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Lettre du Maroc

A Marrakech, le mouvement du 20 février se poursuit

jeudi 5 mai 2011, par Allan Popelard et Paul Vannier

Mardi 19 avril. En cette fin d’après midi, une trentaine de jeunes hommes et de jeunes femmes se retrouvent au pied d’un immeuble de Marrakech. Vêtus de chasubles blanches sur lesquelles on peut lire en arabe et en berbère « mouvement du 20 février » [1], ils sont convenus de parcourir les quartiers populaires du Nord de la Médina pour encourager leurs concitoyens à se joindre à la manifestation de dimanche. Des actions comme celle-ci – marches militantes et distributions de tracts – les jeunes du mouvement du 20 février, très actifs dans les quartiers populaires (Daoudiate, Massira, Sidi Youssef Ben Ali) et à l’université, en organisent fréquemment depuis deux mois. Dans les ruelles sinueuses et bondées de la Médina, le petit groupe entame sa marche, mégaphones aux mains, scandant des adresses aux passants qu’ils exhortent à s’impliquer politiquement. La réaction des habitants est timide et timorée. Mais toujours favorable.

« Nous sommes chômeurs, étudiants ou fonctionnaires », nous explique Nadja [2], comptable de 24 ans. L’origine et l’engagement de ces manifestants sont en effet divers. Qu’ils soient « indépendants » ou socialistes, membres d’association comme Attac ou de syndicats comme l’Union national des étudiants marocains (UNEM), militants du mouvement islamiste Al Adl Wal Ihsane (Justice et Bienfaisance, organisation interdite mais tolérée par les autorités) ou du mouvement berbère, aucun d’entre-eux ne se connaissait avant qu’ils ne commencent à militer ensemble. L’action les a réunis sur un front commun. « Nous sommes très vite tombés d’accord », se rappelle Leila, 25 ans, présente lors de la première réunion du mouvement à Marrakech. « Tout le monde attendait ça. Nous étions tous très enthousiastes. Nous voulions faire comme en Tunisie. » A ce stade, peu leur importe les divergences idéologiques. « Si nous sommes là, tous ensemble, c’est d’abord sur les objectifs à atteindre et les actions à mener ! ». « On est là pour réaliser la volonté populaire. Nos étiquettes politiques, on les laisse de côté », ajoute Jamel, 21 ans.

Depuis le 20 février, trois manifestations et deux sit-in ont été organisés à Marrakech. Le premier cortège a réuni entre 30 000 et 50 000 personnes selon les organisateurs. « Du jamais vu », relève M. Mustapha Sabbane, responsable à Marrakech du Parti Socialiste Unifié (PSU) et co-organisateur de la marche. « Même lors des manifestations contre la guerre à Gaza en 2006 ou de celles contre l’invasion de l’Irak en 2003, nous n’étions pas si nombreux. Le 20 février, la foule était telle que la manifestation s’est terminée place Jemaa el Fna, à plus d’un kilomètre de là où nous avions convenu de nous arrêter. » Mais l’irruption démocratique du peuple, massive et inédite, a été voilée par la violence de « casseurs » qui s’en prirent, en fin de rassemblement, à un magasin et à des administrations sans que la police n’intervienne. Les responsables du mouvement du 20 février soupçonnent ces derniers d’avoir été engagés par le Makhzen [3] dans le but de terroriser et diviser les habitants. « C’est normal. Le Makhzen ne va pas rester les bras croisés. Cela fait partie de la lutte », conclut M. Sabbane. Dans cette ville touristique, dont plus de la moitié de la population active dépend directement ou indirectement du tourisme, une industrie qui suppose la tenue de l’ordre social et politique, nombreux sont ceux qui pensent, d’un côté comme de l’autre de la barricade, que l’implication populaire dans le mouvement du 20 février dépendra de sa capacité à rester pacifique le temps de devenir majoritaire.

Après le 20 février, le retour de bâton a été brutal. Le 6 mars, le mouvement du 20 février appelait à un sit-in. « Le wali [préfet] a tout fait pour nous empêcher de nous rassembler. Il a d’abord interdit le rassemblement. Puis a fait occuper toutes les places de la ville par des forces de sécurité. » A peine réunis, les militants étaient matraqués par la police. La répression et les représailles, la peur que les casseurs ne surgissent à nouveau, ainsi que le discours royal du 9 mars [4] ont, un temps, entamé la mobilisation. Le 3 avril, ils n’étaient plus que 3 000 à manifester. « C’est à nous de convaincre les gens que nous n’avons rien à voir avec les casseurs », affirme Kamel, 23 ans. « Le changement est possible. Nous pouvons vaincre le pouvoir. Le peuple peut commander ».

