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Comment Washington veut sortir d’Afghanistan

dimanche 24 avril 2011, par Alain Gresh

Les crises dans le monde arabe ont fait passer au second plan et la guerre en Irak et celle en Afghanistan. C’est dommage, et il y aurait beaucoup à dire sur la manière dont le gouvernement « démocratique » de Bagdad traite les manifestants qui réclament plus de libertés et de démocratie, comme au Bahreïn, en Syrie ou en Algérie ; beaucoup aussi à dire sur la manière dont le gouvernement kurde, protégé depuis 1991 par les puissances occidentales et qui aurait eu largement le temps d’élargir la démocratie, impose un ordre autoritaire à travers deux partis qui se partagent le pouvoir et les richesses.

En Afghanistan, où des élections truquées ont permis au président Hamid Karzaï d’être réélu et de disposer d’une chambre à sa botte, il est clair depuis plusieurs années que la stratégie occidentale est en échec. Bien que feutré, le débat se déroule aussi bien en Europe qu’aux Etats-Unis. Et il se fonde sur une idée, le retrait des troupes étrangères d’Afghanistan.

Si l’on en croit le journaliste pakistanais Ahmed Rashid, un des meilleurs connaisseurs de l’Afghanistan, l’administration américaine a désormais, après un long débat, une position unifiée sur la guerre qui s’y mène. Il l’a écrit dans un article du Financial Times, « How the US intends to end the war with the Taliban » (19 avril).

« Après deux années de disputes internes et de rivalités, l’administration Obama est pour la première fois unie pour intensifier ses discussions secrètes avec les talibans. Elle veut aussi élargir les pourparlers aux pays de la région, notamment le Pakistan, qui détient la clef d’un règlement pacifique, alors que les Etats-Unis et l’OTAN se préparent à retirer leurs troupes en 2014. »

Prenant en compte le désir de la plupart des 49 Etats de la coalition de retirer leurs troupes, de l’hostilité grandissante des opinions publiques occidentales (en premier lieu celle des Etats-Unis) à la guerre, du coût de celle-ci (deux milliards de dollars par semaine !), l’administration Obama cherche à sortir de l’impasse en discutant avec les talibans. De premiers contacts avaient été pris, mais il était difficile de savoir si les personnes présentes étaient vraiment représentatives.

Washington aurait donné son accord à ce que les talibans ouvrent un bureau officiel dans un pays du Golfe (ou en Turquie). « Cela marquerait un tournant décisif dans une stratégie vieille d’une décennie » d’isolement des talibans. Ce bureau pourrait ouvrir des négociations avec le gouvernement afghan, mais aussi avec les Etats-Unis. Et si les pourparlers avançaient, ce bureau pourrait être installé en Afghanistan.

Après d’âpres débats internes, l’administration Obama aurait décidé d’utiliser les bons services des militaires pakistanais. Les relations entre les Etats-Unis et le Pakistan sont tendues, les premiers accusant les seconds d’aider en sous-main les talibans (ce qui n’est un secret pour personne), les seconds reprochant aux premiers de ne pas les associer à leur vision de l’avenir de l’Afghanistan. Le rapprochement, encore hypothétique, nécessitera aussi une détente entre l’Inde et le Pakistan pour les amener à collaborer sur le dossier.

Plus spectaculaire encore, Washington a abandonné les deux préconditions à l’ouverture de négociations avec les talibans : la rupture de leurs relations avec Al-Qaida et l’acceptation de la constitution afghane, les deux devant être le résultat des pourparlers. Cela vous rappelle quelque chose ? Pourquoi Washington (et Paris) n’abandonnent pas leurs préconditions à l’ouverture d’un dialogue avec le Hamas qui, lui, lutte contre Al-Qaida ?

Selon Ahmed Rashid, deux échéances permettront de se faire une idée plus claire des intentions des Etats-Unis : le discours du président Obama en juillet avec le premier retrait de soldats américains d’Afghanistan ; une conférence en Allemagne en décembre, qui marquera le dixième anniversaire de celle de Bonn qui avait exclut les talibans : ceux-ci seraient cette fois invités à s’y joindre.

