Le Monde diplomatique
Accueil du site > Défense en ligne > Les soldats français en Côte d’Ivoire… pour la « bonne cause » (...)

Les soldats français en Côte d’Ivoire… pour la « bonne cause » ?

mardi 5 avril 2011, par Philippe Leymarie

Les hélicoptères « MI-24 » blancs de l’ONU qui tirent des roquettes sur les derniers réduits de Laurent Gbagbo… Les « Gazelle » françaises qui détruisent au canon les chars et batteries des forces restées fidèles au président sortant… La « bataille d’Abidjan », déclenchée après quatre mois de contestations, blocages, médiations, palabres, puis dans un contexte de guerre civile larvée, de massacres interethniques, et de chaos urbain, s’est jouée au final sur cet engagement soudain de la « communauté internationale », jusque-là réputée « impuissante ». Et de l’ancienne puissance coloniale, qui pourtant se jurait de ne plus jamais rééditer les « exploits » du passé. Tout cela au prix d’une dangereuse tombée des masques… même si c’est en principe pour la « bonne cause ».

Un engagement français chasse l’autre. « Quitte ou double » ? « Tournant majeur » ? « Engrenage fatal » ? « Paris à l’assaut du camp Gbagbo » [1] ? En tout cas, ces salves dans la nuit de lundi à mardi, contre certains des armements de supériorité dont disposait encore le président déchu, ont constitué un sacré coup de main en faveur du camp Ouattara, dont les combattants butaient depuis samedi sur les défenses des unités restées fidèles à Laurent Gbagbo.

Le porte-parole de l’état-major français a précisé que ses soldats n’avaient pris pour cibles que « des casernes, des armes lourdes et des véhicules blindés », en vertu du mandat de l’ONU. Les blindés du camp de gendarmerie d’Agban, la poudrière et le camp d’Akouedo (qui abrite trois bataillons de l’armée pro-Gbagbo), le quartier général de la garde républicaine, ainsi que des batteries autour de la résidence présidentielle et du palais semblent avoir été pulvérisés.

A la faveur des frappes aériennes qu’elles attendaient depuis plusieurs jours, les Forces républicaines (pro-Ouattara) ont pu progresser dans les quartiers d’Abidjan. Selon la plupart des observateurs, mardi à la mi-journée, ce n’était plus « qu’une question d’heures ». Le général Philippe Mangou, chef d’état-major de l’armée de M. Gbagbo, affirmait alors que ses troupes ont « arrêté les combats » contre les forces d’Alassane Ouattara et il « demandait un cessez-le-feu » à l’Onuci, pour « protéger les populations, les militaires, partant la Garde républicaine commise à la sécurité du président de la République, le président de la République lui-même et sa famille, et les membres du gouvernement ». Ces derniers négociaient, disait-on, leur reddition…

« Forces impartiales »

Durcissement des moyens de l’ONU. A la mi-février, l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci) – forte d’une dizaine de milliers de casques bleus, mais peu armée – avait révélé que des hélicoptères de combat avaient été mis à sa disposition pour lui permettre de renforcer son dispositif de sécurisation, afin d’assurer « la protection des civils, la protection de l’hôtel Golf (où se trouve retranché le vainqueur de la présidentielle ivoirienne selon la communauté internationale Alassane Ouattara), ainsi que la sauvegarde des résultats de l’élection présidentielle du 28 novembre ». En outre, le mandat des 500 Casques bleus issus de la Mission des Nations unies au Libéria (MINUL), qui avaient été mis à la disposition de l’Onuci pendant l’élection présidentielle, avait été renouvelé pour trois mois, dans l’attente du renfort de 2 000 soldats supplémentaires promis par le Conseil de sécurité (mais dont une partie seulement avaient pu être acheminés en Côte d’Ivoire).

La force Licorne, à puissance variable. Cette force militaire française, dont les effectifs avaient été réduits ces dernières années, passant de 2 600 à 900 hommes, était restée en attente pour assurer la protection de l’importante communauté française (12 000 personnes, dont plus de la moitié de double-nationalités) et servir de force de réaction rapide, au profit de l’Onuci. Elle faisait partie, avec les casques bleus, de ce qu’on appelait les « forces impartiales », pour les distinguer des forcés belligérantes ivoiriennes. Dans la pratique, elle s’était retirée de l’ancienne ligne de front qui avait séparé le nord et le sud de la Côte d’Ivoire à partir de 2002 ; elle restait cantonnée à Abidjan, et n’avait jamais été sollicitée par l’Onuci.

Au fil de la dégradation du climat politique, ces derniers mois, Licorne avait été à nouveau renforcée, passant à 1200 hommes fin janvier ; et complétée ces derniers jours par trois compagnies de légionnaires, de parachutistes, et d’éléments des forces spéciales, prélevées notamment sur les bases françaises au Gabon et au Tchad – jusqu’à constituer un effectif total de 1 650 hommes. Ainsi se vérifie, à nouveau, qu’avec ce réseau de bases en Afrique, actuellement en cours de démontage au moins partiel, Paris dispose – sur un plan technique ou politique – d’une « boîte à outils » militaire qui n’a pas d’équivalent dans le genre.