A Marrakech, le mouvement du 20 février est épaulé par de nombreuses organisations. Celles-ci prêtent leurs locaux et assurent le soutien logistique du mouvement. Elles ont choisi de limiter strictement leur tâche. Le risque est grand que les jeunes du mouvement – désireux de garder leur autonomie – aient l’impression que les organisations s’approprient et les dépossèdent d’une volonté politique qui est parvenue à fondre des sensibilités aussi antagonistes dans le creuset de l’action. Réunis au siège du PSU, partis, syndicats et associations préparent la manifestation du 24. M. Sabbane distribue les tours de parole. Derrière lui, une banderole de toile blanche. En lettres jaunes est inscrit : « Le peuple veut le changement. Mouvement du 20 février ». Au dessus d’elles, un peloton de photographies en noir et blanc. Elles représentent le visage de militants assassinés sous le règne d’Hassan II. Chacun s’exprime : des représentants de l’Union Socialiste des Forces Populaires (gauche), du Parti de l’avant-garde démocratique et socialiste et de la Voix démocratique (extrême gauche), d’Al Adl Wal Ihsane, de l’Association marocaine des droits humains et de la Confédération démocratique du travail (syndicat). Ils conviennent d’imprimer 10 000 tracts, d’assurer leur distribution et de diffuser l’appel à manifester sur Internet.

Dimanche 24 avril. Le grand jour de la manifestation. A 10 heures, 500 personnes sont déjà rassemblées sur l’esplanade de Bab Doukkala. Une demi-heure plus tard, leur nombre a décuplé. Nombreux sont les manifestants qui brandissent une banderole ou de petites pancartes qu’ils ont fabriquées chez eux. On y lit des appels à l’élection d’une Constituante, à une justice indépendante, à la libération des prisonniers politiques, à la dissolution du Parlement et à la démission du gouvernement. Mais aussi des revendications sociales. A coté de banderoles réclamant la baisse des prix de l’eau et de l’électricité ou des logements pour tous les marocains, une pancarte tenue par un étudiant exige l’augmentation des bourses universitaires.

Le cortège s’ébranle aux cris d’« A bas la dictature ! » et de « « Makhzen dégage ! ». Aux rythmes de la sono et des slogans, il traverse les quartiers populaires du nord de Marrakech. Les manifestants défilent les doigts en V, appelant les passants massés sur les accotements et les balcons à se joindre au cortège. Le peuple chante et danse, se lave les mains, se pince le nez, pour dire sa volonté d’en finir avec un pouvoir autocratique et corrompu. La manifestation se déroule de manière très organisée. Le service d’ordre tient à l’écart une soixantaine d’islamistes radicaux défilant sous ses propres mots d’ordres. Les forces de l’ordre, elles, sont invisibles tout le long du parcours. Mais les militants savent très bien reconnaître les indicateurs et les policiers en civils qui prennent photos et vidéos. Cela amuse Karim, enseignant en physique dans un des collèges de la ville : « C’est bien, comme ça nos messages remontent directement jusqu’au roi ! » Même s’ils en plaisantent, les militants marrakchis savent que la répression est brutale. Une trentaine des leurs a d’ores et déjà été arrêtée, condamnée, et emprisonnée.

Après deux heures de marche, la manifestation prend fin. Un jeune homme, perché sur un toit de voiture, proclame un discours résumant les neuf revendications du mouvement :


- condamnation de toute forme d’oppression politique ;
- solidarité avec toutes les luttes populaires (notamment dans les quartiers) ;
- libération de tous les prisonniers politiques, notamment ceux du mouvement du 20 février ;
- une constitution démocratique qui repose sur la souveraineté populaire ;
- une politique sociale qui garantisse le droit de tous à la santé, l’enseignement, le logement et le travail ;
- le jugement des personnes ayant détourné l’argent public et récupération des sommes volées ;
- solidarité avec tous les peuples qui se battent, notamment en Libye, au Yémen et en Syrie ;
- salut à la classe ouvrière pour la fête du 1er mai à laquelle nous nous associons et nous demandons l’unité syndicale pour réaliser l’unité des travailleurs ;
- nous utiliserons toutes les formes de lutte jusqu’à l’obtention des droits du peuple marocain à la liberté, la démocratie et la dignité.