Ainsi, il aura fallut dix ans de guerres, de destructions, des milliers de morts, pour arriver à une conclusion écrite d’avance : il ne peut y avoir de solutions étrangères imposées par la force au peuple afghan. Britanniques et Soviétiques en ont fait l’expérience ; c’est au tour des Etats-Unis.

Dans une opinion publiée par le New York Times le 22 avril, Anatol Lieven et Maleeha Lodhi (ancien ambassadeur pakistanais) et intitulée « Bring in the Taliban » reprennent les mêmes informations, mais ils notent la résistance des militaires américains à cette stratégie. Ils font ainsi dire à un diplomate européen : « Les militaires américains ne veulent de discussions que quand ils auront leurs bottes sur le cou des talibans. » Le vieux rêve, jamais réalisé, de toutes les armées coloniales et d’intervention, de l’Algérie au Vietnam.

Une université populaire les 13 et 14 mai

Attention : nombre de places limitées, inscription obligatoire.

Alors que les peuples se soulèvent de la Tunisie à l’Egypte, du Maroc à la Syrie, de Bahreïn au Yémen, Nouvelles d’Orient et l’institut de recherche et d’études Méditerranée Moyen-Orient (iReMMO) vous proposent un cycle de conférences sur les révoltes et révolutions dans le monde arabe.

Vendredi 13 et samedi 14 mai 2011
Siège de l’iReMMO, 5 rue Basse des Carmes 75005 (Métro Maubert-Mutualité)

Vendredi 13 mai, 18h - 20h
« Place du soulèvement de 2011 dans l’histoire du monde arabe »
- Elizabeth Picard, directrice de recherches au CNRS

Samedi 14 mai, 10h30 - 12h30
« Révolte arabe, unité des aspirations, diversité des situations »
- Alain Gresh, animateur du blog « Nouvelles d’Orient »

Samedi 14 mai, 14h -16h
« Où ont disparu les islamistes ? »
- Burhan Ghalioun, directeur du Centre d’Etudes sur l’Orient Contemporain

Samedi 14 mai, 16h30-18h30
« Le rôle des armées et des services de sécurité »
- Bassma Kodmani, directrice de l’Arab Reform Initiative

Participation : 8 euros par séance (5 euros pour les étudiants & chômeurs) ou 20 euros pour l’ensemble de la formation (12 euros étudiants & chômeurs) - Règlement sur place.
Le nombre de places étant limité, l’inscription est obligatoire : iremmo.up@gmail.com ou 01 43 29 05 65

24 commentaires sur « Comment Washington veut sortir d’Afghanistan »

  • permalien Yvan :
    24 avril 2011 @18h42   »

    Rousseau dans le Contrat Social, a parfaitement résumé les "doutes" et les "certitudes" de l’occident quand à l’universalité de ses valeurs :

    La liberté, n’étant pas un fruit de tous les climats, n’est pas à la portée de tous les peuples. Plus on médite ce principe établi par Montesquieu plus On en sent la vérité ; plus on le conteste, plus on donne occasion de l’établir par de nouvelles preuves.

  • permalien K. :
    24 avril 2011 @19h51   « »

    Un autre article du “New York Times” en date du 18 de ce mois par Rod Nordland, nous apprend que des discussions entre l’Afghanistan et les Etats-Unis sont actuellement en cours pour signer un “Strategic Partnership Declaration”, en clair un accord qui permettrait à des troupes US de rester sur place après le retrait nominal US en 2014 (sur le modèle du “SOFA” irakien), ce qui énerverait beaucoup certains pays voisins, mais également l’intermédiaire officiel entre le gouvernement afghan et les taliban, Attullah Lodin, qui affirme que les taliban refusent de signer un accord de paix tant que persistera une présence militaire étrangère en Afghanistan.

    Lodin se montre d’autant plus énervé que les déclarations des officiels US sont contradictoires, les uns parlant de bases militaires permanentes en Afghanistan tandis que d’autres affirment le contraire, comme par exemple la première responsable du Departement d’Etat US Hillary Clinton.

    Mais en fait la contradiction n’est, en quelque sorte, qu’apparente, comme le prouve le mémorable entretien suivant qui avait eu lieu en 2008 :

    Senateur James Webb : Qu’est-ce qu’une base permanente ? :

    David Satterfield (Coordinateur de l’Irak au Département d’Etat) : Senateur, l’administration a très clairement indiqué que nous ne cherchions pas à installer des bases militaires permanentes en Irak. . .