Vide sécuritaire

Engagement glissant. C’est, une fois de plus, ce que l’on constate dans les cas où une force étrangère est en place dans un pays (comme la force dite « Licorne » [2] en Côte d’Ivoire), avec le souci de la protection des ressortissants étrangers (c’est la mission numéro un de Licorne, détachement provisoire, depuis la dissolution du 43e Bataillon d’infanterie de marine à la demande des anciennes autorités ivoiriennes), mais se retrouvant de proche en proche à faire le coup de feu (soit pour assurer l’exfiltration, dans des conditions parfois périlleuses, d’étrangers dont la sécurité est menacée ; soit pour modifier un rapport de forces, et faire pencher une balance, en application de directives politiques).

Au siècle dernier de nombreuses interventions françaises d’urgence en Afrique, menées sous couvert du sauvetage de ressortissants, avaient débouché sur des processus de « pacification », de présence sur le long terme (avec accusation « d’occupation »), de coopération militaire plus ou moins clandestine, etc., comme au Zaïre, au Congo, en Centrafrique, au Rwanda, au Tchad…

L’inévitable engrenage. Cette participation, même limitée dans le temps, aux combats contre les irrédentistes ivoiriens, a valu aux militaires français d’être à nouveau accusés par les partisans de l’ancien président de vouloir la mort de Laurent Gbagbo, d’occuper la Côte d’Ivoire, etc. L’avocat Jacques Vergès, qui affirmait lundi vouloir porter plainte contre les responsables français pour « crimes contre l’humanité » et « crimes de guerre », a été jusqu’à souhaiter qu’Abidjan devienne « le tombeau des envahisseurs » !

La France s’est retrouvée « aspirée » par le conflit ivoirien, alors qu’elle avait la hantise du scénario de 2004, qui avait débouché sur un affrontement direct. Mais, cette fois, il n’y a pas eu d’engagement au sol face à la foule ou aux combattants pro-Gbagbo, les seuls soldats déployés dans les quartiers ayant été chargés de l’exfiltration des ressortissants étrangers se sentant menacés.

Des obus dans la ville

Paris, comme l’ONU, s’est défendu « d’entrer en guerre » contre la Côte d’Ivoire, comme n’ont pas manqué de l’en accuser les partisans de Gbagbo. Côté français, la justification « politique » de l’intervention a été appuyée sur une série de constatations :

— les troupes de Laurent Gbagbo tiraient, depuis plusieurs semaines, des obus en pleine ville, notamment dans le grand quartier d’Abobo (une des places-fortes des partisans d’Alassane Ouattara) ;
— elles s’en prenaient également, depuis quelques jours, aux soldats, puis au siège de l’Onuci ;
— le vide sécuritaire, et le chaos s’installaient dans la capitale économique, ainsi que dans certaines villes de province, comme Duékué, dont la prise par les forces pro-Ouattara avait donné lieu à des massacres interethniques ayant fait plusieurs centaines de victimes ;
— le président sortant avait promis, naguère, de « braiser » la capitale, s’il son régime était attaqué, il a commencé au milieu de la semaine dernière à armer ses jeunes patriotes – le plus souvent des désœuvrés des quartiers, invités à servir de « boucliers » en cas d’attaque contre leurs champions, Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé (son ministre de la jeunesse, qui avait déjà mené en 2004 des expéditions punitives contre la communauté française) ;
— l’exécutif ivoirien régulièrement élu (sous les auspices de l’ONU) restait assiégé depuis plus de trois mois dans l’hôtel Golf, à Abidjan, où il résidait depuis le scrutin, sans pouvoir exercer la plénitude de ses pouvoirs ;
— en outre, depuis plusieurs semaines, les accusations pointaient sans cesse le « double discours » de la dite communauté internationale : offensive en Libye, mais attentiste en Côte d’Ivoire …

Demande urgente

L’habillage politico-juridique. Il est celui de la légalité internationale : les résolutions successives du Conseil de sécurité mandatent la force des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci) pour faire respecter cette légalité. Ban Ki-Moon, le secrétaire général de l’ONU, avait adressé dans une lettre datée du 3 avril une demande d’aide à Nicolas Sarkozy :

« Il est urgent de lancer les opérations militaires nécessaires pour mettre hors d’état de nuire les armes lourdes qui sont utilisées contre les populations civiles et les casques bleus. L’Onuci a identifié de multiples emplacements concernant ces armes. Etant donnés la nécessité de lancer les opérations contre tous ces emplacements de façon simultanée et les moyens militaires limités de l’Onuci, je vous serais reconnaissant de bien vouloir autoriser, de façon urgente, la force « Licorne », qui est mandatée par le Conseil de sécurité pour appuyer l’Onuci, à exécuter ces opérations conjointement avec l’Onuci. »

« Les hélicoptères des forces françaises visent des armes lourdes et des détachements de blindés utilisés contre la population civile », expliquait donc lundi l’état-major des armées à Paris, en réponse à la demande de l’ONU : des armes qui ont été utilisées ainsi ou pourraient l’être, mais qui dans l’immédiat sont bien des armes d’un belligérant contre un autre. Les frappes lancées par les troupes françaises et celles de l’ONU « visaient à protéger les civils et non à s’attaquer au président sortant Laurent Gbagbo », assurait le secrétaire général des Nations unies : certes, mais – comme dans le cas libyen – l’objectif final non-dit était bien de se débarrasser, d’une manière ou d’une autre, du fauteur de trouble du moment... ce qui semble avoir été fait.