Mercredi 27 avril, le gouvernement annonce une hausse du salaire minimum de 15 % et l’augmentation des salaires des fonctionnaires de 600 dirhams (50 euros). Les petites retraites, elles, passeront de 600 à 1 000 dirhams. Jeudi 28 avril, une bombe explose au café Argana, place Jemma El Fna, tuant 16 personnes, majoritairement des Européens. Le 1er mai, les Marrakchis défilent à nouveau dans la rue sous la banderole : « La classe ouvrière condamne les actes terroristes de Marrakech » [5]. Ni la répression policière, ni les bombes des terroristes n’ont entamé la mobilisation populaire. Prochaine manifestation le 20 mai.

Notes

[1] Le Mouvement du 20 février est né sur Facebook à la fin du mois de janvier 2011, dans le contexte des révolutions arabes. Le réseau social a permit de diffuser des appels à manifester le 20 février pour « la démocratie, la justice et la vie dans la dignité ».

[2] Les prénoms ont été modifiés

[3] Le mot arabe makhzen, d’où dérive le terme français « magasin », désigne au Maroc la structure politico-administrative sur laquelle repose le pouvoir, faite de soumission, de rituels, de cérémonies, de traditions ; une conception spécifique de l’autorité qui imprègne l’ensemble de la classe politique et dont la pièce maîtresse est le roi.

[4] Le 9 mars, Mohammed VI, dans une allocution télévisée, a annoncé des réformes constitutionnelles.

[5] « Maroc : les défilés du 1er mai marqués par des slogans contre le terrorisme », Oma Boursky, AFP, 1er mai.

23 commentaires sur « A Marrakech, le mouvement du 20 février se poursuit »

  • permalien hachadi :
    5 mai 2011 @22h56   »

    "nous voulons faire comme en tunisie".pourquoi aujourd’hui et pas avant.aucune comparaison n’est possible dans les deux cas d’espece.la foule reste toujours marquee par une propagande a grand renfort de publicite sur des performances economiques qu’a connu la tunisie sous la dictature du monopartisme.elle reste sceptique et mefiante a ce qui a ete realise au maroc depuis l’avenement du gouvernement d’alternance rien a voir avec la tunisie de ben ali et l’egypte de moubarak.en pechant par exces de nihilisme,la contestation evolue pour prendre l’allure d’une auberge espagnole rassemblant des elements disparates et se confondant dans des alliances douteuses liant l’extreme gauche que son cas releve de la guerre froide n’ayant rien a proposer comme alternative et des gropuscules de la mouvance islamiste hors sujet soucieuse de profiter de l’occasion pour trouver un ancrage,une reconnaissance des masses.ces deux extremes generalement antinomiques voire antagonistes ont un denominateur commun,precher l’abstentionisme et la desaffection politique en maniant un discours n’ayant aucune prise sur les realites de ce maroc qu’ils veulent presente au monde exterieure selon leur propre prisme,alors que la realite est autre:le train des reformes est la pour attester d’un reel decollage amorçe depuis belle lurette,pourquoi vouloir eveiller les vieux demons et faire installer les doutes apres equite et reconciliation qu’aucun regime arabe n’a ose faire son mea culpa comme le regime marocain et aucun peuple arabe n’a benefecie de la libre expression comme au maroc.personnellement,j’ai fait l’apprentissage de ne pas croire a une frange de l’elite qui trouve du plaisir a exercer son paternalisme sur le peuple,une elite de vauriens n’ayant pas de profil acceptable,sachant seulement haranguer de loin les gens par des discours creux ;le makhzen au moins a su comment rallier les laureats des grands ecoles de françeet ce n’est pas une coincidence le maroc est fier d’etre le premier a avoir une elite issue de ces grands ecoles qui a un role a jouer dans la direction du pays.je prefere le maroc des competences au lieu de la mediocrite qui pullulent comme des parasites.

  • permalien marc :
    6 mai 2011 @11h08   « »

    Voilà un discours qui a le mérite d’être clair !
    Bien que faisant partie de
    "la foule toujours marquée par une propagande"
    mais de celle d’ici, les revendications rapportées dans cet article
    même ici, sont loin de m’être étrangères !