    Webb : Certes. Mais qu’est ce qu’une base permanente ?

    Mary Beth Long (Assistante du Secrétaire à la Défense) : J’ai fait des recherches à ce sujet. Du strict point de vue du département, nous n’avons pas une définition mondiale ou même une définition propre au département de ce qu’est une base permanente. Je crois que c’est du cas par cas. . . .

  • permalien Lou :
    24 avril 2011 @23h26   « »
    Comment l’armée israélienne ne veut pas sortir de Palestine

    Un manifestant Palestinien masqué jette des pierres sur les soldats israéliens au cours de la manifestation hebdomadaire contre le mur de séparation dans le village de Bil’in en Cisjordanie, près de Ramallah, le vendredi 22 avril 2011.
    (AP Photo / Majdi Mohammed)

  • permalien Yann :
    25 avril 2011 @00h32   « »

    La voix du Yémen

    Le premier site d’information en français sur le Yémen

  • permalien Bert :
    25 avril 2011 @10h44   « »

    En 1979, l’administration Reagan a décidé de privilégier un partenariat étroit avec le dictateur alors au pouvoir au Pakistan, Zia Ul Haq. Le contexte (Inde alignée sur l’URSS, Chine pas encore "capitaliste", Iran déjà peu "amicale"...) expliquait ce partenariat.
    Le Pakistan est devenu le principal allié des USA dans la région, envers et contre tout :
    - le soutien à Golbodin Hekmatyar, notoirement anti-occidental mais surtout prônant une sorte d’islamisme communisant totalitaire à mille lieux des volontés populaires en Afghanistan, toutes "ethnies confondues".
    - la création et le soutien inconditionnel aux taleban, dès 1994 et jusqu’en décembre 2001, malgré les atrocités, la bétise, l’inutilité, le changement de circonstances...
    - un pouvoir toujours dictatorial au Pakistan, malgré de timides (et quasi ridicules) tentatives "démocratiques" au début des années 90, et le rapide recadrage de Musharraf, général président démocratiquement auto-proclamé...
    - une société civile gangréné par des groupes politico-religieux dominés par des jusqu’au-boutistes jouant avec les sensibilités nationales (Cachemire...) pour imposer leur agenda particulier, au détriment des pakistanais, qui vivent toujours dans la misère et l’assistanat. (JUI, JI-pakistan, et les groupes terroristes, rarement désignés comme tels dans les "rapports US".

    Le Pakistan (ses politiques) est depuis 20 ans le bourreau de l’Afghanistan, et de la majeure partie de son propre peuple. Et, comme en 94, comme en 99, comme en 2001, c’est avec les pantins politiques pakistanais que l’on va discuter de l’avenir de l’Afghanistan ? En 2001, Paris recevaient les taleban (malgré les sanctions de l’ONU) et ménageait le Pakistan, 4ème client de nos armes...Idem aujourd’hui ?

    L’Afghanistan est malade des ingérences étrangères, et en premier lieu de celle du Pakistan, véritable cancer politique de la région. C’est au Pakistan qu’il faut agir, en premier lieu.

  • permalien Shiv7 :
    25 avril 2011 @11h24   « »

    @ Bert

    L’Afghanistan est malade des ingérences étrangères, et en premier lieu de celle du Pakistan, véritable cancer politique de la région. C’est au Pakistan qu’il faut agir, en premier lieu.

    Qu’entendez vous vous par agir ?

  • permalien Yvan :
    25 avril 2011 @11h32   « »
    Comment Washington veut sortir de Libye
  • permalien Sakhra :
    25 avril 2011 @13h05   « »

    Obama lance la guerre téléguidée sur la Libye : après les grands succés en AFGHANISTAN....

    L’annonce de Robert Gates quant à l’envoi de ses « Predators » en Libye tombe quelques jours seulement après un article choc du Los Angeles Times qui publie les conversations entre « pilotes » de drones utilisés au Pakistan. On se croirait dans une salle de jeux vidéo où des adolescents attardés tirent à balles réelles sur femmes, enfants et vieillards. Extraits.