Les Européens et les Américains s’en sont lavé les mains. Le président américain Barack Obama a simplement exhorté à nouveau lundi le président ivoirien sortant à respecter la volonté de ses compatriotes, et à « cesser de revendiquer la présidence ». Et Catherine Ashton s’est contentée, au nom de l’Union européenne, de répéter son message consensuel, mais qui n’implique aucune modalité pratique : « Alassane Ouattara est le président démocratiquement élu de la Côte d’Ivoire et Laurent Gbagbo (doit donc) se retirer immédiatement et se livrer aux autorités légales. La mission des Nations unies en Côte d’Ivoire doit pouvoir pleinement exercer son mandat de protéger la population civile. »

Des Européens tentés – comme le souligne notre confrère du site Bruxelles2 – de laisser la France se débrouiller, pour le meilleur ou pour le pire : elle a des relations historiques et encore des intérêts en Côte d’Ivoire, et connaît mieux le terrain. Les armées de ces pays sont occupées en Afghanistan, voire en Irak, et certaines en Libye : elles sont donc à la limite de leurs capacités. Certaines ont en outre des limites constitutionnelles à leur engagement sur le terrain : Allemagne, Autriche, Irlande. Et toutes doivent compter avec des restrictions budgétaires …

Danger d’instabilité

Quelques questions en suspens, parmi beaucoup d’autres :

— par qui sont pilotés ces hélicoptères armés de l’ONU [3] et quel est leur statut : sont-ils des « casques bleus » dépendants d’un pays, ou des sortes de mercenaires, l’ONU ayant pris le tournant de la « privatisation » de sa propre armée ?
— comment les « forces nouvelles » des ex-rebelles du nord ont-elles pu se reconstituer aussi vite et bien, au point de faire figure – sous le nom de Forces républicaines – d’une véritable armée-bis, avec équipement, encadrement, etc. ?
— comment Laurent Gbagbo, malgré quatre mois de sanctions économiques et autres, a-t-il fait pour fidéliser auprès de lui, jusqu’au bout, certaines unités d’élite de son armée ?

Et des interrogations majeures :

— comment la Côte d’Ivoire, où la légitimité est imposée à coups de canon (tout comme la « liberté » en Libye l’est en ce moment par le truchement des chasseurs de l’OTAN), va-t-elle pouvoir se relever ?
— l’arrivée au pouvoir de Ouattara, au surplus dans ces conditions dramatiques, marque-t-elle un basculement géopolitique, avec une Côte d’Ivoire plus nordiste et musulmane, ou la coupure entre les deux Cote d’Ivoire va-t-elle rester sensible, malgré le règlement du contentieux politique ?
— faut-il craindre, comme prix de ce rétablissement nécessaire d’une légalité internationale bafouée, le retour à une instabilité de fait, qui achèverait de mettre la Côte d’Ivoire à genoux, et ne serait pas sans conséquences sur toute cette fragile région ouest-africaine (Liberia, Guinée, Burkina) ?

Notes

[1] Ce dernier titre est du quotidien Libération du 5 avril 2011.

[2] Les chefs militaires sont de grands poètes, férus de culture gréco-latine, amateurs de sciences héraldiques, etc. Ainsi ont-ils choisi, pour leur contingent en Côte d’Ivoire, cette licorne, animal légendaire : un cheval à corne frontale, pattes d’antilope, queue de lion, barbe de chèvre…

[3] Les pilotes seraient ukrainiens.

28 commentaires sur « Les soldats français en Côte d’Ivoire… pour la “bonne cause” ? »

  • permalien wobebli :
    5 avril 2011 @23h14   »

    En tout cas, cette affaires laissera des traces longtemps après que Sarkozy ait été oublié. L’héroïsme des hommes de Gbagbo "vaincus par la France" peut en faire un héros. Le massacre de centaines de guérés par les hommes de Ouattara dans l’ouest ivoirien, où sont stationnés des centaines de soldats de l’ONU, fait un sanglant contre-point aux proclamations vertueuses du camp des gentils. Srebreniza continue malgré les protestations des ONG et sans que Sarkozy ne se sente concerné.

  • permalien sylvestre :
    6 avril 2011 @09h55   « »

    Comme d’habitude cette affaire a été géré par l’auto-proclamée "communauté internationale" de façon catastrophique. Des élections ont lieu, c’est parfait et c’est un grand progrès étant donné la situation particulière de Côte d’Ivoire. Le résultat de ces élections sont contesté. Pourquoi cette précipitation a vouloir soutenir un candidat contre un autre ?. J’affirme qu’elle est suspecte. Pourquoi ce qui se fait régulièrement dans toute démocratie qui se respecte, y compris aux EU souvenons nous de la première élection de Bush fils, n’est absolument pas possible en Côte d’Ivoire ? Surtout lorsque l’on sait les conditions dans lesquelles ont pu avoir lieu les élections dans une partie du pays plus ou moins sous contrôle de la rebellions. Si ce processus normal avait été respecté, il y a de grandes chances pour que les choses se soient apaisées car le pays serait entré d’emblée dans un cycle consensuel, avec l’aide de la "communauté..." comme on dit. En tout cas le règne de Ouatara, protégé de l’occident, commence très mal avec des massacres de population qu’on cherche à minimiser. Décidément, je crois de moins en moins à la sincérité des proclamations humanistes et démocratiques de ces sommités occidentalo-onusienes !

  • permalien Météor :
    6 avril 2011 @14h02   « »

    D’après les bestiaires, la licorne a pour ennemi naturel l’éléphant...