    Quand à la "libre expression" au Maroc, j’invite M. hachadi à en faire usage plutôt que pester contre la
    "mediocrite qui pullulent comme des parasites".

    Le Mal est dans la chose même et le remède est violent.
    Il faut porter la cognée à la racine.
    Il faut faire connaître au peuple ses droits et l’engager à les revendiquer.
    Il faut lui mettre les armes à la main, se saisir dans tout le royaume des petits tyrans qui le tiennent opprimé,
    renverser l’édifice monstrueux de notre gouvernement, en établir un nouveau sur une base équitable.
    Les gens qui croient que le reste du genre humain est fait pour servir à leur bien-être n’approuveront pas sans doute ce remède, mais ce n’est pas eux qu’il faut consulter.
    Il s’agit de dédommager tout un peuple de l’injustice de ses oppresseurs.

    Marat, 1764, Les chaînes de l’esclavage

  • permalien khalil abdoune :
    6 mai 2011 @11h29   « »

    Le régime marocain doit changer ou être changé.
    Le peuple marocain a subi pendant cinquante ans ,les affres d’un régime despotique,sanguinaire,corrompu jusqu’aux os ,qui a martyrisé des génerations avec la complicité et le soutien de l’état français , le bagne Tazmamart en est témoin et que jamais l’histoire humaine n’a connu pareil dans le monde contemporain, ce bagne pire qu’Ausswith où Hassan II a laissé mourir dans des conditions monstrueuses des centaines d’opposants et sans aucune réaction de " la communauté internationale" ,aprés la mort de Hassan II le peuple marocain a pris espoir que les temps vont changer mais malheuresement son fils Mohammed IV a déçu aprés un an de régne ,la corruption n’a fait qu’augmenter ,le fossé entre les riches et les pauvres ne fait que s’aggrandir ,40% de la population au dessous du seuil de la pauvreté , les caisses de l’état sont vidés par les hommes de l’administration qui se sont enrichis par le vol des deniers publics, les domaines de la santé et de l’education sont classés au bas de l’échelle des pays sous développés, la liberté d’expression est muselée, des milliers de prisonniers politiques sont détenus pour leur opinion ,un pays en état de déperissement et de dégradation totale.
    Le mouvement de 20 Février est le dernier espoir pour ériger un état de droit ,un état de citoyenneté , où le marocain est citoyen digne et non un sujet asservi ,humilié ,bafoué. les marocains doivent reconquérir leur dignité et leur humanité ,si non , ils seront relégués au bas fond des pays en faillite .

  • permalien zak complexus :
    6 mai 2011 @15h56   « »

    la prochaine manifestation est prévue, ce DIMANCHE 8 MAI :

    Le Mouvement 20 Février, a appelé à une MANIFESTATION NATIONALE à MARRAKECH ce dimanche 8 mai, pour condamner la violence et l’attentat, quelque soit ses commanditaires et pour dire haut et fort que cela n’empêchera pas le peuple marocain et les jeunes du mouvement 20 février de continuer le combat jusqu’à satisfaction de leurs revendications légitimes.

  • permalien hachadi :
    6 mai 2011 @22h09   « »

    veritable pamphlet incendiaire procedant d’une vision manicheenne des choses.vous avez le droit de s’exprimer comme vous voulez,je ne suis nullement un apologiste du regime pour vanter ses merites,mais le maroc que vous decrivez n’est pas aussi sinistre comme vous pouvez immaginner.ce n’est pas le goulag ou le regime de l’aprtheid.bien des choses ont evolue,certes il ya un gachis,des mentalites retrogrades,une gerontocratie hermetique dans la sphere politique.je suis entierement d’accord avec vous il faut risquer le changement structure en operant une transition democratique dans la paix sociale j’en suis entierement convaicu que c’est possible dans la concertation et le debat.je suis de ceux qui revendiquent le renouvellement de l’elite et la classe politique,le maroc dispose d’une elite mondialement reconnu.la seule difference c’est qu’on est en retard d’une guerre sur le plan de la publicite,on prefere toujours tenir le meme discours critique outre mesure a l’egard de notre pays jusqu’a l’ingratitude,ce qui n’est pas le cas des ressortissants de n’importe quel autre pays arabe.l’egypte sous moubarak et la tunisie de ben ali s’exportaient bien,les dictatures faisaient le bon et le mauvais temps,ielles peuvent aller jusqu’a truquer le resultat d’un match de foot.et puis vous ne pouvez pas nier que votre pays est parmi les pays ou existe une meilleure qualite de vie.je suis contre une certaine elite egoiste et bornee,faible est incapable de s’impliquer dans la praxis concrete,ambitieuse et totalitaire,la source de tous les maux et les deviations.il ne suffit pas d’etre un fin orateur pour dire qu’on est si proche du peuple marocain,un peuple de guerrier qui ne recule jamais face a l’adversite qui sait toujours se reconcilier dans les moment difficiles,un peuple qui a de l’amour propre qui ne se laisse pas mener par le bout du nez,un peuple de seigneur,pacifiste et jamais raciste.cordialement

