalien K. :
    2 avril 2011 @21h21   « »

    Avraham Burg

    It is actually we who are repeatedly mixing up proper criticism of Israel with anti-Semitism. (..) As long as "they" are anti-Semites, we feel pure and justified in our own eyes.

  • permalien Nathan :
    2 avril 2011 @23h15   « »

    @ Deïr Yassin

    Si Munir était un palestinien d’Israël, on ne l’aurait pas conseillé d’épouser une palestinienne d’Israël afin qu’il ait une carte d’identité israélienne. Conseil qu’il n’a pas suivi.

    En effet, ce récit n’est pas un conte de fée. Motti le Yéménite avait coutume de battre ses employés arabes. Et Munir, à qui l’on avait donné un nom juif, était apprécié parce qu’il ressemblait presque à un Israélien juif et sans doute à la condition qu’il ne manifeste pas trop ouvertement son identité. A un certain moment, Munir se demande s’il est évident qu’il a l’air arabe, preuve qu’il se regarde avec les yeux des autres. Il bénéficie d’une permission de quelques jours avant de devoir regagner sa prison de Gaza où il déclare être constamment sur le qui-vive. En Israël, il découvre un pays qui se développe et qu’il a du mal à reconnaître tandis que lui, par contre, est condamné à vivre dans un pays assiégé. Bref, on sent constamment un rapport humain qui est celui que le colonisateur entretient avec le colonisé.

    Et pourtant, c’est aussi le récit d’un lien qui s’est créé. A Tel-Aviv, on se souvient de lui. On l’aimait. Et Munir, quant à lui, est resté attaché à ce pays qui n’est plus le sien mais où il a passé une partie de sa jeunesse. Et c’est ce lien, aussi ténu et tordu soit-il, qui mérite d’être souligné. D’autant plus que ça se passe dans un milieu populaire où les tensions sociales sont à fleur de peau, pas entre militants politiques ou intellectuels.

  • permalien Deïr Yassin :
    3 avril 2011 @00h51   « »

    @ Nathan

    "Si Munir était un Palestinien d’Israël ..."

    J’avais pourtant écrit :

    "il est probablement originaire d’un village à l’intérieur de l’Etat d’Israël"

    Tout est dans le "originaire". J’aurais dû écrire "il est probablement originaire d’un village qui se trouvait dans le territoire qui, par la suite, est devenu l’Etat d’Israël et d’où ont été ’ethniquement nettoyés’ ses parents ou ses grand-parents".

    Contrairement à vous, je n’ai pas oublié qu’avant Israël et
    sous Israël est la Palestine.

  • permalien Yvan :
    3 avril 2011 @11h44   « »
    Les sanctions iniques contre Israël vont enfin pouvoir être levées. ☺

    Guerre de Gaza : les "regrets" du juge Goldstone agitent la presse israélienne - LeMonde.fr

    "Si j’avais su ce que je sais maintenant, le rapport Goldstone aurait été un document différent", a notamment affirmé le magistrat sud-africain.

    Le minimum serait tout de même de traduire le juge Goldstone au TPI pour crime contre l’humanité.

    Le même juge qui déclarait dans son rapport :

    Dans tous les documents présentés par le Gouvernement israélien, qui n’ont d’ailleurs pas été versés au dossier de notre enquête puisque le Gouvernement israélien n’a pas voulu coopérer avec nous, il n’est fait mention d’aucune erreur, a-t-il encore précisé.

    Les efforts que déploie Israël pour revenir en première page, en cette période de "révoltes arabes", ne sont tout de même pas assez pathétiques pour effacer les images des crimes de Gaza.

    ... même si cependant ils peuvent susciter une certaine pitié.

  • permalien Cana :
    3 avril 2011 @12h06   « »

    A partir des propos que je lis sur l’identité et surtout de l’origine identitaire d’un peuple, celle des berbères( qui SERAIENT d’origine juive , puis islamisés pas la suite) et celle des palestiniens( qui SERAIENT d’"anciens" juifs") , il est étonnant qu’on n’évoque pas ici l’origine des juifs de Palestine.
    Shlomo Sand n’a-t-il pas énoncé que l’ancêtre du juif de Palestine était un palestinien ? Qui comme quelqu’un l’a dit ici repose - lui et sa cartographie tombé des cartes , comme dirait Mahmoud Darwich- sous la terre de Palestine qui a changé de Nom. Le projet politiquement colon du gouvernement sioniste programme depuis la création de l’Etat juif la production savante du mémoricide( destruction de la mémoire et des vestiges d’un peuple).
    Il y a certaines thèses qui disparaissent comme par magie lorsque la discussion sur l’identité d’un peuple DOIT aboutir à la définition d’une identité politique. Ainsi le palestinien, assiégé dans son propre pays,subissant une déportation infinie, est réduit à devenir soit un islamiste du Hamas, soit un citoyen d’un" pays tombé des cartes", vivant une Non-Histoire ( Aimé Césaire).
    A moins que le chef de l’Etat juif se prenne pour un Pharaon , arme atomique à l’appui, pour agrandir son empire à coup de bluff démocratisant.

  • permalien Azad :
    3 avril 2011 @17h04   « »

    Voici la primordiale clef de voûte d’un possible Proche-Orient pacifié :

    http://paltoday.ps/arabic/uploads/G...

  • permalien Nathan :
    3 avril 2011 @18h45   « »

    Encore 40 morts dans un attentat-suicide contre un mausolée soufi au Pakistan. Plus de 4000 civils pakistanais ont été massacrés par les fascistes talibans depuis l’intervention de l’armée pakistanaise contre la mosquée extrémiste d’Islamabad en 2007.

    http://english.aljazeera.net/news/a...

  • permalien une bille :
    7 avril 2011 @18h02   « »
    Proverbe arabe :

    Il n’est pas d’un grand coeur de différer un bienfait,
    Ni de hâter une vengeance.

    Yémen : Les pays du Golfe poussent Saleh vers la sortie - AOL Fr Canada

    Saleh a soutenu Hussein pendant la guerre du Golf, en français on dit "c’est la réponse du berger à la bergère".

  • permalien Lou :
    7 avril 2011 @22h52   «

    via Mondoweiss

    Lifta est le dernier village palestinien intact pré-1948 en Israël. Les Israéliens veulent y mettre des logements, mais les Palestiniens veulent préserver la zone comme un musée en plein air.

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