  • permalien gbè :
    7 avril 2011 @01h44   « »

    L’Etat Français n’a pas pris au serieux et n’a pas ouvert le yeux sur cette affaire COTE D’IVOIRE et comprendre la realitè de ce coup qu’a fait SARKOSY et son ami intime Alassane Ouattara,comment peut ont proclamè un resultat d’une Election Presidentielle dans un delais inspirè de la CEI dans un Hotel et de surcroit dans le fief de l’opposant Alassane Ouattara et en presence de L’Ambassadeur des Etats unis,de L’Ambassadeur de France,et du representant de L’Onuci Mr CHOI et meme sans le representant de GBAGBO ,j’oubliais sans aussi la presence du president du Conseil Constitutionnel. Ils ont chassès tous les Medias locaux seulement la presence des Medias Etrangers comme France24,RFI etc...Sans la television Ivorienne...POSEZ VOUS cette question et vous verrez que SARKOSY a commis un grand crime à L’Etat de la COTE D’IVOIRE.

  • permalien Ché :
    7 avril 2011 @15h59   « »

    Ces intervention ne sont rien d’autres qu’une intervention imperialiste. Je me demande seulement pourquoi la France aulieu d’agir ainsi c’est à dire trouver partout des Nègres à leurs service ou autrement des esclaves comme Outtara et tous ses laquais en la tête des Etats africains comme Blaise ne viendrait elle pas recoloniser l’afrique ? Car ce neocolonialisme à outrance de cette FRance et de sa bande de communaute internationale n’echappe plus à personne en Afrique. Ils viennent au prix de la soisdisante Democratie nous diviser nous piller de nos ressources, nous enlever notre dignité. Mais croyez moi Les assoifés de Liberte que nous sommes vaincront. Gbago reste et restera un heros. Tout comme Sankara, Lumumba. Chaque heure qui passe le nombre d’antifrancais en Afrique grandit !!!

  • permalien Soundiata :
    7 avril 2011 @18h35   « »

    Jamais la France ne pourra veritablement repredre pied en Afrique dite "francophone" apres ce qui vient de se passer a Abidjan. Que sarkozy, Ban Ki-moon, Choi et Ouattara assassinent Gbagbo, ils ne pourront jamais effacer l’image que la jeunesse africaine et l’ecrasante majorite des Africans a de lui : celle d’un resistant, d’un lutteur qui a defendu les aspirations a la dignite et l’image des Africains "francophones".

    La "communaute internationale" aura desormais contre elle des peuples moins naifs, devenus hyperrealistes face aux visees imperalistes d’un certain Occident avide de pouvoir, de domination, de pillage et d’asservissement d’une Afrique dont les populations ne sont vues que comme des obstacles au controle de leur terres et des ressources de leur continent.

    L’ONU vient de perdre toute credibilite. Elle n’est qu’un outil au service de ses createurs, qui sont les "puissants", les "blancs", les "developpes", qui n’ont JAMAIS accepte que tous les etres humains puissent etre egaux et avoir droit a la vie... pardon pour l’absence d’accents. j’ecrit sur un clavier anglo...

  • permalien marc :
    7 avril 2011 @21h42   « »

    L’ONU reste la base de la légitimité internationale. Qu’il faille en améliorer le fonctionnement est un euphémisme. Là, il y a du pain sur la planche. On pourra comparer avec la situation de la justice en France, à ceci près que la justice ici souffre d’un manque de moyens, est désavouée par l’exécutif, désorganisée par le législateur, mise en cause par une bonne partie des médias.
    Mais elle voit le plus souvent ses jugements suivis, enfin, quand il y a eu moyen d’instruire.

    On ne peut pas en dire autant des résolutions de l’ONU pour lesquelles quelques voyous bénéficient d’impunité, de la légalité internationale dont certains s’excluent. Est-il souhaitable, de se passer de justice, de jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    La comparaison de Gbagbo avec Sankara et Lumumba pourra choquer : Tant qu’il n’a pas été tué, elle est prématurée.
    Après, tout en souhaitant que ce soit le plus tard possible, nous en reparlerons.

    La plus irresponsable des précipitations, n’est-ce pas d’avoir organisé ces élections dans un climat de guerre civile ?

    Dans quel but la diplomatie française a-t-elle encore joué avec le feu ? Le rideau de fumée anti-musulmans ne suffisait-il pas ? Fallait-il y ajouter cette politique de terre brûlée ?

  • permalien pouruneafriqueforte :
    7 avril 2011 @21h54   « »

    l’intervention francaise en cote d’ivoire est un signe fort qui montre que la france malgré ses declarations entachées d’hypocrisie veut toujours jouer le role de maitre de ses anciennes colonies. les declarations de juppé selon lesquelles la france n’interviendra dans l’assaut final contre gbagbo semble etre une injure pour l’intelligence des africains car on sait que sans leur intervention les frci n’aurait jamais pu enregistré les percées qu’ils ont réussi en cote d’ivoire.IL est tout à fait normal que le terrrain ainsi balisé et nettoyé par la force licorne soit propice à une réussite des frci.
    De ce fait que la france cesse donc de nous prendre pour des cons car nous n’avons pas des cervelles d’oiseaux.

  • permalien Bert :
    7 avril 2011 @22h48   « »

    Pour ce qui est de beaucoup de pays d’Afrique, je m’en remets aux "carnets de Mme Braeckman", une journaliste qui m’a toujours paru très bien renseignée et pas spécialement partisane (je me réfère à ses papiers sur le Rwanda).
    Eh bien ce n’est pas rassurant...
    Une autre guerre sur les bras, plus le débat sur l’islam, évidemment, les vrais problèmes de la France ne seront pas au menu des prochaines élections. Mission accomplie pour l’UMP.