  • permalien dik :
    6 mai 2011 @22h26   « »

    Les débats que puisse engendrer un article sont aussi importants que l’article lui-même. Mais cette lecture n’est instructive, voire agréable que lorsqu’il y a relativité de sérieux entre le sujet (l’article) et les commentaires, commentaires dignes de l’article.

    Y a-t-il, franchement, quelqu’un capable de lire les posts hachadi, tant pour le fond que pour la forme ? A moins de vouloir tuer le débat !

  • permalien hachadi :
    7 mai 2011 @01h07   « »

    moi aussi,je suis un marocain ordinnaire comme vous,je n’ai nullement la pretention d’etre un etre si doue,ni avoir l’eloquence et le style des erudits.comme vous je n’aime pas la fioriture,ni vouloir juger les autres a l’aune de sa propre grille.a vous d’ouvrir le bal pour mieux nous situer sur ce maroc des ancetres qui en tout cas ne basculera jamais dans le chao ni dans l’univers des chimeres ni dans l’inquisition et la sclerose des dogmes rancis et des corruptibles d’esprits.comme vous ,je deteste l’arrogance sur toute ses formes,c’est le mal dont souffre les fils du peuple.un marocain qui se respecte a de l’amour pour le terroir pas ces hypocrites qui ont hate de bruler les etapes.

  • permalien Ouаlahila Ar Tesninam :
    8 mai 2011 @05h33   « »

    Tous mes vœux de réussite aux camarades progressistes marocains et maghrébins plus généralement ! J’espère que s’ils mènent à terme leur projet, ils n’oublieront pas leurs camarades sahraouis du Sahara occidental et qu’ils mettrons fin au traitement inique que leur inflige la monarchie marocaine et au calvaire qu’ils endurent depuis si longtemps, dans l’indifférence générale de la dite communauté internationale, en les laissant jouir de leur indépendance.

  • permalien hachadi :
    8 mai 2011 @14h53   « »

    le mouvement du 20 fevrier comme un mouvement d’idee pour realiser la communaute d’intelligence au sein de la societe marocaine,je dis oui.quant a ceux qui rodent autour avec leur bazard de litterature politique de pacotille,je dis nom.etant un symphatisant de gauche,non seulement au maroc,je ne cache pas ma deception contre une certaine gauche chez nous,qui a du mal a refaire surface,trainant derriere elle un passe fait de voltes faces et de concessions,en plein dephasage avec elle meme,toujours tenant a ses credos de la guerre froide.cette gauche repliee sur elle meme,ne peut secreter que davantage de chimeres.de meme il faut etre mefiant a l’egard d’une certaine connotation epousant des postulats d’une elite qui se recrute dans la feodalite tribale et qui semble bien installe dans son nouveau role.la tentation totalitaire est grande,plus que jamais.pour ce qui est du maghreb des peuples,de la democratie et non pas des bonnes intentions,on peut se demander ,ajustes titres,qui fait quoi au profit de qui ?malheuresement,ce sont les peuples maghrebin aujourd’hui,qui supportent lourdement la facture du non maghreb.les sahraouis,c’est a dire les marocains vivant dans la zone du sud,vivent mieux que ceux de la zone du nord,encore plus que ceux sequestres de façon inhumaine dans les camps de lahmada.pour le vrai militant,il ne doit y avoir d’essentialisme,il doit toujours etre pragmatique et non pas celui qui demande aux autres de mourir a sa place.a ceux qui veulent faire de ce debat,un debat a sens unique et qui ont du mal a decrypter mon message si simple et modeste,qui s’accordent comme larrons en foire,a passer leur propre message catastrophiste,je dis que la situation au maroc,n’est pas conforme a leur vision des choses.ha

  • permalien Ouаlahila Ar Tesninam :
    8 mai 2011 @16h06   « »

    hachadi :
    8 mai @14h53

    (...) les sahraouis,c’est a dire les marocains vivant dans la zone du sud, (...)