    « Les Afghans ont déplié ce qui pourrait ressembler à des couvertures et se sont agenouillés. ’‘Ils font la prière, ils font la prière’’ dit l’opérateur caméra du Predator, assis à côté du pilote. Dès à présent, l’équipe du Predator est certaine que ces hommes sont des Talibans. ’‘Il s’agit bien d’eux, c’est leur force’’ dit le cameraman, ’‘prier, je veux dire, non mais sérieusement, c’est bien ce qu’ils font’’.

    (…)

    - ‘‘Ils finissent la prière et montent dans les véhicules’’.

    - ‘‘Oh quelle jolie cible !’’

    Aucun de ces Afghans n’était un insurgé. C’étaient des hommes, des femmes et des enfants vaquant à leurs occupations, inconscients qu’une unité de soldats américains était seulement à quelques kilomètres au loin et qu’une autre équipe de pilotes américains, des opérateurs de caméras et écrans vidéo, les prenaient pour un groupe de combattants Talibans.

    http://www.maghrebemergent.com/actu...

  • permalien K. :
    25 avril 2011 @14h37   « »

    Un « stratège d’al-Qaeda » au journaliste de “Asia Times” Syed Saleem Shahzad :

    Il ya deux choses importantes à comprendre. Tout d’abord, la coalition occidentale est fortement engagée au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. La situation est si complexe qu’elle ne permet pas à l’Occident de se désengager de là. Des révoltes dans les rangs de l’armée ont commencé au Yémen , qui est géographiquement la deuxième région la plus importante pour Al-Qaïda.

    Il s’agit d’un problème à plusieurs niveaux dans le monde arabe, qui s’aggravera encore plus. Dans le même temps, l’Occident hallucine [sic] en pensant qu’il peut occuper les talibans par des négociations de paix pendant qu’il résout la crise dans le monde arabe. Cela ne se réalisera jamais.

    Les talibans vont certainement utiliser cette marge de manœuvre pour élaborer des stratégies de guerre et j’ai une intuition forte que cette fois les talibans vont faire une percée majeure en Afghanistan. Pour moi, ce n’est plus une affaire d’années, mais de mois maintenant.

    Le Pakistan est désespérément à la recherche d’un processus de réconciliation avec les militants situés du côté pakistanais de la frontière parce que si, hypothétiquement, les Américains trouvent un accord de paix avec les Taliban et quittent supposément le théâtre de guerre, le Pakistan sera isolé et sans ressources.

    Son bassin de ressources pour mener une guerre a déjà été réduit. Cependant, je ne vois pas de formule par laquelle le Pakistan pourrait régler ses problèmes avec les militants. Je pense que le militantisme continuera de hanter le Pakistan.

    Je ne pense pas que la situation dans le monde arabe s’évaporera dans les prochains mois, par conséquent, toute percée en Afghanistan ouvrira la voie à al-Qaïda pour réorganiser son effectif et gagner son théâtre de guerre ultime - le Moyen-Orient.

    J’espère que c’est lui qui hallucine.

  • permalien Bert :
    25 avril 2011 @18h13   « »

    @ Shiv7 :

    Oh, pas d’action militaire, si c’est ce que vous pensiez !
    Tout d’abord parce que la guerre est stupide, et ensuite parce qu’elle toucherait essentiellement le peuple pakistanais, tout aussi otage de la politique criminelle de ses gouvernements que l’est le peuple afghan.
    Agir consisterait tout d’abord en la cessation de la vente de matériel militaire au Pakistan, tout en faisant pression sur l’Inde pour éviter que cette dernière en "profite", notamment au Cachemire.
    Pour le Cachemire, il est urgent que la communauté internationale se saisisse réellement du problème, en le démilitarisant progressivement, et en faisant respecter les différents résultats d’élections ou de référendum locaux. Autant vis à vis de l’Inde que du Pakistan, d’ailleurs.
    Enfin, pression sur le Pakistan (notamment financière, Islamabad vit sous perfusion depuis des dizaines d’années) pour que cessent les jeux de pouvoir mettant en œuvre les plus extrémistes des partis, qui ne représentent pas grand monde mais disposent de la haute main sur l’ISI, les services secrets tout puissants.
    Enfin que soit revu le statut des North West frontier provinces et des zones tribales, en rapport avec la frontière (la ligne Durand). Il est trop facile pour le Pakistan de laisser cette zone dans le chaos total (contrebande, opium, circulations d’armes) tout en refusant de laisser à l’Afghanistan autre chose que les plaines, surplombées par les monts aux mains des taleban pakistanais.