  • permalien johncathay :
    8 avril 2011 @05h52   « »

    Comme d’habitude les bonnes consciences stigmatisent l’intervention française en la taxant d’imperialisme. Quand on n’ a aucune responsabilité, qu’il est aise de critiquer en s’abritant derrière de grands principes. C’est ainsi qu’on a légitimé les assassinats communistes au 20e siècle.
    Mais que des compatriotes soient laisses a l’abandon et se fassent massacrer, que les Ivoiriens soient pris en otages d’un bras de fer politique qui les tue, cela laisse froid nos bonnes consciences, arc-boutees sur leurs principes.

  • permalien Bert :
    8 avril 2011 @08h58   « »

    Merci John, de nous rappeler que les grands principes légitiment les assassinats. J’ajouterais qu’ils ont aussi légitimé les assassinats fascistes et nazis, d’ailleurs (Espagne, par exemple...). Ces mêmes grands principes, une fois bafoués, ont donc légitimé les réussites humanitaires du Chili en 73, du Vietnam entre 64 et 75, du Kosovo en 99 ou encore de l’Iraq en 2003, je suppose...

    je n’ai pas lu un seul message contestant la mission consistant à protéger les ressortissants français en Cote d’Ivoire. Quant à moi, je la trouve tout à fait justifiée.

    Quant au bras de fer, il faut constater que la France a pris partie, et que l’histoire tumultueuse de la Cote d’Ivoire ne justifie peut être pas que ce soit une bonne idée, et conforme aux grands principes qui vous sont désagréables, ni même à cette nécessité que vous évoquez de les oublier pour le bien de l’humanité.

  • permalien johncathay :
    8 avril 2011 @10h02   « »

    Que Bert se rassure, je ne fais aucune distinction, en termes de résultats, entre le communisme et le nazisme.
    Le grands principes ne me sont nullement desagreables loin de la. Mais quand on s’abrite derrière eux pour legitimimer les pires horreurs, j’ai plutot tendance a ne pas y adhérer...
    Quant a la Cote d’Ivoire, la France a pris le parti de Ouattara....comme quasiment l’ensemble de la communauté internationale, au terme d’élections démocratiques que Gbagbo s’est échiné a repousser pendant des années de peur du résultat et qui ont été reconnues valables. Une seule question : est-ce la faute de Ouattara si on en est la aujourd’hui ? je ne pense vraiment pas que Gbagbo ait une attitude démocratique. Cela provoque la mort de centaines d’Ivoiriens. Et n’excuse en rien le fait que les troupes de Ouattara aient pu commettre des massacres pour lesquelles les responsables devront être jugées comme Gbagbo.
    Je suis d’accord pour dire qu’il n’est pas souhaitable de s’ingérer dans les affaires d’un pays souverain mais dans le cas présent, pouvait-on laisser massacrer des innocents, Ivoiriens comme Français, sans réagir ? Encore une fois, gouverner consiste très rarement a apporter une réponse claire a une question qui le soit tout autant. Sinon ça se saurait.

  • permalien Beîdy :
    8 avril 2011 @14h34   « »

    Je ne connais pas tous les dessous des cartes. Mais je sais que la France officielle n’a jamais accepté Laurent Gbagbo. Ce dernier s’est fait piégé par les dernières élections qui n’ont pas été transparentes. Tous ceux qui connaissent bien le dossier savent que les zones Nord et Ouest étaient sous la coupe des hommes armés pro-Ouattara. Les dés étaient pipés. Mais l’ONU, sous influence, s’est précipité pour déclarer Ouattara vainqueur au mépris des lois ivoiriennes. Si l’on prétend que le Président du Conseil constitutionnel est un pro-Gbagbo, qu’en est-il de celui de la CENI ? Personne ne se pose de question sur ces thèses qui tendent tous à accabler le camp de Gbagbo.
    La genèse de la guerre, ce sont les rivalités en Bédié et Ouattara, le premier ayant écarté le second en tripatouillant la constitution. A l’époque la France n’a rien dit parce que Bédié faisait partie des héritiers politiques de Houphouêt Boigny. Et la France voulait un héritier de ce dernier. Mais Ouattara a choisi la voie des armes avec des complices de la sous région.
    En fait ceux qui ont mis le feu en Côte d’Ivoire, Bédié, Ouattara, la France des politiques et des barbouzes entrainant "la communauté internationale" se posent aujourd’hui en bons contre le méchant Gbagbo.
    Quant aux dirigeants de la sous région, une bande de bouffons stupides préoccupés par leurs sorts.
    La France officielle doit comprendre qu’elle doit quitter l’Afrique comme les anglais, les portugais, les espagnols, les italiens...
    Car elle demeure la seule des puissances colonisatrice à faire des coups d’Etat, des assassinats politiques entre autres déviances politiques en Afrique francophone.

  • permalien agla :
    8 avril 2011 @17h04   « »
    La complicité des médias français,africains et internationaux

    Je suis très ému et surpris du manque de professionnalisme des journalistes dans le monde. Je crois que la "raison humaine" et surtout de ceux qui publient l’information devrait exiger un minimum de discernement, d’investigation et de sens critique avant de prendre position.
    Allez chercher le rapport de l’ONU du 20 Mai 2010(signé par Ban Ki Moon).
    Pourquoi la France ne bombarde pas le Yemen, la Syrie, qui tirent sur des cibles civils depuis des semaines ?
    La France ne porte plus de cagoule pour faire certaine choses ; toute la grosse gueule de l’opposition et des indépendants a disparu.
    Tout se paye ici bat.