    Votre défense reptilienne de la monarchie marocaine est pathétique, ce n’est pas en noyant vos slogans pro-monarchiques dans un verbiage abscons que vous allez tromper qui que ce soit, j’espère que vous êtes bien rémunéré pour cela, ce doit être très fastidieux...

    Les Sahraouis du Sahara occidental, comme les autres Sahraouis plus à l’ouest d’ailleurs, ne sont pas plus marocains qu’espagnols, algériens ou je ne sais quelle nationalité, j’ose espérer que vous le savez aussi bien que moi... leur patrie de la Mer rouge à l’Atlantique c’est le Sahara !

  • permalien Ouаlahila Ar Tesninam :
    8 mai 2011 @16h26   « »

    PS :

    Ajoutons que l’énoncé d’un postulat antinomique n’a jamais aux dernières nouvelles constitué une forme d’argumentation logique valide, ni a fortiori de démonstration ! Aha ! Mais c’est par contre bien entendu un truisme de le rappeler comme le fais ! Aha !

  • permalien hachadi :
    8 mai 2011 @17h15   « »

    pas du tout,a l’instant ou je vous parle mon escarcelle est vide,meme si je suis monarchiste,la monarchie n’a pas besoin de mes congeneres pour prendre sa defense.peut etre vous avez compris a rebours le fond de ma pense.c’est bien de penser l’espace du sahara,sans frontieres factices et sans irredentisme tribal,je ne peux que partager avec vous cette lecture evoluee des choses.je m’exuse de ce "ha"c’est une erreur,par inadvertance,je voulais ecrire"hachadi"et non pas pour vous provoquer.mon propos est de fustiger une certaine elite passive,vivant dans l’expectative et arrogante quelque soit son obedience,tribaleou feodale,laique ou de gauche et qui cherche par tous les moyens subtils d’operer sa reconversion au detriment du peuple.s’il ya des reptils ou des cameleons c’est bien eux.je m’exuse aupres de vous et tout ceux qui me lisent d’etre intempestif ou manquant de style,dieu seul sais si je suis un pion ou un homme honorable anime par la dynamique du changement.

  • permalien Farid Mnebhi :
    8 mai 2011 @18h12   « »
    Une leçon de démocratie à l’Algérie

    Au moins au Maroc, le peuple marocain a le droit de manifester et de s’exprimer librement. Ce qui n’est pas le cas en Algérie, où toute tentative de manifestation est réprimée avec violence. C’est pourquoi, les journaux algériens, notamment ceux à la solde des services de sécurité (DRS), tel Al Watan, se répandent sur le Maroc à chaque occasion. L’Algérie vient de gagner le 1er prix du film à Montréal, mais aussi les dernier prix des droits de l’homme ; Farid Mnebhi

  • permalien Jalal :
    8 mai 2011 @23h08   « »

    À Khalil A.

    En deux mots : Réveillez vous !!!

  • permalien hachadi :
    9 mai 2011 @01h06   « »

    pour ne pas depasser le cadre du sujet se rapportant au mouvement du 20 fevrier a marrakech,ville qui constitue veritablement un espace mondialise par excellence,dans le cadre de la mondialisation du tourisme.je suis fascine par une jeunesse studieuse,ouverte d’esprit,pleine d’ambition,attachee a ses reperes qui participe avec enthousiasme a la marche vers la democratie.cette ville imperiale a vu naitre,les figures de prou du nationalisme marocain et continue encore a donner naissance aux meilleures competences dans differents domaines du savoir.marrakech est pour nous marocain,presque un lieu de culte,le culte de la memoire ancestrale,le creuset millenaire des rencontres,la vrai vocation des marocains toujours acceuillante et cosmopolite.entre cette jeunesse et moi,a toujours existe une communion,une veritable communaute d’intelligence.notre pari,est cette jeunesse bien instuite,bien eduque pour relever tous les defis a venir a prendre la releve des gerontocrates,de moderniser notre administration obsolete.cette richesse sans petrole,nous la devons a cette jeunesse conquerante qu’aucun ne peut dompter,ni induire en erreur,aucune demagogie,aucune forme de paternalisme ou de tutelle.aujourd’hui plus que jamais,j’ai l’impression d’etre un seigneur dans son fief,ma ville sort de sa nuit cauchemardesque,plus belle ,plus attirante.un tel denouement ne peut que nous rejouir et nous rassurer .nous avons vibre a l’unisson,notre pays est un rempart,une citadelle inexpugnable contre l’heresie,il continuera dans l’amour et la paix a chercher le vrai sens de la coexistence et la democratie.notre pays est notre dignite,nous sommes chez nous,personne n’obligera notre jeunesse a risquer sa vie pour une traversee hasardeuse en mer,il est temps pour nos cervaux de retourner au bercail pour epauler cette jeunesse a s’epanouire et prendre gout a la liberte de creativite,de realiser son reve et celui de la posterite a savoir un systeme d’enseignement que tous les marocains meritent,un vrai univers de l’excellence.que nos politiques rivalisent entre eux,en immagination creatives et s’investissent davantage dans ce champ a grande valeur ajoutee.bon courage vous etes sur la bonne voie.