    Bombarder le Pakistan ne sert à rien, et plus globalement, aucune stratégie militaire n’a d’avenir d’un coté ou de l’autre de la frontière. Les milliards de dollars dépensés au bénéfice des vendeurs d’armes et des contrebandiers locaux auraient déjà pu être utilisés pour aider le Pakistan à faire la loi chez lui, et cesser ses interventions en Afghanistan. Il serait ainsi plus facile de se focaliser sur les problèmes afghans, réels, pas tous dus à l’étranger, mais plus simples à appréhender une fois l’ingérence pakistanaise moins forte.

  • permalien Rouzbeh :
    26 avril 2011 @09h18   « »


    En creusant un tunnel !!!

    "Un porte-parole des talibans, Youssouf Ahmadi, a déclaré que les "prisonniers avaient creusé un tunnel long de 360 mètres de long en direction du sud. Ils ont commencé à sortir à 23 heures [dimanche] et ce [lundi] matin 541 prisonniers se sont évadés", avant de préciser : "Il y a 106 prisonniers politiques et le reste sont des moudjahidins [combattants]. Ils ont rejoint nos camps, et il n’y a eu aucun combat." "
    http://www.lemonde.fr/asie-pacifiqu...

  • permalien Yvan :
    26 avril 2011 @11h52   « »
    Syrie... prudence !

    Cette photo, très largement diffusée par la presse internationale, montre les obsèques d’un manifestant à Banias (Syrie). Mais contrairement aux légendes des journaux, la foule ne tient pas le président Bachar el-Assad pour responsable des morts durant les manifestations. Au contraire, on voit à droite un portrait du président au milieu des drapeaux syriens.

    La révolte syrienne matée par des "miliciens mafieux : les chabbihas" | The Observers

  • permalien K. :
    26 avril 2011 @14h43   « »

    TIM ARANGO du “New York Times” affirme que la preuve de l’avènement de la démocratie en Irak est que ses habitants se saoulent (sic) et que, preuve que les droits des femmes sont en train d’être respectées (sic), celles-ci « draguent les hommes à la porte de boîtes de nuit scintillantes. »

  • permalien K. :
    26 avril 2011 @14h45   « »

    TIM ARANGO du “New York Times” affirme que la preuve de l’avènement de la démocratie en Irak est que ses habitants se saoulent (sic) et que, preuve que les droits des femmes sont en train d’être respectées (sic), celles-ci « draguent les hommes à la porte de boîtes de nuit scintillantes. »

  • permalien K. :
    26 avril 2011 @14h53   « »

    Les preuves vivantes du “retour de la démocratie” en Irak, au début du même article du “New York Times”, le “plus prestigieux quotidien au monde.”

  • permalien deMontigny :
    27 avril 2011 @00h17   « »

    Les hommes se saoulent pour oublier leurs familles tuées et les femmes draguent pour remplacer leurs maris tués. Il semble bel-et-bien que les forces anglo-américaines ont, une fois de plus, exporté (leur) bonne vieille démocratie.

  • permalien K. :
    11 mai 2011 @20h11   « »

    ....les forces américaines et celles de l’OTAN, qui forment les troupes de sécurité afghanes, ne s’efforcent pas suffisamment de prévenir les abus [sur les civils] et ont été « trop lents » à s’attaquer au problème avant le transfert de pouvoir, ont déclaré deux ONG locales et deux ONG internationales dans un rapport publié le 10 mai.

    ..

    Le rapport des ONG accuse également les forces afghanes, en particulier la Police afghane locale (ALP [*]), très contestée, de perpétrer sur des enfants des actes criminels - torture, meurtre, recrutement et abus sexuels - en toute impunité.

    « La majorité de la population continue à considérer la police en particulier comme corrompue, incompétente, manquant de professionnalisme et criminelle » a dit Mme Barber, une des auteurs du rapport.

    ....