  • permalien mubuto :
    8 avril 2011 @22h56   « »

    Merci beaucoup Sarkozy. Tu rappelles aux africains que l’Occident n’a pas d’amis, mais des intérêts. Ce n’est pas pour leurs beaux yeux, encore moins pour la vie des ivoiriens que tu nous rappelles le temps de Giscard d’Estaing et compagnie. Du reste, ça fait partie de votre culture. Rappelle-toi de la conquête de l’Afrique et son dépècement. C’était pour le bien des africains, n’est-ce pas ? Comme ton frère, Léopold II, toi aussi, tu auras tes fantômes. Moins nombreux, peut-être, mais des africains fauchés par l’usage de ta force disproportionnée à l’aube de ce troisième millénaire.
    Pourquoi n’as-tu pas conseillé à Ouattara le recontage, puisqu’il a gagné !?
    Pourquoi n’es-tu pas venu au secours des congolais, dont on avait tué le président qui résistait à l’invasion des mafieux de la communauté internationale par l’entremise de ses voisins de l’est africain ? Au lieu de leur venir en aide, puisque c’est leurs dents qui étaient et qui sont agacées alors que la France avait mangé les raisins verts au Rwanda, tu as plutard utilisé la Rdc pour te donner bonne conscience et « renouer » tes relations avec le Rwanda en déclarant qu’elle devait partager ses biens avec ce dernier.
    Merci. Nous ne t’oublierons jamais. C’est un congolais qui te parle.

  • permalien Sakhra :
    9 avril 2011 @13h05   « »

    La "recolonisation" de l’Afrique ???
    Sarko rêve de pendre Guedafi comme son ami Bush l’a fait avec Saddam, et il rêve de reprendre l’empire colonial AFRICAIN,dont la perte même relative lui est restée en travres de la gorge, en annonçant la "liquidation" de Gbagbo, et l’intronisation du petit "fonctionnaire" du FMI...grâce aux armes françaises et à l’armée française..et au "machin" ONU, qui est à leur service ...

    Amis africains, à qui le tour après ?????

    Alors que les grands médias avaient déjà enterré Gbagbo, alors que l’ambassadeur français déclarait "Gbagbo n’existe plus, il est enfermé dans sa cave", il est désormais avéré que les forces pro-Gbagbo regagnent du terrain.

    Selon l’ONU, les forces pro-Gbagbo contrôlent à nouveau les quartiers de Cocody et du Plateau

    http://bellaciao.org/fr/spip.php?ar...

    Mais Outtara sera celui que les néo-colonialistes auront installé au pouvoir, et les Ivoiriens ne l’oublieront pas, je l’espère....

  • permalien Sakhra :
    9 avril 2011 @14h52   « »

    La guerre en Côte d’Ivoire, pour le cacao ?

    Des fluctuations du cacao, qui ont atteint leur plus haut niveau depuis 1979 le 22 février dernier à cause de la crise ivoirienne, le fonds de pension britannique Armajaro a certainement profité. L’une de ses activités, le négoce de produits agro-alimentaires, est incarnée par Armajaro Trading Limited, « leader du marché de la durabilité en Côte d’Ivoire », dont la direction Afrique est assurée par Loïc Folloroux, le beau-fils d’Alassane Ouattara. La stratégie d’Armajero : « paralyser l’offre par des achats massifs », selon Money Week. Ainsi, en juillet 2010, Armajaro est à l’origine de l’achat de 241 000 tonnes de cacao. Une opération « non conforme » du fait de la livraison physique de la marchandise qui pourrait « remplir cinq fois le Titanic », lit-on dans un article du journal économique Les Afriques signé par Guy Gweth, conseiller en intelligence économique.
    La dernière opération de ce type du co-fondateur d’Armajaro, Anthony Ward, surnommé "Chocfinger (Chocolate Finger)", remonte à août 2002. Celui dont certains pensent qu’il « saurait des choses que les autres ne savent pas privilégiées », s’était porté acquéreur de « 203 320 tonnes de cacao, juste avant de voir les prix passer de 1400 à 1 600 livres la tonne ». Gain de l’opération : « près de 60 millions de dollars », rapporte Les Afriques. Anthony Ward aurait spéculé sur « une hausse du prix de la fève, fondée, selon lui, sur l’instabilité politique dans le Nord de la Côte d’Ivoire », indique Money Week. Le 19 septembre 2002, la rébellion des Forces nouvelles (FN) tentera de renverser le régime de Laurent Gbagbo. Ces derniers mois, les ventes du stock de cacao d’Armajaro auraient contribué à stabiliser le cours de l’or brun (voir vidéo) en Europe.