  • permalien
    9 mai 2011 @11h43   « »

    A JALAL
    Soyez explicite .
    Le défaut de ce moyen de communication est de pouvoir se cacher derrière les mots et ne pas avoir le courage d’exprimer le fond de sa pensée.
    Un proverbe marocain ; celui qui a sa main dans le feu n’est pas celui qui a sa main dans l’eau.
    lE MAROCAIN AUTHENTIQUE ASPIRE A UN MONDE MEILLEUR .

  • permalien hachadi :
    9 mai 2011 @13h17   « »

    mon but est clair,je milite pour la realisation de"la communaute d’intelligence"entre tous les marocains, sans exceptions,ni ostracisme.les payvres,les laisses pour compte,les lumpen-proletaires,les petits paysan,tous ceux qui n’ont pas voix au chapitre.j’ai parle,de la gerontocratie,de la bureaucratie,de la gabegie,du nepotisme,de la corruption endemique,de l’arrogance des elites,j’ai critique leur discours teinte d’opportunisme.je ne suis pas un apologiste,ni un inconditionnel du regime,mais je respecte l’institution monarchique.mon propos est de ne pas donner une image trop idyllique du maroc,mais de la a le presenter au monde exterieur comme une prison a ciel ouvert,je trouve cela trop exagere.vouloir le comparer avec la tunisie de ben ali,le pays de deux millions de mouchards,ou l’egypte de moubarak ou le quadrillage securitaire a fait des ravages dans ce pays,allant jusqu’ a detruire des lieux de culte,ou le pays de khadafi,pays riche qui patauge dans la misere,ou ce yemen chaotique livre a lui meme,la syrie du parti baat,qui consacre six pour cent de son produit national brut pour financer les services secrets,le bahrein et autres emirats du golfe,ou une petite caste s’accapare de pratiquement toutes la richesse du pays.chez nous au moins a existe une dynamique de changement qu’il faut soutenir encore,certes il reste beaucoup de choses a faire.le changement est une dynamique soutenue.il n’aura pas de place pour ceux qui hesitent ou ceux qui preferent la surenchere ,les abonnes absents.je crois qu’on ne peut plus etre explicite,pourquoi vouloir a chaque fois critquer mon langage pourtant simple.

  • permalien enoch01@hotmail.fr :
    9 mai 2011 @16h22   « »

    le maroc déborde de talons et d’intellectuels, grace aux révolutions arabes, ces energies disposent, aujourd’hui, d’une marge de manoeuvre pour se mobiliser au sein de la société civile, mais la partie n’est pas terminée, le makhzen a de son coté exercé une contre-révolution en essayant d’appliquer une stratégie de la tension aprés les attentats de marakech

  • permalien Citoyen lambda :
    9 mai 2011 @17h13   « »

    Le Maroc doit changer. le roi mohamed et son entourage doivent comprendreu’ils ne peuvent pas continuer à rouler en Ferrari et à construire des marinas à 5 min des bidonvilles et à fermer les yeux..le peuple en a marre et il finira bien par exploser. nous sommes tous égaux. nous avons encore peur, mais un jour nous en aurons tellement assez que le matraquage du makhzen ne sera plus suffisant. vive le Maroc démocratique.

  • permalien Ouаlahila Ar Tesninam :
    10 mai 2011 @21h16   « »

    Erratum :

    Merci de lire plus haut :

    (...) “comme les autres Sahraouis plus à l’est d’ailleurs” (...)