    Les ONG, (..), ont exprimé leurs inquiétudes quant à la prolifération des groupes armés, dont l’ALP, qu’elles accusent d’être impliqués dans des enlèvements, des passages à tabac et autres actes criminels. Le gouvernement, soutenu par les USA et l’OTAN, a utilisé l’ALP pour riposter à une intensification de l’insurrection dans les campagnes où la présence de la police et de l’armée est faible.

    [*] Une milice créée par les Etats-Unis, qui ne sont contre l’existence de milices dans d’autres pays que parce qu’elles ne servent pas leurs intérêts.

  • permalien K. :
    31 mai 2011 @10h47   « »

    Joshua Foust fait remarquer que depuis 2002 chaque année est présentée par les US comme celle qui verra les choses prendre définitivement un cours favorable (“Turning point”) en Afghanistan.

  • permalien K. :
    1er juin 2011 @14h56   « »

    Le journaliste Syed Saleem Shahzad de “Asia Times” assassiné au Pakistan.

  • permalien K. :
    5 juin 2011 @12h07   « »

    “Ils sont parfaits s’ils sont nos FDP.”

    Wedded to the warlords : NATO’s unholy Afghan alliance

  • permalien Lou :
    11 juin 2011 @12h05   « »
    Récapitulons :

    Les USA insufflent une nouvelle guerre froide
    Par M. K. Bhadrakumar
    Asia Times Online, le 10 juin 2011

    (...)Les Etats-Unis, aussi, reparaissent « inchangés ». Il y a un tourbillon d’activité, comme pour rattraper le temps perdu : l’intervention militaire « unilatérale » en Libye ; le déploiement d’une escadre de F-16 en Pologne ; l’établissement de bases militaires en Roumanie ; la ressuscitation des plans de l’ère de George W. Bush pour l’établissement d’un bouclier antimissile étasunien en Europe Centrale ; la reprise de l’entente cordiale entre les « nouveaux européens » ; la menace d’une « intervention humanitaire » en Syrie ; La reprise des discussions en vue d’une action militaire contre l’Iran ; la campagne pour une présence militaire à long terme en Irak et en Afghanistan ; la montée en régime de l’expansion de l’OTAN en Asie Centrale ; la violation de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Pakistan ; la menace d’un « changement de régime » au Sri Lanka ; et, l’annonce, le week-end dernier, du déploiement de navires de combat légers à Singapour.

    Tout cela s’est produit en l’espace de 100 jours. Il était pratiquement inévitable que le grand jeu de la Caspienne soit également ravivé. Après l’hibernation inexpliquée au cours de la période qui a suivi la fin de la présidence Bush, début 2009, Richard Morningstar, l’envoyé spécial des Etats-Unis pour l’énergie eurasienne, est retourné dans l’arène.(...)

  • permalien K. :
    23 juin 2011 @23h18   « »

    Obama laisse la porte ouverte à des combats prolongés en Afghanistan.
    Analyse par Gareth Porter

    WASHINGTON, le 23 juin 2011 (IPS) - Le discours du président Barack Obama annonçant que le "surge" des 33000 troupes en Afghanistan sera retirée à "l’été" 2012 indique qu’il a donné la priorité aux intérêts de l’armée et du Pentagone aux dépens des préoccupations des principaux responsables de son administration concernant l’impact des coûts de la guerre sur les besoins socio-économiques nationaux.

    Et dans une section du discours qui doit être interprétée dans le contexte de ses décisions politiques passées sur l’Irak, Obama semblait soutenir le désir du secrétaire à la Défense Robert Gates et du général David Petraeus de maintenir un nombre considérable de troupes de combat en Afghanistan au-delà de la "transition" de 2014 publiquement annoncée.

    (..)

    Ce langage est le même que celui utilisé pour le retrait des troupes américaines d’Irak. (..)

    (..)

  • permalien Tietie007 :
    4 janvier 2012 @10h51   « »

    Il me semble que l’intervention en Afghanistan, en octobre 2001, avait pour objectif premier de détruire Al-Qaida !

  • permalien K. :
    4 mars 2012 @17h41   «

    En Afghanistan exactement comme en Irak :

    Placer les "troupes d’opérations spéciales", jusque là sous commandement militaire, sous la coupe de la CIA, et dire qu’il n’y a plus de troupes en Afghanistan, ce qui en prime constitue une très bonne opération pré-électorale, puisque "nos garçons seront revenus à la maison" bien avant le terme prévu.

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