    La reprise des exportations de cacao est une victoire pour Alassane Ouattara, qui a beaucoup misé, sur l’asphyxie économique pour tenter de faire céder Laurent Gbagbo. Pour l’heure, c’est le seul succès du camp Ouattara. Laurent Gbagbo, retranché dans le bunker de sa résidence, n’a toujours pas renoncé à la présidence ivoirienne. Au moins 800 personnes seraient mortes fin mars, notamment dans l’Ouest de la Côte d’Ivoire, selon le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Ils viendraient s’ajouter au bilan précédent d’environ 400 décès établi par les Nations unies depuis le début de la crise post-électorale.

    http://www.afrik.com/article22567.html

  • permalien wobebli :
    9 avril 2011 @23h34   « »

    Camarades, nous avons le même ministres des affaires étrangères pendant les massacres en Côte d’ivoire en 2011, Juppé, que pendant le génocide rwandais, en 1993-1995. Juppé est l’un des responsable du génocide rwandai, avec Mitterrand et Balladur. Il ne mérite même pas l’honneur de voter car il a sali l’honneur de la France comme peu d’hommes vivant l’on fait. Quel est l’idiot qui en a fait son ministre des affaires étrangères ? Actuellement, la presse, le gouvernement et l’ONU sont entrain de dissimuler les crimes commis par les bandes armées de Ouattara pour ne pas nuire à la réputation de cet homme qu’ils ont reconnu "président élu de la Côte d’Ivoire". Dans la ville de Duékoué, dans l’ouest de la Côte d’Ivoire, les soldats de Ouattara ont tués plus de 1000 personnes depuis le 28/04 selon l’ONG catholique Caritas. La Croix rouge a brisé le silence le 01/04 après avoir ramassé 816 cadavres. Ils ont tués tous les hommes qu’ils ont trouvé, même les enfants de 5 ans, sous prétexte que c’était des miliciens. Eux même sont quoi ? Ils ont tués principalement les guérés, ou wés, qui sont habitants originels, les autochtones de cet endroit de Duékoué. Ils voulaient surtout tuer les propriétaires des terres de la région. L’ONU n’a signalé le massacre que le 02/04 alors que 700 casques bleus sont stationnés à côté du quartier ou ont eu lieu les principaux massacres. On sait qu’un hélicoptère de l’ONU a observé l’extermination des hommes guérés parce que l’ONU s’est plaint que les bandes de Ouattara avaient tiré sur eux. Mais si ils ont tout vu et rien fait, ils n’ont pas non plus dénoncé ce qu’ils ont vu. C’est seulement en réaction aux déclarations de la Croix-Rouge et de Caritas qu’ils ont tenté de minimise l’affaire et de partager les crimes entre les combattants des deux bords. selon les ONG les massacres continuent mais de façon plus discrète. Ma femme a appelé une femme Wé qui vit à Duékoué. Elle confirme que les hommes de Ouatara ont commis un massacre de très grande ampleur. Les hommes sont enlevés vers une destination inconnue ou se cachent en brousse. Au lieu de protéger les civils ivoiriens contre les tueurs de Ouattara,, la France bombarde les forces de Gbagbo, car le seul objectif de Juppé est de mettre Ouattara au pouvoir, par tous les moyens.
    Je sais que ce genre de conflit est difficile à comprendre et que tout les torts ne sont pas d’un seul côté. Mais, camarades nous ne devons pas accepter que Juppé gére le conflit de la Côte d’Ivoire car il a déjà montré sa folie lors du génocide rwandai.

  • permalien
    10 avril 2011 @14h19   « »

    C’est incroyable avec quelle normalité et banalité Licorne et l’ONU interviennent militairement dans les affaires internes de la CÔte d’Ivoire , en bombardant un pays souverain . celà me rappelle comment en 1982 l’armée israélienne mit au pouvoir au Liban son allié Bachir Gémayel, qui fut assassiné peu de temps après. Récemment le neveu de Bachir , et fils de Amine qui monta sur le trône après son frère Bachir a été victime d’un attentat. Ces meurtres en série d’une même famille de politiques ( les Kataêb, milice d’extrême droite , alliés d’Israêl et son partenaire et complice dans les massacres de Sabra et Chatila) sont comparables selon certains à ceux dont étaient victimes chez les Grecs de la famille des Atrides, dont la lignée était maudite par les Dieux.
    On dirait que la France encouragée par les pratiques criminelles- devenues largement répandues au Proche O. par l’Etat sioniste et ses alliés US, et en toute "légalité", joue à son tour au gendarme en Afrique et veut se donner le droit d’aller attaquer des pays souverains.
    Peu importe les conséquences : massacres ( en C.d’I.) et génocide au Rwanda avec l’opération fr. Turquoise ; Sommes-nous en face d’un retour du colonialisme autrement destructeur avec les armes de destruction massives.

  • permalien Mohan :
    10 avril 2011 @19h14   « »

    Gbagbo et Kahdafi sont les Dessalines de l’Afrique....

  • permalien chamil :
    11 avril 2011 @11h04   « »

    A Beidy

    Mais l’ONU, sous influence, s’est précipité pour déclarer Ouattara vainqueur au mépris des lois ivoiriennes. Si l’on prétend que le Président du Conseil constitutionnel est un pro-Gbagbo, qu’en est-il de celui de la CENI ? Personne ne se pose de question sur ces thèses qui tendent tous à accabler le camp de Gbagbo.

    Les observateurs présents ont trouvé l’élection suffisament régulière pour que ses résultats soient reconnus. Gbagbo, au lieu de jouer l’islamophobie la plus fanatique, la xénophobie la plus haineuse ("l’ivoirité") et de s’accrocher au pouvoir, aurait gagné en grandeur s’il était parti dignement.

    Cependant, les médias français semblent étrangement silencieux sur les graves imputations de massacres par les milices de Ouattara. Même l’administration américaine, pourtant favorable à Outtara, souligne que celui-ci doit faire la lumière sur l’agissement de ses troupes.

    Une question à ce sujet : l’ancien PM de Houphouet-Boigny, dictateur avéré, ne devrait-il pas renoncer à prendre le pouvoir dans cette violence extrême ?