    & non “plus à l’ouest” bien entendu...

    Pardon...

  • permalien HACHADI :
    10 mai 2011 @23h27   « »

    a mediter profondement :"par-dela les quatres seuils que nous avons detectés,ou l’aire intermediare,entre mer et sable,entre villes et tribus,se change en neant historique,par dela le ravissement d’avoir echappé ala mort,ce que chacun de nous veut savoir,c’est comment sortir de soi meme’de ses montagnes et de ses dunes,comment se definir en soi et non pas par rapport à autrui,comment cesser d’etre un exilé en esprit ? cela seul est la revolution,et elle est encore à faire."
    ou encore :"pour que lemaghrebin se réconcilie avec son temps et son terroir,il faut d’abord qu’il se récocilie avec lui meme et surtout avec son frére,et le seul gouvernement légitime et d’avenir est celui qui y travaillera de toute son énérgie et avec l’autorite qu’il sera,par cette visée meme,acquise."
    ABDELLAH EL AROUI.HISTORIEN MAGHREBIN.

  • permalien sfghfghfgh@yahoo.fr :
    11 septembre 2011 @21h27   « »

    Communication influente, lutte d’influente.

    إنتقدت شبيبة اليساربالمغرب غياب مبادرات، أفكار ومقترحات اليسار وهذا ما رسخ فكرة مغلوطة عن يسارإشتراكي محترف لتقافة الوقفات والصراخ.

    وإنتقدت شبيبة اليسار تخلف أحزاب اليسار عن علوم التواصل وعن أساليب وتقنيات التأتير المستمر عبر الأنترنيت.

    ففي علوم التواصل تعتبر المبادرات، وألأفكار والمقترحات بشكل مستمر وسائل توسع مجال التأتير ولو كان مصيرها عدم التطبيق أوالتبخيس المتعمد، كما أن تواصل القرب يضاعف من قوة التأتير .

    فتحريك الدينامية الجماعية رهينة بتقديم المبادرات الفردية، وألأفكار والمقترحات بشكل مستمر.
    يجب أن نلوم أنفسنا لأننا لم نقدم ألأفكار والمقترحات لتفادي مزالق سنوات سابقة.

    وإنتقدت شبيبة اليسار تبخيس الحياة السياسية المفتعل والمقصود منه مشاركة منتخبين أميين مستفيدين من مبادرة التنمية البشرية أو مهمشين مستفيدين من الحريرة أو فقراء مستفيدين من بقع العمران.

    فبرلمان الريع السياسي لاتأتيرله في الشعب

  • permalien gfhfgh :
    15 octobre 2011 @23h04   «
    التبعية

    لتكريس التبعية يوظف الاستعمار المنطلقات الغيبية في التفكير، وفي الممارسة، على مستوى المجتمع ككل.
    لتكريس التبعية يوظف الاستعمار البرامج الدراسية، التي تعمل على إعادة إنتاج نفس الهياكل الشحنية الغير المنهاجية٠

    لتكريس التبعية وظف الاستعمار كثافة المؤسسات الدينية الموجهة من قبل الطبقة الحاكمة في المجتمع، ودور هذه المؤسسات في ربط جميع أفراد المجتمع بالتدين المصطنع و الفولكلوري.

    لتكريس التبعية وظف الإستعمار ركام هائل من الكتب الدينية الغيبية الموجودة في سوق الكتاب، بأثمنة رمزية لمحاربة التفكير الحقوقي٠

    لتكريس التبعية وظف الإستعمار الدول الرجعية / البترولية التابعة للإستعمار لتمويل حركات دينية تهدف إلى تغييب الإنسان عن الواقع، وسجنه في أيقونة الغيبيات وتبعده عن المنهاجية والتفكير الحقوقي متصديا، في نفس الوقت، لكل ما يعتمد على العقل العلمي ٠.

    لتكريس التبعية وظف الإستعمار الدول الرجعية / البترولية التابعة للإستعمار لتمويل الفضائيات الدينية التي يشاهدها معظم المغاربة، ويتأثرون بمضامين بعيدة عن المنهاجية والتفكير الحقوقي يجعل الرؤيا الفكرية غير واضحة، وغير عقلية، وغير واقعية، ومستغرقة في الغيب، إلى درجة التيهان، وفقدان البوصلة في غياهب ظلام الغيب الفكري..٠

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