  • permalien Dimbokro :
    11 avril 2011 @23h08   « »

    Un bon résumé de la genèse de cette tragédie

    http://www.youtube.com/watch?v=MbAZ...

  • permalien Sakhra :
    13 avril 2011 @08h24   « »

    Protéger les populations civiles ! Nouvelle doxa ; nouvelle philosophie humaniste ? Sucrerie sonore ; vieille confiserie empoisonnée qui n’est vocable neuf que pour les sans-mémoires, les amnésiques. « Protéger les populations civiles » est une vieille menterie ressortie des alvéoles nauséabondes de l’histoire. Souvenons-nous : il y a quelques siècles, on appelait déjà expropriation protectorat, razzia protectorat, massacres protectorat.

    On était déjà en mission, en devoir de protection des peuples d’Afrique ! Il s’agissait, zézayait-on, à l’époque, de protéger le colonisé contre lui-même, de protéger le colonisé, ce sous-homme, cet arriéré, ce sauvage contre sa propre barbarie ; il s’agissait, zozotait-on, de le soumettre dans son propre intérêt ! Et quand il arrivait que ce colonisé-là, se faisait Samory Touré, Béhanzin ou Tchaka Zoulou pour récuser cette « protection », on le rouait d’insultes et de coups, on le couvrait de tous les crimes du monde, il était aussitôt estampillé chef sanguinaire, chef cruel, despote à éliminer. Déjà ! « Radio Paris » mentait déjà à l’époque. Comme aujourd’hui encore ; comme aujourd’hui de nouveau.

    ....

    On parle de démocratie et on écrase la volonté populaire ivoirienne, on refuse le recomptage des voix ; on parle de démocratie et on impose à coups de bombes aux Ivoiriens un Président contesté, rejeté. On parle de liberté de la presse et on pravdise la presse ; on étouffe, on refuse toute information contradictoire sur la Côte d’Ivoire. On institue la vérité officielle en vérité indépassable. Et non sans un certain cynisme, on bombarde Abidjan et on parle de reconstruction de la Côte d’Ivoire ; on détruit, on démolit, on saccage avec acharnement et on dit qu’on reconstruira. Qu’on reconstruira avec les multinationales du chocolat, évidement. Bien sûr ! Triste spectacle ! Mais fort heureusement l’histoire n’est pas finie !

  • permalien wobebli :
    13 avril 2011 @21h15   « »
    Les bandes ouattaristes exterminent le peuple Wé en Côte d’ivoire

    Je viens de publier un article à ce sujet sur agoravox :
    http://www.agoravox.fr/actualites/i...

  • permalien Nedachris :
    26 avril 2011 @11h40   « »

    Mes chers compatriotes africains, aujourd’hui nous sommes tous meurtris par la situation en Côte d’Ivoire. Il est un truisme que nul ne peut nier ou ignorer, c’est qu’on assiste plus que jamais à une reconfiguration des équilibres géostratégiques. La France et les Occidentaux sentant perdre la vache à lait africaine, qui préfère les partenaires émergents, devient agressive. Toutefois, nous au Cameroun, nous vous attendons de pied ferme : nous allons vous massacrer, français !!! nous vous détestons de toute notre âme, le cameroun sera votre tombe, si votre laidron de Sarkosy s’y engage avec son ange de la mort Obama.

  • permalien mambo akai :
    15 octobre 2013 @12h07   « »

    la Côte d’Ivoire avait besoin d’une icône dans la réalisation de son destin de gloire. et la France dont le destin le plus sûr actuellement est le déclin, nous a donné cet homme providentiel pour fédérer nos aspirations à la liberté. par la capture et la déportation de Laurent Gbagbo à la Haye, la France et la communauté occidentale nous ont donné la preuve que cet homme était dans le vrai. dès lors, il n’est plus possible de se désolidariser de lui.
    personnellement je me pose une seule question et quiconque me donnera la réponse me soulagera certainement de cette douleur qui m’étreint depuis la capture et la déportation de Laurent Gbagbo à la Haye : pourquoi la France, l’Union Européenne, les Etats Unis ont choisi de faire la guerre à la Côte d’Ivoire au lieu de recompter les voix et déterminer le vrai vainqueur des élections ? était-il plus facile de faire la guerre que de recompter les voix ? pourquoi après après avoir fait la guerre à quelqu’un, on le présente comme le pire criminel de la terre. pourquoi choisir délibérément d’humilier un homme jusqu’à ce point simplement parce qu’on est plus fort que lui ? je ne comprends pas et je veux qu’on m’explique.
    et comme il n’y a pas d’explication, je transporterai cette douleur outre tombe. en définitive, le meilleur héritage que je laisserai à mes enfants - convaincu qu’un homme, une nation, une communauté ne demeurera pas puissante tout le temps - c’est de lutter après moi pour la réhabilitation de l’homme LAURENT GBAGBO.

  • permalien Elie :
    19 octobre 2013 @20h50   « »

    Le bonhomme avait de la classe. Mais il a dérivé. Ca arrive à d’autres. Difficile, aprés, de lui garder son aura de héros ...

  • permalien le tzar :
    18 décembre 2013 @00h46   «

    la question simple qu’on se poser : une personne marchant avec des béquilles, accepterait elle qu’on les lui arrache ? les pays francophones Africains sont les béquilles de la "grande" France et dont nos "présidents sont les anges gardien.

Ajouter un commentaire